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  • il y a 10 heures
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:02Générique
00:00:10Le sort du monde se joue en ce moment en France, plus particulièrement à Evian, avec le Moyen-Orient et
00:00:16l'Ukraine au programme des discussions en ce moment même entre le dirigeant du G7.
00:00:21Donald Trump et le président Zelensky sont réunis dans la même salle. Vous avez vu cette image il y a
00:00:27quelques minutes sur BFM TV.
00:00:29Nos envoyés spéciaux vont nous dire précisément ce qui est en train de se jouer.
00:00:34Vous voyez qu'ils sont présents sur l'ensemble des pays concernés, à Evian bien sûr, mais aussi aux Etats
00:00:40-Unis, dans le Golfe et en Israël.
00:00:43On les retrouvera les uns après les autres. D'abord direction Evian pour commencer parce que c'est l'actualité
00:00:47en direct.
00:00:47On va retrouver Thierry Arnaud avec les travaux qui ont donc commencé il y a quelques instants.
00:00:53Dites-nous quel est le programme pour cette matinée très dense.
00:00:57Matinée très dense consacrée à l'Ukraine bien sûr. Vous venez de nous montrer ces images qui étaient très attendues
00:01:03avec au programme cette réunion de travail des chefs d'État et de gouvernement,
00:01:07des représentants des institutions européennes autour de Volodymyr Zelensky.
00:01:11Et deux objectifs au fond. Essayer d'obtenir la convergence la plus nette, la plus claire possible que tous ceux
00:01:17qui sont autour de la table
00:01:18continuent de soutenir politiquement, diplomatiquement, mais militairement aussi Volodymyr Zelensky et l'Ukraine.
00:01:26Et puis faire en sorte qu'ils se mettent d'accord pour dégager la voie vers l'ouverture de négociations
00:01:31entre la Russie et l'Ukraine.
00:01:32Des négociations qu'on souhaite évidemment équitables pour l'Ukraine et qui pourraient notamment partir d'un gel de la
00:01:39ligne de front actuelle pour l'ouverture des discussions.
00:01:42Et si on arrive à obtenir cela, Julien, ce sera évidemment déjà beaucoup.
00:01:46Et tous les regards vont se tourner vers Donald Trump évidemment, vers le président américain pour savoir si ses ambitions
00:01:53lui apparaissent acceptables.
00:01:55Le deuxième dossier chaud de la journée bien sûr, ce sera ensuite le déjeuner.
00:01:59Le déjeuner consacré au Moyen-Orient avec plusieurs pays qui sont invités autour de la table qui sont de la
00:02:05région, l'Egypte, les Émirats Arabes Unis et le Qatar.
00:02:08Le Qatar dont on sait qu'il a joué un rôle absolument déterminant dans la conclusion de ce préaccord, de
00:02:13ce mémorandum d'entente.
00:02:16Est-ce qu'on peut désormais avoir confiance dans la suite, dans l'ouverture, dans le rétablissement de la circulation
00:02:21dans le détroit d'Hormuz,
00:02:23dans des négociations réellement constructives, efficaces sur le nucléaire iranien ?
00:02:27C'est cela dont on va discuter avant une nouvelle séance de travail cet après-midi.
00:02:32Et puis un dîner de gala en fin de journée.
00:02:34Vous voyez que cette journée s'annonce très chargée ici à Evian.
00:02:37Oui, effectivement, il y a du boulot pour aujourd'hui.
00:02:39Avec du foot aussi au programme, on a vu le chancelier allemand offrir un maillot de la Nationalmannschaft à Donald
00:02:46Trump.
00:02:46Il y a eu un petit peu de sourire quand même avant d'entrer dans le vif du sujet.
00:02:50D'abord sur l'Ukraine, Patrick, est-ce qu'on peut s'attendre à des choses à l'issue de
00:02:55cette réunion qu'on a vue ?
00:02:56Et est-ce qu'on peut imaginer que le ton en ce moment, il est quoi ? Consensuel ou bien
00:03:00houleux et orageux ?
00:03:02Je n'irai pas jusqu'à consensuel, mais il y a tout de même, si, consensus sur une chose et
00:03:07sur une image.
00:03:08C'est la cathédrale de la Dormition dans le centre de Kiev, touchée, premier édifice religieux d'importance, patrimoine architectural,
00:03:16patrimoine religieux, patrimoine mondial de l'UNESCO qui a été touchée.
00:03:20Le tabou est tombé du côté de Vladimir Poutine qui a autorisé ses frappes.
00:03:23On vous parle depuis quatre ans dans une espèce de litanie parfois un peu cynique du nombre de drones et
00:03:28de missiles qui tombent sur Kiev et les villes d'Ukraine.
00:03:31Ça fait plus de quatre ans que les Ukrainiens passent leur nuit très hachée dans les bunkers.
00:03:36Mais là, on a touché à quelque chose et même Donald Trump ne peut pas rester insensible à ça.
00:03:40Il y a aussi ce qui se passe sur le terrain ou les terrains, sur le front.
00:03:44Je ne suis pas en train de dire que l'Ukraine est en train de regagner énormément de terrains.
00:03:47Mais pour vous donner un exemple, c'était un militaire français de haut rang qui me disait
00:03:51« En ce moment, il y a des batailles où vous pouvez avoir dix Ukrainiens et des drones qui arrivent
00:03:56à faire reculer un bataillon entier de Russes. »
00:03:59Les pertes russes sont énormes.
00:04:00Certes, Vladimir Poutine a de la masse, il peut renvoyer comme il veut du militaire sur le front, mais ça
00:04:06ne suffit pas.
00:04:07Et puis, il y a le dernier front, c'est ces raffineries, ces sites énergétiques qui sont en train d
00:04:11'être touchés.
00:04:12Et c'est le front économique qui devient extrêmement dur à tenir pour Vladimir Poutine.
00:04:15Il y a un moment qui se passe.
00:04:17N'oubliez pas les mots de Donald Trump.
00:04:19Parfois, il se perd en conjecture.
00:04:20Mais quand il dit « Il y a peut-être moyen de faire quelque chose avec Zelensky et Poutine »,
00:04:23on est tenté de le croire.
00:04:24– Sergei Gironov, si cette cathédrale a été frappée à ce moment-là par Vladimir Poutine, il faut y voir
00:04:29un signal envoyé au G7 et à Vladimir Zelensky sur le point de rencontrer Donald Trump ou pas, d'après
00:04:33vous ?
00:04:34– Je crois. Je crois, malheureusement, parce que ça s'est passé tout de suite après la conversation de Poutine
00:04:39avec Donald Trump pour son anniversaire.
00:04:41Il a passé une heure avec Donald Trump pour lui souhaiter l'anniversaire, pour bien beurrer son sandwich, etc.
00:04:51Et cette cathédrale, c'est plus que symbole culturel.
00:04:54Ça veut dire qu'en fait, c'est la fondation de la chrétienté orientale en Ukraine, en Russie de Kiev,
00:05:01dont Poutine se réclame.
00:05:03En fait, il dit que nous sommes le même pays et donc frappé cet endroit-là, vous savez, c'est
00:05:09comme le Vatican en Italie.
00:05:12C'est cette lor de Trinité, cette lor de Kiev-Petschory, c'est le Vatican ukrainien.
00:05:19En fait, c'est un truc énorme.
00:05:21Zelensky, d'ailleurs, était tout de suite sur les lieux.
00:05:25D'ailleurs, l'incendie n'a pas duré trop, trop longtemps, mais la cathédrale, quand même, est endommagée.
00:05:29Mais, vous voyez, on a vu quand même la scène d'entrée de Zelensky dans la salle.
00:05:35Vous savez, dans ce genre de réunion, tout compte.
00:05:38Donald Trump, je n'ai pas vu Donald Trump lui serrer la main.
00:05:42Non, on imagine que c'était avant.
00:05:44Il s'est assis assez rapidement.
00:05:46Et Zelensky était accueilli plutôt par les autres.
00:05:50Et en fait, quand vous avez posé la question à Patrick s'il y avait un consensus, il y a
00:05:54un consensus, moins un.
00:05:56Et donc, on sent qu'il y a une différence.
00:05:57– Regardez, au moment où vous parlez, on la voit, cette image.
00:06:01On voit le président Zelensky très entouré par les Européens.
00:06:03– Avec les embrassades.
00:06:04– Exactement.
00:06:05Et de l'autre côté, à 5-6 mètres, Donald Trump qui…
00:06:08– Et de l'autre côté de la salle.
00:06:09– Voilà, évidemment, ce sont des images très parlantes.
00:06:11Général Sidos, quelle est l'ampleur des reconquêtes ukrainiennes depuis plusieurs semaines ?
00:06:14Parce que c'est vrai qu'on s'est beaucoup intéressé au Moyen-Orient
00:06:17et on pensait que Vladimir Poutine allait en profiter pour forcer un avantage en Ukraine.
00:06:21Mais c'est le contraire qui s'est passé.
00:06:22– Alors en fait, l'ampleur…
00:06:25C'est vrai qu'on compare beaucoup cette guerre à 14-18 en fait.
00:06:27Et en fait, c'est un petit peu ce qui se passe.
00:06:29Et là, en ce moment, effectivement, c'est l'armée ukrainienne qui reprend un peu de terrain.
00:06:33Alors ça ne se traduit pas en dizaines et en dizaines, voire en centaines de kilomètres carrés.
00:06:37Mais quand même, c'est déjà…
00:06:38Le simple fait de reprendre pied, de reprendre des positions russes,
00:06:43ça veut dire qu'on reprend un petit peu l'initiative,
00:06:44puisque les Russes se targuaient depuis deux ans de reprendre pas mal de territoires.
00:06:48Et en fait, leurs grandes offensives n'ont pas débouché, n'ont jamais vraiment débouché.
00:06:53Et là, si les Ukrainiens tiennent déjà le fait de simplement tenir
00:06:56et de reprendre un petit peu d'initiative,
00:06:59c'est déjà la preuve que d'abord, l'armée ukrainienne est très très loin de s'effondrer,
00:07:04qu'ensuite, il y a des capacités de commandement et d'initiative sur le terrain
00:07:07et des capacités de commandement qui sont maintenues, voire renouvelées.
00:07:11– Voilà, et on a aperçu Donald Trump qui vraisemblablement a salué Volodymyr Zelensky avant.
00:07:15On a aperçu Volodymyr Zelensky aussi, sauf erreur, saluer Marco Rubio,
00:07:19le secrétaire d'État qui est présent et qui a parlé d'ailleurs à l'oreille de Donald Trump
00:07:22juste avant que les travaux ne commencent.
00:07:25Donald Trump qui est à côté d'Emmanuel Macron et on surveille les attitudes des uns et des autres
00:07:29parce que c'est vrai qu'hier, leur première prise de contact aux deux hommes n'a pas semblé très
00:07:33chaleureuse.
00:07:34Écoutez cet échange.
00:07:35– Nous sommes prêts à avoir dès demain des chasseurs qui sont sur place
00:07:41et qui peuvent aider aux missions d'observation et sous 48 heures des frégates qui peuvent évidemment se déployer
00:07:47et sous deux à trois jours le porte-avions avec les frégates qui l'accompagnent, l'ensemble du groupe.
00:07:52– Eh bien j'aimerais qu'ils agissent, nous n'aurons pas besoin d'aide, nous avons un accord,
00:07:59le détroit sera ouvert sans péage, il faudra en discuter, mais ce sera sans péage, nous n'aurons pas besoin
00:08:05d'aide.
00:08:06– On peut parler Benjamin Petrovert d'une rencontre sous tension ?
00:08:08– Ah oui, oui, c'est le cas de le dire, puis Donald Trump ne s'en cache pas,
00:08:12on sait que c'est un homme qui sait très bien comment communiquer, là il le fait et il le
00:08:17montre.
00:08:18Alors, est-ce que la colère est dirigée simplement contre Emmanuel Macron de nominem
00:08:22parce que l'accueil ne s'est pas fait exactement comme il l'aurait souhaité ?
00:08:25C'est une possibilité, l'autre possibilité c'est aussi de montrer sa froideur vis-à-vis des Européens,
00:08:30c'est aussi ça, c'est la symbolique, c'est ce que représente aujourd'hui Emmanuel Macron
00:08:34parce que par exemple, sur le dossier ukrainien qui est évoqué ce matin au G7,
00:08:38on sent bien qu'il y a deux lignes aujourd'hui, que l'Europe reproche à Donald Trump sa ligne
00:08:42un petit peu trop dure,
00:08:43peut-être trop pro-Poutine, et on voit bien que c'est ça les terrains d'opposition aujourd'hui
00:08:47et Donald Trump a bien montré en arrivant qu'il ne va pas se laisser faire.
00:08:50Alors, sur l'autre sujet du jour, le Moyen-Orient, que va-t-il se passer dans les heures qui
00:08:55viennent ?
00:08:55On surveille tout particulièrement ce qui se passe du côté du détroit d'Hormuz
00:08:57et le trafic a-t-il repris et surtout selon quelle modalité ?
00:09:01On va retrouver Noémie Vera qui est au Qatar alors qu'une tempête de sable semble-t-il
00:09:06est en train de se lever autour de vous.
00:09:08On va voir si c'est une métaphore de la situation là-bas.
00:09:10Ah bah oui, on voit effectivement que le vent souffle fort.
00:09:12Alors, vous nous aviez dit, Noémie, que dans les toutes premières heures, la reprise du trafic était timide.
00:09:16Est-ce que depuis, ça s'est un peu accéléré ou pas ?
00:09:21Effectivement, Julien, on observe quelques mouvements depuis l'annonce de l'accord.
00:09:25Mais en tout cas, c'est un trafic très limité, très encadré, sous surveillance étroite,
00:09:29avec d'importants moyens aériens américains, des avions de surveillance,
00:09:32de patrouilles maritimes américaines au-dessus du détroit.
00:09:36Grâce aux données de marine trafic, en tout cas, on a pu observer le transit de deux navires,
00:09:40un métanier indien, Disha, mais aussi un cargo Kaiser.
00:09:45Le cargo, il est parti du port irakien d'Oumkasser le 8 juin
00:09:49et il est arrivé dans la zone de mouillage de Sohar à Oman aujourd'hui, vers 5h du matin.
00:09:54C'est l'un des rares exemples visibles de signes de reprise dans le détroit ces derniers jours.
00:09:59Ce cargo, il a emprunté le couloir de navigation dédié.
00:10:02Il a aussi gardé son signal AIS activé pendant toute la traversée.
00:10:07Il est donc resté identifiable.
00:10:09De leur côté, les autorités iraniennes affirment que 3 pétroliers,
00:10:122 navires transportant des marchandises ont traversé le blocus américain.
00:10:17A noter également, et c'est intéressant, on a pu apercevoir des regroupements de dizaines de pétroliers
00:10:23dans la partie centrale du détroit, entre la péninsule de Moussadam à Oman, à gauche,
00:10:29et les côtes iraniennes à droite.
00:10:32Ils sont probablement en attente d'instructions.
00:10:35En tout cas, ces mouvements restent très loin d'un retour à la normale.
00:10:39On est très loin des 150 navires qui passaient ce détroit chaque jour.
00:10:44Oui, parce que chacun ne sait pas évidemment exactement comment les choses doivent se passer.
00:10:50On le voit bien avec ce que nous décrivait Noémie avec Laura Champion,
00:10:53vous qui surveillez l'évolution de ce trafic, le Varinelle.
00:10:56On voit bien que tout le monde se demande un peu ce que l'Iran est en train de faire.
00:10:59Est-ce qu'elle facture ? Est-ce qu'elle laisse passer ?
00:11:03Personne ne sait trop vraiment comment ça se passe.
00:11:04Oui, et puis je vais prendre en écho les propos de Donald Trump lui-même.
00:11:07Il y a quelques minutes, on voyait bien que sur la question du détroit d'Hormuz,
00:11:10quand le président français lui proposait son aide, il n'était pas très précis non plus.
00:11:15Donc ça montre bien que c'est en phase de négociation, de consolidation sur les faits,
00:11:19et que tout est encore à jouer.
00:11:21Donc les prochaines heures restent encore importantes, cruciales.
00:11:25Une parole malheureuse, un geste déplacé peut faire, on va dire, braquer la partie adverse,
00:11:31même si tout le monde s'accorde à dire que les choses vont dans le bon sens.
