- il y a 36 minutes
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Avec Pascal Lorenzo Sabatier, témoin direct des attentats. Il travaillait dans la tour voisine du World Trade Center
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NewsTranscription
00:0013h-14h, Sud Radio, Génération Bercoff, André Bercoff.
00:30Sur Sud Radio qui nous plonge effectivement dans cette horreur que le monde entier a vécu à cette date, souvenez
00:36-vous.
00:37L'Amérique frappait au cœur, le monde occidental déstabilisé, c'est une opération d'une ampleur inouïe qui a touché
00:43les Etats-Unis.
00:44Deux avions détournés par des kamikazes ont détruit les tours géantes du World Trade Center à New York.
00:49Les bâtiments se sont effondrés. Un peu plus tard, un troisième avion suicide s'est écrasé sur le Pentagone, siège
00:55des armées américaines.
00:56La Maison Blanche et tous les bâtiments publics ont été évacués. Aéroports et frontières fermées, les Etats-Unis sont ce
01:02soir coupés du monde.
01:04Partout ailleurs, les bourses s'effondrent. En France, le plan Vigipirate est réactivé. A Bruxelles, les locaux de l'OTAN
01:10évacués.
01:11Pas de revendication. Montrez du doigt, les talibans condamnent la violence. Mais c'est vers Oussama Ben Laden que se
01:16tournent tous les regards.
01:18Et ce jour-là, André Bercoff, vous étiez aux Etats-Unis et dans un instant sur Sud Radio, vous allez
01:22tout nous raconter.
01:23Oui, et je voudrais que, justement, Daisy se prépare à reprendre ce qu'on a entendu trop rapidement, les bruits,
01:32mais pas tout de suite.
01:34Je vous raconte, je vous raconte parce que, voilà, il faut que je vous parle un peu de ces générations
01:39Bercoff.
01:40Je vous raconte ce qui m'est arrivé, c'est que le 3 septembre 2001, j'ai eu un infarctus.
01:47J'étais à San Francisco. Le soir, je devais reprendre l'avion pour Paris.
01:52J'aurais à quelques heures près... Hein ? Oui, c'est vrai, il ne faut pas que je la raconte
01:57encore.
01:58Il faut que j'attende à la suite. Voilà, j'étais parti.
02:01Au fond, on va raconter tout cela.
02:04Je suis parti trop vite, mais ce n'est pas grave.
02:09Voilà, il y a eu quelque chose de très très fort, il y a eu un tremblement de terre, et
02:16c'est celui-là qu'on va vous raconter.
02:18Et oui, le 11 septembre, André Bercoff, un véritable séisme, 25 ans après, eh bien, ce séisme demeure profondément ancré
02:26dans la mémoire collective.
02:27Cette catastrophe a durablement modifié les équilibres géopolitiques et les relations internationales.
02:32On va en parler dans un instant sur Sud Radio.
02:35On donnera donc la parole à un témoin direct des attendats tout de suite.
02:4013h-14h, Sud Radio, Génération Bercoff, André Bercoff.
02:53Et oui, aujourd'hui, André Bercoff, eh bien, c'est les 25 ans, jour pour jour, après les attentats du
02:5811 septembre.
02:59Vous allez tout nous raconter sur ce traumatisme fondateur du 21e siècle et les bouleversements qui en ont découlé.
03:06Ce jour-là, 3000 personnes sont mortes, plus de 5000 ont été blessées.
03:11Souvenez-vous, ces actes de guerre.
03:13L'image est effroyable.
03:14Un premier avion a déjà percuté la première tour.
03:17Un deuxième appareil se présente.
03:18Il vise et percute l'autre tour jumelle du World Trade Center.
03:22Il est 9h14 à New York.
03:23Le Boeing n'a pas dévié sa trajectoire d'un seul mètre.
03:27Transformé en kamikaze, il se crache sur le symbole de la toute puissance économique américaine,
03:32les prestigieuses Twin Towers de New York.
03:3440 minutes plus tard, à Washington, un troisième avion s'écrase sur le Pentagone,
03:40le plus stratégique de tous les bâtiments militaires américains.
03:44Puis, un quatrième appareil, un 747, s'écrase en Pennsylvanie.
03:48Ces quatre avions de ligne détournées provenaient de trois villes différentes et transportaient 266 passagers.
03:55A New York, les deux avions transformés en missiles ont percuté les deux tours au moment de l'arrivée au
04:00bureau
04:01des 50 000 personnes qui travaillaient au World Trade Center.
04:04Des dizaines d'employés font des signes désespérés.
04:08D'autres vont choisir de se jeter par les fenêtres.
04:11Ce jour-là, André Bercoff, vous étiez à San Francisco, soit à plus de 4000 kilomètres de New York.
04:16Donc, racontez-nous dans quelles circonstances vous avez eu connaissance de cette catastrophe ?
04:21Eh bien, écoutez, je vais raconter ça.
04:23C'est très simple.
04:23Et en même temps, moi, j'ai fait ma crise cardiaque quatre jours avant l'Amérique.
04:28J'ai eu un infarctus.
04:30J'étais à San Francisco, effectivement.
04:32Et je devais rentrer le lendemain à Paris.
04:35À quelques heures, je serais rentré, effectivement, mort à Paris.
04:40Donc, je suis soigné, très bien soigné, à un hôpital de San Francisco et de Marina.
04:48Et puis, convalescence, on me dit de rester.
04:50Je prends un motel où je reste quelques jours.
04:53Et puis, je me rappellerai toujours à 5h du matin, 5h30 du matin,
04:57coup de téléphone d'un ami de San Francisco.
05:00Je me réveille en sursaut.
05:01Je dis, qu'est-ce qui se passe ?
05:02Il n'y avait pas de portable, pas de tout ça.
05:05Et il me dit, mets la télé, mets la télé tout de suite.
05:07Branche-toi, l'Amérique est attaquée.
05:08Je me dis, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
05:09Et là, je me rappellerai, évidemment, toute ma vie,
05:12comme tous ceux qui ont connu ça à ce moment-là.
05:14Je branche la télé.
05:16Et j'ai branché la télé entre les deux avions.
05:19C'est-à-dire qu'il y avait déjà les images du premier avion
05:23rentrant dans la tour 1 du Watery Center.
05:27Et j'ai assisté, évidemment, à la télé, à l'écran de télévision.
05:31J'ai assisté au second avion qui arrivait tout à l'Uri.
05:35Et qui explosait, justement, dans la tour 2 du Watery Center.
05:40Et je dois dire que, il faut que je vous dise.
05:44D'abord, j'étais effectivement en convalescence.
05:46Je sortais de, voilà, de cette opération.
05:49Et on était, je me rappelle tous, j'ai mes amis qui étaient là, etc.
05:54Sidérés.
05:54Je me rappelle très bien que je me suis commandé.
05:57C'était pas Uber Eats, mais enfin, c'est l'équivalent.
06:00Pendant trois jours, on n'a pas bougé de la télé.
06:02On n'a pas bougé, on était là sidérés.
06:04Parce qu'on a vu toutes ces images.
06:05On a vu ces images, vous voyez, de ces gens qui couraient.
06:09On a mis des images de gens qui, justement, comme on le racontait,
06:13qui se jetaient la tour parce qu'ils ne savaient pas quoi faire.
06:16On a vu des images de Rudy Giuliani, le maire de New York.
