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00:00On va parler politique à présent et on va tout de suite prendre la direction de la fête de l
00:04'Huma où Fabien Roussel tient un discours. On l'écoute tout de suite.
00:08Quel bonheur d'être ici avec vous. Quel plus bel endroit pour venir parler de lutte, de paix, de liberté,
00:19d'égalité pour faire la fête tout en rêvant de bâtir un autre monde.
00:26Vous êtes plus de 500 000 à venir ici danser, chanter, lutter. A toutes et à tous, soyez les bienvenus.
00:34La fête de l'Humanité n'appartient à personne d'autre que vous.
00:46Merci au journal l'Humanité. Merci aux membres, aux militants du Parti communiste français qui organisent ce grand rendez-vous.
00:55Merci aux bâtisseurs et aux bâtisseuses de la fête. C'est grâce à vous que l'Huma existe. Merci.
01:08Et jusqu'à dimanche soir, à toutes et à tous, soyez fraternels, soyez bienveillants les uns envers les autres, soyez
01:20solidaires avec toutes celles et ceux qui luttent.
01:23porteurs de combat pour la paix, pour la liberté, pour l'emploi, pour le climat.
01:29Jusqu'au bout, restons ensemble et faisons de cette fête de l'Human un grand rendez-vous des luttes et
01:35de l'espoir.
01:45Mes chers amis, je sais que c'est la fête. Il fait beau, il y a du soleil, mais permettez
01:53-moi à ce moment de la fête quelques instants de gravité.
01:56Car jamais, jamais les Français n'ont vécu un été ou ont tamé une rentrée avec autant de douleurs, autant
02:05de peines, autant de difficultés.
02:08D'abord, cet été, avec la canicule, ce sont 8000 morts que notre pays a malheureusement enregistré.
02:188000 vies humaines. Et malheureusement, ce sont toujours les mêmes qui meurent sous les coups de chaleur ou au travail.
02:27Ces 8000 morts, ce sont des hommes, des femmes, des travailleurs, des personnes âgées, vulnérables ou éloignées des services publics,
02:37abandonnés parfois à leur sort.
02:38Ne l'oublions pas. La canicule que nous avons traversée cet été, c'est aussi une violence de classe.
02:48Car ce ne sont pas les riches qui meurent de la canicule. Ce ne sont pas ceux qui vivent dans
02:53des châteaux, dans des palaces climatisés où des idiotes derniers cris sont toujours les mêmes.
03:02Ce sont les plus modestes qui meurent de la chaleur dans des appartements non climatisés, dans des quartiers et des
03:10services publics ou en travaillant dans des conditions intenables sous la chaleur.
03:16Mes amis, ceux qui n'ont rien fait pendant des années face aux changements climatiques, qui n'ont rien fait
03:22pour isoler nos logements climatisés, nos EHPAD,
03:25pour aider nos communes malgré leurs alertes, cela porte une lourde responsabilité dans cette hécatombe.
03:33A force de choisir la finance, c'est le climat qui trinque et ce sont les plus modestes qui en
03:41meurent.
03:42Et puis, après l'été, il y a cette rentrée. Cette rentrée qui n'a jamais coûté aussi cher à
03:51nos concitoyens, nos concitoyennes, aux travailleurs, aux étudiants et aux familles.
03:57La hausse des factures continue. Elle s'ajoute au prix de l'électricité qui a augmenté, écoutez bien, de 50
04:06% en 10 ans.
04:08Elle s'ajoute au prix du gaz qui, lui, a augmenté de 100% en 10 ans. Et le prix
04:14des fruits et légumes depuis la guerre en Ukraine, eux, ont augmenté de 20 à 50%.
04:21En revanche, vos salaires, vos pensions de retraite, eux, n'ont pas suivi le même chemin.
04:29Le SMIC à 1 420 euros net ne permet plus de vivre dignement.
04:3610 millions de nos compatriotes, aujourd'hui, vivent sous le seuil de pauvreté.
04:42C'est 1,2 million de plus qu'en 2017.
04:46Et le coût de la vie pour un étudiant, lui, a augmenté de 35% sur la même période.
04:52Quant aux retraités, ils le savent, ils ont perdu près de 10% de pouvoir d'achat en 10 ans.
04:58Alors, n'en déplaise au président du MEDEF, oui, la France est bien devenue le temple des inégalités.
05:07La vallée des riches pille la France.
05:10Et ce sont les classes populaires, travailleuses, qui sont sacrifiées sur l'autel de leur profil.
