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  • il y a 2 mois
Ce lundi 7 septembre, retrouvez le replay de French Tech présenté par Anthony Morel sur BFM Business

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Transcription
00:00Bonjour Alessandro Riva, PDG Transgène, merci d'être avec nous ce matin.
00:05Vous avez obtenu des résultats positifs pour votre essai clinique de phase 1,
00:09mené auprès de 32 patients atteints de cancer de la tête et du coup 100% survie sans récidive après
00:153 ans.
00:16Combien de temps faudra-t-il pour qu'il soit commercialisé ?
00:19Environ 5-7 ans, parce qu'il s'agit maintenant de la phase 1.
00:25C'est une preuve de principe que nous avons montré sur 32 malades, comme vous l'avez dit.
00:3216 randomisés dans les bras vaccins individualisés et 16 bras contrôles,
00:38c'est-à-dire qu'ils n'ont rien reçu, seulement on les a observés.
00:41Eh bien, sur les 16 malades que nous avons traités avec les vaccins, nous avons obtenu des résultats extraordinaires.
00:49Personne n'a rechuté après 3 ans de follow-up.
00:54Et pour nous, dans la cancérologie, dans la maladie tête et cou, c'est-à-dire dans la maladie de
01:00la farence,
01:00la renx cavité orale, c'est une nouvelle exceptionnelle.
01:05Donc, il nous faut maintenant aller vers la phase 2.
01:08Les données de phase 2 vont être disponibles d'ici le premier trimestre 2028.
01:13L'étude est déjà terminée.
01:15Nous avons déjà recruté les malades.
01:16Et ensuite, si les résultats de la phase 2 vont être très prometteurs,
01:22dans ces cas-là, bien évidemment, nous pensons à la phase 3.
01:25Et cette phase 3 va être déterminante pour enregistrer les produits.
01:30C'est réalisé sur un petit échantillon quand même.
01:33Est-ce que c'est significatif ?
01:35C'est significatif le fait que nous n'avons pas vu de rechute sous 3 ans.
01:41Alors que quand vous regardez les courbes de rechute chez les malades tête et cou,
01:46vous voyez que déjà à partir des 2 ans, il y a un taux de rechute qui est environ de
01:5335 %
01:54et ces taux augmentent avec le temps.
01:57Donc, l'effet que nous n'avons rien vu, c'est quand même une nouvelle extraordinaire pour cette population.
02:03Et c'est la raison pour laquelle nous voulons continuer à investir.
02:07Parce qu'en fait, dans le cadre de la maladie de la tumeur tête et cou,
02:13il y a en fait une thérapie à base d'immunothérapie.
02:18Mais bon, malgré cette thérapie, il y a un pourcentage relativement important des malades
02:24qui continuent à rechuter en phase précoce de la maladie.
02:27Nous parlons environ de 35-40 % des malades qui continuent à rechuter.
02:31Alors, il faut vous expliquer très concrètement comment ça fonctionnait.
02:34Parce que là, on parle d'un vaccin contre le cancer.
02:37Il faut expliquer que quand on dit vaccin, ce n'est pas comme un vaccin contre la grippe
02:40où on prend le vaccin pour ne pas avoir la grippe.
02:41Là, c'est un vaccin curatif.
02:43Comment ça fonctionne exactement ?
02:44Alors, d'abord, un petit rappel biologique.
02:49Alors, la tumeur, c'est une maladie qui se réplique d'une façon anarchique.
02:54Pendant la réplication, on développe des mutations.
02:57Ces mutations sont spécifiques à la tumeur et aux malades donnés.
03:01Et ces mutations donnent des protéines.
03:05Ces protéines sont exprimées sous la surface de la cellule tumorale.
03:09Eh bien, ce sont ces protéines-là que nous allons cibler avec notre vaccin thérapeutique
03:15pour faire en sorte que les systèmes immunitaires du malade
03:19reconnaissent ces protéines sous la surface de la cellule tumorale
03:23et, en les reconnaissant, tuent la cellule
03:26et donc augmentent la possibilité d'avoir une survie sans réchouper.
03:31Donc, ça veut dire que c'est un traitement personnalisé ?
03:33Nous avons déjà dépersonnalisé, nous parlons d'individualisé
03:38parce qu'en fait, nous fabriquons un vaccin pour un tumeur et pour un malade
03:43à chaque fois, en fait, que le malade est éligible dans notre étude,
03:48à chaque fois que nous avons l'échantillon tumorale qui vient de la chirurgie.
03:53Et donc, ça, dirais-je, c'est le summum, ce que nous faisons,
03:57et pas seulement nous, il y a d'autres acteurs dans ce domaine,
04:00mais dirais-je que c'est le summum de la thérapie individualisée
04:04de précision en oncologie.
04:06Alors, la beauté de tout ça, c'est qu'en fait,
04:10ces médicaments, nous appelons vaccins individualisés
04:13basés sur des néo-antigènes, ne sont pas toxiques.
04:17C'est-à-dire parce qu'en fait, les cibles sont seulement
04:21sur la cellule tumorale, elles ne sont pas sur les cellules saines.
04:24Et donc, ça, c'est quand même son avantage
04:26pour augmenter la qualité de vie des malades.
04:29On l'a bien compris, ce n'est pas comme l'ARN messager
04:31qui est développé par Moderna ou BioNTech.
04:35Récemment, BioNTech et Roche ont arrêté leur vaccin.
04:38Vous avez forcément suivi cette actualité, faute d'efficacité.
04:40Qu'est-ce qui vous permet, vous, de rester confiant pour les prochaines phases ?
04:44Et est-ce que vous pensez que les investisseurs vont continuer à vous prêter ?
04:47Alors, d'abord, Moderna a eu des résultats tout à fait très positifs
04:52dans les mélanomes, dans une maladie qui est quand même immunosensible,
04:56donc un peu plus facile que la maladie TETECU.
04:59BioNTech a vu des résultats négatifs dans une tumeur colorectale
05:05qui est très, très résistant à la thérapie à base d'immunothérapie.
05:11Eh bien, nous sommes au milieu, au niveau de la biologie de la tumeur,
05:16parce que la maladie TETECU a une sensibilité à l'immunothérapie,
05:21tout en même à être moins résistante que les mélanomes.
05:24Donc ça, nous avons plus d'espoir, parce que c'est une maladie
05:27qui a déjà montré de l'immunosensibilité.
05:30Et ensuite, notre vaccin est différent par rapport au vaccin des modernes et des BioNTech,
05:37pour la simple raison que nous sommes basés sur un vecteur viral
05:40et pas sur un vecteur à base d'ARN.
05:42Et nous avons aussi un algorithme pour déterminer les mutations
05:47qui sont utilisées pour la vaccination virale, et qui est différent.
05:50Merci Alessandro Riva d'avoir été avec nous ce matin.
05:53Une interview à retrouver en podcast et en replay sur le site BFM Business.

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