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Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Générique
00:00:10Et ce sont encore deux grands titres qui dominent l'actualité.
00:00:13Ce matin, d'abord, l'antavirus et ses conséquences avec les règles de quarantaine qui sont durcies en France.
00:00:21On verra tout à l'heure comment et selon quelles procédures.
00:00:24Et puis, il y a bien sûr le Moyen-Orient avec le cessez-le-feu qui ne tient plus qu
00:00:28'à un fil.
00:00:28C'est Donald Trump qui le dit. Nos équipes vont nous raconter les derniers événements sur la guerre.
00:00:33Ils sont déployés dans l'ensemble des pays concernés par ce conflit.
00:00:38Commençons justement par aller aux Etats-Unis pour l'entendre.
00:00:41Donald Trump, on l'a aperçu. Mais écoutons-le maintenant parce qu'en ces temps de menace sanitaire,
00:00:44il a choisi la métaphore médicale pour décrire l'état du cessez-le-feu.
00:00:49Je dirais que le cessez-le-feu est au plus bas en ce moment. Il est sous assistance respiratoire.
00:00:54Ce sont toutes des personnes du milieu médical. Docteur Rose, être sous assistance respiratoire,
00:00:59ce n'est pas bon, vous êtes d'accord ?
00:01:00Le pronostic est très mauvais.
00:01:01Je dirais que le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive.
00:01:05Et les Etats-Unis, on y retrouve Antoine Hollard parce qu'il est avec nous en direct depuis Washington.
00:01:10Antoine, le président américain, on vient de l'entendre.
00:01:12Il parle même de ressusciter le fameux projet Liberté, autrement dit la sécurisation des bateaux qui veulent sortir.
00:01:20Ça peut revenir sur le devant de la scène ?
00:01:26Oui, parce qu'en fait, ces dernières semaines, Donald Trump a plusieurs reprises à menacer l'Iran,
00:01:30menace de reprendre les frappes et les bombardements en cas d'échec des négociations.
00:01:34Là, alors que son plan a été rejeté par Téhéran, Donald Trump sait qu'il doit faire quelque chose.
00:01:40Il en va quelque part de sa crédibilité.
00:01:42En même temps, on voit bien que Trump ne veut pas reprendre les hostilités.
00:01:46Et donc, l'option qui semble pour le moment t'odeur la corde, c'est effectivement de relancer ce projet
00:01:51Liberté.
00:01:52Cette opération qui avait pour objectif de briser le détroit d'Hormuz,
00:01:56que Trump avait déjà lancé la semaine dernière et qui avait tourné un peu au fiasco,
00:02:00puisque deux bateaux seulement étaient passés.
00:02:02Et Trump avait arrêté, sifflé la fin de l'opération après même pas 48 heures.
00:02:06Cette fois, Donald Trump parle d'une opération plus musclée que la précédente.
00:02:10Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
00:02:12On ne le sait pas, Donald Trump n'a pas donné de détails.
00:02:14Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que hier soir, Donald Trump a réuni à la Maison Blanche
00:02:18son équipe de sécurité nationale, c'est-à-dire le chef d'état-major, le général Keynes,
00:02:23également le patron de la CIA, les ministres de la Défense et des Affaires étrangères,
00:02:28pour évaluer la situation et prendre des décisions pour la suite.
00:02:33Pour le moment, on ne sait pas exactement ce qui est sorti de cette réunion.
00:02:36Ce qui semble évident, en tout cas, c'est que rien ne va bouger probablement dans l'immédiat,
00:02:41puisque Trump, tout à l'heure, s'envole pour la Chine et, selon toute vraisemblance,
00:02:46il ne prendra pas de décision, en tout cas, il n'ordonnera pas de nouvelles actions
00:02:50avant son retour à Washington, un retour qui est programmé pour vendredi.
00:02:54Et on vous retrouvera tout à l'heure, Antoine, pour que vous nous disiez justement
00:02:57ce qu'il doit se passer à Pékin, quel est le programme pour le président américain,
00:03:01parce qu'il a été publié il y a quelques heures maintenant.
00:03:03Alors, on va prendre les sujets les uns après les autres.
00:03:05D'abord, Patrick Sos, sur le cessez-le-feu, quand il dit ça,
00:03:08le président américain, tout à l'heure, qu'il ne tient plus qu'à un fil,
00:03:11sous assistance respiratoire même, est-ce que, sur le fond, il a raison ?
00:03:15Il a plus ou moins raison. Pourquoi ?
00:03:17Parce qu'un cessez-le-feu sans avancée diplomatique est forcément,
00:03:22et c'est avec un sens de l'alitote, quelque chose de fragile.
00:03:26On arrive à un moment assez particulier.
00:03:29Il y a eu 40 jours d'opérations militaires,
00:03:30et on est à, allez, 35 jours de cessez-le-feu.
00:03:34Donc, c'est un temps extrêmement long,
00:03:36surtout s'il n'y a pas, effectivement, une espèce de porte un peu ouverte.
00:03:41On l'a cru tout au début, avec ses premières heures de négociation à Islamabad.
00:03:46Il ne fallait pas parler d'échec de pourparler à l'époque,
00:03:49parce qu'on disait, au moins, c'est la première étape.
00:03:51On se parle, oui.
00:03:52On se parle.
00:03:53Là, aujourd'hui, on a quand même l'impression qu'on fait beaucoup de surplaces,
00:03:57et le surplace, ça n'existe pas dans ces situations-là extrêmement volatiles.
00:04:02Donc, il est normal.
00:04:02On l'a connu la semaine dernière, notamment, avec ses escarmouches,
00:04:06comme le disait Donald Trump, mais un moment de grande tension, quand même.
00:04:10Et il va falloir qu'il se passe véritablement quelque chose.
00:04:12C'est ce que tout le monde attend, du côté de Pékin, notamment,
00:04:14parce que sinon, effectivement, l'assistance respiratoire
00:04:17va devenir totalement indispensable pour le cessez-le-feu, si je puis dire.
00:04:20Et pourtant, Général Palomero, ce cessez-le-feu, il tient toujours, manifestement.
00:04:24Vous l'expliquez comment, vous ? Même si vous avez l'air dubitatif.
00:04:27C'est très artificiel.
00:04:29Il a été déclaré de manière, quand même, relativement unilatérale par Donald Trump.
00:04:34C'est lui qui a dit, bon, maintenant, on s'arrête.
00:04:37Et donc, les Iraniens se sont arrêtés.
00:04:41Primo, déceissez-le-feu, si on regarde dans le monde,
00:04:43il n'y en a pas beaucoup qui tiennent longtemps,
00:04:45mais il y en a un, c'est entre la Corée du Nord et la Corée du Sud.
00:04:48Bon, la situation est très différente.
00:04:50Il y a un équilibre qui s'est établi.
00:04:52Entre-temps, la Corée du Nord est devenue une puissance nucléaire.
00:04:55Là, on n'est pas du tout dans cette logique-là.
00:04:57Là, le cessez-le-feu, il renforce chaque jour le pouvoir iranien.
00:05:02C'est comme ça qu'il faut le vivre.
00:05:05Peut-être que la vie est difficile en Iran, ça, je n'en doute absolument pas.
00:05:09Mais il le renforce dans cette idée qu'il est capable de tenir tête
00:05:12à une des plus grandes coalitions qu'on ait pu organiser aujourd'hui dans le monde
00:05:18et que, finalement, on va sortir de là avec un Iran
00:05:24qui sera de toute façon devenu une puissance régionale
00:05:29avec des moyens de dissuasion, peut-être pas nucléaire,
00:05:33ou nucléaire sur le long terme,
00:05:36et qui pourra imposer sa loi comme elle le fait aujourd'hui dans le détroit d'Hormuz.
00:05:42Donc, pour l'instant, en tout cas, c'est vraiment perdant-perdant
00:05:46cette situation de blocage.
00:05:48Mais les vrais perdants, c'est ceux qui n'ont pas les moyens de durer dans cette crise.
00:05:54Les Chinois, ils ont pris de l'avance, ils ont des stocks,
00:05:57ils ont des stocks stratégiques.
00:05:58On va voir si une discussion entre les États-Unis et la Chine
00:06:01peut amener à quelque chose.
00:06:03Il ne faut pas en attendre trop quand même.
00:06:05Ça ne va pas changer fondamentalement le rapport de force.
00:06:09Donc, premier élément.
00:06:10Et puis, il y a ceux qui vont commencer et qui commencent sérieusement à souffrir
00:06:14et qui, d'un côté, souhaiteraient sans doute que ce cessez-le-feu,
00:06:19d'une manière ou d'une autre, continue pour qu'il puisse y avoir un redémarrage quelconque.
00:06:23Imaginez toutes ces infrastructures qui ont été attaquées
00:06:26tant qu'on est dans le cessez-le-feu.
00:06:28Personne ne va investir là-dedans.
00:06:30Et pourtant, il y a des enjeux colossaux.
00:06:32Toutes les raffineries et tout ça que nous n'avons pas,
00:06:35pour parler des Européens sur le territoire européen,
00:06:39personne ne va faire du jet fuel, du kérosène à la place de ces raffineries.
00:06:44Donc, progressivement, on va sentir le poids.
00:06:46Et peut-être dernier élément, mais qui est peut-être un peu plus stratégique,
00:06:50c'est finalement la question qui se pose à nous aujourd'hui,
00:06:53quand je dis à nous, c'est aux Occidentaux, c'est aux Européens.
00:06:56C'est quel avenir voit-on pour l'Iran ?
00:07:00Quel avenir souhaiterions-nous pour l'Iran ?
00:07:04Et qu'est-ce qu'on est prêt à faire pour que cet avenir se dessine ?
00:07:07Et cette ambiguïté, en fait, quand on y réfléchit bien,
00:07:10elle date depuis pratiquement, je dirais, la fin de la guerre entre l'Iran et l'Irak.
00:07:14Et les États-Unis ont entretenu, les différents pouvoirs aux États-Unis ont entretenu cette ambiguïté.
00:07:20C'est vrai qu'ils se sont penchés sur la capacité nucléaire,
00:07:23c'est vrai qu'il y a eu des embargos, c'est vrai qu'il y a toujours ces mesures
00:07:28qui sont là.
00:07:29Mais d'un autre côté, personne, aucun président américain n'a décidé d'aller faire la croisade
00:07:36qui a été menée, par exemple, contre Saddam Hussein.
00:07:39Et c'est ça un peu le fond de la question.
00:07:41C'est qu'on a laissé l'Iran croître, se doter quand même d'armements,
00:07:46pas d'armements classiques, c'est vrai, mais d'armements qui aujourd'hui sont une véritable menace permanente.
00:07:53On parlait de sous-marins à l'instant, on parlait de drones, on parle de missiles balistiques, c'est pas
00:07:58rien.
00:07:59Et donc, je crois que pour les Européens, il est temps de définir vraiment une voie claire et nette sur
00:08:06notre attitude.
00:08:07On ne peut pas rester en retrait tout au long de notre vie.
00:08:12À un moment, l'impact va être tel qu'on va être poussé à faire quelque chose.
00:08:16Et on voit le Charles de Gaulle d'ailleurs qui se rapproche.
00:08:18On vous montrera tout à l'heure précisément où il en est et de quelle manière il est en train
00:08:22de s'équiper militairement.
00:08:24D'abord, Lovar Enel, est-ce que vous êtes d'accord avec le général quand il dit
00:08:26« Chaque jour qui passe renforce l'Iran » ?
00:08:29Et c'est d'ailleurs ce qu'on croit comprendre quand on lit ce communiqué de Mohamed Galibaf,
00:08:34le président du Parlement iranien, qui dit « Nos forces armées sont prêtes à répondre de façon instructive.
00:08:42Une stratégie erronée, des décisions erronées ont toujours un résultat erroné.
00:08:45Nous sommes prêts pour toutes les options.
00:08:46Ils seront surpris, dit-il.
00:08:48Il promet même d'infliger une leçon en cas d'agression.
00:08:52C'est juste de la rhétorique ou bien l'Iran a vraiment les moyens de frapper très fort. »
00:08:56Il y a deux sujets.
00:08:58C'est leur capacité effectivement à répondre sur le plan militaire,
00:09:01dans le sens d'avoir la main sur les forces américaines.
00:09:03J'en doute un peu.
00:09:04Par contre, ce qui est certain, là, je suis aussi ce qui a été dit,
00:09:06c'est l'aspect résistance.
00:09:08La résistance, chaque jour qui passe, et ça on l'a dit dès le départ, rappelez-vous,
00:09:11est une victoire pour le régime.
00:09:12Car tous les jours, la partie de face dit « Ils sont morts, c'est une question imminente,
00:09:17ça y est, c'est réglé.
00:09:19Leur Mojtaba, le guide suprême, il est mort, quasiment dans le coma, ça va s'effondrer. »
00:09:24Bon, force est de constater que si ça doit arriver,
00:09:26ce n'est pas imminent.
00:09:27Donc, leur capacité, alors nous, on dit de résilience,
00:09:30il faut rappeler que ce sont les gardiens de la révolution.
00:09:33Garder la révolution, c'est résister.
00:09:35Résister à qui ?
00:09:36Ben, leurs ennemis ontologiques, ce sont les États-Unis et Israël.
00:09:40Donc là, cette guerre pour eux, un, dans leur tête, ils s'y sont préparés.
00:09:44J'ai presque quand même envie de dire, ils l'ont rêvé.
00:09:46Et donc, tenir, c'est une victoire.
00:09:48Après, sur le plan, on va dire, plus concret,
00:09:50il y a, dans le cadre de ce cessez-le-feu, pas cessez-le-feu,
00:09:54une vraie question de la crédibilité américaine à être capable, en réalité,
00:09:58d'avoir la main, d'une part, sur ce genre de conflit,
00:10:01d'autre part, sur ce type d'ennemis qui sont militairement
00:10:03et donc conventionnellement inférieurs.
00:10:05Ça veut dire que le militaire pour le militaire,
00:10:09ou je dirais plutôt frapper pour frapper, ne fait pas une victoire.
00:10:12Et là, on a un vrai sujet de fond, à mon sens, et je ne le comprends pas.
00:10:16Le problème qu'on a, et je vais dans le sens de qu'est-ce qu'on attend,
00:10:19en réalité, avec les Iraniens,
00:10:21j'ai envie de dire qu'au-delà des massacres qui perpétuent tous les jours,
00:10:24j'ai reçu encore des notifications d'exécution d'Iraniens
00:10:29dans le régime d'il y a encore 48 heures.
00:10:32Donc ça, c'est un fait.
00:10:33Mais la réalité, c'est que sur la partie stratégique,
00:10:36je ne comprends pas que les Américains d'emblée n'aient pas dit
00:10:38aux gardiens de la Révolution, écoutez, on a un vrai problème de fond,
00:10:42arrêtez de dire que votre objectif, c'est de rayer Israël de la carte
00:10:46et de tuer tous les Juifs de la planète.
00:10:48Je pense que quand même, on peut trouver des...
00:10:50Ben non, ils n'ont pas dit ça, ils ont dit, on va vous massacrer.
00:10:52Et vous savez, je crois qu'à mon sens, il y a une erreur d'appréciation
00:10:55sur la fragilité qui était dès janvier, rappelez-vous,
00:10:58quand Donald Trump avait dit, allez-y, sortez dans la rue, je viendrai.
00:11:02Je pense qu'il y a eu un décalage.
00:11:04S'il était venu à ce moment-là, peut-être que des armes pour aider la population
00:11:07auraient pu renverser.
00:11:08Il a attendu ou il n'a pas jugé qu'aider le peuple faisait partie
00:11:13de ses, on va dire, réflexions stratégiques.
00:11:16Mais en l'occurrence, là, il est, on va dire, un État contre l'Iran.
00:11:21Et l'Iran est contre sa population.
00:11:23Et là, aujourd'hui, aussi à cause de ses sanctions et de cesser le feu,
00:11:26la population iranienne qui est victime du régime
00:11:28est aussi victime de ce cesser le feu.
00:11:30Et ce n'est pas certain qu'aujourd'hui, on ait une unanimité du côté américain,
00:11:35alors même que c'était le cas en janvier dernier.
00:11:36Il n'y a pas non plus d'unanimité au sein des monarchies du Golfe.
00:11:39Et on va le voir avec l'attitude des Émirats arabes unis,
00:11:42parce qu'on a appris une autre information majeure
00:11:45sur les événements de ces dernières semaines.
00:11:47C'est le Wall Street Journal qui le révèle.
00:11:48Les Émirats ont mené, d'après le Wall Street Journal,
00:11:51des opérations directes contre l'Iran.
00:11:54C'était en avril, mais l'information ne sort que maintenant.
00:11:56Information dont on précise qu'elle n'est pas confirmée par les Émirats.
00:11:59On va retrouver à Doha, au Qatar, donc tout près des Émirats.
00:12:02Marie Roux, pour avoir un peu plus de précision là-dessus.
00:12:05Oui, et ce serait un tournant majeur dans la guerre au Moyen-Orient.
00:12:08Car jusqu'ici, seuls les États-Unis et Israël avaient revendiqué
00:12:12officiellement avoir mené des frappes, des attaques contre l'Iran.
00:12:15Alors selon les révélations du Wall Street Journal,
00:12:17les Émirats arabes unis ont mené des frappes eux-mêmes contre l'Iran
00:12:21pendant le mois d'avril.
00:12:22Des frappes qui ont visé, ciblé des installations pétrolières iraniennes
00:12:26situées sur l'île de l'Avent.
00:12:28Et ces révélations, elles interviennent dans un contexte déjà tendu
00:12:31entre les Émirats arabes unis et l'Iran.
00:12:34Puisque depuis le début du conflit, la défense émiratie
00:12:37affirme avoir intercepté 550 missiles de croisière
00:12:41et plus de 2200 drones.
00:12:43Les Émirats arabes unis qui ont été visés à quatre reprises
00:12:46la semaine dernière.
00:12:47Et puis depuis le début du conflit, l'Iran a visé notamment
00:12:50des bases américaines sur leur territoire ou encore des infrastructures stratégiques.
00:12:55Les Émirats arabes unis qui sont particulièrement ciblés par l'Iran
00:12:59puisqu'ils sont un partenaire stratégique des États-Unis.
00:13:02Et l'Iran reproche aussi leur rapprochement avec Israël
00:13:04depuis les accords d'Abraham en 2020.
00:13:07Une position bien différente de celle du Qatar par exemple.
00:13:11Car le Qatar essaye de jouer un rôle de médiateur
00:13:14entre Washington et Téhéran.
00:13:16Mais plus le conflit s'enlise,
00:13:18plus les pays du Golfe semblent avoir du mal à être écartés
00:13:22ou en tout cas à s'écarter de ce conflit.
00:13:24Alors c'est une information évidemment importante
00:13:26qui permet d'éclairer d'une lumière nouvelle
00:13:28certains événements de ces derniers jours.
00:13:31Pourquoi cette implication, Patrick Sos, des Émirats
00:13:33alors que les autres monarchies locales n'ont jamais franchi ce pas-là ?
00:13:38Oui, je vous donne quelques chiffres.
00:13:40551 missiles et 2263 drones qui sont tombés sur les Émirats.
00:13:44Vous avez peut-être le droit de se défendre
00:13:46même s'il y avait effectivement...
00:13:49Autant que ce qui est visé Israël en gros.
00:13:50Oui, dans les ordres avec une très grande capacité d'interception
00:13:55et pour cause, c'est Mike Hukabi qui vient de le dire,
00:13:58c'est l'ambassadeur américain à Jérusalem
00:14:00qui vient d'indiquer qu'Israël avait envoyé des batteries
00:14:05du dôme de fer aux Émirats arabes unis.
