- il y a 31 minutes
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Avec Peer de Jong, ancien colonel, vice président de l'Institut Thémis, auteur de "Out of Africa" aux éditions Moreuil et Matthieu Bloch
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NewsTranscription
00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:07Vous êtes bien sur Sud Radio en ce lundi 7 septembre 2026.
00:13Nous allons parler d'un sujet, alors est-il épineux, douloureux, angoissant,
00:19qui est l'Ukraine, la guerre russo-ukrainienne.
00:21Et nous avons pour cela l'un des experts les plus compétents, les plus reconnus, les plus estimés,
00:26qui est le colonel, on dit que ce colonel, mais non, on est colonel toute sa vie.
00:30Le colonel Père de Jong, et j'aime bien parce qu'il aurait bien sûr pu être général,
00:33il est resté colonel, c'est quelque chose de très précis.
00:36Je vous signale que souvent les coups d'état de l'histoire ont été faits.
00:39Au Portugal c'était des capitaines, en Grèce c'était des colonels.
00:42Il ne faut pas être forcément le plus haut gradé pour avoir des choses à dire et le courage de
00:45le faire.
00:46Père de Jong, merci d'être avec nous sur Sud Radio en direct.
00:49On vous connaît bien sûr parce que vous êtes souvent sur les plateaux télé.
00:52Et j'affirme ici, j'assume mes propos de tous les militaires qui sont consultés par les chaînes info.
00:58Vous êtes, avec le colonel Goya, celui qui en militaire racontait les faits dans leur précision.
01:03Vous avez bien entendu vos analyses, votre sensibilité.
01:05Mais vous n'êtes pas comme certains généraux qui sont extrêmement compétents et courageux,
01:09mais qui sont un peu vingt en guerre, en laissant frustrés de ne pas avoir fait
01:13Birakeim ou Waterloo ou Azincourt.
01:15Ils aimeraient bien revivre.
01:16Donc ils enverraient facilement notre jeunesse au front pour sauver l'honneur de l'Europe et de la France.
01:21Alors qu'eux sont ainsi confortablement dans un studio télé.
01:24A ne pas confondre avec ces...
01:26Pour lesquels j'ai de plus grands respects, je ne vais pas citer de noms, mais on les reconnaît.
01:29Donc vous êtes là aujourd'hui, Père de Jong, parce que Marine Le Pen a fait une déclaration
01:33que je voudrais... Enfin plusieurs déclarations, dont une qui porte sur l'écran.
01:36Je voudrais juste qu'on l'écoute, Père de Jong, et puis ensuite on disserte.
01:39Depuis plus de trois ans, le peuple ukrainien résiste avec héroïsme à l'indéfendable agression russe.
01:44Et c'est donc vers les millions de morts, blessés, déplacés ou réfugiés, et leurs familles
01:51que je souhaite me tourner en commençant mon propos.
01:53Si cet héroïsme nous oblige, il nous force aussi à la franchise.
01:57Je l'ai dit à maintes et maintes reprises, il ne peut y avoir d'issue militaire à ce conflit.
02:01L'Ukraine ne peut pas gagner contre la Russie sans l'entrée en guerre de l'OTAN,
02:05qui n'est pas une option compte tenu des risques d'escalade vers une guerre mondiale entre puissances nucléaires.
02:11Voilà, les choses sont dites. Elle a précisé lors d'un échange avec Edouard Philippe
02:16qu'il fallait fermer le robinet, que si elle était en situation présidente de la République,
02:19elle fermerait le robinet tout ou partie.
02:22Anissa, tout à l'heure, nous donnera les chiffres astronomiques, cataclysmiques
02:27des différents investissements en dollars et en euros que l'on a versés à l'Ukraine.
02:33À juste titre, parce que nous sommes solidaires du trajet de pays.
02:36Colonel Perdeyong, sincèrement, vous êtes sur les plateaux depuis le début.
02:41On voit cette histoire sans fin qui rebondit.
02:44Un coup l'Ukraine prend du recul, un coup c'est la Russie, l'autre reprend...
02:47Est-ce qu'à un moment donné, en militaire, vous qui avez côtoyé les états-majors,
02:51vous avez côtoyé les chefs d'État français,
02:53vous savez ce qu'est la façon dont il faut pour gérer stratégiquement une situation de crise et sans issue.
02:58Est-ce qu'à un moment donné, il va falloir les contraintes à se mettre autour de la table
03:01et trouver une solution négociée sur le plan diplomatique,
03:04puisque les armes ne semblent pas pouvoir apporter la réponse définitive à cette tragédie ?
03:08Alors on voit bien que les Européens n'ont pas la capacité de le faire.
03:12Les Européens ont fait le choix de l'Ukraine, et ont fait le choix de l'Ukraine,
03:15les Russes n'accepteront jamais que les Européens organisent quelque chose.
03:19En fait, c'est la passe des Américains.
03:21On voit la semaine dernière, avec le déplacement de Radcliffe, le patron de la CIA à Moscou,
03:26et le déplacement ce week-end de Witkoff et de Kushner,
03:29qui sont les deux négociateurs, les deux émisseurs américains.
03:31En fait, les deux ont fait un aller-retour, un, d'abord à Moscou,
03:34et deux, ensuite à Kiev, pour faire quoi ? En fait, pour trouver des solutions.
03:38Donc le débat que vous évoquez, un débat parfaitement, je dirais, logique,
03:42et je veux dire, c'est dans le tempo, c'est maintenant qu'il faut le poser à la question.
03:45Quas-ce que légitime.
03:46Il est légitime, et les Américains sont dessus.
03:48Bref, même eux, aujourd'hui, ils n'arrivent pas à décortiquer.
03:50Pourquoi ? Parce qu'on a laissé ce conflit s'enquister depuis quasiment 5 ans.
03:54Donc il s'est enquisté, et plus le conflit est enquisté,
03:57moins les protagonistes veulent craquer.
03:59Donc aujourd'hui, l'un des deux va essayer de faire craquer l'autre.
04:02Et l'un des deux, et on voit bien que, comment dire,
04:06Zelensky, il y a le mois dernier, avec cette opération aérienne qu'il a fait,
04:09il a pensé que les Russes allaient craquer, c'est impensable.
04:12On voit bien qu'aujourd'hui, c'est plutôt Poutine qui pense que Zelensky va craquer.
04:15Il a peu de chance que ça se fasse.
04:16Donc on a une situation de blocage qui, malheureusement,
04:19se situe au cœur de l'Europe.
04:20Mais malheureusement, il y a des possibilités d'extension,
04:23même de, comment dire, d'escalade, qui ne sont pas nulles.
04:26Sincèrement, père de Jong, ici, c'est le parlant vrai.
04:29Dans la logique du faucon yaka,
04:32qu'est-ce que, malgré tout, si on nous avions eu, j'allais dire,
04:35les attributs nécessaires du courage à la classe politique,
04:38qu'est-ce qu'éventuellement, dès février 2022,
04:40on pouvait faire dans un sens ou dans un autre ?
04:42Je sais qu'il y avait déjà des négociations qui étaient entamées à Ankara,
04:45entre Poutine et Zelensky, auquel Boris Johnson amiquait,
04:48en disant surtout ne cherche rien, la cavalerie arrive.
04:50Ou alors, est-ce qu'on aurait pu, à un moment donné, taper du poids sur la table
04:53sans provoquer le conflit mondial,
04:54et dire à Poutine, stop, là tu ne peux pas.
04:56On avait les moyens de réagir différemment.
04:58On avait les moyens de réagir.
04:58On avait les moyens de réagir.
04:58Macron a essayé, puisqu'il a fait plusieurs allers-retours à Moscou,
05:01et ça n'a pas fonctionné, puisqu'en fait, il était inaudible.
05:04Il avait parlé de troupes au sol, vous vous souvenez ?
05:06C'est plus tard, c'est plus tard.
05:07C'était deux ans plus tard.
05:09Mais au tout début, il pense qu'on peut s'interposer.
05:12Quasiment la première année, il fait des allers-retours,
05:14il pense qu'il peut trouver une solution.
05:15En plus, il est seul en Europe à avoir ce contact,
05:17parce qu'il pense avoir le contact.
05:19Et donc, il va à Moscou, il fait ce qu'il faut.
05:21Le Prême, il essaie de trouver une solution, je dirais...
05:23C'était fou, non ? Ou c'était pas si fou que ça ?
05:25Moi, je pense que c'était pas fou.
05:26Le Prême, c'est qu'il a été archi-critiqué sur ce positionnement.
05:29Alors, en même temps, Poutine le démontre au fil des mois
05:32qu'il n'est pas très allant pour une négociation
05:35ni avec les Américains, ni avec nous.
05:36Alors, les Américains, un peu plus,
05:37parce que c'est une puissance militaire, je dirais, conséquente.
05:40Et c'est comme l'OTAN, les Européens et la France,
05:42pour Poutine, ça ne compte pas du tout.
05:44Le problème, c'est que...
05:45Moi, j'ai eu l'occasion de voir la relation se recréer
05:47à l'issue de la chute du mur en 90-95,
05:50avec Yeltsin, avec Jacques Chirac, etc.
05:53Malheureusement, on avait, nous, Français,
05:54une très bonne relation avec les Russes,
05:55qui se développait.
05:57Le Prême, c'est qu'on les maltraitait.
05:59Yeltsin, on le prenait pour un péquenaud.
06:00Donc, tout ça, ça faisait qu'on les marginalisait.
