- il y a 2 mois
- #sudradio
Avec Charles Gave
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NewsTranscription
00:01Midi 13h, Sud Radio, Faut qu'on s'organise, André Bercoff.
00:06Et oui, bienvenue dans Faut qu'on s'organise, votre nouveau rendez-vous du vendredi avec André Bercoff.
00:12Et ce, de midi à 13h, nous sommes en direct sur Sud Radio, André.
00:17Effectivement, en vue de cette présidentielle, il y a urgence à s'organiser pour refaire France, André.
00:23Oui, oui, il y a, revanche, non seulement urgence, mais il y a vraiment, on est à minuit passée là,
00:30docteur Schweitzer.
00:32Et c'est intéressant parce qu'avant de vous présenter notre invité, et je crois qu'on aura beaucoup, beaucoup
00:36de choses à dire,
00:39regardez un peu, ça s'appelle, c'est un livre qui a été écrit en 2003, ça s'appelait «
00:44Des lions menés par des ânes ».
00:47Et regardez ce que disent aujourd'hui un certain nombre de gens, on entend, vous savez que les présidentielles, c
00:52'est déjà parti,
00:52« starting block », tout ça, et qu'est-ce qu'on a entendu ?
00:55On a entendu une Marine Tondelier qui disait « Attention, attention, si Marine Le Pen ou la Rassemblement Nationale passe,
01:03eh bien on aura tous, tous, tous les droits de réagir de toutes les façons possibles. »
01:09Ah bon, si scrutin, que ce soit Mélenchon ou Marine Le Pen, si le scrutin, mon tel ou tel vainqueur,
01:14attention, si je ne suis pas d'accord, eh bien ça va être l'insurrection.
01:18Intéressant, elle n'a pas dit ça comme ça, mais c'était presque ça.
01:21Et alors, Manon Aubry, merveilleuse, délicieuse, Manon Aubry, qui dit « Les millionnaires, les milliardaires, les riches,
01:29ce sont des nuisibles, tant seulement il faut les taxer, mais attention, attention,
01:34est-ce qu'on va utiliser le vaccin Pfizer ou autre contre ce virus ? »
01:38On ne sait pas, tous les espoirs ou tous les espoirs sont permis.
01:41Et puis Sandrine Rousseau, l'ineffable Sandrine Rousseau, des écologistes, qui dit quoi ?
01:46Elle dit « Attention, les chasseurs terminés, la chasse doit être terminée.
01:49Nous devons tous aller physiquement désarmer les chasseurs. »
01:53Elle dit bien « Physiquement désarmer les chasseurs. »
01:55Donc la guerre s'organise, les battus s'organisent.
01:58Attention, le sanglier va être protégé grâce à Sandrine Rousseau.
02:03Et je ne parle pas de Attal, de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe qui vous disent tous
02:11« Attention, ça ne va plus être du tout comme avant, mais vous avez été Premier ministre, non ? »
02:15Tous les deux.
02:16Oui, oui, mais c'est fini ça.
02:17Non, non, on a compris.
02:18On ne pouvait pas faire ce qu'on voulait.
02:20Vous voyez, il y avait l'autre.
02:21Mais là, c'est terminé.
02:22Voilà.
02:23Et bien maintenant, on va quand même parler sérieusement, peut-être.
02:28A tout de suite.
02:29Faut qu'on s'organise, vous l'aurez compris, sur Sud Radio.
02:31Eh bien, la guerre des présidentielles est déclarée avec André Bercoff.
02:35Et c'est Charles Gave, André, économiste et président de l'Institut des Libertés,
02:39qui va inaugurer ce nouveau rendez-vous sur Sud Radio.
02:43Et ce, c'est juste après cette petite pause.
02:45Alors, restez avec nous.
02:48Midi 13h, Sud Radio.
02:51Faut qu'on s'organise.
02:53De cette année présidentielle, André Bercoff, il y a urgence à s'organiser.
02:58Et chaque vendredi, eh bien, dès midi sur Sud Radio, vous donnez la parole à des experts et à des
03:03grands témoins pour refaire France, André.
03:06Et aujourd'hui, eh bien, Charles Gave, économiste et président de l'Institut des Libertés.
03:10Et votre invité, bonjour à vous, Charles.
03:13Bonjour.
03:14Alors, Charles Gave, oui, c'est pas seulement, et c'est déjà beaucoup, l'Institut des Libertés.
03:19C'est aussi un financier, c'est aussi un économiste.
03:22Je vais pas citer Cursiter, Elon, c'était le premier.
03:25Le premier.
03:26Le premier.
03:27Gavekal, à Hong Kong, toujours.
03:28On a 1 800 clients dans 65 pays.
03:31Voilà, avec ton fils, avec votre fils.
03:34On est 65, maintenant.
03:3465.
03:35On est quand même beaucoup.
03:36Pas mal, pas mal.
03:38Et l'Institut des Libertés, bien sûr, c'est un think tank libéral,
03:42qui publie, d'ailleurs, des études et des rapports tout à fait passionnants.
03:47Et, justement, je relisais, je m'étais replongé, Charles Gave,
03:52et on se connaît, on se parle depuis longtemps,
03:55depuis un certain Covid et un certain Inter-Biden.
04:00Mais je voudrais parler de ce qui se passe aujourd'hui.
04:02Et, justement, pourquoi on fait qu'on s'organise ?
04:05On va être en année présidentielle, avril-mai, comme vous le savez.
04:09Et puis, on dit, voilà, l'état des lieux, on le fait,
04:11tout le monde essaie de le faire, chacun à sa manière,
04:14ou chacun le dénie.
04:15Et puis, il y a qu'est-ce qu'on peut faire ?
04:17Mais, concrètement, qu'est-ce qui peut arriver, vraiment ?
04:20Vous, le moins qu'on puisse dire,
04:23non seulement que vous n'avez pas la langue de bois,
04:24mais vous savez ce dont vous parlez.
04:26Et tous nos invités sauront vraiment de quoi ils parlent.
04:29Donc, vous les écoutez, et c'est passionnant.
04:31Alors, aujourd'hui, l'état des lieux, on se dit,
04:34alors on dit, voilà, tout le monde, oui, la dette, le chômage,
04:38les investisseurs, etc.
04:40Au fond, aujourd'hui, en France,
04:43Charles Gave, est-ce que les jeux sont faits ?
04:44Alors, on parle.
04:46Si on reste dans l'appareil administratif européen actuel,
04:51la réponse est oui.
04:53Et donc, je réponds tout simplement, si vous voulez,
04:57c'est qu'il y a des façons de s'en sortir,
05:01mais on ne peut pas rester ni dans l'euro, ni dans l'Europe.
05:05Puisque...
05:06Ah oui, vous voulez dire que si on veut s'en sortir,
05:07il faut quitter l'euro et quitter l'Europe ?
05:10Absolument, parce que la façon dont des pays,
05:14dans des situations similaires, sont sortis dans le passé,
05:17c'était toujours en utilisant leur souveraineté pleine et entière.
05:22Pour l'immigration, pour la valeur de leur monnaie, etc.
05:26Et donc, comme là, on ne peut pas le faire,
05:28puisqu'on est coincé par l'euro,
05:29donc on sait, si vous voulez, qu'il n'y a pas de solution.
05:34Mais par exemple, quand vous dites
05:35les pays qui s'en sont sortis ont utilisé leur souveraineté,
05:38vous pouvez nous donner des exemples ?
05:39Bien sûr, vous prenez un pays comme,
05:42je ne sais pas, la France en 1958,
05:45le général de Gaulle arrive,
05:47il remet les choses à l'ordre,
05:48et il dévalue de 30-40%.
05:51Donc il fait un transfert massif
05:53de ce que j'appelle les rentiers,
05:55ceux qui vivent de l'État sans travailler,
05:57ou en travaillant, mais sans créer de valeur,
06:00aux entrepreneurs,
06:01puisque les entrepreneurs vont pouvoir vendre plus à l'étranger,
06:04les rentiers, leur pouvoir d'achat va baisser.