06:19On a vu les images des pompiers.
06:21On a vu tout cela.
06:22Voilà, cette espèce, et c'était vraiment, je le redis, une sidération.
06:27Vous voyez bien que c'était pas quelque chose, c'était pas l'accident.
06:30Deux avions en même temps, plus l'avion du Pentagone,
06:33plus on avait appris très très vite après qu'il y avait un quatrième avion,
06:36mais que les passagers s'étaient révoltés,
06:39et donc l'avion a atterri et s'est égrasé dans un champ.
06:42Ils devaient aller soit au Capitole, soit à la Maison Blanche.
06:45On ne le saura jamais.
06:46Mais, franchement...
06:47Elle a été, est-ce que vous vous souvenez de votre première réaction ?
06:50Quand vous avez vu ces premières images du premier avion,
06:54effectivement, qui a percuté la tour nord du World Trade Center.
06:59Là, vous vous êtes dit, accident ou attentat, honnêtement ?
07:01À l'époque, sur les chaînes Info, les journalistes évoquaient, effectivement, un accident.
07:06Oui, c'est-à-dire que le premier avion, et puis ça a passé,
07:10parce que le second avion, ce n'est plus un accident.
07:11Si c'était un premier avion, évidemment.
07:13Mais pendant 20 minutes, effectivement,
07:15mais surtout, surtout, surtout, je me rappelle très bien,
07:18il y a eu ce sentiment très vite, c'est pas possible,
07:20de l'Amérique, l'Amérique.
07:21Vous savez, c'est l'Amérique.
07:22Port-Larbourg, ça s'était passé en mer, je veux dire, en 44, 45.
07:2641.
07:2741, pardon, oui.
07:28Bon, là, c'était au cœur, du cœur à New York, effectivement,
07:34et à Wajiton, au Pentagone.
07:36L'Amérique, la superpuissance.
07:39Il ne faut pas oublier quand même quelque chose, parce qu'il remet...
07:41Il y a quelques années avant, un essayiste sociologue très connu,
07:48qui s'appelle Francis Fukuyama, avait écrit The End of History, la fin de l'histoire.
07:53C'est-à-dire que la guerre froide avait été gagnée par l'Amérique,
07:56la Russie s'était effondrée, je rappelle, c'est les années 90,
08:00et l'Amérique, elle est régnée sur le monde, absolument indivisible,
08:04bon, il y allait avoir des problèmes, mais il avait écrit, je me rappelle,
08:07ce livre avait été un best-seller, la fin de l'histoire.
08:10Et voici pas que le 11 septembre 2001, il y a 25 ans, jour pour jour,
08:15l'histoire reprenait.
08:17Et à quel niveau, à quel titre, et avec quelle violence ?
08:21Et oui, parce que dans l'histoire, effectivement, des Etats-Unis,
08:24il faut le rappeler, ça a vraiment été l'attentat le plus meurtrier sur le sol américain,
08:28mais vous, à l'époque, effectivement, dont tout le monde pensait
08:31que c'était vraiment encore une puissance intouchable,
08:34est-ce que vous, vous partagiez ce point de vue, André ?
08:36Il faut rappeler qu'il y a eu, quand même, le premier attentat contre le World Trade Center
08:40avait eu déjà lieu le 26 février 1993.
08:45Vous, en 2001, vous pensiez qu'il y avait vraiment des menaces fortes
08:50sur les intérêts américains ou pas ?
08:52Non, très sincèrement, non.
08:54On pensait pas, je pense pas que l'Amérique, il y allait plus avoir d'histoire.
08:58La fin de l'histoire, je n'ai jamais adhéré à cette fin de l'histoire.
09:01Ça y est, c'est fini, tout va bien, dans le meilleur du monde,
09:04on a des milliers d'années d'histoire et ça n'a jamais été, effectivement,
09:09l'écran plat ou la mer plate, et sans vague.
09:13Mais, effectivement, je vous dis, ce qui a vraiment frappé la chose,
09:18et d'ailleurs, les milliards d'individus, tous ceux qui ont vécu ça,
09:21se rappellent exactement où ils étaient quand ils ont appris,
09:25que ce soit en France, ailleurs, ou dans le monde entier,
09:28où ils étaient quand les avions se sont écrasés sur les tours.
09:31On le sait, on l'a vu.
09:33Et oui, alors, Pascal Lorenzo Sabatier, bonjour à vous.
09:36Merci d'avoir accepté notre invitation sur Sud Radio.
09:40Alors, vous êtes un témoin direct des attentats du 11 septembre, à l'époque.
09:44Vous viviez à New York depuis trois ans,
09:45où vous étiez analyste financier dans une grande banque d'affaires.
09:49Goldman Sachs, pour le pas...
09:50Alléman Borders.
09:51Alléman Borders, pardon.
09:52La banque était l'actualité pendant la crise financière.
09:55Alors, votre bureau était situé au cinquantième étage d'une tour,
09:58située à 150 mètres, effectivement, des tours jumelles du World Trade Center.
10:03Et à 8h46, précisément, quand le premier avion a percuté l'une d'elles,
10:08vous étiez déjà présent sur les lieux.
10:10Quels souvenirs en gardez-vous ?
10:12Oui, je voudrais juste vous demander la tour que vous étiez de l'American Express.
10:16La tour American Express.
10:16Elle était à combien, à peu près ?
10:18150 mètres.
10:19150 mètres, c'est ça ?
10:20À pied, 150 mètres.
10:21Oui.
10:22Nous, on était dans l'extension.
10:23Vous aviez le World WTC, World Trade Center,
10:26qui était principalement les deux tours, les deux tours jumelles.
10:28Et dans les années 80, ils avaient construit une extension près de la rivière,
10:32près de Hudson River, qui s'appelait le WFC,
10:35World Financial Center.
10:36Il y avait un jardin d'hiver, il y avait une très belle serre,
10:38il y avait un centre commercial, et il y avait ce tour, le tour Amex,
10:41où se trouvait le siège de l'Avort-Emmanuel Brothers.
10:43Et alors, vous étiez déjà au bureau ?
10:44Oui, j'étais au bureau une heure avant.
10:46Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Racontez-le.
10:47Moi, j'étais dans le secteur financier à New York,
10:51on commence très tôt, généralement, le travail.
10:53C'est-à-dire qu'on est en lien avec les marchés,
10:55les traders arrivaient à 6 heures.
10:56Donc, moi, j'étais analyste de risque opérationnel.
10:59Donc, je suis arrivé au travail plus d'une heure avant,
11:01je suis arrivé à 7h30.
11:02On avait un meeting stratégique, c'était un mardi matin,
11:05je me souviens très bien.
11:06En plus, c'était une belle journée d'été indien.
11:08Très ensoleillé.
11:11Ça, le ciel new-yorkais, c'est toujours quelque chose qui m'a bercé,
11:16même en hiver, ciel bleu.
11:18Donc, c'est une très belle journée d'été indien.
11:21Donc, à mardi matin, je suis au sommet de la tour American Express
11:25pour un meeting stratégique.
11:27Et là, on entend le premier impact.
11:29Alors, nous, on était à l'ouest du tour.
11:31Donc, on m'avait souvent posé la question,
11:33mais j'ai dit non, je n'ai pas vu l'avion.
11:34Et on ne savait pas que c'était un avion.
