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  • il y a 2 mois
Ce mercredi 2 septembre, retrouvez le replay de French Tech présenté par Anthony Morel sur BFM Business

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Transcription
00:00Bonjour Thomas Gidouin, vous allez présenter ce matin avec des experts internationaux, des résultats prometteurs pour d'abord les maladies
00:07inflammatoires chroniques de l'intestin.
00:09Est-ce que vous pouvez nous les verrer en primeur, j'ai envie de dire, vos avancées ?
00:14Absolument, juste pour rappeler très rapidement, OZ, c'est une société de biotechnologie française, cotée sur Euronext à Paris, qui
00:21s'intéresse au système immunitaire,
00:23ça c'est notre fil conducteur, au travers de deux plateformes spécifiques que sont l'immuno-inflammation et l'immuno
00:29-oncologie.
00:30Donc d'un côté, on va s'intéresser aux maladies inflammatoires, donc c'est la raison de ma venue aujourd
00:35'hui, et de l'autre côté, on va s'intéresser au cancer.
00:38Donc le webcast que nous organisons ce soir avec des experts internationaux, il vise à présenter notre premier produit, notre
00:46produit principal, qui s'appelle l'Usvertikimab.
00:49L'Usvertikimab, c'est un anticorps monoclonal qui va venir bloquer le récepteur de l'IL-7.
00:57Donc pour faire très simple, l'IL-7, c'est une cytokine qui appartient au système immunitaire et qui joue
01:06un rôle primordial dans l'activation et la migration des lymphocytes T dans la cascade inflammatoire.
01:12Les lymphocytes T, c'est ces globules blancs qui vont venir protéger le corps des virus, des bactéries ou des
01:18cellules anormales comme les cellules cancéreuses.
01:20Alors c'est une étude qui est menée sur combien de patients et avec quelle réussite ?
01:23Alors les résultats de phase 2, on les a annoncés il y a un an, c'est pas des résultats
01:27qui sont nouveaux, c'est une première preuve de concept chez l'homme.
01:33Là aujourd'hui, on travaille à développer une formulation sous-cutanée de ce produit, parce qu'aujourd'hui le produit
01:39il est administré par voie intraveineuse.
01:41Il y a déjà des produits qui sont disponibles sur le marché, et on va y revenir, qui sont eux
01:47administrés par voie sous-cutanée ou par voie orale.
01:50Il y a notamment nos petits compatriotes d'Abivax qui développent un produit par voie orale dans la même indication
01:56qui est la rectocolite hémorragique,
01:58qui est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin, comme la maladie de Crohn en est une autre,
02:03et qui dégrade de manière très importante la vie des patients.
02:08On a 70 à 100 000 patients en France qui souffrent de cette maladie.
02:14Alors justement, qu'est-ce que ça change concrètement pour les patients par rapport au traitement qui existe aujourd'hui
02:18?
02:19Qu'est-ce qu'on peut attendre ?
02:20Alors, en fait, chaque classe thérapeutique va viser une voie de signalisation particulière.
02:29Donc c'est comme un extincteur de l'inflammation,
02:31et chaque classe thérapeutique va s'adresser à une voie particulière.
02:35Donc il y a des produits qui sont disponibles aujourd'hui,
02:37il y a des produits qui sont en développement, comme le nôtre, comme celui d'Abivax,
02:41et comme une classe qui s'appelle les Tiel-Ouenay,
02:43et la réalité aujourd'hui, c'est que tous ces produits,
02:47que ce soit ceux disponibles ou ceux en développement,
02:49se heurtent à un plafond thérapeutique de l'ordre de 20 à 30% de rémission clinique.
02:53Ça veut dire, en simple, chacun de ces produits va permettre de stopper les symptômes
02:59chez 20 à 30% des patients seulement.
03:02Donc ce que ça veut dire, c'est qu'il y a 30 à 40% des patients qui ne
03:05répondent à rien,
03:06à aucun traitement disponible,
03:07et il y a à peu près 50% des patients qui répondent,
03:11mais qui vont, à 4-5 ans, arrêter de répondre à ce traitement.
03:15Donc on est très loin d'avoir répondu aux besoins médicaux aujourd'hui.
03:18Ça touche combien de personnes, cette maladie de l'intestin ?
03:20Donc c'est 70 à 100 000 patients en France.
03:24Il y a 5 millions de patients diagnostiqués dans le monde.
03:27On parle d'un marché aujourd'hui de 10 milliards de dollars,
03:30qu'on estime à 15 milliards d'ici une dizaine d'années.
03:33Alors je voulais qu'on parle de votre autre plateforme thérapeutique,
03:35parce qu'elle est absolument fascinante.
03:36Alors c'est Tedopi, c'est ça le nom.
03:38Et là, on peut parler d'un vaccin contre le cancer ?
03:42C'est ça le terme ?
