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##LES_VRAIES_VOIX-2026-10-28##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:00Et ça recommence tous les jours, tous les jours à partir de 17h jusqu'à 19h avec Patrick Roger, ça
00:00:06va Patrick Roger ?
00:00:07Non, parce que c'est tous les jours, il faut des surprises, et là on n'a pas de surprises
00:00:12!
00:00:13Et vous savez quoi, je vais faire un truc demain, je ne vais pas venir, comme ça ce sera une
00:00:15surprise !
00:00:18Mais je vous le préviendrai, je vous préviendrai 10 minutes avant, Philippe David est avec nous !
00:00:23C'est bête, parce que j'avais prévu de ne pas venir demain !
00:00:26Et Cécile, permettez-moi de vous dire une chose, il m'a parlé d'été indien, vous m'avez fait
00:00:36penser à une aquarelle de Marie-Laurence !
00:00:38D'accord, Marie-Laure enceinte !
00:00:41Vous la faites avec retard, c'est bien !
00:00:44N'importe quoi ! Allez, soyez les bienvenus, ce numéro de téléphone 0826 300 300, comme tous les jours on
00:00:50est ensemble jusqu'à 20h, ce numéro de téléphone vous appartient, parlons vrai !
00:00:54Oui, ça commence mal, on n'est pas arrivé à 20h !
00:00:57Tout va bien, voilà ! Et bien entendu vous pouvez débattre avec nous, vous êtes les bienvenus jusqu'à 20h
00:01:04et plus !
00:01:05Si, je vous le dis normalement, mais je ne suis pas sûr !
00:01:09Le mec est fou !
00:01:10Mais il s'est déchaîné !
00:01:11Vous avez mangé des épinards ou un truc comme ça, non ?
00:01:14Non, j'ai mangé des bonbons hallucinogènes de Philippe David !
00:01:18Non mais c'est bon, enfin, Philippe David nous a apporté des bonbons, comme ça s'appelle ?
00:01:23On va dire la marque ou pas ?
00:01:24Des mi-chocos !
00:01:25Je vous ai apporté des bonbons parce que les fleurs c'est périssable !
00:01:28Oui, oui, c'est ça ! En tout cas, les bonbons que vous nous avez apportés, je pense qu'ils
00:01:33datent de 1945 !
00:01:34Quand je les ai achetés dans un magasin ?
00:01:37Non, alors je pense qu'ils les ont retrouvés derrière un carton !
00:01:40Je pense qu'ils vous ont vu entrer !
00:01:41Avant, on dit « Tiens, ben lui ! »
00:01:44Lui, normalement, il devrait les acheter, mais en plus il devrait les manger !
00:01:47J'ai fait le dindon de la farce !
00:01:50Vous m'avez offert ce bonbon et depuis, ça ne va plus !
00:01:54Bon, allez Cécile, les sujets et nos invités !
00:01:57Vous n'avez pas mangé non plus !
00:01:58Allez, soyez les bienvenus !
00:02:01Alors, autour de cette table, nous avons Philippe Bilger !
00:02:04Comment ça va Philippe Bilger ?
00:02:05Très bien, ma chère Céphine !
00:02:07Je vois qu'il y a de l'ambiance, même avant que je parle !
00:02:09Benoît Perrin est avec nous, directeur de Contribuble Associé !
00:02:13Comment ça va ?
00:02:13Bonjour à tous, je suis ravi de retrouver la famille de Sud Radio !
00:02:16Mais vous étiez où tout ce temps-là ?
00:02:17Je vous attendais, j'attendais votre appel !
00:02:19Oui, c'est ça !
00:02:19Sur MCI, vous attendez mon appel !
00:02:21Ok, super !
00:02:24La prochaine fois, je vous appellerai en direct !
00:02:25C'est dingue !
00:02:27On les prend chez nous et on nous les vole, Patrick !
00:02:30C'est dingue !
00:02:30Naïma M. Fadel est avec nous !
00:02:32Le peuple sacrifié, la trahison des élites chez Fayard !
00:02:36Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation !
00:02:39Le sommaire...
00:02:39Notamment pour parler justement du premier sujet qu'on aura tout à l'heure,
00:02:43dans le sujet qui fâche !
00:02:44L'intégration est-elle un échec comme le dit Édouard Philippe ?
00:02:48Il l'a dit dans une interview au point !
00:02:51On va en parler dans un instant parce que vous avez beaucoup travaillé sur ces questions !
00:02:54Les autres sujets, Cécile !
00:02:56Le procès du jour, est-ce normal de vouloir créer une taxe émeute ?
00:03:00C'est ce que prépare le gouvernement, Philippe !
00:03:02Moi, je pense, comme disait Georges Marchais, que c'est un scandale !
00:03:05Si vous cassez, vous payez !
00:03:07Et encore une fois, ce sont les honnêtes gens, tiens,
00:03:09ceux qui écoutent Sud Radio qui vont payer !
00:03:11Je suis furieux !
00:03:12Et puis, le grand débat du jour sur cette question,
00:03:15faut-il changer le calendrier de la présidentielle ?
00:03:17C'est ce que propose Bruno Retailleau,
00:03:19puisque ça tombe un 2 mai et la veille le 1er mai,
00:03:22ils ont peur que ça dérape !
00:03:24Alors, moi, je suis pour le changement !
00:03:25Imagine-t-on que le 1er mai se passe comme le 17 octobre,
00:03:28en jouant les prolongations le 2 ?
00:03:30Les gens allant voter au milieu des émeutiers,
00:03:32qui sont les pimpins qui ont eu l'idée de mettre le deuxième tour le 1er mai ?
00:03:36Pas forcément des émeutes le 1er mai !
00:03:39On n'avait pas trop de choix !
00:03:40On pouvait avoir une autre chose !
00:03:43Dis donc, vous engueulez pas tout de suite, on n'aura plus rien à dire !
00:03:45Allez, et à 17h45,
00:03:49La Cage au Fou avec Thomas Serafine,
00:03:51c'est mon patient préféré, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:03:53Aujourd'hui, il est NFL-au-phobe !
00:03:55Écoutez !
00:03:59La Cage au Fou !
00:04:01La Cage au Fou, bonjour !
00:04:03Bonjour docteur !
00:04:03Ah, Thomas Serafine !
00:04:05Je sais que vous allez vouloir venir aujourd'hui,
00:04:07mais j'ai des crampes, j'ai fait du sport,
00:04:09je ne suis pas très en forme !
00:04:10Attendez, ne me parlez pas de sport !
00:04:12Surtout si c'est du sport qui nous vient des Etats-Unis !
00:04:14Je ne peux plus voir ça !
00:04:15Ils veulent nous imposer le football américain !
00:04:17Vous savez, le truc avec les épaulettes, là !
00:04:19Attendez, moi j'aimais bien le rugby, quand même,
00:04:20parce que le rugby, c'est français,
00:04:21alors il paraît que c'est anglais,
00:04:22mais c'est quand même sacrément français !
00:04:24Mais leur truc de ricain, là, c'est pas possible !
00:04:25Avec des pom-pom !
00:04:26Non, mais là...
00:04:27On ne croit rien à leur aide, enfin !
00:04:28Non, mais écoutez, vous êtes en train de me faire des crampes au cerveau, là !
00:04:31Donc, 17h45, ça vous va ?
00:04:34Je vous note dans mon agenda ?
00:04:36Parfait, c'est exactement l'heure à laquelle je voulais venir !
00:04:39Eh bien, venez, venez, venez !
00:04:40Avec Sud Radio dans les oreilles, ça vous détendra !
00:04:44Les vraies voix Sud Radio !
00:04:45Et puisqu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule,
00:04:47le jeu, aujourd'hui,
00:04:49parce qu'on va vous offrir un cadeau,
00:04:50un très beau cadeau,
00:04:51parce que c'est le moment de jouer avec Sud Radio !
00:04:53Vous allez certainement vous dire
00:04:56qu'est-ce qu'ils nous proposent ?
00:04:58Eh bien, une solution incroyable pour faire des économies !
00:05:00Vous savez que les prix à la pompe explosent !
00:05:04Eh bien, vous allez pouvoir gagner un kit éthanol e-flex fuel
00:05:07avec le boîtier et la pose inclus, ce qui est important !
00:05:10Grâce à votre kit pour le véhicule,
00:05:12les véhicules essence compatibles,
00:05:14vous ferez un maximum d'économies à la pompe !
00:05:16Le bioéthanol est en moyenne aux alentours de 90 centimes le litre,
00:05:20comme quoi, c'est très intéressant !
00:05:21Alors, pour vous inscrire au tirage au sort
00:05:23et gagner ce kit,
00:05:25vous pouvez envoyer dès maintenant le mot SUD,
00:05:28Sud, au 728 par SMS
00:05:30et vous serez peut-être l'un ou l'une des heureuses
00:05:34de ce très beau cadeau !
00:05:36Oui, on prévient,
00:05:37ceux qui ont acheté une voiture électrique,
00:05:38ils ne peuvent pas mettre le kit !
00:05:41Déjà, il faut dire aux gens que si vous avez de l'électrique,
00:05:43ne mettez pas d'essence !
00:05:44C'est la première chose qu'il faut dire !
00:05:48C'est ça qu'il faut, vous allez mettre le feu !
00:05:49Mais bon !
00:05:50Et le bioéthanol permet aussi de faire vivre les agriculteurs français !
00:05:53C'est un mélange d'essence et de betteraves, de sucre, de tout ce que vous voulez !
00:05:58Et la betterave, c'est très bon pour la santé !
00:06:00Allez, dans un instant, le sujet...
00:06:05Manger de la betterave ?
00:06:20Ah, une mozza betterave !
00:06:21Ah, c'est trop bon !
00:06:22C'est un carpet chaud de betterave !
00:06:24Philippe Béger, on fait une petite mozza betterave !
00:06:26Oui, la betterave a des effets secondaires d'un jeune raffin de barbe !
00:06:31Mais faites attention !
00:06:32Je reste au folie !
00:06:35Elle est passionnante, c'était...
00:06:37Mais qui aborde la betterave ?
00:06:39Oui, c'est bon !
00:06:40Ah, mais j'aime bien la betterave, c'est vrai !
00:06:41Oui, c'est bien !
00:06:42Non, mais c'est vrai, c'est pas mal !
00:06:43On a des sujets d'une haute portée !
00:06:45Non, mais ça fait partie de votre quotidien !
00:06:48Non, mais vous ne vous interrogez pas sur ce que vous mangez le soir, vous ne faites pas les courses
00:06:52!
00:06:52Vous ne voulez pas aller discuter dehors ?
00:06:54Si !
00:06:55Ça m'arrange, je vais aller !
00:06:56Allez, dans un instant, le sujet qui fâche, l'intégration, est-elle un échec, pardon, comme le dit Edouard Philippe
00:07:04?
00:07:04On en parle dans un instant, soyez les bienvenus !
00:07:08Les vraies voix sud-radiveurs, les vraies voix sud-radio, Cécile de Ménibus, Patrick Roger, Philippe David !
00:07:15On vous souhaite la bienvenue, on est ravis de vous accueillir aujourd'hui autour de cette table avec Patrick Roger
00:07:20et Philippe David, bien entendu !
00:07:21Philippe Bilger est avec nous, Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés, et puis Naïma M. Fadel qui est ce livre,
00:07:28incroyable, chez Fayard,
00:07:30Le Peuple Sacrifié, la trahison des élites, que je vous conseille d'acheter, bien entendu !
00:07:35Et surtout, experte en politique de la ville depuis des années, qui a travaillé sur toutes ces questions, évidemment, depuis...
00:07:42Non, pas 40 ans !
00:07:44Vous étiez pas nés, hein ?
00:07:46Non, mais je suis bien obligée maintenant de dire !
00:07:49Et pour parler de cette question, effectivement, autour de l'intégration, bien sûr, quoi !
00:07:54En tout cas, vu la taille du bouquin, elle avait des choses à dire !
00:07:57Voilà, allez, soyez les bienvenus, c'est le sujet qui fâche !
00:08:02Édouard Philippe veut donc diviser l'immigration illégale par deux, et il juge l'échec de l'intégration incontestable.
00:08:08Avec cette question du soir, l'intégration est-elle un échec ?
00:08:11Comme le dit Édouard Philippe.
00:08:13Et moi, je dis bien évidemment, d'ailleurs, le fait d'avoir abandonné l'assimilation pour l'intégration, nous amis
00:08:18où nous en sommes, problème !
00:08:19Édouard Philippe et ses amis ont toujours défendu l'intégration et pas l'assimilation.
00:08:24Mon cher Antonin, que dit-il ?
00:08:27Bonsoir, Antonin !
00:08:28Bonsoir !
00:08:28Eh bien, vous pensez que c'est un échec à 93% ?
00:08:32Il y a Jean-François qui a écrit, bien sûr que c'est un échec, il en est également responsable
00:08:36de dire, c'est bien, régler le problème, c'est mieux !
00:08:39Il y a Gisleine qui, elle, n'est pas d'accord, et qui fait partie de la minorité, et qui
00:08:42nous dit, non, ce n'est pas un échec, des milliers de personnes issues de l'immigration ont réussi à
00:08:47s'intégrer, et se sentent aujourd'hui françaises.
00:08:48Et il y a un dernier commentaire, sur lequel je me suis pas mal posé de questions, et qui nous
00:08:52dit, l'intégration c'est de la foutaise, le code civil indique clairement que l'assimilation est une règle, nul
00:08:57ne peut être naturalisé s'il ne justifie de son assimilation à la communauté française.
00:09:04Parler d'un... Philippe dit que l'intégration est un échec, probablement une partie, mais c'est vrai qu'on
00:09:10ne peut pas non plus rayer d'un trait de plume.
00:09:14Même les millions de personnes qui ont réussi à s'intégrer, qui travaillent, etc., et pour qui il n'y
00:09:19a pas de problème, quoi.
00:09:21Je pense, quoi. Mais évidemment, il y a d'autres arguments...
00:09:24Mais parce que, Patrick, quelqu'un comme Naïman ne s'est pas intégré, elle s'est assimilée. C'est toute
00:09:28la différence.
00:09:30Parce que je pense que c'était dans la culture française, c'était dans l'ADN de la France, que
00:09:35d'assimiler les arrivants, et je dirais même assimiler d'une manière apaisée, tout simplement,
00:09:41parce qu'on n'était pas renvoyé à une origine, ou n'était pas assigné à une origine, et ça
00:09:46nous faisait du bien.
00:09:48Parce que, voilà, moi, quand je suis arrivée en France, j'avais 8 ans, j'avais jamais été scolarisée au
00:09:52Maroc,
00:09:52et je me souviens que la maîtresse nous apprenait nos ancêtres les Gaulois.
00:09:58Et j'étais très contente de faire partie de ces Français à qui on disait, ben voilà, on nous racontait
00:10:03l'histoire de France.
00:10:04Moi, j'étais férue de l'histoire...
00:10:08C'était quand même décalé, de vous apprendre à nos ancêtres les Gaulois, alors que bon...
00:10:11Oui, mais c'est pas un problème, parce que, oui, mais moi, non, mais j'en fais mienne, en fait,
00:10:15cette histoire de France, c'est ça qui est important.
00:10:17Ça, on n'empêche pas...
00:10:17Non, mais quand vous étiez au Maroc, là, c'était en France.
00:10:20Ah oui, en France.
00:10:21Quand je suis arrivée à l'âge de 8 ans, bien évidemment que ce serait...
00:10:24Ah oui.
00:10:26Voyons, voyons.
00:10:28Donc, effectivement, c'était quelque chose qui était naturel, et on épousait ce qu'était cette France.
00:10:32Et moi, j'adore la phrase du pape Léon XIV, qui a dit, quand on est migrant, quand un migrant
00:10:37arrive, il rentre dans l'esprit de la maison.
00:10:40Et nous, on était invités à rentrer dans la maison de France.
00:10:45Et cette France, elle rayonnait aussi de ce qu'elle était.
00:10:48Elle était fière.
00:10:48Elle était un exemple.
00:10:49Elle était fière de ce qu'elle était.
00:10:51Il y avait, moi, je me souviens, des crèches de Noël, des sapins de Noël.
00:10:53Il n'y avait pas de polémiques des statues de la Sainte-Mierge dans l'extérieur.
00:10:58Il n'y avait pas de polémiques autour de ça.
00:11:00Et moi, je l'ai ressenti, malheureusement, qu'on était en train de rompre avec cette assimilation.
00:11:07Encore une fois, ce n'est pas un gros mot.
00:11:08Ce n'est pas se renier.
00:11:09Parce qu'aujourd'hui, les gens, ils vous disent, oui, mais on ne va pas se renier.
00:11:12Non, moi, je ne me suis jamais reniée.
00:11:13Je suis ce que je suis, d'origine marocaine.
00:11:16J'ai mon histoire.
00:11:17J'ai aussi cette culture marocaine dont je suis apprégnée.
00:11:20Mais j'ai pu rentrer, encore une fois, d'une manière apaisée.
00:11:24Mais quand, justement, on a abandonné cette assimilation,
00:11:27c'était le moment où on devait encore plus inviter à rentrer dans l'esprit de la France.
00:11:32Il y a eu, par exemple, le regroupement familial.
00:11:34Et moi, je l'ai connu parce que j'avais 16 ans en 1976,
00:11:37qui était massif, qui était soudain.
00:11:39Et c'est là où, petit à petit, malgré les soubresauts qu'il y a pu avoir aussi
00:11:45dans cette arrivée massive parce qu'il a fallu loger les gens,
00:11:47parce que les quartiers qui étaient des quartiers des HLM,
00:11:51où il y avait de la mixité sociale, culturelle,
00:11:54où il y avait la majorité de Français dessous,
00:11:56il y avait des Italiens, des Espagnols, quelques familles maghrébines.
00:12:00Et on voyait que c'était un parcours résidentiel.
00:12:03L'arrivée massive a fait qu'il fallait loger ces personnes.
00:12:06Et les quartiers changeaient.
00:12:07Et on a eu les premières émeutes, il faut le dire, malheureusement.
00:12:09Les premières aussi programmes qui ont été mis en place dans le cadre de la politique de la ville
00:12:16pour répondre à la délinquance des mineurs, aux problèmes de parentalité, etc.
00:12:21Et c'est là qu'arrivent les années 80, avec Mitterrand, il faut le dire,
00:12:27à partir de 81, où là on avait des soucis,
00:12:29où il y a eu la marche pour l'égalité des droits,
00:12:32qui était une marche citoyenne et qui a été complètement ethnicisée,
00:12:37ethnicisée par M. Mitterrand quand il les a reçus.
00:12:40D'ailleurs, les marcheurs n'avaient pas apprécié.
00:12:43On l'a appelée la marche des beurres.
00:12:45Donc à ce moment-là, on a créé un E et un E.
00:12:48Et on a commencé, je dirais, ce séparatisme qu'aujourd'hui on dénonce.
00:12:53Vous voyez ?
00:12:53Et il y a eu toute cette politique de repentance, de victimisation.
00:12:58Au lieu de rentrer encore une fois dans la maison France,
00:13:01où on dit, écoutez, les droits, mais aussi les devoirs, partout sur les territoires.
00:13:06On ne peut pas, à un moment sous prétexte de quartier, de problèmes,
00:13:10eh bien, nier qu'il y ait besoin aussi d'imposer, d'appliquer l'autorité.
00:13:15L'autorité, encore une fois, et aussi de rappeler aux parents leurs responsabilités, etc.
00:13:22Donc on a eu, je dirais, une chronique de renoncement
00:13:26qui ont conduit aujourd'hui, où je suis triste de le dire,
00:13:29parce que ça fait plus de 40 ans, moi, que je travaille sur l'unité de la nation,
00:13:33sur la cohésion nationale, où aujourd'hui on est dans le camp contre camp.