06:06Donc aujourd'hui, ça fait 45 ans
06:08qu'on massacre les entrepreneurs en France
06:10et qu'on favorise les rentiers.
06:12Et comme il y a plus de rentiers en France
06:15que d'entrepreneurs,
06:16évidemment, ils continuent à voter pour que ça continue.
06:19Vous savez, si vous dites
06:19je vais augmenter les impôts sur Paul à Pierre,
06:22comme ça tu vivras mieux,
06:23Pierre, il sera toujours d'accord.
06:25Bien sûr.
06:26Puisque ce n'est pas lui, c'est Paul.
06:28Ce n'est pas lui, c'est Paul qui va déguster.
06:30Et donc, on est dans un système très curieux.
06:32Et le vrai problème auquel on a à faire face,
06:35c'est qu'on a deux contraintes.
06:37La première, c'est que tous les phénomènes sociaux
06:42sont distribués d'après ce qu'on appelle la loi de Pareto.
06:45C'est-à-dire ?
06:46C'est-à-dire que 80% des accidents de la route
06:49sont faits par 20% des conducteurs.
06:51Toujours les mêmes.
06:5380% de l'alcool est bu par 20% des gars
06:56qui ont une surhose.
06:57Vous voyez, c'est...
06:58Tous les phénomènes,
06:59même dans la nature...
07:01Une minorité, en fait,
07:03fait la majorité des dégâts.
07:05Voilà.
07:05Et en ce qui concerne la création de valeur,
07:0780% de la valeur est créée par 20% des gens
07:10qu'on appelle les entrepreneurs.
07:12Vous voulez dire que les entrepreneurs,
07:13vraiment, aujourd'hui,
07:14on peut le dire,
07:14créent 80% de la valeur ?
07:16Toujours.
07:17Toujours.
07:17Et en plus,
07:18ce qu'il y a de plus affreux,
07:19c'est que...
07:20Pré micro, genre.
07:21Dans les 20% qui créent de la valeur,
07:2480% est créé par les 20% aussi.
07:27Donc, ça fait 4% des gens...
07:29Vous vous retrouvez avec Musk.
07:31La valeur créée,
07:32c'est que vous avez besoin de Musk,
07:33vous avez besoin de ces gars-là.
07:35Ce qu'on appelle les nuisibles, selon Musk.
07:38On appelle les nuisibles.
07:39Mais ce qu'il y a d'extraordinaire,
07:41c'est que dans nos systèmes politiques,
07:43on essaye de pouvoir
07:44avoir une égalité des résultats.
07:48Donc, vous ne pouvez pas avoir les deux.
07:50Ce que disait Solzhenitsyn,
07:51qui était très fort,
07:52c'est qu'il disait
07:53un pays dans lequel vous êtes libre
07:56n'est pas égal
07:56et un pays dans lequel vous êtes égaux
07:59n'est pas libre.
08:00Donc, ça fait 50 ans, en France,
08:04qu'on martyrisse les gens compétents
08:07pour que...
08:08C'est ce que disait, encore une fois,
08:09un autre grand russe
08:10qui s'appelait Dostoyevsky.
08:12Il disait
08:12« Dans le futur, les gens intelligents
08:15ne pourrions plus rien dire
08:16de peur de vexer les crétins. »
08:19On y est en plein.
08:20Enfin, c'est Mme Rousseau,
08:21c'est ce que vous avez dit.
08:22Les gens intelligents
08:22ne peuvent plus rien dire
08:23de peur de vexer les chrétiens.
08:25Et les crétins ont créé
08:27une majorité de crétins
08:28en les subventionnant.
08:29C'est extraordinaire.
08:30Et d'un autre côté,
08:31vous savez,
08:31l'image que vous donnez,
08:32c'est exactement ça.
08:33Vous avez vu aussi
08:34que certains hélicoptères
08:36ont été empêchés
08:37de voler en France
08:37parce qu'il y avait des drones
08:39qui fournissaient
08:40chez les prisonniers.
08:42Enfin, les gens dans les prisonniers
08:43en fournissaient
08:43soit en drogue,
08:45soit en alimentation, etc.
08:46C'est-à-dire qu'on a l'impression
08:48d'une juxtaposition
08:49des incompétences.
08:50Mais une juxtaposition
08:51des incompétences,
08:52est-ce que dit un autre
08:53que j'aime beaucoup,
08:54je cite tous mes grands auteurs,
08:57Thomas Sowell,
08:57qui est un homme merveilleux,
09:01un professeur d'économie
09:02aux Etats-Unis,
09:03qui se trouve être noir,
09:04être né dans une cabane
09:05sans l'électricité
09:06il y a 90 ans
09:07et qui est un des grands esprits
09:10de sa époque.
09:10Un grand bonhomme.
09:10Un très grand bonhomme.
09:12Essayez de lire les livres de Sowell,
09:14ils ont été traduits en français,
09:15c'est remarquable.
09:16Et il dit,
09:17ça fait 40 ans
09:18qu'on choisit en politique
09:20ce qui permet aux hommes politiques
09:21de se sentir bien
09:24plutôt que ce qui est efficace.
09:25C'est formidable.
09:27C'est ça ?
09:27Oui.
09:28Oui, mais alors,
09:29qu'est-ce qui fait...
09:31Alors, aujourd'hui,
09:32donc, l'état des lieux,
09:33si on regarde la France,
09:35aujourd'hui, au fond,
09:37quand vous dites,
09:38il faut, si on ne sort pas de l'Europe
09:39et on ne sort pas de l'euro,
09:40on ne s'en sort pas.
09:41Sauf que, je vais vous dire,
09:43que vous regardez les programmes,
09:44il y a deux ou trois souverainistes
09:46qui font 2% des voix
09:48qui disent, oui, il faut sortir.
09:49Les autres,
09:50ah non, non, pas question.
09:51Si je peux me dire,
09:52j'étais voir le film de De Gaulle,
09:53ils étaient combien, De Gaulle ?
09:55Geoffroy de Courset à Londres.
09:57Mais ce n'est pas la majorité
09:58qui fait qu'il y a raison.
10:00C'est toujours les minorités
10:01qui ont raison.
10:02Donc, pensez que parce qu'on a
10:03dans la majorité,
10:04on a raison,
10:05c'est une erreur intellectuelle.
10:07Tout à fait.
10:08Ce qu'il y a de bien,
10:09c'est une nation
10:10où chacun pense indépendamment,
10:13mais où chacun,
10:14si j'ose dire,
10:15à ce moment-là,
10:15vous vous retrouvez comme en Suisse,
10:16vous faites des votations
10:18et vous vous retrouvez
10:19avec une votation
10:20de gens indépendants
10:21qui pensent indépendamment
10:22et ça marche très très bien.
10:24Mais si vous avez,
10:25il s'est passé un phénomène dramatique
10:27en France,
10:27c'est que la morale
10:29est un phénomène individuel.
10:32Moi, j'ai ma morale
10:33qui n'est pas la même que la vôtre,
10:34qui n'est pas la même que la vôtre,
10:35c'est parfaitement normal.
10:36Bien sûr.
10:37J'ai développé ma morale,
10:38c'est mon moral.
10:38Liberté de sa propre morale
10:40et sa propre conduite
10:41de sa propre vie.
10:42De sa propre vie.
10:43Mais aujourd'hui,
10:44si vous écoutez France Inter,
10:46on nous développe
10:47des notions de morale collective.
10:50Quand les gens disent
10:51si Mme Le Pen l'emporte,
10:54il y aura une révolte populaire,
10:56elle prend une notion
10:57de morale collective.
10:59Et la morale collective,
11:00ça amène toujours dans les camps.
11:02La morale ne peut être qu'individuelle.
11:04La seule chose que peut faire
11:05un citoyen,
11:07c'est de respecter la loi.
11:11La loi, ça doit être respecté.
11:13Mais la morale collective,
11:14ça n'existe pas.
11:15Oui, c'est ça.
11:16C'est-à-dire qu'ils ont fait la différence.
11:18Vous savez, c'était...
11:19Je m'excuse de citer
11:20tous ces grands noms
11:20parce qu'il y a des moments
11:21où il faut rappeler
11:21qu'on en a eu.
