- il y a 9 heures
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Avec Peer de Jong, ancien colonel, vice-président de l'institut Themiis
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NewsTranscription
00:00France dans tous ses états, le fait du jour.
00:03Pour son dernier 14 juillet, Emmanuel Macron veut faire les choses en grand.
00:0610 000 soldats défileront sur les Champs-Elysées.
00:09Les 37 pays de la coalition des volontaires ont été invités à participer aux côtés de l'Ukraine.
00:13Pour la première fois, les avions seront aussi équipés de munitions.
00:17Bref, une démonstration de force et de cohésion européenne, mais une cohésion fragilisée.
00:21Par l'abandon hier du projet d'avion de combat nouvelle génération franco-allemand,
00:25Berlin ne signera pas.
00:27On en parle avec le colonel Pierre de Jong, vice-président de l'Institut Témis.
00:31Bonjour.
00:31Bonjour.
00:32Bonjour, colonel.
00:33Bonjour.
00:33Mes respects, formule d'usage.
00:35Je vous envoie vos respects.
00:35Ils sont sincères.
00:36Non, non, vous êtes mon supérieur hiérarchique.
00:38Je n'étais que première classe dans l'armée.
00:40On est propriétaire de notre grade, ça tombe bien.
00:41Tout à fait, tout à fait.
00:43Colonel, l'actualité va très vite.
00:46Il y a évidemment le conflit au Proche-Orient avec le détroit d'Ormus qui reste bloqué.
00:50La partie de cache-cache entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump,
00:55le président de la République a l'air de se fâcher.
00:56Puis nous avons un président de la République française qui continue à nous donner l'impression
00:59qu'il contrôle la situation et qu'il est à la tête d'une glorieuse armée française,
01:04comme on l'a envoyé défiler dans les années 30,
01:06en disant que c'était la meilleure armée du monde.
01:08Effectivement, deux thématiques.
01:11Avec quoi peut-on faire peur le 14 juillet ?
01:13C'est toujours l'occasion de faire une force de démonstration.
01:17Et surtout, l'actualité chaude.
01:19Décryptez-nous.
01:20Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:21Pourquoi les Allemands ont abandonné le projet SCAF ?
01:24Combien ça va nous coûter ?
01:26Et pourquoi le président de la République s'est écrasé ?
01:28D'abord, le 14 juillet, très rapidement.
01:29En fait, le problème, c'est que c'est une démonstration, je dirais, d'unité.
01:33C'est le dernier 14 juillet du président de la République.
01:35Donc, il a besoin de démontrer qu'il a travaillé pendant 10 ans.
01:37Et c'est vrai qu'en final, il va essayer de montrer, sur les Champs-Elysées,
01:41je dirais, encore une fois, un modèle européen
01:43qui est totalement évanescent, totalement en création.
01:46Et la meilleure preuve, deuxième partie de votre question, c'est le SCAF.
01:48C'est le SCAF, la fin du SCAF, la fin de, comment dire,
01:51de la coopération entre l'Allemagne et la France
01:53sur l'avion de combat du futur,
01:55est enterrée depuis hier.
01:56Et ça a été enterré, non pas par le président Macron,
01:58mais par le chancelier allemand,
02:00qui a décidé, qui a proposé au président Macron,
02:02en fait, d'arrêter les frais, tout simplement.
02:04Donc, en fait, l'objectif aujourd'hui,
02:06qui était de créer un avion de combat du futur,
02:08j'irais 2050, 60, etc.,
02:10c'est tombé à l'eau.
02:11Il faut trouver d'autres modalités.
02:12– Colonel, le conflit ukrainien a démontré
02:14que nous avions une carence en armement européen,
02:16que nous avons besoin d'avions,
02:17puisqu'on refilait des avions Mirage anciens
02:20pour acheter des F-35 américains.
02:23Aucune cohérence européenne.
02:24Nous avons besoin d'une force dissuasive européenne
02:27avant d'avoir la défense de l'Europe, bien entendu.
02:29Là, c'était l'occasion, c'était du contraire.
02:30Le projet était en place.