00:13:36Bon, Benoît Perrin, vous allez poser une question, ou faire part d'une remarque.
00:13:40Alors, c'est une question, effectivement.
00:13:41Comment vous expliquez ce basculement, et qui sont les responsables ?
00:13:44Qu'est-ce qui fait qu'avant, c'est-à-dire dans notre France,
00:13:46eh bien, on expliquait l'histoire de France, et on était vraiment dans l'assimilation,
00:13:50et qu'aujourd'hui, je ne sais même pas si on est dans l'intégration,
00:13:52je pense qu'on est à peine dans l'insertion,
00:13:54et que ces traditions, en quelque sorte, ne sont plus du tout,
00:13:59ou en tout cas moins enseignées à l'école qu'elles ne l'étaient avant.
00:14:01Écoutez, moi, j'ai totalement rejeté, d'ailleurs.
00:14:03C'est concomitant, en fait, parce que, moi, je me souviens,
00:14:07et je vous dis franchement, c'est la gauche qui a été à la manœuvre,
00:14:11mais je regrette de le dire à M. Edouard Philippe,
00:14:14la droite n'a pas repris la main en disant, c'est noble,
00:14:17c'est noble de vouloir assimiler.
00:14:19Parce que, justement, on est dans cette France qui ne racialise pas,
00:14:23qui n'ethnicise pas, qui accueille dans sa maison,
00:14:26en faisant sien les personnes qui viennent.
00:14:29Vous voyez, à partir du moment où, effectivement,
00:14:31on rentre dans l'habitus de la France.
00:14:33Et c'est pour ça que je parle du peuple sacrifié,
00:14:36mais je parle aussi de la trahison des élites.
00:14:38Et je parle, effectivement, de la gauche,
00:14:40mais de la droite qui a été suiveuse,
00:14:43et qui n'a pas osé reprendre le flambeau,
00:14:46et qui même a elle-même retiré de son vocabulaire le mot assimilation,
00:14:51qui l'a remplacé pour intégration.
00:14:53Mais je vous rappelle autre chose,
00:14:54c'est que la gauche a attaqué aussi la droite sur le mot intégration,
00:14:58en disant, mais non, les gens sont parfaitement intégrés,
00:15:00ce sont des Français.
00:15:01Ce n'est pas un gros mot.
00:15:02C'est, encore une fois, mettre en place les conditions,
00:15:05qu'on soit, encore une fois, dans l'unité,
00:15:08qu'on soit vraiment dans un devenir ensemble.
00:15:10Et je regrette, mais les élites françaises, politiques,
00:15:15et même médiatiques, ont été aussi la cause
00:15:18de cette situation actuelle,
00:15:20où on est dans le camp contre camp,
00:15:21et qui menavre énormément.
00:15:23Naïma, vous dites dans votre livre,
00:15:25la victimisation, le ressentiment,
00:15:27et le rejet de la France,
00:15:28sont devenus un véritable business,
00:15:30lucratif, structuré,
00:15:32alimenté par des éditeurs complaisants,
00:15:34des plateaux acquis d'avance,
00:15:35des subventions publiques,
00:15:37et des jurys de prix littéraires.
00:15:38C'est-à-dire qu'elle a, finalement,
00:15:42immergé totalement...
00:15:43À qui profite le crime, j'allais dire.
00:15:45Mais moi, je l'ai vu,
00:15:46même quand j'étais déléguée du préfet.
00:15:47J'ai vu le business des associations qui se créent,
00:15:50mais qui, en fait, faisaient en sorte
00:15:51de conforter les gens dans l'entre-soi,
00:15:54dans l'assignation à origine, etc.
00:15:57Et on voit aujourd'hui ce que ça donne.
00:15:59Notre pays est extrêmement fragmenté.
00:16:01Je parle aussi des prix littéraires.
00:16:03Il y en a certains que je cite dans mon livre,
00:16:06qui ont eu des financements extrêmement importants
00:16:08de l'État, avec des résidences artistes,
00:16:10et qui venaient pour, encore une fois,
00:16:13demander à la France de se flageller.
00:16:16Je parle aussi de ceux qui venaient aussi,
00:16:18grâce aux subventions de l'État,
00:16:21des collectivités, etc.,
00:16:23encore être dans la repentance,
00:16:25et être...
00:16:26Je suis désolée de le dire,
00:16:27mais c'est documenté, ça existe,
00:16:29on peut aller vérifier,
00:16:30j'en parle dans mon livre,
00:16:32aujourd'hui, ce qui fait que nous avons
00:16:33des générations de gamins
00:16:34qui sont français,
00:16:36mais qui sont dans la détestation.
00:16:37C'est une séance des crimes
00:16:39qui ont été commis contre notre jeunesse.
00:16:42Vous avez l'assimilation,
00:16:45j'ai bien compris à quel point,
00:16:47aujourd'hui,
00:16:48elle a du mal à se réaliser,
00:16:50si elle existe,
00:16:51mais est-ce que vous seriez également
00:16:53hostile à une intégration réussie ?
00:16:57Parce qu'il y en a, tout de même.
00:16:58Oui, mais moi,
00:16:59le mot intégration ne gêne pas,
00:17:00mais moi, je veux nommer,
00:17:02vraiment, je suis foncièrement
00:17:05dans ce qu'est ce pays,
00:17:07et ça me met hors de moi
00:17:09quand je vois comment
00:17:10on a dénigré ce mot assimilation.
00:17:13Je suis...
00:17:15Philippe l'a dit,
00:17:16je me sens assimilée,
00:17:17et des millions comme moi
00:17:18sont assimilées,
00:17:18des millions de personnes
00:17:20d'origine de Gréby,
00:17:21effectivement,
00:17:22mais ce sont des silencieux,
00:17:23ce qu'ils veulent,
00:17:24c'est élever bien leurs gamins
00:17:26et avancer, etc.,
00:17:27et ils sont navrés
00:17:28de voir qu'on a conduit
00:17:30aussi des générations
00:17:31à être aujourd'hui
00:17:32dans un échec d'assimilation
00:17:34et être dans des...
00:17:36Encore une fois,
00:17:36des liens...
00:17:37Enfin, je parle souvent
00:17:38d'assignation à origine,
00:17:40ou d'être même racialisé.
00:17:42Moi, je trouve terrible
00:17:43ce qu'on a mis en place,
00:17:45justement,
00:17:46au début des années 80
00:17:47avec SOS Racisme,
00:17:49avec tous ces mouvements
00:17:50indigénistes, etc.,
00:17:51de nous racialiser.
00:17:53Mais c'est terrible, en fait.
00:17:54Moi, je ne veux pas
00:17:55qu'on me racialise,
00:17:56je ne veux pas
00:17:57qu'on voit mes enfants
00:17:58comme d'origine ceci,
00:18:00ou comme des arabes,
00:18:01ou comme ceci.
00:18:02Je veux qu'on me voit
00:18:03comme des citoyennes
00:18:03à part entière
00:18:04et non pas des citoyens
00:18:05à part.
00:18:06C'est pour ça que,
00:18:06dans mon livre,
00:18:07je dénonce aussi
00:18:08une forme de la part
00:18:11de la gauche
00:18:11et aujourd'hui,
00:18:12les filles,
00:18:13de néocolonialisme.
00:18:14C'est-à-dire
00:18:15qu'ils ne supportent pas,
00:18:16en fait,
00:18:16qu'on soit traités
00:18:17comme des Français
00:18:18à part entière,
00:18:18avec, encore une fois,
00:18:19des droits,
00:18:20mais aussi des devoirs.
00:18:22Mais est-ce qu'il veut dire
00:18:23que ça a imposé
00:18:23un clivage au sein
00:18:24des gens, en fait,
00:18:26un peu comme vous,
00:18:28issus de l'immigration ?
00:18:31Finalement,
00:18:31il y a deux camps,
00:18:32alors, non ?
00:18:33Il y a des camps
00:18:34des gens comme vous
00:18:35et ils sont des millions,
00:18:36évidemment,
00:18:37qui disent
00:18:37mais laissez-nous vivre
00:18:38et nous,
00:18:39on a envie
00:18:39de vivre notre vie.
00:18:41Et puis d'autres
00:18:42qui sont dans une forme
00:18:44de détestation de...
00:18:45En fait,
00:18:46moi, ce que j'observe,
00:18:47c'est qu'il y a les personnes
00:18:48qui ont eu un parcours,
00:18:49un parcours tout à fait
00:18:50dans le cadre
00:18:50de la méritocratie
00:18:51à la française
00:18:52qui n'ont pas été
00:18:53baignées par,
00:18:54encore une fois,
00:18:55ce discours victimaire
00:18:57de la repentance
00:18:57qui ont fait en sorte
00:18:58d'élever leurs gamins.
00:18:59Moi, je vois plein de familles
00:19:00qui contournent
00:19:03les écoles de quartier
00:19:04pour mettre leurs gamins
00:19:05dans les écoles catholiques
00:19:07parce qu'ils cherchent
00:19:07avant tout
00:19:08l'autorité
00:19:09et qu'ils veulent
00:19:09que leurs gamins
00:19:10accèdent au savoir.
00:19:12Mais il y a une réalité
00:19:13dans notre pays,
00:19:14c'est qu'on a
00:19:15le HLM,
00:19:18auparavant,
00:19:18c'était un parcours
00:19:19résidentiel.
00:19:20Aujourd'hui,
00:19:20le HLM,
00:19:21il concentre aussi
00:19:22des populations
00:19:23issues de l'immigration
00:19:24qui sont aussi
00:19:25dans l'entre-soi
00:19:26et avec des politiques
00:19:27publiques
00:19:28qui ont été mises en place
00:19:29qui les gardent
00:19:30dans l'entre-soi.
00:19:31C'est-à-dire que
00:19:32dans notre pays,
00:19:34on s'enorgueillit
00:19:35de ne pas être
00:19:36un pays communautariste,
00:19:37mais moi,
00:19:38je peux vous le dire,
00:19:38dans le cadre
00:19:39des dispositifs politiques
00:19:40de la ville,
00:19:41de discrimination positive,
00:19:43on a justement
00:19:44favorisé
00:19:45et le communautarisme.
00:19:47Donc on est dans
00:19:47une situation
00:19:48et même
00:19:48des représentants
00:19:49communautaires.
00:19:51Pourquoi cette population
00:19:54totalement silencieuse
00:19:55justement ne s'élève pas
00:19:57ou ne se soulève pas
00:19:58en disant
00:19:59vous nous encartez
00:20:00finalement
00:20:01dans une vision
00:20:02et vous nous confrontez
00:20:04les uns les autres ?
00:20:05Pourquoi personne
00:20:06ne se soulève ?
00:20:07Il n'y a que des voix
00:20:09éparses à droite
00:20:10et à gauche.
00:20:10Pourquoi ?
00:20:11C'est vrai ce que vous dites ?
00:20:13C'est quoi ?
00:20:13Non,
00:20:13je pense que les gens
00:20:15ils vivent aussi
00:20:15dans un écosystème
00:20:16maintenant,
00:20:17ils n'ont pas la possibilité
00:20:18de sortir de ce quartier
00:20:20parce qu'il faut
00:20:20avoir les moyens.
00:20:22Mais moi,
00:20:23dans toutes les missions
00:20:24que j'ai pour l'État,
00:20:26notamment en tant
00:20:26que délégué du préfet,
00:20:27j'avais mis en place
00:20:28par exemple
00:20:28un conseil de veille sociale
00:20:31et les gens
00:20:32nous le disaient,
00:20:33ils disaient
00:20:33on ne nous laisse
00:20:34qu'entre soi.
00:20:35Par exemple,
00:20:35je vais vous raconter
00:20:36une anecdote,
00:20:36c'est-à-dire que nous,
00:20:37l'État,
00:20:38avec les financements
00:20:40de l'État,
00:20:41les fameux appels
00:20:42à projets,
00:20:43vous vous rendez compte
00:20:44qu'il y avait
00:20:44des appels à projets
00:20:46pour aider les associations,
00:20:48pour qu'on crée
00:20:48des associations
00:20:49de quartiers.
00:20:50Et si jamais
00:20:51vous ouvrez
00:20:52à l'ensemble de la ville,
00:20:53vous n'aviez pas
00:20:54les financements.
00:20:55Donc,
00:20:55on a créé aussi
00:20:56des conditions
00:20:57où il y ait
00:21:00entre soi
00:21:00cet enclavement.
00:21:01Et moi-même,
00:21:03quand j'avais été
00:21:04adjointe au maire
00:21:05de Dreux,
00:21:05j'avais dit
00:21:06mais non,
00:21:06on va faire en sorte
00:21:08que l'ensemble
00:21:09des habitants
00:21:10d'une ville
00:21:11puissent bénéficier
00:21:12des mêmes actions
00:21:13pour justement
00:21:14permettre cette mixité
00:21:16sociale et culturelle
00:21:16et l'altérité.
00:21:18Comment voulez-vous faire
00:21:20quand vous avez
00:21:20des écoles de quartier
00:21:22qui sont aujourd'hui
00:21:23le prolongement
00:21:24de l'entre-soi ?
00:21:25Et après,
00:21:25on va dire
00:21:28les amours,
00:21:30vous les faites
00:21:31au niveau
00:21:31de l'environnement
00:21:32où vous habitez.
00:21:34En tout cas,
00:21:35c'est passionnant.
00:21:37Ça suscite
00:21:37beaucoup de questions,
00:21:39beaucoup de réactions.
00:21:40Je pense que,
00:21:40d'ailleurs,
00:21:41Philippe,
00:21:41tout à l'heure,
00:21:42vous pourrez y revenir
00:21:42entre 19h et 20h
00:21:44sur ce sujet.
00:21:45Est-ce que l'intégration
00:21:47est un échec
00:21:47comme le dit
00:21:48Édouard Philippe ?
00:21:49Alors, évidemment,
00:21:49il se positionne
00:21:50en même temps.
00:21:51Ce n'est pas la première fois
00:21:52qu'il le dit
00:21:52puisque je me souviens
00:21:53J'espère qu'il va faire
00:21:54sans mai à coup ou pas.
00:21:55Excusez-moi de le dire
00:21:56comme ça.
00:21:57J'espère que ces politiques
00:21:58qui ont été aux manœuvres,
00:21:59qui ont gouverné,
00:22:01aujourd'hui,
00:22:01ils vont s'arrêter
00:22:02deux minutes
00:22:02et ils vont faire
00:22:02leur mea culpa.
00:22:03Vous n'avez pas le rapide
00:22:05tu l'as, c'est clair.
00:22:06Mais, vous savez,
00:22:07je rêve.
00:22:09Vous avez raison.
00:22:10Mais, voilà,
00:22:10qu'ils fassent leur mea culpa
00:22:11et qu'ils se disent
00:22:12on s'est trompé
00:22:13parce que, finalement,
00:22:14c'est le peuple
00:22:15qui est sacrifié.
00:22:16Parce que, dans mon livre,
00:22:16je parle aussi
00:22:17de la ruralité
00:22:17qui a été oubliée.
00:22:18Vous voyez,
00:22:19je parle aussi
00:22:21de cette France
00:22:22qu'on avait
00:22:23qu'il y avait
00:22:25un devoir
00:22:25de la transmettre.
00:22:27Parce que cette France,
00:22:28mon papa,
00:22:29il nous disait
00:22:29ne soyez pas ingrat
00:22:30parce qu'elle vous accueille.
00:22:31Elle nous accueille,
00:22:32elle nous permet
00:22:33de vous élever.
00:22:34Et de grandir.
00:22:35Et de grandir,
00:22:36exactement.
00:22:37Et je suis très fière
00:22:38d'être Française
00:22:39parce que, voilà,
00:22:40elle m'a aidé
00:22:41à grandir
00:22:41et à être une femme libre.
00:22:42Merci,
00:22:43Naïma M. Fadel.
00:22:44Donc, ce livre
00:22:45qui est passionnant
00:22:46et vous en parlez
00:22:46justement avec passion
00:22:47et avec votre cœur.
00:22:50Cécile,
00:22:51Le peuple sacrifié,
00:22:52la trahison des élites.
00:22:54Aux éditions Fayard.
00:22:55Vous l'avez bien défini.
00:22:56Philippe,
00:22:57donc,
00:22:57attend vos appels.
00:22:58Absolument.
00:22:58826-300-300.
00:23:00Tout à l'heure,
00:23:01entre 19h et 20h,
00:23:02on pourra y revenir
00:23:02très largement.
00:23:03Dans un instant,
00:23:04le procès du jour,
00:23:05le gouvernement
00:23:05qui prépare
00:23:06une surprime
00:23:08obligatoire
00:23:09sur vos contrats d'assurance
00:23:10pour payer les dégâts
00:23:11des casseurs.
00:23:12Et le gouvernement,
00:23:12je rappelle,
00:23:13revient après
00:23:141,2 milliard d'euros
00:23:15de dégâts.
00:23:16On en parle dans un instant.
00:23:17Est-ce que c'est normal
00:23:18de vouloir
00:23:19de créer une taxe émeute ?
00:23:20Je suis scandalisé.
00:23:22Je comprends.
00:23:23Sud Radio.
00:23:25Parlons vrai.
00:23:27Le procès du jour.
00:23:29Le procès du jour,
00:23:30c'est le gouvernement
00:23:31qui prépare
00:23:31donc une surprime
00:23:33obligatoire
00:23:33sur vos contrats d'assurance
00:23:34pour payer les dégâts
00:23:35des casseurs.
00:23:36Le gouvernement,
00:23:37il revient
00:23:38après 1,2 milliard d'euros
00:23:40de dégâts
00:23:41avec cette question du jour.
00:23:42Est-ce qu'il est normal
00:23:43de créer cette taxe émeute,
00:23:45monsieur le procureur ?
00:23:46Eh bien, écoutez,
00:23:47parce que,
00:23:48pour l'accusation,
00:23:49pourquoi cette contribution
00:23:50peut paraître injuste ?
00:23:52Eh bien,
00:23:52parce qu'elle fait supporter
00:23:53aux assurés
00:23:54une partie du coup
00:23:54d'actes qu'ils n'ont pas commis,
00:23:56évidemment.
00:23:57La sécurité est une mission
00:23:58d'État.
00:23:59Alors,
00:23:59à la défense,
00:24:00on l'écoutera tout à l'heure,
00:24:01mais c'est vrai
00:24:03que le mécanisme
00:24:04pourrait se justifier
00:24:06parce que la priorité,
00:24:08c'est de réparer
00:24:10rapidement,
00:24:10évidemment.
00:24:11On pense à tous
00:24:11ces commerçants
00:24:13parce qu'un fonds
00:24:14peut préserver aussi
00:24:15l'accès à l'assurance
00:24:16pour tous.
00:24:16Sinon,
00:24:17les assurances
00:24:18peuvent exploser.
00:24:19Donc voilà,
00:24:20tout est posé
00:24:20sur la table.
00:24:21À vous
00:24:22d'en débattre
00:24:23dans ce procès
00:24:24entre l'accusation
00:24:26et puis la défense
00:24:26et les auditeurs
00:24:27au 0826 300 300.
00:24:29Et la parole est à
00:24:30l'accusation.
00:24:32Philippe David ?
00:24:33Alors,
00:24:33l'accusation,
00:24:34moi,
00:24:34je pense que
00:24:35c'est un scandale
00:24:36de demander
00:24:36une fois de plus
00:24:37aux honnêtes gens
00:24:38qui travaillent,
00:24:39qui payent des impôts,
00:24:40qui payent leurs primes
00:24:41d'assurance
00:24:41de payer pour les casseurs.
