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  • il y a 17 minutes
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Demain, ce seront Marseille, Toulon. Ce mouvement des pêcheurs est en train de prendre de l'ampleur.
00:00:06On voit ici toutes nos équipes qui sont mobilisées. Nice, bien sûr, mais donc également Frontignon,
00:00:11parce que ça continue encore ce matin. On va le voir dans quelques instants avec Isor de la Gorce.
00:00:15Et puis les conséquences de la situation, elles sont importantes pour les pêcheurs,
00:00:19mais elles sont importantes pour tous ceux qui utilisent du carburant.
00:00:22Et en premier rendez-vous, bien sûr, les automobilistes, les stations totales qui plafonnent leur prise en prise d'assaut.
00:00:28Et pour celles qui ne les plafonnent pas, vous voyez que ça monte à des niveaux très élevés,
00:00:322,50 euros jusqu'à pratiquement 3 euros le litre pour le gasoil.
00:00:38Nos équipes mobilisées donc au plus près des Français et de tous ceux qui se mobilisent.
00:00:43Il y a un certain nombre d'événements qui sont prévus ce matin,
00:00:46avec notamment dans une heure la réception au ministère de la Pêche d'une délégation de pêcheurs
00:00:50pour évoquer les dernières mesures qui ont été prises, annoncées par Sébastien Lecornu,
00:00:56il y a quelques heures maintenant.
00:00:58Mais manifestement, Benoît Ruiz, vous le vivez avec nous depuis Nice.
00:01:01Ça ne suffit pas.
00:01:03On vient d'assister à cette scène, cette rencontre,
00:01:06à ce soutien entre le maire de la ville et les pêcheurs qui bloquent toujours le port.
00:01:13Exactement.
00:01:13Les pêcheurs niçois et même qui sont venus de Villefranche-sur-Mer,
00:01:17de Beaulieu-sur-Mer, de Golfe-Géant.
00:01:19Ils sont venus de toute la côte d'Azur.
00:01:21Ils ont accueilli Éric Ciotti avec le sourire.
00:01:25Éric Ciotti qui leur a parlé, qui a un peu dit que si jamais il remportait les élections présidentielles
00:01:35avec son allié du Rassemblement national, les choses allaient changer.
00:01:39Il leur a fait des promesses.
00:01:41Les pêcheurs qui sont en colère ici sur la côte d'Azur,
00:01:45comme dans toute la Méditerranée, on va un peu vous montrer ce port de Nice qui est bloqué.
00:01:50Donc une succession de bateaux qui sont là en travers de l'entrée.
00:01:55Il aura suffi de 5-6 bateaux pour bloquer l'entrée de ce port.
00:02:00Ils sont amarrés entre eux.
00:02:02Et vous voyez que les bateaux de plaisance ne peuvent plus passer.
00:02:05Il faut faire demi-tour.
00:02:08Et donc Éric Ciotti est venu apporter son soutien.
00:02:11Il est maire de Nice, président de la métropole Nice-Côte d'Azur, président de l'UDR.
00:02:16Et c'est vrai qu'il a aussi parlé des questions nationales en tant que président de l'UDR,
00:02:22en disant qu'il fallait que les choses changent.
00:02:24Et devant des pêcheurs qui buvaient ses paroles et qui étaient quand même assez satisfaits
00:02:30de le voir venir ici sur ce bateau, le blocage devrait durer, selon les pêcheurs,
00:02:35au moins jusqu'à midi ici à Nice.
00:02:38– Un blocage, Benoît, qui pourrait s'étendre sur plusieurs autres ports de cette côte méditerranéenne.
00:02:47– Exactement, les pêcheurs méditerranéens particulièrement mobilisés.
00:02:51Alors tout à l'heure, c'est ce qu'ils nous disaient,
00:02:52voilà ceux qui ont organisé cette manifestation,
00:02:55aux côtés d'Éric Ciotti qui est venu les voir.
00:02:58Ceux qui ont organisé nous ont dit qu'ils étaient prêts à se déplacer,
00:03:01à se déplacer que ce soit à Marseille, à Toulon.
00:03:04Déjà, l'organisateur de cette manifestation nous a dit que des événements étaient prévus,
00:03:10des blocages étaient prévus sur les ports de Toulon et Marseille, peut-être demain.
00:03:16En tout cas, même, ils étaient prêts à aller en Corse.
00:03:19Un pêcheur a même dit qu'ils étaient prêts à aller en Corse pour bloquer les ports.
00:03:23Donc vraiment un mouvement qui fait tâche d'huile.
00:03:26Et des pêcheurs méditerranéens qui sont prêts à se souder entre eux
00:03:29et à se déplacer suivant les manifestations,
00:03:33ce qui pourrait faire gonfler évidemment le nombre de pêcheurs,
00:03:37le nombre de blocages.
00:03:38Donc c'est vrai qu'on les sent quand même assez déterminés, il faut le dire.
00:03:43Et ils sont prêts donc à se mobiliser tous ensemble.
00:03:46Ce n'est pas d'un côté ou de l'autre.
00:03:48Non, non, ils nous ont vraiment dit qu'ils étaient prêts à se déplacer,
00:03:50à aller dans la région PACA, voire plus loin dans les ports d'Occitanie.
00:03:55Donc voilà un peu ce mouvement ici à Nice.
00:03:58Parce que finalement vous le voyez, c'est assez simple.
00:04:01Vous avez six bateaux et le grand port de Nice, les ferries,
00:04:07plus personne ne sort, les bateaux de plaisance, plus personne ne sort.
00:04:09Donc il suffit finalement de ne pas grand chose et dans le calme,
00:04:13dans le calme on le rappelle.
00:04:14Et donc vous avez ici ce blocage qui continue
00:04:18et qui donc pourrait se propager dans d'autres endroits de Méditerranée.
00:04:23– C'est sûr que c'est plus difficile d'envoyer les CRS en pleine mer comme ça,
00:04:27vous avez raison, Benoît, c'est assez saisissant cette image
00:04:30de voir ces quelques bateaux qui bloquent l'ensemble du port.
00:04:33Ce mouvement, Amandine Attalaya, c'est vrai qu'il pourrait prendre l'ampleur,
00:04:35surtout si les représentants politiques manifestent à ce point leur soutien
00:04:40auprès des manifestants comme vient de le faire Eric Ciotti
00:04:43qui surfe un petit peu sur cette mobilisation.
00:04:45– Oui, tout à fait, et tous le font à vrai dire.
00:04:47Et même la gauche va plus loin en disant qu'elle soutient
00:04:50ceux qui descendront manifester, protester, qui organiseront des blocages.
00:04:55Et pour l'instant, il faut bien dire que la réponse du gouvernement
00:04:58a été extrêmement limitée.
00:05:00Depuis le début de la crise, le gouvernement parie sur le fait
00:05:03qu'il gagne du temps et qu'en prolongeant les aides,
00:05:07comptant sur une forme de résignation des Français,
00:05:09qu'à un cas, il peut s'en sortir comme ça.
00:05:12Mais là, soudain, on voit qu'il y a un début d'explosion sociale,
00:05:16quelque chose qui prend.
00:05:17Et il est vrai que l'aide de plus de 10 centimes par litre hier pour les pêcheurs,
00:05:21de 25 à 35 centimes, ne change pas énormément la donne pour eux.
00:05:25On voit bien qu'il y a des difficultés de trésorerie,
00:05:27des aides qui arrivent trop tard, certains qui travaillent même à perte.
00:05:30Et donc, ils attendent aujourd'hui beaucoup plus.
00:05:33Il y a aujourd'hui une nouvelle réunion, notamment avec les pêcheurs.
00:05:35Et on sent bien du côté des différents ministres
00:05:38qu'il y a une vraie inquiétude qui est en train de monter
00:05:41et une vraie conscience qu'il va falloir faire davantage.
00:05:44Et nous étions à Nice, il y a quelques instants,
00:05:46mobilisation également à Frontignan, au Isor de la Gorce.
00:05:49Vous y étiez déjà hier et on a l'impression de revoir se jouer ce matin
00:05:52le même scénario que ce à quoi vous avez assisté hier exactement.
00:05:58Exactement. On voit aussi les mêmes pêcheurs qui sont sur place.
00:06:01Mais pour l'instant, c'est très calme.
00:06:02Alors, les forces de l'ordre sont présentes ici,
00:06:05mais il n'y a pas de tension pour l'instant.
00:06:07Les pêcheurs sont arrivés ce matin assez tôt, vers 3 heures du matin,
00:06:10pour installer ces barricades.
00:06:12Vous le voyez, il y a des pneus qui sont en feu.
00:06:14L'objectif, c'est d'empêcher le passage des camions-citernes
00:06:18parce que l'objet de la colère des pêcheurs,
00:06:20c'est vraiment ce prix du gazole qui a augmenté.
00:06:23On va aller voir tout de suite un pêcheur
00:06:25qui est mobilisé depuis plusieurs jours maintenant.
00:06:28Robert Rumeau, vous vous pêchez dans les temps de 7.
00:06:31Racontez-nous, est-ce que là, votre mentalité,
00:06:34votre état d'esprit a changé aujourd'hui ?
00:06:36Bien sûr. Bien sûr, parce que pour deux choses.
00:06:39Déjà, nous, nous sommes pêcheurs actifs.
00:06:41On pense à ceux qui travaillent à l'heure actuelle.
00:06:44On pense à ceux qui vont, à la génération à venir derrière,
00:06:46surtout aux jeunes.
00:06:48Donc, c'est un métier maintenant qui est le plus rentable,
00:06:50qui est le plus viable.
00:06:51Vous voyez bien ce qui se passe.
00:06:52Donc, on a tout.
00:06:54Nous, par exemple, en tant que petit métier,
00:06:55on a le coût du carburant.
00:06:56Le petit métier, c'est que vous avez un petit bateau ?
00:06:58Alors, nous, ce sont des petits bateaux.
00:06:59Sur les temps de taux, il faut avoir un bateau
00:07:01de moins de 9 mètres.
00:07:01Attention.
00:07:02Alors, qu'est-ce qui bloque aujourd'hui ?
00:07:04C'est le prix du carburant.
00:07:04Concrètement, vous arrêtez de sortir votre bateau ?
00:07:07C'est ça, ça devient trop cher.
00:07:08Alors, nous, on a deux gros problèmes sur les temps
00:07:10par rapport, évidemment, au prix du carburant.
00:07:12Donc, au coût, que ça revienne sortir les bateaux.
00:07:16Et derrière, à la rentabilité des bateaux.
00:07:18Et surtout, ce qui se passe, nous,
00:07:19c'est sur le plan de gestion d'Anguille,
00:07:20où, évidemment, la pêcherie d'Anguille,
00:07:23l'Europe, cette année, encore, nous a fermé
00:07:24pendant deux mois sans rémunération,
00:07:26sans aucune rémunération.
00:07:27Donc, à l'heure actuelle, on se retrouve avec la profession
00:07:30qui a, par exemple, huit mois de fermeture non rémunérée.
00:07:33Comment vous voulez que les jeunes s'en sortent ?
00:07:34Comment vous voulez que quelqu'un s'en sorte à l'heure actuelle ?
00:07:36C'est pas possible.
00:07:37Alors, le coût du carburant qui est monté,
00:07:39quand le pêcheur, il sort, par exemple, à l'heure actuelle,
00:07:42on n'a pas le droit de pêcher d'Anguille.
00:07:43Et qu'est-ce que vous aimeriez, vous, par rapport à ces normes ?
00:07:45C'est un assouplissement ou c'est un accompagnement financier ?
00:07:48Mais un accompagnement financier, c'est une chose.
00:07:50Par rapport au coût du carburant, c'est une chose.
00:07:55Mais après, comment vous voulez qu'un pêcheur sorte ?
00:07:57À l'heure actuelle, quelqu'un qui sorte, il faut une rentabilité.
00:07:59Donc, il faut une diversité de pêche.
00:08:02Comment vous voulez qu'un pêcheur sorte s'il ne peut pas pêcher une espèce ?
00:08:06C'est pas possible.
00:08:07Et là, de voir que...
00:08:08On joue sous les saisons.
00:08:09Donc, il faut savoir une chose, qu'on joue sous les saisons.
00:08:11Il y a des saisons où, évidemment, il y a tel poisson dans l'étangue
00:08:13qui rentre dans les étangues.
00:08:14Et il y a des saisons où il n'y est plus.
00:08:15Il s'en va.
00:08:16Comment vous voulez qu'un pêcheur s'en sorte à l'heure actuelle
00:08:19s'il ne peut pas pêcher ?
00:08:20Et si on l'empêche de pêcher sans rémunération et sans accompagnement ?
00:08:23L'objectif de ces normes, c'est de restaurer aussi le stock de poissons.
00:08:26Là, vous voyez que cette mobilisation, elle se propage un peu en tâche d'huile
00:08:30sur d'autres ports de Méditerranée.
00:08:32Qu'est-ce que ça vous fait de voir que vous êtes soutenu par d'autres pêcheurs ?
00:08:35C'est-à-dire que c'est un rôle général et tous les segments de la pêche sont touchés.
00:08:40Que ce soit les petits métiers, des étangues, de la mer,
00:08:43que ce soit les chalutiers, les tourniers, tout le monde est touché.
00:08:47Par le plan Westmed, on va imposer des monts de fermeture aux chalutiers.
00:08:52Donc comment vous voulez que nos entreprises soient rentables ?
00:08:54Ce n'est pas possible.
00:08:55C'est pour ça que tout le monde est réuni.
00:08:58Tous les segments sont touchés.
00:09:00L'Europe a fait une sorte de toucher tout le monde.
00:09:03C'est pour la première fois.
00:09:05On a tous les segments qui sont touchés sur le plan de délégation.
00:09:08Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.
00:09:11Une délégation va rencontrer en fin de matinée la ministre déléguée de la mer.
00:09:15Il y a beaucoup d'attentes de la part de ces pêcheurs
00:09:18qui sont toujours en colère à cause du prix du gazole,
00:09:20mais aussi des normes et des quotas.
00:09:22Au sein de cette délégation, il y aura notamment Olivier Lenezet
00:09:25qui est avec nous sur ce plateau et qu'on va entendre.
00:09:27D'abord Gaëtan, rappelez-nous quand même les annonces
00:09:29qui ont été faites hier par le gouvernement.
00:09:32On va voir les chiffres.
00:09:33sur des mesures qui ont été prises.
00:09:35Tout d'abord, le Premier ministre a annoncé la prolongation des aides
00:09:38pour les gros rouleurs jusqu'au 31 décembre
00:09:41et pour les secteurs concernés comme les pêcheurs,
00:09:45les agriculteurs ou bien encore le BTP,
00:09:47une aide au carburant.
00:09:51Notamment, celle pour les pêcheurs
00:09:53qui était actuellement de 25 centimes
00:09:55va être portée à 35 centimes.
00:09:59Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que le carburant marin
00:10:03est passé de 60 centimes avant le début de la crise
00:10:06à 1,20 euro aujourd'hui.
00:10:08D'où la colère aujourd'hui de ces pêcheurs
00:10:10qui estiment que 10 centimes de plus,
00:10:12ce n'est pas suffisant.
00:10:13D'autant que la crise,
00:10:15elle ne date pas d'hier.
00:10:16Elle se prolonge et on ne voit pas l'issue de cette crise.
00:10:20Donc pour les pêcheurs,
00:10:22ce n'est pas suffisant.
00:10:23Mais encore une fois, ce témoignage était très intéressant
00:10:27parce qu'au-delà de cette aide carburant,
00:10:31ce que souligne aujourd'hui cette profession,
00:10:33c'est qu'ils sont écrasés par des normes européennes
00:10:36qui les empêchent tout simplement
00:10:39de réaliser, d'effectuer des départs en mer
00:10:44pour pêcher certains types de poissons.
00:10:46Et ils en ont rappelé,
00:10:47ce sont des normes qui sont mises en place
00:10:49pour que l'espèce se régénère.
00:10:53Non, bien évidemment.
00:10:54Olivier Lenezet, vous êtes donc avec nous.
00:10:56Vous allez dans moins d'une heure maintenant
00:10:58aller voir la ministre de la Pêche.
00:11:01Est-ce que vous pensez qu'elle va vous annoncer encore
00:11:02d'autres choses que ce qu'a dit hier Sébastien Lecornu ?
00:11:06Je crois que d'abord, ce qui est important,
00:11:08et vous l'avez dit,
00:11:09aujourd'hui, la pêche française
00:11:11et la pêche européenne traversent une crise
00:11:13qui est depuis déjà de longues années.
00:11:16et évidemment, elle est multiple
00:11:18et c'est important,
00:11:19il y a une vraie prise en compte
00:11:21et ce qui est le cas aujourd'hui,
00:11:23pour une raison simple.
00:11:26J'entends parler de montant,
00:11:28de 25 ou 35 centimes d'augmentation.
00:11:30Et vous saluez l'effort quand même ?
00:11:31Tout à fait.
00:11:32Je salue un, l'effort et surtout
00:11:33que depuis le mois d'avril,
00:11:36l'État, le gouvernement,
00:11:37a transmis à l'Union européenne
00:11:41parce que la pêche est gérée, encadrée
00:11:42par une politique commune des pêches européenne.
00:11:45Ce n'est pas un cadre national.
00:11:47Donc ça, c'est le premier élément
00:11:48à ce que pour les Français et les Françaises,
00:11:50ils puissent comprendre.
00:11:51Le deuxième élément, ce cadre,
00:11:52il a été défini avec la profession
00:11:54au mois d'avril
00:11:55et ce cadre, on ne peut pas y déroger.
00:11:58C'est pour ça que les 25 à 35 centimes
00:12:00ne sont pas en réalité,
00:12:02je dirais, le cadre tel que défini
00:12:05par l'Union européenne
00:12:06et validé par elle-même,
00:12:08transmis par la France.
00:12:09Ce cadre, il est simple.
00:12:10Il faut le rappeler
00:12:11et c'est pour ça que je trouve dommage
00:12:13que dans la communication,
00:12:14il y ait ce genre de montant
00:12:16parce qu'on ne peut pas définir un montant
00:12:18à partir du moment où il y a
00:12:20un 70% de prise en charge du surcoût.
00:12:23Ce surcoût, il a été tablé très simplement.
00:12:26C'est la différence entre le coût de référence,
00:12:29qui est de 58 centimes transmis par la France,
00:12:32et entre le coût réel,
00:12:34qui est à 1,20 euro.
00:12:35Donc, on n'est pas sur 35 centimes,
00:12:37on est sur beaucoup plus.
00:12:39On est sur 60 centimes.
00:12:40Voilà.
00:12:40C'est-à-dire 60 centimes,
00:12:42on prend 70%.
00:12:43Donc, ça fait 42 centimes de soutien.
00:12:46D'accord ?
00:12:46Quand on est à ce montant-là.