00:14:07Il y a eu des systèmes patriotes plus du dôme de fer
00:14:10donc on sent qu'il y a eu une espèce d'illustration
00:14:15des accords d'Abraham par ces envois de batteries
00:14:19d'hommes de fer et pourquoi en secret ?
00:14:22Parce qu'effectivement, même si les Iraniens ont bien dû voir
00:14:25d'où partaient certains de ces missiles...
00:14:28Et d'ailleurs, ils ont réagi.
00:14:29Et ils ont réagi tout en disant, parfois, c'est pas nous, on évite...
00:14:34Il y a eu ce jeu de dupes, mais parfaitement connu
00:14:37de tous ceux de la région parce qu'encore une fois,
00:14:39lorsque vous avez des projets d'îles qui partent,
00:14:41on peut les suivre totalement à la trace,
00:14:45côté américain, mais aussi côté iranien.
00:14:47Et donc, on était au mois d'avril dans cette situation là aussi
00:14:51de ni guerre ni paix, mais les Émirats ne pouvaient pas décemment
00:14:55laisser faire, après les chiffres que je viens de vous donner.
00:14:58Il y a eu beaucoup d'interceptions, mais il y a eu des dégâts
00:15:00et surtout énormément de dégâts économiques.
00:15:03Les Émirats arabes unis, c'est Abu Dhabi,
00:15:05avec une capacité pétrolière, il y a la possibilité de les sortir.
00:15:08Il y a en ce moment même un pétrolier émirati
00:15:12qui vient de passer le détroit d'Ormous pour aller d'un côté du Golfe
00:15:16vers l'autre, puisque les Émirats donnent aussi sur la mer d'Omane.
00:15:20Mais par exemple, Dubaï, on ne parle pas de dégâts
00:15:23sur les infrastructures pétrolières, mais sur le tourisme
00:15:26qui est une part immense de l'économie dubaïotte.
00:15:31Il y a cette réunion prévue, ce sommet prévu
00:15:35dont on a déjà un petit peu parlé en Chine
00:15:38avec Donald Trump qui doit arriver après-demain.
00:15:40Le général Palomero nous disait il y a quelques instants
00:15:42qu'il ne faut pas en attendre trop quand même.
00:15:44Que peut-on en attendre, justement ?
00:15:45On va poser la question à Antoine Hollard
00:15:46qui est toujours avec nous depuis Washington.
00:15:48On connaît maintenant le programme du président.
00:15:50On sait plus précisément comment les choses vont se passer, Antoine.
00:15:56Oui, exactement. La grosse journée, ce sera jeudi.
00:15:58Donald Trump sera accueilli en grande pompe
00:16:01par son homologue Xi Jinping.
00:16:03Ça va se passer du côté du Grand Palais du Peuple
00:16:06qui est un peu l'Assemblée Nationale, le Parlement chinois
00:16:10à côté de la place Tan Yenmen.
00:16:11Il y aura d'abord une cérémonie d'accueil.
00:16:14Ensuite, les deux hommes se retrouveront
00:16:16pour une première réunion bilatérale.
00:16:18Et puis, le soir, ce sera un grand banquet,
00:16:21un dîner d'État donné en l'honneur de Donald Trump.
00:16:24Le lendemain, vendredi, les deux hommes se retrouveront à nouveau
00:16:27cette fois pour prendre le thé et pour déjeuner.
00:16:30Il y aura là encore une réunion bilatérale
00:16:32entre les deux présidents.
00:16:34Alors, au menu des discussions,
00:16:36il y aura essentiellement des questions économiques
00:16:38avec les taxes douanières qui occuperont une bonne place.
00:16:41Mais, évidemment, la situation en Iran
00:16:43sera aussi largement abordée par les deux hommes.
00:16:46Alors que la Chine est un allié de l'Iran,
00:16:48Donald Trump espère obtenir de Pékin
00:16:50qu'il fasse pression sur l'Iran,
00:16:53notamment sur le sujet du détroit d'Hormuz.
00:16:55On verra si ça fonctionne.
00:16:57C'est vrai que Donald Trump n'est pas forcément
00:16:59en position de force pour imposer quoi que ce soit
00:17:00à Xi Jinping.
00:17:02Il arrive à Pékin alors qu'il n'a pas réussi
00:17:05à régler la guerre, qu'il est toujours englué
00:17:07dans ce conflit dont il n'arrive pas à trouver une issue.
00:17:10Et ça, ça n'était pas prévu forcément par Donald Trump.
00:17:13Il espérait avoir signé quelque chose avec l'Iran
00:17:16avant de s'envoler pour Pékin.
00:17:19On a aussi quelques précisions, par ailleurs,
00:17:21sur la délégation qui accompagne Donald Trump,
00:17:23en particulier les chefs d'entreprise
00:17:25qui seront dans ses bagages.
00:17:27Il y aura notamment Elon Musk ou Tim Cook,
00:17:30le PDG d'Apple, même si là encore,
00:17:32on ne s'attend pas à ce que de gros contrats
00:17:34soient signés à l'occasion de ce déplacement.
00:17:37Voilà pour le programme.
00:17:37Grégory Portet nous a rejoint.
00:17:39Est-ce que le sort de la guerre en Iran
00:17:42va se jouer après-demain à Pékin ou pas ?
00:17:44Le sort peut-être pas,
00:17:45mais une bonne partie de la question
00:17:48va être abordée par Trump.
00:17:50Lui, il est dans une échéance,
00:17:52je dirais, assez court-termiste,
00:17:54qui est, je le rappelle,
00:17:56il a commencé le 28 février,
00:17:58il n'a que 60 ou 90 jours
00:18:00pour maintenir son opération à l'étranger.
00:18:02Faute de quoi ?
00:18:03Eh bien, il faudra quand même l'accord du Congrès.
00:18:06Donc, il faut qu'il essaye d'avancer.
00:18:07Maintenant, la Chine apparaît comme le partenaire
00:18:09avec qui il doit négocier.
00:18:11Le problème, c'est un problème de posture.
00:18:13Trump s'est toujours positionné
00:18:15comme « the big guy »,
00:18:16l'homme fort.
00:18:17Et là, tout d'un coup,
00:18:18il devient celui qui va demander
00:18:20un coup de main à la Chine
00:18:22pour essayer de résoudre un conflit
00:18:23qui commence à affecter
00:18:26lourdement son électorat.
00:18:27Et la Chine, qui, on le rappelle,
00:18:29est dépendante du pétrole iranien
00:18:31de façon massive,
00:18:32puisqu'elle en apporte 80% de la production.
00:18:34En attendant cette visite du côté français,
00:18:36le Charles de Gaulle continue de se rapprocher.
00:18:38Il a même passé le détroit de Babel-Mandel,
00:18:40vous savez, qui se trouve au sud
00:18:41de la mer Rouge.
00:18:42Il y a une réunion prévue aujourd'hui
00:18:43entre la France et la Grande-Bretagne
00:18:45sur le dispositif commun
00:18:46pour tenter de sécuriser le détroit.
00:18:49La France a renforcé ses moyens
00:18:52et c'est ce que va nous montrer
00:18:52Fanny Weckscheider tout de suite.
00:18:56Avec notamment, Fanny,
00:18:58le déploiement d'hélicoptères Tigre
00:18:59côté français.
00:19:00Oui, alors c'est encore hypothétique,
00:19:02mais en effet, il y a cette hypothèse
00:19:03de cet hélicoptère, le Tigre,
00:19:07un hélicoptère de combat,
00:19:08de l'armée de terre qui dit
00:19:10hélicoptère de combat
00:19:11dit qu'il transporte des armes.
00:19:13Vous le voyez, il a un canon de 30 mm.
00:19:15Il a également deux paniers
00:19:16disposant de 22 roquettes.
00:19:19C'est un moyen de défense
00:19:20plutôt à bas coût.
00:19:22Et surtout, il a été testé
00:19:23et approuvé lors de phases
00:19:26d'essais, de tests
00:19:27aux Émirats arabes unis
00:19:28en mars dernier,
00:19:30où il s'était montré
00:19:30particulièrement efficace
00:19:32et dissuasif
00:19:33contre des drones iraniens.
00:19:34On va le voir en mouvement également
00:19:36puisqu'il a aussi la possibilité
00:19:38de se poser
00:19:39et de décoller
00:19:40notamment de ces frégates.
00:19:42Ce seraient les frégates
00:19:43de la Marine nationale,
00:19:44comme celles qui escortent
00:19:45actuellement le porte-avions
00:19:46Charles de Gaulle.
00:19:47C'est un moyen de défense
00:19:48supplémentaire à bas coût,
00:19:51je le disais,
00:19:51qui peut accompagner
00:19:52ces escortes
00:19:53et qui est plus près
00:19:55des sigles, par exemple,
00:19:56que les avions rafalent.
00:19:58Leur embarquement
00:19:59à ces hélicoptères Tigre,
00:20:00il serait une vraie révolution
00:20:02tactique et opérationnelle.
00:20:04Je parlais des rafales,
00:20:05justement,
00:20:05on va les voir aussi
00:20:06en mouvement.
00:20:06Ce sont donc ces autres moyens
00:20:09qui permettent,
00:20:10on va les voir,
00:20:11cette fois-ci,
00:20:11de tirer des missiles,
00:20:13des missiles Mika,
00:20:14mais eux,
00:20:15ils tirent de plus loin.
00:20:16Mais voilà,
00:20:17ils sont également
00:20:18à disposition
00:20:18dans cet arsenal français
00:20:21qui pourrait être déployé.
00:20:23Et puis,
00:20:23il y a donc
00:20:24le fameux porte-avions
00:20:25Charles de Gaulle
00:20:26dont le parcours
00:20:27se poursuit.
00:20:27Il est parti
00:20:28de la Méditerranée orientale
00:20:30il y a un peu plus
00:20:30d'une semaine.
00:20:31Il a passé
00:20:32le canal de Suez
00:20:33le 6 mai dernier.
00:20:34Il se dirige à présent
00:20:35vers la mer d'Arabie
00:20:36qu'il devrait atteindre
00:20:37dans les prochains jours.
00:20:38On le voit là,
00:20:39ici,
00:20:39sur ce timelapse.
00:20:40Ces images en mouvement
00:20:41accompagnées de ces bateaux-escorteurs.
00:20:44Ça devient un groupe naval
00:20:45de au moins
00:20:46quatre bâtiments.
00:20:48C'est le signal
00:20:48de cette coalition,
00:20:49donc,
00:20:50co-dirigée par la France
00:20:51et le Royaume-Uni.
00:20:53en concertation,
00:20:54dit Emmanuel Macron
00:20:55avec Téhéran
00:20:55pour assurer
00:20:56la reprise
00:20:57de ce trafic maritime
00:20:58dans le détroit d'Hormuz
00:20:59pour déconflicter la zone,
00:21:01dit le président français.
00:21:02Un groupe naval
00:21:03doté de nouveaux moyens
00:21:05de défense
00:21:06avec la possibilité
00:21:07de ces hélicoptères Tigres.
00:21:09Merci,
00:21:09Général Paloméros.
00:21:10D'un mot,
00:21:11l'arrivée des hélicoptères Tigres,
00:21:12c'est un changement important ou pas ?
00:21:14Non,
00:21:14c'est une capacité supplémentaire.
00:21:16Tout ça,
00:21:16c'est des capacités complémentaires,
00:21:18mais la vraie question,
00:21:19c'est pour quoi faire ?
00:21:20Or,
00:21:21qu'est-ce qu'il se passe en ce moment ?
00:21:22Ce n'est pas ce dispositif-là
00:21:23qui va dégager aujourd'hui,
00:21:25en tout cas,
00:21:26le détroit d'Hormuz.
00:21:27Donc,
00:21:28par voie de conséquence,
00:21:29si on regarde bien
00:21:30où est positionné le porte-avions,
00:21:32il vient de passer,
00:21:33et c'est ça,
00:21:33c'est très important,
00:21:34dans le détroit de Babel-Mandem,
00:21:35qui est un autre détroit stratégique
00:21:38et que les compagnies maritimes,
00:21:40aujourd'hui,
00:21:41hésitent à franchir
00:21:42puisqu'il y a une menace potentielle
00:21:44des outils.
00:21:45Et je me demande
00:21:46si finalement,
00:21:47cette mission,
00:21:47elle ne va pas avoir pour but,
00:21:48dans un premier temps,
00:21:49déjà de sécuriser ce détroit
00:21:52et l'accès à la mer Rouge,
00:21:53qui est très important.
00:21:54Ça ferait gagner quand même
00:21:55beaucoup de temps
00:21:55et donner une certaine respiration,
00:21:57je dirais,
00:21:58à l'économie,
00:21:58même si ça ne va pas suppléer
00:22:00ce qui ne vient pas du Golfe en soi.
00:22:02Mais c'est un bon prépositionnement
00:22:05que nous prenons là
00:22:06pour apporter une pierre à l'édifice,
00:22:09mais ça ne sera pas déterminant,
00:22:11sauf si, évidemment,
00:22:12on s'engage un jour ou l'autre,
00:22:14ensemble,
00:22:15pour vraiment,
00:22:17contre l'Iran,
00:22:18en se disant
00:22:18que ce n'est pas possible.
00:22:19On ne peut pas admettre
00:22:20à l'avenir
00:22:20que l'Iran
00:22:21soit une puissance dominante
00:22:23avec tous les moyens
00:22:24de coercition
00:22:25contre sa population
00:22:26et contre le reste du monde
00:22:28qu'elle possède.
00:22:29Et on suivra donc tout à l'heure
00:22:30cette réunion
00:22:30entre la France
00:22:31et la Grande-Bretagne
00:22:32sur ce déploiement.
00:22:34On suit aussi
00:22:35l'évolution de la situation
00:22:37sur l'antavirus.
00:22:38Une conférence de presse
00:22:39de la ministre de la Santé
00:22:41est prévue cet après-midi.
00:22:42Vous la suivrez sur BFM TV.
00:22:44Ce sera à 16h45 précisément.
00:22:46Elle donnera,
00:22:46notamment,
00:22:47on peut l'imaginer en tout cas,
00:22:48des nouvelles
00:22:48de la patiente testée positive,
00:22:51la patiente française
00:22:52qui est soignée
00:22:52à l'hôpital Bichat.
00:22:53Et nous irons prendre
00:22:54de ces nouvelles aussi
00:22:54dans quelques instants
00:22:55en direct sur place.
00:22:56A tout de suite.
00:22:56La France renforce
00:22:59les mesures d'isolement
00:23:00pour les cas contacts.
00:23:02C'est l'annonce forte
00:23:02de ces dernières heures
00:23:03sur le antavirus.
00:23:05Une nouvelle réunion
00:23:06interministérielle a lieu
00:23:07ce matin.
00:23:08Nous verrons
00:23:08avec nos envoyés spéciaux
00:23:10aussi des restrictions
00:23:12supplémentaires
00:23:13sont à l'étude.
00:23:14Nous verrons également
00:23:14qu'est l'état de santé
00:23:15de la française
00:23:17testée positive
00:23:18après son voyage
00:23:20sur le fameux bateau
00:23:21de croisière.
00:23:22D'abord,
00:23:22la guerre au Moyen-Orient.
00:23:23Voyons les dernières infos,
00:23:24les dernières images
00:23:24avec vous,
00:23:25Elisa Tranin.
00:23:26Bonjour Elisa.
00:23:27Bonjour Julien,
00:23:27bonjour à tous.
00:23:28Et à la une ce matin,
00:23:29cette question,
00:23:30la trêve entre l'Iran
00:23:31et les Etats-Unis,
00:23:32a-t-elle une chance
00:23:34d'être prolongée ?
00:23:35Rien n'est moins sûr
00:23:37à en croire Donald Trump
00:23:38qui juge le cessez-le-feu
00:23:40sous assistance respiratoire.
00:23:42Je cite,
00:23:42ce n'est pas bon signe,
00:23:43a-t-il dit,
00:23:44avant d'accuser l'Iran
00:23:46de retarder
00:23:47la conclusion d'un accord.
00:23:48Écoutez.
00:23:50Ils pensent que je vais me lasser,
00:23:52que je vais m'ennuyer,
00:23:53être sous pression,
00:23:54mais il n'y a absolument
00:23:55aucune pression.
00:23:56Nous aurons une victoire complète.
00:23:59Réponse du président
00:24:00du Parlement iranien.
00:24:02Nos forces armées
00:24:03sont prêtes à répondre
00:24:04à toute agression.
00:24:06Nous sommes prêts
00:24:07pour toutes les options.
00:24:09Ils seront surpris.
00:24:10L'Iran,
00:24:11sans aucun doute
00:24:12au menu des discussions
00:24:13entre Donald Trump
00:24:14et Xi Jinping,
00:24:15le président des États-Unis,
00:24:16est attendu demain
00:24:17à Pékin
00:24:18pour une visite
00:24:19de trois jours.
00:24:21Il entend faire pression
00:24:22sur la Chine
00:24:23pour qu'elle use
00:24:23de son influence
00:24:24auprès de Téhéran
00:24:26pour l'amener
00:24:27à conclure un accord
00:24:28avec Washington.
00:24:30Il sera également
00:24:31en question
00:24:31entre les deux dirigeants
00:24:32de commerce,
00:24:33de vente
00:24:34d'armes américaines
00:24:36à Taïwan.
00:24:37Il faut savoir
00:24:37que la dernière visite
00:24:39d'un chef d'État
00:24:40américain
00:24:40à Pékin
00:24:41remonte
00:24:42à 2017.
00:24:44Et pendant ce temps,
00:24:45vous allez le voir
00:24:46sur ces images,
00:24:46la guerre se poursuit
00:24:48au Liban
00:24:48où l'armée israélienne
00:24:50continue
00:24:50de frapper
00:24:51le Hezbollah
00:24:52en dépit
00:24:53du cessez-le-feu
00:24:53en vigueur
00:24:54depuis le 17 avril.
00:24:56L'Agence nationale
00:24:57d'information libanaise
00:24:59a annoncé
00:24:59la mort
00:25:00de six personnes
00:25:01hier
00:25:01dans un bombardement aérien.
00:25:03C'était à Kfardounine,
00:25:04dans le sud du pays.
00:25:06Conséquence
00:25:07de cette guerre,
00:25:08les prix du pétrole
00:25:09continuent de grimper
00:25:10près d'un pour cent
00:25:11ce matin
00:25:11pour le baril de Brent
00:25:12et ça devient compliqué
00:25:13pour la trésorerie
00:25:15des entreprises.
00:25:16Le gouvernement français
00:25:17a donc décidé
00:25:18d'élargir
00:25:19le prêt flash carburant
00:25:21au secteur
00:25:22du BTP.
00:25:23Jusqu'ici,
00:25:24c'était un prêt
00:25:24créé en avril
00:25:25pour les agriculteurs,
00:25:26les pêcheurs,
00:25:27les taxis
00:25:28et les transporteurs
00:25:29routiers.
00:25:30Ce prêt
00:25:31permet
00:25:31aux PME
00:25:32et aux TPE
00:25:33d'emprunter
00:25:34entre 5 000
00:25:35et 50 000 euros
00:25:36sans exigence
00:25:37de garantie.
00:25:38Enfin,
00:25:39la France,
00:25:39par ailleurs,
00:25:40qui copréside
00:25:41aujourd'hui
00:25:41avec les Britanniques
00:25:42une nouvelle réunion
00:25:44sur la sécurisation
00:25:45du détroit d'Hormuz.
00:25:47Il sera question
00:25:48des contributions
00:25:50militaires
00:25:50des pays volontaires.