00:24:43Alors,
00:24:43les casseurs,
00:24:44pour moi,
00:24:45ils doivent payer
00:24:45à l'euro près
00:24:47tout ce qu'ils ont fait,
00:24:48quitte à ce qu'ils payent
00:24:49toute leur vie
00:24:50et je estime
00:24:51que tout doit être
00:24:52saisissable.
00:24:53Je n'ai aucun problème
00:24:54là-dessus.
00:24:55Tu casses,
00:24:56tu payes
00:24:56et tu casses pour 100,
00:24:58tu payes pour 100
00:24:58et même,
00:24:59il faudrait payer pour 110
00:25:00ou 120.
00:25:00Lui,
00:25:01les dommages,
00:25:01c'est intérêt
00:25:01parce qu'il faut quand même
00:25:04faire comprendre
00:25:05qu'il y a une autorité
00:25:06en France,
00:25:06même s'il n'y a plus
00:25:07beaucoup d'autorité nulle part
00:25:08venant de l'État,
00:25:09soit dit en passant.
00:25:10Et comme toujours,
00:25:11il y a les dindons
00:25:12de la farce,
00:25:13j'allais dire qu'il y a
00:25:13les couillons,
00:25:14ce sont les Français
00:25:15qui travaillent,
00:25:15qui se lèvent,
00:25:16qui payent des impôts
00:25:17et qui en ont,
00:25:18je dois le dire,
00:25:19comme moi,
00:25:19râle-pompon.
00:25:20Maître,
00:25:21vous avez la parole.
00:25:23C'est à vous
00:25:24l'accusation.
00:25:25Bonjour,
00:25:25dans l'accusation
00:25:26dans la défense.
00:25:27Alors là,
00:25:27je souscris parfaitement
00:25:28à ce que vient de dire
00:25:29Philippe David,
00:25:29c'est vrai que c'est un scandale,
00:25:31il n'y a pas d'autre terme.
00:25:32Je ne vois pas pourquoi
00:25:33des gens paieraient
00:25:34pour les bêtises de certains,
00:25:36sachant qu'il faut-il le rappeler,
00:25:37on paye quand même
00:25:37évidemment beaucoup d'impôts
00:25:38et il me semble
00:25:39que le seul rôle de l'État
00:25:40devrait être de protéger
00:25:41les biens,
00:25:42les personnes,
00:25:43les contrats.
00:25:43On devrait se contenter de ça.
00:25:45Et le problème de l'État,
00:25:46c'est qu'il a mis ses doigts
00:25:47un peu partout
00:25:48et du coup,
00:25:48il est absolument incapable
00:25:49d'assurer aujourd'hui
00:25:50la sécurité des commerçants.
00:25:52Souvenez-vous des consignes
00:25:53d'officiels
00:25:53qui disaient,
00:25:54avant la seconde manifestation,
00:25:56qu'ils recommandaient aux commerçants
00:25:58de se protéger eux-mêmes
00:26:00parce qu'en fait,
00:26:01on ne savait pas
00:26:01si la police allait être au niveau.
00:26:04Donc vraiment,
00:26:04il me semble qu'en plus,
00:26:05ça donne un très mauvais signal
00:26:07aux casseurs
00:26:07parce qu'on leur dit,
00:26:08attendez,
00:26:08ne vous inquiétez pas,
00:26:09il y aura toujours quelqu'un
00:26:09pour payer pour vous
00:26:10et ce sont même les honnêtes gens
00:26:12qui vont payer pour vous.
00:26:13Donc payer pour des catastrophes naturelles,
00:26:14je comprends très bien.
00:26:15Comme vous le savez,
00:26:16il y a une partie des assurances
00:26:17qui sont prélevées
00:26:19pour justement prévenir,
00:26:21réparer les dégâts
00:26:22causés par des catastrophes naturelles.
00:26:24Mais pardon,
00:26:24les émeutes ne sont pas
00:26:26des catastrophes naturelles.
00:26:28La parole à la défense.
00:26:29Alors,
00:26:30ce qu'il y a d'intéressant,
00:26:31dans vos propos,
00:26:32c'est qu'ils sont fondés
00:26:34sur le mode optatif,
00:26:35c'est-à-dire qu'ils constèrent
00:26:37que la politique,
00:26:38c'est de formuler des vœux,
00:26:40mais de ne pas s'attacher
00:26:42à la possibilité de les réaliser.
00:26:44J'entends bien
00:26:45que ce serait parfait
00:26:47de faire payer aux casseurs
00:26:49les dégâts qu'ils ont causés.
00:26:51Mais on sait parfaitement
00:26:53que dans notre démocratie,
00:26:55ce souhait,
00:26:57cette exigence
00:26:58ne se réaliseront jamais
00:27:00parce qu'en réalité,
00:27:01notre vie parlementaire,
00:27:03par exemple,
00:27:04est tellement complexe
00:27:05qu'elle n'aboutira jamais
00:27:07aux résultats que vous espérez.
00:27:09Et si j'ai bien compris
00:27:11ce qu'a dit tout à l'heure
00:27:12le procureur,
00:27:13c'est sûr que la taxe émeute
00:27:16a l'avantage de l'efficacité,
00:27:18même si j'admets bien volontiers
00:27:21qu'elle peut peser
00:27:23sur d'autres
00:27:24une responsabilité
00:27:26qui ne leur revient pas.
00:27:27moi, je privilégie
00:27:29l'efficacité
00:27:30à l'utopie.
00:27:31Si vous permettez,
00:27:33avant le témoin.
00:27:34Oui, une précision.
00:27:36Le principe du fonds
00:27:37a déjà été inscrit
00:27:38dans la loi.
00:27:39Ça date de l'année dernière,
00:27:40de février 2026.
00:27:42C'est un fonds
00:27:43de mutualisation
00:27:43des risques d'émeute.
00:27:45Là,
00:27:46ce qui est en jeu,
00:27:47c'est la variation du taux.
00:27:49Le taux pourrait être
00:27:50de 0,8%.
00:27:53Ce n'est pas fixé encore,
00:27:55mais c'est ce qui serait avancé.
00:27:57Allez, notre témoin.
00:27:58Oui,
00:27:59une petite précision
00:28:00encore supplémentaire.
00:28:01Il ne faut pas oublier
00:28:01que dans le même temps,
00:28:02il y aurait quand même
00:28:04qui permettrait
00:28:05d'abonder
00:28:06à ce fonds.
00:28:08Le principe aussi,
00:28:10même si ce serait détourné,
00:28:11le principe de,
00:28:12on l'a évoqué hier,
00:28:13casseur-payeur.
00:28:15Bien sûr,
00:28:15qui pourrait permettre
00:28:17de prendre les gens
00:28:17qui cassent
00:28:18et puis de les faire
00:28:19casquer.
00:28:20En clair,
00:28:21on paierait
00:28:21et le gouvernement
00:28:22se rembourserait lui-même.
00:28:25C'est bien résumé
00:28:29parce qu'il ne vous rembourse
00:28:30jamais.
00:28:32C'est comme disait Coluche,
00:28:33la méthode de Moteur-Monte
00:28:34donnerait l'heure.
00:28:35Cécile,
00:28:35dites donc,
00:28:35vous devriez être
00:28:36au gouvernement.
00:28:38Elle est déjà préfète.
00:28:40Allez,
00:28:41notre témoin du jour,
00:28:42Raphaël,
00:28:43est avec nous
00:28:43de Boulangby en cours.
00:28:44Bonsoir Raphaël.
00:28:45Bienvenue sur Sud Radio.
00:28:46Merci.
00:28:47Vous êtes plutôt
00:28:48de l'accusation
00:28:49ou de la défense ?
00:28:51Moi,
00:28:52je suis plutôt
00:28:52de l'accusation.
00:28:53Je vais vous dire
00:28:54non,
00:28:55monsieur,
00:28:55la taxe émeute
00:28:56n'est absolument pas efficace.
00:28:57Et je vais vous dire
00:28:58quelque chose,
00:28:58même mieux vivre en sécurité,
00:28:59ce n'est pas un privilège,
00:29:01c'est un droit.
00:29:02Les Français,
00:29:02je vais vous dire quelque chose,
00:29:04payent des impôts
00:29:04et en échange,
00:29:05l'État leur garantit
00:29:07leur protection.
00:29:07C'est le socle même
00:29:08de l'État de droit.
00:29:09Alors,
00:29:10je vais vous dire moi
00:29:10ce que payent les Français
00:29:11très rapidement,
00:29:12en deux points.
00:29:131300 milliards d'euros
00:29:14d'impôts
00:29:14et de cotisations par an,
00:29:1645% de prélèvements
00:29:18obligatoires.
00:29:19les Français travaillent
00:29:20gratos
00:29:21à partir du 16 du mois.
00:29:23Et moi,
00:29:23je vais vous dire quelque chose.
00:29:24Aujourd'hui,
00:29:24moi,
00:29:24je suis à Nice,
00:29:25d'accord ?
00:29:25Alors,
00:29:25allez dire aux commerçants
00:29:26qui ont été fracassés,
00:29:27qui ont été pillés,
00:29:28qui ont été violentés,
00:29:29qu'ils doivent payer
00:29:30encore plus d'impôts
00:29:31alors qu'ils n'arrivent
00:29:32même plus à ouvrir
00:29:32leur commerce.
00:29:33À Nice,
00:29:34je vais vous dire,
00:29:35il y a le gérant
00:29:36du Micromania
00:29:37qui a été tabassé
00:29:38et qui n'est plus ouvert
00:29:39encore jusqu'à aujourd'hui.
00:29:41Vous allez lui dire
00:29:41à ce cher monsieur
00:29:42d'aller payer
00:29:42des impôts supplémentaires ?
00:29:44Ça suffit
00:29:45de demander aux Français,
00:29:46ça suffit de demander
00:29:47aux Français,
00:29:47de donner aux gens
00:29:48qui travaillent,
00:29:48de payer pour ceux
00:29:49qui ne contribueront
00:29:50rien à la société.
00:29:51C'est tellement vrai.
00:29:53Oui,
00:29:53c'est vrai.
00:29:54Alors,
00:29:54comme vous l'avez dit,
00:29:55Raphaël,
00:29:56je ne veux pas forcément
00:29:58vous contredire,
00:29:59mais la société.
00:30:00Et la société,
00:30:00c'est ça,
00:30:01c'est être ensemble
00:30:02et évidemment,
00:30:04bien souvent,
00:30:04quand on est en société,
00:30:05on peut payer
00:30:06pour les autres, quoi.
00:30:07Mais c'est un peu ça.
00:30:09Après,
00:30:10c'est la juste répartition,
00:30:11quoi.
00:30:11Pas pour les fautes
00:30:12des autres.
00:30:13Quand les autres
00:30:14ont des accidents
00:30:14dans la vie,
00:30:15c'est parfaitement normal.
00:30:16C'est le principe
00:30:16de la fraternité,
00:30:17c'est le principe
00:30:17de la solidarité.
00:30:18Maintenant,
00:30:19quand quelqu'un
00:30:19fait une bêtise,
00:30:20il n'y a pas aucune raison
00:30:21de payer pour la personne,
00:30:22surtout quand,
00:30:23effectivement,
00:30:23on est dans un acte
00:30:24parfaitement volontaire.
00:30:25C'est insupportable.
00:30:27Il faut arrêter
00:30:28de demander aux Français
00:30:28de payer.
00:30:29Il faut arrêter
00:30:30de demander aux gens
00:30:30qui travaillent de payer.
00:30:32On paye,
00:30:32on paye,
00:30:33on paye.
00:30:33On est un des pays
00:30:34les plus taxés au monde,
00:30:35si ce n'est le plus taxé au monde.
00:30:37C'est vrai.
00:30:38Mais pourquoi il n'y a pas
00:30:38de contre-manifestation
00:30:40contre les casseurs ?
00:30:41Pourquoi ?
00:30:41Pourquoi ça n'existe pas,
00:30:42ça non plus ?
00:30:43Ah bah non,
00:30:43mais là,
00:30:43vous allez envoyer du monde.
00:30:45Non,
00:30:46ça risque d'être dangereux
00:30:47dans la société.
00:30:48mais il peut y avoir
00:30:50des manifestations pacifistes
00:30:51pour dire,
00:30:52oui,
00:30:52stop,
00:30:52Contre les casseurs.
00:30:54Oui,
00:30:54Raphaël.
00:30:55Exactement,
00:30:56et vous avez tout à fait raison.
00:30:57Je vais vous dire,
00:30:58moi je suis à Nice
00:30:59ce soir,
00:31:00parce que demain,
00:31:01il y a un contre-manifestation
00:31:02à 18h30
00:31:03au palais des expositions
00:31:05par vide de l'Europe
00:31:06qui est mené
00:31:06par le collectif citoyen
00:31:08La France résiste.
00:31:10Non mais,
00:31:10il y a une chose,
00:31:11moi je suis pour
00:31:12qu'on fasse des fonds,
00:31:13je vais prendre un exemple.
00:31:14Vous avez un fonds de garantie
00:31:15pour si vous avez
00:31:16un accident de voiture
00:31:17et que la personne
00:31:18qui vous percute
00:31:18n'est pas assurée.
00:31:20Vous regardez
00:31:21dans vos primes d'assurance,
00:31:22c'est dedans.
00:31:22Moi je suis pour,
00:31:23parce que ça,
00:31:24comme le disait très justement
00:31:25Benoît Perrin,
00:31:25c'est de la solidarité,
00:31:27la personne n'a rien demandé
00:31:28d'être percutée
00:31:29par quelqu'un
00:31:29qui ne paye pas
00:31:30sa prime d'assurance.
00:31:31En revanche,
00:31:32pour les casseurs,
00:31:33ce sont des gens,
00:31:34on ne me dira pas
00:31:35qu'ils ne savent pas
00:31:39qu'il ne faut pas le piller,
00:31:40etc.
00:31:41Mais le souci,
00:31:42c'est qu'on est tellement
00:31:43dans l'inversion des valeurs
00:31:45depuis des années
00:31:45qu'on vous dit
00:31:46« Oh mais les pauvres petits chéris,
00:31:48ils pillent,
00:31:48ce n'est pas de leur faute
00:31:49parce que ceci,
00:31:50parce que cela,
00:31:51parce que le truc,
00:31:51parce que le bidule. »
00:31:52Il faut arrêter,
00:31:53tu casses,
00:31:54tu payes,
00:31:55parce que nous sommes,
00:31:57et ce n'est pas Benoît Perrin
00:31:58qui va me contredire,
00:31:59le pays le plus taxé au monde
00:32:00ou comme le disait
00:32:01notre auditeur.
00:32:03Vous avez raison,
00:32:04sauf que,
00:32:05petite précision
00:32:06par rapport à ça,
00:32:07il faut quand même
00:32:08un fonds
00:32:10immédiatement
00:32:11venir en aide
00:32:12aux commerçants,
00:32:13aux gens
00:32:14qui ont été cassés.
00:32:16Oui,
00:32:17mais plutôt qu'aller chercher
00:32:18dans la poche des Français,
00:32:19vous mettez en place
00:32:20un fonds,
00:32:20et puis ensuite,
00:32:21vous vous êtes l'État.
00:32:22C'est à partir de la poche des Français.
00:32:23Non, non,
00:32:23et vous vous remboursez
00:32:24après ce que vous êtes allé chercher
00:32:25chez les autres.
00:32:26Mais le fonds viendra forcément
00:32:27de la poche des Français.
00:32:29Cécile.
00:32:29Ben si.
00:32:30Ben de la poche des Français
00:32:31qui...
00:32:31Malheureusement,
00:32:32ou alors sinon,
00:32:33non mais c'est l'un des risques.
00:32:35Moi, je suis procureur,
00:32:36je suis là pour tout poser
00:32:37et tout mettre sur la table.
00:32:38Sinon, ce sont les assurances
00:32:40qui prendront tout en charge
00:32:42et elles vont faire augmenter
00:32:43les primes.
00:32:43Mais c'est déjà le cas.
00:32:45Et les commerçants
00:32:46et c'est déjà le cas.
00:32:47Non mais Patrick,
00:32:47si c'est la norme,
00:32:49si on décide aujourd'hui
00:32:50que la norme,
00:32:51c'est à chaque manifestation
00:32:52de cramer des magasins
00:32:56et de casser des choses,
00:32:57il faut que l'État,
00:32:58dans son budget,
00:32:59dise ben voilà,
00:32:59on va mettre en place un fonds
00:33:03qui servira à ça
00:33:04à ce moment-là
00:33:05et on ira chercher.
00:33:06C'est le principe de ce fonds.
00:33:08Voilà.
00:33:08Mais ce fonds,
00:33:09il ne vient pas de nous,
00:33:10il vient du budget de l'État.
00:33:12Pas de nous.
00:33:13Mais l'État,
00:33:13c'est vous, Cécile.
00:33:16Ils font des économies
00:33:17sur leur train.
00:33:18Ah oui,
00:33:18c'est autre chose.
00:33:20Excusez-moi,
00:33:21je me permets simplement
00:33:22de rajouter ce point.
00:33:23Déjà,
00:33:23le budget de l'État,
00:33:24je vais vous dire,
00:33:25c'est nous,
00:33:25c'est nous tous,
00:33:26avec nos impôts.
00:33:27Et je vais vous dire aussi
00:33:28autre chose.
00:33:29Si les casseurs se permettent
00:33:30aujourd'hui de venir piller,
00:33:32de casser,
00:33:32de violenter,
00:33:33il faut quand même
00:33:34se poser la question
00:33:34de pourquoi,
00:33:35parce qu'ils n'ont pas peur.
00:33:36Ils n'ont plus peur.
00:33:38Et je vais vous dire,
00:33:38on peut regarder
00:33:39ce qui se passe
00:33:39dans les autres pays.
00:33:40Non,
00:33:41on pense qu'il faut
00:33:42à chaque fois régler
00:33:43avec de l'argent,
00:33:43de l'argent,
00:33:44de l'argent.
00:33:44Non,
00:33:45il faut instaurer
00:33:46par décret,
00:33:47d'accord,
00:33:47ce qu'a fait exactement,
00:33:48par exemple,
00:33:48l'Italie de Giorgia Lalloni
00:33:50juste après les émeutes,
00:33:51d'accord,
00:33:52où, par exemple,
00:33:54lorsque vous participez
00:33:55à des manifestations violentes,
00:33:56et bien,
00:33:57vous,
00:33:57et que vous lancez des pétards,
00:33:59que vous êtes à plus de 5
00:34:00au sein de ces manifestations,
00:34:02et bien,
00:34:03vous risquez jusqu'à 5 ans
00:34:04d'emprisonnement
00:34:04et je ne sais pas combien
00:34:05de dizaines de milliers
00:34:06d'euros d'amende.
00:34:07Si vous êtes masqué,
00:34:08vous risquez encore plus.
00:34:10Ça suffit de demander
00:34:11aux Français de payer.
00:34:12Les Français en ont marre.
00:34:14À partir du 16 du mois,
00:34:16madame,
00:34:16je vais vous dire,
00:34:17à partir du 16 du mois,
00:34:18les Français travaillent
00:34:19gratuitement pour l'État.
00:34:20Vous,
00:34:21moi,
00:34:21tout le monde.
00:34:22Ça suffit maintenant.
00:34:23L'enjeu central,
00:34:25jusqu'à présent,
00:34:26c'est effectivement
00:34:26qu'il était très difficile
00:34:27d'aller chercher
00:34:27les prestations sociales
00:34:29qu'on donnait justement
00:34:30aux casseurs.