02:32Combien ont été investis jusqu'à présent pour le projet ?
02:34– C'est assez considérable.
02:35Le projet a commencé, en gros, à l'époque de Mme Merkel.
02:38En gros, ça fait 8 ans.
02:393 milliards d'euros ont été dépensés
02:41pour un programme final de 100 milliards.
02:43Donc, 3 milliards qui sont passés à la poubelle.
02:45– Vous êtes en train de me dire, c'est ça ?
02:46Vous êtes en train de me dire qu'ils passent à la poubelle
02:48si le projet est à la poubelle ?
02:49– Ah oui, c'est 3 milliards qui disparaissent.
02:51Alors, pas tout à fait.
02:52Pourquoi ?
02:52Parce que j'imagine que Dassault va récupérer,
02:55comment dire, il y a une activité de recherche
02:56qui a été menée.
02:57Parce qu'en fait, le projet ESCAF,
02:59c'est un projet extrêmement complexe,
03:01dans le sens où il n'y a pas seulement un avion,
03:02mais vous avez une ergonomie,
03:03vous avez un écosystème avec des drones autour,
03:06extrêmement compliqué.
03:06– C'est un très beau projet, donc, en tout cas.
03:08– Ah oui, bien sûr, bien sûr.
03:09– Militairement, qu'est-ce que vous en pensez vous-même ?
03:10C'était quelque chose de valable ?
03:11– L'aviation, vous savez,
03:12c'est comme tous les armements,
03:13ça évolue en permanence.
03:15Donc, l'aviation, plus que tous les autres, pourquoi ?
03:16Parce que les drones ont détrôné une partie,
03:18comment dire, de la maîtrise du ciel,
03:21comment dire, par les armées de l'air.
03:22Donc, ils réfléchissent à de nouvelles modalités.
03:24Encore une fois, le problème, le suivant,
03:26c'est qu'on a besoin d'une armée de l'air.
03:27Bien évidemment, il faut maîtriser le ciel
03:29d'une façon ou d'une autre.
03:29Les missiles, les drones, en soi, ne suffisent pas.
03:32Donc, cette réflexion, si vous voulez, elle s'engageait.
03:34On peut la faire avec les Allemands,
03:35avec les Européens, ça ne pose pas de problème.
03:36Après, le problème, c'est qu'on voit avec les Allemands
03:38quel est le sujet.
03:39C'est le problème du leadership.
03:40Les Allemands annoncent régulièrement
03:42qu'ils vont avoir l'armée la plus conventionnelle,
03:44la plus importante d'Europe.
03:45Leur budget de la défense, dans les quelques mois qui viennent,
03:48150 milliards d'euros.
03:49Nous le notons, 60 milliards d'euros.
03:50Donc, vous avez déjà un décalage très important.
03:52Et ce leadership se manifeste, évidemment,
03:54dans les grands programmes d'un moment,
03:56comme le SCAF, qui est un programme formidable.
03:58D'autant que, il y a un point très important,
03:59vous savez, les Européens, je rejoins votre question,
04:01ils rêvent Européens, mais ils consomment Américains,
04:04à part les Français.
04:05On est bien les seuls en Europe...
04:06C'est le grand paradoxe de l'histoire.
04:07Ben oui, on est bien les seuls aujourd'hui.
04:10Les Français ont essayé de trouver une solution,
04:12je dirais, proprement européenne.
04:13Donc, au-delà des discours politiques,
04:15lignifiant sur une Europe de la défense, etc.,
04:18blablabla, blablabla,
04:18la réalité, c'est quoi ?
04:19Vous avez une montée en puissance des menaces,
04:21et concrètement, l'Europe n'est pas prête.
04:23Père De Jong, quel est le véritable motif ?
04:25On est dans le parlant vrai aujourd'hui.
04:26Vous n'êtes pas obligés d'avoir la vérité absolue.
04:28Quel est le véritable motif
04:29qui font que les Allemands ont abandonné le projet ?
04:31Il y en a quand même trois.
04:33Fondamentalement, un techniquement parlant...
04:35L'avoible et l'inavoible.
