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  • il y a 16 minutes
Avec Gilles Ganzmann, Rachida Kaaout, Jean-Claude Beaujour, Mehdy Raïche

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##A_VOUS_DE_LE_DIRE-2026-09-07##

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Transcription
00:00:00Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:00:03Bonjour à tous, soyez les bienvenus en ce lundi.
00:00:07Votre rendez-vous désormais connu de 10h à 12h, à vous de le dire, dans la prochaine demi-heure.
00:00:13C'est votre histoire, vous y avez l'habitude maintenant.
00:00:16On va parler de votre quotidien, ce qui vous concerne, ce qui vous fait réagir aussi.
00:00:20Au menu, artisans, commerciaux, indépendants, auto-entrepreneurs, vous êtes nombreux à nous écouter.
00:00:26On vous salue d'ailleurs si vous êtes en voiture. Est-ce que vous avez déjà choisi votre plateforme de
00:00:31facturation électronique ?
00:00:33Puisque depuis une semaine, toutes les entreprises assujetties à la TVA, y compris les micro-entreprises en franchise de TVA,
00:00:40doivent pouvoir recevoir une facture électronique. Dans un an, il faudra aussi pouvoir les envoyer sous forme numérique.
00:00:47Alors l'État promet de simplifier votre vie, mais vous oblige quand même à choisir parmi plus de 140 plateformes
00:00:54privées.
00:00:55Est-ce que vous trouvez ça normal ? Est-ce que vous avez été suffisamment informé ?
00:00:59Avez-vous confiance en vos données, à vous de le dire, 0800 26 300 300 ?
00:01:05Et dans quelques instants, le mode d'emploi très précieux.
00:01:08On en a bien besoin avec Benoît Perrin, directeur général de Contribuables Associés.
00:01:12Dans notre deuxième partie, à partir de 10h30,
00:01:16trois débatteurs autour de la table pour commenter les sujets qui font parler la France ce matin.
00:01:21Êtes-vous inquiet de la percée historique de l'extrême droite en Allemagne ?
00:01:24L'AFD est en passe de diriger le Land de Sachsen-Halt.
00:01:28Ce serait une première depuis la Seconde Guerre mondiale pour ce parti dont l'ERN a pris ses distances.
00:01:34Bruno Retailleau veut inscrire les racines judéo-chrétiennes de la France
00:01:38dans une charte adossée à la Constitution.
00:01:40Affirmation de nos valeurs ou remise en cause de la laïcité ?
00:01:43A vous de le dire.
00:01:45Et puis on fera un point sur le pouvoir d'achat en cette rentrée.
00:01:48Les chiffres ne sont pas bons.
00:01:51De plus en plus de Français se serrent la ceinture.
00:01:53Ça se répercute sur les caddies, les courses et sur les loisirs.
00:01:56Et vous ? Sur quoi vous faites des économies ?
00:01:58A vous de le dire.
00:02:00826 300 300.
00:02:0310h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:02:07Bonjour mon cher Gilles Ganzemann.
00:02:09Bonjour.
00:02:09Je nous accompagne désormais pendant deux heures.
00:02:12Eh oui.
00:02:13Non, c'était bien Londres.
00:02:14Oh, mais ne racontez pas tous les secrets.
00:02:17Ça intéresse les gens qui nous écoutent de savoir ce que vous faites.
00:02:20J'ai pensé aux gens du Sud parce que j'ai eu du froid, de la pluie, c'était génial.
00:02:24Ah oui, ça c'est le contraste.
00:02:26C'était agréable, je dois dire.
00:02:29Bon, c'est bien, vous nous revenez en forme.
00:02:31Absolument, mais je suis parti en forme.
00:02:33Bon, Gilles, on s'adresse aujourd'hui aux milliers de commerçants, artisans, indépendants, auto-entrepreneurs.
00:02:39Ah, on nous rajoute encore des trucs à faire.
00:02:41Alors ça peut peut-être être bien, moi je n'ai pas tout compris.
00:02:44J'ai hâte que Benoît Perrin, notre invité, nous explique tout.
00:02:47Mais c'est vrai qu'il faut rappeler à ceux qui l'auraient peut-être oublié,
00:02:51depuis le 1er septembre, toutes les entreprises doivent pouvoir déjà recevoir leurs factures
00:02:56par l'intermédiaire d'une plateforme agréée.
00:02:58Il y a un certain Emmanuel Macron qui a dit qu'il voulait faciliter toutes les démarches administratives, non ?
00:03:04Au début de son deuxième mandat, tout devait être très facile.
00:03:11Moi, je n'ai pas trop compris si c'était plus facile ou plus difficile, pour être honnête.
00:03:14On va demander aux spécialistes.
00:03:15Oui, on va lui demander tout de suite d'ailleurs.
00:03:17Bonjour Benoît Perrin.
00:03:18Bonjour à tous.
00:03:19Bonjour Stéphanie.
00:03:20Bonjour.
00:03:20Bonjour Gilles.
00:03:21Directeur général de Contribuables Associés.
00:03:24J'aime bien vous avoir, vous le savez, puisque vous êtes très clair.
00:03:27Vous êtes le seul économiste à être clair.
00:03:29On comprend ce que vous dites.
00:03:31Et c'est vrai que moi, je me dis, bon, a priori, une fois que ça sera intégré, tout ça,
00:03:36ça peut être plus facile.
00:03:37Mais alors déjà, dites-nous qui est concerné depuis le 1er septembre et qui ne l'est pas.
00:03:43Bref.
00:03:43Alors, ce qu'il faut comprendre, c'est très simplement l'échange de factures entre professionnels.
00:03:47Avant, vous étiez un professionnel, vous facturiez votre client, votre fournisseur.
00:03:51Eh bien, pour le coup, vous lui envoyez une facture par mail, par voie, comment dire, par voie papier.
00:03:56Voilà.
00:03:56L'État, en quelque sorte, n'avait pas son droit de regard, en quelque sorte, sur l'échange que vous
00:04:01aviez de factures entre donc professionnels.
00:04:03Là, depuis septembre 2026, les moyennes et grandes entreprises pour la réception et l'émission des factures doivent passer par
00:04:11une plateforme agréée.
00:04:13Donc, c'est-à-dire, très concrètement, lorsqu'elles émettent une facture, le déposer sur un serveur.
00:04:18Serveur qui est ensuite connecté au service de l'État pour la partie TVA.
00:04:22C'est-à-dire, très concrètement, désormais, la DGFI, donc les services des impôts, pourra avoir l'information du montant
00:04:30de TVA que deux professionnels se facturent entre eux.
00:04:34Donc, ça, c'est pour les moyennes et les grosses entreprises.
00:04:36Et pour les petites entreprises depuis septembre 2026 et aussi les auto-entrepreneurs, eh bien, ils ont l'obligation de
00:04:42souscrire à une plateforme pour recevoir les factures.
00:04:45En revanche, en septembre 2027, toutes les entreprises devront passer par cette plateforme pour émettre et recevoir des factures.
00:04:51Et il faut déjà choisir, c'est ça ?
00:04:53Et alors, il y a à peu près 150, effectivement, plateformes privées qui ont été sélectionnées, habilitées, agréées par le
00:05:00ministère des Finances.
00:05:02Et effectivement, chaque chef d'entreprise, chaque entrepreneur peut choisir parmi ces à peu près 150 structures pour déposer ces
00:05:10factures et donc les émettre, pour ceux qui sont dans l'obligation de le faire.
00:05:12On va en recevoir l'une d'elles pour savoir qui sont ces plateformes.
00:05:16Mais moi, je voulais vous demander, ça y est, on est friqués ?
00:05:20Écoutez, d'abord, la première chose, l'impression que j'ai, c'est encore une décision prise par les bureaucrates
00:05:24qui viennent encore complexifier la vie des entrepreneurs.
00:05:26Il suffit de demander surtout des petits entrepreneurs.
00:05:29Il suffit de demander à des entrepreneurs, justement, qui ont des petites structures, qui n'ont pas de service juridique,
00:05:35qui n'ont pas un gros service comptabilité.
00:05:37Et ils sont tous inquiets, au-delà du fait que tous les petits chefs d'entreprise, en quelque sorte, n
00:05:43'ont pas choisi de plateforme, ce qui me semble-t-il déjà un signal.
00:05:46L'obligation, c'était donc en septembre 2026.
00:05:49Il se trouvait que vous en avez près 70% seulement qui ont choisi une plateforme parce qu'en fait,
00:05:52ils n'ont pas bien compris, ils n'ont pas bien compris les enjeux.
00:05:55On ne comprend pas très bien.
00:05:56En fait, ça inquiète considérablement les entrepreneurs.
00:05:58Dans un pays où l'État met ses doigts un peu partout, je ne pense pas que ce soit un
00:06:04bon signal.
00:06:04Et puis surtout, l'objectif avoué, c'est la simplification.
00:06:07C'est comme ça qu'on nous le vend.
00:06:09L'objectif inavoué, il est simple.
00:06:10En fait, c'est récupérer de l'argent.
00:06:12L'État veut lutter contre la fraude à la TVA.
00:06:15Et donc, qu'est-ce qui se dit ?
00:06:17Il se dit qu'en ayant l'information de toute la TVA collectée partout en France, on pourra récupérer les
00:06:23estimations du gouvernement.
00:06:24C'est entre 2 et 3 milliards d'euros sur cette fameuse fraude à la TVA.
00:06:28Mais Benoît Perrin, est-ce que c'est une mauvaise chose d'éviter la fraude ?
00:06:31Ce n'est évidemment pas une mauvaise chose.
00:06:33Ça va de soi.
00:06:34Néanmoins, ce qui m'embête beaucoup, et je pense que c'est le point central,
00:06:37et c'est en ça que je trouve que c'est une décision qui est extrêmement risquée,
00:06:40c'est surtout sur la sécurité des données.
00:06:42On voit bien qu'aujourd'hui, vous avez à peu près 150 entreprises qui ont été sélectionnées
00:06:46pour justement pouvoir recevoir et émettre des factures.
00:06:51Et je pense que l'inquiétude générale qu'on peut avoir quand on dirige une entreprise,
00:06:54c'est que ces informations finissent sur le dark web,
00:06:58enfin très concrètement, soient un peu hackées.
00:07:00Oui, c'est sûr, ce n'est pas souhaitable.
00:07:01Et à ce moment-là, c'est vraiment le secret des affaires qui serait violé.
00:07:05On va poser la question à l'un d'entre eux, à l'une d'entre elles plutôt,
00:07:08c'est ces plateformes.
00:07:10Adrien Leroy, bonjour.
00:07:11Bonjour.
00:07:12Vous êtes directeur marketing d'Indie.
00:07:14Vous êtes parmi les 150 fameuses plateformes.
00:07:17C'est sûr qu'il y a le choix.
00:07:19Vous venez d'entendre Benoît Perrin qui s'inquiète sur la fuite des données.
00:07:24C'est vrai, quand on écoute Benoît, on se dit qu'il n'a pas tort.
00:07:27Qu'est-ce que vous répondez ?
00:07:29C'est vrai que la sécurité, c'est une grosse préoccupation,
00:07:33surtout en ce moment vu les actualités.
00:07:35Nous, on est chez Indie, une plateforme agréée
00:07:38qui permet de gérer sa facturation électronique.
00:07:40Mais la sécurité, c'est une de nos priorités depuis longtemps
00:07:42puisque la plupart des plateformes qui sont sur le marché
00:07:46étaient avant déjà en train de gérer des données sensibles.
00:07:49Donc nous, on s'occupe de la comptabilité, des finances,
00:07:52des factures de plus de 500 000 entrepreneurs indépendants en France.
00:07:55Donc évidemment, tout ce qui est sécurité, accès aux données, sécurisation,
00:07:59c'est une de nos préoccupations numéro 1.
00:08:01Le risque zéro n'existe pas.
00:08:02Le risque zéro n'existe jamais.
00:08:04Et dans le cadre de la réforme, pour être plateforme agréée,
00:08:07il y a tout un tas de choses qu'il faut mettre en place.
00:08:09Les normes ISO 27001, les contrôles de sécurité.
00:08:12Donc évidemment, il y a tout un tas de dispositifs
00:08:14et qui sont encore renforcés suite aux actualités récentes
00:08:16pour que les données des entrepreneurs soient en sécurité.
00:08:19En tout cas, la plupart des plateformes, des 150,
00:08:22que ce soit vous, Time, Penny Lane, Conto, Fiducial,
00:08:25d'ailleurs, qui fait ça, évidemment.
00:08:28C'était déjà leur métier de base, c'est ça ?
00:08:30Qui s'étend maintenant à la facturation électronique ?
00:08:34Vous avez l'habitude ?
00:08:35Pour beaucoup d'entre elles, oui.
00:08:37Et nous, en tout cas, on a l'habitude puisqu'on gère déjà des comptes bancaires,
00:08:40des données de facturation, de la comptabilité depuis maintenant 10 ans
00:08:43pour des très gros volumes d'entrepreneurs et d'indépendants.
00:08:45Vous avez combien de clients, vous, par exemple ?
00:08:47On a 500 000 entrepreneurs et indépendants
00:08:50qui nous utilisent pour ces besoins-là aujourd'hui.
00:08:52Je pense que ça, c'est une inquiétude.
00:08:54Je ne dis pas que c'est sur votre structure que l'inquiétude se porte,
00:08:56mais il faut bien comprendre quand même que le ministère des Finances
00:08:59a donc habilité 150 structures.
00:09:00150 structures, c'est absolument énorme.
00:09:02Alors, vous avez des professionnels de la facturation
00:09:03et effectivement des structures qui sont déjà bien implantées dans le marché,
00:09:07mais vous avez aussi des nouvelles structures qui sont créées pour l'occasion
00:09:09puisque c'est, en quelque sorte, pour beaucoup d'entrepreneurs,
00:09:13le moyen, en quelque sorte, par opportunisme,
00:09:15de créer un business qui n'existait pas avant
00:09:17puisque maintenant, c'est une obligation qui est imposée
00:09:20à un certain nombre de chefs d'entreprise.
00:09:21Mais elles ne sont pas gratuites, Bonopérin, normalement ?
00:09:24Alors, vous avez effectivement des structures
00:09:26qui proposent ces services gratuitement
00:09:27ou des banques qui vont proposer ça de manière gratuite.
00:09:31Sauf que, comme souvent, ça sera adossé à un service payant
00:09:34qui est le fait d'obliger les gens à avoir des comptes professionnels.
00:09:37Je pense notamment aux auto-entrepreneurs.
00:09:39Mais je pense que le sujet, c'est surtout, encore une fois, l'habilitation.
00:09:42Je crois qu'il y a une vraie inquiétude.
00:09:43Quand on sait que Bercy a à peu près 5 000 informaticiens
00:09:48pour assurer la sécurité, justement, des données.
00:09:50S'il y a bien des données dont on pensait qu'elles étaient inviolables,
00:09:53c'est bien celles de Bercy.
00:09:54Non, non, mais il n'y a pas 5 000 ?
00:09:56Exactement.
00:09:56Non, mais 5 000, 5 000 personnes ?
00:09:57Et plusieurs centaines de milliers d'euros
00:09:58qui sont dépensés tous les ans
00:09:59pour sécuriser les données fiscales des Français.
00:10:02Donc, si on se dit que Bercy a vu son coffre-fort
00:10:05qui a été, effectivement, fracturé,
00:10:09eh bien, c'est vrai qu'on peut avoir une certaine inquiétude,
00:10:12surtout sur les nouveaux venus sur le marché.
00:10:15On peut se dire qu'effectivement,
00:10:17si Bercy n'arrive pas à sécuriser ses données,
00:10:20qu'est-ce qui va en être ?
00:10:21Des nouvelles structures qui viennent d'être créées.
00:10:24Et j'ajoute que le gouvernement a exclu de ce périmètre
00:10:28les entreprises de défense.
00:10:29Ce qui est quand même assez incroyable.
00:10:30C'est-à-dire que le gouvernement anticipant, je pense,
00:10:33le fait qu'il va y avoir pas mal de hacking qui vont se passer,
00:10:35eh bien, du coup, des entreprises comme Dassault
00:10:37qui vendent des Rafales ou Naval Group qui vendent des frégates,
00:10:40ils se disent, ah ben non, mais eux, on va les exempter.
00:10:42En revanche, bon, les artisans, les commerçants,
00:10:43ce n'est pas grave, on peut se faire voler les données,
00:10:46il n'y a pas de soucis.
00:10:47Bon, on s'en reparle dans quelques instants
00:10:49puisque ça réagit au standard, évidemment.
00:10:51Vous êtes nombreux, j'imagine, à utiliser ces factures électroniques.
00:10:54Vous qui nous écoutez, peut-être dans votre voiture,
00:10:56en ce lundi matin,
00:10:58on en parle 0800 26 300 300.
00:11:01A tout de suite sur Sud Radio.
00:11:03Sud Radio, parlons vrai.
00:11:0610h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:11:10À vous de le dire, et on débat ce matin de cette facture électronique
00:11:15qu'il va falloir maintenant adopter
00:11:17puisque si vous êtes artisan, auto-entrepreneur, commerçant,
00:11:21vous nous écoutez, j'espère que vous avez déjà choisi votre plateforme
00:11:25parce que si vous avez des clients qui sont des grandes entreprises,
00:11:28elles vont devoir maintenant vous les envoyer de manière numérique.
00:11:32Vous aurez encore un an si vous, vous établissez des factures.
00:11:36On est avec Benoît Perrin, directeur général de Contribuables Associés
00:11:39qui nous donne un mode d'emploi assez précieux.
00:11:42Également Adrien Leroy, directeur marketing d'Indy
00:11:45qui fait partie de ces 150 plateformes
00:11:47parce que ça aussi, on ne sait pas trop comment les choisir.
00:11:50Il y a des plateformes publiques, elles sont toutes agréées par l'État.
00:11:53Mais enfin, c'est dur d'y voir clair.
00:11:54Et puis, évidemment, ça fait réagir cette affaire.
00:11:57Pierre, bonjour Pierre.
00:11:59Bonjour Stéphanie et bonjour à toute l'équipe.
00:12:02Soyez bienvenus.
00:12:03Encore une usine à gaz de l'État, enfin du gouvernement.
00:12:08Gratuit, ce n'est pas gratuit parce que ça va nous faire du boulot en plus.
00:12:11On n'avait que ça à faire de refacturer des factures et reboulotter.
00:12:16Même chose pour les banques qui font ça, entre parenthèses, gratuement.
00:12:20Quand on sait ce qu'on paye par mois pour un compte pro,
00:12:24le gratuit, merci.
00:12:27Et puis en plus, bon, toujours la même chose, le flicage, le flicage, le flicage.
00:12:31Il ferait mieux d'aller fliquer les dealers dans les cités.
00:12:35Et ensuite, l'autre chose...
00:12:36Et ils ne sont pas de factures, hein ?
00:12:38Non, non.
00:12:38Et la perte des données, enfin le vol des données des entreprises,
00:12:43même si c'est une petite entreprise,
00:12:44je me suis tout à fait voler mes données aux impôts.