06:02Mais enfin, juste avec Poutine, au moment du conflit syrien,
06:05on les a totalement évacués,
06:06alors qu'on avait besoin d'eux pour, justement,
06:07créer une harmonie entre eux.
06:10Regardez, en 2014, les accords de Minsk,
06:12comme on dit François Hollande avec Mme Merkel,
06:14et des accords Minsk-Minsk, ça dure des années.
06:17Qu'est-ce qu'on fait ? On ne fait rien.
06:18Donc, on laisse le truc filer.
06:20On dit, ouais, on va trouver une solution,
06:21on verra bien plus tard, etc.
06:22On laisse filer.
06:23Accords de Minsk, vous vous souvenez ?
06:24Il y a une clause que Mme Merkel et Nicolas Sarkozy obtiennent
06:27disant, l'Ukraine ne sera pas militarisée,
06:30elle ne rentrera pas dans l'OTAN.
06:33Verbalement, les Américains acceptent cette concession,
06:36qui avait été demandée par les Russes, évidemment.
06:38Dans la nuit, les Etats-Unis changent le texte,
06:40et quand ils se réveillent le matin,
06:42Merkel et Sarkozy découvrent que le texte est marqué,
06:45que l'Ukraine pourra intégrer l'OTAN.
06:47C'est ça, les méthodes.
06:48Ça, c'est le chiffon rouge agité devant les yeux de Poutine.
06:51Il n'y a aucune chance jamais que ça se fasse.
06:53Pourquoi ?
06:53Parce que Poutine, il a un sentiment d'insécurité avec l'Ouest.
06:56Alors, c'est vérifié ou pas vérifié.
06:58C'est son impression.
06:59Il a le droit de l'avoir.
07:00Donc, ce problème, il a un regard sur l'Ouest,
07:01qui est un regard agressif.
07:02Pourquoi ?
07:03Parce que, quand il arrive aux affaires en 2000,
07:05il entend bien le discours récurrent des Américains,
07:07principalement, qui disent, en permanence,
07:09la Géorgie et l'Ukraine ont pour vocation de rentrer dans l'OTAN.
07:11Ce qui veut dire, dans l'OTAN, c'est les Américains.
07:13Donc, les Américains sont sur la bordure, sur le Dniepre,
07:16face à la Russie.
07:18Pour un Poutine qui est sur un modèle, je dirais, soviétique,
07:21puisque c'est comme ça qu'il résonne,
07:23c'est absolument impensable.
07:24Donc, en fait, ce décalage a fait qu'en le laissant,
07:27comment dire,
07:28ce décalage, je veux dire, se cristalliser quelque part,
07:31on a créé une situation qui, malheureusement,
07:32et votre question le démonte,
07:34on a une situation dans laquelle on n'a pas de solution.
07:36Elle n'est pas militaire, elle n'est pas politique,
07:38elle n'est pas financière,
07:39on ne sait pas où on va,
07:40et malheureusement, aujourd'hui, ça craque de tous les côtés.
07:43Mais, colonel, est-ce que ça signifie qu'aux Etats-Unis,
07:44quel que soit le régime qui règne à Moscou,
07:46il y a une part de la classe politique américaine,
07:49on va dire les néocons,
07:50qui considèrent que la Russie, en soi, est un ennemi
07:52qu'il faut abattre ?
07:54Oui, il y a toujours eu un petit fond,
07:56comment dire, anti-russe.
07:58Pourquoi ? Parce que c'était la guerre froide,
08:00ça s'est passé durement,
08:01ils ont eu le sentiment en 90 d'avoir gagné la guerre.
08:04Les Américains l'exprimaient ainsi.
08:05Et pendant toute la période de Bush,
08:06avec les néocons, les néoconservateurs,
08:08il y avait un discours extrêmement offensif,
08:11extrêmement proactif,
08:12en direction de la Russie,
08:14en expliquant, encore une fois,
08:14Urbi et Torbi,
08:16que les pays d'Europe de l'Est
08:17aient pour vocation de rentrer le plus vite possible
08:19dans le système otanien.
08:21Ça s'est fait tout de suite,
08:22vous vous rendez compte que les Polonais,
08:23les Hongrois, les Tchèques
08:24sont rentrés dans l'OTAN en 99.
08:26Donc, en fait, 8 ans après le début de la guerre,
08:28ils étaient déjà dans l'OTAN.
08:31Après, les Américains ont été très clairs sur le sujet.
08:33À l'époque de Bush,
08:34c'était la Géorgie et l'Ukraine
08:36doivent rentrer dans l'OTAN.
08:37Le problème, c'est qu'on n'a pas dû les laisser faire.
08:40Et malheureusement, la voie de la France,
08:41malheureusement, n'avait pas cette portée.
08:43On n'a pas été capable de modifier la trajectoire
08:45et Poutine a perdu confiance.
08:47Rappelez-vous le discours de Munich en 2007
08:50où Poutine est juste dans les yeux avec Obama,
08:52il dit très concrètement
08:53le monde unipolaire que vous avez imaginé en 90,
08:56c'est terminé.
08:57Donc, à partir de maintenant,
08:58c'est pied à pied.
08:58Qu'est-ce qui s'est passé ?
08:592007, le discours de Munich,
09:012008, il rentre en Géorgie.
09:032014, il rentre dans le Donbass,
09:05il est en Crimée, etc.
09:06Tout ça, ça crée un environnement
09:08qui a été créé par nous-mêmes.
09:11Le Kosovo, même chose.
09:13L'indépendance du Kosovo,
09:14qui était un pays serbe,
09:16en 1998, il ne comprend pas.
09:18Le bombardement de Belgrade,
09:19il ne comprend pas.
09:20L'OTAN bombarde Belgrade
09:22pendant quasiment deux mois.
09:23Dans les hôpitaux, la radio et un missile
09:25dans l'ambassade de Chine, on se souvient.
09:26Vous connaissez bien.
09:28Donc, les serbes,
09:28qui sont les alliés naturels des Russes,
09:30on leur enlève une province.
09:33Et au nom de quoi ?
09:34Au nom du droit des peuples
09:35à disposer d'eux-mêmes.
09:36Et c'est à partir de là
09:37que Poutine, il dit quelque chose
09:37d'assez vachement intéressant.
09:39Il dit, ok, partout il y a des russophones,
09:41donc c'est au droit des peuples,
09:42au nom du droit des peuples
09:42à disposer d'eux-mêmes.
09:44Donc, la Géorgie, etc.,
09:45ils ont le droit de disposer
09:46et donc il les envahit.
09:47Le problème, c'est les Pays-Baltes.
09:49Parce que vous avez une minorité russophone
09:51en Lettonie, quasiment jusqu'à 30-35%,
09:53qui n'est pas, qui existe.
09:55Donc, en fait, qu'est-ce qui peut se passer ?
09:57Donc, on voit qu'on a créé,
09:58en laissant pourrir la situation,
10:00on a créé un environnement
10:02qu'on pourrait ne plus contrôler
10:03dans les années qui viennent.
10:05La guerre en Ukraine
10:06est l'affaire de tous.
10:07Mais l'addition commence à soulever
10:09des questions à suivre dans la France,
10:11dans tous ses états.
10:11Notre invité, père de Young,
10:12et son analyse ponctue de militaire.
10:14Et puis, nous aurons le député UDR
10:16du DOUB, Mathieu Bloch,
10:17qui exprimera aussi sa position.
10:20Et puis, nous ferons un bilan précis
10:21du coût de cette guerre.
10:23Vous verrez, la somme est astronomique.
10:25Midi 14h, Sud Radio,
10:27la France dans tous ses états,
10:29Péricault Légace.
10:30Vous êtes bien sur Sud Radio,
10:32il est 13h17,
10:33en ce lundi 17 septembre 2026,
10:35et je reçois le colonel,
10:36le père de Young,
10:37vice-président de l'association Matisse,
10:39qui est un institut d'études géopolitiques.
10:43Nous décryptons petit à petit
10:45la situation d'Ukraine,
10:47petit à petit,
10:47parce que ça fait 4 ans
10:49qu'on est dessus,
10:50émission après émission,
10:52on va dire,
10:53pour parler,
10:53pour parler,
10:54tout le monde a essayé,
10:55et là où il semblerait
10:56qu'on est dans l'impasse,
10:57la France et l'Europe
10:58doivent prendre une position importante.
11:01Pour autant,
11:02lorsque l'on voit
11:02les sommes qui ont été investies,
11:03Anissa,
11:04faites-nous un bilan
11:04de ce qui a été investi,
11:06ce qui a été dépensé
11:06pour la guerre en Ukraine
11:08de la part des Etats-Unis
11:09et de la part de l'Europe.
11:09Alors vous allez voir,
11:10on va être dans le détail.
11:12Qui a payé quoi
11:13pour soutenir l'Ukraine ?
11:15Les chiffres que je vais vous avancer
11:16sont ceux de l'Institut de Kiel,
11:18qui tient depuis le début
11:20de la guerre un des comptes
11:21de référence des aides militaires,
11:22financières et humanitaires
11:24versées à l'Ukraine.
11:25C'est un institut allemand
11:27et son tracker est une base
11:28de référence internationale.
11:30Ceci étant dit,
11:31on va commencer par les Etats-Unis.
11:33Alors entre le début
11:34de l'invasion russe
11:35en février 2022
11:36et la fin juin 2026,
11:38Washington a fourni
11:39environ 115 milliards d'euros
11:41d'aides à l'Ukraine.
