- il y a 4 heures
Ce mardi 6 octobre, Vincent Juvyns, responsable de la stratégie d'investissement chez ING, et Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou à écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:01BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Avec nos experts du club, ils sont là ce soir.
00:06Vincent Juvin, responsable de la stratégie d'investissement d'ING.
00:08Bonsoir Vincent.
00:09Bonsoir.
00:10Bienvenue.
00:10Et Wilfried Galland, bonsoir Wilfried.
00:12Bonsoir Guillaume.
00:12Directeur stratégiste de Montpensier Arbevel.
00:15Bon, on va tout de suite crever l'abcès parce que c'est un peu la controverse,
00:17la polémique du jour sur les réseaux sociaux.
00:19On va parler des marchés actions dans un instant, du CAC qui remonte, tout ça.
00:23Mais il se trouve que le Rassemblement National a présenté ce matin son programme économique à 10h.
00:27Et c'est vrai que ce matin, les taux français se sont détendus,
00:30mais ce n'étaient pas les seuls à se détendre.
00:31Le RN s'octroie la victoire et dit, voilà une belle leçon pour le gouvernement.
00:36Les taux pendant qu'on présentait notre programme, comme par hasard dit le RN,
00:39les taux français se sont détendus, preuve que notre programme est crédible.
00:42Bon, vous les avez suivis vous les taux.
00:44Est-ce que c'est vraiment le programme du RN qui a fait cette détente du 10 ans français aujourd
00:48'hui ?
00:49Vincent.
00:50Reconnaissons que ça y a peu contribué.
00:52Les propos de Philippe Lé nous ont bien entendu aidé aussi sur l'inflation de second tour,
00:55qu'on ne voit peu, mais c'est vrai que la France occupe aujourd'hui
00:59l'attention des investisseurs obligataires européens
01:01et que derrière la remontée des taux, notamment des taux en Italie et dans les pays périphériques,
01:05il y avait un risque de contagion de la situation française
01:07et d'avoir finalement la candidate la plus probable actuellement,
01:11selon les sondages pour remporter l'élection présidentielle,
01:13venir quand même avec un plan de réduction des dépenses.
01:16Je rappelle que finalement c'est encore relativement peu débattu,
01:19objectivement dans les débats politiques actuels.
01:21ça peut avoir rassuré les marchés.
01:23En tout cas, comme observateur extérieur que je représente ici,
01:26il est certain qu'enfin on parle de réduction de déficit
01:29et en tout cas de plans qui sont plus ambitieux
01:31que ce qu'on a appris, entendu jusqu'à présent.
01:33Donc je pense que ça y contribué.
01:35Ce n'est pas le seul élément évidemment,
01:36mais c'est quand même un facteur important.
01:38Dans un contexte global de baisse des taux en Europe quand même,
01:40depuis le début de matinée, comment vous avez regardé ?
01:42Alors l'évolution du taux français, voilà, c'est la polémique.
01:44Et franchement, évidemment, les membres du RN vont exploiter ça.
01:48Le 10 ans français s'est détendu ce matin pendant qu'on présentait notre programme.
01:50Oui, mais bon, il y a d'autres raisons peut-être.
01:52Comment vous avez vu, vous, la détente française aujourd'hui ?
01:54Il y avait déjà un mouvement depuis la veille
01:57qui était un mouvement de détente des taux
01:59qui pouvait s'expliquer d'abord parce qu'on a un peu moins de pression sur le pétrole.
02:04On a effectivement des propos plus apaisants sur l'inflation un peu partout,
02:09que ce soit en Europe ou aux États-Unis.
02:11Et puis on avait un certain nombre d'éléments techniques de marché
02:14que je ne vais pas détailler nécessairement,
02:16mais qui rajoutaient de la volatilité en fait sur un certain nombre de produits obligataires
02:21où vous aviez des investisseurs qui étaient forcés de vendre
02:24pour gérer au mieux leur coupe de taux
02:27compte tenu des évolutions très rapides des taux d'intérêt
02:29qui avaient lieu depuis ces dernières semaines.
02:32On avait en fait une distorsion des portefeuilles obligataires
02:34qui faisait qu'il était obligatoire de prendre des mesures
02:37qui paradoxalement renforçaient la volatilité.
02:39Donc là, effectivement, on a eu cette détente sur les taux d'intérêt.
02:44Et ça a été, comme le dit parfaitement Vincent,
02:46ça a été renforcé par l'impression que la grande favorite
02:52à l'élection présidentielle prochaine mettait le sujet sur la table.
02:56Et qu'au-delà de la crédibilité, de la précision
03:00qui reste quand même largement à détailler de ce programme,
03:05parce que c'est un peu comme le programme des retraites,
03:09on ne sait pas trop, il y a beaucoup de flou quand même à l'intérieur,
03:11mais au minimum, on voit qu'il y a la volonté d'avoir une direction
03:17qui pose clairement le débat dans des termes
03:20qui sont entendables par les marchés,
03:22qui ne cassent pas leur logique propre,
03:25qui est de dire qu'il faut qu'il y ait une crédibilité,
03:29une fiabilité budgétaire,
03:31et s'attaquer directement à ce tonneau des danaïdes
03:34qui est la dépense publique française.
03:36La question qui va se poser évidemment derrière,
03:38c'est vous ne vous attaquez pas à la dépense publique française
03:40si vous ne vous attaquez pas à la première des dépenses sociales
03:43qui est la dépense des retraites.
03:45Ce que ne veut pas Marine Le Pen.