00:11:34Donc je pense que que ce soit dans quelques jours ou dans quelques semaines,
00:11:38on va avoir un avant et un après.
00:11:41Et la question c'est le comment.
00:11:43Et le comment, on a, moi je prends ces images du détroit d'Hormuz en écho avec ce qui se
00:11:48passe aujourd'hui à Evian,
00:11:49c'est effectivement, on a une communauté internationale sur la partie européenne
00:11:54qui est solide sur le fait que le détroit d'Hormuz doit être comme avant
00:11:58et le responsable c'est Donald Trump, c'est lui qui est comptable.
00:12:01Et ça explique aussi ces tensions parce que c'est lui, encore une fois,
00:12:04qui a mis cette situation mondiale et on attend de lui que s'il ne veut pas de l'aide
00:12:08française ou européenne,
00:12:10alors à lui de s'engager sur une forme de retour à la norme dont tout le monde attend effectivement
00:12:15son efficacité.
00:12:15Alors pour l'aide française, il y a le Charles de Gaulle et aussi les fameux chasseurs de mines.
00:12:19Général Sidos, les bateaux français ne sont pas loin,
00:12:23ils pourraient entrer en action dans les heures qui viennent ou pas ?
00:12:26Quand on parle de bateaux, quel type de bateau ?
00:12:29Parce qu'on parle effectivement beaucoup des chasseurs de mines,
00:12:31mais hier quand le président Macron a parlé des bâtiments disponibles,
00:12:35d'abord il a parlé des chasseurs pour observer,
00:12:38donc ce sont des appareils, ce sont des rafales très clairement.
00:12:40Et puis après il a parlé de frégates et après il a parlé du porte-avions.
00:12:43Il n'a pas évoqué les chasseurs de mines, vous voyez, j'écoute toujours les déclarations.
00:12:47Alors je crois que dans une interview à TF1, il a parlé des démineurs.
00:12:50Mais quand il a présenté le sujet au président Trump, il n'a pas parlé des chasseurs de mines.
00:12:55Alors après on en parle, il y aurait deux Français et deux Européens dans la zone.
00:12:59Mais je veux dire, la focale des relations publiques du ministère des Armées
00:13:04ne se porte pas vraiment sur les chasseurs de mines.
00:13:07On a parlé bien sûr du porte-avions, je crois que la ministre était allée il y a quelques semaines.
00:13:11On parle des frégates bien sûr.
00:13:13Mais les chasseurs de mines, où sont-ils j'ai envie de dire ?
00:13:15C'est ça qui devrait être mis en avant pour justement appuyer,
00:13:18puisqu'on dit que les Américains ne sont pas compétents.
00:13:20Je veux bien.
00:13:21Donc effectivement offrons notre compétence.
00:13:23Et bien là vous voyez, j'écoute.
00:13:26Moi j'aimerais avoir une réponse.
00:13:28En même temps, le président Macron m'a semblé hier beaucoup plus allant.
00:13:33parce qu'on se souvient quand Charles de Gaulle était en Méditerranée,
00:13:39Emmanuel Macron a dit, oui, en quatrième étape, éventuellement,
00:13:42quand la paix sera signée, la France pourra être sur la région pour assurer la sécurité.
00:13:47Donc en fait, il a mis beaucoup de scie avant d'arriver.
00:13:51Et hier il a dit, en deux jours on peut être là.
00:13:52Et donc en fait, ça m'a surpris même.
00:13:55Mais vous avez vu Donald Trump, qui d'ailleurs a cherché en fait cette situation,
00:14:00parce que quand il était dans l'avion,
00:14:02il a proclamé la possibilité d'avoir des taxes à 100% sur les produits français.
00:14:06Donc quand vous arrivez chez quelqu'un en quasiment provoquant une dispute,
00:14:11il ne faut pas s'étonner qu'il ne soit pas accueilli à l'avion,
00:14:14qu'il ne soit pas accueilli sur le perron, etc.
00:14:16Alors il y a le détroit d'Ormose, il y a aussi le nucléaire.
00:14:18Sur ces deux points, c'est plutôt à ce stade l'Iran qui semble sortir gagnante des événements.
00:14:24Est-ce que c'est aussi comme ça que les choses sont ressenties aux Etats-Unis ?
00:14:26On va le demander à Clémence Renard,
00:14:28parce que Clémence, vous qui êtes en direct de Washington avec Marion Delpierre,
00:14:30vous entendez l'entourage de Donald Trump,
00:14:32et notamment le vice-président, qui font le service à prévorante.
00:14:35Est-ce qu'ils arrivent à convaincre les médias et l'opinion américaine ou pas ?
00:14:41Ce qu'on ressent plutôt, c'est que Donald Trump et J. Devon
00:14:44ont du mal à convaincre de manière générale,
00:14:46notamment parce qu'il y a un vrai décalage entre les déclarations américaines et iraniennes.
00:14:51On rappelle qu'hier, une agence iranienne a annoncé 14 clauses
00:14:55qui figuraient dans ce protocole d'accord.
00:14:58Ce protocole d'ailleurs qui ne ferait qu'une page et demie selon le vice-président américain,
00:15:03alors qu'en fait, l'administration Trump a plutôt...
00:15:05On a plutôt l'impression qu'elle a envie de garder secret, en tout cas pour l'instant,
00:15:09le contenu de ce texte,
00:15:10puisque Donald Trump et J. Devon, depuis plusieurs jours,
00:15:13ne communiquent que sur deux points essentiels.
00:15:15Vous en parliez.
00:15:16La réouverture du détroit d'Hormuz dès vendredi après la signature
00:15:20et l'engagement de l'Iran à ne jamais se doter d'armes nucléaires.
00:15:25Probablement les deux seuls points qui leur sont favorables.
00:15:27Donc la guerre de communication continue,
00:15:30avec toujours donc beaucoup de zones d'ombre
00:15:32sur ce que contient concrètement ce protocole d'accord.
00:15:35Mais en tout cas, la lumière sur les détails de ce texte
00:15:38devrait être faite assez rapidement.
00:15:39Selon les médias américains,
00:15:41le texte devrait être rendu public dans les 24 à 48 heures après la signature,
00:15:46soit probablement ce week-end.
00:15:48On l'attend beaucoup ce texte.
00:15:49Pour l'instant, le Varinelle, ce flou, il semble plutôt profiter aux Iraniens.
00:15:52Ah oui, mais c'est le propre de la capacité, j'allais dire, diplomatiste,
00:15:57notamment sur les questions nucléaires.
00:15:59C'est le flou qui bénéficie aux Iraniens,
00:16:00puisque de l'autre côté, nous, on a besoin de précision.
00:16:03Quand on parle de non-prolifération,
00:16:04on est sur des aspects techniques.
00:16:05Le nombre de centrifugeuses, le type de centrifugeuses.
00:16:09Pour nos téléspectateurs, il faut comprendre que depuis 2015,
00:16:12la qualité même des centrifugeuses,
00:16:13pour rappeler ce que c'est,
00:16:15c'est ce qui permet de dissocier l'uranium 235 du 238
00:16:19pour pouvoir atteindre ces fameux 90% dans le cadre d'un programme nucléaire.
00:16:24En fonction de la qualité, c'est la rapidité.
00:16:26En gros, vous avez un kilo de sable, de grains de sable,
00:16:28les centrifugeuses doivent les trier dedans pour détecter.
00:16:31Et parfois, certains grains de sable sont identiques.
00:16:34Et donc, plus elles sont qualitatives, ces centrifugeuses,
00:16:36plus vous avez une meilleure qualité,
00:16:38enfin, un uranium plus enrichi.
00:16:40L'Iran nous a étonnés,
00:16:42parce qu'ils sont passés des fameuses IR1,
00:16:44à l'époque du JCPOE,
00:16:45aux IR6,
00:16:47qui sont dans une capacité de rapidité et de séparation.
00:16:50Moi, je n'entends pas cela.
00:16:51Alors, à mon sens, ça va faire l'objet des fameux 60 jours.
00:16:54Mais je rappelle, quasiment 15 à 20 ans de négociations pour arriver en 2015.
00:16:59J'ai du mal à croire qu'en 60 jours,
00:17:01on va réussir à faire ce qu'on a enterré
00:17:04après plus de 10 ans de négociations.
00:17:05On a plutôt l'impression, Benjamin Petrovert,
00:17:07que du côté américain comme du côté israélien,
00:17:09on est en train d'essayer de trouver un narratif a posteriori
00:17:11pour dire que tout ça n'est pas une catastrophe.
00:17:13Mais vous avez totalement raison, Julien.
00:17:14Donald Trump va montrer qu'il est le grand gagnant de cette guerre.
00:17:17Et même Benjamin Netanyahou, hier soir,
00:17:19a mené sa première intervention.
00:17:20Il était totalement nué toute la journée d'hier.
00:17:22Et hier soir, on l'a vu plutôt blême.
00:17:24Il ne faisait pas le fier.
00:17:25Mais sur le fond, il expliquait qu'au fond,
00:17:27Israël avait remporté une victoire stratégique majeure,
00:17:30que la guerre contre l'Iran était un grand succès,
00:17:32que les frappes ont permis de faire reculer le programme nucléaire iranien,
00:17:36de mettre à bas le balistique iranien.
00:17:37Bref, pour lui, c'est une guerre qui était gagnée,
00:17:40même si, entre les lignes, et c'est là où c'est important,
00:17:43il explique qu'en fait pour lui,
00:17:441. cette guerre n'est pas terminée.
00:17:46Donc, peut-être que les Israéliens, sans les Américains, vont la poursuivre.
00:17:49Et 2. le front libanais, lui, pour le coup, il l'a fermé au effort.
00:17:54La guerre va se poursuivre.
00:17:54Une guerre qui a coûté très cher aussi.
00:17:56Et la facture, elle commence à être détaillée du côté des États-Unis.
00:18:01Pauline Pioche l'a regardée en détail.
00:18:02Et Pauline, c'est vrai que les chiffres sont vertigineux.
00:18:04Oui, dernière estimation en date, Julien, faite par le Pentagone.
00:18:08Elle date à peu près d'il y a un mois, 29 milliards de dollars.
00:18:12Alors, ce qui comprend en fait les frais opérationnels.
00:18:15Mais en revanche, ça ne comprend pas, par exemple,
00:18:18les destructions liées aux bases militaires.
00:18:20Je vais y revenir dans un instant.
00:18:22Alors, c'est un chiffre qui est contesté par l'opposition américaine.
00:18:26Elle estime que c'est bien en dessous de la réalité.
00:18:29Et pour cause, au moins 228 structures militaires auraient été frappées dans les pays du Goff.
00:18:35Alors, quand je vous parle de coûts de la guerre,
00:18:37on va essayer de comprendre ce que ça comporte exactement.
00:18:40Les installations militaires endommagées, je vous en parle à l'instant.
00:18:42Les équipements qui ont été détruits, mais également les munitions.
00:18:44Ou encore la maintenance, les remplacements également des équipements.
00:18:48Le déploiement du porte-avions.
00:18:50Ou encore l'aide financière à la reconstruction en Iran.
00:18:53On en parlait hier, ce qui ferait partie des différents points qui constituent cet accord.
00:18:57Alors, c'est vrai que j'ai recensé différents chiffres qui divergent.
00:19:01Vous allez le voir chronologiquement.
00:19:04Le 6 mars, c'était donc après une semaine de guerre.
00:19:07On parlait d'11,3 milliards de dollars dépensés par les Etats-Unis.
00:19:12C'est des responsables militaires américains qui étaient auditionnés au Congrès à ce moment-là.
00:19:16Et puis, le 7 avril, un mois plus tard,
00:19:20un expert en budgétisation des conflits armés évoque 2 milliards de dollars par jour.
00:19:28Il fait le calcul sur 100 jours de guerre.
00:19:31À combien ça nous amène ?
00:19:32Et puis ensuite, le 29 avril, 25 milliards de dollars sont évoqués.
00:19:37Et puis également, le 30 avril, 50 milliards évoqués sur le coût total du conflit.
00:19:42Ça, ça a été évoqué par un responsable également américain.
00:19:47C'est là où on voit, Julien, qu'on est sur des chiffres qui divergent énormément du chiffre communiqué il
00:19:51y a un mois par le Pentagone.
00:19:52Oui, mais ça se compte en centaines de milliards de dollars.
00:19:54C'est ça qu'on comprend.
00:19:55Pauline, derrière les chiffres que vous nous donnez,
00:19:58des chiffres et une situation économique qui sont au cœur du G7 en ce moment à Evian,
00:20:01et retournera à Evian, bien sûr, tout au long de cette matinée,
00:20:05On va également revenir sur l'affaire Bruel,
00:20:07parce que vous avez entendu ce matin sur BFM TV le témoignage d'une avocate de plaignante.
00:20:12Deux nouvelles plaintes dans cette affaire.
00:20:14Il y en a 25 maintenant, à quelques jours après la garde à vue de Patrick Bruel.
00:20:20Où en est-on ?
00:20:20C'est ce qu'on va vous dire avec nos experts.
00:20:23Dans quelques instants, à tout de suite.
00:20:26Un nouveau témoignage dans l'affaire Bruel, celui d'une avocate,
00:20:29qui représente trois des 25 plaignantes.
00:20:31Il y a deux femmes, deux fans, pardon, qui l'ont contactée pour porter plainte à leur tour,
00:20:35et vous l'entendrez dans un instant.
00:20:36Mais d'abord, l'actualité ce matin, elle est aussi beaucoup internationale, naturellement,
00:20:41avec le sommet du G7 qui est en cours en France, à Evian.
00:20:44Le programme du jour, il est chargé.
00:20:46Il y a le Moyen-Orient et l'Ukraine.
00:20:49Le Moyen-Orient avec de nombreuses zones d'ombre.
00:20:51Et bien justement, Pauline Pioche va nous les éclaircir, ces zones d'ombre, maintenant.
00:20:54Les dernières infos, les dernières images.
00:20:56C'est avec vous, Pauline.
00:20:57Oui, effectivement, Julien Donald Trump, qui est en ce moment même en France pour participer justement au sommet du G7,
00:21:03alors que son vice-président annonce, il y a quelques heures de ça,
00:21:07que nous devrions connaître les contours exacts de l'accord entre les Etats-Unis et Lyon.
00:21:14Ce que le président a dit, c'est que l'accord sera rendu public vendredi.
00:21:17Il pourrait décider de le publier plus tôt, mais on a cette cérémonie officielle vendredi,
00:21:21et pour l'instant, c'est là que le président veut le rendre public.
00:21:24Le président américain qui affirme d'ailleurs qu'à partir de vendredi,
00:21:28le détroit d'Ormos va circuler de nouveau à peu près normalement.
00:21:34Alors dans les faits, il y a seulement quelques navires qui ont pu traverser le détroit ces dernières heures.
00:21:39On est quand même très loin du trafic normal.
00:21:42Autre constat, les frappes au Liban qui n'ont pas cessé.
00:21:46Bonjour Marie, vous êtes à TIR pour BFM TV avec Caroline Bertolino.
00:21:50Ce que vous constatez, c'est qu'il y a eu pas mal de frappes, Marie, déjà hier.
00:21:55Oui, sur le terrain, on est très loin de la trêve annoncée.
00:21:58Ce, malgré l'accord conclu entre Washington et Téhéran,
00:22:01hier, l'armée israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du pays,
00:22:05notamment dans la région de Nabatye et dans la région de TIR.
00:22:07Des bombardements qui ont causé la mort d'au moins trois personnes et ont fait plusieurs blessés.
00:22:12En réponse, le Hezbollah a lancé des tirs de roquettes,
00:22:14notamment dans les positions israéliennes dans le sud du pays,
00:22:17mais également dans le nord d'Israël.
00:22:19Fait notable à vous signaler tout de même,
00:22:21aucune frappe aérienne israélienne n'a été signalée depuis l'accord.
00:22:26C'est une première depuis 15 semaines de guerre
00:22:29qui laisse entrevoir peut-être une accalmie sur le terrain.
00:22:32Du côté du gouvernement libanais, on veut croire en la voie diplomatique.
00:22:36Le président Joseph Aoun a salué cet accord qui inclut le Liban
00:22:40et qui, selon lui, respecte la souveraineté du pays.
00:22:43Il espère que cet accord mettra fin au cycle de la violence.
