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  • il y a 7 semaines
Ce mardi 8 septembre, Adrien Henry, analyste marché chez Kepler Cheuvreux, s'est penché sur l'action de GTT signant un record historique, la montée de Rubis après le relèvement de ses prévisions pour 2026, ainsi que les deux échecs cliniques consécutifs de Norvatis, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Antoine, donc les marchés sont en légère baisse cet après-midi.
00:08Oui, une baisse qui a tendance à s'accentuer, alors notamment du côté de Wall Street avec un Dow Jones
00:13qui perd plus d'un pour cent,
00:14moins 1,1 pour cent alors que le Nasdaq recule de 0,44 pour cent.
00:18Alors visiblement du côté des Etats-Unis, ce qui pèse c'est le pétrole.
00:22On a franchi à nouveau les 98 dollars sur le brut de Mer du Nord, sur le baril de Brent.
00:27On est à 98,09 et 93,28 pour le brut, léger américain.
00:31On y résiste mieux du côté de l'Europe, avec le CAC 40 qui est au même niveau que l
00:37'Eurostox 50,
00:37à peu près on est à moins 0,09 pour l'indice vedette de la Bourse de Paris.
00:42À la baisse en revanche, c'est plutôt la tech qui pèse, STMicro moins 3,36% à 45,07
00:47euros.
00:48D'ailleurs l'Euronext Tech Leaders perd 0,8%.
00:50Sinon parmi les secteurs à la baisse, on a le luxe, moins 1,5% pour Hermès à 1453 euros.
00:56On a l'automobile avec Stellantis qui recule de 2% à 4,71.
01:00Et puis tiens les valeurs financières quand même, AXA moins 1,743,41 et Société Générale moins 1,6 à
01:0573,86.
01:06À la hausse en revanche, tiens Kering plus 2,26 à 246,85 euros,
01:11qui échappe un petit peu à la tendance plutôt négative sur le luxe.
01:15Carrefour plus 1,94 à 16,59 et Renault plus 1,68 à 29,69 euros.
01:21Donc vous voyez des performances un petit peu disparates à l'intérieur d'un seul et même secteur.
01:25Et c'est aujourd'hui Adrien Henry qui nous accompagne depuis les bureaux de Kepler Chevreux.
01:29Bonjour Adrien, on est content de vous retrouver dans ces marchés un peu soporifiques,
01:34un peu moroses avant les hausses de taux de la BCE, notamment jeudi.
01:37On a quand même une valeur aujourd'hui qui s'offre un plus haut historique,
01:40un énième pic historique pour qui ? Pour GTT.
01:44Alors un de nos auditeurs nous demande du coup si c'est le moment de vendre cette valeur
01:47qui n'arrête pas de progresser.
01:48C'est cet auditeur, il s'appelle Gilles Surix, il nous dit voilà GTT sera nouveau plus haut,
01:51pourquoi cette nouvelle hausse et faut-il désormais vendre GTT ?
01:57Ce n'est pas notre avis, on pense qu'il ne faut pas se séparer de GTT.
02:02Il y a une dynamique importante sur le marché du GNL, ça c'est évident.
02:06Et on a les capacités de production qui augmentent du côté des chantiers navals.
02:11Et c'est ça en fait que sont en train de réaliser les investisseurs aujourd'hui.
02:17C'est-à-dire que l'augmentation des capacités navales va permettre une augmentation in fine
02:21du chiffre d'affaires du GTT.
02:23Et nous on pense que le groupe peut passer d'à peu près 800 millions d'euros cette année
02:28à 1 milliard de chiffre d'affaires en 2028.
02:31Et cette progression-là va continuer de soutenir les perspectives du groupe.
02:36Et donc in fine le cours de bourse qui continue effectivement de progresser.
02:40Et si on regarde effectivement au-delà du cours de bourse,
02:43si on veut un autre élément financier à regarder,
02:46on peut regarder tout à fait le dividende.
02:48C'est un groupe qui a un rendement d'à peu près 5%
02:51et qui va continuer de dégager de la trésorerie de manière importante,
02:55qui va continuer d'avoir des flux de trésorerie.
02:57Et ces flux de trésorerie-là pourraient être très bien redistribués
03:00parce que le groupe distribue à peu près 80% de son value de la net.
03:04Et donc typiquement l'annonce d'un dividende exceptionnel
03:06ne serait pas quelque chose d'incroyable, de surprenant sur le titre.
03:11Nouveau plus haut donc pour ce titre GTT.
03:13Il y a une autre valeur en pleine forme
03:15et on reste proche de l'univers des matières énergétiques,
03:18pétrolières, parapétrolières.
03:19C'est Ruby, ce titre Ruby,
03:21parce que Ruby a relevé ses objectifs, figurez-vous.
03:23Ruby aujourd'hui, alors si vous nous suivez à la radio,
03:25vous savez qu'on est aussi à la télé.
03:26Et pour ceux qui nous suivent en télé,
03:27ils voient cette courbe qu'on va vous décrire
03:29à plus 2,5% aujourd'hui, Ruby.
03:31Pas mal, sur un an on est à plus 23,7%.
03:33Est-ce que le relèvement, Adrien, des objectifs de Ruby
03:37vous pousse plus à l'achat, plus à renforcer cette valeur ?
03:40Pas forcément.
03:42C'est une bonne publication.
03:44Les chiffres sont positifs.
03:47Les objectifs sont relevés.
03:49C'est un mix globalement d'activités qui sont plutôt positifs.