03:47Mais il sera temps de débattre de tout ça,
03:49mais au minimum, la certitude d'avoir un sujet
03:53sur lequel, au moins dans la finalité,
03:56les grands favoris à l'élection présidentielle
03:58et aux élections législatives derrière sont d'accord
04:03pour les mettre en tête,
04:05ou en tout cas parmi leurs priorités,
04:06c'est rassurant pour les marchés.
04:08Ça ne veut pas dire que le sujet est derrière nous,
04:09mais c'est effectivement rassurant.
04:10C'est-à-dire que le marché s'est dit,
04:11en découvrant ce programme économique,
04:14du côté du RN,
04:15les mesures doivent sans doute encore être argumentées,
04:17complétées, etc.
04:18Mais au moins parle-t-il le langage des marchés ?
04:20À savoir, il y a des objectifs clairs
04:21qui ont été mis sur la table.
04:22Alors qu'est-ce qu'ils proposent le RN ?
04:24Économiser 140 milliards d'euros d'ici 2032
04:26et amener le déficit sous 3% du PIB dès 2030.
04:29On ne sait pas si les mesures annoncées le permettront,
04:31mais c'est le langage des marchés.
04:32C'est peut-être ça qui contribue à rassurer
04:35et n'a pas enrayé la baisse des taux français.
04:37Parce que les taux obligataires ce matin en Europe
04:40étaient déjà en baisse quand le RN a publié son programme.
04:42On peut au moins dire que cette baisse
04:44ne s'est pas complètement inversée.
04:46Loin de là, elle s'est un peu poursuivie après.
04:47Donc, le marché, à quelque part, fait crédit.
04:50Vous le voyez comme ça ?
04:51Sans encenser, mais au moins fait crédit ?
04:54Certainement, et d'autres avant Marine Le Pen
04:56l'ont fait également en Italie.
04:58Madame Mélanie, en tout cas, l'illustre assez bien.
05:00On prête finalement, Marine Le Pen bénéficie aujourd'hui
05:03quelque part de l'appel d'air de ce qu'a pu faire Mélanie en Italie.
05:07Et aujourd'hui, les marchés voient en Marine Le Pen,
05:09en tout cas, une présidente potentiellement
05:12avec le même impact sur l'hexagone
05:14que ce que Madame Mélanie a pu avoir sur l'Italie.
05:16Donc, voire une présidente potentielle
05:18qui pourrait en effet remettre les finances publiques en ordre.
05:20Je rappelle qu'en Italie, on a également sur un objectif
05:23de ramener les défis à 3%.
05:24Nous, ce sera sans les aides européennes
05:26dont bénéficient l'Italie.
05:27Évidemment.
05:27Et alors, elle veut justement que la France,
05:30Marine Le Pen, dans son programme économique,
05:31contribue moins à l'échelle européenne,
05:34mais bénéficie quand même d'aides de la Banque Centrale Européenne.
05:37Elle veut donc le beurre et l'argent du beurre,
05:38ce qui sera très compliqué.
05:39Je pense que, comme ça a été justement rappelé par Wilfried,
05:41il faudra voir le diable est dans les détails.
05:43Mais je pense que ce qui est intéressant,
05:45c'est que dans ce débat aujourd'hui pour les présidentielles,
05:47au moins, on ose en tout cas poser les jalons.
05:50Et il y a les francos sur le fait
05:51qu'il faudra évidemment baisser les déficits.
05:53Alors, ce n'est pas l'unique élément aussi
05:55qui a fait baisser les marchés,
05:56enfin qui a fait finalement baisser les taux ce matin.
05:58On est quand même sur le front macroéconomique.
05:59Après un été, on a quand même beaucoup de résilience
06:01sur les indicateurs économiques.
06:03Quand même deux indicateurs qui étaient quand même
06:05fortement en baisse,
06:06les commandes en Allemagne pour l'industrie,
06:09la consommation en Europe.
06:11On a quand même un ensemble de facteurs
06:13qui nous montrent que ce qui avait poussé un petit peu
06:14la BCE à être assez au quiche dans sa politique monétaire.
06:18Aujourd'hui, on voit qu'il y a quand même
06:19une détérioration sur le front économique
06:21qui va sans doute, en plus des effets de second tour
06:24qui sont jusqu'ici absents,
06:26l'amener à plus d'attentisme auprès de l'opération approche.
06:28Quand on parle des effets de second tour,
06:29là c'est sur l'inflation,
06:30ce n'est pas le second tour des pays.
06:31Sur l'inflation, oui, tout à fait.
06:32Non, mais c'est vrai que ce programme économique,
06:34le RN l'a présenté un jour favorable
06:36sur le marché obligataire.
06:37C'est un jour plutôt favorable aujourd'hui
06:38sur le marché obligataire.
06:39Le disant américain aussi se détend,
06:40ce n'est pas dû au programme du RN en l'occurrence.
06:41Mais ce qui est à noter,
06:42c'est que le programme du RN,
06:43et c'est vrai qu'elle est largement favorite
06:45de la présidentielle,
06:46ce programme n'a pas été sanctionné par le marché.
06:48Voilà, et ça c'est quelque chose
06:49qu'on peut effectivement affirmer cet après-midi.
06:50Le disant, ça ne veut pas dire qu'il était encensé,
06:52mais ça n'a pas été combattu par le marché,
06:56on va le dire comme ça.
06:56Le disant français,
06:57alors qu'on est en journée de tension sociale en plus,
06:59il y a des tensions dans Paris, les lycées, tout ça.
07:01Je voyais les unes d'un certain nombre de journaux
07:05très durs vis-à-vis de la France,
07:06pour le Financial Times notamment,
07:08la France navigue entre les barricades
07:10et le marché de la dette.
07:11Pour le Wall Street Journal,
07:12l'argent magique s'est transformé en bombe en France.