00:22:47Reste à savoir si cet accord tiendra,
00:22:50puisqu'Israël, vous l'avez dit, refuse de quitter le territoire libanais
00:22:53et que le Hezbollah, renforcé, tente de faire valoir ses intérêts.
00:22:58Le Liban semble une nouvelle fois être pris en étau.
00:23:01Les précisions de Marie Roux avec Caroline Bertolino,
00:23:03les questions que vous posez certainement,
00:23:05c'est est-ce que le prix de l'essence va enfin diminuer ?
00:23:09Alors, il y a une réunion aujourd'hui prévue à Bercy.
00:23:14Convoqués, les distributeurs sont convoqués par le gouvernement.
00:23:16Alors, Matignon veut des effets très rapides au niveau des prix.
00:23:20Bonjour, Benoît Ruse.
00:23:20Alors, il y a Benoît ce que veut Matignon.
00:23:22Et puis, il y a la réalité.
00:23:24Qu'est-ce que ça donne ce matin, les prix de l'essence ?
00:23:29Eh bien, écoutez, ça descend, mais ça descend doucement.
00:23:32Et ça, les automobilistes s'en sont bien rendus compte.
00:23:35Ils ne croient pas vraiment à une baisse massive et rapide des prix.
00:23:39Et pour certains, ils n'y croient pas du tout, à cette baisse des prix.
00:23:42Alors, forcément, ils ont été échaudés par des mois de crise et des prix stratosphériques.
00:23:47Alors, on leur a posé la question.
00:23:48Est-ce que cette baisse va venir ?
00:23:50Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:23:51Réponse au micro d'Olivier Guix.
00:23:54J'ai du mal à croire à un changement au niveau de la baisse.
00:23:58Je pense plus que ça va rester à un prix stable.
00:24:01Ça va jongler comme ça, mais pas vraiment rebaisser comme ça a été auparavant.
00:24:06Je suis assez pessimiste.
00:24:08Là, c'est rien. C'est foutage du gueule, en fait.
00:24:13Il nous descend en 10 centimes et après, il augmente 20 ou 50.
00:24:17Pas tout de suite.
00:24:18Là, ça ne va pas baisser comme ça parce que, vous voyez bien, c'est que des taxes qu'on
00:24:23paye.
00:24:23Pour vous, 1,50€, ça serait le prix idéal pour le gasoil ?
00:24:26Ça serait idéal, oui.
00:24:27Oui, oui, c'est vrai.
00:24:28Ça serait idéal.
00:24:30Bon, vous le voyez, il va falloir encore passer cette barrière psychologique.
00:24:34Est-ce que les prix vont descendre jusqu'à 1,70€, voire 1,58€ pour le gasoil ?
00:24:39Comme c'était le cas il y a un an, jour pour jour,
00:24:41eh bien, ça, c'est la grande question que se posent les automobilistes actuellement lorsqu'ils viennent à la station
00:24:47service.
00:24:48Merci, Benoît Ruiz.
00:24:49L'espoir même de tous les automobilistes que ça baisse autant avec Olivier Guix.
00:24:52Et puis, un dernier mot, Julien, sur la sélection iranienne de foot au Mondial.
00:24:57Le premier match, c'était cette nuit à Los Angeles.
00:25:00Alors, c'est un peu particulier, je vous le rappelle.
00:25:02Les joueurs iraniens logent du côté du Mexique, au niveau de la frontière,
00:25:06parce qu'ils n'ont pas le droit de passer plus de 24 heures sur le sol américain.
00:25:09Ça a été très compliqué déjà au niveau du contrôle à l'aller.
00:25:12Ça l'a été encore plus au retour, puisqu'il y a deux joueurs,
00:25:15et notamment le capitaine qui s'est retrouvé bloqué parce que son visa avait expiré.
00:25:18Il était valable seulement 24 heures.
00:25:21Et puis, quand même, Julien, le dernier mot, évidemment, c'est que la France joue quand même ce soir à
00:25:26Sénégal.
00:25:26Bah oui, quand même.
00:25:27Il faut le dire.
00:25:28L'entrée en liste des bleus, c'est quoi votre pronostic, Pauline ?
00:25:30Ouh là, alors attendez, j'étais un petit 2-0 ?
00:25:33Un petit 2-0, pourquoi pas ?
00:25:34Eh bien, vérification, 2-1, elle corrige son pronostic au fil des minutes.
00:25:38Ça ne se passe pas comme ça.
00:25:39On vérifiera demain matin, en tout cas, l'actualité, elle est footballistique, bien sûr,
00:25:43mais elle est surtout internationale et nationale et judiciaire.
00:25:47Avec un détour par l'affaire Bruel, parce que ce matin, vous avez entendu sur BFM TV un témoignage assez
00:25:55rare.
00:25:55C'est l'avocate de Trois-Plagnantes.
00:25:56Alors, Vincent Vantiquem, je me tourne vers vous.
00:25:58Il est important, ce témoignage, parce que c'est une avocate un petit peu emblématique de ce dossier,
00:26:03et elle s'exprime assez rarement.
00:26:04Oui, effectivement, Jade Doucelin, qui était sur notre antenne chez Apolline de Malherbe tout à l'heure,
00:26:09pourquoi elle est emblématique de ce dossier ?
00:26:11Parce qu'en fait, c'est un petit peu elle qui a relancé la procédure il y a quelques mois.
00:26:15Alors, effectivement, il y avait eu tous les témoignages dans les enquêtes de Mediapart,
00:26:18mais Jade Doucelin est la première à avoir déposé une plainte au nom de Daniela Elsner.
00:26:22Vous vous souvenez sans doute, cette femme qui a dénoncé une tentative de viol
00:26:25qui aurait été commise par Patrick Bruel en 1997 à Acapulco.
00:26:30Et c'est aussi cette plainte qui a un petit peu relancé la procédure judiciaire.
00:26:34Aujourd'hui, Jade Doucelin est venue sur notre antenne ce matin pour annoncer et détailler
00:26:39qu'elle déposait deux nouvelles plaintes.
00:26:40Elle l'a fait vendredi dernier à Nanterre pour le compte de deux femmes
00:26:44qui se sont manifestées auprès de son cabinet après les révélations de ces dernières semaines
00:26:49et qui dénoncent des faits de viol, de tentatives de viol,
00:26:52notamment pour l'une commise en 2007 sur l'île de la Réunion.
00:26:56On s'y perd un peu dans toutes ces procédures.
00:26:58Ce qu'il faut retenir, c'est qu'aujourd'hui, Patrick Bruel, il est visé par 25 plaintes
00:27:02et mis en examen pour quatre d'entre elles.
00:27:04Oui, on va s'arrêter un petit peu pour que vous compreniez bien, effectivement,
00:27:08où on en est dans cette affaire qui est de plus en plus tentaculaire à chaque jour qui passe.
00:27:12Mais d'abord, le témoignage de cette avocate sur ces deux nouvelles plaintes.
00:27:17De qui émanent-elles et que disent-elles ? Écoutez.
00:27:21Nous sommes sur une tentative de viol pour l'une et une agression sexuelle,
00:27:26un viol pour l'autre, à des dates différentes.
00:27:28Ce sont des jeunes femmes, des femmes qui sont dans des milieux différents,
00:27:31des univers différents, à des dates différentes.
00:27:33Il n'y a pas de rapport entre elles, si ce n'est effectivement le même agresseur.
00:27:37– Effectivement, ce serait un homme qui aurait une tendance à repérer une femme dans le public.
00:27:42– Et ensuite, à les cibler.
00:27:43– À les cibler.
00:27:44Et puis, c'est ce que j'ai dit à un autre confrère à vous,
00:27:48ne pas laisser le temps du consentement, si je peux me permettre de l'exprimer ainsi,
00:27:51c'est-à-dire d'entraîner dans quelque chose d'assez clos et puis d'agresser à ce moment-là.
00:27:55– Alors, ce qui est important ici, Vincent, c'est que ça ouvre une nouvelle porte d'une certaine façon
00:28:00parce qu'il y a eu les plaintes issues de professionnels du show business, on va dire,
00:28:05dans les entourages des émissions notamment, il y a eu aussi les masseuses beaucoup évidemment,
00:28:10et là, c'est la voix des fans maintenant qui est en train d'arriver.
00:28:13– Oui, notamment, alors il y avait déjà des jeunes femmes qui avaient témoigné de ce type de comportement,
00:28:17mais ce qui est très intéressant dans l'une des deux plaintes déposées par Jade Doucelin,
00:28:23c'est le témoignage d'Amandine, l'une de ces jeunes femmes, qui dit en fait,
00:28:26voilà, moi j'étais fan du chanteur, l'année 2000, je suis allé à son concert à Saint-Étienne,
00:28:32j'ai joué d'écoute pour être au premier rang et il m'a repéré,
00:28:36et je me suis retrouvé dans une chambre d'hôtel avec lui après le concert,
00:28:40et là où c'est intéressant, c'est qu'elle dit, je ne me souviens pas ce qui s'est
00:28:42passé,
00:28:42je me suis réveillé le lendemain matin, j'ai repris mes esprits et je devais aller en cours,
00:28:46puisqu'elle était étudiante.
00:28:47Il se trouve qu'Amandine a continué à avoir des relations, des relations sexuelles avec Patrick Bruel,
00:28:53et ça va faire aussi l'objet de tout l'examen par la justice de son témoignage et de sa
00:28:57plainte.
00:28:57Elle dit avoir entretenu une relation épisodique avec le chanteur pendant plusieurs années,
00:29:01en marge des concerts à chaque fois où elle le suivait, jusqu'à l'année 2005,
00:29:05où en fait elle déménage sur l'île de la Réunion, elle fait sa vie,
00:29:09elle trouve un amoureux, comme elle l'appelle,
00:29:11sauf que Patrick Bruel revient pour un festival en 2007 sur l'île de la Réunion,
00:29:16et qu'il la recontacte, il se retrouve,
00:29:17et selon le témoignage que Jade Doucelin nous a importé, et c'est important,
00:29:21elle va à sa rencontre pour lui dire, voilà, tout ça c'est derrière moi, c'est fini, je ne
00:29:24veux plus rien,
00:29:25et ce serait à ce moment-là qu'il l'agresse dans sa chambre d'hôtel,
00:29:28ce qui est l'objet de sa plainte.
00:29:29On le voit effectivement, il y avait eu Flavie Flamand, il y avait eu l'histoire des masseuses,
00:29:33là on est sur des fans qui étaient au concert,
00:29:36et qui se retrouvent avec Patrick Bruel dans une chambre d'hôtel,
00:29:40ou en marge de ses festivals,
00:29:41et qui dénoncent des faits d'agression et de tentatives de viol.
00:29:44Maître Darman est avec nous, on a besoin de votre expertise,
00:29:47ça change quoi ces nouvelles plaintes sur le plan judiciaire ?
00:29:50Ça vient étayer le dossier, de toute façon, donc là, a priori, on a 25 plaignantes,
00:29:55plus il y a de plaintes, plus ça vient crédibiliser les propos des différentes plaignantes
00:30:00qui se sont exprimées via les services de police ou directement s'ils sont parqués.
00:30:05Donc c'est ce qu'on appelle dans une information judiciaire,
00:30:08c'est des faisceaux d'indices qui vont venir un peu crédibiliser la parole des victimes, des plaignantes.
00:30:12Si les témoignages se recoupent, si elles racontent un peu la même histoire.
00:30:15C'est souvent le même type de fonctionnement, en plus là, on peut le qualifier de prédateur,
00:30:20et les prédateurs repèrent leurs proies,
00:30:22et visiblement, c'est ce que fait M. Bruel avec ces personnes-là, avec ces femmes.
00:30:26Alors ça, c'est l'enquête qui le dira, mais sur le plan de la procédure,
00:30:29est-ce qu'il peut y avoir de nouvelles gardes à vue, par exemple ?
00:30:32Avec de nouvelles plaintes, ça ne se passe pas comme ça ?
00:30:33Non, il n'y a pas de garde à vue possible, là, ça sera simplement des besoins d'examens supplétifs,
00:30:37c'est-à-dire que le parquet va saisir le juge d'instruction
00:30:39pour des nouveaux faits qui ont été révélés au cours de l'enquête.
00:30:42Aujourd'hui, la seule personne qui enquête véritablement,
00:30:45c'est les quatre juges d'instruction.
00:30:46D'ailleurs, on aimerait bien qu'il y ait quatre juges d'instruction
00:30:48pour tous les dossiers de viol en France.
00:30:50Ça, c'est assez exceptionnel.
00:30:53Après, bon, d'ontacte, il y a quand même un certain nombre de victimes,
00:30:55mais c'est quand même rarissime, il faut souligner,
00:30:58même exceptionnel d'avoir autant de magistrats instructeurs
00:31:00pour un seul mis en examen.
00:31:02Donc ça, il faut quand même le souligner.
00:31:04Ce qui est intéressant, c'est vrai que ces témoignages,
00:31:06ils viennent grossir le dossier, en fait, à l'encontre de Patrick Bruel,
00:31:10et dans le témoignage d'Amandine, dont je faisais mention,
00:31:12il y a quelque chose qui est assez intéressant,
00:31:14parce qu'elle dit « je ne me souviens pas ce qui s'est passé ».
00:31:16Ça fait forcément écho aussi à ce que raconte Flavie Flamand,
00:31:19dont la plainte est toujours en cours de transfert entre Paris et Nanterre.
00:31:22Donc voilà ce qui va aussi être sur le bureau des juges d'instruction,
00:31:25avec de l'autre côté, il faut bien le préciser,
00:31:27Patrick Bruel qui dit « moi, je n'ai jamais drogué personne,
00:31:29je n'ai jamais contraint personne ».
00:31:31C'est la ligne de défense qu'il tient jusqu'à présent
00:31:34et qu'il continue de tenir.
00:31:36Et ça, c'est important de le préciser.
00:31:37Alors justement, la garde à vue, c'était donc la semaine dernière,
00:31:39il y a moins d'une semaine maintenant,
00:31:40avec ce soulagement à l'issue de la garde à vue,
00:31:42Steven Ballery, parce qu'il n'a pas été placé en détention,
00:31:44contrairement à ce que demandait le parquet.
00:31:47Est-ce que vous avez des échos sur l'après,
00:31:50sur les jours qui ont suivi ?
00:31:51Il a passé en fait son week-end à se reposer, à se recentrer.
00:31:55Il vit cloîtré dans son triplex de Neuilly-sur-Seine,
00:31:58avec vue sur le bois de Boulogne.
00:31:59Il n'a pas prévu d'aller dans son domaine de l'île-sur-la-Sorgue,
00:32:02dans le Vaucluse, de se mettre au vert.
00:32:03Au contraire, il préfère rester à Paris,
00:32:06ou peut-être il sera convoqué à nouveau face à la justice.
00:32:09Il commence à appeler à nouveau des proches depuis hier,
00:32:13en expliquant notamment que lui, il estime que d'avoir été face à quatre juges,
00:32:17ça l'a probablement protégé de la détention provisoire.
00:32:21Il dit, si je n'avais eu qu'un ou deux juges face à moi,
00:32:24j'y aurais probablement pas échappé.
00:32:26La pluralité des avis fait que j'ai pu sûrement échapper à cela.
00:32:31Il juge qu'il a été combattif néanmoins,
00:32:33qu'il a mené à un combat et qu'il l'a fait plutôt avec force,
00:32:37qu'il a pu s'exprimer longuement, c'est ce qu'il commence à expliquer.
00:32:40Il a été entendu, il s'est estimé entendu.
00:32:42Il est extrêmement soulagé d'avoir eu aussi ce temps,
00:32:44ce temps de pouvoir s'exprimer et raconter ce qui lui semble être son avis.
00:32:52Il juge que la tournée est faisable, toujours.
00:32:56Il est censé être sur scène le 2 octobre prochain.
00:32:59C'est un peu, me disent ses proches, ce qui le fait tenir moralement.
00:33:02En fait, c'était déjà le cas avant, avant qu'il annule le début de la tournée,
00:33:07la tournée estivale.
00:33:08Voilà, il espère en tout cas que ça soit possible.
00:33:11D'ailleurs, j'ai essayé de contacter plusieurs musiciens de son entourage.
00:33:15Aucun ne répond, aucun ne répond à la presse,
00:33:18aucun ne dit qu'on ne va pas y participer.
00:33:20Il y a une forme de statu quo pour le moment autour de cette tournée.