11:36Mais le bruit était très fort.
11:37Alors, vous parliez de, comme c'était à San Francisco,
11:39vous parliez du tremblement de terre.
11:40Moi, c'était ma première réaction, c'était ça.
11:41Je me dis, mais c'est un tremblement de terre ?
11:43Parce que c'était extrêmement fort.
11:44Ça vibrait.
11:45Et on s'est dit, donc on se met à la fenêtre.
11:48On voit, en fait, déjà du feu, de la poussière.
11:51On se dit, c'est une explosion de gaz.
11:53Donc, on pense que c'est encore accidentel, en fait.
11:55Donc, on arrête le meeting tout de suite.
11:57On descend plus bas.
11:59On est encore assez haut, parce qu'on est au 45e étage.
12:01On descend à notre étage principal, notre QG, en fait,
12:04pour avoir des instructions.
12:06Là, on voit tous les téléphones.
12:07Ici, c'est un grand opé Spain, c'est un peu comme il s'allait marcher.
12:09Tous les téléphones sonnent.
12:10Et nous, on avait des caméras.
12:12Parce qu'on était, en fait, à une section, une zone, en fait,
12:17interconnectée avec le water center, mais avec une sécurité séparée.
12:20Donc, on a des caméras qui sont braquées sur les tours.
12:23Et en même temps, on voit par la fenêtre ce qui se passe.
12:25Donc là, tout le monde se pose des questions.
12:28Et donc, les gens commencent à s'inquiéter.
12:30Et là, on entend le deuxième impact.
12:33Et on voit...
12:33Alors, on ne voit toujours pas l'avion.
12:34Mais on voit, en fait, comme une explosion.
12:37On voit du feu.
12:38On se demande, est-ce que c'est un impact extérieur ?
12:40Est-ce que c'est une bombe ?
12:42Et plus bas, dans la deuxième tour.
12:45Et là, on se dit, ce n'est pas normal.
12:47Là, c'est un attentat.
12:49Un attentat, oui.
12:50Donc, on attend les instructions.
12:52Alors, ce n'est pas pour blâmer la sécurité de l'époque.
12:54Mais ils ne savent pas, en fait.
12:55Ils sont derrière.
12:57Et là, on s'évacue nous-mêmes, en fait.
12:58En gros, on descend.
13:01Dans quel état émotionnel étiez-vous, justement ?
13:03Quand vous avez réalisé, pris conscience que c'était un attentat ?
13:07On essaye de rester...
13:09Je ne veux pas dire qu'on est resté calme.
13:11Et on se...
13:11Non, on pense vraiment qu'on est les prochains.
13:14Ah oui ?
13:15Les prochaines victimes.
13:16Oui, parce que, comme je vous l'expliquais, on a l'extension.
13:18On a l'extension des Wall Street Center.
13:19Oui, des Wall Street Center.
13:20Ce sera nous après, crois.
13:22J'avais un collègue très fervent qui dit...
13:25We're going to perish between fire and water.
13:28On va perir entre le feu et l'eau.
13:31Parce qu'on n'a pas d'autres alternatives.
13:33Et vous savez, près de la rivière, il y avait beaucoup de circulation.
13:36Enfin, il y avait beaucoup de trafic de New Jersey.
13:38Les gens de New Jersey.
13:38Donc, il y avait beaucoup de gens qui...
13:40Vous avez le commute, le trafic de New Jersey.
13:43Et donc, on se dit, on est les prochains.
13:45Alors, on descend.
13:46Et là, la sécurité, un peu de fortune.
13:49On dit, restez là pour l'instant et tout.
13:51Et c'est là qu'on est resté...
13:53Je me rappelle le timing de...
13:55Donc, c'était...
13:56On est resté au moins une demi-heure ou trois quarts.
14:00Alors, ça m'a paru interminable.
14:01Et c'est là qu'on a vu les choses horribles.
14:03On a vu la tôle commencer à tomber.
14:07Ah, vous avez vu la chute de la tour ?
14:10Sinon, je ne serais pas encore là.
14:11On a vu les gens sauter.
14:13On a vu les gens sauter.
14:14Et je sais que dans la tour nord...
14:17Ah, vous avez vu l'avion ?
14:18Non, on n'a pas vu l'avion.
14:19C'était bien...
14:19On est en bas.
14:20Oui.
14:21Il y a eu deux impacts.
14:22Oui.
14:23Donc, on est à peu près à 9 heures passées.
14:28D'accord.
14:29Le temps qu'on s'évacue, ça a mis au moins un quart d'heure, 20 minutes
14:31pour descendre au 45e étage.
14:33On est parqué là.
14:34On attend les instructions.
14:35On nous dit, restez là pour l'instant.
14:36Alors, c'est un espèce de parking extérieur.
14:38Et comme je dis, on est entre les tours et l'eau, en fait, pour schématiser.
14:42Et là, on voit des choses affreuses.
14:43On voit les gens sauter.
14:45Dans la tour nord, au 105e étage, il y a le broker Cantor Fitzgerald.
14:50C'est un client de notre banque.
14:52J'ai des amis, j'ai des confrères là-bas qui sont devenus comme des amis.
14:55Donc, je connais des gens là-bas.
14:56Et on voit les gens sauter.
14:57Et là, autour de moi, les gens craquent.
14:59C'est ce que j'expliquais dans l'interview précédent.
15:01Vous savez, c'est une grande échelle, la finance à New York.
15:03Mais c'est un petit milieu.
15:04Tout le monde se connaît.
15:05Tout le monde a un parent ou un ami.
15:06En fait, vous aviez des amis dans le World Trade Center.
15:08J'avais des amis et des confrères.
15:10Et par la suite, est-ce que vous avez vu ces fameuses tours s'effondrer sous vos yeux ?
15:14Alors oui, parce qu'en fait, ce qui se passe, c'est que quand la tour commence à trembler,
15:18on nous a dit « back out, back out ».
15:19Donc là, par terre, il est décarpissé.
15:22Donc nous, on part vers le nord de la ville.
15:25Alors, je n'ai jamais couru aussi vite.
15:26Et là, on voit vraiment...
15:28Alors, la belle journée de l'été indien, elle devient oppressante.
15:31Parce qu'autant, effectivement, on s'imagine en haut des tours coincés,
15:37comment dire, trap, comme on dit en anglais.
15:39Autant en bas, c'est pareil, parce que c'est une cuve, Manhattan.
15:42Quand on est dans ce quartier-là où vous êtes,
15:44et là, on se dit « qu'est-ce qui va nous tomber dessus ? »
15:46Et donc, on part, on court.
15:49Alors, c'est comme une scène de...
15:50Ces scènes d'exode sont impressionnantes, ces images.
15:53On voit les gens, tout le monde n'est pas...
15:55À New York, il vaut mieux être fit, mais tout le monde n'est pas fit.
15:57On voit des gens tomber, on voit des gens s'affoler.
16:01Et essayer de monter plus haut, parce qu'on se dit
16:03« si elle s'écroule, qu'est-ce qui va se passer ? »
16:05Il y a eu des victimes, l'actualité, quand ça s'écroulait.
16:08Il y a eu des milliers de blessés, etc.
16:10Donc, nous, on a couru.
16:12Et quand la première tour est tombée, on a quand même eu de la poussière.
16:15Moi, j'avais les cheveux tout blancs derrière.