00:12:48Donc, il faut expliquer aux gens,
00:12:49c'est complexe, c'est technique,
00:12:50mais il est évident
00:12:52que pour les pêcheurs aujourd'hui,
00:12:53le compte y est,
00:12:54à partir du moment où le gouvernement
00:12:56a dit,
00:12:57et j'en remercie aussi bien
00:13:00le président de la République
00:13:01que le Premier ministre,
00:13:01où depuis le début,
00:13:03ils ont validé,
00:13:04et d'ailleurs l'Union européenne
00:13:05a validé derrière,
00:13:06une aide jusqu'au 31,12,
00:13:082026,
00:13:09qui part d'ailleurs,
00:13:10non pas du 1er avril,
00:13:11comme l'a fait la France,
00:13:12mais du 1er mars,
00:13:13mais surtout,
00:13:14ce mode de calcul
00:13:16qui permet de prendre en compte
00:13:17le coût des 70%
00:13:19de l'augmentation
00:13:21du prix de carbone.
00:13:22Et là-dessus,
00:13:22vous espérez une évolution
00:13:23de la part de la ministre
00:13:25tout à l'heure ou pas ?
00:13:25Non, ce cadre,
00:13:25il est communautaire.
00:13:26Donc, de toute manière...
00:13:27Mais est-ce qu'il faut s'affranchir
00:13:28de ce cadre communautaire ?
00:13:29Est-ce que c'est ça
00:13:30que vous espérez de la part de l'Union européenne ?
00:13:31Non, pas du tout.
00:13:31Ce cadre correspond tout à fait
00:13:33à ce que les pêcheurs ont besoin.
00:13:35C'est juste de la communication,
00:13:37de la mauvaise communication
00:13:38qui a aujourd'hui fait
00:13:40qu'on met le doute
00:13:41dans la tête des professionnels.
00:13:42Je le répète,
00:13:43ce cadre,
00:13:44il est effectif,
00:13:45il est réglementaire
00:13:47et juridiquement opposable
00:13:48à la France
00:13:49devant du droit européen.
00:13:50Gris-toi.
00:13:51Selon vous,
00:13:52les pêcheurs
00:13:53sont manipulés aujourd'hui ?
00:13:56Alors,
00:13:57écoutez,
00:13:57j'envoie qu'il y a
00:13:58beaucoup d'élus politiques
00:13:59qui surfent
00:14:00sur les présidentielles,
00:14:02etc.
00:14:02à venir.
00:14:03Je suis très content
00:14:04qu'on les voit aujourd'hui
00:14:05parce qu'on ne les voit pas
00:14:06le reste de l'année.
00:14:07Moi, ce que j'ai besoin
00:14:08au niveau européen,
00:14:08ce qu'ont besoin
00:14:09les pêcheurs français,
00:14:10au-delà de la problématique
00:14:11du carburant,
00:14:12et ça a été dit,
00:14:13et entre autres
00:14:14pour la Méditerranée,
00:14:16ils ont une difficulté,
00:14:17c'est la partie amphialienne,
00:14:19c'est-à-dire
00:14:19tout ce qui est
00:14:20anguille, etc.
00:14:21Il y a un plan
00:14:22de sortie de feu
00:14:22qui a été annoncé
00:14:23par une ministre antérieure
00:14:26et donc l'État
00:14:27s'est engagé,
00:14:27il faut tenir sa parole,
00:14:29il faut tenir
00:14:30ce qui a été validé
00:14:32par le gouvernement
00:14:33et cette ministre
00:14:34qui a dit
00:14:34on va soutenir
00:14:35les pêcheurs
00:14:36pour justement
00:14:36mettre en place
00:14:37un plan de sortie de feu.
00:14:38Le deuxième élément
00:14:40qui est important,
00:14:41c'est qu'in fine,
00:14:42on a aussi une problématique
00:14:43en Méditerranée,
00:14:44c'est le plan
00:14:44de gestion Westmed.
00:14:45Le plan de gestion Westmed,
00:14:47c'est ni à faire
00:14:48ni à refaire
00:14:48de la manière
00:14:49telle que l'Union Européenne
00:14:50l'a fait.
00:14:51Le grand public
00:14:52ne sait pas
00:14:52ce que c'est.
00:14:53Exactement.
00:14:53Le plan de gestion Westmed,
00:14:54c'est pour restaurer
00:14:55un stock
00:14:56qui est entre le merlu.
00:14:57Il y a effectivement,
00:14:58vous avez raison
00:14:59de le souligner,
00:15:01des considérations
00:15:01qui sont techniques,
00:15:03qui sont peut-être
00:15:04un petit peu nébuleuses
00:15:04pour le grand public
00:15:05et même,
00:15:06si on comprend bien,
00:15:07pour certains professionnels
00:15:08et donc il y a aussi
00:15:09un problème
00:15:09de communication là-dessus
00:15:11sur ces routes maritimes.
00:15:13Il y a aussi
00:15:13les routes en dur
00:15:15qui sont concernées
00:15:16par ce qui est en train
00:15:16de se passer.
00:15:17On va le voir tout à l'heure
00:15:18avec les chauffeurs routiers,
00:15:20notamment.
00:15:20D'abord,
00:15:21on va aller sur une station
00:15:22où les prix sont plafonnés
00:15:24parce que quand on regarde
00:15:26les prévisions de hausse
00:15:27des prix du carburant,
00:15:29elles sont assez alarmantes
00:15:30pour la mi-octobre.
00:15:32Ça peut monter assez haut
00:15:34selon les projections
00:15:35qui sont basées
00:15:35sur ce prix du baril
00:15:36que vous voyez actuellement.
00:15:39Naoufal El-Kawafi,
00:15:40on voit donc en direct
00:15:40d'une station
00:15:41qui plafonne les prix.
00:15:42Est-ce que la file d'attente
00:15:43s'est encore allongée
00:15:44par rapport aux jours précédents
00:15:45ou c'était déjà impressionnant ?
00:15:49Oui, ça s'allonge de jour en jour
00:15:51à tel point que certaines stations
00:15:52de service ont dû fermer
00:15:53temporairement.
00:15:54C'est le cas notamment
00:15:55de cette station de service
00:15:56qui était fermée
00:15:57depuis hier après-midi.
00:15:59Très tôt ce matin,
00:16:00il y a eu un camion
00:16:01d'approvisionnement
00:16:02qui est arrivé,
00:16:03un camion d'approvisionnement
00:16:04pour mettre un peu
00:16:05de carburant justement.
00:16:07Depuis l'ouverture,
00:16:08depuis quelques minutes,
00:16:09vous voyez cette longue
00:16:10file d'attente
00:16:10avec plusieurs automobilistes.
00:16:12ça crée parfois
00:16:14des embouteillages,
00:16:15des automobilistes
00:16:15qui en profitent
00:16:16parce que la station
00:16:17a pu rouvrir ce matin.
00:16:18La question c'est de savoir
00:16:19jusque quand.
00:16:20Alors pourquoi les automobilistes
00:16:21se ruent spécifiquement
00:16:22vous le disiez
00:16:22dans cette station en service ?
00:16:24Parce que les prix ici
00:16:25sont plafonnés.
00:16:26Je regarde,
00:16:27le prix de l'essence
00:16:27est à 99,
00:16:29le prix du diesel
00:16:30à 2,25
00:16:31et parfois il y a
00:16:32une réelle différence
00:16:33avec les autres stations
00:16:34en service à côté.
00:16:35Parfois 20 cm d'écart
00:16:37quand on fait le plein
00:16:38et il y a une réelle différence.
00:16:40C'est ce que nous disaient
00:16:40les automobilistes
00:16:41depuis ce matin
00:16:43qu'on rencontre
00:16:43la réelle galère pour eux.
00:16:45Il faut se réorganiser.
00:16:46C'est d'utiliser
00:16:47un peu moins la voiture.
00:16:48Certains qui sont à sec,
00:16:49qui n'avaient plus d'essence
00:16:50et qui ont eu la chance
00:16:51de trouver cette station
00:16:52en service ouverte
00:16:54pour pouvoir faire le plein.
00:16:55Des automobilistes aussi
00:16:55qui craignent les prochains jours
00:16:57parce que si la situation
00:16:58se poursuit,
00:17:00ça va compliquer
00:17:01encore un peu plus
00:17:02leur quotidien.
00:17:03Eux qui craignent aussi
00:17:04une pénurie
00:17:04mais du côté du gouvernement
00:17:05on dit pas de quoi s'inquiéter.
00:17:07Il n'y a pas de pénurie
00:17:09envisagée ces prochains jours.
00:17:11Pas de pénurie
00:17:12mais des prix qui flambent.
00:17:13On le voit
00:17:13et vous allez voir
00:17:14les prévisions.
00:17:16C'est vrai pour les automobilistes,
00:17:17c'est vrai aussi
00:17:18pour les professionnels
00:17:19notamment les chauffeurs routiers.
00:17:21Alexis Giberg,
00:17:22vous qui présidez
00:17:23l'organisation
00:17:24des transports routiers européens,
00:17:25vous n'allez pas me contredire.
00:17:26Quelles sont les conséquences
00:17:27pour vous
00:17:28sur les chiffres d'affaires
00:17:29de vos entreprises
00:17:29de cette flambée ?
00:17:31D'abord,
00:17:32nous partageons complètement
00:17:34la détresse
00:17:35et la colère
00:17:35que vivent les pêcheurs.
00:17:37nous sommes quelque part
00:17:39dans le même bateau
00:17:39parce qu'en réalité
00:17:41nous sommes très sensibles,
00:17:42nous les transporteurs routiers
00:17:43alors de marchandises
00:17:45comme de voyageurs,
00:17:47la branche ça représente
00:17:48à peu près 800 000 emplois.
00:17:50On parle quand même
00:17:51d'un secteur composé
00:17:52à 80-90%
00:17:53de TPE,
00:17:54de PME.
00:17:55Donc nous sommes très sensibles
00:17:56à la hausse du carburant
00:17:58qui représente en moyenne
00:17:5830% de nos coûts de revient.
00:18:01Et alors là,
00:18:01ce qui se passe aujourd'hui,
00:18:02après les annonces d'hier,
00:18:04pour nous c'est très simple,
00:18:05nous avons été tout simplement
00:18:06exclus des dispositifs d'aide.
00:18:09Et alors même
00:18:10que notre secteur
00:18:10est stratégique,
00:18:11vital,
00:18:12essentiel,
00:18:12on l'a vu pendant le Covid,
00:18:14on le voit pour alimenter
00:18:15les stations-service
00:18:16avec du carburant,
00:18:17ce sont nos camions
00:18:18qui les remplissent.
00:18:19On le voit pour
00:18:20l'alimentation,
00:18:22le médical,
00:18:22on est partout,
00:18:23on est essentiel,
00:18:24on est utile,
00:18:24et pourtant...
00:18:25Est-ce que c'est tout simplement
00:18:27parce que vous n'avez pas
00:18:28mené d'action de blocage
00:18:29et que vous dites
00:18:29aujourd'hui ce sont les blocages
00:18:30qui payent ?
00:18:32L'idée aujourd'hui
00:18:33c'est aussi d'être constructif.
00:18:34Alors on a une détresse,
00:18:36une colère,
00:18:37aujourd'hui franchement
00:18:38nos entreprises souffrent
00:18:40et beaucoup d'entreprises
00:18:41aujourd'hui
00:18:42vont au tapis.
00:18:43On a des liquidations judiciaires,
00:18:46des entreprises
00:18:47qui disparaissent
00:18:48à cause de cette situation
00:18:49et donc on nous annonce
00:18:50qu'il n'y a plus d'aide
00:18:50et que ces aides finalement
00:18:53ne serviraient pas
00:18:54aux transporteurs routiers
00:18:55alors qu'au contraire
00:18:56c'est essentiel.
00:18:57Donc aujourd'hui
00:18:57l'enjeu
00:18:59c'est de faire passer un message
00:19:00il y a une détresse
00:19:01il y a une colère
00:19:02il y a une urgence
00:19:03pour les transporteurs routiers
00:19:04qu'ils soient transporteurs routiers
00:19:05de marchandises
00:19:06comme de personnes
00:19:07il faut faire quelque chose
00:19:08et à deux niveaux
00:19:09d'abord
00:19:09il faut que les aides
00:19:10qui ont été décidées
00:19:11nous parviennent
00:19:13je vous rappelle qu'aujourd'hui
00:19:14ce qui a été initié
00:19:15au mois d'avril
00:19:16on en a reçu
00:19:17pour le mois d'avril
00:19:1970%
00:19:20pour le mois de mai
00:19:22à peine
00:19:23juin, juillet, août
00:19:24on n'a même pas encore
00:19:25le décret
00:19:25qui a été publié
00:19:27il y a toujours
00:19:27des mois et des mois de retard
00:19:28et pendant ce temps-là
00:19:29les entreprises font faillite
00:19:31les entreprises font faillite
00:19:32il faut qu'on continue
00:19:33à travailler
00:19:34le prix du carburant
00:19:36augmente
00:19:36donc si vous voulez
00:19:37la situation est intenable
00:19:38et vous ne m'avez pas répondu
00:19:39sur les actions
00:19:39vous envisagez d'en mener
00:19:41ou pas ?
00:19:41parce qu'on sait que
00:19:42les chauffeurs routiers
00:19:42quand ils décident d'agir
00:19:43ça peut bloquer l'économie
00:19:46nous sommes responsables
00:19:48nous avons envie
00:19:49donc c'est pas dans les tuyaux
00:19:50pour l'instant
00:19:50c'est dans les tuyaux
00:19:51c'est forcément
00:19:52et toujours dans les tuyaux
00:19:53vous avez des gens
00:19:53qui sont dans une détresse telle
00:19:54que les camions aujourd'hui
00:19:55ne peuvent pas sortir
00:19:57ne peuvent pas travailler
00:19:57soit si c'est pour travailler à perte
00:19:58mais ce qu'il faut surtout
00:19:59c'est ça l'essentiel en réalité
00:20:01c'est parce qu'on ne veut pas
00:20:02vivre d'argent public
00:20:03l'objectif c'est pas
00:20:04d'avoir des aides en permanence
00:20:06il faut trouver
00:20:06c'est vivre de son métier
00:20:07comme les pêcheurs
00:20:08comme les agriculteurs
00:20:08qui ne demandent que ça bien sûr
00:20:09oui oui mais il y a très simple
00:20:11il faut qu'on trouve
00:20:11une manière de répercuter
00:20:12ces surcoûts
00:20:13de manière automatique
00:20:14simple efficace
00:20:15une indexation bien faite
00:20:17sauf que
00:20:18Amandine Nathalia
00:20:19c'est toujours pareil
00:20:20du côté du gouvernement
00:20:20et du côté politique
00:20:21on monte les poches
00:20:23là vous savez
00:20:23que les poches sont vides
00:20:25il n'y a plus rien dans les caisses
00:20:26et oui on est en pleine
00:20:27élaboration du budget
00:20:29il y a des réunions d'ailleurs
00:20:30en cours
00:20:30autour de Sébastien Lecornu
00:20:31et c'est extrêmement compliqué
00:20:33c'est à dire
00:20:34qu'il a prévenu
00:20:34ses propres ministres
00:20:36qu'il allait faire
00:20:36falloir faire encore plus
00:20:38d'efforts que prévu
00:20:39s'ajoute maintenant
00:20:40cette crise sociale
00:20:41qui ne fait que commencer
00:20:43parce que quand on évoque
00:20:44un prix du litre
00:20:45de l'essence
00:20:46qui pourrait arriver
00:20:47aux 3 euros
00:20:48c'est quand même un chiffre
00:20:49qui affole les français
00:20:51il faut bien se le dire
00:20:52et donc le gouvernement
00:20:54avait toujours pensé
00:20:55que ça pouvait
00:20:56devenir pire
00:20:57mais sans envisager
00:20:58peut-être qu'on en arriverait
00:21:00si vite
00:21:01à cette situation
00:21:02d'aujourd'hui
00:21:03on a vu d'ailleurs hier
00:21:04une réaction
00:21:05qui peut paraître
00:21:06assez surprenante
00:21:06celle d'Edouard Philippe
00:21:07qui est toujours celui
00:21:08qui demande plus d'économie
00:21:09plus de rigueur
00:21:10et bien c'est ce même
00:21:11Edouard Philippe
00:21:12qui hier dit
00:21:12il faut doubler
00:21:13le montant des aides
00:21:14en faisant des économies
00:21:15sur les dépenses de l'Etat
00:21:16et sur ces propositions politiques
00:21:18on va vous les détailler
00:21:19dans quelques instants
00:21:21vous expliquez exactement
00:21:22ce que proposent
00:21:22les uns et les autres
00:21:23notamment Edouard Philippe
00:21:24dans un contexte
00:21:25où c'est vrai
00:21:26les prix sont en train
00:21:26de falloir
00:21:26regardez par exemple
00:21:27cette image
00:21:28on est ici
00:21:28en Alsace
00:21:30vous voyez près de Colmar
00:21:31et vous voyez que
00:21:32le sans-plomb
00:21:33il est pratiquement
00:21:34à 2,50
00:21:35et quand vous regardez
00:21:36le diesel
00:21:37on est juste
00:21:38sous la barre
00:21:39des 3 euros
00:21:40c'est évidemment
00:21:40très spectaculaire
00:21:41avec une problématique
00:21:43supplémentaire
00:21:43pour cette région
00:21:44c'est le niveau
00:21:45du Rhin
00:21:46qui est très très bas
00:21:47et qui ne permet pas
00:21:48l'approvisionnement
00:21:49des stations-service
00:21:50d'où cette hausse
00:21:51qui est vraiment
00:21:52encore plus importante
00:21:53que partout ailleurs
00:21:54en France
00:21:54allez on ira entendre
00:21:55les réactions
00:21:55du côté de l'Alsace
00:21:56dans quelques instants
00:21:56à tout de suite
00:21:57la mobilisation
00:21:58des pêcheurs
00:21:59qui se poursuit ce matin
00:22:00alors qu'une délégation
00:22:01sera reçue au ministère
00:22:02dans moins d'une demi-heure
00:22:03nous irons sur les différents
00:22:04points de blocage
00:22:06notamment à Nice
00:22:07dans quelques instants
00:22:09d'abord le rappel
00:22:09de l'actualité
00:22:10de ce jeudi matin
00:22:10c'est avec vous
00:22:11Elisa Tranin
00:22:12commençons par les nouvelles
00:22:13frappes russes
00:22:14sur Kiev la nuit dernière
00:22:15des attaques de missiles
00:22:17qui ont fait au moins
00:22:1813 blessés
00:22:19dans la capitale ukrainienne
00:22:20et à Odessa
00:22:21sur les bords
00:22:21de la mer Noire
00:22:22on va retrouver
00:22:23Igor Saïry
