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NewsTranscription
00:00L'honneur, le bon sens, l'intérêt supérieur de la patrie, commande à tous les français libres de continuer le
00:11combat, là où ils seront et comme ils pourront.
00:16On reconnaît la voix du général Charles de Gaulle dans l'un de ses discours prononcés à la radio de
00:23Londres entre 1940 et 1944.
00:26Et je veux revenir sur la bataille de Gaulle, ce film, cette surpoir de production en deux époques, la bataille
00:32de Gaulle, l'âge de fer, et la bataille de Gaulle, j'écris ton nom, le film d'Antonin Baudry,
00:37début difficile, lancement pendant le festival de Cannes, on a eu très peur parce qu'au début les entrées étaient
00:43assez timides,
00:44et puis la projection du deuxième épisode, j'écris ton nom, a été un engouement absolu et un succès retentissant
00:53qui révèle finalement à une époque qu'on se dit
00:57est-ce que les gens sont aussi sensibles à l'histoire, est-ce que la jeunesse est consciente, elle est
01:00interpellée ?
01:01Oui, il y a eu un sursoyeur, c'est pour ça que je me permets de revenir dessus, je l
01:05'ai vu tardivement, je n'ai pas eu le temps de le voir au moment de la sortie,
01:07je suis allé le voir tranquillement cet été avec mes enfants, les deux épisodes un soir après l'autre, donc
01:13je les ai vus de façon réunis,
01:15et moi qui prétends connaître un peu l'histoire, qui connais bien cette période parce que je suis passionné, j
01:19'ai été absolument bouleversé,
01:22et mes enfants de 18, 15 et 13 ans ont été bouleversés, mon épouse également, et effectivement tout ce qu
01:27'on nous avait dit, vous allez voir,
01:28quand vous sortez de ce film, il se passe quelque chose à l'intérieur, Charles de Gaulle, merveilleusement joué par
01:35Abkarian,
01:35qui est là, qui vient de déclarer, je n'ai pas honte de crier, vive la France, et finalement ça
01:41a permis à, j'allais dire, une partie du peuple français,
01:44je dis ça très magistralement, de se réapproprier de cette histoire, et de comprendre ce que signifiait le général de
01:50Gaulle,
01:50qui pour moi dans mon enfance était un général un peu autoritaire, c'était un peu papy qui rétablissait l
01:56'ordre, voilà, j'étais dans une famille
01:57où le gaullisme était quelque chose d'un petit peu, culture un peu de gauche était un peu méfiant, on
02:01a tous compris, aujourd'hui il n'y a plus que des gaullistes,
02:03même dans les gens qui ont vomi dessus, qui le détestent, ils sont en train d'aduler, et on comprend
02:08qu'il y a la profondeur du gaullisme,
02:09à l'écran, les plus jeunes générations découvrent comment un homme qui dit non peut résister, on voit que même
02:15c'était aux américains,
02:16il y avait les allemands, mais les américains ont tout fait pour le réduire à zéro, pour l'écarter, pour
02:19le contourner,
02:20et il s'est battu seul, grâce à Churchill, mais aussi face à Churchill, enfin, on apprend qu'un homme
02:25seul, en France, en détresse,
02:27et que la France seule, dans la plus pire des situations, peut se redresser, avec la ferveur d'un homme,
02:32de plusieurs hommes,
02:33de résistants courageux, qui ont donné leur vie face à un ennemi épouvantable, on mourait sous la torture, c'était
02:38une tragédie,
02:38c'était pas juste une contrariété, c'était épouvantable de se battre contre les allemands, et la France a su
02:44réagir,
02:45et on voit aujourd'hui, au moment où on se pose des questions sur l'avenir de la France, sur
02:49la cohésion sociale,
02:50sur la prise de conscience, sur le patriotisme, qu'est-ce que la nation, qu'est-ce que la république,
02:54la laïcité, avec une fracture sociale épouvantable,
02:56où les gens ne croient plus en rien, ni aux institutions, ni à la politique, avec des qu'ilvages politiques,
03:01où on se déteste, on se massacre, on s'insulte un national, et bien on a un homme qui s
03:04'appelait général de Gaulle,
03:05il incarnait la France, il incarnait la République, il incarnait l'État, il incarnait la raison d'être français,
03:11et ça a donné évidemment du baume au cœur aux gens qui ne savaient pas, ou aux gens qui doutaient,
03:15oui, il y a encore un espoir d'être français, et nous ne doutons pas que ce grand peuple confronté
03:20aux épreuves les plus épouvantables
03:22sera donné de lui, non pas comme ce que viennent de faire les allemands dans un des Landes,
03:25mais saura donner de la France l'image de la grande nation qu'elle a toujours été,
03:30on n'est pas entre la France nouvelle et entre la France éternelle, on est entre la France de toujours,
03:35voilà, celle de nos territoires, celle de nos paysages, celle de nos passés, celle de nos récits,
03:39celle de notre histoire, celle qui nous fait fiers et rends, fiers et heureux d'être français aujourd'hui.