00:25:51Oui,
00:25:52ce sera évidemment
00:25:52un rendez-vous important
00:25:53que nous suivons
00:25:53sur BFM TV.
00:25:54Elisa,
00:25:55merci beaucoup.
00:25:56On suit également
00:25:57l'actualité sanitaire
00:25:58avec le antavirus
00:26:00et ses suites.
00:26:00le gouvernement
00:26:01a annoncé
00:26:03un durcissement
00:26:04des règles d'isolement
00:26:04pour les cas contacts.
00:26:06Il y a également
00:26:06une conférence de presse
00:26:07que vous suivrez
00:26:08cet après-midi
00:26:08sur BFM TV
00:26:09à 16h45.
00:26:11D'abord,
00:26:12une réunion
00:26:12s'est tenue ce matin
00:26:13à Matignon,
00:26:14réunion inter-service,
00:26:15inter-ministérielle.
00:26:16Et Chloé Giraud
00:26:17est sur place
00:26:18pour nous dire,
00:26:18Chloé,
00:26:19ce qu'il s'est dit,
00:26:21y a-t-il de nouvelles mesures
00:26:22à en attendre ou pas ?
00:26:26Alors,
00:26:26pour le moment,
00:26:27on n'a pas encore
00:26:27la confirmation
00:26:28tout d'abord
00:26:29que cette réunion
00:26:29est terminée.
00:26:30En tout cas,
00:26:31elle devrait être
00:26:31sur le point de s'achever
00:26:32puisqu'elle a commencé
00:26:34désormais il y a
00:26:34à peu près deux heures.
00:26:36Pas d'informations
00:26:37non plus
00:26:37sur ce qui s'est dit
00:26:38pour le moment.
00:26:39Globalement,
00:26:40il ne faut pas forcément
00:26:41s'attendre à des annonces
00:26:42à chacune de ces réunions.
00:26:44Pourquoi ?
00:26:45Parce que maintenant,
00:26:46Matignon l'a annoncé,
00:26:47mais elles vont devenir
00:26:48extrêmement régulières,
00:26:50à savoir deux réunions
00:26:52de points de situation
00:26:53interministérielle
00:26:54sur cet antivirus
00:26:55ici à Matignon
00:26:56chaque jour.
00:26:58Ce qu'on peut vous dire,
00:26:59c'est que ce matin,
00:27:00cette réunion,
00:27:01il y avait autour
00:27:02du Premier ministre
00:27:03Sébastien Lecornu,
00:27:04les directeurs de cabinet
00:27:05des différents ministères
00:27:07concernés,
00:27:08à savoir le ministère
00:27:09de la Santé
00:27:09ou encore le ministère
00:27:10de l'Intérieur.
00:27:11Et une deuxième réunion
00:27:13devrait donc avoir lieu
00:27:14cet après-midi.
00:27:16Cette fois-ci,
00:27:16une manière aussi
00:27:17pour le gouvernement
00:27:18de montrer qu'il prend
00:27:19cette question
00:27:20de l'antavirus
00:27:21extrêmement au sérieux.
00:27:22D'ailleurs,
00:27:23hier soir,
00:27:24Sébastien Lecornu
00:27:25a aussi réuni
00:27:25ici à Matignon
00:27:27autour de lui
00:27:27plusieurs épidémiologistes
00:27:29afin de recueillir
00:27:30le maximum d'informations
00:27:32sur cette maladie.
00:27:33Oui,
00:27:33il y a effectivement
00:27:34l'enjeu sanitaire,
00:27:35l'enjeu politique
00:27:36dans cette crise.
00:27:37Merci Chloé,
00:27:38en direct de Matignon.
00:27:40Guillaume Daré,
00:27:40d'abord sur les enjeux politiques
00:27:42avant de voir
00:27:42les enjeux sanitaires.
00:27:43On voit l'affichage
00:27:44du gouvernement,
00:27:45Chloé nous l'a dit,
00:27:46deux réunions par jour
00:27:47et puis donc,
00:27:48cet après-midi,
00:27:49une conférence de presse
00:27:49de les ministres.
00:27:50Oui,
00:27:50une volonté de la part
00:27:51du Premier ministre
00:27:52et du gouvernement
00:27:52de montrer qu'ils sont
00:27:53évidemment vigilants,
00:27:55transparents,
00:27:56c'est-à-dire qu'ils disent
00:27:56tout ce qu'ils savent,
00:27:57sans pour autant créer
00:27:58une panique.
00:27:59On voit que c'est la volonté
00:28:00effectivement de la part
00:28:01du Premier ministre.
00:28:02Il y a une volonté aussi,
00:28:03c'est pour ça qu'il a réuni
00:28:04le Premier ministre hier,
00:28:05les épidémiologues,
00:28:06de, en quelque sorte,
00:28:08si j'ose dire,
00:28:08les confronter par ce qu'on avait vu
00:28:09au moment notamment du Covid
00:28:10et on l'a vu même
00:28:11sur ces premières heures,
00:28:13ces premiers jours
00:28:13au temps de retour
00:28:14de l'antavirus,
00:28:14il y a parfois
00:28:15des analyses différentes.
00:28:20finalement quels sont
00:28:21les constats
00:28:22que partagent
00:28:23les épidémiologistes
00:28:24et c'est là-dessus
00:28:24que le pouvoir politique,
00:28:26des constats partagés
00:28:27sur lesquels le pouvoir politique
00:28:28peut ensuite s'appuyer
00:28:29pour prendre des décisions
00:28:30et trancher
00:28:31et puis une volonté aussi
00:28:32qu'il y ait un,
00:28:33le ministre nous le disait,
00:28:34un cadre propre,
00:28:35c'est-à-dire qu'on a vu
00:28:36au moment du Covid,
00:28:37des fois ça partait un peu
00:28:38dans tous les sens.
00:28:38Il y a une volonté
00:28:39de cadrer les choses
00:28:40de la part du Premier ministre,
00:28:41que ce soit politiquement
00:28:42ou avec les épidémiologues
00:28:44sur le plan sanitaire
00:28:46pour pas qu'il y ait
00:28:46différentes versions
00:28:47effectivement qui se promènent
00:28:49dans la nature,
00:28:49dans le débat public
00:28:50et nous disaient que ça
00:28:50c'était extrêmement compliqué
00:28:52et une volonté aussi très claire
00:28:54de taper fort,
00:28:55c'est-à-dire en termes
00:28:56d'isolement,
00:28:57taper fort pourquoi ?
00:28:58Pour montrer qu'on est prudent,
00:28:59vigilant,
00:29:00quitte après peut-être
00:29:01à redescendre un peu
00:29:02mais il vaut mieux
00:29:03que ce soit dans ce sens-là
00:29:04évidemment le pouvoir politique
00:29:05qui s'aligne
00:29:07sur l'analyse épidémiologique
00:29:08qui est faite.
00:29:08Et oui c'est difficile parfois
00:29:09d'avoir des constats partagés
00:29:11chez les médecins,
00:29:12on le constate tous les jours
00:29:13sur les plateaux
00:29:14et ça évidemment
00:29:14ça rappelle également
00:29:15ce qui s'est passé
00:29:16du côté du Covid,
00:29:17l'OMS essaie de chapeauter tout ça.
00:29:18À l'instant,
00:29:19le grand patron de l'OMS
00:29:20dit qu'il espère
00:29:21que les pays suivront
00:29:22ses conseils et recommandations,
00:29:24une allusion aux Etats-Unis
00:29:25qui s'affranchissent
00:29:26de ses conseils.
00:29:28Le patron de l'OMS
00:29:30qui était sur BFM TV
00:29:31et qui a donné des nouvelles
00:29:32de la française testée positive,
00:29:34écoutez.
00:29:35Je souhaite que les citoyens français
00:29:38ne s'inquiètent pas
00:29:39de cette situation.
00:29:42Le risque est faible
00:29:45et nous ne prévoyons pas
00:29:46de pandémie.
00:29:47Et le danger pour la population
00:29:49est également faible.
00:29:51C'est ce que nous avons toujours dit
00:29:52et c'est ce que montrent
00:29:54nos analyses.
00:29:54Je souhaite que les Français
00:29:56le comprennent.
00:29:57Le risque pour eux est faible,
00:29:58je le répète.
00:30:01Et voilà pour ce message
00:30:02ciblé sur les Français.
00:30:03Pourquoi ?
00:30:03Parce qu'il y a donc
00:30:04une française
00:30:05qui a été testée positive
00:30:07et dont l'État est critique
00:30:10mais stable semble-t-il
00:30:11selon les dernières nouvelles
00:30:13que nous avons reçues.
00:30:14On va aller à l'hôpital Bichat
00:30:15où elle est hospitalisée
00:30:16pour vous retrouver.
00:30:17Sonia Carnero,
00:30:18quelles sont les dernières nouvelles ?
00:30:22Oui, les dernières nouvelles
00:30:23sur l'état de santé
00:30:24de cette française
00:30:24nous parviennent
00:30:25de l'Organisation mondiale
00:30:26de la santé.
00:30:26Les toutes dernières
00:30:27nous viennent évidemment
00:30:28du Premier ministre
00:30:29Sébastien Lecornu.
00:30:31Elle est toujours en réanimation
00:30:32dans un état stable
00:30:33ici à l'hôpital Bichat à Paris.
00:30:36Les quatre autres croisiéristes
00:30:37eux sont également
00:30:38toujours sous haute surveillance
00:30:39pour leur toujours testé négatif
00:30:41mais ils font désormais
00:30:43l'objet d'un processus
00:30:45d'isolement renforcé
00:30:46en milieu hospitalier
00:30:47également ici
00:30:48à l'hôpital Bichat.
00:30:50Ce sera le cas désormais
00:30:51pour tous les cas contacts
00:30:53sans exception
00:30:5442 jours de quarantaine.
00:30:56L'annoncière du Premier ministre
00:30:58s'est mise à l'isolement
00:30:59qui ont d'ailleurs débuté
00:31:01dès hier soir.
00:31:02C'est une information BFM TV.
00:31:04Au total sur le sol français
00:31:05on dénombre 22 cas contacts.
00:31:07Vous le voyez
00:31:08le gouvernement
00:31:08qui ne souhaite prendre
00:31:09aucun risque.
00:31:11Sonia Carnero
00:31:12qui surveille l'évolution
00:31:12des choses en direct
00:31:13de l'hôpital Bichat
00:31:14et on vous retrouve évidemment
00:31:15s'il y a la moindre évolution.
00:31:16François Pitrel
00:31:17est-ce qu'on sait plus précisément
00:31:18dans quelles conditions
00:31:18sont hospitalisés
00:31:20ces croisiéristes ?
00:31:21Alors les croisiéristes
00:31:22ils sont dans des chambres
00:31:23avec une pression négative
00:31:25on appelle ça.
00:31:26Ce sont des chambres
00:31:27où la ventilation
00:31:28empêche
00:31:29toute transmission de l'air
00:31:30vers l'extérieur.
00:31:32Ils sont dans une bulle quoi.
00:31:32Une bulle sous pression.
00:31:34A l'entrée de ces chambres
00:31:35il y a un sas
00:31:36et les soignants
00:31:37s'équipent dans ce sas
00:31:39de tout le matériel
00:31:40de protection
00:31:40qu'on a vu hier soir
00:31:41par exemple en Espagne.
00:31:43Donc une combinaison
00:31:44un masque FFP2
00:31:45des lunettes
00:31:45des gants
00:31:45pour pratiquer
00:31:48tous les soins
00:31:48auprès de ces patients.
00:31:50Alors ces chambres
00:31:51elles sont très rares
00:31:52il n'y en a vraiment pas assez
00:31:54pour accueillir
00:31:54des centaines
00:31:55de patients en France.
00:31:57Donc est-ce que
00:31:57les 22 cas contacts
00:31:59seront concernés
00:32:00par des chambres
00:32:00de ce niveau
00:32:01de protection ?
00:32:02Pas forcément
00:32:03mais pour les autres
00:32:05cas contacts
00:32:05pas les croisiéristes
00:32:06en tout cas
00:32:06ils seront aussi
00:32:07dans des établissements
00:32:09spécialisés
00:32:10et sûrement avec des soignants
00:32:11très équipés
00:32:12pour les encadrer.
00:32:13Alors le professeur
00:32:13Pavlosky est avec nous
00:32:15on voit bien
00:32:16professeur
00:32:16que la difficulté du moment
00:32:17c'est d'essayer d'évaluer
00:32:19le niveau de réponse
00:32:19au cas par cas
00:32:20selon
00:32:21si on a été
00:32:23sur ce bateau
00:32:24testé positif
00:32:25négatif
00:32:26cas contacts
00:32:26comment on fait
00:32:27pour adapter
00:32:28au mieux
00:32:29la réponse
00:32:30sanitaire
00:32:30et préventive ?
00:32:32Je pense
00:32:33que le choix
00:32:34qui a été fait
00:32:35par les autorités
00:32:36françaises
00:32:36et puis par les autorités
00:32:37européennes en général
00:32:38c'est de faire le maximum
00:32:39c'est-à-dire de traiter
00:32:40un petit peu tout le monde
00:32:41de la même façon
00:32:42il y a les malades
00:32:43qui sont infectés
00:32:44qui ont des symptômes
00:32:44qui sont pris en charge
00:32:45évidemment en général
00:32:47en réanimation
00:32:49il y a les personnes
00:32:51contacts
00:32:51qui étaient sur le bateau
00:32:52qui ne sont a priori
00:32:53pas infectés
00:32:54mais qui doivent être surveillés
00:32:55et puis il y a
00:32:55les sujets contacts
00:32:56de ces personnes-là
00:32:57et les mesures d'isolement
00:32:59sont de 42 jours
00:33:02elles sont certes
00:33:03extrêmes
00:33:04mais c'est l'état
00:33:05de précaution maximale
00:33:06et ça me semble
00:33:07assez raisonnable
00:33:08dans la situation actuelle
00:33:09Ça vous semble
00:33:10adapté manifestement
00:33:11On a aussi
00:33:13des questions
00:33:13sur la durée
00:33:15de surveillance
00:33:15parce qu'il y a
00:33:16évidemment les temps
00:33:16d'incubation
00:33:17qui sont assez longs
00:33:18et notamment
00:33:19pour les cas contacts
00:33:20ça peut durer
00:33:21jusqu'à quand
00:33:21toute cette histoire ?
00:33:23Alors c'est
00:33:24deux à six semaines
00:33:26s'il n'y a pas
00:33:27de surprise
00:33:28c'est-à-dire
00:33:28de cas qui surviendraient
00:33:30chez une personne
00:33:30non suivie
00:33:31et ce qui est improbable
00:33:32parce qu'on a bien
00:33:33identifié
00:33:33les sujets contacts
00:33:34D'ici six semaines
00:33:36on aura une vision
00:33:37claire de la situation
00:33:38et probablement
00:33:39une vision positive
00:33:40avec une extinction
00:33:41de ce foyer
00:33:43de cas groupés
00:33:43Donc vous êtes
00:33:44plutôt optimiste vous ?
00:33:47Oui, oui
00:33:48je suis optimiste
00:33:49les antivirus
00:33:50on les connaît
00:33:51je pense que
00:33:53les deux seules questions
00:33:54qui restent aujourd'hui
00:33:56c'est premièrement
00:33:57un certain laxisme
00:33:58du côté des autorités américaines
00:34:00par rapport à la réponse
00:34:02qui a été donnée
00:34:02par les autorités européennes
00:34:04donc il faut
00:34:05bien s'assurer
00:34:06qu'il ne va pas y avoir
00:34:07d'émergence de cas
00:34:08chez des sujets
00:34:10qui n'auraient pas été isolés
00:34:11correctement aux Etats-Unis
00:34:12c'est à regarder
00:34:13et puis la question
00:34:14qui concerne le virus
00:34:15principalement
00:34:16c'est est-ce qu'il existe
00:34:17des cas asymptomatiques
00:34:19capables de transmettre
00:34:20l'infection
00:34:21sans avoir la maladie ?
00:34:22C'est peu probable
00:34:23parce que la transmission
00:34:24de l'infection
00:34:25requiert des quantités
00:34:26de virus très importantes
00:34:27qu'on trouve en général
00:34:28chez les sujets
00:34:29qui sont malades
00:34:30avec un temps de transmission
00:34:32qui est relativement court
00:34:33et qui nécessite
00:34:34des relations prolongées
00:34:36mais je pense que
00:34:37l'isolement des sujets
00:34:39contacts aujourd'hui
00:34:40dans un milieu hospitalier
00:34:41va justement permettre
00:34:43de suivre ces sujets
00:34:44de façon très rapprochée
00:34:45et de savoir
00:34:46s'il y a des sujets
00:34:47asymptomatiques
00:34:48qui sont capables
00:34:49d'avoir des niveaux
00:34:49de production de virus
00:34:51susceptibles d'être transmis
00:34:53Ce que vous nous dites
00:34:54si on comprend bien
00:34:55c'est qu'il peut y avoir
00:34:56des cas asymptomatiques
00:34:58donc touchés
00:34:59mais sans symptômes
00:34:59mais pour ceux
00:35:00qu'on en connaît
00:35:01ces cas-là
00:35:02sont moins contagieux
00:35:04que les autres
00:35:04est-ce que c'est bien
00:35:05ce que vous nous avez
00:35:07expliqué ou pas ?
00:35:09Exactement
00:35:09on sait aujourd'hui
00:35:11que ce virus
00:35:12est peu contagieux
00:35:13chez l'homme
00:35:14il faut savoir
00:35:14que c'est un virus animal
00:35:16qui est très très bien
00:35:17adapté à son hôte naturelle
00:35:19qui est un rongeur
00:35:20et qui n'est pas
00:35:22très bien adapté
00:35:23à cette hôte accidentelle
00:35:25qu'est l'être humain
00:35:26nous infectons
00:35:27que par accident
00:35:28et donc il faut
00:35:29pour une transmission
00:35:30intérumaine
00:35:31des quantités
00:35:32de virus très importantes
00:35:33qui sont observées
00:35:34chez les patients
00:35:35au moment
00:35:36de l'apparition
00:35:38des symptômes
00:35:40Il y a justement
00:35:41puisque vous nous parlez
00:35:42du rongeur
00:35:43évidemment on essaie
00:35:44de remonter la piste
00:35:45du patient zéro
00:35:46ou des patients zéro
00:35:47il y a un couple
00:35:48qui est mort
00:35:49un couple d'ornithologues
00:35:51qui s'est rendu
00:35:52sur une déchetterie
00:35:53en Argentine
00:35:54à Ossouaïa
00:35:54précisément
00:35:55et on peut imaginer
00:35:57que c'est là-bas
00:35:58qu'ils auraient pu
00:35:59contracter la maladie
00:36:00parce que dans cette déchetterie
00:36:01il y aurait des rongeurs
00:36:04qui sont présents
00:36:05eux venaient observer
00:36:05les oiseaux
00:36:07mais ils ont pu être
00:36:07en contact avec
00:36:08des rongeurs
00:36:09qui viennent se nourrir
00:36:11là-bas
00:36:11et on va voir des images
00:36:12de cette déchetterie
00:36:13normalement
00:36:13est-ce que cette piste
00:36:15professeur
00:36:15elle vous semble crédible
00:36:16ou pas ?