05:17Mais, mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que la fin est proche pour tous ceux qui nous
05:24font les poches.
05:26Et nous savons que dans quelques mois, ce sera fini pour Emmanuel Macron.
05:32Et c'est tant mieux, ce sera la délivrance.
05:35Enfin, mais si nous savons, si nous savons que ce sera la fin pour Emmanuel Macron,
05:46et c'est tant mieux, on va tous souffler,
05:50il faut, il faut aussi que ce soit la fin pour celles et ceux qui continuent de nous faire les
05:58poches aujourd'hui,
06:00comme M. Pouyanné, le PDG de Total.
06:02Et je peux vous dire que si nous gagnons les élections, nous mettrons fin à son chantage et aux raquettes
06:09de nos concitoyens.
06:11Et d'ailleurs, M. Pouyanné, le PDG de Total,
06:17comme le PDG du groupe Rubi, je vous le dis parce que ce groupe n'est pas connu,
06:22mais le groupe Rubi, c'est l'équivalent de Total,
06:25qui a le monopole de la distribution de l'essence en Corse.
06:29Et je salue mes amis corses qui sont là,
06:31et je pense à eux aussi, parce qu'en Corse, comme dans les pays d'outre-mer,
06:36la vie chère, elle saigne et le prix de l'essence aussi fait les poches
06:41de nos amis, de nos frères qui vivent là-bas.
06:44Alors,
06:48ceux-là,
06:50M. Pouyanné,
06:52comme le PDG de Rugby,
06:54je leur dis que quand nous gagnerons les élections,
06:58parce que l'objectif c'est de les gagner,
07:01j'y reviendrai,
07:03nous mettrons fin à son chantage,
07:05il devra rendre des comptes,
07:08et nous lui appliquerons la même chose
07:11que la France a appliqué à Renault en 1945 au lendemain de la guerre,
07:18ce sera la nationalisation sanction,
07:22parce que les profits faits sur la guerre
07:25doivent être rendus illicites.
07:36Et il faudra se poser la question,
07:39et il faudra se poser la question,
07:42comment un tel groupe a pu gagner autant d'argent
07:45sur le dos de la guerre,
07:47et comment un tel patron,
07:49pendant que nous, nous nous saignons les veines,
07:52continue de gagner 10 millions d'euros par an,
07:56c'est honteux !
08:00Honteux !
08:01Mais le problème,
08:03mais le problème,
08:06mais le problème,
08:08le problème c'est que pour l'instant,
08:10M. Pouyanné, comme les autres,
08:13ils sont protégés par ce gouvernement
08:15et ce président tant qu'il est là.
08:18Et c'est pour ça,
08:19c'est pour ça que je me présente devant vous aujourd'hui,
08:23à cette fête de l'UMA,
08:24pour lancer un appel.
08:28Je ne souhaite pas que l'on attende
08:30les élections présidentielles
08:31pour que ça change.
08:33Je vous propose de passer à l'action,
08:35maintenant !
08:36Je vous propose de faire la révolution,
08:39maintenant !
08:40Dans la rue,
08:41avant les urnes !
08:43Parce que c'est maintenant que l'on fout,
08:45et c'est maintenant que l'on doit agir.
08:50Nous sommes présidents !
08:52Nous sommes présidents !
08:56Nous sommes présidents !
08:58Nous sommes présidents !
09:00Nous sommes présidents !
09:01Mes amis,
09:04avant l'élection présidentielle,
09:09invitons nos concitoyens et nos concitoyennes
09:11à se battre,
09:12et battons-nous ensemble !
09:15Pour exiger, maintenant !
09:17Exiger de mettre la fin à ce racket !
09:20Pour exiger la baisse des taxes sur l'essence !
09:24La confiscation des profits de Total !
09:26Et pour exiger, enfin,
09:28les hausses de salaires et des pensions
09:31que nous nous demandons
09:33depuis tant de temps !
09:44Cette crise du capitalisme,
09:46elle pousse ces grands groupes
09:49à exercer une pression énorme
09:52sur les travailleuses et les travailleurs.
09:56Et d'ailleurs,
09:57c'est à se demander
09:59pourquoi ils nous prennent.
10:01Et ce que je me dis,
10:03comme vous,
10:04et c'est comme ça que je l'ai entendu,
10:07c'est qu'ils nous prennent
10:09toujours pour des moutons.
10:11Ils nous tondent tous les jours
10:13un peu plus.
10:14Eh bien moi,
10:15je vous propose une chose,
10:16c'est que la tonte,
10:18elle change de camp.
