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Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:01Générique
00:00:11Bonjour à tous, bienvenue de Arnaud Direct.
00:00:13Dans quelques instants, quelles aides pour les automobilistes ?
00:00:15Elles seront annoncées cet après-midi, mais d'abord une automobile un petit peu particulière.
00:00:21Deux automobiles, un petit peu particulières d'ailleurs, puisqu'il s'agit des papamobiles.
00:00:25Vous allez les voir en boucle à partir de vendredi pour la visite du pape.
00:00:28Eh bien, regardez cette image que nous pouvons vous proposer dès ce matin à direction Lourdes, Jean-Wilfrid Forquès.
00:00:35Elles sont prêtes, les papamobiles. Elles sont juste à côté de vous. Montrez-nous.
00:00:41Oui, c'est ça. Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:00:43Les papamobiles sont arrivés hier soir ici, dans un lieu qui est tenu secret, à proximité du sanctuaire,
00:00:49à proximité du lieu où se déroulera la cérémonie célébrée par le pape Léon XIV dimanche, ici à Lourdes.
00:00:56Donc, ces papamobiles sont arrivés hier soir, en provenance de Lourdes.
00:01:01Les deux papamobiles, celle-là, elle ira dans les prochaines heures à Paris.
00:01:04Le camion va la recharger, destination Paris.
00:01:08Celle-là, eh bien, va rester ici.
00:01:10C'est la papamobile que va utiliser le pape durant son séjour lourdé,
00:01:15à partir de samedi soir, 19h, dès qu'il arrivera à l'aéroport.
00:01:18Et il montera à bord de ce véhicule.
00:01:21Alors, les papamobiles, Julien, on le rappelle, ce sont des véhicules très utilisés par les papes,
00:01:27depuis Paul VI et ensuite par Jean-Paul II.
00:01:30Et notamment, depuis, évidemment, l'incident sur la place Saint-Pierre,
00:01:35lorsqu'on avait tenté d'abattre le pape Jean-Paul II.
00:01:39C'est devenu un objet absolument sécuritaire, utilisé par tous les papes,
00:01:44notamment dans les déplacements, lorsqu'ils sont au contact de la foule.
00:01:48Ce sont, je vais me rapprocher, je vais vous montrer,
00:01:50ce sont des véhicules qui sont blindés.
00:01:52Voilà, notamment ici, ce véhicule qui va être utilisé par le pape à Lourdes.
00:01:58Véhicule blindé qui sera escorté, juste à côté,
00:02:01avec ce petit véhicule aux armoiries du Vatican.
00:02:05Petit véhicule dans lequel il y a la garde rapprochée du pape, Léon XIV,
00:02:11qui sera, vous le savez, également suivie par une sécurité,
00:02:15environ un dispositif d'une vingtaine d'hommes autour de lui.
00:02:19Donc, les deux papes mobiles sont arrivées.
00:02:21Celle-là va repartir à Paris, à Paris et à Metz ensuite, pour lundi.
00:02:25Celle-là va rester ici, à Lourdes.
00:02:28Et c'est une image qu'on voulait vous montrer en exclusivité pour BFM TV.
00:02:31Les papes mobiles qui viennent donc d'arriver,
00:02:33accompagnés par leur golf-car, juste à côté.
00:02:36Ça a dû vous plaire, Saint-Joury, le frit de Forkes, en direct de Lourdes.
00:02:39Merci beaucoup pour cette image.
00:02:41Alors, évidemment, c'est une façon aussi de commencer à évoquer cette visite
00:02:45que vous suivrez en intégralité sur BFM TV.
00:02:48Ce sera à partir de vendredi et jusqu'à dimanche.
00:02:51Édition spéciale pendant trois jours sur BFM TV.
00:02:55Vous ne raterez rien des papes mobiles qui ne fonctionnent pas à l'électrique,
00:02:59mais visiblement au sans-plomb ou au diesel.
00:03:02On ne sait pas trop.
00:03:03En tout cas, ce qui est sûr, c'est que faire le plein,
00:03:05ça va coûter cher pour la papa mobile,
00:03:07comme ça coûte cher pour tout le monde en ce moment.
00:03:08Et c'est la grande question de ce mardi.
00:03:10Quelles seront les nouvelles aides sur le carburant ?
00:03:12Elles seront dévoilées à 17h.
00:03:13Là aussi, c'est un événement que vous suivrez, évidemment, sur BFM TV.
00:03:17Et ce matin, on vous demande vos idées, vos propositions.
00:03:20Isor de Lagorse, vous êtes en station.
00:03:22Dites-nous, les Français que vous croisez,
00:03:23ils attendent quoi de ces annonces gouvernementales ?
00:03:30Les Français avec qui nous avons pu échanger souhaitent que ces aides soient prolongées
00:03:34et que leur montant soit rehaussé.
00:03:36Pourquoi ?
00:03:36Parce que l'indemnité pour les grands rouleurs de 100 euros ne suffit plus,
00:03:40selon eux, pour compenser cette flambée des prix du carburant.
00:03:43Plus de 40% sur le prix du gazole par rapport à avant la guerre au Moyen-Orient.
00:03:50Alors certains souhaitent que ce dispositif soit élargi,
00:03:53d'autres demandent une baisse des taxes.
00:03:54Je vous propose de les écouter.
00:03:57Il faut baisser la taxe sur l'essence déjà.
00:04:01Parce qu'elle est très élevée.
00:04:03Parce que là, l'État prend plus que...
00:04:07à peu près plus que la moitié.
00:04:10J'avais rempli un formulaire d'une aide de 100 euros.
00:04:13Je l'ai rempli il y a trois mois, mais les 100 euros, je ne les ai pas encore reçus.
00:04:16S'il y a un prix, au moins, on va se préparer.
00:04:18S'il y a un prix fixe qui ne vous montre pas, qui ne veste pas,
00:04:22chose qui est impossible.
00:04:26Mais franchement, je ne sais pas.
00:04:29Pour moi, on est en train de plonger dans l'inconnu.
00:04:32Je ne sais pas.
00:04:33Alors certains automobilistes attendent avec impatience les annonces du gouvernement.
00:04:38D'autres, il faut le dire, parce qu'on nous l'a beaucoup dit ce matin,
00:04:41n'en attendent rien du tout.
00:04:42On sent un certain ras-le-bol, en fait, une lassitude de la part de ces automobilistes.
00:04:46En attendant, certains nous expliquent devoir renoncer à certains trajets,
00:04:50utiliser moins leur voiture.
00:04:51Pour d'autres, ils fractionnent le paiement de leur plein.
00:04:54Par exemple, cet automobiliste a mis un peu moins de 6 litres pour 13 euros.
00:04:59Il y en a d'autres qui choisissent le covoiturage, comme on va le voir dans quelques instants.
00:05:03D'abord, Amandine Attalaya, Gaëtan Mélin.
00:05:05Évidemment, les services politiques et économies de BFMTV sont mobilisés pour en savoir un petit peu plus.
00:05:09Avant, on a des pistes sur ce qu'il pourrait te proposer cet après-midi, Amandine, ou pas ?
00:05:13Oui, on a quelques pistes. Le gouvernement envisage, notamment, vous savez, pour l'instant,
00:05:17il y a ces 100 euros d'aide qui sont donnés en une fois aux gros rouleurs.
00:05:21Le gouvernement pourrait doubler le montant de cette aide, c'est-à-dire que ça passerait à 200 euros.
00:05:26C'est déjà ça, c'est loin de ce qu'espèrent certains Français qui miseraient sur une baisse des taxes
00:05:33ou bien un plafonnement des prix du carburant.
00:05:35Ça, ça n'arrivera pas.
00:05:36Le gouvernement n'est pas parti pour faire ce type de mesures spectaculaires qui coûteraient une fortune et dont il
00:05:42ne veut pas.
00:05:42Donc, doublement possible de l'aide aux grands rouleurs.
00:05:45Peut-être aussi ouvrir ceux qui sont concernés, c'est-à-dire, pour l'instant, il y a les pêcheurs,
00:05:50les agriculteurs, le BTP.