00:36:18oui elle est très crédible
00:36:20alors il faut savoir
00:36:20que ce rongeur
00:36:21c'est le rat pygmé
00:36:23de rizière
00:36:24à longue queue
00:36:24c'est un nom
00:36:26un peu exotique
00:36:27pour un rat
00:36:27ce rongeur
00:36:29est très présent
00:36:30en Amérique du Sud
00:36:31et il se reproduit
00:36:34de façon saisonnière
00:36:35avec parfois
00:36:36des poussées
00:36:36où il y a beaucoup
00:36:37de rongeurs
00:36:37un petit peu partout
00:36:38et des infections
00:36:40avec ce virus
00:36:40il y en a régulièrement
00:36:42encore une fois
00:36:43des infections accidentelles
00:36:44d'origine zoonotique
00:36:46donc transmises
00:36:47de l'animal
00:36:48à l'homme
00:36:49en Argentine
00:36:50il y a des cas
00:36:51qui sont reportés
00:36:51rapportés régulièrement
00:36:53qui sont des cas individuels
00:36:55qui ne donnent pas lieu
00:36:55à des épidémies
00:36:56ou à très peu
00:36:57de transmissions
00:36:58donc oui
00:36:59on ne saura jamais
00:37:00ce qui s'est effectivement passé
00:37:02parce qu'on ne peut pas
00:37:02remonter dans le temps
00:37:04et aller faire
00:37:05des prélèvements
00:37:06chez un rat
00:37:07dans la décharge
00:37:09mais cette histoire
00:37:10est plausible
00:37:11elle montre
00:37:12que lorsque l'homme
00:37:13est en contact
00:37:14avec l'animal
00:37:15il y a des risques
00:37:17parfois
00:37:18de transmission
00:37:20zoonotique
00:37:20Est-ce qu'on peut dire
00:37:21que ce serait presque
00:37:22rassurant cette thèse
00:37:23puisqu'au fond
00:37:23ça montrerait
00:37:24que les choses
00:37:25restent sous contrôle
00:37:26et sont assez sectorisées ?
00:37:29Alors
00:37:29les choses
00:37:30sont sous contrôle
00:37:31et sont très sectorisées
00:37:33les virus
00:37:34qui donnent
00:37:34des infections graves
00:37:36et qui sont symptomatiques
00:37:37chez la majorité des gens
00:37:38ne sont pas inquiétants
00:37:39et beaucoup moins inquiétants
00:37:40que les virus
00:37:41qui donnent des infections
00:37:42moins graves
00:37:42mais qui ont beaucoup
00:37:43beaucoup de patients
00:37:45asymptomatiques
00:37:46et l'histoire
00:37:47est parfaitement plausible
00:37:48il faut aussi
00:37:50insister sur le fait
00:37:51que c'est arrivé
00:37:52sur un bateau
00:37:53c'est arrivé
00:37:54avec des personnes
00:37:56qui sont toutes
00:37:57issues de pays démocratiques
00:37:58où l'information
00:37:59est libre
00:38:00et je crois
00:38:01que vous avez tous
00:38:02très bien couverts
00:38:03ce qui se passe
00:38:04donc on n'est pas du tout
00:38:05dans les mêmes circonstances
00:38:06que ce qui s'est passé
00:38:07en Chine
00:38:07au début du Covid
00:38:08où on a finalement
00:38:10su qu'il se passait
00:38:11quelque chose
00:38:11extrêmement tard
00:38:12avec un virus
00:38:13qui était beaucoup
00:38:13plus contagieux
00:38:14que celui-là
00:38:15et qui avait
00:38:16beaucoup de cas
00:38:17asymptomatiques
00:38:17et en réalité
00:38:18quand on s'est rendu compte
00:38:19qu'il y avait un problème
00:38:20dans les hôpitaux chinois
00:38:21avec des patients
00:38:22en réanimation
00:38:22des fils d'ambulance
00:38:24etc.
00:38:24le virus avait déjà
00:38:26diffusé de façon
00:38:27très large
00:38:27par les patients
00:38:28asymptomatiques
00:38:29et il était présent
00:38:29dans la majeure partie
00:38:31des régions du monde
00:38:31là on est vraiment
00:38:33sur quelque chose
00:38:33qui est une histoire
00:38:34linéaire
00:38:35circonscrite
00:38:36et qui ne doit pas
00:38:37inquiéter la population
00:38:38Alors on essaie
00:38:39évidemment
00:38:39d'informer les gens
00:38:41en mieux
00:38:41vous l'avez souligné
00:38:41grâce à votre éclairage
00:38:43qui est particulièrement
00:38:45instructif
00:38:46professeur
00:38:46on essaie de remonter
00:38:48la piste
00:38:49en sachant qu'évidemment
00:38:49Ushuaïa
00:38:50c'est une zone
00:38:50qui est très touristique
00:38:51et les autorités locales
00:38:52elles n'ont pas du tout
00:38:53envie d'accréditer
00:38:54cette histoire
00:38:55comme va nous l'expliquer
00:38:56notre correspondante
00:38:57en Argentine
00:38:58écoutez
00:38:59En Argentine
00:39:00il y a de sérieux doutes
00:39:01sur le fait
00:39:01que l'origine
00:39:02de la contagion
00:39:03ait pu être Ushuaïa
00:39:04les autorités sanitaires
00:39:05de la province
00:39:05de Terre de Feu
00:39:06où se trouve
00:39:07la ville de Ushuaïa
00:39:07insiste sur le fait
00:39:09qu'aucun cas
00:39:09d'antavirus
00:39:10n'a jamais été
00:39:11répertorié
00:39:11dans la province
00:39:12elle rappelle également
00:39:14que le râle long
00:39:15qui est le réservoir
00:39:16du virus
00:39:16n'est pas présent
00:39:17du moins jusqu'à ce jour
00:39:18dans la zone
00:39:19il n'en demeure pas moins
00:39:21que la multiplication
00:39:21des cas en Argentine
00:39:23interpelle les scientifiques
00:39:24comme les autorités locales
00:39:26de nombreuses provinces
00:39:27argentines étaient en état
00:39:28d'alerte
00:39:29ces derniers mois
00:39:30si effectivement
00:39:31certaines provinces
00:39:32du sud sont touchées
00:39:33c'est avant tout
00:39:33la province de Buenos Aires
00:39:34autour de la capitale argentine
00:39:36qui a répertorié
00:39:37le plus grand nombre de cas
00:39:38notamment en raison
00:39:39de sa population
00:39:40et c'est dans la province
00:39:41de Salta
00:39:42à plus de 4000 km
00:39:43au nord d'Ushuaïa
00:39:44que l'incidence
00:39:45est la plus élevée
00:39:46effectivement
00:39:47c'est un virus
00:39:47qu'on connaît bien
00:39:48en Argentine
00:39:48François
00:39:49il a été détecté
00:39:51même au Chili
00:39:52en 2007
00:39:53où il y avait
00:39:54une étude
00:39:54qui avait permis
00:39:55de retracer
00:39:56un petit peu
00:39:57comment se comportait
00:39:58ce virus
00:39:58avec près de 500 patients
00:40:00et puis en 2019
00:40:01un cas qui sert
00:40:02un peu de cas d'école
00:40:03notamment pour l'OMS
00:40:04une personne
00:40:05qui est allée
00:40:06à une fête d'anniversaire
00:40:07en 2019
00:40:08elle était malade
00:40:09elle avait des symptômes
00:40:12grippaux on va dire
00:40:13et elle a passé
00:40:13une heure et demie
00:40:14dans cette fête
00:40:15et a contaminé
00:40:1634 personnes
00:40:17et sur ces 34 personnes
00:40:1911 sont mortes
00:40:20mais la personne
00:40:22elle
00:40:22qui s'était rendue
00:40:23ensuite à l'hôpital
00:40:24après la fête
00:40:24elle n'était pas décédée
00:40:25on l'entendra
00:40:26d'ailleurs tout à l'heure
00:40:27pour décrire
00:40:27les symptômes
00:40:28qu'elle avait ressenti
00:40:29à l'époque
00:40:30cette personne
00:40:30ce patient zéro
00:40:31de cette affaire
00:40:33qui avait commencé
00:40:33donc dans une fête
00:40:35d'anniversaire
00:40:35et qui sert aujourd'hui
00:40:36de base
00:40:37à tous les enseignements
00:40:38qu'on a tirés depuis
00:40:39et que les médecins
00:40:40nous expliquent
00:40:41sur ces plateaux
00:40:42on va suivre
00:40:43l'évolution sanitaire
00:40:45et on suit également
00:40:46l'évolution au Moyen-Orient
00:40:47avec de nombreux événements
00:40:48encore ces dernières heures
00:40:49et notamment le cessez-le-feu
00:40:50qui ne tient plus
00:40:50qu'à un fil
00:40:51voilà ce qu'a dit
00:40:51Donald Trump
00:40:52il y a quelques heures
00:40:53il doit se rendre
00:40:54vous le savez
00:40:54dans 48 heures
00:40:55en Chine
00:40:57faut-il attendre
00:40:58un virage majeur
00:41:00de cette rencontre
00:41:02le statu quo
00:41:02va-t-il se poursuivre
00:41:04en attendant
00:41:04cette visite
00:41:05réponse dans un instant
00:41:06avec nos envoyés spéciaux
00:41:07et nos experts en plateau
00:41:08à tout de suite
00:41:15Deux grands titres
00:41:16dominent encore l'actualité
00:41:17en ce mardi matin
00:41:18il y a d'abord
00:41:20l'actualité sanitaire
00:41:21avec les suites
00:41:22du antavirus
00:41:23les règles de quarantaine
00:41:24ont été durcies en France
00:41:26et on verra tout à l'heure
00:41:27comment
00:41:27et puis bien sûr
00:41:28le Moyen-Orient
00:41:29avec le cessez-le-feu
00:41:29qui ne tient plus qu'à un fil
00:41:31c'est Donald Trump
00:41:32qui le dit
00:41:32nos équipes vont nous raconter
00:41:34les derniers événements
00:41:35sur cette guerre
00:41:36ils sont déployés
00:41:37vous le savez
00:41:37dans l'ensemble
00:41:38des pays concernés
00:41:39commençons donc
00:41:40par les Etats-Unis
00:41:41et par Donald Trump
00:41:43qui a fait cette déclaration
00:41:44en s'étant de menaces sanitaires
00:41:45il choisit
00:41:45la métaphore médicale
00:41:47pour décrire
00:41:48l'état du cessez-le-feu
00:41:49on l'écoute
00:41:49je dirais que le cessez-le-feu
00:41:51est au plus bas
00:41:52en ce moment
00:41:52il est sous assistance respiratoire
00:41:54ce sont toutes des personnes
00:41:55du milieu médical
00:41:56docteur Rose
00:41:57être sous assistance respiratoire
00:41:59ce n'est pas bon
00:41:59vous êtes d'accord ?
00:42:00le pronostic est très mauvais
00:42:01je dirais que le cessez-le-feu
00:42:03est sous assistance respiratoire massive
00:42:05voilà ils n'étaient pas vraiment là pour ça
00:42:07les médecins présents en l'occurrence
00:42:09mais ils ont été pris à partie
00:42:11par Donald Trump à Washington
00:42:12restons-y à Washington
00:42:14parce qu'Antoine Hollard
00:42:15nous y attend
00:42:16dans la nuit de la côte Est
00:42:18Antoine le président américain
00:42:20il s'exprime beaucoup
00:42:21et il a notamment dit à un journaliste
00:42:23qu'il pourrait très bien ressusciter
00:42:24le fameux projet Liberté
00:42:27ce projet qui consiste à accompagner
00:42:30les navires commerciaux
00:42:32pour qu'ils sortent du détroit d'Hormeuse
00:42:34il y a déjà eu un premier essai
00:42:35qui ne s'était pas très bien terminé
00:42:36est-ce qu'il pourrait le faire renaître
00:42:38de ses cendres ?
00:42:42Écoutez c'est effectivement
00:42:43ce que laisse entendre Donald Trump
00:42:45en fait ces dernières semaines
00:42:46souvenez-vous
00:42:47Donald Trump a plusieurs reprises
00:42:48à menacer l'Iran
00:42:50menace de reprendre les frappes
00:42:51et les bombardements
00:42:52en cas d'échec des négociations
00:42:53là alors que son plan
00:42:55a été rejeté par Téhéran
00:42:57Donald Trump sait qu'il doit faire quelque chose
00:42:59il doit agir
00:43:00faute de quoi
00:43:01c'est sa crédibilité
00:43:02qui est en jeu
00:43:04en même temps
00:43:04on voit aussi que Donald Trump
00:43:06n'a pas vraiment envie
00:43:07de reprendre les hostilités
00:43:08et donc l'une des options
00:43:10qui est désormais sur la table
00:43:11et qui semble avoir
00:43:12les faveurs du président
00:43:13ce serait de relancer
00:43:14ce projet Liberté
00:43:16cette opération
00:43:17vous l'avez rappelé
00:43:18qui vise à forcer
00:43:19le détroit d'Hormeuse
00:43:21forcer le blocus iranien
00:43:22sur le détroit d'Hormeuse
00:43:23cette opération
00:43:24elle s'était plutôt soldée
00:43:25par un fiasco
00:43:26la semaine dernière
00:43:27elle avait duré
00:43:27moins de 48 heures
00:43:29seulement deux bateaux
00:43:31seulement deux navires
00:43:32avaient pu passer
00:43:33Donald Trump cette fois
00:43:34évoque une opération
00:43:36plus musclée
00:43:37sans entrer dans les détails
00:43:38on ne sait pas exactement
00:43:39ce que plus musclée signifie
00:43:41en tout cas
00:43:42Trump hier
00:43:42a réuni
00:43:43à la Maison Blanche
00:43:44les plus haut gradés du Pentagone
00:43:46et son équipe de sécurité nationale
00:43:47c'est à dire aussi
00:43:48le patron de la CIA
00:43:49les ministres de la défense
00:43:51et des affaires étrangères
00:43:52justement pour
00:43:53faire le point
00:43:54et envisager la suite
00:43:56que pour le moment
00:43:58rien n'a filtré
00:43:58de cette réunion
00:43:59ce qui semble assez certain
00:44:00en tout cas
00:44:00c'est que Donald Trump
00:44:01pour le moment
00:44:02n'annoncera rien
00:44:03avant son retour de Chine
00:44:05puisque Donald Trump
00:44:06aujourd'hui
00:44:06s'envole pour Pékin
00:44:07pour une visite d'Etat
00:44:08de deux jours
00:44:09et a priori
00:44:10il ne décidera
00:44:11d'aucune nouvelle action
00:44:12tant qu'il ne sera pas revenu
00:44:14à Washington
00:44:14son retour est programmé
00:44:16pour vendredi
00:44:17vous avez raison
00:44:18de dire a priori Antoine
00:44:19parce que vous êtes mieux
00:44:19placé que personne
00:44:20pour savoir
00:44:21qu'avec Donald Trump
00:44:22il vaut mieux pas trop
00:44:22s'avancer
00:44:23sur les prédictions
00:44:25Jérôme Pellistrandi
00:44:26est-ce qu'il est crédible
00:44:28ce retour du fameux
00:44:29projet Liberté
00:44:30pourquoi ça marcherait mieux
00:44:31la seconde fois ?
00:44:32j'en sais rien en fait
00:44:33donc vous n'y croyez pas ?