11:22C'est important.
11:23Et lisez-les aussi.
11:24Lisez-les aussi.
11:25Un type comme Abelard,
11:26qui était un grand philosophe
11:27au 12e ou au 13e siècle,
11:28je ne me souviens plus très bien,
11:29il a fait une distinction capitale
11:30entre le péché et le crime.
11:33Il le dit,
11:33le crime,
11:34c'est du ressort de l'État,
11:35le péché,
11:36c'est du ressort individuel.
11:38Aujourd'hui,
11:39si vous voulez,
11:39on invente le péché collectif.
11:41Votez pour Mme Le Pen.
11:43Où Mme Le Pen
11:44doit être interdite.
11:46Oui.
11:46Il faut savoir.
11:47Où elle n'est pas interdite.
11:48Et à ce moment-là,
11:50Mme, je ne sais pas comment
11:51elle s'appelle,
11:52Rousseau,
11:52je n'en sais rien,
11:52n'a rien à dire
11:54puisqu'elle est légale.
11:55Vous n'avez pas le droit
11:56de dire que quelque chose
11:58d'illégal
12:00est immoral.
12:01parce que là,
12:01les gens vont dire
12:02alors, je ne sais pas,
12:02l'avortement
12:03ou le...
12:04Oui,
12:05chacun va...
12:06Chacun va partir
12:07dans des délires.
12:08Donc, si vous voulez,
12:09le problème,
12:10c'est qu'on a aujourd'hui
12:10des gens,
12:12l'économie est une branche
12:13de la logique.
12:17Ce n'est pas une branche
12:17des mathématiques.
12:18Est-ce que l'économie
12:18est une science ?
12:19Non.
12:20C'est une branche
12:21de la logique,
12:21de la philo.
12:23Ce n'est pas une branche
12:25des mathématiques,
12:25ce n'est pas une science.
12:26Ce n'est pas une branche
12:27de l'astrologie.
12:28Personne ne peut prévoir
12:29le futur.
12:30Et ça n'est pas
12:31une branche de la morale.
12:33C'est-à-dire,
12:34à partir du moment
12:35où vous prenez
12:35des décisions économiques
12:39sur des critères moraux,
12:40les résultats
12:41seront désastreux.
12:42Je vous donne
12:43un exemple tout bête.
12:44Oui.
12:45Je ne connais pas
12:46d'exemple dans l'histoire,
12:48et Dieu sait
12:48que j'ai travaillé le sujet,
12:51d'un déficit budgétaire
12:52qui a été réduit
12:53par une augmentation
12:54des impôts.
12:55Ça n'existe pas.
12:56Ça n'existe pas.
12:57Parce que vous transférez
12:58de l'argent
12:58d'équipe efficace,
12:59l'entrepreneur,
13:01à Mme Rousseau.
13:03Vous imaginez
13:04l'utilisation
13:05de l'argent
13:06qui va en être fait.
13:07Les vases communicants,
13:08mais drôles de vases
13:09et drôles de communication.
13:10Oui, donc,
13:11le système qui fonctionne,
13:13c'est un système
13:13où Mme Rousseau
13:15a très peu d'argent
13:15et celui qui en gagne beaucoup
13:17le garde
13:17de façon à pouvoir
13:18le réinvestir.
13:19C'est Hong Kong.
13:21Aujourd'hui,
13:22la France,
13:23c'est un privilège
13:24absolument extraordinaire
13:25entre tous les grands pays
13:26de l'OCDE.
13:28Vous mesurez la santé
13:29du système productif
13:31sur la géographie française.
13:33Je ne parle pas
13:33des sociétés du CAC 40,
13:35c'est autre chose.
13:35Je parle des gens
13:36qui travaillent
13:37sur la France.
13:37Sur la France, oui.
13:39dans l'OCDE,
13:40vous avez des mesures
13:42qui s'appellent
13:42la marge brute
13:43d'autofinancement
13:44des entreprises.
13:45Ça a l'air très compliqué.
13:46C'est ce qui reste
13:47dans la caisse
13:48quand vous avez tout payé.
13:49C'est ça.
13:50Ce n'est pas le bénéfice.
13:51Ce n'est pas le bénéfice.
13:52Vous rajoutez
13:53les amortissements,
13:54vous enlevez...
13:55Tout ce que j'ai dépensé
13:56en frais,
13:57en salaire,
13:58en tout ça.
13:58Oui, en cash.
13:59Il vous reste de cash.
14:00D'accord.
14:00La France est le seul pays
14:03du monde,
14:03littéralement,
14:04où la marge brute
14:05des entreprises
14:06ne cesse de baisser
14:07depuis 50 ans.
14:08Tous les autres,
14:09ils sont en plein
14:10ou en hausse.
14:11Pourquoi ?
14:11Parce qu'en France,
14:12la gauche comme la droite
14:13pensent que faire des profits,
14:15c'est mal.
14:16C'est toujours la morale
14:17qui revient.
14:18C'est toujours la morale.
14:19C'est-à-dire qu'ils ont avalé
14:21la ligne, l'hameçon
14:22du marxisme.
14:23C'est-à-dire qu'un patron
14:24qui fait des profits,
14:26c'est qu'il les fait
14:27en exploitant les travailleurs.
14:29Ils n'ont jamais intégré
14:30la notion
14:31que le rôle de l'entrepreneur
14:33c'est de prendre le risque.
14:35C'est-à-dire que le risque
14:36doit être rémunéré,
14:37le travailleur doit être rémunéré,
14:38le capital doit être rémunéré
14:40et le type qui prend des risques
14:41doit être rémunéré.
14:41Eux, non.
14:43Vous n'imaginez pas
14:44dans les documents
14:45que je reçois au bureau,
14:46les gens m'écrivent
14:47sur un vendu net,
14:49le nombre de gars
14:50qui me disent
14:50mais la seule chose
14:51qui crée de la valeur
14:52c'est le travail.
14:53Mais mon pauvre vieux,
14:54si tu faisais une diligence
14:55aujourd'hui,
14:56la meilleure des diligences
14:57qui n'a jamais été faite,
14:59elle ne vaudrait rien.
15:01La valeur,
15:02ça n'est pas
15:03le boulot
15:03que vous avez mis
15:04dans quelque chose,
15:05c'est combien de gens
15:05vous écoutent à Sud Radio.
15:07Ça n'est pas
15:09combien vous avez dépensé
15:10dans vos locaux.
15:11Tu vois ce que je veux dire ?
15:12C'est d'une imbécilité totale.
15:13C'est-à-dire qu'on est aujourd'hui
15:15gouverné par des crétins criminels.
15:18Oui, les deux.
15:19Enfin, les deux,
15:19en général, c'est ça.
15:20Les deux, en général.
15:21Ça arrive souvent.
15:22Les gens intelligents
15:23sont souvent honnêtes.
15:24Mais oui,
15:25enfin, pas toujours.
15:26Pas toujours.
15:28Pas quand ils sont en politique.
15:31Mais Charles,
15:32est-ce que quand même,
15:34je vous répondrai
15:35non pas en marxiste
15:36d'école primaire ?
15:37Oui, mais enfin,
15:38il y a eu exploitation
15:39et il y a encore
15:40dans le centre
15:40des travailleurs.
15:42Il y a des gens
15:42qu'on paye.
15:43Quand il y a eu l'immigration,
15:44vous savez très bien,
15:45on les a fait venir
15:45parce qu'on disait
15:46que ça va baisser
15:47le coût du travail.
15:49Oui, mais la question,
15:50c'est pourquoi
15:51les a-t-on laissé venir ?
15:52Parce qu'ils ne sont pas
15:53venus en Suisse.
15:56Pourquoi ?
15:56C'est simplement
15:57une lâcheté du système politique
15:58parce que tous ces gens-là...
15:59Je vais vous raconter
16:00une autre histoire
16:00qui est vraie.
16:01j'avais un ami
16:02qui était un des classiques
16:04du Parti Socialiste
16:06qui est mort maintenant
16:09et à qui je disais
16:11pourquoi quand vous faites
16:11des logements
16:15pour le petit peuple,
16:17logements sociaux,
16:19pourquoi vous faites
16:20toujours des bars d'immeubles
16:22et jamais des maisons individuelles ?
