00:00Il ne touche pas quand même un petit point sensible, Gabriel Attal qui a été Premier ministre d'Emmanuel Macron,
00:09qui est patron du parti Renaissance, de la majorité. Difficile d'incarner la rupture quand on est macroniste.
00:17Écoutez, Gabriel Attal assume d'avoir été aux responsabilités où il a été, dans les différents ministères où il est
00:21passé.
00:22La réalité, je trouve ça particulièrement intéressant, et je le redis aux gens qui nous regardent,
00:25que le Rassemblement national a un bilan. Le Rassemblement national, et il s'en targue d'ailleurs, et on respecte
00:30ça puisque c'est le choix démocratique,
00:32est le premier groupe à l'Assemblée nationale. Ils ont voté contre la réforme des retraites.
00:35Ils ont voté contre le conditionnement du RSA à 15 heures d'activité par semaine.
00:39Ils ont voté contre la réforme de l'assurance chômage. Au Parlement européen, ils ont voté contre le pacte asile
00:44-immigration.
00:45Madame Le Pen nous dit « le pouvoir d'achat est ma priorité ». Qu'est-ce qu'elle propose
00:48?
00:48Baisser la TVA de 20 à 5,5 sur les produits de première nécessité. C'est démontré partout.
00:53Ça coûte entre 15 et 20 milliards d'euros. Son allié, Madame Mélanie, en est revenu.
00:56Elle dit « je veux baisser les impôts », alors qu'elle a voté, son groupe a voté l'année
01:00dernière,
01:00plus de 36 milliards d'euros de taxes et impôts sur les ménages et sur les particuliers.
01:05Tiens, tiens, avec qui ? Avec la France insoumise.
01:07Donc si vous voulez, nous nous assumons notre bilan. Nous nous disons « oui, ça fait 10 ans, on a
01:10été en responsabilité ».
01:12Il y a eu des crises, pardon de le dire, qui aujourd'hui dirait qu'on n'aurait pas dû
01:15aider les Françaises et les Français pendant la pandémie ?
01:17Qui dit qu'on n'aurait pas dû faire le chac énergique quand il y a eu l'invention de
01:20la guerre en nu,
01:20de l'intervention de Vladimir Poutine en Ukraine ?
01:23Moi, je suis très à l'aise avec ce bilan et je vous dis, c'est précisément parce qu'on
01:26a été aux responsabilités,
01:28qu'on est en capacité de dire comment on va faire demain.
01:30Je note que Madame Le Pen n'a pas parlé des retraites.
01:32Comment fait-elle ? Droit dans les yeux pour dire aux gens « vous aurez une retraite demain en 10
01:36ans, on reste à 62 ans ».
01:37Elle n'a pas parlé du robinet coupé à l'Ukraine comme elle compte le faire.
01:41Donc, si vous voulez, il faut un débat.
01:42Les gens ont besoin de ce débat, que Marine Le Pen soit en tête des institutions.
01:45Les sujets sensibles ont été un peu mis de côté ce soir.
01:48Mais pardon, qu'on débatte sur la base des faits et pas d'incantation.
01:51Elle a tout intérêt à ce que le camp central explose, c'est toute la stratégie ce soir.
01:55Oui, alors qu'il y ait un débat démocratique dans le cas d'une élection présidentielle pour analyser le bilan
01:59des années.
02:00Il y a quand même eu 10 ans, c'est tout à fait normal.
02:02Et Gabriel Attal et Edouard Philippe, qui ont été Premier ministre, devront répondre de ce bilan,
02:07en partie pour la part qui les concerne, que ce soit sur les finances publiques, les inégalités, le climat.
02:13Ils défendront, s'ils sont candidats jusqu'au bout, leur parti, leur bout de gré.
02:17C'est tout à fait normal.
02:18Et puis les autres feront la contradiction.
02:20Mais derrière cette attaque, on va dire, de Marine Le Pen, il y a quelque chose, on va dire, de
02:24plus sournois,
02:25mais pas forcément très habile.
02:27On voit bien, et de plus en plus, qu'elle rêve, tout comme Jean-Luc Mélenchon doit faire le même
02:31rêve,
02:31d'ailleurs de l'autre côté, de se retrouver au deuxième tour face à Jean-Luc Mélenchon,
02:35puisque l'écart, en fait, à ce stade donné par les sondages, est abyssal.
02:38C'est 20 points d'avance pour elle au second tour.
02:41Alors que les candidats modérés du centre-droit, surtout aujourd'hui,
02:45et peut-être, on l'espère, si on est de ce camp politique du centre-gauche,
02:49lui tiendraient sans doute la dragée plus haute,
02:51parce qu'ils ont montré leur capacité au cours des dernières années à gouverner,
02:55et sans doute une plus grande capacité à faire du front républicain au deuxième tour.
03:00Alors que Jean-Luc Mélenchon agira sans doute, et sans aucun doute,
03:03même comme un repoussoir au deuxième tour.