04:35Donnez-moi l'avoible et l'inavoible.
04:37Tout ça, c'est avoible et l'inavoible.
04:39Le problème, c'est comme dans un couple,
04:40on ne s'est pas mis d'accord.
04:42On avait, comment dire,
04:43on avait une espèce de contrat de mariage,
04:45mais en fait, on n'a pas réalisé.
04:46Pourquoi ?
04:46Parce que, un, techniquement parlant,
04:48les Allemands n'ont pas de porte-avions.
04:49On a un porte-avions.
04:50Ils n'ont pas de nucléaire.
04:51On a du nucléaire.
04:52Donc déjà, il y avait une contrainte technique
04:53qui était fondamentale.
04:55Ça, c'est le premier point.
04:56Le deuxième point, c'est industriel.
04:57On voit bien la compétition qu'il y avait
04:58entre Airbus, concrètement,
05:01et les Allemands, Airbus,
05:03et les Français étaient majeurs.
05:04Et d'assaut, on peut dire.
05:06Et d'assaut, bien évidemment.
05:07Et quelle est la question ?
05:09On est sur un modèle de deux avions européens.
05:11Vous avez ce qu'on appelle l'Eurofighter,
05:13conctris avec les Britanniques, BAE,
05:15et avec les Allemands français,
05:17avec Airbus, anciennement EADS.
05:19Aujourd'hui, on a un autre avion,
05:20le Rafale, qui est construit par les Français.
05:22Donc ce modèle, en fait,
05:24qui est en fait des structures pour l'Europe.
05:25Pourquoi ?
05:25Parce qu'on est divisé,
05:26on a deux avions,
05:27et on se fight sur les appels d'offres.
05:29En fait, il fallait trouver une solution.
05:30Le problème, c'est industriellement parlant.
05:32Le problème, c'est que les Allemands
05:33voulaient récupérer une partie
05:34des données que d'Assaut a.
05:35Alors, soyons précis.
05:36Est-ce que lorsque les Allemands
05:38considèrent qu'ils n'ont pas le leadership
05:39ou qu'ils n'ont pas la mainmise
05:41sur un projet,
05:41ils laissent tomber ?
05:42Ils ont tout compris.
05:43Ils sont en tête ou ils n'en veulent pas ?
05:44C'est exactement ça.
05:45Ils veulent être chef du monde.
05:47Ils ont moins de dettes que nous.
05:49Ils peuvent investir.
05:50Nous, on n'arrive pas à investir.
05:51On est en situation extrêmement compliquée
05:52du point de vue, je dirais,
05:54économique et financier.
05:55Donc, ils l'ont très bien compris.
05:56Et ça, ils l'ont toujours fait,
05:57Colonel.
05:57Ils l'ont toujours fait,
05:58mais ils étaient en retard.
05:59Dans le domaine de l'aéronautique,
06:00dans le domaine de la défense,
06:03ils étaient en retard.
06:04Un exemple,
06:04ils n'ont pas de sous-marins nucléaires
06:05dans l'ensemble d'argent.
06:06On en a.
06:06Donc, ils ont essayé,
06:07à un moment donné,
06:07de créer une joint venture
06:08de structure dans le maritime.
06:11Ça a été refusé en son temps.
06:12On voit dans le domaine aérien,
06:14mais ils essayent de nous supplanter.
06:15Enfin, en tout cas,
06:15de récupérer la mise.
06:16On peut comprendre Trappier,
06:18le patron de Dassault,
06:20à qui on dit,
06:21à partir de maintenant,
06:21tes plans,
06:22tu les mets sur la table,
06:23on les partage.
06:24Il y a un savoir-faire unique.
06:25La France a développé,
06:26depuis le général de Gaulle,
06:27un savoir-faire qui est unique.
06:28Elle veut garder son trésor de guerre.
06:30Donc, on n'a pas pu s'entendre.
06:31Au-delà des investissements
06:32qui étaient importants,
06:33ou au-delà de toute une série de questions,
06:35c'est vrai qu'il fallait arrêter le problème.