00:05:52On a vu depuis plusieurs jours des infirmières, des aides-soignants, d'autres professions qui sont extrêmement concernées,
00:05:58qui elles-mêmes roulent toute la journée, souffrent beaucoup et qui pourraient désormais être inclus.
00:06:03Et puis, troisièmement, il y a eu ce matin cette annonce, déjà faite là par le gouvernement,
00:06:08de sa volonté d'inscrire ce qu'il appelle une règle d'or sur les surplus.
00:06:13C'est-à-dire que s'il y a des surplus de TVA l'an prochain, le gouvernement s'engage
00:06:18à les redistribuer intégralement,
00:06:20tout en précisant que pour l'instant, c'est plutôt l'inverse, c'est-à-dire que comme la consommation
00:06:24baisse,
00:06:25le gouvernement engrange moins de TVA.
00:06:28Gaëtan Mela, on a l'impression que le gouvernement est condamné à faire des déçus d'une certaine façon.
00:06:32S'il ne fait pas d'annonce claire et massive, baisse des taxes que tout le monde comprend,
00:06:36il y aura toujours ceux qui diront et moi et moi.
00:06:37Oui, mais on a une contrainte budgétaire aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on ne peut pas dépenser à
00:06:41tout va.
00:06:41Et c'est d'ailleurs pour cela que depuis le début de cette crise,
00:06:44le gouvernement cherche à cibler ses aides vers les publics qui en ont le plus besoin.
00:06:48Et aujourd'hui, effectivement, on s'aperçoit que 75% des Français qui sont en Provence
00:06:54utilisent leur voiture pour aller travailler, pour emmener les enfants à l'école.
00:06:59Et c'est véritablement ce public qui aujourd'hui est visé.
00:07:03Mais effectivement, on s'aperçoit aussi que sur les 3 millions d'automobilistes
00:07:07qui sont éligibles à cette aide carburant en 200 euros, seulement 1,5 million en ont fait la demande.
00:07:13Pourquoi ? Eh bien, tout simplement parce que cette demande, elle est trop compliquée.
00:07:20Et là aussi, il y a peut-être à attendre du gouvernement qu'il simplifie les choses.
00:07:24Peut-être qu'il pourrait se tourner aussi vers les employeurs.
00:07:29Vous savez, les employeurs qui aujourd'hui ont accès à toutes ces données.
00:07:33La première, la rémunération, puisque vous le savez, cette aide est attribuée à un certain public
00:07:39en deçà d'une certaine rémunération, à condition bien sûr qu'ils travaillent.
00:07:43Et là aussi, les employeurs connaissent très précisément la distance entre le domicile et le travail.
00:07:50Donc, le gouvernement pourrait s'appuyer sur ces données.
00:07:54Gabriel Attal a indiqué hier, candidat à la présidentielle,
00:07:59qu'il faudrait envoyer un courrier à ces 1,5 million d'automobilistes qui n'en ont pas fait la
00:08:03demande.
00:08:04Malheureusement, comment identifie-t-on ces 1,5 million d'automobilistes ?
00:08:09C'est pour cela que, encore une fois, s'appuyer sur les entreprises, les dirigeants,
00:08:16eh bien, ça pourrait faciliter les choses pour justement essayer d'automatiser cette distribution d'aide au carburant.
00:08:24Pierre-Olivier Marie est avec nous de Caradisiac.
00:08:27Elle est trop compliquée, cette procédure pour les automobilistes ?
00:08:30Oui, un petit peu trop compliquée.
00:08:32Et comme Gaëtan le disait, effectivement, les gens hésitent à y aller.
00:08:35Et je pense aussi que ça peut aussi, malgré tout, un peu faire les affaires des pouvoirs publics, malgré tout.
00:08:39Après, il y a quand même des aides...
00:08:41Parce que ça fait économiser de l'argent, quoi.
00:08:42Voilà, tout simplement.
00:08:44Et effectivement, il faut un peu se battre.
00:08:46En plus, les gens se disent, bon, pour récupérer 100 euros,
00:08:48est-ce que ça vaut la peine de surmonter toutes ces tracasseries administratives ?
00:08:53Après, il existe des aides aujourd'hui.
00:08:56Par contre, je ne parle pas du carburant,
00:08:57mais par exemple pour l'achat d'une voiture d'occasion depuis le 1er septembre,
00:09:00une voiture électrique d'occasion.
00:09:02On peut toucher entre 300 et 2300 euros, selon son métier.
00:09:06Ça peut être intéressant.
00:09:07Ça peut être aussi l'occasion, en fait, de lancer une bascule vers l'électrique,
00:09:10que souhaitent les pouvoirs publics,
00:09:11et qui est en train de s'opérer sur le marché du neuf.
00:09:13Il faut maintenant qu'elle s'opère en occasion.
00:09:15C'est une idée qui est en train de faire son chemin, effectivement,
00:09:17des facilités sur les voitures électriques d'occasion,
00:09:19dont on sait qu'elles ont beaucoup de mal à se vendre.
00:09:21Ça peut être une façon, effectivement, de jouer sur les deux tableaux, si j'ose dire.
00:09:25Vous avez parlé des professions qui pourraient voir le périmètre un petit peu élargi,
00:09:28parce qu'il y a de nombreux professionnels qui sont sur les routes.
00:09:31On va prendre l'exemple, il y a les routiers, les taxis.
00:09:33On va prendre l'exemple des auto-écoles ce matin.
00:09:35Lorenzo Lefebvre, il est avec nous.
00:09:37Dites-nous, vous, vous en avez des aides ou pas ?
00:09:40Non, pas du tout.
00:09:41Pas du tout, Arnaud.
00:09:42Aucune aide.
00:09:43Merci de ma gueule.
00:09:43Julien.
00:09:44Je vous en prie.
00:09:45Moi, c'est Julien.
00:09:46Et vous en demandez des aides ou pas ?
00:09:48Pardon, Julien.
00:09:49Pas de problème.
00:09:51Qu'est-ce que vous demandez ?
00:09:52Oui, écoutez, je vais vous donner un scoop, Julien.
00:09:56Aujourd'hui, pour enseigner la conduite, il faut bien sûr un bureau d'accueil, une salle de cours,
00:10:02un enseignant de la conduite, une voiture, puis un emprunt pour payer le carburant,
00:10:05parce que là, on ne peut plus.
00:10:06On est arrivé au bout de la possibilité des écoles de conduite.
00:10:10Je vous rappelle que les écoles de conduite ont des prix bloqués,
00:10:12parce qu'elles ont des contrats qui sont valides un an.
00:10:15Donc aujourd'hui, ce sont les entreprises qui supportent cette hausse importante.
00:10:19Pour une entreprise type avec trois enseignants à peu près,
00:10:23vous avez aujourd'hui un coût qui est passé de 1 485 euros par mois à 2 160.
00:10:28Donc 650 à 700 euros par mois en plus, soit 5 000 euros depuis le début de la crise.
00:10:33Et tout ça supporté par les entreprises écoles de conduite qui ne peuvent pas augmenter leurs tarifs.
00:10:39Est-ce que vous demandez, on l'a vu, il y a trois secteurs qui sont aidés,
00:10:42et est-ce que tout simplement, l'aide, elle soit élargie à d'autres secteurs ?
00:10:46Est-ce que ça vous suffirait ou est-ce qu'il faut aller plus loin ?
00:10:49Oui, l'aide élargie à d'autres secteurs, c'est parfait.
00:10:51En tout cas pour nous, les 35 centimes qui sont donnés,
00:10:54ça correspond à peu près à une centaine d'euros par enseignant de la conduite.
00:10:57Ce qui correspond, on a estimé, à 20 millions par an sur les 1,4 milliards
00:11:02qui sont débloqués par l'État.
00:11:03Donc ce n'est pas complètement fou.
00:11:05Et surtout, ça permettrait d'éviter pour les prochains élèves
00:11:10de réattribuer ça aux prochains élèves.
00:11:12Parce qu'aujourd'hui, on a estimé ça à peu près à 60 euros par élève.