00:44:34en tout cas
00:44:35certainement pas
00:44:36durant les 72 ans à venir
00:44:40la problématique
00:44:41c'est de définir
00:44:42quel est l'effet final
00:44:44recherché
00:44:46rétablir la circulation
00:44:47alors au prix
00:44:49d'une opération militaire
00:44:50qui serait majeure
00:44:52parce qu'on l'a bien vu
00:44:53ce qui s'est passé
00:44:55précédemment
00:44:55c'était du coup par coup
00:44:57quatre bateaux
00:44:59qui ont frôlé
00:45:00les côtes aux manaises
00:45:01il y a près d'un millier
00:45:03de bateaux
00:45:03dans le golfe arabo-persique
00:45:05donc voilà
00:45:06c'est vraiment
00:45:08qu'est-ce qui est recherché
00:45:10et il est clair
00:45:11que si c'est vraiment
00:45:12la libération
00:45:13du détroit d'Hormuz
00:45:14par une opération militaire
00:45:16ça veut dire
00:45:16mettre de très gros
00:45:17de très gros moyens
00:45:18avec la problématique
00:45:20du contrôle
00:45:21du littoral nord
00:45:22de l'Iran
00:45:23alors quel est le but
00:45:24Grégory Portet
00:45:25de cette
00:45:26c'est pas vraiment
00:45:27une annonce
00:45:27mais de cette menace
00:45:28du président
00:45:29est-ce qu'il a
00:45:29effectivement
00:45:30simplement besoin
00:45:30comme le dit Antoine
00:45:31d'envoyer un signal
00:45:32et de montrer
00:45:33que les choses
00:45:34sont en train
00:45:34d'évoluer ou pas
00:45:35oui je dirais
00:45:36que sa caractéristique
00:45:38c'est
00:45:38il aime bien
00:45:39annoncer quelque chose
00:45:41et il faut qu'il parle
00:45:42à son électorat
00:45:42il a comme objectif
00:45:44sans doute
00:45:45un objectif
00:45:46d'abord de politique interne
00:45:47montrer qu'il garde la main
00:45:49un deuxième objectif
00:45:50de politique interne
00:45:51il va falloir qu'il donne
00:45:52les investitures
00:45:52puisque les mid-termes
00:45:54ont lieu dans 180 jours
00:45:55maintenant
00:45:55et il y a un troisième objectif
00:45:58qui est
00:45:58il faut qu'il justifie
00:46:00son inaction
00:46:01sur les deux jours à venir
00:46:02puisqu'il va être
00:46:03en déplacement en Chine
00:46:04donc il doit être celui
00:46:06qui prend l'initiative
00:46:07c'est la posture
00:46:08traditionnelle de Trump
00:46:09Lovarine
00:46:10oui je pense qu'en fait
00:46:11cette histoire
00:46:12des trois d'Hormuz
00:46:13a révélé
00:46:14je ne vais pas dire
00:46:14un inattendu stratégique
00:46:16américain
00:46:16mais une forme d'interrogation
00:46:18sur leur capacité de protection
00:46:19là où ils étaient présentés
00:46:20comme la puissance hégémonique
00:46:21voire coloniale
00:46:22dans des récits
00:46:23un peu plus opposés
00:46:25donc là
00:46:25il faut rappeler
00:46:26l'Iran
00:46:27qui était juste
00:46:27un état sous sanction
00:46:29vulnérable
00:46:29avant cette affaire
00:46:30et aujourd'hui
00:46:30ça devient une puissance régionale
00:46:32qui peut asphyxier
00:46:33toute une économie mondiale
00:46:34et donc là
00:46:35l'Iran ne dit pas
00:46:36ce détroit est à nous
00:46:37il dit que le passage
00:46:39ne peut se faire
00:46:39sans un accord militaire
00:46:40qui doit passer
00:46:41par notre autorisation
00:46:43et les Etats-Unis
00:46:44à mon sens
00:46:45d'ailleurs
00:46:45c'est plus seulement
00:46:46Donald Trump
00:46:47et sa parole
00:46:48qui est mise en jeu
00:46:49c'est même la crédibilité
00:46:50stratégique
00:46:51des Etats-Unis
00:46:53globalement
00:46:53donc c'est plus uniquement
00:46:54le chef de l'état
00:46:55des Etats-Unis
00:46:56c'est toute une histoire
00:46:57stratégique américaine
00:46:59qui se joue là
00:47:00donc le Liberty
00:47:01Liberty Plus
00:47:02je ne sais plus
00:47:03c'est quoi le nom
00:47:04un passage contractuel
00:47:05supérieur
00:47:06néanmoins
00:47:07là ça fait
00:47:07ormouze moins
00:47:08pardon de répondre
00:47:09comme ça
00:47:10on a des Américains
00:47:11qui doivent
00:47:12renvoyer un message
00:47:13en disant
00:47:15finalement que
00:47:17aux Etats du Golfe
00:47:19non
00:47:19ne craignaient pas
00:47:20que ce monopole
00:47:22psychologique
00:47:22de protection
00:47:23que nous avions
00:47:25il s'était frité
00:47:25alors qu'en réalité
00:47:27il s'était frité
00:47:28on n'est plus certain
00:47:29de leur capacité
00:47:30de protection
00:47:31leur capacité d'action
00:47:32ils ont eux-mêmes
00:47:33mis des phases
00:47:33d'incertitude
00:47:35et d'illisibilité
00:47:36dans leur propre projection
00:47:37sur cette zone
00:47:38donc là il y a quelque chose
00:47:39de très profond
00:47:40qu'il faut rappeler
00:47:41et ça tombe encore
00:47:42je vais dire
00:47:43moins à pic
00:47:44qu'il y a une rencontre
00:47:45avec la Chine
00:47:46qui elle aussi
00:47:46joue une nouvelle carte
00:47:48de sa capacité
00:47:49de protection d'alliés
00:47:50rappelons que les Russes
00:47:51perdent en crédibilité
00:47:53sur l'Ukraine
00:47:54ça on l'a vu
00:47:55mais sur l'Afrique
00:47:56on n'en parle pas
00:47:57mais l'affaire malienne
00:47:58est une débâcle russe
00:48:00que l'Iran
00:48:01ils ne sont pas présentés
00:48:02comme étant
00:48:02en tout cas des alliés forts
00:48:04les Etats-Unis
00:48:05se perdent
00:48:06là les Européens
00:48:07arrivent avec le porte-avions
00:48:08en disant
00:48:09nous on est la puissance
00:48:10de stabilisatrice
00:48:11et là la Chine
00:48:12doit inscrire aussi
00:48:13son nouveau narratif stratégique
00:48:14il y a incontestablement
00:48:15des trous
00:48:16dans le parapluie américain
00:48:17ça tout le monde l'a constaté
00:48:18y compris les Iraniens d'ailleurs
00:48:19et le président du Parlement
00:48:21iranien
00:48:21Mohamed Galibaf
00:48:22que dit-il
00:48:23en réponse
00:48:24à ces menaces
00:48:26américaines
00:48:27il dit
00:48:27nous nous sommes prêts
00:48:28nous sommes prêts
00:48:29à réagir
00:48:30à toute agression
00:48:31toutes les options
00:48:31sont sur la table
00:48:32les Américains seront surpris
00:48:34ils prennent même une leçon
00:48:35en cas d'agression
00:48:36Syavosh Ghazi
00:48:36est avec nous en direct
00:48:37depuis Téhéran
00:48:39pour aller plus loin
00:48:39là-dessus
00:48:40Syavosh
00:48:41avec quelles armes
00:48:42l'Iran entend-elle
00:48:43donner une leçon
00:48:44pour en prendre l'expression
00:48:45de Mohamed Galibaf
00:48:45à l'Amérique
00:48:48il n'est pas le seul
00:48:49à avoir ce discours
00:48:50puisque la porte-parole
00:48:51du gouvernement iranien
00:48:52a affirmé
00:48:53il y a encore une heure
00:48:54que l'Iran
00:48:55avait le doigt
00:48:55sur la gâchette
00:48:56et que si jamais
00:48:57les Etats-Unis
00:48:58essayaient donc
00:48:59de frapper de nouveau
00:49:00l'Iran
00:49:00il y aura une réaction
00:49:01très très dure
00:49:02on sait que l'Iran
00:49:04possède de nombre
00:49:05des milliers de missiles
00:49:06des dizaines de milliers
00:49:07de drones
00:49:08contrairement à ce qu'on a pu
00:49:09entendre au début
00:49:10de la guerre
00:49:11alors que les Américains
00:49:13ou les Israéliens
00:49:13avaient dit que
00:49:14la plupart des stocks
00:49:15de missiles iraniens
00:49:16avaient été détruits
00:49:17il y a des déclarations
00:49:18de différents responsables
00:49:20qu'on voit
00:49:20depuis plusieurs jours
00:49:21disant que par exemple
00:49:22si l'Iran envoie
00:49:24en même temps
00:49:2516 missiles
00:49:26Ségil
00:49:26avec une tête
00:49:27explosive
00:49:28de 1500 kg
00:49:31c'est l'équivalent
00:49:32d'une petite bombe
00:49:34atomique
00:49:34il y a également
00:49:36d'autres sites
00:49:36pas officiels
00:49:38mais spécialisés
00:49:38qui disent que l'Iran
00:49:39doit montrer
00:49:40ses capacités balistiques
00:49:42notamment montrer
00:49:42des missiles
00:49:44intercontinentaux
00:49:45des missiles
00:49:46qui ont une portée
00:49:46de plus de 5000 km
00:49:48avant même
00:49:48que les Etats-Unis
00:49:49tentent d'intervenir
00:49:50contre l'Iran
00:49:51on sait que
00:49:52la base de Diego Garcia
00:49:55qui se trouve
00:49:55à plus de 4000 km
00:49:56de l'Iran
00:49:57a été frappée
00:49:59en tout cas visée
00:50:00au début de la guerre
00:50:01ce qui montre
00:50:01que l'Iran
00:50:02a cette capacité
00:50:03de missiles
00:50:05intercontinentaux
00:50:06donc ce sont tous
00:50:07ces éléments-là
00:50:08qui permettent
00:50:08à l'Iran
00:50:09de dire que l'Iran
00:50:10est prêt
00:50:11à affronter
00:50:11de nouveau
00:50:12les Etats-Unis
00:50:12donc comme l'a dit
00:50:15le président
00:50:16du parlement iranien
00:50:17Mohamed Bagir Halibaf
00:50:19qui est la figure
00:50:19montante
00:50:20du pouvoir iranien
00:50:20a donné
00:50:21une nouvelle leçon
00:50:22aux Américains
00:50:23Merci beaucoup
00:50:25Syavosh
00:50:25en direct
00:50:26de Téhéran
00:50:26Antoine Basbous
00:50:27l'Iran
00:50:28pourrait même
00:50:29être tenté
00:50:30peut-être
00:50:30de frapper
00:50:31la première
00:50:31ou il n'y a
00:50:32aucun intérêt
00:50:33elle va attendre
00:50:33de voir
00:50:34ce que font
00:50:34les Américains
00:50:35Non
00:50:35l'initiative
00:50:36est entre
00:50:37les mains
00:50:37des Américains
00:50:38sur le conflit
00:50:40irano-américain
00:50:41en revanche
00:50:42l'Iran
00:50:43a frappé
00:50:44les Émirats
00:50:45unis
00:50:45le Koweït
00:50:46soit directement
00:50:47soit à travers
00:50:49les proxys
00:50:50irakiens
00:50:51pendant le cessez-le-feu
00:50:52et là
00:50:53c'est sous le radar
00:50:55c'est-à-dire que
00:50:56ça ne mérite pas
00:50:57ou ça n'a pas mérité
00:50:58ça n'a pas provoqué
00:50:59que les Américains
00:51:01redéclenchent
00:51:01le conflit
00:51:02réallument la guerre
00:51:04à vrai dire
00:51:05on assiste
00:51:06à une gesticulation
00:51:09stérile
00:51:09de la part
00:51:10des Américains
00:51:11on dirait
00:51:12qu'il y a
00:51:12un manque
00:51:13de compétences
00:51:13des redomontades
00:51:15des fanfaronnades
00:51:16des menaces
00:51:18mais qui ne riment
00:51:19pas à grand chose
00:51:20les Iraniens
00:51:21ont compris
00:51:22dans cette guerre
00:51:23de nerfs
00:51:23que M. Trump
00:51:25n'a pas envie
00:51:26de s'engager
00:51:27dans le prolongement
00:51:29du conflit
00:51:30et de ce fait
00:51:30ils parlent beaucoup
00:51:31ils n'agissent pas
00:51:32eux ils ont compris
00:51:34et donc
00:51:35ils font durer
00:51:36le déplaisir
00:51:38même s'ils souffrent
00:51:39énormément
00:51:40parce qu'ils suffoquent
00:51:42ils n'arrivent pas
00:51:43à exporter
00:51:44donc à faire entrer
00:51:45des devises
00:51:46dans leur caisse
00:51:46et leurs gisements
00:51:47doivent être arrêtés
00:51:50ou sacrifiés
00:51:52donc malgré cela
00:51:54dans cette guerre
00:51:55de volonté
00:51:56c'est l'Iran
00:51:57qui joue
00:51:58une partie existentielle
00:52:01alors que M. Trump
00:52:02est pressé
00:52:03de s'en aller
00:52:03est pressé
00:52:04de tourner la page
00:52:05et là
00:52:05dans son voyage
00:52:08en Chine
00:52:10j'ai vu hier
00:52:11dans son interview
00:52:12qu'il disait
00:52:13que les Chinois
00:52:14et les Américains
00:52:15sont les seuls
00:52:16capables
00:52:16d'aller chercher
00:52:17l'uranium
00:52:18et de le sortir
00:52:19c'est comme
00:52:20s'il lançait
00:52:21aux Chinois
00:52:22un appel
00:52:23à un condominium
00:52:24allons-y
00:52:24tous les deux
00:52:25et comme ça
00:52:26il peut sauver
00:52:26la face
00:52:27en associant
00:52:28les Chinois
00:52:29à cette quête
00:52:30de l'uranium
00:52:31enrichi à 60%
00:52:32mais en leur offrant
00:52:35la palme d'or
00:52:36en quelque sorte
00:52:37en leur offrant
00:52:39leur entrée
00:52:40en grandeur
00:52:41dans le conflit
00:52:42les lauriers
00:52:43sur un possible
00:52:44règlement
00:52:45de ce conflit
00:52:45c'est ce que vous nous dites
00:52:47on va évidemment
00:52:48revenir assez longuement
00:52:49sur cette visite
00:52:50de Donald Trump
00:52:51en Chine
00:52:52qui va commencer
00:52:52dans deux jours
00:52:53et on va voir
00:52:54s'il faut s'attendre
00:52:55à des avancées
00:52:57majeures
00:52:57liées au Moyen-Orient
00:52:58puisque vous savez
00:52:58que le ministre
00:52:59des Affaires étrangères
00:52:59iraniennes
00:53:00il est déjà allé en Chine
00:53:01la semaine dernière
00:53:02pour commencer
00:53:02à préparer un petit peu
00:53:03le terrain
00:53:04mais d'abord
00:53:04il y a un autre
00:53:05rebondissement majeur
00:53:06dont on voulait
00:53:07vous parler maintenant
00:53:07qui concerne
00:53:09les pays du Golfe
00:53:10les monarchies du Golfe
00:53:11parce que c'est une information
00:53:12que donne le Wall Street Journal
00:53:13il y a quelques heures
00:53:14la presse américaine
00:53:16indique que
00:53:17les Émirats arabes unis
00:53:18ont été parties prenantes
00:53:19directement à ce conflit
00:53:21et ils ont frappé
00:53:22eux-mêmes
00:53:23les Iraniens
00:53:24c'était en avril
00:53:25mais l'information
00:53:26n'a été publiée
00:53:27que maintenant
00:53:27on va aller aux Émirats
00:53:28justement
00:53:28parce que Marie-Gentric
00:53:29vous vous y trouvez
00:53:30et ces informations
00:53:32alors on le précise
00:53:32pour l'instant
00:53:33elles n'ont pas été confirmées
00:53:34officiellement
00:53:37effectivement
00:53:38pas de confirmation officielle
00:53:39de la part des Émirats arabes unis
00:53:40si l'on s'en tient
00:53:41aux informations officielles
00:53:43à ce que disent officiellement
00:53:44les pays
00:53:44seuls les Etats-Unis
00:53:46et Israël
00:53:47ont frappé l'Iran
00:53:48mais ces informations
00:53:49du Wall Street Journal
00:53:50interviennent
00:53:51dans un contexte
00:53:51il est vrai
00:53:52très tendu
00:53:52entre l'Iran
00:53:54et les Émirats arabes unis
00:53:55les Émirats
00:53:56sont le pays
00:53:56qui a été
00:53:57le plus durement
00:53:58visé
00:53:58le plus durement
00:53:59touché
00:53:59par l'Iran
00:54:00depuis le début de la guerre
00:54:01du moins parmi
00:54:02les pays du Golfe
00:54:03plus de 2800 missiles
00:54:05et drones
00:54:05ont été envoyés
00:54:07depuis l'Iran
00:54:08vers les Émirats arabes unis
00:54:09d'ailleurs les Émirats arabes unis
00:54:10avaient déploré
00:54:11le fait que
00:54:12les pays du Golfe
00:54:13ne soient pas plus fermes
00:54:15dans leur réponse
00:54:15avec l'Iran
00:54:16notamment l'Arabie saoudite
00:54:18que les Émirats arabes unis
00:54:19trouvaient trop molle
00:54:20entre guillemets
00:54:21face aux attaques
00:54:22et les Émirats
00:54:23eux avaient fait
00:54:23plusieurs communiqués
00:54:25dans lesquels
00:54:25ils condamnaient
00:54:26fermement ces attaques
00:54:27et affirmaient
00:54:28qu'ils se réservaient
00:54:29le droit de répondre
00:54:31donc ils n'écartaient pas
00:54:32l'option militaire
00:54:32mais ils n'ont jamais
00:54:33officiellement dit
00:54:34qu'ils avaient répondu
00:54:36ou qu'ils voulaient répondre
00:54:37fermement à l'Iran
00:54:39autre information
00:54:40que l'on apprend ce matin
00:54:41alors là ça ne confirme pas
00:54:42en ce qui concerne
00:54:43les attaques potentielles
00:54:44des Émirats arabes unis
00:54:45c'est plutôt en ce qui concerne
00:54:46leur capacité de défense
00:54:48c'est l'ambassadeur américain
00:54:50pour l'ambassadeur
00:54:51pour Israël
00:54:53à l'ONU
00:54:54qui indique
00:54:55et bien
00:54:56que Israël
00:54:57a envoyé des batteries
00:54:58pour son dôme de fer
00:54:59aux Émirats arabes unis
00:55:00c'est la première fois
00:55:00qu'un officiel israélien
00:55:01donne cette information
00:55:03super effectivement
00:55:05entre tous les différents
00:55:06protagonistes de part et d'autre
00:55:08dans cette crise
00:55:08Marie-Jean Tric
00:55:09qui suit ça en direct
00:55:10des Émirats
00:55:11il faut rappeler Patrick Sos
00:55:12que les Émirats
00:55:13ils ont une position
00:55:14depuis le début
00:55:15depuis longtemps
00:55:15d'ailleurs un petit peu différente
00:55:16des autres monarchies du Golfe
00:55:17vis-à-vis des Etats-Unis
00:55:18et vis-à-vis d'Israël
00:55:19oui et puis
00:55:20une position géographique
00:55:22particulière
00:55:23puisqu'ils sont
00:55:23à peine à 200 km
00:55:25de l'Iran
00:55:26et puis la géographie
00:55:28elle est vraiment
00:55:29très complexe
00:55:30du côté des Émirats
00:55:31puisqu'ils sont à la fois
00:55:32dans le Golfe
00:55:33et puis à l'extérieur
00:55:34il y a un exemple
00:55:35c'est ce matin
00:55:36un pétrolier émiratique
00:55:38qui a quitté les Émirats
00:55:39à l'intérieur du Golfe
00:55:40a passé le détroit d'Ormouz
00:55:42donc avec l'accord
00:55:42des Iraniens
00:55:43les Iraniens
00:55:44ayant lu
00:55:45comme nous le monde
00:55:46le Wall Street Journal
00:55:46et surtout
00:55:47n'ayant pas attendu
00:55:48les informations américaines
00:55:49pour savoir
00:55:49qu'il y avait bien eu
00:55:50des projectiles émiratis
00:55:52qui étaient allés
00:55:53sur leur sol
00:55:54et ils l'ont laissé passer
00:55:55jusqu'à un autre port
00:55:56des Émirats Arabes Unis
00:55:58cette fois-ci
00:55:58de l'autre côté
00:55:59les Émirats
00:56:00il faut le rappeler
00:56:01parce qu'on s'est
00:56:02beaucoup concentré
00:56:03sur des frappes massives
00:56:04sur tous les pays du Golfe
00:56:05et sur Israël
00:56:06mais Dubaï
00:56:08et Abu Dhabi
00:56:08ont pris plus de
00:56:092000 drones
00:56:11la plupart
00:56:11l'immense majorité
00:56:12a été intercepté
00:56:13notamment par des systèmes
00:56:15patriotes américains
00:56:16mais aussi
00:56:16ça a été dit par Marie Jantric
00:56:17c'est la confirmation
00:56:19qui a été donnée
00:56:19et j'apporte juste
00:56:20une petite précision
00:56:21c'est l'ambassadeur américain
