- il y a 2 mois
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.
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00:00Évidemment, vous adorez l'actualité politique, comme nous tous.
00:05Bernard Sananès, on en vient maintenant à Sondage et Lab.
00:07Vous faites une bonne transition.
00:08Oui, c'était fait pour.
00:09C'est la première fois qu'on publie l'intérêt pour la campagne.
00:11Et alors ?
00:127 Français sur 10 se disent intéressés, un tiers tout à fait, c'est 3 points de plus qu'en
00:1621 à la même époque.
00:17Ça veut dire qu'on va peut-être avoir une belle campagne.
00:18Sur le plateau, on est à 100% là, mais bon.
00:21Les intentions de vote, on est à 8 mois maintenant du premier tour.
00:26Il y a évidemment beaucoup de scénarios différents.
00:27Vous allez essayer de nous synthétiser tout ça.
00:31Est-ce que Marine Le Pen fait toujours la course en tête et de combien ?
00:34Tout à fait. Marine Le Pen est stable, mais elle est nettement en tête.
00:37On se compare par rapport à notre dernière enquête, comme on le fait toujours.
00:40C'était au lendemain de sa condamnation par la Cour d'appel de Paris.
00:42C'était le 11 juillet exactement.
00:45Elle est ce soir créditée entre 34 et 35,5% des suffrages.
00:49Elle n'a pas souffert d'un effet retour de sa condamnation.
00:52On pouvait peut-être s'y attendre.
00:54Elle n'a pas souffert non plus de sa diète médiatique.
00:56Mais elle ne progresse pas.
00:57Je voudrais dire une chose, c'est que ce qu'on appelle,
00:59certains de l'extrême droite, d'autres de la droite radicale,
01:02dans cette intention de vote, Le Pen plus Dupont-Aignan plus Zemmour,
01:06ça représente plus de 4 électeurs sur 10, 41% des suffrages.
01:10Premier point pour Marine Le Pen.
01:12Deuxième point, entrée en campagne plutôt réussie pour Raphaël Glucksmann.
01:15Je dis plutôt réussie, c'est encore tôt évidemment pour le dire.
01:18Il passe la barre des 10, il atteindrait entre 11,5 et 14%.
01:22Il ferait nettement mieux que François Hollande, crédité de 8%.
01:25Ce n'est pas assez pour rivaliser avec Jean-Luc Mélenchon,
01:28mais c'est peut-être un signe pour donner aux électeurs de la primaire PS
01:32la perspective que le leader de passe publique peut espérer,
01:35espérer rattraper Jean-Luc Mélenchon.
01:38Troisième élément, Édouard Philippe consolide sa place de deuxième place.
01:41Sa deuxième place, pardon.
01:42Non pas parce qu'il progresse, il est à 16,5, il passe à 17,
01:45mais en fait parce que les autres reculent un peu.
01:48Alors c'est loin ce 17% d'être un ticket qualificatif pour le second tour.
01:52Ça peut lui permettre effectivement de faire jouer maintenant,
01:55plus tard, le réflexe de vote utile.
01:58On voit qu'il prend un tiers des électeurs LR.
02:00Dans les prochaines semaines, on va voir si sa rentrée,
02:02qui a été quand même plus marquée à droite,
02:03va lui permettre de continuer ce décrochage.
02:06Et puis je termine par deux points.
02:08tassement de Jean-Luc Mélenchon, tassement de Gabriel Attal,
02:11tassement surtout, et un peu de difficulté pour Bruno Retailleau,
02:14crédité entre 6 et 7%, si c'est Édouard Philippe,
02:17entre 9 et 9,5, si c'est Gabriel Attal.
02:20On peut dire que le leader LR au Sénat est déjà sous pression.
02:23On verra ce que ça donne au second tour,
02:25avec la prudence de rigueur évidemment,
02:26parce qu'avant le second tour, il y a le premier.
02:28Yves Traillard, qu'est-ce que vous retenez de ça ?
02:30Les chiffres, ils sont spectaculaires.
02:31Il y en a une qui court devant,
02:33et il y a un groupe de poursuivants derrière,
02:35mais qui a une ligne droite de retard.
02:38Du simple doux.
02:39Du simple doux.
02:40Alors évidemment, ce n'est pas du tout prédictif,
02:41mais si on s'arrêtait aujourd'hui,
02:43je pense que, parce qu'il va y avoir une musique
02:45qui va courir bientôt sur la nécessité
02:47d'une primaire à droite, à droite et au centre,
02:50de plus en plus d'acteurs, d'élus, la réclament.
02:54Mais si on en reste à ce sondage-là,
02:57Édouard Philippe est largement devant
02:59et Gabriel Attal et Bruno Retailleau,
03:02et je ne parle pas de David Lysnard,
03:03qui est très très loin derrière.
03:04Donc, Édouard Philippe serait en mesure,
03:07avec ce sondage, de dire
03:09« Ben non, moi je ne suis pas d'accord
03:10pour organiser cette primaire.
03:12Le sondage nous a départagé. »
03:16Ça, c'est la première des choses.
03:18La deuxième des choses qui est intéressante,
03:19c'est Jean-Luc Mélenchon, je trouve.
03:21Parce que Jean-Luc Mélenchon,
03:23stable ou un petit peu sur le recul,
03:25eh bien, il a fait quand même
03:26deux discours assez magistraux
03:29depuis qu'il est vraiment rentré en campagne.
03:32Le premier à Saint-Denis,
03:33qui était absolument incroyable,
03:36devant la basilique Saint-Denis,
03:38avec toute la, je dirais,
03:39toutes les références mitterrandiennes,
03:43très mitterrandiennes.