00:11:15Mais avec tout ce qui a été perdu sur les six mois derniers,
00:11:18on va monter à 100 euros.
00:11:20Aujourd'hui, on a une précarité de mobilité qui est importante.
00:11:22Il y a des études qui sont sorties.
00:11:2434% des jeunes ne peuvent pas passer le permis pour des raisons de coût.
00:11:27Et on va encore faire augmenter le coût du permis de conduite.
00:11:31En attendant, vous réduisez le nombre d'heures,
00:11:33vous réduisez le nombre de cours ou pas ?
00:11:36En attendant, ce qu'on fait, c'est qu'on essaie de faire
00:11:38de l'éco-conduite au maximum pendant nos cours.
00:11:39Mais ce n'est pas facile parce qu'on apprend aux élèves.
00:11:42Et puis les cours, ils se réduisent naturellement.
00:11:44Parce qu'évidemment, les gens, en plus de ce qu'ils doivent payer
00:11:48pour l'école de conduite, ils doivent aussi payer leur vie de tous les jours.
00:11:52C'est souvent les parents qui financent.
00:11:53Donc c'est un peu complexe.
00:11:54Surtout qu'on a souvent des politiques qui s'amusent à dire
00:11:58que la formation au permis de conduire est trop chère.
00:12:00Et puis en même temps, ils enlèvent les financements CPF,
00:12:04ils enlèvent les accompagnements de France Travail.
00:12:09Et puis en plus, nous, on a une augmentation de nos coûts de revient.
00:12:12Vous savez, aujourd'hui, les écoles de conduite,
00:12:15c'est entre 55 et 65 euros de l'ordre de conduite.
00:12:19Pour les professions de service, c'est une des moins chères.
00:12:21C'est normal parce qu'on travaille avec des jeunes.
00:12:23Et puis on a des marges de 2 à 4 euros avec aujourd'hui le surcoût carburant
00:12:28entre 1,40 et 2 euros.
00:12:29Donc on perd 50% de la marge.
00:12:31Les marges sont mangées par cette flambée des prix du carburant.
00:12:34Merci beaucoup Lorenzo Lefebvre.
00:12:36Alors pour les moins chers, on peut aussi partager le trajet.
00:12:39Il y a le directeur de Blablacar qui est avec nous sur ce plateau, Adrien Taon.
00:12:43Alors bonjour, dites-nous, quand les prix augmentent comme ça,
00:12:45est-ce que mécaniquement, voyez-vous votre activité augmenter aussi ou pas ?
00:12:48Bonjour.
00:12:49Oui, quand les prix augmentent, ce qu'on observe à chaque fois,
00:12:52c'est que de plus en plus de gens se mettent à covoiturer
00:12:54en tant que conductrice, conducteur, partager des trajets.
00:12:56Depuis début mars, on a plus de 220 000 Français
00:12:59qui se sont mis à covoiturer en tant que conducteur
00:13:00et qui se disent « je me lance ».
00:13:02Ça, c'est ce qui se passe à chaque fois.
00:13:04Là, en ce moment, on observe, en plus de ça,
00:13:06un changement de comportement et d'habitude chez nos covoitureurs
00:13:09qu'on n'avait pas observé avant.
00:13:11C'est-à-dire que ceux qui covoiturent déjà se disent
00:13:13« je vais covoiturer plus, je vais proposer plus de trajets,
00:13:16des trajets plus courts, des trajets que je n'avais pas l'habitude de proposer avant
00:13:19pour économiser plus, voire même « je vais regarder si je peux devenir passager
00:13:24sur certains trajets ».
00:13:25Et là, on a tellement d'offres de covoiturage
00:13:27qui émergent des automobilistes français
00:13:30que les gens peuvent regarder et se rendre compte
00:13:33qu'il y a plus de trajets disponibles qu'auparavant,
00:13:35donc ça débloque des trajets qui n'étaient pas faisables avant en covoiturage
00:13:37et qui le sont désormais.
00:13:39Notamment sur les petits trajets.
00:13:40Le covoiturage, on y pense plutôt sur les longs trajets en général.
00:13:43Là, c'est vraiment les petits trajets du quotidien maintenant.
00:13:45Les deux, exactement.
00:13:46Le covoiturage classique de la black car,
00:13:48c'est « je pars en week-end voir des proches,
00:13:49j'économise ».
00:13:50Les gens faisaient déjà ça
00:13:51et ces mêmes personnes se disent
00:13:52« dans la semaine, je vais à telle session de sport,
00:13:55je vais voir un proche,
00:13:56je vais essayer de covoiturer,
00:13:57de trouver quelqu'un avec qui partager le trajet ».
00:13:59Et ça, ça vient vraiment dupliquer complètement l'offre de covoiturage.
00:14:01Et le prix du partage, il augmente aussi ?
00:14:03Ils le font payer plus cher ?
00:14:04Non, puisqu'il y a un effet place de marché qui s'auto-régule.
00:14:07Ce qu'on observe, ce n'est pas un prix qui augmente,
00:14:09c'est plutôt plus de trajets proposés par les conducteurs
00:14:11pour chercher à plus covoiturer,
00:14:13avoir plus de passagers.
00:14:14Donc non, les prix restent relativement stables,
00:14:16mais les conducteurs économisent plus.
00:14:19100% de plus que l'an dernier,
00:14:21en covoiturant juste plus, en proposant plus de trajets.
00:14:23Et vous espérez que le gouvernement, cet après-midi,
00:14:25dise « nous, on encourage le covoiturage ».
00:14:28Je pense que dans la même dynamique que l'électrique,
00:14:30c'est des pratiques vertueuses
00:14:31qui vont dans le monde de demain et dans le bon sens.
00:14:33Je pense que la mobilité demain sera plus partagée,
00:14:35plus électrique.
00:14:36Et cette crise permet de prendre conscience de ça
00:14:39et d'aller vers ces changements de comportement.
00:14:40Il y a la question de la mobilité,
00:14:41il y a aussi la question du chauffage
00:14:42qui est évidemment très importante.
00:14:44Il y a de nombreux Français qui sont en train de se dire
00:14:46qu'il va falloir commencer à remplir les cuves de fioul
00:14:49pour passer l'hiver.
00:14:51Sauf que la hausse des prix, là aussi,
00:14:53elle est spectaculaire.
00:14:54On va le voir avec Alexis Plouyette.
00:14:55Vous êtes avec un professionnel, Alexis.
00:14:59Oui, absolument.
00:15:00Plus 50% en un an.
00:15:02C'est l'augmentation du prix du fioul.
00:15:04Alors, vous voyez derrière moi,
00:15:05les professionnels de cette entreprise
00:15:07sont en train de remplir la cuve
00:15:08pour aller livrer les clients.
00:15:09On est avec Pascal Fillot,
00:15:11le directeur de l'entreprise.
00:15:12Bonjour, Pascal.
00:15:14C'est quoi l'impact sur vos livraisons,
00:15:16sur vos commandes,
00:15:16cette augmentation du prix ?
00:15:18Alors aujourd'hui, malheureusement,
00:15:19on a beaucoup de baisses d'activité.
00:15:22Environ 40% de moins
00:15:24sur les commandes habituelles.
00:15:26Les gens ont plutôt tendance
00:15:27à décaler leur livraison
00:15:29en attendant peut-être le froid.
00:15:31Comme c'est vrai que la météo est plutôt clémente
00:15:33et que le prix est très cher,
00:15:34forcément, ça décale leurs besoins.
00:15:37Vous sentez qu'ils ont du mal,
00:15:39ces clients, à payer cette charge ?
00:15:41Ça coûte combien pour remplir sa cuve ?
00:15:42Et qu'est-ce que vous faites
00:15:43pour arranger tout ça, le paiement ?
00:15:45Alors aujourd'hui, effectivement,
00:15:47le prix est entre 1,90€ et 1,95€ le litre.
00:15:51Et c'est vrai que c'est très cher.
00:15:53Habituellement, c'est plus aux alentours
00:15:55des 1,10€, 1,20€.