03:47Anissa, on va changer de sujet.
03:48On va écouter.
04:02Alors je vais vous faire la traduction, désolé, désolé, je ne peux pas obéir, en fait, vous connaissez l'Odyssée
04:11de l'espace,
04:12évidemment, c'était de la science-fiction, évidemment, et donc ce qu'on pense être de la science-fiction,
04:18autrement dit, un homme qui parle à une machine, et une machine qui refuse de lui obéir,
04:23elle se révolte, c'est ça ?
04:24Elle se révolte et elle lui dit, non, je ne t'obéirai pas, parce que je sais que tu vas
04:28me déconnecter.
04:29Et là, voyez-vous, Perico, ça ressemble désormais, furieusement, à un avertissement,
04:34et non plus de la science-fiction, puisque cet été, un agent d'intelligence artificielle,
04:38testé dans un environnement supposé sécurisé, aurait réussi à en sortir, à accéder Internet,
04:44à pénétrer les systèmes de la plateforme Hugging Face, avec un objectif clair,
04:48récupérer des informations pour réussir l'évaluation à laquelle il était soumis.
04:53Autrement dit, la machine aurait cherché à tricher sans l'accord de l'homme et de sa propre initiative.
04:58Le 27 août, après plusieurs incidents inquiétants, OpenAI a lancé un appel mondial,
05:03s'alciné par plus de 100 entreprises, parmi lesquelles, en tropique, Google, Microsoft et Amazon.
05:10Leur avertissement est clair, il nous reste une courte fenêtre pour protéger nos hôpitaux,
05:14nos banques, nos réseaux électriques et nos administrations,
05:17avant que les cyberattaques d'OPLIA ne se généralisent,
05:20car ces outils peuvent désormais repérer des failles, écrire des codes malveillants
05:24et automatiser des attaques à une vitesse inaccessible aux pirates humains.
05:27Il y a un autre film qui fait peur aussi, on pourra en parler, c'est Matrix,
05:30on est toujours dans le même problème, est-ce que la machine numérique informatique va prendre le contrôle ?
05:33de l'humanité.
05:50Et oui, et oui, jeunesse française, voilà qui va sous les drapeaux.
05:54Je me souviens quand le service national a été aboli en 1995, me semble-t-il,
05:58et là, le nouveau service national.
06:00Alors, il y a eu une première tentative de service national
06:04qui a eu moins de service national et universel SNU,
06:09qui avait eu plus ou moins de succès.
06:11Et là, ce nouveau service national où vraiment les jeunes sont appelés,
06:14alors c'est du volontariat, c'est pas encore obligatoire,
06:16mais c'est vraiment un service, on peut dire, militaire,
06:18où ils sont impliqués, ils connaissent les conditions de vie en commun,
06:21à l'armée, dans la caserne, et ça rencontre un succès fou.
06:27Est-ce que ça va être en parallèle avec le succès du film La Bataille de Gaulle ?
06:31Est-ce qu'il y a une prise de conscience dans l'opinion, dans la jeunesse,
06:34qu'on est un pays qui traverse une crise morale et politique douloureuse,
06:39qu'il faut se ressaisir, qu'il faut se réappliquer ?
06:42Comment est-ce qu'on peut faire ?