00:33:23Juste, pardon, précision procédurale,
00:33:25ce n'est pas un juge d'instruction qui est placé en détention provisoire.
00:33:27C'est le JLD.
00:33:27C'est le JLD.
00:33:28Donc, peu importe le nombre de magistrats instructeurs,
00:33:30le magistrat instructeur va saisir le JLD
00:33:32qui ensuite placera en détention provisoire ou en contre-judiciaire.
00:33:34En tout cas, il s'est senti entendu.
00:33:35C'est surtout ça, il ne s'est pas senti maltraité
00:33:38lors de cette garde à vue qui avait duré 48 heures,
00:33:41on s'en souvient, et à l'issue de laquelle il est donc rentré chez lui
00:33:44sous contrôle judiciaire.
00:33:46L'actualité judiciaire qui a été marquée ces derniers jours
00:33:49également, évidemment, très fortement par l'affaire Liana
00:33:53et ses obsèques qui se sont déroulés en fin de semaine dernière.
00:33:55Il y a désormais des rassemblements tous les lundis soirs
00:33:58devant les tribunaux et les palais de justice.
00:34:01Alors, ce sont des rassemblements qui sont soutenus
00:34:03notamment par l'association Voix de l'Enfance que vous représentez,
00:34:08Mathias Darman.
00:34:09Comment il y a cette demande d'une loi intégrale ?
00:34:11On entend beaucoup parler, et c'est vraiment le mot d'ordre
00:34:14qu'on voit lors de ces manifestations.
00:34:16Dites-nous exactement ce que ça changerait, une loi intégrale,
00:34:19et pourquoi vous la réclamez ?
00:34:21Alors, l'association que je représente, c'est Innocence en danger,
00:34:23à la voix de l'enfant.
00:34:24Pardon, c'est une mauvaise information que j'avais, désolé.
00:34:26Ce sont deux très bonnes associations.
00:34:27Les causes sont les mêmes.
00:34:28Les causes sont exactement les mêmes.
00:34:30La loi intégrale, elle serait fondamentale pour qu'on puisse
00:34:32enfin prendre en considération la parole des victimes mineures.
00:34:35Et une des mesures concrètes, ce serait le raccourcissement
00:34:38des délais d'enquête, notamment avec la prise en considération instantanée
00:34:43lorsqu'un enfant de 4-5 ans vient dénoncer des faits de viol
00:34:46en gendarmerie au commissariat.
00:34:48Tout de suite, on passe à une perquisition,
00:34:51à un placement en garde à vue, à la saisie des différents matériels informatiques
00:34:54et avec une forme de célérité qui viendrait rassurer les plaignants,
00:34:59que ce soit des mineurs ou les parents qui viennent accompagner leurs enfants.
00:35:02Donc, ce serait vraiment un changement de système, un changement de paradigme.
00:35:07On viendrait formater la façon de penser, la façon de considérer
00:35:11la voix de l'enfant aujourd'hui.
00:35:12Et ce serait fondamental aujourd'hui pour qu'on puisse avancer sereinement
00:35:17et que les victimes se sentent considérées pleinement.
00:35:20Et la mobilisation qui se poursuit, on le voit,
00:35:22et qui va continuer à se poursuivre les lundis soirs.
00:35:26Merci beaucoup.
00:35:27L'actualité internationale très présente également aujourd'hui sur BFM TV
00:35:32parce qu'on suit le G7 et on suit surtout la mise en place
00:35:35de l'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran
00:35:38avec les distributeurs qui sont convoqués à Bercy dans quelques minutes.
00:35:42Maintenant, une réunion.
00:35:43Mais pour quoi faire ?
00:35:44Réponse avec nos envées spéciaux.
00:35:45A tout de suite.
00:35:53Le monde entier a les yeux braqués sur Evian en France.
00:35:56Ce matin, avec le sommet du G7 qui se poursuit, le programme est chargé.
00:36:00Vous voyez ici l'entrée dans la salle de travail de Donald Trump
00:36:03suivie par Volodymyr Zelensky, le président ukrainien.
00:36:06La porte s'est ensuite refermée.
00:36:07Les grandes secondes sont en train, au moment où on se parle,
00:36:10d'étudier la question ukrainienne.
00:36:12On ne sait pas si c'est l'unanimité ou bien si le ton est houleux.
00:36:16Nos envoyés spéciaux qui attendent la fin de cette réunion vont nous le dire,
00:36:19qui sont sur place à Evian-les-Bains, mais qui sont aussi sur place
00:36:21dans l'ensemble des pays concernés par le conflit au Moyen-Orient.
00:36:26On ira également voir le prix à la pompe, s'il évolue ou pas,
00:36:29parce qu'il y a une réunion à Bercy qui va commencer dans quelques minutes.
00:36:32Maintenant, les distributeurs sont convoqués.
00:36:34Nous irons en direct.
00:36:34Mais d'abord, direction le détroit d'Hormouz,
00:36:36parce que c'est évidemment là que les choses sont en train de se jouer.
00:36:39Tout dépend de la reprise du trafic qui est prévue dans l'accord.
00:36:42Noémie Vira, vous êtes sur place avec Laura Champion.
00:36:46Alors, le trafic a-t-il repris davantage qu'hier ?
00:36:49Parce qu'hier, on sentait bien que les marins hésitaient avant de mettre un pied dans l'eau.
00:36:55Oui, exactement. Le trafic a repris, mais de façon limitée.
00:36:59Les armateurs restent pour l'instant extrêmement prudents.
00:37:02Ce qu'on a pu observer, en tout cas, c'est quelques mouvements depuis ce matin,
00:37:06depuis l'annonce de cet accord.
00:37:08Il s'agit pour l'instant de trafic limité, très encadré sur surveillance.
00:37:12On a pu voir des moyens aériens américains importants,
00:37:16comme des avions de patrouille, de surveillance maritime.
00:37:19En tout cas, grâce aux données de marine trafic,
00:37:21on a pu observer le transit de deux navires.
00:37:24Un métanier indien d'Ishah, mais aussi un cargo Kaiser.
00:37:28Ce cargo, il est parti du port irakien d'Oumkasser le 8 juin.
00:37:32Il était jusque-là en attente.
00:37:34Et puis, on a pu voir qu'il est dans la zone de mouillage de Sohar à Oman.
00:37:37Il est arrivé aujourd'hui vers 5h du matin.
00:37:40C'est l'un des rares exemples visibles de reprise dans le Détroit ces derniers jours.
00:37:45Ce cargo, il a emprunté le couloir maritime stratégique.
00:37:49Et il est resté identifiable.
00:37:51C'est-à-dire qu'il a gardé sa balise AIS activée pendant toute la traversée.
00:37:56De leur côté, les autorités iraniennes affirment que 3 pétroliers, 2 navires transportant des marchandises,
00:38:01ont également franchi le blocus naval américain.
00:38:05A noter également, et c'est intéressant, on observe des regroupements de dizaines de pétroliers
00:38:09dans la partie centrale du Détroit, entre la péninsule d'Omane à gauche et les côtes iraniennes à droite.
00:38:16Ils sont probablement en attente d'instruction.
00:38:19En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le trafic est très loin d'un retour à la
00:38:23normale.
00:38:23On est très loin des 150 navires qui transitaient par le Détroit avant cette guerre.
00:38:28Oui, c'est un regroupement dont vous nous parlez.
00:38:30C'est peut-être pour se sentir aussi moins vulnérable, Noémie,
00:38:33parce qu'on a vraiment l'impression que, général Sidos, tout ça se fait dans une ambiance un petit peu
00:38:39étrange
00:38:40parce qu'il y a de nombreux navires militaires.
00:38:42On a l'impression que tout le monde a quand même encore un peu le doigt sur la gâchette.
00:38:44Tout le monde a peur. Personne n'est sûr de ce qui est décidé, en fait.
00:38:48On ne sait pas si les Iraniens vont tirer.
00:38:50On ne sait pas si les Américains vont tirer.
00:38:52Parce que le blocus américain, finalement, il n'est pas levé immédiatement.
00:38:56J'ai cru comprendre qu'il était levé vendredi.
00:38:58Ce n'est pas fait maintenant.
00:38:59Trump ne m'a pas dit « Maintenant, je retire ma flotte.
00:39:01Tous les bateaux peuvent passer, etc. »
00:39:03C'est très bizarre, en fait, les déclarations.
00:39:05Donc, effectivement, tout le monde se méfie.
00:39:06Entre une déclaration contredite une heure, deux jours, trois jours après,
00:39:10puis vu tous les risques qui sont à prendre,
00:39:12on reste très prudent.
00:39:14Et d'ailleurs, je pense que le président Macron est également très prudent.
00:39:16Quand est-ce qu'on nous verra, Claire, Patrick ?
00:39:18Il y a déjà quelques petits faits, quelques signaux.
00:39:20On est concentré sur Marine Trafic.
00:39:22Il y a un autre site qui fonctionne très bien, c'est Flightradar,
00:39:24c'est-à-dire vraiment dans les airs.
00:39:26Et depuis hier, en général, les avions de chasse, vraiment, sont furtifs
00:39:31et n'ont pas de transpondeurs allumés.
00:39:33En revanche, depuis le début de la guerre,
00:39:35on voyait régulièrement des avions ravitailleurs avec leurs transpondeurs.
00:39:38Eh bien, on ne les voit plus.
00:39:39Alors, soit ils sont passés en mode totalement furtif,
00:39:42mais ça m'étonnerait, ils sont quand même en plus assez visibles.
00:39:43Soit, en fait, ils ne décollent plus.
00:39:46Et donc, qui dit ravitailleur, dit en général présence d'avions de chasse
00:39:48qui ont besoin d'une élongation assez, justement, développée
00:39:53pour pouvoir continuer à faire du renseignement.
00:39:55Donc, il n'y a, semble-t-il, plus d'opérations aériennes d'envergure.
00:39:59On ne parle plus non plus de drones type Poseidon
00:40:01qui font des patrouilles au-dessus du golfe arabo-persique.
00:40:04Et ça, vous voyez, ça, c'est un premier signe.
00:40:07En plus des déclarations, effectivement, pour l'instant, la peur,
00:40:10on peut parler vraiment de ça, de la part des amateurs et surtout des équipages.
00:40:14Ce faux rythme, Olivier Lasmole, il vous surprend ou pas ?
00:40:17Non, depuis le début, on voit ce rythme d'alternance.
00:40:22Depuis le début, je vous dis, on a d'un côté, dans la main, le fer,
00:40:25de l'autre côté, le stylo pour négocier.
00:40:28Et on a ça en permanence.
00:40:30Et donc, on est sur le poker menteur en permanence.
00:40:32Sauf que là, on a comme Arachy qui a dit,
00:40:34il n'y aura pas de péage, il y aura des frais.
00:40:37On fera peut-être réfléchir.
00:40:38On joue sur les mots, mais ça revient en même.
00:40:40Ah non, pas tout à fait.
00:40:41Sur le péage et les frais, ce n'est pas tout à fait la même chose.
00:40:44Il y a déjà plusieurs semaines où je parle de...
00:40:47J'avais dit qu'on ne reviendrait pas en arrière.
00:40:49Ça semble être le cas.
00:40:50Il faut attendre de voir ce qui va être signé.
00:40:53Mais on va sûrement avoir un nouveau statut bien spécifique pour ce détroit.
00:40:57Mais c'est normal.
00:40:58Tant qu'on n'aura pas une signature,
00:41:00il faut s'attendre à éventuellement toujours ce jeu de chat et de souris en permanence.
00:41:06Et on le sait, parce que les Américains n'ont pas la main, c'est les Iraniens.
00:41:10Donc les Iraniens jouent leur partition et ils ont gagné.
00:41:13On le dit depuis plusieurs semaines sur ce plateau, ils ont gagné.
00:41:16Les Iraniens qui seront présents d'ailleurs, Lovarinelle, à la signature de l'accord,
00:41:21notamment Arachy qui est l'un des noms dont vous entendez beaucoup parler,
00:41:25eh bien il sera présent, ainsi peut-être que Mohamed Galibaf.
00:41:27Ils ont visiblement envie d'afficher cette signature pour marquer leur relative,
00:41:35enfin ce qu'ils considèrent eux être comme une victoire.
00:41:37Oui, une victoire.
00:41:39Rappelez-vous aussi toutes les différentes communications de l'Iran.
00:41:42Ils ne sont pas responsables du conflit.
00:41:44Donc ne pas venir à un moment de signature, ça voudrait dire qu'ils ne veulent pas la paix,
00:41:48alors même qu'ils n'arrêtent pas de dire que nous voulons négocier,
00:41:50nous voulons à la fin du conflit, c'est de leur faute.
00:41:52Non, leur présence, elle va dans le sens où en plus ils vont un peu jubiler,
00:41:55donc il n'y a pas de raison de s'abstenir.
00:41:58Et puis cette signature, elle engage quoi ?
00:41:59Parce que j'entends effectivement cette question du détroit d'Hormoz,
00:42:01mais il y a de l'argent derrière.
00:42:03Derrière les autres points, ces fameux 300 milliards.
00:42:06En fait, ils se disent, si on vient, c'est aussi le fait d'obtenir par la négociation
00:42:11ce qu'ils n'avaient manifestement pas osé espérer,
00:42:15compte tenu du rapport de force qui avait été installé.
00:42:17Et peut-être que leur présence va pour eux permettre d'avoir ces différents leviers.
00:42:22Donc, à mon avis, tout est en train d'être finalisé.
00:42:25Leur présence va permettre d'enteriner cet accord dont on atteint effectivement
00:42:29les points de précision qui vont permettre de savoir si, oui ou non,
00:42:32ce détroit d'Hormoz sera libéré ou pas.
00:42:33Et cette mise en scène des dirigeants iraniens, Romuald Sura,
00:42:36elle va forcer Donald Trump à manger son chapeau encore plus ?
00:42:40Oui, encore plus. Il a déjà avalé tellement de couleuvres et de si grosses.
00:42:43Écoutez, on en a longuement parlé.
00:42:45Ça fait des semaines que Trump mendie des Iraniens pour un bout de papier
00:42:49afin de tenter de s'en sortir un minimum la tête haute vis-à-vis de son opinion maga.
00:42:54Je ne suis pas inquiet. Je pense que tout va être signé vendredi.
00:42:58Alors, peut-être qu'il y aura encore un peu de théâtre et que ça va être décalé de quelques
00:43:00jours.
00:43:00Mais je ne vois pas. Trump a déjà cédé sur tout.
00:43:03On assiste à une capitulation américaine.
00:43:05Mais Trump est assez bon en communication pour clamer victoire devant ses électeurs.
00:43:10Il nous dira peut-être même qu'on a gagné le Vietnam en même temps.
00:43:13Et la base maga gobera tout ce qu'il nous dit.
00:43:17Aujourd'hui, on assiste quand même à une capitulation américaine.
00:43:21Un échec non pas militaire, évidemment, mais politique, géostratégique et géopolitique
00:43:27et un basculement historique.
00:43:29La situation dans cette région du monde ne sera plus jamais la même.
00:43:32Et les alliés du Golfe l'ont bien compris.
00:43:35Et pour conclure sur le thème de capitulation, parce que parfois on me dit que c'est un petit peu
00:43:38fort,
00:43:39mais enfin quand même, quels étaient les objectifs au début de la guerre ?
00:43:43Faire tomber le régime des Mola, bon, il est là, réaffermi dans la région.
00:43:48Les missiles balistiques, on n'en parle même plus.
00:43:50Le nucléaire, ça va faire partir d'une seconde salve de négociations.
00:43:54Et on sait que ça va traîner pendant des semaines, des mois.
00:43:56Et que les Iraniens ne vont pas laisser tomber leur projet d'arsenal nucléaire.
00:44:02Et puis pour conclure là-dessus, maintenant on parle quand même d'un projet de taxation plus ou moins clair,
00:44:08mais autour du détroit d'Hormuz, et de verser, lors de la signature de vendredi, 12 milliards d'avoir gelé
00:44:13aux Iraniens.
00:44:14Je suis peut-être un culte, mais d'après mes connaissances historiques,
00:44:17en principe, c'est quand même pas le vaincu qui touche de l'argent après une guerre.
00:44:21En principe, oui, c'est vrai.
00:44:23C'est vrai que vous avez raison.
00:44:25C'est un retournement qui est assez spectaculaire.