07:15Est-ce que les investisseurs vont durablement rester réticents
07:18à investir sur le marché français, d'après vous, Wilfried ?
07:20Est-ce que ça va durer ?
07:21Est-ce que c'est quelque chose de structurel désormais ?
07:24Jusqu'aux prochaines élections, c'est certain.
07:26Jusqu'aux prochaines élections,
07:27tant qu'on n'a pas levé l'incertitude
07:31sur le pouvoir politique français
07:33et sur le détail,
07:34puisqu'on parlait avec Vincent du détail potentiel
07:38des favoris de l'élection présidentielle,
07:41oui, il y aura cette méfiance,
07:43mais qui est d'abord et avant tout
07:44une méfiance sur
07:48la structure
07:51et la crédibilité budgétaire du pays,
07:53beaucoup plus que sur,
07:55en tout cas, les tensions sociales
07:57telles qu'elles sont présentes aujourd'hui.
07:59Aujourd'hui, on a
08:01effectivement des lycéens
08:03qui sont dans la rue et sans vouloir leur faire injure,
08:06ce n'est pas ça qui met l'économie du pays en danger.
08:09La grève des lycéens n'a jamais
08:11coûté
08:12très peu de points à la croissance française.
08:15En fait, ce n'est pas le sujet.
08:16Le sujet, effectivement, ça pourrait être
08:18si on a une contagion de ces mouvements sociaux,
08:20si effectivement on a des blocages
08:22dans les transports, dans les raffineries,
08:24des choses qui sont beaucoup plus
08:26dures dans l'économie.
08:27Aujourd'hui, ce qui inquiète effectivement les marchés,
08:29c'est, et je reprends effectivement le titre
08:31du Wall Street Journal, plutôt,
08:34c'est effectivement le fait que
08:36est-ce que socialement,
08:40l'électorat français a bien compris
08:42que l'argent magique n'existait plus
08:45et que, pour reprendre la fameuse phrase
08:47de Marc Fiorentino sur sa tantaine
08:49il y a de nombreuses années,
08:50plus on fait de cadeaux, plus on gagne d'argent,
08:52c'était terminé, en fait.
08:55On en parlait avec Julien Nébenzal
08:57dit taureau ce matin,
08:59alors lui, il est très finance comportemental
09:01et vieux comportementaux.
09:02Un tas des maîtres en la matière.
09:04Il nous disait, on a encore peut-être
09:0870% de la population française
09:10qui pensent encore que l'argent est gratuit,
09:13que les taux sont à zéro,
09:16comme en 2010, quelque chose comme ça.
09:19Et donc, là, ils vont peut-être
09:22renégocier leur prêt immobilier
09:23avec leur banquier,
09:24qui va rigoler,
09:26qui va leur proposer du 5 ou du 6%.
09:28Et apparemment, le travail,
09:30enfin, ce pivot,
09:31oui, l'argent a un coût,
09:33ce n'est pas encore fait
09:34dans beaucoup de cerveaux
09:35et ça va mettre du temps.
09:36Je pense que la bascule là-dessus
09:39a eu lieu pendant le Covid.
09:41C'est-à-dire que juste avant le Covid,
09:42il y a eu effectivement
09:43beaucoup de pédagogie qui a été faite
09:45pour dire qu'il n'y a pas d'argent magique.
09:47Il y avait cette phrase
09:48qui se répandait en 2019
09:50sur il n'y a pas d'argent magique.
09:51Je rappelle que 2018,
09:53c'est le dernier budget
09:55à juste moins 3%
09:57de déficit public en France.
10:00C'était 2018.
10:02En fait, au moment du Covid,
10:04il y a eu ce mouvement
10:06à la fois coordonné
10:07de la part des États
10:08et des banquiers centraux
10:09pour trouver les moyens
10:10pour contrer les effets de la pandémie.
10:12Et donc, dans l'esprit des populations,
10:16la conclusion, ça a été
10:17quand vous voulez, vous pouvez.
10:19Il y a bien cette capacité
10:20puisque la preuve,
10:21il y a eu la nécessité,
10:23l'argent était là.
10:24Et depuis,
10:26notre propension justement
10:27à se tourner vers l'État en permanence,
10:29c'est une des caractéristiques
10:30de l'économie de la société française.
10:32À chaque fois qu'on a un problème,
10:33on se tourne vers l'État
10:33et dire,
10:34aidez-nous.
10:35Les agriculteurs se tournent vers l'État,
10:37les lycées se tournent vers l'État,
10:39les artisans se tournent...
10:40Tout le monde se tourne vers l'État.
10:41Les retraités aussi.
10:42Et donc, à un moment,
10:43il va falloir effectivement
10:45que...
10:46Et les marchés,
10:46c'est le rôle des marchés
10:47d'une certaine manière
10:48de donner le prix
10:49de ces choix-là.
10:50C'est-à-dire,
10:50ce prix,
10:52le prix de telle décision,
10:54ça représente un coût pour vous.
10:56Ça ne représente pas
10:57uniquement une promesse,
10:58ça représente un coût.
10:59Est-ce que vous êtes prêts
11:00à le payer ?
11:01Oui, et la difficulté aussi,
11:02c'est qu'on sort d'un monde
11:03à taux zéro,
11:04où l'argent était gratuit
11:05et un peu magique.
11:05On en sort depuis 2-3 ans.
11:07C'est-à-dire qu'il y a
11:07une demi-génération
11:08qui a grandi,
11:09qui a découvert le monde
11:10et l'économie,
11:11et finances personnelles aussi,
11:12dans un monde
11:13où l'argent était gratuit.
11:14Les jeunes entre 15 et 30 ans,
11:16grosso modo,
11:17ceux qui ont jusqu'à 30 ans aujourd'hui,
11:18n'ont connu,
11:19dans leur vie d'adulte,
11:20que l'argent gratuit.