10:19Et c'est eux
10:20que nous allons tondre,
10:21nous, maintenant !
10:25applaudissements,
10:32oui,
10:34il faut que la tonte,
10:36elle change de camp.
10:37Il faut que eux passent
10:39à la caisse.
10:41Et c'est pour ça
10:42que je vous propose
10:43de nous unir
10:45dans la rue,
10:47avant les urnes,
10:48maintenant.
10:49j'appelle
10:51les travailleurs,
10:52les travailleuses,
10:53nos concitoyens,
10:55nos concitoyennes
10:56à redresser la tête,
10:58à s'unir,
11:00à ne pas rester seul
11:01chez soi,
11:02à ronger son frein
11:03devant la télévision
11:05ou en faisant son plein.
11:06Je vous appelle
11:07toutes et tous
11:08à marcher
11:10comme un seul peuple
11:11contre ces oligarques
11:13qui nous privent
11:14de notre dignité,
11:15de nos richesses,
11:16de notre pouvoir
11:18de vivre
11:18heureux
11:19et ensemble.
11:22Applaudissements
11:25Je vous propose
11:27tout simplement,
11:30comme nous avons déjà
11:31su le faire
11:32dans notre histoire,
11:33de sortir
11:34de nos usines,
11:36de nos entreprises,
11:37de nos quartiers,
11:39de nous unir.
11:40Et comme nous l'avons fait
11:42il y a quelques années,
11:43d'envahir les ronds-points,
11:45de nous rassembler
11:46devant les sous-préfectures,
11:48devant le siège
11:49de Total,
11:50devant les lieux
11:51de pouvoir
11:51comme l'Elysée,
11:53Matignon,
11:54les ministères,
11:55il faut les occuper.
11:57Maintenant,
11:58c'est maintenant
11:58qu'il faut agir.
12:00Ne nous laissons pas
12:01tomber
12:01jusqu'aux élections
12:02présidentielles.
12:04Et d'ailleurs,
12:05souvenez-vous,
12:07pour toutes celles
12:08et ceux
12:08qui ont manifesté
12:09pendant les Gilets jaunes
12:10en 2018,
12:11il avait fallu
12:12beaucoup moins
12:14que ça
12:14une hausse
12:15de la CSG,
12:16une taxe carbone
12:17sur des prix de l'essence
12:18qui étaient d'ailleurs
12:19inférieurs
12:20à ceux que nous vivons
12:21aujourd'hui.
12:22Pour que les Françaises
12:23et les Français
12:24échangent leur colère
12:26entre eux,
12:27décident
12:28de se mobiliser
12:29et choisissent
12:30d'occuper
12:31les ronds-points
12:32pendant des semaines.
12:33Alors,
12:34de la même manière,
12:36mobilisons-nous
12:37ensemble.
12:38Ne regardons pas
12:39la couleur
12:40de la Chasuble,
12:41qu'elle soit
12:41jaune,
12:42rouge,
12:43bleue
12:43ou orange.
12:44Unissons-nous,
12:46mobilisons-nous
12:46et commençons
12:47dès le 15 septembre prochain
12:49aux côtés
12:50des énergéticiens,
12:53puis après
12:53avec ceux
12:54de la santé,
12:55de la fonction publique
12:56et auprès
12:57de nos pompiers,
12:59indispensables
13:00comme tous
13:00les autres métiers.
13:05J'invite
13:06nos concitoyennes
13:07et nos concitoyens
13:09à participer
13:10à tous ces rassemblements,
13:12à tous ces rassemblements
13:14citoyens
13:14qui s'organiseront
13:15dans les semaines
13:16qui viennent.
13:17Je vous invite
13:18d'aller à leur rencontre
13:19avec bienveillance,
13:20avec le seul objectif
13:21que nous soyons
13:23nombreux,
13:24de créer
13:24un rapport
13:25de force,
13:26de faire
13:27cette jonction,
13:28cette convergence
13:29entre les forces
13:30syndicales
13:31politiques
13:31et le monde
13:32du travail.
13:33C'est l'union
13:34et c'est l'unité
13:35qui nous fera gagner.
13:47Et je vous demande aussi
13:50de bien mesurer
13:53ce qu'il y a
13:54en face de nous.
13:55Ne sous-estimons pas
13:57la force
13:57de celles et ceux
13:59qui ont le pouvoir
14:00aujourd'hui.