00:44:27On verra si tout se confirme vendredi, parce que pour l'instant,
00:44:29c'est vrai qu'on a du mal à avoir des précisions très très claires.
00:44:32On va aller à Washington, ou peut-être que Clémence Renard, elle,
00:44:34va nous aider à y voir un petit peu plus clair sur ce que disent les médias
00:44:38et l'opinion américaine sur cet accord.
00:44:41Parce que, Clémence, vous qui êtes à Washington, vous entendez également le vice-président.
00:44:45Tout le monde fait un peu le service après-vente de cet accord à venir.
00:44:48Est-ce qu'ils arrivent à convaincre les Américains, les dirigeants à la Maison-Blanche ou pas ?
00:44:55C'est justement la question nucléaire qui inquiète dans la presse américaine.
00:45:00Certains médias craignent que ce protocole d'accord ait été signé trop vite.
00:45:04D'autres s'inquiètent aussi du décalage entre les déclarations américaines et iraniennes.
00:45:09On rappelle qu'hier, une agence iranienne annonçait 14 clauses qui figuraient dans ce protocole d'accord.
00:45:15Ce protocole d'ailleurs qui ne ferait qu'une page et demie, selon le vice-président américain, J. Davance,
00:45:20alors qu'en face, l'administration Trump semble plutôt vouloir, pour l'instant en tout cas, garder secret le contenu
00:45:25de ce texte.
00:45:25Parce que Donald Trump et J. Davance, depuis plusieurs jours, ils communiquent uniquement sur deux points essentiels.
00:45:30La réouverture du détroit à Dormuz, d'une part.
00:45:32Et puis, l'engagement de l'Iran à ne jamais posséder d'armes nucléaires.
00:45:37Probablement les deux seuls points, d'ailleurs, qui leur sont favorables.
00:45:40Et puis, on sait aussi qu'il y a une véritable méfiance de l'administration Trump face à la fiabilité
00:45:46des Iraniens,
00:45:47à leur capacité à tenir leurs engagements.
00:45:49Hier, un haut responsable américain disait à CBS que la question du nucléaire, justement,
00:45:53sera la priorité lors de la seconde phase des négociations.
00:45:56Ces négociations techniques qui s'étendront sur 60 jours et qui devraient commencer dès vendredi.
00:46:01Et vous surveillez les éventuelles révélations de la presse américaine,
00:46:04Clémence, avec Marion Delpierre, depuis Washington.
00:46:06Le Varinelle, une page et demie pour un accord.
00:46:09Ça semble un peu limité pour préciser tous les points des sujets sensibles.
00:46:13En termes de sécurité internationale, c'est même inquiétant.
00:46:16On parle quand même d'une arme nucléaire qui s'inscrit dans des logiques de traités internationaux,
00:46:22donc notamment le traité de non-prolifération.
00:46:25L'Iran, en réalité, pour nuancer, n'a jamais dévié.
00:46:29Ils ont toujours dit, nous voulons conserver une capacité.
00:46:33Leur force, c'est de jouer sur les interstices, on va dire, dans le droit où, effectivement, on est sur
00:46:42de grandes annonces.
00:46:43Là, les Américains, pardon, ils nous ont prouvé que cette attaque n'a pas prévu, en réalité, autre chose qu
00:46:48'une capitulation iranienne.
00:46:49Donc, en fait, tout cet univers, en fait, n'a pas été pensé.
00:46:53Et ça explique pourquoi on est sur un accord d'une page et demie qui va permettre aux Iraniens d
00:46:59'enrichir,
00:46:59parce que la capacité d'enrichissement, c'était l'acquis qu'on attendait.
00:47:03Partir de, vous n'avez pas d'armes nucléaires, ok, c'est exactement ce qu'ils ont maintenu,
00:47:07mais vous pouvez enrichir, pardon, ils peuvent enrichir jusqu'à combien ?
00:47:10Le JCPOA, donc l'accord sur le nucléaire iranien, c'était 3,67.
00:47:17Là, ils sont partis, on est passé à 20, puis à 60.
00:47:21S'il n'y a pas, moi, de limitation sur la capacité d'enrichissement,
00:47:23vous avez montré, là, des images de centrifugeuses, pareil, sur les capacités techniques,
00:47:27le nombre de stocks, le JCPOA, c'était 300 kilos au maximum.
00:47:31Là, on parle de 447 kilos, plus le reste qui peut être enrichi, enfin, moi, tout ça, excusez-moi.
00:47:36Mais il n'y a rien.
00:47:37Alors, je sais qu'on appelle à l'AIEA, mais à ce stade, on n'entend pas l'AIEA.
00:47:41Pas parce qu'ils ne veulent pas parler, mais parce qu'ils ne sont pas conviés,
00:47:44ni par les Iraniens, rappelons-le, et encore moins par les Américains
00:47:47qui sont censés les faire entrer par la porte arrière.
00:47:48Et là, moi, cet accord, j'ai du mal à voir, effectivement, de ce que j'en vois.
00:47:53Aujourd'hui, peut-être que j'ai une vision négative,
00:47:55mais aujourd'hui, rien n'est rassurant sur le nucléaire.
00:47:57Peut-être que ça se dit, ça discute encore, Olivier Lasmole,
00:48:00il y a encore quelques jours avant la signature, vendredi.
00:48:01Bien sûr, on va discuter, mais il faut être très lucide sur le fait qu'il n'y aura pas
00:48:06d'accord global.
00:48:07On le sait très bien, tout va être découplé.
00:48:10On avait trois éléments, on avait Hormuz, on avait l'uranium et on avait le Liban.
00:48:14Et on sait très bien que, là, les États-Unis, si je puis dire ça comme ça,
00:48:17ont les yeux plus gros que le ventre.
00:48:19Ils ont voulu tout régler d'un coup.
00:48:20C'était impossible, surtout, qu'ils soient dans le temps court,
00:48:23comme les Occidentaux en général.
00:48:24Alors, eux, ils ne souhaitaient pas régler le Liban,
00:48:26c'est les Iraniens qui les ont forcés à mettre le Liban dans l'accord général.
00:48:30Tout à fait, bien sûr.
00:48:31Alors que les Iraniens, comme les Chinois, sont dans du temps long.
00:48:34Et ça, c'est une culture qu'on n'arrive pas à comprendre.
00:48:36On prend du temps.
00:48:37Et donc, ce découpage, on va le voir avec la signature.
00:48:41Et il est certain que l'uranium va être repoussé au calendre grec.
00:48:45Quels sont les points positifs, malgré tout,
00:48:47sur lesquels vont communiquer les dirigeants américains ?
00:48:51Alors, le principal point positif, c'est que les discussions
00:48:54vont véritablement commencer à partir de vendredi.
00:48:57D'ailleurs, les Iraniens le disent.
00:48:59Je veux quand même remettre l'église ou la mosquée au milieu du village.
00:49:02Mais on est sur un « memorandum of understanding »,
00:49:07c'est-à-dire un mémorandum de compréhension, un accord cadre.
00:49:10Il est donc normal qu'il ne fasse qu'une page et demie.
00:49:13Et finalement, celui qui l'explique le mieux,
00:49:15c'est celui qui n'a jamais voulu de cette guerre,
00:49:17c'est-à-dire J.D. Vance, le vice-président américain,
00:49:19qui a fait le tour des matinales hier et qui explique
00:49:21« Voilà, on va se mettre à la table à partir de vendredi. »
00:49:25Je le rappelle, la signature, elle est faite.
00:49:28Électroniquement, pourquoi ?
00:49:28Parce que les uns et les autres, et j'insiste bien sur les autres,
00:49:31c'est-à-dire les Iraniens, ont eu peur que plus on attend,
00:49:34plus on rajoute des astéristes de part et d'autre.
00:49:37Donc, c'est fait.
00:49:38On s'est mis d'accord sur ce premier texte.
00:49:40Et à partir de vendredi, au-delà de la photo,
00:49:42qui sera très symbolique, notamment si on assiste à une poignée de main
00:49:45entre J.D. Vance et Mohamed Halibaf,
00:49:47là, on est sur quelque chose de totalement historique,
00:49:49vraiment, à mettre dans les livres d'histoire.
00:49:51Mais les discussions commencent après,
00:49:53avec, il faut imaginer, des pièces différentes,
00:49:55avec une pancarte sur une pièce sur la porte Hormuz,
00:49:58une autre sur le balistique, une autre sur le nucléaire.
00:50:01C'est vrai, Romuald Sura, qu'on voit bien le fait que J.D. Vance,
00:50:04qui était depuis le début opposé à ce conflit,
00:50:05soit en première ligne pour défendre l'accord,
00:50:07ce n'est pas complètement anodin.
00:50:08On entend aussi Barack Obama, qui est très critique,
00:50:10parce que lui, évidemment, c'est l'homme de 2015,
00:50:11et qui dit que l'accord à venir, il sera bien moins dix ans
00:50:15que ce qu'on avait négocié, nous, et que Donald Trump avait déchiré.
00:50:18Bien évidemment.
00:50:19Enfin, pour une fois, Obama se réveille,
00:50:21arrête de faire des télés pour vendre ses bouquins
00:50:23et parle un petit peu politique, tant mieux.
00:50:25Mais il a tout à fait raison.
00:50:26De toute façon, la situation dans laquelle nous allons nous retrouver,
00:50:29nous nous retrouvons, est bien pire que celle
00:50:31dans laquelle nous étions il y a un peu plus de trois mois.
00:50:35Maintenant, J.D. Vance, n'oublions pas que nous sommes en train
00:50:37d'assister à une petite bataille au sommet de l'État.
00:50:39Il est en train d'essayer de voler la redette.
00:50:40Pardon, je vous interromps, parce qu'on va à Bercy.
00:50:43Il y a la réunion qui commence avec les distributeurs.
00:50:45Il devrait l'être vendredi.
00:50:47C'est évidemment une bonne nouvelle.
00:50:49Les États-Unis, l'Iran, le Pakistan l'ont tous confirmé.
00:50:52Et le président des États-Unis a pu le confirmer
00:50:54au président de la République hier,
00:50:55dans le cadre de la réunion autour du G7.
00:50:58Il y a encore beaucoup de choses à préciser,
00:51:01des choses sans doute à finaliser,
00:51:02des négociations à terminer.
00:51:04Mais globalement, évidemment, c'est une bonne nouvelle.
00:51:08Et nous souhaitons échanger, mes collègues y reviendront,
00:51:11sur la manière dont le secteur de l'énergie
00:51:12va intégrer tout ça dans ses comportements.
00:51:15Je voudrais dire aussi qu'on a eu ces dernières semaines
00:51:18des nouvelles macroéconomiques qui étaient pour le moins
00:51:20en demi-teinte, et que cet accord de paix
00:51:24qui a été signé, ça doit être le signal de la relance.
00:51:29On doit pouvoir faire en sorte que l'économie française
00:51:32retrouve un chemin de la croissance dynamique
00:51:35dans les semaines qui viennent.
00:51:36Les conditions seront réunies,
00:51:38à condition, évidemment, qu'on s'y mobilise tous,
00:51:41qu'on y contribue tous.
00:51:43La relance, elle ne se fera pas par les données publiques,
00:51:45ça vous l'avez bien compris,
00:51:47mais elle se refera par un retour de la confiance collective.
00:51:50On a eu de l'attentisme, c'est normal,
00:51:52de la part des consommateurs, de la part des entreprises.
00:51:55Il est désormais le temps, ne serait-ce que pour que Serge
00:51:58passe un bel été, on va y revenir,
00:52:00que la relance économique soit à l'ordre du jour,
00:52:03on a une bonne nouvelle.
00:52:04Il faut à la fois ne pas gâcher notre plaisir,
00:52:06mais surtout en profiter pour relancer la machine.
00:52:08C'est ce que j'attends, et c'est notamment ce que je vais dire
00:52:10à nos partenaires, si je puis dire,
00:52:13de la distribution énergétique.
00:52:16Serge, vous pouvez vous dire ?
00:52:20Écoutez, cet accord qui est en effet une bonne nouvelle
00:52:23pour nos entreprises, ça peut marquer la fin de l'attentisme,
00:52:29parce qu'on a bien vu, pendant toutes ces périodes,
00:52:32l'attentisme sur l'investissement, l'attentisme sur l'emploi.
00:52:36Même les consommateurs ont été prudents,
00:52:40parce que l'épargne a encore progressé.
00:52:43Évidemment, pour le ministre du Tourisme,
00:52:46c'est une très bonne nouvelle,
00:52:47parce qu'au moment des départs en vacances,
00:52:50le fait que le prix des carburants,
00:52:53on constate que le prix va passer en dessous des 2 euros,
00:52:58et sans doute encore sensiblement moins.
00:53:03Donc c'est une bonne nouvelle pour les départs en vacances.
00:53:06Alors, moi, je vais quand même être attentif
00:53:10à la répercussion des prix à la baisse,
00:53:13et pour ça, on a 3 outils.
00:53:16On a les outils de contrôle des prix,
00:53:20avec le site carburant.gouv.fr,
00:53:26qui est beaucoup consulté.
00:53:29On a le baromètre sur les marges,
00:53:32qui est publié toutes les semaines,
00:53:34qui va être publié à la fin de cette matinée, d'ailleurs.
00:53:39Ce baromètre nous dit qu'il n'y a pas eu d'effet d'aubaine.
00:53:42Donc voilà, on va continuer quand même à mettre la pression
00:53:45pour que la répercussion soit comme ça s'est fait précédemment,
00:53:51et qu'on s'assure bien qu'il n'y ait pas de marge
00:53:57à la fois supplémentaire qui serait prise
00:54:00et surtout de répercussion de la baisse.
00:54:03Puis on a un troisième outil, c'est le dialogue,
00:54:05c'est la réunion avec les distributeurs,
00:54:08et c'est ce qu'on va faire ce matin aussi,
00:54:11pour bien s'assurer que nous soyons tous en ligne.
00:54:14Madame la ministre.
00:54:16Il convient évidemment d'être très prudent.
00:54:17Pour autant, les prix du gasoil n'ont pas été aussi bas depuis trois mois.
00:54:22Donc c'est évidemment une bonne nouvelle pour les Français
00:54:24qui, dans quelques jours, dans quelques semaines,
00:54:26vont partir en vacances, vont passer plusieurs fois aux stations-services,
00:54:29vont faire leur plein.
00:54:30Et notre rôle, c'est de s'assurer en lien avec les distributeurs,
00:54:33et c'est ce qu'on va faire dans le cadre de cette réunion de travail,
00:54:35que les baisses soient impactées au prix à la pompe,
00:54:39aussi vite que les hausses l'ont été.
00:54:41On tient ce discours avec beaucoup de constance
00:54:43depuis plusieurs mois maintenant.
00:54:45C'est normal, c'est une exigence d'équité,
00:54:46une exigence de justice qu'on demande aux distributeurs
00:54:50avec qui on travaille en confiance depuis le début de cette crise,
00:54:54de manière intelligente, constructive, dans le dialogue.
00:54:57Et donc ça doit évidemment continuer.
00:55:00Et puis ensuite, il y aura le temps du bilan.
00:55:02Le bilan de cette crise.
00:55:04On ne peut pas reprendre une vie comme si rien ne s'était passé.
00:55:07On aura des enseignements à tirer,
00:55:09des enseignements sur la gestion de crise.
00:55:11Le fait d'avoir mis en place, Roland y reviendra,
00:55:14des aides ciblées, respectueuses des finances publiques,
00:55:18je crois que ça a démontré son efficacité.
00:55:21Et puis ensuite, les réponses de long terme,
00:55:23qu'on ne doit pas oublier, tout ce qu'on a lancé sur l'électrification,
00:55:26la nécessité impérative de sortir de cette dépendance,
00:55:30de ne plus se retrouver dans un scénario
00:55:31où on craint des ruptures d'approvisionnement,
00:55:34où on est dépendant des prix fixés par d'autres grandes puissances.
00:55:38Ça doit faire partie des réflexions qu'on continue à apporter,
00:55:41du discours qu'on continue à apporter auprès des Françaises et des Français.
00:55:46Je crois que Roland, tu voulais ajouter un point sur les aides.
00:55:48Dans deux mots, peut-être le Premier ministre a eu l'occasion de le dire.
00:55:50Les aides sont évidemment maintenues.
00:55:53Elles avaient été annoncées pour passer l'été.
00:55:55Et elles seront évidemment distribuées comme prévues.
