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  • il y a 7 semaines
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:07Bonjour à tous et bon courage à tous les élèves qui reprennent les cours ce matin.
00:00:11Ils sont plus d'un million et demi à le faire avec toujours évidemment une petite boule au ventre, un
00:00:17peu de stress.
00:00:18Mais c'est pas grave, ça va bien se passer.
00:00:20Une rentrée scrutée dans de nombreux endroits, notamment du côté de Nice, où on ira tout à l'heure,
00:00:25parce que le nouveau maire a pris une décision polémique.
00:00:28Il veut planter un drapeau français dans toutes les cours d'école et demander aux élèves d'assister à la
00:00:31levée du drapeau au son de la Marseillaise.
00:00:34On ira à Nice dans un instant pour voir s'il est allé au bout de cette idée ou pas.
00:00:39Mais d'abord, mais d'abord, à la une ce matin de l'actualité, les Français qui sont prêts à
00:00:44faire des sacrifices.
00:00:46Et oui, c'est ce que révèle un sondage dont nous nous sommes procurés les résultats.
00:00:51Un sondage IFOP qui avait été commandé par le gouvernement.
00:00:55Et on va voir le détail avec vous, Julien Migaud-Muller.
00:00:58Donnez-nous les réponses des Français.
00:01:01Alors, le premier renseignement de ce sondage qui a été commandé pour le séminaire gouvernemental,
00:01:06eh bien, c'est que les Français sont prêts à faire beaucoup plus de sacrifices.
00:01:10Regardez, 67% d'entre eux sont pour des mesures ciblées et difficiles maintenant plutôt que quelque chose de plus
00:01:20brutal à l'avenir.
00:01:21Et puis, on apprend également que plus d'un Français sur deux serait favorable au déremboursement de certains médicaments.
00:01:28Ce que l'on apprend également aujourd'hui dans ce sondage, eh bien, c'est que 6 Français sur 10
00:01:34seraient pour des coupes dans les dépenses publiques.
00:01:37Donc, regardons le détail, 73% pour durcir les arrêts de travail et 84% pour mieux cibler les allocations
00:01:44familiales.
00:01:45Ça veut dire quoi, tout ça ? Eh bien, ça veut dire que 40% des Français se disent inquiets
00:01:51quant à la situation économique du pays.
00:01:54D'ailleurs, 65% d'entre eux souhaitent un compromis pour éviter une loi spéciale coûteuse.
00:01:58Voilà, pour ces quelques données, on n'a pas voulu non plus vous noyer de chiffres.
00:02:01Il y en a évidemment beaucoup plus dans ce sondage dont on précise les conditions dans lesquelles il a été
00:02:08commandé.
00:02:08Guillaume Darès, c'est le gouvernement lui-même qui a commandé le sondage.
00:02:11Et les ministres ont eu droit hier à la primauté des résultats.
00:02:13Oui, c'est pour ce qu'on appelle le SIG, le service d'information du gouvernement.
00:02:16Et ça se fait traditionnellement.
00:02:17Ça leur permet d'avoir des éléments, effectivement.
00:02:19Et c'est ce qui les a, justement, irrigués dans leur séminaire hier pour savoir la façon dont ils essaient
00:02:25de construire un budget qui ne va pas être évident à faire passer.
00:02:29Et où on voit, effectivement, Sébastien Lecornu cherche les trous de souris.
00:02:32Et on regarde les réactions politiques avec nos invités.
00:02:35D'abord, Anne Genté, je me tourne vers vous parce que, est-ce que quand vous voyez ce résultat, vous
00:02:38vous dites que les Français, finalement, ils nous montrent qu'ils sont assez lucides sur la situation.
00:02:42Mais je pense que les Français, nos concitoyens, ont toujours été très lucides.
00:02:45Il faut faire confiance, justement, à l'intelligence collective et ne pas les prendre pour ce qu'ils ne sont
00:02:49pas.
00:02:49Ça nécessite, de notre part, à engager politique un discours de qualité.
00:02:53Un discours qui fait appel, justement, à leur intelligence, à leur compréhension des enjeux.
00:02:58Maintenant, ces résultats ne doivent pas, en aucun cas, dispenser d'un dialogue.
00:03:02C'est ce qu'on appelle le compromis qui doit se bâtir en amont.
00:03:04J'espère bien que la copie que le Premier ministre nous présentera à la fin du mois sera le fruit
00:03:08de ce dialogue.
00:03:09En l'occurrence, avec les représentants de nos concitoyens ici interrogés, donc les chefs de partis politiques et les chefs
00:03:14de groupes à l'Assemblée.
00:03:14Et c'est ce compromis que j'espère retrouver dans la copie du gouvernement.
00:03:17Adrien, Chloé, pour Alephi, est-ce que vous pensez qu'au fond, si Sébastien Lecornu a commandé ce sondage, c
00:03:22'est pour commencer à faire passer la pilule aux Français ?
00:03:25Mais oui, c'est la blague de la rentrée, ce sondage.
00:03:27On a bien vu ensemble la nature des questions posées.
00:03:30Concrètement, je vous le traduis, vous deviez répondre en ligne.
00:03:32Est-ce que vous préférez qu'on vous pique 1 euro maintenant ou 2 euros demain ?
00:03:35Bon, voilà, dans ce type d'interrogation, évidemment, vous faites dire à peu près n'importe quoi à n'importe
00:03:39qui.
00:03:40Donc, moi, je m'étonne qu'un gouvernement n'ait absolument plus de lien, ni avec le grand public, ni
00:03:45avec les experts sur différents sujets,
00:03:47ni avec le monde syndical, et soit obligé de gouverner par la base de sondages qu'il truque lui-même.
00:03:51Ça va quand même aller assez loin, cette histoire.
00:03:54– Gaëtan Dussault, c'est réaction à ce sondage.
00:03:56On voit quand même que ces thématiques financières, budgétaires, elles infusent dans l'opinion publique.
00:04:02– Je pense surtout qu'en fait, cette espèce d'injonction de la part du gouvernement et de son Premier
00:04:06ministre,
00:04:06Sébastien Lecornu, à la responsabilité, devrait s'adresser en priorité justement au gouvernement et au Premier ministre.
00:04:11Parce qu'on a un peu soupé quand même au Rassemblement National, premier groupe de l'Assemblée Nationale,
00:04:15de ces espèces de grands slogans en disant « on va trouver des compromis, on va discuter ».
00:04:20Dès qu'il dit ça, la première chose qu'il fait, c'est de claquer les portes de la négociation
00:04:23et de surtout ne jamais reprendre une bonne mesure à partir du moment où elle ne vient pas des bancs
00:04:27de la Macronie.
00:04:28– Vous dites que le dialogue, c'est à sens unique avec eux quoi.
00:04:30– Mais totalement, et encore l'année dernière, il nous avait fait exactement le même sketch sur la responsabilité,
00:04:34sur le fait qu'on avait besoin d'un budget, qu'il fallait maîtriser les dépenses publiques.
00:04:37Résultat des courses, on a eu un budget qui a augmenté de 37 milliards d'euros la dépense publique,
00:04:41qui a augmenté de 9 milliards d'euros les prélèvements sur les entreprises, sur les particuliers, sur les familles, sur
00:04:47l'épargne salariale.
00:04:48Bon, il y a un moment donné, comprenez qu'on a du mal à avoir confiance dans les déclarations du
00:04:51gouvernement.
00:04:52– C'est vrai, Anne-Gentec, quand on regarde dans le passé, au fond, vous dites que les Français sont
00:04:56lucides depuis longtemps,
00:04:57mais enfin les efforts budgétaires, finalement, ils sont repoussés systématiquement.
00:05:00– Il y a des efforts budgétaires qui ont été faits, je rappelle qu'en 2017, 2018, 2019,
00:05:05il faut quand même avoir la mémoire peut-être un petit peu longue,
00:05:07rappelons-nous que nous avions fait des efforts sur la dépense publique
00:05:11qui avait permis à l'époque de ramener le déficit public en dessous des 3%
00:05:15et de faire sortir la France de la procédure de déficit excessif de la Commission européenne.
00:05:19Donc voilà, je crois que les efforts, nous sommes capables de les faire.
00:05:22Ensuite, nous savons quelle était la suite de l'histoire qui a contraint,
00:05:24qui a amené plutôt le gouvernement à prendre des mesures,
00:05:27qui étaient des mesures de protection des Français.
00:05:29Il faut encore une fois le rappeler, avec sur tous les bancs de l'Assemblée,
00:05:32des demandes qui étaient faites d'aller même encore plus loin
00:05:34que toutes les dépenses qui ont été engagées.
00:05:36Donc soyons lucides, nous savons aussi faire des économies quand il le faut.
00:05:40Est-ce qu'il n'y a pas aussi dans ses chiffres une réponse à Jean-Luc Mélenchon
00:05:44qui veut en gros passer la dette par pertes et profits ?
00:05:46Il a brûlé, l'acheté au feu.
00:05:48Non, au contraire, puisque visiblement les gens sont inquiets
00:05:50sur la situation économique après 10 ans d'Emmanuel Macron.
00:05:53On les comprend évidemment.
00:05:55On entend ici à l'instant que le programme des macronistes
00:05:57consiste à nous faire passer sous les fourches codines de la Commission européenne
00:06:01et décider que c'est la Commission européenne qui gerait le budget national.
00:06:04Moi je pense que s'il y a une dépense qui a eu lieu depuis 10 ans
00:06:06et la dépense numéro 1 qu'il faut effectivement passer par-dessus bord,
00:06:10c'est celle des chèques qui ont été faits pour les ménages les plus aisés.
00:06:12Enfin, tout le monde a bien suivi quand même que le bilan de 10 ans de macronisme,
00:06:15c'est plus de 35 milliards d'euros par an qui ont été restitués aux ménages les plus riches.
00:06:20ISF, flat tax, etc.
00:06:22Donc il y a des marges de manœuvre financières importantes dans ce pays.
00:06:25Quant à la question de la dette publique,
00:06:28je rappelle tout de même que l'espace européen est un des derniers au monde
00:06:33où la Banque centrale ne contribue pas à l'activité économique
00:06:35en rachetant des titres de dette et en les congelant sur une durée extrêmement longue
00:06:39pour les retirer du marché.
00:06:41Nous c'est ce qu'on demande,
00:06:42c'est ce que font des gouvernements très divers dans le monde.
00:06:44Même M. Trump le fait.
00:06:45C'est vous dire à quel point ce n'est pas forcément un truc qui est marqué très à gauche.
00:06:47C'est votre exemple à suivre maintenant.
00:06:49Non mais c'est vous dire à quel point c'est quelque chose qui n'est pas marqué très à
00:06:52gauche comme méthode.
00:06:53Il n'y a que l'Union européenne qui a décidé de se lier les mains
00:06:55et de dire que la dette publique passera uniquement par des mécanismes de marché financier.
00:06:59Ça montre en tout cas Guillaume Daré que dans cette campagne,
00:07:02on voit bien que les différents candidats ne sont pas,
00:07:05on en a connu d'autres des campagnes où c'était vraiment demain en rose gratis.
00:07:08Là on sent qu'ils font tous un petit peu attention.
00:07:10Ils font tous attention et d'ailleurs c'est l'intention du Premier ministre lui-même
00:07:13dans cette stratégie de construction du budget,
00:07:15c'est de leur mettre la pression d'une certaine façon en coulisses,
00:07:18ce qui se dit dans l'entourage du Premier ministre.
00:07:21C'est-à-dire finalement est-ce que c'est prétendant et possible président de la République
00:07:25ou présidente de la République demain ?
00:07:27Un terme qui est parfois employé, c'est ils préfèrent quoi ?
00:07:29La raison ou, excusez-moi le terme, le bordel ?
00:07:31Est-ce qu'ils veulent, est-ce qu'ils ont conscience qu'un,
00:07:34je le cite encore, excusez-moi, ce qui est employé par certains conseillers,
00:07:37un bordel budgétaire, ce n'est pas l'affaire de quelques mois,
00:07:39c'est quelque chose qui peut empiéter durablement la première année de leur quinquennat ?
00:07:43Alors c'est de la politique, c'est une façon pour le Premier ministre
00:07:45de mettre la pression effectivement aux partis qui ont des candidats à l'élection présidentielle,
00:07:50mais c'est là où inévitablement construction budgétaire
00:07:53et campagne présidentielle vont s'imbriquer dans les prochaines semaines.
00:07:56Et le parti qui est favori à ce stade, c'est évidemment le RN.
00:07:58Est-ce que c'est une façon de vous mettre la pression sur les épaules à vous Gaëtan Luchosé,
00:08:01voire vous dites, il y a une forme de chantage dans les propos du Premier ministre ?
00:08:05Mais pour le coup, le Rassemblement national avec Marine Le Pen a toujours été responsable,
00:08:09notamment lors des discussions budgétaires l'automne dernier.
00:08:12Nous avons été l'un des seuls avec la France insoumise, il faut d'ailleurs le souligner,
00:08:15à avoir présenté un contre-budget menant des économies sur la mauvaise dépense publique,
00:08:20notamment dans l'immigration, dans la contribution française,
00:08:22au budget de l'Union Européenne, dans les feuilles administratives.
00:08:25Il n'y a pas si longtemps, le RN était pour la sortie de l'euro,
00:08:27donc c'est vrai qu'on a un petit peu du mal à s'y retrouver.
00:08:29Je ne vois pas du tout le rapport avec la question budgétaire.
00:08:31Mais il y a un moment donné, c'est exactement, indirectement, une sortie de l'euro,
00:08:37et vous le savez quand même ?
00:08:38Non, absolument pas.
00:08:40Les montants que vous engagez, bien sûr que si.
00:08:42Si vous me permettez d'aller au bout de la réfection, c'est une sortie de l'euro.
00:08:46Si vous me permettez d'aller au bout de la réglementation,
00:08:48comme ça vous pourrez y répondre après sereinement.
00:08:50Je vous rappelle quand même que l'Allemagne a obtenu un rabais sur l'augmentation de cette contribution.
00:08:54Est-ce que vous savez à combien s'élève le contribution de l'Allemagne par Allemagne ?
00:08:57Le Pays-Bas l'a eu également.
00:08:58Combien chaque Allemagne contribue à l'Union Européenne et combien chaque Français contribue ?
00:09:01Non, moi ce que j'aimerais quand même qu'on explique clairement aux Français,
00:09:03c'est qu'en fait au même moment où vous nous expliquez, il y a encore quelques semaines,
00:09:06qu'il faut aller chercher 3 milliards d'euros sur les pensions de nos retraités,
00:09:10eh bien il faut rappeler qu'au même moment, vous avez, il y a moins de 6 mois,
00:09:13voté un budget qui a augmenté de 5 milliards d'euros notre contribution au budget de l'Union Européenne.
00:09:17Comprenez qu'à un moment donné, on parle souvent du consentement à l'impôt,
00:09:20mais il y a dans notre pays aussi un consentement à la dépense,
00:09:22et particulièrement à la mauvaise dépense.
00:09:24Je voudrais être très précise.
00:09:25Chaque Allemand, d'ailleurs vous pourriez aussi citer les Suédois,
00:09:29vous pourriez aussi citer les Pays-Bas,
00:09:30contribue à hauteur de, par Allemand, par citoyen,
00:09:33à hauteur de 200 euros par habitant au budget de l'Union Européenne.
00:09:37La France, c'est 150 euros, d'accord ?
00:09:39Donc nous ne sommes pas parmi ceux qui contribuent le plus.
00:09:41A combien ?
00:09:41Ce n'est pas ce que j'ai dit.
00:09:42Non mais suivons la réflexion, vous voulez faire monter la facture à combien ?
00:09:44Ce que nous redistribuons, nous contribuons à hauteur de 23 milliards,
00:09:48et nous, le bilan net auquel nous contribuons véritablement,
00:09:50qui permet aussi d'aider, parce que c'est le principe de l'Union Européenne,
00:09:52c'est 9 milliards.
00:09:53Mais ce que nos concitoyens doivent juste entendre,
00:09:56c'est que derrière, ce sont nos agriculteurs qui sont aidés.
00:09:58Donc quand vous demandez aux agriculteurs,
00:10:01demandez aux agriculteurs,
00:10:03à la PAC.
00:10:03Excusez-moi, on ne peut pas laisser dire une chose pareille.
00:10:05Je veux juste dire que les efforts budgétaires sont à faire,
00:10:07ça n'est pas sur le dos de l'Union Européenne,
00:10:09c'est une mauvaise manière,
00:10:10et nous devons tous, et nous avons des économies,
00:10:12nous ne pouvons seulement faire ailleurs.
00:10:12Attendez, vous êtes quelqu'un de sérieux,
00:10:14et qui n'avait pas l'habitude pourtant de colporter des fake news
00:10:17et des mensonges sur les plateaux.
00:10:18Vous savez pertinemment, et vous le savez pertinemment,
00:10:21que la France, chaque année, donne plus à l'Union Européenne
00:10:23qu'elle ne reçoit un retour PAC comprise.
00:10:25Donc ce mensonge qui consiste à dire
00:10:27ne plus donner un seul centime d'augmentation à l'Union Européenne,
00:10:30c'est privé nos agriculteurs.
00:10:32Alors, si vous plaît, l'école, justement,
00:10:33baisse sous pression de la Commission Européenne,
00:10:35Ursula von der Leyen,
00:10:36et face à laquelle Emmanuel Macron a été incapable
00:10:38de faire quoi que ce soit pour défendre nos agriculteurs,
00:10:40désolé, mais c'était le pire argument.
00:10:42Il n'y a pas que les sujets budgétaires,
00:10:43même si on voit que les Français,
00:10:45ils sont évidemment très, très sensibilisés.
00:10:47Il y a aussi des sujets davantage liés à l'immigration,
00:10:50à l'identité, à la question du voile d'ailleurs,
00:10:52qui a été relancé par le RN,
00:10:54avec, vous savez, Jean-Philippe Tanguy,
00:10:56qui s'est prononcé pour des amendes,
00:10:57même si depuis, les choses ont été un petit peu précisées.
00:11:00Écoutez, les réactions, elles continuent à se multiplier.
00:11:01Et encore ce matin, Bruno Retailleau pour LR
00:11:04et Gabriel Attal pour Renaissance.
00:11:06Leur proposition, elle n'est pas applicable.
00:11:09Est-ce qu'on va demain mobiliser les policiers et les gendarmes ?
00:11:11Vous êtes en train de dire qu'ils mentent sciemment aux Français
00:11:14en mettant ça sur la table.
00:11:15Mais c'est du populisme, c'est de la démagogie.