14:01ils ne sont pas nombreux
14:04mais
14:05ils occupent
14:06les lieux de pouvoir,
14:08ils sont dans
14:08les ministères,
14:10ils dirigent
14:11les grandes banques,
14:12les conseils
14:13d'administration
14:14des grands groupes
14:14et aussi
14:16les médias,
14:17sauf l'humanité
14:18et la marseillaise.
14:20Heureusement.
14:25Et comme ils dirigent
14:26tout,
14:30ils vont nous expliquer,
14:32bien sûr,
14:33si nous nous mobilisons,
14:35ils vont nous expliquer
14:36que nous sommes
14:37des irresponsables,
14:39que nous sommes dangereux,
14:41que nous prenons la France
14:42en otage,
14:43que nous jetons
14:45de l'huile
14:45sur le feu,
14:46que la France
14:47et son économie
14:48n'ont pas besoin
14:49de cela en ce moment.
14:50Eh bien,
14:51qu'ils comprennent
14:52une chose,
14:53c'est que nous n'en
14:54pouvons plus.
14:56Nous sommes en colère
14:57et nous allons
14:58nous battre.
15:00Mes amis,
15:01marchons,
15:02marchons
15:03d'un pas uni
15:05et ferme
15:06et déterminé
15:08pour obtenir
15:09enfin gain de cause.
15:12Qu'ils comprennent
15:13une chose,
15:15nous n'en pouvons plus.
15:17Les mamans
15:17en temps partiel
15:18ne savent plus
15:20nourrir leurs enfants.
15:23Les femmes retraitées
15:24que je croise
15:25avec 900 euros
15:27de pension
15:27après une vie
15:28de labeur
15:29ne savent plus
15:30payer leur loyer.
15:31les étudiants
15:33font la queue
15:34dans les permanences
15:35du secours
15:36populaire français
15:37et dans les pays
15:38d'outre-mer.
15:40La vie chère
15:41touche encore
15:42plus fort
15:42les populations
15:43qu'ici en métropole
15:45et nous devons
15:46être avec eux
15:47pour mener
15:48ce combat
15:48pour le pouvoir
15:49d'achat.
15:50Oui,
15:50le peuple de France
15:52souffre.
15:53Alors,
15:54nous devrons
15:55résister
15:55à leur propagande,
15:57à leur mensonge,
15:59à leur provocation
16:01et leur montrer
16:03que nous sommes
16:04plus forts
16:05qu'eux.
16:06Ils sont peut-être
16:07nombreux,
16:08ils ont le pouvoir,
16:10mais nous,
16:11nous sommes encore
16:12plus nombreux
16:12et nous allons
16:13leur prendre
16:14le pouvoir.
16:17L'appel
16:19de Fabien Roussel
16:20en direct
16:20depuis la fête
16:21de l'Humanité
16:23à faire la révolution
16:24maintenant
16:25dans la rue
16:25avant les urnes.
16:26On a l'impression
16:27qu'il y a une volonté,
16:28Victor Hérault,
16:28d'aller encore plus loin
16:29que Jean-Luc Mélenchon
16:30qu'on a entendu
16:31un petit peu plus tôt.
16:31Il veut faire plus Mélenchon
16:32que Mélenchon,
16:33même d'ailleurs
16:33dans la gestuelle,
16:35dans la tonalité,
16:37sauf qu'il ne suffit pas
16:37de ressembler
16:38ou de faire du Jean-Luc Mélenchon
16:39pour avoir le score
16:40de Jean-Luc Mélenchon.
16:41La Fabien Roussel
16:41essaie de le doubler,
16:42alors on a noté
16:43la révolution maintenant,
16:44elle essaie de récupérer
16:45les gilets jaunes d'abord,
16:46avant même que la révolution
16:47aux gilets jaunesques
16:48commence.
16:49Révolution tout de suite,
16:50il faut tondre les riches,
16:51ce sont des mots
16:51très très forts quand même
16:52qu'on pourrait entendre
16:53dans la bouche
16:54de Jean-Luc Mélenchon.
16:55Nous sommes dans
16:55le temple des inégalités.
16:57Un peu violent même, pardon.
16:58C'est carrément violent,
16:58oui, l'appel de tondre
17:01qui que ce soit dans ce pays,
17:02c'est évidemment
17:03l'allégorie avec le mouton,
17:04mais je veux dire,
17:05oui, ce sont des propos
17:06qu'on n'a pas l'habitude
17:06d'entendre dans la bouche
17:07de Fabien Roussel
17:08qui habituellement joue
17:09plutôt la carte
17:11du communiste cool
17:12ou du sympa,
17:14on se rappelle de l'image
17:15du barbecue, etc.,
17:16la buvette,
17:17c'est plus ça normalement
17:18le registre de Fabien Roussel.