03:44Et puis le discours qu'il a fait,
03:45on aime, on n'aime pas,
03:46mais c'est un vrai discours politique
03:48qu'il a prononcé dimanche dernier.
03:49Et il est, par rapport à ses concurrents aujourd'hui,
03:53dans la campagne électorale,
03:54celui qui est le plus présent,
03:56qui est le plus clivant.
03:59Et Dieu sait si les Français
04:01réclament des gens
04:02qui ont des idées précises et radicales.
04:04Et donc, je suis un peu étonné
04:06qu'il recule un petit peu.
04:09C'est assez intéressant.
04:09– Peux donner un point d'explication, Yves ?
04:11– Oui, bien sûr, bien sûr.
04:12– Le total gauche d'un sondage sur l'autre
04:14ne bouge pas.
04:15– Combien ?
04:15– Il est un tiers, à peu près,
04:17des intentions d'autre pour la gauche.
04:17– Est-ce que c'est Glucksmann
04:18qui lui fait de l'ombre ?
04:19– Il y a effectivement un point et demi
04:21qui bascule de Mélenchon à Glucksmann.
04:23– Sauf que Glucksmann qui a déclaré ça.
04:27– C'est normal,
04:27et la rentrée en campagne de Glucksmann,
04:30finalement, aucun effet.
04:32Comme Retailleau en son temps,
04:33ça n'a aucun effet.
04:35Calme plat.
04:36Donc, sincèrement,
04:39ça peut se jouer entre les trois premiers
04:41qui sont là.
04:42– Dans les marchés, voilà.
04:43– Ça va être compliqué.
04:43– Il faut rappeler que Jean-Luc Mélenchon
04:45à la même époque, en 2021,
04:47à la rentrée de 2021,
04:48il était à 8%.
04:49Là, il est à 14%.
04:50– Alexis Lerbière,
04:51quand vous voyez ces chiffres
04:52et ceux qu'on vient de rappeler à l'instant,
04:54le total, Marine Le Pen et ses alliés à 40%,
04:58la gauche, toute mouillée à 30%.
05:02Est-ce que vous dites que c'est plié ?
05:03Ce n'est pas pour nous, cette fois-ci.
05:04– Non, on ne peut jamais dire que c'est plié.
05:06Quand on fait de la politique,
05:07par définition, on le sait,
05:08les choses vont évoluer.
05:09– Et ce n'est pas bien parti.
05:10– Alors, attendez.
05:11Déjà, ce que vous dites,
05:127 Français sur 10, 20 ans,
05:13et je pense que ça va augmenter.
05:15Donc, on rentre,
05:16il y avait du gazeux qui va se solidifier.
05:17Et plus on va s'avancer,
05:18plus on se fait politiser,
05:20vous allez faire de l'audience, etc.
05:21Et c'est très bien.
05:22– Merci de vous en soucier.
05:23– Mais oui, mais…
05:25– Et nous, nous allons.
05:26– Je vous rappelle qu'on va vous retrouver
05:27tous les samedis soir.
05:28Donc, c'est vous qui allez la faire.
05:29– Ce que je veux dire,
05:30c'est que les Français vont se faire une opinion
05:32et beaucoup de choses
05:33qui étaient jusqu'à présent,
05:34avant l'été,
05:35étaient là aussi un miroir
05:36un peu déformé de la réalité.
05:38Deuxièmement,
05:39sans manquer de respect,
05:40moi, j'essaie de ne pas raisonner
05:41sur la base des sondages,
05:43mais d'une réalité politique
05:44qui est que l'extrême-droite est haute.
05:46Ça fait deux fois
05:47qu'aux élections européennes,
05:48ils sont à plus de 30%.
05:48Ça fait deux fois
05:49que la candidate d'extrême-droite
05:50est au second tour
05:50de l'élection présidentielle.
05:51Aux dernières élections municipales,
05:53ils ont gagné 72 villes.
05:54Donc, je ne découvre pas la puissance,
05:56si je puis dire,
05:56de ce qui m'inquiète.
05:57Quelle conclusion, moi,
05:58j'en ai tiré ?
05:58Comme unitaire, ancien, insoumis,
06:00fondateur aujourd'hui du groupe L'Après,
06:01c'est qu'il faudrait
06:02qu'il y ait un candidat commun
06:04et éviter la division
06:05de notre camp.
06:05Si on a réagi la dernière fois…
06:08Ce que je voulais dire,
06:10c'est que ce que j'observe,
06:11on verra,
06:11c'est que cette division
06:13risque d'avoir pour conséquence
06:14le fait qu'en vérité,
06:15nous allons nous retrouver
06:16tel pérette, tel potolé,
06:18adieu, vos vaches et les cochons.
06:19Et une fois de plus,
06:20nous n'aurons pas de candidat
06:21au second tour.
06:22Quand même, un petit sujet.
06:23Je ne crois pas
06:24à la division du bloc central.
06:26Moi, je crois qu'au bout d'un moment,
06:27il y aura un candidat commun
06:29de Retailleau à Édouard Philippe
06:31en mettant Gabriel Attal.
06:32Soit organiquement,
06:33ils se mettront d'accord,
06:34soit politiquement,
06:35les électeurs de ce camp-là
06:36choisiront le candidat.
06:36– Mais votre problème,
06:37ce n'est pas la division,
06:39contrairement à ce que vous racontez
06:40et que vous nous bassinez
06:41avec ça depuis des semaines.
06:42– Pardon, vous bassinez.