00:22:24dans un quartier résidentiel
00:22:26de Kiev
00:22:27Igor
00:22:27ce sont des infrastructures
00:22:29civiles
00:22:29qui ont été visées
00:22:33absolument
00:22:33avec ce cratère
00:22:34que vous voyez ici
00:22:35avec la caméra
00:22:36de Chloé Berthaud
00:22:37un cratère
00:22:38qui est là
00:22:40où ce missile
00:22:41balistique russe
00:22:42a atterri cette nuit
00:22:43aux alentours
00:22:43de 2h30 du matin
00:22:44ce missile balistique russe
00:22:46a explosé tellement fort
00:22:47qu'il a soufflé
00:22:48toutes les fenêtres
00:22:49de cet immense
00:22:50bâtiment résidentiel
00:22:51que vous voyez
00:22:52il n'y a plus
00:22:53une seule fenêtre
00:22:54qui tient actuellement
00:22:56il y a encore des grues
00:22:57des secouristes
00:22:58qui vient de sécuriser
00:22:59encore les appartements
00:23:00certains habitants
00:23:01sont encore à l'intérieur
00:23:03mais vous le voyez
00:23:03c'est toujours très dangereux
00:23:04il y a deux voitures
00:23:05qui sont également
00:23:06calcinées
00:23:07au pied de cet immeuble
00:23:08je voulais vous montrer
00:23:09également ce qu'il y a
00:23:10de l'autre côté
00:23:10de cet immeuble
00:23:12il s'agit d'une école
00:23:13d'une école maternelle
00:23:14et primaire
00:23:15vous le voyez
00:23:15qui a été soufflée
00:23:17elle aussi littéralement
00:23:18par l'explosion
00:23:18il y a des enfants
00:23:20qui sont en train
00:23:20de nettoyer
00:23:21je vous montre cela
00:23:22parce que
00:23:22ce que nous avons pu voir
00:23:24avec Chloé ce matin
00:23:25c'est qu'il y a
00:23:25une résilience
00:23:27et un courage
00:23:27extraordinaire
00:23:28ici en Ukraine
00:23:30car tout le monde
00:23:30met la main à la pâte
00:23:31si j'ose dire
00:23:32pour réparer
00:23:33pour mettre de côté
00:23:34ce qui est cassé
00:23:36nettoyer le verre
00:23:37et l'enlever
00:23:37bien évidemment
00:23:38comme ici
00:23:38le jardin d'enfants
00:23:39avec ses parents d'élèves
00:23:41ses instituteurs
00:23:42et ses assistantes maternelles
00:23:43qui sont venus
00:23:44dès 6h du matin
00:23:45pour pouvoir faire en sorte
00:23:47que les élèves
00:23:48puissent revenir à l'école
00:23:49au plus vite
00:23:49nous avons d'ailleurs
00:23:50interrogé
00:23:51une assistante maternelle
00:23:52qui nous a donné
00:23:53son point de vue
00:23:54sur la situation
00:23:55et son message
00:23:57est extrêmement fort
00:23:58écoutez-la
00:23:59c'est un cauchemar
00:24:01c'est horrible
00:24:01ce matin
00:24:02je devais recevoir
00:24:03les enfants pour les cours
00:24:04mais vous le voyez
00:24:05les russes détruisent
00:24:06nos bâtiments
00:24:07nos infrastructures
00:24:08ils veulent aussi
00:24:09détruire notre avenir
00:24:10mais ils n'y arriveront pas
00:24:15et d'autres frappes
00:24:16ont touché
00:24:17d'autres villes
00:24:18comme la ville d'Odessa
00:24:19et notamment
00:24:20un train
00:24:20entre la ville
00:24:22de Nipro
00:24:22et la ville
00:24:23d'Odessa
00:24:24faisant
00:24:25zéro blessé
00:24:26puisque les alertes
00:24:28ont permis
00:24:28justement
00:24:29aux passagers
00:24:30de s'en sortir
00:24:31sain et sauf
00:24:31et autre frappe
00:24:33Igor on l'apprend
00:24:33à l'instant
00:24:34un navire
00:24:35civil
00:24:36qui a été frappé
00:24:38en mer noire
00:24:38c'est ce que dit l'Ukraine
00:24:39en tout cas par la Russie
00:24:40et le capitaine
00:24:40de ce navire
00:24:41a été tué
00:24:42selon Kiev
00:24:43des frappes
00:24:44qui interviennent
00:24:44alors que
00:24:45Elisa
00:24:46le congrès américain
00:24:47a prouvé
00:24:48de nouvelles sanctions
00:24:48contre la Russie
00:24:49les américains
00:24:50qui réagissent par ailleurs
00:24:51à la volonté commune
00:24:52de l'Union Européenne
00:24:53et du Canada
00:24:54de se rapprocher
00:24:54Oui, Canadiens
00:24:56comme Européens
00:24:56en pleine guerre
00:24:57commerciale
00:24:58avec les Etats-Unis
00:24:59et bien cherchent
00:24:59de nouveaux partenaires
00:25:01un projet ridicule
00:25:03à trancher
00:25:03Donald Trump
00:25:04il menace
00:25:05de rompre
00:25:05les échanges commerciaux
00:25:06avec l'Union Européenne
00:25:19Sur le fond des incendies
00:25:20maintenant
00:25:21le pire est passé
00:25:22pour un incendie
00:25:23dans les Landes
00:25:23un parc photovoltaïque
00:25:24qui était en flammes
00:25:25Le feu est désormais fixé
00:25:27après avoir parcouru
00:25:28tout de même
00:25:29190 hectares
00:25:30les flammes
00:25:31se sont protagées
00:25:32à une vitesse extraordinaire
00:25:34ont témoigné
00:25:35les autorités locales
00:25:36et à le menacer
00:25:37notamment
00:25:37deux sites industriels
00:25:39classés Céveso
00:25:40Oui, les risques
00:25:40de grands incendies
00:25:41ne sont pas écartés
00:25:42en ce mois de septembre
00:25:43il faut le rappeler
00:25:45après l'été
00:25:46évidemment très compliqué
00:25:46que la France a passé
00:25:49l'actualité ce matin
00:25:50c'est donc aussi
00:25:51la délégation de pêcheurs
00:25:52qui doit être reçue
00:25:52dans moins d'une de meilleures
00:25:53maintenant
00:25:54au ministère
00:25:55à la Défense
00:25:56à Paris
00:25:56pendant qu'en Méditerranée
00:25:58les blocages de port
00:25:59se poursuivent
00:26:00notamment à Nice
00:26:01où vous trouvez
00:26:01Benoît Ruys
00:26:02ce sont quelques bateaux
00:26:03qui bloquent
00:26:04l'ensemble de l'entrée
00:26:05de ce grand port
00:26:09Exactement
00:26:10il aura suffi
00:26:10de 6-7 bateaux
00:26:12pour finalement
00:26:13le coincer
00:26:15regardez
00:26:15vous avez
00:26:16les bouts
00:26:17ces cordages
00:26:19qu'on appelle
00:26:19des bouts
00:26:20dans le domaine maritime
00:26:21qui attachent
00:26:23chaque bateau
00:26:23et donc
00:26:24vous les avez là
00:26:25le long
00:26:26de cette entrée
00:26:27c'est une petite entrée
00:26:28le port de Nice
00:26:29c'est assez étroit
00:26:30mais ça suffit
00:26:31à bloquer
00:26:32notamment ce matin
00:26:33un bateau
00:26:34de la Corsica Ferris
00:26:35avec plusieurs centaines
00:26:36de passagers
00:26:36ce bateau
00:26:37a dû être détourné
00:26:38sur Savonne
00:26:40en Italie
00:26:41pour pouvoir débarquer
00:26:43ces passagers
00:26:45Yvan Besquer
00:26:46vous êtes avec nous
00:26:46vous êtes président
00:26:48de la Prud'Omini
00:26:48de Nice
00:26:48vous êtes évidemment pêcheur
00:26:50aujourd'hui
00:26:51voilà une mobilisation
00:26:52ici à Nice
00:26:53expliquez-nous
00:26:54les revendications
00:26:55on les connaît
00:26:56l'objectif aujourd'hui
00:26:58c'est de se faire entendre
00:26:59et
00:26:59c'est surtout
00:27:00oui
00:27:01de se faire entendre
00:27:02les carburants
00:27:03je pense que c'est
00:27:04la petite goutte d'eau
00:27:05qui a fait déborder le vase
00:27:06mais c'est
00:27:07c'est un tout
00:27:07c'est les normes européennes
00:27:09c'est
00:27:10les carburants
00:27:11ça commence
00:27:12un petit peu
00:27:12beaucoup à abuser
00:27:13mais après
00:27:14je vous dis
00:27:15c'est
00:27:15plus ou moins
00:27:17on nous empêche
00:27:18avec toutes les réglementations
00:27:20d'être libre
00:27:21et de travailler
00:27:22comme on sait le faire
00:27:23il aura suffi
00:27:24de pas grand chose
00:27:24pour bloquer
00:27:25un port finalement
00:27:26dans le calme
00:27:27tranquille
00:27:28et là
00:27:28vous empêchez
00:27:30presque tout le monde
00:27:31de passer
00:27:31on a vu que des bateaux
00:27:32de plongée
00:27:32étaient passés
00:27:32vous n'êtes pas non plus
00:27:33à dire
00:27:34il y en a certains
00:27:35qui passent
00:27:36ce n'est pas non plus
00:27:36ceux qui travaillent
00:27:38on les laisse passer
00:27:39ils attendent un petit peu
00:27:40pour comprendre
00:27:41mais après
00:27:42on n'est pas là
00:27:42pour empêcher
00:27:43les gens de travailler
00:27:44mais c'est
00:27:45je vous dis
00:27:45c'est plus symbolique
00:27:47qu'autre chose
00:27:48parce que s'ils voulaient
00:27:49ils nous coupaient les cordes
00:27:50les gendarmes maritimes
00:27:51les affaires maritimes
00:27:52et nous faisaient dégager
00:27:53c'est qu'il faut vraiment
00:27:54que les gens comprennent
00:27:56qu'il faut arrêter
00:27:58arrêter d'empêcher
00:27:59les gens de travailler
00:27:59voilà c'est tout
00:28:00là aujourd'hui
00:28:01vous suffoquez
00:28:03devant les normes
00:28:04devant les taxes
00:28:05là vous ne gagnez plus rien
00:28:07en gros
00:28:07vous ramenez du poisson
00:28:08vous ne gagnez pas grand chose
00:28:09voilà
00:28:10si on ne pêche pas beaucoup
00:28:11on perd de l'argent
00:28:11si on pêche beaucoup
00:28:12on s'en sort
00:28:14mais je veux dire
00:28:15on est poussé
00:28:16à aller plus loin
00:28:17à pêcher plus longtemps
00:28:19à envoyer plus de filets
00:28:21pour certains pêcheurs
00:28:22à aller plus profond
00:28:23c'est un tout
00:28:25c'est un tout
00:28:26merci beaucoup
00:28:27Yvan Besquer
00:28:28ici la mobilisation continue
00:28:31on attend des nouvelles
00:28:32de la réunion
00:28:33dont vous parlez
00:28:34aujourd'hui
00:28:35et ça va durer au moins
00:28:36jusqu'à midi
00:28:37le blocage
00:28:38et ce mouvement
00:28:38qui pourrait faire tâche d'huile
00:28:39on parle déjà
00:28:40de blocage
00:28:41au port de Marseille
00:28:42de Toulon
00:28:43dans les heures qui arrivent
00:28:45dans les heures prochaines
00:28:46réunion au ministère
00:28:48de la pêche
00:28:49et d'autres blocages
00:28:49en vue
00:28:50alors qu'une annonce
00:28:50tombe à l'instant
00:28:51de l'Elysée
00:28:52Amandine Attalaya
00:28:54Emmanuel Macron
00:28:55appelle les chefs
00:28:56de tous les partis
00:28:57à venir
00:28:58vendredi à l'Elysée
00:28:59pour évoquer
00:28:59ces sujets
00:29:00liés
00:29:01dit-il
00:29:01dit-il communiqué
00:29:02il insiste beaucoup
00:29:03là-dessus
00:29:03à la situation
00:29:04internationale
00:29:05il lance une espèce
00:29:06d'appel à l'unité nationale
00:29:07le président de la République
00:29:08autour de ces sujets
00:29:09tout à fait
00:29:10c'est une réunion
00:29:11qui va avoir lieu
00:29:11demain à 10h30
00:29:12à l'Elysée
00:29:13pour évoquer
00:29:14à la fois
00:29:15le conflit au Moyen-Orient
00:29:17et le conflit
00:29:18en Ukraine
00:29:18qui tous les deux
00:29:19pèsent aujourd'hui
00:29:20sur les prix de l'énergie
00:29:21Emmanuel Macron
00:29:22a choisi
00:29:23cet angle
00:29:24d'intérêt
00:29:25et d'attaque
00:29:26c'est-à-dire
00:29:27il essaie de dire
00:29:28aux Français
00:29:28que d'une part
00:29:29la France
00:29:29n'a rien à voir
00:29:30avec ce qui s'est passé
00:29:31qu'elle n'est pas responsable
00:29:32qu'elle a malheureusement
00:29:33dû suivre le mouvement
00:29:34et que maintenant
00:29:35elle en paie les conséquences
00:29:36et d'autre part
00:29:38le président
00:29:39on le sait
00:29:39essaie de
00:29:40s'activer
00:29:41il a multiplié
00:29:43ces derniers jours
00:29:43les contacts
00:29:45téléphoniques
00:29:45les contacts
00:29:46avec divers responsables
00:29:48du Moyen-Orient
00:29:48notamment
00:29:49pour essayer
00:29:50d'insister
00:29:51sur le fait
00:29:52qu'il faut libérer
00:29:53au plus vite
00:29:53le détroit d'Hormuz
00:29:56sans effet immédiat
00:29:58parce que la France
00:29:59on le sait bien
00:30:00n'a pas les manettes
00:30:01sur ce conflit
00:30:03et ce qui se passe
00:30:04et il faut voir
00:30:06comment c'est reçu
00:30:06par les Français
00:30:07parce que les Français
00:30:09ont besoin
00:30:09au-delà de tout ce qui se passe
00:30:11au niveau diplomatique
00:30:11et international
00:30:12de réponses
00:30:13extrêmement concrètes
00:30:14on voit bien
00:30:15l'envolée des prix
00:30:16à la pompe
00:30:16c'est maintenant
00:30:17c'est dans les jours
00:30:17c'est dans les semaines
00:30:18qui viennent
00:30:19et les deux vont se percuter
00:30:20le temps long
00:30:20de l'international
00:30:21le temps court
00:30:22du besoin des aides
00:30:23Est-ce qu'on peut imaginer
00:30:23que tous les partis
00:30:24vont dire oui
00:30:26à cette invitation ?
00:30:27En général non
00:30:28la France Insoumise
00:30:29a refusé dernièrement
00:30:30de se rendre
00:30:31pour rencontrer
00:30:32à la fois
00:30:32Sébastien Lecornu
00:30:33sur le budget
00:30:34ou Emmanuel Macron
00:30:35lorsqu'il y avait
00:30:36des relations
00:30:37lorsqu'il y avait
00:30:38des réunions internationales
00:30:39en général
00:30:40le Rassemblement National
00:30:41a pu dire oui
00:30:42s'il y voyait
00:30:43un intérêt
00:30:44et les autres partis
00:30:45participent
00:30:46donc il pourrait
00:30:46quand même
00:30:47y avoir du monde
00:30:48C'est vrai que le RN
00:30:49c'est souvent
00:30:49à géométrie variable
00:30:50et on verra tout à l'heure
00:30:51les propositions
00:30:52des uns et des autres
00:30:53plusieurs professionnels
00:30:53sont sur ce plateau
00:30:55pour réagir
00:30:56d'abord Olivier Lenezet
00:30:57vous qui êtes pêcheur
00:30:58et qu'aller dans 20 minutes
00:30:59maintenant voir la ministre
00:31:01est-ce que vous pensez
00:31:02que c'est
00:31:02qu'est-ce que vous répondez
00:31:04surtout quand le président
00:31:04vous dit
00:31:05mais c'est pas de notre faute
00:31:06c'est pas de notre faute
00:31:07c'est à cause
00:31:07de la situation internationale
00:31:09Oui effectivement
00:31:09les routes maritimes
00:31:11on voit
00:31:11qu'elles sont importantes
00:31:12on voit que la pêche
00:31:14est directement impactée
00:31:15et je pense que là
00:31:16l'État
00:31:18a répondu présent
00:31:19pour les professionnels
00:31:20avec l'Union Européenne
00:31:21pour la pêche
00:31:21pour ce qui est
00:31:22l'augmentation
00:31:23du prix du carburant
00:31:24il faut accélérer
00:31:26les paiements
00:31:26parce que
00:31:27les trésoreries sont exsangues
00:31:28et c'est là
00:31:28le vrai sujet
00:31:30c'est la profession
00:31:31Et ça ça dépend pas
00:31:31de la situation internationale
00:31:32Non pas du tout
00:31:33là c'est vraiment
00:31:34l'État qui doit
00:31:36accélérer les paiements
00:31:36et en même temps
00:31:37mettre en place
00:31:39des outils de trésorerie
00:31:40qui doivent permettre
00:31:41justement d'avoir
00:31:42de la visibilité
00:31:43Même question pour vous
00:31:44Dominique Buisson
00:31:45représentant vous des taxis
00:31:46avant d'aller à Frontignan
00:31:47pour voir le blocage
00:31:48avec les heures de la Gorce
00:31:50La même situation
00:31:51que les marins pêcheurs
00:31:52nous sommes
00:31:54à
00:31:54a fortiori
00:31:55avec des tarifs
00:31:56qui sont
00:31:57indexés
00:31:58par Bercy
00:31:58donc nous
00:31:59nous ne pouvons
00:32:00en aucun cas
00:32:00répercuter
00:32:01quoi que ce soit
00:32:02sur
00:32:03nos clients
00:32:05et en plus
00:32:06vis-à-vis du transport
00:32:07de malades assis
00:32:08aujourd'hui
00:32:08qui est un véritable
00:32:10fléau
00:32:10puisque
00:32:11l'ACNAM
00:32:12nous a
00:32:12diminué
00:32:13nos rémunérations
00:32:14et avec
00:32:16aujourd'hui
00:32:16le prix des carburants
00:32:18ça devient
00:32:18complètement
00:32:19inviable
00:32:19Et on se souvient
00:32:20du mouvement des taxis
00:32:21sur ce sujet
00:32:22qui avait été
00:32:23très très suivi
00:32:24vous nous direz
00:32:24dans quelques instants
00:32:25si le mouvement
00:32:27peut revenir
00:32:28et si les taxis
00:32:29peuvent relancer
00:32:29les blocages
00:32:29d'abord donc
00:32:30direction Frontignan
00:32:31parce que c'est
00:32:31un dépôt pétrolier
00:32:32qui est bloqué là-bas
00:32:34sous vos yeux
00:32:35Isor
00:32:35pour la deuxième
00:32:36matinée consécutive
00:32:37hier il y avait
00:32:37eu une évacuation
00:32:38à peu près à cette heure-là
00:32:39est-ce que c'est le même
00:32:40scénario qui se profile
00:32:41ou pas ?