06:37C'est qu'on était dans une situation
06:38totalement détestable
06:39dans laquelle on finissait
06:40par se haïr les uns les autres.
06:42Colonel Perdeyong,
06:43est-ce que je peux vous poser
06:44une question solennelle ?
06:45Est-ce que l'Allemagne
06:45n'est pas restée finalement
06:47une puissance nationaliste ?
06:48Ça, c'est une très bonne question
06:49parce que c'est le troisième point
06:50que je voulais aborder,
06:51c'est la question politique.
06:52Et du point de vue politique,
06:53on ne l'est pas fait de la même façon,
06:55bien évidemment.
06:55On voit que les Français
06:56sont plutôt ouverts.
06:57Nous, on joue.
06:58Oui, voilà.
06:58On joue frangé sur l'Europe
06:59et on a renoncé à beaucoup de choses
07:01parce qu'on a été loué.
07:02Exactement.
07:02Eux, jamais.
07:04Mais vous savez,
07:04vous avez un point central.
07:06C'est aujourd'hui,
07:07c'est le nucléaire,
07:08par exemple,
07:08le nucléaire civil.
07:09C'est quand même incroyable
07:10qu'on ait accepté,
07:11nous, Français,
07:12de se déclasser
07:13dans le domaine du nucléaire civil
07:14parce que les Allemands
07:15l'exigeaient.
07:16L'époque de Merkel,
07:16c'est incroyable.
07:17Donc, on a une situation
07:18complètement sidérante
07:19dans laquelle,
07:20au nom, encore une fois,
07:22du fait que le couple
07:23franco-allemand
07:24doit rester uni,
07:25à ce moment-là,
07:25effectivement,
07:26c'est sur nous
07:26qui baissons la garde.
07:27Mais rappelons-nous,
07:28les Allemands,
07:28il y a toujours un truc
07:29très intéressant.
07:29On dit toujours
07:30nos amis allemands.
07:31Et si on ne dit pas
07:32les Allemands,
07:33on dit nos amis allemands
07:34parce qu'il faut le redire
07:35et le redire.
07:37Je me souviens
07:37d'une scène
07:39que j'ai revue
07:39l'autre jour,
07:40que j'ai montrée à mon fils.
07:42Je passe du coq à l'âne,
07:43mais c'est la symbolique.
07:44Le général von Einstein,
07:45qui était un des plus grands militaires
07:47du 3e Reich
07:48et un stratège exceptionnel.
07:50C'est lui qui a permis
07:51la victoire de la France,
07:52von Einstein.
07:54Enterrement en 1963
07:56en Allemagne
07:57avec la Bundeswehr
07:58qui lui rend les hommages
08:00comme un grand dignitaire
08:01de l'armée allemande
08:02sous prétexte
08:03qu'il n'était pas
08:04j'allais dire
08:05adhérent du parti nazi.
08:07Pour autant,
08:07il avait commis
08:08des crimes de guerre.
08:08C'est incroyable
08:09comme ces Allemands,
08:10au moment donné,
08:11lorsqu'il s'agit
08:12de retrouver
08:13leur arrogance,
08:15leur sens de la domination,
08:17leur suprématie,
08:19ils arrivent
08:19à se rassembler
08:20autour de cette idée
08:21et à dire non à l'Europe.
08:22Est-ce que ce sont vraiment
08:23des gens fiables
08:24aujourd'hui ?
08:25Le général de Gaulle
08:26s'en méfiait un petit peu,
08:26le général Galois aussi
08:27que vous avez connu
08:28de réputation.
08:29Est-ce qu'on peut avoir confiance
08:30dans les Allemands
08:31aujourd'hui en 2021 ?
08:32Le vrai problème
08:32c'est qu'on est déclassés.
08:34Le problème,
08:34eux,
08:34ont gardé un outil industriel
08:36extrêmement performant,
08:37on l'a perdu.
08:38Sauf dans le domaine militaire,
08:39évidemment,
08:40mais on n'a plus
08:40d'industrie française.
08:41Le deuxième point,
08:42on est sur-endetté.