06:43– Non, c'est l'absence de projet,
06:45disons, de progressiste,
06:47qu'il ne soit pas celui
06:48de Jean-Luc Mélenchon,
06:50trop marqué par l'antisémitisme
06:52et la radicalité.
06:53– Non, mais vous êtes un observateur
06:55des projets,
06:56que ce soit le programme
06:57du nouveau Fonds populaire,
06:58on peut le décliner,
06:58on vient d'en parler,
07:00partage des inégalités,
07:01mesures fiscales,
07:02mesures écologiques,
07:03mesures démocratiques.
07:04Ce programme, il existe.
07:05Vous pouvez le trouver
07:06ridicule,
07:07lui taper dessus en permanence,
07:08mais ça participe aussi
07:09à ce que j'appelle quand même
07:10pas toujours de bonne foi
07:11de dire la gauche n'a pas de projet.
07:14Oui, effectivement,
07:14c'est une réalité
07:15qu'aujourd'hui,
07:15on a une tripolarisation
07:17de la vie politique,
07:17on est autour de trois blocs.
07:19Mais d'abord, ce bloc,
07:20le mien,
07:21je parle vraiment
07:21d'un point de vue très partisan,
07:22gauche et écologiste,
07:23il faudrait éviter
07:24qu'il soit émietté
07:25une fois de plus.
07:26D'accord ?
07:27Parce que nul ne peut,
07:28moi, le début de campagne
07:28que j'ai vu,
07:29que ce soit d'un côté soumis
07:30ou côté gluxman,
07:31aucun ne me fascine
07:36pour bien savoir,
07:36Alexis Corbière,
07:37d'où vous parlez ce soir ?
07:39Mathématiquement,
07:40si les voix de Raphaël Gluxman
07:40et de Jean-Luc Mélenchon
07:41s'additionnaient,
07:42ça ferait 25%.
07:43C'est les maths,
07:44ce n'est pas la politique.
07:45Vous êtes où
07:46entre Raphaël Gluxman
07:46et Jean-Luc Mélenchon
07:47aujourd'hui ?
07:48Mais moi,
07:48programmatiquement,
07:49on sait d'où je viens.
07:50Et Raphaël Gluxman...
07:51Des insoumis
07:51dont vous avez été purgés.
07:53Non, mais Raphaël Gluxman,
07:54il commence sa campagne
07:55au journal de 20h
07:56en disant une chose
07:56avec laquelle je suis
07:57en radical désaccord,
07:58c'est qu'il ne faut plus
07:59de NFB,
07:59il ne faut pas
07:59la France insoumise.
08:00Vous êtes avec Mélenchon.
08:01Non, vous êtes exactement
08:02sur la domination idéologique
08:05de Mélenchon
08:05depuis des années.
08:06Comment vous voulez le dire ?
08:07Le désaccord qui m'a valu.
08:08Il existe un programme
08:09et un projet.
08:10Le désaccord qui m'a valu.
08:12Parce que vous avez répondu
08:12à côté,
08:13il n'y a pas de projet
08:14social-démocrate
08:15ou progressiste.
08:17La parole à la défense.
08:18Ce qui m'a valu
08:20d'être exclu, purgé,
08:21c'est que je pense
08:22que nous aurions dû
08:23continuer à porter
08:23la stratégie
08:24du nouveau Front populaire
08:25et de la NUPES
08:26et travailler tranquillement
08:27à avoir un candidat commun.
08:29Nous aurions ainsi
08:30optimisé nos chances
08:30d'être au second tour
08:31et aussi avoir une stratégie.
08:33Parce que le programme,
08:34moi je n'ai pas de désaccord
08:35avec le programme
08:35que j'ai porté
08:36par trois élections présidentielles
08:37avec Jean-Luc Mélenchon.
08:38Le problème n'est pas le programme,
08:39c'est aussi une question stratégique.
08:41Est-ce que nous regroupons
08:42notre camp
08:42en jouant dans tous les pièges
08:44que le système médiatique
08:45ou que même la gourmandise
08:46un peu juvénile
08:46de certains fonds
08:47qu'on va provoquer en permanence
08:49et être répulsif
08:50vis-à-vis de certains secteurs ?
08:51Parce que j'ai bien compris,
08:52je termine,
08:52qu'il y a une tripolarisation.
08:54Mais il faut que nous agrégions
08:56des gens s'ils ne sont pas...
08:57Je termine.
08:58Il faut que nous agrégions...
08:59Non, il n'y a pas de tripolarisation.
09:00Si vous n'êtes pas avec Mélenchon,
09:03je suis désolé,
09:04M. Glucksmann,
09:05il pense qu'il n'y a pas de tripolarisation.
09:07Mais il a tort.
09:07M. Glucksmann,
09:08il ne veut pas être avec Mélenchon.
09:09Il a tort.
09:10Ah oui, mais c'est lui
09:11qui est candidat,
09:12ce n'est pas vous.
09:12Non, il n'est pas candidat.
09:13Il est candidat
09:14dans la primaire du PS.
09:15Attendez.
09:16Je voudrais, messieurs,
09:17pour garder un mot aussi
09:18de ce qui se passe
09:20dans le bloc central,
09:22des finitions un peu larges.
09:23En gros, Gabriel Attal,
09:24Édouard Philippe
09:24et peut-être Bruno Rotaillot.
09:26Je ne sais pas s'il fait partie
09:27du...
09:27Il a été ministre.
09:29Non, non, attendez.
09:29Non, non, attendez.
09:30On a fait plusieurs
09:31à la vue de ce sondage,
09:31c'est que rien n'est figé.
09:32Ce qu'a dit déjà Florence Portelli.
09:346,5%.
09:35Florence Portelli.