11:43Les Américains ont surtout
11:44été décisifs sur le plan militaire
11:46avec des armes,
11:46des munitions,
11:47des systèmes patriotes.
11:49Et puis le tournant intervient
11:50pour les Américains
11:51au début de 2025
11:52avec le retour de Donald Trump
11:54à la Maison-Blanche.
11:55A partir de là,
11:56les nouvelles aides américaines
11:57s'effondrent.
11:58Sur l'ensemble de l'année 2025,
12:00elles chutent de 99%.
12:02En clair, après avoir donné
12:04en moyenne une trentaine
12:05de milliards d'euros par an
12:06entre 2022 et 2024,
12:08Washington ne débloque
12:10quasiment plus rien.
12:11De nouveau,
12:12c'est là que l'Europe
12:13prend le relais.
12:14Fin février 2025,
12:16l'Europe avait déjà fourni
12:17environ 138 milliards d'euros,
12:19soit 23 milliards de plus
12:20que les Etats-Unis.
12:22Et puis,
12:22elle accélère très fortement.
12:24Sur la seule année 2025,
12:26les Européens augmentent
12:27leur aide militaire de 67%
12:28et leur aide financière
12:30et humanitaire de 59%
12:32par rapport à la moyenne
12:33des trois années précédentes.
12:34Alors ça fait beaucoup de chiffres,
12:35mais résultat,
12:36en août 30 juin 2026,
12:37l'Europe,
12:38c'est-à-dire les pays européens
12:39plus les institutions de l'Union,
12:42ont déjà fourni environ
12:44230 milliards d'euros,
12:45soit deux fois plus
12:46que les Américains.
12:47Et puis,
12:48les Européens ont encore
12:49accéléré au début de l'été
12:50avec près de 11 milliards
12:52d'euros supplémentaires
12:53décidés par les institutions européennes.
12:55Et puis,
12:55il n'y a pas que l'Europe
12:56et les Etats-Unis.
12:57Parmi les autres gros contributeurs,
12:58vous avez le Canada,
12:59le Japon,
13:00l'Australie,
13:01la Corée,
13:02la Nouvelle-Zélande,
13:03Taïwan ou encore la Turquie
13:04ont également participé,
13:05mais à moindre mesure.
13:08Et puis,
13:08si on additionne
13:09les grandes masses,
13:10déjà effectivement allouées
13:12ou fournies depuis 2022,
13:14on arrive à ce chiffre
13:16titanesque
13:16de 370 milliards d'euros
13:19d'aides internationales
13:21à l'Ukraine
13:21et probablement autour
13:23de 380 milliards
13:24si on ajoute
13:25tous les plus petits donateurs,
13:27suivis par quels,
13:28qui sont les pays
13:29que je viens de citer.
13:30Peut-être,
13:31vous demandez-vous,
13:31la France,
13:32dans tout ça,
13:33si on veut être précis
13:34et mesurer l'ensemble
13:35de l'effort français.
13:36La Direction Générale
13:38du Trésor
13:38chiffre à 16,2 milliards d'euros
13:41l'aide civile française
13:42entre 2022 et 2025
13:44en comptant la part
13:45que la France finance
13:46à travers l'Union Européenne.
13:49À cela s'ajoute
13:49le soutien militaire,
13:51le ministère des Armées
13:52l'évalue aujourd'hui
13:53à environ 6,5 milliards d'euros
13:55depuis le début de la guerre
13:56et si on additionne
13:57ces deux grandes enveloppes,
13:58on arrive donc
13:59rien que pour la France
14:00autour de 22 à 23 milliards d'euros
14:02donc de soutien français
14:04à l'Ukraine
14:04depuis 2022.
14:06Colonel Perdeyong,
14:07c'est tout simplement
14:09effrayant,
14:10effarant,
14:12terrifiant.
14:13Est-ce qu'on peut dire
14:14finalement
14:15dans le bon sens
14:16tout ça pour rien
14:17ou tout ça pour ça ?
14:18On ne peut pas dire ça
14:19parce qu'aujourd'hui
14:20l'aide à l'Ukraine
14:21ne se dégocie pas bien évidemment.
14:22On a engagé tous
14:23les Européens
14:24dans un système
14:24dans lequel on va les aider
14:26d'une façon ou d'une autre.
14:27Le résultat militaire et politique
14:28fait qu'on en est
14:29au 22 février
14:30au 22 février 2022.
14:32On n'a pas beaucoup avancé
14:33on avait dépensé beaucoup d'argent.
14:34Ceci étant dit
14:34je nuancerai le chiffre
14:35il est juste le chiffre au passage.
14:37Le problème c'est que
14:37les Européens ont mis en place
14:39un système de remboursement
14:40par un procédé
14:41qui s'appelle la FEP
14:42la Facilité Européenne de Paix
14:43et cette facilité
14:44en fait est abondée
14:46par les pays membres
14:47sur volontariat
14:48mais en général
14:48ils payent tous.
14:50Donc ce qui se passe
14:50quand vous donnez
14:51un char César à l'Ukraine
14:52on fait une demande
14:53de remboursement
14:54qui intervient
14:54quelques mois
14:56années plus tard.
14:57Je ne suis pas sûr
14:57que les Césars
14:58qu'on a donnés
14:58il y a 2-3 ans
14:59ont déjà été remboursés.
15:00On est d'accord
15:00sur le budget de l'Etat.
15:02Il y a une caisse globale
15:03qui a été mise en place
15:04pour subvenir
15:05et qui a été créée en 2021
15:06ça tombe bien
15:07juste un an avant le conflit.
15:08Donc une partie de cet argent
15:10théoriquement sera remboursée.
15:11Bien évidemment
15:11dans ce genre de conflit
15:12c'est impossible
15:12d'autant qu'on a un autre problème
15:14c'est qu'en fait
15:14ça amoindrit
15:15la capacité de nos armées
15:16quand le président Macron
15:17va dans une ronde réunion européenne
15:19et qu'il décide
15:20de donner des Mirage 2000
15:21ou des Césars que sais-je
15:23il appelle le chef d'état-major
15:24qui dit
15:24il faut donner
15:25donc en fait
15:26dans la semaine
15:26ou dans le mois
15:27ou dans les 3 mois qui viennent
15:28on délivre le matériel
15:29ce qui veut dire que
15:30le temps qu'on le rembourse
15:31le temps qu'on se fasse remplacer
15:32vous avez un manque
15:33à gagner dans les armées
15:34donc vous avez une montée
15:35en puissance de la menace
15:36russe
15:37telle qu'elle est exprimée aujourd'hui
15:38et malheureusement
15:39les armées sont hyper stressées
15:41et l'ensemble
15:41des armées européennes
15:42a le même discours
15:43l'ennemi potentiellement
15:44est dans 2, 3, 4 ans
15:45mais aujourd'hui
15:46donnez-nous des moyens
15:47parce qu'on ne peut pas
15:48répondre à la menace
15:49après le reste
15:53qu'est-ce des Etats-Unis
15:54puisque les pays concernés
15:55ont acheté du matériel
15:57du matériel américain
15:57c'est le dramatique
15:59parce que c'est vrai
16:00qu'en même temps
16:00on réutilise aussi
16:01comment dire
16:02comment dire
16:04pas les avoirs russes
16:06mais une partie
16:06comment dire
16:07de la production
16:08des avoirs russes
16:08qu'on récupère
16:09qu'on met dans le système
16:10d'intérêts des avoirs
16:11voilà les intérêts
16:11donc les avoirs
16:12on ne les touche pas
16:12les intérêts
16:13on les utilise
16:13les sommes sont relativement importantes
16:15ce que lui dit simplement
16:16c'est qu'en fait
16:16c'est un business
16:17qui fonctionne
16:17et qui malheureusement
16:18pour nous européens
16:19depuis l'arrivée de Trump
16:21facilite ou en tout cas
16:22accélère la vente d'armes
16:23américaines
16:24dans le monde entier
16:25et en Ukraine particulièrement
16:26donc nous
16:27on va dépenser
16:28une partie de l'argent
16:29avec les américains
16:30et nous français
16:31qui sommes producteurs
16:32on devrait être bien placés
16:34en fait pas du tout
16:34donc une partie
16:35de la saisie
16:36des avoirs russes
16:37des intérêts des avoirs russes
16:38qui pourraient rester
16:39dans la trésorerie européenne
16:40finalement se retrouve
16:40dans la caisse du ministère
16:42américain
16:42exactement
16:43et non seulement ça
16:44je dirais juste par ça
16:45pardon
16:45c'est accentué par le fait
16:46que non seulement
16:47dans du matériel américain
16:49aux ukrainiens
16:49ce qui est déjà
16:50en soi logique
16:51puisqu'ils ont produit
16:52un maximum
16:53il pourrait y avoir
16:53plus de matériel français
16:54mais au-delà de ça
16:55c'est que l'ensemble
16:56des pays européens
16:56pour rester bien proche
16:58du comment dire
16:58de l'élit américain
16:59la terreur
17:00si les américains
17:01quittent l'OTAN
17:01donc tout le monde
17:02achète massivement
17:03comment dire
17:04des F-35
17:04et des engins
17:05et des patriotes
17:06etc.