00:11:18Voilà, il y a des choses à faire, je le dis.
00:11:20On s'attaque aux causes, notamment le frérisme,
00:11:22les frères musulmans, qui ont développé cette pratique du voile,
00:11:25en France notamment.
00:11:26Et on fait ce qu'on doit faire, notamment en interdisant le voile,
00:11:30dans un certain nombre de lieux qui sont, par exemple,
00:11:33les lieux publics, le sport, etc.
00:11:35Moi, je suis en radical désaccord avec cette proposition
00:11:37du Rassemblement national.
00:11:39Pour moi, le débat n'est pas un débat juridique,
00:11:41c'est un débat de société.
00:11:42Une femme majeure qui décide en conscience
00:11:45de porter le voile
00:11:47ne menace pas la République.
00:11:48De la même manière que je suis intraitable
00:11:51sur la protection des enfants pour qu'ils puissent
00:11:52se construire leur libre arbitre et leur esprit critique,
00:11:55je suis intraitable sur le respect des valeurs de la République
00:11:57qui passent aussi par une liberté de croyance,
00:12:00une liberté de culte,
00:12:01et donc le respect du choix qui est fait par certaines femmes.
00:12:06Et on voit que c'était en votre présence,
00:12:07Agentez, cette déclaration de Gabriel Attal.
00:12:08Revenons peut-être sur celle de Bruno Rotaillot d'abord,
00:12:11parce que c'est vrai qu'il était attendu là-dessus.
00:12:14Guillaume Daray, il a voulu clairement prendre ses distances.
00:12:17Oui, parce qu'on sait que Bruno Rotaillot,
00:12:18il fait de la politique, si je veux dire, au sens noble du terme.
00:12:20Donc il fait très attention à ce qui peut être mis en œuvre juridiquement.
00:12:23Justement, rappelez-vous, il y a quelques mois,
00:12:24il y avait eu cette déclaration où il avait dit
00:12:26« Vive le sport, abat le voile ».
00:12:29Alors c'est une déclaration politique qui avait fait débat,
00:12:32mais il n'y a aucune question juridique derrière.
00:12:34Et quand, quelques semaines après, justement,
00:12:35Gabriel Attal lui-même avait proposé, rappelez-vous,
00:12:38l'interdiction du voile pour les mineurs de 15 ans,
00:12:40eh bien Bruno Rotaillot, comme Elisabeth Borne,
00:12:42était monté au créneau en disant « Mais c'est parfaitement inapplicable ».
00:12:44Le problème, c'est que quand on fait une proposition très concrète,
00:12:48eh bien il faut qu'elle soit bien bordée juridiquement, constitutionnellement.
00:12:52Ce n'est pas qu'une déclaration politique où on envoie un signal.
00:12:55Et c'est pour ça que Bruno Rotaillot, en disant « C'est inapplicable,
00:12:58les policiers n'ont pas que ça à faire »,
00:12:59il veut se poser dans une posture et dans une position de responsabilité
00:13:02en disant « Bien sûr, je veux combattre l'islamisme radical,
00:13:05mais avec des méthodes applicables ».
00:13:07Gaëtan Duceux, c'est réponse « Populisme, démagogie », dit Bruno Rotaillot.
00:13:11C'est bien, il donne raison.
00:13:12Une déclaration de Jordan Bardella,
00:13:13qui était sur votre chaîne à la foire de Chalon,
00:13:15près de nos agriculteurs, il y a quelques jours.
00:13:17Il parle aussi de démagogie et de populisme ?
00:13:19Non, absolument pas.
00:13:19C'est que Jordan Bardella disait à cette occasion sur votre antenne
00:13:22« Dénoncer toutes ces personnalités dites de droite,
00:13:26qui se lèvent chaque matin en ne cherchant qu'une chose,
00:13:28c'est de savoir comment ils vont se faire applaudir par la gauche ».
00:13:30Vous savez, quand on veut mener une lutte contre l'idéologie islamiste,
00:13:33quand on veut pouvoir protéger les Français
00:13:35de ce véritable totalitarisme du XXIe siècle, il faut du courage.
00:13:38Et par ces déclarations, Bruno Rotaillot nous dit qu'une chose,
00:13:40c'est qu'il n'a pas ce courage.
00:13:41Il n'a pas les épaules, il n'a pas la carrure qu'il faut d'un chef d'État
00:13:44pour pouvoir protéger les Français de l'idéologie islamiste.
00:13:46Alors on aura toute l'occasion de revenir en détail sur l'application de cette mesure,
00:13:51qui, je le rappelle, est une des mesures de l'ensemble de l'arsenal juridique
00:13:54que nous portons à travers un projet de loi,
00:13:56qui est le projet de loi de lutte contre les idéologies islamistes,
00:13:58que l'on a présenté en 2021 au moment des débats que nous avions
00:14:01sur la loi contre le séparatisme.
00:14:03Si aujourd'hui encore, parce que Bruno Rotaillot oublie de nous dire
00:14:06qu'il avait lui-même au Sénat déposé une proposition de loi
00:14:09contre l'entrisme islamiste et notamment l'influence des fréristes...
00:14:13C'est justement ce qu'il a rappelé là, c'est exactement ce qu'il vient de dire.
00:14:15Ce que je veux dire, c'est qu'en fait, si on en est encore à avoir des propositions,
00:14:18c'est bien que toutes les actions, et notamment cette loi contre les séparatifs
00:14:21qui ont été mises en place par le gouvernement, ont été inefficaces et insuffisantes.
00:14:24Adrien Clouet, au-delà de ces considérations-là,
00:14:28est-ce que vous dites oui, peut-être qu'il y a un problème,
00:14:29il faut regarder, même si le RN ne prend pas le problème de la bonne façon ?
00:14:34Non, il n'y a pas de problème en France avec les femmes qui portent un foulard,
00:14:37quelle que soit la raison pour laquelle elles le portent,
00:14:39qu'elles soient musulmanes, qu'elles pratiquent autre chose, qu'elles ne pratiquent rien du tout.
00:14:41Il n'y a jamais un côté revendicatif, parce que c'est ça que dit Bruno Retailleau.
00:14:45Là-dessus, il rejoint le RN.
00:14:46Ah bah oui, je sais bien que M. Retailleau rejoint le RN, c'est sa raison d'être.
00:14:49On a bien vu, c'est d'ailleurs sans doute une des raisons pour lesquelles on a respiré
00:14:52lorsqu'il a quitté le gouvernement.
00:14:54Non, pardon, enfin, le sujet n'est pas juridique,
00:14:56le sujet n'est pas de savoir comment on va pouvoir opérationnaliser
00:14:59une chasse aux femmes musulmanes en France,
00:15:02ni comment on va opérer des lois spéciales d'exception.
00:15:05On pourrait aussi se décider sur ce plateau ici
00:15:07qu'on va faire une loi pour décider comment vous vous habillez,
00:15:09pour vous retirer des droits civiques, etc.
00:15:11Bon, pardon, la République, il y a des principes de liberté qui sont génériques.
00:15:15Et si jamais le RN menait ce type d'opération à bien,
00:15:19on sait très bien ce qui se passerait.
00:15:20Ça signifierait que la France mettrait à bas l'ensemble de l'édifice
00:15:23de protection des libertés fondamentales,
00:15:25de la déclaration des droits de l'homme et des citoyens
00:15:27à ses différents engagements internationaux.
00:15:29Donc, moi, la seule chose que je veux dire ici,
00:15:31c'est ma solidarité, effectivement,
00:15:33avec toutes celles qui sont ciblées par le RN,
00:15:35qui, à bout de souffle, sur une rentrée scolaire,
00:15:37se dit comment on va réussir à suiter de la haine
00:15:38par rapport à des centaines de milliers de personnes.
00:15:40Et le dernier truc qu'ils ont trouvé,
00:15:41c'est de créer une police du vêtement à la française.
00:15:45Carité Orduceau, c'est la réponse là-dessus.
00:15:46Non, mais ça, de toute façon,
00:15:48c'est l'argumentaire de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon,
00:15:50maintenant depuis quelques, non pas seulement quelques heures,
00:15:52mais même depuis plusieurs mois.
00:15:53Et c'est d'ailleurs même assez irresponsable et dangereux de votre part,
00:15:56parce qu'en réalité, en faisant de la confusion permanente
00:15:59entre ce qui relève d'une idéologie criminelle,
00:16:01qu'est l'idéologie islamiste,
00:16:02et de quelque chose qui n'a strictement rien à voir avec ça,
00:16:04à savoir une religion, comme tout autre,
00:16:06qui est la religion musulmane,
00:16:07et qui est pratiquée par des honnêtes citoyens
00:16:09qui n'ont strictement rien demandé,
00:16:10en jouant la confusion comme ça,
00:16:12c'est excessivement...
00:16:13Auxquelles vous mettez des amendes ?
00:16:14Absolument pas.
00:16:14Vous savez pertinemment...
00:16:15Non, mais il y aura des amendes,
00:16:16et on va trancher, on aura ce débat pendant le référendum,
00:16:18il n'y a aucun problème,
00:16:19et vous aurez d'ailleurs tout l'occasion...
00:16:21Est-ce que vous nous dites là, aujourd'hui,
00:16:23que les femmes qui portent le voile auront des amendes ?
00:16:25Amendes forfaitaires, délictuelles...
00:16:27Donc vous nous dites que toutes les femmes qui portent le voile
00:16:29feront l'objet d'une loi d'exception ?
00:16:30Oui, mais vous savez...
00:16:31Voilà, oui, c'est clair.
00:16:32Non, mais d'accord, mais nous,
00:16:33on n'a aucun problème à assumer nos positions.
00:16:35Elles seront poursuivies, elles seront sanctionnées,
00:16:37elles seront obligées d'une répression d'État à cause de...
00:16:38Monsieur Clouet, nous, on n'a aucun problème à assumer nos positions,
00:16:41qui d'ailleurs sont des positions qui sont très largement portées
00:16:45et supportées par les Français,
00:16:46puisque la dernière fois qu'ils ont été interrogés à ce sujet,
00:16:51à l'interdiction du port du voile dans l'espace public.
00:16:53Donc, il y a un moment donné,
00:16:54vous êtes en désaccord avec une majorité de l'opinion,
00:16:56certes, c'est votre choix,
00:16:57vous aurez toute la possibilité d'essayer de les convaincre,
00:16:59ou du contraire, nous, nous pensons l'inverse,
00:17:00et nous allons agir dans ce sens.
00:17:02Mais il y a un moment donné, je vous rappelle quand même une chose,
00:17:04vous avez deux femmes de confession musulmane en France sur trois
00:17:08qui ne se voilent pas.
00:17:09On peut évidemment pratiquer une religion...
00:17:11Oui, donc elles font ce qu'elles veulent...
00:17:12Bienvenue dans la liberté de s'habiller.
00:17:14...par une idéologie, qui est une idéologie, encore une fois, criminelle.
00:17:16Et c'est ça qui est important.
00:17:17Et c'est ça, d'ailleurs, le premier élément de notre projet de loi.
00:17:20Non, mais je suis en train de nous dire que toute femme qui porte le voile,
00:17:21c'est criminel.
00:17:21Non, parce que là, on est monté.
00:17:22Parce que si c'est un crime...
00:17:23Non, non, c'est parce que...
00:17:24Vous avez parlé d'idéologie criminelle,
00:17:26mais c'est une idéologie criminelle.
00:17:27...utilisée et contrainte par, justement, une idéologie
00:17:29qui pose problème sur la capacité à vivre ensemble dans notre pays.
00:17:33Mais c'est là où, justement, le projet de loi est bien fait
00:17:35et qu'il est solide.
00:17:36Mais les gens vivent bien ensemble.
00:17:38C'est ce qui permet de distinguer l'idéologie de la religion.
00:17:39Les gens vivent très bien dans ce pays sans vous, vous inquiétez pas.
00:17:47Petit, le maire de Nice, qui voudrait que dans les écoles primaires,
00:17:51il y ait le drapeau et également la levée du drapeau avec la Marseillaise.
00:17:58Alors, il plaide pour cela.
00:17:59Et il est allé dans différents établissements ce matin
00:18:01pour défendre cette idée, même si finalement, voilà, il ne l'a pas fait.
00:18:05Parce qu'évidemment, c'était compliqué.
00:18:07On vous expliquera tout à l'heure que même, ce n'était pas possible.
00:18:09Benoît Ruiz, vous êtes sur place, vous l'avez suivi.
00:18:11Expliquez-nous ce qui s'est passé.
00:18:15Eh bien, une initiative tuée dans l'œuf.
00:18:17Par le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.
00:18:20Car au départ, Éric Ciotti voulait effectivement qu'il y ait une levée de drapeaux
00:18:26avec des enfants qui chantent la Marseillaise avant d'aller en classe.
00:18:30Mais rien de tout ça ne s'est produit ce matin.
00:18:34La seule chose possible pour le maire de la ville,
00:18:36ça a été d'installer un drapeau avec un mât.
00:18:39Et au bout de ce mât, un drapeau français devant lequel les petits-enfants sont arrivés dans la cour ce
00:18:48matin.
00:18:48Mais c'est tout.
00:18:48Pas plus.
00:18:50Le maire de la ville a dit respecter la loi.
00:18:52Mais il était très en colère.
00:18:54Une colère un peu froide qu'il a exprimée à notre micro.
00:18:58Et il vise très clairement Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation nationale,
00:19:03qui lui a dit non.
00:19:05Je vous propose donc de l'écouter au micro de Christopher Lhomme.
00:19:09Le ministre de l'Éducation nationale, otage de l'extrême gauche, s'y refuse.
00:19:16Bon, c'est son choix.
00:19:18Nous changerons tout ça l'année prochaine.
00:19:20Et puis il y aura des temps à Nice où nous procéderons à ses levées de couleurs.
00:19:26Je trouve ahurissant qu'un ministre de la République s'oppose à l'expression de la bannière nationale.
00:19:35Vous l'entendez, Éric Ciotti, qui compte sur une probable alternance en 2027.
00:19:43On va quand même parler aussi des parents.
00:19:46Qu'en pensent-ils devant cette école ?
00:19:48Alors c'est partagé.
00:19:49Certains nous disent effectivement que ça pourrait être une bonne idée ici, dans le quartier des Moulins notamment.
00:19:55Et d'autres ne sont pas du tout d'accord avec cette initiative.
00:19:58Ils sont opposés et disent qu'il y a d'autres priorités avant de penser à une levée de drapeau
00:20:04et à une marseillaise entonnées tous ensemble.
00:20:07Alors qu'a-t-il dit le ministre ?
00:20:08Merci beaucoup Benoît.
00:20:09On va regarder cette déclaration d'Édouard Jeffrey qui avait précisé les choses hier en disant
00:20:13l'éducation nationale par définition c'est national et pour tout ce qui est pédagogique.
00:20:17Eh bien ça dépend du ministre, en l'occurrence moi-même.
00:20:20Et donc ça n'est pas au maire de décider.
00:20:22Qui a raison Agente là-dessus ? C'est le maire ou c'est le ministre ?
00:20:25Alors là c'est clairement le ministre.
00:20:26Ce qui se passe dans une école relève d'un projet pédagogique qui est mené par les équipes pédagogiques.
00:20:32Mais on ne peut pas intégrer ça au projet pédagogique ?
00:20:33D'abord, on est sur quel sujet ? Sur le sujet des valeurs de la République.
00:20:37Quelle est à apprendre ? Quelle est la devise de la France ? Quels sont les valeurs françaises ? Quels
00:20:40sont les piliers de notre République ?
00:20:41Ça, ça fait partie d'un programme qui existe, qui s'appelle l'éducation morale et civique, par lequel passent
00:20:46tous nos élèves.
00:20:47Nous, on se met aussi 100 000 élèves.
00:20:49Et je veux rendre hommage à tous les enseignants qui mènent ce travail qui est parfois dans des conditions difficiles,
00:20:53parce que parfois c'est un enseignement contesté.
00:20:55Ils ont besoin d'ailleurs du soutien et je ne doute pas qu'ils auront le soutien plein entier de
00:20:58l'institution.
00:20:59Donc oui, c'est un projet pédagogique. Si une école, quelque part, dans le cadre de son projet pédagogique,
00:21:03et c'est ce que rappelait encore Gabriel Attal ce matin, a fait le choix d'avoir une forme de
00:21:08levée des couleurs,
00:21:09parfois c'est leur choix. Et ça rejoint aussi ce que nous portons, nous, qui est de dire, bon sens,
00:21:13plus d'autonomie aux écoles, aux équipes pédagogiques, aux enseignants, aux chefs d'établissement, pour mener un projet.
00:21:18Donc c'est aux chefs d'établissement et aux écoles de le décider ?
00:21:22Absolument, c'est absolument dans ce cadre-là, dans le cadre d'un programme national.
00:21:25Donc vous ne dites pas un non-principe ?
00:21:26Non, je dis qu'il y a un programme national. Et aujourd'hui, je rappelle que le drapeau français,
00:21:30de même que le drapeau européen, est sur les frontons d'un certain nombre d'édifices publics.
00:21:33Et qu'il y a par ailleurs la célébration du 11 novembre, et auquel désormais, tous les élèves auront le
00:21:38devoir d'assister.
00:21:39Et c'est là aussi un devoir de mémoire qui rappelle aussi l'engagement de la France et les valeurs
00:21:43françaises.
00:21:43Voilà donc pour cette initiative niçoise qui a fait pchit donc ce matin.
00:21:46Mais Eric Ciotti ne désarme pas et promet de donner un rendez-vous à la rentrée prochaine avec une majorité
00:21:51politique qu'il souhaite évidemment différente.
00:21:54Il y a cette situation nationale à affronter. Il y a aussi les situations internationales avec l'Iran, avec l
00:21:59'Ukraine.
00:21:59Frappe meurtrière à nouveau sur Kiev la nuit dernière. Il y a eu au moins 12 morts.
00:22:03Vladimir Poutine décide de serrer encore davantage sa pression sur l'Ukraine.
00:22:08Et en cas d'échec, aurait-il dit à son entourage « Ils vont me pendre » en parlant de
00:22:12sa propre opinion.
00:22:14On vous explique dans quel contexte il aurait dit cela tout de suite.
00:22:18Ils vont me pendre. Voilà ce que Vladimir Poutine aurait dit à son entourage, selon des économistes,
00:22:24qui est généralement bien informé. On va vous dire dans quelques instants dans quelles circonstances
00:22:28et pour quelles raisons le président russe aurait fait cette déclaration alors que les frappes très dures se multiplient à
00:22:35nouveau sur l'Ukraine.