16:25Bonne question.
16:26Il m'avait répondu
16:27parce que les gens
16:27quand ils ont des maisons individuelles,
16:29ils votent à droite.
16:30D'accord, d'accord.
16:33Parce qu'ils sont contents.
16:36Ah oui ?
16:37Parce qu'ils sont contents.
16:37Donc, si vous voulez,
16:38le but de la gauche,
16:40c'est de créer des mécontents
16:43et le plus mécontent,
16:45c'est celui qui vient d'arriver.
16:46Vous le transformez
16:47en citoyen français
16:48en trois ans
16:49et il va voter à gauche.
16:50Bien sûr.
16:52Donc, comme plus personne
16:53ne vote à gauche,
16:54il faut rentrer déjà
16:55dans des gens
16:56dont ils espèrent
16:57qu'ils vont voter à gauche.
16:58Donc, c'est un détournement.
17:00C'est ce qu'on fait
17:00le parti démocrate
17:01aux Etats-Unis.
17:02Exactement.
17:02Avec l'afflux
17:03de dizaines de millions.
17:05le parti travailliste
17:05en Angleterre.
17:06Oui, c'est ça.
17:07Et c'est ce que font
17:08à gauche et à droite
17:09les Français.
17:10Enfin, les...
17:10Mais ça n'a aucune différence.
17:12Oui.
17:12C'est-à-dire que
17:13ce qu'il y a de très extraordinaire,
17:15c'est que dans tous
17:15les pays du monde,
17:17en particulier
17:18la Grande-Bretagne,
17:18mettons,
17:19quand c'est les conservateurs
17:21qui étaient au pouvoir,
17:22le poids de l'État
17:22dans l'économie baissait.
17:24Et quand les travaillistes
17:25arrivaient,
17:26le poids de l'État
17:26dans l'économie montait.
17:27Donc, vous pouvez dire
17:28tiens, il y a un conservateur
17:29qui a dû arriver là
17:30parce que le poids de l'État
17:31commençait à baisser
17:31en France.
17:34Vous ne pouvez pas savoir
17:35si je veux dire
17:36entre Juppé et Fabius,
17:39c'est bonnet blanc
17:40et bobolé.
17:40Ils ont tous les deux
17:41un conseil.
17:41Ils sont tous les deux
17:42un...
17:44Ils sont tous les deux
17:44un conseil constitutionnel.
17:46Ils ont tous les deux
17:46un casier judiciaire.
17:47Parce que pour être
17:48un conseil constitutionnel,
17:49il faut avoir
17:49un casier judiciaire
17:50parce que sinon,
17:51on ne connaît pas la loi.
17:51Richard Ferrand,
17:52notamment.
17:53Et autres.
17:54Roland Dumas
17:55un casier judiciaire.
17:56Il faut avoir un casier
17:57si vous voulez.
17:58Je ne sais pas
17:58si vous avez un casier judiciaire
17:59mais si vous en avez un,
18:00vous devriez...
18:01À ma connaissance, non.
18:02Vous devriez postuler.
18:03C'est vrai.
18:04Vous pouvez quand même
18:04faire respecter la loi
18:05par des gens
18:06qui ont des casiers judiciaires.
18:08Il faut être français
18:08pour croire à ces bêtises.
18:09Et alors,
18:09certains timidement
18:10disent peut-être
18:11qu'un conseil constitutionnel
18:12ne devrait pas d'ailleurs
18:13censurer les députés
18:14qui sont eux
18:15qui font la loi
18:16mais c'est le conseil
18:17qui décide
18:17si la loi est bonne ou pas.
18:18Oui, parce que ça,
18:19on a décidé que...
18:23On était passé
18:24dans un état de droit.
18:25Alors,
18:26l'état de droit,
18:27c'est un état
18:28où dans le fond,
18:30les juges
18:30tranchent
18:31un dernier ressort.
18:33Donc,
18:34on est dans un gouvernement
18:35des juges.
18:36Les publics des juges, oui.
18:37Et ces juges
18:38sont pour beaucoup
18:39en Europe.
18:40Or,
18:41je crois que la moitié
18:42des juges en Europe,
18:43d'après une enquête
18:43qui avait été faite
18:44par Valeur Actuelle
18:45il y a longtemps,
18:47il y en avait la moitié
18:48qui avait été
18:49financée par Soros.
18:50Soros, oui.
18:51Oui, mais Valeur Actuelle
18:52est un état de droit.
18:53J'entends bien,
18:53j'entends bien,
18:54mais enfin,
18:54il montrait les preuves
18:55que ça avait été
18:56financé par Soros.
18:57Donc,
18:57à partir du moment
18:58où le progrès
18:59de la démocratie
19:01se fait respecter
19:02par des juges
19:02nommés par Soros,
19:04je n'ai plus aucune inquiétude.
19:06Mais alors,
19:06dites-moi,
19:07donc,
19:07si on vous écoute,
19:09si on vous écoute,
19:09nous sommes à septembre,
19:12dans quelques mois,
19:14on va voter en avril,
19:15mai,
19:16à, disons,
19:17premier tour en avril,
19:18second tour.
19:18D'ailleurs,
19:19intéressant,
19:20le 1er mai,
19:20le 2 mai,
19:21bien sûr,
19:21le lendemain du 1er mai,
19:23mais enfin,
19:23ça c'est anecdotique,
19:24pas tellement.
19:25Mais au fond,
19:26aujourd'hui,
19:30ce qui se passe,
19:31c'est ça qui est extraordinaire,
19:32tout ce qu'on entend
19:34ne parle absolument pas de cela.
19:36C'est-à-dire qu'on a l'impression
19:37qu'encore une fois,
19:38à gauche et à droite,
19:39sauf quelques exceptions,
19:40mais encore une fois,
19:41très minoritaires,
19:42vous allez me dire
19:43que les minorités
19:43peuvent jouer un rôle,
19:44on verra bien.
19:45Mais pour le moment,
19:47donc,
19:47ce qui est frappant,
19:48c'est cette machine
19:50qui roule sans problème
19:52avec tout le monde
19:53qui hurle
19:54ou des gens
19:55qui protestent,
19:56mais la machine,
19:57elle dévore,
19:58elle saute,
19:59entretient,
19:59elle marche,
20:00et voilà.
20:01bien sûr.
20:02Si j'ose dire,
20:09le slogan du Front Populaire,
20:11c'était du pain,
20:13du travail et des loisirs.
20:17C'est là-dessus
20:18que ça s'est passé,
20:18je crois.
20:19Et trois ans après,
20:20on avait les Allemands
20:21à Paris, quoi.
20:23Et on n'avait ni pain,
20:24ni travail,
20:25ni loisirs, quoi.
20:26Donc le fait
20:29que les gens,
20:32il y a les périodes faciles
20:34créent des gouvernements imbéciles
20:37et les périodes difficiles
20:38créent des gouvernements compétents.
20:39On n'a que des imbéciles,
20:40donc on a une période facile.
20:42Donc aujourd'hui,
20:42on a des imbéciles
20:43qui ne parlent de choses
20:44que des choses
20:45qui intéressent
20:45les imbéciles.
20:46Alors heureusement,
20:47là nous avons un homme intelligent
20:48qui parle à des auditeurs
20:50qui sont intelligents.
20:51on va tout de suite
20:52s'arrêter
20:52après une petite pause.
20:53Et oui, André Bercoff,
20:54on vous retrouve
20:55dans un instant
20:56sur Sud Radio
20:56avec Charles Gave
20:58et vous continuerez
20:59à dresser
20:59un état des lieux
21:00de la France
21:01et surtout à explorer
21:02les solutions
21:03pour refaire France.
21:04Et si vous voulez
21:05prendre la parole
21:06en direct,
21:07chers auditeurs,
21:080826 300 300,
21:10on attend vos appels.
21:11A tout de suite.
21:13Midi 13h,
21:14Sud Radio,
21:15faut qu'on s'organise.
21:16André Bercoff.