17:07donc il y a une espèce
17:07d'asservissement
17:08des politiques
17:09de défense européenne
17:10vis-à-vis des États-Unis
17:11c'est vraiment
17:12la guerre des dupes
17:12Mathieu Bloch
17:13merci d'être en studio
17:14avec nous sur Sud Radio
17:15vous êtes député UDR
17:16du Doubs
17:17de cette belle
17:19Franche-Comté
17:19vous aurez pu nous amener
17:21un morceau de Comté
17:21vous l'amenez
17:22une prochaine fois
17:23le sujet est beaucoup plus grave
17:24et essayez que ça
17:26de Conquillotte
17:26l'UDR
17:27vous êtes donc
17:28des alliés politiques
17:29du RN
17:30à l'Assemblée Nationale
17:31vous formez
17:32une formation
17:34ensemble
17:34Marine Le Pen
17:35a fait des déclarations
17:36on a écouté
17:37au début de cette émission
17:37voilà
17:38elle dit bien
17:39que c'est un enjeu
17:40gravissime
17:41et que ça ne se réglera
17:42que par une situation
17:43militaire
17:44avec l'OTAN
17:45ce qu'on ne souhaite pas
17:46là elle a parlé
17:47de fermer le robinet
17:48vous avez toujours été
17:49Mathieu Bloch
17:51solidaire
17:51de la cause ukrainienne
17:52pour autant là
17:53est-ce que vous reconnaissez
17:54qu'à un moment donné
17:55il faut peut-être se mettre
17:55autour de la table
17:56et réfléchir à une autre solution
17:57que de continuer cette guerre
17:58oui je pense que
18:00depuis le début du conflit
18:01nous on dénonce évidemment
18:02cette agression russe
18:04absolument inqualifiable
18:05et qui enfreint
18:06toutes les règles
18:07du droit international
18:07donc il n'y a pas
18:08de débat sur ce sujet là
18:09par contre il peut y avoir
18:11un débat sur la transparence
18:12des fonds
18:13que nous on utilise
18:13dans le cadre
18:14de cette aide
18:15apportée à l'Ukraine
18:16je pense que les français
18:17ont le droit de savoir
18:17vous savez que la situation
18:19économique de notre pays
18:20est budgétaire
18:21est absolument dramatique
18:22donc il est absolument
18:24essentiel quand même
18:24de faire preuve
18:25de transparence
18:26au moins sur l'emploi
18:27de ces fonds
18:28les paysans à qui on a dit
18:29on ne vous donne qu'un milliard
18:30ils auraient peut-être
18:30bien aimé récupérer
18:31une petite partie
18:32de l'argent
18:32qui est allée en Ukraine
18:33alors il faut voir
18:34combien on donne
18:35comment on donne
18:36où ça va concrètement
18:37à quoi ça sert
18:38et quelle est l'efficacité
18:39des fonds
18:40qu'on peut donner
18:41ou prêter
18:41vous parliez tout à l'heure
18:42aussi de choses
18:43d'objets militaires
18:45d'armes
18:46que l'on prend
18:46sur notre contingent
18:47ça met aussi
18:48nos armées en difficulté
18:49vous voyez
18:50vous citiez tout à l'heure
18:50les Mirages 2000D
18:52les Mirages 2000D
18:53ils ont été pris
18:53sur le contingent
18:54de la BA 116
18:56de Luxeuil
18:57de Missygon
18:58qui assure la police
19:00du ciel
19:00de notre pays
19:01et ça met en difficulté
19:03une partie
19:04aussi de notre armée
19:05de l'air
19:05parce que déjà
19:06notre contingent
19:06à nous est extrêmement serré
19:08bien sûr
19:08vous savez qu'on a augmenté
19:09les budgets des armées
19:10via la loi de programmation
19:11militaire
19:11néanmoins tout cela
19:12prend du temps
19:13parce qu'il faut faire
19:14des commandes
19:14il faut recevoir
19:15les matériels
19:16donc tout ça fait
19:17qu'aujourd'hui
19:17nos armées sont quand même
19:19extrêmement pressées
19:20donc la question
19:21qui se pose quand même
19:22c'est celui de la transparence
19:23moi ça fait deux ans
19:24que je suis parlementaire
19:25on n'a pas eu
19:25un seul débat
19:26à l'Assemblée Nationale
19:27très clair
19:27sur les fonds
19:28qui ont été employés
19:29prêtés
19:30donnés
19:30qu'est-ce qu'on a donné
19:31qu'est-ce qu'on a prêté
19:32qu'est-ce qui va nous être remboursé
19:33qu'est-ce qui ne nous sera
19:34jamais remboursé
19:35je pense que les français
19:36qui font des efforts
19:36qui s'élèvent tous les matins
19:37pour payer leurs impôts
19:38ont le droit de savoir
19:39vous considérez
19:40comme l'envisage
19:42Marine Le Pen
19:42si elle est élue
19:43présidente de la République
19:44qu'il faudra à un moment donné
19:46arrêter cette gabegie
19:47cette éborragie
19:48alors
19:48le faire avec des formes
19:50mais est-ce qu'elle arrive
19:51à un moment donné
19:51où on arrête de payer
19:52parce qu'on ne peut plus payer
19:53et que surtout se payer
19:54c'est-à-dire continuer la guerre
19:56comment
19:57pour fermer le robinet
19:58il faut les obliger à négocier
20:00de toute façon
20:01je pense que
20:01depuis le début
20:03je pense que ce conflit
20:04souffre d'un manque
20:04de communication
20:05et de négociation
20:06très clairement
20:08en même temps
20:08c'est des interlocuteurs
20:10pas faciles
20:10oui mais c'est évident
20:11on connaît
20:12la diplomatie russe
20:13c'est évidemment
20:14très compliqué
20:15loin de moi l'idée
20:16de trouver des solutions
20:17toutes faites
20:19néanmoins
20:19ce conflit
20:20est extrêmement lourd
20:21en hommes
20:22c'est plusieurs millions
20:22de personnes
20:23qui sont décédées
20:24ou qui ont été blessées
20:25c'est des sommes pharaoniques
20:27c'est des peuples
20:27qui sont opprimés
20:28je pense qu'il est
20:30plus que l'heure
20:30de retourner
20:31à la table de négociation
20:33pour essayer de trouver
20:33des solutions de paix
20:34à ce conflit
20:35alors évidemment
20:35il faudra faire des concessions
20:36et d'un côté
20:37et de l'autre
20:38mais on ne peut pas
20:38continuer comme ça
20:40plus de 370 milliards
20:42d'euros d'aides
20:43voire 380 milliards
20:44d'euros d'aides
20:45internationales
20:46à l'Ukraine
20:47depuis le début
20:47de la guerre
20:48est-ce que ces chiffres
20:49vous effraient
20:50pensez-vous que l'Europe
20:51a trop donné
20:51ou au contraire
20:52que notre aide
20:53à l'Ukraine
20:54n'est pas encore suffisante
20:55on vous écoute
20:560826 300 300
20:58Sud Radio
20:59Sud Radio
21:00la France dans tous ses états
21:02Péricault et Gass
21:04vous êtes bien sur Sud Radio
21:05il est 13h31
21:06ce lundi 7 septembre
21:082026
21:09je ne sais pas si c'est
21:10une dette historique
21:10mais j'ai sur le plateau
21:12et le colonel
21:13le père de Young
21:13et Mathieu Bloch
21:15député
21:15d'ailleurs du Doubs
21:15nous essayons de sortir
21:16alors on n'est pas
21:17à la table des négociations
21:18et à Nice
21:18aussi participent
21:19on aimerait bien sortir
21:20de se merdier
21:21passez-moi l'expression
21:22on envisage toutes les hypothèses
21:24et on se rend compte
21:24que c'est pas simple
21:25le président Trump
21:26lui il est embargué
21:28entre l'Iran
21:28et cette guerre de l'Ukraine
21:29qui ont essayé de sortir
21:30il envoie des émissaires
21:31le président Poutine
21:33semble lui
21:33attendre que ça se passe
21:34j'ai l'impression
21:35que le temps vaut pour lui
21:36Zelensky serait prêt
21:37à une concession
21:38et puis en Europe
21:38vous avez les vats en guerre
21:40ceux qui disent
21:40il faut arrêter
21:41colonel père de Young
21:42est-ce que si
21:43on imagine
21:44l'arrivée au pouvoir
21:45de Marine Le Pen
21:47ou d'un autre chef d'état
21:49qui dirait
21:49nous fermons les robinets
21:50on peut fermer
21:52les robinets
21:52aujourd'hui
21:53financiers
21:54à l'Ukraine
21:54et quelles conséquences
21:55ça pourrait avoir ?