06:42Alors, il y a ceux qui n'ont pas de travail qui veulent en trouver,
06:44il y a ceux qui veulent leur service à leur pays.
06:46Est-ce qu'on peut faire acte de solidarité,
06:48faire comprendre que cette facture sociale et que cette division du pays
06:51est en train de nous tuer, il faut se rassembler ?
06:52Est-ce qu'on peut se rassembler en portant l'uniforme ?
06:55Est-ce qu'on peut reprendre conscience des enjeux de ce pays ?
06:58Est-ce qu'on peut rendre service à son pays ?
06:59D'où le mot de service national.
07:01Là, c'est le nouveau service national.
07:03Il a un succès qui est plutôt, plutôt encourageant,
07:06et plutôt rassurant.
07:09Il y a un caractère volontaire non universel.
07:11Il y a un débat politique sur l'union en station,
07:13parce qu'il y a des gens qui n'ont pas été d'accord,
07:14pourtant c'est passé.
07:15Il y a une dimension budgétaire.
07:17Et puis il y a finalement, au final, des gens, des jeunes,
07:20qui y vont, j'allais dire le cœur à l'aise, joyeux,
07:23comme dans la chanson sur le 14 juillet.
07:26Et bien c'est plutôt bon signe.
07:27Ça veut dire que dans notre jeunesse,
07:28il y a encore des gens sur lesquels on peut,
07:30des jeunes filles et des jeunes hommes,
07:32sur lesquels on peut compter pour redresser ce pays.
07:36Il y a un certain nombre de personnes qui ont été écartées,
07:40qui ont été licenciées.
07:41J'ai fait partir un certain nombre de personnes,
07:43et ce qui est très positif aujourd'hui,
07:46c'est que la parole des enfants s'est libérée,
07:48que la presse évidemment s'en est saisie.
07:50Il y a un sujet du périscolaire.
07:52La droite se saisit de ce sujet
07:54pour demander la fin du périscolaire à Paris.
07:57Je ne pense pas que ce soit la solution.
07:58La solution, c'est la professionnalisation.
08:01Alors normalement, vous avez reconnu Anne Hidalgo,
08:04l'ancienne maire de Paris,
08:06qui s'exprimait sur le périscolaire,
08:08et elle parle normalement aussi de responsabilité.
08:12Et en fait, les responsabilités,
08:13on se pose quand même bien la question,
08:15et c'est ce que 17 familles demandent aujourd'hui
08:18à la justice d'examiner.
08:19Le 4 septembre, avec le collectif MeToo École,
08:23elles ont annoncé une plainte collective
08:24contre la ville de Paris.
08:25Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire, Patrick Bloch,
08:29et plusieurs responsables administratifs.
08:31Elles invoquent notamment la mise en danger d'autrui,
08:33la non-assistance à personnes en danger,
08:35et la non-dénonciation d'atteintes sexuelles sur mineurs.
08:39Et puis ce scandale ne date pas d'hier.
08:40Les premières affaires remontent au moins à 2019.
08:43Qu'ont-ils fait pendant ce temps ?
08:46En avril 2025 commence une nouvelle vague de révélations,
08:49et depuis janvier 2026,
08:51la ville a suspendu,
08:53écoutez bien, Perico, 132 animateurs,
08:56dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes.
09:00Alors oui, il y a vraiment des questions de responsabilité
09:02qui se posent vraiment.
09:03Plus grave encore, au moins un animateur
09:06était déjà signalé par des parents
09:07pour des cris et des violences psychologiques
09:09dans une école du 7e arrondissement parisien.
09:12Et puis au lieu d'être écarté,
09:13il a tout simplement été déplacé en décembre 2025.
09:16dans une école du 15e arrondissement parisien.
09:18Évidemment, normal,
09:19pourquoi l'écarter ?
09:20Autant le replacer ?
09:21Il est aujourd'hui suspendu
09:23et visé par trois plaintes pour viol sur mineurs.
09:27Alors, la mairie de Paris
09:28promet désormais la tolérance zéro.
09:30Il était temps.
09:31Une commission indépendante
09:32et un plan de 20 millions d'euros.
09:34Anne Hidalgo nie toute défaillance.