00:34:30Et là,
00:34:31l'idée de la loi,
00:34:32c'est d'être en mesure
00:34:33d'aller chercher
00:34:34sur les APL,
00:34:35sur les allocations familiales,
00:34:36et depuis hier,
00:34:37grâce à la lecture au Sénat,
00:34:38d'aller chercher aussi
00:34:39sur le RSA,
00:34:40sur les compléments familiales,
00:34:41sur l'allocation
00:34:42d'entrée scolaire.
00:34:42Bref,
00:34:43taper en fait
00:34:43dans toutes les prestations sociales
00:34:45pour justement
00:34:47punir durement
00:34:47ceux qui cassent.
00:34:48Non mais,
00:34:49un huissier,
00:34:49quand vous ne payez pas,
00:34:50il vous prend votre voiture,
00:34:51ils vont prendre ça,
00:34:52et bien,
00:34:53et bien,
00:34:53pourquoi pas là ?
00:34:54Oui,
00:34:54mais souvent,
00:34:54ce sont des gens,
00:34:55entre guillemets,
00:34:56insolvables,
00:34:56et donc le seul moyen
00:34:57en quelque sorte
00:34:57de récupérer de l'argent,
00:34:58c'est d'aller
00:35:00taper dans les prestations sociales.
00:35:01En complément,
00:35:02avant que je ne tranche,
00:35:04voyons du côté
00:35:05des réseaux sociaux
00:35:06avec vous,
00:35:06Antonin.
00:35:07Que dit Antonin ?
00:35:07La sagesse Antonin.
00:35:09Oui,
00:35:09Madame la Présidente,
00:35:10j'ai reculé plusieurs témoignages.
00:35:11Alors,
00:35:11il y a Sonia
00:35:12qui a dû vous écouter,
00:35:14mon cher fils David,
00:35:15et qui nous dit
00:35:15c'est simple,
00:35:16ce sont toujours
00:35:16les gens honnêtes
00:35:17qui payent,
00:35:17les casseurs peuvent recommencer,
00:35:19c'est open bar,
00:35:19il ne faut pas s'étonner
00:35:21qu'on soit la risée du monde.
00:35:23Nadine qui complète
00:35:24toujours les mêmes
00:35:25qui vont passer à la caisse
00:35:26de gré ou de force,
00:35:27et Pierre qui fait partie
00:35:28de la minorité des oui
00:35:29et qui nous dit
00:35:29d'un côté,
00:35:30tant que les Français
00:35:30seront d'accord
00:35:31avec le fait
00:35:32d'être extrêmement fermes
00:35:33avec les manifestants
00:35:34sans que cela fasse scandale,
00:35:36le gouvernement aura peur
00:35:37de remplir son rôle.
00:35:38Donc je dirais oui,
00:35:38c'est mérité,
00:35:39c'est aux Français
00:35:39de payer les conséquences
00:35:40de leur lâcheté.
00:35:41Alors,
00:35:42verdict ?
00:35:42Alors,
00:35:43verdict,
00:35:44je pense qu'il faut un fonds,
00:35:45quoi qu'il en soit,
00:35:46qui peut être utile
00:35:47pour protéger
00:35:49et indemniser
00:35:50les victimes,
00:35:51mais que ce fonds,
00:35:52évidemment,
00:35:53on avance de l'argent
00:35:54à partir des primes
00:35:55d'assurance
00:35:56et puis l'État,
00:35:57mais qu'on se rembourse
00:35:59intégralement
00:35:59auprès des casseurs.
00:36:01Voilà.
00:36:01Et voilà,
00:36:02et qu'on y aille.
00:36:03Et on va chercher
00:36:03les iPhones,
00:36:05les GD.
00:36:05La bouclée,
00:36:06bouclée,
00:36:06avec le débat d'hier
00:36:08que nous avions
00:36:09autour des casseurs payeurs.
00:36:12Allez,
00:36:12dans un instant,
00:36:13Cécile.
00:36:14Et puis,
00:36:14on continue,
00:36:15merci Raphaël.
00:36:16Vous continuez d'appeler
00:36:17tout à l'heure
00:36:17si vous voulez témoigner
00:36:18entre 19h et 20h
00:36:20avec l'excellent
00:36:21Philippe David
00:36:21et ses bonbons
00:36:22Michoko.
00:36:24Merci,
00:36:24merci Raphaël
00:36:25de nous avoir appelés
00:36:27ici comme Raphaël.
00:36:28Vous voulez participer
00:36:28au débat.
00:36:29Vous êtes les bienvenus
00:36:300826.
00:36:31300,
00:36:32300,
00:36:33dans un instant,
00:36:34les amis.
00:36:34Qu'est-ce qu'on fait
00:36:35dans un instant ?
00:36:36La cage au fou ?
00:36:37Il est 46.
00:36:38Il a encore comme problème.
00:36:40Le football américain.
00:36:41La NFL,
00:36:42vous savez qu'on a eu
00:36:43à la place du rugby ?
00:36:45Ça ne lui a pas plu
00:36:46du tout.
00:36:47Thomas Serafine,
00:36:48il est inégalable,
00:36:50évidemment,
00:36:50on l'entend
00:36:51dans un instant.
00:36:52A tout de suite.
00:36:54Les vraies voix
00:36:55Sud Radio.
00:36:56Les vraies voix
00:36:57Sud Radio.
00:36:58C'est pas faux ce qu'il dit.
00:36:59C'est pas faux.
00:37:00Il court combien ?
00:37:015 secondes ?
00:37:03Ah oui,
00:37:04il faut faire,
00:37:04comme il le dit,
00:37:059,14 mètres en 4 coups.
00:37:07First down and 10,
00:37:08par exemple,
00:37:09c'est le premier down,
00:37:10vous en avez 4.
00:37:11Mais c'est vrai que...
00:37:12On n'a rien compris.
00:37:13Non mais vous avez
00:37:1510 yards à faire
00:37:16en 4 fois.
00:37:17Mais vous courez
00:37:172 secondes,
00:37:18même parfois,
00:37:19même pas.
00:37:20Ça court même pas,
00:37:21le ballon sort,
00:37:21le type se fait...
00:37:22C'est un sport de feignant,
00:37:22en fait.
00:37:23Les règles ne sont pas évidentes.
00:37:25Ah si,
00:37:25elles sont très simples.
00:37:27Ah bon ?
00:37:27Non,
00:37:27non mais je vous les expliquerai,
00:37:28c'est trop loin.
00:37:29Non,
00:37:30non,
00:37:30c'est trop loin.
00:37:31Non,
00:37:31carte blanche.
00:37:33Allez.
00:37:35C'est de Philippe Bilger d'abord.
00:37:36Ah bon,
00:37:37d'accord.
00:37:37Ok.
00:37:37Très bien.
00:37:38Alors,
00:37:39j'ai...
00:37:40Vous avez 9 yards.
00:37:41Ah mais,
00:37:42attention à la réclame.
00:37:44C'est terminé.
00:37:44La réclame dans 1 minute 30.
00:37:46Il y a quelque chose
00:37:47qui se passe
00:37:48entre Bruno Retailleau
00:37:49et David Lissnard.
00:37:52Celui-ci est en train
00:37:54de monter
00:37:54dans les sondages.
00:37:57La médiatisation
00:37:58autour de lui
00:37:59est considérable.
00:38:01Et de l'autre côté,
00:38:03Bruno Retailleau,
00:38:04qui est assez entêté,
00:38:06courageux
00:38:07et libre,
00:38:08ne décidera pas
00:38:09de lui-même
00:38:10d'abandonner
00:38:11au profit
00:38:12de David Lissnard.
00:38:14Donc,
00:38:14j'attends
00:38:15avec impatience
00:38:16ce que décréteront,
00:38:18si j'ose dire,
00:38:19ce qu'évalueront
00:38:20les sondages
00:38:21au mois de février,
00:38:23puisque,
00:38:25selon un grand spécialiste
00:38:26de la politique
00:38:29politicienne,
00:38:30François Hollande,
00:38:31c'est en février
00:38:32que les choses
00:38:33se décanteront.
00:38:34Donc,
00:38:35je ne crois pas
00:38:36qu'ils décideront
00:38:37d'eux-mêmes
00:38:37d'abandonner,
00:38:39mais j'espère
00:38:40que les sondages
00:38:41donneront
00:38:42l'envie
00:38:43à l'un ou à l'autre
00:38:44de se désister
00:38:45en faveur de l'autre.
00:38:47Oui.
00:38:47Bon,
00:38:48on va suivre ça
00:38:49parce qu'il se passe
00:38:50quelque chose,
00:38:51c'est le truc qui...
00:38:52Oui,
00:38:52il se passe quelque chose.
00:38:53Allez,
00:38:54l'autre carte blanche.
00:38:55Benoît Perrin,
00:38:56une petite minute.
00:38:57Alors,
00:38:58une minute pour vous dire
00:38:59qu'il y a eu un rapport
00:38:59très intéressant
00:39:00qui a été sorti hier
00:39:01par une direction statistique
00:39:02de l'État
00:39:03qui vraiment met le doigt
00:39:04sur, me semble-t-il,
00:39:05un des vrais problèmes
00:39:05de la dépense publique
00:39:06en France,
00:39:07qui est la part du social.
00:39:08Et là,
00:39:08elle nous explique bien
00:39:09qu'en fait,
00:39:10vous avez à peu près
00:39:12930 milliards
00:39:12qui sont versés
00:39:13tous les ans
00:39:14sur une dépense publique
00:39:15qui est d'à peu près
00:39:151700 milliards.
00:39:16Donc,
00:39:16vous voyez,
00:39:17plus de 50%
00:39:17de la dépense publique
00:39:18se fait du social.
00:39:19Le social,
00:39:20c'est quoi ?
00:39:20C'est la retraite,
00:39:21l'assurance maladie,
00:39:22le logement,
00:39:22les minima sociaux,
00:39:23la famille ou l'emploi.
00:39:25Et me semble-t-il,
00:39:26la conclusion
00:39:27qu'on peut tirer
00:39:28de ce rapport,
00:39:28c'est que malheureusement,
00:39:29on est aujourd'hui
00:39:30un pays pauvre
00:39:31parmi les pays riches
00:39:32avec un modèle
00:39:33qui a été bâti
00:39:34du temps où nous étions
00:39:35un pays riche
00:39:36parmi les pays riches.
00:39:37Et donc,
00:39:37autrement dit,
00:39:38aujourd'hui,
00:39:38on a des dépenses sociales
00:39:41qui représentent
00:39:41à peu près 33%
00:39:42de notre PIB.
00:39:43La moyenne européenne
00:39:44est à 28%.
00:39:45Et je crois
00:39:45qu'on peut s'en désoler
00:39:46et on peut espérer
00:39:48qu'à l'occasion
00:39:49de l'élection présidentielle,
00:39:50on ait enfin des candidats
00:39:51qui nous prennent
00:39:52des mesures
00:39:53très stimulantes
00:39:54pour justement
00:39:55dynamiser la croissance française
00:39:56parce qu'un des grands problèmes
00:39:57de la France,
00:39:58c'est qu'il y a passé
00:39:58de création de richesses
00:39:59et on passe son temps
00:40:00à se partager des miettes.
00:40:02Je ne crois pas
00:40:02que les deux favoris
00:40:04pour l'instant
00:40:04aient envie
00:40:05d'aller dans votre sens.
00:40:07Les deux favoris,
00:40:08que ce soit Mélenchon
00:40:10ou Marine Le Pen.
00:40:10Bon tiens,
00:40:11on pourra peut-être
00:40:11en parler.
00:40:12Merci beaucoup.
00:40:13Dans un instant,
00:40:14peut-être aussi
00:40:15à 19h
00:40:16puisque Philippe
00:40:16parlera beaucoup
00:40:17du pouvoir d'achat.
00:40:18Absolument,
00:40:18on va parler du pouvoir d'achat
00:40:19et vous n'avez pas trop
00:40:20le moral d'ailleurs
00:40:20mais nous,
00:40:21on va vous le donner
00:40:21sur Sud Réguel.
00:40:22Évidemment,
00:40:23même si l'actualité
00:40:26avec l'accident de train,
00:40:27on va en parler
00:40:28dans le journal,
00:40:28dans un instant,
00:40:29en Espagne,
00:40:30quand même 68 morts
00:40:31le dernier bilan
00:40:31et on sera avec
00:40:33un spécialiste aussi
00:40:34juste après les infos
00:40:35dans un instant.
00:40:36C'est coup dur
00:40:36après coup dur,
00:40:37c'est terrible.
00:40:38Dans un instant aussi,
00:40:39le coup de chaud
00:40:39de Philippe David.
00:40:41Sur quoi ?
00:40:42Ah ben,
00:40:43la nouvelle,
00:40:44il y a une chose
00:40:44qui explose en France,
00:40:46c'est les idées d'impôts
00:40:47et là,
00:40:47ils en ont trouvé
00:40:48une bien vicieuse
00:40:50cachée derrière les fagots.
00:40:51Vous allez voir.
00:40:52Vous aimez ça,
00:40:53vous,
00:40:53les vicieuses.
00:40:57Sud Radio,
00:40:59parlons vrai.
00:41:0110h midi,
00:41:02Sud Radio,
00:41:03à vous de le dire,
00:41:04Stéphanie Demiru,
00:41:05Cécile Demenibus,
00:41:06Patrick Roger,
00:41:07Philippe David.
00:41:09Et Benoît Perrin
00:41:10était avec nous,
00:41:11directeur de Contribuables
00:41:12Associés et Philippe Bilger.
00:41:14Et vous,
00:41:140826 300 300,
00:41:17dans quelques minutes,
00:41:18on reviendra sur le mur
00:41:18de la vérité.
00:41:19Les entreprises,
00:41:20peuvent-elles supporter
00:41:21une augmentation du SMIC
00:41:22de 1,5% ?
00:41:24C'est ce qui est demandé,
00:41:26bien sûr.
00:41:26Nous en parlerons
00:41:27avec vous,
00:41:290826 300 300,
00:41:31qu'est-ce que vous en pensez,
00:41:32bien sûr.
00:41:33Et puis,
00:41:33l'autre sujet aussi,
00:41:34tout à l'heure,
00:41:35à 18h30,
00:41:36dans notre grand débat du jour,
00:41:37Cécile,
00:41:38c'est au tour du second tour
00:41:39de la présidentielle.
00:41:40Oui,
00:41:41c'est sur le calendrier présidentiel,
00:41:43puisque Bruno Retailleau
00:41:44pense que le lendemain
00:41:45du 1er mai,
00:41:46les choses peuvent être
00:41:48difficiles,
00:41:49les tours n'est mal,
00:41:49il demande effectivement
00:41:50un changement de date.
00:41:53Oui,
00:41:53faut-il changer
00:41:54le calendrier
00:41:54de la présidentielle ?
00:41:56c'est ça,
00:41:56parce qu'il y a le premier tour
00:41:57qui est le 25 avril
00:41:59ou un truc comme ça,
00:42:00je crois,
00:42:00et le second tour ?
00:42:01Je crois que c'est le 18 ou 19,
00:42:03un truc comme ça.
00:42:0515 jours avant 2 mai,
00:42:07c'est ça,
00:42:08on a fait un travail de dossier.
00:42:0918 avril,
00:42:10c'est ça ?
00:42:1018.
00:42:10Et Bruno Retailleau
00:42:12considère que
00:42:13si,
00:42:14effectivement,
00:42:14la veille du second tour,
00:42:16c'est le 1er mai,
00:42:18il y voit un risque
00:42:19d'une date
00:42:20de bordélisation
00:42:21et donc,
00:42:22il dit qu'on ne peut pas
00:42:23envisager une présidentielle
00:42:25sereine.
00:42:25Alors,
00:42:26est-ce qu'il a raison ?
00:42:26Est-ce qu'il a tort ?
00:42:28Voilà.
00:42:28Ça se défend.
00:42:280 826 300 300,
00:42:30vous pourrez réagir.
00:42:31Et puis,
00:42:32votre coup de chaud
00:42:32dans un instant,
00:42:33Philippe David aussi.
00:42:34Un nouvel impôt,
00:42:35mais qui va se multiplier
00:42:36partout en France.
00:42:37Allez voir,
00:42:38c'est comme les nids
00:42:38de frelons asiatiques.
00:42:39Bon,
00:42:40c'est ça.
00:42:40Et juste avant ça,
00:42:41le coup de fil
00:42:42d'actualité du jour.
00:42:45Et Martin Bousia
00:42:47est avec nous,
00:42:47spécialiste et expert
00:42:48en transport,
00:42:49infrastructure et mobilité
00:42:50au sein du cabinet
00:42:51du conseil.
00:42:51Sia Partners.
00:42:53Bonsoir,
00:42:53merci d'avoir accepté
00:42:54notre invitation.
00:42:56Merci d'être avec nous
00:42:57à la suite
00:42:58de cet accident
00:42:58en Espagne.
00:42:59On l'a entendu
00:43:00dans le journal tout à l'heure,
00:43:0168 morts,
00:43:02collision entre deux trains.
00:43:04Qu'est-ce que l'on sait
00:43:05sur un plan technique
00:43:07sur les causes
00:43:08de l'accident,
00:43:09Martin Bousia,
00:43:10pour l'instant ?
00:43:11Oui,
00:43:12alors d'abord,
00:43:12il y a eu un problème
00:43:12de signalisation ferroviaire
00:43:14qui a donc arrêté
00:43:15les différents trains
00:43:16sur la voie.
00:43:17puis un train
00:43:18n'est pas reparti
00:43:20et le conducteur
00:43:21du train précédent
00:43:22a eu la consigne
00:43:24d'avancer
00:43:25malgré le fait
00:43:26qu'il y ait un train devant.
00:43:28Et du coup,
00:43:28il y a eu une collision
00:43:29dramatique
00:43:30parce qu'un train
00:43:31a percuté par l'arrière
00:43:32un train qui a été arrêté.
00:43:34Oui,
00:43:35alors c'est assez incroyable.
00:43:37On se demande
00:43:38parce que
00:43:38quand on est dans les trains,
00:43:39on y pense à chaque fois.
00:43:41Quand il y a des trains
00:43:41qui sont arrêtés
00:43:42sur les voies
00:43:43à cause d'un animal
00:43:45par exemple
00:43:45qui traverse,
00:43:46on se dit
00:43:46bon ben voilà
00:43:47il y a une signalisation
00:43:48et tous les trains
00:43:49s'arrêtent.
00:43:50En tout cas,
00:43:50en France,
00:43:51là il y a eu
00:43:52cette défaillance
00:43:53mais elle peut être due
00:43:54à quoi de ne pas signaler
00:43:56ce qui s'est passé
00:43:57devant Martin Bouzia ?
00:43:59Donc il y a une redondance
00:44:01de problèmes,
00:44:01il y a un problème
00:44:02technique de signalisation
00:44:03puis après il y a
00:44:04un problème humain,
00:44:05c'est-à-dire que là
00:44:06les autorités espagnoles
00:44:07s'interrogent
00:44:08sur pourquoi
00:44:09ce conducteur
00:44:10a eu
00:44:10par un dialogue
00:44:11avec le centre
00:44:12d'exploitation
00:44:12la consigne d'avancer
00:44:14malgré le feu rouge
00:44:16si je puis dire
00:44:16et donc c'est vraiment
00:44:17la cause humaine
00:44:18en plus de la cause technique
00:44:19parce que la cause technique
00:44:20ne suffit pas
00:44:21dans ce cas
00:44:21il y a des redondances
00:44:22de sécurité
00:44:22qui est pour l'instant
00:44:25le favori
00:44:26si je puis dire
00:44:26à être la cause
00:44:27de ce problème.