00:15:56Et là, aujourd'hui, les gens,
00:15:59ils baissent leur consommation.
00:16:00C'est-à-dire, au lieu de prendre 1,000 litres,
00:16:02ils prennent 500 litres.
00:16:03Ou même moins.
00:16:04J'ai eu une personne qui m'a demandé 100 litres.
00:16:06Parce qu'ils n'avaient pas les moyens
00:16:08de pouvoir se chauffer.
00:16:10Et ce qu'on a mis en place,
00:16:11c'est des paiements échelonnés
00:16:12pour pouvoir les aider, justement,
00:16:14à payer leur fuel cette année.
00:16:15Le gouvernement va annoncer
00:16:16des aides ciblées ce soir.
00:16:18Vous, en tant que professionnel,
00:16:19qu'est-ce que vous attendez ?
00:16:20Alors, peut-être des aides,
00:16:22notamment pour le particulier,
00:16:23les ménages les plus modestes,
00:16:25c'est-à-dire des chèques énergie
00:16:27qui ont déjà été faits
00:16:28les années précédentes.
00:16:29Donc, il faudrait les prolonger,
00:16:30peut-être les augmenter.
00:16:31Et pour les professionnels,
00:16:33peut-être une baisse des taxes
00:16:34sur le carburant,
00:16:35de façon à ce qu'on puisse
00:16:37les aider dans leur continuité
00:16:39de leur boulot.
00:16:41Merci beaucoup, Pascal Fillot.
00:16:42Voilà donc les attentes ici,
00:16:43des professionnels
00:16:44pour livrer le fuel
00:16:46avant les annonces
00:16:47du gouvernement ce soir.
00:16:48On voit que toutes ces mauvaises nouvelles,
00:16:49elles sont liées, évidemment,
00:16:50à la situation sur le plan international
00:16:52et aux conflits internationaux.
00:16:54Emmanuel Macron est à New York
00:16:56qu'il a discuté avec Donald Trump
00:16:57la nuit dernière.
00:16:59Écoutez-le à la sortie de son entretien.
00:17:02On a eu une très bonne discussion
00:17:04qui a permis d'aborder à la fois
00:17:06la crise au Trocher-Moyen-Orient
00:17:08et notre volonté d'essayer de tout faire
00:17:10pour rouvrir, justement, Hormuz,
00:17:12permettre de libérer les volumes.
00:17:13Il y a plusieurs solutions
00:17:14qui ont été évoquées.
00:17:15Lesquelles ?
00:17:16Les solutions diplomatiques
00:17:17sur lesquelles on va travailler
00:17:18dans les prochaines heures
00:17:19qui permettraient,
00:17:20sans avoir un accord global,
00:17:21mais trouver les voies et moyens
00:17:22de faire passer davantage
00:17:23de portes-conteneurs
00:17:24et de tankers.
00:17:26L'autre chose dont nous avons parlé,
00:17:28c'est aussi la situation
00:17:29en mer Rouge.
00:17:30Et là-dessus,
00:17:32sans rentrer dans une confrontation
00:17:33et une escalade,
00:17:35comment mieux sécuriser
00:17:35les sites de sortie du pétrole
00:17:38en mer Rouge ?
00:17:40Patrick Soix,
00:17:41ces propositions,
00:17:41elles sont sur la table
00:17:42depuis longtemps.
00:17:43Pourquoi est-ce que ça avancerait
00:17:44davantage maintenant ?
00:17:45Il y a un peu plus de volonté.
00:17:47Pour l'instant,
00:17:47on en est là.
00:17:48Emmanuel Macron,
00:17:49il n'a pas fait d'annonce,
00:17:50mais il essaye de concrétiser
00:17:52un certain nombre
00:17:53de petites avancées.
00:17:54Je m'explique notamment
00:17:55sur Hormuz.
00:17:56Le dossier global,
00:17:57il est totalement bloqué.
00:18:00Ça n'avancera pas.
00:18:01Les Américains,
00:18:02les Iraniens
00:18:02tentent de discuter un petit peu,
00:18:03mais ça ne va pas très très loin.
00:18:05Ce qu'a proposé Emmanuel Macron,
00:18:06alors attention,
00:18:07moi ce que je vais vous donner
00:18:08sont les infos
00:18:08d'une source diplomatique française.
00:18:11Il y a forcément
00:18:12vraiment un côté très proactif
00:18:13du président français,
00:18:15mais qui semble-t-il
00:18:15a eu un écho
00:18:16auprès de Donald Trump.
00:18:17C'est de repasser
00:18:18par les Nations Unies
00:18:19pour assurer
00:18:20la protection
00:18:21du trafic maritime.
00:18:22On met de côté
00:18:23le dossier nucléaire.
00:18:24On le fait vivre
00:18:25ou on essaye
00:18:26de le rallumer,
00:18:26je dirais,
00:18:27entre Américains et Iraniens,
00:18:28mais ce sera leur problème.
00:18:30En revanche,
00:18:30le monde,
00:18:31et pas seulement
00:18:32les pays occidentaux,
00:18:33le monde a besoin
00:18:34d'un détroit d'Hormuz,
00:18:36sinon libre,
00:18:37au moins ouvert,
00:18:38avec une circulation pacifique.
00:18:40Et donc,
00:18:41essayer d'avoir une résolution
00:18:42aux Nations Unies.
00:18:43Donald Trump a dit
00:18:44peut-être,
00:18:45pourquoi pas,
00:18:46bonne idée.
00:18:46Et puis,
00:18:47de l'autre côté,
00:18:48c'est défendre
00:18:49les Saoudiens
00:18:49face aux outils
00:18:50sans rentrer en guerre
00:18:52avec les outils.
00:18:52Alors,
00:18:53il y a cette activité
00:18:53à New York.
00:18:54Il y a aussi une lettre
00:18:55qu'il a envoyée
00:18:55à la présidente
00:18:56de la Commission européenne.
00:18:57Je voulais votre avis
00:18:58là-dessus,
00:18:58Pierre-Olivier-Marie,
00:18:59parce qu'il demande
00:19:00Emmanuel Macron
00:19:01à ce qu'en gros,
00:19:03on puisse relâcher
00:19:05certaines normes.
00:19:06Est-ce que c'est possible ?
00:19:07Je fais très simple
00:19:08parce que c'est un peu technique,
00:19:09on vous l'expliquera tout à l'heure,
00:19:10mais est-ce que ça vous semble
00:19:11une bonne solution ou pas ?
00:19:12Les normes,
00:19:13vous voulez dire
00:19:13en matière de passage
00:19:14à l'électrique,
00:19:15justement ?
00:19:15Non,
00:19:16sur d'autres carburants,
00:19:18sur le mélange
00:19:18avec l'éthanol,
00:19:19etc.
00:19:19Le gazole d'hiver,
00:19:20oui,
00:19:20effectivement,
00:19:21on garde le gazole d'hiver.
00:19:22Le gazole d'été
00:19:23va être commercialisé
00:19:24un petit peu plus longtemps,
00:19:25effectivement.
00:19:26Oui,
00:19:27il y a sûrement
00:19:28quelques leviers à agiter,
00:19:29mais ce n'est pas ça
00:19:29qui changera fondamentalement
00:19:31la donne.
00:19:33On vous donnera
00:19:34le détail
00:19:34de ces demandes
00:19:35d'Emmanuel Macron
00:19:36tout à l'heure.
00:19:38Dans quelques instants,
00:19:39on va continuer,
00:19:39évidemment,
00:19:40à évoquer
00:19:41ces futures aides
00:19:42qui vont être
00:19:42annoncées
00:19:43et à vous dire
00:19:45jusqu'où vont monter
00:19:46les prix du carburant.
00:19:48Ce sera à 17h.
00:19:49Des réactions politiques
00:19:50également à suivre
00:19:52dans Arnaud Direct,
00:19:54à tout de suite.
00:19:55Quelles annonces
00:19:56gouvernementales
00:19:57pour les aides
00:19:58aux automobilistes ?
00:19:59Réponse à 17h.