00:55:58Je peux vous dire que pour l'aide grand rouleur,
00:56:00on est à ce stade à près de 900 000 demandes enregistrées.
00:56:04Et du fait des délais de versement, on aura 667 000 versements.
00:56:09Ils ont été envoyés hier.
00:56:11Ils arriveront vraiment dans les comptes des Françaises et des Français d'ici demain.
00:56:14Évidemment, ces aides sont bienvenues,
00:56:16notamment pour soutenir la saison touristique.
00:56:18Et donc voilà, maintenant, c'est le temps de la relance.
00:56:21L'économie française doit être de retour.
00:56:23Et on a de bonnes nouvelles qui nous permettent d'y croire aujourd'hui.
00:56:27Peut-être deux questions, toi ?
00:56:28Est-ce qu'on peut s'attendre un retour à la normale des prix ?
00:56:30Un retour à des prix d'avant-guerre ?
00:56:32Alors, on est déjà, la ministre le disait, au prix à la pompe du 9 mars.
00:56:36Sur le marché du pétrole, on est à 80 dollars.
00:56:40Pour vous fixer les idées, on était à 60 dollars en début d'année,
00:56:4270 dollars à la veille de la crise.
00:56:45Parce qu'on avait déjà une anticipation des tensions au Moyen-Orient qui se faisait jour.
00:56:50On est aujourd'hui à 80.
00:56:51C'est déjà un prix évidemment bien plus intéressant que les 100, voire 120,
00:56:55voire même parfois 140 dollars qu'on a eus au plus fort de la crise.
00:56:57J'espère que ça va se stabiliser autour de ces niveaux-là.
00:57:01Ce sera déjà bien.
00:57:02Pour le reste, il reste encore beaucoup d'inconnus dans cet accord, vous le savez.
00:57:05Donc on va attendre de voir jusqu'à quel point tout ça nous amène.
00:57:09Mais en tout cas, un baril durablement à 80 dollars,
00:57:12ça serait déjà une bonne nouvelle,
00:57:14à la fois pour le prix à la pompe et pour aussi l'ensemble de nos secteurs industriels.
00:57:17— Et si les mesures ne répercutent pas la baisse aussi vite qu'ils ont répercuté les hausses,
00:57:24quels sont vos moyens d'action et quels sont vos moyens de pression ?
00:57:26Parce qu'apparemment, vous ne faites pas tant confiance que ça,
00:57:28puisque vous les rencontrez.
00:57:29— Non, moi, je ne veux pas y croire un instant.
00:57:31Mais Serge, tu peux peut-être dire un mot.
00:57:32— M. Leclerc, si vous avez dit que ça prendrait des semaines.
00:57:35— Ça peut aller beaucoup plus vite.
00:57:37— À l'heure de plus, des semaines dans le cas.
00:57:38— Non, ça peut aller beaucoup plus vite que ça.
00:57:40Nous, on a un baromètre qui contrôle vraiment les marges.
00:57:45Donc pour l'instant, tout ce qui s'est passé aligne à la fois les marges et les prix.
00:57:52Et donc on voit qu'il y a eu des répercussions dans les deux sens
00:57:57qui sont comportées normalement.
00:58:00Donc ça va continuer.
00:58:02Et si ce n'était pas le cas, ben voilà, on se manifesterait, bien sûr, pour faire pression.
00:58:08— Et comment ?
00:58:09— Les moyens de pression, c'est de dire qu'il y aurait
00:58:15des effets d'aubaine.
00:58:16Ça veut dire qu'il y aurait des profiteurs de la crise.
00:58:19Je ne pense pas qu'en termes d'image, ça soit quelque chose qui soit intéressant.
00:58:23Et ce n'est pas du tout l'état d'esprit de tous les distributeurs.
00:58:27— Madame, si je peux me permettre, on n'est pas dans une logique de chantage.
00:58:30Aujourd'hui, on est dans une logique de dialogue et de travail.
00:58:33Et c'est une manière de faire qui a porté ses fruits depuis le début de cette crise.
00:58:39Il faut regarder l'évolution du produit du pétrole brut, l'évolution des produits raffinés.
00:58:43Le système est un peu plus complexe que ce qu'on explique parfois au grand public.
00:58:48Et nous, on continue à discuter avec les distributeurs.
00:58:51Leur intérêt, c'est d'avoir les prix les plus bas possibles,
00:58:53parce que c'est comme ça qu'ils attirent des clients.
00:58:56Et par ailleurs, on a en France quelque chose qui s'appelle la concurrence
00:58:59et qui fonctionne assez bien.
00:59:01— Une dernière question.
00:59:03— Merci à tous.
00:59:04— Merci à tous. Bonne journée.
00:59:08— Alors Gaëtienne Mellin, on a écouté les ministres ici.
00:59:13C'est quoi ? C'est un coup de pression sur les distributeurs,
00:59:16même si on a bien compris qu'il n'y avait pas vraiment de moyens coercitifs.
00:59:20C'est un coup de pression sans moyens de pression.
00:59:22— Je voulais juste expliquer aux Français que le gouvernement surveille de près
00:59:25la répercussion, effectivement, de cette baisse du prix du pétrole,
00:59:30que ça se répercute assez rapidement sur les prix à la pompe.
00:59:33Ça a déjà eu lieu, parce que vous savez, le prix du baril de pétrole,
00:59:36il est sous les 100 dollars maintenant depuis une dizaine de jours,
00:59:39ce qui permet aujourd'hui d'avoir des prix du carburant
00:59:42qui sont repassés sous les 2 euros.
00:59:45Donc l'idée, c'est simplement, effectivement, de tenter une opération de...
00:59:50— Communication.
00:59:51— De communication, voilà, pour dire que...
00:59:53— Ou d'explication, on va dire.
00:59:54— On va s'assurer que les distributeurs
00:59:58répercutent aussi rapidement la baisse que la hausse.
01:00:01Néanmoins, c'est pas aussi évident que cela.
01:00:03Parce qu'il faut rappeler une chose,
01:00:05c'est que quand les prix montent,
01:00:06les automobilistes ont tendance à se ruer vers les stations-services
01:00:09pour faire le plein, pour éviter que ça ne progresse encore plus.
01:00:13Alors que lorsque les prix baissent...
01:00:15— Ils attendent.
01:00:15— Le comportement est tout à fait différent.
01:00:17Effectivement, les automobilistes se disent
01:00:19« Peut-être qu'à la fin de la semaine,
01:00:20eh bien, les prix sont plus bas.
01:00:22Donc je ne vais pas faire le plein de ma voiture.
01:00:25Tout de suite, résultat ?
01:00:26Eh bien, les cuves se vident beaucoup plus lentement.
01:00:32Ça veut dire aussi que les distributeurs
01:00:34rachètent le carburant, eh bien,
01:00:36sur les prix du marché un peu plus tard.
01:00:38Donc, mais effectivement, ça va venir,
01:00:39mais pas dans l'immédiat.
01:00:41Il ne faut pas s'attendre à perdre 10, 20 centimes
01:00:45dans les tout prochains jours.
01:00:46Non, encore une fois,
01:00:47il faut d'abord que le prix du baril de pétrole se stabilise.
01:00:50Ça va dépendre, effectivement, de l'accord vendredi.
01:00:54Est-ce qu'il sera signé ou pas ?
01:00:55Est-ce qu'il va se passer d'autres choses en attendant ?
01:00:58Et puis, effectivement,
01:00:59si on a un prix du baril de pétrole
01:01:00qui se stabilise autour des 80 dollars,
01:01:02eh bien, on aura une baisse assez sensible.
01:01:04Il y a aussi d'autres inconnus à prendre en considération.
01:01:07C'est la demande de pétrole
01:01:10parce que qui dit relance économique
01:01:12dit demande en hausse.
01:01:14Est-ce qu'on aura une offre suffisante ?
01:01:16On rappelle qu'il y a des installations pétrolières
01:01:17au Moyen-Orient.
01:01:18Ça, il faut que les bateaux sortent du détroit d'Hormuz.
01:01:20Et oui, et puis, on a aussi quand même
01:01:22un milliard de barils de pétrole
01:01:24en perte d'approvisionnement
01:01:26depuis le début de ce conflit.
01:01:28Donc, des pays asiatiques
01:01:29qui vont forcément reconstituer leurs stocks,
01:01:32ça va peser sur la demande.
01:01:34Et à la pompe, il faut s'attendre
01:01:35un prix stabilisé autour de 1,80 € ?
01:01:38Allez, oui, autour.
01:01:39Mais encore une fois, avec beaucoup d'inconnus,
01:01:41donc ne précipitons pas les choses.
01:01:43N'annonçons pas un prix du carburant à 1,80 €
01:01:46alors que peut-être que dans les tout prochains jours,
01:01:49eh bien, on aura une nouvelle hausse
01:01:50du prix du baril de pétrole.
01:01:51Soyons très prudents sur ces prévisions.
01:01:55Ça va dépendre, on l'a bien compris,
01:01:56de la situation internationale.
01:01:58Et la situation internationale,
01:01:59elle se joue en ce moment même.
01:02:00Du côté déviant en France,
01:02:01parce que les grandes sementes sont réunies,
01:02:03c'est le sommet du G7.
01:02:04L'Ukraine est sur la table avec Volodymyr Zelensky
01:02:07qui assiste à une réunion avec Donald Trump
01:02:10et l'ensemble des dirigeants du G7.
01:02:12Mais dans quelques minutes,
01:02:14des dirigeants arabes vont arriver,
01:02:17égyptiens, émiratis, qatariens exactement.
01:02:21Merci beaucoup Patrick.
01:02:22Et ce sont ces arrivées-là qu'on va suivre
01:02:24parce que le Moyen-Orient sera le grand sujet
01:02:26du déjeuner de travail dans quelques instants.
01:02:29Regardez justement les arrivées en direct,
01:02:32sauf erreur, c'est le président Al-Sisi,
01:02:33voilà, égyptien, qui est accueilli ici
01:02:35par Emmanuel Macron,
01:02:36ce qui veut dire que la réunion sur l'Ukraine est terminée.
01:02:39Le président égyptien, il a les honneurs
01:02:40de l'accueil personnalisé du président,
01:02:42ce qu'Emmanuel Macron n'a pas encore eu le temps de faire
01:02:44jusque-là, mais c'est dire s'il compte beaucoup
01:02:46sur ces dirigeants arabes pour faire avancer les choses
01:02:48sur le Moyen-Orient, du côté des bords,
01:02:50du lac, dans ce cadre extraordinaire
01:02:53qui est le cadre d'Evian-les-Bains.
01:02:55Allez, on se retrouve dans quelques instants,
01:02:56à tout de suite.
01:02:59Les grandes secondes réunies à Evian
01:03:01pour le G7.
01:03:04Un déjeuner va s'ouvrir dans quelques instants
01:03:07après une grande page ukrainienne ce matin.
01:03:09Un déjeuner avec des dirigeants arabes
01:03:10qui sont en train d'arriver.
01:03:11On a vu Emmanuel Macron accueillir
01:03:13notamment le président égyptien Al-Sissi
01:03:14et d'autres dirigeants arabes vont arriver,
01:03:17notamment les dirigeants du Qatar
01:03:18et des Émirats.
01:03:20Il y a plein de sujets à évoquer avec eux
01:03:22pendant ce déjeuner de travail
01:03:24du côté d'Evian.
01:03:25Et on va retrouver nos envoyés spéciaux à Evian,
01:03:27mais dans les autres pays mobilisés
01:03:29sur cette crise.
01:03:30Dans quelques instants, évidemment,
01:03:32d'abord, regardons les dernières infos,
01:03:33les dernières images sur le Moyen-Orient
01:03:35avec Pauline Kioche.
01:03:36Et Julien, il faut retenir la date de vendredi.
01:03:38Date importante.
01:03:39D'abord, le chef de la diplomatie iranienne
01:03:42qui annonce, il y a quelques minutes,
01:03:43la suite des négociations.
01:03:47La signature officielle aura lieu prochainement.
01:03:54Vraisemblablement vendredi,
01:03:55dans un lieu qui reste à déterminer.
01:03:59Débutera un nouveau cycle de négociations
01:04:03contre l'Iran et les Etats-Unis
01:04:05en vue de parvenir à un accord définitif.
01:04:09Cet accord, justement,
01:04:10le vice-président américain
01:04:12a également rappelé tout l'enjeu
01:04:13autour de la question du nucléaire.
01:04:17Cet accord n'a que deux issues.
01:04:19D'un côté, si l'Iran s'engage
01:04:20à ne jamais reconstruire son programme nucléaire,
01:04:23alors ils seront accueillis
01:04:24dans l'économie mondiale.
01:04:25D'un autre côté,
01:04:26s'ils essayent de le reconstruire,
01:04:28ils n'auront jamais les ressources pour le faire.
01:04:30C'est gagnant-gagnant pour le peuple américain.
01:04:33Et c'est aussi à partir de vendredi,
01:04:36selon Donald Trump,
01:04:37que le détroit d'Ormus va rouvrir,
01:04:40vous le savez,
01:04:40là où naviguent les différents navires.
01:04:43Alors, il y en a eu quelques-uns
01:04:44qui ont pu le traverser aujourd'hui.
01:04:46Ça reste quand même très faible
01:04:47et très loin du trafic maritime
01:04:48d'avant-guerre.
01:04:50Autre constat,
01:04:51c'est sur l'un des fronts de cette guerre,
01:04:54c'est le Liban,
01:04:55là où les frappes ont continué.
01:04:56Il y en a encore eu hier.
01:04:57Marie-Rou,
01:04:58vous avez assisté
01:05:00à ce qu'on appelle
01:05:01une sortie presse,
01:05:02accompagnée, je le précise,
01:05:03par le Hezbollah.
01:05:04Et vous avez pu notamment mesurer
01:05:06l'étendue des dégâts
01:05:07dans la ville de Tyre.
01:05:12Ici, dans le village de Joéa,
01:05:14situé dans la banlieue est de Tyre,
01:05:16tout a été intégralement détruit,
01:05:17y compris ce centre de santé
01:05:19que vous voyez sur ces images.
01:05:21En tout, le village a été ciblé
01:05:23près de 70 fois
01:05:24par l'armée israélienne.
01:05:26Alors, les personnes qui comptaient
01:05:28rentrer chez eux
01:05:28découvrent ce désastre,
01:05:30impossible de rester
01:05:31dans ces conditions.
01:05:33Même si sur la route
01:05:34pour De Beyrouth,
01:05:35jusqu'ici,
01:05:35nous avons croisé
01:05:36plusieurs familles
01:05:37en voiture
01:05:38qui étaient chargées
01:05:39avec des matelas
01:05:40sur le toit
01:05:41qui comptaient
01:05:42revenir chez elles.
01:05:44Elles ont pris des risques
01:05:45parce que les autorités locales
01:05:47appellent à la prudence.
01:05:49Elles invitent
01:05:49les habitants du sud
01:05:50à pour l'instant
01:05:51ne pas rentrer
01:05:52chez eux
01:05:53tellement les routes
01:05:54sont dangereuses
01:05:55et surtout que sur le terrain,
01:05:56les frappes continuent
01:05:57entre l'armée israélienne
01:05:58et le Hezbollah.
01:06:00Les précisions de Marérou
01:06:01avec Caroline Bertoleno
01:06:03et puis un dernier mot
01:06:04qui concerne la Coupe du Monde
01:06:05parce que la sélection iranienne
01:06:07jouait cette nuit.
01:06:08Alors, pour rappel,
01:06:09c'est un contexte
01:06:09un peu particulier
01:06:10parce que les joueurs iraniens
01:06:11n'ont pas le droit
01:06:12de passer plus de 24 heures
01:06:13sur le territoire américain
01:06:14donc ils logent
01:06:15au niveau de la frontière
01:06:15avec le Mexique.
01:06:16ça a été déjà compliqué
01:06:17à l'aller
01:06:18pour rentrer
01:06:19sur le territoire américain
01:06:20ça l'a été d'autant plus
01:06:21pour le retour
01:06:22deux joueurs
01:06:22notamment le capitaine iranien
01:06:24a été bloqué
01:06:25avec encore un problème
01:06:26de visa
01:06:27et puis enfin
01:06:28Julien,
01:06:29je vous l'annonçais tout à l'heure
01:06:30peut-être un 2-1
01:06:31pour la France ce soir
01:06:32qui rentre dans la compétition
01:06:33face au Sénégal
01:06:34ce sera à 21h.