00:44:28Martin Bouzia
00:44:29J'imagine que le conducteur
00:44:34qui était dans le train
00:44:35a vu au dernier moment
00:44:36qu'il y avait un train
00:44:38arrêté
00:44:38mais impossible de s'arrêter
00:44:40il faut combien de temps
00:44:40pour arrêter un train
00:44:41à cette vitesse-là ?
00:44:42Il est dansé à combien ?
00:44:45Alors là il était peut-être
00:44:46à 100 km heure
00:44:47d'ailleurs ce qui est étonnant
00:44:47parce que normalement
00:44:48dans la difficulté
00:44:49il marche à vue
00:44:49donc plutôt à 40 km heure
00:44:51mais même à 40 km heure
00:44:52il vous faut
00:44:52à 100 km heure
00:44:53il vous faut
00:44:54un kilomètre voire plus
00:44:56c'est-à-dire que vous avez
00:44:57une énergie cinétique
00:44:57liée à la masse énorme
00:44:59de votre train
00:44:59vous avez du coup
00:45:01une distance de freinage
00:45:02qui est au carré de la vitesse
00:45:03si vous faites un peu de physique
00:45:04et donc c'est quasiment impossible
00:45:06de s'arrêter
00:45:07voire impossible
00:45:08et notamment
00:45:08si vous n'êtes pas en ligne droite
00:45:09vous avez une courbure
00:45:10vous ne voyez pas ce qui arrive
00:45:11c'est la fameuse sortie de virage
00:45:12qu'on connaît tous
00:45:14quand on est en voiture
00:45:14et bien là c'est le drame
00:45:16C'est le drame avec
00:45:18ses 68 morts
00:45:19je crois que c'est le dernier bilan
00:45:21mais il peut peut-être
00:45:22sans compter les blessés
00:45:23et c'est la deuxième fois
00:45:25cette année
00:45:26qu'il y a une collision
00:45:27un drame ferroviaire en Espagne
00:45:29puisqu'il y en avait eu
00:45:29je crois en début d'année
00:45:31également dans le sud de l'Espagne
00:45:33sur la même ligne
00:45:33sur la même ligne
00:45:33oui
00:45:34Madrid-Sélie
00:45:35sur la même ligne
00:45:35oui
00:45:36donc il y a eu un problème
00:45:38totalement différent en janvier
00:45:40le problème en janvier
00:45:40c'était une soudure
00:45:42une fissure dans une soudure
00:45:43qui a fait qu'il y a eu
00:45:45une rupture de la voie
00:45:46et donc un déraillement
00:45:47et une collision
00:45:48donc là on est dans une cause
00:45:49totalement différente
00:45:50donc c'est un peu la loi des séries
00:45:51on ne peut pas faire de lien
00:45:52entre les deux
00:45:52même si c'est la même ligne
00:45:53alors ce n'est pas au même endroit
00:45:54il y en a un qui est plutôt
00:45:55au sud de Madrid
00:45:55ce qui a eu lieu aujourd'hui
00:45:57et quand l'autre était plutôt
00:45:58au nord de Tordou
00:45:59mais c'est la même ligne
00:46:00Marseille-Sélie
00:46:01alors forcément
00:46:02dernière question
00:46:03Martin Bousia
00:46:04c'est difficile de répondre
00:46:05mais les auditeurs
00:46:07qui prennent le train aussi
00:46:08tous les jours
00:46:08se posent la question
00:46:09est-ce qu'en France
00:46:10on a des systèmes
00:46:11de sécurité
00:46:14qui éviteraient
00:46:15qui peuvent éviter
00:46:16ce genre de drame terrible
00:46:18au moins de prévenir
00:46:19oui
00:46:20oui bien sûr
00:46:21bien sûr
00:46:22en France
00:46:22on a tous les systèmes
00:46:23qu'il faut
00:46:24c'est-à-dire qu'on a à la fois
00:46:25les systèmes de signalisation
00:46:26donc là nous
00:46:26c'est des industriels
00:46:28Alstom
00:46:28ou Itachi
00:46:29qui fournit des systèmes
00:46:30de signalisation
00:46:31tels qu'on peut voir
00:46:32en Espagne
00:46:32et puis il y a aussi
00:46:33la culture cheminote
00:46:34de la sûreté
00:46:35qui est aussi très présente
00:46:36avec des procédures
00:46:37des processus
00:46:38donc normalement
00:46:38je voudrais rassurer
00:46:39un peu nos auditeurs
00:46:40c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:46:41de crainte
00:46:41à prendre les trains
00:46:43dans les prochains jours
00:46:44la prochaine semaine
00:46:45et puis juste pour rappeler
00:46:46c'est quand même
00:46:46le mode le plus écologique
00:46:47et le mode le plus sûr
00:46:49par rapport à l'avion
00:46:49ou à la voiture
00:46:50donc s'il vous plaît
00:46:51que vous tenez
00:46:51à prendre le train
00:46:53normalement
00:46:53vous êtes en sûreté
00:46:54merci beaucoup
00:46:55Martin Bouzia
00:46:56spécialiste et expert
00:46:57en transport
00:46:58infrastructure et mobilité
00:46:59au sein du cabinet
00:47:00de conseil
00:47:01SIA Partners
00:47:01merci d'avoir accepté
00:47:03notre invitation
00:47:03et tout de suite
00:47:05c'est Philippe David
00:47:07souriez
00:47:07vous êtes flashés
00:47:10les vraies voix sud radio
00:47:12les vraies voix sud radio
00:47:13Cécile de Ménibus
00:47:15Patrick Roger
00:47:15Philippe David
00:47:17et aussi autour de cette table
00:47:19Philippe Bilger
00:47:20ça va mon Philippe ?
00:47:21très bien
00:47:21cher Cécile
00:47:23Benoît Perrin
00:47:24qui a décidé de revenir
00:47:26directeur de Contribuables Associés
00:47:27de revenir et de rester
00:47:30attention il va vous envoyer l'addition
00:47:32Contribuables Associés
00:47:33oui c'est ça
00:47:34je serai son associé
00:47:36comme ça il ne pourra
00:47:36rien m'arriver
00:47:37comme il connait les impôts
00:47:38c'est pour ça qu'il est revenu
00:47:39oui c'est ça
00:47:43c'est bien
00:47:44oui c'est beaucoup plus intellectuel
00:47:46que dire vous vous aimez
00:47:47les vicieuses
00:47:51c'est ce que Cécile
00:47:52elle m'a dit il y a quelques minutes
00:47:53oui il y a un quart d'heure
00:47:54pour les auditeurs
00:47:54qui n'étaient pas là
00:47:55sinon ils vont se poser une question
00:47:56ils vont se dire
00:47:57qu'est-ce qui se passe
00:47:58non parce que je vais parler
00:47:59des méthodes vicieuses
00:48:00qui sont prévues dans le budget
00:48:01allez ben on y va
00:48:01le coup de chaud
00:48:03le coup de chaud
00:48:04Philippe David
00:48:05et c'est parti
00:48:07comme d'habitude
00:48:08je vais remettre le clocher
00:48:09au milieu du village
00:48:10et même des 34 875 villages
00:48:13de métropole
00:48:14et des outre-mer
00:48:15pourquoi tous ces villages ?
00:48:17parce qu'une mesure
00:48:18insérée en 12
00:48:19dans le projet de budget
00:48:20si elle était adoptée
00:48:21toucherait potentiellement
00:48:23de nombreux villages
00:48:24et ceux qui les traversent
00:48:25en effet
00:48:26le gouvernement envisage
00:48:28de multiplier par 7
00:48:29rien que ça
00:48:30le nombre de radars urbains
00:48:32en passant leur nombre
00:48:32d'une centaine actuellement
00:48:34à 750 à la fin
00:48:35de l'année prochaine
00:48:36des radars d'un nouveau genre
00:48:38implantés sur le mobilier urbain
00:48:40qui outre la vitesse
00:48:41sanctionnent les feux rouges grillés
00:48:43le non-respect
00:48:44des passages piétons
00:48:45la circulation
00:48:46sur les voies réservées
00:48:47et les refus de priorité
00:48:48la raison de la multiplication
00:48:50par 7
00:48:51de ces sulfateuses APV
00:48:52je cite la formule
00:48:54le renforcement
00:48:55de la sécurité routière
00:48:57dans les zones
00:48:57à forte densité
00:48:58car posons-nous
00:49:00la question des résultats
00:49:01de ces bandits manchots
00:49:01de la route
00:49:02certes
00:49:03ils ont permis
00:49:03de faire baisser drastiquement
00:49:05je parle des radars fixes
00:49:06le nombre de morts
00:49:07sur les routes
00:49:08entre 2003
00:49:09qui marque le début
00:49:10de leur implantation
00:49:10et 2023
00:49:11le chiffre passant
00:49:13de 5737
00:49:14à 3167 morts
00:49:16sur ce laps de temps
00:49:17mais depuis
00:49:18le chiffre est reparti
00:49:20à la hausse
00:49:20avec 3263 morts
00:49:22en 2025
00:49:23après une première hausse
00:49:24en 2024
00:49:25ce malgré un nombre
00:49:26de radars toujours en hausse
00:49:28et l'arrivée
00:49:28d'une centaine
00:49:29de ces radars urbains
00:49:30pourtant
00:49:31deux causes majeures
00:49:33de mortalité sur les routes
00:49:34sont totalement
00:49:34mises de côté
00:49:35l'alcool
00:49:36qui est à l'origine
00:49:37de 28% des décès
00:49:39et le cannabis
00:49:40de 23%
00:49:42pourtant
00:49:43combien de contrôles
00:49:44d'alcoolémie
00:49:45et de stupéfiants
00:49:46avez-vous subis
00:49:47au volant ?
00:49:48pour ma part
00:49:49en bien plus
00:49:50d'un million de kilomètres
00:49:51trois contrôles
00:49:52d'alcoolémie
00:49:52tous négatifs
00:49:53et zéro contrôle
00:49:55de stupéfiants
00:49:55qui l'aurait été également
00:49:57bref
00:49:57aucun contrôle
00:49:58ou presque
00:49:59pourtant
00:49:59la moitié des morts
00:50:00sur les routes
00:50:01est tendue
00:50:01à ces deux fléaux
00:50:02on pourrait imaginer
00:50:03au nom
00:50:04je cite le projet
00:50:05du renforcement
00:50:06de la sécurité routière
00:50:08dans les zones
00:50:08à force de densité
00:50:09que le paquet
00:50:10serait mis dessus
00:50:11mais non
00:50:11j'ai donc le sentiment
00:50:13que l'optimisation
00:50:14du racket
00:50:15des automobilistes
00:50:16circulant en ville
00:50:17aurait été une formule
00:50:18plus en adéquation
00:50:19avec la réalité
00:50:20mais elle aurait été
00:50:22difficile à intégrer
00:50:23dans la discussion budgétaire
00:50:27on va commencer par vous
00:50:29Bono Perrin
00:50:29alors
00:50:30je pense que déjà
00:50:31il faut dire aux auditeurs
00:50:32de Sud Radio
00:50:32à quoi sert l'argent des radars
00:50:34oui
00:50:34parce qu'en fait
00:50:35on va se dire
00:50:35on collecte de l'argent
00:50:36c'est forcément
00:50:37pour réinvestir
00:50:38dans les infrastructures
00:50:39dans les routes
00:50:40et bien
00:50:41dans la prévention
00:50:41et bien pas que
00:50:42savez-vous que 40%
00:50:4440% des recettes
00:50:46de ces amendes
00:50:47qui sont près d'un milliard
00:50:48qui sont près de
00:50:49c'est ça exactement
00:50:50975 millions de mémoires
00:50:52voilà
00:50:53à 40%
00:50:54ces sommes vont
00:50:55tenez-vous bien
00:50:56au remboursement
00:50:57de la dette
00:50:58et au budget général
00:50:59de l'État
00:51:00donc quand on nous dit
00:51:02en fait
00:51:02on va déployer
00:51:03des radars
00:51:04pour justement
00:51:05mettre de l'argent
00:51:06dans la prévention routière
00:51:07la réponse
00:51:08c'est un mensonge
00:51:09éhonté
00:51:10puisqu'encore une fois
00:51:11vous en avez seulement
00:51:1260% qui va
00:51:13dans ces postes-là
00:51:14donc on est obligé
00:51:15de se dire
00:51:16que l'État fait aussi ça
00:51:17pour gagner de l'argent
00:51:19d'ailleurs
00:51:20ça inscrit
00:51:20dans le projet
00:51:21de loi de finances
00:51:222027
00:51:22où l'argent collecté
00:51:27via ces amendes
00:51:28va effectivement
00:51:29beaucoup compter
00:51:30dans les recettes
00:51:31de l'État
00:51:31donc vraiment
00:51:32l'État compte dessus
00:51:32est-ce que par exemple
00:51:34ces radars
00:51:35Philippe
00:51:36permettraient de voir
00:51:37ce qui crée
00:51:38des embouteillages
00:51:40monstres
00:51:40en passant au rouge
00:51:42je pense
00:51:43à la place
00:51:43de la Concorde
00:51:44ou ailleurs
00:51:45alors théoriquement
00:51:46oui
00:51:46il vous prend
00:51:47si vous passez
00:51:48par exemple
00:51:48un feu rouge
00:51:49mais si vous passez
00:51:50au vert
00:51:51et que vous enquiquinez
00:51:52tout le monde
00:51:53et bien le radar
00:51:53il dit rien
00:51:54parce que vous êtes
00:51:55passé au vert
00:51:55et moi c'est ce problème
00:51:57moi j'aime avoir du bleu
00:51:58sur les routes
00:51:59policiers ou gendarmes
00:52:00parce que
00:52:01quand vous voyez
00:52:02le nombre de malades
00:52:03je dis bien de malades
00:52:04à l'époque
00:52:05j'habitais un peu plus loin
00:52:06de Sud Radio
00:52:07qui vous sautaient
00:52:08les trois fils
00:52:09sur l'autoroute
00:52:10sans clignoter
00:52:11deux jours comme deux nuits
00:52:12on se disait
00:52:13mais qu'est-ce qu'ils ont bu
00:52:14qu'est-ce qu'ils ont fumé
00:52:15etc.