00:12:49Il me semblait qu'il y avait une Première Ministre qui avait dit que ceux qui se faisaient voler,
00:12:53ou aboquer, ou pirater, étaient responsables.
00:12:56Alors, on a un gouvernement irresponsable ?
00:13:00Benoît Perrin, c'est vrai, quand on écoute Rester en ligne, Pierre,
00:13:03c'est vrai que c'est une remarque de bon sens.
00:13:08Les dealers dans les cités, par définition, ils ne font pas de factures.
00:13:10Et puis, moi, je voyais, vous savez, il y a plein d'ados qui vont faire leur course aux portes
00:13:15de Clignancourt
00:13:15parce qu'il y a tout un marché de la contrefaçon là-bas, avec des fausses marques, etc.
00:13:21Tout le monde paye en cash.
00:13:22Je n'ai pas vu de factures non plus.
00:13:24Je comprends que ça agace certains qui sont obligés d'en passer par là,
00:13:30et ça leur complique la vie, ça c'est vrai.
00:13:32Alors, un, ça leur complique la vie.
00:13:34Deux, et ça, je pense que c'est un sentiment que vous venez d'exprimer,
00:13:37qui me semble-t-il de plus en plus important au sein de la population française,
00:13:41c'est de se dire qu'on tape toujours sur ceux qui travaillent.
00:13:43Ceux qui émettent des factures, par définition, c'est ceux qui sont en règle
00:13:46et ceux qui ont déclaré leurs activités.
00:13:48Et on voit bien en ce moment, parce que ça s'inscrit quand même dans un mouvement global.
00:13:52Là, le gouvernement, par exemple, envisage maintenant de taxer l'épargne salariale,
00:13:55donc l'épargne salariale, par définition, c'est l'épargne de ceux qui travaillent.
00:13:58Donc vous voyez, c'est une espèce de ras-le-bol général,
00:14:03avec cette solution de facilité qui consiste toujours à compliquer la vie de ceux qui travaillent,
00:14:08ou à encore davantage taxer ceux qui travaillent.
00:14:11Est-ce que pour vous, c'est un contrôle fiscal déguisé ?
00:14:14Alors, c'est un contrôle fiscal déguisé, il faut faire un petit peu attention aux mots.
00:14:18C'est une question.
00:14:18C'est une très bonne question.
00:14:20Mais il faut quand même préciser que la DGFIP, donc les impôts,
00:14:24ne va collecter que l'information liée à la TVA.
00:14:27Ils ne vont pas recevoir une copie de votre facture.
00:14:29C'est simplement les plateformes qui vont transmettre l'information du montant de la TVA de la facture en question.
00:14:37Donc ça n'ira pas au-delà de cette collecte de la TVA, même si c'est déjà beaucoup.
00:14:43Puisque je pense notamment à des professionnels, je pense notamment aux agriculteurs,
00:14:47qui croulent sous la paperasse.
00:14:49Et c'est encore une fois du temps qu'ils vont devoir consacrer à des déclarations importantes.
00:14:55Et on sait bien, le temps est absolument de plus en plus important qu'ils passent à remplir des papiers
00:15:00plutôt que d'être malheureusement pour eux sur leur chambre.
00:15:03Adrien Leroy, vous, évidemment, avez envie, j'imagine, de défendre le fait que ça va simplifier la vie des gens.
00:15:08Mais est-ce que c'est vraiment le cas ?
00:15:10De toute façon, c'est une réforme qui entre en vigueur et il faut la mettre en place.
00:15:14Nous, ce qui va nous intéresser chez Indy, c'est comment de ces réformes-là,
00:15:16et j'entends tous les utilisateurs qui sont nombreux nous posent des questions en besoin qu'on fasse de la
00:15:22pédagogie,
00:15:22comment de ça on va créer de la valeur pour l'entrepreneur,
00:15:25pour ne pas que ce soit uniquement une contrainte, mais aussi qu'on lui simplifie la vie.
00:15:28Et donc, il y a quand même un certain nombre de bénéfices à cette facturation électronique.
00:15:33Déjà, ça va permettre quand même de fiabiliser tous les échanges de factures.
00:15:37Et nous, on a beaucoup d'entrepreneurs qui sont chez nous, qui, tous les mois, tous les trimestres,
00:15:40doivent déclarer leur TVA, doivent pointer leur facture, doivent savoir s'ils ont été payés ou pas payés.
00:15:44Ce qui va nous intéresser, c'est qu'avec cette facturation électronique, on va pouvoir leur faciliter la vie.
00:15:49Votre déclaration, elle sera pré-remplie en un clic.
00:15:52Vous allez pouvoir déclarer la TVA facilement.
00:15:54Vous allez pouvoir suivre tout ça.
00:15:55Mais les débuts vont être difficiles.
00:15:56Et comme tout changement, les débuts sont un peu difficiles.
00:15:57Mais avouez que c'est pas...
00:15:58Vous dites que c'est gratuit, mais c'est pour les hameçonner derrière.
00:16:01C'est pour leur offrir des services payants.
00:16:03On est d'accord, vous n'êtes pas comme ça.
00:16:06Vous dites, oh, c'est gratuit, je vous offre...
00:16:08Alors, il y a 150 plateformes, comme vous l'avez dit.
00:16:10Chacune a son modèle.
00:16:12Nous, en tout cas, chez Indy, et c'est quelque chose qu'on fait depuis des années,
00:16:14et on n'a pas attendu la facturation électronique,
00:16:16on croit au fait qu'il faut offrir les essentiels, les basiques,
00:16:20pour pouvoir être entrepreneur gratuitement.
00:16:21Donc, ils sont payants, forcément.
00:16:22Donc, les basiques sont gratuits, la facturation électronique,
00:16:25à la différence de ce que disait Benoît,
00:16:27il y a un certain nombre de personnes qui le vendent en plus d'un abonnement.
00:16:29Chez nous, c'est entièrement gratuit, sans abonnement.
00:16:31Évidemment, ensuite, on a des abonnements pour d'autres choses.
00:16:34On salue Pierre de Toulouse,
00:16:36et il y a Lionel qui nous appelle de Grasse.
00:16:39Bonjour, Lionel.
00:16:40Oui, bonjour à toute l'équipe.
00:16:41Vous utilisez, vous, déjà la facture électronique ?
00:16:44Vous allez devoir vous y mettre,
00:16:45parce que je crois que vous êtes chef d'entreprise.
00:16:47Oui, j'ai passé ma...
00:16:48En fait, j'ai trois sociétés.
00:16:50Donc, j'ai passé la principale, la cache-machine, on va dire.
00:16:53Je l'ai passée, comme elle a beaucoup de flux,
00:16:55j'ai dû la passer à la facturation électronique.
00:16:58J'ai pris le logiciel de mon comptable,
00:17:00puisque c'est beaucoup plus simple pour lui,
00:17:02pour intégrer, en fait, et pour travailler.
00:17:04C'est beaucoup plus facile pour lui d'avoir déjà le logiciel
00:17:06qu'il utilisait avant.
00:17:07C'est Gide, maintenant, c'est Chai.
00:17:09Enfin, bon, bref.
00:17:10Pour leur faire de la pub, je me contrefous.
00:17:12Donc, j'entends bien votre collaborateur,
00:17:16qui parle de son problème.
00:17:18Moi, on m'a toujours dit que quand c'était gratuit,
00:17:19c'était toi le produit.
00:17:20Et je pense qu'en fait, on va se retrouver,
00:17:23alors, au-delà du coût,
00:17:24parce que concrètement, moi, j'ai quand même chiffré,
00:17:27sur ma grosse société,
00:17:28ça représente à peu près entre 1 500 et 2 000 euros par an.
00:17:33Ah oui, quand même.
00:17:34Oui, oui, ce n'est pas cadeau.
00:17:38Attendez, parce que je ne suis pas sûre de comprendre,
00:17:39Lionel, cette nouvelle mesure,
00:17:42cette facture électronique,
00:17:43ça va être un surcoût pour vous de 1 500 euros,
00:17:45ou c'est déjà le cas ?
00:17:46Alors, ça va être,
00:17:47parce que concrètement, aujourd'hui,
00:17:49c'est la réception des factures électroniques,
00:17:51elle est gratuite sur un certain volume.
00:17:53Et l'émission, et ce certain volume,
00:17:55il va être, parce que c'est l'année prochaine pour l'émission.
00:17:58Mais aujourd'hui, en fait,
00:17:59on se retrouve avec 150 plateformes,
00:18:01pour la plupart,
00:18:02qui vous proposent la réception gratuite.
00:18:04Donc, c'est très bien,
00:18:05mais pour une fraction,
00:18:06c'est-à-dire pour 20,
00:18:07par exemple, la Banque Populaire,
00:18:08c'est 20 factures gratuites.
00:18:09Et après, au-delà, vous avez un coût.
00:18:11Donc, si vous commencez à faire pas mal...
00:18:12Ah bah oui, attendez,
00:18:14ça serait trop facile.
00:18:15Donc, moi, j'ai compté que sur ma société principale,
00:18:18ça représente à peu près entre 1 500 et 2 000 balles.
00:18:20C'est beaucoup, quand même.
00:18:22Et puis, ce n'est pas ça.
00:18:23C'est que l'année prochaine, il y a l'émission.
00:18:24Donc, aujourd'hui, si vous voulez,
00:18:25il n'est pas très cher.
00:18:26Mais l'année prochaine, il y a l'émission.
00:18:28Et là, vous êtes un peu prisonnier de votre système.
00:18:30Parce que concrètement,
00:18:31une fois que vous avez compris comment...
00:18:33Enfin, vous avez...
00:18:33Parce qu'il y a quand même un travail à faire.
00:18:35Ce n'est pas un truc très simple.
00:18:37Il faut créer vos fournisseurs.
00:18:39Quand vous facturez, il faut créer vos clients.
00:18:41Il faut créer tous vos entités de produits.
00:18:43Donc, en fait, si vous voulez,
00:18:43une fois que vous avez fait le travail sur une plateforme,
00:18:45vous n'avez pas spécialement envie de changer
00:18:47parce que ça vous a déjà pris du temps.
00:18:49Et le temps, comme un autre de vos collaborateurs l'a dit,
00:18:51on n'a que ça.
00:18:52Moi, je n'ai que 24 heures.
00:18:53Il faut que je dorme au moins 6-7 heures.
00:18:56Si vous me caractérisez du temps en plus,
00:18:58évidemment, je vais le faire une fois,
00:19:00mais je ne vais pas le faire 50 fois.
00:19:01Donc, je vais rester prisonnier de cette plateforme.
00:19:03Mais avec tout le business que vous avez,
00:19:05vous avez 10 millions de factures à émettre et à recevoir,
00:19:09vous pouvez quand même négocier avec votre banque
00:19:11pour que ça soit gratuit,
00:19:13le service des facturations.
00:19:17Il y a aussi l'idée de négocier quand on a un volume.
00:19:20Non, non.
00:19:21Ça, c'est le monde des bisounours
00:19:22où on peut négocier les choses.
00:19:23C'est le monde de Gilles Norsman.
00:19:24Oui, oui, c'est ça.
00:19:25Ou je vais appeler la Banque Populaire
00:19:26et je vais leur dire,
00:19:27écoutez, non, finalement, ça ne me convient pas
00:19:29et vous allez me faire moins cher.
00:19:30Mais bien sûr, on est de l'accord
00:19:31que ça, ça ne fonctionne pas.
00:19:32Enfin, ça fonctionne dans un monde idéal,
00:19:33mais ça ne fonctionne pas dans la réalité.
00:19:35En gros, vous dites aux gens qui nous écoutent,
00:19:38faites attention en choisissant votre plateforme, c'est ça ?
00:19:41Non, moi, je dis aux gens de ne pas le faire, en fait.
00:19:43Non, ce n'est pas vrai.
00:19:43Il ne faut pas appeler la révolution.
00:19:45Mais moi, concrètement, vous voyez,
00:19:46par exemple, sur les trois sociétés,
00:19:47je n'ai enregistré que ma principale.
00:19:48Les deux autres, je ne les ai pas enregistrées encore.
00:19:51Je ne les ai pas enregistrées encore.
00:19:53La semaine dernière, vous avez reçu Papin,
00:19:54le mec de la...
00:19:56Oui, oui, c'est un partisan.
00:19:57Donc, il y avait une question.
00:19:58Oui, je lui ai posé une question.
00:20:00C'était une question enregistrée,
00:20:01une question où il n'a pas répondu, en fait.
00:20:02Parce que je lui ai demandé si, avant toute chose,
00:20:04si avant de nous forcer,
00:20:05tordre le bras pour qu'on fasse de la facturation électronique,
00:20:08étant donné que le SIA, le FICOBA, la DGFIP,
00:20:10toutes nos données de santé, l'ANTS,
00:20:12ça s'est déjà fait pirater,
00:20:13est-ce qu'on pourrait peut-être,
00:20:15avant de donner toutes nos données
00:20:16à des sociétés tierces,
00:20:17ou là, ces 150 boîtes qui ont été auditées,
00:20:19mais on ne sait pas comment.
00:20:20Si ça a été audité, comme la FICOBA,
00:20:21moi, je ne veux pas leur donner mes données.
00:20:22Oui, c'était notre point de départ.
00:20:24Merci, merci, en tout cas, Lionel,
00:20:25de votre témoignage extrêmement intéressant
00:20:28et cet exemple est diffiant.
00:20:30Benoît Perre a le mot de la fin.
00:20:31Pour rebondir sur ce que vient de dire votre auditeur,
00:20:34il faut quand même préciser que le ministre des Comptes publics
00:20:36a déclaré il y a quelques jours
00:20:37qu'il n'y aurait pas d'amende en 2026
00:20:40pour ceux qui n'auraient pas souscrit de plateforme.
00:20:44Et j'aurais tendance à dire que, sous-entendu,
00:20:46il y aura des amendes en 2027.
00:20:48Mais je vois quand même mal le gouvernement
00:20:50en période électorale,
00:20:52c'est-à-dire quelques mois avant l'élection présidentielle,
00:20:54taper sur les chefs d'entreprise,
00:20:56c'est-à-dire l'envoyer des amendes.
00:20:58Donc, si vous voulez mon avis,
00:20:59ce sera très probablement reporté pour 2028.
00:21:01Je reconnais bien votre esprit,
00:21:03retent et méfiant.
00:21:05Merci, Benoît Perrin.
00:21:06Juste une dernière question.
00:21:08Suivant le volume des factures,
00:21:10on paye plus cher si on en a 10, 20 ou 30,
00:21:12ou chez vous,
00:21:13comme chez Fiducial ou d'autres.
00:21:16Chez nous, non.
00:21:17Chez nous, il n'y a pas de limite à la réception ou à l'émission.
00:21:20Après, nous, ce qu'on espère,
00:21:21c'est que les utilisateurs,
00:21:22ils verront de la valeur
00:21:23et ils feront d'autres choses chez nous.
00:21:24Ils feront leur déclaration,
00:21:25ils feront leur comptabilité.
00:21:26Mais la facturation électronique est gratuite sans limite.
00:21:28Bon, c'est bien de préciser.
00:21:30Merci.
00:21:31Merci à vous deux.
00:21:32Merci Adrien Roy,
00:21:33directeur marketing d'Indie
00:21:34et Benoît Perrin.
00:21:36Et dans quelques instants,
00:21:37ce sera l'heure du zapping
00:21:38de Gilles Gansman
00:21:39et on accueillera nos trois débatteurs du jour.
00:21:41On va parler notamment
00:21:42de cette victoire historique de l'AFD.
00:21:46européen à l'Allemagne.
00:21:47Donc, c'est important ce qui se passe là-bas.
00:21:49On en parle sur Sud Radio
00:21:50et venez réagir 0800 26 300 300.
00:21:53Sud Radio.
00:21:56Parlons.
00:21:5710h midi, Sud Radio.
00:21:59A vous de le dire, Stéphanie Demuru.
00:22:0310h30, 10h32 même.
00:22:04Deux minutes de retard.
00:22:05C'est l'heure de nos débats
00:22:07avec nos trois débatteurs du jour.
00:22:09Rachida Kahout,
00:22:10présidente du Haut-Commissariat
00:22:12des diasporas africaines de France.
00:22:14Bonjour Rachida.
00:22:14Bonjour.
00:22:15Jean-Claude, bonjour.
00:22:17Avocat, président du Forum Transatlantique.
00:22:19Bonjour Jean-Claude.
00:22:21Et puis Mehdi Raïf,
00:22:22analyse politique,
00:22:23qui va nous rejoindre dans quelques instants,
00:22:25qui est coincé dans les bouchons.
00:22:26Ça arrive.
00:22:27Et tout de suite,
00:22:28c'est l'heure de notre zapping
00:22:30avant de passer au sujet du jour,
00:22:32notamment la victoire historique de l'AFD.
00:22:34Je vous ferai réagir.
00:22:35Je suis sûre que vous avez plein d'avis là-dessus.
00:22:37Ça a choqué en tout cas beaucoup de monde
00:22:39et certains sont très inquiets.
00:22:41On en parle dans quelques instants,
00:22:43mais avant donc, je le disais,
00:22:44le zapping avec vous, Gilles Gansman.
00:22:49Alors peut-être l'extrême droite allemande
00:22:50jouera à ce nouveau jeu de Donald Trump.
00:22:54Alors, ça paraît incroyable,
00:22:57mais avec Donald,
00:22:58on est toujours surpris.
00:22:59C'est sur le site de la Maison Blanche.
00:23:02Sur le site de la Maison Blanche,
00:23:04il y a désormais un jeu
00:23:05où vous pouvez vous amuser
00:23:06à chasser le migrant.
00:23:08C'était sur LCI.
00:23:09Vous savez exactement ce que c'est ?
00:23:11Non.
00:23:11C'est un jeu qui a été mis en ligne
00:23:13sur le site officiel de la Maison Blanche.
00:23:15Mais tous les petits bonhommes
00:23:16que vous avez vus au début,
00:23:17ce n'est pas tellement innocent.
00:23:19Ce sont des personnes en situation irrégulière.
00:23:22Et l'objectif, ici,
00:23:24si tu acceptes de jouer avec nous,
00:23:25dit la Maison Blanche,
00:23:26en gros,
00:23:27c'est expulser le plus de migrants possible.
00:23:29Et là, tu auras gagné.
00:23:31Il y a cinq jeux qui ont été pris.
00:23:33Si, si, dans l'un d'eux,
00:23:34en fait, ça imite Tetris.
00:23:35Et le but, là,
00:23:35c'est de construire un mur
00:23:36de séparation avec le Mexique.
00:23:38Et il y a un slogan.
00:23:39Construisez le mur,
00:23:40déportez,
00:23:41remplissez un compte Trump.
00:23:44Alors, j'étais sur le site
00:23:45de la Maison Blanche.
00:23:46C'est assez fou.
00:23:47Vous n'avez pas joué, quand même.
00:23:48J'ai regardé.
00:23:49J'ai regardé le jeu.
00:23:52C'est assez fou.
00:23:53Ce qui est fou,
00:23:54c'est que ça soit sur le site
00:23:56de la Maison Blanche
00:23:57qu'on puisse trouver ce jeu.
