- il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.
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00:00On va parler politique en France et sur notre plateau j'accueille Amandine Attalaya, éditorialiste politique.
00:05Bonjour Amandine, Hugo Capelli, journaliste politique à BFM TV.
00:09On est toujours avec Guillaume Carayon, président exécutif de l'UDR, le parti d'Éric Ciotti, proche du Rassemblement National,
00:15allié du RN.
00:16Et François Picmal, député de la France Insoumise de la Haute-Garonne.
00:19Un sondage sur lequel je voulais vous entendre ce tout dernier sondage, Ipsos BVA, très intéressant et à plusieurs titres.
00:26Je voulais qu'on le regarde ensemble. Marine Le Pen, vous le voyez très largement en tête, suivi non pas
00:31de Jean-Luc Mélenchon, mais d'Édouard Philippe.
00:33Édouard Philippe crédité de 19% d'intention de vote dans le cas où il serait le seul candidat du
00:39Bloc central.
00:40Ça veut dire quoi Amandine Attalaya ? Que si Gabriel Attal se maintient, il fait le jeu de Jean-Luc
00:45Mélenchon ?
00:46S'il se maintient, c'est complètement perdu.
00:49Ça veut dire aussi qu'Édouard Philippe, pour l'instant, est dans une poussée plus favorable, disons, depuis une ou
00:56deux semaines.
00:57Il a retrouvé une dynamique alors qu'à la sortie de l'été, il stagnait un peu dans les sondages.
01:02Là, il semble s'imposer par rapport à Gabriel Attal dans les sondages parce qu'il est celui qui arrive
01:08à se qualifier, en effet, au second tour.
01:10On retient aussi un score quand même extrêmement haut de Marine Le Pen qui frôle les 35%.
01:15C'est énorme au premier tour. Jean-Luc Mélenchon est bien positionné.
01:19Il fait un bon score. 15%, c'est beaucoup parce qu'il est arrivé souvent que les sondages sous-estiment
01:24Jean-Luc Mélenchon au premier tour
01:25et qu'il fasse mieux que prévu.
01:26Donc, à vrai dire, en fait, ça nous incite surtout à beaucoup de prudence.
01:30Il semble qu'il y a une qualifiée d'office Marine Le Pen.
01:34Pour la deuxième place, ça reste ouvert et c'est une leçon pour le Bloc central.
01:38Ils doivent absolument s'unir.
01:40Le problème, c'est qu'aujourd'hui, ils n'en prennent pas le chemin malgré des appels qui se multiplient
01:44à une primaire.
01:45Les principaux candidats, eux, n'en veulent pas.
01:47Avec un Bruno Retailleau, d'ailleurs, côté Les Républicains, qui le redit aujourd'hui, il ira jusqu'au bout.
01:53Il sera candidat jusqu'au bout.
01:54Il a dit sur notre antenne, vous vous frottez les mains, non, j'imagine, à la France Insoumise ?
01:57Vous comptez, vous, sur ces frictions au sein du camp central ?
02:01Non, mais alors, franchement, ce ne sont pas les sondages qui nous font frotter les mains.
02:05C'est la dynamique qu'on peut voir sur le terrain.
02:07Vous l'avez dit tout à l'heure, il y avait 12 000 personnes au meeting de Jean-Luc Mélenchon
02:11à la Bras d'Ille-Lille.
02:12Et puis, on sent une dynamique assez exceptionnelle de personnes qui veulent militer.
02:17Sauf que, pardon, sur ce dernier sondage, la qualification pour le second tour de Jean-Luc Mélenchon, elle n'est
02:24pas dite.
02:24Je vais être un peu cash avec vous, je m'en fiche du sondage, en fait, et je m'en
02:28fiche des sondages de manière générale.
02:30D'ailleurs, vous savez quoi ? Je pense que Marine Le Pen, elle est créditée de 34 % et qu
02:35'elle sera beaucoup moins que ça le soir du second tour.
02:37C'est une opinion personnelle, c'est subjectif, je peux faire du doigt mouillé.
02:41Mais vu le bazar qu'il y a actuellement au Rassemblement National entre Jordan Bardella et Marine Le Pen,
02:47on ne peut pas dire que ce soit une lune de miel idéale pour démarrer une campagne.