00:52:15ou qu'est-ce qu'ils ont sniffé
00:52:16parce que ça aussi
00:52:17c'est un problème
00:52:18qu'il faudra envisager
00:52:19au volant
00:52:19et eux
00:52:20ne sont jamais contrôlés
00:52:22et ça c'est insupportable
00:52:24j'ai un ami
00:52:24qui s'est fait flasher
00:52:25par radar en ville
00:52:2732 kmh retenus
00:52:29parce que la zone
00:52:29est passée de 50 à 30
00:52:30et comme sa voiture
00:52:31là on peut comprendre
00:52:32et comme sa voiture
00:52:33le régulateur
00:52:34ne marche qu'à partir
00:52:35de 50 kmh
00:52:36excusez-moi
00:52:37non mais il doit vérifier
00:52:38à quelle vitesse
00:52:39il roule aussi
00:52:40mais Patrick
00:52:41sur une grande avenue
00:52:42de Paris
00:52:42je suis d'accord
00:52:43à 2h du matin
00:52:45excusez-moi
00:52:46il n'y a pas trop de piétons
00:52:47et c'était à 50 à l'heure
00:52:49il y a encore quelques mois
00:52:50moi je me suis fait flasher
00:52:52en photo
00:52:53je mettais Waze
00:52:55sur une place
00:52:56de stationnement
00:52:57et bien j'ai été verbalisée
00:52:59et bien ça c'est les nouveaux
00:53:00ça c'est ce type
00:53:01le nouveau
00:53:01je n'étais pas sur la chaussée
00:53:03j'étais sur une place
00:53:04une vraie place
00:53:05où je mettais mon Waze
00:53:07pour partir
00:53:08et bien j'ai été flashée
00:53:09les nouveaux radars
00:53:11permettent de savoir
00:53:12si vous n'avez pas la ceinture
00:53:13ou si vous utilisez votre téléphone
00:53:14c'est ce que je disais
00:53:14je suis égarée
00:53:17vous avez la finesse
00:53:17de ces radars
00:53:18vous pouvez contester
00:53:19ah bah oui
00:53:20ça m'a coûté
00:53:21un avocat et 400 euros
00:53:22oui Patrick
00:53:23alors c'est pareil
00:53:24payez l'amende
00:53:24et l'amende
00:53:25c'est pareil
00:53:26oui mais c'est
00:53:27je ne sais pas combien de points
00:53:28si vous ne payez pas l'amende
00:53:30si vous permettez pareil
00:53:31il y a des gens
00:53:32qui se sont fait avoir là
00:53:32parce qu'ils disent
00:53:33vous devez respecter
00:53:35les passages piétons
00:53:35mais quand vous avez
00:53:36deux personnes
00:53:37calmez-vous
00:53:37calmez-vous
00:53:38prenez un Michoko
00:53:40quand vous avez deux personnes
00:53:41qui discutent au bord
00:53:41d'un passage piéton
00:53:42et qui ne traverse pas
00:53:43vous vous passez
00:53:44vous recevez le flash
00:53:46et on vous dit
00:53:46vous n'avez pas laissé
00:53:47traverser les gens
00:53:47juste une petite remarque
00:53:49avant de passer au mur
00:53:50de la vérité
00:53:51alors ça n'a rien à voir
00:53:52avec les radars
00:53:53mais c'est quand même
00:53:53sur la circulation
00:53:54il y a de plus en plus
00:53:55de villes
00:53:56et je viens de voir ça
00:53:56la dernière c'est Rennes
00:53:58qui maintenant oblige
00:54:01les utilisateurs
00:54:02de trottinettes
00:54:03à avoir un casque
00:54:04sinon il y a une amende
00:54:05c'est très bien
00:54:06c'est bien
00:54:07mais alors pourquoi
00:54:08on le fait pour les trottinettes
00:54:09et pas les vélos
00:54:10et bah on devrait
00:54:10ça devrait
00:54:12je trouve ça
00:54:13très étonnant
00:54:14je comprends
00:54:14des plaques
00:54:15avec les numéros
00:54:16des vélos
00:54:17mais bien sûr
00:54:18vous avez vu le nombre
00:54:19de feux rouges
00:54:19qui sont grillés
00:54:20par les deux roues
00:54:21vélo
00:54:21trottinettes etc
00:54:22alors ils ont l'autorisation
00:54:24il y a une tolérance
00:54:25c'est indiqué
00:54:26il y a un petit panneau
00:54:26pour certains vélos
00:54:28dans des carrefours
00:54:28la tolérance
00:54:30c'est scandaleuse
00:54:30je sais qu'il y a une tolérance
00:54:32mais quand vous arrivez
00:54:32au feu vert
00:54:33allez le mur de la vérité
00:54:37le mur de la vérité
00:54:38et donc vous pourriez
00:54:40éventuellement être augmenté
00:54:41de 20 euros net par mois
00:54:42pour si vous faites partie
00:54:44de ces 2,5 millions
00:54:45de salariés
00:54:46puisque c'est le SMIC
00:54:48il va augmenter
00:54:49de 1,5%
00:54:51avec cette question
00:54:51non
00:54:52pas encore
00:54:52il pourrait
00:54:53il pourrait
00:54:54il pourrait
00:54:55c'est le gouvernement
00:54:58qui voudrait
00:54:58parce qu'il y a
00:54:58une augmentation
00:54:59de 0,8%
00:55:02à 1%
00:55:03et le gouvernement
00:55:04face à la colère sociale
00:55:06voudrait donner
00:55:06un coup de pouce
00:55:07pour que ce soit
00:55:081,5%
00:55:08mais c'est pas fait
00:55:10ça pourrait se faire
00:55:11mais les patrons
00:55:12sont bon debout
00:55:13notamment des petites entreprises
00:55:16sont bon debout
00:55:17contre ça
00:55:18parce que
00:55:18pour eux
00:55:19ça coûte beaucoup plus cher
00:55:20alors que c'est pas grand chose
00:55:21je l'ai dit
00:55:21c'est 20 euros
00:55:22tiens on écoute justement
00:55:23Michel Picon
00:55:25des petites entreprises
00:55:26c'est ça écoutez
00:55:26ce niveau de revalorisation
00:55:28du SMIC
00:55:30entraînerait
00:55:30des milliers
00:55:31des milliers
00:55:32et des milliers
00:55:32de fermetures
00:55:33de petites entreprises
00:55:34les gens vont licencier
00:55:35et vont fermer leurs bottes
00:55:37on a déjà
00:55:3880 000 entreprises
00:55:39je pense que c'est le chiffre
00:55:40auquel on va aller
00:55:41en fin d'année
00:55:41avec tous les mouvements sociaux
00:55:43que l'on connait aujourd'hui
00:55:44je pense que ça serait
00:55:45une catastrophe
00:55:47bon après
00:55:48milliers et milliers
00:55:49d'entreprises
00:55:50arrivées à ce point là
00:55:51je ne sais pas
00:55:52c'est peut-être un peu exagéré
00:55:53il y a quand même
00:55:54un problème qui se pose
00:55:55on ne peut pas faire
00:55:55une réponse
00:55:56oui évidemment
00:55:56chez Total
00:55:57ils peuvent augmenter
00:55:58les SMICards
00:55:59il n'y a aucun problème
00:55:59quand on voit
00:56:00dans des entreprises
00:56:01qui gagnent des milliards
00:56:01évidemment
00:56:02mais la question
00:56:05qui se pose
00:56:06c'est que le SMIC
00:56:07c'est du travailleur pauvre
00:56:09et qu'on fait tout
00:56:10les pouvoirs publics
00:56:11pour que les gens
00:56:12restent au SMIC
00:56:13et restent des travailleurs pauvres
00:56:14les charges sur un SMIC
00:56:15les charges sur un salaire
00:56:17à 2500 euros
00:56:18vous avez 2500 euros net
00:56:19vous coûtez 5000 euros
00:56:20à l'entreprise
00:56:21vous multipliez par deux
00:56:23les charges sur le SMIC
00:56:24c'est un peu plus
00:56:25de 100 euros par mois
00:56:26puisque avec les remises
00:56:27Fillon etc
00:56:28ce n'est pratiquement pas chargé
00:56:30donc la personne
00:56:31qui rentre au SMIC
00:56:32il y a un petit delta
00:56:33également par rapport au SMIC
00:56:35le patron n'a jamais intérêt
00:56:37à vous augmenter
00:56:37parce que même
00:56:38si vous êtes très bon
00:56:39s'il vous met à 1800 brut
00:56:41ou à 2000 brut par mois
00:56:43là il va prendre
00:56:44vous me passerez l'expression
00:56:46le coup de bambou
00:56:46moi je crois qu'il faut
00:56:48baisser les charges
00:56:49sur l'ensemble des salaires
00:56:50et remonter les charges
00:56:51sur le SMIC
00:56:52parce que les gens
00:56:53ne payent pas de cotisation
00:56:54mais ils ont 100%
00:56:56de soins maladie
00:56:57et de retraite
00:56:57il y a quelque chose
00:56:58de déconnant
00:57:01ceux qui sont au SMIC
00:57:02ils cotisent
00:57:03parce que les cotisations
00:57:04sur la part patronale
00:57:06il n'y a quasiment pas
00:57:07de taxe
00:57:07à peu près 4%
00:57:08en revanche
00:57:09sur la partie salariale
00:57:10ils cotisent
00:57:11ils ont aussi la CSG
00:57:12à 9,2%
00:57:13sur cette histoire
00:57:14de SMIC
00:57:15je suis toujours gêné
00:57:16quand c'est la puissance publique
00:57:17qui décide du pouvoir d'achat
00:57:18le vrai pouvoir d'achat
00:57:19ce sont des entreprises
00:57:20qui gagnent de l'argent
00:57:21donc des entreprises
00:57:22qui ont les moyens
00:57:23de bien payer leurs salariés
00:57:25quand c'est l'État
00:57:26qui décide
00:57:27de faire une espèce de geste
00:57:28comme s'il donnait de l'argent
00:57:30aux gens qui étaient au SMIC
00:57:30alors qu'en fait
00:57:31ça ne va pas reposer sur l'État
00:57:32ou en tout cas
00:57:33qu'une partie
00:57:33parce qu'il y a quand même
00:57:34des agents publics
00:57:35qui sont au SMIC
00:57:36mais qui en fait
00:57:37donnent la patate chaude
00:57:38aux entreprises
00:57:38qui effectivement
00:57:39ont des problèmes
00:57:40de compétitivité
00:57:41on parle de secteur
00:57:42effectivement
00:57:43qui emploient
00:57:43beaucoup de gens au SMIC
00:57:44on pense notamment
00:57:45à la restauration
00:57:46au service à la personne
00:57:47à tout ce qui est
00:57:49des commerces alimentaires
00:57:50où en fait
00:57:50ils ont des marges
00:57:51très réduites
00:57:52donc dès lors
00:57:52que vous touchez
00:57:53au SMIC
00:57:54et bien c'est autant
00:57:54d'investissements
00:57:55qu'ils ne pourront pas faire
00:57:56à côté
00:57:56c'est autant d'augmentation
00:57:57de salaire
00:57:57qu'ils avaient prévu
00:57:58pour d'autres salariés
00:58:00qui méritaient
00:58:00ces augmentations
00:58:01qui seront effacées
00:58:03donc moi je suis très très gêné
00:58:04par ces
00:58:05dès lors que l'État
00:58:07moi l'enjeu
00:58:08me semble-t-il
00:58:08pour les SMIC
00:58:09c'est de baisser
00:58:11les charges salariales
00:58:13parce que là
00:58:13effectivement
00:58:13il y a trop de charges
00:58:15salariales
00:58:16parce qu'on a entendu
00:58:17le représentant
00:58:17des entreprises
00:58:18mais avoir des artisans
00:58:20des petits entrepreneurs
00:58:20pour savoir
00:58:21ce que ça représente
00:58:22parce qu'eux-mêmes
00:58:23vous le dites bien
00:58:24et justement
00:58:25s'ils peuvent donner plus
00:58:27ils le feront
00:58:28mais c'est vrai
00:58:29qu'aujourd'hui
00:58:29les marges
00:58:30des entreprises
00:58:31sont beaucoup plus faibles
00:58:32notamment ces petites entreprises
00:58:34il y en a qui s'en sortent bien
00:58:35mais les autres
00:58:36qui ont du mal
00:58:37et 1800
00:58:38parce que le SMIC
00:58:39c'est 1867 euros
00:58:41brut
00:58:42aujourd'hui
00:58:43ça fait 1400 et quelques net
00:58:44oui c'est ça
00:58:45mais pour l'entreprise
00:58:46ça revient à beaucoup plus
00:58:48ah non pas beaucoup plus
00:58:491800 plus 100 euros de charge
00:58:51oui c'est ça
00:58:51non mais c'est quasiment 2000 balles
00:58:53oui bien sûr
00:58:54donc bon évidemment
00:58:55c'est un peu élevé
00:58:57et quand vous avez moins de
00:58:59comme aujourd'hui
00:59:00je discutais avec des restaurateurs
00:59:03ils disaient
00:59:04ben oui
00:59:04on a une baisse
00:59:05allez 20-25%
00:59:06donc tout de suite
00:59:08et puis c'est la double peine
00:59:09c'est la double peine
00:59:10pour les entreprises
00:59:10on les oblige effectivement
00:59:12à augmenter des salaires
00:59:13et deuxièmement
00:59:14et c'est aussi écrit dans le budget
00:59:15on revient sur des allègements de charges
00:59:17donc vous voyez
00:59:18c'est la double peine
00:59:19pour les entreprises
00:59:19sur lesquelles reposent une grande partie
00:59:21justement des augmentations d'impôts
00:59:23et pour ceux qui ne sont pas
00:59:25enfin qui sont un tout petit peu
00:59:26au-dessus du SMIC
00:59:27c'est compliqué
00:59:27ils se sont rattrapés
00:59:28et quand on n'est pas un spécialiste
00:59:30comment on est étonné par lui
00:59:32on dit 20 euros
00:59:34c'est ce que vous disiez
00:59:35c'est dérivoire
00:59:36il faut le faire
00:59:37et puis après
00:59:38on ne se rend pas compte
00:59:39des répercussions terribles
00:59:41sur des petites entreprises
00:59:43bien sûr
00:59:44alors que l'idée
00:59:46elle est généreuse
00:59:47et normale
00:59:48non mais bien souvent
00:59:49vous pouvez avoir aussi
00:59:50une dizaine de salariés au SMIC
00:59:52mais c'est ça
00:59:53mais comme ça
00:59:54il y a positionné un peu tout
00:59:55et ça représente
00:59:57et c'est souvent
00:59:57les toutes petites entreprises
00:59:59salariés supplémentaires
01:00:00c'est une augmentation
01:00:00d'à peu près 500 euros par an
01:00:02pour chaque salarié
01:00:03payé au SMIC
01:00:05pour l'entreprise
01:00:05oui c'est pas négligeable
01:00:07et pourtant
01:00:08le SMIC
01:00:09avec 1500 balles
01:00:10à peu près
01:00:11pour vivre
01:00:12c'est compliqué
01:00:13c'est extrêmement compliqué
01:00:15aujourd'hui
01:00:16compte tenu de la vie
01:00:17qui est très très chère
01:00:18surtout quand vous habitez
01:00:19dans des grandes agglomérations
01:00:21c'est ça
01:00:21alors oui
01:00:22alors bon
01:00:23sauf si vous avez des logements
01:00:24un logement social
01:00:26avec des aides
01:00:27etc
01:00:27la vie n'est pas là
01:00:29alors ça dépend
01:00:30parce que si vous avez
01:00:31un logement social
01:00:33où vous payez
01:00:33400 balles
01:00:35non mais c'est vrai
01:00:35400, 500 euros
01:00:37de loyer
01:00:38ou alors si vous êtes
01:00:39peut-être à les 600
01:00:40voilà
01:00:41ou si vous passez
01:00:42dans le secteur libre
01:00:44vous avez
01:00:451100
01:00:46ou 1200
01:00:47pour un
01:00:472-3 pièces
01:00:48ça dépend des endroits
01:00:49bien sûr
01:00:50parfois c'est moins cher
01:00:51c'est 700
01:00:52800
01:00:53mais c'est même pas ça
01:00:54c'est le coût de la vie Patrick
01:00:55c'est le coût de la vie
01:00:56bien sûr
01:00:56le coût
01:00:57de la
01:00:58je ne sais pas ce que vous en pensez
01:01:00en tout cas vous pouvez appeler
01:01:010 826
01:01:01300 300
01:01:02on prendra votre appel
01:01:03à n'importe quel moment
01:01:04notamment après 19h
01:01:05tout à l'heure
01:01:06avec Philippe David
01:01:07qui reviendra justement
01:01:08sur toutes les questions
01:01:09absolument
01:01:09de pouvoir d'achat
01:01:11Philippe ce sera après 19h
01:01:12on a déjà des messages
01:01:13pour réagir sur le SMIC
01:01:14vous voyez
01:01:15ah oui c'est vrai
01:01:15absolument
01:01:16allez vous restez avec nous
01:01:17dans un instant
01:01:18le grand débat du jour
01:01:18on va revenir sur
01:01:19la proposition de Bruno Retailleau
01:01:22de déplacer finalement
01:01:24les dates de vote
01:01:25des présidentielles
01:01:26puisqu'il voit dans ce 1er mai
01:01:28effectivement
01:01:28une date de bordélisation
01:01:30la veille
01:01:32du second tour
01:01:33du second tour
01:01:34je ne sais pas ce que vous en pensez
01:01:340 826 300 300
01:01:36on attend vos appels
01:01:37et puis nous en débattons
01:01:38ensemble
01:01:39dans les vraies voix
01:01:39jusqu'à 20h
01:01:40à tout de suite
01:01:42Sud Radio
01:01:44parlons vrai
01:01:46les vraies voix Sud Radio
01:01:47le grand débat du jour
01:01:49le grand débat du jour
01:01:50on va revenir sur cette proposition
01:01:52de Bruno Retailleau
01:01:53le second tour de la présidentielle
01:01:55tombe le lendemain
01:01:56du 1er mai
01:01:56il y voit
01:01:58une peut-être
01:01:58une date de bordélisation
01:02:00et cette question du soir
01:02:02faut-il changer ce calendrier
01:02:03à la présidentielle
01:02:04alors le changement
01:02:05reste possible
01:02:06dans le cadre constitutionnel
01:02:07absolument
01:02:08l'autre calendrier envisagé
01:02:10c'est 11 et 25 avril
01:02:13alors évidemment
01:02:14c'est parce qu'il y a
01:02:15nécessairement
01:02:16deux semaines
01:02:17entre les deux tours
01:02:19donc ça c'est prévu
01:02:20c'est obligatoire
01:02:22est-ce qu'on peut
01:02:23la changer
01:02:24bah oui
01:02:24alors après il y a
01:02:25les problèmes de vacances
01:02:26c'est pour ça que
01:02:28ça a été décalé
01:02:29à la fin du mois d'avril
01:02:31pour ne pas tomber
01:02:32pendant les vacances
01:02:34puisque sinon
01:02:34je crois que
01:02:36le 11 avril
01:02:37ça tombe
01:02:37les vacances de Pâques
01:02:39selon la zone
01:02:40selon la zone
01:02:42alors
01:02:43c'était un casse-tête
01:02:46lors de la constitution
01:02:47du calendrier
01:02:48bon
01:02:48Macron a préféré
01:02:50cette solution
01:02:51parce que le 1er mai
01:02:52en même temps
01:02:52vous pouvez dire
01:02:53que c'est un week-end
01:02:54dossier rallonge
01:02:55que certains vont partir
01:02:56sauf que là
01:02:56c'est un samedi
01:02:57c'est comme le 3er novembre
01:02:59c'est un dimanche
01:02:59entre le départ officiel
01:03:00du président de la république
01:03:01il faut un nombre de jours
01:03:03auparavant
01:03:04enfin le calcul
01:03:05il n'y avait pas beaucoup
01:03:06d'alternatives en fait
01:03:07non mais comme il est
01:03:09il est possible
01:03:11que Marine Le Pen
01:03:12gagne au second tour
01:03:13je crois qu'il est comme
01:03:15une certaine partie
01:03:17de la
01:03:18non possible
01:03:19ça peut se renverser
01:03:21ah oui non mais je dis
01:03:23rien n'est fait
01:03:24alors là rien n'est fait
01:03:24non rien n'est fait
01:03:26mais c'est une possibilité
01:03:27bien sûr
01:03:28et donc comme on nous a
01:03:30déjà annoncé
01:03:31que si elle était élue
01:03:32il y aurait une véritable
01:03:34insurrection civique
01:03:36je crois que la propulsion
01:03:38de Bruno Retailleau
01:03:39a du sens
01:03:39outre la bordalisation
01:03:41est-ce que vous pensez
01:03:43que le fait que
01:03:43ceux qui vont défiler
01:03:45sont forcément
01:03:45beaucoup de gauche
01:03:47forcément
01:03:47est-ce que ça va
01:03:49entraîner
01:03:49et inciter
01:03:51à un vote
01:03:52un peu plus important
01:03:53non mais moi
01:03:54j'aurais quand même
01:03:54posé une question
01:03:55de bon sens
01:03:56aux gens qui ont mis
01:03:57le premier
01:03:57je posais une question
01:03:58allez-y
01:04:00répondez parce que
01:04:01là je suis
01:04:02à moins que ma question
01:04:02ne vous intéresse pas
01:04:03non non non
01:04:03elle est très bonne
01:04:04je vous laisserai
01:04:04la question
01:04:05je disais
01:04:06étant donné que
01:04:07ceux qui vont
01:04:07qui généralement
01:04:09qui manifestent
01:04:10en tout cas
01:04:10sont présents
01:04:11sur les manifestations
01:04:12du premier mai
01:04:13sont souvent
01:04:15largement de gauche
01:04:16est-ce que ça ne va pas
01:04:17inciter un peu plus
01:04:18les personnes qui vont
01:04:19qui vont effectivement
01:04:20aller voter le lendemain
01:04:22de se dire
01:04:22ben voilà
01:04:23pour la gauche
01:04:23non mais complètement
01:04:25le débat
01:04:26quand même
01:04:26non mais le sujet
01:04:27il est là
01:04:28le sujet il est là
01:04:29puisque
01:04:29le sujet est là
01:04:31puisque normalement
01:04:32il y a une neutralisation
01:04:34de la campagne électorale
01:04:37il ne peut plus y avoir
01:04:38de slogan
01:04:38ben voilà
01:04:39les médias audiovisuels
01:04:41ne peuvent pas
01:04:41réveiller de messages
01:04:43de discours
01:04:44etc
01:04:44et forcément
01:04:45s'il y a une manifestation
01:04:47le 1er mai
01:04:47toutes les chaînes
01:04:49vont montrer
01:04:50des images
01:04:50où il y aura
01:04:51des slogans
01:04:52donc appelons à voter
01:04:53pour tel ou un tel
01:04:55c'est ça
01:04:55les médias audiovisuels
01:04:57qui sont soumis
01:04:58à cette règle
01:04:59qu'est-ce qu'ils vont faire
01:05:01ah voilà
01:05:02que faire
01:05:03vous ne pouvez pas mettre
01:05:04parce que normalement
01:05:06le 1er mai
01:05:06c'est évidemment social
01:05:07mais là
01:05:08ce seront des revendications
01:05:10qui seront liées
01:05:11forcément à la campagne
01:05:12interdire de diffuser
01:05:13ces images
01:05:13alors
01:05:14interdire de manifester
01:05:15le 1er mai
01:05:16ne fera pas changer
01:05:17d'opinion
01:05:18mais il est évident
01:05:19qu'en voyant
01:05:20la promotion médiatique
01:05:22qu'il sera
01:05:23c'est une promotion
01:05:24puisque encore une fois
01:05:26la veille
01:05:27le week-end
01:05:28les règles électorales
01:05:29pour les médias
01:05:30audiovisuels
01:05:31sont très strictes
01:05:32il y a une neutralité
01:05:33il ne peut plus
01:05:34y avoir de campagne
01:05:34vous allez dire
01:05:35sur internet
01:05:35ça continue
01:05:36alors que
01:05:38dans les médias
01:05:39audiovisuels
01:05:40tels que les télés
01:05:40et les radios
01:05:41comme nous
01:05:41on doit la faire
01:05:42c'est exactement
01:05:45ce que je voulais dire
01:05:46ça vient de dire
01:05:47Patrick Roger
01:05:47mais en ajoutant
01:05:48quand même un truc
01:05:48qui montre que
01:05:49le déconomètre
01:05:51fonctionne à plein tube
01:05:52pour citer
01:05:52François Bayrou
01:05:54le vendredi soir
01:05:5530 avril
01:05:56à 23h59
01:05:58vous n'avez même plus
01:05:59le droit
01:06:00de mettre un tract
01:06:00dans une boîte à lettres
01:06:01parce que la campagne
01:06:03est terminée
01:06:03d'accord ?