17:19Là, on est dans
17:19la violence révolutionnaire,
17:21on est dans un discours
17:21franchement de gauche
17:22plutôt radical.
17:25Bon, il y a quand même
17:26un sujet,
17:26j'aimerais en finir là-dessus
17:27quand même,
17:27où j'aimerais le titiller,
17:28et je vais prendre des mots
17:29communistes quand même
17:29pour lui parler un petit peu,
17:30mais concernant les retraités,
17:32il faut comprendre
17:33que c'est les travailleurs
17:34qui sont tendus
17:34pour payer la rente
17:36des retraités.
17:36Tant que le parti communiste
17:37n'aura pas compris ça,
17:38il ne défendra pas les travailleurs.
17:40Il a quand même,
17:41malgré tout,
17:41des similitudes
17:42avec Jean-Luc Mélenchon,
17:44il veut confisquer
17:45les profits
17:46du patron total,
17:47il veut l'augmentation
17:48des salaires.
17:50Il veut aller plus loin
17:50parce qu'il veut nationaliser,
17:52mais si j'ai bien compris,
17:53peut-être leur passer,
17:54mais il veut nationaliser
17:56les sanctions,
17:56ça veut dire
17:57qu'on n'indemnise pas
17:58les actionnaires.
18:00Il a pris comme référence
18:01Renault.
18:02Renault a été nationalisé
18:03effectivement en 1945
18:05et ça a été
18:06confisqué,
18:06mais c'était pour fait
18:07de collaboration.
18:09Probablement,
18:09assimiler Pouyanné
18:11à Louis-Renaud,
18:12c'était un peu
18:13la limite,
18:13à mon avis,
18:14quand même.
18:15Deuxièmement,
18:15tondre aussi les gens,
18:16c'est bon.
18:17Tondre,
18:17franchement,
18:18tondre les gens,
18:19si vous voulez tonder
18:21complètement,
18:21d'accord,
18:21mais c'est ça,
18:22les impôts,
18:22ça consiste à tondre
18:23un peu les gens.
18:24On est dans le registre
18:25de la collaboration aussi,
18:26c'est un peu la comparaison.
18:27Oui,
18:28non,
18:28là,
18:28c'est pas une référence
18:30à ça.
18:31Mais par contre,
18:32la nationalisation
18:33sanction de Renault,
18:34ça,
18:34c'est une mesure radicale,
18:36vraiment,
18:36vraiment radicale.
18:38Il n'y en a qu'un
18:41représentant,
18:41candidat de la gauche radicale,
18:42c'est Jean-Luc Mélenchon.
18:43J'allais dire,
18:44pourquoi s'obstine-t-il
18:45à y aller
18:46quand on voit l'écart
18:47dans les intentions de vote ?
18:48C'est la question
18:49à laquelle elle a essayé
18:49de répondre
18:50tout au long de son discours.
18:50Au fond,
18:52on a entendu
18:53deux variations
18:54sur le thème
18:55de la gauche radicale
18:56aujourd'hui
18:56avec Jean-Luc Mélenchon
18:57et Fabien Roussel.
18:58Dans un cas,
18:59on a un potentiel candidat
19:00au second tour
19:01de l'élection présidentielle
19:02et dans l'autre,
19:03on a quelqu'un
19:04qui est donné à quoi ?
19:052-3% dans les sondages
19:06à peu près.
19:07Et donc,
19:08effectivement,
19:09c'est la raison
19:09pour laquelle
19:09il est obligé
19:10de taper plus fort
19:12quitte à être
19:13évidemment caricatural
19:14dans ses propos
19:14parce qu'il faut
19:15qu'il montre
19:16que sa candidature
19:18a une raison d'être,
19:19qu'il est là
19:20pour une raison.
19:21Et la raison
19:21qu'il nous donne
19:22aujourd'hui,
19:22très clairement,
19:23c'est qu'il faut taper
19:26encore plus fort
19:27que ce que propose
19:28Jean-Luc Mélenchon
19:28et ne même pas
19:30attendre l'élection
19:31présidentielle.
19:32Vous l'avez dit
19:32et c'est quand même
19:33un point central
19:33du discours
19:33qu'il nous fait aujourd'hui.
19:34Il faut descendre
19:35dans la rue aujourd'hui,
19:36il faut faire la révolution
19:37dès demain
19:38avant la révolution
19:39dans les urnes.
19:39Le premier tour.
19:41Merci messieurs.
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