21:56je crois que ça n'a pas
21:57tellement d'intérêt
21:58je veux dire qu'en fait
21:59on peut trouver une solution
22:00je pense qu'il faut avoir
22:00de la transparence
22:01il faut expliquer aux français
22:03où va leur argent
22:03et puis ils comprennent
22:04non parce qu'en fait
22:05les sommes consenties
22:07à l'Ukraine
22:08je crois c'est 0,3%
22:09du PIB
22:10donc on est sur des sommes
22:11extrêmement marginales
22:12le problème c'est que
22:13ces sommes
22:13ça dépend pour qui
22:14bien sûr
22:15mais ces sommes qui apparaissent
22:16en fait
22:17apparaissent dans un contexte
22:18en fait de tension budgétaire
22:19avec la discussion du budget
22:20au mois de septembre
22:21donc en fait
22:22les français ne comprennent pas
22:22ce qui se passe
22:23donc ils disent
22:23on veut bien
22:24on veut bien financer
22:26une partie de la guerre
22:27sous réserve
22:27que nos soldats
22:28n'aillent pas sur le terrain
22:30on veut bien financer
22:31mais il faut nous expliquer
22:32où ça va
22:32et puis encore une fois
22:33on a un état
22:34qui est archi dépensier
22:35et qui ne fait que dépenser
22:36donc en fait
22:37le contexte
22:37le débat autour du budget
22:39avec le livre de Sarah Knafo
22:40qui est un livre
22:41extrêmement important
22:42donc en fait
22:42ce débat qui se met en place
22:44interroge
22:45dès lors que vous avez
22:47des tensions
22:47liées aux impôts
22:48etc
22:48donc tout ça
22:49ça crée un mauvais contexte
22:50qui fait qu'aujourd'hui
22:51un pays comme la France
22:53ou même l'Europe
22:53ne peut pas
22:54ne pas avoir l'adhésion
22:55du peuple français
22:56dès lors qu'on s'engage
22:57comment dire
22:58au profit de l'Ukraine
22:59vous voulez quand même dire
23:01que si la France unit
23:02et les Allemands
23:02décidaient de fermer
23:03le robinet de la contribution
23:04française
23:04à l'effort de guerre
23:06pour l'Ukraine
23:06ça ne changerait pas la donne
23:07la part de la France
23:08n'est pas assez lourde
23:09pour qu'elle puisse peser
23:10sur la totalité
23:11du financement de la guerre
23:12bien sûr que non
23:12mais dans tous les cas
23:13qui paye le plus ?
23:14les Allemands pour l'instant ?
23:15les Allemands bien sûr
23:15mais c'est pas non plus énorme
23:16parce que par rapport
23:17à leur PIB
23:18c'est des sommes relativement
23:23sur une période de 5 ans
23:24oui bien sûr
23:24donc il faut diviser par les
23:25donc on voit que c'est pas
23:26des sommes considérables
23:27l'Europe elle est riche
23:28le problème c'est le contexte politique
23:29la guerre c'est un acte politique
23:31et là on est toujours
23:32en train de vendre
23:33des canons et des missiles
23:34le problème c'est
23:35pour quel but politique ?
23:36qu'est-ce qu'on fait ?
23:37qu'est-ce qui va se passer ?
23:38et malheureusement
23:39il y a un effet cliquet
23:39et moi je reproche
23:41à nos dirigeants
23:43ils ne mesurent pas
23:44l'effet cliquet
23:45aujourd'hui
23:45on peut se retrouver engagé
23:47dans une guerre
23:48potentiellement
23:48c'est pas du tout impensable
23:49parce qu'il peut y avoir
23:51il peut se passer des choses
23:52tous les conflits
23:53en fait démarrent toujours
23:54sur un malentendu
23:55et je crains malheureusement
23:56que ce malentendu arrive
23:57Mathieu Bloch
23:58en tant que député UDR
23:59tel que vous êtes aujourd'hui
24:00quelle disposition efficace
24:02et courageuse
24:03la République française
24:04pourrait-elle prendre
24:05à son échelle ?
24:07imaginez que vous soyez
24:08en situation majoritaire
24:09à l'Assemblée nationale
24:10j'envisage cette hypothèse
24:12qui pourrait être la réalité
24:13en mai 2027
24:15qu'est-ce que la République française
24:16aujourd'hui raisonnablement
24:17peut faire pour freiner
24:19cette guerre
24:20la stopper
24:20l'interrompre
24:21à part couper le robinet
24:22je pense que la France
24:24est un pays qui compte
24:25dans le monde
24:26et qui a toujours porté
24:27une parole forte
24:27nous sommes la seule force
24:29complètement
24:29de l'Union Européenne
24:30totalement indépendante
24:32au niveau nucléaire
24:33on a des atouts
24:34qui sont très clairs
24:35au niveau militaire
24:36on a une voix
24:37qui compte
24:37je pense qu'on doit être
24:39un moteur
24:39pour la négociation
24:40tout simplement
24:41plutôt que de rentrer
24:42dans cette logique
24:43d'aller toujours plus loin
24:44dans le conflit
24:45dans la menace
24:46dans l'escalade
24:47parce que l'escalade
24:48peut conduire à la guerre
24:49et ça serait absolument dramatique
24:50pour l'ensemble du continent
24:51je pense que notre obsession
24:52elle doit être
24:53un
24:53d'éviter cette escalade
24:55et la deuxième chose
24:56c'est la transparence
24:56qu'on doit au peuple français
24:58vous le disiez tout à l'heure monsieur
24:59et vous avez raison
24:59vous ne pouvez pas demander
25:00aux français
25:01de faire des efforts
25:01et puis leur pondre
25:02des milliards
25:03qui tombent du siède
25:04pour aider un pays
25:05dans une guerre
25:06qui aujourd'hui
25:07ne donne pas vraiment
25:09l'impression
25:09d'être à nos frontières
25:10pour les français
25:11Mathieu Bloch
25:11la transparence
25:12aboutirait à quoi ?
25:13On aurait donc
25:13les vrais sommes
25:14avec les vrais chiffres
25:15de la destination
25:17et ces sommes
25:17continueront à être allouées
25:18par le gouvernement
25:19et par le procédure européen
25:20est-ce qu'on pourrait s'y opposer ?
25:21Est-ce que vous voulez dire
25:22le parlement ?
25:23Evidemment
25:23si la volonté du peuple français
25:25et de ses représentants
25:26est de couper le robinet
25:27on couperait le robinet
25:28mais on n'en est pas là
25:29aujourd'hui on est dans l'idée
25:30déjà d'avoir les chiffres
25:31de savoir à quoi ça a servi
25:32parce que vous savez
25:33qu'il y a aussi
25:33toute une problématique
25:34de corruption en Ukraine
25:36c'est pas quelque chose
25:37qui n'est pas documentée
25:38on sait qu'il y a des problèmes
25:39avec cet argent
25:40qui vient un peu de partout
25:41il faut qu'on sache
25:42exactement
25:43où va l'argent des français
25:44à quoi ça sert
25:45et est-ce que c'est utile
25:46ou pas à l'effort de guerre
25:48et est-ce qu'on a
25:49dans cet effort de guerre
25:50une perspective de paix
25:51mais si parallèlement
25:52on ne mène pas
25:53des négociations
25:54si on n'est pas moteur
25:55dans les négociations
25:55si on ne reprend pas le dialogue
25:56c'est pas être pro-Poutine
25:58que de discuter avec Poutine
25:59pour essayer de trouver
26:00une solution
26:00mais ça on ne le fait pas
26:01depuis combien de temps ?
26:03On l'a fait un petit peu au début
26:04moi j'avais d'ailleurs salué
26:05l'effort du président de la République
26:06au tout début du conflit
26:07d'essayer d'avoir un contact
26:08avec Vladimir Poutine
26:09et d'essayer de mettre
26:10tout le monde autour d'une table
26:11Vous vous souvenez
26:12de la scène de la grande table
26:13c'était juste avant le conflit
26:14où Macron pensait vraiment
26:15que Poutine
26:17il avait convaincu
26:17d'une paix
26:18Avec un autre interlocuteur
26:20avec une nouvelle présidente
26:21de la République
26:22peut-être
26:22les choses seront différentes
26:24et le poids de la France
26:24comptera
26:25pour essayer de trouver
26:26une solution
26:26Poutine voudra certainement
26:28des victoires
26:28évidemment
26:29il faudra que Zelensky
26:30fasse des concessions
26:31je pense qu'il y est prêt
26:33on parle du Donbass
26:34évidemment
26:34une partie du Donbass
26:36est-ce que ça suffira
26:37à Poutine ou non
26:37moi je suis bien incapable
26:38de vous le dire aujourd'hui
26:39autour de cette table
26:40néanmoins
26:40il faut aller plus loin
26:41dans les propositions
26:42les rendre concrètes
26:43et essayer d'aller vers
26:44une conférence de paix
26:45pour essayer d'aboutir
26:47à une situation
26:47qui soit débloquée
26:48parce que si on continue
26:49dans l'escalette comme ça
26:50ça va très très mal se passer
26:52Père De Jong
26:53est-ce que dans les états-majors français
26:55quand je dis états-majors
26:56c'est aux encharges
26:57états-majors politiques
26:58états-majors médiatiques
26:59états-majors militaires
27:01il y a quand même
27:02quelques personnalités
27:03qui sont prêtes à y aller
27:05en découdre
27:05le chef d'état-majors
27:06des armes
27:06le général Fandon a dit
27:07prépare-nous
27:08à ce que nos enfants
27:09y parlaient d'un peu plus tard
27:10est-ce qu'aujourd'hui
27:11il y a des gens
27:11qui ont des leviers
27:13et qui seraient prêts
27:14à intervenir militairement
27:15en disant
27:15ça suffit maintenant
27:16on rentre sur le terrain
27:17on va se confronter aux Russes
27:19ils n'oseront jamais envoyer
27:20de bombes nucléaires
27:21et on va leur montrer
27:22de quoi on est capable
27:22il y a des gens
27:23qui pensent ça ou non
27:25je ne vous dis pas
27:25si c'est possible
27:26parce qu'il y a des gens
27:28on peut le penser
27:29parce que je pense
27:29que vous les rencontrez
27:30que vous les croisez
27:30on peut le penser
27:33le rôle d'un état-majors
27:34c'est quoi ?