00:56:22à l'ONU
00:56:23Mike Walls
00:56:23qui a confirmé
00:56:24pour la première fois
00:56:25cette information
00:56:25le dôme de fer
00:56:26était présent
00:56:27aux Émirats Arabes Unis
00:56:29mais ce sont ceux
00:56:30qui ont le plus souffert
00:56:32vraiment des frappes iraniennes
00:56:34avec deux problématiques
00:56:36une problématique
00:56:38pétrolière
00:56:39pour Abu Dhabi
00:56:40et une problématique
00:56:41qui va durer
00:56:41quasiment aussi longtemps
00:56:42touristique
00:56:43pour Dubaï
00:56:44c'est-à-dire que plus personne
00:56:45ne part à Dubaï
00:56:46pour ses vacances désormais
00:56:48on a beaucoup parlé
00:56:49de tous ces milliers
00:56:50de touristes
00:56:50qui étaient restés bloqués
00:56:51pendant les premières semaines
00:56:52du conflit
00:56:53mais restaurer cette image
00:56:55ça va prendre beaucoup de temps
00:56:56et c'est pour ça
00:56:56qu'à un moment donné
00:56:57alors que toute la région
00:56:59se posait la question
00:56:59est-ce que nous aussi
00:57:01on profite d'être
00:57:02les premiers clients
00:57:03du marché d'armement
00:57:04dans le monde
00:57:05pour exposer notre force
00:57:07et bien ils ont trouvé
00:57:08une façon tout à fait
00:57:10golfienne
00:57:10je dirais
00:57:11de faire des choses
00:57:12c'est-à-dire
00:57:12d'envoyer un message
00:57:14à l'Iran
00:57:14tout en restant
00:57:15extrêmement ambigu
00:57:16voire très discret
00:57:17Il y a une autre image
00:57:18qu'on voulait vous montrer
00:57:19qui est arrivée
00:57:20il y a quelques minutes
00:57:20c'est les dernières images
00:57:22du Charles de Gaulle
00:57:22parce que vous savez
00:57:23qu'on suit son parcours
00:57:24et on sait qu'il a passé
00:57:25le détroit au sud
00:57:27de la mer Rouge
00:57:29le détroit de Babel Mandel
00:57:30et on découvre
00:57:31Jérôme ensemble
00:57:32ces images
00:57:33il est en escale
00:57:34de Charles de Gaulle
00:57:34à Djibouti
00:57:35alors il est passé
00:57:36il est passé effectivement
00:57:36à Djibouti
00:57:37alors ce sont des images
00:57:38fournies par les gardes
00:57:39de côte
00:57:41djiboutiens
00:57:42on l'a su
00:57:43parce que la ministre
00:57:44des armées
00:57:45Catherine Vautrin
00:57:45s'est posée
00:57:47sur le porte-avions
00:57:48et donc
00:57:49a communiqué
00:57:50là-dessus
00:57:50donc on a eu
00:57:52une information
00:57:52canal de Suez
00:57:54une information
00:57:55de Djibouti
00:57:55maintenant le porte-avions
00:57:57il va se diluer
00:57:59en mer
00:58:01dans le nord
00:58:01de l'océan indien
00:58:02le nord de l'océan indien
00:58:04c'est vers
00:58:05la mer d'Omane
00:58:06c'est-à-dire se diluer
00:58:07c'est-à-dire essayer
00:58:07d'échapper au
00:58:08non mais il va
00:58:09il va naviguer
00:58:10il n'y aura plus d'image
00:58:11il n'y aura plus d'image
00:58:12on ne va pas dire
00:58:13il est là
00:58:14à tel endroit
00:58:15il a son groupe aéronaval
00:58:16donc il l'accompagne
00:58:17donc il y a
00:58:18trois autres bateaux
00:58:19au moins
00:58:20trois autres bateaux français
00:58:21donc
00:58:23frégates multimissions
00:58:23frégates de défense
00:58:25aérienne
00:58:26bâtiments ravitailleurs
00:58:27de force
00:58:27s'y rajoute
00:58:29le destroyer
00:58:30dragoon
00:58:32britannique
00:58:32qui rejoint
00:58:33et donc
00:58:34c'est cette montée
00:58:34en puissance
00:58:35petit à petit
00:58:36qui va se faire
00:58:37voilà
00:58:38donc c'est des signaux
00:58:39envoyés
00:58:39ce qui est important
00:58:40aussi c'est que
00:58:41pour Djibouti
00:58:42c'est aussi
00:58:43vraiment
00:58:44un endroit stratégique
00:58:45c'est
00:58:46une des clés
00:58:47du détroit
00:58:48de Babel Mandel
00:58:49sauf qu'à Djibouti
00:58:50il n'y a pas que
00:58:51les français
00:58:51il y a les américains
00:58:53mais il y a aussi
00:58:54les chinois
00:58:54qui ont une base
00:58:55navale importante
00:58:56voilà vous voyez
00:58:57sur cet échiquier
00:58:58très complexe
00:58:59donc de la région
00:59:01avec une pièce
00:59:02majeure
00:59:03le porte-avions
00:59:03Charles de Gaulle
00:59:04et puisque vous parlez
00:59:04de l'augmentation
00:59:05des moyens français
00:59:06il y a aussi
00:59:07des hélicoptères
00:59:08qui sont en train
00:59:09d'arriver sur place
00:59:10et c'est Fanny Weckscheider
00:59:10qui va nous en dire
00:59:11un petit peu plus
00:59:12parce que Fanny
00:59:13ce sont les hélicoptères
00:59:15Tigre
00:59:16qui arrivent
00:59:17dans la zone
00:59:18oui regardez
00:59:18ces caractéristiques
00:59:19ce sont des hélicoptères
00:59:21de l'armée de terre
00:59:22des hélicoptères
00:59:22de combat
00:59:23donc armés
00:59:24avec un canon
00:59:25de 30 mm
00:59:26et deux paniers
00:59:27de 22 roquettes
00:59:28leur avantage
00:59:29c'est que ce sont
00:59:30des armes à bas coût
00:59:31par rapport à d'autres
00:59:32et ils ont été testés
00:59:34et approuvés
00:59:34en mars dernier
00:59:35aux Émirats Arabes Unis
00:59:37avec leur capacité
00:59:38notamment à intercepter
00:59:39des drones iraniens
00:59:41on va les voir
00:59:42en mouvement
00:59:43ces hélicoptères Tigre
00:59:45ils ont la possibilité
00:59:47de se poser
00:59:48de décoller également
00:59:49depuis des frégates
00:59:50comme les frégates
00:59:51qui escortent
00:59:52le porte-avions
00:59:53Charles de Gaulle
00:59:54ce serait un moyen
00:59:54de défense supplémentaire
00:59:55donc à la fois
00:59:56rapide
00:59:57plus proche
00:59:58des cibles
00:59:59à plus bas coût
01:00:00également je le disais
01:00:01et puis leur embarquement
01:00:03marquerait donc
01:00:04un changement
01:00:05une révolution
01:00:05opérationnelle
01:00:06et tactique
01:00:07donc dans cette opération
01:00:09qui est envisagée
01:00:10par la France
01:00:11une fois
01:00:12un peu plus tard
01:00:13que le Détroit
01:00:13sera rouvert
01:00:15des moyens complémentaires
01:00:16aussi à ces avions
01:00:17les avions Rafale
01:00:17qui sont à bord
01:00:19du porte-avions
01:00:20Charles de Gaulle
01:00:21là ce sont
01:00:21des équipements
01:00:22qui tirent des missiles
01:00:23des missiles Mika
01:00:24eux ils tirent
01:00:25plus au loin
01:00:26par rapport aux hélicoptères
01:00:28qu'on a vu juste avant
01:00:29tout cela donc
01:00:30avec le porte-avions
01:00:31le Charles de Gaulle
01:00:33dont le parcours
01:00:34on vient de le dire
01:00:34se poursuit
01:00:35il est parti
01:00:35de Méditerranée Oriental
01:00:37il y a un peu plus
01:00:37d'une semaine
01:00:38il a passé le 6 mai dernier
01:00:39le canal de Suez
01:00:41direction
01:00:42donc la mer d'Arabie
01:00:43là on disait
01:00:43qu'il est proche
01:00:44de Djibouti
01:00:45il est accompagné
01:00:46de ses bateaux
01:00:47escorteurs
01:00:47de ses frégates
01:00:48pour un groupe
01:00:49naval total
01:00:50de 4-5 bateaux
01:00:535 bâtiments
01:00:54c'est donc le signal
01:00:55de cette coalition
01:00:56co-dirigée
01:00:57par la France
01:00:58et le Royaume-Uni
01:00:59en accord
01:01:00dit Emmanuel Macron
01:01:01avec Téhéran
01:01:02donc pour à la fois
01:01:03assurer la reprise
01:01:04du trafic maritime
01:01:05quand les conditions
01:01:06le permettront
01:01:06et déconflictés
01:01:08ce sont les termes
01:01:09employés par le président
01:01:10de la république
01:01:10dans le détroit d'Hormuz
01:01:12et donc il pourrait
01:01:13montrer également
01:01:14le déploiement
01:01:15de ce nouveau mode
01:01:16de défense
01:01:17que sont les hélicoptères
01:01:18tigres
01:01:19il aime bien ce genre
01:01:19de néologisme
01:01:20déconflicté
01:01:21le président
01:01:21merci beaucoup
01:01:22Fanny
01:01:23à Grégory Portet
01:01:24on sait que les iraniens
01:01:25ne sont pas forcément
01:01:26très avenants
01:01:27il y a même eu des menaces
01:01:28qui ont été lancées
01:01:29contre la France
01:01:29et la Grande-Bretagne
01:01:30mais les américains
01:01:30qu'en pensent-ils
01:01:31de cette initiative ?
01:01:32les américains
01:01:33ils ont une grille de lecture
01:01:34qui est très interne
01:01:35leur enjeu
01:01:36pour eux
01:01:37c'est de savoir
01:01:38comment on va sortir
01:01:40de ce conflit
01:01:40je crois que
01:01:41leur baromètre
01:01:43c'était ce que je regardais
01:01:44hier
01:01:44c'est le prix
01:01:45du galon de pétrole
01:01:47qui est arrivé en moyenne
01:01:48à 4,12 dollars
01:01:50je crois
01:01:51qu'il est important
01:01:52de le rappeler
01:01:53en décembre
01:01:55Donald Trump
01:01:56lors de ses voeux
01:01:57prenait la peine
01:01:58de dire
01:01:59on a même trouvé
01:01:59désormais
01:02:00le galon de pétrole
01:02:01à moins de 2 dollars
01:02:03donc pour eux
01:02:04la question de savoir
01:02:05si la politique française
01:02:09va impacter
01:02:09la politique américaine
01:02:11ils ont plutôt
01:02:12deux objectifs
01:02:13c'est un
01:02:14leur pouvoir d'achat
01:02:15deux
01:02:15les cours de la bourse
01:02:16c'est plutôt
01:02:17une politique purement interne
01:02:19qui va les intéresser
01:02:20et dans la région
01:02:21Antoine Basse-Pousse
01:02:21la France
01:02:22et la Grande-Bretagne
01:02:23peuvent être accueillies
01:02:24comment par les autres acteurs
01:02:25de cette crise ?
01:02:26je crois
01:02:27avec un soulagement
01:02:28mais le soulagement
01:02:30arrivera
01:02:30après
01:02:30l'issue
01:02:31à l'issue
01:02:32des combats
01:02:32puisque
01:02:34cette force
01:02:34n'interviendra pas
01:02:36cette croix rouge
01:02:37armée
01:02:38n'interviendra pas
01:02:39que pour
01:02:41déminer
01:02:42après la fin
01:02:43des combats
01:02:43et pour assurer
01:02:44le transit
01:02:45dans le détroit
01:02:47de façon sécure
01:02:48mais pour l'instant
01:02:49c'est une démonstration
01:02:51de force
01:02:51la France
01:02:52a des amis
01:02:52des alliés
01:02:53des clients
01:02:54des accords
01:02:55de défense
01:02:56avec plusieurs
01:02:56de ses états
01:02:57montrer sa force
01:02:58sa puissance
01:02:59un porte-avions
01:03:00c'est l'une des rares
01:03:02puissances au monde
01:03:02qui peut montrer cela
01:03:04c'est bien utile
01:03:05même si maintenant
01:03:07en s'approchant
01:03:08du détroit
01:03:09on ne va plus
01:03:10identifier
01:03:11le géolocalisé
01:03:13l'emplacement
01:03:14du porte-avions
01:03:14et des bâtiments
01:03:16qui l'accompagnent
01:03:16on voit que le sort
01:03:17de cette guerre
01:03:18se joue
01:03:18on l'a vu
01:03:19au large
01:03:19de Djibouti
01:03:20va se jouer
01:03:20dans les jours
01:03:21qui viennent
01:03:22en Chine
01:03:22se joue aussi
01:03:22au Liban
01:03:23parce que l'Iran
01:03:24conditionne
01:03:25l'avancée
01:03:25des discussions
01:03:26à l'arrêt
01:03:27des combats
01:03:28au Liban
01:03:28or
01:03:29on n'en prend pas
01:03:30du tout
01:03:30le chemin
01:03:31il y a des déclarations
01:03:32du chef du Hezbollah
01:03:33il y a quelques instants
01:03:34qui sont également
01:03:37très très martiales
01:03:38vous êtes à Beyrouth
01:03:41pour BFM TV
01:03:42le chef du Hezbollah
01:03:43qui s'exprime
01:03:44et qui n'a pas du tout
01:03:45l'intention
01:03:45de baisser les armes
01:03:47tout comme Israël
01:03:47d'ailleurs
01:03:48avec un bilan
01:03:48qui est assez lourd
01:03:49ces dernières heures
01:03:53oui effectivement
01:03:54un bilan assez lourd
01:03:55on est au nombre
01:03:5523 personnes
01:03:57décédées
01:03:5723 personnes
01:03:58tuées dans des frappes
01:03:59israéliennes
01:04:00sur les 48 dernières heures
01:04:02effectivement
01:04:02Naïm Krasem
01:04:03vous l'évoquiez
01:04:04le chef du Hezbollah
01:04:05effectivement
01:04:05qui a via un message
01:04:07eu un discours
01:04:08de remobilisation
01:04:10de ses troupes
01:04:11promet un enfer
01:04:11à Israël
01:04:13sur le terrain
01:04:14il dit à ses troupes
01:04:15à ses combattants
01:04:16vous ne mourrez pas
01:04:17soit vous êtes des martyrs
01:04:19soit vous restez
01:04:20sur le champ de bataille
01:04:22et puis il a un message
01:04:22également plus politique
01:04:24en expliquant
01:04:25qu'ils ne reviendront pas
01:04:26de toute façon
01:04:27le Hezbollah
01:04:28ne reviendra pas
01:04:28à la situation
01:04:30d'avant le 2 mars
01:04:31le 2 mars
01:04:31c'est précisément
01:04:32la date
01:04:32dans ce conflit
01:04:34du début
01:04:34des opérations militaires
01:04:36de la part du Hezbollah
01:04:37et des premières salves
01:04:38de roquettes
01:04:38envoyées sur le nord
01:04:40d'Israël
01:04:40voilà le message
01:04:41de Naïm Qassem
01:04:42le secrétaire général
01:04:44du Hezbollah
01:04:45donc à l'attention
01:04:46d'Israël
01:04:47tout cela
01:04:47s'inscrit dans un contexte
01:04:49d'occupation
01:04:50du sud
01:04:51du Liban
01:04:52nous l'avons vécu
01:04:53nous l'avons ressenti
01:04:53ces derniers jours
01:04:54avec Joao Alencar
01:04:55au cours de nos reportages
01:04:57ce que je peux vous dire
01:04:58c'est que les populations
01:04:59sont prises en étau
01:05:00sont prises entre deux feux
01:05:02dans la plupart des endroits
01:05:03qui sont concernés
01:05:04par les frappes
01:05:05c'était le cas hier
01:05:06autour de Kfar Khuna
01:05:07où effectivement
01:05:08il y a l'ombre du Hezbollah
01:05:09qui plane certes
01:05:10mais il y a également
01:05:11de nombreuses frappes
01:05:12israéliennes dans la région
01:05:13des appels à évacuation
01:05:15réguliers
01:05:16depuis plusieurs jours
01:05:17et des bilans
01:05:17effectivement
01:05:18qui ne cessent d'augmenter
01:05:19jour après jour
01:05:20il y a des gens
01:05:21qui sont tués
01:05:22et y compris
01:05:22des civils
01:05:24voilà ce que l'on peut
01:05:24donc vous raconter
01:05:25ici depuis
01:05:26le Liban
01:05:27qui vous l'aurez compris
01:05:28depuis le 17 avril dernier
01:05:30est censé être concerné
01:05:31par un cessez-le-feu
01:05:32mais ça n'est pas le cas
01:05:33sur le terrain
01:05:33effectivement
01:05:34c'est ce que vous constatez
01:05:35tous les jours
01:05:36Andy avec Joao
01:05:38merci beaucoup
01:05:38Antoine Masbouz
01:05:40pourquoi cette intervention
01:05:41de Naim Qasem aujourd'hui
01:05:43c'est parce que
01:05:44dans deux jours
01:05:44il y a des négociations
01:05:46à Washington
01:05:47entre le Liban
01:05:48et Israël
01:05:48sous Égypte américaine
01:05:50le Hezbollah
01:05:51veut garder le Liban
01:05:52comme otage
01:05:53comme une province iranienne
01:05:55d'ailleurs dans la réponse
01:05:56de l'Iran
01:05:58aux Etats-Unis
01:05:58dans le plan iranien
01:06:01il est dit
01:06:01que le cessez-le-feu
01:06:02doit concerner le Liban
01:06:03donc l'objet
01:06:04de tout ça
01:06:05c'est
01:06:06qui va décider
01:06:07de la province Liban
01:06:08est-ce que c'est l'Iran
01:06:09ou le statut du Liban
01:06:11est un Etat indépendant
01:06:13une nation parmi les autres
01:06:15et qui peut jouer
01:06:17qui peut gérer son sort
01:06:19et son destin
01:06:20à lui seul
01:06:21donc c'est ça
01:06:22le Hezbollah
01:06:23c'est vraiment
01:06:26une faction mercenaire
01:06:28commandée
01:06:29par les passe-d'arrants
01:06:30iraniens
01:06:30c'est à cet effet-là
01:06:32que le 2 mars dernier
01:06:33ils ont ouvert le feu
01:06:34sur Israël
01:06:35alors qu'ils ont des ministres
01:06:37au sein du gouvernement
01:06:37et que le gouvernement
01:06:39avait décidé
01:06:40de les désarmer
01:06:40donc voilà
01:06:41c'est une faction iranienne
01:06:42qui agit
01:06:43pour le profit
01:06:44de l'Iran
01:06:45et qui veut faire
01:06:46du Liban
01:06:47une province iranienne
01:06:48l'actualité au Moyen-Orient
01:06:49l'actualité
01:06:50également sur le front
01:06:52sanitaire
01:06:52avec les suites
01:06:54de la crise
01:06:54du antivirus
01:06:55et des mesures
01:06:56d'isolement
01:06:57qui sont renforcées
01:06:58en France
01:06:59nous irons
01:07:00notamment à l'hôpital
01:07:01Bichat
01:07:01pour prendre
01:07:02les dernières nouvelles
01:07:03de la française
01:07:03qui a été testée positive
01:07:05parce qu'elle se trouvait
01:07:06à bord
01:07:07de ce fameux bateau
01:07:08de croisière
01:07:08et puis on va remonter
01:07:09la piste du virus
01:07:11pour vous dire
01:07:11ce qu'on sait
01:07:12sur les supposés
01:07:15patients zéros
01:07:16dans cette affaire
01:07:18on a pu remonter
01:07:19leur piste
01:07:19à tout de suite
01:07:20la France renforce
01:07:21les mesures
01:07:22d'isolement
01:07:23pour les cas contacts
01:07:25c'est l'annonce forte
01:07:25de ces dernières heures
01:07:26sur le antivirus
01:07:28une nouvelle réunion
01:07:30interministérielle
01:07:30a eu lieu ce matin
01:07:31une autre est prévue
01:07:32cet après-midi
01:07:32et nous verrons
01:07:33avec nos envoyés spéciaux
01:07:34si des restrictions
01:07:35supplémentaires
01:07:35sont à l'étude
01:07:36et surtout
01:07:36comment se porte
01:07:37la patiente française
01:07:38testée positive
01:07:40d'abord la guerre
01:07:41au Moyen-Orient
01:07:41voyons les toutes
01:07:42dernières infos
01:07:43et les dernières images
01:07:43avec vous
01:07:44Elisa Tramin
01:07:45et oui
01:07:46la trêve entre l'Iran
01:07:47et les Etats-Unis
01:07:48ne tient qu'à un fil
01:07:49à en croire
01:07:50Donald Trump
01:07:51il juge
01:07:51le cessez-le-feu
01:07:52sous assistance respiratoire
01:07:55je cite
01:07:55et ce n'est pas bon signe
01:07:57dit-il
01:07:57le président américain
01:07:59qui accuse l'Iran
01:07:59de retarder
01:08:01la conclusion
01:08:01d'un accord
01:08:02écoutez
01:08:04ils pensent
01:08:05que je vais me lasser
01:08:06que je vais m'ennuyer
01:08:07être sous pression
01:08:08mais il n'y a absolument
01:08:09aucune pression
