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  • il y a 2 mois
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:07Alors évidemment c'est une actualité un peu différente qu'on va évoquer à l'instant.
00:11Nous continuons de parler ensemble des événements qui ont lieu cet été.
00:13Qu'avez-vous retenu de l'actualité ? Qu'est-ce qui vous a énervé ?
00:15La photo d'Emmanuel Macron en jet-ski à Bré-Ganson, tout sur le débat sur la climatisation,
00:20les données du fisc piraté, on en a déjà un petit peu parlé hier,
00:23mais pour le moment c'est le JD News qui met en une cette semaine Emmanuel Macron
00:26sur son jet-ski avec ce résumé factuel, explosion de la dette, hausse du déficit,
00:31montier du chômage, impôts en flèche.
00:34Pendant les deux quinquennats d'Emmanuel Macron, la dette publique a augmenté de 1200 milliards d'euros.
00:39Le chômage est remonté à plus de 8%, son plus haut niveau.
00:42Depuis 2020, plus de 70 000 faillites d'entreprises ces derniers mois.
00:46Depuis 2017, les dépenses des administrations publiques françaises ont augmenté de 33%.
00:51On n'a jamais autant prélevé, jamais autant dépensé, jamais autant emprunté.
00:55Il va falloir régler l'addition. Emmanuel Macron a-t-il ruiné le pays ?
01:00Écoutez ce que disait Emmanuel Macron il y a une dizaine de jours.
01:03Ne cédez pas au pessimisme, disait-il.
01:04Ne cédez pas à l'esprit ambiant, qui est celui du doute excessif,
01:10de l'absence d'estime de soi.
01:13Ne cédez pas à cet esprit rampant du défaitisme.
01:18Alors évidemment, j'entends ce que dit le président Macron,
01:21et il ne faut jamais céder au défaitisme.
01:23Mais il ne faut pas non plus se raconter de salade.
01:26Et lorsqu'on est malade, il faut peut-être accepter l'idée qu'on le soit,
01:32et porter le bon diagnostic.
01:34Et ce que j'égrenais il y a quelques instants est assez terrifiant pour la France.
01:39Nous sommes avec Frédéric, qui est ancien bouché.
01:43Bonjour Frédéric.
01:44Bonjour Pascal.
01:45Ah, je reconnais votre voix, Frédéric.
01:48Tout à fait.
01:49Les vacances étaient bien ?
01:50Les vacances, écoutez, les vacances étaient très bien.
01:53Mais d'abord j'ai la chance de partir en vacances.
01:56Tout le monde ne peut pas partir en vacances.
01:58Et ceux qui sont en difficulté financière,
02:01parce que c'est souvent la raison pour laquelle on ne parle pas,
02:05on ne part pas en vacances,
02:06je peux avoir une pensée pour eux,
02:08parce que ce n'est pas agréable.
02:09et nous on a cette chance de faire d'abord un métier qui nous plaît
02:13et effectivement de gagner bien notre vie
02:16et de pouvoir prendre quelques jours de vacances.
02:19Donc je ne sais pas si on les mérite.
02:22C'est toujours pareil.
02:23Mais si, mais si, mais si.
02:26C'est le fruit du travail.
02:28C'est le fruit du travail.
02:29Moi en gros, le fruit du travail...
02:30Il y a un peu de change dans la vie.
02:32Chacun se donne le bon rôle dans la vie qu'il mène,
02:35mais chacun oublie le facteur chance
02:38qui permet d'avoir...
02:39D'abord, on est en bonne santé.
02:41C'est une chance, pardonnez-moi.
02:42C'est une chance.
02:43Parfois, on n'y peut rien.
02:44C'est comme ça.
02:45Le bon Dieu a voulu que nous soyons en forme.
02:48Donc la chance existe.
02:50Et la malchance existe parfois également.
02:53Mais moi, vous voyez, voilà.
02:55Moi, ça ne me fait pas râler.
02:56Les gens qui travaillent,
02:57c'est de l'argent privé,
02:59ils travaillent.
03:00Ça, c'est...
03:01Bon, je suis même content pour eux.
03:04Moi, ce qui me fait râler,
03:05c'est quand c'est les dénis
03:06de l'argent public.
03:09Comme là, on parlait d'Emmanuel Macron,
03:11avec tout ce qu'il a croulé,
03:13tout ce qu'il a dépensé comme argent,
03:14et il continue.
03:15Il continue à creuser.
03:17Il voit qu'il est au bout,
03:18il est dans le sable,
03:18il continue à creuser dans le sable.
03:20Là, je regardais le...
03:21Comment le métro d'Abidjan,
03:23financement,
03:25comment l'aide au développement de la Chine,
03:27financement,
03:29comment la migration,
03:30financement,
03:31parce que ça lui coûte une blinde, tout ça.
03:32Mais pourquoi vous dites
03:34que le métro d'Abidjan
03:35va financer le métro d'Abidjan ?
03:37Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
03:39Il y a une aide qui a été versée
03:40au métro d'Abidjan.
