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  • il y a 2 mois
Ce mardi 8 septembre, Jérémy Blackwell, président de Blackwell Family Office, du Cercle Privé Talisman et partenaire stratégique du courtier en bourse Goliaths, explique les opportunités d'investissement dans le secteur de la santé en 2026, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Novartis, alors on en parlait, Novartis perd 10% aujourd'hui à la Bourse de Zurich,
00:10l'une des pires séances de son histoire, une nouvelle déception sur un essai clinique,
00:13ça illustre la difficulté de certains grands labos à trouver un avenir,
00:16alors qu'une falaise de brevets les attend à Novartis, une semaine très compliquée.
00:21Mais ce secteur de la santé garde du potentiel.
00:25Jérémy Blackwell va nous en parler, fondateur de Blackwell Family Office.
00:28Bonjour Jérémy. Bonjour Guillaume.
00:29Ça fait un moment que tout le monde nous dit qu'il faut investir dans la santé,
00:31et on voit que ce n'est pas facile pour tous les labos.
00:33Aujourd'hui, Novartis souffre, Sanofi aussi souffre,
00:35mais pour vous, le secteur de la santé reste attractif.
00:40Alors oui, tout à fait, dans le climat actuel plein d'incertitudes,
00:44avec un pétrole qui frise des 100 dollars,
00:46la France n'a jamais emprunté aussi cher depuis 2011,
00:50je pense que le secteur de la santé a pas mal d'atouts,
00:53puisque c'est un secteur qui est très défensif,
00:55et qui va être complètement décorrélé des cycles économiques,
00:57et notamment de l'évolution des cours du pétrole.
00:59Oui, donc vous allez nous présenter vos convictions.
01:02On va tout de suite rentrer dans les travaux pratiques,
01:03et ceux qui nous écoutent se feront leur opinion.
01:05Vous allez nous présenter vos titres préférés dans cet univers.
01:10Tiens, UCB, je ne connaissais pas celle-là.
01:12C'est une biopharma belge spécialisée en immunologie et neurologie.
01:15Son traitement s'appelle le BIMZELX ?
01:18BIMZELX, c'est ça que j'ai réussi à le dire.
01:21Alors c'est quoi le BIMZELX et pourquoi vous aimez cette valeur UCB ?
01:24Alors UCB, c'est une société belge qui pèse à peu près 40 milliards d'euros,
01:28mais qui n'est pas très connue effectivement, en tout cas en France et même en Europe.
01:32Donc le BIMZELX, c'est un traitement contre le psoriadisme,
01:36et également contre le rhumatisme psoriasidique.
01:38C'est le psoriasidique, c'est le produit phare d'UCB,
01:45puisqu'il représente 36% de son chiffre d'affaires,
01:48et c'est ce qu'on appelle un blockbuster,
01:50qui réalise déjà plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires.
01:53Ce blockbuster porte les chiffres d'UCB qui sont excellents,
01:56puisqu'au dernier semestre, la croissance d'UCB était de 22%
02:00et de l'Ibitat de 68%,
02:02donc très important pour un laboratoire pharmaceutique.
02:05et UCB, c'est une société qui a déjà un gros blockbuster,
02:10qui ne va pas perdre son revers avant au moins mises années,
02:13autour de 2035,
02:15donc qui est bien protégé par rapport à cela.
02:16Donc vous l'aimez cette valeur, à quel prix vous l'achetez ?
02:19Au cours actuel, on est à peu près à 209 euros,
02:22ça nous fait un PR pour l'an prochain de 17,
02:25contre 23 cette année,
02:26avec une croissance d'à peu près 30% par an.
02:29Donc si la société continue à ce rythme,
02:31en 2030, son PR devrait tomber autour de 10-11,
02:34ce qui est vraiment très très faible pour une valeur de cette qualité,
02:36et très défensive.
02:38Alors, autre valeur de qualité que vous regardez,
02:40que vous recommandez chaudement,
02:42c'est Essilor ou Sotica.