21:17Et oui,
21:18faut qu'on s'organise
21:19André Bercoff
21:20en vue de cette année présidentielle.
21:22Alors comment ?
21:23Eh bien aujourd'hui,
21:24vous en débattez
21:25sur Sud Radio
21:25avec Charles Gave,
21:27économiste
21:27et président
21:28de l'Institut des Libertés.
21:30Alors Charles Gave,
21:31on a commencé
21:33à parler
21:33de ce qui se passait,
21:36de la mécanique
21:36qui s'est mise en marche.
21:38Mais alors cette mécanique
21:38qui s'est mise en marche,
21:40on le disait hors antenne
21:41pendant la pause,
21:42c'est une course
21:43contre la montre.
21:44Parce qu'au fond,
21:45quand vous dites
21:46c'est déjà lancé.
21:47Alors qu'est-ce qui est lancé ?
21:48Est-ce que ce qui est lancé
21:49en fait,
21:50c'est la Grèce ?
21:51C'est le FMI qui arrive
21:52ou pas ?
21:53Ou quoi ?
21:54Comment ça peut se passer ?
21:56Ça se passe toujours
21:57de la même façon.
21:59C'est-à-dire
22:00que les marchés financiers
22:02sont ainsi faits
22:04que leur rôle
22:05c'est de prêter
22:06de l'argent aux gens.
22:08Et dans les périodes...
22:09Aux gens ?
22:09Aux gens, oui.
22:10Aux autres,
22:10enfin,
22:11des entités,
22:12des entités,
22:13mais ça n'a pas d'importance,
22:13le principe est le même.
22:14D'accord.
22:14Et puis il y a ce qu'on appelle
22:15des bons débiteurs,
22:17des types qui perdront
22:17sans problème,
22:18et des mauvais débiteurs,
22:20des types qui auront
22:20des problèmes à rembourser.
22:23Donc,
22:24pendant des siècles,
22:26la France a toujours été considérée
22:27dans la catégorie
22:28des bons débiteurs.
22:31Et ce que disait Oscar Wilde,
22:33qui était un type marrant,
22:34il disait,
22:35le juge lui demandait
22:36comment vous êtes vous ruiné,
22:37il a dit lentement au début
22:38et très vite à la fin.
22:40C'est ce qui nous arrive,
22:42vous dites.
22:42Voilà,
22:42c'est-à-dire que,
22:43moi j'ai écrit ce livre
22:44en 2003,
22:45dont vous avez parlé,
22:46en expliquant que,
22:48d'ici 20 ou 30 ans,
22:49on risquait d'avoir un problème
22:50si on continuait.
22:51Bon,
22:51on n'a pas continué,
22:52on a continué de pire en pire.
22:54Donc,
22:54on y est,
22:54on est en plein,
22:55et donc on arrive maintenant
22:57dans la période
22:57où les choses vont s'accélérer.
22:59Alors comment,
23:00concrètement ?
23:00Concrètement.
23:02Je vais vous donner un outil
23:03qui est très simple.
23:04Vous avez un pays sérieux,
23:05mettons la Hollande,
23:07qui a des excédents,
23:09des comptes courants,
23:10etc.
23:11Elle emprunte aujourd'hui
23:13à 3,70.
23:15D'accord.
23:16Bon.
23:16La France,
23:19avant le 2012,
23:20empruntait au même taux
23:21que la Hollande.
23:22Ils étaient considérés
23:23comme pareils.
23:23Des bons débiteurs ?
23:25Des bons débiteurs.
23:26Et alors vous voyez,
23:27ce que surveille les marchés,
23:29c'est dans le fond
23:29l'écart des taux
23:30entre la France
23:32et la Hollande.
23:34Parce que si la France se met,
23:35qui en principe
23:36est un pays
23:37qui ne va pas faire faillite,
23:38qui est dans l'euro,
23:39donc il n'y a pas
23:39de risque de change,
23:40donc les taux d'intérêt
23:42entre la France
23:42et la Hollande
23:43devraient être les mêmes.
23:44Oui.
23:44Logiquement.
23:45Oui, normalement.
23:46Normalement.
23:47Et puis vous voyez
23:47les taux français
23:48qui commencent à monter
23:49par rapport aux taux hollandais,
23:50doucement, doucement, doucement,
23:51comme ça.
23:52Ça veut dire
23:53qu'il y a des gens
23:53qui commencent à penser
23:54que la France,
23:55il y a une probabilité faible
23:57que la France
23:58ne puisse pas rembourser.
23:59Donc ils commencent
24:00à acheter
24:01la dette française plus chère.
24:02Donc le coût de l'argent
24:03pour la France monte.
24:05Ce qui fait qu'aujourd'hui...
24:06Aujourd'hui, c'est à combien
24:07par rapport à la Hollande ?
24:084,27.
24:094,27 alors que la Hollande
24:11est à 3,70.
24:12Voilà.
24:12D'accord.
24:13Mais il y a deux ans,
24:14c'était de même niveau.
24:15Oui.
24:16Et ça monte sans arrêt.
24:17Et donc,
24:18quand vous regardez cette courbe,
24:19vous voyez cette petite...
24:21la dette française
24:22dont le spread
24:23avec la Hollande
24:24commence à monter.
24:26Et puis arrive un moment
24:27où si le spread
24:28monte suffisamment,
24:30plus personne
24:31ne veut prêter
24:32à la France.
24:32C'est-à-dire que le spread
24:33devient vertical.
24:35et à ce moment-là,
24:36les prêts s'arrêtent
24:37complètement.
24:38Et à ce moment-là,
24:40l'État français
24:40qui doit emprunter
24:43carrément...
24:4470 milliards
24:44pour rembourser
24:45la charge de la dette.
24:46Alors j'y viens,
24:47la charge de la dette.
24:48Oui.
24:49C'est très intéressant.
24:50La France a
24:523 500 milliards
24:53d'euros de dette.
24:553 500,
24:56oui, c'est ça.
24:563 500 milliards, oui.
24:58Donc le coût
25:00qu'on paye aujourd'hui,
25:01c'est 2%
25:01sur cette dette.
25:02Pourquoi ?
25:03Parce que la dette
25:04a une durée moyenne
25:05de 8 ans.
25:068 ans.
25:07Et donc,
25:08dans les 4 premières années
25:09de ces 8 ans,
25:10on a emprunté
25:11à 0 ou à taux négatifs.
25:13Et après ?
25:14Et après,
25:15on a emprunté
25:16à des taux normaux.
25:17Mais la dette
25:19qui a été émise
25:19il y a 8 ans,
25:20elle a été émise à 0,
25:21elle va être émise à 4.
25:24Et puis la dette
25:25il y a 7 ans,
25:25dans l'insurante,
25:26elle va être émise à 0,
25:27elle va être émise
25:28à 4,5 ou à 5.
25:29Et ça va monter, oui.
25:30Et donc,
25:31automatiquement,
25:32je sais déjà
25:32que si les taux
25:33restent à 4,
25:35la France,
25:36le service de la dette
25:38va monter à 130.
25:40130 milliards.
25:40130 milliards.
25:41Par an.
25:42Par an.
25:42Par an.
25:43130 milliards par an,
25:44d'accord.
25:44Et c'est-à-dire
25:45beaucoup plus que...
25:46C'est-à-dire que
25:46tous nos impôts
25:47vont aller dans la remorsement
25:48des charges.
25:49C'est bien plus
25:50que l'impôt sur le revenu.
25:52Oui, oui, bien sûr.
25:53C'est bien plus.
25:53Mais ce qui est très étonnant,
25:54c'est que je sais aussi
25:55que les impôts,
25:56la dette,
25:56le déficit continue
25:58à être de 130 milliards par an.
26:01Donc,
26:01dans les 5 ans qui viennent,
26:03je vais rajouter
26:03600 milliards de dette.
26:06Ça veut dire faillite,
26:07quelque part.
26:08C'est-à-dire qu'à un moment,
26:10dans les mois qui viennent,
26:11les marchés vont dire,
26:12vont dire,
26:13on ne vous prête plus.
26:15Et à ce moment-là,
26:18qu'est-ce qui se passe ?