02:50Donc, moi, je suis très humble par rapport au sondage.
02:54Ils vous montrent, et encore, vous l'avez dit vous-même, souvent, ils se sont plantés massivement,
03:00en tout cas en ce qui concerne Jean-Luc Mélenchon, et il ne sera pas à 15 % le soir
03:04du second tour.
03:04Je pense que tout le monde peut en convenir ici.
03:07Et le second tour, il y aura un candidat, dont je suis certain qu'il y sera, c'est Jean
03:10-Luc Mélenchon.
03:11Pour le reste, je ne sais pas qui ce sera.
03:13Peut-être M. Attal, peut-être Mme Le Pen, peut-être M. Montaillot, peut-être M. Philippe.
03:19En l'état, effectivement, Marine Le Pen semble inébranlable, très loin devant dans les sondages,
03:24et on a l'impression que les frictions que vous évoquez n'ont que peu d'impact.
03:28Mais est-ce qu'à plus long terme, il ne va pas falloir que les lignes au sein du RN
03:32se retrouvent
03:33pour que Marine Le Pen garde cette position de première ?
03:37Ce qu'on constate, nous, depuis quelques jours, c'est que nos adversaires fantasment de tensions au sein de notre
03:43camp,
03:44fantasment de rivalité entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
03:46que les gens, visiblement, ne sont pas dupes.
03:4934,5% au premier tour d'une présidentielle, c'est un niveau historique, sous la Ve République.
03:55C'est largement haut-dessus du niveau de Nicolas Sarkozy en 2007 au premier tour d'une présidentielle.
03:59Donc, c'est des scores, évidemment, très bons.
04:02Nous, on les accueille avec beaucoup de positifs.
04:04Mais encore une fois, on dit à nos électeurs, ce sont des sondages.
04:07On est à huit mois à l'élection.
04:09Il ne faut rien lâcher parce que nos adversaires feront tout pour nous faire barrage.
04:12En 2024, on était très haut aussi au premier tour.
04:15Et tous nos adversaires se sont coalisés.
04:17Les amis de M. Picmal, M. Mélenchon se sont alliés avec Laurent Wauquiez et les Républicains.
04:22Donc, ils feront tout pour nous faire battre.
04:24Donc, on dit à nos électeurs, ne relâchez pas la pression.
04:26Ces gens-là n'ont aucune autre vision pour le pays.
04:29Je voulais vous faire des choses.
04:31J'apprends des choses aujourd'hui.
04:33Laurent Wauquiez a bénéficié du soutien de votre parti, je crois, à des élections.
04:36Oui, mais nous, on est clair.
04:38C'est qu'à chaque fois qu'il convient de battre l'extrême droite, il faut battre l'extrême droite
04:42puisque vos politiques vont avoir des impacts directs.
04:44Donc, vous êtes main dans la main avec Edore Philippe, leur invoquerait Bruno Rosaio.
04:47Ils vont avoir des impacts directs sur les personnes sur lesquelles vous allez appliquer des discriminations.
04:50On l'a vu il y a encore quelques jours.
04:52Votre principale préoccupation de début de campagne est d'aller emmerder les personnes qui portent le voile.
04:56Voilà.
04:56Nous, c'est de savoir comment on va investir dans ce milieu.
04:59Non, non, nos priorités, c'est le pouvoir d'achat, c'est mettre le cas au budget, peut-être que
05:02vous allez créer si vous gagnez.
05:03Et d'ailleurs, je trouve ça intéressant parce qu'on parle beaucoup des sondages, mais très peu du programme.
05:08Oh, on en parle du programme.
05:09Non, moi, je trouve très peu.
05:10Hier, on a fait tout un débrief du meeting de Jean-Luc Mélenchon, justement.
05:13Moi, j'aimerais savoir dire tout simplement, parmi les trois premiers que vous avez sur ce sondage,
05:19il y en a qui sont pour la retraite à 60 ans, c'est nous.
05:21Il y en a qui sont pour la retraite à 67 ans, c'est M. Edouard Philippe.
05:24Il ne l'a pas dit encore. Il veut pousser l'âge du départ à la retraite, il est fou
05:27sur les 67 ans.