11:21C'est vous,
11:21c'est votre cas, Vincent.
11:22Mais voilà,
11:23il y a ça aussi,
11:24il y a cette acculturation
11:25qui a du mal.
11:26Et c'est un phénomène
11:26qu'on observe en France,
11:27mais qu'on observe
11:28dans d'autres pays européens.
11:29Je dirais que ce qui me rassure,
11:30il faut avoir
11:31si la société française
11:32est capable d'accepter
11:33les sacrifices nécessaires
11:34que pour restaurer les budgets.
11:35On a vu dans d'autres pays
11:37que ces sacrifices
11:37ont été durs à accepter
11:39de prime abord,
11:40mais on par la suite
11:41permis de restaurer
11:42les finances publiques.
11:43Regardons le cas de la Grèce,
11:44je n'aurais pas voulu
11:45traverser les réformes
11:46qu'ils ont fait subir
11:47à leur population,
11:48mais on a une économie
11:49qui aujourd'hui
11:50retrouve de la langue.
11:51Regardons l'Espagne,
11:53qui a un nombre d'égards,
11:54s'en est relativement bien sorti,
11:55au prix de baisse,
11:56notamment des salaires
11:57des fonctionnaires,
11:58de réformes très dures
11:59également socialement.
12:00Regardons l'Italie.
12:01L'âge de la retraite
12:01en Espagne, 67 ans.
12:02Voilà.
12:04Oui, c'est vrai que
12:04quand on discute ici
12:06de l'âge de la retraite,
12:06moi je suis citoyen belge
12:08et voilà, 67 ans,
12:10c'est mon âge de départ
12:11à la retraite,
12:11il n'y a pas de révolution
12:12pour autant.
12:13C'est pas gay,
12:13je préférais aussi partir
12:14à 60 ou à 62,
12:15soyons réalistes.
12:16Mais voilà,
12:18la question que posent les marchés,
12:19je crois que Wilfried
12:19l'a justement évoquée,
12:20c'est est-ce que
12:21la population française
12:21et quand on voit
12:22les gens dans la rue
12:23sur les lycéens aujourd'hui,
12:24évidemment c'est moins le sujet,
12:25mais quand on avait
12:25les gilets jaunes,
12:26c'est est-ce qu'un exécutif
12:28quel qu'il soit
12:29sera en mesure
12:30de faire passer
12:31cette baisse des dépenses
12:32puisque la France
12:33a essentiellement
12:34un problème de dépenses
12:35sans que ça demande
12:36une révolution.
12:36La question reste posée,
12:38en tout cas ce qui est
12:39intéressant aujourd'hui,
12:40c'est qu'a priori
12:40la favorite à l'élection
12:42présidentielle
12:42ose au moins,
12:43je dirais,
12:44amener ça dans le débat
12:45et prendre le risque
12:46de l'amener.
12:46Alors espérons que d'autres
12:47s'en emparent aussi
12:48et qu'en effet
12:49on ait une campagne
12:50qui soit axée sur cela
12:51parce que l'urgence
12:52pour la France
12:53c'est évidemment
12:53restaurer les finances publiques.
12:55Je crois que ça a été
12:55largement débattu sur ce plateau
12:56quand on a une charge
12:57de la dette
12:58qui est à peu près
12:5870 milliards aujourd'hui,
13:0075,
13:01enfin je veux dire
13:02c'est tout à fait catastrophique
13:04de voir autant d'argent
13:06finalement aller irriguer
13:07les poches
13:08des investisseurs internationaux.
13:09Oui, vous êtes belge
13:10donc on le disait,
13:11comment vous regardez
13:11à titre personnel
13:12la trajectoire de notre pays ?
13:14On est à 6-7 mois
13:15de la présidentielle,
13:16il y a beaucoup
13:16d'éruptions sociales
13:18et un disant français
13:19qui monte fort
13:19alors même si on semble
13:20capé par les 5%,
13:21Antoine le disait
13:21on reste sous les 5%
13:22pour le disant français
13:23mais comment vous regardez
13:24la trajectoire ?
13:24Vous dites que c'est
13:25que le début de la dérive
13:26ou au contraire là
13:26ce pays va se réveiller,
13:28se bouger
13:28et trouver les ressources,
13:29la résilience ?