00:22:37D'abord, le rappel de l'actualité de ce mardi matin, c'est avec vous, Julien Migomuller. On commence avec
00:22:42la rentrée.
00:22:43La rentrée parce que ça y est, les vacances sont bel et bien terminées.
00:22:4711,6 millions d'écoliers, de collégiens et de lycéens sont retournés à l'école ce matin après deux mois
00:22:53de vacances.
00:22:54C'est pour bien vous encourager. Regardez ce message du chef de l'État aux élèves, aux enseignants,
00:22:59à toute la communauté éducative, aux familles. Très bonne rentrée. Liberté, égalité, fraternité.
00:23:05Alors forcément, entre retrouvailles avec les petits copains, les petites copines, les cartables neufs et les réveils parfois difficiles,
00:23:11on se sent comment ce matin ? Eh bien, on est allé. T'attends un peu l'humeur du jour
00:23:15du côté de la Somme. Écoutez.
00:23:17Pour trouver mes amis et les devoirs, en vrai, ça ne me dérange pas.
00:23:21Non, en vrai, je suis contente que les vacances soient finies pour retourner à l'école. Et j'étais allée
00:23:26en vacances à la Bordeaux.
00:23:28L'heure qui crée, je vais avec mon frère. Puis les devoirs, ça va être bien.
00:23:32Je retrouve mes amis, je retrouve mon ancien prof et puis j'ai mon prof.
00:23:41Voilà, témoignage recueilli au micro d'Arthur Descudé et de Valentin Rib.
00:23:45Ça pique un petit peu pour les élèves ce matin et puis peut-être également un peu pour vous. Pourquoi
00:23:49?
00:23:50Eh bien, parce que le gaz augmente. Le prix repère bondit plus 5,6% dès aujourd'hui.
00:23:57Près de 6 millions de foyers abonnés à une offre indexée à ce prix de référence pourrait donc être concerné.
00:24:03Depuis le mois d'avril, le prix du gaz a augmenté de 24%.
00:24:08Regardez à présent un visage. C'est celui de Pierre Picavé.
00:24:12C'est un policier qui a été victime de violentes agressions homophobes très tôt ce dimanche matin dans le quartier
00:24:18du Marais à Paris.
00:24:20La victime qui est également un représentant des fonctionnaires LGBT au ministère de l'Intérieur.
00:24:24C'est lui prescrire 40 jours d'ITT. Il était ce matin l'invité d'Apolline de Malherbe. Écoutez son
00:24:29témoignage.
00:24:30Le premier mot qu'il m'a dit, c'est je vais te tuer, c'est le PD.
00:24:33J'ai aidé. J'ai reculé. J'ai analysé un peu ce qu'il faisait. Il avait à la main
00:24:40une bouteille de whisky vide.
00:24:43Il a avancé vers moi. Il a recommencé à vouloir me frapper. Il s'est avancé. Moi, je me suis
00:24:48défendu.
00:24:49Je lui ai mis un coup de poing au visage parce que j'étais agressé à ce moment-là. Il
00:24:56fallait que je me défende.
00:24:57J'ai sorti ma carte de police. Je lui ai sorti trois fois ma carte de police.
00:25:01Jusqu'au moment où il a réussi à se rapprocher de moi, où je me suis rapproché de lui.
00:25:06Et c'est le moment où il m'a mis un coup de bouteille, une grosse bouteille de whisky très
00:25:10épaisse à la tête.
00:25:12J'aurais très bien pu être seul, isolé et dire que j'ai présenté ma carte, que je me suis
00:25:16annoncé comme policier,
00:25:17que l'homme m'a dit que je vais te tuer, c'est le PD. Et on aurait pu mettre
00:25:22ma parole en doute.
00:25:24Le suspect a été rapidement interpellé. Il a été mis en examen pour violences aggravées.
00:25:28Il a été placé sous contrôle judiciaire, mais il est libre.
00:25:31A l'étranger, au Népal, le bilan de la crue de mercredi est désormais de 987 morts.
00:25:37Le chiffre dépasse d'ailleurs les 1000 victimes.
00:25:40On ajoute les 16 décès survenus en Chine.
00:25:42Les autorités des deux pays sont par ailleurs toujours sans nouvelles de 4462 personnes.
00:25:48Et parmi les disparus figurent plusieurs centaines de touristes, des pèlerins, mais également des ouvriers étrangers.
00:25:54Et puis on va regarder également des images de secouristes népalais qui tentent d'atteindre des ouvriers bloqués dans un
00:26:00tunnel.
00:26:00Selon le gouvernement népalais, plus de 100 personnes pourraient être coincées et encore en vie dans ces tunnels de chantiers
00:26:07de barrages hydroélectriques.
00:26:09Et puis souvenez-vous, c'était en 1996 l'assassinat de la légende du rap Tupac.
00:26:15C'était à Los Angeles.
00:26:15Eh bien, un jury a reconnu hier coupable, Dwayne Davies, c'est un ancien membre d'un gang.
00:26:21Il est coupable donc d'avoir commandité le meurtre et fourni l'arme du crime.
00:26:26Le prononcé de la peine aura lieu le 13 octobre prochain.
00:26:28Dwayne Davies a d'ores et déjà annoncé qu'il fera appel.
00:26:31Autre actualité, Julien, du côté de l'Ukraine.
00:26:33Des frappes massives la nuit dernière à nouveau après un bilan très très lourd déjà lors du week-end dernier.
00:26:39Eh bien, cette fois, on compte au moins 12 morts.
00:26:43C'est ce qu'a indiqué le président Zelensky à Kiev et dans sa région.
00:26:47On va y aller à Kiev pour retrouver Guillaume Tak qui est avec nous.
00:26:51Racontez-nous, Guillaume, ce qu'il s'est passé.
00:26:56Oui, comme vous le disiez, une nuit à nouveau encore extrêmement difficile ici à Kiev et dans la région autour
00:27:02de la capitale ukrainienne.
00:27:03L'alerte a été donnée peu avant 2h du matin.
00:27:06Des missiles calibres avaient été tirés depuis la mer Noire.
00:27:09Une première salle qui a rapidement été accompagnée ici à Kiev de missiles balistiques tirés depuis plusieurs régions de Russie
00:27:16ainsi que de drones à réaction.
00:27:18Au final, on a dénommé plus d'une vingtaine de missiles occasionnant des pertes humaines et également des dégâts assez
00:27:26importants,
00:27:27notamment des installations ferroviaires dans le quartier d'Arnitsy, une habitation dans le quartier de Solomiansy où je me trouve.
00:27:33Et surtout, ce qu'il faut rappeler, c'est que c'est désormais le sixième jour d'attaque consécutif sur
00:27:38Kiev.
00:27:39Là où la Russie, ces dernières semaines, multiplie les attaques tous les deux ou trois jours de missiles balistiques,
00:27:44désormais ce sont des grappes de drones de type Shahed qui survolent presque en permanence la ville en tentant ainsi
00:27:51de paralyser les transports, les administrations, les commerces.
00:27:56Donc les derniers jours ont été très difficiles.
00:27:57Et si rien ne change, il y a fort à parier que les prochains le feront malheureusement aussi.
00:28:02Les habitants, Guillaume, se précipitent dans les abris à chaque fois ?
00:28:07Initialement, c'était le cas lorsqu'on a eu une recrudescence de ces trappes de missiles balistiques qui survenaient, comme
00:28:13je le disais,
00:28:14à des intervalles d'environ deux, trois, quatre jours à mesure que la Russie reconstituait ses stocks.
00:28:19Mais hélas, au cours des derniers jours, cette nouvelle tactique qu'expérimente la Russie, à savoir que les alertes passent
00:28:25toutes les 30 à 60 minutes,
00:28:27il y a forcément des habitants de Kiev qui ne peuvent pas se permettre de descendre à l'abri dès
00:28:31lors que les alertes se succèdent à chaque heure.
00:28:34Par conséquent, certains ont le choix de rester dehors, de continuer à travailler, de continuer à vivre,
00:28:40même si on sait qu'un drone rapidement abattu peut lui laisser de sa place, lui aussi très rapidement, à
00:28:45un missile balistique.
00:28:47Merci beaucoup, Guillaume. En direct de Kiev, on a l'impression, Patrick, qu'on est en train de revenir à
00:28:52des niveaux comparables à ceux du début de la guerre,
00:28:54sur cette intensité de frappe sur Kiev.
00:28:56Oui, et on a surtout l'impression que Kiev est une ville du front, désormais.
00:29:00Je crois qu'il faut vraiment poser les choses.
00:29:02Ça fait longtemps que vous explique que le front technique et géographique ne bouge pas, depuis des années, en fait,
00:29:09maintenant,
00:29:09puisque cette guerre était extraordinairement longue.
00:29:12Mais Kiev, on sentait que, depuis plusieurs semaines, Vladimir Poutine et l'armée russe hésitaient sur la tactique.
00:29:22Est-ce qu'on y va vraiment à fond sur des infrastructures qui se trouveraient en milieu urbain ou pas
00:29:28?
00:29:28Eh bien, la réponse arrive avec des questions qui commencent à se poser aussi, je vais mettre un peu les
00:29:33pieds dans le plat,
00:29:34mais sur certaines frappes, notamment en fin de semaine dernière, dans la banlieue de Kiev.
00:29:38Bref, 37 morts, c'est absolument terrible.
00:29:40Oui, mais il y a une polémique qui commence à monter chez les habitants de cette ville de Mila, juste
00:29:45à côté de Kiev,
00:29:46parce que ce qui a été visé, c'est un dépôt de munitions qui a été placé par l'armée
00:29:51ukrainienne au cœur d'un certain nombre de résidences.
00:29:54Et désormais, eh bien, les Russes n'hésitent plus.
00:29:57Ils visent des infrastructures ferroviaires, mais aussi des dépôts de munitions dont ils connaissaient l'existence,
00:30:04mais qu'ils hésitaient, je dis vraiment avec quelques guillemets parce qu'on connaît le cynisme des Russes,
00:30:09mais ils hésitaient encore à viser ces zones-là.
00:30:12Ce n'est plus le cas et ça fait beaucoup de morts.
00:30:14Il y a un nouveau palier, c'est vrai, qui est franchi.
00:30:16Et de plus en plus, Jérôme Pallistrandi, cette constatation qu'on a l'impression que les défenses antiaériennes ukrainiennes,
00:30:22il n'y a pas si longtemps, on était à une interception sur deux, là on a l'impression que
00:30:25c'est encore moins.
00:30:26Oui, c'est une période très difficile.
00:30:27Alors, ils arrivent à intercepter une majorité des drones, mais la problématique, c'est d'une part les missiles balistiques
00:30:35ou les missiles de croisière,
00:30:36et puis le fait que, maintenant, avant, les frappes avaient lieu effectivement exclusivement la nuit.
00:30:42Là, c'est pratiquement tout le temps.
00:30:44Donc, vous épuisez non seulement les stocks, donc de munitions, mais vous épuisez aussi les hommes et les femmes qui
00:30:51sont derrière la défense solaire.
00:30:53Ça aussi, c'est un élément qui est important, c'est que vous ne pouvez pas veiller, en quelque sorte,
00:30:58derrière un écran de radar,
00:31:00derrière une batterie antiaérienne, 24 heures sur 24.
00:31:04Et ça, ça participe, en fait, à la dimension psychologique de ces attaques délibérément conduites par la Russie.
00:31:13Donc, épuisez à la fois les combattants, le peuple ukrainien, pour, en fait, répondre à l'objectif de Vladimir Poutine,
00:31:21qui est d'obliger, en fait, l'Ukraine à capituler.
00:31:24Et ça veut dire, Guillaume Laganne, que les Russes sont confiants sur leurs réserves en termes d'armement et de
00:31:28missiles et de drones ?
00:31:30Oui, je crois que, comme ça a été dit, ces attaques sur Kiev et, de manière générale, ces attaques sur
00:31:35l'Ukraine sont, pour moi, le révélateur de trois évolutions du conflit.
00:31:40La première, c'est qu'au bout de quatre ans, on aurait pu s'attendre à ce qu'il y
00:31:42ait une forme de ralentissement, de lassitude des combattants.
00:31:45Ce n'est pas du tout ce qui se passe. Au contraire, on a une intensification, une escalade.
00:31:48La deuxième, c'est que je pense que ces frappes russes sont aussi une réponse au fait que les Ukrainiens
00:31:52ont choisi de frapper l'arrière du front russe,
00:31:56donc les capacités économiques de la Russie. M. Poutine ne peut pas le laisser passer.
00:32:00Et puis, je crois qu'aussi, sur un plan intérieur en Russie, il y a une forme d'hésitation à
00:32:05la veille des élections sur l'avenir du conflit.
00:32:07Est-ce qu'il faut continuer ? La réponse militaire de M. Poutine, elle est claire.
00:32:10C'est une intensification, une escalade du conflit, à la fois pour, je pense, peut-être déjouer les critiques internes
00:32:18qui pourraient survenir,
00:32:19et peut-être aussi dans une forme de nihilisme, parce que, rappelez-vous, finalement, ce conflit, il a démarré, du
00:32:24point de vue de la Russie,
00:32:25pour, soi-disant, protéger les Ukrainiens contre le pouvoir fasciste qui les oppressait.
00:32:28Là, avec des bombardements qui sont de plus en plus coûteux en vie humaine, on a l'impression qu'il
00:32:32y a une forme de négation du peuple ukrainien lui-même,
00:32:35la volonté de casser son moral, voire peut-être son identité, c'est peut-être tout ça qui est à
00:32:39l'œuvre.
00:32:39Alors, c'est vrai qu'il y a eu un changement, Patrick, avec l'intensification des frappes ukrainiennes dans la
00:32:43profondeur,
00:32:43et d'ailleurs, il y a quelques heures, ils ont réussi à toucher un port dans le golfe de Finlande,
00:32:48au nord de la Russie, et ce n'est pas n'importe quel port.
00:32:50Oui, ce port qui, effectivement, est un grand nœud de communication pour les Russes, mais en fait, on le voit,
00:32:56ça se passe véritablement en miroir,
00:32:59c'est-à-dire des frappes dans la profondeur, on vous l'a dit, le golfe de Finlande, donc très
00:33:02très haut, on est assez loin de l'Ukraine,
00:33:05ce qui pose la question aussi de la défense antiaérienne pour les Russes, que faut-il choisir ?
00:33:10On vous a commenté ces dernières semaines les frappes contre des sites de, comment, de, je dirais, l'équivalent russe
00:33:18d'Amazon, notamment.
00:33:20Oui, des anthropos.
00:33:21Oui, et on ne peut pas mettre une batterie de défense antimissile devant chaque site stratégique non militaire,
00:33:28donc les Russes se retrouvent aussi avec ce genre de problème.
00:33:31Et les Ukrainiens vont continuer à le faire, et on comprend bien que la production de masse est assez facile
00:33:37du côté offensif,
00:33:39mais du côté défensif, ça pose problème.
00:33:42Aux deux côtés, un autre type de site qui a été visé la nuit dernière sont encore une fois des
00:33:47lanceurs,
00:33:48mais aussi des sites de production, parce qu'on est vraiment dans une course, vraiment, à cette production très offensive.
00:33:55Les missiles, les drones, pardon, Shed, dont on vous parle depuis plus de quatre ans,
00:34:00et ce ne sont pas les mêmes, justement, qu'il y a quatre ans.
00:34:02Ils ont été modifiés, les derniers qui s'abattent sur Kiev, notamment, vont plus vite, sont plus difficilement identifiables,
00:34:08et c'est ça aussi que visent les Ukrainiens, les lanceurs et ces sites de production.
00:34:13Et dans un contexte où, effectivement, la pression, semble-t-il, s'accentille un petit peu sur Vladimir Poutine,
00:34:19c'est un article de The Economist qui raconte ça.
00:34:21Alors, il y a cette fameuse phrase de Vladimir Poutine qui dit « ils vont me pendre, on va y
00:34:26revenir »,
00:34:26mais d'abord, Jérôme Pellistrandi, l'article explique que, pendant plusieurs semaines,
00:34:30Vladimir Poutine, il a pesé le pour et le contre de la suite des choses.
00:34:33Il s'est demandé s'il allait, effectivement, durcir le temps, ou au contraire, l'alléger pour tenter d'en
00:34:39sortir,
00:34:39et on voit, avec ce qui se passe en ce moment, que c'est évidemment la première option qui a
00:34:42été choisie.
00:34:43Mais ça prouve que ça n'allait pas d'évidence pour lui.
00:34:45Oui, la problématique, c'est qu'au départ, cette opération spéciale militaire devait durer environ trois semaines.
00:34:51Et le problème devait être réglé, il devait mettre devant le fait accompli,
00:34:55non seulement l'Ukraine qui aurait capitulé, qui aurait été absorbée,
00:34:58et mettre les alliés occidentaux devant le fait accompli.
00:35:01Bon, rien ne se déroule comme prévu, contrairement à ce que le Kremlin ne cesse de répéter.
00:35:06Donc, quelles sont les options pour lui ? C'est ça, toute la problématique.
00:35:09Alors, il avait pensé bénéficier de l'effet Anchorage, souvenez-vous,
00:35:14il y a à peu près un an, lorsqu'il avait rencontré Donald Trump, qui était prêt à tout lui
00:35:17céder,
00:35:18et puis au final, ça ne se déroule pas.
00:35:20Donc, comment sortir de cette situation qui est extrêmement compliquée,
00:35:25avec le fait que ça coûte très cher, ça coûte très cher en vie humaine,
00:35:31mais ça, c'est secondaire.
00:35:34Pour lui, c'est secondaire pour lui.
00:35:35Pour lui, bien sûr.
00:35:36Et le fait que, dans son entourage, il commence à y avoir quand même des contestations.
00:35:41Et puis, paradoxalement, il ne faut pas oublier qu'il y a des élections législatives prévues en Russie.
00:35:47Alors, le seul parti d'opposition a été interdit, mais il pourrait y avoir une faible participation.
00:35:51En tout cas, il commence, il y a des grognements, parce que les Russes voient que la guerre arrive chez
00:35:56eux.
00:35:56Et donc, comment sortir ?
00:35:58Et là, la problématique, c'est que pour le moment, il est dans une fuite en avant.
00:36:02Bien sûr que l'on voit, que l'on mesure sur le terrain ukrainien,
00:36:05mais également en refusant tout véritable dialogue avec, d'une part, bien sûr, l'Ukraine et avec les Occidentaux.
00:36:16Et il a eu un petit coin où il essaye de progresser, bien sûr, c'est via l'administration de
00:36:22Donald Trump.