05:29C'est 62, 63, 64, selon que ce soit Mme Le Pen, M. Ciotti, voire M. Ciotti.
05:35D'ailleurs, pardon, oui, sur ce point...
05:38Je pense que la campagne, elle ne fait que démarrer et vous verrez que les choses, elles vont beaucoup progresser.
05:42Il va y avoir des surprises au cours de cette campagne.
05:44Vous êtes sur cette ligne-là, d'un départ à la retraite à 62 ans, comme le demande Marine Le
05:48Pen.
05:48Vous venez de la droite, des Républicains, plutôt une ligne libérale, donc plutôt, j'imagine, plus proche d'une ligne
05:57bardelliste.
06:01On en a parlé déjà mille fois, mais nous, avec Éric Ciotti, on a quitté les Républicains.
06:05Éric Ciotti était président des Républicains jusqu'en 2024.
06:08Et on a dit, vous voyez, avec le Rassemblement national, on n'est pas d'accord sur tout, mais on
06:13est d'accord sur l'essentiel.
06:14On a en gros 90% de points de convergence.
06:16Et les retraites, ce n'est pas essentiel ?
06:19En tout cas, sur 90% des points, sur la question de sortir du chaos budgétaire, sur la question du
06:23pouvoir d'achat,
06:23sur la question des pistes d'économie pour baisser la dépense publique, sur tout ça, on est aligné.
06:26Et donc, on estimait que nos électeurs, les électeurs de droite, sincères, ceux qui votaient autrefois pour les Républicains,
06:32veulent cette alliance avec le Rassemblement national et veulent qu'on s'accorde.
06:35Et y compris sur un sujet comme les retraites, où on peut trouver des terrains d'entente.
06:38Alors, ça va être quoi, les terrains d'entente, pardon ?
06:40Parce que j'imagine que la campagne est compliquée pour vous à mener sur une question aussi essentielle et aussi
06:44préoccupante pour les Français.
06:46Qu'est-ce que vous dites aux Français que vous rencontrez, à vos partisans ?
06:50Typiquement, nous, un point d'accord qu'on a avec le Rassemblement national, c'est le fait que les carrières
06:54ne sont jamais les mêmes
06:55et que les gens qui ont commencé à travailler tôt, ils doivent pouvoir partir plus tôt.
06:58Et donc, quand on parle d'un allongement de l'âge égal de départ à la retraite,
07:01c'est ce qu'Éric Ciotti avait pris léger quand il était président des LR,
07:03il incluait le fait que les gens qui ont des métiers qui sont plus difficiles, qui sont manuels,
07:07doivent partir plus tôt à la retraite.
07:09Et c'est ce que le RN dit.
07:10Éric Ciotti avait sa rentrée politique hier à Nice, à côté de Nice.
07:13Il a mis sur la table une série de propositions
07:17et qui seront sur la table de Marine Le Pen pour un pacte d'alliance dans le cadre de la
07:21campagne préhentielle.
07:22Et il y a la question des retraites et un étage de capitalisation
07:25qui permettrait aux Français, à leur retraite, d'avoir plus d'argent dans leur portefeuille.
07:29Donc tout ça, ça fait partie des propositions qui trouvent un équilibre entre l'UDR et le Rassemblement national.
07:33– Des propositions qui étaient quand même plutôt celles de Jordan Bardella,
07:37qui étaient aussi portées par M. Durvie, qui a quitté le Rassemblement national il y a quelques jours.
07:42– Ah, vous allez vous faire le coup des tensions et de…
07:44– Hier, Éric Ciotti fait sa rentrée politique, il parle justement des retraites
07:47et il dit « je vais déposer une liste de propositions à Marine Le Pen »
07:50et ces propositions sont celles de M. Durvie.
07:53Donc à un moment donné, ce que vous allez perdre…
07:55– Ce n'est pas M. Durvie qui a rédigé la…
07:56– Le conseiller politique de Jordan Bardella qui était sur une ligne pro-libérale.
08:01– Éric Ciotti a le droit quand même de proposer des choses à Marine Le Pen
08:04sans forcément passer par M. Durvie ou par un autre conseiller de M. Bardella.