00:23:59Et en effet,
00:24:00le Tetris,
00:24:01vous avez USA
00:24:02et de l'autre côté,
00:24:03le Mexique.
00:24:04Et vous construisez un mur.
00:24:07Et elle a changé votre Américain,
00:24:09cher monsieur.
00:24:10Jean-Claude,
00:24:10bonjour.
00:24:11Vous êtes avocat.
00:24:12C'est légal de faire des choses
00:24:14comme ça ?
00:24:15Alors, vous savez que la loi,
00:24:16c'est celle qui est votée
00:24:17par le Parlement.
00:24:19C'est un jeu qui est fait.
00:24:21Enfin, c'est quelque chose
00:24:22qui est mis sur le site.
00:24:24Il y aura probablement des recours,
00:24:26mais ce n'est pas fondamentalement
00:24:28le sujet.
00:24:30Le sujet, c'est effectivement
00:24:31ce qu'on est capable de dire
00:24:32en matière de politique migratoire.
00:24:34Et moi, ce que je voudrais dire
00:24:35là-dessus,
00:24:36c'est qu'en fait,
00:24:37aujourd'hui,
00:24:38on fait beaucoup de choses.
00:24:39Il y a beaucoup de gesticulations
00:24:40pour vendre au peuple
00:24:42des choses qui ne sont
00:24:43simplement pas possibles.
00:24:44Moi, je passe du temps
00:24:46aux Etats-Unis.
00:24:47Vous savez que je me suis fait
00:24:48refouler dans des restaurants
00:24:50où on me disait
00:24:51ce n'est pas qu'on ne veuille
00:24:52pas vous prendre,
00:24:52mais c'est qu'on n'a pas
00:24:53assez de gens
00:24:53pour pouvoir travailler.
00:24:55Pour pouvoir travailler,
00:24:56vous savez,
00:24:57dans les restaurants,
00:24:58pour pouvoir faire des travaux
00:24:59assez difficiles
00:25:00puisqu'on parlait de Mexicains.
00:25:03Effectivement,
00:25:03il y a une grande communauté
00:25:05latino-américaine
00:25:07chez les migrants
00:25:10clandestins.
00:25:10Donc,
00:25:11voilà le sujet.
00:25:12Et on voit bien
00:25:13comment Mme Mélanie
00:25:14a fait campagne
00:25:15sur ce sujet.
00:25:15Elle est revenue
00:25:16sur sa position.
00:25:19Là,
00:25:20nous avons un vrai,
00:25:21et c'est une question
00:25:21qui peut se poser
00:25:22aussi pour nous.
00:25:24Elle se pose d'ailleurs.
00:25:25On entendait les débats
00:25:26ce week-end
00:25:27sur l'immigration.
00:25:28D'ailleurs,
00:25:28Gabriel Attal le disait,
00:25:29l'immigration,
00:25:30alors,
00:25:31il ne prononce pas ce mot-là,
00:25:32l'immigration choisie,
00:25:33l'immigration de travail,
00:25:34c'est totalement
00:25:35à l'heure du jour.
00:25:36Vous savez,
00:25:36moi,
00:25:37je pourrais vous parler
00:25:38pendant des heures,
00:25:38y compris sur le vocabulaire.
00:25:42Vous voyez,
00:25:42on parle d'immigration,
00:25:44d'immigrés,
00:25:44de migrants,
00:25:45et lorsque nous,
00:25:46Français,
00:25:47nous sommes à l'étranger,
00:25:48on parle d'expatriation.
00:25:49Nous sommes nombreux
00:25:50à parfois séjourner
00:25:51à l'étranger,
00:25:52on parle d'expatriation.
00:25:54Et ça n'a pas
00:25:54la même connotation.
00:25:55Ce que je voudrais dire,
00:25:56c'est qu'effectivement,
00:25:57les mouvements de population
00:25:58ont toujours existé.
00:25:59Ça,
00:25:59c'est la première chose.
00:26:00Depuis,
00:26:01reprenons l'histoire.
00:26:02C'est très simple,
00:26:03il faut juste reprendre
00:26:04un bouquin d'histoire.
00:26:05Deuxièmement,
00:26:06bien sûr qu'il faut pouvoir
00:26:08gérer le flux migratoire
00:26:09d'un pays.
00:26:10On doit pouvoir savoir ça.
00:26:12Là-dessus,
00:26:12je suis complètement d'accord.
00:26:13Qui rentre,
00:26:13qui sort
00:26:14et quelles sont les conditions.
00:26:15Sauf que si on veut aussi
00:26:18réguler,
00:26:19organiser
00:26:19les flux de population
00:26:20à travers la planète,
00:26:21on sait aussi
00:26:22ce qu'il faut faire.
00:26:23Je vais vous dire.
00:26:23Les questions climatiques,
00:26:25les questions de corruption
00:26:27dans les États,
00:26:28parce que les gens vivent
00:26:28dans des pays
00:26:29où ils sont obligés
00:26:30d'en partir,
00:26:31pour des tas de raisons,
00:26:32parce qu'il n'y a pas
00:26:33la sécurité chez eux,
00:26:34parce que ce sont
00:26:35les États en guerre,
00:26:36on sait ce qu'il faudrait faire.
00:26:37Est-ce qu'on le fait ?
00:26:38Pas vraiment.
00:26:38Donc tout ça,
00:26:39ça sera le risque.
00:26:40C'est que je crains
00:26:41que ce soit de la paillette,
00:26:42que ce soit ce jeu ou autre.
00:26:44Non, non,
00:26:44ce n'est pas de la paillette
00:26:45parce que,
00:26:45Jean-Claude,
00:26:46le symbole
00:26:47qu'on joue avec les migrants
00:26:49à les mettre dehors.
00:26:51C'est ça.
00:26:51C'est ça.
00:26:52C'est qu'on fait croire.
00:26:55C'est pas un jeu.
00:26:56Non, mais attendez,
00:26:57attendez, Gilles,
00:26:58je n'ai pas été assez complet.
00:26:59C'est tellement cynique quand même
00:27:00ce qu'il fait Donald Trump.
00:27:01C'est immoral.
00:27:02Voilà, c'est pour ça
00:27:03que je vous posais la question
00:27:04de la légalité au départ.
00:27:05Oui, mais la moralité
00:27:07et la légalité
00:27:07sont deux choses différentes.
00:27:08C'est pas la première fois
00:27:09que c'est ce qu'ils font
00:27:11à la Maison Blanche.
00:27:12Si je me souviens bien,
00:27:14en début d'année dernière,
00:27:16ils avaient sorti une vidéo,
00:27:17je crois que c'était cette année,
00:27:18ils avaient sorti une vidéo
00:27:19avec la musique de Pokémon
00:27:21et justement,
00:27:21le but était avec la police Ice,
00:27:23à l'époque,
00:27:23ça avait fait pas mal
00:27:24de faire scandale,
00:27:25de choper tous les migrants
00:27:26en façon Pokémon
00:27:26pour ensuite les jeter
00:27:27à la frontière.
00:27:28C'est pas la première fois
00:27:29que Donald Trump
00:27:29et son administration
00:27:30de la Maison Blanche
00:27:31fait ce type d'effet médiatique
00:27:32ou du moins de coups médiatiques.
00:27:34Le but, effectivement,
00:27:35derrière,
00:27:35c'est aussi de déshumaniser
00:27:36les migrants
00:27:36et les personnes
00:27:37qui arrivent sur le territoire.
00:27:38Le vrai débat,
00:27:39il est même pas
00:27:40Je peux comprendre que d'un point de vue légal,
00:27:41ça peut être parfaitement légal,
00:27:42mais d'un point de vue...
00:27:43Ah, je m'as dit que c'était légal.
00:27:44J'ai dit qu'on verra,
00:27:45il y a certainement des procédures,
00:27:46mais c'est vrai que c'est immoral.
00:27:47C'est totalement immoral
00:27:49et ça dit beaucoup
00:27:49du traitement,
00:27:51du moins de la politique migratoire
00:27:52de Donald Trump
00:27:54et la manière
00:27:54dont ils perçoivent
00:27:55les personnes
00:27:56qui rentrent sur le territoire.
00:27:57Ah, attendez,
00:27:58alors c'est la cloche.
00:27:59Désormais,
00:27:59nouveauté dans cette émission,
00:28:01vous avez une petite cloche,
00:28:02ça veut dire que
00:28:03ceux qui nous écoutent,
00:28:04les auditeurs,
00:28:05veulent réagir
00:28:06et veulent prendre part au débat
00:28:07et sont parfois pas d'accord
00:28:08avec ce qu'ils entendent.
00:28:09Bonjour Thierry.
00:28:11Oui, bonjour à toute l'équipe.
00:28:13Merci de me recevoir.
00:28:14Avec plaisir.
00:28:15J'habite Saint-Lys,
00:28:16à 32 kilomètres de Toulouse.
00:28:19Je suis effaré
00:28:20d'entendre des trucs pareils.
00:28:22On peut très bien lutter
00:28:22contre l'immigration
00:28:23sans faire ce genre de choses.
00:28:25Mais est-ce qu'on est sûr
00:28:26que Donald Trump est au courant ?
00:28:28Même si...
00:28:29Oui, il semblerait
00:28:30que ce soit le cas.
00:28:32Je suis,
00:28:33mais j'hallucine
00:28:35d'entendre des trucs pareils.
00:28:37On peut très bien lutter
00:28:38contre l'immigration.
00:28:39Je ne suis pas totalement
00:28:40contre cette fameuse
00:28:42l'effet des forges de l'ordre
00:28:44qu'on appelle ICE
00:28:45dans le respect
00:28:46de l'être humain,
00:28:48dans le respect
00:28:48des droits de l'homme.
00:28:50Mais alors là,
00:28:51ça dépasse tout entendement.
00:28:53Il faut arrêter les délires.
00:28:54Mais qu'est-ce qui se passe
00:28:56avec cette histoire ?
00:28:57J'aimerais bien
00:28:58qu'on entende
00:28:59M. Donald Trump
00:29:00nous expliquer
00:29:03réellement,
00:29:04si c'est réellement lui
00:29:05qui a donné l'ordre
00:29:06de faire ça.
00:29:07Je suis choqué.
00:29:10Moi, j'ai vécu en Afrique
00:29:12et mon père vient de Tunisie.
00:29:13Vous voyez ce que je veux dire ?
00:29:15Bien sûr,
00:29:16c'est très blessant
00:29:17pour l'immigrant.
00:29:18Ce n'est pas possible.
00:29:21Je ne comprends pas.
00:29:22Je suis choqué.
00:29:23Non, non,
00:29:23c'est extrêmement choquant.
00:29:24D'où ma question,
00:29:25encore une fois,
00:29:26sur la légalité.
00:29:27Rachida,
00:29:28une petite réaction.
00:29:29Merci en tout cas,
00:29:30Thierry,
00:29:30de votre intervention.
00:29:32Rachida,
00:29:32vous en pensez quoi ?
00:29:33Vous êtes choquée,
00:29:34j'imagine aussi ?
00:29:35Je reste effectivement sans voix.
00:29:37C'est carrément la pixelisation
00:29:39de la dignité humaine.
00:29:41Et ce qui, en fait,
00:29:46en réalité,
00:29:46me laisse sans voix,
00:29:47c'est que, pour moi,
00:29:48déjà, les jeux,
00:29:49les jeux vidéo,
00:29:51c'est souvent, en fait,
00:29:52par exemple,
00:29:53quand il faut aller tuer le méchant,
00:29:55quand il faut chasser le méchant.
00:29:57Donc, automatiquement,
00:29:58en réalité,
00:29:59il y a aujourd'hui
00:29:59un amalgame
00:30:00qui risque d'être fait.
00:30:02Mais au-delà de ça,
00:30:03il faut savoir
00:30:03qu'on peut passer du virtuel
00:30:05où on imagine un monde
00:30:06à la réalité
00:30:07où, au final,
00:30:09eh bien,
00:30:09il y a vraiment des gens
00:30:11qui vont prendre ça.
00:30:12C'est pour ça
00:30:15que je suis vraiment encore
00:30:16en pleine réflexion
00:30:17sur ce sujet.
00:30:19Et je me dis qu'en fait,
00:30:20d'une position
00:30:22où, effectivement,
00:30:24comme vous l'avez dit,
00:30:24on peut lutter
00:30:25contre l'immigration illégale,
00:30:27on peut, effectivement,
00:30:27mettre en place
00:30:28des politiques
00:30:29pour sécuriser
00:30:32des frontières.
00:30:33En revanche,
00:30:33on ne peut pas jouer
00:30:35avec cette frontière
00:30:36qui risque d'être facilement
00:30:40franchissable
00:30:42par des personnes
00:30:43qui, pour le coup,
00:30:44prennent ces débats
00:30:45de manière passionnée
00:30:46et risquent de passer
00:30:47à l'action.
00:30:48Et on rappelle, quand même,
00:30:49que le port d'armes
00:30:50aux Etats-Unis
00:30:51est légal
00:30:51dans plusieurs Etats.
00:30:53Donc, du jeu,
00:30:54on peut passer au drame.
00:30:56Mais ce n'est pas
00:30:56simplement risque,
00:30:57c'est qu'il y aura,
00:30:58il y a du passage à l'acte.
00:30:59Vous savez,
00:31:00c'est au quotidien
00:31:01parce que ça,
00:31:02c'est ce que nous voyons
00:31:03et on voit le jeu
00:31:04et je voulais vraiment préciser
00:31:05quand je disais
00:31:06c'est de la paillette,
00:31:07c'est parce qu'effectivement,
00:31:08lui, c'est vu comme un jeu
00:31:09pour pouvoir dire,
00:31:10vous voyez,
00:31:11je suis fort en matière
00:31:12de politique d'immigration.
00:31:13Vous voyez,
00:31:13c'est de la communication.
00:31:15Et je dis que,
00:31:15au-delà du caractère inhumain,
00:31:18c'est qu'effectivement,
00:31:19sur le terrain,
00:31:19quand on vit au quotidien,
00:31:21que ce soit aux Etats-Unis,
00:31:22mais également en France,
00:31:24vous avez des gens
00:31:24qui peuvent passer à l'acte.
00:31:26C'est ça.
00:31:26On va faire la suite du débat
00:31:28juste après la pub,
00:31:29mon cher Gilles Gansman.
00:31:30Vous voyez,
00:31:30ça a bien commencé.
00:31:31Bon choix de sujet.
00:31:33A tout de suite
00:31:34sur Sud Radio 0800 26 300 300
00:31:36si vous voulez réagir.
00:31:39Sud Radio.
00:31:4110h midi.
00:31:42Sud Radio.
00:31:43A vous de le dire,
00:31:44Stéphanie Demuru.
00:31:45A vous de le dire,
00:31:47l'heure des débats,
00:31:47vous les entendez,
00:31:48ils sont nourris déjà
00:31:49pendant les pubs.
00:31:50Brachida,
00:31:51K-Aout,
00:31:52Jean-Claude Beaujour,
00:31:53Mehdi,
00:31:53Raich,
00:31:53et c'est la suite du zapping
00:31:55avec vous,
00:31:55Gilles Gansman.
00:31:57Il n'y a plus de respect.
00:31:58Pendant que Philippe Bouvard
00:31:59était enterré,
00:32:01sa maison a été cambriolée.
00:32:02Vous vous rendez compte ?
00:32:04Si vous êtes choqués,
00:32:06vous allez voir
00:32:06dans ce reportage
00:32:08du 20h de France 2
00:32:09que c'est à la mode.
00:32:10On vous cambriole
00:32:12quand vous avez un enterrement.
00:32:13Ils vont même voir
00:32:14les annonces des enterrements
00:32:15pour savoir
00:32:16où ils vont cambrioler.
00:32:17C'est dans le 20h.
00:32:19Un vol pendant des funérailles,
00:32:21le mode opératoire
00:32:22est hélas très répandu
00:32:23et pas seulement chez les personnalités,
00:32:25en témoignent
00:32:26ces nombreux articles
00:32:26parus dans la presse locale.
00:32:28Cambriolage en série
00:32:29pendant les obsèques
00:32:30de la doyenne.
00:32:30Il suit la veuve
00:32:31et la cambriole
00:32:32pendant l'enterrement.
00:32:33Nouvelle affaire
00:32:34en juillet dernier.
00:32:35Un homme de 58 ans
00:32:36est arrêté.
00:32:37Il avait soigneusement noté
00:32:39dans un petit carnet
00:32:40les adresses des domiciles
00:32:41et heures de plusieurs sépultures.
00:32:44De précieuses informations
00:32:45obtenues en épluchant le journal,
00:32:47les autorités
00:32:48appellent à la prudence.
00:32:49Il faut éviter
00:32:50de faire une publicité
00:32:51sur l'adresse précise
00:32:53du défunt
00:32:54quand on fait paraître
00:32:55l'annonce
00:32:56dans une presse locale.
00:32:57Peut-être aussi intéressant
00:32:58de laisser quelqu'un
00:33:00à domicile
00:33:01mais de manière visible
00:33:02pour ne pas que
00:33:03les cambrioleurs
00:33:04se retrouvent
00:33:05nez à nez
00:33:05avec quelqu'un
00:33:06à l'intérieur.
00:33:07Pardon, je sais
00:33:08qu'on est pris par le temps
00:33:09mais ce n'est pas possible.
00:33:10Oui, c'est possible.
00:33:11Je vais vous dire,
00:33:11c'est très simple,
00:33:12c'est possible
00:33:12parce que vous me parlez
00:33:13de droit et de justice.
00:33:15Je sais que des procédures
00:33:16ont été engagés
00:33:17par le procureur
00:33:18de la République
00:33:19à la Martinique
00:33:19parce qu'il y a des gens
00:33:21qui s'amusent
00:33:21à voler
00:33:23des sépultures,
00:33:24à voler des morts,
00:33:25à défaire des morts
00:33:26avant l'enterrement,
00:33:27etc.
00:33:28Des cadavres
00:33:29à l'hôpital,
00:33:30on retire
00:33:31des prothèses dentaires,
00:33:32etc.
00:33:32Tout est possible,
00:33:33c'est écœurant,
00:33:34c'est incroyable
00:33:35mais tout est possible.
00:33:35Donc oui,
00:33:36au point que la justice
00:33:37s'en mêle.
00:33:37On savait que
00:33:39les cambrioleurs
00:33:40s'en prenaient
00:33:40aux joueurs du PSG
00:33:41quand ils étaient
00:33:42en jour de match
00:33:43mais là,
00:33:44les défunts quand même,
00:33:45c'est...
00:33:46On passe un step
00:33:48dans l'horreur.
00:33:48Vous rentrez de l'enterrement,
00:33:49vous avez piqué votre héritage.
00:33:51Vous n'avez plus de taille.
00:33:51C'est surtout ça.
00:33:53La suite mon cher Gilles,
00:33:54je crois que je n'ai même pas
00:33:55envie de commenter ça.
00:33:57Bon, alors encore un truc
00:33:58qui va vous choquer,
00:33:59on va un peu en parler quand même.
00:34:00Les traditions se perdent.
00:34:02Les restaurateurs,
00:34:03vous l'américain,
00:34:04vous êtes habitué
00:34:04mais pas nous.