09:36Pardon, je suis quand même étonnée
09:37parce que vous êtes quelqu'un
09:38que je respecte vraiment.
09:39Mais je pensais vraiment
09:40que les propos racialisants
09:42de Jean-Luc Mélenchon,
09:43des outrances antisémites,
09:44c'était quelque chose
09:45pour vous de révulsant.
09:50vidéo utile de Marine Le Pen.
09:51Elle devrait lui envoyer des fleurs
09:53tous les 4 matins.
09:54Je me tourne vers
09:55le responsable des sondages.
09:57Il s'est envoyé des fleurs,
09:59d'ailleurs, au patronat,
10:00il s'est envoyé des fleurs.
10:01Quand elle est testée
10:02en second tour
10:03face à Jean-Luc Mélenchon,
10:04elle est extrêmement haute.
10:05Quelques de 7 électeurs sur 10.
10:07Mais on sait évidemment que...
10:08C'est Jean-Luc Mélenchon
10:09à cause de ça,
10:09à cause aussi de la violence prônée.
10:12On est dans une société
10:13de plus en plus violente.
10:14On est dans une société
10:15de plus en plus haineuse.
10:16Des gens qui prônent la haine
10:17comme système,
10:18la violence comme système.
10:19Mais ça effraie,
10:20pardon, de dire ça comme ça.
10:21Madame, si vous êtes en train
10:22de me dire que depuis 2 ans,
10:23la stratégie de Jean-Luc Mélenchon
10:24n'est pas exactement
10:25celle que j'aurais proposée.
10:27Je crois que les Français
10:28l'ont remarqué.
10:28D'ailleurs, ça m'a valu
10:29d'être purgé assez brutalement.
10:31Je ne parle pas
10:32que de la stratégie,
10:32mais aussi des mots.
10:33Mais de valeurs.
10:34Mais certains mots
10:35qui ont été utilisés.
10:35Par exemple, excusez-moi,
10:36mais j'ai toujours...
10:37Moi, je n'ai pas hésité
10:38à voter pour Emmanuel Macron
10:39aux dernières élections présidentielles
10:41au second tour.
10:42Je n'ai jamais eu de problème
10:44à dire que le Rassemblement national,
10:46ce n'était pas pour moi.
10:47Ça me faut parfois
10:48de me faire insulter régulièrement
10:49comme gauchiste refoulé,
10:50tout ce qu'on veut.
10:51Alors, je suis profondément de droite.
10:52Parce que j'ai des valeurs morales
10:54et que le racisme, pour moi,
10:55est quelque chose
10:56absolument abominable.
10:57Et pour la même raison,
10:58Jean-Luc Mélenchon,
10:59mes cœurs,
11:00avec ses comparses.
11:01Et je suis étonnée
11:02que ce soit finalement
11:03relégué à quelque chose
11:04de subsidiaire.
11:06Ce n'est pas subsidiaire.
11:08Quand on veut l'union de la gauche,
11:09on unit la gauche
11:10telle qu'elle est.
11:11Dans les années 70,
11:12vous et moi,
11:12on était encore un petit peu petits,
11:14mais certains disaient quoi ?
11:15Les socialistes vont s'allier
11:16avec les communistes.
11:17Ils sont en soutien
11:18à l'union soviétique.
11:19Il y a toujours eu des gens
11:19qui disent
11:20il ne faut pas qu'il y ait l'union
11:21parce que c'est le rêve.
11:23Je vous connais Florence Portel
11:24avec tout le respect.
11:24Vous êtes une femme de droite
11:25et je comprends.
11:25Mais surtout, la gauche,
11:27comme disait un vieil écrivain,
11:28je l'aime tellement
11:28que je préfère quand il y en a deux
11:29pour ne pas avoir quatre.
11:30Moi, je ne crois plus
11:31à cette stratégie.
11:32On avait compris
11:33que c'était François Mauriac.
11:34Moi, je ne crois pas
11:35à cette stratégie.
11:36Après, ce qui m'agace,
11:36c'est qu'effectivement,
11:37dans le camp de la France insoumise,
11:38des gens jouent
11:39à tendre les verges
11:40et ils sont stupides.
11:42Moi, je devrais dire
11:42la même chose
11:42pour l'union des droites.
11:43J'écoute votre raisonnement.
11:45Dans ce cas-là,
11:46vous ne pourriez pas critiquer.
11:48C'est uniquement mathématique.
11:49Mais je pense que vous avez
11:50un problème
11:50qui est assez comparable au mien.
11:51Oui, mais moi,
11:52je ne veux pas
11:52de l'union des droites.
11:53Mais il est tranché.
11:54Moi, je suis clair, c'est bien.
11:55Mais je pense qu'il y aura aussi
11:58l'union...
11:58Donc, vous êtes l'union des droites ?
11:59Je le répète.
11:59Je pense...
12:00Non, pas l'union des droites.
12:01Je pense que le bloc central,
12:02malgré tout,
12:03vous qui cherchez
12:03à faire vivre quelque chose
12:04qui n'est pas dans l'extrême droite,
12:06vous serez amenés pour vous prou...
12:07Je ne veux pas parler en votre nom,
12:09mais à vous retrouver
12:09autour d'Edouard Philippe
12:10ou Gabriel Attal
12:11ou M. Rotaillot,
12:12celui qui arrivera
12:13le plus à prendre le vent.
12:14C'est ce que dit Jordan Bardella
12:15ce soir quand il dit
12:16Bruno Rotaillot
12:16passera pas à Noël.
12:16Il y a une certaine logique.
12:18D'accord ?
12:18Et si vous ne le faites pas,
12:20il arrivera.