00:32:44Alors pour l'instant
00:32:45c'est très calme
00:32:45les policiers sont sur place
00:32:46mais il n'y a pas
00:32:47de tension
00:32:48avec la quarantaine
00:32:49de pêcheurs
00:32:50qui sont arrivés
00:32:51pour certains
00:32:51très tôt ce matin
00:32:52dès 3h
00:32:53pour installer
00:32:53vous le voyez
00:32:54ce blocus
00:32:55d'une partie
00:32:56de la raffinerie
00:32:56ils ont placé
00:32:57des palettes
00:32:58et également
00:32:58des pneus
00:32:59qui sont en partie
00:33:00en feu
00:33:01l'objectif
00:33:02c'est de bloquer
00:33:02surtout les camions
00:33:03citernes
00:33:04ils sont une dizaine
00:33:05à être totalement
00:33:06à l'arrêt
00:33:06pour éviter
00:33:07qu'ils puissent
00:33:08ravitailler
00:33:09les stations de carburant
00:33:10parce que l'objet
00:33:10de leur colère
00:33:11c'est vraiment ça
00:33:12c'est le gazole
00:33:12on va en parler tout de suite
00:33:13avec un pêcheur
00:33:14qui est mobilisé
00:33:14depuis plusieurs jours
00:33:15maintenant
00:33:16Pierre Palombeau
00:33:17vous vous pêchez
00:33:18à 7
00:33:19est-ce que là
00:33:20qu'est-ce que vous attendez
00:33:21de cette réunion
00:33:21qui va démarrer
00:33:22dans quelques minutes
00:33:23maintenant
00:33:23est-ce que les annonces
00:33:24du gouvernement
00:33:25sont suffisantes ?
00:33:26On attend que la réunion
00:33:27avec madame la ministre
00:33:30Chabot
00:33:30qui est en responsabilité
00:33:32de la pêche
00:33:33en temps de nos revendications
00:33:34pêche en priorité
00:33:35et les annonces
00:33:37qui ont été faites
00:33:38pour le prix du gasoil
00:33:40et les aides de gasoil
00:33:42nous ne satisfont pas
00:33:44complètement
00:33:45puisqu'on redescendrait
00:33:46à un niveau
00:33:47où on était
00:33:48au mois de juin
00:33:49et où la gronde
00:33:50a commencé
00:33:51à se déclarer
00:33:53un gasoil
00:33:55au-dessus
00:33:55de 80 centimes
00:33:56nous ampute
00:33:58trop
00:33:58sur notre recette
00:33:59et empêche
00:34:01nos entreprises
00:34:02de continuer
00:34:02à fonctionner
00:34:03correctement
00:34:04parce qu'en juin
00:34:05c'était à peu près
00:34:0560 centimes
00:34:06le litre
00:34:07et maintenant
00:34:08on est presque
00:34:08à 1,18€
00:34:10donc ça fait
00:34:11que certains pêcheurs
00:34:12maintenant
00:34:13refusent de redémarrer
00:34:14leur bateau
00:34:15restaquer
00:34:15parce que ça devient
00:34:16beaucoup trop cher
00:34:16pour eux
00:34:17d'aller pêcher ce poisson
00:34:18ils attendent beaucoup
00:34:19de cette réunion
00:34:20avec la ministre
00:34:21mouvement qui se propage
00:34:23dans le sud-est
00:34:24sur la côte méditerranéenne
00:34:25avec des blocages
00:34:26à venir sans doute
00:34:27sur les ports
00:34:27en tout cas
00:34:28c'est ce qu'ont annoncé
00:34:28les pêcheurs
00:34:29sur les ports
00:34:29de Toulon et de Marseille
00:34:30pour demain
00:34:31et on voit
00:34:31cette cristallisation
00:34:33de monter
00:34:34il y a donc
00:34:35Dominique Buisson
00:34:35qui était avec nous
00:34:36pour les taxis
00:34:38est-ce qu'à votre tour
00:34:39du côté des taxis
00:34:39vous envisagez
00:34:40des actions
00:34:41de blocage ou pas ?
00:34:42Bien sûr
00:34:43puisque de toute façon
00:34:43les taxis
00:34:44sont au bord
00:34:45de l'exaspération
00:34:46et surtout
00:34:47que l'on n'a
00:34:47aucun retour
00:34:49aujourd'hui
00:34:50de quelques ministères
00:34:51que ce soit
00:34:52que ce soit
00:34:52le côté ministère
00:34:54de la santé
00:34:54que ce soit
00:34:55le ministère
00:34:56des transports
00:34:57la seule chose
00:34:58qu'on nous a dit
00:34:58c'est
00:34:59il ne faut pas
00:35:00que ça coûte
00:35:00un centime
00:35:01au pays
00:35:02sauf que depuis
00:35:03le début de l'année
00:35:04la taxe CE
00:35:05a quand même
00:35:06doublé
00:35:07elle est passée
00:35:07de 8 à 17 centimes
00:35:09et si on fait
00:35:10un rappel
00:35:11très rapide
00:35:12sur ce qui est pris
00:35:13sur chaque litre de carburant
00:35:15pour tous les consommateurs
00:35:16français
00:35:16on est aux alentours
00:35:18en tout cas
00:35:18pour les taxis
00:35:19aux alentours
00:35:20de 80 millions
00:35:20par an
00:35:21et on nous propose
00:35:23en même temps
00:35:24de nous faire
00:35:25de nous donner une aide
00:35:26pour l'électrification
00:35:28des véhicules
00:35:28en termes clairs
00:35:29aujourd'hui
00:35:30on autofinance
00:35:31notre propre prime
00:35:33que l'on pourrait avoir
00:35:34c'est
00:35:35à un moment donné
00:35:36c'est vraiment ubuesque
00:35:37et regardez donc
00:35:39ce que proposent
00:35:39les différents candidats
00:35:41avec certains
00:35:42qui seront peut-être
00:35:44reçus demain
00:35:45à l'Elysée
00:35:45on vous rappelle
00:35:46cette réunion
00:35:47convoquée
00:35:48par Emmanuel Macron
00:35:50qui invite
00:35:51tous les chefs de parti
00:35:52à venir autour de lui
00:35:53pour évoquer
00:35:53la situation internationale
00:35:54et les conséquences
00:35:55en France
00:35:56regardez les propositions
00:35:57aides temporaires
00:35:58et ciblées
00:35:58pour Gabriel Atta
00:35:59doublement des aides
00:36:00pour Edouard Philippe
00:36:01suppression des CE
00:36:02dont vous venez
00:36:02de nous parler
00:36:03c'est ce que propose
00:36:04Bruno Retailleau
00:36:05Marine Le Pen
00:36:06baisse de la TVA
00:36:06et Jean-Luc Mélenchon
00:36:07blocage des prix
00:36:07alors là-dessus
00:36:08la suppression
00:36:09des fameux CEE
00:36:11c'est vrai que c'est un sujet
00:36:11qui est dans l'air du temps
00:36:12depuis plusieurs jours
00:36:13maintenant
00:36:13et on ne sait pas
00:36:14vraiment ce que c'est
00:36:14on découvre un petit peu
00:36:15tous l'existence
00:36:16de ces C2E
00:36:18on va vous expliquer
00:36:18davantage ce que c'est
00:36:19grâce à vous
00:36:20Elisa Tranin
00:36:21précisez-nous exactement
00:36:22ce que sont ces fameux CEE
00:36:24alors depuis 2005
00:36:26les certificats
00:36:27d'économie d'énergie
00:36:28autrement appelés
00:36:29donc CEE
00:36:30sont des aides financières
00:36:32versées par les fournisseurs
00:36:33d'énergie
00:36:33pour financer
00:36:35des travaux
00:36:35de rénovation énergétique
00:36:36chez les particuliers
00:36:37ou dans les entreprises
00:36:39en gros
00:36:39c'est le principe
00:36:40du pollueur-payeur
00:36:42demain par exemple
00:36:43vous souhaitez faire
00:36:44des travaux
00:36:44d'isolation chez vous
00:36:46ou installer
00:36:46une pompe à chaleur
00:36:48et bien vous pouvez
00:36:48faire la demande
00:36:49d'une prime CEE
00:36:51versée par un fournisseur
00:36:53de carburant
00:36:54d'électricité
00:36:55ou de gaz
00:36:56c'est une obligation
00:36:57de l'Etat
00:36:59mais selon un rapport
00:37:00de la Cour des comptes
00:37:01et bien ces fournisseurs
00:37:02en fait le répercute
00:37:04sur leur prix de vente
00:37:05final
00:37:05donc en faisant
00:37:06votre plein
00:37:07vous contribuez
00:37:08indirectement
00:37:09au dispositif
00:37:10c'est pour ça
00:37:11comme Bruno Retailleau
00:37:12que certains proposent
00:37:13de supprimer
00:37:14ces CEE
00:37:15pour mécaniquement
00:37:16faire baisser
00:37:17les prix à la pompe
00:37:19sans même toucher
00:37:20donc au budget
00:37:21de l'Etat
00:37:21Bruno Retailleau
00:37:22estime que cela
00:37:23représente une économie
00:37:24de 15 à 17 centimes
00:37:25sur le litre
00:37:26de carburant
00:37:27soit environ
00:37:288,50 euros
00:37:29le plein
00:37:30en revanche
00:37:31pour les défenseurs
00:37:32des CEE
00:37:33et bien c'est aujourd'hui
00:37:34le seul dispositif
00:37:35d'ampleur de financement
00:37:36pour la rénovation énergétique
00:37:39sans passer par le budget
00:37:40de l'Etat
00:37:401 million d'opérations
00:37:42sont tout de même
00:37:42ainsi financées
00:37:43chaque année
00:37:44on y voit un petit peu
00:37:44plus clair
00:37:45grâce à vous Elisa
00:37:46merci beaucoup
00:37:47ces questions
00:37:49évidemment
00:37:49elles tournent toutes
00:37:50autour du pouvoir d'achat
00:37:52en général
00:37:52Alexis Pluette
00:37:53est avec nous
00:37:54en direct
00:37:55sur le parking
00:37:56d'un centre commercial
00:37:57d'une façon générale
00:37:58il y a l'essence
00:37:59mais il y a les répercussions
00:38:00partout
00:38:01et ces dépenses
00:38:02ces taxes
00:38:02et ces hausses
00:38:03en permanence
00:38:04elles se retrouvent directement
00:38:05dans le caddie
00:38:06des gens que vous avez croisés
00:38:09ah oui absolument
00:38:10tous les gens
00:38:12à qui on a parlé
00:38:12nous disent la même chose
00:38:13que c'est plus possible
00:38:15en fait pour faire un plein
00:38:16il y a un monsieur
00:38:16qui nous montrait son caddie
00:38:17il disait
00:38:18bah vous voyez
00:38:18avant c'était 100 euros
00:38:19maintenant c'est 120 euros
00:38:20avec notamment la viande
00:38:22et puis les fruits et légumes
00:38:23une augmentation de 20%
00:38:25sur le mois dernier
00:38:26notamment la salade
00:38:28les tomates
00:38:28les courgettes
00:38:29ça vraiment
00:38:29les français le ressentent
00:38:31quand ils passent à la caisse
00:38:33si je puis dire
00:38:33je propose d'écouter
00:38:34tout simplement
00:38:35les témoignages
00:38:36qu'on a recueillis
00:38:36il y a quelques minutes
00:38:37avec Anne Bouaziz
00:38:39avant on arrivait à s'en sortir
00:38:41maintenant non
00:38:42on mange moins de viande
00:38:43on réduit
00:38:44les fruits et légumes
00:38:45c'est pas possible
00:38:45de manger tous les jours
00:38:47bah voilà
00:38:48on s'adapte
00:38:49habitude j'en avais
00:38:50une fois par mois
00:38:52j'en ai pour 100 euros
00:38:52là j'en ai pour 120
00:38:53je suis retraité
00:38:54donc c'est encore pire
00:38:56enfin bon
00:38:56nous c'est surtout
00:38:58qu'on voit ce qui va se passer
00:39:00qu'on va être mis
00:39:00un petit peu en contribution
00:39:01ce qui est un peu normal
00:39:03peut-être aussi pour certains
00:39:04mais il y en a d'autres
00:39:05qui gagnent des retraités
00:39:06qui sont juste en dessous
00:39:09de 1500 euros
00:39:10voire moins
00:39:11alors c'est catastrophique
00:39:13voilà et puis tous
00:39:14nous disaient évidemment
00:39:14que c'est un contexte
00:39:15il faut prendre sa voiture
00:39:16pour venir ici au supermarché
00:39:17et l'essence évidemment
00:39:18ça coûte une fortune maintenant
00:39:20donc beaucoup nous ont dit
00:39:21qu'ils voulaient
00:39:22que le pouvoir d'achat
00:39:23ce soit vraiment une thématique
00:39:25dans cette campagne présidentielle
00:39:26c'est la préoccupation principale
00:39:27des français que nous avons rencontré
00:39:29il y a un monsieur notamment
00:39:30qui parlait de cette fameuse
00:39:31CEE dont on parlait
00:39:32il y a quelques instants
00:39:33qui voulait la suppression
00:39:34donc voilà
00:39:35on sent que c'est une vraie préoccupation
00:39:37et que le pouvoir d'achat doit
00:39:38ils attendent des réponses
00:39:39des politiques finalement
00:39:41voilà ce que nous ont dit
00:39:41ces français que nous avons rencontré
00:39:43une précision d'un mot Gaëtan
00:39:45sur la CEE
00:39:46merci beaucoup Alexis
00:39:46malheureusement ce n'est qu'un début
00:39:48puisque Dominique Schellcher
00:39:49le patron du groupe
00:39:51de distribution coopérative
00:39:52que j'ai rencontré hier
00:39:53m'a expliqué que les négociations
00:39:55allaient ouvrir
00:39:55entre les industriels
00:39:56et la distribution
00:39:57à la fin de l'année
00:39:59et qu'il fallait s'attendre
00:40:01pour le mois de mars prochain
00:40:02à une très forte augmentation
00:40:04des prix sur certains produits
00:40:06notamment ceux à base de plastique
00:40:08et ceux qui nécessitent
00:40:09beaucoup de transport
00:40:11donc l'inflation alimentaire
00:40:12que l'on a connu
00:40:13après la guerre en Ukraine
00:40:15est aux portes dorénavant
00:40:18de tous ces ménages français
00:40:20on voit que tous les sujets
00:40:21sont mêlés
00:40:22et on voit cette crise sociale
00:40:23qui est en train de monter
00:40:24la première manifestation concrète
00:40:26ce sont ces blocages
00:40:28sur la côte militerranéenne
00:40:30on était sur le port de Nice
00:40:33qui était bloqué
00:40:34et qui est toujours bloqué
00:40:35il y a également Frontignan
00:40:36et d'autres ports
00:40:37qui pourraient l'être également
00:40:38dans les heures qui viennent
00:40:39et Dominique Buisson
00:40:40qui nous disait
00:40:40il y a quelques instants
00:40:41pour les taxis
00:40:41que là aussi des actions
00:40:42pourraient sans doute arriver
00:40:44si les chauffeurs taxis
00:40:45ne sont pas entendus
00:40:46par les pouvoirs publics
00:40:47à tout de suite
00:40:55Emmanuel Macron invite
00:40:56l'ensemble des chefs de parti
00:40:58à venir demain matin
00:41:00à l'Elysée
00:41:00pour évoquer la situation internationale
00:41:02et ses conséquences
00:41:03sur le pouvoir d'achat des français
00:41:05on va ouvrir le débat politique
00:41:06dans quelques instants
00:41:07pour savoir quelle réponse
00:41:08sera donnée à cette invitation
00:41:10mais d'abord regardez
00:41:11la colère sociale
00:41:13qui gronde
00:41:14et on le voit
00:41:15notamment du côté des pêcheurs
00:41:16Benoît Ruys
00:41:17vous êtes à Nice
00:41:18où le port est bloqué
00:41:19ce matin par quelques embarcations
00:41:20et c'est un mouvement
00:41:21qui pourrait faire tâche d'huile
00:41:22en Méditerranée
00:41:23et s'étendre à d'autres ports
00:41:28Exactement
00:41:29ici on va vous montrer
00:41:31regardez
00:41:31il aura suffi
00:41:32de quelques embarcations
00:41:34plus ou moins grandes
00:41:35pour bloquer entièrement
00:41:37ce port de Nice
00:41:38et notamment empêcher
00:41:39les ferries
00:41:40de débarquer
00:41:41leurs passagers
00:41:42ce matin
00:41:43un Corsica Ferris
00:41:44qui venait de l'île de beauté
00:41:46a été obligé
00:41:46de débarquer
00:41:48du côté de Savonne
00:41:49en Italie
00:41:49car il n'a pas pu
00:41:50venir ici
00:41:52Jean-Paul Roux
00:41:52vous êtes avec nous
00:41:53vous êtes pêcheur
00:41:54à Villefranche-sur-Mer
00:41:55aujourd'hui
00:41:56ras-le-bol ?
00:41:58ras-le-bol
00:41:59des goûts
00:42:01j'ai plus d'avenir
00:42:04pour moi personnellement
00:42:05par contre
00:42:06pour les jeunes
00:42:07ce sera très difficile
00:42:09très très difficile
00:42:10l'essence est énorme ?