08:43Quand vous avez des investissements
08:45du niveau où on situe la France,
08:47qu'est-ce que vous voulez dire
08:47sur le marché ?
08:48On ne peut pas investir,
08:49on est limité,
08:50on est bloqué.
08:51Le budget de la défendre,
08:52on devrait monter à 5%.
08:53On va monter à 3%,
08:553,1% dans les mois qui viennent.
08:56Eux vont monter à 5%.
08:57Les Polonais sont à 5%.
08:59Donc le problème,
09:00aujourd'hui,
09:00vous avez une donnée fondamentale.
09:02C'est encore...
09:03Enfin,
09:03on est dans un modèle
09:04dans lequel...
09:04Enfin,
09:05on est dans un monde
09:05dans lequel la menace
09:06est fondamentale.
09:07La guerre en Ukraine
09:09nous a annoncé
09:10qu'on était entrés
09:11dans un monde
09:11extrêmement complexe.
09:12On n'est pas prêts.
09:13Alors,
09:14on l'a compris,
09:15on voudrait bien le faire,
09:16mais on n'est pas prêts.
09:17On n'a pas l'industrie,
09:18on n'a pas les moyens,
09:19on n'a pas le budget.
09:20Non seulement ça,
09:21colonel,
09:21mais lorsque les Allemands
09:22nous disent
09:23arrêtez de fabriquer
09:24des panneaux photovoltaïques
09:25parce que ça concurrence
09:26les produits chinois,
09:27du coup,
09:28ça nous empêche
09:28de vendre des Mercedes.
09:29Alors,
09:30on vous compensera,
09:31donc vous ne faites pas
09:32de photovoltaïque,
09:33nous continuerons
09:33à vendre de la technologie
09:34et des voitures
09:35à la Chine
09:35et puis on trouvera
09:36une solution.
09:36On n'a trouvé
09:37aucune solution.
09:38Nous avons annoncé
09:38à certains pans,
09:39certains fleurons
09:40de notre industrie
09:41pour qu'eux
09:42puissent préserver
09:42la leur
09:42et on n'a rien
09:43en échange.
09:44Est-ce qu'à un moment donné
09:45le problème
09:46va être posé
09:46alors en termes politiques
09:47de relations internationales
09:48au sein de l'Europe ?
09:49Est-ce qu'il faut
09:50une Europe repenser
09:51différemment
09:52avec à deux vitesses ?
09:53L'Allemagne prend
09:54la tête de l'Europe riche
09:56et nous devrions
09:57prendre la tête
09:58de l'Europe moins riche
09:59ou est-ce qu'il faut
09:59penser à une Europe
10:00à un moment donné ?
10:01Ça a été évoqué.
10:02Même les Allemands
10:02ont dit un jour
10:03j'aime celui-là
10:03le temps de Kohl
10:03on va peut-être sortir
10:04de l'Europe,
10:05on va faire
10:05notre marché commun
10:06à nous
10:07avec l'Autriche,
10:08la Croatie,
10:09la Roumanie.
10:09Est-ce qu'un jour
10:10on peut avoir
10:10une fracture de l'Europe
10:11parce que l'Allemagne
10:12va décider de rouler
10:13toute seule ?
10:13Oui c'est possible
10:14d'autant qu'il y a quand même
10:15Ursula von der Leyen
10:15qui est à la manœuvre
10:16à Bruxelles.
10:17Elle fait fort elle aussi
10:18dans son argent.
10:18Elle est allemande
10:19donc déjà
10:19les Allemands
10:21ils sont puissants localement
10:22mais ils sont puissants
10:24en multilatéral
10:24donc c'est vrai
10:25que la machine de guerre
10:26elle est prête.
10:27Le problème encore une fois
10:27ce qu'on peut reprocher
10:28on ne peut pas reprocher
10:35c'est que nous les français
10:36on blablate
10:36et puis on n'a pas l'outil
10:38alors construisons-nous tout
10:39fabriquons l'outil
10:41recréons quelque chose
10:42à partir de là
10:43on revient dans le système
10:44on ne peut pas reprocher
10:45aux autres de faire
10:45les choses que nous
10:46on ne fait pas.