12:21Ce qui est arrivé la dernière fois,
12:22c'est Emmanuel Macron
12:22qui a été le candidat
12:23un peu commun
12:24de cet ensemble de blocs
12:25et Mme Pécresse
12:26a dégringolé.
12:27Donc je pense que
12:28ça, il faut qu'on le comprenne
12:29mais à gauche,
12:30si nous ne travaillons pas
12:31à essayer de la moindre division,
12:33ce que j'ai essayé de faire
12:33par une primaire,
12:34si les gens sont enivrés,
12:36je pense notamment
12:36aux Insoumis
12:37par le fait qu'ils ont fait
12:38des gros meetings,
12:38on en a fait plein,
12:39par ailleurs,
12:40ils vous balancent des chiffres,
12:40tout va bien,
12:41ils ne sont multipliés par...
12:41Bref, c'est très bien fait.
12:43Et Jean-Luc dit des choses
12:45qui résonnent
12:45dans le cœur des Français
12:46qui ont des difficultés.
12:48Pourquoi votre rupture
12:50n'a pas marché
12:50avec Mélenchon ?
12:51C'est parce que
12:51vous n'avez pas rompu
12:52avec lui en fait.
12:53Vous êtes toujours
12:54dans son influence,
12:55vous êtes dans son nom,
12:56vous n'avez pas...
12:56Mais oui,
12:57vous n'avez pas travaillé
12:58à construire quelque chose
12:59vraiment sur le fond
13:00et c'est ce que fait Glucksmann
13:02et c'est pour ça
13:03qu'il a gagné des points.
13:04Mais oui...
13:04Je peux faire une parenthèse
13:05si vous me permettez
13:06de dire un mot.
13:06Il se trouve que sur ce plateau
13:07hier, c'est Yannick Jadot
13:09qui était à votre place,
13:11sénateur écologiste,
13:12ancien candidat à la présidentielle
13:13et qui a annoncé cette semaine
13:14son soutien à Raphaël Glucksmann.
13:17Raphaël Glucksmann
13:18qui, sauf erreur de ma part,
13:19s'est lancé dans cette campagne
13:21en disant
13:22Mélenchon, moi jamais...
13:22Jamais.
13:23Il avait même cherché
13:24à imposer dans la charte
13:25de la première socialiste
13:26qu'il n'y ait jamais
13:27d'alliance à venir
13:28avec les insoumis.
13:29Il a perdu sur ce point
13:30et j'ai posé la question
13:31à Yannick Jadot.
13:32Laissez-moi terminer
13:32si vous voulez bien.
13:33J'ai posé la question
13:34à Yannick Jadot.
13:35Second tour,
13:35Marine Le Pen,
13:36Jean-Luc Mélenchon,
13:37vous faites quoi ?
13:38Honnêtement,
13:39je m'attendais à une réponse,
13:45Paris pour le maire.
13:46Ça veut dire que
13:47les deux gauches
13:48sont irréconciliables
13:49et qu'à six mois
13:49de l'élection,
13:50elles sont...
13:50Et qu'elles se réconcilient.
13:51Vous imaginez
13:52s'il disait autre chose ?
13:53Mais je vais faire le lien
13:53avec la discussion précédente.
13:54Jordan Bardella a dit
13:55un truc intéressant.
13:56C'était peut-être connu.
13:57Il y aura une dissolution.
13:59Donc, c'est deux élections
14:00que nous avons devant nous.
14:01Je parle comme homme de gauche
14:02et écologiste.
14:03Dont une élection législative.
14:05Et il y en a sérieusement
14:06qui pensent que si Marine Le Pen
14:07gagnerait,
14:08la gauche et les écologistes
14:09doivent être divisés
14:10aux élections législatives
14:11qui suivent ça.
14:12Mais c'est inassumable.
14:13Parce qu'il est là, le sujet.
14:14Et le sujet,
14:15c'est pour ça que M. Glucksmann,
14:16à un moment donné,
14:17c'est un truc en carton-pâte.
14:19Et du moins,
14:19ce serait détestable
14:20que quelqu'un qui se réclame,
14:21qui aurait le soutien du Parti Socialiste,
14:22dit, après une victoire
14:23de l'extrême droite,
14:24nous allons aller diviser
14:25aux élections législatives.
14:26Folie !
14:27Donc, ça ne tient pas.
14:29Chez les Insoumis,
14:30ce qui m'explique,
14:30je termine.
14:31Chez les Insoumis
14:32qui disent le PS...
14:32Mais non, mais vous parlez du temps.
14:33Il faut le dire ça quand même.
14:34Et il faut le dire clairement,
14:36c'est que les socialistes,
14:37vous, l'après,
14:38et les Verts,
14:40sont dans la main
14:40de Jean-Luc Mélenchon.
14:42Ils ne font rien sans lui.
14:44Et bien bon.
14:44Moi, j'ai toujours pensé,
14:45d'ailleurs, je l'avais dit
14:46en coulisses à Raphaël Glucksmann,
14:48je l'avais dit,
14:48le problème de la gauche,
14:49enfin, du Parti Socialiste,
14:50pardon, et apparenté,
14:52place publique, etc.,
14:53ce sont les Verts.
14:55Les Verts sur le terrain,
14:56et nous l'avons vu
14:56aux élections municipales,
14:58c'est ceux qui les obligent,
14:59entre guillemets,
14:59pour des raisons électorales,
15:01à faire le trait d'union
15:02avec une LFI
15:02dont ils ne veulent plus.
15:04Et la vraie difficulté
15:04pour le PS,
15:05ce sont les Verts.