00:34:06Les restaurateurs veulent...
00:34:07Vous n'avez qu'un seul passeport,
00:34:08Gilles.
00:34:08Oui, oui.
00:34:09Ils veulent désormais
00:34:10vous faire payer
00:34:11la carafe d'eau
00:34:12et le pain.
00:34:13Plus d'un euro 50 en plus
00:34:15pour la carafe d'eau.
00:34:15C'est la crise,
00:34:17c'est la crise.
00:34:18Alors que chez nous,
00:34:19ça a toujours été gratuit.
00:34:20C'est même une transition
00:34:21d'offrir le pain.
00:34:22En 1975,
00:34:23on a rendu inclusif
00:34:25le pain et l'eau gratuitement.
00:34:26Ça date de 1975.
00:34:28Quelle culture !
00:34:29Ainsi que la TVA
00:34:30parce qu'avant,
00:34:30il y avait tout un système
00:34:31qui faisait que les consommateurs
00:34:33ne savaient plus.
00:34:34Oui, on ne peut pas refuser
00:34:34du pain et de l'eau
00:34:35à quelqu'un.
00:34:35Non, mais en Espagne,
00:34:37cela dit,
00:34:37ils facturent le...
00:34:38Ça s'appelle le couvert,
00:34:39mais ils facturent.
00:34:40Oui, mais c'est les Anglais,
00:34:41ils sont particuliers.
00:34:42Petit reportage.
00:34:44Allons-nous bientôt
00:34:45payer le pain et l'eau
00:34:47au restaurant ?
00:34:48Certains restaurateurs
00:34:49tricolores demandent
00:34:50la fin de l'exception française
00:34:52en raison, notamment,
00:34:54de l'attitude
00:34:55de certains clients.
00:34:56Nous sommes témoins
00:34:57de gens qui ont appris
00:34:58à s'amuser avec l'ami,
00:35:00à l'ouvrir.
00:35:00Il y a des gens
00:35:01qui font ça,
00:35:01s'ils voulaient,
00:35:02et puis qui laissent le reste.
00:35:03Mais à partir du moment
00:35:04où ils y ont touché,
00:35:05moi, je ne peux pas.
00:35:06Donc, je suis obligé
00:35:06de le jeter.
00:35:07Là, c'est le gâchis,
00:35:08mais ça reste à la marge quand même.
00:35:10C'est du pain vraiment artisanal,
00:35:12le boulanger qui lit,
00:35:12pourquoi pas ?
00:35:13Je ne suis pas d'accord
00:35:14avec ça.
00:35:14Ça va commencer
00:35:15à 1,50€ après,
00:35:16ça va toujours augmenter.
00:35:18Alors, est-ce que vous,
00:35:19ça vous choque autour de la table ?
00:35:20On ne touche pas au pain.
00:35:21On ne touche pas
00:35:22à la baguette française,
00:35:23je suis désolée.
00:35:23Et au caravto,
00:35:24quand même,
00:35:25la petite corbelle.
00:35:26Il y en a,
00:35:26il met de l'eau de Javel,
00:35:27déjà,
00:35:28pour ne pas qu'on soit tenté
00:35:29de prendre des bouteilles d'eau,
00:35:30vous avez remarqué,
00:35:30parfois,
00:35:30il y a un goût de Javel
00:35:31dans les restaurants.
00:35:32Ça, c'est l'eau de la vie, là ?
00:35:34Non, pas toujours.
00:35:35Dans certains restaurants,
00:35:36il est meilleur que d'autres.
00:35:37Bon, moi,
00:35:38j'avais pensé
00:35:38que c'était compris
00:35:39dans la facture générale.
00:35:42Vous êtes naïf ?
00:35:43Enfin,
00:35:44quand on est commerçant,
00:35:45on inclut tout.
00:35:46Vous savez,
00:35:46quand vous faites une prestation,
00:35:48vous mettez tout dedans,
00:35:49vous ne vous dites pas
00:35:49ça, ça sera gratuit,
00:35:51vous mettez tout dedans
00:35:52puisque ça vous fait un budget
00:35:53à l'arrivée.
00:35:54Quand vous avez 50 couverts,
00:35:56c'est 30 baguettes à acheter,
00:35:57c'est un budget
00:35:58dans le mois.
00:35:59Donc, vous l'incluez
00:36:00dans vos charges.
00:36:02Voilà.
00:36:03Donc, ça ne vous choque pas, vous ?
00:36:05Ça ne me choque pas.
00:36:06Non, ce qui est compliqué,
00:36:07je vais vous dire.
00:36:08Non, en revanche,
00:36:08ce qui est compliqué
00:36:09puisqu'on parlait d'États-Unis,
00:36:10mais il y a dans d'autres pays,
00:36:12c'est qu'au bout du compte,
00:36:13le consommateur qui arrive
00:36:14se dit, en gros,
00:36:15un plat est à 30 euros.
00:36:17Si vous n'arrivez pas
00:36:18à calculer votre...
00:36:19à anticiper un peu,
00:36:21vous pouvez avoir des surprises.
00:36:22C'est ça qui est gênant.
00:36:23Vous dites,
00:36:23partez sur 30 euros
00:36:24et puis à l'arrivée,
00:36:25on vous aura l'eau.
00:36:26Et puis demain,
00:36:26on va peut-être dire...
00:36:27Comme aux Etats-Unis, d'ailleurs,
00:36:28avec ses taxes.
00:36:29C'est pour voir qu'il se rajoute.
00:36:30C'est terrible.
00:36:31Donc, finalement,
00:36:31vous arrivez,
00:36:32vous dites que la facture
00:36:32a été multipliée par deux.
00:36:34En termes d'anticipation,
00:36:35ce n'est pas terrible.
00:36:36Oui, c'est ça.
00:36:37Ce qui est gênant.
00:36:38Bon.
00:36:38Ça va être drôle,
00:36:39en canicule,
00:36:40quand on fera payer l'eau.
00:36:43Je pense que ça ne passera pas.
00:36:44Une carave d'eau payée,
00:36:451,50 euros de plus
00:36:46en période de canicule,
00:36:47ça ne passera pas.
00:36:48Autant laisser acheter une bouteille.
00:36:50Oui, dans ce cas-là,
00:36:51autant acheter la bouteille.
00:36:51Comme ils ne nous autorisent pas
00:36:52à boire dans le restaurant.
00:36:54Oui, mais justement.
00:36:55Ça ne suffit pas.
00:36:56On avance et on va...
00:36:57Même si c'est les conséquences
00:36:58de la crise aussi.
00:37:00Ce sont les conséquences
00:37:01de la crise, bien sûr.
00:37:03Alors, premier sujet,
00:37:05de débat.
00:37:06L'AFD,
00:37:06classée à l'extrême droite,
00:37:07vous le savez,
00:37:08remporte 43,8% des voix
00:37:10en Sachsen-Halt.
00:37:12C'est une région allemande.
00:37:13C'est deux fois plus
00:37:14qu'en 2021.
00:37:15Alors, elle rate de trois sièges.
00:37:17La majorité absolue.
00:37:18Elle ne gouverne pas encore.
00:37:20Il faut bien le préciser.
00:37:22Mais est-ce que c'est une percée
00:37:23qui vous inquiète ?
00:37:24Est-ce qu'elle traduit d'abord
00:37:25le rejet des parties traditionnelles
00:37:27ou pire encore ?
00:37:28Parce que quand on voit les mesures,
00:37:30elles sont quand même
00:37:31assez radicales.
00:37:32L'AFD qui veut abolir
00:37:33le droit d'asile,
00:37:34multiplier les expulsions
00:37:35des étrangers,
00:37:36imposer le travail
00:37:37aux demandeurs d'asile.
00:37:38Et surtout, ça,
00:37:39c'est assez gênant,
00:37:40créer des classes séparées
00:37:41pour leurs enfants.
00:37:43Alors, les handicapés
00:37:44ne sont pas souhaités,
00:37:47ni ceux qui ont un faible niveau
00:37:48parce qu'ils tirent
00:37:49tout le monde vers le bas.
00:37:49Enfin, c'est extrêmement choquant.
00:37:51Vous en avez pensé quoi,
00:37:53Rachida Kahoud,
00:37:54de cette percée de l'AFD ?
00:37:56Est-ce qu'elle vous inquiète ?
00:37:57Alors, à ce stade,
00:37:59il ne faut plus s'inquiéter.
00:38:00À ce stade,
00:38:01il faut quand même être lucide
00:38:04et se dire que ce résultat
00:38:07est dû au fait que,
00:38:08que ce soit en Allemagne
00:38:10ou en France,
00:38:11nos politiques sont pitoyables
00:38:13parce qu'ils sont incapables
00:38:15de proposer un programme
00:38:17pour lutter contre cette crise
00:38:20et surtout contre
00:38:21toutes ces inégalités.
00:38:23Vous voulez dire crise migratoire
00:38:25ou crise...
00:38:26Non, non, les crises,
00:38:28ça me rappelle, pareil,
00:38:29ça me rappelle un moment
00:38:30de l'histoire de l'Europe
00:38:33qui a été terrible
00:38:34où donc Hitler avait été porté
00:38:38au pouvoir suite à une crise
00:38:41économique,
00:38:42à une crise sociale.
00:38:44Et aujourd'hui, en réalité,
00:38:45quand il n'y a pas d'offres politiques,
00:38:47de politiciens en même temps
00:38:49capables de donner un cap
00:38:50pour trouver des solutions
00:38:51à comment retrouver
00:38:52du pouvoir d'achat,
00:38:53à comment lutter contre,
00:38:55justement,
00:38:55l'immigration clandestine
00:38:57qui est un véritable sujet,
00:38:59eh bien,
00:38:59on se tourne vers ce qu'il y a
00:39:01de pire,
00:39:02donc les extrêmes.
00:39:04Oui, c'est d'ailleurs
00:39:05un petit peu la ligne
00:39:06d'Éric Zemmour et Sarah Knafow
00:39:07qui, alors eux,
00:39:08vont jusqu'à presque se féliciter
00:39:10de cette percée
00:39:11et qui disent, en gros,
00:39:12on n'a pas trouvé de réponse
00:39:13et notamment à la crise migratoire.
00:39:14C'est pour ça que je vous posais
00:39:15la question
00:39:16parce que c'est le cas,
00:39:17on a entendu quelques Allemands
00:39:18témoigner,
00:39:19c'était la ex-RDA,
00:39:20c'est une région d'ex-RDA,
00:39:23certains ont un petit peu
00:39:24la nostalgie de ça.
00:39:27La nostalgie,
00:39:27la nostalgie,
00:39:28là, on est en train
00:39:29de parler quand même
00:39:29d'un parti néo-nazi,
00:39:32anti-sémite
00:39:33qui accumule.
00:39:34Eh oui,
00:39:34c'est pour ça que...
00:39:35Je vous explique
00:39:36ce que j'ai entendu,
00:39:37les Allemands,
00:39:37comment ils justifient
00:39:39cette percée,
00:39:40en tout cas,
00:39:41sur place.
00:39:41Alors, ce qui est intéressant,
00:39:42c'est de regarder l'évolution
00:39:43qu'il y a par rapport
00:39:44à l'élection de 2021.
00:39:46L'AFD avait fait
00:39:47plus que doubler son score.
00:39:48Donc, on voit que
00:39:49ce n'est pas juste un vote
00:39:50qu'on pourrait dire contestataire,
00:39:51parce que généralement,
00:39:52lorsqu'on parle des extraits,
00:39:53on dit souvent
00:39:53que c'est un vote contestataire.
00:39:55Au niveau de l'AFD,
00:39:56là, pour le coup,
00:39:56c'est structurel.
00:39:57Ensuite, il faut revenir
00:39:58sur ce qu'est la SAX.
00:39:59C'est vrai que c'est
00:40:00une région assez particulière
00:40:01parce qu'il y a beaucoup
00:40:02de chômage historiquement
00:40:02en Allemagne
00:40:03dans cette région-là,
00:40:04et c'est plutôt
00:40:04une région assez pauvre
00:40:05où il y a beaucoup
00:40:05de problèmes en interne
00:40:06économiquement.
00:40:07Donc, on sent
00:40:07qu'il y a fait
00:40:08un effet de crise
00:40:09et que ça s'est structuré
00:40:10autour du vote de l'AFD
00:40:11et l'AFD est perçu
00:40:12comme la réponse politique.
00:40:13L'autre point intéressant,
00:40:15c'est de regarder aussi
00:40:15à qui ils peuvent s'associer.
00:40:16On sait qu'en Allemagne,
00:40:18ils n'ont pas du tout
00:40:18la même culture institutionnelle
00:40:19et politique que nous.
00:40:20Ils sont plutôt
00:40:21dans les coalitions.
00:40:22On n'est pas du tout
00:40:22dans les coalitions,
00:40:23on est plus dans du fait majoritaire.
00:40:25On sait qu'une partie,
00:40:26notamment de la gauche,
00:40:26le BSW,
00:40:27a annoncé hier
00:40:28que la gauche radicale
00:40:29était capable de s'associer
00:40:30momentanément à l'AFD
00:40:32pour gouverner.
00:40:33Ça, déjà,
00:40:33c'est un effet surprenant.
00:40:34C'est quelque chose
00:40:35qui est impossible
00:40:36d'avoir en France.
00:40:36Il y a aussi la CDU
00:40:37qui a répondu ce matin
00:40:38en disant que
00:40:40potentiellement,
00:40:41ils pouvaient revenir
00:40:41et là,
00:40:42on va revenir sur le sujet
00:40:42migratoire.
00:40:43Ils étaient capables
00:40:44de revenir sur des sujets
00:40:45migratoires et proposer
00:40:46des choses beaucoup plus
00:40:47pas violentes,
00:40:49mais beaucoup plus dures.
00:40:50Donc, on sent que
00:40:52dans la Saxe,
00:40:53ça ne veut pas dire
00:40:53que toute l'Allemagne
00:40:54est comme ça,
00:40:55mais on sent qu'au moins
00:40:55dans la Saxe,
00:40:56c'est un laboratoire.
00:40:57On sent que la question économique
00:40:58et la question migratoire
00:40:59sont les sujets
00:41:01qui vont en fait
00:41:01complètement façonner
00:41:03l'opinion publique
00:41:04et le vote allemand.
00:41:05Il y a un dernier point.
00:41:06C'est que je pense
00:41:08que de manière générale,
00:41:09en Europe,
00:41:09on voit qu'il y a un retour
00:41:10de ce qu'on pourrait
00:41:10appeler le souverainisme.
00:41:12Aujourd'hui,
00:41:12je pense que le débat,
00:41:13il est sur une partie
00:41:14des Européens
00:41:15ou du moins des nations
00:41:16qui ont l'impression
00:41:17d'être dépossédées
00:41:18d'une partie de leur destin
00:41:19et vont voter de plus en plus
00:41:21vers des extrêmes.
00:41:21Ça peut être extrême droite
00:41:22sur des sujets migratoires
00:41:23ou extrême gauche
00:41:24pour d'autres sujets.
00:41:25Et je pense qu'aujourd'hui,
00:41:26on n'a toujours pas compris,
00:41:27mais que ce soit en France,
00:41:28en Italie,
00:41:29en Allemagne,
00:41:29on peut le voir aussi
00:41:30en Angleterre,
00:41:32on sent que ce sont
00:41:33des courants souverainistes
00:41:34qui peuvent être très durs
00:41:35qui prennent le pouvoir.
00:41:35Mais même les partis
00:41:36souverainistes français,
00:41:37en l'occurrence,
00:41:37par exemple,
00:41:38vous prenez le Rassemblement
00:41:39National,
00:41:39est très embarrassé
00:41:40par cette victoire.
00:41:41Et on a entendu
00:41:42plusieurs porte-parole
00:41:43du Rassemblement National
00:41:44qui sont désolidarisés
00:41:45et très embarrassés.
00:41:47À l'AFD,
00:41:48il y a des anciens
00:41:49nazis,
00:41:50il y a aussi eu
00:41:50des campagnes,
00:41:51on se souvient,
00:41:52des campagnes de communique
00:41:53plus que très problématiques
00:41:54qui faisaient référence.
00:41:55Non, effectivement,
00:41:56l'AFD a beaucoup
00:41:57de composantes
00:41:57extrêmement problématiques.
00:41:58On est au-delà
00:41:59de l'extrême-droite.
00:41:59Et vous faites bien
00:42:00de parler de cette région
00:42:01qui est une région
00:42:02extrêmement particulière
00:42:03de l'Allemagne
00:42:04qui est désertée
00:42:04même par les femmes
00:42:06à certains coins
00:42:07de la Saxe.
00:42:08Il n'y a plus que des hommes,
00:42:09il n'y a pas beaucoup
00:42:10de travail,
00:42:11vous l'avez dit,
00:42:12et c'est vrai
00:42:12que c'est un sujet
00:42:13et il se trouve
00:42:15que ce parti
00:42:15a fait une campagne
00:42:18assez efficace
00:42:19sur les réseaux sociaux,
00:42:20notamment sur TikTok.
00:42:20Ils sont très forts
00:42:21sur les réseaux sociaux.
00:42:22Et oui,
00:42:22donc ça explique
00:42:24peut-être
00:42:24certaines choses
00:42:25sans les pardonner.
00:42:26c'est un parti
00:42:28pro-russe.
00:42:29Absolument.
00:42:29Il ne faut pas l'oublier.
00:42:31Et qu'est-ce qu'on dit ?
00:42:32On dit par exemple,
00:42:34l'idée c'est
00:42:34qu'il faut arrêter,
00:42:36et j'entends aussi
00:42:36cette petite musique,
00:42:38il faut arrêter
00:42:39le soutien à l'Ukraine.
00:42:41Ça on l'entend aussi
00:42:42un petit peu en France
00:42:43en ce moment.
00:42:44Mais c'est bien
00:42:44ce que je dis.
00:42:46Un peu beaucoup.
00:42:46Au fond,
00:42:47au-delà de ce qui vient
00:42:49d'être dit,
00:42:49notamment sur le contexte
00:42:51particulier en Allemagne,
00:42:53ma préoccupation,
00:42:54c'est que c'est quand même
00:42:55un mouvement
00:42:56qui se généralise
00:42:57à l'ensemble de l'Europe.
00:42:59On voit bien
00:43:00un certain nombre
00:43:00de pays tomber.
00:43:02Et une fois qu'on aura
00:43:03donné les clés du pouvoir
00:43:04en disant
00:43:05on n'a jamais essayé
00:43:06un tel
00:43:07et puis c'est pas si mal,
00:43:09chacun devra prendre
00:43:10ses responsabilités.
00:43:11Gilles ?
00:43:11Pourquoi on vote
00:43:12pour des idées abjectes ?
00:43:14Alors là,
00:43:15c'est une vaste question.
00:43:15La facilité,
00:43:17probablement,
00:43:18c'est beaucoup plus facile.
00:43:20Vous savez,
00:43:20quand on vous dit
00:43:21le pays va mal,
00:43:22tout d'abord,
00:43:23j'ai envie de dire,
00:43:25c'est pas simplement
00:43:26une question d'absence
00:43:27de pédagogie.