08:08– Et donc si ces propositions sont retoquées, vous faites quoi ?
08:11– Mais enfin, nous, on sait très bien avec le RM…
08:14– Vous ne travaillez pas sur le traillot, une alliance ?
08:16– Nous, on travaille très bien avec le Rassemblement national.
08:18On a trouvé un terrain d'entente aux dernières élections, les Châtiers.
08:20On avait un pacte programmatique qui correspondait à un équilibre
08:23entre ce pour quoi on plaidait et ce pour quoi il plaidait.
08:27Et ça se passe très bien.
08:28– Mais est-ce qu'il n'y avait pas, et je reprends justement les propos d'Hugo Capeli,
08:32est-ce qu'il n'y avait pas une plus grande proximité avec la ligne libérale de Jordan Bardella
08:37que Marine Le Pen est en train d'essayer de déconstruire ?
08:40Écoutez Bruno Rotaillot sur notre antenne.
08:43On se pose la question, d'ailleurs, c'est ce que pense Bruno Rotaillot.
08:46– Oui, c'est ce que pense Bruno Rotaillot, c'était sur midi BFM devant Guillaume Daré.
08:52– L'histoire du Rassemblement national avant le Front national, c'est un clan, c'est un clan familial.
09:00Marine Le Pen est en train d'installer ses nièces, son beau-frère, etc.
09:04Et sans doute que la débardélisation du parti a déjà commencé vraisemblablement.
09:10Le départ de M. François Durvy qui était censé apporter justement un peu de crédibilité économique,
09:15c'est l'histoire du Rassemblement national.
09:17Et ça fait partie d'ailleurs des raisons pour lesquelles il y a un plafond de verre.
09:21Et c'est aussi pour cela que j'appelle moi les électeurs du Rassemblement national à venir me soutenir.
09:27– J'ai du mal avec ce mot, ce nouveau mot, la débardélisation du RN,
09:31c'est un mot qu'on entend depuis un ou deux jours, mais voilà, ça commence à faire parler.
09:38Est-ce que c'est réellement en cours ?
09:40– Non, non, vraiment pas.
09:42Et en l'occurrence, Jordan Bardella sera chef du gouvernement dans huit mois.
09:45– C'est sûr ça ?
09:46– Ça c'est pas certain du tout.
09:47– Je vous dis juste une chose, quand vous êtes chef du gouvernement…
09:57– À vrai dire, il n'y a même pas de logique politique à ce qu'il soit Premier ministre,
10:00parce que Marine Le Pen, si elle est élue, aura tout intérêt à élargir sa majorité.
10:05Et donc, en fait, elle aurait tout intérêt à ce qu'il y ait par exemple un Premier ministre venu
10:08de la droite
10:09plutôt que Jordan Bardella qui est déjà dans son camp.
10:11– Vous avez le droit de lui faire des suggestions, mais en tout cas ce que dit Marine Le Pen,
10:14c'est que Jordan Bardella se rende son Premier ministre ?
10:16– C'est pas une évidence.
10:17– C'est peut-être pas une évidence pour vous, madame,
10:19mais en tout cas ça l'est pour Jordan Bardella et pour Marine Le Pen.
10:22Nous, on est très clair, au lieu d'essayer d'interpréter différemment les propos qu'on peut tenir,
10:27écoutez-nous juste.
10:28Jordan Bardella est engagé à 100% dans la campagne de Marine Le Pen,
10:32il était sur votre antenne hier.
10:34Je ne sais pas si vous l'avez entendu.
10:35– Ah bah bien sûr qu'on l'a entendu.
10:36– Il a dit que sa loyauté, son amitié, les affinités politiques…
10:39– Et ce qu'il dit, et ce qu'il fait, et ce qu'il pense, effectivement,
10:44sur les retraites, sur la question du voile, on se pose même la question de cet accord
10:49qu'il a signé avec Nigel Farage au Royaume-Uni.
10:53– Ah bah parce que vous savez que Marine Le Pen est pour une immigration clandestine, c'est…
10:55– Non, mais il est allé jusqu'à dire qu'il fallait récupérer tous les migrants
10:59qu'on a interceptés dans les eaux britanniques.