00:36:23De qui parle-t-il, Guillaume Lagan, quand il dit « ils vont me pendre » ?
00:36:26Pour ces propos, encore une fois, rapportés et cités par des économistes.
00:36:30– Je ne sais pas de qui il parle, probablement d'opposants qui seraient dans son entourage,
00:36:35de Russes qui seraient mécontents de sa politique, peut-être aussi par le titre des Occidentaux.
00:36:40Je ne sais pas exactement dans quel contexte il a prononcé cette phrase.
00:36:42– Il y en a pas mal qui voudraient s'en prendre à lui, ça, ça manque pas.
00:36:46– Monsieur Poutine, il a quand même beaucoup de difficultés,
00:36:48parce que généralement, vous savez, quand les dictateurs chutent dans le monde,
00:36:52Monsieur Bachar el-Assad, il se réfugie à Moscou.
00:36:55Monsieur Poutine est déjà à Moscou, donc la question pour lui,
00:36:57c'est où est-ce qu'il pourra partir si jamais son régime…
00:37:00– Il ne va pas s'appuyer en Syrie, en Corée du Nord, en Corée du Nord, en Corée du
00:37:03Nord, en Corée du Nord, en Corée du Nord, en Corée du Nord.
00:37:04– Je le dis sur le temps de la blague, mais c'est un véritable sujet.
00:37:06C'est-à-dire que pour lui, dans la mesure où il s'est engagé dans cette guerre,
00:37:09et que cette guerre est devenue consubstantielle à son régime,
00:37:12aujourd'hui reculer, aujourd'hui admettre une défaite ou même un compromis,
00:37:15c'est mettre en péril aussi son pouvoir.
00:37:18Et rappelez-vous, il y a 90 ans, en février 17,
00:37:21c'est justement une défaite militaire qui a provoqué une révolution en Russie.
00:37:27Mais la difficulté pour lui, c'est d'en sortir.
00:37:30En réalité, il y a deux possibilités, soit trouver un compromis,
00:37:32soit, comme ça semble se dessiner, escalader.
00:37:35Alors, escalader vers quoi ? Est-ce qu'il va y avoir une nouvelle mobilisation ?
00:37:38Est-ce qu'on va avoir cette fameuse arme nucléaire tactique qu'il pourrait utiliser ?
00:37:41Toutes les options sont ouvertes, voire peut-être une attaque contre l'OTAN.
00:37:44– Avec aussi cette paranoïa qui le caractérise, Patrick Saut, ça s'est documenté.
00:37:48On sait que c'est de plus en plus vrai depuis quelques semaines.
00:37:51– Oui, oui, oui, alors c'était le cas, il y a eu un cap qui a été passé avec
00:37:54le Covid,
00:37:54parce que la paranoïa est totale, y compris vis-à-vis d'une maladie ou d'un virus.
00:38:00– On se souvient de cette table de parmètre de long avec Emmanuel Macron.
00:38:04– Oui, et vraiment les mots des diplomates qui avaient accompagné le président de la République,
00:38:08ceux qui connaissaient cet espace post-soviétique et qui avaient déjà vu Vladimir Poutine.
00:38:12Il y a eu vraiment un déclic qui s'est passé dans un sens.
00:38:15Mais c'est vrai qu'on est passé, je crois, dans l'esprit.
00:38:18Là, c'est comme Donald Trump, j'évite de rentrer dans la tête de Vladimir Poutine,
00:38:21mais il y avait quand même un sentiment d'invincibilité,
00:38:25voire une course à l'immortalité.
00:38:28Vous vous souvenez, on en a parlé en plateau.
00:38:30Et le côté, vraiment, de toute façon, je vivrais assez longtemps pour un règne quasiment de mille ans.
00:38:36Et là, il est en train de se rendre compte qu'il fait son âge,
00:38:39que les choses n'avancent pas.
00:38:41Et moi, je tendrais à penser un peu comme Guillaume parmi les options,
00:38:46c'est repartir sur une autre guerre.
00:38:48Il y est déjà, d'ailleurs, c'est la guerre contre l'OTAN.
00:38:51Ça paraît très, très loin pour les gens, les téléspectateurs.
00:38:54Ils me disaient, attendez, on n'y est pas, il ne va pas toucher à la Pologne,
00:38:57il ne va pas toucher aux États-Balles.
00:38:58Il le fait déjà.
00:38:59Moi, je commence à arrêter de parler de guerre hybride.
00:39:02Il y a une guerre qui se passe par les milieux informationnels.
00:39:05On a parlé hier, à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron à Stockholm,
00:39:10sur cette frégate, l'amiral Renard,
00:39:12et cette signature de contrat avec la Suède.
00:39:14Souvenez-vous, la dernière fois qu'il y a eu une visite significative
00:39:17d'un navire français, c'était le Charles de Gaulle,
00:39:19qui a-t-il eu une attaque de drones qui ont été interceptées
00:39:22par les marins suédois ?
00:39:24On y est, il est déjà en guerre.
00:39:26Et donc, vous savez un petit peu comment ça se passe
00:39:28lorsque vous êtes un peu en échec sur une situation.
00:39:30Qu'est-ce que vous faites ?
00:39:31Vous détournez la tension en vous lançant dans une autre guerre.
00:39:34Cette guerre existe déjà.
00:39:35Ce n'est pas très rassurant ce que vous nous dites,
00:39:37et c'est pour ça qu'on continue évidemment à surveiller
00:39:39l'évolution des choses de près de ce côté-ci de la planète
00:39:44tous les jours dans Arnaud Direct.
00:39:45On surveille aussi la campagne électorale française,
00:39:49parce que vous avez ressenti depuis quelques jours maintenant
00:39:51que les choses sont en train de s'accélérer,
00:39:53notamment sur la question du budget.
00:39:55Sébastien Lecornu prépare les esprits,
00:39:56et un sondage va plutôt dans son sens,
00:40:00parce que ce sondage tente à montrer
00:40:02que les Français sont prêts à faire davantage de sacrifices.
00:40:06On vous en donne le détail dans quelques instants.
00:40:13La rentrée politique, elle est particulièrement dense.
00:40:17Sébastien Lecornu met la pression sur les questions budgétaires.
00:40:22On attend évidemment ses arbitrages.
00:40:25En tout cas, il prépare les esprits, le Premier ministre.
00:40:29Il se base notamment sur un sondage,
00:40:33un sondage qui est intéressant, qui a été réalisé par l'IFOP.
00:40:35Pourquoi il est intéressant ?
00:40:36Parce qu'il montre que les Français sont prêts à faire des sacrifices.
00:40:41Eh oui.
00:40:42Et le détail de ces chiffres, on va les découvrir maintenant avec vous,
00:40:46Julien Migomuller.
00:40:47Que disent-ils exactement les Français ?
00:40:48Que répondent-ils aux questions de l'IFOP ?
00:40:49Alors, le premier renseignement de ce sondage
00:40:52qui a été présenté lors de cette réunion ministérielle,
00:40:55c'est que les Français sont prêts à plus de sacrifices.
00:40:58Regardez, 77% d'entre eux sont pour des mesures ciblées et difficiles maintenant,
00:41:03plutôt que des choses un petit peu plus brutales dans l'avenir.
00:41:07D'ailleurs, plus d'un Français sur deux se dit favorable au déremboursement de certains médicaments.
00:41:11Il y a d'autres enseignements également dans ce sondage.
00:41:14C'est que 6 Français sur 10 se dit pour des coupes dans les dépenses publiques,
00:41:19notamment 73% qui aimeraient durcir d'ailleurs la règle sur les arrêts de travail
00:41:23et 84% aimeraient mieux cibler les allocations familiales.
00:41:28Ça veut dire quoi tout cela ?
00:41:30Eh bien, ça veut dire que 40% sont inquiets,
00:41:33notamment sur la situation économique du pays
00:41:35et 65% des Français aimeraient un compromis
00:41:38pour éviter une loi spéciale qui serait coûteuse, très coûteuse.
00:41:41Et les réactions politiques à ce sondage, on va les voir
00:41:44en commençant par la réaction d'Olivier Faure,
00:41:47candidat à la présidentielle, premier secrétaire du PS,
00:41:49Edgar Becquet.
00:41:50Vous l'avez suivi ce matin, Olivier Faure.
00:41:52Que vous a-t-il dit ?
00:41:56Oui, Olivier Faure qui faisait aujourd'hui son premier déplacement de campagne,
00:42:01de candidat à la primaire et de candidat à la présidentielle.
00:42:04Olivier Faure qui a donc choisi sa circonscription,
00:42:07qui a choisi sa ville dans le département de la Seine-et-Marne
00:42:11et le premier secrétaire du Parti Socialiste
00:42:14nous a parlé, évidemment, du budget, de ces pistes budgétaires.
00:42:19Il nous le dit, Olivier Faure, il ne voit pas comment un compromis
00:42:22est possible comme l'an dernier avec le gouvernement.
00:42:25Il nous dit, je ne vois pas comment un compromis est possible
00:42:27avec Gabriel Attal et Édouard Philippe,
00:42:31le premier secrétaire du Parti Socialiste,
00:42:33qui explique que la censure est inévitable.
00:42:36Je vous propose, justement, de l'écouter.
00:42:42Et on l'écoutera après, Edgar, parce qu'il y a un petit problème.
00:42:47Vous voulez y rajouter quelque chose ou pas ?
00:42:50En fait, je n'ai pas compris.
00:42:51Je pensais que tu me disais pas...
00:42:53Non, pardon, on est à l'antenne.
00:42:55Voilà, il y a un petit problème.
00:42:56Désolé, Edgar.
00:42:58On devait entendre Olivier Faure sur cette réaction.
00:43:01À ces chiffres qui peuvent paraître un petit peu,
00:43:03peut-être, contre-intuitifs.
00:43:04On va aller un petit peu plus loin là-dessus.
00:43:06D'abord, Guillaume Daré, dites-nous, dans quel contexte
00:43:08ce sondage a été commandé par le gouvernement ?
00:43:09Alors, il a été fait pour le séminaire, effectivement,
00:43:11gouvernemental qui a eu lieu hier.
00:43:12C'est une façon aussi pour que les différents ministres
00:43:15sachent comment appréhender cette rentrée
00:43:16et quelles sont les priorités budgétaires à prendre,
00:43:19parce que ça va être l'une des priorités du gouvernement
00:43:22et notamment du Premier ministre.
00:43:23C'est savoir à quelles dépenses s'attaquer.
00:43:25La ligne est toujours la même.
00:43:26Pas d'impôts supplémentaires.
00:43:27Ça veut dire quoi ?
00:43:27Réduire la dépense publique et la dépense sociale.
00:43:30Cette maturité, visiblement, des Français,
00:43:33Gaëtan Mela, elle vous surprend ou pas ?
00:43:35Non, pas du tout, parce qu'on voit que depuis le conflit
00:43:39au Moyen-Orient et l'impossibilité pour le gouvernement
00:43:41de faire davantage que des mesures ciblées,
00:43:44les Français l'ont bien compris.
00:43:46Ils ont bien compris aujourd'hui que la situation budgétaire
00:43:48de la France était très compliquée
00:43:51et qu'il faudrait faire des efforts.
00:43:53Après, les Français ont la possibilité de s'exprimer,
00:43:57notamment au travers de ce sondage,
00:43:58et de dire quelles sont nos priorités.
00:44:01Et les priorités, finalement, elles sont très simples.
00:44:05Pouvoir d'achat, santé, éducation.
00:44:08Donc, ça veut dire que, oui, les Français ont bien compris
00:44:12qu'il faudrait faire des efforts,
00:44:13qu'il faudrait bien faire des économies.
00:44:16Mais attention, ils sanctuarisent certains secteurs
00:44:19en disant, attention, là, il ne faut pas toucher à ça.
00:44:22Les pistes d'économie, effectivement,
00:44:24il faut se tourner du côté des retraites,
00:44:26du côté des médicaments.
00:44:27Mais, encore une fois, le service public, on n'y touche pas.
00:44:30Comment vous l'interprétez, Sylvain Maillard,
00:44:31vous qui êtes avec nous ce matin, ce sondage et les résultats ?
00:44:36Est-ce que vous le voyez comme un signe encourageant
00:44:38pour l'adoption du budget ?
00:44:39Ou bien, est-ce que, voilà, on sait toujours que les sondages,
00:44:41on les tourne un peu dans le sens qui nous arrange,
00:44:42quand on est responsable politique ?
00:44:43C'est normal ?
00:44:44D'abord, c'est encourageant,
00:44:45parce qu'on voit que les Français, majoritairement,
00:44:47ont pris conscience de la situation extrêmement difficile
00:44:51dans laquelle sont les dépenses publiques
00:44:53et particulièrement les dépenses sociales.
00:44:55Donc, ils sont prêts, et on l'entend à travers
00:44:57les différents exemples que vous avez pu montrer,
00:45:00qu'ils sont prêts à faire des efforts.
00:45:02Nous sommes prêts à faire des efforts.
00:45:04J'entends sur les arrêts maladie,
00:45:06je crois que c'est aussi un point important.
00:45:08Sur les retraites, alors moi, j'ai une voix un peu différente
00:45:12de ce que j'entends, parce que, pour moi,
00:45:13les retraites, ce n'est pas un service social.
00:45:15Vous avez payé des cotisations,
00:45:17et en fonction de ça, on vous sert une retraite.
00:45:19Il y a des impôts qui font de la redistribution.
00:45:23Donc, pour vous, il ne faut pas y toucher.
00:45:24Ou bien, vous ne pouvez pas dire que, d'un seul coup,
00:45:28on désindexe une partie et pas l'autre.
00:45:30En fait, ou bien, c'est comme si on vous paye un salaire,
00:45:33votre patron vient vous voir et vous dit,
00:45:34écoutez, moi, je trouve que vous avez une jolie voiture,
00:45:36donc, normalement, vous devez gagner 4 000 euros,
00:45:38je vous donne 2 500 seulement ce mois-ci,
00:45:41parce que j'ai l'impression que ça va bien.
00:45:42En fait, ça ne fonctionne pas comme ça.
00:45:43Les retraites, il y a un droit, une cotisation obligatoire,
00:45:47et on est servi après.
00:45:49On peut discuter sur les impôts.
00:45:51Nous, on souhaite, à Renaissance, aucune augmentation d'impôts.
00:45:54On est déjà les champions du monde.
00:45:55Mais ça veut dire une chose très précise,
00:45:57c'est qu'on puisse faire la chasse à ce que des dépenses excessives.
00:46:01J'entends sur le médicament.
00:46:02Moi, je pense que c'est important.
00:46:03On a déjà fait des efforts dessus.
00:46:05Je crois qu'il faut aller plus loin.
00:46:06Ce n'est pas normal.
00:46:06Et tous les Français s'en rendent compte,
00:46:08ce n'est pas normal qu'on ait chacun une pharmacie à la maison.
00:46:10Il faut qu'on revienne à quelque chose.
00:46:12Ça coûte trop cher.
00:46:13Il faut qu'on fasse encore tous plus attention à l'argent public.
00:46:18Donc ça, c'est des pistes d'amélioration.
00:46:20Nous, on porte d'autres réformes,
00:46:22comme celle de l'assurance chômage, par exemple.
00:46:23Alexandre Ouizy, pour le PS.
00:46:25Bonjour à vous.
00:46:26Alors, comment vous interprétez, vous, ces chiffres ?
00:46:28Est-ce que vous dites, le gouvernement les publie
00:46:31et les fait connaître pour que les choses aillent dans son sens ?
00:46:35Ou bien est-ce que vous dites oui ?
00:46:36Effectivement, il y a une prise de conscience des Français
00:46:38et il faut agir et il faut prendre des mesures difficiles.
00:46:42Les Français, ils sont prêts.
00:46:43Mais attendez, la prise de conscience, c'est la question du gouvernement.
00:46:46Moi, quand je vous entends, M. Maillard,
00:46:47je lis sur votre front un beau post-it avec écrit
00:46:49« 1000 milliards de dettes », avec écrit « Le chômage en hausse »,
00:46:52avec écrit « La précarité au plus haut dans notre pays »
00:46:55toute son histoire, avec un taux d'intérêt et d'endettement
00:46:58qui est catastrophique.
00:47:00Et donc, la vérité, c'est que là, vous proposez la continuité,
00:47:03la continuation des politiques qui ont été menées pendant 8 ans.
00:47:07Pendant 8 ans.
00:47:08Donc, vous dites « Ben non ».
00:47:10Ben non, on veut baisser drastiquement la dépense publique, donc non.
00:47:13D'accord.
00:47:14Donc, vous avez changé d'avis par rapport à ce que vous avez fait
00:47:16pendant 8 ans ?
00:47:16Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:47:17Vous êtes au courant qu'il y a le Covid ?
00:47:18Vous êtes au courant que vos amis nous ont forcé à arrêter
00:47:21la réforme des retraites et donc on a perdu de l'argent dessus ?
00:47:23Vous êtes au courant que depuis 2 ans, on vote des budgets,
00:47:25on est obligés, pris en otage par le Parti Socialiste
00:47:28pour voter des budgets qui, pour nous, en fait,
00:47:30ne tiennent pas en compte les dépenses publiques.
00:47:32C'est ça qui se passe depuis 2 ans.
00:47:33Ce dont on est au courant, c'est que vous avez mené
00:47:35une politique fiscale qui a ruiné la France
00:47:36à coups de cadeaux aux plus riches qui ont appauvri ce pays,
00:47:39qui l'ont détruit au point où il en est arrivé aujourd'hui.
00:47:41Voilà la réalité de là où on est.
00:47:42Non, non, c'est égal.
00:47:43Donc, voilà l'arrêté de l'en est.
00:47:44Oui, c'est un débat.
00:47:45Et c'est un débat légitime.
00:47:46Et ce que nous voyons, nous, c'est que votre politique fiscale,
00:47:48que devait-elle faire ?
00:47:49C'était quoi la grande promesse, Macroniste ?
00:47:51C'était de dire, on va baisser les impôts des plus riches
00:47:53et des entreprises parce que ça va générer de la croissance
00:47:55qui va permettre de faire reculer la dette.
00:47:57On en est où ?
00:47:58On en est où ?
00:47:59Mais il n'y a pas aussi un problème.
00:48:00On en est à 1 000 milliards de dettes supplémentaires.
00:48:02Il n'y a pas aussi une question de dépense sociale.
00:48:05C'est ça que disent les Français dans ce sondage.
00:48:06Mais il y a une question d'efficacité permanente
00:48:09de la dépense publique que chacun doit avoir au cœur.
00:48:11Ça, il n'y a pas de sujet là-dessus.