26:20Et ce que j'espère,
26:22c'est que
26:23ce moment,
26:24c'est en train de s'accélérer.
26:25La dette est en train,
26:26le spread est en train
26:27de monter très vite.
26:28Donc,
26:28j'espère que
26:29la crise financière
26:30sur la France
26:32arrivera
26:33avant l'élection
26:34de façon à ce qu'on puisse
26:35en mettre la responsabilité
26:37sur ceux qui l'ont créé,
26:38c'est-à-dire
26:38M. Attal,
26:39M. Bayrou,
26:40M. Macron,
26:41M. Dorfini,
26:42M. Macron,
26:43bien sûr, d'abord.
26:45Il me semblerait
26:46que ce serait
26:46une très mauvaise nouvelle
26:48si on pouvait tenir
26:49jusqu'à l'élection
26:50et que la France saute après.
26:53On dirait,
26:53vous voyez,
26:53c'est la faute de Mme Le Pen,
26:54ce sont des incompétents.
26:55Ils sont incompétents,
26:56je suis d'accord.
26:56Ou de M. Mélenchon,
26:57Ou de M. Mélenchon,
26:58si c'est M. Mélenchon.
26:59Ils sont incompétents tous les deux.
27:00Mais ce n'est pas eux
27:01qui sont responsables de ça.
27:02Ils ne seraient bien
27:02que ceux qui le font.
27:03Donc,
27:03ce que je veux dire par là,
27:04c'est qu'on arrive maintenant
27:05au moment,
27:07si vous voulez,
27:07si j'ose dire,
27:08on avait bâti
27:09la ligne Maginot
27:11et quand les temps
27:12qui ont été à Paris,
27:12on s'est dit
27:13ça ne marche pas ce truc-là.
27:14Vous voulez dire
27:15qu'on est au moment
27:15où les Panzerdivisions
27:16peuvent arriver
27:17à franchir effectivement
27:19la somme ?
27:19Il n'y a plus rien à franchir.
27:20On n'a plus de munitions.
27:22À partir du...
27:24Donc,
27:24ce qu'ils vont essayer de faire,
27:25c'est qu'à ce moment-là,
27:26ils vont aller voir
27:26M. Bercoff
27:28qui a des dents
27:29en réserve dans ses comptes
27:31et ils vont lui dire
27:32on vous les pique.
27:34Ah oui,
27:34les parles des Français,
27:35enfin le patrimoine.
27:36Et ils vont aussi,
27:37ils ont préparé ça
27:38par la loi Sapin,
27:39ils vont aussi dire
27:41on devait vous rembourser
27:42cette obligation
27:43que vous aviez achetée
27:44il y a 7 ans,
27:45on devait vous la rembourser,
27:47ben si ça ne vous fait rien,
27:48on lui colle 7 ans de plus,
27:49on vous le remboursera
27:49dans 7 ans.
27:50C'est-à-dire qu'on ne vous remboursera
27:51pas l'argent qu'on vous doit.
27:52Donc,
27:53voilà,
27:54parce que
27:54ce qui va se passer,
27:56c'est tout à fait extraordinaire,
27:58mais on n'a plus
28:00de réserve d'emprunteurs.
28:01Aujourd'hui,
28:0257% de notre dette
28:03est détenue par des étrangers.
28:05Oui, absolument.
28:05Le jour où les étrangers
28:06décident,
28:07si ça ne vous fait rien,
28:08je vais acheter de la dette hollandaise
28:09plutôt que de la dette française.
28:11Donc,
28:11on est cuit.
28:12Mais alors Charles,
28:13beaucoup de gens disent
28:14oui,
28:14ben attendez,
28:14la France a quand même
28:15des réserves,
28:16les investisseurs
28:17ne vont pas partir.
28:21Je vous signale
28:22que la Grande-Bretagne
28:23a fait faillite en 76.
28:26Le Fonds monétaire national
28:27était à Londres.
28:29Donc oui,
28:29oui,
28:29on peut tout à fait,
28:31les pays font faillite.
28:32On peut faire faillite,
28:33oui,
28:33parce qu'on se dit
28:34non,
28:34c'est pas possible.
28:35Une grande nation
28:35ne fait pas faillite,
28:36ça n'existe pas.
28:37Non,
28:37non,
28:37on ne fait pas faillite,
28:38simplement,
28:39on ne paie pas nos dettes.
28:40La faillite,
28:41c'est ce que dit Mélenchon,
28:43la dette,
28:43on s'assoit dessus.
28:44Oui,
28:44mais à ce moment-là,
28:46imaginons que M. Mélenchon,
28:47maintenant que M. Mélenchon
28:48arrive au pouvoir,
28:49il dit,
28:50je ne paie pas la dette,
28:51je n'en ai rien à foutre.
28:51Voilà.
28:52qu'est-ce qu'il se passe
28:53à ce moment-là ?
28:54C'est parce qu'on a
28:55des déficits extérieurs
28:57considérables
28:57et qu'on a
28:5930 ou 40%
29:00de notre déficit
29:00ou 50 ou 60%
29:01qui est financé
29:02par l'extérieur.
29:04Donc,
29:05ils ne nous financent plus
29:06puisqu'on ne les rembourse plus.
29:08Oui.
29:09Donc,
29:09à ce moment-là,
29:10il faut qu'on ait un ajustement
29:11qui se fait instantanément.
29:13Oui,
29:13parce que qui va financer
29:14ce qu'on doit financer ?
29:15Voilà,
29:15puisqu'il n'y a plus personne.
29:16Donc,
29:17aujourd'hui,
29:17ça fait 25 ans
29:18ou 30 ans
29:18ou 40 ans
29:19que les Français vivent
29:20du produit
29:21de ce qu'ils gagnent,
29:22de ce qu'ils font,
29:23de ce qu'ils produisent,
29:23vous voyez,
29:2580,
29:25et puis 20 qu'on emprunte.
29:27Donc,
29:28leur niveau de vie,
29:28c'est 100,
29:29mais il y a 20
29:29qu'on emprunte chaque année
29:30pour leur faire croire
29:31qu'ils ont un niveau de vie
29:31qui monte.
29:32Mais ça,
29:33on ne l'aura plus.
29:34Donc,
29:35immédiatement,
29:35dès que M. Mélenchon fait ça,
29:36le niveau de vie tombe
29:37à 80 ou à 75,
29:38dans le meilleur des cas.
29:40Oui,
29:40on perd 20%
29:42du niveau de vie,
29:43du pouvoir d'accessoire.
29:45Et donc,
29:46là,
29:47cette espèce
29:48de machine
29:49qui tourne,
29:50elle est à la veille
29:52de s'emballer.
29:53Elle est à la veille
29:54de s'emballer.
29:54Elle commence à s'emballer,
29:55si vous voulez.
29:56Moi,
29:56je commence à avoir des friculements.
29:57Mais est-ce que vous croyez
29:58l'expert que vous êtes
29:59et en plus,
30:00vous travaillez là-dessus ?
30:00Je ne vais pas dire
30:00que je suis un expert.
30:01Je regarde ça depuis 50 ans.
30:02J'essaye de comprendre
30:03ce qui se passe.
30:03Ça suffit.
30:05Déjà pas mal.
30:05Déjà pas mal.
30:06Non,
30:06mais justement,
30:07est-ce que ça peut,
30:08franchement,
30:09on ne va pas jouer
30:10dans le manque de café.
30:11Vous vous dites vous-même
30:11l'économie n'est pas une science
30:13et on n'est pas dans l'astrologie.
30:15Mais est-ce que...
30:16Ce n'est pas une science,
30:17c'est une certitude.
30:18Oui.
30:19C'est-à-dire,
30:19ça va se passer.
30:20Mais la question,
30:21c'est quand ça va se passer.
30:22Alors voilà,
30:23la question est
30:23quand ça va se passer.
30:24Si ça va se passer.
30:25Et voilà.
30:26Et si ça va se passer,
30:27on va en parler
30:28et puis on va dire
30:29surtout ce qu'il faut faire
30:30parce que c'est ça le problème.