16:17Heureusement, j'étais plus loin.
16:19Parce qu'il faut le rappeler, effectivement,
16:21à l'époque, André Bercoff, il n'y avait pas de réseaux sociaux,
16:23il n'y avait pas de smartphone.
16:25Comment vous étiez informé de la situation ?
16:28C'est un très bon point.
16:29J'en ai parlé dans d'autres interviews.
16:31Effectivement, les gens s'imaginent les digitales natives
16:34ou les digitales naïves.
16:36Comme ceux qui sont nés avec le smartphone.
16:39Comme j'y remise parfois.
16:40Ils ne se rendent pas compte que ce n'est pas l'âge de pierre.
16:42Mais en gros, il n'y a pas encore de smartphone.
16:45Il n'y a pas de réseaux sociaux.
16:46Il n'y a pas de vidéo.
16:47Il y a l'Internet au début.
16:49On l'a au travail, mais pas encore vraiment à la maison.
16:53Donc, on a les premiers...
16:55On appelle ça les téléphones cellulaires là-bas.
16:56Vous avez dû connaître, à San Francisco.
16:57On a les premiers.
16:58Moi, j'avais un Nokia, sans faire de publicité, un Nokia basique.
17:02Et ce que les gens ignorent souvent, c'est que sur la tour nord, il y avait les antennes.
17:07Parce que la tour nord était un relais de transmission hertzienne,
17:11donc pour la télé non câblée,
17:12et pour les télécommunications, la télécommunications link fixe et le téléphone mobile.
17:17Donc, on a un Nokia, dans ce coup, qui ne marche plus.
17:20On n'a pas de nouvelles.
17:22Et à l'époque, les seuls...
17:23C'est pour ça que vous avez regardé la télé beaucoup.
17:26Le seul relais d'information, c'est les chaînes d'information câblées.
17:29Donc, il faut avoir le câble.
17:30Moi, je n'ai pas le câble.
17:31On n'a plus de réception hertzienne.
17:33Dans tout le secteur, on n'a plus...
17:35On a une réception mobile qui marche très mal.
17:37Alors, moi, je cours avec mes collègues et tout ça.
17:41Je vais absolument...
17:42Alors, moi, j'avais connu un drame personnel.
17:43J'avais perdu mon père dans un accident renversé à Paris un an et demi avant.
17:48J'ai connu le fait d'être prévenu à distance avec toute cette panique.
17:51Donc, pour moi, la panique, elle est décuplée.
17:53Je vais absolument appeler ma mère.
17:55Alors, je trouve un restaurant italien où je pars à Gouine,
17:58une maman italienne.
17:58Je lui dis...
17:59Elle voit mes cheveux.
18:00Elle me dit...
18:02Et j'arrive à passer...
18:03Alors, j'arrive à appeler mon oncle américain qui vivait dans le Queens.
18:05Je lui dis, préviens maman,
18:06parce qu'elle va faire un syncope si son fils est parti aussi.
18:12Et à ce moment-là, on arrive plus haut dans la ville.
18:14Là, je retrouve des collègues.
18:16Et là, on voit...
18:17On est assez haut.
18:18On est à peu près vers ce haut.
18:19Donc, on voit, en fait, le Ground Zero.
18:21Ce qu'on appelle le Ground Zero.
18:22Donc, la première tour s'est déjà écroulée.
18:24Et on voit la deuxième s'écrouler.
18:26Donc, vous avez vu la deuxième s'écrouler.
18:28Et là, je peux vous dire que c'est...
18:29La première, heureusement que je ne l'ai pas vue.
18:30Parce que sinon, je...
18:32Je l'ai subi, on va dire.
18:34Non, mais vous voyez la seconde s'écrouler.
18:35Et votre sentiment, c'était quoi ?
18:37Là, c'est...
18:37Tout le monde craque autour de moi.
18:39Tout le monde craque.
18:40Les gens ont les larmes aux yeux.
18:42Les gens...
18:42C'est surréaliste, en fait.
18:44C'est assez...
18:45Je ne sais pas.
18:46C'est comme si, du jour au lendemain, la tour Eiffel part.
18:48Et oui, c'est écrasé.
18:49Et pour moi, les tours, c'était une boussole.
18:51Parce que ça faisait trois ans que je vivais à New York.
18:53J'habitais Brooklyn.
18:55Donc, j'habitais en face des tours.
18:57J'avais la plus belle vue des tours.
18:58Vous avez la plus belle vue des tours.
18:59Je prenais le pont.
19:00Souvent, on parlait au travail.
19:02Et quand j'étais plus haut dans la ville, c'était ma boussole.
19:05Je descendais dans une maladie.
19:06Je voyais ces tours.
19:07Donc, d'un seul coup, tout s'écroule.
19:08Et là, on s'est dit...
19:10On s'est dit...
19:11Mais tout le monde craque.
19:12On n'arrive pas à absorber le...
19:13Et à cette époque, donc, j'ai dit...
19:16Bon, il faut quand même que j'essaie de rentrer chez moi.
19:18Et là, aussi, ce que je vous avais signalé au téléphone de Céline,
19:22on avait peur.
19:23Les gens avaient peur que les ponts soient attaqués aussi.
19:26Les ponts, c'est les artères de la ville.
19:28Ça aurait été encore plus apocalyptique.
19:31On pouvait penser que toute la ville était attaquée.
19:33Ils avaient bloqué le pont de Brooklyn.
19:35Et moi, je suis rentrée.
19:36Je suis obligée d'accélérer.
19:37Excusez-moi, parce qu'on a une petite pause publicitaire à faire dans quelques instants.
19:41J'aimerais savoir très rapidement, les semaines qui ont suivi,
19:44comment vous les avez vécues ?
19:46Comment vous avez réussi, surtout, à surmonter ce traumatisme ?
19:49J'imagine qu'il est encore vivant en vous, non ?
19:52Ce qu'on vous en parle, effectivement, c'est très vivant.
19:54Alors, les dix premiers jours...
19:55Donc, moi, j'étais parqué à Brooklyn, dans mon quartier de Brooklyn,
19:58qui faisait un peu village, un peu un quartier gentrifié.
20:02De mon toit, avant, je voisais les trois quarts des tours.
20:05Je n'avais pas le cœur d'aller sur mon rooftop.
20:07Et là, je n'ai pas le nouvel du travail.
20:10Parce que, comme je disais, il n'y avait pas de télétravail à l'époque.
20:12Donc, je ne sais pas ce qui se passe.
20:14J'attends les instructions.
20:16Mais par contre, c'est là qu'on a vu un élan de solidarité à New York incroyable,
20:20de chaleur.
20:22Les gens venaient, ils savaient que j'avais été...
20:24J'ai travaillé à côté.
20:25Les gens m'appelaient de ma fenêtre.
20:27« Viens les jeûner avec nous. Comment tu vas ? »
20:30Et les gens qui avaient le câble venaient regarder la télé ensemble.
20:33Donc, ça créait ce sentiment communional.
20:37Il y a eu un formidable sentiment de solidarité et d'action.
20:39Même dans mon quartier, je me rappelle, ils mettaient la télé dehors.
20:42Et les gens se retrouvaient comme ça.
20:44C'est comme ça qu'un jour, le soir même, j'ai croisé les gens de France 2.
20:47Parce que j'étais dehors à regarder.