15:06D'ailleurs, les Verts,
15:07honnêtement, aujourd'hui,
15:08on se demande même
15:09pourquoi ça existe encore.
15:10Parce qu'il y a une partie des Verts
15:11qui est vraiment,
15:12totalement mélanchonisée.
15:13La majorité.
15:13La majorité.
15:14Et vous en avez une partie
15:15de gens qui sont
15:17plus sociodémocrates,
15:18qui sont quand même horrifiés
15:19par ce que dit
15:20la France Insoumise,
15:21et qui sont en réalité
15:22des gens du Parti Socialiste.
15:23Ce qui permet une vraie différence
15:25entre les militants
15:26et élus écologistes,
15:28qui sont assez proches,
15:29effectivement,
15:29de cette ligne d'accord
15:31avec LFI,
15:31et des sympathisants socialistes
15:33qui, politiquement
15:34et sociologiquement,
15:35sont souvent assez proches
15:36des sociodémocrates
15:37et donc de Raphaël Juxman.
15:39Mais moi, attendez,
15:40il faut voir le score
15:41qu'ils ont obtenu
15:42dans votre sondage,
15:43en tout cas,
15:44Marine Thondelier.
15:45Je veux dire,
15:45c'est la dérangola
15:46de 3,5%.
15:47Autour de 3%.
15:483%, je veux dire,
15:49c'est une autre hypothèse.
15:50Bernard,
15:51j'avais promis tout à l'heure
15:51qu'on regarderait aussi
15:52les hypothèses de vote
15:53au second tour.
15:54C'est lointain.
15:55Je le précise à chaque fois,
15:57mais une partie des électeurs
15:58votent aussi en fonction de ça.
16:00savoir qui peut battre
16:01Jean-Luc Mélenchon,
16:02qui peut battre
16:03Le second tour
16:03va peser sur le premier.
16:04Voilà, exactement.
16:05C'est la théorie
16:05de François Hollande, d'ailleurs.
16:07Qu'est-ce que ça donne
16:08au second tour ?
16:08Si on est dans l'hypothèse
16:10Mélenchon-Le Pen,
16:11dont on a parlé
16:12dans ce débat,
16:14on est effectivement
16:15à près de 70%
16:16des électeurs
16:16qui, aujourd'hui,
16:17disent qu'ils iraient voter
16:18et qu'ils voteraient
16:19pour Marine Le Pen.
16:2130% pour Jean-Luc Mélenchon.
16:23Pourquoi ?
16:24Parce que, finalement,
16:26à ce stade,
16:28une bonne partie,
16:29quasiment la moitié
16:29des électeurs
16:30Bluxmann
16:31et des électeurs
16:32du Bloc central
16:33disent qu'ils s'abstiendraient.
16:35Est-ce que ça restera
16:36à l'identique ?
16:37Sans doute pas.
16:38Parce que,
16:39face à une menace Le Pen,
16:40beaucoup d'électeurs PS
16:41iront, au final,
16:42voter Jean-Luc Mélenchon.
16:43Mais est-ce que ça suffira ?
16:45Ça, rien n'est moins sûr.
16:46Et puis,
16:46l'hypothèse
16:47la moins favorable
16:48à Marine Le Pen,
16:50c'est celle
16:50qui gagne dans tous les cas de figure.
16:51Dans tous les cas de figure
16:52et qui creuse
16:53même un petit peu
16:54son avantage.
16:5652,5,
16:5747,5
16:57face à Édouard Philippe.
16:59Le maire du Havre,
17:00lui,
17:00il peut espérer rallier
17:017 électeurs sur 10
17:02de Bluxmann,
17:03un tiers des électeurs
17:04de Jean-Luc Mélenchon.
17:05Mais si on votait aujourd'hui,
17:07ce ne serait pas suffisant.
17:08Bien sûr,
17:08il peut se passer
17:09beaucoup de choses
17:10d'ici là.
17:10Est-ce qu'on peut imaginer,
17:11Nicolas Damanac,
17:12des électeurs de gauche,
17:14voter Édouard Philippe
17:15au premier tour ?
17:15Oui.
17:16Parce que c'est lui
17:17qui aurait le moins de chances
17:18de perdre
17:18face à Marine Le Pen.
17:19J'allais vous dire,
17:19j'en connais,
17:20j'en connais même beaucoup.
17:21Parce qu'il y a quand même
17:22des points qui sont
17:24impossibles
17:24pour des électeurs de gauche
17:26qui se souviennent
17:26que l'antisémitisme
17:27était quelque chose
17:28de fondateur
17:29pour ces électeurs-là
17:30et qu'il est hors de question
17:31qu'ils aillent vers Mélenchon.
17:33C'est un point de non-retour,
17:34ça,
17:35qui rend la position
17:36d'Alexis Corbière
17:37incompréhensible,
17:38totalement incompréhensible.
17:39C'est quoi ma position ?
17:39Pardon ?
17:40C'est quoi ma position ?
17:42L'autre position
17:43qui fait qu'on va tous
17:44se retrouver derrière Mélenchon.
17:45C'est ça que j'ai dit.
17:46C'est-à-dire que je n'ai pas dit ça,
17:47mais vous me faites dire ça.
17:48C'est ce qu'on retient
17:49de votre intervention.
17:50Vous êtes peut-être mal exprimé.
17:52Vous avez voulu
17:52comme Glucksmart.
17:53Je veux dire,
17:53vous utilisez,
17:54je connais,
17:54chaque fois,
17:55il faut parler de Mélenchon.
17:56Alors que moi,
17:57je dis candidat commun.
17:58Vous pouvez l'entendre
17:59ce que je dis ?