01:06:04il y a toujours
01:06:05de l'affichage sauvage
01:06:06si vous faites arrêter
01:06:07par la police
01:06:08vous finissez au poste
01:06:09et vous pouvez prendre
01:06:10une amende
01:06:11mais là
01:06:12vous allez avoir
01:06:12des gens
01:06:13qui dans les manifs
01:06:14vont dire
01:06:14votez un tel
01:06:15ou abat un tel
01:06:17etc
01:06:18partout en France
01:06:19et ça passerait crème
01:06:20non mais
01:06:21qui a eu cette idée
01:06:22moi j'ai râlé
01:06:23d'entrée
01:06:24quand on a appris
01:06:25que ce serait le 2 mai
01:06:25qui a eu cette idée
01:06:27d'une stupidité
01:06:28qui fait de lui
01:06:29vraiment
01:06:31mais un évereste
01:06:32de bêtises
01:06:33d'avoir eu l'idée
01:06:34de mettre
01:06:34à cette date là
01:06:35je n'arrive même pas
01:06:37à comprendre
01:06:37mais parce qu'il y a aussi
01:06:38un problème de vacances
01:06:39et vous savez
01:06:40il y a un truc qui s'appelle
01:06:40le vote par procuration
01:06:41si vous voulez partir en vacances
01:06:43vous faites un vote par procuration
01:06:45sauf que le taux
01:06:46aujourd'hui
01:06:46de gens qui votent
01:06:48est tellement léger
01:06:48enfin
01:06:49écoutez les absents
01:06:50ont toujours tort
01:06:50alors on pourra
01:06:52vous rétorquer
01:06:53que ça peut être valable
01:06:54pour les deux finalistes
01:06:56c'est à dire
01:06:57l'un comme l'autre
01:06:58on pourra
01:06:59défiler
01:07:01peut-être que tous ceux
01:07:02qui défilent
01:07:03le 1er mai
01:07:04ne font pas de gauche
01:07:05il y aura des
01:07:06il y aura des
01:07:07contre-manifestations
01:07:08d'autres manifestations
01:07:09vous trouvez que la France
01:07:11n'est pas assez
01:07:12dans les fermes
01:07:12je vais vous soumettre ce cas
01:07:15puisque
01:07:16évidemment
01:07:16c'est là
01:07:17le coeur du problème
01:07:18c'est
01:07:18les manifestations
01:07:20promotionnelles
01:07:21puisque
01:07:21le 1er mai
01:07:22c'est une manifestation
01:07:23promotionnelle
01:07:24donc vous allez les couvrir
01:07:25quand même
01:07:25ces manifestations
01:07:26quand vous êtes un média audiovisuel
01:07:28vous allez les montrer
01:07:28s'il y a
01:07:29que ce soit
01:07:31le rassemblement national
01:07:32ou un autre parti
01:07:33finalement
01:07:33plutôt de droite
01:07:35qui est en finale
01:07:36est-ce que lui
01:07:37peut organiser
01:07:38une manifestation
01:07:42une autre manifestation
01:07:43en disant
01:07:44que c'est le prétexte
01:07:45du 1er mai
01:07:46pour équilibrer
01:07:47c'est un gendarme
01:07:48et également
01:07:49avoir ses slogans
01:07:50ah bah moi
01:07:51oui
01:07:51mais qu'est-ce que vous allez faire
01:07:53ah bah moi je peux vous dire
01:07:54que la badif sera interdite
01:07:55je vous le dis tout de suite
01:07:57parce qu'on dira
01:07:58que ça risquerait
01:08:00de causer
01:08:01un trouble à l'ordre public
01:08:02parce qu'il y a déjà
01:08:03les manifestations syndicales
01:08:05oui mais c'est liberticide
01:08:06ah bah on est bien d'accord
01:08:07mais que comme le 1er mai
01:08:08pour les syndicats
01:08:10c'est Noël pour les chrétiens
01:08:11ou je sais pas
01:08:13Rochachana pour les juifs
01:08:14on n'a pas le droit
01:08:15de toucher au 1er mai
01:08:16ils veulent leur manif
01:08:17le 1er mai
01:08:17donc comme ils auront
01:08:18leur manif le 1er mai
01:08:19il ne faut pas
01:08:20de second tour le 2 mai
01:08:21c'est UFD
01:08:23parce que je vous rappelle
01:08:24que normalement
01:08:25il y a la fête
01:08:25de Jeanne d'Arc
01:08:26qui est célébrée
01:08:28par le Rassemblement National
01:08:30oui mais
01:08:31la fête originale
01:08:33elle est plutôt
01:08:33le 1er mai
01:08:34justement
01:08:35avec la traversée
01:08:37oui oui
01:08:37je crois
01:08:38d'un point de vue historique
01:08:39elle est fêtée souvent après
01:08:40mais elle pourrait être décalée
01:08:42non mais je
01:08:44faire ce deuxième tour
01:08:45et puis comme l'a dit Retailleau
01:08:46il a mille fois raison
01:08:48je le cite
01:08:48vous vous rendez compte
01:08:49si le 1er mai
01:08:50il se passe ce qu'il s'est passé
01:08:51le 17 octobre
01:08:52parce que je vous rappelle
01:08:54quand même
01:08:54que les pillages
01:08:54ont continué
01:08:56le 18
01:08:56j'y viens
01:08:57c'est pour ça que je trouve
01:08:58que la situation
01:08:59elle n'est pas si simple
01:08:59que ça
01:08:59c'est vrai que
01:09:00si cette élection a lieu
01:09:02le 2 mai
01:09:03vous allez avoir
01:09:04effectivement une journée
01:09:05de campagne supplémentaire
01:09:05pour la gauche
01:09:06il faut dire les choses
01:09:07mais de l'autre côté
01:09:08si ça se termine mal
01:09:09ces fameuses manifestations
01:09:10est-ce que ça ne va pas
01:09:11être un carburant
01:09:12pour l'État
01:09:13qui va se dire
01:09:13c'est tellement le bazar
01:09:15en France
01:09:16que ça m'incite
01:09:17à voter à la droite
01:09:18le lendemain
01:09:19donc je considère
01:09:20très difficile de trancher
01:09:21ce qui me surprend
01:09:22c'est que
01:09:22dans ce que disait
01:09:24Bruno Retailleau
01:09:24ce matin à la radio
01:09:25il disait
01:09:26globalement
01:09:26on était une grande majorité
01:09:27à ne pas souhaiter
01:09:28que l'élection présidentielle
01:09:29ait lieu le 2 mai
01:09:30et malgré tout
01:09:31les pouvoirs publics
01:09:32ont décidé
01:09:33de garder cette date
01:09:34donc je ne comprends pas
01:09:35pourquoi effectivement
01:09:36ils ont gardé cette date
01:09:37alors évidemment
01:09:37il y a l'histoire des vacances
01:09:39moi je préfère effectivement
01:09:40pour ne pas qu'il y ait de sujet
01:09:41que ce soit
01:09:41à l'occasion des vacances
01:09:42sachant que
01:09:43si vous voulez décaler la date
01:09:44et c'est ça qui est compliqué
01:09:45si vous voulez décaler la date
01:09:46il faut modifier
01:09:48vous ne pouvez que l'avancer
01:09:49parce que
01:09:49si vous la décalez
01:09:51il faut une révision constitutionnelle
01:09:52il faut réunir
01:09:54il faut le faire voter
01:09:54dans les mêmes termes
01:09:55par les deux chambres
01:09:56ensuite il faut réunir
01:09:57le congrès à Versailles
01:09:58pour simplement
01:09:59modifier la date
01:10:00d'élection présidentielle
01:10:00donc en fait
01:10:01il n'y a pas trop le choix
01:10:01il faut l'avancer d'une semaine
01:10:02on part au standard
01:10:03au 0826 300 300
01:10:05Paul est avec nous
01:10:05bonsoir Paul
01:10:06bonsoir
01:10:08bonsoir
01:10:08avec le plaisir
01:10:09de pouvoir intervenir
01:10:10très bien
01:10:11on est ravis
01:10:11vous allez peut-être mettre
01:10:12un peu d'intelligence
01:10:13dans ce débat
01:10:17je n'irai pas jusque là
01:10:18vous avez des intervenants
01:10:19de qualité à chaque fois
01:10:20les animateurs
01:10:21sont au top aussi
01:10:23moi je pense
01:10:23qu'il faudrait avancer
01:10:24d'une semaine
01:10:25et puis c'est tout
01:10:26on part sur le 11
01:10:26et le 25
01:10:27de manière à ce que
01:10:28les gens
01:10:29ils sont responsables
01:10:30s'ils ne peuvent pas
01:10:31se dépasser physiquement
01:10:32ils font des procurations
01:10:33il faut éviter le 1er mai
01:10:34le 1er mai
01:10:35ça va devenir encore plus symbolique
01:10:36s'il y a le 2ème tour
01:10:38le lendemain
01:10:39un 2ème tour
01:10:40Mélenchon-Le Pen
01:10:41le 2 mai
01:10:42ça va être explosif
01:10:43le 1er mai
01:10:43et est-ce qu'on n'aura pas
01:10:44des gens qui vont aller
01:10:45bloquer les bureaux de vote
01:10:46parce que quand on voit
01:10:47la désinhibition
01:10:49de certains là
01:10:50ils sont prêts à tout
01:10:51aujourd'hui
01:10:52ils attaquent des mairies
01:10:52ils attaquent
01:10:53sans raison
01:10:54alors là
01:10:54si c'est pour empêcher
01:10:55des gens de voter
01:10:56pour empêcher par exemple
01:10:58Marine Le Pen
01:10:58d'arriver au pouvoir
01:10:59mais ça va être
01:11:00open
01:11:00moi c'est ce qui me fait peur
01:11:02et aujourd'hui
01:11:05la violence qu'il y a
01:11:06et ces débats politiques
01:11:08avec des gens qui ne savent pas se tenir
01:11:09ça me vient presque aux mains
01:11:11à chaque fois
01:11:12moi j'ai peur
01:11:12j'ai vraiment peur
01:11:13qu'il y ait des violences
01:11:13si c'est le 2 mai
01:11:14parce que l'intelligence
01:11:16ce serait de rester
01:11:16vers le 11 et le 25 avril
01:11:18et qu'on ait des débats
01:11:19qu'on ait des vrais débats
01:11:21qu'on ait des vrais débats politiques
01:11:22sur l'avenir de la France
01:11:23sur la dette
01:11:24sur le social
01:11:25sur tout ça
01:11:26qu'est-ce qu'on veut faire
01:11:28pardon je vous coupe Paul
01:11:30je rappelle ce qu'a dit
01:11:31Maude Bréjon
01:11:31la porte-parole
01:11:32qui a exclu mercredi
01:11:34un tout changement
01:11:34et sa formule était
01:11:36il n'y a pas de raison
01:11:37de changer ces dates
01:11:38sauf à poser un genou à terre
01:11:40face aux délinquants
01:11:41aux casseurs
01:11:42et aux factieux
01:11:43le drame c'est que
01:11:44comme le gouvernement
01:11:45qu'elle soutient
01:11:46à poser pas un genou
01:11:48mais s'est carrément couché
01:11:49devant ce que Macron
01:11:51a appelé
01:11:51les factieux
01:11:52les casseurs
01:11:53les délinquants
01:11:53mettre qu'un genou à terre
01:11:55ce sera déjà un progrès
01:11:56par rapport à ce qu'ils ont fait
01:11:57le 7 octobre
01:11:57et on peut penser
01:11:58que le 1er mai
01:11:59qui sait
01:12:00toutes les configurations
01:12:01sont possibles
01:12:02que les services d'ordre syndicaux
01:12:05soient à terme
01:12:05parce qu'ils pensent bien aussi
01:12:07que s'il y a des violences
01:12:09ça est nourri
01:12:10l'être fin de droite
01:12:11excusez-moi ce que disait Paul
01:12:12c'était hyper intéressant
01:12:14imaginons qu'il y ait
01:12:15un deuxième tour
01:12:16il l'a dit
01:12:17Marine Le Pen
01:12:18Jean-Luc Mélenchon
01:12:19tous les cortèges
01:12:20de Dunkerque à Perpignan
01:12:22de Brest à Strasbourg
01:12:23vont être des meetings
01:12:25pour Mélenchon
01:12:25oui ou non
01:12:26parce que tous les syndicats
01:12:28en ces cas-là
01:12:30on touche à la sincérité
01:12:32du scrutin
01:12:32si on ne permet ça la veille
01:12:34c'est une journée de campagne de plus
01:12:34c'est une journée de campagne de plus
01:12:36au niveau national
01:12:38avec le RN
01:12:39qui ne pourrait pas
01:12:40ou autre chose
01:12:41si vous avez Lysnard
01:12:41ou qui vous voulez
01:12:42en face de Mélenchon
01:12:43qui ne pourrait pas répliquer
01:12:45parce que
01:12:45toute la rue
01:12:47appartiendrait
01:12:47à un des deux camps
01:12:49mais est-ce qu'on imagine
01:12:50la folie de la situation ?
01:12:52alors il y avait bien aussi
01:12:53une autre possibilité
01:12:55c'est de se dire
01:12:56pour une fois
01:12:57on agit sur
01:12:58le calendrier scolaire
01:13:00c'est-à-dire que
01:13:01la dernière semaine
01:13:02la dernière zone
01:13:03qui est en vacances
01:13:04c'est ça
01:13:05du
01:13:06sur le
01:13:07le week-end du 11
01:13:08le week-end
01:13:09du 18
01:13:11voilà c'est ça
01:13:11on l'avance
01:13:12et ça se termine le 11
01:13:14et comme ça
01:13:14les gens peuvent entrer
01:13:15et voter
01:13:16c'est possible
01:13:17mais évidemment
01:13:18comme en France
01:13:19on a quand même du mal
01:13:20à se coordonner
01:13:21parce qu'il y a un service
01:13:22qui a décidé telle chose
01:13:24qu'il y a telle autre chose
01:13:25et puis alors bon
01:13:25derrière oui
01:13:26on pense au
01:13:27c'est parce qu'il y a aussi
01:13:29évidemment
01:13:30les conséquences pour le tourisme
01:13:32parce que les gens
01:13:33partent en vacances
01:13:34etc
01:13:34mais à la limite
01:13:35c'est pas le ski
01:13:37c'est un peu différent
01:13:38on pourrait très bien avancer
01:13:39essayer de
01:13:40eh ben non
01:13:42eh ben non
01:13:42on n'a pas pensé à ça
01:13:44parce qu'on pense chacun
01:13:46dans son silo
01:13:46moi je le dis
01:13:49je le répète
01:13:49cette date ne tient pas
01:13:51une minute la route
01:13:51parce que je vous laisse
01:13:53imaginer
01:13:53je vous laisse imaginer
01:13:54la situation
01:13:55on sait que c'est explosif
01:13:57et que la France
01:13:57sera peut-être bordélisée
01:13:59le 2 à 20h01
01:14:00d'accord
01:14:01je vous laisse imaginer
01:14:02que refusant
01:14:04de laisser la rue
01:14:05à un camp
01:14:05l'autre camp
01:14:07organise des manifestations
01:14:08sauvages
01:14:09oui
01:14:09et que
01:14:10il y ait de la bagarre
01:14:11voire pire
01:14:12qu'est-ce qui se passe
01:14:13le lendemain ?
01:14:14on annule le scrutin
01:14:16dans ces cas-là
01:14:17il y aurait un responsable
01:14:18enfin des responsables
01:14:19c'est ceux qui auraient mis
01:14:20le deuxième tour de scrutin
01:14:21à cette date
01:14:22et personne d'autre
01:14:23et ils devraient rendre
01:14:24des comptes à mon avis
01:14:25Paul
01:14:26en conclusion
01:14:27qu'en pensez-vous alors ?
01:14:28moi j'espère que le bon sens
01:14:29va revenir en France
01:14:30vous avez des rêves
01:14:33très ambitieux
01:14:34Paul
01:14:34je suis paysan
01:14:37le bon sens paysan
01:14:38c'est important
01:14:38je voudrais que les gens
01:14:39ils arrivent à se parler
01:14:40aujourd'hui vous voyez
01:14:41on repense aux agriculteurs
01:14:42de ne pas être dans la rue
01:14:43de ne pas venir manifester
01:14:44excusez-nous
01:14:45on travaille
01:14:45on prépare nos terres
01:14:46pour les semis
01:14:47on a encore des fraises
01:14:47les gens ils récoltent
01:14:48les kiwis
01:14:49les pommes
01:14:49donc ils ne manifestent pas
01:14:51et comme on ne manifeste pas
01:14:52la loi agricole
01:14:53n'est toujours pas
01:14:54mis en oeuvre
01:14:56c'est un drame quoi
01:14:57et ce gouvernement
01:14:58on dirait qu'il cherche
01:15:00systématiquement
01:15:01à créer des conflits
01:15:02voilà
01:15:03et c'est dommage
01:15:04parce que
01:15:04moi je pense que
01:15:05les gens intelligents
01:15:06quand on a écouté
01:15:07Naïma et Fadel
01:15:08tout à l'heure
01:15:08les gens intelligents
01:15:09ils se rassembleront
01:15:10les autres
01:15:11on n'en fera rien
01:15:12les gens qui veulent
01:15:13toujours le conflit
01:15:14qui n'ont que la violence
01:15:14on n'en fera rien
01:15:15il faut en prendre conscience
01:15:17mais il y a des gens
01:15:18intelligents
01:15:18qu'on pourra basculer
01:15:19dans la raison
01:15:21leur dire
01:15:21arrêtez de casser
01:15:22arrêtez de manifester
01:15:23posez-vous autour de la table
01:15:24faites des propositions
01:15:26faites des propositions
01:15:27il faut qu'il y ait un débat
01:15:28il faut qu'il y ait un débat
01:15:29parce que
01:15:29là aujourd'hui
01:15:30on ne peut pas
01:15:30c'est trop dangereux
01:15:32aujourd'hui
01:15:33moi j'ai peur
01:15:33qu'on aille vers une guerre civile
01:15:34c'est dangereux
01:15:35c'est dangereux
01:15:36le climat est tendu
01:15:37Paul
01:15:38puisque vous êtes agriculteur
01:15:40vous avez dit
01:15:40là en ce moment
01:15:41vous êtes dans les
01:15:42dans les
01:15:42dans les semis
01:15:44dans les canarderas
01:15:46j'espère pouvoir
01:15:47vous en faire
01:15:47un petit échantillon
01:15:48cet hiver encore
01:15:50est-ce que
01:15:51après
01:15:51la sécheresse
01:15:53il a plu
01:15:53beaucoup
01:15:54alors vous vous êtes
01:15:54dans quelle région
01:15:55le thé Garonne
01:15:57il a beaucoup plu
01:15:58là aussi
01:15:58c'est revenu
01:15:59on a eu énormément
01:16:01de pluie en février
01:16:02avec des crues
01:16:03énormes
01:16:0410 jours
01:16:04la Garonne est sortie
01:16:05pendant 10 jours
01:16:06et après on a eu
01:16:07de la sécheresse
01:16:08et là aujourd'hui
01:16:09c'est plutôt sec
01:16:09et le problème
01:16:11c'est qu'on est toujours
01:16:12géré par les mêmes
01:16:12qui refusent de dire
01:16:14l'eau sédentaire
01:16:15et bien on ne peut pas
01:16:16la stocker
01:16:17voilà
01:16:17donc le particulier
01:16:18qui met une cuve
01:16:19sous sa dalle d'eau
01:16:20pour récupérer l'eau de pluie
01:16:21pour arroser son potager
01:16:22c'est un génie
01:16:23l'agriculteur qui veut stocker
01:16:25de l'eau pour arroser ses chars
01:16:26lui il est dangereux
01:16:27il ne faut pas le faire
01:16:29en tout cas c'est une très jolie
01:16:31petite commune
01:16:32ça s'appelle Razimay
01:16:33Razimay
01:16:34le plus joli village de France
01:16:36309 habitants
01:16:37ah bon ?