00:48:12Il y a une question de...
00:48:13Mais vous faites comment alors ?
00:48:14C'est-à-dire comment ?
00:48:15En fait, les socialistes, ce n'est pas du tout nos alliés.
00:48:18C'est-à-dire qu'ils passent leur temps à expliquer
00:48:19d'abord la dépense publique.
00:48:21Je suis très heureux de voir que ça vous intéresse.
00:48:22Bien sûr que ça nous intéresse.
00:48:23Deuxième chose, vous êtes les premiers
00:48:25à passer votre temps depuis 10 ans,
00:48:27à taper à la porte en disant
00:48:28qu'il faut dépenser plus là-dessus,
00:48:29il faut dépenser plus.
00:48:30Et puis après, vous dites
00:48:30« Ah ben non, finalement, on dépense trop
00:48:32et finalement, c'est votre faute. »
00:48:34Ce qu'on dit, c'est qu'il faut être conséquent.
00:48:35C'est-à-dire qu'il faut avoir une politique fiscale
00:48:37qui ressemble à la politique qu'on va faire en face.
00:48:38Donc nous, en effet, on est conséquents.
00:48:40C'est-à-dire qu'on dit que dans ce pays,
00:48:41il y a des besoins sociaux qui sont non couverts.
00:48:43On a traversé un été,
00:48:44et tout le monde, je pense, est d'accord
00:48:45pour se dire ce que nous proposons,
00:48:47qu'il faut doubler, par exemple,
00:48:48sur la sécurité civile,
00:48:49les fonds qui y sont accordés.
00:48:51On est d'accord qu'il y a une priorité écologique,
00:48:52il y a une priorité sur l'école, je crois,
00:48:54qui est partagée.
00:48:55Donc des dépenses supplémentaires.
00:48:56Donc des dépenses supplémentaires.
00:48:57Et donc des priorités claires.
00:49:00Et en effet, il faut l'assumer, il faut le dire,
00:49:04nous proposons une politique fiscale
00:49:05vis-à-vis de la France qui va très bien.
00:49:07Donc on augmente encore les impôts.
00:49:09Très bien, très bien.
00:49:10Une politique fiscale qui permet
00:49:11d'assurer ses dépenses supplémentaires.
00:49:13Et à côté de ça,
00:49:14on est d'accord que sur les questions de santé,
00:49:17par exemple, il y a des gisements
00:49:18sur la prévention en matière médicale
00:49:20qui permettraient de faire des économies
00:49:21au niveau de l'assurance maladie qui sont réelles.
00:49:24Il y a des endroits où on peut faire
00:49:25des économies dans l'État.
00:49:26Bien sûr que ça existe.
00:49:27D'ailleurs, dans nos contre-budgets,
00:49:28on a toujours mis des postes d'économie
00:49:30au sein de l'État.
00:49:31Mais il est vrai que la politique...
00:49:33La réponse C'est levin Maillard.
00:49:3580 milliards par an sur les retraites.
00:49:38C'est ça le gros du déficit social
00:49:40et le déficit qu'on a.
00:49:41C'est 80 milliards sur les retraites.
00:49:42On peut regarder, on peut discuter.
00:49:44Vous avez raison.
00:49:44Il faut mettre plus sur acheter plus d'avions,
00:49:47aider nos pompiers.
00:49:48Vous avez raison.
00:49:49Je suis d'accord avec vous.
00:49:49On a doublé le budget.
00:49:51Il faudra faire beaucoup plus.
00:49:52Là, on peut se retrouver
00:49:53lors de l'examen budgétaire.
00:49:55Enfin, la réalité,
00:49:56les sommes dont on parle, c'est là-dessus.
00:49:58La vraie difficulté, c'est les retraites.
00:50:00C'est l'assurance chômage.
00:50:02Même si vous n'étiez pas favorable à Sylvain Maillard,
00:50:04c'est quand même votre majorité
00:50:05de réforme des retraites.
00:50:06Même si je sais qu'à titre personnel,
00:50:08vous ne le souhaitiez pas.
00:50:08Mais pourquoi ?
00:50:09Parce qu'on était pris en otage par l'EPS.
00:50:12Si on voulait un budget de la sécurité sociale,
00:50:14si on voulait que le gouvernement
00:50:15puisse adopter un budget,
00:50:16on était obligés de...
00:50:17Mais monsieur...
00:50:17Les socialistes, ils veulent plus de dépenses,
00:50:22plus de taxes, et moins de travail.
00:50:24On va juste rectifier une chose
00:50:26qui est très importante.
00:50:27Ce ne sont pas les socialistes
00:50:29qui ont demandé la brogation
00:50:30de la réforme des retraites.
00:50:31C'est Sébastien Lecornu
00:50:32qui, pendant l'examen budgétaire,
00:50:34a proposé...
00:50:35Politiquement, la suspension.
00:50:36Exactement.
00:50:36Qui a proposé au Parti socialiste
00:50:40de suspendre la réforme des retraites.
00:50:42C'était pour faire passer des choses.
00:50:43Là, c'est l'affichage ici au plateau.
00:50:47La réalité, c'est quoi ?
00:50:48C'est les députés qui sont venus nous voir,
00:50:50les uns après les autres,
00:50:50en nous disant,
00:50:51c'est très simple,
00:50:52si vous n'arrachez pas un bras,
00:50:54si vous ne faites pas une réforme,
00:50:55vous ne suspendez pas la réforme.
00:50:57Au début, vous demandez la brogation.
00:50:58La suspension des réformes,
00:50:59de toute façon,
00:51:00on fera tomber le gouvernement.
00:51:01C'est ça, la discussion.
00:51:02Et ensuite, la discussion...
00:51:04Il y avait le conclave sur les retraites.
00:51:06Je suis désolée de vous contredire sur ce point,
00:51:08mais c'est essentiel.
00:51:09Alors que la CFDT,
00:51:11si elle avait obtenu un accord avec le patronat
00:51:13sur les questions de pénibilité,
00:51:15était d'accord pour conserver
00:51:17cette réforme des retraites.
00:51:18Et c'est Sébastien Lecornu
00:51:20qui a proposé le premier
00:51:22au Parti Socialiste
00:51:23pour l'adoption de ce budget,
00:51:26cette suspension-là.
00:51:27La temporalité,
00:51:28la temporalité,
00:51:30vous avez répondu.
00:51:30Moi, je regrette que le MEDEF
00:51:31ait refusé là-dessus.
00:51:32Alexandre Noisy, d'abord.
00:51:33Mais le gouvernement n'a rien à voir là-dedans.
00:51:34Il a acté comme nous,
00:51:36la majorité,
00:51:36qu'on n'était pas d'accord
00:51:37sur le fait que le conclave
00:51:38n'aboutisse à rien.
00:51:39Monsieur Maillard,
00:51:40ce n'est pas les socialistes
00:51:41qui vous ont fait retirer
00:51:42la réforme des retraites,
00:51:43c'est les Français.
00:51:44Vous ne comprenez pas
00:51:45que c'est très fort.
00:51:46Il n'y avait plus de manifestation
00:51:47dans les rues.
00:51:48Vous ne comprenez pas
00:51:48que cette réforme,
00:51:50moi, je ne dis pas
00:51:51qu'il faut forcément
00:51:52le statu quo sur les retraites,
00:51:54mais vous ne comprenez pas
00:51:54que cette réforme,
00:51:55par son injustice,
00:51:57parce qu'elle ne demande
00:51:58rien au cadre,
00:51:59elle ne demande rien au cadre,
00:52:00cette réforme.
00:52:00Quand vous avez commencé
00:52:01à travailler vers 26-27 ans,
00:52:03de toute manière,
00:52:03vous n'étiez pas touché
00:52:04par le report de l'âge légal.
00:52:06Vous n'étiez touché par rien.
00:52:07Si vous voulez partir
00:52:08à la retraite avec un taux plein,
00:52:09vous étiez déjà à 67 ans.
00:52:10Vous étiez déjà à 67 ans
00:52:12quand vous êtes un cadre.
00:52:13Comptez avec moi si vous voulez.
00:52:16pénibilité plus 25 ans,
00:52:17vous êtes déjà au-delà de 67 ans.
00:52:18Mais c'était une affaire politique,
00:52:19ça n'était pas une affaire sociale.
00:52:20Il n'y avait plus
00:52:21des centaines de milliers
00:52:22de Français dans la rue.
00:52:22Je finis là-dessus.
00:52:24Pourquoi cette réforme,
00:52:24elle n'est pas passée dans le pays ?
00:52:26Parce qu'elle est profondément injuste.
00:52:27Parce qu'un ouvrier
00:52:28a 12 ans d'espérance de vie
00:52:30en moins qu'un cadre
00:52:31et que ça,
00:52:31vous n'avez pas voulu en entendre parler.
00:52:33Que la pénibilité,
00:52:34vous ne l'avez pas mise
00:52:34dans la réforme à la place
00:52:35où elle devait être.
00:52:36La réforme des retraites,
00:52:37elle va être au cœur
00:52:38de la compagnie présidentielle.
00:52:41C'est intéressant
00:52:49parce qu'on voit bien
00:52:50que ce débat
00:52:50sur la réforme des retraites,
00:52:51ça fait des années,
00:52:52des années que ça dure.
00:52:53On n'en sort pas
00:52:54et qu'il est au cœur
00:52:55de la politique
00:52:57et des questions budgétaires.
00:52:58Alors le problème,
00:52:59c'est que se rajoute à tout ça,
00:53:01Gaëtan,
00:53:03un contexte international difficile.
00:53:04Il y a les prix du gaz
00:53:05qui sont en train de monter,
00:53:06l'électricité,
00:53:07l'inflation.
00:53:08Alors, effectivement,
00:53:10une inflation qui a été dévoilée
00:53:12par l'INSEE vendredi
00:53:12qui est à 2,4% pour le mois d'août
00:53:14après 2,1% pour le mois de juillet
00:53:17est tirée essentiellement
00:53:18par les prix de l'énergie.
00:53:20On le voit tous les jours
00:53:21à la pompe.
00:53:23Les prix du carburant
00:53:24qui se sont installés
00:53:25depuis la minute
00:53:25au-dessus des 2 euros.
00:53:27Mais effectivement,
00:53:28vous avez raison,
00:53:29le plus grave maintenant,
00:53:30ce sont les prix du gaz.
00:53:31Les prix du gaz
00:53:32qui ont d'ores et déjà
00:53:34augmenté au 1er septembre
00:53:36de 5,6%.
00:53:37Mais ce n'est qu'un début.
00:53:38Pourquoi ?
00:53:39Parce qu'aujourd'hui,
00:53:41il y a une grosse pression
00:53:42sur les marchés
00:53:43à cause du conflit
00:53:44au Moyen-Orient.
00:53:45On a aujourd'hui
00:53:46un prix du gaz européen,
00:53:48notre référence,
00:53:49qui est à 70 euros
00:53:51le mégawatt-heure.
00:53:52Et on pourrait très vite
00:53:54atteindre les 100 euros.
00:53:55Pourquoi ?
00:53:56Parce qu'aujourd'hui,
00:53:57on est dans une situation
00:53:58où on doit absolument,
00:53:59au niveau européen,
00:54:01reconstituer nos stocks
00:54:02pour cet hiver.
00:54:03et actuellement,
00:54:04quand on regarde les chiffres,
00:54:05on est à seulement 64%.
00:54:07C'est le plus bas niveau
00:54:09depuis 15 ans,
00:54:10avec pour la France
00:54:12un niveau un peu plus acceptable
00:54:13puisqu'on est à 70%.
00:54:14Mais l'objectif,
00:54:15je le rappelle,
00:54:16c'est qu'avant le début
00:54:17de l'automne,
00:54:17normalement,
00:54:17on doit être à 75%.
00:54:19C'est d'ailleurs un niveau
00:54:20qui a été revu à la baisse
00:54:21par la Commission européenne.
00:54:23Mais quand vous regardez
00:54:24du côté de l'Allemagne
00:54:25et de la Belgique,
00:54:25on est à 50%.
00:54:27Ça veut dire quoi ?
00:54:28Ça veut dire que
00:54:29si jamais on a un hiver rigoureux,
00:54:32eh bien,
00:54:32on va avoir très,
00:54:33très grosse pression.
00:54:34On aura une offre
00:54:35qui sera insuffisante
00:54:36par rapport à la demande.
00:54:38Et à l'instant,
00:54:39ce chiffre économique
00:54:40sur l'inflation dans la zone euro,
00:54:41on est à 3,3%
00:54:42sur la zone euro.
00:54:44Donc, on s'en sort un peu mieux.
00:54:46Mais bon,
00:54:46en général,
00:54:47c'est reculer pour mieux sauter.
00:54:48C'est une inflation
00:54:49qui peut décaler.
00:54:49Juste un point
00:54:50pour rassurer nos téléspectateurs,
00:54:52pas de hausse
00:54:53de l'inflation alimentaire.
00:54:54Et ça,
00:54:54c'est très,
00:54:55très important
00:54:55tant qu'il n'y aura pas
00:54:57réouverture des négociations
00:54:58entre distributeurs
00:54:59et industriels.
00:55:00Des négociations
00:55:01qui, on le rappelle,
00:55:02doivent commencer
00:55:03en fin d'année
00:55:04pour une mise en application
00:55:05au 1er mars 2027.
00:55:06Ça montre en tout cas,
00:55:07Guillaume Daré,
00:55:07que cette campagne présidentielle,
00:55:09elle commence
00:55:10dans un climat
00:55:10qui est très, très difficile
00:55:11et avec,
00:55:12de la part des Français,
00:55:13la conscience
00:55:13que les promesses inconsidérées,
00:55:15les promesses
00:55:16sur des dizaines de milliards,
00:55:17etc., etc.,
00:55:18honnêtement,
00:55:18cette fois,
00:55:19a priori,
00:55:20ça ne passera pas.
00:55:20Oui, ça ne passera pas
00:55:21du côté des Français
00:55:22et ça ne passera pas non plus
00:55:23parce que les candidats,
00:55:24on le disait,
00:55:24vont subir pendant
00:55:25les prochaines semaines
00:55:26la pression d'un homme
00:55:27qui s'appelle
00:55:27Sébastien Lecornu
00:55:28qui, justement,
00:55:28en permanence,
00:55:29va leur dire
00:55:29mais attendez,
00:55:29vous promettez ça
00:55:31à l'Assemblée nationale,
00:55:31vous demandez ça,
00:55:32mais comment vous allez faire
00:55:34si demain,
00:55:34votre candidat,
00:55:35Jean-Luc Mélenchon,
00:55:36Marine Le Pen,
00:55:37Édouard Philippe
00:55:37ou même d'autres,
00:55:38accèdent à l'Élysée ?
00:55:39Et donc,
00:55:39on sent qu'il y a une volonté
00:55:40parce qu'il sait bien
00:55:41qu'il est un petit peu coincé
00:55:43quand même,
00:55:43évidemment,
00:55:43dans son débat budgétaire
00:55:44par la campagne présidentielle
00:55:46qui va jouer aussi,
00:55:48de dire au candidat
00:55:54ça va empiéter
00:55:55sur votre première année de mandat.
00:55:56Souhaitez-vous
00:55:57que votre première année
00:55:58de quinquennat
00:55:59soit,
00:55:59excusez-moi le terme,
00:56:01bordélisée
00:56:02par un problème budgétaire
00:56:03à l'automne
00:56:04ou un peu plus tard ?
00:56:04Donc,
00:56:05ça va être une façon aussi
00:56:05pour Sébastien Lecornu
00:56:07de mettre la pression
00:56:08au candidat
00:56:08pour qu'il y ait une forme
00:56:09de responsabilité
00:56:10et faire en sorte,
00:56:11excusez-moi le terme,
00:56:11que ça ne parte pas
00:56:12dans tous les sens.
00:56:12Oui,
00:56:13il est exactement
00:56:13dans cette démarche-là
00:56:14le Premier ministre,
00:56:14c'est vrai,
00:56:15depuis le week-end dernier,
00:56:17il y a les questions économiques,
00:56:18il y a les questions aussi
00:56:19un petit peu plus identitaires
00:56:20qui vont être très très présentes
00:56:21dans cette campagne
00:56:22et puisqu'on est aujourd'hui
00:56:23le jour de la rentrée scolaire,
00:56:24on va s'arrêter
00:56:25sur une initiative
00:56:27qui a lancé,
00:56:28qui a voulu lancer
00:56:29parce que finalement
00:56:29il n'est pas allé au bout,
00:56:30le maire de Nice,
00:56:31Éric Ciotti,
00:56:32il a voulu que les élèves
00:56:34se rassemblent
00:56:34pour la levée des couleurs
00:56:36au son de la Marseillaise.
00:56:38Benoît Ruiz,
00:56:38vous l'avez suivi ce matin
00:56:39le maire de Nice
00:56:40et finalement,
00:56:41ça n'a pas pu se faire.
00:56:45Exactement,
00:56:45rien de tout ça
00:56:46n'a été possible.
00:56:47La seule chose
00:56:48qui a été faite ce matin,
00:56:50c'est la pose
00:56:52d'un mât
00:56:53avec un drapeau français
00:56:54à l'intérieur
00:56:55de cette cour d'école
00:56:57mais pas de Marseillaise,
00:56:58pas de levée de drapeau
00:57:00et pour cause,
00:57:01le ministre de l'éducation
00:57:02nationale,
00:57:03Édouard Geffray,
00:57:04lui a opposé
00:57:05une fin de non-recevoir
00:57:06au maire de Nice
00:57:07qui est arrivé ici
00:57:09à les mâchoires
00:57:10un peu serrées
00:57:11et qui ensuite
00:57:12a profité
00:57:14de la rentrée
00:57:15pour être accompagné
00:57:17des élèves
00:57:18et des parents
00:57:18mais il a aussi
00:57:20déversé son fiel
00:57:21sur Édouard Geffray.
00:57:23Je vous propose
00:57:24de l'écouter
00:57:25au micro de Christopher Lhomme.
00:57:27Le ministre de l'éducation
00:57:29nationale
00:57:31otage de l'extrême gauche
00:57:33s'y refuse.
00:57:34Bon, c'est son choix.
00:57:36Nous changerons tout ça
00:57:36l'année prochaine
00:57:38et puis il y aura
00:57:39des temps
00:57:39à Nice
00:57:40où nous procéderons
00:57:42à ses levées de couleurs.
00:57:44Je trouve ahurissant
00:57:45qu'un ministre
00:57:46de la République
00:57:47s'oppose
00:57:49à l'expression
00:57:50de la bannière nationale.