00:20:01Mais sur BFM TV,
00:20:02nous vous donnons
00:20:02d'ores et déjà
00:20:03les pistes
00:20:04ce matin
00:20:05et c'est évidemment
00:20:06cette aide
00:20:07et cette perspective
00:20:08d'aide
00:20:08le premier titre
00:20:09de votre journal
00:20:11de cette matinée,
00:20:11Sonia Carneron.
00:20:12Le gouvernement
00:20:13tiendra une conférence
00:20:14de presse
00:20:14cet après-midi
00:20:15à Bercy
00:20:16pour dévoiler
00:20:16les nouvelles mesures
00:20:18de soutien aux automobilistes
00:20:20édition spéciale
00:20:21sur BFM TV
00:20:22dès 17h.
00:20:23Mais alors,
00:20:23quelles aides ?
00:20:24Quel secteur concerné ?
00:20:25On vous a posé la question
00:20:26qu'attendez-vous
00:20:27de ces annonces ?
00:20:29Moi, je considère
00:20:30que les aides
00:20:31ciblées,
00:20:32c'est le maximum
00:20:34que l'on peut faire
00:20:35en ce moment.
00:20:35Enfin, on sait tous
00:20:36que l'État
00:20:37est endetté,
00:20:38très en faillite
00:20:39et donc évidemment,
00:20:41cibler,
00:20:41c'est aider ceux
00:20:42qui en ont le plus besoin
00:20:43dans une situation
00:20:43qui est critique
00:20:44mais on espère
00:20:46éphémère
00:20:46ou pas trop durable.
00:20:48Après, je crois
00:20:49qu'on ne peut pas
00:20:50aller beaucoup plus loin.
00:20:51J'aime bien l'équité
00:20:52donc si ça peut être mis
00:20:55en tout cas généralisé
00:20:56à tout le monde,
00:20:57pourquoi pas ?
00:20:58C'est évidemment
00:20:59cette question
00:20:59qui domine le débat politique
00:21:01en ce moment.
00:21:02Fabien Roussel
00:21:03s'est mobilisé là-dessus
00:21:04ce matin, Sonia.
00:21:04Sa proposition,
00:21:05plafonner les carburants
00:21:07à 1,60€.
00:21:08Le litre opération
00:21:10coup de poing
00:21:10de Fabien Roussel
00:21:11ce matin,
00:21:12le candidat
00:21:12à l'élection présidentielle
00:21:13était dans une station
00:21:14totale
00:21:15pour protester
00:21:16contre cette flambée
00:21:17des prix.
00:21:18Il demande
00:21:18des efforts à l'État,
00:21:20oui,
00:21:20mais aussi à Total.
00:21:22Écoutez.
00:21:23C'est honteux,
00:21:24c'est même une forme
00:21:25de trahison
00:21:26pour un groupe français
00:21:27de faire mal à la France
00:21:30en acceptant
00:21:31de faire des marges
00:21:32à ce niveau-là
00:21:32et en pénalisant
00:21:34nos compatriotes.
00:21:35C'est pour ça
00:21:35qu'on pèse
00:21:36sur les choix de Total
00:21:37mais aussi
00:21:38sur les choix de la France
00:21:39parce que la France
00:21:39a sa part de responsabilité
00:21:41au regard du poids
00:21:42des taxes
00:21:43qui existent
00:21:43sur le prix de l'essence.
00:21:45Et donc nous voulons
00:21:46jouer sur ces deux leviers,
00:21:47demander à Total
00:21:48de baisser ses marges
00:21:50mais aussi demander
00:21:51à la France
00:21:52qu'elle baisse
00:21:52le poids
00:21:53de la TVA
00:21:54sur l'essence.
00:21:55Une journée décisive
00:21:57pour le député
00:21:57Philippe Brun
00:21:58qui espère toujours
00:21:58participer
00:21:59à la primaire
00:21:59de la gauche.
00:22:00Accusé de harcèlement,
00:22:01accusé de violence physique,
00:22:03également suspendu
00:22:04du Parti Socialiste
00:22:05et de la primaire
00:22:06de gauche.
00:22:06Un référé
00:22:07est étudié
00:22:08aujourd'hui
00:22:09pour sa réintégration.
00:22:10Le PS avait indiqué
00:22:12avoir recueilli
00:22:12le témoignage
00:22:13d'une ancienne collaboratrice
00:22:15portant sur des faits
00:22:16susceptibles
00:22:16de relever
00:22:17d'une caractérisation pénale.
00:22:19Philippe Brun
00:22:20lui continue
00:22:20de nier
00:22:21toutes les accusations
00:22:22à son encontre.
00:22:23Elle commencera vendredi
00:22:24la visite du pape
00:22:25Léon XIV en France.
00:22:26C'est bientôt,
00:22:26dans trois jours
00:22:27et la preuve
00:22:27avec cette image,
00:22:28elles étaient attendues,
00:22:29les papas mobiles,
00:22:30ça y est,
00:22:31sont arrivés en France,
00:22:32sont arrivés à Lourdes même.
00:22:33C'est l'une des étapes
00:22:35du voyage du pape
00:22:36chez nous.
00:22:36L'une d'entre elles
00:22:37va maintenant
00:22:37prendre la direction
00:22:39de Paris.
00:22:40Cette visite du pape,
00:22:41événement exceptionnel,
00:22:42bien sûr,
00:22:42à suivre en intégralité
00:22:44pendant quatre jours
00:22:45sur BFM TV
00:22:46dès vendredi.
00:22:47Paris, Lourdes,
00:22:48puis Metz
00:22:49au programme
00:22:50du souverain pontife
00:22:51qui va notamment
00:22:52célébrer une messe géante
00:22:54samedi,
00:22:55place de la Concorde.
00:22:56Et vous y serez, Sonia,
00:22:57avec de nombreuses équipes
00:22:58de BFM TV.
00:22:59Contrairement à ce que
00:23:00je vous disais tout à l'heure,
00:23:01l'une de ces deux papas mobiles
00:23:02est électrique,
00:23:02figurez-vous.
00:23:03Celle qu'on a aperçue
00:23:04à gauche est électrique
00:23:06alors que celle de droite,
00:23:07elle, ne l'est pas,
00:23:08semble-t-il,
00:23:09selon les dernières informations.
00:23:11Alors, les carburants,
00:23:13les aides à 17h,
00:23:14là aussi édition spéciale
00:23:15évidemment sur BFM TV.
00:23:17Que veulent les Français ?
00:23:19Vous savez qu'on est présent
00:23:20dans les stations de service
00:23:21pour leur poser la question
00:23:22et on entend des demandes
00:23:24qui sont équilibrées.
00:23:26On vient de le voir ici
00:23:27avec le journal de Sonia.
00:23:28Isor de la Gorce,
00:23:29c'est d'ailleurs la tonalité
00:23:30de ce que vous entendez.
00:23:31Les Français,
00:23:32sont souvent mesurés,
00:23:33équilibrés dans leurs réponses.
00:23:37Oui, la plupart des Français
00:23:39à qui on a pu poser la question
00:23:40nous répondent
00:23:41qu'ils aimeraient
00:23:42que ces aides soient prolongées
00:23:43ou que leur montant
00:23:43soit rehaussé.
00:23:44certains parlent aussi
00:23:45de baisse des taxes.
00:23:47On va les voir tout de suite.
00:23:48Laurent,
00:23:49vous venez de faire le plein.
00:23:50Qu'est-ce que vous attendez ?
00:23:51Vous, le gouvernement
00:23:52va parler à 17h,
00:23:54annoncer certainement des choses
00:23:55par rapport aux aides au carburant.
00:23:56Qu'est-ce que vous attendez,
00:23:57vous, de ces annonces ?
00:23:59J'attends que le gouvernement
00:24:01effectivement aide davantage
00:24:02les gens qui sont pénalisés
00:24:04par ces hausses de carburant.
00:24:09Pour l'instant,
00:24:10l'indemnité pour les grands rouleurs,
00:24:11elle est de 100 euros.
00:24:11Est-ce que selon vous,
00:24:12il faudrait l'augmenter ?