00:42:11si ça continue comme ça
00:42:13le carburant
00:42:13augmentant
00:42:16ce qui n'arrange rien
00:42:18à côté des autres problèmes
00:42:22européens
00:42:22entre quotas
00:42:25réglementation
00:42:26pression
00:42:28beaucoup d'autres choses
00:42:29beaucoup d'autres choses
00:42:30le carburant
00:42:31bien sûr
00:42:31maintenant
00:42:32ça devient un vrai problème
00:42:33quand vous pensez
00:42:35que ça a augmenté
00:42:35de 30 à 40%
00:42:37en l'espace de 2 ans
00:42:39je pense que ça fait
00:42:40cher au portefeuille
00:42:42pour pouvoir travailler
00:42:44quand on pense
00:42:45que certaines personnes
00:42:46certains collègues
00:42:48moi en particulier
00:42:49mais surtout d'autres
00:42:50jeunes qui vont travailler
00:42:52au large
00:42:53font une consommation
00:42:55de gasoil
00:42:55de 6, 7, 800 litres
00:42:57par semaine
00:42:58tous les 10 jours
00:42:59et ça fait cher
00:43:01au portefeuille
00:43:02vraiment
00:43:02vraiment
00:43:03ce matin
00:43:04Eric Ciotti
00:43:04est venu vous soutenir
00:43:06vous êtes ici
00:43:07depuis tôt ce matin
00:43:09aujourd'hui
00:43:10le message
00:43:11on l'a compris
00:43:12bloquer le port
00:43:13l'activité économique
00:43:14aussi s'en ressent
00:43:15vous faites ça
00:43:16dans le calme
00:43:17quel est un peu
00:43:18votre état d'esprit
00:43:19par rapport à tout ça
00:43:20écoutez
00:43:21l'état d'esprit
00:43:21c'est simple
00:43:22si on n'a pas
00:43:23nos revendications
00:43:23qui sont
00:43:25disons
00:43:26acceptées
00:43:27par le ministre
00:43:28qui est actuellement
00:43:29en réunion à 7
00:43:30et bien on continuera
00:43:31notre revendication
00:43:34c'est à dire
00:43:34boucher le port
00:43:35et puis voilà
00:43:36et ça va continuer
00:43:37et ça peut se durcir
00:43:38ça peut se durcir
00:43:40et ça peut amplifier
00:43:42le mouvement
00:43:43parce que là
00:43:44nous sommes une quinzaine
00:43:45de bateaux
00:43:45nous ne sommes pas tous là
00:43:47mais s'il faut amplifier
00:43:49le mouvement
00:43:50on le fera
00:43:51merci Jean-Paul
00:43:52merci à vous
00:43:53donc ici
00:43:54la mobilisation continue
00:43:55et les ports
00:43:56de Toulon
00:43:57et de Marseille
00:43:58pourraient être aussi
00:43:58touchés
00:43:59dans les prochaines heures
00:44:00avec une mobilisation
00:44:02qui pourrait s'étendre
00:44:03ça va dépendre beaucoup
00:44:04de cette fameuse réunion
00:44:05prévue au ministère
00:44:06de la pêche
00:44:06qui commence au moment
00:44:07où on se parle
00:44:08pourtant il y a déjà
00:44:09des aides
00:44:09qui ont été annoncées
00:44:09hier Gaëtan
00:44:10oui une prolongation
00:44:12des aides
00:44:12jusqu'au 31 décembre prochain
00:44:14et puis surtout
00:44:15l'augmentation
00:44:16de l'aide au carburant
00:44:18donc de 10 centimes
00:44:19supplémentaires
00:44:19on rappelle qu'elle était
00:44:20initialement de 25 centimes
00:44:21mais elle va donc
00:44:22être portée à 35 centimes
00:44:24ce qui effectivement
00:44:25n'est pas suffisant
00:44:26pour couvrir le surplus
00:44:28auquel sont confrontés
00:44:29aujourd'hui
00:44:30cette profession
00:44:32on rappelle
00:44:33avant le gasoil marin
00:44:35c'était de l'ordre
00:44:36de 60 centimes du litre
00:44:37on est aujourd'hui
00:44:37à 1,20€
00:44:38donc vous voyez
00:44:39effectivement
00:44:40une dépense
00:44:40très très conséquente
00:44:41on estime aujourd'hui
00:44:42que cette facture
00:44:44carburant
00:44:44pour les marins pêcheurs
00:44:46ça représente
00:44:4760%
00:44:48de leur chiffre d'affaires
00:44:49à cela
00:44:50vous rajoutez
00:44:51les problèmes
00:44:52de quotas
00:44:52imposés par
00:44:53l'Union Européenne
00:44:54et effectivement
00:44:55on a aujourd'hui
00:44:55une profession
00:44:56qui est en grande difficulté
00:44:58ça ne date pas d'hier
00:44:59ça remonte à plusieurs années
00:45:00mais effectivement
00:45:01une profession
00:45:01qui souffre de plus en plus
00:45:03face à cette situation
00:45:04Armandine
00:45:05on a donc appris
00:45:05qu'Emmanuel Macron
00:45:06conviait l'ensemble
00:45:08des patrons
00:45:09de partis politiques
00:45:11à le retrouver
00:45:12demain matin
00:45:13dans une forme
00:45:14de demande d'unité nationale
00:45:15autour de la situation
00:45:17internationale
00:45:18Oui c'est ça
00:45:19Lui dit que c'est la diplomatie
00:45:21qui peut éventuellement
00:45:23sur du plus long terme
00:45:24dénouer un peu cette crise
00:45:26et faire qu'à un moment donné
00:45:27du côté du détroit d'Hormuz
00:45:29les événements se calment
00:45:31et que donc
00:45:31les prix baissent
00:45:32et Emmanuel Macron
00:45:34a voulu multiplier
00:45:35ces derniers jours
00:45:36vous savez
00:45:36les contacts
00:45:37si je reprends la liste
00:45:38Premier ministre irakien
00:45:39roi de Jordanie
00:45:40émir du Qatar
00:45:41prince héritier
00:45:42d'Arabie saoudite
00:45:43tout ce qui concerne
00:45:44le Golfe
00:45:45donc
00:45:45mais aussi
00:45:46la crise en Ukraine
00:45:47qui elle aussi
00:45:47est en partie responsable
00:45:49de ce qui se passe
00:45:50du côté de l'énergie
00:45:52on sait que la France insoumise
00:45:54a priori
00:45:55en général
00:45:56ne vient pas
00:45:56à ce type
00:45:58de réunion
00:45:59le rassemblement national
00:46:00il est possible
00:46:01qu'il vienne
00:46:02parfois
00:46:03Jordan Bardella
00:46:03ou Marine Le Pen
00:46:04ont pu se rendre
00:46:05à des rencontres
00:46:06avec Emmanuel Macron
00:46:07et les autres partis
00:46:08seront forcément
00:46:10intéressés
00:46:10le problème
00:46:11pour les français
00:46:11qui voient
00:46:12que l'objet
00:46:13de l'attention
00:46:14du chef de l'état
00:46:14se porte sur la diplomatie
00:46:15c'est que
00:46:16ça n'est pas une réponse immédiate
00:46:17et que la réponse
00:46:19du gouvernement hier
00:46:20a été trop faible
00:46:21au regard de la crise
00:46:22qui est en cours
00:46:22et c'est aussi
00:46:23ce que vous disent
00:46:24j'imagine
00:46:24Isor de la Gorce
00:46:25les pêcheurs
00:46:26qui sont autour de vous
00:46:26et qui bloquent
00:46:27un dépôt pétrolier
00:46:28à Frontignon
00:46:32Oui ce blocage
00:46:34est toujours
00:46:34en cours
00:46:35vous le voyez
00:46:35il y a toujours
00:46:36une quarantaine
00:46:37de pêcheurs
00:46:38qui sont mobilisés
00:46:39depuis 3h ce matin
00:46:41pour certains
00:46:41on va parler tout de suite
00:46:42avec Léo
00:46:44Koss
00:46:44vous vous êtes pêcheur
00:46:45à Sète
00:46:46là qu'est-ce que
00:46:46vous attendez
00:46:47de cette réunion
00:46:48avec la ministre de la Mer
00:46:49qui va débuter
00:46:49qu'on sort
00:46:50avec des annonces concrètes
00:46:52et qu'on peut voir
00:46:54dans l'avenir
00:46:54parce que là
00:46:55à l'heure actuelle
00:46:55l'avenir
00:46:56il est plus que sombre
00:46:56vous inquiétez
00:46:58pour votre avenir
00:46:58vous vous êtes pêcheur
00:46:59depuis
00:46:59vous avez votre propre bateau
00:47:01depuis 2019
00:47:02vous avez 28 ans
00:47:02est-ce que vous pensez
00:47:03que dans 10-20 ans
00:47:04vous vous projetez toujours pêcheur ?
00:47:06à l'heure actuelle
00:47:06plus du tout
00:47:07à l'heure actuelle
00:47:08avec le prix du carburant
00:47:09et toutes les réformes
00:47:11et les contrats administratifs
00:47:13même dans 5 ans
00:47:14je pense qu'on se voit
00:47:16presque plus pêcheur
00:47:17on ne pourra plus faire
00:47:18notre métier
00:47:19qu'on avait passion
00:47:20et qu'on aime tant
00:47:21qu'est-ce que vous attendez
00:47:22là du gouvernement
00:47:23c'est une nouvelle augmentation
00:47:25ils ont augmenté
00:47:25de 10 centimes
00:47:26par litre
00:47:27cette aide
00:47:2735 centimes
00:47:28est-ce que c'est suffisant ?
00:47:31s'ils baissent
00:47:32le prix du gazoil
00:47:33à la pompe
00:47:33et qu'ils nous donnent
00:47:3435 centimes
00:47:35on verra
00:47:36suivant le montant
00:47:37que ça fait
00:47:37c'est suffisant ou pas
00:47:38mais bon
00:47:38il n'y a pas que ça non plus
00:47:39il y a tous les plans
00:47:40Westmed pour les chalutiers
00:47:41les anguilles
00:47:42les cotathons rouges
00:47:44la paperasse
00:47:45qui se rajoute
00:47:45de plus en plus
00:47:47en parlant de la paperasse
00:47:48on est presque plus pêcheur
00:47:49à la fin
00:47:49le soir
00:47:49on est informaticien
00:47:50on pourra tout rentrer
00:47:51sur internet
00:47:52ça vous prend
00:47:53combien de temps
00:47:54par rapport au temps de pêche
00:47:55ce temps pour gérer
00:47:57les normes
00:47:57les papiers remplir ?
00:47:59ça varie
00:48:00mais tous les soirs
00:48:02on doit rentrer
00:48:02nos captures
00:48:03sur une application
00:48:04ça prend 25, 30, 1h
00:48:06ça dépend de la quantité
00:48:08on aimerait faire autre chose
00:48:10ou se consacrer à notre famille
00:48:11que de faire ça
00:48:13tous les soirs
00:48:13en rentrant
00:48:13est-ce qu'actuellement
00:48:15vous êtes rentable
00:48:16quand vous sortez
00:48:16pour aller pêcher ?
00:48:17plus du tout
00:48:17plus du tout rentable
00:48:18c'est pour ça
00:48:19qu'à rester accosté
00:48:21contre le quai
00:48:21autant qu'on fasse un mouvement
00:48:22qu'on se fasse entendre
00:48:23et voir si les choses
00:48:25peuvent changer
00:48:25est-ce que vous avez espoir
00:48:27vous pensez que ça va fonctionner
00:48:28cette discussion ?
00:48:29on l'espère
00:48:29l'espoir fait vivre
00:48:30c'est pour ça qu'on est là
00:48:31aujourd'hui
00:48:31et on verra bien
00:48:33jusqu'où ça nous mène
00:48:34merci beaucoup
00:48:35d'avoir pris le temps
00:48:36de répondre à nos questions
00:48:37vous voyez
00:48:37les revendications
00:48:38sont toujours multiples
00:48:39sur le prix du gazole
00:48:41mais ce n'est pas tout aussi
00:48:42les normes
00:48:43et les quotas
00:48:43qui asphyxient
00:48:45de plus en plus
00:48:45ce monde de la pêche
00:48:47conséquence de décisions
00:48:48prises il y a longtemps
00:48:49maintenant
00:48:50conséquence également
00:48:51de la situation internationale
00:48:52c'est donc là-dessus
00:48:52qu'Emmanuel Macron
00:48:53a décidé d'insister
00:48:55lors de cette réunion
00:48:56ce sera demain
00:48:57en présence
00:48:58du Premier ministre
00:48:59Sébastien Lecornu
00:49:00et des responsables militaires
00:49:01et du renseignement
00:49:03voilà
00:49:03les interlocuteurs
00:49:04qui seront proposés
00:49:05aux différents chefs de parti
00:49:06alors il y a des représentants
00:49:07politiques sur ce plateau
00:49:08d'abord Julien Aubert
00:49:09pour Les Républicains
00:49:10est-ce que vous dites
00:49:10oui bien sûr
00:49:10il faut aller à cette réunion
00:49:12et on entend les arguments
00:49:12du président
00:49:14c'est surtout qu'on entend
00:49:15les arguments des pêcheurs
00:49:17c'est-à-dire que
00:49:18un peu comme quand vous avez
00:49:19un naufrage
00:49:20c'est les femmes et les enfants
00:49:21d'abord
00:49:21il faut d'abord sauver
00:49:22ceux qui en réalité
00:49:23ne pourront pas survivre
00:49:25si on se contente
00:49:27de mesurettes
00:49:28mais il faut aller à cette réunion
00:49:29ou pas ?
00:49:29oui évidemment
00:49:30qu'il faut aller à cette réunion
00:49:30sur l'attitude générale
00:49:32évidemment qu'il faut aller
00:49:33à cette réunion
00:49:34d'abord parce qu'on a un besoin
00:49:35d'échange d'informations
00:49:38évidemment l'État
00:49:39a beaucoup plus de données
00:49:40que ce qu'un parti politique
00:49:41peut avoir
00:49:42et quand on veut
00:49:43je dirais se prononcer
00:49:44politiquement
00:49:45de manière un peu juste
00:49:47il faut avoir
00:49:47l'ensemble des données
00:49:48fiscales, budgétaires, économiques
00:49:50sécuritaires
00:49:51et sécuritaires
00:49:52et puis il y a aussi
00:49:53des informations
00:49:53effectivement géopolitiques
00:49:54que le président de la République
00:49:56pourra partager
00:49:56je crois que c'est un moment
00:49:58où chacun doit être responsable
00:50:00et il faut éviter
00:50:00de surpolitiser
00:50:03alors que vous avez des gens
00:50:04qui sont sur des barrages
00:50:06et qui sont en train de crever
00:50:07Benjamin Alcalin dit
00:50:08faut-il se rendre
00:50:10à cette réunion
00:50:11cette convocation
00:50:11demain matin ou pas ?
00:50:12J'en sais rien
00:50:13j'ai rien contre le fait d'y aller
00:50:14et je ne vois pas non plus
00:50:15l'utilité de la mise en scène
00:50:16organisée une fois de plus
00:50:17par le président de la République
00:50:19il y a quelque chose
00:50:19vous savez
00:50:20qui s'appelle l'Assemblée Nationale
00:50:21qui d'ailleurs est fermée
00:50:22parce que pour la première fois
00:50:23depuis 2005
00:50:24le gouvernement ne l'a pas convoqué
00:50:25en session extraordinaire
00:50:26c'est-à-dire que
00:50:26nous sommes là
00:50:27un peu en chômage technique
00:50:28où nous parlementaires
00:50:29aimerions pouvoir faire notre travail
00:50:30c'est-à-dire justement
00:50:31interpeller le gouvernement
00:50:32lors de questions au gouvernement
00:50:33mener des auditions
00:50:35faire des propositions
00:50:36débattre de propositions
00:50:37de loi d'urgence
00:50:38face à cette situation
00:50:39et où l'Assemblée Nationale
00:50:40a été verrouillée
00:50:41cadenassée par M. Macron
00:50:42et M. Lecornu
00:50:43donc il y a une forme d'hypocrisie
00:50:44à se mettre en scène
00:50:45à l'Elysée
00:50:46recevant les chefs de parti
00:50:47encore une fois
00:50:47je n'ai rien contre le fait d'y aller
00:50:48moi je suis un garçon poli
00:50:49quand on m'invite à une réunion
00:50:50j'y vais
00:50:51ce n'est pas le sujet
00:50:52mais il y a un endroit
00:50:52qui est légitime
00:50:54parce que les Français
00:50:55nous ont élus pour cela
00:50:56quand les Françaises
00:50:57et les Français
00:50:57se sont rendus massivement
00:50:58aux urnes
00:50:59en juin et juillet 2024
00:51:00à l'occasion des législatives
00:51:02que M. Macron
00:51:02avait lui-même
00:51:03convoqué par surprise
00:51:05c'était pour avoir des gens
00:51:06qui répondraient justement
00:51:07à ces situations d'urgence
00:51:08dans le cadre d'un débat
00:51:09républicain et démocratique
00:51:10donc je renouvelle
00:51:12la proposition
00:51:12que l'Assemblée Nationale
00:51:13se réunisse
00:51:14je crois que le Premier Ministre
00:51:15et le Président de la République
00:51:16l'a convoqué en session extraordinaire
00:51:17on peut se réunir
00:51:18avec une semaine ou deux d'avance
00:51:20même s'il t'en file maintenant
00:51:21pour discuter de ça
00:51:22et pour voter des mesures d'urgence
00:51:23nous proposons par exemple
00:51:24le blocage des prix
00:51:25débattons-en
00:51:26discutons-en
00:51:26projet contre projet
00:51:27on va mettre les projets
00:51:28et les idées sur la table
00:51:29d'abord il y a une situation sociale
00:51:31qui se tend
00:51:31on le voit bien
00:51:32il y a des réactions politiques
00:51:33notamment Marine Tondelier
00:51:34qu'on écoute en direct
00:51:35en fait on n'a pas les éléments
00:51:37donc je ne vais pas commenter
00:51:38avant que la réunion soit tenue
00:51:39ce sur quoi je pense
00:51:40qu'elle portera
00:51:42on le sait
00:51:43c'est dans l'objet de la convocation
00:51:44on lit par ailleurs l'actualité
00:51:45donc on imagine
00:51:46que les choses se précipitent
00:51:48pour avoir des conséquences
00:51:49pour notre pays
00:51:50et que ça nécessite un échange
00:51:50avec les forces politiques
00:51:51que par ailleurs
00:51:52j'avais demandé
00:51:53au mois de juillet
00:51:54donc voilà
00:51:57évidemment on y sera
00:51:58et si on a des choses
00:51:59à vous en dire
00:52:00on les dira plutôt
00:52:00en sortant
00:52:02on parle des enfants maintenant
00:52:04c'est quand même pour eux
00:52:05qu'on est là
00:52:06est-ce que quelqu'un a un livret ?
00:52:11voilà c'est donc un déplacement
00:52:13de Marine Tondelier
00:52:13c'est vrai
00:52:14consacré à la question
00:52:14de l'enfance
00:52:15mais elle a été interrogée
00:52:16vous l'avez compris
00:52:17sur cette réunion de demain
00:52:18et en tant que patronne
00:52:19des Verts
00:52:20c'était important de l'entendre
00:52:20elle se rendra donc
00:52:21à cette réunion
00:52:22la situation sociale
00:52:24est compliquée
00:52:24on l'a vu avec les pêcheurs
00:52:25Gérard Rey
00:52:26vous êtes avec nous ici
00:52:27pour la CGT
00:52:28secrétaire confédérale
00:52:30est-ce que vous sentez
00:52:31un mouvement
00:52:32qui est en train
00:52:33de se cristalliser
00:52:34une mobilisation sociale
00:52:35qui est en train
00:52:35de prendre de l'ampleur ?