00:43:28On parlait,
00:43:28par exemple,
00:43:29des sujets migratoires.
00:43:30Moi, je dis,
00:43:30mais prenez un bouquin,
00:43:32un bouquin.
00:43:32Vous pensez que la France
00:43:33telle qu'elle existe aujourd'hui,
00:43:35elle a toujours existé ?
00:43:36Oui, mais le rassemblement
00:43:37et ce parti-là,
00:43:38ils sont quand même
00:43:38très différents.
00:43:40le rassemblement national
00:43:42est plus négé que largement.
00:43:42L'idée d'abjecte,
00:43:44c'était en amie.
00:43:46C'est un pays
00:43:47qui est très divers aussi.
00:43:49Vous avez posé la question
00:43:50tout à l'heure
00:43:51en disant
00:43:51un jeu vidéo
00:43:52sur le site
00:43:53de la présidence
00:43:54des Etats-Unis
00:43:55parce que
00:43:55nous,
00:43:57êtres humains,
00:43:58nous avons cédé,
00:43:59nous avons lâché
00:44:00là où on se battait
00:44:01sur des valeurs.
00:44:02Maintenant,
00:44:02on est dans le sauf qui peut
00:44:04et au nom de
00:44:05c'est moi qui compte
00:44:06et c'est
00:44:06ma propre survie
00:44:08qui compte,
00:44:09on est prêt à céder
00:44:10sur tout
00:44:11jusqu'à l'abjecte
00:44:12parce qu'effectivement,
00:44:13un jeu vidéo
00:44:14qui dit
00:44:15on va se faire
00:44:16des migrants
00:44:19ou alors de dire
00:44:20ou avoir
00:44:21ces idées antisémites
00:44:22pas possibles,
00:44:23crapuleuses,
00:44:24alors même
00:44:24que nous savons
00:44:25tout sur la Shoah,
00:44:27comment,
00:44:28comment,
00:44:28comment ?
00:44:29C'est vrai que
00:44:29les rêves étaient
00:44:30assez curieux
00:44:31et très,
00:44:32je vous rappelle quand même
00:44:33que sa dirigeante
00:44:34est homosexuelle
00:44:35mariée avec une Sri Lankaise
00:44:36donc c'est un petit peu
00:44:38complexe
00:44:38mais en tout cas
00:44:39ça fait parait
00:44:39Parce que vous pensez
00:44:40qu'au Sri Lanka
00:44:40vous n'avez pas
00:44:41des extrémistes aussi ?
00:44:42Non, non mais bien sûr
00:44:42je voulais vous dire
00:44:43que c'était un petit peu
00:44:44contradictoire
00:44:45tout ça au sein du parti
00:44:47et c'est un parti complexe
00:44:48je ne suis pas en train
00:44:49de dire quoi que ce soit
00:44:49Non, non, non, non
00:44:50non, non
00:44:54je provoque
00:44:54parce que
00:44:55c'est pour un parti
00:44:57anti-immigration
00:44:58et un petit peu homophobe
00:45:00ça interroge
00:45:01voilà
00:45:02c'est tout ce que
00:45:03je voulais dire
00:45:03à tout de suite
00:45:04la suite à 11h
00:45:06sur Sud Radio
00:45:07le point sur l'actualité
00:45:08la suite de nos débats
00:45:10Sud Radio
00:45:1310h midi
00:45:14Sud Radio
00:45:14à vous de le dire
00:45:16Stéphanie Demuru
00:45:17Sud Radio
00:45:18avec mes débatteurs
00:45:19aujourd'hui
00:45:20Rachida Kaoud
00:45:20Jean-Claude
00:45:21Beaujour
00:45:22Mehdi
00:45:23Raïch
00:45:23et on poursuit nos débats
00:45:25vous n'hésitez pas
00:45:25évidemment
00:45:26vous le savez maintenant
00:45:27à venir
00:45:28réagir
00:45:29prendre part
00:45:29aux discussions
00:45:30vous êtes peut-être
00:45:31dans votre voiture
00:45:33en train d'aller
00:45:34sur votre lieu
00:45:35de travail
00:45:36et bien
00:45:36soyez prudents
00:45:37vous faites ça
00:45:38en bluetooth
00:45:38mais n'hésitez pas
00:45:39à venir nous parler
00:45:40on va parler maintenant
00:45:41de Bruno Retailleau
00:45:42qui veut reconnaître
00:45:43les racines judéo-chrétiennes
00:45:45de la France
00:45:46dans une charte
00:45:46de l'ordre républicain
00:45:47adossée à la constitution
00:45:49un peuple qui oublie
00:45:50d'où il vient
00:45:51est un peuple qui s'efface
00:45:52dit le candidat républicain
00:45:55à la présidentielle
00:45:56alors est-ce que c'est souhaitable
00:45:58est-ce que tout simplement
00:45:59il veut consacrer
00:46:01cette tradition religieuse
00:46:03dans une république
00:46:04qui est pourtant laïque
00:46:05est-ce que c'est assumer
00:46:06notre histoire
00:46:07ou fragiliser
00:46:08la neutralité
00:46:09de l'état
00:46:10à vous de le dire
00:46:110800 26 300
00:46:13300
00:46:14alors c'est vrai que
00:46:15Jean-Claude Beaujour
00:46:16c'est pas une idée nouvelle
00:46:17Eric Ciotti
00:46:18il avait proposé
00:46:19en son temps
00:46:20mais c'est vrai
00:46:21que Bruno Retailleau
00:46:22voudrait la remettre
00:46:23à l'ordre du jour
00:46:23oui mais enfin
00:46:24en voulant mettre
00:46:25dans les textes
00:46:26moi je suis toujours méfiant
00:46:27parce qu'en tant que juriste
00:46:28je vous dirais
00:46:29en permanence
00:46:30on dit que les textes
00:46:31les lois sont trop complexes
00:46:32sont trop nombreuses
00:46:33etc
00:46:33on veut mettre
00:46:34tellement de choses
00:46:35y compris dans la constitution
00:46:37ce qui voudrait dire
00:46:38que certaines choses
00:46:38seraient non constitutionnelles
00:46:39et donc c'est aussi
00:46:41donner du pouvoir
00:46:41au conseil constitutionnel
00:46:42parce que plus vous mettez
00:46:43un certain nombre de règles
00:46:44dans la constitution
00:46:47plus vous donnez
00:46:48au conseil constitutionnel
00:46:50des moyens de discuter
00:46:51moi plus généralement
00:46:52sur l'idée
00:46:53et la culture de pays
00:46:55je pense que
00:46:56c'est pas qu'une question de texte
00:46:57c'est de savoir
00:46:58autour de quel projet de société
00:47:00nous allons nous
00:47:01désormais nous mobiliser
00:47:02c'est là dessus
00:47:03peut-être qu'il faut
00:47:03qu'on se consacre
00:47:05qu'on se concentre
00:47:07c'est quel projet d'avenir
00:47:09comment est-ce qu'on fait
00:47:10avec l'existant
00:47:11comment est-ce qu'on fait
00:47:12cohabiter l'ensemble
00:47:13de nos concitoyens
00:47:14et moi je dis
00:47:16d'autant plus simplement
00:47:17que je suis catholique
00:47:18pratiquant
00:47:19mais je reste ouvert
00:47:20je suis pour la laïcité
00:47:21dans l'espace public
00:47:22alors justement
00:47:23cette charte
00:47:23elle ne concernait pas
00:47:24seulement les racines
00:47:25de la France
00:47:26écoutez l'explication
00:47:27de Bruno Retailleau
00:47:28et je vous donne la parole
00:47:29sur le plan culturel
00:47:30il faut assumer nos racines
00:47:31judéo-chrétiennes
00:47:32et ce sera dans la constitution
00:47:33c'est d'une charte
00:47:34vous savez qu'il y a
00:47:35une charte de l'environnement
00:47:36qui est adossée
00:47:37à la constitution
00:47:38et c'est important
00:47:39parce que les juges
00:47:40doivent en tenir compte
00:47:41et bien je veux
00:47:42que là encore
00:47:43ce soit les gens
00:47:43qui définissent les règles
00:47:45et non pas les juges
00:47:46et donc vous président
00:47:46la tradition judéo-chrétienne
00:47:48de la France
00:47:48sera inscrite dans la constitution
00:47:49absolument
00:47:49parce que je pense
00:47:50qu'on souffre aujourd'hui
00:47:52d'une forme de mea culpa constante
00:47:54cette espèce de culpabilité éternelle
00:47:56et je veux dire aux français
00:47:57qu'il faut être fier
00:47:58de nos racines
00:47:59fier de ce que l'on est
00:48:00ça n'exclut personne
00:48:01simplement au contraire
00:48:02quand on veut s'ouvrir
00:48:03il faut être sûr
00:48:04de ses racines
00:48:05est-ce que vous êtes convaincu
00:48:07par cette explication
00:48:08Rachida Kahout ?
00:48:09alors oui
00:48:12il faut être fier
00:48:13de ses racines
00:48:14c'est pas le sujet
00:48:16mais ce qui me désole
00:48:17c'est ça
00:48:20et ça va à l'encontre
00:48:21de ce que nous sommes
00:48:22en train de construire
00:48:23c'est-à-dire en fait
00:48:24une union nationale
00:48:25enfin du moins
00:48:26on essaye
00:48:27et moi
00:48:28ce qu'il vient de dire
00:48:30en fait
00:48:30c'est trier
00:48:31encore une fois
00:48:32les françaises
00:48:33et les françaises
00:48:33ça n'exclut personne
00:48:34ben oui
00:48:35mais enfin bon
00:48:38les propos sont assez clairs
00:48:39donc c'est comme en fait
00:48:41le permis
00:48:41d'avoir une nationalité
00:48:43culturelle
00:48:44on en est là
00:48:44alors qu'est-ce que
00:48:46j'attends d'un candidat
00:48:47c'est justement
00:48:48qu'il ne divise pas
00:48:49j'attends d'un candidat
00:48:50en fait que finalement
00:48:51vous l'avez dit
00:48:52à juste titre tout à l'heure
00:48:53il y a effectivement
00:48:55ces racines judéo-chrétiennes
00:48:57mais il y a aussi
00:48:58les autres
00:48:58ceux qui ont fait aussi
00:48:59la France
00:49:00et cette terre de passage
00:49:01où au final
00:49:03pourquoi exclure
00:49:04les uns plus que
00:49:05les autres
00:49:06c'est une interrogation
00:49:08qui est légitime
00:49:09et moi je pense que
00:49:11toucher à la constitution
00:49:12sur des considérations
00:49:16on va dire
00:49:18culturelles
00:49:18raciales
00:49:20et bien c'est toucher
00:49:21à l'ADN
00:49:23de la France
00:49:24qui est justement
00:49:25ce pays
00:49:26où tout le monde
00:49:27peut se sentir
00:49:28chez soi
00:49:29sans avoir en fait
00:49:30à se dire
00:49:31et bien
00:49:31ah non finalement
00:49:33et bien
00:49:33ce sont
00:49:34les judéo-chrétiens
00:49:35qui sont beaucoup plus légitimes
00:49:37d'être ici
00:49:38etc
00:49:38etc
00:49:40il suffit d'aller
00:49:42à l'école
00:49:42quand vous allez à l'école
00:49:44on vous enseigne
00:49:45nos ancêtres
00:49:45les Gaulois
00:49:46et puis il y a plein de gens
00:49:47dans cette classe
00:49:49où ces ancêtres
00:49:50ne sont pas
00:49:51les Gaulois
00:49:51et quand la preuve
00:49:53dit nos ancêtres
00:49:54les Gaulois
00:49:55forcément
00:49:56un tas
00:49:57de jeunes
00:49:59dans cette classe
00:49:59se disent
00:50:00mais moi
00:50:00mon ancêtre
00:50:02c'est pas un Gaulois
00:50:03et bien c'est de ça
00:50:04qu'on doit discuter
00:50:05oui tout à fait
00:50:06parce qu'on doit
00:50:07comprendre
00:50:08avec qui on vit
00:50:09et dans quelle société
00:50:10on vit
00:50:10tout à fait
00:50:10la société a évolué
00:50:11et que dans les classes
00:50:13c'est plus comme
00:50:14dans les années 50
00:50:15ou 60
00:50:16où pour presque
00:50:17tout le monde
00:50:17de la classe
00:50:18leur ancêtre
00:50:19c'était les Gaulois
00:50:19mais est-ce que c'est
00:50:20forcément
00:50:21de nature
00:50:22à diviser
00:50:22si Bruno Retailleau
00:50:24a envie de le rappeler
00:50:25j'imagine
00:50:25c'est que
00:50:26parfois cet héritage
00:50:28est un petit peu
00:50:28piétiné
00:50:29en danger
00:50:30on peut faire un peu
00:50:31de politique
00:50:32si vous voulez
00:50:32ce matin
00:50:33moi d'ailleurs
00:50:34Bruno Retailleau
00:50:35le dit
00:50:35il dit
00:50:36il faut arrêter
00:50:36avec cette forme
00:50:37de repentance
00:50:38etc
00:50:40j'entends bien
00:50:41et j'entends bien
00:50:43qu'effectivement
00:50:43une partie
00:50:44de l'électorat
00:50:45se dit
00:50:46on en a assez
00:50:46de la repentance
00:50:47etc
00:50:49regarder l'histoire
00:50:50telle qu'elle est
00:50:50regarder les faits
00:50:51pour moi
00:50:52ça n'est pas
00:50:52de la repentance
00:50:53en revanche
00:50:54et c'est la raison
00:50:54pour laquelle
00:50:55j'insiste
00:50:55l'objectif
00:50:56c'est qu'est-ce
00:50:57que l'on construit
00:50:58ensemble
00:50:58et c'est partir
00:50:59de notre réalité
00:51:00du moment
00:51:01c'est pas d'avoir
00:51:02une réalité
00:51:02fantasmée
00:51:03et je vous dis
00:51:04je suis d'autant
00:51:04plus à l'aise
00:51:05que je suis
00:51:06catholique
00:51:06pratiquant
00:51:07et favorable
00:51:07à la laïcité
00:51:09dans l'espace public
00:51:10et quand vous disiez
00:51:11nos ancêtres
00:51:11les Gaulois
00:51:12c'est un sujet
00:51:12que je connais
00:51:12un petit peu
00:51:13parce que
00:51:13Outre-mer
00:51:19quand on regarde
00:51:20l'histoire de France
00:51:21il y a eu
00:51:22cette volonté
00:51:23cultivée par Napoléon
00:51:25de faire un pays fort
00:51:26où on a supprimé
00:51:27les langues régionales
00:51:28je regardais
00:51:29une émission
00:51:29où les petits bretons
00:51:30il y a un siècle
00:51:31les bretons
00:51:32et les enfants
00:51:33ils avaient le bonnet d'âne
00:51:35quand on suspectait
00:51:36que l'on avait
00:51:37employé un mot breton
00:51:38donc il y a cette volonté
00:51:39c'est vrai que c'est
00:51:40un moment de l'histoire
00:51:41aujourd'hui
00:51:42les choses ont changé
00:51:45regardons comment
00:51:45nous allons construire
00:51:47la France de demain
00:51:48avec sa puissance
00:51:49et avec ses atouts
00:51:51voilà pour moi
00:51:52quel est le vrai sujet
00:51:53alors c'est vrai
00:51:54qu'il veut
00:51:54je vous le disais
00:51:56pas seulement
00:51:57l'isoler
00:51:58c'est renforcer
00:51:59également le droit
00:52:00à la sécurité
00:52:00lutter contre
00:52:01les séparatismes religieux
00:52:02et ça c'est important
00:52:03et imposer
00:52:04certaines failles minimales
00:52:05et faciliter
00:52:06d'ailleurs
00:52:07les mesures
00:52:07sur l'immigration
00:52:08c'est un bloc complet
00:52:09qu'il veut faire
00:52:10Bruno Retailleau
00:52:11alors je comprends
00:52:11l'idée derrière
00:52:12mais alors il y a
00:52:13un paradoxe
00:52:13dans ce qu'évoque
00:52:14Bruno Retailleau
00:52:15et Jean-Claude
00:52:16l'évoquait tout à l'heure
00:52:17c'est que
00:52:17en même temps
00:52:18la droite
00:52:19et notamment
00:52:19Bruno Retailleau
00:52:20peut parler
00:52:20du gouvernement
00:52:21des juges
00:52:22mais par ce type
00:52:23de proposition
00:52:23paradoxalement
00:52:24il redonnera
00:52:25plus de pouvoir
00:52:26au conseil constitutionnel
00:52:27et au juge constitutionnel
00:52:28donc là déjà
00:52:29il y a un paradoxe
00:52:30en interne
00:52:30à régler
00:52:31sur la proposition
00:52:33ensuite
00:52:33sur les racines
00:52:34judéo-chrétiennes
00:52:35alors je ne vais pas
00:52:35faire un cours d'histoire
00:52:36loin de moi
00:52:37mon master de recherche
00:52:38en histoire
00:52:38mais je me souviens
00:52:40que judéo-chrétien
00:52:41en France
00:52:42on a été longtemps
00:52:43persécuté les juifs
00:52:44c'est aussi
00:52:45une des critiques
00:52:46d'ailleurs
00:52:47à cette proposition
00:52:47je me souviens
00:52:48que c'est notre
00:52:48Philippe Lebel
00:52:49donc Philippe Lebel
00:52:49c'est le 14ème siècle
00:52:50qui a chassé les juifs
00:52:51aussi
00:52:52il y a aussi
00:52:52une culture historique
00:52:54en France
00:52:54où notamment
00:52:55le christianisme
00:52:55a beaucoup
00:52:56chassé les juifs
00:52:57donc c'est aussi
00:52:57un terme un peu particulier
00:52:58donc l'utiliser
00:52:59de cette manière
00:52:59je ne comprends pas
00:53:00ensuite faire rentrer ça
00:53:01dans la constitution
00:53:03pour moi
00:53:04la constitution
00:53:04elle organise des pouvoirs
00:53:06ça doit être au contraire
00:53:06un texte assez simple
00:53:07on ne peut pas
00:53:08tout y faire rentrer
00:53:09pour moi
00:53:10elle perd de son sens
00:53:10et de sa substance
00:53:11donc ça ne peut pas
00:53:12être un catalogue
00:53:12de choses
00:53:13que l'on veut faire
00:53:14rentrer dedans
00:53:14dans ce cas là
00:53:15moi je peux faire rentrer
00:53:15la révolution française dedans
00:53:17je peux faire rentrer
00:53:18n'importe quoi
00:53:18en fait
00:53:19qui serait justifié
00:53:20dans l'histoire de France
00:53:21et encore une fois
00:53:21l'histoire de France
00:53:22elle est multiple
00:53:23elle n'est pas que judéo-chrétienne
00:53:25elle est plein de choses
00:53:25elle est multiple
00:53:26elle est diverse
00:53:26donc à ce titre là
00:53:28tous les partis politiques
00:53:29pourraient faire en sorte
00:53:30de faire rentrer
00:53:31ce qu'ils souhaitent
00:53:32de la France
00:53:33ou du moins de leur part
00:53:34à laquelle ils sont attachés
00:53:35à la France
00:53:35donc je trouve que c'est
00:53:36une proposition
00:53:37qui est un peu
00:53:37je comprends que ça répond
00:53:39à une question
00:53:39notamment du séparatisme religieux
00:53:40mais je ne suis pas sûr
00:53:41que ce soit la réponse
00:53:42à apporter en termes constitutionnels
00:53:44on a un auditeur
00:53:44qui veut réagir
00:53:45on a entendu la petite cloche
00:53:47Yann
00:53:47bonjour
00:53:48vous nous appelez de Bayonne
00:53:50vous n'êtes pas trop d'accord
00:53:51avec ce qui vient d'être dit ?