00:24:14Je ne sais pas s'il faudrait l'augmenter
00:24:15parce que j'ai cru comprendre
00:24:17que ce n'était pas super optimisé,
00:24:18que tout le monde ne demandait pas
00:24:19en fait cette aide.
00:24:20Je ne sais pas si,
00:24:21à mon avis,
00:24:22au niveau du gouvernement,
00:24:23et je pense qu'ils ont dû travailler
00:24:24sur le sujet,
00:24:25je pense qu'il faudrait peut-être
00:24:26travailler au niveau des compagnies
00:24:27pour qu'elles fixent des tarifs
00:24:29peut-être moins élevés.
00:24:30Donc peut-être aider les compagnies
00:24:32à faire baisser le prix du carburant.
00:24:35C'est-à-dire mettre en place
00:24:36un plafonnement ?
00:24:37C'est ça, exactement.
00:24:38Et pour vous,
00:24:39il faudrait que le tarif de l'essence
00:24:41soit affiché à combien
00:24:42pour que les gens
00:24:45n'aient plus autant de difficultés ?
00:24:49Je pense qu'il faudrait largement
00:24:50être en dessous de la barre,
00:24:51par exemple pour le 95,
00:24:54d'être en dessous de la barre
00:24:56des 2 euros.
00:24:57Il faudrait être autour
00:24:58des 1,60, 1,80.
00:25:00Je pense que ce serait peut-être
00:25:02moins douloureux
00:25:03pour l'ensemble des conducteurs.
00:25:06Vous-là, vous la voyez,
00:25:07cette hausse ?
00:25:09Comment ?
00:25:10Là, cette hausse,
00:25:11est-ce que vous la ressentez,
00:25:12par exemple, chaque semaine ?
00:25:16Oui, je la ressens.
00:25:17Mon plein, il a pris 5 euros en plus
00:25:19et je fais 2 pleins par mois.
00:25:20Donc c'est quand même,
00:25:21c'est impactant
00:25:23en termes de dépenses.
00:25:26Moi, je suis en deux roues
00:25:27et je n'ai pas des trajets
00:25:29trop longs non plus,
00:25:29mais je pense à ceux
00:25:30qui sont en grande banlieue
00:25:31ou en banlieue,
00:25:32qui tous les jours
00:25:33utilisent leur voiture.
00:25:34Je pense que c'est compliqué.
00:25:35Pour l'instant, cette aide est ciblée.
00:25:37Est-ce que, selon vous,
00:25:38il faudrait qu'elle soit élargée
00:25:38à plus de secteurs ?
00:25:42Il faudrait qu'elle soit ciblée
00:25:44et élargie
00:25:46pour aider ceux
00:25:47qu'on en a vraiment besoin.
00:25:49Merci beaucoup
00:25:50d'avoir pris le temps
00:25:50de répondre à nos questions.
00:25:52Je rebondis sur ce que vous avez dit.
00:25:53Effectivement,
00:25:54il y a seulement un Français sur deux
00:25:56qui demande cette aide.
00:25:57Certains nous ont dit aussi
00:25:58que c'était compliqué,
00:25:59ces démarches,
00:26:00pour avoir accès
00:26:01à ces aides de grands rouleurs.
00:26:03La raison, monsieur,
00:26:04de dire ça, Gaëtan.
00:26:05Vous le soulignez d'ailleurs
00:26:06depuis le début.
00:26:07Ça peut nourrir
00:26:09les réflexions du gouvernement,
00:26:10ça, cet après-midi.
00:26:10Comment simplifier les choses ?
00:26:12Oui, tout à fait,
00:26:12parce qu'on rappelle un chiffre.
00:26:143 millions d'automobilistes
00:26:15qui sont éligibles
00:26:15à cette aide de 100 euros.
00:26:18Et malheureusement,
00:26:19il n'y a que 1,5 millions
00:26:20d'automobilistes
00:26:21qui en ont fait la demande.
00:26:22Ça veut dire que,
00:26:23un sur deux,
00:26:25soit ils se sentent exclus
00:26:26du dispositif
00:26:27et ne savent pas
00:26:28qu'il est éligible,
00:26:28soit les démarches
00:26:30sont beaucoup trop compliquées.
00:26:31Et puis, il y a aussi
00:26:32les critères autour
00:26:33de cette aide carburant.
00:26:36On avait le témoignage
00:26:37d'une femme
00:26:38sur notre plateau hier
00:26:39qui nous expliquait
00:26:39que les revenus
00:26:41de référence
00:26:42étaient 2024
00:26:43et qu'en l'occurrence,
00:26:44à cette époque,
00:26:44elle était au chômage.
00:26:46Aujourd'hui,
00:26:47elle travaille,
00:26:48elle fait une distance
00:26:48qui est relativement importante
00:26:50et on lui dit
00:26:51qu'elle n'est pas éligible.
00:26:53Donc oui,
00:26:53je pense qu'il y a
00:26:54du travail à faire
00:26:55de ce côté-là.
00:26:56Il faut aussi
00:26:57rendre le dispositif
00:26:58beaucoup plus simple.
00:27:00On le voit
00:27:00avec le chèque énergie
00:27:01aujourd'hui.
00:27:02Le gouvernement s'est abuyé
00:27:03sur les fournisseurs
00:27:04d'énergie justement
00:27:05pour essayer de toucher
00:27:06le plus grand nombre.
00:27:08Aujourd'hui,
00:27:08les ménages français
00:27:09n'ont pas à en faire la demande.
00:27:11Ils reçoivent automatiquement
00:27:12cette aide
00:27:13pour le chauffage
00:27:14et effectivement,
00:27:15ça change tout.
00:27:16Avec également,
00:27:17sur le plan politique,
00:27:18Amandine Atalaya,
00:27:18cette annonce
00:27:20de l'entourage
00:27:20du Premier ministre
00:27:21qui dit
00:27:21qu'on va instaurer
00:27:22une règle d'or
00:27:22pour que les choses
00:27:23soient claires
00:27:24sur le fait
00:27:24que toute cette histoire
00:27:25n'est pas un jackpot
00:27:26pour l'État.
00:27:27Exactement,
00:27:27parce qu'on entend
00:27:28beaucoup,
00:27:29notamment le Rassemblement
00:27:30national,
00:27:31dire qu'il aurait
00:27:32un jackpot caché,
00:27:34que l'État
00:27:34s'enrichirait
00:27:35en ce moment.
00:27:36Factuellement,
00:27:37ce n'est pas vrai.
00:27:38Pourquoi ?
00:27:38Tout simplement
00:27:39parce qu'en fait,
00:27:39la consommation
00:27:40d'essence,
00:27:42de carburant,
00:27:42baisse en ce moment
00:27:43puisque les Français
00:27:44font attention
00:27:45et donc l'État
00:27:46engrange de fait
00:27:46moins de TVA.
00:27:48Il explique même
00:27:49qu'en fait,
00:27:49depuis le début
00:27:50de la crise,
00:27:51depuis le mois de mars,
00:27:52il aurait perdu
00:27:54407 millions d'euros
00:27:55de recettes
00:27:56de TVA.
00:27:57En tout cas,
00:27:58il s'engage
00:27:59si jamais
00:27:59il y avait
00:28:00à l'inverse
00:28:00à un moment donné
00:28:01un surplus
00:28:02de TVA
00:28:03l'an prochain
00:28:03à ce que ce surplus
00:28:05soit intégralement
00:28:06reversé aux Français
00:28:07sous forme d'aide.
00:28:08Ce sera mis
00:28:09même sous la forme
00:28:11tout ça
00:28:11d'une règle d'or
00:28:12et c'est dans l'esprit
00:28:14d'essayer
00:28:14de rassurer
00:28:16les Français
00:28:16sur le fait
00:28:17que l'État
00:28:18ne se fait pas
00:28:19de l'argent
00:28:20sur leur dos
00:28:20aux dépens
00:28:21des Français
00:28:22en ce moment.