11:01On se pose la question si Marine Le Pen valide tout ça.
11:04– C'était l'épice pour une immigration clandestine, en l'occurrence.
11:06– Oui, Jordan Bardella, il est en train d'apprendre qu'au Rassemblement National,
11:09on préfère le droit du sang au droit du sol.
11:11Et donc, on case effectivement les membres du clan Le Pen, Marion Maréchal Le Pen.
11:17Mais au-delà de ça, bon, moi, les bisbis entre Jordan Bardella,
11:20Madame Le Pen, Monsieur Ciotti, j'ai toujours pas compris d'ailleurs
11:23à quel âge serait l'âge de départ à la retraite du côté du Rassemblement National ?
11:27– 62 ans, non, là-dessus, elle est plutôt claire.
11:30– Non, Marine Le Pen, elle l'a réaffirmée.
11:32– Vous l'avez dit vous-même.
11:32– Elle a dit au Ménètre.
11:33– Elle a dit au Ménètre.
11:34– Elle a dit au Ménètre.
11:34– Il a fallu écouter le Boulog, Jean-Luc Mélenchon.
11:36– Ça va être 62 ans. Et le SMIC, ça a combien ?
11:38Avec nous, c'est 1 700 euros. Les recettes, vous faites comment ?
11:40On ne sait toujours pas. Parce que nous, par exemple,
11:42est-ce que vous rétablissez l'ISF ? Je ne pense pas.
11:45Est-ce que vous supprimez la flat tax ? Je ne pense pas non plus.
11:48Donc vous voyez, à ce stade, c'est pour ça qu'on parlait des sondages,
11:51mais à ce stade, il y a une dynamique. Il y a un programme, il y a un candidat,
11:54il y a des propositions stables et claires sur la table.
11:57C'est carré, comme on dit, c'est Jean-Luc Mélenchon.
11:59– Alors, attendez, il y a un autre sondage quand même que je voulais vous soumettre.
12:03– C'est pour ça que la fusée est lancée.
12:03– Quel candidat vous inquiète le plus ?
12:05– On a une tortue sagaz dans une fusée, et vous verrez le résultat le soir du second tour.
12:09– Quel candidat ?
12:10– Ce ne sera pas Jordan Bardella, le Premier ministre.
12:12– Quel candidat vous inquiète le plus ?
12:14C'est la question qui a été posée aux personnes sondées.
12:18Jean-Luc Mélenchon est tout aussi inquiétant au regard de l'opinion publique
12:23qu'un Éric Zemmour à 81%.
12:26– Si vous regardez votre sondage, je veux dire, il n'y a pas un candidat ou une candidate
12:31qui n'a pas moins de 60% d'inquiétude.
12:34– Non, mais il y a quand même certains candidats qui inquiètent plus que les autres.
12:38– En fait, la question, quel candidat vous inquiète, c'est un petit peu…
12:44– Mais alors, allons dans le fond, allons dans le fond.
12:47Vous avez peut-être lu aujourd'hui dans la tribune dimanche le prix Nobel de l'économie,
12:50Philippe Aguillon, qui dit la chose suivante sur la question de l'annulation du budget
12:55que Jean-Luc Mélenchon a soutenue à nouveau hier à la braderie de l'île.
13:00La multiplication des fake news…
13:02– L'annulation de la dette, qu'est-ce que j'ai dit ?
13:04– Du budget, pardon, la dette.
13:05La multiplication des fake news sur ce sujet fondamentale s'apparente au foisonnement
13:09de mensonges propagés pendant la pandémie, dit-il.
13:12L'annulation de la dette, c'est l'équivalent de l'hydroxychloroquine
13:16vantée par le professeur Raoul comme traitement miracle du Covid.
13:20Il serait le Didier Raoult, Jean-Luc Mélenchon du budget.
13:23– M. Aguillon, dans sa nuance, vous savez que M. Aguillon, c'est l'économiste
13:26qui a théorisé auprès d'Emmanuel Macron la politique du ruissellement.
13:30On est en 2026, je pense que chaque Française et chaque Français
13:33aura mesuré l'efficacité de ces théories économiques.
13:36Donc qu'ils nous permettent de vouloir tracer un autre chemin.