13:30Alors je la regarde
13:31avec angoisse
13:31parce que ce qui n'est
13:32peut-être pas clair en France
13:33évidemment le focus
13:35est sur les présidentielles
13:37la Belgique doit publier
13:38enfin réaliser son budget
13:40également cette semaine
13:41alors je ne donne pas
13:43cher du gouvernement
13:43qui doit s'entendre
13:44sur le sujet
13:45il faut assigner
13:46les finances publiques
13:47France et Belgique
13:48en tout cas en football
13:49il y a des divergences
13:50mais en tout cas
13:51en termes de budget
13:52on est plus ou moins
13:54similaire
13:54c'est un déficit
13:55qui dépasse les 5% du PIB
13:57c'est un endettement public
13:58qui dépasse les 100% du PIB
13:59et c'est une population
14:00qui réfractaire évidemment
14:01à la réforme
14:02ou en tout cas
14:02à la baisse de dépenses publiques
14:03donc en ce sens
14:04on se rejoint
14:05et on regarde ça encore
14:06évidemment avec davantage
14:07d'attention
14:07c'est que la Belgique
14:08qui n'était finalement
14:09pas dans les radars
14:10des marchés jusqu'ici
14:11l'est maintenant
14:12notre spread
14:13a commencé à augmenter
14:14dans le sillage
14:15je suis de la France
14:15donc on subit
14:16ce qui se passe en France
14:18et les marchés
14:18portent un petit peu
14:19la tension
14:19sur ce qui se passe
14:20chez nous
14:20de manière générale
14:21les investisseurs étrangers
14:23sont quand même prudents
14:24par rapport à la France
14:25conscients que
14:25comme Wilfried l'a dit
14:26on a sans doute ici
14:28c'est un marathon
14:28jusqu'au présidentiel
14:30et que le spread
14:32à peut-être 120
14:33124 aujourd'hui
14:34pourrait aisément
14:35repasser au-delà de 150
14:36et qu'on sait que
14:37finalement le backstop
14:38de la BCE
14:39auquel on fait appel
14:40aujourd'hui
14:40ne pourra intervenir
14:42cette fois-ci
14:42que si on s'est aidé
14:44soi-même
14:45au préalable
14:46que s'il y a un budget
14:47que si des mesures
14:48ont été prises
14:49pour le restaurer
14:49donc ça va quand même
14:50rester relativement tendu
14:52dans l'intervalle
14:52et il faut croiser
14:53absolument les doigts
14:54pour que les japonais
14:55ne soient pas trop nombreux
14:56à vouloir vendre
14:57la dette française
14:58je ne sais pas
15:00évidemment
15:01on tente d'estimer
15:02encore l'importance
15:03de ce carry trade
15:04alors cet été
15:05il faut savoir
15:05qu'on en a subi l'impact
15:07puisque les japonais
15:08ont quand même
15:08beaucoup débouclé
15:09de leur position
15:10notamment pour soutenir
15:10le yen
15:11lorsqu'il y a eu
15:12l'intervention du trésor
15:13américain
15:13ce n'est pas du dollar
15:14qu'on a vendu
15:15c'est de l'euro
15:15et donc des obligations
15:16souveraines européennes
15:17pour racheter du yen
15:18donc il y a eu
15:18un mouvement finalement
15:20dont on a souffert
15:22parce que quand même
15:22les japonais militairement
15:23dépendent un peu des américains
15:24ils dépendent moins de nous
15:25sur des choses stratégiques
15:26donc peut-être vont-ils davantage
15:27vendre des obligations européennes
15:28qu'américaines les japonais
15:29il y a pas mal d'éléments
15:30qui m'inquiètent
15:31sur les marchés obligataires
15:32européens
15:33je dirais que sur le carry trade
15:34et sur l'impact
15:35des investisseurs japonais
15:37je pense qu'après
15:37deux étés relativement
15:39quand même difficiles
15:40sur ce plan
15:40je pense que le gros
15:41des volumes
15:42est sans doute
15:43déjà sorti
15:44c'est pas l'élément
15:44qui m'inquiète le plus
15:45aujourd'hui
15:45dans l'équation
15:46et sur le risque de contagion
15:47encore une fois
15:48on est sur une séance
15:48de détente
15:49pour les taux européens
15:50on n'a pas commencé
15:50à en rajouter
15:51mais voilà
15:52juste pour apporter
15:53de la perspective
15:53à nos auditeurs
15:54et téléspectateurs
15:55est-ce que vous voyez
15:56une contagion possible
15:57Axios
15:57que suit beaucoup
15:58l'administration Trump
15:59le cite Axios
16:00estime que
16:02les investisseurs
16:02donc dans une lettre
16:03les investisseurs
16:04sont en train de redouter
16:05en France
16:05une crise budgétaire imminente
16:07qui pourrait ébranler
16:07selon Axios
16:08le cadre juridique de l'UE
16:09les premiers signes
16:10de contagion à l'Italie
16:11je cite toujours Axios
16:12sont très préoccupants
16:13voilà
16:13donc l'administration Trump
16:15lit ça le matin
16:15en se réveillant
16:16c'est vrai
16:17en tout cas
16:18le fait que
16:20la dette italienne
16:21est emportée
16:22a suivi la dette française
16:24et comme le dit Vincent
16:25d'autres dettes
16:26comme la dette belge
16:28finissent par être emportées
16:29par ce mouvement de défiance
16:31oui c'est évident
16:31et donc c'est pour ça
16:33que le sujet
16:33il est plus large
16:35que
16:35en tout cas
16:36la responsabilité française
16:38est plus large
16:39que sa seule
16:40que son seul
16:41taux d'endettement