03:41C'est une aide au développement.
03:43Oui, oui, oui.
03:44On ne peut pas développer la France,
03:45parce que nous,
03:45on est en train de devenir
03:46se développer quand même.
03:47Je suis d'accord avec vous,
03:47mais la difficulté,
03:49c'est la dépense publique.
03:50Peut-être que vous,
03:51dans votre vie,
03:52vous bénéficiez
03:53de la dépense publique
03:54et vous n'avez pas envie
03:56qu'elle soit remise en cause.
03:58Peut-être que vous...
03:59Est-ce que vous avez des aides,
04:00par exemple ?
04:01Vous êtes aujourd'hui
04:02à la retraite.
04:03Eh bien, j'ai ma retraite.
04:04Je n'ai jamais eu d'aide.
04:06J'ai eu très peu,
04:07très peu, très peu
04:08d'allogations au logement.
04:09Au tout début,
04:09j'étais marié, c'est tout.
04:13J'avais deux enfants,
04:14donc je n'avais le droit à rien.
04:16Et puis voilà.
04:17Alors après,
04:17on a fait des choix.
04:18On a fait des choix de vie.
04:20C'est tout simple.
04:20Mon épouse travaillait,
04:21faisait des ménages.
04:23Elle avait besoin d'une voiture,
04:24de l'assurance,
04:25et tout ce qui...
04:25Eh bien, elle a dû arrêter de travailler,
04:27parce que ça lui coûtait plus cher
04:28qu'elle aille travailler
04:29que ça gardait les enfants.
04:31Donc, vu que moi,
04:32j'avais un meilleur salaire,
04:32moi, je continuais à travailler.
04:33Elle, elle a arrêté de travailler.
04:35Vous avez quel âge ?
04:36On a fait 62 ans.
04:3862 ans.
04:39Vous êtes en retraite
04:40depuis combien de temps ?
04:41Deux ans.
04:42Deux ans.
04:42Vous aviez cotisé
04:44combien d'années ?
04:44Alors, moi,
04:4742 années.
04:4842 années.
04:49Et c'est indiscret
04:49de vous demander
04:50le montant
04:50de votre pension de retraite ?
04:53J'ai 1 800 euros.
04:56Et vu que j'ai un accident de travail,
04:58c'est grave.
04:58quand même.
04:59Oh, mais moi,
05:00je ne me plaît pas.
05:01C'est 1 800 euros net ?
05:03Net, oui, net.
05:05Net.
05:05Et mon épouse travaille encore.
05:07Et mon épouse travaille encore.
05:08Non, mais vous avez...
05:09Donc, vous avez été salarié
05:10tout le temps ?
05:11Oui, tout le temps.
05:12J'ai toujours fait des métiers pénibles.
05:14Tout le temps.
05:14J'ai toujours fait des métiers pénibles.
05:16Toujours.
05:16Parce que vous n'avez pas
05:17toujours été bouché ?
05:19Non, j'ai été...
05:20Bon, j'ai été manœuvre.
05:22J'ai commencé comme manœuvre
05:23à 16 ans
05:23à faire des dalles de béton.
05:25Vous voyez ?
05:26Ensuite, j'ai été...
05:28J'ai travaillé dans les fruits.
05:29J'ai fait les saisons des fruits,
05:30des pommes, des poires.
05:31J'ai travaillé à la cave,
05:32dans une cave coopérative,
05:34dans saison.
05:35Ensuite, j'ai été...
05:37J'ai été militaire.
05:39J'ai été militaire pendant 6 ans.
05:40Ensuite, j'ai été chauffeur routier.
05:44Ensuite, j'ai été chauffeur livreur.
05:46Et ensuite, j'ai été bouché.
05:47Mais bouché, combien de temps ?
05:49J'ai été bouché de...
05:51J'étais passé un CAP à 50 ans.
05:52Quand j'étais licencié,
05:53je savais que j'allais être licencié.
05:55Donc, j'ai dit à mon patron,
05:56écoute, il faut me faire
05:56une reconversion tout de suite.
05:58Donc, j'ai été passé un CAP à 50 ans,
06:00comme un grand.
06:01J'étais le plus vieux.
06:02Même le directeur,
06:03il était plus jeune que moi.
06:05Non, mais c'est peu fréquent.
06:07C'est peu fréquent.
06:08Mais j'ai toujours travaillé.
06:09Pourquoi vous avez commencé si tôt ?
06:11Parce que vous étiez dans une famille
06:12où on ne pouvait pas faire des études ?
06:14Ou parce que vous-même,
06:15vous aviez envie de travailler ?
06:16Non, non.
06:17Déjà, moi...
06:19Après, on va ouvrir la causette.
06:21Le côté causette de l'histoire.
06:22Moi, j'ai perdu mon père.
06:23J'avais...
06:24J'avais 4 ans.
06:26J'avais 4 ans.
06:27Donc, à ce temps-là,
06:28les femmes seules avec 6 enfants,
06:29c'était compliqué.