01:06:35Vous avancez ?
01:06:36Moi je suis plutôt 2-0
01:06:37et c'est votre...
01:06:38Bon, écoutez, on verra
01:06:40si tout ça se vérifie
01:06:41demain matin.
01:06:43Voilà pour le foot
01:06:44le foot qui est présent
01:06:45également dans les esprits
01:06:46à Evian
01:06:46pendant que le G7 se déroule
01:06:47parce qu'on a vu
01:06:48notamment le chancelier allemand
01:06:49offrir un maillot
01:06:50de la Mannschaft
01:06:51à Donald Trump
01:06:52tout à l'heure
01:06:53ça c'était lors
01:06:54de la première réunion
01:06:55consacrée à l'Ukraine
01:06:57une réunion qui s'est terminée
01:06:58puisqu'on va retrouver
01:06:59Thierry Arnaud et Guillaume Daré
01:07:00alors on a vu
01:07:01qu'Emmanuel Macron
01:07:01avait accueilli
01:07:02le président égyptien
01:07:03tout à l'heure
01:07:03et c'est une autre séquence
01:07:04qui est en train
01:07:05de s'ouvrir
01:07:07sur le Moyen-Orient
01:07:08avec un déjeuner de travail.
01:07:10Oui, c'est intéressant
01:07:11de ce que ça dit aussi
01:07:13traditionnellement du G7
01:07:14hier en format plus restreint
01:07:16plus classique
01:07:16avec les 7 membres
01:07:18et aujourd'hui
01:07:18c'est aussi un signal politique
01:07:20sur le plan international
01:07:21que veut envoyer
01:07:22Emmanuel Macron
01:07:23en tant qu'organisateur
01:07:24venir notamment le Qatar
01:07:26effectivement
01:07:26les Émirats arabes unis
01:07:28qui ont été
01:07:28on peut le dire
01:07:29en quelque sorte
01:07:29les victimes collatérales
01:07:31de ce conflit
01:07:32entre les Etats-Unis
01:07:33et l'Iran
01:07:34la France qui a eu
01:07:35un rôle particulier
01:07:36avec plusieurs de ces pays
01:07:37parce que la France
01:07:38nous avons bien sûr
01:07:40respecté les accords
01:07:41de défense
01:07:41que nous avons
01:07:42avec plusieurs de ces pays
01:07:44du Golfe
01:07:44et ces pays bien sûr
01:07:45ils demandent des comptes
01:07:46eux aussi sur l'accord de paix.
01:07:47Oui bien sûr
01:07:47parce que cet accord de paix
01:07:48on en connaît le principe
01:07:50on n'en connaît pas encore
01:07:50le contenu
01:07:51il n'a pas été rendu public
01:07:53et donc il y a beaucoup
01:07:54de questions
01:07:55qui sont encore posées
01:07:57et qui vont donc être débattues
01:07:58autour de la table
01:08:00est-ce qu'on va véritablement
01:08:02parvenir vendredi
01:08:03comme l'a promis
01:08:03le président américain
01:08:04à rétablir la circulation
01:08:05dans le détroit d'Hormuz
01:08:07quelle garantie
01:08:08on va avoir
01:08:08que l'Iran s'engage
01:08:10à renoncer
01:08:10de manière définitive
01:08:11à tout programme nucléaire
01:08:13militaire
01:08:14et puis surtout
01:08:15qui paye quoi
01:08:15évidemment
01:08:16il va être beaucoup
01:08:17question d'argent
01:08:18sans doute aussi
01:08:19on sait que l'Iran
01:08:21demande en échange
01:08:22de ses engagements
01:08:23que les fonds
01:08:24qui sont gelés
01:08:25aujourd'hui à concurrence
01:08:26de plus d'une centaine
01:08:27de milliards de dollars
01:08:27au total
01:08:28lui soient restitués
01:08:30on parle également
01:08:30d'un fonds de reconstruction
01:08:32de l'Iran
01:08:32de 300 milliards de dollars
01:08:33qui va payer
01:08:34selon quelle modalité
01:08:35tout ça sont des questions
01:08:36qui sont bien sûr
01:08:37ouvertes
01:08:38et il va falloir
01:08:40interroger
01:08:40notamment le président américain
01:08:42bien sûr
01:08:42sur la manière
01:08:44dont il envisage
01:08:44la suite de ces discussions
01:08:46la suite de ces négociations
01:08:47une fois ce contrat
01:08:48signé vendredi
01:08:49et puis un dernier mot
01:08:51pour vous dire
01:08:52qu'effectivement
01:08:52cette réunion
01:08:53sur l'Ukraine
01:08:54cette réunion de travail
01:08:54s'est achevée
01:08:55mais elle s'est achevée
01:08:57sans que n'en soit rendu compte
01:08:58à la presse
01:08:59on ne sait pas exactement
01:09:00ce qui s'est dit
01:09:01ni dans quelle mesure
01:09:02les sujets qui ont été mis
01:09:03sur la table
01:09:03sur la paix en Ukraine
01:09:04ont pu avancer
01:09:06lors de cette discussion
01:09:06et oui c'est vrai
01:09:07qu'on attendait beaucoup
01:09:08de cette réunion
01:09:09pour savoir s'il y avait
01:09:10une unité
01:09:11entre les dirigeants
01:09:12du G7 sur l'Ukraine
01:09:14notamment ce qu'allait dire
01:09:15Donald Trump
01:09:16sur ce sujet
01:09:17mais donc visiblement
01:09:18on est en train
01:09:18de travailler
01:09:19la communication extérieure
01:09:20on est en train aussi
01:09:21de travailler
01:09:22les modalités
01:09:22pour vendredi
01:09:23cette fameuse signature
01:09:24d'accord
01:09:24Patrick
01:09:25on apprend des informations
01:09:26ce matin
01:09:27qui tombent les unes
01:09:27après les autres
01:09:28pour savoir
01:09:28comment ça pourrait se passer
01:09:30cette cérémonie officielle
01:09:32on le rappelle
01:09:32la signature
01:09:33tout le monde l'a expliqué
01:09:34du côté iranien
01:09:35comme du côté américain
01:09:36la signature a déjà été faite
01:09:37de façon électronique
01:09:38pour éviter que justement
01:09:40dans ce laps de temps
01:09:41qui nous amène jusqu'à vendredi
01:09:42il y a encore
01:09:43des doigts qui se lèvent
01:09:44d'un côté ou de l'autre
01:09:45pour dire écoutez
01:09:45cette virgule ne me va pas
01:09:47donc ça c'est fait
01:09:48et c'est vraiment important
01:09:50pour les deux parties
01:09:50maintenant
01:09:51c'est pas l'image qui restera
01:09:52pour l'histoire
01:09:52évidemment
01:09:53non on ne l'a pas vu
01:09:54ce qu'on va voir
01:09:55vendredi
01:09:56et vraiment là aussi
01:09:57on sent une convergence
01:09:58de part et d'autre
01:09:59c'est deux personnalités
01:10:01qu'on attend
01:10:02J.D. Vance
01:10:03le vice-président américain
01:10:05face à Mohamed Halibaf
01:10:06le président du parlement iranien
01:10:08mais en fait
01:10:08l'un des hommes forts
01:10:09puisqu'on n'aura pas
01:10:11comment l'ayatola Ramenei
01:10:13si l'ayatola Ramenei
01:10:15était venu
01:10:15nous aurons eu Donald Trump
01:10:16mais à part ça
01:10:18on ne peut pas faire
01:10:18mieux ou plus haut
01:10:20dans les deux administrations
01:10:21si je puis dire
01:10:22il va donc y avoir
01:10:22cette cérémonie
01:10:24de signature très officielle
01:10:25et derrière
01:10:26on lance
01:10:27parce qu'il n'y a pas de temps
01:10:28à perdre
01:10:2860 jours
01:10:29ça paraît très long
01:10:29mais en fait
01:10:30vu les dossiers
01:10:31notamment sur le nucléaire
01:10:32c'est assez court
01:10:33et la capacité de l'Iran
01:10:34à faire traîner les choses
01:10:34à faire traîner les choses
01:10:35d'ailleurs ils ont déjà prévu
01:10:37eux
01:10:37ça ne se verra sans doute pas
01:10:38dans ce mémorandum
01:10:40mais ils ont prévu déjà
01:10:41de partir sur 60
01:10:43plus 60 jours
01:10:45c'est un peu l'idée
01:10:46des Iraniens
01:10:47c'est aussi un peu l'idée
01:10:48des Américains
01:10:48lorsqu'on regarde
01:10:49vous faites 120 jours
01:10:51et comme par hasard
01:10:52on arrive quasiment
01:10:53aux midterms américaines
01:10:54Alors c'est évidemment
01:10:56important
01:10:56ce que nous ont dit
01:10:57Thierry Arnaud
01:10:57et Guillaume Dareil
01:10:58il y a quelques instants
01:10:59sur la recomposition
01:11:00des alliances militaires
01:11:01dans cette région du Golfe
01:11:03Général Sidos
01:11:04je me tourne vers vous
01:11:04parce que l'habitude
01:11:06depuis des décennies maintenant
01:11:07c'était le bouclier américain
01:11:09cette protection américaine
01:11:10qui était censée tout garantir
01:11:11et on a vu
01:11:12qu'elle était battue en brèche
01:11:13pour le moins
01:11:14est-ce qu'il y a
01:11:14une recomposition en cours
01:11:16dans laquelle la France
01:11:17a un rôle à jouer
01:11:17et c'est ce qui est en train
01:11:18de se passer d'ailleurs
01:11:19en ce moment
01:11:19et c'est pour ça
01:11:20qu'Emmanuel Macron
01:11:20a tenu à les faire venir
01:11:21tous en personne
01:11:22C'est tout à fait possible
01:11:23en parlant effectivement
01:11:24de la France
01:11:24parce que la France
01:11:25est un allié fiable
01:11:26effectivement
01:11:27l'accord de défense
01:11:27qu'on a eu pour les Émirats-Unis
01:11:29on l'a mis en oeuvre
01:11:30discrètement
01:11:31certes
01:11:31ce qui n'est pas plus mal d'ailleurs
01:11:32mais nos rafales sont intervenues
01:11:34je crois même
01:11:35que les tigres
01:11:35ont abattu des drones
01:11:36enfin on a quand même
01:11:37quelque chose d'assez solide
01:11:38qui a agi
01:11:39qui a fonctionné
01:11:40ensuite on a vendu
01:11:41quand même énormément
01:11:42d'équipements
01:11:42à tous les pays du Golfe
01:11:43alors après les équipages
01:11:45les conseils techniques
01:11:45c'est autre chose
01:11:46mais il est évident
01:11:47que les pays du Golfe
01:11:48ont vu que
01:11:49la bulle de protection
01:11:51puisqu'on doit parler de ça
01:11:52américaine
01:11:52n'a pas fonctionné
01:11:53puisque les Iraniens
01:11:54ont ouvertement visé
01:11:55des objectifs au Qatar
01:11:56en Arabie Saoudite
01:11:57aux Koweïtes
01:11:58et aux Émirats-Arabes-Unis
01:11:59et ce qui a amené
01:12:00bien évidemment
01:12:01les pays du Golfe
01:12:02à marchander un petit peu
01:12:03la sécurité
01:12:04financièrement avec l'Iran
01:12:05et l'Arabie Saoudite
01:12:07l'année dernière
01:12:07a un accord de défense
01:12:08avec le Pakistan
01:12:09qui est un acteur majeur
01:12:10de la diplomatie régionale
01:12:12Romualt Sura
01:12:13cette perte d'influence
01:12:15des États-Unis
01:12:16dans le Golfe
01:12:17ce sera à mettre
01:12:18au débit de Donald Trump
01:12:19Oui
01:12:20mais écoutez
01:12:21ce n'est pas uniquement
01:12:22dans cette région du monde
01:12:23ce qui sera à mettre
01:12:24au débit de Donald Trump
01:12:26Regardez
01:12:26depuis maintenant
01:12:27plus d'un an
01:12:27depuis le retour
01:12:28de cette administration
01:12:29qui sur le plan international
01:12:30a pour objectif
01:12:31de mettre à bas
01:12:31le système multilatéral
01:12:33post-45
01:12:34et de nous ramener
01:12:35dans une ère
01:12:35où règnent le bilatéralisme
01:12:37les relations d'État à État
01:12:38où la loi du plus fort prime
01:12:40et où l'on fait fi
01:12:41des alliances traditionnelles
01:12:42et des organisations multilatérales
01:12:45style ONU
01:12:46Regardez où on en est
01:12:46le Canada
01:12:47qui prend très au sérieux
01:12:48j'enseigne à l'université du Québec
01:12:49j'y suis tous les mois
01:12:50je peux vous dire
01:12:50que les Canadiens
01:12:51prennent très au sérieux
01:12:52les menaces trumpiennes
01:12:53Regardez ce qui se passe
01:12:55avec la province d'Alberta
01:12:58il va y avoir un référendum
01:13:01probablement subventionné
01:13:02en tout cas épaulé
01:13:02par les États-Unis
01:13:03pour peut-être
01:13:04l'indépendance
01:13:05de cette province
01:13:06afin qu'elle rejoigne
01:13:07à terme les États-Unis
01:13:08donc le Canada
01:13:08se détourne
01:13:09du frère américain
01:13:10et regarde de plus en plus
01:13:11vers l'Europe
01:13:11l'Europe vers l'Asie
01:13:12l'Afrique
01:13:13après que Trump
01:13:14ait cessé de subventionner
01:13:16les programmes de développement
01:13:17regarde elle
01:13:18vers la Russie
01:13:19et la Chine
01:13:20et effectivement
01:13:21aujourd'hui
01:13:21après ce désastre
01:13:22cette capitulation américaine
01:13:24où la parole
01:13:24des États-Unis
01:13:25est maintenant
01:13:26démonétisée
01:13:27décrédibilisée
01:13:27les pays du Golfe
01:13:29eux aussi
01:13:29regardent ailleurs
01:13:30c'est pourquoi je parle
01:13:31d'un balusculement
01:13:33historique
01:13:33et pourquoi cette guerre
01:13:34aura sans doute
01:13:35symboliquement
01:13:36plus d'importance
01:13:37que le Vietnam
01:13:38a pu en avoir
01:13:38avant d'aller dans le Gov
01:13:40justement pour voir
01:13:41l'ampleur des dégâts
01:13:42avec le Mibir
01:13:42dans le sens
01:13:43de ce qui a été dit
01:13:43il y a aussi
01:13:44la présence iranienne
01:13:45il faut rappeler
01:13:46que le rapport
01:13:49enfin ce nouveau rapport
01:13:50de force
01:13:51par défaite
01:13:52capitulation
01:13:52moi je vais dans le sens
01:13:53de la capitulation américaine
01:13:54a remis l'Iran
01:13:56au centre
01:13:57d'un Moyen-Orient
01:13:58qui était
01:13:59rappelez-vous
01:14:00au lendemain du 7 octobre
01:14:01la posture légitime
01:14:02d'Israël
01:14:03à frapper le Hamas
01:14:04de manière violente
01:14:07et efficace
01:14:08a mis l'Iran
01:14:08de côté
01:14:09là aujourd'hui
01:14:10on parle d'un état
01:14:10qui était sous sanction
01:14:11qui était
01:14:13on va dire
01:14:14diminué
01:14:15dans son régime
01:14:16par une population
01:14:17rappelons les Iraniens
01:14:18aujourd'hui
01:14:19ce sont les grands
01:14:19perdants
01:14:20de cet accord
01:14:21on n'en parle pas
01:14:22mais il y a encore
01:14:23des arrestations
01:14:24il y a encore
01:14:24des violences
01:14:25faites sur leur population
01:14:26et aujourd'hui
01:14:27l'Iran sort grandit
01:14:27donc de cette composition là
01:14:29comment le Moyen-Orient
01:14:31va s'en sortir
01:14:32on n'aura pas la réponse
01:14:33après cet accord
01:14:34mais ce qui est certain
01:14:34c'est qu'il est historique
01:14:35et qu'il va falloir
01:14:36être très vigilant
01:14:37sur les questions
01:14:37sécuritaires
01:14:38je maintiens
01:14:39que la question nucléaire
01:14:40va être vraiment