02:44Bon, on va dire que le pari est un peu gonflé,
02:46sur un an ça perd 53%,
02:49du côté de l'activité très porteuse,
02:52des lunettes connectées,
02:53alors qu'on nous a vendu un petit peu comme Mons et Merveille,
02:56il y a 2-3 écueils,
02:57il y a la concurrence,
02:58il y a la qualité,
02:59il commence à y avoir des problèmes réglementaires.
03:02On a vu que la Norvège était en train de vraiment...
03:05Tout ce qui est RGTD, oui.
03:06Oui, voilà.
03:07Comme les smartwatches au début avec leurs photos,
03:09j'y reviens toujours,
03:11mais oui, la limite, elle est peut-être là, justement.
03:14Mais vous, vous continuez à être positif là-dessus, pourquoi ?
03:17Oui, tout à fait.
03:18Alors, c'est vrai que le titre a baissé pour plusieurs raisons.
03:20Alors déjà, il partait d'une valorisation qui était relativement élevée.
03:23C'est un titre qui s'est toujours payé cher.
03:26Et puis, il y a eu ces craintes qui sont, selon moi,
03:28assez exagérées sur les lunettes connectées.
03:31Les lunettes connectées, alors certes,
03:33il y a une marge un petit peu plus faible,
03:34mais ça apporte quand même 5 à 6 points de croissance par an
03:37sur les chiffres d'affaires.
03:397 millions de lunettes connectées vendues l'an dernier,
03:4110 millions visées cette année.
03:42Et puis, il ne faut pas oublier tout le reste des Cilerlous Sotica,
03:45parce que c'est aussi de la belle marque.
03:47C'est de la marge et c'est des produits,
03:49on ne va pas dire d'ultra luxe,
03:52mais à très forte plus-value.
03:54Ils ont des belles licences, ils ont un savoir-faire.
03:57Et si le titre a aussi temps baissé,
03:59c'est d'ailleurs peut-être pas trop, finalement,
04:02à cause du sujet des lettres connectées,
04:04qui est un peu un épiphénomène.
04:06C'est surtout pour les problèmes de gouvernance familiale,
04:08puisqu'il y a eu le décès du fondateur l'an dernier.
04:13Du coup, c'est ses 6 enfants, sa femme et son beau-fils
04:15qui sont en train de se partager l'héritage.
04:17Il y a des tensions, notamment avec le fils du fondateur.
04:20Qui réclame une autre stratégie.
04:21Qui réclame une autre stratégie qui, selon moi,
04:24pourrait peut-être attirer des fonds activistes
04:26ou justement être un catélyseur de relance d'Essilor
04:30qui détient effectivement des belles marques
04:32et un savoir-faire qui est assez unique,
04:34donc avec des fortes barrières à l'entrée.
04:35Pour vous, on est sur un bon point d'entrée,
04:37Essilor Luxottica, aujourd'hui ?
04:38Oui, tout à fait.
04:39Essilor Luxottica, normalement, historiquement,
04:41se paye à peu près 30 fois les bénéfices,
04:44avec un saut à 60 fois il y a 2-3 ans.
04:47Et là, maintenant, on est plutôt sur un PR de 20
04:50pour l'an prochain.
04:51Donc, on est revenu à des niveaux vraiment très raisonnables
04:54pour une valeur de qualité, défensive, saine.
04:57Bon, alors chacun sera sa conviction, bien évidemment.
04:59Tout ça, ce sont des idées, des paris,
05:01des idées de diversification.
05:03Et vous avez promis de nous en amener une troisième,
05:05toujours dans le secteur de la santé,
05:06pour illustrer son potentiel.
05:08Vous nous dites que la santé est un refuge en bourse.
05:10Mais cette troisième valeur, elle concerne notre santé.
05:12Enfin, non.
05:12Non, pas notre santé, en fait.
05:14Celle de nos animaux de compagnie.
05:15Exactement.
05:16C'est VIRBAC.
05:17C'est ça.
05:17J'ai voulu proposer différents choix assez complémentaires.
05:21Et c'est vrai que je trouvais ça important
05:22d'avoir plutôt un laboratoire vétérinaire.
05:26Et en plus, VIRBAC est une valeur française.
05:29C'est une société franco-italienne,
05:30mais VIRBAC, c'est vraiment une valeur française,
05:32qui est un des leaders, justement,
05:34sur les médicaments pour les animaux de compagnie
05:36et aussi pour les animaux d'élevage.