27:34c'est de planifier
27:35donc aujourd'hui
27:36la planification
27:36elle fonctionne
27:37il y a comme toujours
27:38petit moyen gros
27:39il y a l'extrême
27:40et puis il y a
27:41la solution minimale
27:42donc en fait
27:42il y a une planification
27:43ça c'est évident
27:44ceci étant dit
27:45les chefs d'état-majors
27:46aujourd'hui
27:46sont extrêmement prudents
27:47l'ensemble des chefs
27:48d'état-majors européens
27:49le général Mandon
27:50exprimait il y a quelques jours
27:51encore
27:51qu'il craignait
27:52c'était au mois de juillet
27:53il craignait
27:54le décrochage
27:55par rapport à l'Allemagne
27:55qui est en train
27:56de développer
27:57un budget incroyable
27:58donc il y a un décrochage
27:59donc le problème
27:59c'est que
28:00dans cette question
28:01de fonds globale
28:02avec l'Europe
28:03avec l'Ukraine
28:03avec la Russie
28:04et cette guerre
28:05et les États-Unis derrière
28:05on voit que l'Europe
28:06est extrêmement fragilisée
28:07par le fait
28:08qu'elle est divisée
28:10alors les fauchés divisés
28:11et perméables
28:11c'est un vrai sujet
28:13et donc en fait
28:14cette division
28:14elle se matérialise
28:15dans les budgets mis en place
28:16et les Allemands
28:17merde
28:17ça très bien compris
28:18mais qui croit encore
28:19en France
28:19à une offensive française
28:20sur le terrain
28:21donc ce sont des coups de gueule
28:24de plateau télé
28:25oui mais le problème
28:26c'est que
28:27quand vous mettez des avions
28:27on a un dispositif aujourd'hui
28:29qui est le long de l'Europe
28:30entre
28:31globalement
28:31entre l'Estonie
28:32et puis la Roumanie
28:33on a des avions
28:34qui circulent
28:34la longueur de journée
28:35on parle la longueur de journée
28:36comme à la EPSI
28:37comment dire
28:38d'attaques hybrides
28:38de choses bizarres
28:39etc etc
28:40donc on a aujourd'hui
28:41pas loin de la ligne de contact
28:42de l'Ukraine
28:43on a des forces
28:44on sait jamais
28:45à l'issue de mon plein gré
28:46un coup de doigt
28:47pof
28:47l'avion qui part
28:48il prend un missile
28:49on sait pas d'où ça vient
28:50c'est comme ça
28:51que ça démarre les guerres
28:51donc le problème
28:52et comme il n'y a pas de débat
28:53on sera tout de suite
28:54dans la confrontation
28:55le problème
28:56il faut aussi dire
28:56voilà ce qu'on fait
28:58il faut l'expliquer en permanence
28:59etc etc
29:00c'est tandis
29:00je vais vous dire quelque chose
29:01moi je suis intimement convaincu
29:03que l'Europe
29:04sans les Etats-Unis
29:05ça fonctionne pas
29:06l'OTAN
29:0770% des forces de l'OTAN
29:08des budgets de l'OTAN
29:09sont les américains
29:10il reste 30%
29:11avec nos petits bras
29:12les 27 pays
29:13on va les faire
29:13les fiers à bras
29:14alors on peut
29:15on peut avoir un rôle politique
29:16bien évidemment
29:16mais aujourd'hui
29:17on est une force d'appoint
29:18alors ce qu'il faut
29:19c'est créer un pilier de défense
29:20on peut inventer
29:21tout ce qu'on voudra
29:21dans le cadre de l'OTAN
29:22ou dehors de l'OTAN
29:23etc
29:23mais on voit qu'on en parle beaucoup
29:25mais c'est compliqué
29:26moi je connais bien
29:27la brigade franco-allemande
29:28qui existe depuis 30 ou 40 ans
29:29ça n'existe pas
29:30c'est incroyable
29:32donc tout ça fait
29:32qu'il y a beaucoup de déclaratoires
29:34mais derrière
29:34en fait
29:35le concret n'existe qu'assez peu
29:37et là aujourd'hui
29:38on est confronté
29:39à une situation
29:39qui nous oblige
29:40à être clair
29:41compris
29:43concret
29:43on arrête
29:44les histoires
29:45d'assaut
29:46de troupes au sol
29:47tout ça
29:47c'est une période
29:48et le risque
29:49comme certains
29:49ont l'air d'en rêver
29:51parce qu'il y a des drones
29:52qui se baladent
29:52et qui aboutissent
29:53car s'il y a des endroits
29:54où il ne devrait pas arriver
29:55des drones russes
29:55que les russes passent un jour
29:57à l'offensive
29:58autrement on dit
29:59attention ça va arriver
30:00ils ne vont pas se contenter
30:02de l'Ukraine
30:03ensuite ça sera
30:03les pays baltes
30:05et puis plus
30:06est-ce que vous pensez
30:07que raisonnablement
30:08il y a à Moscou
30:10dans les états majeurs
30:11politiques et stratégiques
30:12des gens qui envisagent
30:14la guerre
30:14avec l'OTAN
30:15avec l'Europe
30:15mais c'est l'inverse
30:16de votre question
30:16tout à l'heure
30:17avec les Français
30:17évidemment ils planifient
30:19la planification
30:20dès lors que vous avez
30:20des débats
30:21on planifie
30:22mais la planification
30:22n'a rien à voir
30:23avec l'exécution
30:25donc la mobilisation
30:26n'est pas la guerre
30:27comme avait dit
30:28Poincaré en 1914
30:29la mobilisation
30:30n'est pas la guerre
30:31il y a une planification
30:31des deux côtés
30:32le problème encore une fois
30:33c'est le déclaratoire
30:35moi à l'heure où je vous parle
30:36je ne vois pas du tout
30:37la Russie
30:38là je vais peut-être
30:38contredire
30:39elle a déjà du mal
30:41sur les bords du Dniepre
30:42je ne la vois pas
30:43sur les bords du Rhin
30:44d'ailleurs cette guerre
30:45qui est mise en place
30:46contre les Européens
30:46est une solution alternative
30:48on n'est pas du tout
30:49dans le déferlement
30:50des blindés russes
30:51en direction des Pays-Bas
30:53tout d'ailleurs
30:53Mathieu Bloch
30:54ça sert qui en France
30:55de dire attention
30:56la Russie peut attaquer
30:57le climat de guerre
30:58préparez-vous
30:59ça sert le bloc central
31:00qui constamment
31:01surfe sur un climat de peur
31:02pour extrémiser
31:04ses adversaires
31:05et pouvoir se présenter
31:06comme les sauveurs
31:06très clairement
31:08dans le cadre d'un conflit
31:08de haute intensité
31:09on ne va pas se mentir
31:10aujourd'hui
31:10nos armées ne sont pas prêtes
31:11on a une excellence
31:12au niveau de la dissuasion nucléaire
31:13on a une excellence
31:14en format OPEX
31:15on a les meilleurs commandos
31:16du monde
31:16mais en conventionnel
31:17on est très faible
31:18on n'a pas suffisamment
31:19de munitions
31:20on n'y croit plus surtout
31:21moi j'étais co-rapporteur
31:22d'une mission d'information
31:24sur l'artillerie
31:24l'artillerie qui est le nerf
31:25de la guerre aujourd'hui
31:26on le voit très bien
31:26sur le retour d'expérience
31:27dans la guerre ukrainienne
31:29où quand on n'a pas
31:30la supériorité aérienne
31:31ni d'un côté ni de l'autre
31:32qu'est-ce qui se passe
31:33et bien c'est l'artillerie
31:34qui rentre en jeu
31:34aujourd'hui on a
31:35un seul régiment d'artillerie
31:37qui est capable
31:37de frapper dans la profondeur
31:38en France
31:38c'est le premier régiment
31:39d'artillerie
31:40qui a des lances-roquettes
31:41unitaires
31:41et par exemple
31:43les polonais
31:43en ont entre 30 et 50
31:45nous on a difficilement
31:47on en a ligne 3-4
31:48vous voyez
31:49on a vraiment
31:50des carences énormes
31:51on va préparer nos armées
31:52il faut avoir conscience
31:53de cette importance
31:55civis-passeb-parabello
31:56mais il faut préparer
31:57nos armées
31:57pour avoir la paix
31:58mais aujourd'hui
32:00quand on entend
32:00les discours
32:01va-t'en-guerre
32:01de certains
32:02mais je ne sais pas
32:02s'ils se rendent compte
32:03mais ça serait pire
32:04que la débat de 40
32:05le général Bonaparte
32:06qui était un grand artilleur
32:07serait ravi d'entendre
32:08Mathieu Bloch
32:08dire que c'est l'artillerie
32:09aujourd'hui
32:10qui est quand même
32:10et c'est vrai
32:11alors qu'on a des armes
32:12qui sont d'une modernité
32:13d'une puissance
32:13voilà
32:14donc le lance-pierre
32:15le lance-pierre
32:16et l'arc-bus
32:17l'armée française
32:18aujourd'hui 360 canons
32:20dont 77 Césars
32:22le César
32:23c'est celui qui tient plus loin
32:23on va dire
32:24en gros
32:24une cinquantaine de kilomètres
32:26je ne rentre pas dans le détail
32:26donc voilà l'artillerie
32:27qu'on a aujourd'hui
32:28alors évidemment
32:28vous avez
32:29vous avez les LRM
32:30ou les LRU
32:30qu'on appelle en France
32:31mais que c'est un engin
32:32qui est déjà en train de vieillir
32:33qu'il faut modifier
32:33le problème c'est qu'on a supprimé
32:35notre artillerie de longue portée
32:37qui était en fait le Hadès
32:37qui était un missile
32:38je dirais
32:39qui tira à 500 kilomètres
32:40on ne l'a plus
32:40pour toute une série d'azons
32:41on ne l'a plus
32:42donc en fait le problème
32:42c'est que non seulement
32:43on est faible en conventionnel
32:45mais même dans tout ce qui est
32:46dans la profondeur
32:47on ne l'a pas
32:47parce qu'on ne l'a pas prévu
32:48l'armée française
32:49c'est une armée qui était légère
32:50qui était destinée à être projetée
32:52pas du tout pour aller
32:52dans une guerre de haute intensité
32:54sur les frontières de l'Est
32:55donc on a une adaptation
32:56de notre armée
32:56on fera un autre exemple
32:57on a 200 Leclerc
32:59d'accord ?