20:50Et les New Yorkais ont vraiment fait preuve de résilience.
20:54Incroyable.
20:54Franchement, c'est le mot qui m'est venu en tête tout de suite.
20:57J'ai dit la résilience des New Yorkais.
20:59Alors ensuite, ça a duré à peu près 10 jours.
21:01Ensuite, logistiquement, pour mon travail,
21:04on avait des locaux dans le New Jersey.
21:06qui n'avaient pas la capacité d'accueillir autant de personnes déplacées.
21:12Et ça a été challenging, comme on dit en anglais.
21:16On va en reparler, on va en reparler, Pascal.
21:18Merci pour ce témoignage.
21:19En tout cas, après le séisme du 11 septembre,
21:21vient la sidération de Rébercoff.
21:23Les guerres en Afghanistan, en Irak, en Iran.
21:26Et ça ne s'est plus jamais arrêté depuis.
21:29On va en parler dans un instant sur Sud Radio.
21:31Alors, restez avec nous.
21:3413h-14h.
21:35Sud Radio, génération Rébercoff, André Rébercoff.
21:53L'hommage de Bruce Springsteen aux victimes du 11 septembre 2001.
21:57André Rébercoff, aujourd'hui, 25 ans, jour pour jour, après les attentats.
22:01Vous nous expliquez les conséquences géopolitiques de cette tragédie qui a bouleversé la face du monde.
22:06Mais avant, écoutons un extrait du discours de George Bush, juste après les attaques terroristes, André.
22:13Aujourd'hui, nous avons vécu une tragédie nationale.
22:17Deux avions se sont écrasés sur le World Trade Center, dans ce qui semble être une attaque terroriste contre notre
22:23pays.
22:24J'ai parlé avec le vice-président, le gouverneur de New York, le directeur du FBI.
22:31Et j'ai ordonné que toutes les ressources fédérales soient mobilisées pour aider les victimes et leurs familles.
22:38Et puis conduire une enquête complète pour traquer et trouver les individus qui ont commis ces actes.
22:49Le terrorisme contre notre nation ne sera pas toléré.
22:52André Rébercoff, le 11 septembre, Bush a déclaré la guerre au terrorisme.
22:56Une grande partie du monde est debout derrière l'Amérique.
22:58Le journal Le Monde titre même « Nous sommes tous américains ».
23:02Mais plus de deux ans après, le 20 mars 2003, tous se déchirent sur Bagdad.
23:08À qui imputez-vous la perte de ce capital de solidarité qu'il a gaspillé selon vous ?
23:13D'abord, il faut dire que c'est beaucoup plus nuancé.
23:15Parce qu'il y a beaucoup de gens qui ont dit « Nous sommes tous américains, y compris le monde,
23:19etc. »
23:20Mais il ne faut pas oublier, dans d'autres capitales du monde, des gens se réjouissaient.
23:23Il y a eu des manifestations au Moyen-Orient et ailleurs de réjouissance.
23:28Il faut le dire, il faut le rappeler.
23:30Parce que pour beaucoup de gens, c'était aussi l'ogre américain,
23:34le cœur du réacteur impérialiste qui était touché.
23:38Et ça a plu à beaucoup de gens, il faut le rappeler,
23:40quels que soient les jugements qu'on peut avoir.
23:43Donc, il y a eu déjà cette fracture.
23:46C'est-à-dire, effectivement, la fin de l'histoire était finie, elle-même.
23:49Le concept de la fin de l'histoire.
23:51Mais cette guerre, vous étiez pour cette guerre en Irak, André Bercoff, ou paradis ?
23:54Écoutez, très sincèrement, au début, oui, j'étais pour.
23:59J'étais pour en me disant, effectivement, ce qui s'est passé.
24:02C'est terrifiant quand même.
24:03On ne peut pas laisser quand même des terroristes comme ça.
24:06Et on a vu, mais très, très, très vite, enfin très vite, pas très vite, c'est pas vrai.
24:12Mais au bout de quelques années, on s'est demandé.
24:15Alors, on a attaqué l'Afghanistan.
24:17Évidemment, c'était Ben Laden qui avait commandé.
24:22Et nonobstant, les grandes théories complotistes qui continuent,
24:27on l'entend encore ici et là, sur telle ou telle ou telle radio, etc.
24:31Des gens disent, non, c'est la CIA, c'est le Mossad, etc.
24:34Bon, on peut raconter ce qu'on veut, etc.
24:38Mais, en attendant, ce qui s'est passé, c'est qu'ils se sont dit attaquer l'Afghanistan.
24:42Mais, on s'est très, très vite posé cette question.
24:46Il faut rappeler que sur ces quatre avions, c'était des terroristes saoudiens.
24:51En tout cas, il y en a l'insuélité de l'Arabie saoudite qui était, effectivement, dans l'avion.
24:56Enfin, qui ont piloté, qui ont fait écraser l'avion, les trois avions.
24:59Puisque le dernier s'est écrasé dans les champs.
25:03Sauf que l'Arabie saoudite, c'est intéressant de dire, personne n'a attaqué l'Arabie saoudite.
25:08Et l'Aberique n'a pas attaqué l'Arabie saoudite.
25:11Et elle attaque l'Irak.
25:12Et il faut rappeler cette histoire, quand même extraordinaire, je pense que Pascal l'a aussi vue.
25:18C'est quand, dans une réunion générale extraordinaire de l'ONU, du Conseil de sécurité de l'ONU,
25:25le général Colin Powell, alors ministre de la Défense, secrétaire d'État à la Défense,
25:29a montré un tube.
25:31Il a dit, voilà, Saddam Hussein, il a une arme létale, il va massacrer toute la population du Man-Orient.
25:37Et c'est ça qui a déclenché, effectivement, vous en parliez Céline, la guerre d'Irak.
25:42Et sur la guerre d'Irak, on s'est dit au début, oui, oui, absolument, c'est les mêmes, c
25:47'est Ben Laden, c'est l'Irak, c'est l'Afghanistan, c'est tout le monde.
25:51Mais Saddam Hussein n'avait rien à voir avec les attentats du 11 septembre, André Bercoff.
25:55Alors, pourquoi les Américains ont eu besoin de le renverser ?
25:59Pourquoi ils ont attaqué si dur ? Quel était leur vrai moteur, selon vous ?
26:04Vous savez ça, il faudrait des heures à expliquer l'idée aux conservateurs, Zbigniew Brzezinski,
26:09et effectivement, comment diviser, effectivement, tout le territoire du Moyen-Orient.
26:14C'était l'Occident, l'Empire du Bien contre l'Empire du Mal.
26:18On en avait fini avec l'URSS, et maintenant, il y avait une autre menace qui se profilait,
26:25la menace islamico-terroriste, ou islamistico-terroriste, comme vous voulez,
26:30et il fallait la vaincre.
26:31Et effectivement, tout ça a été pour le moins confus.
26:37Donc le 11 septembre, pour résumer, a donc été un prétexte pour attaquer l'Irak selon vous ?
26:43J'aimerais savoir l'avis de Pascal très rapidement, même si vous êtes conseiller financier,
26:48vous n'en avez pas moins vos idées.
26:50Mais je crois qu'il y a eu incontestablement une confusion des rôles et des gens par rapport à ça,
26:56parce qu'encore une fois, je le rappelle, ils étaient tous saoudiens,
27:01les terroristes qui ont piloté les avions et qui ont fait cette espèce de catastrophe.