00:53:53alors moi je vais me présenter
00:53:54comme se sont présentés
00:53:55vos invités
00:53:56moi je suis
00:53:57un défenseur de la laïcité
00:53:59et je suis athée complet
00:54:01par contre
00:54:02aujourd'hui
00:54:04voyant un peu
00:54:04ce que
00:54:05quelle route reprend
00:54:07aujourd'hui
00:54:07notre France
00:54:09et ce qu'on veut
00:54:09défendre
00:54:10d'imposer
00:54:10alors que ce n'est pas
00:54:11notre histoire
00:54:13et tout ça
00:54:13je comprends
00:54:14qu'on ait envie
00:54:15que nos politiciens
00:54:17aient envie
00:54:17de prendre
00:54:18cette mesure-là
00:54:20aujourd'hui
00:54:20on a une histoire
00:54:22moi aussi
00:54:23j'en ai assez
00:54:23qu'on s'excuse toujours
00:54:24on est toujours en train
00:54:25de s'excuser
00:54:25notre histoire
00:54:27quand bien même
00:54:28on a fait des choses
00:54:29bien
00:54:29on s'excuse
00:54:30et aujourd'hui
00:54:31je ne vois pas
00:54:33les gens de votre plateau
00:54:34ou les autres
00:54:35aller dire
00:54:36à un pays musulman
00:54:37d'enlever ça
00:54:38de leur constitution
00:54:39de leur loi
00:54:39et tout ça
00:54:40et ça on trouve ça
00:54:40très bien chez les autres
00:54:41mais dès qu'il s'agit
00:54:42de chez nous
00:54:42ça nous dérange
00:54:43et ça ça me dérange
00:54:44mais on est une république
00:54:46on est une république laïque
00:54:47en fait on n'est pas un pays
00:54:48donc au bout du coup
00:54:50vous vous parliez
00:54:50vous chouettez
00:54:51c'est pas
00:54:52oui mais je suis pas sûr
00:54:53que ce soit la réponse
00:54:56soit on est tous judéo-chrétiens
00:54:58bah non
00:54:58par définition
00:54:58pourquoi la croyance
00:54:59rentrerait justement
00:55:01en fait
00:55:01dans ce qui va
00:55:01régir notre vie
00:55:02en société
00:55:03en fait
00:55:04pour ça je rejoins
00:55:04la loi suprême
00:55:05c'est la république
00:55:07il y a Yann qui veut parler
00:55:08Yann oui
00:55:08parce qu'aujourd'hui
00:55:10en tant qu'ancien directeur
00:55:11d'un centre social
00:55:12dans un endroit
00:55:14dans un QPV
00:55:16on va dire
00:55:16dans une cité
00:55:18aujourd'hui
00:55:19vous avez des gens
00:55:20qui commencent
00:55:22à vous dire
00:55:23il faut pas parler
00:55:24de Noël
00:55:24dire on en est ça
00:55:26c'est pas une bonne chose
00:55:28et ça
00:55:29vous avez raison
00:55:30de souligner ça
00:55:31parce que ça heurte
00:55:32quand même beaucoup
00:55:32de français
00:55:34de religion catholique
00:55:35pourquoi on enlèverait ça
00:55:36à la poussaine
00:55:36et pourquoi
00:55:37et moi j'ai pas de problème
00:55:39à ce qu'ils fêtent
00:55:41leur fête
00:55:41qui est une mosquée
00:55:42chez nous
00:55:43il n'y a pas de fait tout ça
00:55:43ou d'autre chose
00:55:44tout le monde peut avoir
00:55:45tout ce qu'il veut
00:55:46mais qu'on ne rentre pas
00:55:48et ces gens-là
00:55:48il y a une partie
00:55:50de ces gens-là
00:55:50qui rentrent dans la société
00:55:51en voulant
00:55:52nous imposer des choses
00:55:53ou critiquer
00:55:55nos choses
00:55:56sous couvert
00:55:56de ce qu'on a fait
00:55:57de Fabien
00:55:57vous pensez Yann
00:55:58que ça changerait quelque chose
00:56:00que ça soit inscrit
00:56:00dans la constitution
00:56:01c'est une manière
00:56:01de remettre l'église
00:56:03si j'ose dire
00:56:03au cœur du village
00:56:05je pense pas
00:56:08que ça changera des choses
00:56:09mais par contre
00:56:10ça affirmera certaines choses
00:56:11aussi
00:56:11et on arrêtera toujours
00:56:12de s'excuser
00:56:13de dire
00:56:13et puis peut-être
00:56:14que ça sera le début
00:56:16d'une vraie intégration
00:56:18moi je suis fils
00:56:19d'un grand-père tunisien
00:56:20un grand-père portugais
00:56:21donc je vous le dis
00:56:22honnêtement
00:56:23et qu'on repartira
00:56:24sur une intégration
00:56:26plutôt qu'une immigration
00:56:28une intégration
00:56:29qu'il faudra
00:56:29qu'on fasse comprendre
00:56:31à tout le monde
00:56:32qu'il y a des choses
00:56:32qui se passent
00:56:33sur l'espace public
00:56:36et que voilà
00:56:37merci Yann
00:56:38en tout cas
00:56:38de votre intervention
00:56:39ça réagit beaucoup
00:56:41au standard
00:56:41on reprendra Vanessa
00:56:42dans quelques instants
00:56:43qui nous appelle
00:56:44de rock
00:56:45et on poursuit donc
00:56:46ces discussions
00:56:460826 300 300
00:56:48avec mes débatteurs
00:56:49sur Sud Radio
00:56:51Sud Radio
00:56:5410h midi
00:56:56Sud Radio
00:56:56à vous de le dire
00:56:58Stéphanie Demiru
00:56:59merci de nous rejoindre
00:57:00sur Sud Radio
00:57:01avec mes débatteurs
00:57:02Rachida Kaoud
00:57:02Jean-Claude
00:57:03bonjour
00:57:04Mehdi
00:57:04Raïch
00:57:05un peuple qui oublie
00:57:07d'où il vient
00:57:08est un peuple
00:57:08qui s'efface
00:57:09Bruno Retailleau
00:57:10qui veut reconnaître
00:57:11les racines judéo-chrétiennes
00:57:12de la France
00:57:13dans le cadre
00:57:14d'une charte
00:57:15adossée à la constitution
00:57:16ça fait réagir
00:57:18on était il y a quelques instants
00:57:20avec Yann
00:57:20on va prendre Vanessa
00:57:21qui nous appelle de rock
00:57:23bonjour Vanessa
00:57:25oui bon alors déjà
00:57:26pardonnez-moi
00:57:27si j'exprime mon avis
00:57:29de manière un peu populaire
00:57:30j'ai pas assez de connaissances
00:57:32en histoire
00:57:33et en géopolitique
00:57:33ne vous excusez absolument pas
00:57:34c'est votre avis
00:57:36il est précieux
00:57:36pour avoir un avis
00:57:37extrêmement intelligent
00:57:38mais moi instinctivement
00:57:40je suis contre
00:57:41ce genre de choses
00:57:42parce que je pense
00:57:44que ça décale
00:57:46ça apporte
00:57:48une nouvelle difficulté
00:57:50à résoudre
00:57:50notre problème
00:57:51actuel
00:57:52réel
00:57:53bon moi
00:57:54je fais partie
00:57:55des plus modestes
00:57:56ma vie fait que
00:57:58je côtoie
00:57:59beaucoup de musulmans
00:58:01j'ai ma voisine
00:58:02que j'adore
00:58:02qui est pratiquante
00:58:04ils sont
00:58:05elle est française
00:58:07elle est plus jeune que moi
00:58:08moi j'ai 50 ans
00:58:09c'est une française
00:58:11mais pratiquante
00:58:12moi personnellement
00:58:13aussi
00:58:13j'ai énormément
00:58:14la foi catholique
00:58:15Jésus
00:58:16super star
00:58:17voilà
00:58:18j'admire personne
00:58:20sur la planète
00:58:21sauf Jésus
00:58:22par contre
00:58:22je suis une mauvaise
00:58:23chrétienne
00:58:23une mauvaise catholique
00:58:24tu les écoutes
00:58:26j'ai pas le droit
00:58:26de
00:58:27parfois
00:58:27elle est pas valide
00:58:28parce que
00:58:28je crois pas
00:58:29aux détails
00:58:31bon bref
00:58:31peu importe
00:58:32on s'en fiche
00:58:32mais ce que je veux dire
00:58:34c'est que
00:58:36vous parliez de problème réel
00:58:37Vanessa
00:58:38problème réel
00:58:40parce que
00:58:41c'est un problème réel
00:58:42de
00:58:44la France
00:58:45elle s'est battue
00:58:46pendant
00:58:47des décennies
00:58:49pour plus être
00:58:50justement
00:58:51sous l'injustice
00:58:53des règles
00:58:54entre guillemets
00:58:54des catholiques
00:58:55et des chrétiens
00:58:56je pense surtout
00:58:57aux droits de la famille
00:58:58dans les années 70
00:58:59vous vous rendez compte
00:59:00les années 70
00:59:00c'était hier
00:59:01et il y avait encore
00:59:02des histoires
00:59:03d'enfants légitimes
00:59:04pas légitimes
00:59:05enfin bon bref
00:59:06on s'est battu
00:59:08pour que
00:59:10alors oui
00:59:10moi je suis
00:59:11fidèle
00:59:12à mes origines
00:59:14judéo-chrétiennes
00:59:15parce qu'il y a de quoi
00:59:16être fière
00:59:17de la parole
00:59:18de Jésus
00:59:18et de sa mentalité
00:59:20parce que ça veut dire
00:59:21ouverture des épris
00:59:22tout le tralala
00:59:23mais
00:59:25l'église
00:59:27qui fait
00:59:28la loi
00:59:30ou
00:59:30cette
00:59:31enfin je sais pas
00:59:32je trouve que
00:59:33alors c'est pas forcément
00:59:35ce que dit Bruno
00:59:35Retailleau
00:59:36il dit tout simplement
00:59:37je répète la phrase
00:59:38pour se justifier
00:59:39un peuple qui oublie
00:59:40d'où il vient
00:59:40et un peuple qui s'efface
00:59:42c'est ce qu'il dit
00:59:42il veut pas forcément
00:59:43dire que l'église
00:59:45va dominer
00:59:46si j'ose dire
00:59:47je pense qu'il est d'accord
00:59:48avec le fait
00:59:48que nous sommes
00:59:49un pays laïque
00:59:50c'est peut-être
00:59:52l'idée
00:59:53de rappeler
00:59:54que les racines
00:59:55judéo-chrétiennes
00:59:57en effet peut-être
00:59:58sont dominantes
00:59:59en France
01:00:00il y a de ça
01:00:01peut-être
01:00:01et ça
01:00:02ça vous dérange
01:00:03ce qui me dérange
01:00:04c'est que du coup
01:00:05on oublie
01:00:06que pour
01:00:08les musulmans
01:00:10qui
01:00:10c'est un cadeau
01:00:13que franchement
01:00:14la France
01:00:14aide les musulmans
01:00:16à s'émanciper
01:00:18même s'ils gardent
01:00:19la foi
01:00:20et que c'est important
01:00:22qu'à mon avis personnel
01:00:24que la religion musulmane
01:00:26soit un peu plus libre
01:00:27parce que si on regarde
01:00:29dans le monde
01:00:29enfin je veux dire
01:00:30pourquoi les français
01:00:31on est un peuple
01:00:32hyper gentil
01:00:33hyper accueillant
01:00:35hyper poli
01:00:38bon
01:00:39ça change un peu
01:00:40mais Mehdi
01:00:40est en train
01:00:41d'être pas trop d'accord
01:00:42avec moi
01:00:42on est plutôt râleur
01:00:43et plutôt mal poli
01:00:44en France généralement
01:00:45vous dites qu'on est tolérant
01:00:49c'est ça
01:00:49en gros
01:00:50on accepte
01:00:51oui oui oui
01:00:51on est quand même
01:00:52un peuple
01:00:53tôt et tolérant
01:00:54et oui c'est vrai
01:00:55on est râleur quand même
01:00:56oui un peu quand même
01:00:57parfois
01:00:58en tout cas
01:01:00vous ne trouvez pas ça
01:01:01souhaitable
01:01:01merci Vanessa
01:01:02d'être intervenue
01:01:03sur l'antenne
01:01:04du Sud Radio
01:01:05c'est vrai
01:01:06c'est un sujet
01:01:07qui est clivant
01:01:08on le voit Gilles
01:01:09vous voulez rajouter
01:01:10quelque chose
01:01:11moi je suis
01:01:12je suis chrétien aussi
01:01:13j'ai été baptisé
01:01:14et moi
01:01:15j'étais à l'école
01:01:16
01:01:18on ne parlait pas
01:01:18de religion
01:01:19on avait
01:01:20moi j'avais dans ma classe
01:01:21ça c'est terminé ce temps-là
01:01:22c'est vrai qu'il parle
01:01:23tout de religion
01:01:24j'avais un petit Sénégalais
01:01:25j'avais un Marocain
01:01:27j'avais un Italien
01:01:28j'avais un Français
01:01:29et puis j'allais
01:01:30dans la famille du Marocain
01:01:32
01:01:32on me donnait
01:01:33des tonnes de choses
01:01:34à manger
01:01:35je vais
01:01:35prends
01:01:36reprend
01:01:36et on vivait tous
01:01:38en communauté
01:01:38et on ne se demandait pas
01:01:39quelle était la religion
01:01:40des personnes
01:01:41c'était même
01:01:41quelque chose de secret
01:01:43moi dans ma classe
01:01:45voilà
01:01:45je suis né dans les années 70
01:01:47dans ma classe
01:01:48j'avais un tas déjà
01:01:48de nationalités
01:01:50mais c'était fabuleux
01:01:51mais on ne se posait pas la question
01:01:52et je pense que
01:01:52et aujourd'hui
01:01:53j'ai peu connu cette époque
01:01:54d'étranger
01:01:56vous êtes beau
01:01:57vous êtes jeune
01:01:59merci Mehdi
01:01:59mais aujourd'hui
01:02:00c'est ça qui a changé
01:02:01c'est qu'on définit les gens
01:02:03par leur religion
01:02:03et non plus
01:02:04par leur nationalité
01:02:05et c'est pour ça
01:02:06que je n'en parle
01:02:20ça n'a rien à voir
01:02:20la politique en Algérie
01:02:22c'est totalement différent
01:02:23comme les chrétiens
01:02:24ne sont pas les mêmes
01:02:24en Italie
01:02:25en Italie
01:02:26les chrétiens sont
01:02:27beaucoup plus durs
01:02:28ou en Espagne
01:02:29qu'en France
01:02:31ou d'autres pays
01:02:32et je ne sais pas
01:02:33qu'est-ce qui s'est passé
01:02:34dans ce monde
01:02:35pour que d'un seul coup
01:02:36on ne définisse plus
01:02:37les gens
01:02:38par rapport
01:02:38où ils viennent
01:02:39c'est-à-dire que
01:02:40quand on va avoir un allemand
01:02:41on va se demander
01:02:41s'il est de droite
01:02:42de gauche
01:02:43ou de quelle religion
01:02:44et moi qui étais
01:02:45j'allais à l'église
01:02:46et tout ça
01:02:47je ne me suis jamais demandé
01:02:48qui était la religion
01:02:50quand j'allais
01:02:51chez mon copain
01:02:52en Maroc
01:02:52il a raison Gilles
01:02:54Gansmanin
01:02:55moi je suis désespérée
01:02:57de voir que mes enfants
01:02:57parlent de religion
01:02:59dans leur classe d'école
01:03:00nous nous parlions
01:03:01de religion
01:03:02mais positivement
01:03:02parce que j'étais content
01:03:03d'aller à la bar mitzvah
01:03:05d'un tel
01:03:06parce que j'étais content
01:03:07d'aller à la mosquée
01:03:08parce que
01:03:08je connaissais très bien
01:03:10la grande mosquée
01:03:11de Damas
01:03:12et que ça ne m'empêchait pas
01:03:14d'aller la semaine d'après
01:03:16à un mariage
01:03:17à la synagogue
01:03:19à Perpignan
01:03:20donc c'était positif
01:03:22parce qu'au milieu
01:03:23de quoi nous avions quoi ?