10:47C'est le problème des français
10:47on est toujours en train
10:48de blablater
10:50encore une fois
10:50le président Macron
10:51ne peut pas lui reprocher
10:51de ne pas avoir été européen
10:52mais donc c'est pour ça
10:53que la solution
10:54ne lui appartient plus
10:55on voit que la solution
10:56appartient à son successeur
10:582027
10:58on verra qui va être élu
10:59et c'est lui
11:00qui déterminera
11:00les orientations
11:01de l'Europe future
11:02On est loin du traité
11:03de l'Elysée en 1963
11:04où Charles de Gaulle
11:05et les grandes Alenauer
11:06avaient trouvé un pacte
11:07vraiment d'équilibre
11:08je vais aller dire
11:09et d'équité entre l'Allemagne
11:10et la France
11:11pour sauver l'Europe
11:11on est loin de ce concept-là
11:14on peut re-réver
11:14ou non ?
11:15Est-ce qu'il peut y avoir
11:15en Allemagne
11:16un leader qui émerge
11:17en disant
11:17allez maintenant
11:18on va jouer frangeux
11:18on se serre les coudes
11:20c'est l'Europe unie
11:21et on n'écrase pas
11:22le plus faible
11:23On peut croire Noël
11:25il n'y a aucun problème
11:26Et pourtant vous n'êtes pas
11:27anti-germaniste du tout
11:31un Européen pur et dur
11:32Le problème encore une fois
11:33ce que je veux dire
11:34c'est que concrètement
11:34on n'est pas prêt
11:35On va à un combat de boxe
11:36on n'est pas prêt
11:37Alors évidemment
11:37on n'est pas content
11:38on se prend des unions
11:39etc.
11:39Mais on n'est pas prêt
11:40C'est le cœur du sujet
11:41Les Allemands n'y peuvent rien
11:43Ils sont leaders
11:43Ils avancent
11:44Les Polonais nous arrivent derrière
11:46parce qu'on va être pris en sandwich
11:47La tranche de jambon c'est nous
11:48Parce que vous avez
11:49une tranche de pain polonaise
11:50une tranche de pain allemande
11:52et au milieu
11:52la tranche de jambon c'est nous
11:53Donc on a un vrai sujet
11:54à traiter
11:55Et rapidement
11:55Quelques jours après son élection
11:57le président François Hollande
11:58prend l'avion
11:58pour aller voir justement
12:00C'était Mme Merkel
12:02Il se prend la foudre au décollage
12:03Vous vous souvenez
12:03il est obligé de revenir
12:04Espérons que la prochaine fois
12:05c'est nous qui apporterons
12:06la foudre aux Allemands
12:07et qu'on aura un chef d'état
12:08qui défendra les intérêts
12:09de la France
12:10par rapport au
12:11j'allais dire
12:12à cet égoïsme allemand
12:13parce que je parle d'égoïsme
12:14Mais il y a un point très important
12:15encore une fois
12:16c'est les 27 pays
12:17Comment faire une union en 27
12:19alors qu'on n'était pas prêt
12:20ça a été beaucoup trop rapidement
12:21Donc en fait
12:21C'est cet ensemble
12:23Merci Jacques Chirac
12:23Il avait dit
12:24on ne ferait pas de mètre
12:25sans caser les oeufs
12:26mais finalement
12:26ça rentrera dans l'ordre
12:27Et encore on ne lachait pas aux Turcs
12:28Oui
12:29Que les Américains
12:30nous encourager à intégrer
12:32Bien sûr
12:32Et eux aussi
12:33nos amis américains
12:34Qu'est-ce qu'ils nous aiment les Allemands
12:35Merci Colin Perriong
12:36d'avoir été en direct
12:37sur Sud Radio
12:37Je vous dis à bientôt
12:38parce que j'aurai certainement
12:39besoin de votre avis
12:40pour la suite de l'actualité
12:41A très bientôt
12:41Peut-on rire de tout
12:42y compris de la mort
12:43d'une enfant de 11 ans
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