00:02Sud Radio Bercoff, dans tous ses états, midi 14h, André Bercoff.
00:06Je n'aime que l'équanile, ou bien le toit franil, j'apprécie le valiant, ou bien le livrier, j
00:10'adore le noctal, ou bien le binoctal, avec son frère délicieux, l'humain noctal, c'est le blues, le blues
00:16euphorisant.
00:18Et oui, le blues euphorisant, le merveilleux truc de Philippe Châtel, effectivement, je vais vous dire, il y a quelque
00:25chose, c'est l'équipe qu'il faut se dire, qu'est-ce qu'on ferait sans ces médicaments.
00:30Eh oui, mais le problème dans ce blues, André Bercoff, eh bien, il ne cite pas l'anti-douleur chouchou
00:34des Français, à savoir le fameux paracétamol, et aujourd'hui, problème, André, racontez-nous.
00:40Un vrai problème, alors, quand même, histoire formidable, vous imaginez, le paracétamol, le doliprane, tout ça, c'est efféralgan, qu
00:49'est-ce qu'on ferait sans doliprane, sans efféralgan ?
00:51Il n'y a pas de problème, c'est comme si on respire, prends du doliprane, tu vas voir, ça
00:54va te faire du bien.
00:56Or, ça fait 15 ans, 15 ans, qu'il n'était plus fabriqué en France, dans notre vision admirable, les
01:03princes qui l'ont ouvert, on a dit, mais ouais, les médicaments, on s'en fout,
01:07c'est pas grave, on va, allez, on va délocaliser en Chine, ils sont bien les Chinois, ils ne savent
01:11faire que ça, excellent prestataire de services,
01:15et je rappelle quand même que 430 millions de boîtes de paracétamol sont consommées en France par an.
01:23430 millions de boîtes, ouais, mais ça ne servait à rien, jusqu'au moment où arrive, effectivement, le Covid.
01:29Et oui, vous vous rappelez, hein, le pangolin et la chauve-souris qui s'étaient accouplés, ça a donné le
01:36terrible virus, le corona et le cornardovirus,
01:39et alors on a dit, oui, oui, le paracétamol, ah ben, il faut l'acheter, et puis il n'y
01:43a pas que vous, hein, les Français.
01:44Nous, on les fabrique, les Chinois, mais ça va coûter plus cher.
01:47Ah, qu'est-ce qu'il y a, on se trouva fort dépourvu quand la bise du Covid fut venue.
01:54Alors voilà, on a connu les tensions d'approfondissement, on ne trouvait pas le doliprane, les ferralgants, générique, d'ailleurs,
02:00je peux vous dire qu'il y a beaucoup de générique qu'on ne retrouve toujours pas ici, voilà.
02:05Alors on prend des meçons d'urgence, et Emmanuel Macron, comme toujours visionnaire,
02:11il va à déplacement à l'usine pharmaceutique C15-2009-La Garenne, en juin 2020,
02:16nous allons rebâtir notre intégralance sanitaire.
02:19Très bien, très bien, ça flouement, ça prend un tout petit peu du temps, ça.
02:23Alors, ça recommence, effectivement, ça y est, ça y est,
02:26et il paraît que nous aurons du paracétamol, et toutes ces variétés, ces variantes,
02:32dont il prend l'effet galgan, en 2027.
02:35Et oui, ça y est, ça va revenir français.
02:38Pourquoi c'était parti ? Ben, c'était parti, on vous a expliqué, voilà.
02:41Mais ça revient, ça y est, les laboratoires, les Sanofi, le Benta,
02:46ils vont tous s'y mettre, effectivement.
02:49Et je vais vous dire, on va même faire lancer une usine géante en Isère, à Roussillon.
02:54Voilà, le groupe français C15 construit sa nouvelle unité de production,
02:59entreprise qui savait fournir, vous savez, 10 000 et 15 000 tonnes de paracétamol par an.
03:05Voilà, c'est la moitié des besoins européens,
03:08donc on sera peut-être lié d'air en Europe, et c'est formidable, voilà.
03:11Alors, effectivement, vous connaissez pourquoi on a abandonné la production, c'est classique.
03:16Eh bien, voilà, main-d'oeuvre moins chère,
03:18normes environnementales différentes, capacité industrielle massive,
03:22et oui, tout ce qui a fait que nos chers écolos qui voulaient repêcher tout,
03:26et puis la main-d'oeuvre, etc., etc., voilà.
03:29Donc, eh bien, on revient, eh bien, la souveraineté sanitaire.
03:33Sauf qu'il y a, en ce moment, un autre paradoxe.
03:37Un autre paradoxe, c'est quoi ?
03:40C'est ce qui se passe, Céline, avec les pharmacies.
Commentaires