05:38Et c'est une société qui est le leader,
05:40notamment mondial, de la dermatologie
05:42pour les animaux de compagnie.
05:44Donc, c'est une société présente dans plus de 100 pays,
05:47très bien gérée, en assez forte croissance,
05:49qui est, selon moi, assez sous-estimée par le marché,
05:52puisque le titre est en forte baisse également
05:55depuis le début de l'année.
05:57Et c'est traite à des niveaux très bas,
05:59c'est-à-dire à peu près 15 fois les bénéfices.
06:00Et oui, et vous le disiez,
06:01on est dans la santé animale,
06:03de plus en plus de gens.
06:05Alors, je ne veux pas dire qu'ils remplacent
06:06le fait d'avoir un enfant par un animal,
06:07mais bon, il y a de plus en plus d'animaux quand même.
06:09Il y a un argument de long terme, du coup,
06:10autour de la thématique VIRBAC,
06:12pour la suite, pour les portes frais ?
06:13Oui, tout à fait.
06:14Alors, ils ont un plan, d'ailleurs,
06:15qui s'appelle Grandir Ensemble 2030,
06:19qui est assez détaillé,
06:20qui vise à porter l'EBIT de 16 à 20 %,
06:23donc d'ici 2030.
06:25Donc, c'est une belle ambition.
06:26Et c'est vrai que les derniers shifts,
06:28VIRBAC était très bon.
06:29Le marché avait d'abord bien progressé le jour même,
06:33et puis finalement, ça a rebaissé.
06:35Moi, je pense que VIRBAC,
06:36c'est un titre qui est assez sous-estimé,
06:38avec une croissance qui est en train de se réaccélérer.
06:41Et ça ne m'étonnerait pas
06:42qu'on ait un relèvement des objectifs
06:44sur cette société
06:47qui me paraît mal pressée par le marché.
06:49En tout cas, le marché me semble assez dur
06:51avec cette belle valeur.
06:52Bon, vos trois convictions,
06:53VIRBAC et Ciroluxotica et UCB,
06:55je ne sais pas s'il y a une hiérarchie
06:56dans ces trois convictions.
06:57Il y a un point commun, en tout cas, entre elles ?
06:59Alors oui, il y a un point commun.
07:00Alors bien sûr, en dehors du secteur de la santé,
07:01c'est trois sociétés qui sont plutôt délaissées
07:04pour des choses qui ne sont pas vraiment
07:07fondamentalement liées à leur activité.
07:10UCB paie un peu une exigence excessive
07:12sur son traitement, le BIMSEX,
07:13qui rencontre pourtant un grand succès.
07:16Et Ciroluxotica a baissé,
07:18surtout pour des raisons de gouvernance familiale.
07:21Et VIRBAC est une société
07:23qui est mal valorisée par le marché.
07:25Je pense que le marché a un petit peu de mal
07:26à appréhender son potentiel de croissance en ce moment,
07:28alors que la société fonctionne très bien
07:31et se développe beaucoup mieux, par exemple,
07:32que son concurrent américain, Zoetis,
07:34qui fait pas mal.
07:35Jérémy Blackwell, le fondateur de Blackwell Family Office
07:37et partenaire stratégique de Goliath, c'est ça, Jérémy ?
07:41Oui, tout à fait.
07:43Goliath, c'est une plateforme qui permet d'investir
07:45dans plusieurs classes d'actifs,
07:46dont bien sûr les actions.
07:50Je deviens donc partenaire stratégique de Goliath
07:52pour les aider à s'améliorer
07:54et également à se faire connaître.
07:56Parce que j'aime beaucoup ce qu'ils font.
07:57Oui, c'est mieux.
07:59Merci beaucoup de nous avoir accompagnés.
08:00Le CAC 40 est en baisse.
08:01Bon retour, Jérémy.
08:02Puis votre argumentaire sur chaque valeur
08:03est à retrouver en replay, bien sûr,
08:05dans quelques instants sur l'application BFM Business.
08:07Il est avec nous régulièrement dans BFM Bourg,
08:09Jérémy Blackwell.

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