00:57:53Alors Éric Ciotti
00:57:54qui compte
00:57:55sur une possible
00:57:56alternance
00:57:57en 2027
00:57:58ça on verra bien
00:57:59en tout cas
00:57:59en ce qui concerne
00:58:00les parents
00:58:01c'est partagé
00:58:02certains sont d'accord
00:58:03avec cette initiative
00:58:04et d'autres trouvent
00:58:05que pas du tout
00:58:06ce n'est pas une priorité
00:58:08il faudrait plutôt
00:58:09parler sécurité
00:58:10ou bien fourniture scolaire
00:58:11au lieu de lever
00:58:12de drapeau
00:58:13ou bien d'entonner
00:58:14une marseillaise.
00:58:15Merci Benoît
00:58:16avec Christopher Lhomme
00:58:18alors au-delà
00:58:19des postures
00:58:20au-delà des affichages
00:58:20sur le fond
00:58:21Sylvain Maillard
00:58:22est-ce que ça vous choque
00:58:23le fait qu'on puisse
00:58:24comme ça lever les drapeaux
00:58:24au son de la marseillaise
00:58:25devant les élèves ?
00:58:26Pas du tout
00:58:27moi je suis allé
00:58:27dans une école
00:58:28à Argenteuil
00:58:29Espérance Banlieue
00:58:30école Charlemagne
00:58:31ou une école
00:58:32en plein milieu
00:58:33des quartiers
00:58:34et avec
00:58:36une population
00:58:37beaucoup d'immigration
00:58:38très forte
00:58:38et oui il lève
00:58:39le drapeau
00:58:40et j'ai assisté
00:58:40au lever de drapeau
00:58:41une fois par semaine
00:58:42et j'ai trouvé ça
00:58:43très bien.
00:58:44Avec la marseillaise ?
00:58:46Il chante la marseillaise
00:58:47aussi à la fin
00:58:48et puis il y a un poème
00:58:49il y a une cérémonie.
00:58:50En fait ce qui est important
00:58:51c'est que les parents d'élèves
00:58:52les enseignants
00:58:54la direction évidemment
00:58:55de l'école
00:58:55soit un projet scolaire
00:58:57et qu'en fait
00:58:58ils aient envie
00:58:59dans leur projet scolaire
00:59:00de scolarité
00:59:00de le faire
00:59:01je trouve ça très bien
00:59:02de l'accompagner.
00:59:03Par contre dire
00:59:04qu'on le fait
00:59:04dans toutes les écoles
00:59:07contre l'avis
00:59:08des uns des autres
00:59:08ça me paraît
00:59:09pas souhaitable
00:59:11ça n'apporte rien
00:59:12par contre
00:59:12si c'est dans le projet scolaire
00:59:13je vous dis
00:59:13je l'ai vécu
00:59:14je trouve ça très bien.
00:59:15Alexandre Oizy ?
00:59:16Oui je pense que l'école
00:59:17n'est pas faite
00:59:18pour gérer
00:59:20la communication
00:59:20d'Éric Ciotti en fait.
00:59:22L'école n'est pas faite pour ça.
00:59:23Après tout
00:59:23non mais non
00:59:24mais si vous voulez
00:59:25que ça commence
00:59:27il est en tant que maire
00:59:28il s'exprime en tant que maire
00:59:29et les maires ont la gestion
00:59:30des écoles primaires.
00:59:32J'ai bien compris
00:59:33le bâtimentaire seulement
00:59:34oui le bâtimentaire
00:59:34du bâtiment
00:59:35pas le pédagogique ça va.
00:59:36Peut-être allons au fond du sujet
00:59:38tous les élèves
00:59:39ont fait leur rentrée ce matin
00:59:40mais tous les élèves
00:59:41ne l'ont pas fait
00:59:42dans la même école.
00:59:43Il y a une école
00:59:44c'est l'école de la République
00:59:46qui prend sur elle
00:59:47toute la mixité sociale
00:59:49de ce pays
00:59:50qui est en grande difficulté
00:59:51et il y a face à elle
00:59:53une école
00:59:54l'école privée
00:59:54qui ne prend pas
00:59:56cette mixité en charge.
00:59:58Vous avez 10 milliards
00:59:58d'euros par an
01:00:0010 milliards d'euros par an
01:00:01chaque année
01:00:02qui sont dans des contrats
01:00:03avec l'école privée.
01:00:04C'est pas un débat
01:00:06sur l'école privée ici ?
01:00:06C'est un débat sur
01:00:08comment on soigne
01:00:09notre école
01:00:09et comment nos enfants
01:00:11grandissent ensemble
01:00:11parce que derrière le drapeau
01:00:13il y a quand même
01:00:13bien cette idée-là.
01:00:14Et donc vous avez une école
01:00:15qui est en train
01:00:16de s'autonomiser
01:00:17une école à deux vitesses
01:00:18qu'on a mis en concurrence
01:00:19face à l'école publique
01:00:21qui est l'école privée.
01:00:22Et ce que nous disons
01:00:23avec Raphaël Glucksmann
01:00:24c'est qu'il n'y a pas de problème
01:00:25que l'école privée existe.
01:00:26En revanche
01:00:27ça ne peut pas être
01:00:28le cash-sexe
01:00:29du séparatisme social.
01:00:30Et donc dans les contrats
01:00:31dans les contrats
01:00:32d'association qu'il y a
01:00:33avec l'école privée
01:00:33il faut absolument
01:00:35qu'il y ait des critères
01:00:36de mixité sociale
01:00:37parce que si nos enfants
01:00:38ne grandissent pas ensemble
01:00:39comment ils feront nation ensemble ?
01:00:41Ça, ça vaut beaucoup plus
01:00:43que tous les levées de drapeau
01:00:44d'Éric Ciotti
01:00:44que les enfants grandissent ensemble.
01:00:46Attention dans cette campagne électorale
01:00:48de ne pas réveiller
01:00:49la guerre des écoles
01:00:51et d'autant plus
01:00:52et je le dis sans malice
01:00:53mais très sérieusement
01:00:54vous regardons les yeux
01:00:55que l'ensemble des élus socialistes
01:00:57avec des très beaux
01:00:59des très mollos
01:00:59sur l'école publique
01:01:00et qui scolarisent
01:01:01largement leurs enfants
01:01:02dans l'école privée.
01:01:03Ce n'est pas mon cas, monsieur.
01:01:04Je ne vous dis pas
01:01:06mais je vous le dis
01:01:09faites attention à ça
01:01:10ne réveillez pas cette guerre
01:01:11on peut améliorer
01:01:12toutes les écoles
01:01:13il faut améliorer
01:01:14toutes les écoles
01:01:15Vous avez commencé
01:01:17votre propos en disant
01:01:18il y en a qui sont
01:01:19dans la séparation
01:01:20ce sont dans l'école privée
01:01:21c'est 25% des élèves
01:01:22et moi je suis député de Paris
01:01:23en 2030
01:01:24c'est la moitié des élèves
01:01:26qui sont dans l'école privée
01:01:27donc il faut quand même
01:01:27se poser des questions
01:01:28et beaucoup d'élus
01:01:30socialistes de votre parti
01:01:31M. Maillard
01:01:32le sujet c'est la contrepartie
01:01:36d'intérêt général
01:01:37qu'on demande à l'école privée
01:01:38on les finance
01:01:39on est en droit
01:01:39de demander des contreparties
01:01:40il y a la campagne sur les retraites
01:01:42la campagne sur l'école
01:01:43le fait qu'il n'y ait plus
01:01:44il y en a
01:01:44on peut en discuter
01:01:45vous le savez
01:01:46évidemment l'école sera partie
01:01:47allez vous en verrons
01:01:49mais attend
01:01:50le débat sur l'école
01:01:52il fera aussi évidemment
01:01:54partie de cette guerre scolaire
01:01:56on va aller dans une école
01:01:57justement
01:01:57mais alors évidemment
01:01:59il n'y a aucune comparaison
01:02:00à avoir
01:02:01parce que c'est une école
01:02:01qui a été ravagée
01:02:02on va aller au Népal
01:02:03on voulait vous montrer
01:02:04absolument
01:02:05et vous faire entendre
01:02:05un témoignage
01:02:06qui est très très fort
01:02:07c'est celui d'un enfant
01:02:08de 13 ans
01:02:08qu'ont rencontré
01:02:10nos envoyés vicieux
01:02:10notre équipe sur place
01:02:11en Gilwata
01:02:12avec Willem Gay
01:02:13il raconte comment
01:02:14il a survécu
01:02:15à la catastrophe
01:02:16dans des circonstances
01:02:18abominables
01:02:19regardez ce récit
01:02:20particulièrement poignant
01:02:23aucun enfant
01:02:24ne devrait être exposé
01:02:25à une telle vision
01:02:29venez voir
01:02:30regardez
01:02:32il y a une jambe là-bas
01:02:34c'est comme un zoom
01:02:36s'il est recouvert
01:02:37de boue jusqu'à la poitrine
01:02:38c'est parce que
01:02:39du haut de ses 13 ans
01:02:40Sushant participe activement
01:02:42aux opérations
01:02:43de nettoyage
01:02:44de sa maison
01:02:47tout ça
01:02:48c'est rempli d'eau
01:02:50mes amis ont disparu
01:02:51pendant cette inondation
01:02:52moi j'étais sur le chemin
01:02:54de l'école
01:02:54et eux
01:02:55ils étaient vers le temple
01:02:56quand c'est arrivé
01:02:57je me suis mis en hauteur
01:02:59et je ne les ai plus
01:03:00jamais revus
01:03:04il a seulement pu sauver
01:03:05ses cahiers d'école
01:03:06et des magazines
01:03:07auxquels il tenait
01:03:08dans la même allée
01:03:10au bord de cette rivière meurtrière
01:03:13Soumane
01:03:13et sa fille de 5 ans
01:03:14ils se sont réfugiés
01:03:16dans des toiles de tente
01:03:17à 20 minutes d'ici
01:03:18leur maison
01:03:19n'est plus habitable
01:03:20tu vois
01:03:21c'est notre maison
01:03:22la petite n'a pas vu
01:03:24la fenêtre de sa chambre
01:03:25depuis la catastrophe
01:03:26ici
01:03:27je joue avec ma grand-sœur
01:03:32ce qui lui manque le plus
01:03:34c'est l'école fermée
01:03:35à cause des risques de cru
01:03:37l'innocence de sa fille
01:03:41trouble le coeur de Soumane
01:03:47où allons-nous vivre ?
01:03:48les pays riches
01:03:49ils polluent
01:03:50ils polluent le monde
01:03:51le changement climatique arrive
01:03:53et ils touchent directement
01:03:55nos enfants
01:03:55sa fille
01:03:56lui a déjà confié
01:03:58que son rêve plus tard
01:03:59serait de vivre
01:04:00dans un autre pays
01:04:03et voilà donc
01:04:03pour ces témoignages
01:04:04qui sont effectivement
01:04:06particulièrement
01:04:06édifiants
01:04:07poignons
01:04:08fort
01:04:08on va y aller au Népal
01:04:09justement
01:04:09parce que
01:04:10il y a quelqu'un
01:04:11qui s'appelle
01:04:11Shanker Gher
01:04:12qui nous attend
01:04:13qui nous écoute
01:04:14fondateur d'une association
01:04:15humanitaire au Népal
01:04:17qui est donc
01:04:17sur place
01:04:18merci beaucoup
01:04:19de nous répondre
01:04:20en direct
01:04:21au moment où
01:04:22vous êtes en train
01:04:23justement
01:04:23d'être dans des opérations
01:04:25de sauvetage
01:04:25et encore ce matin
01:04:26vous avez récupéré
01:04:28des corps
01:04:28racontez-nous
01:04:31oui bonjour
01:04:32vous m'entendez
01:04:33bonjour
01:04:33oui je suis
01:04:34l'endroit
01:04:34qui s'appelle
01:04:36Betrauti
01:04:36c'est cet endroit
01:04:37c'est vraiment
01:04:38vraiment grave
01:04:39et je vous montre
01:04:41l'image autour
01:04:42regardez
01:04:47il y avait quoi
01:04:47avant ici
01:04:48vous m'entendez
01:04:49oui oui on vous entend
01:04:50et on voit très bien
01:04:51ce que vous nous montrez
01:04:53ah bon
01:04:54en tout cas
01:04:54il y avait
01:04:55une petite ville
01:04:56il y a plus de 1200 habitants
01:04:58et dans ce village
01:04:59ils ont perdu
01:05:00600 personnes
01:05:01ils sont complètement disparus
01:05:02et ce matin
01:05:03j'ai vu les locaux
01:05:06le monsieur
01:05:06il m'avait raconté
01:05:07il a perdu
01:05:08à peu près
01:05:0958 personnes
01:05:10dans sa famille
01:05:11c'est à dire
01:05:11que son cousin
01:05:12ses amis
01:05:13et c'est les cousins
01:05:14un peu éloigné
01:05:15tout ça
01:05:1658 personnes
01:05:16il était tout seul
01:05:17il est vulversé
01:05:18et sa maison
01:05:19on voit
01:05:20qui était en bas
01:05:22plus en bas
01:05:22dans la rivière
01:05:23à côté de la rivière
01:05:24et la vague
01:05:25qui est envoyée
01:05:26jusqu'ici
01:05:27et dans cette maison
01:05:28on trouve
01:05:2824 corps
01:05:31et puis les militaires
01:05:32ils ont déjà
01:05:32évacué 9
01:05:34et ça reste
01:05:35encore 16
01:05:36et les policiers
01:05:37militaires
01:05:37qui sont
01:05:38un peu là-bas
01:05:39en train de
01:05:41attendre l'hélicoptère
01:05:43pour
01:05:44pour
01:05:46envoyer
01:05:46ces corps
01:05:47selon
01:05:49comme militaires
01:05:50à Bidour
01:05:51à Noa Côte
01:05:52Est-ce qu'il y a
01:05:53encore l'espoir
01:05:54de retrouver
01:05:55des survivants
01:05:56ou pas ?
01:05:57Dans cette zone-là
01:05:59c'est impossible
01:06:00parce qu'il y a
01:06:00déjà plusieurs jours
01:06:02ce catastrophe
01:06:03arrivait
01:06:03ici c'est impossible
01:06:04mais il y a
01:06:06dans la haute vallée
01:06:07vers le Dungtje
01:06:08et au-dessous
01:06:09de ces privés-ci
01:06:10certains des gens
01:06:11qui ont vu
01:06:12cette vague
01:06:12arriver
01:06:12ils ont monté
01:06:13dans la forêt
01:06:14autour
01:06:14et maintenant
01:06:15selon des informations
01:06:16locales
01:06:17les militaires
01:06:18sont allés
01:06:19récupérer
01:06:19les gens
01:06:20qui ont été
01:06:20autour de la forêt
01:06:21ils ont ramené
01:06:22quelques-uns
01:06:23à la camp
01:06:23militaire
01:06:24à Bidour
01:06:24à Noa Côte
01:06:26Comment vivent
01:06:27les sinistrés
01:06:28les rescapés
01:06:29de la catastrophe ?
01:06:31Et alors
01:06:32là en tout cas
01:06:33ils récupèrent
01:06:34et après
01:06:35ils l'emmènent
01:06:37dans l'endroit
01:06:39en fait
01:06:39dans les hôpitaux
01:06:40à Kathmandou
01:06:41et
01:06:42donc pour
01:06:43identifier tout ça
01:06:44c'est trop
01:06:44trop compliqué
01:06:45donc les militaires
01:06:48les gendarmes
01:06:49qui attendent
01:06:50que les gens
01:06:50qui arrivent
01:06:50ils regardent
01:06:51les photos
01:06:51ils trouvent
01:06:52les signes
01:06:53ensuite
01:06:53ils récupèrent
01:06:54ils sont en train
01:06:55d'organiser
01:06:56comme ça
01:06:57Il y a encore
01:06:58des craintes
01:06:58de nouvelles catastrophes
01:06:59encore des craintes
01:07:00que le fameux lac
01:07:02en Chine déborde
01:07:03ou sur ce plan-là
01:07:04ça va mieux ?
01:07:05Alors
01:07:06oui tout à fait
01:07:07parce qu'encore
01:07:08il y a probablement
01:07:10possibilité
01:07:10pas demain
01:07:11ni après-demain
01:07:12bien sûr
01:07:13qu'à cause
01:07:14de ce réchauffement climatique
01:07:16mondialement
01:07:16parce que
01:07:17la température
01:07:18même ici
01:07:18ce n'est pas normal
01:07:19qu'avant
01:07:20donc c'est hyper chaud
01:07:21et bien sûr
01:07:23en tout cas
01:07:24ça va être
01:07:24tout à fait un jour
01:07:25ça va revenir
01:07:26encore plus
01:07:28catastrophe
01:07:28que maintenant
01:07:29c'est tout à fait possible
01:07:31à cause de ce réchauffement climatique
01:07:33Cette image très forte
01:07:35que vous nous montrez
01:07:35ce torrent de boue
01:07:37il se prolonge
01:07:38sur quelle distance ?
01:07:39C'est sur des centaines de mètres
01:07:40sur des kilomètres ?
01:07:44Ça c'est à peu près
01:07:44en tout cas
01:07:45centaines de kilomètres
01:07:46tout ça
01:07:46nous en bas
01:07:47vers la Styrsouli
01:07:49je suis navré
01:07:50je bouge
01:07:51parce qu'il y a
01:07:52de boue
01:07:52il y a de partout
01:07:55Et on voit
01:07:56des plaques de tôle
01:07:58qui sont par terre
01:07:58c'est grâce à ces plaques de tôle
01:08:00qui sont disposées
01:08:02un peu comme un chemin
01:08:03que vous arrivez
01:08:04à avancer
01:08:05au milieu de la boue ?
01:08:06Oui tout à fait
01:08:07absolument
01:08:08là en fait
01:08:09les militaires
01:08:10et les endames
01:08:10ils ont fait
01:08:11le chemin
01:08:13pour aller voir
01:08:14dans les maisons
01:08:14récupérer leur
01:08:15en fait
01:08:16un peu l'espoir
01:08:17pour la famille
01:08:18et récupérer les corps
01:08:19tout ça
01:08:22Quelle est l'épaisseur
01:08:23de la couche de boue
01:08:23que vous nous montrez là ?