30:32Et oui,
30:33André Bercoff,
30:34les solutions
30:35pour refaire France,
30:36on continue d'en parler
30:37dans un instant
30:39sur Sud Radio
30:39avec André Bercoff
30:40et son invité,
30:41Charles Gave,
30:43économiste
30:43et président
30:44de l'Institut des Libertés.
30:45Réagissez tout de suite.
30:46On attend vos appels
30:47aux standards de Sud Radio.
30:48Nous sommes en direct
30:49avec André Bercoff.
30:510826 300 300.
30:53A tout de suite.
30:55Sud Radio,
30:56il faut qu'on s'organise.
30:57André Bercoff.
30:59Et oui,
30:59de retour sur Sud Radio
31:00avec André Bercoff
31:01qui reçoit aujourd'hui
31:02Charles Gave,
31:03économiste
31:04et président
31:05de l'Institut des Libertés.
31:07Alors,
31:08on est effectivement,
31:09encore une fois,
31:10on est au bord du gouffre.
31:12On est en train
31:13d'essayer de faire
31:13certains un grand pas en avant.
31:16On ne sait pas
31:16ce que ça va donner.
31:17Mais alors,
31:18Charles Gave,
31:19justement,
31:20comment,
31:20au fond,
31:22laissons de côté
31:23les personnalités,
31:24les gens
31:25et les ânes
31:25qui nous dirigent.
31:27Comment on fait ?
31:28Comment on fait aujourd'hui ?
31:29C'est quand même
31:30dans l'urgence.
31:31Il est minuit,
31:32docteur Schweitzer.
31:33Qu'est-ce qu'on fait ?
31:34Qu'est-ce qu'on peut faire ?
31:35Disons,
31:35qu'est-ce qu'il y a
31:35notre mesure de faire
31:36sachant qu'on est encore
31:38dans l'Europe
31:38et encore dans l'euro ?
31:39Voilà.
31:40Alors,
31:41la réalité est assez simple.
31:43C'est que
31:45si vous mettez
31:46une usine
31:47en France
31:47aujourd'hui
31:49et que
31:51la rentabilité
31:52de cette usine
31:52est la moitié
31:53de celle
31:54qu'elle serait
31:54si vous la mettiez
31:55en Espagne
31:55ou en Italie,
31:56vous ne la mettrez pas
31:57en France ?
31:57La réponse est claire.
31:59Elle est facile, oui.
32:00Donc, pourquoi
32:01la rentabilité
32:03est la moitié
32:04de ce qu'elle est ?
32:05Parce que
32:06les entreprises françaises
32:08supportent des coûts,
32:09en particulier
32:10un coût du travail
32:11absolument gigantesque.
32:12charge, etc.
32:15Donc,
32:15si je vous dis
32:17je vais empêcher
32:18les gens de fumer,
32:20ce que vous faites,
32:21c'est que vous
32:22vous augmentez
32:22les impôts
32:23sur le tabac.
32:25Je vais empêcher
32:26les gens
32:26de boire.
32:28Vous augmentez
32:29les impôts
32:30sur la boisson.
32:31Sur l'alcool, oui.
32:32Je vais les empêcher
32:33de travailler.
32:34Vous augmentez
32:35les impôts
32:36sur le travail.
32:37C'est ce qu'ils font
32:38depuis 50 ans.
32:39Donc, la France
32:40est le seul pays
32:40du monde
32:41qui, depuis
32:42les crises pétrolières
32:43des années 70,
32:44n'est jamais tombé
32:45en dessous
32:46de 7% du chômage.
32:48Il y a des autres pays
32:49qui sont tombés
32:49à 2 ou à 3
32:50parce qu'à chaque fois,
32:53la crise
32:53est utilisée
32:54comme un moyen
32:55de faire monter
32:56le poids de l'État
32:56dans l'économie.
32:57A la place
32:58de diminuer les charges,
32:59ils embauchent
33:00des fonctionnaires.
33:00Alors, du coup,
33:01il faut d'abord
33:02diminuer les charges.
33:03Il faut d'abord
33:05permettre à ceux
33:05qui prennent des risques
33:07de gagner de l'argent.
33:08Ça paraît idiot
33:08ce que je dis.
33:09Aux 20%
33:09dont il faut parler,
33:11qui crée la valeur
33:12sur laquelle
33:13tout le monde
33:14se nourrit après,
33:16il faut qu'ils regagnent.
33:17Et sur le taux
33:18de change actuel,
33:19compte tenu
33:20de l'historique
33:20dont on leur a collé,
33:21ils ne peuvent pas gagner.
33:23Donc, la seule chose
33:24à faire,
33:24c'est ce qu'a fait
33:24De Gaulle en 1958,
33:26c'est que vous sortez
33:27de l'euro,
33:27vous sortez de l'Europe,
33:29l'euro baisse
33:29de 50%
33:30et du coup,
33:31notre dette
33:33devient une dette
33:34en franc français
33:34qui a baissé
33:35de 50%.
33:36Donc, l'idée,
33:37ce que vous dites,
33:37c'est sortir immédiat.
33:40Je vous dis une chose
33:41qui est complètement différente,
33:42je vous dis,
33:42si on n'en sort pas,
33:43on deviendra
33:44une province
33:45de l'Allemagne
33:46qui sera régentée
33:47par Madame van der Leyen.
33:49Nous n'avons plus
33:50de souveraineté monétaire,
33:52plus de souveraineté juridique,
33:54plus de souveraineté
33:54de nos frontières,
33:55on n'a plus
33:56aucune souveraineté.
33:57Donc,
33:57ce que vous demandez,
33:58c'est comment sauver
33:58la France à un pays
34:00contre des élites locales
34:02qui ont mal géré.
34:03Vous me demandez
34:03comment sauver
34:03la France de Pétain ?
34:05Mais moi,
34:05je vous réponds,
34:05il faut De Gaulle.
34:07Oui,
34:07c'est-à-dire qu'en fait,
34:08ce qu'ils font aujourd'hui,
34:09c'est qu'ils essayent
34:10de vider l'océan
34:13avec une cuillère à soupe.
34:14Voilà,
34:15ils essayent,
34:15ils essayent,
34:15ils essayent,
34:16ils vous montrent
34:17des petites remarques,
34:18mais pas...
34:20Oui,
34:20pas le tableau,
34:21pas ce qu'il faut faire.
34:22Pas la souveraineté.
34:23Nous avons Jérôme,
34:24oui.
34:24Oui,
34:24effectivement,
34:25on va donner la parole
34:25tout de suite
34:26sur Sud Radio
34:26à Jérôme
34:27qui nous appelle
34:28de Fabrec exactement
34:29dans le 34.
34:30Bonjour à vous,
34:31Jérôme.
34:32Bonjour André,
34:33bonjour Charles,
34:35bonjour.
34:35Voilà,
34:36oui,
34:36je vous appelle
34:37par rapport
34:37à tout ce qui se passe
34:38depuis ces dernières années.
34:40Moi,
34:41j'ai eu plusieurs casquettes,
34:42j'étais dans l'administration,
34:44puis maintenant,
34:45j'ai créé ma TPE,
34:47mais depuis une dizaine d'années,
34:49depuis que M. Macron
34:51est arrivé au pouvoir,
34:52j'ai vu que tout allait
34:54tout allait en descendant.
34:57Je me suis complètement appauvri,
35:00travaillant toujours plus.
35:03Travailler plus pour gagner moins,
35:05oui.
35:05Exactement,
35:06mais c'est exactement
35:06ce qui s'est passé.
35:08Et puis,
35:09les impôts,
35:10et notamment,
35:11tout ce qui est URSA,
35:13a augmenté,
35:14c'est quand même
35:15quelque chose qui est...
35:17Et je ne suis pas le seul,
35:18au niveau des entreprises,
35:19des TPE,
35:20c'est quand même
35:21quelque chose
35:21d'assez extraordinaire.
35:22Et je l'ai vu d'autant plus
35:23qu'étant donné qu'avant,
35:25j'avais des prestataires de services,
35:27au tout début
35:28de mon installation,
35:29je vivais mieux
35:29en liant des prestataires de services
35:32qu'en produisant.