32:59c'est la grosse chenille
33:00sachant que les chaînes de montage
33:02ont été fermées en 2007
33:03ça veut dire que depuis 20 ans
33:04on fabrique plus de pièces
33:06supposons qu'on en ait 200
33:07qu'est-ce qui accompagne
33:08aujourd'hui de Leclerc ?
33:09c'est que des engins à roue
33:10à roue
33:11alors je n'ai rien contre le griffon
33:12etc.
33:13qui sont des très bons engins
33:14c'est de la roue
33:14donc la roue ne va pas en tout terrain
33:16elle reste sur des pistes
33:17et sur des routes
33:17donc on a un outil d'accompagnement
33:19d'infanterie d'accompagnement
33:20qui n'est pas adapté réellement
33:22le remplaçant du LRU
33:23sera à roue aussi
33:24donc la célèbre phrase de Staline
33:28s'il disait
33:28la France combien de divisions
33:29et bien elle a tout son sens
33:31en avez-vous marre
33:33de la guerre en Ukraine ?
33:34pensez-vous que l'Europe
33:34doit faire plus pour en finir
33:36ou au contraire
33:37devons-nous prendre nos distances ?
33:39appelez-nous
33:40dites-nous ce que vous
33:41vous pensez
33:42au 0826 300
33:43Sud Radio
33:44la France dans tous ses états
33:46Péricault Légas
33:48vous êtes bien sur Sud Radio
33:49nous sommes on se croit
33:51dans un état-major
33:51parce que Mathieu Bloch
33:53et le colonel père de Young
33:54discutent stratégie
33:55et ils savent l'un et l'autre
33:58où nous en sommes
33:59la faiblesse de l'armée française
34:01notre faible marge stratégique
34:03sur le plan diplomatique
34:04et pourtant il va falloir trouver
34:05une solution
34:06nous avons Henri
34:07qui nous appelle de Biarritz
34:09bonjour Henri
34:11bonjour Péricault
34:11qu'est-ce qui vous énerve ?
34:14qu'est-ce qui vous agresse ?
34:15quand j'entends tout ça
34:16je me dis
34:17mais qu'est-ce qu'on veut ?
34:19on veut la paix
34:20ou on veut la guerre ?
34:22on fait joujou
34:23en parlant des armements
34:24de ceci
34:24cela
34:25mais est-ce qu'on sait
34:26que si
34:26l'Europe entière
34:28qui est plus
34:29va-t'en guerre
34:30qu'autre chose
34:30pour cacher
34:31les vrais problèmes
34:31et en plus
34:33on arrose
34:34d'argent
34:35l'Ukraine
34:36alors qu'on entend
34:37tous les jours
34:38des nouveaux scandales
34:38de corruption
34:39etc
34:39mais on se fout du monde
34:41et vous pensez
34:43réellement
34:43que si la Russie
34:44devait se retrouver
34:46face à l'OTAN
34:47la Russie
34:48ne taperait pas
34:49avec
34:50l'arme nucléaire
34:51et nous aussi
34:52ça voudrait dire quoi ?
34:53qu'on irait vers la fin du monde ?
34:55mais qu'est-ce que ça veut dire
34:56tout ça ?
34:57on ne peut pas avoir
34:57des gens
34:58qui veulent la paix
34:59on a un président
35:00qui chaque jour
35:01veut la guerre davantage
35:02on a un président
35:03un chancelier
35:05qui veut la guerre
35:05un anglais
35:06qui veut la guerre
35:07mais qu'est-ce que c'est ?
35:08ce sont des gens
35:09de bonne volonté
35:09qui veulent la paix
35:10et de l'autre côté
35:12on considère
35:13que c'est un pourri
35:15que je dis
35:15bien sûr
35:16que c'est un autoritaire
35:17bien sûr
35:18que c'est un méchant monsieur
35:20mais on n'est pas mieux
35:22et c'est honteux
35:23de ne pas vouloir
35:24moi j'ai 74 ans
35:25je voudrais qu'on ait
35:27des gens
35:27des dirigeants
35:28qui veulent la paix
35:29quand on entend
35:30ce gamin
35:30de Attal
35:31qui a été notre premier ministre
35:33dire ce qu'il dit
35:34ou même Philippe
35:36mais vous vous rendez compte
35:37mais où va-t-on ?
35:39ces gens-là
35:39si vous voulez
35:40ils sont sur la lune
35:42c'est honteux
35:43on a tous des enfants
35:45Péricault
35:45vous avez des enfants
35:46oui Henri
35:46et on veut la paix
35:48j'écoute ce que vous dites
35:49avec intérêt
35:51qui est-ce qui meurt
35:52sur le terrain ?
35:52ce sont les ukrainiens
35:54et les russes
35:54mais certainement pas
35:55les dirigeants
35:57comme d'habitude
35:57et ce va-t-en-guerre
35:59de Zelensky
36:00mais c'est une honte
36:02c'est une honte
36:03on n'entend autour de lui
36:04que des scandales financiers
36:05et nous on continue
36:06d'arroser
36:07alors qu'on a des gens
36:08qui crèvent de faim
36:08chez nous
36:09mais qu'est-ce que ça veut dire ça ?
36:11Henri je vais demander
36:12je vais demander au colonel
36:13je vais demander au colonel
36:14Père de Jong
36:15en un premier temps
36:15et on parle d'armée
36:16etc
36:17alors qu'on est à l'os
36:19colonel Père de Jong
36:20comme le dit Henri
36:21est-ce qu'on pourrait avoir
36:23une autre classe politique ?
36:26alors soit ce sont des gens
36:28qui sont
36:28qui ont une formation
36:30et une expérience
36:31soit qui ont du courage
36:32est-ce que vous pensez
36:33qu'il y a une dichotomie
36:33entre le personnel politique
36:35actuel européen en général
36:36français en particulier
36:37et la gravité de la situation ?