01:16:38vous êtes mieux rassainis
01:16:40que moi
01:16:40c'est ici là
01:16:41attendez
01:16:42Cécile elle voyage partout
01:16:43et tout de tête
01:16:46on ira faire une émission
01:16:48chez vous
01:16:48avec plaisir
01:16:49avec grand plaisir
01:16:50surtout s'il y a du canard
01:16:51alors là
01:16:52on pourra faire de la dégustation
01:16:54sans soucis
01:16:56alors on coupe l'antenne
01:16:58on arrive à tout de suite
01:16:59allez
01:17:00je ne peux pas
01:17:01merci en tout cas
01:17:02merci beaucoup
01:17:03les cartes blanches
01:17:03dans un instant
01:17:04on va parler des animaux
01:17:06peut-être
01:17:06absolument
01:17:07parce que c'est
01:17:09c'est un sujet
01:17:09qui est assez peu
01:17:11concrètement
01:17:12entretenu
01:17:13par les candidats
01:17:14à la présidentielle
01:17:15ils n'en parlent pas beaucoup
01:17:17oui
01:17:17on va voir ça
01:17:19et puis alors
01:17:19le 11 novembre
01:17:20avant on a mis
01:17:21on enseignait le 11 novembre
01:17:23les enseignants ne veulent plus
01:17:25c'est scandaleux
01:17:28allez à tout de suite
01:17:31les vraies voix sud radio
01:17:33la carte blanche des vraies voix
01:17:34la carte blanche des vraies voix
01:17:37si vous permettez messieurs
01:17:38je voudrais prendre la parole
01:17:40sur ce sondage IFOP
01:17:42qui dit que 86% des français
01:17:44jugent la protection animale importante
01:17:46et les associations
01:17:47sommes les candidats
01:17:48de s'engager
01:17:49en tout cas
01:17:49aujourd'hui
01:17:50à 6 mois
01:17:51du scrutin
01:17:52donc j'ai regardé un petit peu
01:17:53un petit peu
01:17:54de dire qui aujourd'hui
01:17:55dans ses propositions
01:17:59évoque les animaux
01:18:01Marine Tondelier
01:18:02qui va visiblement
01:18:03se désister
01:18:04Marine Le Pen
01:18:05en numéro 2
01:18:06et de loin derrière
01:18:07Jean-Luc Mélenchon
01:18:08Raphaël Glucksmann
01:18:09en ordre
01:18:09Edouard Philippe
01:18:10et Gabriel Attal
01:18:12souvenez-vous
01:18:13Sébastien Lecornu
01:18:14avait fait une publication
01:18:16de décret d'interdiction
01:18:18de vente d'animals
01:18:18de compagnie
01:18:20dans les animaleries
01:18:21et le passage
01:18:22effectivement
01:18:22à la contravention
01:18:25cinquième niveau
01:18:26cinquième classe
01:18:27de tout ce qui est lié
01:18:29à la cruauté animale
01:18:30alors
01:18:31vous vous souvenez
01:18:32c'est rentré
01:18:33dans les débats politiques
01:18:35c'était à peu près
01:18:35il y a une dizaine d'années
01:18:36avec L214
01:18:38avec le parti animaliste
01:18:40qui avait fait
01:18:41à l'époque
01:18:412% aux européennes
01:18:42ce qui était plutôt
01:18:44pas mal
01:18:44aujourd'hui
01:18:4560% des français
01:18:47ont un animal
01:18:48que ce soit un chat
01:18:49un chien
01:18:49ou quelque chose
01:18:50et finalement
01:18:51on se dit que
01:18:52les plus
01:18:53en adéquation
01:18:54avec les animaux
01:18:56ce sont
01:18:56les communes rurales
01:18:57et les jeunes
01:18:58et c'est ce qui
01:18:59aujourd'hui
01:19:00ne va pas voter
01:19:01les jeunes ne vont pas voter
01:19:03et c'est vrai que la ruralité
01:19:04ne va pas voter
01:19:05donc c'est à eux
01:19:07que doit s'adresser
01:19:08en tout cas
01:19:09un programme
01:19:10ce que je trouve
01:19:11assez intéressant
01:19:12et voilà
01:19:14et il y a une cinquantaine
01:19:16d'organisations
01:19:17qui sont aujourd'hui
01:19:18derrière les animaux
01:19:19ils ont proposé
01:19:20une charte
01:19:21avec 21 mesures
01:19:22et je pense
01:19:23que ce serait pas mal
01:19:23que les candidats
01:19:27prennent ce sujet
01:19:28en main
01:19:30parce que c'est un sujet
01:19:32très important
01:19:33et qui pèse
01:19:36chez les français
01:19:38je suis allée
01:19:39dans le supermarché
01:19:40le week-end dernier
01:19:41et donc la dame me dit
01:19:42vous qui faites de la radio
01:19:44dites-moi
01:19:45qui est le meilleur candidat
01:19:47et je lui dis
01:19:47je ne peux pas vous dire
01:19:48quel est le meilleur candidat
01:19:49c'est vous
01:19:50vous avez envie de voter quoi
01:19:51elle me dit
01:19:52ce qui m'intéresse moi
01:19:53ce sont les animaux
01:19:54voilà
01:19:56alors on
01:19:57je me suis dit
01:19:58tiens
01:19:58je pense que les candidats
01:20:00vont s'y intéresser
01:20:01etc
01:20:01là pour l'instant
01:20:02pas vraiment
01:20:03elle m'a dit Caron
01:20:03pour
01:20:05du côté de
01:20:06LFI
01:20:06c'est ce que je dis
01:20:08ils sont numéro 3
01:20:09aujourd'hui sur les sujets
01:20:11mais effectivement
01:20:12la droite est très
01:20:14on a du mal
01:20:14moi le premier
01:20:16à comprendre
01:20:17que c'est un sujet
01:20:19capital
01:20:20mais vous avez
01:20:21totalement raison
01:20:22Cécile
01:20:23par rapport
01:20:24à la conviction
01:20:25qu'on a apporté
01:20:26aux citoyens
01:20:27et je pourrais dire
01:20:28pour rire
01:20:29si j'ose dire
01:20:30parlez bien dans le micro
01:20:30c'est que les
01:20:32les politiques
01:20:33ont déjà une vie de chien
01:20:34donc peut-être
01:20:35ne veulent-ils pas
01:20:37se pencher
01:20:39sur des animaux
01:20:40alors que les français
01:20:41en effet
01:20:42je le constate
01:20:43auprès de moi
01:20:44mais sont passionnés
01:20:45par les bêtes
01:20:46mais pas vous
01:20:47non
01:20:48moi je ferais pas de mal
01:20:49à une bête
01:20:50mais disons
01:20:51il n'y a pas d'appétence
01:20:52particulière
01:20:53chez les politiques
01:20:54alors
01:20:55la première
01:20:56c'est Marine
01:20:59Tondelier
01:20:59ensuite c'est Marine Le Pen
01:21:00qui a des chars
01:21:02Jean-Luc Mélenchon
01:21:03qui arrive en 3ème
01:21:04puis Raphaël Glucksmann
01:21:06Edouard Philippe
01:21:07et Gabriel Attal
01:21:08voilà
01:21:10mais de loin
01:21:11loin loin
01:21:12loin derrière
01:21:12donc c'est pas
01:21:13une préoccupation
01:21:14en tout cas
01:21:15dans les différentes
01:21:16propositions
01:21:16de ces candidats
01:21:18alors que c'est important
01:21:19non mais c'est important
01:21:20mais c'est vrai
01:21:20qu'il y a tellement
01:21:21de sujets
01:21:21sur la table
01:21:22aujourd'hui
01:21:23on les évoque
01:21:24tous les jours
01:21:25dans les vraies voix
01:21:26que
01:21:28ça vient
01:21:28c'est un peu moins
01:21:29prioritaire
01:21:30oui mais ça touche
01:21:30au coeur des gens
01:21:31bien sûr
01:21:32vous êtes chez vous
01:21:33Patrick regardez
01:21:34les mois
01:21:36que suscitent
01:21:37des tragédies
01:21:38lorsqu'un petit chat
01:21:39est sous un train
01:21:40ne m'en parlez pas
01:21:41non mais regardez
01:21:42même
01:21:42on parle souvent
01:21:44des pouvoirs d'achat
01:21:45des ménages
01:21:46regardez le prix
01:21:47qui est alloué
01:21:47aux animaux
01:21:48dans les villes
01:21:51c'est devenu très cher
01:21:52c'est devenu très très cher
01:21:54mais parfois
01:21:55certains préfèrent
01:21:56moins manger
01:21:57de repas
01:21:58moins manger
01:21:59et donner plus
01:22:00à leurs chats
01:22:00et donner à leurs animaux
01:22:02les chiens
01:22:03ça revient cher
01:22:04donc c'est un vrai sujet
01:22:06de campagne électorale
01:22:08on donnait un peu plus
01:22:10localement
01:22:11à manger aux animaux
01:22:13c'est à dire
01:22:13qu'on donnait les restes
01:22:14à la table
01:22:14je pense pour les chiens
01:22:16pour les chats
01:22:16on se débrouillait
01:22:17un petit peu plus
01:22:18plus ou moins
01:22:19plus ou moins
01:22:21et pour certains
01:22:22le budget
01:22:22c'est entre 2 et 500 euros
01:22:24par mois
01:22:25allez
01:22:27autre carte blanche
01:22:29Philippe David
01:22:30en France
01:22:31on n'a pas de pétrole
01:22:32enfin on n'avait déjà
01:22:33pas de pétrole
01:22:33il y a 50 ans
01:22:34mais on a du lithium
01:22:35c'est une bonne nouvelle
01:22:37on va exploiter
01:22:37un gisement de lithium
01:22:38la concession
01:22:40va durer jusqu'en 2075
01:22:42c'est dans l'Allier
01:22:43à Beauvoir
01:22:44et avec ce qu'on va
01:22:46extraire comme lithium
01:22:46à partir de 2030
01:22:47on pourra fabriquer
01:22:48700 000 batteries
01:22:50de voitures par an
01:22:51c'est considérable
01:22:53et on a plein d'autres
01:22:54gisements de lithium
01:22:55en France
01:22:56alors notamment
01:22:56dans le Finistère
01:22:57dans la Haute-Vienne
01:22:58et dans la Creuse
01:22:59et il y en a aussi ailleurs
01:23:01et si on ajoute à ça
01:23:02les gisements d'hydrogène
01:23:03parce qu'on a déjà trouvé
01:23:04des gisements d'hydrogène blanc
01:23:07c'est à dire
01:23:08l'hydrogène naturel
01:23:09qu'on pourra utiliser
01:23:10pour des trains
01:23:10par exemple
01:23:11etc
01:23:11on en a en Lorraine
01:23:12dans le bassin Aquitain
01:23:14le Piémont-Pyrénéen
01:23:15et même en Outre-mer
01:23:16en Nouvelle-Calédonie
01:23:17par exemple
01:23:18et en Guyane
01:23:18donc moi je crois que
01:23:20pour une fois
01:23:21qu'on est bien doté
01:23:22par la nature
01:23:23en termes de matières premières
01:23:24il ne faut pas s'en priver
01:23:25alors je sais que
01:23:26des associations écologistes
01:23:28sont déjà furieuses
01:23:28qu'on ose utiliser
01:23:31extraire du lithium
01:23:33dans l'allié
01:23:33mais moi je préfère avoir
01:23:34du lithium de l'allié
01:23:35que du lithium
01:23:36qui viendrait du bout du monde
01:23:38du lithium de l'allié
01:23:39c'est ça
01:23:40voilà
01:23:41c'est vrai
01:23:41et c'est bien
01:23:42d'avoir des matières premières
01:23:43c'est une très bonne nouvelle
01:23:45il faut-il pouvoir les exploiter
01:23:46oui c'est ça
01:23:47c'est difficile
01:23:48et on vient de les découvrir
01:23:50oui
01:23:50ah bah là
01:23:51on a signé le contrat
01:23:51pour exploitation
01:23:53de 2030 à 2075
01:23:54c'est-à-dire
01:23:55d'accord
01:23:56donc la loi
01:23:56n'interdit pas
01:23:57de faire
01:23:57non parce que
01:23:58c'est pas des hydrocarbures
01:23:59on sera toujours là
01:24:00en 2075 ou pas ?
01:24:01j'ai quelques doutes
01:24:02moi ça me ferait
01:24:02109 ans
01:24:03surtout avec tous les
01:24:04michocos que vous mangez
01:24:07à varié
01:24:08à varié
01:24:10c'est ça
01:24:11c'est quand même
01:24:12varié oui
01:24:13mais à varié aussi
01:24:14mais ça commence à se voir
01:24:15sur son physique
01:24:15t'as vu que ça pousse
01:24:17Patrick
01:24:18oui
01:24:19Patrick c'est votre tour
01:24:21oui
01:24:22l'enseignement
01:24:23du 11 novembre
01:24:25aujourd'hui
01:24:26pour beaucoup
01:24:26les jeunes générations
01:24:28le 11 novembre
01:24:28ça ne dit rien
01:24:29sinon que c'est
01:24:31avant tout
01:24:31un jour férié
01:24:33bien sûr
01:24:34qui a failli être remis
01:24:35en cause
01:24:35d'ailleurs
01:24:35à quelques reprises
01:24:36du coup
01:24:38il y a le ministre
01:24:40l'éducation nationale
01:24:40qui a lancé
01:24:41il y a eu une circulaire
01:24:42qui demande à chaque école
01:24:43lycée et collège
01:24:45d'organiser une cérémonie
01:24:46commémorative
01:24:47à l'occasion
01:24:48de ce 11 novembre
01:24:49pour expliquer
01:24:50en quoi ça consiste
01:24:52ce n'est pas une obligation
01:24:53mais
01:24:54c'est une volonté
01:24:55quand même
01:24:55de le faire
01:24:56parce que
01:24:57je vous dis
01:24:58il y a
01:25:00dans les écoles
01:25:01beaucoup d'élèves
01:25:03ne savent pas
01:25:03à quoi ça correspond
01:25:04précisément
01:25:05il y a un syndicat
01:25:06qui dit que
01:25:08ben oui
01:25:08le devoir de mémoire
01:25:09est essentiel
01:25:10et les enseignants
01:25:11le font vivre
01:25:11dans leurs cours
01:25:12mais qu'il n'est pas question
01:25:14vraiment
01:25:14ils n'ont pas envie
01:25:15de cette journée
01:25:18spécifique
01:25:18parce qu'ils disent
01:25:19que derrière
01:25:21il risque d'y avoir
01:25:22un message politique
01:25:24autour de ça
01:25:25évidemment
01:25:26parce que
01:25:27bon
01:25:27c'est 14-18
01:25:28et tout
01:25:29donc
01:25:30ils sont plutôt
01:25:31opposés à ça
01:25:32je ne comprends pas
01:25:34pourquoi
01:25:34on a encore
01:25:35des ministres
01:25:36et notamment
01:25:37un ministre
01:25:38de l'éducation nationale
01:25:39c'est lui
01:25:39qui a lancé
01:25:40cette circulaire
01:25:41qui donne des instructions
01:25:42par circulaire
01:25:44ou autrement
01:25:44à des professeurs
01:25:46qui n'ont qu'une envie
01:25:47c'est de ne pas
01:25:48les appliquer
01:25:49c'est vrai
01:26:01je tiens à rappeler
01:26:02et moi j'ai été touché
01:26:03parce que mes deux grands-pères
01:26:04ont combattu en 14-18
01:26:05et j'en ai connu un des deux
01:26:07qu'on n'honore pas
01:26:08nos morts
01:26:09parce que c'est honorer nos morts
01:26:10du conflit
01:26:11qui a été le plus mortel
01:26:13en nombre de tués
01:26:15de notre histoire
01:26:16je suis scandalisé
01:26:17et moi j'estime
01:26:18que les enseignants
01:26:19qui refusent de faire ça
01:26:20devraient être
01:26:21je vais aller loin
01:26:22ils ne refusent pas
01:26:23d'enseigner
01:26:24le 11 novembre
01:26:25en général
01:26:25ils disent qu'ils le font
01:26:27mais en revanche
01:26:27il n'y a aucun directeur d'école
01:26:30aucun enseignant
01:26:30ne doit être contraint
01:26:31d'organiser
01:26:32une cérémonie spécifique
01:26:34qui lui serait dictée
01:26:35écoutez bien
01:26:36par un élu
01:26:37et bien moi je
01:26:38c'est vrai que c'est un ministre
01:26:40rappelons juste une chose
01:26:41c'est que les élus
01:26:42ont une légitimité démocratique
01:26:43les enseignants
01:26:44ont passé un concours
01:26:45fin de la blague
01:26:47rappelons surtout
01:26:47les conditions de cette guerre
01:26:48qui étaient atroces
01:26:50on continue les vrais brèles
01:26:51dans un instant
01:26:52Philippe David
01:26:53évidemment jusqu'à 20h
01:26:54avant de retrouver
01:26:55Anthony Martin-Smith
01:26:56tout à l'heure
01:26:56il est content
01:26:57de pouvoir râler
01:26:58encore pendant une heure
01:26:59il est content
01:26:59ah non là je laisse
01:27:00les gens râler
01:27:01on va parler notamment
01:27:02de la confiance des français
01:27:05de leur pouvoir d'achat
01:27:06on va parler du SMIC
01:27:07le débat vous fait réagir
01:27:08on a reçu pas mal de messages
01:27:09et on va parler également
01:27:10des conséquences
01:27:11sur le SMIC
01:27:12dire est-ce qu'il faut augmenter
01:27:15ou pas
01:27:16on a même des témoignages
01:27:17de personnes au SMIC
01:27:18qui veulent témoigner
01:27:18de comment on vit avec le SMIC
01:27:20venez témoigner
01:27:21ça
01:27:21on vous attend
01:27:22des petits chefs d'entreprise
01:27:23qui eux en revanche
01:27:24ne peuvent pas
01:27:25se disent
01:27:26je voudrais bien
01:27:27mais c'est difficile
01:27:28mais surtout en ce moment
01:27:29et on va parler également
01:27:30suite à l'intervention hier
01:27:31d'Alain Di Crescenzo
01:27:32le patron de CCI France
01:27:33il y a eu des réactions également
01:27:34qu'on n'a pas pu prendre
01:27:35hier soir à l'antenne
01:27:36on a eu beaucoup d'appels
01:27:37pour parler de commerçants
01:27:38qui veulent réagir
01:27:39et également de la taxe émeute
01:27:41qui vous fait réagir
01:27:41la taxe émeute
01:27:42et puis si vous voulez réagir aussi
01:27:44sur l'intégration
01:27:45qui ne marche pas
01:27:46selon Edouard Philippe
01:27:48là aussi
01:27:48026-300-300
01:27:49et à partir de 20h
01:27:51Anthony Martin-Smith
01:27:52on vous a
01:27:53contre
01:27:53je tiens à dire
01:27:54qu'il y a une taxe
01:27:55que je ne veux jamais voir
01:27:56la taxe contre le coup de chaud
01:27:57parce que moi ça me fait du bien
01:27:58de râler
01:27:59allez-y
01:27:59vous pouvez râler dans un instant
01:28:01allongez-vous Philippe David
01:28:03allez à demain
01:28:04les infos dans un instant
01:28:06merci Benoît Perrin
01:28:06merci Philippe David
01:28:09Sud Radio

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