17:59Ça peut être intéressant
18:02que je vienne,
18:03après on n'est pas d'accord
18:03avec mes idées,
18:04mais de ne me faites pas dire
18:05non mais de toute façon,
18:06vous,
18:06le Figaro ne veut que ça.
18:07J'ai bien compris depuis le début.
18:11J'ai bien compris.
18:14On ne va pas s'engueuler.
18:15Alexis Corbert,
18:16d'abord on ne va pas s'engueuler.
18:17Vous dites,
18:18j'entends ce que vous dites,
18:18j'entends la nuance.
18:19Attendez,
18:20simplement.
18:21Vous me dites,
18:22vous me renvoyez
18:22Jean-Luc Mélenchon à la figure,
18:23moi je dis candidat commun.
18:25Ça peut être Raphaël Glucksmann,
18:26ça peut être François Hollande ?
18:27Mais tous ces gens
18:28refusent de participer.
18:29Non mais François Hollande
18:29n'y va même pas.
18:30Nous avons essayé
18:31de mettre en place
18:32une primaire de la gauche
18:33et des écologistes.
18:34Les gens que vous me citez
18:35sont des gens
18:35qui ont la particularité
18:36de dire non,
18:36rien à foutre,
18:37je suis surpuissant,
18:38j'y vais.
18:38Le sondage que nous dit
18:39M. Bernard Sainé
18:41ce soir,
18:41c'est que ça ne marche pas.
18:42Voilà.
18:43Donc je me méfie des sondages.
18:45Mais les grands stratèges,
18:46moi je suis peut-être naïf,
18:47mais les grands stratèges
18:48qui vont gagner tout seuls
18:48ce soir,
18:49ça ne marche pas.
18:50Pour clarifier vos propos,
18:51ça ne veut être qui ?
18:53Ce serait bien
18:54que des gens sérieux
18:55se disent
18:55moi je suis pour l'unité
18:56la plus large.
18:56Et vous savez,
18:57ça peut être toute une série de gens.
18:58Clémentine Hôté a été candidat,
18:59François Ruffin a été candidat,
19:00Marine Tondelier,
19:01Olivier Faure.
19:02Ça ne marche pas.
19:03Il y a un truc.
19:04Moi je suis un militant.
19:06Je vois bien
19:06la noirceur
19:07de la situation
19:08qui est devant nous.
19:09Je ne suis pas un débile.
19:10Maintenant je lance
19:10un cri d'alerte
19:11en disant à mes amis,
19:12attention,
19:13c'est pour ça que j'ai dit
19:13ni enivré ni fasciné
19:14par ce qui se passe,
19:15que les insoumis
19:16puissent faire de la ferveur.
19:18Ils savent faire.
19:19M. Glucksmann a les honneurs,
19:20etc.
19:20Mais tout ça,
19:21de mon point de vue,
19:22nous amène
19:23à une situation de catastrophe.
19:24Donc si on pouvait être raisonnable,
19:26ça peut encore bouger.
19:26Je pense que dans le camp
19:31peut-être que je me trompe.
19:32Peut-être que je me trompe.
19:33Justement.
19:34Mais si aujourd'hui
19:35je suis l'idiot utile
19:36de je ne sais trop quoi
19:36en disant
19:37je me range derrière
19:38un tel et un tel,
19:39c'est pour ça que je me suis mis en colère.
19:40Moi je suis rangé derrière personne.
19:41Et vous dites en plus
19:42moi je serais dépendant
19:44de la France insoumise
19:44et ils m'ont mis un candidat
19:45face à moi.
19:46Ils m'ont fait une campagne
19:47terrible contre moi
19:48et j'ai gagné quand même.
19:49Donc je suis une voix indépendante
19:52qui a la possibilité de dire
19:54moi qui ai fait partie
19:55de l'histoire insoumise
19:55qui était porte-parole
19:56y compris de Jean-Luc Mélenchon
19:58de dire à mes amis insoumis
19:59le programme il est magnifique
20:00mais votre stratégie
20:01et tout.
20:02Oui le programme
20:02de la France insoumise
20:04y compris celui du NFP
20:05c'est pas une question de programme
20:06mais c'est une stratégie
20:07qui va nous permettre d'agréger
20:08et vous avez refusé ça.
20:10Florence Portugui
20:10avec tout ça
20:12on n'a pas parlé
20:13de votre candidat Bruno Retaille
20:14donc 6,5%
20:15désolé
20:176,5% là
20:18C'est Édouard Philippe
20:199,6 et Gabriel Attal
20:21Ok
20:22Est-ce que vous êtes sûr
20:24qu'il ira jusqu'au bout ?
20:25Est-ce que vous croyez
20:25à le remontada ?
20:26Vous allez me dire
20:27Jacques Chirac
20:27qui est parti de plus bas
20:28il a été élu à l'Elysée
20:31ou est-ce que les choses
20:32vont encore bouger
20:32ou est-ce qu'il faut organiser
20:33par exemple une primaire
20:34dans tous les blocs là ?