13:39Et effectivement, nous, on est pour l'annulation…
13:41– Prix Nobel de l'économie, Philippe Aguillon, je le précise.
13:44– Oui, mais prix Nobel, je vous invite à voir aussi les critiques de nombreux économistes.
13:48– Non, mais il sait de quoi il parle quand même.
13:50Nous aussi, on est soutenus par des économistes.
13:52Vous avez M. Zuckman ou autres dont on s'inspire.
13:56M. Piketty est intéressant aussi.
13:58Puis je pourrais vous en citer d'autres, M. Eric Baer, etc.
14:01Donc je veux dire, l'économie, ce n'est pas une science exacte.
14:03C'est des théories économiques que vous mettez au service d'un projet politique.
14:07Donc M. Aguillon, qu'il souffre qu'une autre politique économique
14:10que celle de M. Macron puisse être appliquée à notre pays.
14:13– Loin de moi, l'idée de défendre le programme économique de Jean-Luc Mélenchon
14:16et son projet d'annulation de la dette,
14:18qui aurait d'ailleurs une tendance à augmenter largement la dette
14:21auprès des investisseurs privés et donc leur taux d'intérêt.
14:24Mais la ligne économique de Philippe Aguillon, si certes est pris Nobel,
14:28c'est celle qui a été appliquée depuis 2017 dans notre pays.
14:31C'est celle qui a mené à une augmentation de la dette de 1 500 milliards.
14:33Et aujourd'hui, on a 3 500 milliards de dettes,
14:35à un déficit public qui est record, à un déficit commercial qui est record.
14:39Donc tous les chiffres, un par un, sont dans le rouge à cause de cette politique
14:43qui a été imaginée par M. Aguillon.
14:45Donc les leçons d'économie de ce monsieur, on s'en passerait bien.
14:48Et si je puis me permettre, par rapport à ce qu'on disait sur le côté rassurant des candidats,
14:51ce matin, vous avez donc plusieurs personnalités du Bloc central
14:55qui voient ces différents sondages.
14:56Et notamment François Bayrou, l'ancien Premier ministre,
14:59président du Modem, qui lui n'est pas candidat à la présidentielle,
15:02mais il dit la chose suivante.
15:04Le centre n'est pas représenté comme il faut dans cette élection.
15:07Et lui, il appelle donc à ce qu'il y ait une primaire,
15:10parce qu'il ne se résout pas à ce qu'il y ait un second tour.
15:12Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen.
15:14Et il estime que les candidats en présence,
15:16Édouard Philippe, Gabriel Attal, on voit,
15:18ne sont pas plus rassurants dans ce sondage que Marine Le Pen.
15:21Et c'est donc aussi pour cette raison-là
15:23que François Bayrou a pris la parole ce matin pour dire
15:25qu'il faut quelqu'un d'autre.
15:27Et donc il a cité tout un tas de propositions de candidats
15:30qui pourraient remplacer Édouard Philippe ou Gabriel Attal.
15:33Mais quels donc ?
15:34Il a fait toute une liste.
15:36Thierry Breton, Jean-Louis Borloo, Bruno Le Maire,
15:38Elisabeth Borne.
15:39Et il dit que tous ces candidats n'écartent rien en privé.
15:42Mais bon, ils ne sont pas candidats à la présidentielle aujourd'hui.
15:44Et cette primaire XXL qu'appelle François Bayrou,
15:48c'est-à-dire qui irait du PS au Républicain,
15:51est-ce qu'elle est crédible ?
15:54Est-ce qu'elle est faisable ?
15:57Pour l'instant, non, ça ne paraît pas faisable.
16:00Alors il y a quand même beaucoup de voix qui appellent pour une primaire,
16:02mais ce n'est pas forcément les mêmes contours de la primaire.
16:04À droite, par exemple,
16:06Laurent Wauquiez appelle à une primaire,
16:08mais qui irait plutôt jusqu'à Saracnafo,
16:12et jusqu'au centre.
16:14Il appelle en effet François Bayrou à une primaire.
16:16Alors il sort le socialiste Glucksmann,
16:18parce qu'il a compris qu'il n'irait pas.
16:20Mais lui, c'est plus sur le centre.