16:42parce qu'effectivement
16:43il y a un impact
16:44il y a un impact direct
16:45et c'est en cela
16:46que
16:47la position
16:48de la Banque Centrale Européenne
16:49sera très complexe
16:50parce qu'effectivement
16:50il y a des outils
16:51pour prévenir la fragmentation
16:53et il y a des outils
16:54pour résoudre
16:55un problème
16:56lié à un pays spécifique
16:58il va falloir calibrer
17:00de façon très fine
17:02la communication
17:04parce que
17:05ça pourrait être
17:05un effet
17:07terrible
17:08sur les marchés
17:09si jamais
17:09la Banque Centrale Européenne
17:10disait
17:11j'interviens
17:11pour stopper
17:13la dérive de l'Italie
17:13mais je n'interviens pas
17:14pour stopper la dérive
17:15de la France
17:15parce que l'Italie
17:16est emportée
17:17pour des raisons
17:17qui sont des raisons de marché
17:19et pas des raisons fondamentales
17:20alors que la France
17:21est emportée
17:21pour des raisons fondamentales
17:22ça serait un élément
17:24qui ne serait pas du tout
17:25du tout positif
17:26pour notre pays
17:27et qui mettrait
17:28à la fin
17:29la BCE
17:30dans un nouveau dilemme
17:31est-ce que ça peut mettre
17:32en cause
17:32l'intégrité même
17:33de la zone euro
17:34donc c'est très bien
17:35qu'on ait ce mouvement
17:36de détente
17:36aujourd'hui
17:37on en profite
17:38il faudrait qu'on passe
17:39assez longuement
17:41sous les 120
17:43voire 100 points de base
17:44de spread
17:44pour qu'on puisse
17:45effectivement
17:46se dire
17:46qu'on passe
17:47dans une nouvelle phase
17:48un peu plus apaisée
17:49avant
17:50j'en suis sûr
17:50d'avoir
17:51un dernier sprint
17:52jusqu'en avril
17:54le prochain
17:54qui nous amènera
17:55dans plein de commentaires
17:57sur les sujets de dette
17:58et en particulier
17:59d'endettement français
17:59et les programmes
18:00des uns et des autres
18:01effectivement
18:01celui du RN
18:02qui a été présenté
18:02donc ce matin
18:03alors il y a des réactions
18:04Erwann Tison estime
18:05que c'est un programme
18:06tout sauf mathématique
18:08mathémagique
18:08bon
18:09est-ce qu'il y a assez
18:10effectivement de mesures
18:11annoncées pour atteindre
18:12les objectifs fixés par le RN
18:13en tout cas les objectifs
18:14n'ont pas déplu ce matin
18:15au marché
18:15le 10 ans français
18:16a poursuivi sa détente
18:17comme les autres taux européens
18:18après la présentation
18:19de ce programme
18:19on en est où là
18:20on est à 15 minutes
18:21de la clôture ici en Europe
18:22on accélère
18:23dans la dernière ligne droite
18:24de cette séance
18:25et notre cap
18:26profitant de la détente obligataire
18:27gagne 0,47
18:28c'est Philippe Leyn
18:29donc le chef économiste
18:30de la BCE
18:30qui a détendu tout le monde
18:31sur le marché obligataire
18:32ce matin à l'aube
18:33en expliquant qu'il n'y avait pas
18:34d'effet de second tour
18:35à ce stade en Europe
18:36les valeurs qui sont en hausse
18:37qui se distinguent
18:38Legrand
18:38parce que les analystes
18:40préfèrent désormais Legrand
18:41un certain nombre d'entrées
18:42en tout cas à Schneider Electric
18:42après l'annonce
18:43d'une grosse acquisition
18:44aux Etats-Unis
18:44Schneider est encore en baisse
18:46de 3,8% aujourd'hui
18:47alors que Legrand
18:47du coup en profite
18:48et gagne 3,4%
18:49c'est vraiment l'arbitrage du jour
18:51et puis on a Médincelle aussi
18:52l'espoir des marchés
18:53pour un feu vert
18:54pour une commercialisation future
18:55aux Etats-Unis
18:56son traitement
18:57contre la schizophrénie modérée
18:58la schizophrène modérée
19:00et ce type Médincelle
19:01sur l'espoir d'un feu vert
19:02donc aux Etats-Unis
19:02gagne 15%
19:04cet après-midi
19:04on y reviendra tout à l'heure
19:05on parle de ces marchés
19:06et des grandes perspectives
19:08avec nos deux experts
19:09Wilfried Galland
19:09et Vincent Juvins
19:10à Wall Street
19:11pendant ce temps
19:12on bat des records
19:12il y a vraiment
19:12deux salles d'ambiance en Europe
19:14on est un peu poussif
19:14en revanche aux Etats-Unis
19:16nouveau record du Nasdaq
19:17aujourd'hui
19:18encore un
19:18il y en a presque un tous les jours
19:19depuis quelques jours
19:20et puis le S&P
19:21à son tour
19:22bat des records
19:23nouveau plus historique
19:24à l'instant du S&P
19:25qui gagne 0,9%
19:25on est sur un plus haut
19:26jamais vu pour le S&P
19:28grâce au retour
19:29des 7 magnifiques
19:29alors c'est l'IA
19:30qui porte au S&P
19:31mais là on a
19:32une rotation au sein
19:33de la tech américaine
19:33et c'est le grand retour
19:34des GAFAM
19:35et même des 7 magnifiques
19:36au point Vincent
19:37que Elon Musk
19:38redevient trillionnaire
19:39sa fortune repasse
19:40grâce à Tesla SpaceX
19:41au-delà des 1000 milliards
19:42de dollars de capitalisation
19:43le retour des 7 magnifiques
19:45est-ce que c'est un relais
19:46rassurant pour la tech ?
19:48vous n'allez pas dire non ?
19:49est-ce que ça va durer ?