36:40je pense que le député Bloch
36:41est mieux placé que moi
36:41j'ai d'abord
36:44la grande muette
36:47sans rentrer dans la polémique
36:48sans rentrer non plus
36:49dans une espèce de
36:50sans dénigrer personne
36:50voilà
36:51des discussions un petit peu
36:52comme ça
36:52je peux comprendre la problématique
36:54c'est vrai que quand on est
36:55observateur de ce conflit
36:56comme doit l'être Henri
36:57à des kilomètres et des kilomètres
36:58il regarde la télévision
37:00on comprend mal
37:01le problème encore une fois
37:01il faut revenir à des choses réalistes
37:03et il faut les mettre à plat
37:04au moment des élections
37:05en 2027 il y a des élections
37:08il n'y a qu'à écouter les débats
37:10et c'est dans 6 mois
37:11donc ça va être extrêmement rapide
37:12et puis il faut voter
37:12en fonction de ses convictions
37:14de qui fait quoi
37:14et qui propose quoi
37:15parce qu'on voit bien
37:16qu'entre le RN
37:17et de l'autre côté
37:18et les filles
37:19vous avez toute une gamme
37:20de propositions
37:21il n'y a qu'à l'être dans
37:22oui sauf qu'ils se rejoignent
37:23un petit peu sur la question de l'Ukraine
37:24oui oui peut-être
37:26c'est curieux
37:26ils se détestent pour le reste
37:27là-dessus
37:29le problème c'est le rôle
37:30du chef de l'état en France
37:31qui est extrêmement important
37:31c'est comme aux Etats-Unis
37:33c'est comme aux Etats-Unis
37:34donc il a un rôle prééminent
37:35donc c'est vrai qu'aujourd'hui
37:36le chef de l'état
37:37il est chef de l'état
37:38donc il applique
37:39enfin il joue son rôle
37:40plein et entier
37:41il le fait en permanence
37:43donc c'est vrai que c'est son rôle
37:44on ne peut pas lui empêcher
37:45le problème encore une fois
37:46c'est qu'on peut le faire
37:47quand on a une armée
37:48qui correspond à sa stratégie
37:50et malheureusement
37:51je suis intimement convaincu
37:52qu'on a une armée
37:52qui est valeureuse
37:53qui est aguerrie
37:54etc
37:55mais c'est une petite armée
37:56il faut qu'elle gonfle
37:57il faut qu'elle grossit
37:58encore une fois
37:59on est en conflit
38:00pas conflit
38:03c'est que les Allemands
38:04qui eux ont dit très concrètement
38:05ils veulent assurer le leadership
38:06des armées
38:07des armées conventionnelles européennes
38:09donc ils veulent diriger
38:10les armées européennes
38:12qui pour nous français
38:13c'est impensable
38:14mais si un jour le chancelier
38:15sort des rangs de l'AFD
38:16ça sera une autre histoire
38:18Mathieu Bloch
38:18est-ce que les institutions
38:20de la 5ème République
38:21sont celles dont on a besoin
38:23pour gérer une crise
38:24telle que l'Ukraine
38:25car on voit que ça va un petit peu
38:26dans tout le monde
38:26bien sûr
38:27alors moi je crois
38:27je crois très formellement
38:29et très fortement
38:30aux institutions de la 5ème République
38:32voulues par le général De Gaulle
38:33elles sont solides
38:34si je comprends bien
38:35elles sont mal utilisées
38:36c'est surtout la classe politique
38:38aujourd'hui
38:39qui est celle
38:40qui est aux responsabilités
38:41depuis des années
38:41qui est un désastre absolu
38:44les discours ne sont pas du tout
38:46conformes à la réalité du terrain
38:47on en parlait tout à l'heure
38:48l'état de l'armée française
38:49avec les discours
38:50va-t'en guerre
38:51par exemple du chef d'état
38:52majeur des armées
38:52en dont aujourd'hui
38:53c'est bien gentil
38:54la réalité c'est que la France
38:55ne tiendrait pas
38:56un conflit
38:58de haute intensité
38:59donc qu'est-ce que ça veut dire
39:00ça veut dire
39:00ça remet en cause
39:01la question du déclenchement
39:02du seuil de l'arme nucléaire
39:04donc qu'est-ce que ça veut dire
39:05ça veut dire
39:06qu'on enclenche
39:07un conflit nucléaire général
39:09en Europe
39:09enfin tout ça n'a pas de sens
39:10et je trouve que c'est
39:11totalement irresponsable
39:12ces politiques
39:13qui sont en campagne
39:14aujourd'hui
39:14notamment du bloc central
39:16qui jouent sur les peurs
39:17pour essayer de sauver
39:18à nouveau leur siège
39:19sur un sujet
39:20qui est absolument important
39:21et qui joue aussi
39:23de clichés
39:24parce que vous dites
39:25il faut qu'on regarde
39:26au niveau des dépenses
39:27si elles sont utiles
39:28parce que vous dites
39:29il faut aller vers une conférence
39:31de preuve de paix
39:31il faut relancer les négociations
39:33on vous dit
39:33vous êtes pro-russe
39:34vous êtes pro-Ukraine
39:35vous êtes des agents
39:36de l'étranger etc
39:37mais tout ça n'a aucun sens
39:39c'est de l'irresponsabilité totale
39:40évidemment qu'il faut essayer
39:42de trouver des négociations
39:43pour amener
39:44la paix en Europe
39:45parce que toute autre solution
39:47sera désastreuse
39:47puis quand on parle
39:48de l'Union Européenne
39:50je rappellerai quand même
39:51que le pilier de défense
39:52aujourd'hui n'existe pas
39:53que la défense européenne
39:54telle qu'on veut nous la vendre
39:55et cette Europe fédérale
39:56qu'on nous vend à marche forcée
39:57n'existe pas
39:59ce qui veut dire
40:00que aussi
40:00dans nos rapports
40:01le coup franco-allemand
40:04excusez-moi
40:04mais n'existe pas
40:05non plus
40:06on le voit tous les jours
40:07ne serait-ce que
40:08dans les projets d'armement
40:10prenez le SCAF
40:11prenez le MGCS
40:12vous voyez bien
40:13que les Allemands
40:13systématiquement
40:14essayent de tirer
40:15la couverture
40:17on voit bien
40:17qu'on ne parle pas
40:18du même voie
40:20ils nous tourpillent
40:21et alors que nous
40:22on a créé
40:23cette indépendance
40:25cette souveraineté militaire française
40:26avec un modèle d'armée complète
40:28avec une dissuasion nucléaire
40:29merci
40:30la France des Trente Glorieuses
40:32et on a toujours été loyaux
40:33avec nos partenaires
40:34et on a toujours été loyaux
40:35tout à fait
40:35nous avons Jean-Paul
40:36qui nous appelle de Toulouse
40:37bonjour Jean-Paul
40:39tout à l'heure
40:39vous écoutiez les chiffres
40:40que nous a énoncés
40:41à Nyssa
40:42et ça vous fait froid dans le dos
40:43c'est ça ?
40:45bonjour Perico
40:46et bonjour
40:47à vos invités
40:49bah écoutez
40:50oui ça fait peur
40:51parce qu'on entend
40:5223 milliards dépensés
40:53en deux ans
40:54par la France
40:56ça c'est des chiffres
40:57c'est des chiffres officiels
40:58il faut peut-être ajouter aussi
41:00les deux dernières années
41:01combien on a dépensé
41:04rapprochons ça
41:04par exemple
41:05du coût du nouveau
41:06porte-avions nucléaires
41:07qu'on lance
41:09rappelez-moi
41:09c'est combien
41:10c'est 10 milliards
41:10le porte-avions ?
41:12à peu près
41:13un tout petit peu moins
41:14à peu près
41:15à peu près 10 milliards
41:16c'est-à-dire que
41:16là on a déjà
41:17on a déjà balancé
41:18dans la nature
41:19deux porte-avions
41:20bon il est clair
41:22qu'un porte-avions
41:22pour la France
41:23ça suffit pas
41:24parce que quand il est
41:25en maintenance
41:25il est bloqué un an
41:26ou un an et demi
41:27donc à Toulon
41:28donc il en faut au minimum
41:30un deuxième
41:31il en faudrait aussi
41:32davantage
41:32mais après
41:33bon ça c'est un autre débat
41:34mais l'argent
41:35qu'on a balancé
41:36au niveau de l'Ukraine
41:37que ça soit des armes
41:38ou que ça soit du liquide
41:39le liquide
41:40il s'évapore
41:42dans les paradis fiscaux
41:43parce que Zelensky
41:44est un pourri
41:45tout le monde le sait
41:47il faut quand même savoir
41:48que les canons César
41:49qu'on avait fourni
41:50à l'Ukraine
41:52un mois après
41:53donc un des canons César
41:55était présenté
41:56dans un défilé militaire russe
41:57et les Russes l'avaient acheté
41:58parce que les Ukrainiens
41:59avaient vendu le César
42:00donc aux Russes
42:02donc je me souviens
42:03TF1 avait présenté
42:05effectivement ces images
42:06donc on les oublie
42:07non l'histoire de l'Ukraine
42:09donc on a des dirigeants
42:11qui sont débattants de guerre
42:12c'est des
42:13comment dire
42:14c'est des sabreurs
42:15de bouteilles de champagne
42:17ils mènent la guerre
42:18des petits fours
42:19et ils croient que ça se passe
42:20comme dans les salons
42:21dans les salons présidents
42:23nous sommes d'accord Jean-Paul
42:24nous sommes d'accord
42:24je voulais juste corriger
42:26un chiffre
42:26vous avez dit que c'était
42:27sur 2 ans
42:28les 22-23 milliards
42:29c'est sur 4 ans
42:30il faut quand même le dire
42:3222-23 milliards
42:32colonel Père de Jong
42:35qu'est-ce qu'on fait ?
42:36qu'est-ce qu'on fait ?
42:37pour conclure
42:38une piste
42:39une piste
42:39je veux dire simplement
42:41une seule piste
42:41pour moi l'Ukraine
42:42c'est pas l'Alsace-Lorraine
42:43donc le rapport qu'on a
42:44avec l'Ukraine
42:45il faut le distancier
42:46il faut l'analyser
42:47tel quel
42:48donc c'est un allié potentiel
42:49c'est l'Europe
42:50etc
42:50c'est pas l'Alsace-Lorraine
42:51et le deuxième point
42:52oui pour l'aide
42:53nous on suicide
42:53le problème
42:54en allant trop loin
42:55malheureusement
42:56notre pays ne pourra pas le supporter
42:58intérieurement
42:58ça ne marchera pas
42:59on n'a pas les budgets
43:00il faut réinventer un modèle
43:01il faut plusieurs années
43:02malheureusement
43:03on est en concurrence
43:03avec l'Allemagne
43:04l'Allemagne
43:04je vous rappelle
43:05elle passe une trajectoire
43:07en 2030
43:07j'ai vérifié ce matin
43:08de 183 milliards d'euros
43:12par an
43:12de budget
43:13nous on est sur une tendance
43:15plutôt à 110-80 milliards d'euros par an
43:17encore une fois
43:18il y aura une distanciation
43:19ce qui fait qu'on aura
43:20de moins au moins
43:21en fait
43:21voix au chapitre
43:22dans le dispositif
43:23le peuple français
43:24aura voix au chapitre
43:25aux prochaines élections présidentielles
43:26je pense que Mathieu Bloch
43:27sera aussi en première ligne
43:29pour répondre à cette question
43:30voilà
43:31merci messieurs
43:32colonel Perdeillon
43:33Mathieu Bloch
43:33d'avoir été avec nous
43:34merci Anissa
43:36rendez-vous demain
43:36l'actualité continue aussi riche
43:38sur Sud Radio
43:39et vous continuez à écouter
43:40cette radio
43:41parce que c'est celle du parlons vrai
43:42on entend ici des choses
43:43qu'on n'entend pas forcément ailleurs
43:44à demain
43:46merci
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