06:306 enfants ?
06:31Ouais, ouais, ouais.
06:32Et vous êtes dans la fratrie.
06:34Vous êtes à quelle place ?
06:35Le dernier.
06:36J'étais le dernier.
06:36J'étais le dernier.
06:37Et les 5 frères et sœurs
06:38se sont bien débrouillés dans la vie ?
06:40Ouais, plus ou moins.
06:42On a toujours bossé.
06:43On a toujours travaillé.
06:44Non, moi, je parle du principe,
06:45vous savez,
06:46on ne m'a pas appris à pleurer.
06:48On m'a appris à me démerder.
06:49Non, mais c'est intéressant.
06:50Voilà.
06:52Je trouve...
06:52Pourquoi on a envie
06:53de vous écouter beaucoup cette année
06:54pour ce type de témoignage ?
06:56Vous les voyez toujours, d'ailleurs,
06:57vos frères et sœurs ?
06:58Ou tout ça, c'est dispersé ?
07:00Non, après...
07:00Bon, alors, après,
07:02ma mère s'est remariée.
07:04Il y a eu une deuxième partie
07:06des 9 frères qui sont arrivés.
07:08En tout, on était 11 enfants.
07:10Donc, il y a eu 6 enfants
07:11d'un premier mariage.
07:12Oui, un mariage.
07:13Votre père est mort,
07:15donc il est mort jeune,
07:15j'imagine, votre père,
07:17puisque vous aviez 4 ans.
07:18Oui, oui.
07:19Elle est dans la quarantaine d'années.
07:20Et votre mère s'est donc remariée,
07:22elle a refait 5 enfants derrière.
07:24Voilà.
07:25Donc, elle a eu 11 enfants,
07:26votre mère ?
07:2611 enfants, voilà, tout à fait.
07:27Et elle est toujours de ce monde,
07:28votre mère ?
07:29Non, non, non,
07:30elle est décédée.
07:30Elle est décédée.
07:31Non, 11 enfants,
07:32c'est quand même une fille peut...
07:35Quand tu...
07:36Je vous assure,
07:37tu entres,
07:38quand on entre dans une conversation
07:39avec quelqu'un,
07:40on ne sait pas ce qu'on va apprendre,
07:41mais...
07:41Moi, des années,
07:41ils ne m'en sortent pas,
07:42alors.
07:43Je me dis tout de suite,
07:44moi, je n'en ai pas fait,
07:45j'en ai fait deux.
07:46Dieu, c'est bien.
07:46C'est très bien, c'est très bien.
07:47On marque une pause.
07:48On marque une pause.
07:49Et vraiment, je vous remercie
07:50parce que Frédéric,
07:51si vous nous suiviez l'année passée,
07:52Frédéric, il nous appelait,
07:54il faisait partie des rats
07:56que nous écoutions
07:57et on avait tort l'an passé,
07:58n'est-ce pas, Géraldine ?
07:59Tout à fait.
08:00Vous dites qu'avec un enfant,
08:01vous avez du mal ?
08:02Non, j'exagère.
08:03J'exagère,
08:04mais deux,
08:04ça aurait été difficile, je pense.
08:06Deux, ça aurait été difficile ?
08:07Oui, oui, oui.
08:07Une, ça me suffit.
08:09Eh oui.
08:09Vous connaissant,
08:15demande beaucoup d'énergie.
08:17Deux, je ne sais pas
08:17comment j'aurais fait.
08:18Je l'aurais fait quand même.
08:19Vous auriez fait,
08:20vous seriez adaptée.
08:21Oui, je me serais adaptée.
08:21Et puis, ce n'est pas terminé.
08:22Peut-être qu'il y a un petit bébé
08:24qui va arriver un jour.
08:25Ah non, l'âge que j'ai, non.
08:26Bon, là, je vous le savais aujourd'hui.
08:28Vous savez, l'horloge tourne.
08:29Et votre...
08:29Oui, elle tourne d'ailleurs
08:31parce qu'il est 17h12.
08:32Voilà, on doit y aller.
08:33Mais bon, la pub nous attend.
08:36Mais elle a rentré,
08:37c'est donc mardi avec votre fille.
08:38C'est mardi.
08:38Elle rentre en quel classe ?
08:40En troisième déjà.
08:40Ça y est, c'est l'année des brevets.
08:43Là, on ne rigole plus.
08:45Brevets, secondes, fallback.
08:47Eh oui, bien sûr.
08:49Et puis, les études supérieures,
08:50le mariage,
08:52les enfants.
08:52Et vous serez grand-mère demain.
08:54Ou pas.
08:54Il est 17h12.
08:56On marque une pause à tout de suite.
08:58Allez-y, vous pouvez réagir
08:59au 01-80-20-39-21.
09:01Vous avez la parole de César à 18h
09:03sur Europe 1 avec Pascal Praud
09:04que vous pouvez joindre aussi
09:05sur WhatsApp.
09:0601-80-20-39-21.
09:08Tout de suite sur Europe 1.

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