00:52:38Toujours est-il
00:52:38qu'il y a une colère
00:52:40qui est énorme
00:52:41dans le pays
00:52:42on l'a vu avec les pêcheurs
00:52:43mais c'est vrai aussi
00:52:44chez les salariés
00:52:44ils étaient
00:52:45pour certains d'entre eux
00:52:47en grève mardi
00:52:49c'est le cas
00:52:49de l'action sociale
00:52:50des organismes sociaux
00:52:51mais aussi des énergéticiens
00:52:53la colère
00:52:54elle est énorme
00:52:54dans ce pays
00:52:55mais pour une raison simple
00:52:56tout augmente
00:52:57le gaz
00:52:58le carburant
00:52:58les produits alimentaires
00:53:00de première nécessité
00:53:01par contre
00:53:02les salaires
00:53:02eux
00:53:03ils sont bloqués
00:53:04bloqués
00:53:05depuis 2020
00:53:06ils n'ont toujours pas
00:53:07retrouvé
00:53:08ce niveau
00:53:10de 2020
00:53:10et donc
00:53:11il y a urgence
00:53:12c'est une urgence sociale
00:53:13pour que chacun
00:53:14chacune
00:53:15puisse vivre
00:53:15dignement
00:53:16de son travail
00:53:17de sa retraite
00:53:18parce qu'on n'en peut plus
00:53:19d'avoir comme seule perspective
00:53:21la misère
00:53:22les fins de mois difficiles
00:53:23mais est-ce qu'on est
00:53:23à un moment
00:53:24de cristallisation
00:53:25des colères
00:53:26ce que la CGT
00:53:28appelle de ces vœux
00:53:28depuis longtemps maintenant
00:53:29ce qu'on appelle
00:53:30c'est de répondre
00:53:31aux revendications
00:53:32des travailleurs
00:53:33et des travailleuses
00:53:34augmenter les salaires
00:53:35pouvoir avoir
00:53:36des services publics
00:53:36qui fonctionnent
00:53:37je ne reviens pas
00:53:38sur cet été quand même
00:53:38avec pas assez de pompiers
00:53:40d'un hôpital
00:53:41qui est à l'os
00:53:42des agents
00:53:43qui sont épuisés
00:53:44donc on n'en peut plus
00:53:45il faut des moyens
00:53:46pour les salaires
00:53:47il nous faut augmenter
00:53:47les salaires
00:53:48on a d'ailleurs
00:53:48interpellé le gouvernement
00:53:49pour que tout de suite
00:53:51il y ait
00:53:52l'argent il y est
00:53:54d'ailleurs
00:53:54Total
00:53:55ça en sort très bien
00:53:56avec plus de 11 milliards
00:53:57de bénéfices
00:53:58Total plafonne ses prix
00:53:59Non mais Total plafonne ses prix
00:54:01c'est une opération
00:54:03marketing
00:54:04Pardon
00:54:04on va voir tout à l'heure
00:54:07les filles latentes
00:54:08devant Total
00:54:08c'est pas du marketing
00:54:09Si on n'a pas Total
00:54:10à côté de chez soi
00:54:11on ne peut pas
00:54:13en bénéficier
00:54:14d'autant plus
00:54:14que Total
00:54:15fait 11,2 milliards
00:54:16de bénéfices
00:54:17enfin je veux dire
00:54:18c'est une façon
00:54:19c'est une façon
00:54:19de reverser
00:54:20et les niveaux
00:54:20même chez Total
00:54:21vous devriez mettre
00:54:22un petit bando publicitaire
00:54:23pour Total
00:54:24pour que vous parliez
00:54:24c'est formidable
00:54:25Non mais pas du tout
00:54:27les niveaux des prix
00:54:28même chez Total
00:54:28vous êtes actif
00:54:29Total
00:54:29et il se trouve que
00:54:30non mais
00:54:31au-delà de 2 euros
00:54:32c'est insupportable
00:54:33je ne suis pas du tout
00:54:35l'avocat de Total
00:54:35mais il faut juste préciser
00:54:36qu'il y a cette mesure
00:54:37qui a été mise en place
00:54:39voilà
00:54:39et j'imagine que vous vous en félicitez
00:54:40il le fait
00:54:41il le fait
00:54:41parce que justement
00:54:42ça lui permet
00:54:43d'engrager
00:54:44plus de bénéfices
00:54:45donc je vois
00:54:46un propos sur les croissants
00:54:47chez Leclerc
00:54:48Courrézi
00:54:48Non mais moi
00:54:49je pense que
00:54:51Julio Robert
00:54:51oui
00:54:51d'abord
00:54:52l'augmentation
00:54:53des prix
00:54:55du carburant
00:54:55il y a aussi du problème
00:54:56qu'on a fermé
00:54:57un certain nombre de raffineries
00:54:58et je ne pense pas
00:54:58qu'il y a quelqu'un
00:54:59de la CGT
00:54:59qui va me contredire là-dessus
00:55:01le fait que du coup
00:55:03malgré le fait
00:55:03on a un prix du baril
00:55:04qui augmente
00:55:05mais on a le prix du raffinage
00:55:06qui démultiplie
00:55:08cette augmentation
00:55:09et là pour le coût Total
00:55:10n'est pas gagné pour rien
00:55:10et puis troisièmement
00:55:12il y a un autre acteur
00:55:13qui bénéficie
00:55:14de cette hausse des prix
00:55:15c'est l'État
00:55:15via les rentrées fiscales
00:55:16de TVA
00:55:17et d'assises
00:55:18sur les carburants
00:55:19donc si on devait
00:55:20d'abord commencer
00:55:21par se demander
00:55:22comment redistribuer
00:55:23une partie
00:55:23entre guillemets
00:55:24de cette manne
00:55:24un dû
00:55:25ce serait plutôt
00:55:26de se demander
00:55:27quelle est la
00:55:27je dirais
00:55:28l'augmentation
00:55:29des recettes fiscales
00:55:30qui est générée
00:55:31alors Gaëtan
00:55:31va vous répondre
00:55:32parce qu'elle n'est pas
00:55:32du tout d'accord avec vous
00:55:33non mais quand on regarde
00:55:35les chiffres aujourd'hui
00:55:36on s'aperçoit
00:55:37certes la TVA
00:55:39sur le carburant
00:55:39a un peu augmenté
00:55:41de 9 millions d'euros
00:55:41depuis le début du conflit
00:55:42mais quand vous regardez
00:55:44l'accise
00:55:44qui elle est fixe
00:55:45avec le recul
00:55:47de la consommation
00:55:47des carburants
00:55:48et bien cette rentrée fiscale
00:55:49elle est en baisse
00:55:51donc on ne peut pas dire
00:55:52aujourd'hui
00:55:52que l'État s'enrichit
00:55:54sur le dos
00:55:55des automobilistes
00:55:57par contre
00:55:57il n'y a rien
00:55:57qui s'enrichit
00:55:58c'est total
00:55:58pardonnez-moi
00:55:59je n'ai pas dit
00:56:01sur le dos
00:56:01mais vous avez
00:56:02l'augmentation de la TVA
00:56:04parce que vous dites
00:56:04qu'il y a une manne financière
00:56:05qu'il faudrait redistribuer
00:56:06il n'y a pas de manne financière
00:56:08sur les carburants
00:56:09on a surtout des automobilistes
00:56:11aujourd'hui
00:56:12qui sont assez résilients
00:56:13je dirais
00:56:13et qui ont considérablement
00:56:15réduit
00:56:16leur consommation
00:56:17de carburant
00:56:18contraint et forcé
00:56:19bien évidemment
00:56:20pour certains
00:56:21ils n'ont pas le choix
00:56:22ils sont obligés
00:56:22d'utiliser leur automobile
00:56:23pour aller travailler
00:56:25notamment en province
00:56:26pour aller chercher
00:56:27leurs enfants
00:56:28pour aller visiter
00:56:29les personnes âgées
00:56:30néanmoins
00:56:31dans les grandes villes
00:56:32la tendance
00:56:33est assez forte
00:56:34on a
00:56:35moins 5,5%
00:56:36de consommation
00:56:38donc des automobilistes
00:56:39qui roulent moins
00:56:40je ne sais pas
00:56:40comment vous pouvez
00:56:42déterminer
00:56:42en temps réel
00:56:44les
00:56:44les chiffres du ministère
00:56:46de l'économie
00:56:46c'est pas moi
00:56:47qui les ai inventé
00:56:49je me réfère
00:56:50à la transmission
00:56:51les chiffres de 2022
00:56:51on les a su
00:56:52plusieurs semaines
00:56:53et plusieurs mois après
00:56:53puisque vous avez
00:56:54des phénomènes de compensation
00:56:55et que par définition
00:56:57les recettes de TLA
00:56:57sont en tous les mois
00:56:58vous n'êtes pas sans ignorer
00:56:59que le ministère de l'économie
00:57:01gère justement
00:57:02ses rentrées fiscales
00:57:03à cause justement
00:57:04d'un problème
00:57:05qu'il y a eu
00:57:05quelques années
00:57:07enfin quelques mois
00:57:07il y a des mesures
00:57:08qui sont sur la table
00:57:10on va les voir
00:57:10dans quelques instants
00:57:11mais d'abord
00:57:11puisqu'on parle de TOTAL
00:57:12allons dans une session TOTAL
00:57:13parce que les files d'attente
00:57:14elles sont très très importantes
00:57:16et manifestement
00:57:18je ne sais pas
00:57:18si c'est un coup marketing
00:57:19ou si c'est de la pub ou quoi
00:57:20mais manifestement
00:57:21les automobilistes
00:57:22ils viennent
00:57:25très nombreux
00:57:25sous vos yeux
00:57:26Néofel
00:57:29oui parce que selon eux
00:57:31c'est ce qu'ils nous disent
00:57:31en tout cas
00:57:32il y a une réelle différence
00:57:33entre ces stations TOTAL
00:57:35où les prix sont plafonnés
00:57:37et les autres
00:57:38parfois 20 centimes
00:57:39d'écart au litre
00:57:40et quand on fait le plein
00:57:41il y a un réel écart
00:57:42d'une vingtaine
00:57:43trentaine d'euros
00:57:43et compte tenu
00:57:44de la situation
00:57:45notamment concernant
00:57:46le pouvoir d'achat
00:57:47ce n'est pas rien
00:57:48c'est la raison pour laquelle
00:57:48vous avez énormément de monde
00:57:49depuis ce matin
00:57:50dans cette station
00:57:51service TOTAL
00:57:52alors pour tout vous raconter
00:57:53la station était fermée
00:57:53depuis hier après-midi
00:57:55parce qu'il n'y avait plus
00:57:56de carburant disponible
00:57:57ce matin
00:57:58il y a eu un camion
00:57:59qui était là
00:58:00pour ravitailler
00:58:01pour remplir
00:58:02les cuves de carburant
00:58:03et depuis la réouverture
00:58:04vous voyez
00:58:05on assiste à un balai
00:58:05incessant
00:58:06d'automobilistes
00:58:07qui viennent faire
00:58:08leur plein
00:58:09ils prennent un peu
00:58:09leur mal en patience
00:58:10ils savent que
00:58:12la station service
00:58:13est ouverte
00:58:14mais la question c'est
00:58:14jusqu'à quand
00:58:15des automobilistes
00:58:16qui sont un peu
00:58:18en galère
00:58:18c'est ce qu'il nous explique
00:58:19il a fallu se réorganiser
00:58:21utiliser moins sa voiture
00:58:22mais quand on n'a pas
00:58:23le choix
00:58:24et bien c'est compliqué
00:58:24écoutez justement
00:58:25ces automobilistes
00:58:26qu'on a rencontré
00:58:27ce matin avec Camille Fournier
00:58:29limite nos déplacements
00:58:30par exemple
00:58:31je prends une course
00:58:32ici
00:58:32je vais à Gare du Nord
00:58:34ici on a un mudan
00:58:35je vais à Gare du Nord
00:58:36d'habitude je ne reste pas
00:58:37à Gare du Nord
00:58:38je ne me déplace
00:58:39pour prendre un excours
00:58:40ailleurs
00:58:40mais maintenant
00:58:41je reste à Gare du Nord
00:58:42c'est mieux
00:58:43pour moi
00:58:44consommer en fait
00:58:45c'est la galère
00:58:46on fait plusieurs stations
00:58:47pour que ça soit
00:58:49le moins cher que possible
00:58:50donc la totale
00:58:51c'est à 1,90
00:58:52c'est bien
00:58:53dernièrement
00:58:54je l'ai fait à 2,3
00:58:55je crois
00:58:55c'était Leclerc
00:58:58voilà
00:58:58ça devient de pire en pire
00:59:00mais on n'a pas le choix
00:59:01on fait avec
00:59:02il y a deux jours
00:59:03il n'y avait pas d'essence
00:59:04donc je suis encore à moitié
00:59:05ça va
00:59:06j'ai téléphoné ce matin
00:59:08il m'a dit
00:59:09il y a de l'essence
00:59:10alors je suis venue
00:59:11vous avez donc entendu
00:59:13l'inquiétude
00:59:14de ces différents automobilistes
00:59:15face à cette flambée
00:59:16des prix
00:59:17et face à cette situation
00:59:18des automobilistes
00:59:19qui craignent une pénurie
00:59:20du côté de l'Etat
00:59:21on nous explique
00:59:22qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter
00:59:23pas de pénurie
00:59:24à envisager ces prochains jours
00:59:25mais forcés de constater
00:59:26que les prix ont flambé
00:59:28ce qui donne
00:59:28ce genre de situation
00:59:30avec ce balai incessant
00:59:31de voitures
00:59:32des gens qui en profitent
00:59:33pour faire le plein
00:59:34tant qu'il est encore possible
00:59:35de le faire
00:59:37pénurie
00:59:37mais des prix
00:59:37qui vont continuer
00:59:38à augmenter
00:59:38dans les semaines qui viennent
00:59:39quand on se projette
00:59:40un petit peu
00:59:41vous allez voir
00:59:41la courbe
00:59:42des prix qui vont augmenter
00:59:44qui sont basés
00:59:44sur le cours
00:59:45du baril de Brent
00:59:46actuel
00:59:47et ça ne cesse de monter
00:59:48on va regarder
00:59:48les propositions
00:59:49des uns et des autres
00:59:50pour essayer
00:59:51d'enrayer cette hausse
00:59:52on a l'impression
00:59:53Benjamin Lecane indique
00:59:53quand on voit
00:59:54les différentes propositions
00:59:55des uns et des autres
00:59:56que le problème
00:59:56c'est que ça ne règle pas
00:59:58le problème de fond
01:00:00c'est une évidence
01:00:01et c'est une évidence
01:00:02que ceux qui nous gouvernent
01:00:03n'ont pas anticipé
01:00:04une situation
01:00:04qui était anticipable
01:00:05on sait que la situation
01:00:06géopolitique est extrêmement tendue
01:00:08on connaît
01:00:09je ne vais pas dire
01:00:10ce qui a été redit
01:00:11mais on connaît aussi
01:00:11ce que sont
01:00:13les bénéfices
01:00:14des grandes entreprises pétrolières
01:00:15parce qu'il y a quand même
01:00:15des profiteurs de guerre
01:00:16et des profiteurs de crise
01:00:17il faut quand même le reconnaître
01:00:18donc je vois bien
01:00:18l'opération totale
01:00:19tant mieux
01:00:20s'il y a des stations
01:00:20où on peut faire le plein
01:00:22moins cher qu'ailleurs
01:00:23mais enfin tout ça
01:00:24je crois en l'Etat
01:00:25quand même
01:00:25je crois en la puissance publique
01:00:26en la démocratie
01:00:26je ne crois pas dans le fait
01:00:27que c'est en faisant la manche
01:00:28que M. Lescure aille
01:00:30quémander auprès des pétroliers
01:00:33le fait d'avoir des prix plus bas
01:00:34que ça va marcher
01:00:35il y a besoin de régulation
01:00:36il y a besoin que l'Etat intervienne
01:00:37on propose le blocage des prix
01:00:38et puis
01:00:39vous savez
01:00:39c'est toujours le même sujet
01:00:41le pouvoir d'achat
01:00:41c'est à la fois ce que coûtent les choses
01:00:42mais c'est aussi
01:00:43combien vous avez dans le porte-monnaie
01:00:44et il y avait hier
01:00:45sur votre sondage
01:00:45un sondage qui était
01:00:46sur votre antenne pardon
01:00:47un sondage qui était présenté
01:00:49qui montrait que plus de 7 Français sur 10
01:00:50sont d'accord avec la hausse du SMIC
01:00:51à 1700 euros net
01:00:52bon il faut aussi regarder
01:00:53de ce côté là
01:00:54on a besoin aujourd'hui
01:00:55de réindexer les salaires
01:00:57sur l'inflation
01:00:57on a besoin aujourd'hui
01:00:58de commenter le SMIC
01:00:59avec la hausse des salaires
01:01:00ça semble assez naturel quand même
01:01:01bah oui
01:01:02bah non
01:01:02ça n'a pas toujours été le cas d'abord
01:01:03il y a un débat public
01:01:08à longueur de plateau
01:01:09vous nous expliquez
01:01:10c'était le cas hier
01:01:11sur votre plateau
01:01:11il n'y a pas de marge de manœuvre possible
01:01:13on ne peut pas faire autrement
01:01:15et on a quand même
01:01:16un débat public
01:01:16pardon si on calcule
01:01:17le temps de parole
01:01:18accordé à ceux
01:01:18qui veulent augmenter les salaires
01:01:19et à ceux qui disent
01:01:20on ne peut pas faire autrement
01:01:21que rester dans cette situation là
01:01:22je pense qu'on est extrêmement minoritaire
01:01:24donc moi je suis très heureux
01:01:25que malgré cela
01:01:25il n'y a plus de 7 français sur 10
01:01:27qu'ils soient d'accord
01:01:27avec la hausse des salaires
01:01:28ça veut dire y compris
01:01:29beaucoup de gens
01:01:29qui ne gagnent pas le SMIC
01:01:30et qui gagnent plus
01:01:30et qui sont d'accord
01:01:31pour augmenter le SMIC
01:01:32donc si j'ai bien compris
01:01:32votre raisonnement
01:01:33par exemple dans le cas de la pêche
01:01:35si vous avez une société de pêcheurs
01:01:37avec un patron et des salariés
01:01:39ce que vous proposez
01:01:40pour les sauver
01:01:40c'est qu'ils augmentent
01:01:41le salaire des pêcheurs salariés
01:01:42et qu'on leur bloque
01:01:44si déjà ils avaient des meilleurs salaires
01:01:45ils pourraient peut-être acheter
01:01:46et qu'on leur bloque
01:01:46le prix de vente du poisson
01:01:48monsieur Arsant
01:01:49on mangerait plus de poissons
01:01:50dans la semaine
01:01:50et de meilleure qualité
01:01:51si on avait des meilleurs salaires
01:01:52moi je pense que vous allez les tuer
01:01:53parce que je pense
01:01:53que s'ils augmentent le prix
01:01:54des salariés
01:01:55ils ne pourront pas les payer
01:01:56et si vous leur bloquez
01:01:57les prix de vente du poisson
01:01:58aujourd'hui madame l'a dit
01:01:59on est face à une récession quand même
01:02:00il y a une récession
01:02:02parce que justement
01:02:02les travailleurs et les travailleuses
01:02:04ne peuvent plus
01:02:05ne peuvent plus vivre
01:02:06de leur salaire
01:02:07ou de leur retraite
01:02:07c'est le vrai problème
01:02:08c'est pas parce que vous réclamez
01:02:10le blocage des prix
01:02:10qui était pratiqué
01:02:11dans les années 70-80
01:02:12excusez-moi
01:02:13de la modernité
01:02:14qui est pratiqué
01:02:15que c'est pas parce que
01:02:17votre solution est mauvaise
01:02:18d'accord
01:02:18que toutes les autres solutions
01:02:20ne sont pas bonnes
01:02:21moi ce que je vous dis
01:02:22c'est que
01:02:22aujourd'hui quand vous dites
01:02:24blocage les gens
01:02:24ils pensent évidemment
01:02:25au prix qu'ils payent
01:02:26mais il y a des prix
01:02:27que vous ne maîtrisez pas
01:02:28par exemple
01:02:28vous pouvez faire ce que vous voulez
01:02:29le prix du pétrole
01:02:31vous ne le contrôlez pas
01:02:32donc les gens qui achètent
01:02:33du pétrole
01:02:33sur les marchés internationaux
01:02:34ils ont encadré les marges
01:02:35et on peut bloquer
01:02:36le prix de l'essence
01:02:36mais ils n'auront plus de marge
01:02:37si vous leur bloquez