19:50on aborde notre exposition
19:51aux Etats-Unis
19:51au-delà du prisme
19:537 magnifiques
19:54mais enfin
19:54en tout cas
19:54elle fonctionne aujourd'hui
19:55le secteur de la tech
19:56de manière générale
19:57affiche des performances
19:58qui sont tout à fait
20:00et pas qu'aux Etats-Unis
20:01en Asie aussi
20:02ça reste le secteur
20:03qu'il fallait avoir en portefeuille
20:04l'écart se creuse
20:05avec l'Europe
20:06on l'a vu depuis le début
20:07de la guerre en Iran
20:08alors que l'Europe
20:08était vraiment plébiscitée
20:09en début d'année
20:10par la plupart des investisseurs
20:11aujourd'hui c'est vraiment
20:11les Etats-Unis
20:12qui ont l'avantage
20:12et s'il faut chercher
20:14les conséquences également
20:15de la crise de la dette
20:15en France
20:16c'est notamment
20:17des marchés équitiques
20:18il faut regarder
20:18aujourd'hui il y a
20:19à nouveau une défiance
20:20vis-à-vis de l'Europe
20:21et des actifs français
20:22comme des actifs européens
20:23qu'on sent évidemment
20:24plus à la peinte
20:25compte tenu du contexte politique
20:26mais compte tenu évidemment
20:27de leur non-exposition
20:29à cette thématique
20:30à cette thématique importante
20:31alors Elon Musk
20:32c'est évidemment Tesla
20:33mais c'est également SpaceX
20:34les deux valeurs se portent
20:35évidemment bien
20:35on a eu quelques chiffres
20:38préliminaires
20:38on a eu
20:39la semaine percier
20:40Micron
20:41qui nous donnait
20:41de bons chiffres
20:42et qui laissait présager
20:43que la saison de publication
20:45de résultats qui s'annonce
20:46sera à nouveau bonne
20:47pour le secteur technologique
20:48on a Samsung cette semaine
20:49qui va donner des résultats
20:50préliminaires également aussi
20:51ça nous donnera une indication
20:53mais les attentes sont élevées
20:54pour l'ensemble de l'année
20:55sur le secteur technologique mondial
20:56en ce et compris
20:57pour les 7 bénéfices
20:58c'est 90% de croissance bénéficiaire
21:01c'est fait que finalement
21:02la gravité exercée
21:04par des taux d'intérêt en hausse
21:05vous avez des taux d'intérêt
21:06qui augmentent de 0,5
21:07mais vos bénéfices
21:09sont multipliés par 3
21:10ou davantage
21:11finalement
21:12ça ne fait pas le compte
21:13et c'est les bénéfices
21:13qui pèsent évidemment
21:14le plus lourd dans l'équation
21:15pour l'instant
21:16c'est fou de voir Wall Street
21:17effectivement battre des records
21:18alors que les taux américains
21:19n'arrivent pas à se détendre
21:20alors ils se détendent un peu aujourd'hui
21:21à 5,25
21:21on reste quand même
21:22sur des niveaux très élevés
21:23et pourtant record du S&P
21:24Wall Street est moins cher aujourd'hui
21:26qu'elle n'était en début d'année
21:27la performance insolente
21:29de la croissance bénéficiaire
21:30du secteur technologique
21:32mais pas uniquement
21:32cette croissance bénéficiaire
21:34est de plus en plus répartie
21:36de manière homogène
21:37au travers des secteurs
21:38avec quelques exceptions
21:39donc c'est vrai que Wall Street
21:41est vraiment incontournable
21:42dans une allocation
21:43comme le sont les émergents d'ailleurs
21:44alors que seul
21:45c'est Xavier Patrolin
21:46qui nous livrait ce chiffre hier soir
21:47seul 3% des sociétés du S&P 500
21:513% d'entre elles
21:51ont un rendement des dividendes
21:53supérieur au rendement du 10 ans américain
21:55le 10 ans américain
21:56désormais rapporte plus
21:57que les dividendes
21:58de 97%
22:00du S&P
22:00ça crée concurrence
22:01pour les actions
22:02et pourtant les actions
22:03s'en sortent toujours
22:03parce qu'il y a
22:04cette croissance incroyable
22:05des bénéfices
22:07la valorisation des marchés actions
22:09c'est d'abord et avant tout
22:11la croissance des profits
22:13et quand vous avez une croissance
22:14des profits par actions
22:15aussi explosive
22:16que celle qu'on a aux Etats-Unis
22:19effectivement on arrive
22:19à des niveaux de valorisation
22:20qui sont finalement
22:21tout à fait acceptables
22:22y compris
22:23et parfois même surtout
22:24pour ces 7 magnifiques
22:25qui expliquent d'ailleurs
22:26que là il y a eu un retour
22:28et pourquoi est-ce qu'ils sont
22:30entre guillemets
22:30pas chers
22:31aujourd'hui encore
22:32c'est parce qu'il y a ce doute
22:34sur la poursuite
22:36de cette hausse
22:36est-ce que
22:37les fameux cash flow
22:39qui sont censés
22:40redevenir positifs
22:41à partir de 2028
22:42voire extrêmement positifs
22:43à partir de 2030
22:44est-ce qu'on va véritablement
22:45avoir ça
22:46puisqu'aujourd'hui
22:46on a un phénomène
22:48qui est assez peu courant
22:49aux Etats-Unis
22:49qui est une divergence
22:51entre la croissance des profits
22:52et la baisse des cash flow
22:53en général
22:54on a quand même
22:55un rapport relativement étroit
22:57une homothésie
22:58entre les deux
22:58là ce n'est pas le cas du tout
22:59on a une baisse des cash flow
23:01et une augmentation
23:01des profits par action
23:02parce que
23:03vous avez
23:04les investissements
23:05qui sont faits
23:06par ces géants de la tech
23:07dans d'autres entreprises
23:08de la tech
23:08qui sont valorisées
23:09extrêmement cher
23:10qui dans les normes
23:11comptables américaines
23:12sont comptabilisées
23:13comme étant des profits
23:13et c'est normal
23:14parce que ce sont des profits
23:15qui sont cotés
23:17et donc vous dites