20:36Moi j'étais pour la primaire
20:36depuis très longtemps
20:38je faisais même partie
20:39à l'époque
20:39des rares pour la primaire
20:41parce que chez nous
20:41il y a toujours eu
20:42un narratif assez curieux
20:43qui est de dire
20:44la droite a perdu
20:44à cause des primaires
20:45La droite
20:46elle n'a pas du tout
20:46perdu à cause des primaires
20:47Elle a pas du tout perdu
20:48à cause des costumes
20:49de François Fillon
20:49que de la primaire
20:50C'est un peu réducteur aussi
20:51Je réduis
20:52Excusez-moi
20:53j'ai réduit un peu
20:54Mais bon
20:55si vous voulez
20:56et en tous les cas
20:57pour Valérie Pécresse
20:58la primaire
20:58elle a plutôt porté
20:59Donc la primaire
21:00j'étais pour
21:00Je pensais qu'aujourd'hui
21:02comme il n'y a pas
21:02d'homme providentiel
21:03ou de femme providentielle
21:03Elle n'a porté pas très haut
21:05Elle était à 18%
21:07Au début
21:07Au normand de la primaire
21:08Elle était au 18%
21:10Donc c'est pas ça
21:11le problème de la droite
21:12C'était pas la primaire
21:13Mais maintenant
21:13qu'on n'a pas fait la primaire
21:14C'est trop tard
21:15J'aurais aimé qu'il y ait une primaire
21:16Mais il me semble
21:17que c'est trop tard
21:18Il y a un moment
21:19Et donc tout le monde
21:20reste jusqu'au bout
21:21et la droite va dans le mur
21:22Non ça va forcément
21:23s'éclaircir
21:24Mais là
21:24on parle beaucoup
21:25du casting
21:26Mais pour que le casting
21:28les choses s'éclaircissent
21:30il faut aussi
21:31qu'il y ait un projet
21:31Je trouve qu'on parle
21:32pas assez du projet
21:33Pourquoi Le Pen
21:34et Mélenchon
21:35sont si hauts ?
21:36Ils ont un narratif
21:37Un narratif
21:39qui ne me plaît pas
21:40Vous l'aurez bien compris
21:41Mais ils ont un narratif
21:42Et ils ont même
21:43d'ailleurs
21:44une façon de s'exprimer
21:45une façon aussi
21:46de faire vivre leur trip
21:47qui plaît aux Français
21:49Et je pense que
21:49le défaut
21:50de nos candidats
21:52de ceux qui pourraient
21:54représenter la droite
21:55au second tour
21:56c'est d'être sérieux
21:57c'est bien d'être sérieux
21:58de prôner
22:00la résorption
22:02du déficit
22:03de l'État
22:03c'est très bien
22:05de parler de sécurité
22:06c'est très bien
22:07mais on parle beaucoup
22:07de moyens
22:07mais il y a très peu
22:08de vision
22:09Je dis souvent
22:10qui a une vision aujourd'hui
22:11pour moi ce sont les papes
22:13C'est le pape Léon
22:14avec son encyclique
22:15sur l'IA
22:15c'est-à-dire que je conseille
22:16qu'on soit catholique ou pas
22:18ça n'a rien à voir
22:18Il ne sera pas candidat
22:19Il ne sera pas candidat
22:20mais justement
22:21et le pape François
22:22sur son encyclique
22:23Il a été élu
22:23vous avez raison
22:24et le pape François
22:25sur son encyclique
22:26sur l'écologie
22:26parce qu'aujourd'hui
22:29on a des politiques
22:30court-termistes
22:31et d'ailleurs
22:31ce qui va se passer
22:32avec le budget
22:32ça va exactement être ça
22:33alors que le long terme
22:35aujourd'hui
22:35est brocardé
22:36par nos hommes
22:37et nos femmes politiques
22:38François Portelli a complètement raison
22:39ce qui manque
22:40et ils font
22:42sincèrement
22:42et vous les avez vus d'ailleurs
22:43devant les patrons
22:44jeudi dernier
22:46pardon de l'expression
22:47qui est très vulgaire
22:48ils ne font pas envie
22:50il faut qu'ils donnent
22:51envie d'avoir envie
22:52et c'est vrai
22:53il faut qu'ils portent
22:54la jeunesse de ce pays
22:55ça me rappelle une chanson
22:56je ne sais pas qui c'est
22:58mais il faut
22:58il faut porter la jeunesse de ce pays
23:00vers une espérance
23:01vers une espérance
23:02c'est-à-dire que c'est bien d'être sérieux
23:04non je m'adresse à tout le monde
23:05parce que vous voyez
23:06par exemple
23:06moi j'ai lancé un mouvement
23:07avec des maires de droite
23:08et du centre
23:09autour de l'écologie
23:10parce que l'écologie
23:10elle est aussi portée
23:11au niveau local
23:12par des maires
23:13mais en fait
23:13les gens ils attendent
23:14qu'on parle d'innovation
23:16qu'on parle d'éducation
23:17qu'on parle de justice
23:18on n'attend pas de nous
23:20qu'on parle même de culture
23:21moi j'ai défendu la culture
23:22pendant le mois de juillet
23:24parce que le gouvernement
23:25Bercy
23:26voulait sabrer
23:27les grandes institutions culturelles
23:28décentralisées de ce pays
23:29à un moment
23:30où la société
23:30est complètement déstructurée
23:32ce qui m'a valu d'ailleurs
23:33d'être très très violemment
23:34attaquée
23:34sur les réseaux sociaux
23:35par l'extrême droite
23:36je confirme
23:36ce qui en dit non
23:37ce qui en dit non
23:38d'ailleurs sur ce que ferait
23:38l'extrême droite
23:39par rapport à la culture
23:40mais ça c'est des sujets
23:41fondamentaux
23:42c'est les socs de ce pays
23:43c'est la philosophie aussi
23:45d'une société
23:46c'est les fondamentaux
23:47il n'y a pas que les moyens
23:48les moyens c'est évidemment
23:49hyper important
23:50mais c'est pas ça
23:51qui vous porte vers quelque chose
23:52et moi j'attends
23:53que ces gens là
23:54ils mettent les tripes
23:55sur la table
23:55il n'y a pas