01:14:40essentielle pour la suite
01:14:41dans le comportement iranien
01:14:43et dans ce qu'on réussira
01:14:44ou pas à maintenir
01:14:45dans cet accord nucléaire à venir
01:14:47et l'image qu'on voit
01:14:48pendant que vous parlez
01:14:48Lova ici
01:14:49c'est une image importante
01:14:50puisque c'est Donald Trump
01:14:51qui est en train d'échanger
01:14:52avec le représentant du Qatar
01:14:54Patrick
01:14:55et on peut imaginer
01:14:56qu'il y a pas mal de sujets
01:14:58sur l'absence de protection américaine
01:15:00Oui
01:15:01Trump vient de dire
01:15:02nous n'investirons pas d'argent
01:15:03en Iran
01:15:04on le rappelle
01:15:05le Qatar
01:15:06c'est ce qu'on est en train
01:15:06de comprendre
01:15:07notamment à travers
01:15:08la presse anglo-saxonne
01:15:10c'est que pour la vitrine
01:15:11on va notamment
01:15:12on était en train d'évoquer
01:15:14la cérémonie de Genève
01:15:15ça s'appellera
01:15:15l'accord d'Islamabad
01:15:17pour la vitrine
01:15:18les Pakistanais
01:15:19notamment
01:15:19avec leur proximité régionale
01:15:21mais pas que
01:15:22ont joué un grand rôle
01:15:23mais on comprend
01:15:24que vraiment
01:15:25ces derniers jours
01:15:26pour pousser tout le monde
01:15:28vers la même table
01:15:29pour mettre un petit peu
01:15:30d'huile dans les rouages aussi
01:15:31c'est bien cet homme
01:15:33ou ses représentants
01:15:34Sheikh Tamim
01:15:35l'émir du Qatar
01:15:36qui a vraiment permis
01:15:38d'aller un peu plus loin
01:15:39notamment
01:15:39en ce qui concerne
01:15:41les avoirs gelés
01:15:43et aussi de l'argent
01:15:44les américains étaient
01:15:45hors de question
01:15:45que les dollars
01:15:46passent directement
01:15:47de Fornox
01:15:48je dirais
01:15:49jusqu'à Téhéran
01:15:50et donc le Qatar
01:15:51a servi à ça
01:15:51Alors le Qatar
01:15:52allons-y justement
01:15:53parce que Noemi Vira
01:15:54s'y trouve
01:15:55et elle est en direct
01:15:56avec nous
01:15:57le Qatar
01:15:58qui a été
01:15:58un des pays touchés
01:16:00au début
01:16:01de ce conflit
01:16:02c'est vrai que
01:16:03les dégâts
01:16:04sur les infrastructures
01:16:05énergétiques
01:16:05au Qatar
01:16:06et ailleurs
01:16:06ils ont été importants
01:16:07dans la région
01:16:11Oui c'est vrai Julien
01:16:12ici dans le Golfe
01:16:13l'accord est avant tout
01:16:14perçu comme une victoire
01:16:15il faut dire que
01:16:15les monarchies ici
01:16:17ont beaucoup à perdre
01:16:18une crise durable
01:16:19dans le détroit d'Hormuz
01:16:20l'enjeu est avant tout
01:16:21économique
01:16:22l'objectif
01:16:22de cette réouverture
01:16:24doit permettre
01:16:24la reprise
01:16:25des exportations
01:16:26de pétrole
01:16:26et de gaz
01:16:27mais aussi de rassurer
01:16:28les marchés
01:16:29car les tensions
01:16:30dans le détroit
01:16:30menacent directement
01:16:31le commerce
01:16:32les investissements
01:16:33mais aussi
01:16:33la stabilité
01:16:34sur laquelle reposent
01:16:36des villes
01:16:36comme Doha
01:16:38Riyad
01:16:38Dubaï
01:16:39ou encore
01:16:39Abu Dhabi
01:16:40vous l'avez dit
01:16:41plusieurs pays
01:16:41ont été touchés
01:16:42directement
01:16:42depuis le conflit
01:16:44notamment au Koweït
01:16:45avec la fermeture
01:16:46temporaire
01:16:47de l'aéroport
01:16:47international
01:16:48à Bahreïn
01:16:49la base navale
01:16:50de la cinquième flotte
01:16:51américaine
01:16:52qui a été ciblée
01:16:53aux Émirats Arabes Unis
01:16:54la zone la plus sensible
01:16:55a été celle
01:16:56du port de Fujairah
01:16:57les Émirats
01:16:58qui d'ailleurs
01:16:58auraient accepté
01:16:59de débloquer
01:17:0010 milliards de dollars
01:17:01sur un montant total
01:17:02de 20 milliards
01:17:03pour favoriser
01:17:05la désescalade
01:17:06avec l'Iran
01:17:07et sur le plan diplomatique
01:17:09vous venez de parler
01:17:09du Qatar
01:17:10effectivement
01:17:11Doha
01:17:11qui apparaît
01:17:12comme l'un des grands gagnants
01:17:13de cette séquence
01:17:15le Qatar a joué
01:17:16un rôle central
01:17:17de médiateur
01:17:17entre Washington
01:17:18et Téhéran
01:17:19et cherche donc
01:17:20à confirmer
01:17:21son statut
01:17:22d'acteur puissant
01:17:24dans la région
01:17:24reste à savoir
01:17:25si cet accord
01:17:26tiendra longtemps
01:17:27suffisamment longtemps
01:17:28pour amener
01:17:29durablement les navires
01:17:30mais aussi
01:17:31les investisseurs
01:17:32dans cette région
01:17:33cette région
01:17:34vous trouvez
01:17:35avec Laura Champion
01:17:36on voit
01:17:36Olivier Lasmol
01:17:37avec ce que nous dit Noémie
01:17:38que les monarchies du Golfe
01:17:40elles passent à la caisse
01:17:41au fond
01:17:42pour financer cet accord
01:17:43ah mais bien sûr
01:17:44ça on le sait
01:17:44on le savait depuis
01:17:45malheureusement
01:17:46que Oman avait tenté
01:17:48de négocier avec l'Iran
01:17:49et que les Etats-Unis
01:17:50l'ont dit
01:17:51alors pardon
01:17:52je vous interromps
01:17:52parce qu'on écoute
01:17:53Donald Trump
01:17:56je n'y croyais pas moi-même
01:18:06c'est qu'il se passe
01:18:09la seule chose
01:18:09qui est importante
01:18:11c'est que l'Iran
01:18:12n'aura jamais
01:18:13l'arme nucléaire
01:18:15et maintenant
01:18:16les choses sont claires
01:18:17ils ne la développeront pas
01:18:19ils ne l'achèteront pas
01:18:20ils ne feront rien
01:18:22de la sorte
01:18:23et si jamais
01:18:24ils le font
01:18:24il y aura des conséquences
01:18:25terribles
01:18:30je ne parle pas
01:18:32de petites conséquences
01:18:35je ne peux pas
01:18:35vous dire exactement
01:18:36quelles seront les conséquences
01:18:37mais ce seront
01:18:38les conséquences ultimes
01:18:41c'est ce qui est
01:18:42le plus important
01:18:42ils n'auront pas
01:18:43d'armes nucléaires
01:18:47c'est exactement
01:18:48pour cela
01:18:48que j'ai mis
01:18:49cette opération
01:18:50c'est pour ça
01:18:51que nous avons signé
01:18:54j'étais avec Marco
01:18:56ils ont dit
01:18:57à l'origine
01:18:58qu'ils ne développeraient
01:18:59pas d'armes nucléaires
01:19:00mais j'ai dit
01:19:01non non
01:19:01pas simplement
01:19:01ne pas la développer
01:19:02mais ne pas l'acheter
01:19:03non plus
01:19:09donc ils ne développeront
01:19:10ni n'achèteront
01:19:13d'armes nucléaires
01:19:14ils n'acquériront pas
01:19:15d'armes nucléaires
01:19:16s'ils le font
01:19:18alors les portes
01:19:19de l'enfer
01:19:20s'ouvriront
01:19:21ils ne le feront pas
01:19:22on parle d'un changement
01:19:26de régime
01:19:28je crois qu'il va y en avoir un
01:19:31puisqu'il ne reste plus personne
01:19:32du premier groupe
01:19:33de dirigeants
01:19:33ils sont tous morts
01:19:34le deuxième groupe
01:19:35est mort aussi
01:19:36une partie du troisième groupe
01:19:38est également morte
01:19:40et maintenant nous faisons face
01:19:41à des personnes
01:19:41qui sont très rationnelles
01:19:42je pense
01:19:44des personnes avec qui
01:19:45il a été agréable
01:19:46de négocier
01:19:47des personnes intelligentes
01:19:49plus intelligentes
01:19:50que le premier
01:19:50et le deuxième groupe
01:19:51de dirigeants
01:19:52ils ne sont pas radicalisés
01:19:55ils veulent simplement
01:19:56faire ce qui est bon
01:19:57pour leur pays
01:19:58donc
01:20:04on verra
01:20:04le changement de régime
01:20:06ça n'a jamais marché
01:20:08par le passé
01:20:08on verra
01:20:13mais là on est
01:20:15avec un pays
01:20:16où le premier ministre
01:20:17est respecté
01:20:17l'émir est respecté
01:20:18et c'est ça qui est important
01:20:20le respect
01:20:24comme vous savez
01:20:24au moins 42 000 manifestants
01:20:26ont été assassinés
01:20:27en Iran
01:20:28ils ont été tués
01:20:35il y avait des discussions
01:20:43sur le changement de régime
01:20:47mais nous sommes contents
01:20:49de la situation
01:20:50nous sommes très impressionnés
01:20:52par le Qatar
01:20:52par sa gestion
01:20:54de la situation
01:20:56ils étaient vraiment
01:20:58en première ligne
01:20:59ils étaient ciblés
01:21:00comme
01:21:00tous les autres pays
01:21:02de la région
01:21:10donc c'est un pays
01:21:11qui était vraiment
01:21:12sur
01:21:15les premières lignes
01:21:16donc je veux
01:21:18féliciter
01:21:18le pays
01:21:19pour son courage
01:21:20je ne sais pas
01:21:20si on peut féliciter
01:21:21pour le courage
01:21:22parce que le courage
01:21:22soit on l'a
01:21:23soit on ne l'a pas
01:21:23et on ne sait pas
01:21:24si on l'a ou pas
01:21:25tant qu'on n'est pas face
01:21:26de telles situations
01:21:27mais vous avez fait preuve
01:21:28de beaucoup de courage
01:21:29donc merci beaucoup
01:21:32qu'est-ce qu'un accord
01:21:37pour l'Ukraine
01:21:37à quoi pourrait-il ressembler
01:21:41nous avons eu
01:21:42une très bonne réunion
01:21:44je pense que la Russie
01:21:45devrait accepter un accord
01:21:52le mois dernier
01:21:53c'est l'autre pilier
01:21:55des discussions
01:21:56de cette journée
01:21:56sur l'Ukraine
01:21:57puis cette déclaration
01:21:58sur l'Iran
01:21:59Olivier Lasmol
01:22:00on a bien entendu
01:22:01ce qu'il a dit
01:22:02c'est l'argument machu
01:22:03qui va être développé
01:22:04ça a commencé
01:22:04depuis plusieurs heures
01:22:05l'Iran n'aura pas
01:22:06la bombe atomique
01:22:07et tout le reste
01:22:08n'est que futilité
01:22:08en gros
01:22:10oui
01:22:10c'est ce qu'il dit
01:22:11voilà
01:22:12oui malheureusement
01:22:13on est tous
01:22:14on sait tous
01:22:15il n'y a pas besoin
01:22:16d'être spécialiste
01:22:17je ne suis pas spécialiste
01:22:19en recherche nucléaire
01:22:20mais on sait tous
01:22:21que l'Iran finira
01:22:22par avoir
01:22:23l'arme nucléaire
01:22:24malheureusement
01:22:25et que là
01:22:25on revient sur la question
01:22:27d'Israël
01:22:28qu'on soit d'accord
01:22:28ou pas
01:22:29avec ce qui se passe là-bas
01:22:30c'est pas ça la question
01:22:30c'est que pour le coup
01:22:31on a deux états
01:22:32qui disent
01:22:32on est dans une situation
01:22:33de survie
01:22:34et donc
01:22:35l'Iran va le développer
01:22:39Elohal le disait
01:22:40tout à l'heure
01:22:40très bien
01:22:41va développer soi-même
01:22:42il ne va pas l'acheter
01:22:43son arme nucléaire
01:22:45et on le sait
01:22:45Israël
01:22:46l'ayant
01:22:46maintenant on va avoir
01:22:47une instabilité
01:22:49malheureusement
01:22:49excusez-moi
01:22:50les Etats-Unis
01:22:51ont mis
01:22:52les relations internationales
01:22:53dans une situation
01:22:54comme depuis très longtemps
01:22:56on n'avait pas eu
01:22:56on a une instabilité
01:22:57croissante aujourd'hui
01:22:58on voit bien
01:22:59les pays du Moyen-Orient
01:23:00qui sont obligés de payer
01:23:01parce qu'il n'y a plus
01:23:01de parapluies nucléaires
01:23:04américaines
01:23:04qui n'a
01:23:05pour ainsi dire
01:23:05jamais existé
01:23:06donc on est dans
01:23:07la géoéconomie
01:23:08ils sont obligés de payer
01:23:08pour acheter
01:23:09une paix régionale
01:23:10et puis maintenant
01:23:11on a l'Iran
01:23:12qui n'a jamais été aussi proche
01:23:13d'avoir une arme nucléaire
01:23:14Moi je suis très embêtée
01:23:16parce que quand on a
01:23:17un chef d'Etat
01:23:17d'une nation si forte
01:23:19et importante
01:23:19qui tient des propos
01:23:20sur le nucléaire
01:23:21qui me paraissent
01:23:22complètement déconnectés
01:23:23de la réalité
01:23:24c'est très inquiétant
01:23:25C'est pas lui qui négocie
01:23:26Non mais c'est quand même
01:23:29lui qui donne les lignes
01:23:31et qui les signe
01:23:32Quand j'entends
01:23:33qu'on empêchera
01:23:34les iréens d'acheter
01:23:35l'arme nucléaire
01:23:35mais je pense qu'ils l'ont compris
01:23:36c'est pour ça qu'ils l'élabore
01:23:37et c'est bien le sujet
01:23:38Donc là aujourd'hui
01:23:39on parle d'un Etat
01:23:40qui est en capacité
01:23:41de l'avoir
01:23:41sans besoin d'avoir acheté
01:23:44britannèse
01:23:44l'arme nord-coréenne
01:23:45l'arme russe ou chinoise
01:23:47si je cible un peu
01:23:48les potentiels coopérants
01:23:49La question est
01:23:51est-ce que l'Iran
01:23:52compte tenu de ce qui s'est passé
01:23:53se considère
01:23:54dans une situation sécuritaire
01:23:56telle
01:23:57que demain
01:23:59ils peuvent se dire
01:23:59c'est bon
01:24:00plus d'attaques américaines
01:24:01prévisibles
01:24:01plus d'attaques israéliennes
01:24:03prévisibles
01:24:03donc mon intégrité
01:24:04du territoire est préservée
01:24:06donc mes intérêts vitaux
01:24:07sont préservés
01:24:08donc je n'ai pas
01:24:09à acquérir l'arme nucléaire
01:24:10Je crois que c'est un non
01:24:11et ça demande
01:24:12à mon sens
01:24:12de la partie d'Israël
01:24:13à mon avis
01:24:14dans quelques mois
01:24:15peut-être quelques années
01:24:16on aura un changement
01:24:17de posture
01:24:18puisque Israël
01:24:19je le rappelle
01:24:19est doté
01:24:20d'alarme nucléaire
01:24:21mais elle ne le dit pas
01:24:22et à mon sens
01:24:23il y aura des vrais changements
01:24:24de posture stratégiques
01:24:25de la part d'Israël
01:24:26vis-à-vis de l'errant
01:24:27et inversement
01:24:28Allez
01:24:28les enseignements
01:24:29de ces déclarations
01:24:30Donald Trump
01:24:31y seront tirés également
01:24:31dans quelques instants
01:24:32par Roselyne Dubois
01:24:33et Christophe Delay
01:24:34et nous on se retrouve demain
01:24:35pour la fin de l'année
01:24:37pour la fin de l'année
01:24:38de l'année
01:24:38d'ailleurs
01:24:38pour la fin de l'année
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