23:17c'est logique
23:18le marché a raison
23:19et donc on le comptabilise
23:21ces investissements
23:22cette plus-value
23:23comme étant des profits
23:24il va falloir que tout ceci
23:26se concrétise
23:26et c'est pour ça aussi
23:27que les doutes
23:28qu'on mentionne régulièrement
23:30sur ce plateau
23:30se voient dans la valorisation
23:32quand vous avez des valorisations
23:33de Nvidia
23:34malgré les quasiment 6 000
23:36qui sont sur les profits futurs
23:38pas tellement plus élevés
23:39que 20 fois
23:40bon
23:41c'est loin d'être excessif
23:43Nvidia est sur des records
23:44mais sa valorisation
23:45est tout à fait raisonnable
23:46exactement
23:47mais c'est de la valorisation
23:48qui comprend
23:50une projection
23:51extraordinairement forte
23:53et donc
23:53pourquoi est-ce qu'il y a
23:54ces valorisations
23:57relativement raisonnables
23:58c'est parce qu'il y a
23:59un doute à l'intérieur
24:00qui est intégré dans le marché
24:01et au fur et à mesure
24:02qu'on lève des doutes
24:03ou qu'on les remet
24:03et bien on a ces variations
24:05qui sont très importantes
24:06ça veut dire que
24:07les marchés battent des records
24:08mais à l'intérieur
24:09il vaut mieux être
24:09sur les bons secteurs
24:11soit vous êtes sur le secteur
24:12des semi-conducteurs
24:13et tout va bien
24:13et puis d'un seul coup
24:14tout va mal
24:15soit vous êtes sur
24:16les 7 magnifiques
24:17et là aussi ça change beaucoup
24:18donc je pense que
24:20tous les investisseurs
24:20ne font pas
24:22l'intégralité des profits
24:23qu'on mentionne sur ce plateau
24:24oui effectivement
24:24donc les 7 magnifiques
24:26de retour
24:26Nvidia approche
24:27des 6000 milliards de dollars
24:28de capi
24:28il faut suivre ce seuil
24:29on n'en est pas très loin
24:30à l'instant
24:31et toujours la course à l'énergie
24:32pour nourrir l'IA
24:33Google et Cancellation Energy
24:35seraient proches d'un accord
24:35sur le nucléaire
24:36Google dans le nucléaire
24:37avec Cancellation Energy
24:38selon Bloomberg
24:39SpaceX aussi a besoin
24:41d'alimenter ses fusées
24:42bien sûr
24:43et cherche à construire
24:43un gazoduc de 52 km
24:45en Floride
24:45pour approvisionner
24:46ses lancements
24:46à Cap Canaveral
24:47de quoi vous choisissez
24:48d'investir là Vincent
24:49en ce moment sur le marché ?
24:50Alors la tech reste
24:51évidemment centrale
24:52par contre
24:53face à cette incertitude
24:54que souvenait Wilfried
24:56on est évidemment
24:57on est démuni
24:58nous face à l'intelligence
24:59artificielle
25:00à son potentiel
25:01vous n'avez pas dit
25:03Wilfried
25:04j'ai bien entendu
25:04Wilfried
25:04il a dit
25:05vous avez dit
25:06Wilfried
25:06vous avez fait exprès
25:08Wilfried
25:09Wilfried
25:09vous avez dit
25:10c'est le côté belge
25:11c'est le côté
25:13totalement international
25:14de Vincent
25:15nous n'avons pas
25:17l'habitude
25:17aujourd'hui
25:18sur ce plateau
25:18de nous retrouver
25:19avec des experts internationaux
25:20on a la chance
25:20d'avoir Vincent
25:21je suis désolé
25:22d'interrompre pour ça
25:22c'est très cavalier
25:24quelque part
25:24très secondaire
25:25j'ai écouté le replay
25:26quand même
25:27un géant de Wall Street
25:28représente aujourd'hui
25:28un géant européen
25:31Wilfried
25:32était un nom
25:33très national
25:33on le prononce
25:34différemment en Belgique
25:35mais voilà
25:36bon
25:36Simaman
25:37énergie
25:37évidemment
25:38et là vous meurent
25:42sur la technologie
25:45alors quand on porte
25:45un regard financier
25:46sur l'IA
25:47on peut être
25:48enthousiaste
25:48objectivement
25:49on a des perspectives
25:50de croissance bénéficiaires
25:51qui sont tout à fait
25:51stratosphériques
25:52on a des visibilités
25:53comme on a rarement
25:54sur des secteurs
25:55à 2-3 ans
25:55Nvidia nous dit
25:56notre commande
25:57il est rempli
25:57pour les 5 prochaines années
25:59on a les contrats 4
26:00c'est payé d'avance
26:01tout ça est clair
26:025 prochaines années
26:03notre business
26:04c'est du béton
26:04par contre
26:05on n'est jamais à l'abri
26:06que vous ou moi
26:07nos ados
26:07que sèche
26:08un soir sur notre laptop
26:10on fasse aussi bien
26:11que chat GPT
26:12Claude
26:12ou ainsi de suite
26:13avec beaucoup moins de moyens
26:14c'était ce qu'on avait vécu
26:16avec DeepSeek
26:16qui s'est avéré inexact par la suite
26:18mais en tout cas
26:19on sent que la technologie change
26:21est-ce qu'on sera sur le tout
26:22data center
26:23ou est-ce que demain
26:24il y aura
26:24des data centers pour partie
26:26mais est-ce qu'on aura
26:26une capacité de calcul
26:27de nouveau plus importante
26:29sur nos devices
26:30sur nos laptops
26:30et ainsi de suite
26:31c'est quelque chose
26:31qui est en train de se passer
26:32donc on a objectivement
26:34pas mal de mutations
26:35dans cette thématique
26:36qui a
26:36qui doivent au moins
26:37nous inviter
26:37à essayer de chercher
26:38la diversification
26:39dans notre manière
26:40de nous y exposer
26:41ça peut être
26:42les semi-conducteurs
26:43ça peut être le software
26:44ça peut être présent en Asie
26:45et être présent aux Etats-Unis
26:46et certainement
26:47dans les énergéticiens
26:49qui aujourd'hui
26:49apportent aujourd'hui
26:50le carburant
26:51à ces data centers
26:52et ça fait partie
26:53des thématiques
26:53qu'on peut jouer
26:54notamment sur les infrastructures