01:08:10nous aurons une victoire
01:08:12complète
01:08:13réponse de Téhéran
01:08:14par le biais
01:08:15de son président
01:08:15du parlement
01:08:16nos forces armées
01:08:17sont prêtes
01:08:18à répondre
01:08:19à toute agression
01:08:20nous sommes prêts
01:08:21pour toutes les options
01:08:22ils seront surpris
01:08:24une impasse diplomatique
01:08:26donc alors que
01:08:27l'USS Alaska
01:08:28un sous-marin nucléaire américain
01:08:30aurait été aperçu
01:08:31dans le détroit
01:08:33de Gibraltar
01:08:34c'était hier
01:08:35on en vient
01:08:36à cette information
01:08:37dévoilée par
01:08:38le Wall Street Journal
01:08:39les Émirats arabes unis
01:08:41auraient frappé
01:08:42directement
01:08:43l'Iran
01:08:44début avril
01:08:45alors que
01:08:45seuls Israël
01:08:46et les Etats-Unis
01:08:47revendiquent
01:08:48avoir participé
01:08:49aux attaques
01:08:49contre Téhéran
01:08:50le journal américain
01:08:52explique que
01:08:52des attaques émiratis
01:08:54auraient visé
01:08:54des installations
01:08:55pétrolières
01:08:57sur l'île
01:08:58de l'Avent
01:08:59et puis
01:09:00le conflit
01:09:01qui se poursuit
01:09:01pendant ce temps
01:09:02au Liban
01:09:03vous le voyez
01:09:03sur ces images
01:09:04ces panaches
01:09:05de fumée
01:09:05l'armée israélienne
01:09:07continue de frapper
01:09:08le Hezbollah
01:09:08en dépit
01:09:09du cessez-le-feu
01:09:10en vigueur
01:09:11depuis le 17 avril
01:09:12l'agence nationale
01:09:14d'information libanaise
01:09:15a annoncé
01:09:16la mort
01:09:16de 6 personnes
01:09:18hier
01:09:18dans un bombardement aérien
01:09:19à Kfardounine
01:09:21c'est dans le sud
01:09:21du pays
01:09:22la France
01:09:24copréside
01:09:24aujourd'hui
01:09:25avec les Britanniques
01:09:26une nouvelle réunion
01:09:27sur la sécurisation
01:09:29du détroit
01:09:29d'Ormuz
01:09:30il sera question
01:09:31cette fois
01:09:32des contributions
01:09:33militaires
01:09:34des pays volontaires
01:09:36et puis le gouvernement
01:09:36français
01:09:37toujours
01:09:37qui élargit
01:09:39ses aides
01:09:39pour contrer
01:09:40la hausse
01:09:41du prix
01:09:41des carburants
01:09:42le secteur
01:09:43du BTP
01:09:44pourra désormais
01:09:45bénéficier
01:09:45du pré-flash
01:09:46carburant
01:09:47il a été créé
01:09:48en avril
01:09:49il permettait
01:09:50jusqu'ici
01:09:51aux agriculteurs
01:09:52aux pêcheurs
01:09:53et aux transporteurs
01:09:54routiers
01:09:54d'emprunter
01:09:55entre 5 000
01:09:57et 50 000 euros
01:09:58sans exigence
01:09:59de garantie
01:10:00désormais
01:10:01le BTP
01:10:01pourra donc
01:10:02en profiter
01:10:02merci beaucoup
01:10:03Elisa
01:10:03j'ajoute que
01:10:04Donald Trump
01:10:05menace de reprendre
01:10:06le projet
01:10:07liberté
01:10:08vous vous souvenez
01:10:09de cette opération
01:10:10qui consistait
01:10:11à escorter
01:10:12les navires commerciaux
01:10:13pour qu'ils sortent
01:10:14du détroit d'Ormuz
01:10:15ça va durer
01:10:15deux jours
01:10:16il a dit
01:10:16un journaliste
01:10:17il y a quelques heures
01:10:18qu'il pourrait le reprendre
01:10:19de façon plus musclée
01:10:20comment cette nouvelle
01:10:21était l'accueillie
01:10:23dans le golfe
01:10:24arabo-persique
01:10:25Marie-Gentrique
01:10:25vous êtes sur place
01:10:27est-ce qu'on y croit
01:10:28et est-ce qu'on l'espère
01:10:32alors c'est à dire
01:10:33que la première fois
01:10:33que Donald Trump
01:10:34avait mis en place
01:10:35cette opération
01:10:35ça avait duré
01:10:36à peine deux jours
01:10:3736 heures à peu près
01:10:38si on fait les calculs
01:10:39on avait appris
01:10:40par la suite
01:10:41grâce à la presse américaine
01:10:42que c'est parce que
01:10:43Donald Trump
01:10:43n'avait pas prévenu
01:10:44les pays du golfe
01:10:44notamment l'Arabie saoudite
01:10:46et que l'Arabie saoudite
01:10:47mise devant le fait accompli
01:10:48avait empêché
01:10:49les Etats-Unis
01:10:50d'utiliser
01:10:51leurs espaces aériens
01:10:52et leurs bases militaires
01:10:54donc ça c'est ce que
01:10:55l'on avait appris
01:10:55visiblement là
01:10:56Donald Trump
01:10:57donc et bien
01:10:58va retenter le coup
01:10:59il a sans doute
01:11:00cette fois prévenu
01:11:01ses voisins
01:11:02les pays du golfe
01:11:04en tout cas
01:11:04ce que je peux vous dire
01:11:05c'est que oui
01:11:05ça suscite quand même
01:11:06de l'optimisme
01:11:07parce qu'il y a
01:11:08une grosse crainte
01:11:09concernant les conséquences
01:11:10économiques
01:11:10de cette situation
01:11:11figée
01:11:12ou quasiment figée
01:11:13depuis des semaines
01:11:13maintenant
01:11:14dans le détroit d'Hormouz
01:11:15il y a ce chiffre
01:11:16notamment qui a été
01:11:17communiqué
01:11:18par le directeur
01:11:19du géant pétrolier
01:11:20Aramco
01:11:21chiffre quand même
01:11:22extrêmement impressionnant
01:11:23qui indique
01:11:24que depuis le début
01:11:25de la guerre
01:11:25et bien le monde
01:11:26a perdu
01:11:27un milliard
01:11:28un milliard
01:11:29de barils de pétrole
01:11:30donc forcément
01:11:31savoir que les Etats-Unis
01:11:32vont tenter
01:11:33de rouvrir
01:11:34même si c'est par la force
01:11:35le détroit d'Hormouz
01:11:36oui c'est plutôt
01:11:37bien accueilli ici
01:11:38ce sont des chiffres
01:11:39qui donnent le vertige
01:11:40effectivement
01:11:40que vous nous donnez
01:11:41Marie
01:11:41en direct
01:11:42des Émirats Arabes Unis
01:11:44tout le monde
01:11:44attend aussi beaucoup
01:11:45dans les monarchies du Golfe
01:11:47mais partout dans le monde
01:11:47de savoir ce que va donner
01:11:48la réunion
01:11:49entre Donald Trump
01:11:50et Xi Jinping
01:11:50il arrive dans deux jours
01:11:52le président américain
01:11:54en Chine
01:11:54Patrick Sos
01:11:55que faut-il
01:11:57en attendre
01:11:58est-ce que les choses
01:11:58peuvent vraiment évoluer
01:11:59ou pas ?
01:12:00Il est important
01:12:01parce que ces réunions
01:12:02ou ces tête-à-tête
01:12:03sont quand même assez rares
01:12:04il est vraiment quasiment indispensable
01:12:07en fait que les représentants suprêmes
01:12:10des deux plus grandes puissances économiques
01:12:12puissent se parler
01:12:13il y avait déjà
01:12:14moult sujets à discuter
01:12:16notamment les barrières douanières
01:12:18imposées par Donald Trump
01:12:19et celles en miroir
01:12:20qui avaient été décidées
01:12:21par Xi Jinping
01:12:22mais évidemment
01:12:23on se retrouve avec
01:12:24deux personnes
01:12:26qui peuvent décider
01:12:27de l'avenir du monde
01:12:29la Chine
01:12:30oui c'est un allié
01:12:31de l'Iran
01:12:32c'est aussi un allié
01:12:33il ne faut pas l'oublier
01:12:33de la Russie
01:12:35dans ce jeu
01:12:36vraiment à plusieurs bandes
01:12:37et n'oublions pas
01:12:38le conflit
01:12:39et l'agression russe
01:12:41en Ukraine
01:12:42mais évidemment
01:12:42il y a tout un tas
01:12:44d'interdépendances
01:12:45on parle beaucoup
01:12:46de la Chine
01:12:47qui tient beaucoup
01:12:49au carburant
01:12:50au carburant iranien
01:12:51oui mais la Chine
01:12:52en a besoin
01:12:53notamment pour envoyer
01:12:54des portes-conteneurs
01:12:55dans le reste du monde
01:12:57c'est pour ça que nous aussi
01:12:58on regarde ça
01:12:58d'extrêmement près
01:13:00les Chinois ont aussi
01:13:01une connaissance intime
01:13:03des Iraniens
01:13:04et pas seulement
01:13:04depuis les allers-retours
01:13:06de plusieurs ministres
01:13:07notamment le ministre
01:13:08des Affaires étrangères
01:13:08iranien à Pékin
01:13:10et ils pourraient
01:13:11peut-être
01:13:12peut-être
01:13:12ça n'est pas une alliance
01:13:14de circonstances
01:13:15mais peut-être
01:13:15conseiller Donald Trump
01:13:17et conseiller également
01:13:18les Iraniens
01:13:19pour essayer
01:13:19d'arriver au moins
01:13:21à une sortie de crise
01:13:22sur le détroit d'Hormuz
01:13:24on comprend que les Chinois
01:13:25ils sont un peu moins
01:13:26sur le dossier nucléaire
01:13:27mais sur le détroit d'Hormuz
01:13:28c'est peut-être là
01:13:28que ça peut se passer
01:13:29ils sont très actifs
01:13:30en colise depuis plusieurs semaines
01:13:31déjà Jérôme
01:13:32les Chinois
01:13:32oui d'abord
01:13:34parce qu'il y a ce lien
01:13:34que Patrick évoquait
01:13:36qui est ancien
01:13:36entre la Chine
01:13:37et l'Iran
01:13:39on sait par exemple
01:13:40que durant la partie
01:13:42offensive
01:13:43de la guerre
01:13:45ils ont fourni
01:13:46du renseignement
01:13:47ça c'est un élément
01:13:48qui est très important
01:13:50donc il y a cette activité
01:13:51permanente
01:13:52et puis
01:13:52en quelque sorte
01:13:53il ne faut pas
01:13:55oublier que
01:13:56pour Xi Jinping
01:13:57c'est en quelque sorte
01:13:59l'affirmation
01:14:00de son projet politique
01:14:02depuis des décennies
01:14:03c'est-à-dire
01:14:03c'est l'affirmation
01:14:04de la Chine
01:14:05comme
01:14:05peut-être pas
01:14:07la première puissance
01:14:07mais l'équivalent
01:14:09des Etats-Unis
01:14:10donc une diplomatie
01:14:12très intense
01:14:14avec beaucoup
01:14:16de partenaires
01:14:17et puis alors
01:14:17avec toujours
01:14:18en fait
01:14:19le fait que
01:14:20les Chinois
01:14:20ils recherchent
01:14:21ce qu'on appelle
01:14:22la stabilité
01:14:23alors la stabilité
01:14:24parce que c'est bon
01:14:25pour le business
01:14:26et puis
01:14:27il y a aussi
01:14:28un autre élément
01:14:29qu'on a peu évoqué
01:14:30mais il faut savoir
01:14:31que Xi Jinping
01:14:31a effectué
01:14:32de très nombreuses purges
01:14:34notamment au sein
01:14:35de l'appareil militaire
01:14:36c'est-à-dire qu'il contrôle
01:14:37totalement
01:14:38et puis
01:14:39bien sûr
01:14:40en corollaire
01:14:41il y a la question
01:14:42de Taïwan
01:14:42donc la pile
01:14:44comme le disait
01:14:44Patrick
01:14:45des dossiers
01:14:46pour cette visite
01:14:47c'est colossal
01:14:49avec une diplomatie
01:14:50chinoise
01:14:51très feutrée
01:14:52et de l'autre côté
01:14:53Donald Trump
01:14:54impatient
01:14:55donc ça va être
01:14:56intéressant à observer
01:14:57et pendant ce temps-là
01:14:57l'Iran multiplie
01:14:58les menaces
01:14:59il y a quelques instants
01:15:01un porte-parole du gouvernement
01:15:02qui dit que
01:15:03l'Iran a le doigt
01:15:04sur la gâchette
01:15:04mais malgré tout
01:15:07met l'accent
01:15:07sur une paix durable
01:15:08et puis
01:15:09ce même
01:15:10enfin un porte-parole
01:15:11du Parlement
01:15:12qui dit que
01:15:12l'une des options
01:15:13c'est l'enragissement
01:15:14du nucléaire
01:15:15à 90%
01:15:15en cas d'attaque
01:15:16en cas d'attaque
01:15:17voilà
01:15:17ce qui est évidemment
01:15:19ce qui est le seuil
01:15:19de l'arme nucléaire
01:15:20je parle sous votre contrôle
01:15:21et c'est évidemment
01:15:22la menace absolue
01:15:23du côté iranien
01:15:25le ministre français
01:15:26des affaires étrangères
01:15:27qui accompagne Emmanuel Macron
01:15:28en Afrique
01:15:28doit s'exprimer
01:15:29dans les minutes qui viennent
01:15:30et on verra
01:15:30s'il aborde le sujet
01:15:32et on l'entendra évidemment
01:15:32sur BFM TV
01:15:33s'il le fait
01:15:34le gouvernement
01:15:35qui est présent également
01:15:36sur l'autre front de l'actualité
01:15:38qui est le front sanitaire
01:15:39Sébastien Lecornu
01:15:40il y a quelques instants
01:15:41le Premier ministre
01:15:42demande une meilleure
01:15:43coordination
01:15:44entre les pays
01:15:45sur la réponse
01:15:48sanitaire
01:15:48parce que c'est vrai
01:15:49que chacun
01:15:50fait un petit peu
01:15:51les choses
01:15:51dans son coin
01:15:53entre les pays d'Europe
01:15:54mais aussi
01:15:55les Etats-Unis
01:15:56qui s'affranchissent
01:15:57complètement
01:15:57des règles de l'OMS
01:15:59pendant ce temps
01:16:00la France
01:16:00vous le savez
01:16:01est directement touchée
01:16:02parce qu'une française
01:16:02a été testée positive
01:16:04et elle lutte
01:16:05contre la maladie
01:16:06au moment où on se parle
01:16:07elle est à l'hôpital Bichat
01:16:09après être revenue
01:16:09du bateau
01:16:11sur lequel
01:16:12elle a contracté
01:16:13ce virus
01:16:14Lola Bay
01:16:14vous êtes devant
01:16:15l'hôpital Bichat
01:16:17que sait-on
01:16:17sur son état de santé
01:16:21Alors ce que l'on sait
01:16:22c'est qu'elle est
01:16:23toujours en réanimation
01:16:24avec deux façons
01:16:26de le dire
01:16:26notre Premier ministre
01:16:26Sébastien Lecornu
01:16:28lui se veut rassurant
01:16:29il a indiqué
01:16:29hier soir
01:16:30sur son réseau social
01:16:31sur le réseau social X
01:16:32qu'elle est
01:16:33dans un état stable
01:16:35le directeur général
01:16:36de l'OMS
01:16:36l'Organisation Mondiale
01:16:37de la Santé
01:16:38lui assure
01:16:38qu'elle se trouve
01:16:39dans un état critique
01:16:40de manière
01:16:41donc de le dire
01:16:42ce que l'on sait
01:16:42pour rappel
01:16:43c'est que
01:16:43c'est dans l'avion
01:16:44retour entre Ténérife
01:16:45et le Bourget
01:16:46qu'elle a développé
01:16:47des symptômes
01:16:47que son état
01:16:48s'est dégradé
01:16:48de manière très brutale
01:16:49lors de la nuit
01:16:50de dibanche
01:16:50à lundi
01:16:51qu'elle est depuis
01:16:52en réanimation
01:16:53qu'elle est traitée
01:16:54pour un syndrome
01:16:55cardio-respiratoire
01:16:56convoqué par cette souche
01:16:57des Indes
01:16:58de l'antavirus
01:16:59au total
01:17:00alors l'état en France
01:17:01il y a 22 cas contacts
01:17:02qui ont été identifiés
01:17:03et leur placement
01:17:04en quarantaine
01:17:05en milieu hospitalier
01:17:06a d'ores et déjà commencé
01:17:07évidemment
01:17:08là-bas
01:17:08il faut continuer
01:17:08à surveiller
01:17:10les informations médicales
01:17:11du côté
01:17:12de l'hôpital
01:17:13Bichat
01:17:15au cas où les choses
01:17:16évolueraient
01:17:17Damien Coulon
01:17:17nous a rejoint
01:17:19comment expliquer
01:17:20cette sortie
01:17:21de Sébastien Lecorni
01:17:22il y a quelques instants
01:17:22pour réclamer davantage
01:17:23de coordination
01:17:25pourquoi il n'y a pas
01:17:26plus d'unité
01:17:26vous voulez dire
01:17:28entre les différents
01:17:29pays ?
01:17:30Exactement
01:17:30pour les différents
01:17:31pays
01:17:31Je crois que ça vient
01:17:33tout simplement
01:17:34du fait qu'on a
01:17:36une instance nationale
01:17:37à l'OMS
01:17:38qui est en mesure
01:17:39de donner des recommandations
01:17:40des préconisations
01:17:41mais Tedros
01:17:43le directeur de l'OMS
01:17:45a lui-même précisé
01:17:46qu'il n'était
01:17:47en aucun cas
01:17:48des prescripteurs
01:17:50et qu'il ne pouvait
01:17:52que conseiller
01:17:53et non pas
01:17:54imposer des mesures
01:17:55donc c'est un peu
01:17:56à chaque pays
01:17:57d'analyser le risque
01:17:59sur son territoire
01:18:01et en fonction
01:18:03de ses moyens
01:18:04Et puisque vous nous parlez
01:18:05du patron de l'OMS
01:18:06il s'est exprimé
01:18:09auprès du peuple français
01:18:11justement
01:18:12au travers de ces mots
01:18:13recueillis par BFM TV
01:18:15Je souhaite que les citoyens
01:18:18français ne s'inquiètent pas
01:18:20de cette situation
01:18:23Le risque est faible
01:18:25et nous ne prévoyons pas
01:18:27de pandémie
01:18:28Et le danger
01:18:29pour la population
01:18:30est également faible
01:18:31C'est ce que nous avons
01:18:32toujours dit
01:18:33et c'est ce que montrent
01:18:34nos analyses
01:18:35Je souhaite que les français
01:18:36le comprennent
01:18:37Le risque pour eux
01:18:38est faible
01:18:39Je le répète
01:18:41Le risque est faible
01:18:42Attention quand même
01:18:42au cas contact
01:18:43François Pitrel
01:18:44le gouvernement
01:18:44a resserré les mesures
01:18:46sur ces fameux cas contacts
01:18:47Oui ces cas contacts
01:18:48qui dans certains pays
01:18:50sont mis à l'isolement
01:18:51chez eux
01:18:51C'était le cas en Suisse
01:18:53c'est le cas au Canada
01:18:54par exemple
01:18:54Et là depuis hier soir
01:18:56il a été donc décidé
01:18:57de mettre ces personnes
01:18:59cas contacts
01:18:59à l'isolement
01:19:00à l'hôpital
01:19:01Donc les 22 personnes
01:19:03ont été identifiées
01:19:04Elles étaient hier soir
01:19:05entre hier soir
01:19:06et ce matin
01:19:07en train d'être acheminées
01:19:08vers ce qu'on appelle
01:19:09des centres hospitaliers
01:19:10de référence
01:19:11pour le risque
01:19:13épidémique
01:19:13et biologique
01:19:14Donc ce sont vraiment
01:19:15des établissements
01:19:16spécialisés
01:19:17sur les maladies émergentes
01:19:18sur les virus
01:19:19qui viennent d'ailleurs
01:19:20et donc par exemple
01:19:21le cas contact
01:19:22qui a été décelé
01:19:24à Concarneau
01:19:25a été orienté
01:19:26vers la ville de Rennes
01:19:27qui est là
01:19:28où il y avait
01:19:28ce centre le plus proche
01:19:30Alors justement
01:19:30allons-y à Rennes
01:19:31parce que Suzy Bernard-Ménégouz
01:19:33nous y attend
01:19:34Dites-nous
01:19:34ce qui est prévu
01:19:35pour l'arrivée
01:19:35de ce patient
01:19:36déclaré cas contact
01:19:39Suzy
01:19:39Alors il va arriver
01:19:41normalement ici
01:19:42au CHU de Rennes
01:19:43Il a d'abord été confiné
01:19:45à un moment
01:19:45à Concarneau
01:19:46là où il était de passage
01:19:47C'est lui qui s'est signalé
01:19:49aux autorités
01:19:49et donc quand il va être
01:19:51ici à Rennes
01:19:52il va être pris en charge
01:19:53il devrait faire
01:19:54des tests
01:19:55et des examens complémentaires
01:19:56et puis ensuite
01:19:57il va être placé
01:19:58à l'isolement hospitalier
01:19:59Pourquoi ici ?