27:06Et l'Arabie Saoudite, évidemment, pour des raisons économiques que l'on sait, n'a pas été touchée.
27:11Et je dirais une chose sur l'Irak, Céline, parce qu'on parlait de l'Irak.
27:14C'est ça aussi qui a créé ISIS et Al-Qaïda, c'était Ben Laden, mais après l'État islamique,
27:21parce que qu'est-ce qui s'est passé avec les Américains ?
27:23Ils ont licencié, on dit, après avoir renversé Saddam Hussein,
27:27ils ont viré tout l'État-major irakien qui est devenu ISIS,
27:33qui est devenu l'État islamique, etc.
27:36Pascal, est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse ?
27:39Je n'ai pas la connaissance que vous avez, je ne suis pas un spécialiste géopolitique.
27:42Je l'ai vécu plus comme un local, un local New York.
27:45Bien sûr, j'avais peut-être plus de références que mes compatriotes américains et mes collègues
27:50ayant vécu en Europe, je suis plus sensible aussi au Moyen-Orient,
27:55ma mère est non de l'Algérie, tout ça, mon père a fait un gars de l'Algérie aussi.
27:59Mais je pense qu'il fallait aussi envoyer un message à la population
28:03qu'en fait, pour qu'ils comprennent, parce que c'est la première fois qu'il y avait vraiment une...
28:07On parle d'un père Larbour terroriste civil, il n'avait pas ses références,
28:13il n'y avait pas eu d'attentat vraiment.
28:14Et donc je pense qu'il fallait framer ça comme...
28:18D'ailleurs, à l'époque, c'était War on America.
28:20Voilà, c'est tout ça, la guerre a déclaré.
28:23Et ce que dit Pascal, c'est vrai, c'est-à-dire qu'il y a eu quelque chose,
28:26il fallait effectivement rassurer la population,
28:28parce qu'imaginez le traumatisme en Amérique.
28:32L'Amérique, c'était impossible, c'était intouchable,
28:35c'était les United States of America,
28:38qui, voilà, c'était la forteresse humble.
28:42Et là, ça a été très fort.
28:44Et dans le monde entier, on dit, tiens, l'Amérique peut être visée au cœur,
28:47même si ça n'avait pas effontré le pays.
28:50Mais quand même, c'était symboliquement,
28:52et puis il y a eu 3 000 morts, c'est pas rien,
28:55mais la puissance symbolique a été là,
28:58et effectivement, il fallait réagir,
29:00et je crois qu'ils réagirent en tapant avec un marteau pilon,
29:05mais le marteau pilon n'a pas épargné tout le monde.
29:07Eh oui, vous avez parlé de l'Afghanistan tout à l'heure, André Bercoff,
29:10il faut le rappeler, ces 20 ans de guerre,
29:12demi-milliard de dollars dépensés par les Américains,
29:15et les talibans qui sont de retour, effectivement, au pouvoir depuis 2001.
29:19Cette guerre, au final, depuis le 21, pardon,
29:22mais au final, au bout du compte,
29:24est-ce que cette guerre, elle était vraiment,
29:27c'était vraiment une guerre juste ou pas ?
29:29Comment la résumer, André Bercoff ?
29:30Écoutez, c'est pas une question de guerre juste ou pas,
29:32c'était une question que quand vous êtes frappé au cœur,
29:35effectivement, que vous soyez l'Amérique ou ailleurs,
29:38imaginez, imaginez un truc, qu'est-ce qui serait passé,
29:40à Dieu le plaise,
29:41si la France avait été que la tour Eiffel,
29:44que l'Elysée, que Matignon, que l'Assemblée nationale
29:48avait été pulvérisée par des avions.
29:51Qu'est-ce qu'aurait fait la France ?
29:52Comme n'importe quel autre pays,
29:54il faut bien comprendre qu'il y a eu là,
29:57l'attentat était quelque chose qui disait,
30:00voilà, l'Amérique, elle croit qu'elle est intouchable,
30:04qu'elle est invincible,
30:05et bien non, c'est un tigre de papier.
30:07Enfin, n'exagérons rien, mais c'était ça.
30:09Et donc, effectivement, après ça,
30:11alors là, on pourrait en passer pendant des heures,
30:13les vicissitudes de la guerre, ce qui s'est passé,
30:15mais je vais vous dire, beaucoup d'Américains,
30:17aujourd'hui, disent que ce qui ne s'est pas
30:19d'Afghanistan était honteux,
30:20qu'on n'aurait jamais dû,
30:21enfin, qu'ils n'auraient jamais dû quitter l'Afghanistan,
30:23comme ils l'ont quitté,
30:24et vous avez vu qu'aujourd'hui,
30:26l'Afghanistan est plus que jamais
30:27entre les mains des talibans,
30:28et on sait comment sont traitées les femmes,
30:30et comment sont traités le peuple afghan.
30:33Oui, alors juste, André Bercoff,
30:34je rappelle que vous, vous êtes né au Liban,
30:36le Moyen-Orient, vous le connaissez très bien,
30:38vous l'avez parcouru pendant des années dans le monde,
30:41et encore aujourd'hui,
30:43après, depuis 2001,
30:44il y a eu donc l'Irak, la Syrie,
30:46Daesh, le Yemen,
30:47et la montée de l'Iran,
30:49est-ce que ce 11 septembre,
30:52est-ce que c'est ce 11 septembre
30:53qui a vraiment créé ce chaos au Moyen-Orient,
30:57ou il était déjà là bien avant ?
30:59Non, vous savez, le Moyen-Orient,
31:00il était déjà là depuis bien avant, c'est clair,
31:03toutes les partitions qu'il y a eu au Moyen-Orient,
31:05vous savez, il y avait l'Empire Ottoman
31:07pendant quatre siècles,
31:08ensuite, il y a eu les Anglais,
31:10il y a eu les Français,
31:11et le découpage,
31:12le découpage hallucinant,
31:14on ne va pas entrer là-dedans,
31:14parce qu'il nous faudrait trois heures,
31:16entre la Jordanie, la Palestine,
31:19la Palestine qui n'était pas du tout
31:20un État palestinien,
31:21mais qui était une province, etc.
31:24Ça a été fait,
31:25je ne dirais pas en début du bon sens,
31:27mais un peu n'importe comment,
31:28et il y avait déjà,
31:30alors il faut quand même le rappeler,
31:31que les frères musulmans sont nés en 1928,
31:34donc bien avant,
31:35que l'intégrisme était là,
31:37qu'au Liban et tout ça,
31:39il y avait eu, dès 1975,
31:41une guerre civile,
31:42une guerre civile fomentée aussi
31:45par les pays environnants, etc.
31:47Que 1979, c'est l'Ayatollah Khomeini,
31:50la première république islamique d'Iran.
31:52Donc, tout ça était là,
31:54tous les personnages aujourd'hui que l'on voit
31:56étaient déjà là avant.
31:58si vous voulez,
31:59le 11 septembre 2001.
32:01Il faut quand même ne jamais oublier ça.
32:03Tous les acteurs étaient là en place.
32:05Simplement, là, il y a eu cet acte,
32:08cet acte de terrorisme,
32:09évidemment, qui a donné
32:11tout ce qui peut se passer aujourd'hui.