01:02:38c'est pourquoi il faut agir
01:02:39sur les salaires
01:02:40c'est pourquoi je disais
01:02:45sur lesquels on peut agir
01:02:46et je suis aussi lucide
01:02:47pardon
01:02:47je suis lucide sur l'état
01:02:48de l'économie
01:02:48et sur la mondialisation
01:02:49de l'économie
01:02:50donc je ne vais pas faire croire
01:02:51qu'on peut bloquer
01:02:52geler tous les prix
01:02:52et baisser tout ce que coûte
01:02:54un certain nombre de choses
01:02:54essentielles pour vivre
01:02:55on peut par contre
01:02:56bloquer à la baisse
01:02:58les prix des produits
01:02:58de première nécessité
01:02:59pour permettre aux gens
01:03:01qui souffrent aujourd'hui
01:03:01de se nourrir convenablement
01:03:03aujourd'hui
01:03:03c'était hier là
01:03:04toujours le sondage
01:03:05qui a été diffusé sur BFMT
01:03:06vous voyez je cite mes sources
01:03:08où une grande majorité
01:03:09de français
01:03:09des classes moyennes
01:03:10des classes populaires
01:03:11reconnaissaient se priver
01:03:12en termes d'alimentation
01:03:13du fait du prix
01:03:14de la hausse des prix
01:03:16Alexis Plouyette
01:03:17qui nous l'a montré
01:03:17très très concrètement
01:03:18avec les gens
01:03:19qui faisaient leurs courses
01:03:20et qui l'expliquaient
01:03:21tout ça est lié
01:03:22en très grande partie
01:03:23évidemment à la situation
01:03:25internationale
01:03:25au Moyen-Orient
01:03:26mais aussi en Ukraine
01:03:27et en Ukraine
01:03:28la situation ne s'arrange pas
01:03:29du tout
01:03:29il y a eu des frappes encore
01:03:30on ira d'ailleurs
01:03:31sur les lieux d'une frappe
01:03:32dans quelques instants
01:03:34à tout de suite
01:03:36Emmanuel Macron
01:03:37convoque les chefs de parti
01:03:39demain matin
01:03:40pour leur faire
01:03:41un brief sécuritaire
01:03:43un brief sur le renseignement
01:03:44un brief sur le militaire
01:03:45et pas forcément
01:03:46sur les finances publiques
01:03:47on vous en dira
01:03:49un petit peu plus
01:03:50sur ce qu'on sait
01:03:51les coulisses
01:03:51de ce rendez-vous
01:03:52dans quelques instants
01:03:53mais d'abord
01:03:54on va regarder
01:03:55l'actualité
01:03:56de ce jeudi matin
01:03:57avec vous
01:03:57Elisa Trannin
01:03:58et l'actualité
01:03:59ce sont d'abord
01:04:00ces blocages
01:04:01qui se multiplient
01:04:02dans certains ports français
01:04:02un dépôt pétrolier
01:04:04à Frontignan
01:04:05le port de Sète
01:04:06ou encore celui de Nice
01:04:07des actions symboliques
01:04:08pour alerter sur la hausse
01:04:10du prix du carburant
01:04:11certains pêcheurs
01:04:12assurent ne plus avoir
01:04:13les moyens
01:04:14de sortir leur bateau
01:04:16Benoît Ruiz
01:04:17vous êtes à leur côté
01:04:18depuis ce matin à Nice
01:04:22Exactement
01:04:23il aura suffi
01:04:24de 6-7 bateaux
01:04:26à marrer
01:04:26les uns aux autres
01:04:27pour bloquer
01:04:28l'entrée du port de Nice
01:04:30un ferry
01:04:31un Corsica
01:04:31ferry
01:04:32venu de l'île de beauté
01:04:34a été obligé
01:04:34d'être détourné
01:04:36sur la ville de Savonne
01:04:37en Italie
01:04:38pour pouvoir débarquer
01:04:38ses centaines
01:04:39de passagers
01:04:40alors ici
01:04:41la mobilisation continue
01:04:42vous l'avez dit
01:04:43les prix de l'essence
01:04:44mais aussi
01:04:45la réglementation européenne
01:04:46voilà
01:04:47les revendications
01:04:48des pêcheurs
01:04:49à l'heure actuelle
01:04:50le mouvement se poursuit
01:04:51et il pourrait s'étendre
01:04:53on parle au conditionnel
01:04:54mais si la réunion
01:04:55n'est pas concluante
01:04:56en ce moment
01:04:57au ministère de la mer
01:04:58et bien
01:04:58il pourrait justement
01:04:59bloquer d'autres ports
01:05:00méditerranéens
01:05:01comme Toulon et Marseille
01:05:02dans les prochaines heures
01:05:04Benoît Ruiz
01:05:04en direct de Nice
01:05:06avec Christopher Lhomme
01:05:08il y a donc demain
01:05:09cette convocation
01:05:10des chefs de parti
01:05:11à l'Élysée
01:05:11Mais Emmanuel Macron
01:05:12les invite à une réunion
01:05:14sur la dégradation rapide
01:05:16je cite
01:05:16de la situation internationale
01:05:18et ses conséquences
01:05:19en France
01:05:20sur la sécurité
01:05:21et l'énergie
01:05:22voilà le programme
01:05:23annoncé par l'Élysée
01:05:24une réunion
01:05:25qui se fera en présence
01:05:26de responsables militaires
01:05:28et du renseignement
01:05:28La France
01:05:29qui n'en a pas fini non plus
01:05:30avec les incendies
01:05:32d'ailleurs
01:05:32il y a un incendie important
01:05:33qui s'est déclaré
01:05:34dans les Landes
01:05:35mais qui est sous contrôle
01:05:35le matin
01:05:36Il s'est déclaré hier
01:05:36il est désormais fixé
01:05:38après avoir parcouru
01:05:39190 hectares
01:05:41les flammes
01:05:41se sont propagées
01:05:43à une vitesse
01:05:45extraordinaire
01:05:45c'est ce que nous ont dit
01:05:46les autorités locales
01:05:48et ils menaçaient
01:05:49notamment
01:05:49deux sites industriels
01:05:51classés Céveso
01:05:51Et on va revenir
01:05:52sur cette réunion
01:05:53Merci beaucoup Elisa
01:05:55Une réunion
01:05:56des différents chefs
01:05:57de partis
01:05:58demain matin
01:05:59à l'Élysée
01:06:00Ils sont convoqués
01:06:00à 10h30
01:06:01Vous suivrez évidemment
01:06:02cet événement
01:06:03demain matin
01:06:03en direct
01:06:03dans Arnaud Direct
01:06:05et Patrick Sauss
01:06:06vous nous avez rejoint
01:06:07parce que
01:06:07c'est vrai que ce qui surprend
01:06:08c'est que
01:06:09c'est une réunion
01:06:10sous le sceau
01:06:11non pas de questions
01:06:12économiques
01:06:13semble-t-il
01:06:14ce sera
01:06:14on imagine évoqué
01:06:16mais plutôt
01:06:17sous le sceau
01:06:17du renseignement
01:06:18et des activités militaires
01:06:20Et du secret
01:06:21ou de la discrétion
01:06:22je me ferai peut-être
01:06:24taper sur les doigts
01:06:24par le service poétique
01:06:25si je me trompe
01:06:26mais le format est inédit
01:06:27on s'attendait
01:06:28à une espèce de format
01:06:29Saint-Denis
01:06:30auquel Emmanuel Macron
01:06:32nous a habitués
01:06:33le problème
01:06:33c'est le décor
01:06:34qui va changer
01:06:34ça va se passer
01:06:35en salle Vega
01:06:36la salle Vega
01:06:37c'est la nouvelle salle
01:06:39sécurisée
01:06:39dans les sous-sols
01:06:40de l'Élysée
01:06:41avec l'obligation
01:06:42de laisser les téléphones
01:06:43portables à l'extérieur
01:06:44et la possibilité
01:06:46du coup
01:06:47de dire
01:06:47et d'entendre
01:06:48des choses
01:06:50extrêmement
01:06:51secrètes
01:06:51et stratégiques
01:06:52pour la France
01:06:53donc il y a aussi
01:06:54paradoxalement
01:06:54une marque de confiance
01:06:55qui est donnée
01:06:56par l'Élysée
01:06:57aux responsables
01:06:58de partis
01:06:58ou leurs représentants
01:07:00qui vont se rendre
01:07:00dans cette salle
01:07:01mais c'est vrai
01:07:01que le casting
01:07:02du côté de ceux
01:07:03qui parleront
01:07:04est particulièrement
01:07:06inédit
01:07:06les renseignements
01:07:07c'est-à-dire
01:07:07la DGSI
01:07:08la DGSE
01:07:09le secrétariat
01:07:10général de la défense
01:07:11et de la sécurité nationale
01:07:12le directeur
01:07:13du renseignement militaire
01:07:14les autorités militaires
01:07:16donc le chef
01:07:16d'état-major des armées
01:07:17sans doute
01:07:18et le chef d'état-major
01:07:19particulier
01:07:19ainsi que le premier ministre
01:07:21Sébastien Lecornu
01:07:22ancien ministre
01:07:24des armées
01:07:25et donc face à eux
01:07:26des responsables
01:07:27qui se sont un peu répandus
01:07:29parfois en parole
01:07:30sur les différents conflits
01:07:32et notamment
01:07:33sur le conflit
01:07:33en Ukraine
01:07:34on pense notamment
01:07:35à Fabien Roussel
01:07:36pour le parti communiste
01:07:37qui souhaite la paix
01:07:38tout de suite
01:07:39quelles qu'en soient
01:07:39les conséquences
01:07:40on l'a vu aussi
01:07:41avec Louis Alliot
01:07:42pour le Rassemblement national
01:07:43qui est prêt
01:07:43à couper le robinet d'aide
01:07:45à l'Ukraine
01:07:46et Marine Le Pen
01:07:47qui s'est exprimée
01:07:48dans
01:07:48comment
01:07:49le différent média
01:07:50ce matin
01:07:51sur une autre antenne
01:07:52Jean-Noël Barraud
01:07:52le ministre des affaires étrangères
01:07:54a dit
01:07:54mettre à égalité
01:07:55l'Ukraine
01:07:56et la Russie
01:07:57c'est totalement
01:07:59irresponsable
01:07:59et donc
01:08:00on voit bien
01:08:01cette petite musique
01:08:02qui est en train de monter
01:08:02la colère
01:08:04des consommateurs
01:08:06des français
01:08:07dans tous les secteurs
01:08:08et cette antienne
01:08:11politiste
01:08:12voire
01:08:12je dirais
01:08:13assez populiste
01:08:14de dire
01:08:14écoutez
01:08:15si on arrête
01:08:15la guerre en Ukraine
01:08:16on fait redescendre
01:08:18les prix du gazole russe
01:08:19voire pourquoi pas
01:08:20on accepte le gazole russe
01:08:21c'est en train de monter
01:08:22c'est d'ailleurs
01:08:24ce sur quoi
01:08:25Mise Veïmia Poutine
01:08:25depuis le début
01:08:26si on revient en arrière
01:08:27depuis le début
01:08:27il dit l'Occident
01:08:28ne réagira pas
01:08:28il n'a plus besoin
01:08:29de campagne de désinformation
01:08:30si il a droit à ça
01:08:31Général Norlin
01:08:32vous êtes avec nous
01:08:33ce matin
01:08:35ancien commandant
01:08:36de la force aérienne
01:08:36de combat
01:08:37est-ce que vous êtes surpris
01:08:38vous par ce format
01:08:40qui va mêler
01:08:40politique et militaire
01:08:42Oui
01:08:42c'est effectivement
01:08:44très surprenant
01:08:45ce format
01:08:46parce que c'est
01:08:47complètement inhabituel
01:08:48c'est tout à fait
01:08:49exceptionnel
01:08:50donc
01:08:50à situation exceptionnelle
01:08:52solution exceptionnelle
01:08:54enfin solution
01:08:54c'est un bien grand mot
01:08:56exceptionnelle
01:08:57donc voilà
01:08:58donc c'était
01:08:58c'est
01:09:00alors
01:09:01évidemment
01:09:01ça marque aussi
01:09:02le fait
01:09:03de l'impact
01:09:04de la situation
01:09:05internationale
01:09:06sur la situation
01:09:07intérieure
01:09:08donc certainement
01:09:10le président Macron
01:09:11donc on pourra je pense
01:09:12un peu essayer
01:09:13de discerner
01:09:13quels seront
01:09:14vraiment les thèmes
01:09:15qui seront abordés
01:09:16au cours de cette réunion
01:09:17mais bon
01:09:17il y a clairement
01:09:18d'abord l'affaire
01:09:19du détroit d'Hormuz
01:09:19et la situation
01:09:21opérationnelle
01:09:22du détroit d'Hormuz
01:09:23qui détermine quand même
01:09:24la crise économique
01:09:25actuelle
01:09:27en ce qui concerne
01:09:28le pétrole
01:09:28et surtout
01:09:29la situation
01:09:30en Ukraine
01:09:30où on voit
01:09:31que dans le cadre
01:09:33de la campagne
01:09:34présidentielle
01:09:35dans la perspective
01:09:35de la campagne
01:09:36présidentielle
01:09:37il y a manifestement
01:09:38des partis
01:09:39qui prennent
01:09:40des positions
01:09:40très tranchées
01:09:41qui sont
01:09:43complètement contradictoires
01:09:44avec la politique
01:09:45qui a été appliquée
01:09:46par le président
01:09:48français
01:09:49depuis le début
01:09:49et par l'ensemble
01:09:50du peuple français
01:09:51aussi
01:09:52donc on voit vraiment
01:09:53que cet impact
01:09:54de la situation
01:09:56internationale
01:09:57qui devient
01:09:58de plus en plus
01:09:58difficile
01:10:00on voit que
01:10:01Vladimir Poutine
01:10:02est lancé
01:10:02dans une escalade
01:10:03dont on ne voit pas
01:10:05comment il pourrait
01:10:06s'en sortir
01:10:07et comment il veut
01:10:09s'en sortir
01:10:09et on va le voir
01:10:10tout à l'heure
01:10:10en Allorakiev
01:10:11il y a beaucoup
01:10:11de facteurs
01:10:12qui font
01:10:12que cette situation
01:10:14est très difficile
01:10:16et très urgente
01:10:18Sergei Jernov
01:10:19c'est une façon
01:10:20d'après vous
01:10:21de recadrer
01:10:21peut-être
01:10:22certains responsables
01:10:23politiques en France
01:10:24vis-à-vis de la Russie
01:10:25et de l'Ukraine
01:10:25je crois que c'est
01:10:26une façon de recadrer
01:10:28mais vous voyez
01:10:29en fait le président
01:10:29Macron en quelque sorte
01:10:30veut partager en fait
01:10:32le secret
01:10:32et les connaissances
01:10:33qu'il a maintenant
01:10:34ça veut dire
01:10:35que c'est mis en valeur
01:10:35aussi des dirigeants politiques
01:10:37d'ailleurs c'est inédit
01:10:38parce qu'à ce stade
01:10:39de la campagne présidentielle
01:10:40au mois de septembre
01:10:41on ne sait pas encore
01:10:43qui va arriver à la fin
01:10:44à la limite
01:10:44vous savez au mois d'avril
01:10:45quand vous savez déjà
01:10:46le deuxième tour
01:10:47quand vous avez déjà
01:10:48le candidat
01:10:48qui de toute façon
01:10:50a toutes les chances
01:10:51d'être allé
01:10:52qui seront les candidats
01:10:54qui auront les parrainages
01:10:55c'est ça
01:10:55on en est encore loin
01:10:56c'est de les responsabiliser
01:10:57il y a autre chose aussi
01:10:59certainement
01:10:59c'est pour ça d'ailleurs
01:11:00la salle Vega
01:11:01parce que
01:11:02en fait le président Macron
01:11:03va certainement leur dire
01:11:04ce que nous ne savons pas
01:11:05sur l'ampleur
01:11:06de la guerre hybride
01:11:07que la Russie mène
01:11:08contre la France
01:11:09et donc de montrer
01:11:10la situation réelle
01:11:12dans le renseignement
01:11:12et dans le militaire
01:11:13et à mon avis
01:11:14c'est quelque chose
01:11:15de grave
01:11:15d'où d'ailleurs
01:11:16ce format inédit
01:11:17sans doute
01:11:18même si c'est vrai
01:11:19que dans un premier temps
01:11:19lorsque Emmanuel Macron
01:11:20a commencé à aborder le sujet
01:11:22lors d'un tweet hier
01:11:24ça a pu être interprété
01:11:26comme une façon
01:11:27de dire en gros
01:11:28ce qui se passe
01:11:28sur le carburant
01:11:29c'est pas notre faute
01:11:30à nous la France
01:11:31c'est la situation internationale
01:11:32on voit ce qu'il dit là
01:11:34ce qui se passe
01:11:34à des milliers de kilomètres
01:11:35pèse sur notre quotidien
01:11:36j'agis dit-il
01:11:37pour apaiser l'attention
01:11:38c'est ce travail explicatif
01:11:40qu'il va faire
01:11:41on est ici
01:11:42dans la deuxième étape
01:11:43de ce travail de pédagogie
01:11:46que veut mener le président
01:11:47Oui
01:11:47et si on prend l'exécutif
01:11:49dans son entier
01:11:49on revient sur les bases
01:11:51de la cinquième république
01:11:52c'est-à-dire le gouvernement
01:11:53et son premier ministre
01:11:54qui gère
01:11:55ou qui essaye
01:11:55de trouver les solutions
01:11:57nationales
01:11:57et le président de la république
01:11:59qui lui tente
01:12:00de gérer la situation
01:12:01à l'international
01:12:02avec les moyens
01:12:04de la France
01:12:05c'est sûr que
01:12:06lorsqu'on lit simplement
01:12:07le tweet
01:12:08on peut se dire
01:12:08bon il n'y a que le téléphone
01:12:10de l'Elysée
01:12:10qui est en train de chauffer
01:12:11pas seulement
01:12:12on le sait
01:12:13on a la confirmation
01:12:15de sources militaires
01:12:16la marine nationale
01:12:17a bien participé
01:12:19au déminage
01:12:20du détroit d'Hormuz
01:12:21aux opérations de déminage
01:12:23je ne suis pas en train
01:12:23de vous dire
01:12:24qu'on a trouvé des mines
01:12:25mais en tout cas
01:12:26on était là
01:12:26on était là
01:12:27parce que c'est une spécialité française
01:12:28on l'a dit
01:12:29et ça permet
01:12:30comme au président Macron
01:12:32de dire
01:12:32on fait tout
01:12:33pour que la liberté
01:12:34de navigation
01:12:34soit rétablie
01:12:36je rajoute que
01:12:37malgré les déclarations
01:12:38de Donald Trump
01:12:39les américains
01:12:40en toute discrétion
01:12:41voire dans le secret absolu
01:12:42jusqu'à la fuite
01:12:44par l'agence Reuters
01:12:46ils ont rencontré
01:12:47les outils
01:12:47ils ont rencontré
01:12:49des gens
01:12:49qu'ils ont eux-mêmes
01:12:50sanctionnés
01:12:51en bypassant
01:12:52si je puis dire
01:12:52les saoudiens
01:12:53parce que la priorité
01:12:54mondiale
01:12:55désormais
01:12:56c'est bien de rétablir
01:12:56les libertés
01:12:57de navigation
01:12:58et puis de faire baisser
01:12:59le prix du carburant
01:13:00et c'est vrai qu'il y a
01:13:01la situation au Moyen-Orient
01:13:02mais il y a aussi
01:13:02la situation ukrainienne
01:13:03et les deux pèsent
01:13:05sur les évolutions
01:13:07du prix du carburant
01:13:08en Ukraine
01:13:09justement
01:13:09les choses
01:13:10ne s'arrangent pas
01:13:11notre équipe
01:13:11sur place
01:13:12le constate
01:13:13Igor Saheri
01:13:14vous êtes à Kiev
01:13:15tout près d'un immeuble
01:13:16qui a été frappé
01:13:17cette nuit
01:13:18il y a encore une dizaine
01:13:19de missiles
01:13:20qui sont tombés
01:13:21sur la capitale russe
01:13:22ukrainienne
01:13:22pardon
01:13:25oui absolument
01:13:26et Julien
01:13:27je vais vous montrer
01:13:28il y a quelques instants
01:13:30cette façade
01:13:31d'immenses immeubles
01:13:32d'habitation
01:13:32où j'ai aperçu
01:13:34une image stupéfiante
01:13:35d'une habitante
01:13:36qui était à l'intérieur
01:13:38de son domicile
01:13:38mais sans fenêtres
01:13:40et sans les structures
01:13:41qui vont avec
01:13:42donc potentiellement
01:13:43forcément un petit peu
01:13:44dangereux
01:13:45pourquoi ?