16:22Il a évoqué Bernard Cazeneuve aujourd'hui.
16:23Il a peut-être trouvé un remplacement Raphaël Glucksmann,
16:25parce que Bernard Cazeneuve a aussi été évoqué par François Bayrou.
16:28Le problème, c'est...
16:29Ça vous fait sourire ?
16:30Édouard Philippe et Gabriel Attal...
16:32Ça ne fait pas rêver, excusez-moi.
16:33...veulent bien y participer.
16:35Et la réponse pour l'instant est plutôt non.
16:37Alors Édouard Philippe, il compte sur le fait de s'imposer dans les sondages.
16:40Gabriel Attal laisse une porte ouverte à la primaire,
16:43mais en fait, il est en train de décrocher dans les sondages.
16:45Donc ça désolidifie sa position.
16:49Bruno Retailleau, c'est délicat,
16:50parce qu'il stagne dans tous les sondages sous les 10%.
16:54Il l'a encore juré tout à l'heure dans l'interview
16:56qu'il se maintiendrait jusqu'au bout,
16:58mais ça ne fait pas sens si c'est au risque de faire perdre le centre et la droite.
17:02Juste pour terminer, parce qu'il y a quand même au sein du bloc central
17:05une espèce d'agitation, de voir d'un côté la France insoumise
17:07et le Rassemblement national prendre autant de poids dans les sondages,
17:11de l'agitation.
17:12Et donc on a deux types de propositions.
17:14Soit c'est la primaire, comme le fait François Bayrou aujourd'hui,
17:16soit c'est plutôt comme ce que propose Maude Bréjean
17:18également aujourd'hui dans un média,
17:20un rassemblement...
17:21Qui s'est rallié à Édouard Philippe.
17:23Voilà, se rallier, se ranger derrière Édouard Philippe
17:25et rapidement ne pas attendre janvier ou février,
17:27le faire là, dès l'automne ou au début de l'hiver.
17:29Vous souriez à l'évocation, François Pygmal, d'un Bernard Cazeneuve.
17:33Est-ce que vous souriez aussi à l'évocation d'un François Hollande ?
17:36Non mais si vous voulez, moi, ça ne m'intéresse pas en fait.
17:39C'est dommage, parce qu'il peut y avoir un impact.
17:42Vous, en tant que commentateur ou commentatrice de la vie politique,
17:46ça vous intéresse.
17:46Mais ce casting-là, j'ai l'impression en fait
17:49qu'on est dans une recyclerie de personnages politiques.
17:53C'est la quatrième candidature de Jean-Luc Mélenchon.
17:54Tout à fait.
17:55Mais vous noterez qu'il est à chaque fois en progression
17:58et que cette fois, il va gagner.
17:59Donc ça change un petit peu la donne.
18:00Non, je pense qu'on passe à côté du plus grand candidat
18:04ou candidate de cette élection.
18:06Il y a Jean-Luc Mélenchon, bien sûr.
18:07Il y a l'abstention.
18:09Parce que je vous rappelle...
18:10Et Fabien Roussel aussi, qui va se déclarer ce soir
18:11et qui pourrait reprendre des voix.
18:12Mais juste sur l'abstention, je voudrais rappeler à tout le monde
18:15que c'est environ un quart du corps électoral à la dernière présidentielle.
18:19Moi, ce que je veux dire aux gens qui nous regardent
18:21et qui, peut-être par fatalisme, ne vont plus voter,
18:24n'y croient plus.
18:25Regardez les programmes.
18:26Regardez les votes à l'Assemblée de chaque groupe.
18:29Faites-vous votre opinion.
18:31Cette élection, elle va être cruciale pour l'avenir du pays
18:33et pour vos conditions de vie, pour celles des générations futures.
18:36Regardez, investissez-vous, allez vous inscrire sur les listes
18:39et faisons la victoire de Jean-Luc Mélenchon
18:41et de l'avenir en commun, ce qui adviendra en 2027.
18:44Marine Le Pen largement en tête.
18:46Ce sont en tout cas les leçons de ce tout dernier sondage.
18:48de l'Assemblée de chaque groupe.
18:49Merci.
18:49Merci.
18:49Merci.