01:03:24nous avions le fait
01:03:24d'être français
01:03:25tous
01:03:26c'était ça
01:03:26c'était le point commun
01:03:27et que le reste
01:03:28c'était
01:03:29j'ai envie de dire
01:03:31une variable d'ajustement
01:03:32c'était
01:03:33c'était un élément
01:03:34mais nous avions de commun
01:03:36d'être français
01:03:37avec un idéal
01:03:39dans les années 80-90
01:03:41il y avait moins d'extrêmes
01:03:43oui mais justement
01:03:44il y avait moins d'extrêmes
01:03:46pardonnez-moi
01:03:47il y avait moins d'extrêmes
01:03:48parce qu'aujourd'hui
01:03:49et je vais vous dire
01:03:50si on est dans le débat
01:03:51regardez un peu
01:03:52dans les librairies
01:03:52ce qui est de plus important
01:03:54c'est la culture du moi
01:03:55c'est le moi personnel
01:03:57c'est comment je vais me sentir bien
01:03:59en fait
01:04:00on a cultivé
01:04:01à outrance
01:04:02je ne dis pas
01:04:02qu'il ne fallait pas l'avoir
01:04:03mais l'individu
01:04:04on a perdu le sens du nous
01:04:06voilà
01:04:06on a perdu le sens
01:04:07regardez en librairie
01:04:08ce qui marche mieux
01:04:09ce sont tous les trucs
01:04:11tous les bouquins
01:04:12sur le moi
01:04:13le développement personnel
01:04:14ce qui est important
01:04:15mais c'est comment
01:04:16moi
01:04:16c'est le moi
01:04:17qui suis au centre
01:04:18donc au fond
01:04:19on a cet effet de balancier
01:04:20on est passé du nous
01:04:22à l'extrême moi
01:04:23et à partir du moment
01:04:24où on a l'extrême moi
01:04:25c'est plus
01:04:25oui mais quel rapport
01:04:26vous voyez
01:04:27le moi très bien
01:04:28mais pourquoi ramener tout
01:04:29en effet à la religion
01:04:30mais précisément
01:04:31parce qu'il y a un problème
01:04:33d'identité aussi
01:04:34moi je dis que
01:04:36mais généralement
01:04:36on est dans la identité
01:04:37c'est pas
01:04:38je réponds à votre question
01:04:40à partir du moment
01:04:42où c'est le moi
01:04:42qui est important
01:04:43ça va être ma religion
01:04:44ça va être
01:04:45comment est-ce que
01:04:45je me considère
01:04:47et peu importe le nous
01:04:48peu importe ce qu'on fait
01:04:49comme français
01:04:49c'est ma religion
01:04:50me dit ça
01:04:51donc c'est moi
01:04:51et puis voilà
01:04:52oui mais pourtant
01:04:53c'est contradictoire
01:04:54pardonnez-moi de vous couper
01:04:55avec l'aspect communautaire
01:04:58de certains
01:04:59qui pratiquent leur religion
01:05:00ou justement
01:05:01on leur reproche parfois
01:05:03de ne pas s'ouvrir assez
01:05:04donc c'est nous
01:05:06enfin c'est moi dans nous
01:05:07mais ça peut être le moi
01:05:08dans nous
01:05:09et avant tout le nous
01:05:10et puis
01:05:11nous dans le moi
01:05:12dans un grand débat
01:05:14parce que
01:05:15parce que
01:05:16précisément
01:05:17un certain nombre de sujets
01:05:18se sont insérés
01:05:19dans notre société
01:05:20par exemple
01:05:20les sujets
01:05:22géopolitico-religieux
01:05:23se sont imposés
01:05:25chez nous
01:05:25et c'était
01:05:26le risque
01:05:27le conflit
01:05:28par exemple
01:05:29un certain nombre de conflits
01:05:30ont été ramenés
01:05:31dans nos cités
01:05:32ont été ramenés
01:05:33dans nos sociétés
01:05:34effectivement
01:05:34et donc nous le payons
01:05:36au prix fort
01:05:36absolument
01:05:37bon
01:05:37on poursuit nos débats
01:05:39pardonnez-moi
01:05:39Mehdi
01:05:40je vous avais envie
01:05:40de réagir
01:05:41mais je vous donnerai
01:05:41la parole
01:05:42tout à l'heure
01:05:43on va dire un mot
01:05:44quand même
01:05:45du pouvoir d'achat
01:05:46parce que le pouvoir d'achat
01:05:46des français recule
01:05:48l'inflation qui repart
01:05:49l'énergie flambe
01:05:49de près de 17%
01:05:51est-ce que vous
01:05:52vous vous obligez
01:05:53à puiser dans vos épargnes
01:05:54ou à renoncer
01:05:55à certaines dépenses
01:05:56à vous de le dire
01:05:560800 26 300 300
01:05:58venez réagir
01:05:59sur l'antenne de Sud Radio
01:06:00à tout de suite
01:06:02Sud Radio
01:06:06midi 14h
01:06:08Sud Radio
01:06:09la France
01:06:10dans tous ses états
01:06:11Perico-Legas
01:06:13bonjour Dominique
01:06:1410h midi
01:06:16Sud Radio
01:06:17à vous de le dire
01:06:18Stéphanie Demuru
01:06:19Sud Radio
01:06:20à vous de le dire
01:06:21Rachida Kahout
01:06:22Jean-Claude
01:06:22bonjour
01:06:23et Mehdi
01:06:24Raich
01:06:24on parlait
01:06:25il y a quelques instants
01:06:26de l'identité
01:06:27à la faveur
01:06:28de la proposition
01:06:30de Bruno Retailleau
01:06:31qui veut mettre
01:06:32les racines judéo-chrétiennes
01:06:33dans la constitution
01:06:34je vous ai coupé
01:06:35un petit peu le sifflet
01:06:36puisqu'il y avait la pub
01:06:37mon cher Midi Raich
01:06:38je voulais y rajouter
01:06:39quelque chose
01:06:39oui
01:06:41je vais faire une petite incise
01:06:42alors le mot identité
01:06:44c'est pas un gros mot
01:06:45déjà quand on parle
01:06:46d'identitaire
01:06:48politiquement
01:06:48on a l'impression
01:06:49vraiment qu'on tombe
01:06:49dans les extrêmes
01:06:50mais c'est aussi important
01:06:51de se questionner
01:06:51sur ce qu'on est
01:06:52donc déjà pour moi
01:06:53il n'y a pas un problème
01:06:54quand on ramène
01:06:54ce type de sujet
01:06:55politiquement
01:06:56après je
01:06:57il y a je pense aussi
01:06:59des questions
01:06:59qui sont intimement liées
01:07:01à ce sujet
01:07:02qu'on n'aborde pas forcément
01:07:03je m'explique
01:07:04quand on a un retour
01:07:05de la religion
01:07:06je pense que la religion
01:07:07elle est souvent comprise
01:07:08comme le dernier bastion communautaire
01:07:09c'est-à-dire que
01:07:10quand on ne sait plus
01:07:11véritablement ce qu'on est
01:07:12où on va
01:07:12et là on est plus
01:07:13sur des considérations politiques
01:07:14des considérations économiques
01:07:15on a l'impression
01:07:16qu'on se sent un peu lâché
01:07:17par la société
01:07:18on est en bord
01:07:19là on en vient
01:07:20à du fondamentalisme
01:07:21on en vient
01:07:22à des sociabilités primaires
01:07:25et la religion
01:07:25peut être effectivement
01:07:26ce sentiment communautaire
01:07:27et quand on voit
01:07:28la droite
01:07:29notamment vouloir inscrire
01:07:30le être judéo-chrétien
01:07:31je pense que c'est ça
01:07:32je reviens sur ce que disait
01:07:34sur ce que disait
01:07:35Jean-Claude
01:07:35c'est que je pense que
01:07:36on ne sait plus véritablement
01:07:38ce que c'est que des français
01:07:38ou du moins on peut en avoir
01:07:40honte par moment
01:07:41on n'assume pas forcément
01:07:42certains points de l'histoire
01:07:43et on va avoir tendance
01:07:44à vouloir revenir
01:07:45à un fantasme
01:07:47peut-être quel christianisme
01:07:48qui serait finalement
01:07:49l'élément communautaire
01:07:50de tout le monde
01:07:50et je pense que c'est plutôt ici
01:07:52qu'il faudrait travailler le sujet
01:07:53c'est que
01:07:53la France elle est multiple
01:07:55elle est diverse
01:07:55elle est de plein d'horizons différents
01:07:57mais je vois vraiment
01:07:58la religion pas comme
01:07:59un problème en soi
01:08:00mais je vois la religion
01:08:01comme le dernier bastion
01:08:02où on se dit
01:08:03finalement
01:08:03quand tout part à volo
01:08:04quand ça ne va plus
01:08:05dans la société
01:08:06quand tout se délie
01:08:07il n'y a plus de lien social
01:08:07on va effectivement tomber sur
01:08:09en fait c'est le dernier rempart
01:08:11une fois que ce rempart tombe
01:08:12c'est la Bérésina
01:08:13plus rien ne voit
01:08:14et je vois vraiment
01:08:15cette proposition
01:08:15un peu comme ça
01:08:16en fait
01:08:16je l'aperçois de cette manière
01:08:18et on a beaucoup d'appels
01:08:19sur ce sujet
01:08:20qui vous fait décidément réagir
01:08:22au 826 300 300
01:08:24nous sommes avec Lucie
01:08:26qui nous appelle de Toulouse
01:08:27bonjour Lucie
01:08:29bonjour
01:08:30écoutez
01:08:30moi je prends un petit moment
01:08:32pour vous appeler
01:08:33parce que effectivement
01:08:34j'écoute tous les matins
01:08:36vos émissions
01:08:36qui sont très intéressantes
01:08:38on vous en remercie
01:08:39je souhaiterais quand même
01:08:40souligner quelque chose
01:08:42et un exemple
01:08:43de la France
01:08:44c'est la petite île
01:08:46de l'océan indien
01:08:47qui est l'île de la Réunion
01:08:48où il y a un mélange
01:08:49de multité de race et tout
01:08:51j'ai vécu pendant 20 ans
01:08:52et on n'a pas eu ce problème
01:08:54de racisme
01:08:55ce problème de voile
01:08:57ce problème d'aller à l'église
01:08:58ou d'aller dans un temple
01:08:59ou d'aller dans une mosquée
01:09:01ou autre
01:09:02et en fait
01:09:03on a oublié ça en fait
01:09:04parce qu'on parle de religion
01:09:06et ça
01:09:06mais on a oublié
01:09:07qu'il voulait que la France
01:09:08c'était un pays d'accueil
01:09:10cette île
01:09:11c'était un pays d'accueil
01:09:12de plus de 100 ans
01:09:13et moi j'ai trouvé
01:09:15dans cette île là
01:09:16si vous voulez
01:09:17quel exemple
01:09:17et aujourd'hui
01:09:18je suis en métropole
01:09:19et c'est pour ça
01:09:20que je vous appelle
01:09:21prenons l'exemple
01:09:22de l'île de la Réunion
01:09:23qui est française
01:09:24mais comment vous l'expliquez
01:09:26vous Lucie
01:09:26que ça soit différent
01:09:27sur l'île de la Réunion
01:09:28qu'en métropole
01:09:29on ne se pose pas
01:09:31la question
01:09:31d'où tu viens
01:09:32ou d'où tu es en fait
01:09:33dès l'instant
01:09:34où il y a un partage
01:09:35de bienveillance
01:09:36et d'amour
01:09:37et de sincérité
01:09:39on ne se pose pas
01:09:40la question à la Réunion
01:09:41en fait
01:09:42il y a le respect
01:09:43qui se fait
01:09:45systématiquement
01:09:45parce que chaque heure
01:09:46est à sa place
01:09:48il y a des communautés
01:09:50indiennes
01:09:51tamounes
01:09:52arabes
01:09:54et africaines
01:09:55et autres
01:09:56mais on n'a pas
01:09:58tout cela
01:09:58et on assiste
01:09:59à toutes les rémonies
01:10:00avec bienveillance
01:10:01mais il n'y a pas
01:10:02ce racisme là
01:10:03au fait
01:10:03mais vous avez dit
01:10:04quelque chose
01:10:04de très important
01:10:05chacun reste à sa place
01:10:07et peut-être que
01:10:08en métropole
01:10:09tout le monde
01:10:09ne reste pas toujours
01:10:10je me fais peut-être
01:10:11l'avocat du diable
01:10:12mais c'est peut-être
01:10:14dans ces cas-là
01:10:14qu'on a envie
01:10:16davantage de défensement
01:10:17de son identité
01:10:18en tout cas merci Lucie
01:10:19c'était intéressant
01:10:21important
01:10:22comme témoignage
01:10:23Jean-Claude Beaujour
01:10:24oui effectivement
01:10:25moi je voudrais
01:10:26dans le prolongement
01:10:27de ce qui vient d'être dit
01:10:28alors il y a eu quand même
01:10:30et il y a encore
01:10:30un certain nombre
01:10:31de tensions
01:10:32ethno-raciales
01:10:33à la Réunion
01:10:34mais c'est vrai
01:10:34qu'on a géré
01:10:35et Lucie se souvient
01:10:37probablement
01:10:37des événements
01:10:38du Chaudron
01:10:39il y a quelques années
01:10:40elle a raison
01:10:41lorsqu'elle dit
01:10:42qu'il y a
01:10:43une cohabitation pacifique
01:10:44aujourd'hui
01:10:45j'étais il y a
01:10:46trois mois
01:10:47à la Réunion
01:10:48et on oublie
01:10:49qu'à Saint-Denis
01:10:50vous avez
01:10:51la plus vieille
01:10:52mosquée
01:10:52ou la première
01:10:53mosquée
01:10:54en France
01:10:55c'était à Saint-Denis
01:10:56de la Réunion
01:10:57et nous avions
01:10:57une discussion
01:10:58on m'avait organisé
01:10:59une discussion
01:10:59autour de personnalités
01:11:02religieuses
01:11:02de religions différentes
01:11:04et effectivement
01:11:05je dis qu'au cours
01:11:07des débats
01:11:07qui vont venir
01:11:08nous devrions donner
01:11:09ou regarder
01:11:10la manière
01:11:11dont ça s'est passé
01:11:12à la Réunion
01:11:13et ça peut être
01:11:14il peut y avoir
01:11:15des pistes de réflexion
01:11:16sur la façon
01:11:17de gérer
01:11:18donc oui
01:11:18dialogue interreligieux
01:11:20oui
01:11:21favoriser
01:11:22le développement
01:11:23des communautés
01:11:25oui
01:11:25accepter
01:11:26qu'il peut y avoir
01:11:27des sujets
01:11:27mais il faut
01:11:28les gérer
01:11:29voyez par exemple
01:11:30en banlieue
01:11:31nous parlions hors antenne
01:11:32de la situation
01:11:34en banlieue
01:11:34où on a laissé
01:11:35s'installer
01:11:35la pauvreté
01:11:36mais vous savez
01:11:37à force de ne pas avoir
01:11:38une vraie politique
01:11:39des banlieues
01:11:40qu'est-ce qui s'est passé
01:11:41on a laissé s'installer
01:11:43la pauvreté
01:11:43c'est le terreau
01:11:45de tout
01:11:45par la suite
01:11:46je ne dis pas
01:11:47que c'est cela
01:11:48qui explique
01:11:48ça ne dit pas
01:11:48la pauvreté
01:11:49qui explique
01:11:50mais c'est un facteur
01:11:51qui facilite
01:11:53l'éclatement
01:11:54ethno-religieux
01:11:55et c'est ça
01:11:56le vrai sujet
01:11:56on n'a pas
01:11:57géré les problèmes
01:11:58c'est un sujet
01:11:58on l'a vu
01:11:59qui vous a fait
01:11:59beaucoup réagir
01:12:00et pourtant
01:12:01ce n'est pas la priorité
01:12:02des français
01:12:02sur la liste
01:12:04des candidats
01:12:06à la présidentielle
01:12:07surtout
01:12:07des électeurs
01:12:09c'est évidemment
01:12:10on le sait
01:12:11le pouvoir d'achat
01:12:12je voulais quand même
01:12:12m'arrêter quelques instants
01:12:13sur ce pouvoir d'achat
01:12:14parce que
01:12:15c'est extrêmement difficile
01:12:17pour beaucoup de français
01:12:18en cette rentrée
01:12:20le pouvoir d'achat
01:12:21qui recule
01:12:21l'inflation qui repart
01:12:22l'énergie qui flambe
01:12:24encore l'essence
01:12:25à plus de 2,10 euros
01:12:27je voyais ce matin
01:12:28beaucoup de français
01:12:291 sur 2
01:12:30c'est le cas d'ailleurs
01:12:31des autres européens aussi
01:12:32qui se serrent la ceinture
01:12:34qui rognent dans le caddie
01:12:35qui rognent sur les loisirs
01:12:37le pouvoir d'achat
01:12:38qui baisse de 0,2%
01:12:40au premier trimestre
01:12:41puis 0,6%
01:12:43en deuxième
01:12:44il va falloir sortir
01:12:45des propositions
01:12:46efficaces
01:12:48Rachida Kaout
01:12:49pour les prochains candidats
01:12:50à la présidentielle
01:12:51alors c'est mal parti
01:12:52parce que je voyais tout à l'heure
01:12:53rien que pour le budget
01:12:54vous avez vu cette proposition
01:12:56ils veulent imposer
01:12:57l'épargne salariale maintenant
01:12:58une piste pour financer
01:12:59le budget 2027
01:13:00on ne s'en sort jamais
01:13:02parce que
01:13:02on leur explique
01:13:04que le pouvoir d'achat
01:13:05c'est important
01:13:06pour les français
01:13:06et à chaque fois
01:13:07il y a autre chose
01:13:09qui ronde sur ce pouvoir d'achat
01:13:10tant que
01:13:11tant qu'en fait
01:13:12les vaches à lait
01:13:14seront toujours identifiées
01:13:15comme celles qui
01:13:16à chaque fois
01:13:17en fait
01:13:17seront celles qui
01:13:18seront on va dire
01:13:19prélevées
01:13:20et bien
01:13:21ça va continuer
01:13:21c'est tout
01:13:22c'est très simple
01:13:23après maintenant
01:13:24moi je vais vous parler
01:13:25du quotidien
01:13:26je suis maman
01:13:27j'ai deux enfants
01:13:28qui ont fait leur entrée scolaire
01:13:29et effectivement
01:13:31le pouvoir d'achat
01:13:33est un réel sujet
01:13:34les prix sont extrêmement chers
01:13:36c'est à dire que
01:13:36l'inflation
01:13:37a probablement baissé
01:13:38mais les prix
01:13:39n'ont pas baissé
01:13:40donc quand vous
01:13:41quand vous
01:13:42oui justement
01:13:43c'est de mal en pire
01:13:44et c'est juste
01:13:45et en plus
01:13:46on assiste à une
01:13:48c'est comme si
01:13:49finalement
01:13:49et bien
01:13:50c'est une résignation
01:13:51parce que
01:13:51quand vous regardez
01:13:53les prix aussi
01:13:53à la pompe
01:13:54ils sont encore plus hauts
01:13:56que ce qui nous avait
01:13:57justement
01:13:58et bien
01:13:59conduit
01:13:59au gilet jaune
01:14:00il y a quelques années
01:14:01mais ça y est
01:14:03c'est terminé
01:14:04en fait
01:14:05c'est une résignation
01:14:06parce que
01:14:07on ne peut rien faire
01:14:08et moi je refuse
01:14:09que
01:14:10on reste en fait
01:14:11dans ce climat
01:14:12
01:14:13l'inaction
01:14:14en fait
01:14:14continue
01:14:15de faire loi
01:14:16et
01:14:17risque de faire
01:14:18justement
01:14:18et bien
01:14:19basculer notre société
01:14:20vers notamment
01:14:21ces sujets
01:14:21dont on parlait
01:14:23juste avant
01:14:23parce que
01:14:23c'est multifactoriel
01:14:25le pouvoir d'achat
01:14:26fait partie des sujets
01:14:27qui justement
01:14:28et bien
01:14:28divise notre société
01:14:30et qui conduit
01:14:31au ras-le-bol
01:14:32et ce ras-le-bol
01:14:33et bien
01:14:33nous conduit
01:14:33à chercher
01:14:34le coupable
01:14:35et parfois
01:14:35le coupable
01:14:36qui est désigné
01:14:37et bien
01:14:37c'est pas le bon coupable
01:14:38donc les vrais coupables
01:14:39ce sont
01:14:40ces futurs
01:14:41on va dire
01:14:42enfin
01:14:42ces potentiels
01:14:43candidats
01:14:44à la candidature
01:14:46et qui
01:14:47aujourd'hui
01:14:48et bien
01:14:48force est de constater
01:14:49n'ont aucune solution
01:14:50pour notre pouvoir d'achat
01:14:51et comme je vous l'ai dit
01:14:52quand je vais au magasin
01:14:53pour faire les courses
01:14:54pour la rentrée scolaire
01:14:55de mes enfants
01:14:56et bien
01:14:56le panier
01:14:57n'est absolument
01:14:57pas le même
01:14:58absolument
01:14:59et d'ailleurs
01:15:00puisque vous parlez
01:15:00de supermarchés
01:15:02et de courses
01:15:03vous avez vu
01:15:04que maintenant
01:15:04les consommateurs
01:15:05se ruent vers
01:15:06les marques distributeurs
01:15:07ah oui
01:15:07tout à fait
01:15:08ils achètent
01:15:09beaucoup moins
01:15:10les marques plus chères
01:15:11et c'est vrai
01:15:12qu'il y a de plus en plus
01:15:14ce développement
01:15:15des supermarchés
01:15:16qui font leurs propres marques
01:15:17et ça ça marche
01:15:18et vous avez
01:15:18de nombreux supermarchés
01:15:20qui sont en train
01:15:20aujourd'hui d'ouvrir
01:15:21qui s'appellent
01:15:22les anti-gaspi
01:15:24par exemple
01:15:24et honnêtement
01:15:26j'étais quand même
01:15:27choquée aussi
01:15:27parce que quand je suis
01:15:28rentrée dedans
01:15:29par curiosité
01:15:30j'aime bien observer
01:15:31quand même un petit peu
01:15:32ce qui se passe
01:15:33les prix ne sont pas
01:15:34si bas que ça non plus
01:15:35ça veut dire
01:15:35qu'il y a quand même
01:15:36aussi un problème
01:15:37au tout début
01:15:38de la chaîne
01:15:38donc c'est aussi
01:15:40les industriels
01:15:40qui souffrent
01:15:41ce sont aussi
01:15:42les commerçants
01:15:42qui souffrent
01:15:43et les producteurs
01:15:44les agriculteurs
01:15:45qui ne sont pas sériés
01:15:46mais on se demande
01:15:47où va l'argent
01:15:47du coup
01:15:48et bien
01:15:49l'argent va bien
01:15:49quelque part
01:15:50parce que
01:15:51quand vous êtes
01:15:52sur le terrain
01:15:53que vous rencontrez
01:15:54moi je connais un peu
01:15:54le monde agricole
01:15:55quand vous voyez
01:15:56le prix de la patate
01:15:58le prix
01:16:00dans le milieu
01:16:02vitivinicole
01:16:03quand les types
01:16:05vivent ce qu'ils vivent
01:16:06vous dites
01:16:07il y a quand même
01:16:08un décalage
01:16:08il y a deux points
01:16:10dans votre remarque
01:16:11sur le pouvoir d'achat
01:16:13c'est que
01:16:14de mon point de vue
01:16:15si effectivement
01:16:16on veut encore taxer
01:16:17c'est qu'on veut
01:16:18résoudre le problème
01:16:19de la dépense publique
01:16:20je ne parle pas
01:16:21de la dette
01:16:22je parle de la dépense publique
01:16:23au quotidien
01:16:24on veut résoudre
01:16:25ce problème
01:16:26de la dépense publique
01:16:26par l'augmentation
01:16:28des impôts
01:16:28sauf que
01:16:29l'augmentation
01:16:30des impôts
01:16:31quelle que soit
01:16:32la forme
01:16:33ça touche toujours
01:16:34la classe moyenne
01:16:36et cette classe moyenne
01:16:38elle est de plus en plus
01:16:40imposée
01:16:40et donc
01:16:41on peut comprendre
01:16:41on comprend
01:16:43à juste titre
01:16:43la frustration
01:16:46quid par exemple
01:16:47des économies
01:16:49qu'on peut simplement faire
01:16:50c'est à dire
01:16:51est-ce qu'on ne peut pas
01:16:53il ne s'agit pas
01:16:54de faire des poches
01:16:55d'économie
01:16:56sur l'hôpital
01:16:57etc
01:16:57mais est-ce qu'il n'y a pas
01:16:59de moyen
01:17:00de mettre
01:17:00nos comptes
01:17:01les comptes publics
01:17:02en meilleur état
01:17:04parce que
01:17:04tant qu'on est
01:17:05dans une spirale
01:17:06on cherche des taxes
01:17:08et on cherche
01:17:09inlassablement
01:17:10et du coup on rentre
01:17:11sur le pouvoir
01:17:12d'achat des français
01:17:12et sur la santé
01:17:14vous sur quoi
01:17:15vous économisez
01:17:16venez-vous le dire
01:17:17sur Sud Radio
01:17:17on se retrouve
01:17:18dans quelques instants
01:17:20Sud Radio
01:17:22parlons vrai
01:17:2310h midi
01:17:24Sud Radio
01:17:25à vous de le dire
01:17:26Stéphanie Demiru
01:17:28à vous de le dire
01:17:29on parle
01:17:29de pouvoir d'achat
01:17:30des français
01:17:31vous souffrez
01:17:32en cette rentrée
01:17:33vous obligez
01:17:34à vous serrer
01:17:35la ceinture
01:17:36sur quel poste
01:17:37à vous de le dire
01:17:38on a un premier auditeur
01:17:39qui nous appelle
01:17:40Loïc de Toulouse
01:17:40bonjour
01:17:41mon cher Loïc
01:17:43bonjour
01:17:43vous vouliez réagir
01:17:44est-ce que vous
01:17:45vous serrez la ceinture
01:17:47ah bah là
01:17:47c'est même plus serré
01:17:48la ceinture
01:17:49je suis passé
01:17:50au stade d'après
01:17:51là c'est de l'étranglement
01:17:52c'est à dire
01:17:54bah c'est à dire
01:17:55nous sommes aujourd'hui
01:17:56le 8
01:17:57je vais attendre
01:17:58désespérément
01:17:59le 27
01:18:00que mon salaire
01:18:01arrive maintenant
01:18:01il me reste 280 euros
01:18:03pour finir le mois
01:18:04ah oui
01:18:05280 euros
01:18:06effectivement ça ne fait pas lourd
01:18:08comment vous expliquez ça
01:18:10est-ce que votre situation
01:18:12s'est dégradée
01:18:13au fil des années
01:18:14Loïc ?