01:20:00Eh bien parce que
01:20:01vous l'avez dit
01:20:01c'est un centre de référence
01:20:03pour les maladies infectieuses
01:20:04c'est-à-dire que
01:20:05l'établissement est doté
01:20:06de moyens humains
01:20:07et de moyens matériels
01:20:08pour gérer cette situation
01:20:10Comment cet homme
01:20:11est devenu cas contact
01:20:12Eh bien il a croisé
01:20:13la route d'une personne
01:20:14qui portait le virus
01:20:15une croisiériste néerlandaise
01:20:17C'était lors d'un vol
01:20:19entre Sainte-Hélène
01:20:19et Johannesburg
01:20:20et d'ailleurs
01:20:21cette croisiériste néerlandaise
01:20:22est décédée
01:20:23quelques jours plus tard
01:20:24à Johannesburg
01:20:25A noter qu'il y a actuellement
01:20:2622 cas contacts en France
01:20:28et que pour l'instant
01:20:29aucun d'entre eux
01:20:30ne présente des symptômes
01:20:31de la maladie
01:20:31Merci beaucoup Suzy
01:20:33En direct de Rennes
01:20:36Damien Coulon
01:20:36La situation
01:20:37elle est sous contrôle
01:20:39ou pas
01:20:39parce qu'il y a évidemment
01:20:39les discours politiques
01:20:40qui se veulent rassurants
01:20:41et il y a les discours médicaux
01:20:42qui sont parfois
01:20:43un peu contradictoires
01:20:43Alors pour le moment
01:20:46dans la mesure
01:20:47des éléments
01:20:48qui sont en notre possession
01:20:48on peut considérer
01:20:49que la situation
01:20:50est plutôt sous contrôle
01:20:53Le gouvernement est parti
01:20:54sur une hypothèse
01:20:55assez maximaliste
01:20:56des mesures de précaution
01:20:57à prendre
01:20:57à savoir
01:20:58la mise en quarantaine
01:20:59pendant 40 jours
01:21:01à compter
01:21:01du jour d'exposition
01:21:03donc de tous
01:21:04les cas contacts
01:21:06c'est une hypothèse
01:21:07qui se base
01:21:07sur ce que l'on sait
01:21:08de l'historique
01:21:09des différentes épidémies
01:21:10d'antavirus
01:21:12en Dès
01:21:13qui ont eu lieu
01:21:14en Amérique du Sud
01:21:15et en Argentine
01:21:17et donc pour l'instant
01:21:19effectivement
01:21:20ils décident
01:21:21de ne prendre aucun risque
01:21:22notamment parce que
01:21:23c'est très rapidement rentable
01:21:24en fait
01:21:24de mettre en quarantaine
01:21:26des patients
01:21:26on sait que c'est un virus
01:21:27avec une létalité forte
01:21:2930 à 40%
01:21:30de létalité
01:21:31donc si on prévient
01:21:33ne serait-ce que
01:21:33deux ou trois infections
01:21:35on sait qu'on peut
01:21:36très rapidement
01:21:36éviter des décès
01:21:37donc c'était
01:21:39la décision à prendre
01:21:40et qui a été
01:21:41donc alimentée
01:21:42par les différents experts
01:21:44qui sont consultés
01:21:46deux fois par jour
01:21:46actuellement
01:21:47et qui ont été
01:21:47reçus notamment hier
01:21:48directement par le Premier ministre
01:21:50également
01:21:51cet après-midi
01:21:52Guillaume Daré
01:21:52des précisions
01:21:53de la ministre de la Santé
01:21:54qui doit s'exprimer
01:21:55et on l'entendra
01:21:56sur BFM TV
01:21:56Oui une conférence de presse
01:21:57qui sera à suivre
01:21:58bien sûr
01:21:58cet après-midi
01:21:59sur BFM TV
01:22:00la ministre de la Santé
01:22:01qui va s'exprimer
01:22:02parce que c'est l'un
01:22:03effectivement des axes
01:22:04qui a été choisi
01:22:05par le gouvernement
01:22:05c'est celui de la transparence
01:22:06il y a une volonté
01:22:07de ne surtout pas
01:22:08donner le sentiment
01:22:09aux Français
01:22:09qu'ils cachent des choses
01:22:10volonté aussi
01:22:11vous le disiez à l'instant
01:22:12de pouvoir s'appuyer
01:22:13sur un constat partagé
01:22:14du côté des médecins
01:22:15et des épidémiologistes
01:22:16c'est pour ça notamment
01:22:17que Sébastien Relecornu
01:22:18les a réunis hier
01:22:19Premier ministre
01:22:20qui voulait en quelque sorte
01:22:21les confronter
01:22:22pour que tout le monde
01:22:22mette sur la table
01:22:23ce qu'il connaît
01:22:28cette fermeté
01:22:29volonté de taper fort
01:22:30en matière d'isolement
01:22:31quitte peut-être
01:22:32dans quelques jours
01:22:32ou dans quelques semaines
01:22:33si c'est nécessaire
01:22:34à redescendre un petit peu
01:22:36mais avec toujours
01:22:37effectivement le point
01:22:38d'interrogation
01:22:38de ce qui se passe
01:22:39à l'étranger
01:22:39on maîtrise ce qu'on fait
01:22:41en France
01:22:41c'est plus compliqué
01:22:42évidemment avec des mesures
01:22:43qui sont parfois différentes
01:22:44d'où la réaction
01:22:45il y a quelques instants
01:22:46du Premier ministre
01:22:47sur son réseau
01:22:48sur le réseau social X
01:22:49dans lequel il explique
01:22:51effectivement
01:22:52qu'il souhaite
01:22:52une meilleure coordination
01:22:53au niveau international
01:22:55Alors ce qu'on suit
01:22:57également
01:22:57c'est la remontée
01:22:59pour essayer de trouver
01:23:00l'origine de la transmission
01:23:01parce que c'est un élément
01:23:03qui peut donner
01:23:04pas mal de réponses
01:23:05donc c'est très très important
01:23:06et il se trouve
01:23:06que la piste la plus sérieuse
01:23:07elle mène à l'Argentine
01:23:09et plus précisément
01:23:09à une ville
01:23:10que vous connaissez
01:23:12pour des raisons télévisuelles
01:23:13principalement
01:23:14il s'agit d'Ussouaïa
01:23:15on est à l'extrême sud
01:23:15de l'Argentine
01:23:17et cette piste
01:23:18Fénivekcheider
01:23:18la remontée
01:23:22et vous remontez la piste
01:23:24vers une décharge
01:23:25on commence par l'identification
01:23:26de ce qu'on appelle
01:23:27on a l'habitude maintenant
01:23:28de cette expression
01:23:28depuis le Covid
01:23:29le ou les patients zéro
01:23:31le patient par lequel
01:23:32tout est parti
01:23:33a priori
01:23:34ce serait cet individu
01:23:36Léo Schilperod
01:23:37un homme d'origine néerlandaise
01:23:40ornithologue à la retraite
01:23:41âgé de 70 ans
01:23:43il est donc décédé
01:23:44le 11 avril dernier
01:23:45à bord du bateau de croisière
01:23:47MH Ondus
01:23:48son épouse
01:23:49avec qui il était parti
01:23:49également
01:23:50est décédé
01:23:51elle 15 jours plus tard
01:23:52voici le parcours
01:23:53que ce couple
01:23:54a suivi
01:23:54lors de ce trajet
01:23:56notamment
01:23:57de ce voyage
01:23:58en Amérique du Sud
01:23:59ils sont arrivés
01:24:00fin novembre
01:24:01en Argentine
01:24:01ici
01:24:02avant de faire un tour
01:24:03en Amérique du Sud
01:24:04de plusieurs mois
01:24:05ils sont allés un peu
01:24:06au Chili
01:24:07début janvier
01:24:08ensuite ils ont traversé
01:24:09ils sont allés sur l'autre côte
01:24:10du côté de l'Uruguay
01:24:11c'était mi-mars
01:24:12avant de redescendre
01:24:14vous le voyez ici
01:24:15le 27 mars
01:24:15en Argentine
01:24:16ils ont visité
01:24:18la décharge
01:24:18dont on va parler tout à l'heure
01:24:19à Ushuaïa
01:24:20et ils ont embarqué
01:24:21le 1er avril
01:24:22quelques jours plus tard
01:24:23à bord du MV
01:24:25Ondus
01:24:26pour une croisière
01:24:27qui les a menés
01:24:28ici en mer
01:24:29et le 6 avril
01:24:31Léo décède
01:24:32il manifeste
01:24:33les premiers symptômes
01:24:34mais il décède
01:24:35le 11 avril
01:24:35ensuite
01:24:36son corps est débarqué
01:24:37sur l'île britannique
01:24:38de Saint-Hélène
01:24:39vous voyez en plein milieu
01:24:40de l'océan Atlantique
01:24:41voici pour leur parcours
01:24:43et justement
01:24:43sur l'une des étapes
01:24:45de ce parcours
01:24:45on va s'y arrêter
01:24:46plus précisément
01:24:47parce que c'est peut-être là
01:24:47que tout s'est joué
01:24:48il s'agit de cette fameuse décharge
01:24:49dont vous nous avez parlé
01:24:50oui cette décharge
01:24:51qui est située
01:24:51à moins d'une dizaine
01:24:52de kilomètres
01:24:52de la ville
01:24:53d'Ushuaïa
01:24:54un peu près de 80 000 habitants
01:24:55une décharge
01:24:56vous voyez
01:24:57à ciel ouvert
01:24:58partiellement
01:24:59avec plusieurs strates
01:25:00plusieurs couches
01:25:01de déchets
01:25:02et qui attire
01:25:03donc beaucoup
01:25:04d'oiseaux
01:25:04des charognards
01:25:05notamment
01:25:05des oiseaux
01:25:06qui mangent
01:25:07des proies décédées
01:25:09vous les voyez ici
01:25:10à l'oeuvre
01:25:10c'est un site
01:25:12particulièrement apprécié
01:25:13justement
01:25:13des ornithologues
01:25:14pour cette raison
01:25:14il y a surtout
01:25:15des espèces
01:25:17spécifiques
01:25:17à la région
01:25:18donc ici
01:25:19à l'Argentine
01:25:20et au Chili
01:25:20notamment ce caracas
01:25:21à gorge blanche
01:25:22ou caracas de Darwin
01:25:23que le couple
01:25:24de Hollandais
01:25:24était venu observer
01:25:26ici sur ce site
01:25:27parce qu'il y a
01:25:27ces petits chemins de terre
01:25:28qui longent
01:25:29donc ce grillage
01:25:30et qui permettent
01:25:30à mi-distance
01:25:31quand même
01:25:31d'observer
01:25:32ces oiseaux
01:25:32certains scientifiques
01:25:34et bien
01:25:34s'orientent vers cette piste
01:25:35comme le début
01:25:37de cette contamination
01:25:38à l'antavirus
01:25:39puisque des rongeurs
01:25:41vecteurs du virus
01:25:43pourraient également
01:25:43y être présents
01:25:44Peut-être là que tout
01:25:45s'est joué
01:25:46Fanny
01:25:46merci beaucoup
01:25:47Olivier Bouchot
01:25:47est avec nous
01:25:49infectiologue
01:25:49bonjour
01:25:50merci de nous répondre
01:25:50est-ce que cette piste
01:25:51de la déchetterie
01:25:52d'Oussoya
01:25:53elle vous semble crédible
01:25:54à vous ou pas ?
01:25:56Alors
01:25:57vu de loin
01:25:58si je puis dire
01:25:58elle est crédible
01:25:59puisque dans une déchetterie
01:26:01qui revient
01:26:02à parler de décharge
01:26:03il y a
01:26:05évidemment
01:26:05des rongeurs
01:26:07il semble
01:26:07que les autorités
01:26:09sanitaires
01:26:09de l'Argentine
01:26:10aient dit
01:26:11qu'on n'a jamais
01:26:13observé
01:26:13d'antavirus
01:26:15et d'antavirose
01:26:16dans ce coin-là
01:26:17mais je pense
01:26:18que ça reste
01:26:19une piste
01:26:20tout à fait envisageable
01:26:21Est-ce que
01:26:22si cette piste
01:26:22se confirme
01:26:23c'est presque rassurant
01:26:24parce qu'au fond
01:26:24on connaîtrait
01:26:25l'origine du virus
01:26:26et c'est plus facile
01:26:27dans ce cas-là
01:26:28de contrôler
01:26:28sa propagation
01:26:31Alors
01:26:32oui
01:26:32c'est sûr
01:26:33qu'arriver
01:26:33à remonter
01:26:34la chaîne de transmission
01:26:35permet de se rassurer
01:26:37sur
01:26:39la certitude
01:26:39si on arrive à la voir
01:26:40que c'est bien là
01:26:41que ça a commencé
01:26:42après ça ne changera
01:26:43pas grand-chose
01:26:44pour ce qui se passe
01:26:45maintenant
01:26:47la seule chose
01:26:48que ça changerait
01:26:48à vrai dire
01:26:49c'est que si ça
01:26:49ne se confirmait pas
01:26:51il faudra continuer
01:26:53la recherche
01:26:54pour savoir
01:26:54d'où vient
01:26:55ce fameux virus
01:26:58et c'est vrai
01:26:59que ça serait plus simple
01:27:00d'avoir la certitude
01:27:01que ça vient bien
01:27:02de cette décharge
01:27:03Alors
01:27:03on a aussi besoin
01:27:04de davantage d'éclaircissement
01:27:06sur à la fois
01:27:07la durée d'incubation
01:27:08et sur la question
01:27:09des asymptomatiques
01:27:11là aussi
01:27:11c'est un terme
01:27:12dont tout le monde
01:27:12se souvient
01:27:13depuis l'épisode
01:27:14du Covid
01:27:15est-ce qu'on sait
01:27:15si les éventuelles
01:27:17asymptomatiques
01:27:17donc elles ne présentent
01:27:18pas de symptômes
01:27:18sont plus ou moins
01:27:20contagieux
01:27:20que les autres ?
01:27:22Alors c'est difficile
01:27:23de répondre à cette question
01:27:24puisque je pense
01:27:25que tout le monde
01:27:25a compris maintenant
01:27:26que le mode
01:27:26de transmission
01:27:27habituel
01:27:28des antivirus
01:27:29y compris
01:27:30les antivirus
01:27:31sud-américains
01:27:32et plutôt
01:27:33la respiration
01:27:34de poussière
01:27:34dans lequel
01:27:35il y a des virus
01:27:35et pas tellement
01:27:36la transmission
01:27:37entre humains
01:27:38même si on sait
01:27:39que c'est possible
01:27:40et on en a
01:27:41vraisemblablement
01:27:41la preuve
01:27:42ici
01:27:43mais cette transmission
01:27:45entre humains
01:27:45elle est très peu connue
01:27:46il ne faut pas oublier
01:27:47que c'est une maladie
01:27:48qui reste une maladie rare
01:27:50et que encore une fois
01:27:52la transmission
01:27:52entre humains
01:27:52n'est pas le mode
01:27:53de transmission
01:27:54habituel
01:27:55ce qui fait
01:27:55qu'on ne connaît
01:27:56pas très très très bien
01:27:57les modalités
01:27:57sous cette forme-là
01:27:59alors les personnes
01:28:01asymptomatiques
01:28:02peuvent vraisemblablement
01:28:03transmettre le virus
01:28:04mais encore plus difficilement
01:28:05que les personnes
01:28:07qui sont asymptomatiques
01:28:09par contre
01:28:10je ne pense pas
01:28:11en tout cas
01:28:12moi je ne sais pas
01:28:13à partir de quand
01:28:15peut commencer
01:28:16le risque de transmission
01:28:17est-ce qu'on peut être
01:28:19transmetteur
01:28:19avant
01:28:20enfin encore
01:28:21en période d'incubation
01:28:22c'est-à-dire
01:28:23avant que n'apparaisse
01:28:24les symptômes
01:28:25et quand on n'est pas
01:28:27ou peu symptomatique
01:28:28quelle est l'importance
01:28:29du risque de transmission
01:28:31c'est extrêmement difficile
01:28:33à savoir
01:28:33même si on sait
01:28:34que de toute façon
01:28:34c'est certainement
01:28:35très faible
01:28:35alors il y a
01:28:37la connaissance
01:28:38que nous avons
01:28:39de ce virus
01:28:40et elle se base
01:28:40sur des cas
01:28:42précédents
01:28:43toujours évidemment
01:28:44en Amérique latine
01:28:45écoutez
01:28:46un précédent
01:28:47patient zéro
01:28:47qui lui a survécu
01:28:49c'était il y a quelques années
01:28:51il y a eu un moment
01:28:53où je n'arrivais
01:28:54plus à tenir debout
01:28:55tout seul
01:28:55j'ai commencé
01:28:56à voir ce qui ressemblait
01:28:57à des marques
01:28:58sur le corps
01:28:58comme des taches violettes
01:29:02quand je suis arrivé
01:29:03à Esquel
01:29:04à l'hôpital
01:29:05j'en avais sur la poitrine
01:29:06sur le front
01:29:07et là
01:29:07ils m'ont emmené
01:29:08directement
01:29:08en sous-intensif
01:29:11ce même jour
01:29:12j'ai perdu le contrôle
01:29:12j'ai perdu connaissance
01:29:14mais au bout de deux jours
01:29:15j'ai commencé
01:29:16à réagir de nouveau
01:29:17et cela a été mon salut
01:29:19je m'en suis sorti
01:29:21dans l'anglais
01:29:22pas ça
01:29:23et voilà donc
01:29:24pour ce témoignage
01:29:26en Argentine
01:29:27témoignage sur lequel
01:29:29la connaissance sexuelle
01:29:30se base beaucoup
01:29:31pour tenter d'expliquer
01:29:32ce qui est en train
01:29:33de se passer
01:29:34vous aurez des précisions
01:29:35cet après-midi
01:29:36sur BFM TV
01:29:36on le rappelle
01:29:37à 16h45
01:29:37la ministre de la santé
01:29:39Stéphanie Riste
01:29:40qui s'exprimera
01:29:41et qui répondra
01:29:42aux questions
01:29:42sur la propagation
01:29:43de la maladie
01:29:44sur l'état de santé
01:29:45de la patiente française
01:29:46qui a été testée positive
01:29:47et qui se trouve toujours
01:29:48à l'hôpital Vichat
01:29:49dans un état
01:29:50semble-t-il critique
01:29:51mais stable
01:29:52voilà pour les toutes
01:29:53dernières informations
01:29:54Christophe Delay
01:29:55et Roselyne Dubois
01:29:56vous en donnent d'autres
01:29:56dans quelques instants
01:29:57à demain
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