32:13C'est-à-dire que la guerre continue,
32:16mais sous d'autres dimensions.
32:18Écoutez, regardez ce qui se passe en Iran,
32:19etc. aujourd'hui,
32:21à Gaza et ailleurs,
32:22mais sous d'autres dimensions.
32:23Mais elle est là,
32:24et elle n'a jamais été absente.
32:26Et oui, effectivement,
32:28il faut, pour résumer,
32:29depuis 25 ans,
32:30effectivement,
32:30cette guerre ne fait que
32:32s'intensifier au Moyen-Orient,
32:34en Afrique et en Occident.
32:36Nous, en France,
32:37on a eu Toulouse,
32:38Nice,
32:38Charlie Hebdo,
32:38le Bataclan,
32:40l'hyper cachère.
32:41Alors, André Bercoff,
32:42le 11 septembre,
32:43est-ce aussi une histoire française ?
32:45On en parle dans un instant
32:47sur Sud Radio.
32:4913h-14h,
32:51Sud Radio,
32:52Génération Bercoff,
32:54André Bercoff.
33:09Hommage de Neil Young
33:11aux victimes du 11 septembre,
33:12André Bercoff.
33:13Alors,
33:13depuis 25 ans,
33:14notre pays a aussi été
33:16durement frappé par le terrorisme.
33:18Toulouse,
33:18Charlie Hebdo,
33:19Nice,
33:19l'hyper cachère,
33:21le Bataclan.
33:22Selon vous,
33:23ce 11 septembre,
33:25est-il aussi une histoire française ou pas ?
33:27Oui,
33:27bonne question.
33:28On peut se poser la question.
33:30Évidemment,
33:30ça n'a rien à voir.
33:31Encore une fois,
33:32on l'a dit,
33:33l'Elysée n'a pas été touchée.
33:34On n'a pas eu des avions
33:35qui sont tombés
33:36sur nos institutions
33:37les plus symboliques
33:39et les plus fondamentales.
33:41En tout cas,
33:41les plus symboliques.
33:42Donc,
33:43ce n'est pas la même chose.
33:44Mais,
33:44ce qu'on peut dire,
33:46c'est que oui,
33:46la guerre continue.
33:47C'est une guerre larvée,
33:48c'est une guerre à épisodes.
33:51C'est une guerre qui avait quand même
33:52quelques...
33:54Rappelez-vous
33:54les dizaines de morts
33:56le 14 juillet
33:57sur la promenade des Anglais
33:58à Nice.
33:59Rappelez-vous,
34:00évidemment,
34:00en Toulouse,
34:02ce qui s'est passé
34:03avec Mohamed Mera,
34:05Charlie Hebdo,
34:06tous les Volinsky
34:07et compagnie massacrés,
34:09le Bataclan,
34:10bien sûr,
34:11les centaines de morts,
34:12les milliers de blessés.
34:14Tout ça vient
34:15d'une certaine idéologie,
34:17d'un certain intégrisme
34:18ou d'un intégrisme certain
34:20qui est là.
34:21Et effectivement,
34:23ce n'est pas Ben Laden,
34:24mais c'est des gens
34:25qui sont très proches
34:26de Ben Laden,
34:26comme ils ont été très proches
34:28d'Abu Bakr el-Baghdadi,
34:29comme ils ont effondé
34:30l'État islamique,
34:31etc., etc.
34:32Alors,
34:33l'Amérique a effectivement...
34:35Alors,
34:35qu'est-ce qui s'est passé ?
34:36Et c'est la question
34:37aussi d'histoire française.
34:38C'est qu'au fond,
34:40comme toujours,
34:41comment on répond
34:42à la guerre ?
34:42Alors,
34:43il y a eu,
34:43vous l'avez mentionné
34:44dans votre enquête,
34:45c'est le Patriot Act,
34:47les surveillances,
34:48il y a eu Guantanamo,
34:49bien sûr,
34:49qui est toujours là,
34:50et d'ailleurs,
34:50Guantanamo,
34:51l'auteur des attentats,
34:54l'un des auteurs
34:55va être jugé
34:56très très bientôt.
34:57Il y a eu les prisons secrètes
34:59de la CIDA,
34:59ah,
35:00effectivement,
35:00et en France,
35:01effectivement,
35:01André Bercoff,
35:02après les attentats de 2015,
35:03on a eu l'état d'urgence,
35:05puis des lois
35:05de plus en plus dures
35:07au nom de la sûreté.
35:08Résultat,
35:09pour se protéger,
35:09on peut dire qu'on a accepté
35:10de réduire nos libertés.
35:12Courage ou lâcheté,
35:14selon vous, alors ?
35:14Non,
35:15c'est un vrai problème
35:17parce que quelquefois,
35:18effectivement,
35:19il y a des mesures à prendre
35:20pour la défense,
35:21évidemment,
35:22on ne va pas se laisser terroriser,
35:24mais,
35:25mais,
35:25mais,
35:26quelquefois,
35:26au nom de la sécurité,
35:28et ça,
35:29c'est vieux,
35:30ça ne date pas du 11 septembre,
35:32on rogne sur les libertés.
35:34Et ça,
35:35en France,
35:35il y a un vrai problème,
35:36on en a beaucoup parlé ici,
35:37dans l'émission et ailleurs,
35:40sur Sud Radio,
35:41qu'est-ce qu'il y a ?
35:42La liberté d'expression,
35:43encore une fois,
35:43est indivisible.
35:44Il faut faire attention
35:45qu'au nom de la sécurité,
35:46autant prendre toutes les mesures
35:48qui s'imposent
35:49du point de vue
35:50du renseignement,
35:51du point de vue des forces,
35:52du point de vue de l'armée,
35:53du point de vue de la police,
35:54etc.,
35:54très bien.
35:55Mais,
35:56attention,
35:57attention,
35:57à ne pas utiliser cela
35:59pour renier sur les libertés,
36:01et en ce moment,
36:01on peut quand même
36:02se poser la question.
36:04Voilà.
36:05Et aujourd'hui,
36:06en bas de rébercoff,
36:06selon vous,
36:07est-ce que la menace terroriste
36:08est encore plus importante
36:10qu'en 2001,
36:12ici,
36:12sur notre territoire,
36:14et surtout,
36:15quelle est cette menace,
36:16d'où vient-elle aujourd'hui ?
36:18Quel est le profil
36:18de nos élus aujourd'hui ?
36:19La menace de l'intégriffe islamiste
36:21est incontestable.
36:23non, encore une fois,
36:24ne pas,
36:25je le dis à chaque fois,
36:26ne pas amalgamer,
36:27effectivement,
36:28les musulmans
36:29avec l'islamisme,
36:30on ne va surtout pas faire
36:33l'erreur
36:33et l'erreur de jugement
36:35de généraliser,
36:35ça ne veut rien dire,
36:36mais il y a un vrai problème
36:38qui est posé,
36:39et qui est posé
36:39pas seulement en France,
36:40il est posé en Europe,
36:41il est posé un peu partout,
36:43et il est là.
36:44Et je voudrais juste
36:46demander à Pascal
36:48Lorenzo Sabatier,
36:49vous avez été,
36:50vous êtes français,
36:51et vous avez été naturalisé
36:52en américain
36:54en 2012.
36:55L'année de la réélection
36:56de Bama,
36:57et la semaine du 4 juillet,
36:58c'est très symbolique.