00:28:24Pour revenir
00:28:25sur ce que vous dites,
00:28:25notamment ce tweet
00:28:26de Jean-Luc Mélenchon
00:28:27il y a quelques instants
00:28:28qui accuse
00:28:29l'État
00:28:30de s'en mettre
00:28:30plein les poches
00:28:31sur le dos
00:28:32des automobilistes
00:28:33et c'est donc
00:28:33à ça
00:28:34que répond
00:28:38l'annonce
00:28:40de Sébastien Lecornu
00:28:41de son entourage.
00:28:42En tout cas,
00:28:42pour l'instant,
00:28:42on voit ici
00:28:43Jean-Luc Mélenchon
00:28:43qui dit
00:28:44que le gouvernement
00:28:44se comporte
00:28:45comme un profiteur
00:28:46de crise.
00:28:46Le débat politique,
00:28:47on l'ouvre maintenant
00:28:48avec Patrick Vignal
00:28:49qui était avec nous
00:28:50ainsi qu'Ian Brossat.
00:28:51Patrick Vignal,
00:28:52les aides ciblées
00:28:52comme ça,
00:28:53c'est la bonne façon
00:28:54de faire,
00:28:54c'est la bonne solution
00:28:55malgré toute la frustration
00:28:57que ça peut générer
00:28:57et malgré les demandes
00:28:58de l'ensemble
00:28:59des autres partis
00:28:59de l'opposition.
00:29:00Vous savez,
00:29:00je suis étonné
00:29:01de la gauche.
00:29:02La gauche,
00:29:03c'est la justice sociale,
00:29:04c'est la répartition
00:29:05des recherches
00:29:05même s'il y a du travail
00:29:06à faire auprès
00:29:07des rafineurs
00:29:08y compris des distributeurs.
00:29:09Mais comment ?
00:29:10Julien Arnaud,
00:29:11vous imaginez,
00:29:12vous êtes en capacité
00:29:15de pouvoir payer
00:29:153 euros,
00:29:16vous avez
00:29:16d'excellents revenus,
00:29:18pourquoi vous ne le payiez pas
00:29:19pour rassumer
00:29:20de faire en sorte
00:29:21que l'aide soignante,
00:29:23l'infirmier,
00:29:23l'ambulancier,
00:29:24l'agriculteur qui souffre
00:29:26ou le pêcheur,
00:29:27c'est pour ça que je ne comprends pas
00:29:28ces oppositions
00:29:29qui nous expliquent
00:29:30qu'ils ont baissé
00:29:31de 20 à 16 ans.
00:29:32C'est injuste.
00:29:33Par contre,
00:29:34il est vrai,
00:29:34vous savez que j'assume
00:29:35toujours ce que je dis,
00:29:36l'État a toujours fait
00:29:37des procédures
00:29:38qui font en sorte
00:29:39que pour demander l'aide,
00:29:41il faudra faire
00:29:41l'ENA,
00:29:42HEC,
00:29:43Sciences Po
00:29:43et Polytechnique.
00:29:45Je fais confiance
00:29:46à mon Premier ministre
00:29:46qui est un excellent
00:29:47Premier ministre
00:29:48qui est habile
00:29:49pour faire en sorte
00:29:50que ce soit facile.
00:29:52Gabriel Talcoup...
00:29:52Visiblement,
00:29:53pour l'instant,
00:29:53ça ne l'est pas.
00:29:54Mais Julien Arnaud,
00:29:55ça a toujours été comme ça.
00:29:56Le vrai débat,
00:29:56c'est faire en sorte
00:29:57que les gens
00:29:58qui en ont le besoin
00:29:59puissent très facilement
00:30:01avoir ces aides.
00:30:02Yann Brossat,
00:30:03quelle est la réponse
00:30:03que vous faites ?
00:30:04On a entendu Fabien Roussel
00:30:05qui était en déplacement
00:30:06ce matin dire
00:30:06qu'il faut plafonner
00:30:07les prix à 1,60.
00:30:08Mais il n'a pas tort
00:30:09Patrick Vignel,
00:30:09ça, ça profite
00:30:10à tout le monde.
00:30:11Vous savez,
00:30:11la grande performance
00:30:12d'Emmanuel Macron,
00:30:13c'est d'avoir réussi
00:30:14à transformer
00:30:14les classes moyennes
00:30:15en mendiants
00:30:16qui passent leur temps
00:30:17à condamner
00:30:18d'une certaine manière
00:30:19à quémander des aides.
00:30:20Un jour,
00:30:20c'est la prime d'activité,
00:30:21un jour,
00:30:22c'est le chèque énergie,
00:30:23un jour,
00:30:23c'est le chèque carburant.
00:30:24Ras-le-bol.
00:30:25Et donc,
00:30:25à un moment donné,
00:30:26oui,
00:30:26la solution,
00:30:27celle que nous proposons
00:30:28avec Fabien Roussel,
00:30:29d'autres d'ailleurs
00:30:30font la même,
00:30:30c'est de baisser les taxes.
00:30:32Et je constate
00:30:32qu'un certain nombre
00:30:33de pays de gauche
00:30:34comme l'Espagne,
00:30:35par exemple,
00:30:36ont fait le choix
00:30:36de baisser les taxes
00:30:38sur les carburants.
00:30:38Vous demandez
00:30:39le plafonnement aussi,
00:30:39vous.
00:30:40Nous demandons
00:30:40le plafonnement du prix,
00:30:41nous demandons
00:30:42que ça passe d'abord
00:30:43par la baisse des taxes,
00:30:45la suppression
00:30:45des certificats
00:30:46d'économie d'énergie,
00:30:47c'est 15 centimes d'euros
00:30:48en moins.
00:30:49La baisse de la TVA
00:30:50de 20 à 5,5,
00:30:52c'est-à-dire
00:30:52comme un produit
00:30:53de première nécessité
00:30:54et le carburant
00:30:55est de fait
00:30:55pour des gens
00:30:56qui travaillent
00:30:56un produit
00:30:57de première nécessité,
00:30:58ça permettra
00:30:59effectivement
00:30:59les deux additionnés
00:31:00de faire baisser
00:31:01le prix du carburant
00:31:02de 45 centimes.
00:31:04Moi, j'en ai ras-le-bol
00:31:05qu'en permanence
00:31:06les Français
00:31:06soient condamnés
00:31:07à demander des aides
00:31:08et par ailleurs,
00:31:09puisque Patrick Vignel
00:31:10et j'y suis sensible
00:31:11m'a fait une petite leçon
00:31:12de justice sociale
00:31:13et de justice fiscale,
00:31:15rien n'empêche
00:31:15le gouvernement
00:31:16de mettre en place
00:31:17une fiscalité plus juste,
00:31:18simplement je constate
00:31:19que depuis 10 ans
00:31:20vous avez fait
00:31:20exactement l'inverse
00:31:21en supprimant
00:31:22par exemple
00:31:23l'impôt de solidarité
00:31:24sur la fortune,
00:31:25simplement le prix
00:31:26des carburants
00:31:27remplacé par l'IFI.
00:31:28Oui,
00:31:29remplacé par l'IFI.
00:31:293 milliards d'euros en moins
00:31:30dans les caisses de l'État
00:31:31chaque année.
00:31:32Chaque année.
00:31:33Et donc, oui,
00:31:33il y a eu une politique
00:31:35injuste sur le plan fiscal.
00:31:36Pour ce qui concerne
00:31:36les carburants,
00:31:37oui, ça doit passer
00:31:38par une baisse des taxes.
00:31:39Je l'assume parfaitement.
00:31:40Monsieur le sénateur,
00:31:41jusqu'à quel âge
00:31:41on travaille en Espagne,
00:31:43s'il vous plaît ?
00:31:43Plus tard.
00:31:44Et alors ?
00:31:45Et quel est le rapport ?
00:31:46S'il vous plaît.
00:31:47Et quel est le rapport
00:31:48avec le prix des carburants ?
00:31:48Monsieur le sénateur,
00:31:48je ne vous ai pas interrompé.
00:31:49Mais quel est le rapport ?
00:31:50Et j'apprécie beaucoup
00:31:51d'ailleurs votre engagement politique.