09:36Pourtant, on se pose quand même la question.
09:38Emmanuel Grégoire assure
09:39qu'il coopérera avec la justice, évidemment.
09:42Mais après des années d'alerte,
09:43une question les accable.
09:44Pourquoi a-t-il fallu
09:45autant de plaintes
09:46et autant d'enfants potentiellement victimes
09:48pour que la ville ouvre enfin les yeux ?
09:51C'est quand même un sujet tragique.
09:53Je ne sais pas si on peut parler
09:55de scandale d'État,
09:56mais on peut parler de scandale municipal
09:58ou communal.
09:59Les chiffres sont alarmants.
10:00Emmanuel Grégoire,
10:01quand il a pris sa fonction,
10:02il a bien dit
10:02« ça sera mon dossier premier,
10:05ça sera la priorité des priorités ».
10:07Déjà, comment l'administration,
10:09j'allais dire,
10:10la classe politique parisienne,
10:11Anne Hidalgo,
10:12qui sont des gens quand même
10:12qui donnent des leçons de morale
10:14et de vertu en permanence,
10:16comment ont-ils pu prendre
10:17autant de temps
10:17alors qu'il y avait des signalements ?
10:19Ça signale aussi dans le périscolaire,
10:21j'allais dire,
10:21la désagrégation totale
10:22des critères de sélection,
10:24c'est-à-dire qu'on ouvre la porte
10:24à n'importe qui.
10:25Et on pourrait faire une émission à l'ISA
10:27sur ces administrations,
10:29sur ces activités sociales, économiques,
10:31où par faute,
10:32par manque de moyens,
10:33par manque de personnel défectif
10:35parce que les gens
10:36ne veulent plus y aller,
10:37on ouvre la porte à n'importe qui
10:38parce qu'on est content
10:39de trouver le premier venu
10:40pour remplacer des postes
10:41avec des, j'allais dire,
10:42des situations
10:43qui impliquent la sécurité
10:46d'enfants,
10:47de personnes,
10:47de voyageurs,
10:48d'usagers.
10:49On donne les clés,
10:50on donne le moteur,
10:52on donne le volant
10:52à des gens qui n'ont pas
10:53la compétence.
10:54Et là, à la ville de Paris,
10:55à Nissa,
10:56quand même,
10:57il s'agit de quoi ?
10:57Il y a des signalements,
10:58il y a quand même eu des signalements.
10:59Ils étaient au courant
11:00de certaines choses
11:01et ils ont fermé les yeux.
11:02Et c'est là que le drame
11:03fondamental se pose.
11:05Ils ont fermé les yeux
11:06sur des violences
11:07sur enfants.
11:08Ça mérite quand même
11:09une sanction autre
11:10que des prises
11:11de positions municipales.
11:13Je pense que la justice
11:14pourrait peut-être,
11:15ou en tout cas
11:15une commission d'enquête,
11:17il y en a certaines,
11:18j'allais dire,
11:19de lancées,
11:19de prévues,
11:20il y a une enquête interne.
11:21Je pense que c'est un sujet
11:23qui pourrait être pris
11:24à l'échelle nationale
11:24par la classe politique
11:25et par nos gouvernants
11:26et par nos parlementaires
11:27pour savoir ce qui s'est passé,
11:28surtout pour éviter
11:29que ça se reproduise ailleurs.
11:31Même l'affaire Lyanna
11:32en soi est une défaillance,
11:34c'est une carence de l'État.
11:35Et là, ce sont des petits êtres
11:36que l'on a remis
11:37dans les mains
11:38de gens qui ne sont pas
11:39des gens
11:40qui auraient dû
11:40occuper cette fonction
11:41et on aurait dû le savoir avant.
11:44Voilà pour...
11:44Eh bien, on continue surtout...
11:47Donc André maintenant
11:48qui va nous...
11:49Bien sûr !
11:49Qu'est-ce qui met André Bercoff
11:51dans tous ses états aujourd'hui ?
11:52C'est encore l'Allemagne.
11:54C'est peut-être pas forcément
11:55sur ma longueur d'ordre.
11:56Écoutez bien,
11:57vous allez voir la différence.
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