01:13:46parce que cette nuit
01:13:47aux alentours de 2h30
01:13:483h du matin
01:13:49un missile balistique
01:13:50a atterri
01:13:51à environ 20 mètres
01:13:52de là où je me trouve
01:13:53actuellement
01:13:53et il a soufflé
01:13:54toutes les fenêtres
01:13:55ou presque
01:13:56de ce bâtiment
01:13:57d'habitation
01:13:58il y a encore
01:13:59les secouristes
01:14:00ainsi que des pompiers
01:14:01qui tentent
01:14:02de sécuriser
01:14:03et même certains
01:14:04sont en train
01:14:04de commencer
01:14:05à réparer
01:14:06à ma gauche
01:14:06il y a cette école
01:14:07maternelle
01:14:08et primaire
01:14:09elle aussi
01:14:09a été soufflée
01:14:10par l'explosion
01:14:11de ce missile
01:14:12balistique
01:14:13vous voyez
01:14:13assez peu
01:14:14de débris au sol
01:14:15pourquoi ?
01:14:16parce que depuis 6h
01:14:17ce matin
01:14:17parents d'élèves
01:14:18assistantes maternelles
01:14:20et institutrices
01:14:20ont passé leur temps
01:14:22à déblayer
01:14:22à ranger
01:14:23et à dégager
01:14:24tous les dégâts
01:14:25commis à l'intérieur
01:14:25de ce bâtiment
01:14:26pour espérer
01:14:27pouvoir accueillir
01:14:29les enfants
01:14:30dans les prochains jours
01:14:31et voici le message
01:14:32extrêmement fort
01:14:33que nous raconte
01:14:34justement
01:14:35une assistante maternelle
01:14:36que nous avons interrogée
01:14:37avec Chloé Berthaud
01:14:40c'est un cauchemar
01:14:41c'est horrible
01:14:42ce matin
01:14:43je devais recevoir
01:14:43les enfants
01:14:44pour les cours
01:14:45mais vous le voyez
01:14:45les russes détruisent
01:14:47nos bâtiments
01:14:47nos infrastructures
01:14:48ils veulent aussi
01:14:50détruire notre avenir
01:14:51mais ils n'y arriveront pas
01:14:56vous le voyez
01:14:57cette amas
01:14:58de vitres
01:14:59qui provient
01:15:00de l'école
01:15:00ainsi que du bâtiment
01:15:02je voulais vous montrer
01:15:02aussi Julien
01:15:03l'image que vous avez
01:15:04en face de vous
01:15:05parce qu'elle a retenu
01:15:06mon attention
01:15:06il s'agit des habitants
01:15:08de cet immeuble
01:15:09il y a une société privée
01:15:09qui est venue
01:15:10avec des planches en bois
01:15:11et qui offre gratuitement
01:15:13à ses habitants
01:15:14ses planches
01:15:15de façon à pouvoir
01:15:16protéger
01:15:17leur habitation
01:15:18des intempéries
01:15:18de la météo
01:15:19c'est la résilience ukrainienne
01:15:22dont on parle autant
01:15:22depuis maintenant
01:15:23bientôt 5 ans
01:15:23depuis le début
01:15:24de cette guerre
01:15:25la solidarité
01:15:26se met en branle
01:15:27depuis ce matin
01:15:28et comme partout
01:15:29où l'Ukraine
01:15:31est attaquée
01:15:32dans des résidences
01:15:34privées
01:15:34d'habitation
01:15:35et de civil
01:15:35c'est vrai que
01:15:36c'est saisissant
01:15:37ce qu'on voit
01:15:37sur ces images
01:15:38filmées par Chloé Berthaud
01:15:39quelques heures seulement
01:15:40après ce bombardement
01:15:41on est déjà
01:15:41dans la sécurisation
01:15:43des bâtiments
01:15:43on est déjà
01:15:44dans l'après
01:15:44on essaie déjà
01:15:45d'avancer
01:15:46du côté de Kiev
01:15:47hélas malheureusement
01:15:48habitué
01:15:49à ces bombardements
01:15:51sur l'issue
01:15:53prochaine
01:15:54du conflit
01:15:55possible
01:15:55ou pas
01:15:56on voit bien
01:15:56qu'on en est
01:15:57très très loin
01:15:58et au contraire
01:15:58la Russie augmente
01:15:59le niveau de menace
01:16:00écoutez
01:16:00ce qu'a dit
01:16:02Sergei Lavrov
01:16:02il y a ce qu'il dit
01:16:03et en même temps
01:16:04ce qu'il ne dit pas
01:16:05ce qui est assez habituel
01:16:06pour le ministre
01:16:07des affaires étrangères
01:16:08russe
01:16:10nous avons maintes fois
01:16:11clairement indiqué
01:16:12que nous n'avions
01:16:13aucune intention
01:16:13d'attaquer l'Europe
01:16:15récemment
01:16:15le président
01:16:16Vladimir Poutine
01:16:17a de nouveau
01:16:18abordé cette question
01:16:19en détail
01:16:19soulignant que
01:16:20nous n'avons absolument
01:16:21aucun intérêt
01:16:22à agir de la sorte
01:16:23toutefois
01:16:24si l'Europe
01:16:25qui ne cesse de parler
01:16:26de préparer une guerre
01:16:27contre la Russie
01:16:27venait à attaquer
01:16:29la fédération de Russie
01:16:30il s'agirait
01:16:31d'une guerre
01:16:31d'une toute autre nature
01:16:32une guerre
01:16:33de très courte durée
01:16:34j'espère que
01:16:35les capitales européennes
01:16:36et les entités
01:16:37qui tentent aujourd'hui
01:16:38de se présenter
01:16:39comme une Europe unie
01:16:40ont entendu
01:16:41cet avertissement
01:16:43le mot nucléaire
01:16:44n'est pas prononcé
01:16:45mais évidemment
01:16:45tout le monde l'a compris
01:16:47c'est agir neuf
01:16:48c'est du Lavrov tout craché
01:16:49c'est du Lavrov tout craché
01:16:51mais c'est un Lavrov particulier
01:16:52parce qu'il ne faut pas oublier
01:16:54que Lavrov
01:16:54c'est le numéro 1
01:16:55de la liste électoraliste
01:16:57du parti de Poutine
01:16:59la Russie unie
01:17:00que les élections
01:17:01sont dans 5 jours
01:17:02enfin c'est dans 2 jours
01:17:03en fait ils ont déjà commencé
01:17:04en Extrême-Orient
01:17:06et en Sibérie
01:17:06normalement c'est les 3 jours
01:17:08du long week-end
01:17:10qui arrivent
01:17:11et donc Lavrov là
01:17:12est un homme politique
01:17:13en fait
01:17:14ce n'est plus un ministre
01:17:15des affaires étrangères
01:17:16qui parle
01:17:17donc c'est un politicien
01:17:18c'est quand même un message
01:17:19qu'il envoie à l'Europe
01:17:20bien évidemment
01:17:21mais c'est d'abord
01:17:22un message interne
01:17:23ça veut dire qu'il est
01:17:24dans un meeting électoral
01:17:26électoraliste
01:17:26c'est comme Trump
01:17:27qui est actuellement aussi
01:17:28en campagne législative
01:17:30aux Etats-Unis
01:17:31et donc le discours
01:17:32se modifie
01:17:33parce que le ministre
01:17:34des affaires étrangères
01:17:35normalement
01:17:36c'est quelqu'un
01:17:36qui cherche
01:17:37les solutions
01:17:38qui ne provoque pas
01:17:39les conflits
01:17:40Lavrov est dans la contradiction
01:17:42dans l'agression
01:17:43qui est quasiment verbale
01:17:45et donc du coup
01:17:46c'est ce rôle politique
01:17:47qui joue
01:17:48moins que celui
01:17:49du ministre des affaires étrangères
01:17:50Général Nordlin
01:17:50il y a un débat
01:17:51qui est en train de monter
01:17:51depuis plusieurs jours
01:17:52maintenant du côté de l'OTAN
01:17:53faut-il répondre
01:17:54sur le même ton ?
01:17:55Faut-il dire aux Russes
01:17:57nous aussi
01:17:57on peut vous faire mal ?
01:17:59Oui
01:17:59Oui bien sûr
01:18:01c'est-à-dire que
01:18:03bon il y a quand même
01:18:04un paramètre
01:18:05c'est que
01:18:05dans ce débat
01:18:06autour du nucléaire
01:18:07il faut bien voir
01:18:08que c'est quand même
01:18:08l'anéantissement
01:18:10mutuel
01:18:11qui est
01:18:11qui est
01:18:12qui est promis
01:18:14qui est en jeu
01:18:15et avec lequel on joue
01:18:17je pense
01:18:17un peu trop
01:18:18mais je crois que
01:18:19sans
01:18:20sans vouloir
01:18:21vraiment rentrer
01:18:22dans le jeu nucléaire
01:18:23bon l'OTAN
01:18:24doit affirmer
01:18:25que
01:18:25bon
01:18:26on répond
01:18:27à la menace
01:18:27par une riposte
01:18:29qui est
01:18:31en relation
01:18:31avec le type de menace
01:18:32je crois que
01:18:33le message
01:18:34de
01:18:34de Lavrov
01:18:36il est très
01:18:37il y a deux parties
01:18:38bon
01:18:39en dehors de l'aspect
01:18:39interne
01:18:40électoraliste
01:18:41et qui est très important
01:18:42en ce moment
01:18:43mais il y a l'aspect
01:18:44on veut
01:18:45on veut rien
01:18:46de contre l'Europe
01:18:47donc
01:18:48ça s'adresse
01:18:49à Femmier Roussel
01:18:50et à Marine Le Pen
01:18:51ça leur dit
01:18:52écoutez
01:18:52qu'est-ce que c'est
01:18:53que ces histoires
01:18:54c'est chez vous
01:18:54qu'on est en train
01:18:55de faire monter la sauce
01:18:56pour venir
01:18:58en disant
01:18:58que la Russie
01:18:59est menaçante
01:18:59et je pense
01:19:00que c'est une des raisons
01:19:01du président Macron
01:19:04de faire cette réunion
01:19:04c'est d'expliquer
01:19:05qu'il y a une vraie menace
01:19:06de Russes
01:19:07il y a une vraie menace russe
01:19:08et que c'est pas du tout
01:19:09alors que
01:19:09Lavrov
01:19:11a un discours
01:19:11extrêmement paisible
01:19:12et puis d'un autre côté
01:19:13il dit ok
01:19:15maintenant
01:19:15s'il faut
01:19:17on utilisera
01:19:17des armes nucléaires
01:19:18sous-entendu
01:19:19on utilisera
01:19:19des armes nucléaires
01:19:20donc il y a une menace
01:19:21et je pense que l'Europe
01:19:22
01:19:24jusqu'à maintenant
01:19:24on a toujours
01:19:25quand même
01:19:27évité ce genre
01:19:28de confondation
01:19:29mais il faut dire
01:19:30que là
01:19:30bon voilà
01:19:31si vraiment l'Europe
01:19:32s'il y a une menace
01:19:34directe de la Russie
01:19:35bon l'Europe
01:19:36l'OTAN
01:19:37remplira son rôle
01:19:38jouera son rôle
01:19:39menace directe
01:19:40sur l'Europe
01:19:40donc il faut vraiment
01:19:40être ferme je crois
01:19:41menace également
01:19:42sur le président Zelensky
01:19:44menace directe
01:19:45là aussi
01:19:46c'est lui-même
01:19:47qui est revenu
01:19:47sur un épisode
01:19:48dont on vous a parlé
01:19:48et que l'Ukraine
01:19:49dans un premier temps
01:19:49avait semblé
01:19:50un petit peu minimisé
01:19:51c'est les menaces
01:19:52qui ont pesé
01:19:52sur l'avion
01:19:53à bord duquel
01:19:54il se trouvait
01:19:54lorsqu'il était
01:19:55en Moldavie
01:19:56écoutez
01:19:56Volodymyr Zelensky
01:19:59en Moldavie
01:20:00mon avion présidentiel
01:20:01était là
01:20:01et c'est pour ça
01:20:02qu'ils ont attaqué
01:20:03la Moldavie
01:20:04ils ont utilisé
01:20:05l'espace aérien
01:20:06Moldave
01:20:09il s'exprimait
01:20:10face à la télévision
01:20:11américaine
01:20:12Patrick
01:20:12c'est la première fois
01:20:13CBS
01:20:14qu'il s'exprimait
01:20:15aussi largement
01:20:15là-dessus
01:20:16pour dire qu'il avait
01:20:17été menacé
01:20:17en réalité deux fois
01:20:18en fait à l'aller
01:20:19et au retour
01:20:19c'est aussi simple
01:20:20que ça
01:20:21en fait
01:20:21pourquoi ça a été
01:20:22minimisé par les Ukrainiens
01:20:23c'est parce qu'il y avait
01:20:24encore le retour
01:20:25à essayer de négocier
01:20:27mais attention
01:20:28là aussi
01:20:29je le répète
01:20:29à chaque fois
01:20:30l'information
01:20:31est une arme
01:20:32de guerre
01:20:34factuellement
01:20:34de tous les côtés
01:20:36voilà
01:20:37et d'ailleurs
01:20:37qu'on parle de gentil
01:20:39et de méchant
01:20:39si je veux caricaturer
01:20:40on l'a vu
01:20:42factuellement
01:20:43jamais
01:20:44le drone
01:20:45n'a menacé
01:20:45directement
01:20:46cet avion présidentiel
01:20:48il s'agissait
01:20:49d'un message
01:20:50double message
01:20:51si vous voulez
01:20:52pour Zelensky
01:20:53pour la Moldavie
01:20:54même triple
01:20:54pour l'Europe
01:20:55et l'OTAN
01:20:56mais il n'y a jamais eu
01:20:57de danger véritable
01:20:58en fait
01:20:58il a de toute façon
01:20:59depuis le 24 février 2022
01:21:02une cible dans le dos
01:21:03mais en même temps
01:21:06il n'y a pas uniquement
01:21:07que ça
01:21:08ça veut dire
01:21:09le contexte est
01:21:10justement
01:21:10ces jours-ci
01:21:11différent
01:21:12parce que
01:21:13hier
01:21:13les russes
01:21:14en fait
01:21:14dans cette nuit
01:21:14ils ont attaqué aussi
01:21:15le quartier 95
01:21:16vous savez
01:21:17le fameux quartier
01:21:17dans la ville
01:21:18de Krivirig
01:21:21c'est la ville natale
01:21:22de Zelensky
01:21:22ce nom de quartier
01:21:24qu'il a utilisé
01:21:24pour créer sa société
01:21:25de production
01:21:26avec ses copains
01:21:27qui marche très très bien
01:21:28d'ailleurs toujours
01:21:29en Ukraine
01:21:29et il y a aussi
01:21:30le dépôt de ce même
01:21:31cette même société
01:21:33de production
01:21:33à Kiev
01:21:34qui était visée
01:21:35il y a aussi
01:21:36le dépôt
01:21:36de l'association humanitaire
01:21:38de la fondation humanitaire
01:21:39de l'épouse
01:21:40du président Zelensky
01:21:41donc vous voyez
01:21:42quand vous mettez ça
01:21:45il y a quand même
01:21:46le nom Zelensky
01:21:47qui revient
01:21:48à plusieurs reprises
01:21:48et donc du coup
01:21:49c'est un peu plus sérieux
01:21:51que ça
01:21:52il y a aussi eu
01:21:52la nuit dernière
01:21:53aux Etats-Unis
01:21:54un vote du congrès
01:21:54pour de nouvelles sanctions
01:21:56américaines
01:21:57et à l'instant
01:21:58le Kremlin
01:21:59vient de réagir
01:22:00en disant
01:22:00que ces nouvelles sanctions
01:22:01américaines
01:22:01vont compliquer
01:22:02je cite
01:22:03le comité du Kremlin
01:22:04les efforts de paix
01:22:05en Ukraine
01:22:06des événements
01:22:07sur lesquels
01:22:07reviendront évidemment
01:22:08dans quelques instants
01:22:08Christophe Delay
01:22:09et Roselyne Dubois
01:22:09à demain
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