35:33Après,
35:33je me suis dit,
35:34je vais produire.
35:35Et là,
35:36tout en produisant,
35:37je me suis trompé finalement.
35:38Donc,
35:38il y a un hic quelque part.
35:41Merci,
35:41merci Jérôme.
35:43prestataires de services,
35:44ça marchait mieux.
35:44C'est d'autant plus dramatique
35:45que 90% des emplois en France
35:48sont créés par des entreprises
35:50de moins de 10 personnes.
35:5290% ?
35:5390%,
35:53c'est-à-dire qu'on est tous
35:55en train de s'intéresser
35:56à l'emploi
35:56que veut faire
35:57Saint-Gobain
35:58ou Bernard Arnault,
36:00mais en fait,
36:01si vous voulez,
36:01c'est les charpentiers
36:03de votre village,
36:04c'est la boulangerie du coin,
36:06etc.,
36:06qui créent des emplois locaux
36:08et qui permettent
36:08à la vie locale
36:09de continuer.
36:10Et c'est eux
36:10qui sont accablés de taxes,
36:12et accablés de paperasse.
36:14Et de normes aussi.
36:15Et de normes,
36:16c'est une histoire de fou.
36:18Donc,
36:19on a des gens à Paris,
36:20j'ai dit en rigolant
36:21à un de mes amis,
36:22maintenant vous savez
36:22qu'il faut avoir un casque
36:23pour être sur un vélo.
36:24J'ai fait toujours du vélo
36:25sans casque
36:26depuis que j'ai 6 ans.
36:27Et j'ai dit à mon ami,
36:29tu sais,
36:29il paraît qu'il y a un texte
36:30en préparation à l'Europe
36:31que pour prendre sa douche,
36:32il va falloir mettre un casque
36:33parce qu'il y a plein de gars
36:34qui glissent
36:34et qui se cassent la tête.
36:35Mais il m'a cru !
36:37Oui, oui,
36:37il s'est dit oui,
36:42donc il y a des gens de normes
36:43partout.
36:44Mais à quoi ils servent ces gars-là ?
36:45Oui, oui.
36:46Donc,
36:47je vais essayer de dire aux gens,
36:48c'est
36:50un pays fonctionne
36:52si dans le fond...
36:53En fait,
36:54vous dites,
36:54c'est l'industrie des parasites.
36:56C'est des parasites.
36:58C'est ça.
36:58Parce qu'il y a un certain nombre
36:59d'associations,
37:00d'organisations,
37:01d'institutions
37:02qui ne servent à rien.
37:03Et qui ne servent à rien.
37:04Et il y en a par exemple,
37:05je crois,
37:06430 de hautes autorités,
37:08grands conseils,
37:08etc.
37:09qui dépensent quelque chose
37:10comme 130 milliards
37:12et dans lequel on a mis
37:13sa vieille maîtresse
37:14dont on ne savait plus quoi foutre,
37:16son fils,
37:16etc.
37:17Ils ne font rien,
37:18ils ont des voitures de fonction
37:19et ça dépense 130 milliards.
37:21Donc,
37:21la première des choses à faire,
37:22c'est aller dans l'État,
37:25dévaluer massivement,
37:26fermer tous ces trucs-là
37:28et baisser les impôts
37:29des Français
37:29de 130 milliards.
37:30Et ça redémarrera
37:31comme une fusée.
37:32Mais si vous continuez
37:33à prendre tout...
37:34Si 90% du pognon
37:35va à l'État...
37:39Oui,
37:40est-ce que vous connaissez
37:41la parabole des talents ?
37:42Non,
37:43dites-moi.
37:43C'est dans les Évangiles.
37:45La parabole des talents,
37:46c'est le maître
37:48qui a trois serviteurs.
37:50Il part pour très longtemps.
37:52Donc,
37:52il dit,
37:52toi,
37:53tu es le meilleur,
37:53je te donne quatre talents.
37:55Celui qui était un peu moins bon,
37:56deux talents
37:57et celui qui était vraiment le nul,
37:59il ne lui donne qu'un seul talent.
38:00Le talent,
38:00je le rappelle,
38:00étant la monnaie de l'État.
38:01Là,
38:01c'était un poids d'argent.
38:03Un poids d'argent.
38:04Donc,
38:04le maître s'en va,
38:05comme ça,
38:06puis il revient des années après.
38:08Celui qui en avait donné
38:10quatre talents,
38:10lui rend quatre talents
38:11plus quatre talents.
38:12Donc,
38:12il a bien gagné sa vie.
38:13Le maître lui dit,
38:14très bien,
38:15tu peux aller rejoindre,
38:16tu vas au ciel,
38:17tout va bien.
38:18Le deuxième,
38:18il en avait deux,
38:19il en gagne deux.
38:20Et le troisième,
38:22il enterre son talent,
38:23il rend le talent au maître
38:24en disant,
38:25tu es un maître dur et difficile.
38:27Et donc,
38:28je savais que tu étais dur et difficile,
38:30donc j'ai enterré mon talent,
38:31je te le rends,
38:31je ne te dois rien.
38:32Et le maître dit,
38:33le mets en enfer.
38:34Donc,
38:35ça fait 70 ans
38:37que nos systèmes
38:38prennent au type
38:39qui développe les quatre talents
38:40pour donner à celui
38:41qui en terre
38:41et qui ne fait rien.
38:43Et vous vous étonnez
38:44que ça ne marche pas ?
38:45Mais ça ne peut pas marcher.
38:47Si vous passez votre temps,
38:49vous avez une équipe de foot,
38:50vous passez votre temps
38:51à sortir celui
38:52qui marque des buts
38:53et à faire rentrer
38:54celui qui a deux pieds gauches,
38:56on voit le résultat.
38:57On voit le résultat.
38:58Il faut aider
38:58celui qui a deux pieds gauches,
38:59mais il ne faut pas
39:00le favoriser.
39:02Mais ce que je retiens aussi,
39:05entre autres,
39:06Charles Gave,
39:07vous vous dites quand même,
39:08soyons clairs,
39:09que tout ça n'est pas possible
39:10à brève échéance même
39:12si on ne sort pas
39:13de l'Europe et de l'euro.
39:14Il faut reprendre
39:15notre souveraineté
39:17sur nos frontières.
39:18C'est-à-dire,
39:19on fait rentrer
39:19qui on veut.
39:21Qui nous a mis
39:22dans la Cour européenne
39:24des droits de l'homme ?
39:25Est-ce que vous le savez ?
39:26Non.
39:28Vous ne savez pas ?
39:28C'est Poher.
39:30Pendant l'intermède.
39:31C'est vrai.
39:31Pendant l'intermède.
39:32Un vieux franc-mac,
39:33il a été,
39:34il nous a collé
39:35une juridiction
39:35dont on n'a jamais
39:36pu se débarrasser.
39:37Mais on n'a rien.
39:39Le pays des droits
39:39de l'homme,
39:40c'est la France.
39:41Ce qui est extraordinaire,
39:42c'est que ce que Poher fait,
39:43on peut le défaire.
39:45En fait,
39:46écoutez,
39:46c'est très simple.
39:47On va re-recevoir
39:48Charles Gave
39:48au moment de sortir
39:50à son bouquin
39:50en octobre.
39:51En attendant,
39:53vous savez
39:53ce qu'il vous reste à faire.
39:55Merci à vous,
39:56Charles Gave,
39:56d'être venu nous voir
39:57sur Sud Radio
39:58dans un instant.
39:59Génération Bercov,
40:01votre nouveau rendez-vous
40:02du vendredi
40:03de 13h à 14h
40:05en direct
40:06sur Sud Radio
40:06à la lumière
40:07de sa propre histoire.
40:09Et bien,
40:09André Bercov
40:09va vous raconter
40:10les bouleversements
40:11du monde.
40:12Et aujourd'hui,
40:13on va commencer
40:14par son pays natal,
40:15le Liban.
40:16Alors,
40:17à tout de suite.
40:18Restez avec nous
40:19sur Sud Radio.
40:20On revient juste après
40:21cette toute petite pause.
40:23Merci.