01:08:26Environ
01:08:26il paraît
01:08:27les locaux
01:08:27il disait
01:08:28qu'à peu près
01:08:30plus de 10 mètres
01:08:32C'est phénoménal
01:08:34ce que vous nous racontez
01:08:35on garde évidemment
01:08:36les images
01:08:37que vous nous montrez
01:08:38en direct
01:08:39Shanker
01:08:40merci beaucoup
01:08:41vous restez avec nous
01:08:42Patrick
01:08:42pendant qu'on découvre
01:08:43ces images
01:08:44qui sont filmées
01:08:45en direct
01:08:46on rappelle le bilan
01:08:47qui s'est alourdi
01:08:47on a franchi la barre
01:08:48des 1000 morts
01:08:49on est à près
01:08:49de 5000 disparus
01:08:51mais malgré tout
01:08:52les opérations
01:08:53on cherche à se poursuivre
01:08:53Oui et moi
01:08:54je suis frappé
01:08:55par les images
01:08:56merci vraiment
01:08:57à Shanker
01:08:58moi ce que je vois là
01:08:59c'est un cimetière
01:09:00Oui exactement
01:09:01Pour l'instant
01:09:02on a une coulée de boue
01:09:03jusqu'à 10 mètres
01:09:04d'épaisseur
01:09:06et ça évidemment
01:09:07ça va être enlevé
01:09:08soit par la main
01:09:10de l'homme
01:09:10ou par les bulldozers
01:09:11soit par la nature
01:09:13et on le sait
01:09:14maintenant
01:09:155000 personnes
01:09:16ça a été très très bien expliqué
01:09:18on ne les reverra
01:09:19sans doute pas
01:09:20ou simplement
01:09:21on retrouvera des corps
01:09:22peut-être dans des semaines
01:09:23ou des mois
01:09:23et c'est donc
01:09:24ces images
01:09:25qui nous paraissent
01:09:26un peu lointaines
01:09:27un peu moins
01:09:27grâce aux images
01:09:28notamment de William Gay
01:09:30et d'Angelo Watan
01:09:31nous envoyés spéciaux
01:09:32mais on est face
01:09:33à un cimetière
01:09:34et toujours
01:09:35cette épée de Damoclès
01:09:36sur
01:09:37non pas seulement
01:09:39les sauveteurs
01:09:39mais sur cette région
01:09:40moi je suis très très frappé
01:09:41par la fin de ce reportage
01:09:43diffusé à l'instant
01:09:44avec la petite fille
01:09:45qui veut quitter le pays
01:09:46et le fait que son papa
01:09:49qui craque
01:09:50vraiment en tenant sa fille
01:09:51dans ses bras
01:09:52qui dit
01:09:52ben voilà
01:09:52il y a les pays occidentaux
01:09:54qui polluent
01:09:54et c'est nous
01:09:55qui allons assumer
01:09:56cette catastrophe
01:09:57parce que rappelons-le
01:09:59c'est évidemment
01:10:00un événement
01:10:01extraordinaire
01:10:02dans son échelle
01:10:02mais il y a eu
01:10:03plusieurs glissements
01:10:04de terrain
01:10:04de ce type
01:10:05depuis le début
01:10:06de cet été
01:10:06et c'est clairement lié
01:10:07au dérèglement climatique
01:10:09et on remercie infiniment
01:10:10Shanker
01:10:10pour nous avoir montré
01:10:12ces images
01:10:13vraiment saisissantes
01:10:14de cette coulée de boue
01:10:15extrêmement large
01:10:16extrêmement épaisse
01:10:17jusqu'à 10 mètres
01:10:18nous est-il dit
01:10:20alors que les opérations
01:10:21de recherche
01:10:22des corps
01:10:22se poursuivent
01:10:23il y a quand même aussi
01:10:24des survivants
01:10:25notamment des ouvriers
01:10:26qui sont coincés
01:10:26dans des tunnels
01:10:27qui sont sortis
01:10:28ces dernières heures
01:10:29vous restez sur BFN TV
01:10:30parce que dans quelques instants
01:10:31on va tout vous dire
01:10:33sur la découverte
01:10:34d'une arme
01:10:35au fond du lac d'Annecy
01:10:36et pourquoi
01:10:37elle est si importante
01:10:38cette découverte
01:10:39parce que c'est une arme
01:10:40de ce type
01:10:40qui a servi
01:10:41lors de la tuerie
01:10:43de Chevaline
01:10:44cette découverte
01:10:44va-t-elle relancer l'enquête
01:10:45nos experts spécialistes
01:10:48du service police justice
01:10:50de BFN TV
01:10:51sont avec nous
01:10:51dans quelques instants
01:10:52pour nous le dire
01:10:52à tout de suite
01:10:53c'est une découverte
01:10:54potentiellement majeure
01:10:55sur la tuerie de Chevaline
01:10:57l'un des plus grands mystères
01:10:58de l'histoire criminelle française
01:10:59vous n'avez sûrement pas
01:11:01oublié cette affaire
01:11:02une famille britannique
01:11:03qui avait été massacrée
01:11:05deux enfants
01:11:05avaient survécu
01:11:07sur une route de montagne
01:11:08en France en 2012
01:11:09et bien une arme
01:11:10vient d'être retrouvée
01:11:11au fond du lac d'Annecy
01:11:12et tout le monde se demande
01:11:13si c'est l'arme du crime
01:11:15on va vous rappeler
01:11:16plus précisément les faits
01:11:17revoir les images
01:11:17les dates et tout
01:11:18pour que tout soit clair
01:11:19dans votre tête
01:11:19mais d'abord Pauline
01:11:20revena
01:11:21dites-nous
01:11:21ce qu'on sait
01:11:22sur cette découverte
01:11:24qui pourrait bien
01:11:24tout relancer
01:11:25alors on sait que
01:11:26la découverte a eu lieu
01:11:27le 20 août dernier
01:11:28c'est des touristes britanniques
01:11:29qui se baignaient
01:11:29dans le lac d'Annecy
01:11:30décidément des britanniques
01:11:31voilà
01:11:32puisque la famille victime
01:11:33de cette tuerie
01:11:34la famille Al-Ili
01:11:35était d'origine
01:11:37iraco-anglo-saxonne
01:11:39britannique
01:11:40pardon
01:11:41donc effectivement
01:11:42il trouve cette arme
01:11:43et il la remonte
01:11:45et elle va partir
01:11:45à l'analyse
01:11:46donc c'est le Paul
01:11:47Colcase de Nanterre
01:11:49qui est en charge
01:11:49du dossier
01:11:50et l'arme n'est toujours
01:11:51pas encore arrivée
01:11:52à l'IRCGN
01:11:53à Pontoise
01:11:53et c'est un examen
01:11:55extrêmement méticuleux
01:11:56mais je voudrais
01:11:57simplement dire quelque chose
01:11:58ce matin
01:11:59on a une de nos sources
01:12:00qui nous appelle
01:12:00à la prudence
01:12:01et je pense que Dominique
01:12:02va pouvoir nous éclairer là-dessus
01:12:03il vient de nous rejoindre
01:12:04parce que c'est la bonne arme
01:12:06c'est un Luger 06
01:12:07c'est le bon modèle
01:12:08c'est le bon modèle
01:12:09en revanche
01:12:09c'est pas forcément
01:12:10le bon calibre
01:12:10et ça c'est Dominique
01:12:11qui va nous aider
01:12:12alors on va voir
01:12:13précisément avec Dominique Rizet
01:12:14dans quelques instants
01:12:15et avec Jacques Dallest
01:12:15comment faire parler
01:12:16cette arme
01:12:17mais d'abord
01:12:18le rappel de cette histoire
01:12:20et des nombreux rebondissements
01:12:22et des multiples zones d'ombre
01:12:24c'est avec vous
01:12:24Julien Migomuller
01:12:26vous nous ramenez
01:12:2714 ans
01:12:27presque jour pour jour
01:12:28tiens d'ailleurs en arrière
01:12:29oui c'était un 5 septembre
01:12:31le 5 septembre 2012
01:12:33un cycliste britannique
01:12:35retrouve
01:12:35découvre une scène de crime
01:12:37sur un petit parking forestier
01:12:38en Haute-Savoie
01:12:39à Chevaline
01:12:40dans une BMW
01:12:41il y a un britannique
01:12:42d'origine irakienne
01:12:43son épouse
01:12:43et sa belle-mère
01:12:45tous les trois sont morts
01:12:46et à quelques mètres j
01:12:48un cycliste savoyard
01:12:49de 45 ans
01:12:50et non loin de là
01:12:51il y a deux fillettes
01:12:52de 6 et 7 ans
01:12:54elles ont survécu
01:12:55ce que l'on sait
01:12:56également
01:12:57c'est que les analyses balistiques
01:12:58établissent qu'une seule arme
01:13:00a tiré une vingtaine de balles
01:13:01tirées avec un ancien pistolet
01:13:03semi-automatique
01:13:03de calibre 7,65
01:13:05le scénario d'un tireur unique
01:13:06devient donc central
01:13:08et là donc
01:13:09un mystère
01:13:10qui était visé
01:13:10est-ce que c'est la famille britannique
01:13:11ou est-ce que c'était
01:13:13le cycliste
01:13:14nous en venons
01:13:15du coup
01:13:16à
01:13:18l'espionnage
01:13:19l'héritage
01:13:19ou un tueur local
01:13:20et bien regardez
01:13:21toutes ces pistes
01:13:21qui sont explorées
01:13:22parce que le père de famille
01:13:24qui s'appelle Saad Alili
01:13:25est ingénieur
01:13:25il travaille dans le secteur aéronautique
01:13:27son origine
01:13:28et son histoire familiale
01:13:29et bien alimente une piste
01:13:31une piste politico-financière
01:13:32ou bien celle de l'espionnage
01:13:33les enquêteurs étudient
01:13:35un conflit d'héritage
01:13:35également avec son frère
01:13:37mais il y a
01:13:38une autre hypothèse
01:13:38qui concerne le cycliste
01:13:39est-ce que le cycliste
01:13:41était visé
01:13:41et la famille
01:13:42était peut-être là
01:13:43au mauvais endroit
01:13:44au mauvais moment
01:13:46et puis
01:13:47quelques jours plus tard
01:13:48quelques semaines plus tard
01:13:49et bien
01:13:49les gendarmes diffusent
01:13:50regarder ce portrait robot
01:13:51un portrait robot
01:13:52d'un motard
01:13:53aperçu près du lieu
01:13:54du massacre
01:13:56il devient
01:13:56l'une des figures
01:13:57les plus énigmatiques
01:13:58du dossier
01:13:59plusieurs témoins
01:14:00et suspects
01:14:00sont entendus
01:14:01mais là encore
01:14:02il n'y a aucune piste
01:14:04100% fiable
01:14:05le 4
01:14:06en 2022
01:14:07le dossier devient
01:14:09un cold case
01:14:09elle est reprise
01:14:10par le pôle national
01:14:11des crimes sériels
01:14:12ou non élucidé
01:14:13de Nanterre
01:14:14selon parler
01:14:15à l'instant
01:14:15Pauline
01:14:16les enquêteurs
01:14:16décident notamment
01:14:17de repartir
01:14:18sur la balistique
01:14:19et sur la recherche
01:14:20de l'arme
01:14:21le 17 octobre 2024
01:14:24donc quelques années plus tard
01:14:26une nouvelle reconstitution
01:14:26est organisée
01:14:27sur une ancienne base
01:14:28militaire dans l'Essonne
01:14:29la fusillade
01:14:30aurait duré
01:14:31c'est ce qu'on apprend
01:14:32à l'époque
01:14:32moins de 90 secondes
01:14:33avec plusieurs changements
01:14:34de chargeurs
01:14:34et ça veut dire deux choses
01:14:36soit le tueur était professionnel
01:14:37ou un amateur
01:14:40extrêmement déterminé
01:14:41et puis
01:14:42le 20 août 2026
01:14:43il y a quelques jours
01:14:44des touristes britanniques
01:14:45découvrent au fond du lac d'Annecy
01:14:46un pistolet
01:14:47du même type que l'arme
01:14:48qui a été utilisée
01:14:49pour le massacre
01:14:50et là encore
01:14:51le parquet de Nanterre
01:14:52ordonne des analyses
01:14:53pour déterminer
01:14:53s'il peut s'agir
01:14:55de l'arme utilisée
01:14:56mais pour le moment
01:14:57on reste prudent
01:14:57il n'y a aucun lien certifié
01:14:59voilà pour ce calendrier précis
01:15:01qui nous remet un peu
01:15:01les choses au clé
01:15:02merci beaucoup Julien
01:15:03on va voir Jacques Dallès
01:15:04dans quelques instants
01:15:05d'abord Dominique Rizet
01:15:06pourquoi cette affaire
01:15:07elle est hors du commun
01:15:08elle est hors du commun
01:15:09parce qu'il y a plusieurs morts
01:15:11elle est hors du commun
01:15:12parce que ça reste un mystère
01:15:13depuis maintenant 2012
01:15:15donc ça fait une quinzaine d'années
01:15:16parce qu'aujourd'hui
01:15:17on a tellement de moyens
01:15:18de connaître la vérité
01:15:19dans un dossier judiciaire
01:15:21on a tellement d'éléments
01:15:22dans cette affaire
01:15:23Julien disait tout à l'heure
01:15:2420 balles
01:15:25c'est 24 balles
01:15:26qui ont été tirées
01:15:27avec ce type d'arme
01:15:28ce fameux Lugère P06
01:15:30c'est une arme
01:15:31tellement caractéristique
01:15:32qu'elle signe quelque part
01:15:33le meurtre
01:15:34et on a
01:15:35donc je vous l'ai dit
01:15:364 victimes
01:15:37on a plusieurs
01:15:38on a des pistes incroyables
01:15:39parce que ces victimes
01:15:40sont des Irakiens
01:15:41d'origine
01:15:41Anglais
01:15:42la famille a beaucoup d'argent
01:15:43les deux fils
01:15:44se disputent
01:15:45l'héritage du père
01:15:46donc l'un aurait peut-être
01:15:48un mobile
01:15:49pour faire tuer l'autre
01:15:50donc on pense à un tueur professionnel
01:15:51mais il y a aussi
01:15:52ce fameux cycliste
01:15:53qui s'appelle Sylvain Mollier
01:15:55qui est retrouvé
01:15:55à côté de la voiture
01:15:56qui venait de divorcer
01:15:58mais qui était au téléphone
01:15:59dans la côte
01:15:59avant de se faire tuer
01:16:01et qui parlait avec
01:16:02son ex-femme
01:16:03en lui disant
01:16:03je vais te rappeler
01:16:05on s'est posé la question
01:16:06de savoir si cet homme
01:16:07Sylvain Mollier
01:16:07avait plusieurs vies dans sa vie
01:16:09je parle de vie intime
01:16:10donc des hommes
01:16:11qui auraient des raisons
01:16:12des rivaux
01:16:12de lui en vouloir
01:16:13on s'est posé la question
01:16:15l'homme qui découvre
01:16:16les corps
01:16:18s'appelle Brett
01:16:18c'est un anglais
01:16:19qui est un ancien pilote
01:16:21de la Royal Air Force
01:16:22Sylvain Mollier
01:16:23le cycliste qui meurt
01:16:25travaillait dans une boîte
01:16:26qui fait des pièces
01:16:28qui construit des pièces
01:16:29qui servent un peu
01:16:29à l'armement
01:16:30ou aux avions
01:16:31celui qui meurt
01:16:32à Lily
01:16:33a une femme
01:16:35qui a eu un mari
01:16:37qui meurt également
01:16:39qui est dentiste
01:16:40aux Etats-Unis
01:16:40un premier mari
01:16:41qui meurt le 5 septembre
01:16:43le jour de Chevaline
01:16:45dans son cabinet
01:16:46tout est mystérieux
01:16:47à New York
01:16:48il meurt le même jour
01:16:50et elle on sait
01:16:51qu'elle est arrivée
01:16:51aux Etats-Unis
01:16:52pour aller retrouver
01:16:52ce mari
01:16:53son premier mari
01:16:54dans l'avion
01:16:55dans lequel il y avait
01:16:56deux terroristes
01:16:57deux des terroristes
01:16:58du 11 septembre
01:16:59c'est incroyable
01:17:00vous prenez tout ça
01:17:01vous mélangez
01:17:02vous vous dites
01:17:02c'est l'une des plus
01:17:03grosses énigmes criminelles
01:17:04qui nous reste
01:17:05et c'est une énigme
01:17:06j'aurais dû terminer par là
01:17:08Pauline vous avez raison
01:17:09c'est une énigme
01:17:10puisqu'on n'a toujours
01:17:10rien trouvé
01:17:11on a zéro
01:17:12Jacques Deleste
01:17:13est avec nous
01:17:14et on a besoin
01:17:15d'entendre votre expertise
01:17:16après la découverte
01:17:17de cette arme
01:17:18expliquez-nous
01:17:19comment les scientifiques
01:17:21peuvent maintenant
01:17:21la faire parler
01:17:22comme on dit dans le jargon
01:17:24c'est toujours un gros travail
01:17:27qui demande
01:17:27beaucoup de rigueur
01:17:28de minutie
01:17:29les spécialistes
01:17:30de la gendarmerie nationale
01:17:31de l'institut de recherche criminelle
01:17:33sont des connaisseurs
01:17:34en balistique
01:17:35mais également
01:17:36en biologie
01:17:37je pense qu'il y a
01:17:38deux aspects
01:17:38concernant cette arme
01:17:40on verra assez vite
01:17:41d'ailleurs
01:17:41si son allure
01:17:44sa morphologie
01:17:45est vraiment celle
01:17:46qui peut être l'arme du crime
01:17:47il y a d'abord
01:17:48de savoir
01:17:48si c'est bien l'arme
01:17:49qui a été utilisée
01:17:50donc pour ça
01:17:51à mon avis
01:17:51il y a trois aspects
01:17:53comparé avec les projectiles
01:17:55retrouvés sur la scène de crime
01:17:56savoir s'ils ont pu être tirés
01:17:57par cette arme
01:17:58c'est pas simple
01:17:59parce que
01:17:59c'est là ces journées
01:18:00très longtemps
01:18:01il y a forcément
01:18:02une oxydation
01:18:03et ça ne sera pas simple
01:18:04de déterminer cela
01:18:05il y a un autre aspect
01:18:06c'est de vérifier
01:18:07s'il y a un numéro de série
01:18:09sur cette arme à feu
01:18:10qui est peut-être
01:18:11toujours apparent
01:18:12ou qui a peut-être été limée
01:18:14mais qui peut aussi