03:44Alors il ne faut pas comprendre un vaccin tel qu'on le connaît pour des virus.
03:48Là, c'est en gros le principe, je parle sous votre contrôle,
03:51on prend un morceau de tumeur et on va apprendre à l'organisme à résister.
03:56C'est ça ? Expliquez-nous un peu.
03:57Exactement.
03:57C'est un vaccin thérapeutique.
03:59C'est dit néo-épitope.
04:02Les néo-épitopes, c'est des antigènes dérivés,
04:06des peptides dérivés des antigènes de tumeurs spécifiques à certains cancers.
04:11En fait, c'est un cocktail de petits morceaux de cancer,
04:13pour faire très très simple,
04:15qu'on va administrer aux patients.
04:17Et le but de ce traitement,
04:20c'est d'apprendre à l'organisme à reconnaître les cellules tumorales
04:23et d'aller les détruire.
04:25Mais c'est un vaccin qui est préventif ou c'est curatif ?
04:28C'est curatif.
04:29Oui, c'est ça.
04:30On ne peut pas se faire vacciner pour prévenir un éventuel cancer ?
04:32Non.
04:33C'est quand la tumeur est déjà réelle ?
04:35C'est quand le cancer est déjà établi.
04:37Et là, pour le coup, on est sur des essais cliniques,
04:40on est à phase 3, c'est ça ?
04:41Exactement.
04:42C'est quasiment la dernière étape.
04:44C'est la dernière étape.
04:44On est en cours de phase 3.
04:46Le recrutement avance très bien.
04:48On devrait traiter le dernier patient en fin d'année,
04:52cette année,
04:52pour des résultats début 2028.
04:55C'est sur tout type de cancer ?
04:57Alors non.
04:58Techniquement, ça pourrait fonctionner sur un certain nombre de cancers
05:00et on en investigue plusieurs.
05:03La phase 3 aujourd'hui, elle est sur le cancer du poumon.
05:05Donc, cancer du poumon non à petite cellule,
05:07qui est le plus courant.
05:09Le cancer du poumon, pour rappel, c'est 2 millions de cas par an,
05:141,8 million de décès.
05:16C'est plus de 90% de mortalité.
05:18C'est de très très loin le cancer le plus meurtrier.
05:20Vous avez quelle réussite sur les essais, là, pour l'instant ?
05:23Alors, là, on est en phase 3.
05:24Sur nos précédents essais, on a une amélioration de la survie globale des patients
05:30de plusieurs mois.
05:31Mais au-delà, par rapport au traitement actuel,
05:35qui est la chimiothérapie,
05:37on se place en fait en deuxième ligne
05:39derrière les inhibiteurs de points de contrôle.
05:42Donc, la première ligne, c'est ce qu'on appelle les anti-PD1.
05:46À un moment donné,
05:47les patients vont arrêter de répondre aux anti-PD1.
05:49Et pour eux, il n'y a plus que la chimio aujourd'hui,
05:51dont l'efficacité est très relative et la toxicité est énorme.
05:54C'est quoi l'échéance, le calendrier,
05:56pour que ça sorte commercialement ?
05:58Et est-ce que vous allez pouvoir aller jusque-là ?
05:59Parce que vous disiez, il y a encore quelques mois,
06:00que vous ayez suffisamment de trésorerie
06:02pour aller jusqu'à la fin de l'année.
06:03Donc, est-ce que vous avez résolu ce problème ?
06:05Et sinon, qu'est-ce qui va se passer ensuite ?
06:06Alors, l'étude, on aura les résultats en début 2028,
06:10ce qui nous permettrait de déposer,
06:11en cas évidemment de résultat positif,
06:13déposer une demande d'autorisation dans le courant de l'année,
06:16en Europe et aux États-Unis.
06:17Et après, le processus prend 9 à 12 mois.
06:20Donc, on pourra imaginer un enregistrement en 2019.
06:23Sur le financement,
06:24je dirais que c'est inhérent au modèle des biotechnologies
06:27et des sociétés de la tech de manière générale.
06:29On a du cash, effectivement, jusqu'à la fin de l'année.
06:32On travaille de manière très active
06:34et plus que très active à une levée de fonds
06:36dans les prochaines semaines.
06:38Et il nous faut à peu près 75 millions d'euros
06:41pour aller jusqu'à la fin 2028,
06:43pour délivrer tous nos catalystes,
06:45à la fois sur l'us verticimab et sur T2P,
06:47et dans les résultats de phase 3 que vous avez mentionnés.
06:49Merci, Thomas Gidouin, d'avoir été avec nous ce matin,
06:52directeur général adjoint de The Immunotherapeutics.
06:55C'est une interview à retrouver en podcast
06:58et en replay sur le site BFM Business.
07:01Merci, Thomas Gidouin, d'avoir été avec nous.

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