03:04Donc elle va tout faire pour le pousser.
03:05Et de l'autre côté, Mélenchon fait la même chose, il ne fait que parler d'elle,
03:09il ne parle pas du camp central, parce qu'il essaie de jouer comme ça.
03:13Il veut absolument qu'elle le casse-noi, en fait,
03:17casser tout ce qu'il y a entre le centre-droit et le centre-gauche
03:20pour se retrouver face à face à la fin, ce qui est évidemment dramatique.
03:23Et j'espère que les centristes de droite comme de gauche,
03:26les gens de droite comme de gauche, vont se ressaisir
03:29pour que justement on évite cet apocalypse de deuxième tour Mélenchon-Lepen.
03:32Laurence Roussignol.
03:33Je partage l'analyse qui a été faite il y a un instant par Gaspar Ganser.
03:36Il est vrai que, comme pour Jean-Luc Mélenchon, comme pour Marine Le Pen,
03:40chacun est le meilleur ennemi de l'autre.
03:41C'est l'ennemi préféré.
03:43Mais quand même, puisque vous êtes un représentant de Gabriel Attal,
03:47donc du macronisme, il faudrait quand même que les macronistes
03:50s'interrogent un petit peu sur leur propre responsabilité
03:53dans l'explosion de ce qu'il y avait entre la droite radicale,
03:58l'extrême droite et la gauche mélangioniste.
04:01Parce que d'un certain point de vue, ça a été aussi la stratégie d'Emmanuel Macron
04:05que de pulvériser l'ensemble des organisations politiques traditionnelles,
04:10c'est-à-dire ce qui existait avant lui,
04:11et pour justement installer une tripartition
04:14où il y aurait eu lui, Mélenchon et Marine Le Pen.
04:17Donc aujourd'hui, il y a quand même, de votre côté,
04:21au moins un examen de conscience à faire et quelques comptes à nous rendre.
04:24Moi, je suis au Parti Socialiste, je soutiens Raphaël Glucksmann
04:27et dans cette campagne présidentielle,
04:29je pense que la question qui est posée, c'est celle de la République
04:33et de comment le camp républicain va se retrouver
04:36à un moment donné dans cette campagne électorale,
04:39probablement au deuxième tour,
04:40j'espère que ce sera au deuxième tour,
04:41pour pouvoir effectivement faire barrage au RN.
04:44Mais toute la stratégie macroniste a elle aussi contribué
04:47à installer le face-à-face tant aimé
04:50par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
04:52Là-dessus, moi je ne suis pas porte-parole du président de la République,
04:55je crois que la porte-parole du gouvernement...
04:56D'accord, vous êtes quand même porte-parole, j'ai l'accusé.
04:58Après, sur l'examen de conscience, moi je pense qu'on n'a pas assez partagé le pouvoir
05:03et qu'on aurait dû effectivement mieux partager le pouvoir,
05:05à la fois avec les corps intermédiaires, avec les élus,
05:08avec les collectivités territoriales.
05:09Je peux aussi vous dire qu'on s'est trompé sur un certain nombre de sujets
05:12et notamment le en même temps.
05:13Il y a des sujets sur lesquels le en même temps, ça ne marche pas,
05:15les gens ne comprennent pas.
05:16Et donc sur les sujets régaliens, sur la justice, sur la sécurité,
05:19il faut qu'on soit beaucoup plus ferme.
05:20Ensuite, pardon de le dire aussi, le barrage c'est très bien,
05:23chacun a compris que moi je combats, et Gabriel Attal aussi,
05:25le Rassemblement National et la France Insoumise.
05:27Mais faire barrage ne peut pas suffire à être un projet
05:29pour les Françaises et les Français.
05:30Donc nous, on fait des propositions, on met des idées dans le débat,
05:34école, salaire, frontière, intelligence artificielle,
05:36sont nos quatre priorités, mais il faudra que ces forces-là,
05:39si vous voulez, travaillent ensemble, discutent sans doute,
05:42mais mettons des idées dans le débat, les gens en ont marre
05:44du fonds républicain, entre guillemets.
05:45On va parler d'un sujet très concret, des retraités,
05:48vous souhaitez dire un mot avant cela ?
05:49Oui, un mot très rapide.
05:5016% de bonnes opinions pour Emmanuel Macron
05:52dans le sondage publié ce matin par la tribune dimanche,
05:56c'est évidemment son plus bas, il est très proche du plus bas
05:58de François Hollande qui était autour de 13-14%.
06:00C'est un boulet dans cette campagne pour son camp,
06:04Emmanuel Macron est un très gros boulet, c'est une évidence.
06:07Continue à mettre sur le souleur, c'est un peu plus basé.
06:07Le souleur d'autres, c'est un peu plus basé.
06:07Le souleur d'autres chevrennent, c'est un peu plus basé de la tédère.
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