03:52Donc ça vient à soutenir le chiffre d'affaires
03:54et soutenir également la rentabilité du groupe.
03:56Donc ça, c'est évident que c'est positif pour le groupe.
04:00Par contre, en fait, on a un titre qui, même si effectivement sur l'année,
04:03montre une bonne performance.
04:05En juin, on avait un fort décrochage du titre.
04:09À partir de la mi-juin, pendant deux semaines,
04:10on avait perdu près de 15%.
04:12Parce qu'en fait, toute l'activité sur Ruby,
04:15toute l'activité boursière sur Ruby,
04:17elle ne se passe pas sur l'activité opérationnelle,
04:19mais plutôt sur les spéculations,
04:20les spéculations autour de la gouvernance.
04:22La gouvernance, en gros, il y avait eu des mouvements
04:25au sein de la gouvernance.
04:27Et en fait, le départ de Patrick Molli en juin 2026,
04:32qui essayait de faire monter des personnes
04:35au sein du conseil d'administration
04:37pour changer in fine la gouvernance du groupe,
04:39étaient les principales spéculations à la hausse pour le titre
04:43et qui intéressaient les investisseurs
04:46et qui faisaient de Ruby un cas intéressant à jouer.
04:50Mais aujourd'hui, effectivement, la fin de ces spéculations,
04:53avec le départ de Patrick Molli,
04:55c'est qu'aujourd'hui, même si l'activité intrinsèque
04:58est plutôt bonne, on ne voit pas de réel potentiel
05:00sur ce titre Ruby.
05:02Le CAC, donc, qui est en légère baisse cet après-midi.
05:05En ce moment, notre indice parisien à moins 0,1%.
05:07Wall Street en légère baisse aussi.
05:09Le S&P perd 0,5%.
05:11À la bourse de Zurich, une valeur souffre.
05:14C'est vraiment une mauvaise passe pour Novartis.
05:16Encore une baisse, encore en fait une déception
05:18sur un essai clinique.
05:20Alors hier, on parlait d'une déception
05:21contre les maladies cardiovasculaires.
05:23Aujourd'hui, c'est une déception sur un traitement,
05:25encore une fois en phase d'essai clinique,
05:27sur un traitement contre les atrophies musculaires.
05:30Ce titre Novartis est en train de vivre
05:33l'une de ses pires séances historiques.
05:36Novartis, en ce moment, recule de 10%
05:39à la bourse de Zurich.
05:40Cette baisse de 10% est-elle pleinement justifiée
05:42pour vous, Adrien ?
05:44Alors, c'est une très bonne question.
05:46C'est assez évident.
05:48Je pense qu'il faut bien se rendre compte
05:49que Novartis, comme ça en Suisse,
05:51ce n'est pas forcément, mais c'est 300 milliards
05:52de market cap.
05:53Donc, la baisse de 10%, ça représente une baisse
05:55de 10 milliards quasiment d'euros.
05:59OK, alors effectivement,
06:02l'agenda est compliqué pour Novartis
06:04puisque c'est un deuxième essai de phase 3 qui rate.
06:07En plus, ça venait effectivement
06:09de l'essai qui s'appelle DEL Désirant
06:11et c'était issu d'une des plus grosses acquisitions
06:14du groupe que le groupe a fait
06:15ces 10 dernières années
06:16et l'acquisition s'est faite en cette année.
06:18Ils avaient investi 12 milliards de dollars
06:21dans une opération qui s'appelait Avidity
06:23et cette phase qui vient de rater,
06:26le DEL Désirant,
06:27c'est à peu près la moitié de la valeur
06:29de ce que représentaient les Avidity.
06:32Donc, la moitié des 12 milliards,
06:33donc on est un peu autour de 6 milliards de dollars
06:36de valeur qui partent effectivement
06:38avec l'arrêt de cette phase-là.
06:39Surtout que cette phase-là,
06:42enfin, pour ce médicament-là,
06:43ce test-là,
06:44il était vraiment vu comme quelque chose
06:47qui n'allait pas rater
06:47avec des bonnes probabilités.
06:49Donc, effectivement,
06:51cet échec, il met à mal le groupe
06:52parce qu'en plus,
06:53c'est un deuxième échec consécutif.
06:55Et aujourd'hui,
06:56la baisse en bourse,
06:57elle est clairement accentuée.
06:59Je vous parlais de 30 milliards
07:00versus 6 milliards
07:01de valeur réelle de perte
07:03par rapport à cette phase 3.
07:07Et donc, en fait,
07:07ça démontre plutôt
07:08les craintes des investisseurs
07:10sur la capacité, en fait,
07:11de Novartis
07:12à vraiment mettre en place
07:14de nouveaux médicaments
07:15et un pipeline
07:15qui soit vraiment,
07:17qui émerge réellement
07:18sur de nouveaux médicaments.
07:19Donc, les moins dix,
07:20pour nous,
07:21ils sont excessifs,
07:22mais effectivement,
07:23ça reflète
07:25une crainte aujourd'hui
07:26sur le marché
07:26pour un groupe comme ça.
07:28Adrien, on vous retrouvera
07:29en plateau
07:29où ça résonnera tout autant.
07:30Vos propos résonneront
07:31tout autant.
07:32Alors, et nos auditeurs
07:32et téléspectateurs
07:33ici avec nous,
07:34bien au chaud.
07:35A tout à l'heure.
07:35On est content
07:36de vous retrouver,
07:36c'est vrai,
07:37en fil rouge
07:37tout au long de l'après-midi.
07:39A tout à l'heure,
07:39Adrien.
07:40Leclerc

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