36:59C'est très symbolique,
37:00oui, c'est symbolique.
37:01Mais alors,
37:01qu'est-ce que vous avez fait ?
37:02Quel a été votre premier geste ?
37:03Par rapport à ce qui s'est passé,
37:05justement,
37:06dans l'épandre ?
37:06C'est tout simple,
37:07lors de cette cérémonie,
37:09j'avais l'honneur
37:09d'être sélectionné
37:10parmi 20 immigrants,
37:11une cérémonie spéciale,
37:14très symbolique,
37:14donc la semaine du 4 juillet.
37:16Et j'ai reçu un discours
37:18très inspirant
37:18qui disait,
37:19maintenant,
37:20quand vous sortez
37:21de ce building,
37:21dites-vous que si vous voyez
37:22des monuments
37:23de l'histoire américaine,
37:24dites-vous que c'est votre histoire,
37:25pas seulement l'histoire américaine.
37:27Oui, ça devient votre histoire.
37:28La greffe,
37:28elle a pris tout de suite.
37:30Donc, avant,
37:30j'étais un américain de l'option,
37:31ce jour-là,
37:32j'étais un américain
37:32de papier et d'honneur.
37:34Et bien,
37:34j'ai été au mémorial.
37:36Au mémorial du 1 septembre.
37:37Qui était construit
37:38un an avant,
37:39parce que c'était,
37:40pour le coup,
37:43que j'avais vécu,
37:45qui est engravé
37:46dans ma mémoire
37:47et dans la fabrique.
37:49Et vous voyez,
37:50la chose,
37:50par rapport à votre question,
37:53Céline,
37:54c'est qu'il faut vraiment
37:55voir ce qui se passe d'ailleurs.
37:57C'est très intéressant,
37:58puisque vous savez
37:59qu'aujourd'hui,
37:59il y a les réunions,
38:00les cérémonies
38:01du 11 septembre à New York,
38:02et il y a une pétition
38:04signée par des dizaines
38:05de milliers de personnes
38:06qui ne veulent pas
38:06que le maire,
38:07Zorand Mamdani...
38:08Oui, il y a une vraie polémique
38:09actuellement,
38:10Pascal Sabatier,
38:11effectivement,
38:13Rodolphe Gioulani,
38:15qui est l'ancien maire
38:16de New York
38:16qui était maire de New York
38:17au moment du...
38:18Il a déclaré précisément
38:20être offensé
38:21à l'idée
38:22que le maire actuel,
38:23Zorand Mamdani,
38:25assiste aux commémorations.
38:26Vous,
38:26quels échos avez-vous
38:28à ce propos ?
38:28Vous avez des amis
38:29à New York.
38:30Déjà,
38:30Rodolphe Gioulani,
38:31je voudrais lui rendre hommage,
38:32parce qu'il a vraiment été
38:33in charge,
38:34qu'on est là.
38:35Je l'ai vu en décembre,
38:36quand je suis revenu
38:37deux mois après.
38:37Le discours qu'il a fait
38:38trois jours après
38:39les attentats,
38:40je peux vous dire
38:40que ça a galvanisé
38:41toute la population.
38:42Les gens,
38:42ils ont dit
38:43continuer à sortir,
38:45ne perdez pas
38:45dans le loose face,
38:46ne perdez pas la face.
38:47Je voulais faire
38:48une petite mention
38:49de son rôle
38:51et il a beaucoup contribué
38:53à la résilience
38:53des New Yorkais.
38:55Par rapport au maire,
38:56par rapport au maire actuel,
38:58je suis très partagé.
39:00Moi,
39:00je suis pour le positif
39:01que je souhaite
39:03le meilleur
39:03à ma ville d'adoption.
39:07ce qui se passe,
39:08c'est qu'en fait,
39:09effectivement,
39:09il y a les assurances
39:10de victimes
39:10qui ne veulent pas
39:10de sa présence.
39:11Il y a une conseillère
39:14du Queen's républicaine,
39:15Vicky Paladino,
39:18une Italo-américaine
39:19d'un certain âge,
39:20qui a vraiment défendu
39:21des familles de victimes,
39:23de pompiers aussi.
39:24Et ce qu'on lui reproche,
39:27enfin,
39:27ce qu'elle lui reproche
39:27de ces gens-là,
39:28alors bien sûr,
39:29lui,
39:30et ses soutiens
39:31à mettre le joker
39:33un pays d'antithère
39:34de l'islamophobie,
39:35ce n'est pas ça,
39:36en fait.
39:37C'est qu'il y a
39:37des accointances
39:38qui peuvent poser question.
39:40Il y a un conseiller,
39:42Ramzi Kamsen,
39:43qui a défendu
39:44un terroriste.
39:45On ne va pas entrer
39:45dans le détail.
39:47Il a eu des déclarations
39:51mondialisées.
39:52Ça ne envoie pas
39:53un message un peu mitigé.
39:55André Bercoff,
39:56aujourd'hui,
39:57une génération entière.
39:59André Bercoff,
40:00aujourd'hui,
40:01une génération entière.
40:01Le 11 septembre,
40:03ne connaît pas.
40:04Que faut-il transmettre
40:05effectivement à ces jeunes
40:06afin qu'ils n'adhèrent pas
40:08justement à toutes
40:09ces théories du complot ?
40:10Oui,
40:10parce qu'il y a eu
40:11beaucoup de théories
40:11du complot,
40:12vraiment.
40:12Ça a été n'importe quoi
40:14et tout.
40:14Et ce qui m'énerve
40:16dans ces théories
40:16du complot,
40:17c'est qu'ils ne prouvent rien.
40:18Ils disent,
40:18oui,
40:19il y a tel,
40:19tel,
40:19tel,
40:20il y a le Mossad
40:21et tout ça,
40:22mais aucune preuve.
40:23Voilà,
40:23on lance,
40:24on lance,
40:24on fait n'importe quoi.
40:25La pollution.
40:26Moi,
40:26je crois,
40:26oui,
40:26absolument,
40:27c'est de la pollution
40:27et je crois qu'il faut
40:29simplement regarder,
40:30lire,
40:31il y a eu des livres
40:31passionnants
40:32sur le 11 septembre,
40:34il y a eu des émissions
40:35dont celle de Arte,
40:36il faut le dire,
40:37sur le 11 septembre
40:38et que tout le monde
40:39aille voir
40:40et se renseigner.
40:41Je dis toujours,
40:42n'écoutez pas,
40:43renseignez-vous.
40:44Écoutez-nous à nous
40:45parce qu'on essaie
40:46d'avoir les faits
40:47et renseignez-vous.
40:48C'est le plus important
40:49de façon à ce que ça
40:50ne se renouvelle pas
40:51et que ça s'arrête.
40:52Pascal Lorenzo Sabatier,
40:54merci d'être venu
40:54sur Sud Radio.
40:55Merci beaucoup à Saline André
40:56de m'avoir reçu aujourd'hui.
40:58On se retrouve,
40:59André Bercoff,
40:59vendredi prochain
41:00de 12h à 14h
41:02sur Sud Radio
41:03et je rappelle
41:04que tous les jours
41:05à 12h45,
41:06c'est vos coups de gueule
41:07sur Sud Radio.
41:08Tout de suite,
41:09vous retrouvez Brigitte Laé.
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