01:18:16et bien je dirais
01:18:17qu'il y a une accélération
01:18:18parce que pour être
01:18:19totalement transparent
01:18:20bon je fais
01:18:2166 km tous les jours
01:18:22pour aller travailler
01:18:24je gagne quand même
01:18:252500 euros net
01:18:27tous les mois
01:18:27donc je me considère
01:18:28plutôt avec la classe moyenne
01:18:30ce qui est la moyenne
01:18:31des français
01:18:31ce qui n'est pas
01:18:32un mauvais salaire
01:18:33et comment vous expliquez
01:18:35c'est extrêmement
01:18:37édifiant
01:18:39ce que vous nous dites
01:18:39vous êtes au début
01:18:41du mois
01:18:41il vous reste 280 euros
01:18:42c'est pas compliqué
01:18:44je suis divorcé
01:18:45j'ai donc une pension alimentaire
01:18:4720% de mon revenu
01:18:49j'ai le remboursement
01:18:50d'un prêt
01:18:5125% de mon revenu
01:18:53les charges fixes
01:18:54électricité
01:18:55téléphone
01:18:56etc
01:18:57représentent aujourd'hui
01:18:5815% de mon budget
01:19:00et ça a pratiquement
01:19:01doublé
01:19:02en l'espace de 3 ans
01:19:03doublé
01:19:04à l'électricité
01:19:07voilà
01:19:08et là
01:19:09j'ai un souci
01:19:10sur mon véhicule
01:19:11essence
01:19:12aujourd'hui moderne
01:19:13donc j'ai été obligé
01:19:13de ressortir
01:19:14ma vieille voiture
01:19:16qui ne roule plus
01:19:17au 98
01:19:17je viens de faire le plein
01:19:1950 litres
01:19:20pratiquement 110 euros
01:19:22et un plein
01:19:23qui me fera
01:19:23400 km
01:19:24c'est à dire
01:19:25que je recommence
01:19:25à la fin de la semaine
01:19:26le double
01:19:27j'avoue
01:19:28quand on entend ça
01:19:30on se demande
01:19:31comment
01:19:31et gérer le pays
01:19:32comment c'est possible
01:19:33quand on travaille
01:19:34qu'on est à 2500 net
01:19:36qu'on n'arrive plus
01:19:37à payer
01:19:38parce que j'imagine
01:19:40que tout ce qui est loisirs
01:19:42vous n'y pensez même plus
01:19:43les loisirs
01:19:43c'est oublié
01:19:44depuis 6 mois
01:19:45de toute façon
01:19:45on tient
01:19:47je vais être totalement transparent
01:19:49j'attends Noël
01:19:50le 13ème mois
01:19:53je ne parle même pas
01:19:56des problèmes de santé
01:19:57parce que du coup
01:19:58imaginez
01:19:59vous avez
01:20:01un pet
01:20:01au niveau de la santé
01:20:02donc comment on fait
01:20:04qui prend en charge
01:20:05parce que les mutuelles
01:20:05coûtent extrêmement cher
01:20:07tout le monde
01:20:07n'a pas une mutuelle
01:20:08qui prend en charge
01:20:09tous les soins
01:20:10je parle de ça
01:20:11parce que j'étais avec
01:20:12pareil
01:20:13une mère de famille
01:20:14qui me parlait
01:20:16en fait
01:20:16des soins
01:20:17d'orthodontie
01:20:17et où elle avait fait
01:20:19le choix
01:20:19de ne pas
01:20:20de ne pas faire
01:20:22en fait
01:20:22si vous voulez
01:20:22le soin dentaire
01:20:24à son fils
01:20:24parce qu'elle n'avait pas
01:20:26les moyens
01:20:26avec cette rentrée scolaire
01:20:27et elle a décalé ça
01:20:29à janvier
01:20:30vous imaginez quand même
01:20:31qu'aujourd'hui
01:20:31en fait
01:20:32au détriment
01:20:33si vous voulez
01:20:34de la santé
01:20:34de sa propre famille
01:20:37de ses propres enfants
01:20:39c'est terrible
01:20:40on est en train de vivre
01:20:41une période
01:20:41qui est vraiment
01:20:42pour moi catastrophique
01:20:43et le choix
01:20:44ne devrait pas être
01:20:45enfin il ne devrait pas
01:20:46être fait
01:20:47du tout
01:20:47surtout pour un soin
01:20:48élémentaire
01:20:49comme celui-ci
01:20:50Loïc
01:20:51votre situation
01:20:52je vous l'ai déjà demandé
01:20:53empirée
01:20:54vous avez dit
01:20:54ces dernières années
01:20:56mais
01:20:57j'imagine que vous viviez
01:20:59mieux avant
01:21:01ça s'est vraiment dégradé
01:21:02très récemment
01:21:03c'est quoi
01:21:04j'imagine
01:21:04comme vous faites
01:21:05beaucoup de kilomètres
01:21:06que l'essence
01:21:07est un poste
01:21:08important pour vous
01:21:09il est devenu
01:21:10oui très clairement
01:21:13quand on est au stade
01:21:14aujourd'hui
01:21:15on bosse
01:21:15pour en faire le plein
01:21:16pour faire le plein
01:21:17pour pouvoir avoir
01:21:18sa voiture
01:21:18aller travailler
01:21:19pour faire le véhicule
01:21:20oui on s'en rend pas compte
01:21:23alors il y a effectivement
01:21:25il y a des sujets
01:21:26de gestion publique
01:21:27gestion des affaires publiques
01:21:28qui est de la responsabilité
01:21:30de l'état
01:21:30et on en a parlé
01:21:31mais il y a aussi
01:21:32d'autres phénomènes
01:21:33qui nous impactent
01:21:34directement
01:21:34le contexte international
01:21:36vous voyez bien
01:21:37le conflit
01:21:39Iran
01:21:41Etats-Unis
01:21:41fait que le prix
01:21:43d'énergie augmente
01:21:44le conflit
01:21:45entre la Russie
01:21:46et l'Ukraine
01:21:47a fait augmenter
01:21:48le prix
01:21:48du gaz
01:21:50le prix
01:21:51d'électricité
01:21:52le prix
01:21:52des matières premières
01:21:53donc c'est vrai
01:21:54que nous sommes impactés
01:21:55et comme vient de le dire
01:21:57l'auditeur
01:21:57il dit
01:21:58bah oui
01:21:58maintenant je suis divorcé
01:21:59j'ai une pension alimentaire
01:22:03ce qu'il faut bien savoir
01:22:05et là encore
01:22:06on va peser les mots
01:22:07ce qu'il faut bien savoir
01:22:08c'est que
01:22:08l'éclatement des familles
01:22:10conduit à une
01:22:11un apopérisation
01:22:12une apopérisation
01:22:13et d'ailleurs
01:22:15les femmes sont
01:22:16les plus grosses victimes
01:22:18là-dedans
01:22:19bien sûr
01:22:19parce que
01:22:20l'Oïc doit payer
01:22:21une pension alimentaire
01:22:22qui ne reçoit pas
01:22:23justement la pension
01:22:24et probablement
01:22:25que la personne
01:22:26son ex-épouse
01:22:28qui reçoit
01:22:28cette pension alimentaire
01:22:29peut-être dira
01:22:30ça n'est pas suffisant
01:22:31mais lui c'est déjà 20%
01:22:32donc ce qu'on oublie de dire
01:22:34c'est que nos modes de vie
01:22:37on parlait du passé
01:22:38il y a un jeune
01:22:40copanéliste
01:22:40qui nous disait
01:22:41vous vous êtes des vieux
01:22:42mais il dit
01:22:42bah justement
01:22:43nos modes de vie
01:22:44d'aujourd'hui
01:22:45de société moderne
01:22:46font qu'on n'a plus
01:22:47les familles autour
01:22:48quand on n'est pas
01:22:49dans une grosse ville
01:22:51on travaille
01:22:51très loin
01:22:52et donc on doit avoir
01:22:53une voiture
01:22:54on doit avoir
01:22:55le prix de l'essence
01:22:56mais les 100 euros
01:22:57de l'Oïc
01:22:58c'est le prix
01:22:59de la carte Navigo
01:23:00que je paie par mois
01:23:01et moi j'ai tout mon transport
01:23:02pour 100 euros
01:23:03en région parisienne
01:23:04Mehdi
01:23:05oui de toute façon
01:23:06je pense que la France
01:23:07est devenue un pays
01:23:08de travailleurs pauvres
01:23:09je le dis souvent
01:23:11et pour moi
01:23:12la pauvreté commence
01:23:12quand on n'a plus
01:23:14la capacité d'anticiper
01:23:15ou de prévoir
01:23:17les imprévus
01:23:18type santé
01:23:19et là
01:23:20quand à 2500 euros
01:23:21vous ne pouvez plus
01:23:22avoir de loisirs
01:23:22et vous ne pouvez plus
01:23:23anticiper votre santé
01:23:24pour moi
01:23:24vous tombez très clairement
01:23:25dans la paupérisation
01:23:26et une grande partie
01:23:28des français
01:23:28sont dans ce cas-là
01:23:30et ce n'est pas juste
01:23:31un problème
01:23:32de politique publique
01:23:32très clairement
01:23:33il n'y a pas que ça
01:23:34effectivement
01:23:35il y a des facteurs
01:23:37où on ne peut pas avoir
01:23:38une grande incidence dessus
01:23:39on parlait du prix
01:23:40l'énergie
01:23:41que ce soit que le conflit
01:23:42ukraine
01:23:43le carburant en Espagne
01:23:44par exemple
01:23:45il est moins cher
01:23:45pour le coup
01:23:46c'est de la taxe
01:23:48il n'y a pas que de la taxe
01:23:49mais c'est aussi ce sujet-là
01:23:50mais vraiment
01:23:51j'insiste
01:23:52la France est vraiment
01:23:53devenue un pays
01:23:54de travailleurs pauvres
01:23:55c'est important
01:23:56de le comprendre
01:23:56et ce n'est pas acceptable
01:23:58et c'est inacceptable
01:23:59et on ne peut pas entendre
01:24:00des situations
01:24:01de la sorte
01:24:02chez un auditeur
01:24:03quand on s'est dit
01:24:04qu'il gagne 2500 euros
01:24:06mais c'est ça
01:24:06c'est le salaire
01:24:08des français
01:24:09c'est 2600
01:24:10le salaire médian
01:24:13je crois que c'est 2600
01:24:16le salaire médian
01:24:16en France
01:24:17peut-être
01:24:18je crois que
01:24:19Gilles a pris
01:24:19la prise de part
01:24:20avec
01:24:20900 sur le salaire médian
01:24:22je n'ai pas internet
01:24:22pour vérifier
01:24:23il me semble
01:24:24que le salaire médian
01:24:25était à 1900
01:24:26pour moi il est à 2006
01:24:28mais on va vérifier ça
01:24:29moi je vais vérifier ça
01:24:30en tout cas Loïc
01:24:32bon courage à vous
01:24:33je n'ose même pas
01:24:34vous demander
01:24:34si vous attendez
01:24:35quelque chose
01:24:37du futur président
01:24:39de la république
01:24:39ou de la future présidente
01:24:40est-ce qu'il y a
01:24:41quelqu'un
01:24:42qui a grâce
01:24:42à vos yeux
01:24:43et qui semble
01:24:44répondre à vos attentes
01:24:46en tout cas
01:24:46dans ses propositions
01:24:47oui
01:24:48alors je vais être franc
01:24:49avec vous
01:24:49pour moi c'est même
01:24:51un triptyque
01:24:52qui malheureusement
01:24:53n'arrivera jamais
01:24:54à s'entendre
01:24:55et aller au pouvoir
01:24:56mais quand j'entends
01:24:57madame Knaffot
01:24:58quand j'entends
01:24:59monsieur Lissnard
01:24:59et quand j'entends
01:25:00monsieur Rotaillot
01:25:01les trois ont aujourd'hui
01:25:03compris
01:25:03qu'il allait
01:25:04faire de l'économie
01:25:07et aller arrêter
01:25:08de payer
01:25:10pour tout le monde
01:25:11vous voyez
01:25:12et quand j'étais gamin
01:25:13mon père
01:25:14a voyagé
01:25:14à l'étranger
01:25:1690% des pays
01:25:18dans le monde
01:25:19aujourd'hui
01:25:19vous n'entrez pas
01:25:20chez eux
01:25:20si vous n'êtes pas
01:25:21en capacité
01:25:22de prouver
01:25:22que vous êtes
01:25:22financièrement
01:25:23autonome
01:25:24vous avez raison
01:25:25et donc vous attendez
01:25:26si j'ai bien compris
01:25:28une baisse
01:25:29de la dépense publique
01:25:30clairement
01:25:30clairement
01:25:31parce que
01:25:31j'ai travaillé
01:25:32dans le public
01:25:33j'ai travaillé
01:25:33dans le privé
01:25:34j'ai même travaillé
01:25:34aux achats publics
01:25:35aux marchés publics
01:25:37vous saviez
01:25:37les gabegies
01:25:38qu'on peut y trouver
01:25:39bien sûr
01:25:40mais oui
01:25:40il faut les dénoncer
01:25:41d'ailleurs
01:25:42Loïc
01:25:43merci
01:25:43bon courage
01:25:44à vous
01:25:44vraiment
01:25:45et n'hésitez pas
01:25:47à revenir
01:25:47sur l'antenne
01:25:49de Sud Radio
01:25:49réagir
01:25:50vous êtes toujours
01:25:51le bienvenu
01:25:51merci à vous
01:25:53Rachida
01:25:53Mehdi
01:25:54Jean-Claude
01:25:55bonjour
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