01:18:14donner une orientation
01:18:15sur l'époque
01:18:17ou le moment
01:18:18où cette arme
01:18:19a été mise en circulation
01:18:21il y a un autre
01:18:22troisième aspect
01:18:22toujours pour l'arme
01:18:24c'est de voir
01:18:25si le fragment
01:18:27le morceau de croche
01:18:28je crois
01:18:28qui a été retrouvé
01:18:29sur la scène de crime
01:18:30peu correspond
01:18:31à cette arme
01:18:32donc vous voyez
01:18:33c'est un gros travail
01:18:34qui demande évidemment
01:18:35de la minutie
01:18:35le problème c'est
01:18:36quand on sort de l'eau
01:18:37je crois que c'est
01:18:38à 2 mètres de fond
01:18:39donc c'est pas forcément
01:18:40une profondeur
01:18:41où il fait très froid
01:18:42dès qu'on la met
01:18:43à l'air libre
01:18:44il y a une dégradation rapide
01:18:45donc je pense
01:18:46que les gendarmes
01:18:47ont dû prendre
01:18:47toutes les précautions
01:18:48pour éviter que
01:18:50cette mise à l'air
01:18:51puisse corrompre
01:18:53cette arme
01:18:53puis il y a un deuxième aspect
01:18:54aussi
01:18:55qu'il faudra travailler
01:18:57savoir si on peut
01:18:58identifier
01:18:59un ADN
01:19:00dans cette arme
01:19:01alors évidemment
01:19:01très incertain
01:19:02après un aussi long séjour
01:19:04dans l'eau
01:19:06des empreintes digitales
01:19:07ça me paraît peu le problème
01:19:08il y a quelque chose
01:19:09qu'on doit faire
01:19:10concernant une arme
01:19:12c'est de la démonter
01:19:13et de vérifier
01:19:14s'il reste encore
01:19:15s'il reste encore
01:19:15de la graisse
01:19:16et peut-être un ADN
01:19:17moi j'ai connu une affaire
01:19:18où on a retrouvé
01:19:19un ADN humain
01:19:20à l'intérieur
01:19:21de l'arme démontée
01:19:22sur de la graisse
01:19:23et l'auteur
01:19:24ne s'était pas rendu compte
01:19:25qu'il avait laissé
01:19:27son ADN dans l'arme
01:19:28donc tout ça
01:19:28c'est très incertain
01:19:30puisque évidemment
01:19:3114 ans
01:19:31si c'est bien l'arme
01:19:32ce sera difficile
01:19:33mais on saura très vite
01:19:35si effectivement
01:19:36c'est un modèle
01:19:37qui semble correspondre
01:19:38ou un modèle
01:19:40qui n'a rien à voir
01:19:41semble-t-il
01:19:41avec l'arme en question
01:19:43ça c'est un gros travail
01:19:44d'analyse
01:19:45mais en tout cas
01:19:46c'est une piste
01:19:47forcément très intéressante
01:19:48et je pense que
01:19:49le parquet
01:19:50du pôle de l'inventaire
01:19:51communiquera certainement
01:19:53sur les résultats
01:19:53de ce travail
01:19:55Sur le bout de crosse
01:19:56dont vous parlez
01:19:57Jacques Dallès
01:19:57ça ce sera déjà
01:19:58il y a un côté un peu puzzle
01:19:59Dominique
01:20:00on va tout de suite
01:20:00se rendre compte
01:20:01Oui toute petite précision
01:20:02Julien
01:20:03j'écoute Jacques Dallès
01:20:04alors vous voyez
01:20:05ce pistolet
01:20:06ça s'appelle un luger
01:20:07P06
01:20:08parce qu'il a été
01:20:09conçu en 1906
01:20:11mais c'est pas
01:20:12parce qu'il est conçu
01:20:12en 1906
01:20:13qu'ils ont tous
01:20:14été fabriqués en 1906
01:20:15à partir de 1906
01:20:16on fabrique des P06
01:20:17c'est comme
01:20:18la Kalachnikov AK-47
01:20:21fabriquée en 1947
01:20:22conçue en 1947
01:20:23mais on va en fabriquer
01:20:25jusqu'en 1974
01:20:26elle va changer de nom
01:20:26elle va s'appeler AK-74
01:20:28donc ça veut dire
01:20:29qu'on a une arme
01:20:31mais on a des années
01:20:32pendant lesquelles
01:20:33elle va être construite
01:20:34ce que dit Jacques Dallès
01:20:35c'est super intéressant
01:20:35c'est
01:20:36est-ce que cette arme
01:20:37existait en 2012
01:20:38est-ce qu'on en fabriquait
01:20:39on n'en fabriquait plus
01:20:40en 2012
01:20:41ce qui veut dire
01:20:42que tous les P06
01:20:43qu'on peut trouver
01:20:43au fond du lac d'Annecy
01:20:44ou ailleurs
01:20:45sont des P06
01:20:46qui peuvent être
01:20:47l'arme du crime
01:20:48parce que vous comprenez bien
01:20:49qu'en 2012
01:20:49on ne fabriquait plus
01:20:50ce gendarme
01:20:51donc c'est des modèles
01:20:52de collection
01:20:53c'est une arme de collection
01:20:54tous les P06
01:20:55qu'on peut retrouver
01:20:56peuvent être
01:20:56l'arme de chevaline
01:20:58et si Pauline Rovna
01:21:00les gendarmes
01:21:01ont fait le rapprochement
01:21:01aussi vite
01:21:02c'est parce que
01:21:02le pôle Colquais
01:21:04a lancé une alerte générale
01:21:05si vous retrouvez
01:21:06quelque part
01:21:06une arme comme ça
01:21:07ça peut être lié
01:21:07à chevaline
01:21:08les gendarmes
01:21:08ils ont percuté rapidement
01:21:09oui mais alors
01:21:10le problème
01:21:10c'est que
01:21:11des détenteurs
01:21:11de l'UGR P06
01:21:13il y en a
01:21:13me disent-ils
01:21:14des centaines
01:21:15voire des milliers
01:21:16donc c'est compliqué
01:21:18et la piste
01:21:19chevaline
01:21:19c'est un modèle suisse
01:21:21avec un modèle
01:21:227,65 mm
01:21:23mais Dominique
01:21:23il est plus calé que moi
01:21:24sur les calibres
01:21:25là visiblement
01:21:26on nous appelle à la prudence
01:21:27parce que c'est pas
01:21:28forcément
01:21:29la même arme
01:21:30donc attention
01:21:30on va attendre
01:21:31le retour d'expertise
01:21:32de l'IRCGN
01:21:33très vite là-dessus
01:21:33le P06
01:21:34conception 1906
01:21:35tire du calibre
01:21:367,65
01:21:38bouteille
01:21:39comme une bouteille
01:21:40d'orangina
01:21:40au givre
01:21:43il y a une autre arme
01:21:43qui est exactement
01:21:44la même
01:21:45que connaissent
01:21:45nos parents
01:21:45c'est celle de la guerre
01:21:46celle des officiers allemands
01:21:48qui s'appelait
01:21:48le P08
01:21:50conception 1908
01:21:51qui tire lui
01:21:52du 9 mm
01:21:53et ça n'est pas
01:21:54l'arme du crime
01:21:55de chevaline
01:21:55l'arme de chevaline
01:21:56c'est un P06
01:21:57calibre 7,65
01:21:58donc si on a trouvé
01:21:59un 9 mm
01:22:00c'est un P08
01:22:01et c'est pas
01:22:02l'arme de chevaline
01:22:03Jacques Daleste
01:22:03évidemment cette arme
01:22:05si c'est l'arme du crime
01:22:07elle pourra parler
01:22:08en tant que telle
01:22:08mais elle pourra aussi
01:22:09permettre peut-être
01:22:10de reconstituer
01:22:10le parcours
01:22:11de celui qui l'a utilisé
01:22:13si on sait
01:22:13où il l'a jeté
01:22:15si on peut
01:22:16identifier un numéro
01:22:17si on peut
01:22:18à un moment
01:22:19je vous dis
01:22:19si elle est restée
01:22:20très longtemps
01:22:20si elle est séjournée
01:22:21dans le très longtemps
01:22:22ça ne va pas être simple
01:22:25on peut tout espérer
01:22:26il y a un travail
01:22:27approfondi au microscope
01:22:29pour essayer de déterminer
01:22:30toutes ces indications
01:22:31que j'évoquais
01:22:31effectivement
01:22:32la comparaison
01:22:33avec les projectiles
01:22:34retrouvés
01:22:35sur la scène de crime
01:22:36puisqu'il y a
01:22:37plus d'une vingtaine
01:22:38de projectiles
01:22:39au moins trois
01:22:39chargeurs utilisés
01:22:40sera éloquente
01:22:42on verra relativement vite
01:22:43si c'est possible
01:22:45parce que le canon de l'arme
01:22:46a peut-être été abîmé
01:22:47et oxydé dans l'eau
01:22:48si on peut déterminer
01:22:50par les strillures
01:22:51les rayures
01:22:52sur les projectiles
01:22:53si ils ont pu être tirés
01:22:54par cette arme
01:22:55donc c'est un travail
01:22:56très incertain
01:22:57qu'il faut mener
01:22:58des P06
01:22:59il y en a beaucoup
01:23:00mais c'est pas une arme
01:23:03évidemment très courant
01:23:04Annecy
01:23:05moi j'y habite
01:23:05on est à 30-40 km
01:23:08de la Suisse
01:23:08donc on peut imaginer
01:23:11que derrière
01:23:11le tireur
01:23:12soit Suisse
01:23:13ou de la région
01:23:15mais aimant
01:23:16amateur d'armes
01:23:17de cette nature
01:23:19et ça renvoie
01:23:20à l'hypothèse
01:23:20que connaissent bien
01:23:21Pauline Rognat
01:23:22et Dominique Rizet
01:23:23de savoir si le profil
01:23:24de l'assassin
01:23:26c'est un profil
01:23:27lié aux victimes
01:23:28ou si comme je le pense
01:23:29il s'agit d'un tireur fou
01:23:31d'un maniaque des armes
01:23:32d'un grand amateur
01:23:33d'un survivaliste
01:23:35qui a fait un carton
01:23:37sur des cibles humaines
01:23:38d'ailleurs si vous remarquez bien
01:23:40il a laissé vivante
01:23:41des deux petites filles
01:23:42donc pour un tueur à gage
01:23:44qui aurait prémédité son geste
01:23:45c'est quand même
01:23:46un travail très mal fait
01:23:47puisqu'il laisse
01:23:47deux survivants
01:23:48je crois qu'il en blesse
01:23:49une à coup de crosse
01:23:50ça ne semble pas
01:23:51l'acte d'un tueur
01:23:52organisé
01:23:54en plus on est
01:23:55au fin fond
01:23:56de la campagne
01:23:57au pied de la montagne
01:23:58donc c'est un endroit
01:23:59assez improbable
01:23:59une forme de cul de sac
01:24:00moi je plaide personnellement
01:24:03mais je peux me tromper
01:24:03en faveur de cette hypothèse
01:24:05d'où la complexité
01:24:06d'identifier l'auteur
01:24:08puisqu'il n'a pas forcément
01:24:09de lien antérieur
01:24:10avec les victimes
01:24:11On va demander son avis
01:24:13à quelqu'un
01:24:14qui connaît aussi
01:24:14cette affaire par cœur
01:24:15c'est Imen Gouali
01:24:16vous êtes scénariste
01:24:20documentariste
01:24:20puisque vous avez signé
01:24:21à faire chevel
01:24:22une révélation
01:24:23sur un crime
01:24:24parfait
01:24:26que vous a inspiré
01:24:27cette découverte
01:24:29est-ce que
01:24:31pour vous
01:24:31elle permet d'ouvrir
01:24:32de nouvelles portes
01:24:32ou pas ?
01:24:33Eh bien cette découverte
01:24:35je l'ai appris
01:24:36en vacances
01:24:37un peu comme tout le monde
01:24:38voilà en revenant
01:24:39pour une alerte
01:24:39sur mon téléphone
01:24:41j'y ai cru très fort
01:24:42et je me suis dit
01:24:43que c'était une super nouvelle
01:24:44mais j'en ai une moins bonne
01:24:45à vous annoncer
01:24:45qui est malheureusement
01:24:47toute fraîche
01:24:47et qui tombe de ce matin
01:24:48c'est que ce n'est pas
01:24:49la bonne arme
01:24:50Vous savez déjà
01:24:51que ce n'est pas la bonne arme ?
01:24:53Non parce qu'en fait
01:24:54la bonne arme
01:24:55Dominique a dû l'expliquer
01:24:56c'est un P06
01:24:56or là l'arme
01:24:58qui a été retrouvée
01:24:58c'est un P08
01:24:59les cartouches
01:25:00ne sont pas les mêmes
01:25:02c'est du 8 mm
01:25:03euh du 9 mm
01:25:05pardon
01:25:05et pas du 7,65
01:25:07par ailleurs
01:25:08ce que j'ai pu me faire
01:25:09confirmer à l'instant
01:25:10avant de venir sur le plateau
01:25:11c'est que l'arme
01:25:12en fait visuellement
01:25:13ils peuvent l'identifier
01:25:14puisqu'il y a une histoire
01:25:15de petits détails
01:25:16sur la plaquette
01:25:17sur laquelle je ne vais pas
01:25:18revenir ici bien entendu
01:25:19pour le bien de l'enquête
01:25:21mais voilà
01:25:22j'ai eu l'info hier soir tard
01:25:23et ça s'est confirmé ce matin
01:25:24en revanche
01:25:25ce que ça dit
01:25:26c'est que l'enquête continue
01:25:28qu'il ne lâche rien
01:25:29ça dit aussi
01:25:30cette arme évidemment
01:25:31ils vont aussi l'expertiser
01:25:32parce que qui sait
01:25:33elle va peut-être
01:25:34révéler des choses
01:25:35sur d'autres affaires
01:25:36non élucidées potentiellement
01:25:38et on va parler
01:25:38on va quand même dire
01:25:40ce qu'il mène garde
01:25:41ne dit pas
01:25:42parce qu'on l'avait quand même
01:25:43un peu évoqué
01:25:43sur le plateau ici
01:25:44la petite fille
01:25:45qui va être rescapée
01:25:47reçoit quand même
01:25:47une balle dans le dos
01:25:48c'est la dernière balle
01:25:49que tire le tueur
01:25:50il a tiré 24 cartouches
01:25:52en 90 secondes
01:25:53la dernière
01:25:53c'est la petite fille
01:25:54qui la reçoit dans le dos
01:25:55elle tombe
01:25:55il va vers elle
01:25:56il sait qu'il a plus de cartouches
01:25:57il ne peut plus recharger
01:25:58les chargeurs c'est 7 coups
01:26:00donc imaginez
01:26:01pour tirer 24 balles
01:26:02combien de chargeurs
01:26:02de 7 coups
01:26:03il faut les changer
01:26:05et donc
01:26:05il frappe la petite fille
01:26:07avec l'arme
01:26:08on le sait
01:26:09elle a un traumatisme
01:26:10ici au front
01:26:11et voyez cette arme
01:26:12qu'on voit ici là
01:26:13les plaquettes
01:26:14elles sont en bois
01:26:15et des morceaux de bois
01:26:17des particules de bois
01:26:18vont rester dans la plaie
01:26:20de cette petite fille
01:26:21c'est à dire qu'il va casser
01:26:22il va casser
01:26:23les plaquettes
01:26:24en bois
01:26:25de son pistolet
01:26:26les gendarmes ont cherché
01:26:27pendant longtemps
01:26:28se sont dit
01:26:29le type il aime tellement son arme
01:26:30il sait tellement bien l'utiliser
01:26:31c'est exactement la version
01:26:32Jacques Dallès
01:26:33survivaliste
01:26:34qu'il va essayer de remplacer
01:26:35les plaquettes
01:26:36ils ont fait
01:26:36les gendarmes ont fait
01:26:37toutes les bourses aux armes
01:26:39en France
01:26:40et même à l'étranger
01:26:41pour savoir si quelqu'un
01:26:42avait racheté des plaquettes en bois
01:26:43donc si c'est l'arme du crime
01:26:44et qu'elle a des plaquettes
01:26:45une des plaquettes
01:26:47est cassée
01:26:47alors c'est évidemment
01:26:48une information très importante
01:26:49que vous nous donnez
01:26:50Imen Gouali ce matin
01:26:51selon vos informations
01:26:52ça n'est pas l'arme du crime
01:26:54est-ce que vous pouvez
01:26:54en quelques secondes
01:26:55quelques secondes
01:26:56qu'il nous reste
01:26:56nous donner des nouvelles
01:26:57des enfants
01:26:58de ces petites filles
01:26:59que deviennent-elles
01:26:59parce qu'aujourd'hui
01:27:00elles ont une vingtaine d'années
01:27:01il y en a une qui est majeure
01:27:03l'autre qui est sur le point de l'être
01:27:04elles vivent sous une nouvelle identité
01:27:07elles sont chez leur tante maternelle
01:27:10elles sont hyper protégées
01:27:14on ne peut pas y accéder
01:27:15enfin voilà
01:27:15elles sont dans une école planquée
01:27:17avec une nouvelle identité
01:27:18etc
01:27:19en France ?
01:27:20au Royaume-Uni ?
01:27:20au Royaume-Uni
01:27:21moi quand j'avais fait
01:27:22la série documentaire
01:27:23j'étais entrée en contact
01:27:24avec leur tante
01:27:25pour les informer du projet
01:27:26que ça allait se faire
01:27:27etc
01:27:27qu'elles ne le découvrent pas
01:27:28dans les journaux
01:27:29mais elles sont cadenassées
01:27:32je pense que c'est ce qu'il y a de mieux
01:27:33pour elles
01:27:33après elles sont encore entendues régulièrement
01:27:35je sais que l'an dernier
01:27:36il y a eu une expertise
01:27:38et notamment
01:27:39enfin
01:27:39ils ont utilisé de l'hypnose
01:27:41l'aîné en tout cas
01:27:42a vraiment très envie
01:27:43de se rappeler
01:27:43de certaines choses
01:27:45ça n'a pas donné grand chose
01:27:46elle a parlé d'un jean
01:27:47d'un monsieur avec un jean
01:27:48un blouson de cuir noir
01:27:50bon
01:27:50c'est à peu près tout
01:27:52ce dont elle a pu se souvenir
01:27:54et le mystère
01:27:55reste donc
01:27:55entier avec cette information
01:27:57que vous nous avez donnée
01:27:58en direct
01:27:59sur BFM TV
01:28:00allez dans quelques instants
01:28:02l'info ça continue évidemment
01:28:03sur la chaîne
01:28:04et vous retrouvez
01:28:05Christophe Delay
01:28:06avec Roselyne Dubois
01:28:07nous on se retrouve demain
01:28:08salut

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