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  • il y a 13 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Pascal Praud et vous.
00:04À 16h15, c'est votre émission du lundi au vendredi, coup de cœur, coup de gueule et nous inaugurons cette
00:11saison les personnalités politiques avec lesquelles vous allez pouvoir échanger durant toute l'année, année particulière.
00:17On est avec Sébastien Chenu, vous le savez, Astrid a 40 ans, elle habite en Bretagne.
00:22D'ailleurs, je ne vous ai pas demandé dans quelle ville vous habitez, Astrid ?
00:25À Rennes, à côté de Rennes.
00:27À Rennes, vous avez six enfants, votre mari est plombier et vous interrogez M. Chenu, vous regrettez que l'ERN
00:34ne sorte pas dans l'Europe.
00:36Vous êtes sur la position du Frexit qui est parfois défendue par Philippe de Villiers.
00:40Sébastien Chenu.
00:42Bonjour madame.
00:43Écoutez, moi d'abord je comprends le questionnement que vous pouvez avoir vis-à-vis de l'Union Européenne.
00:49Moi j'ai toujours été un eurosceptique, j'ai voté contre tous les référendums facilitant la création de ce type
00:57d'Union Européenne.
00:58Et c'est vrai qu'elle ne me donne pas satisfaction.
01:01Aujourd'hui dans le paysage politique, force est de constater que personne, en tous les cas dans les candidats à
01:06la présidentielle annoncés,
01:07pouvant possiblement candidater et en tous les cas ayant une chance non nulle d'être élu,
01:14personne ne présente, ne propose le Frexit. De l'extrême gauche à la droite patriote, personne ne propose le Frexit
01:24aujourd'hui.
01:26Il n'y a que le leuvent de Florian Philippot qui était d'ailleurs au Rassemblement National.
01:30Oui, alors c'est pour ça que j'ai précisé, personnalité politique pouvant aujourd'hui atteindre 500 signatures
01:33et étant en capacité de se qualifier pour la présidentielle.
01:37Il y a des acteurs politiques en France qui le proposent, mais aujourd'hui ils ne sont pas en capacité
01:42de pouvoir,
01:42en tous les cas probablement être candidats eux-mêmes et encore moins gagner cette élection présidentielle.
01:48Le coût politique d'un Frexit, il serait, et c'est ce qui nous avait amené à renoncer à la
01:52sortie de l'euro,
01:53il serait très important et c'est probablement ce qui a été le plus déterminant.
01:58C'est-à-dire qu'entre les nouvelles formalités, les droits de douane, la baisse des échanges avec les autres
02:04pays européens,
02:05on exporte chaque année plusieurs centaines, chaque trimestre même,
02:08puisque c'est examiné par trimestre, plusieurs centaines de milliards avec les autres pays européens,
02:14les perturbations dans les chaînes de production que ça pourrait engendrer
02:16nous ont amené à se dire qu'il fallait plutôt revoir les règles du jeu de l'Union européenne.
02:23Parce que l'Union européenne c'est vraiment ce qu'on en fait en réalité, on accepte ou pas des
02:26règles.
02:26Alors Emmanuel Macron, lui, il accepte toutes les règles, il veut être le meilleur élève,
02:29il accepte qu'on soit des contributeurs parmi les contributeurs les plus importants,
02:34qu'on ait une contribution nette, qu'on donne 25 milliards d'euros et qu'on nous en rende beaucoup
02:39moins.
02:40Donc il a accepté ces règles du jeu.
02:41Bah nous, on n'accepte pas ces règles du jeu et on a des leviers.
02:45Et on compte les utiliser, ces leviers.
02:47C'est compréhensible pour les gens.
02:47Cette affaire de données, on donne 25 milliards à l'Union européenne.
02:51Qui nous en redonne.
02:52Oui, alors ça, pour les gens, ils ne comprennent pas.
02:54Donc ces 25 milliards, on les donne pour qui ?
02:56On contribue. C'est la contribution de la France.
02:58La France contribue comme tous les pays.
03:00Elle a une contribution qui est calculée en fonction de sa richesse, de son PIB, etc.
03:05Donc on contribue à un budget commun.
03:06Et puis ensuite, l'Union européenne mène des politiques que nous pouvons et que nous ne manquons pas de contester.
03:12Elle mène des politiques, notamment par exemple en matière agricole.
03:15Nous, on considère qu'on préférait gérer nous-mêmes cet argent pour gérer notre politique d'aide à nos agriculteurs
03:21plutôt que l'Union européenne ne le fasse.
03:23On conteste le fait que l'Union européenne puisse mener la politique agricole.
03:27Donc il y a des domaines dans lesquels on pense que c'est plus simple que les États coopèrent entre
03:31eux.
03:32Il n'y a pas besoin de l'Union européenne pour venir interférer dans les échanges entre les États.
03:35Il y a des domaines dans lesquels on pourrait penser par exemple sur le narcotrafic et la gestion des frontières
03:40extérieures.
03:40Que si l'Union européenne se donnait les moyens, elle pourrait peut-être avoir une efficacité en cela.
03:45Il y a des domaines dans lesquels on pense que c'est aux politiques nationales,
03:49gestion de l'immigration par exemple, dans le cas des frontières nationales,
03:53et bien c'est aux États de décider qui a le droit d'entrer, sortir, rester sur le sol français.

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