00:31:53Moi, j'appréciais beaucoup
00:31:54Fabien Roussel.
00:31:55Je vais vous dire le vrai débat.
00:31:57Et je vais vous faire une confidence.
00:31:58Quand j'ai changé
00:31:59qu'Emmanuel Macron,
00:32:00j'ai dit le meilleur ministre
00:32:01du travail,
00:32:01ça serait Fabien Roussel.
00:32:02parce qu'on écoute Mathilde Panot
00:32:03qui s'exprime sur le sujet.
00:32:04Refuser cette solution
00:32:05pendant que Total se gave.
00:32:07Je rappelle Total,
00:32:07en six mois seulement,
00:32:0811,2 milliards de bénéfices
00:32:10sur le dos du peuple de France.
00:32:12Cette situation doit cesser.
00:32:14Enfin, je dirais juste
00:32:15que le gouvernement parlementaire
00:32:17sera de toutes les mobilisations.
00:32:18Évidemment, ce samedi 26 septembre
00:32:20pour le climat,
00:32:22le 29 septembre aux côtés
00:32:23des fonctionnaires
00:32:24et dès ce week-end
00:32:26au comté des pompiers.
00:32:28Je le dis,
00:32:29aujourd'hui,
00:32:30il y a une délégation insoumise
00:32:31qui est au Congrès
00:32:32HLM.
00:32:33Le 3 octobre,
00:32:34nous serons aux côtés
00:32:34de la Marche des Fiertés à Paris,
00:32:36aux côtés des soulèvements
00:32:37de la terre
00:32:38qui luttent contre les pesticides.
00:32:39Le 10 octobre,
00:32:40dans la rue,
00:32:41pour la liberté
00:32:42et la dignité
00:32:43du peuple palestinien.
00:32:44Et le 17 octobre,
00:32:45s'il y a les Gilets jaunes
00:32:46qui reviennent,
00:32:47nous serons évidemment
00:32:48à leur côté.
00:32:49Et je vais laisser
00:32:50Sarah Legrain
00:32:52continuer.
00:32:56Merci Mathilde.
00:32:57Alors, peut-être un petit point
00:32:59sur l'examen en cours.
00:33:01Voilà donc,
00:33:01pour cette intervention
00:33:03de Mathilde Panot
00:33:04qui dirige
00:33:05le groupe
00:33:06France Insoumise
00:33:07à l'Assemblée nationale.
00:33:10Et évidemment,
00:33:10Mathilde Panot
00:33:11qui réaffirme,
00:33:12Amandine Attalaya,
00:33:13les demandes de LFI
00:33:14qui seront réaffirmées aussi,
00:33:15on l'imagine,
00:33:15après les annonces
00:33:16de cet après-midi.
00:33:17Oui,
00:33:17la grande demande
00:33:18de la France Insoumise,
00:33:19c'est que le prix des carburants
00:33:20soit plafonné aujourd'hui.
00:33:23Et il n'y aura pas de surprise
00:33:24sur ce plan-là.
00:33:25On ne va pas avoir
00:33:25cet après-midi
00:33:26un gouvernement
00:33:27qui tout d'un coup
00:33:27change de pied
00:33:28et accède à ce type
00:33:30de demandes
00:33:30parce que ça coûte
00:33:31beaucoup trop cher.
00:33:32De l'autre côté
00:33:33de l'échiquier politique,
00:33:34la demande du Rassemblement
00:33:35national,
00:33:36cette fois,
00:33:36c'est une baisse
00:33:37de la TVA,
00:33:39mesure qui est chiffrée
00:33:40à entre 10 et 14 milliards
00:33:43d'euros par an.
00:33:44Donc,
00:33:45là non plus,
00:33:45vous voyez bien
00:33:46que c'est complètement
00:33:46hors de proportion
00:33:47au regard des économies
00:33:49que le gouvernement
00:33:50doit faire en ce moment.
00:33:51Donc,
00:33:51il n'y aura pas non plus,
00:33:53il n'y a pas de suspense,
00:33:54de baisse de la TVA
00:33:56annoncée cet après-midi
00:33:57par le gouvernement.
00:33:58On a bien compris
00:33:59qu'il allait rester
00:34:00sur ces rails
00:34:01des aides ciblées
00:34:02dont le montant
00:34:03pourrait être augmenté
00:34:04et les personnes concernées
00:34:06pourraient être
00:34:07plus nombreuses aussi.
00:34:08Le gouvernement
00:34:08qui,
00:34:09depuis le début
00:34:09de cette crise,
00:34:10surveille ce qui se passe
00:34:11sur le plan international
00:34:12évidemment pour essayer
00:34:12d'anticiper.
00:34:13Au début,
00:34:13il a un peu gagné du temps
00:34:14en se disant
00:34:15que ça allait s'arranger
00:34:17dans les semaines
00:34:18et les mois qui viennent.
00:34:18Patrick Sos,
00:34:20vous nous avez rejoint
00:34:20parce que ce qu'on peut dire
00:34:22malgré ce qui s'est passé
00:34:23la nuit dernière
00:34:24à l'Assemblée des Nations Unies
00:34:25c'est que ça va durer.
00:34:25Oui,
00:34:26ça va durer
00:34:27et il y a un paradoxe
00:34:29qui finalement
00:34:29n'en est pas un.
00:34:30On peut comprendre
00:34:30les volontés
00:34:32et les priorités
00:34:33de chacun.
00:34:34C'est qu'il y a
00:34:34à la fois
00:34:35une solidarité mondiale
00:34:36parce que le monde entier
00:34:38est dans cette galère
00:34:39à la fois d'Ormuz,
00:34:41de la mer rouge
00:34:41et de la guerre
00:34:42entre la Russie
00:34:43et l'Ukraine
00:34:44et en même temps
00:34:44chacun doit penser
00:34:46à sa souveraineté
00:34:47et chacun doit penser
00:34:47à soi.
00:34:50Un discours par exemple
00:34:51c'est celui d'Emmanuel Macron
00:34:52qui à la fois
00:34:53essaie de pousser
00:34:54pour Ormuz
00:34:55qu'il y ait
00:34:56une espèce de coalition
00:34:57mais au sein
00:34:58des Nations Unies
00:34:59pour assurer
00:35:00une liberté
00:35:01de navigation.
00:35:03C'est vraiment
00:35:03la médecine d'urgence
00:35:05c'est-à-dire que
00:35:05le dossier nucléaire
00:35:07et le reste
00:35:07on le met de côté
00:35:09en tout cas
00:35:09dans un tuyau parallèle
00:35:10mais on essaye surtout
00:35:11de déboucher
00:35:12ce détroit d'Ormuz.
00:35:15Ça,
00:35:15c'est la solidarité
00:35:17internationale.
00:35:17La priorité nationale
00:35:19c'est d'échanger
00:35:20avec les Saoudiens
00:35:21en disant notamment
00:35:22aux princes héritiers
00:35:22on peut nous
00:35:23Français
00:35:24protéger vos infrastructures
00:35:26énergétiques.
00:35:27En revanche,
00:35:27les pétroliers saoudiens
00:35:29il nous les faut
00:35:30et plutôt chez nous
00:35:31que chez les voisins
00:35:33alors ça peut être
00:35:33espagnol ou allemand
00:35:34tout ce que vous voulez.
00:35:35donc en fait chacun
00:35:36va jouer avec ça
00:35:37et évidemment
00:35:38si vous avez un peu
00:35:39plus de poids
00:35:40si vous pouvez parler
00:35:41directement avec
00:35:42un Donald Trump
00:35:43c'est un peu plus facile
00:35:44que si vous n'avez pas
00:35:45accès au xième étage
00:35:47de la Trump Tower.
00:35:48C'est vrai que
00:35:49c'est la raison pour laquelle
00:35:50nous sommes à la fois
00:35:51dans les stations-service
00:35:52mais à l'Assemblée
00:35:53générale des Nations Unies
00:35:54pour montrer que
00:35:55tout se tient
00:35:56même si ça se passe
00:35:57à des milliers de kilomètres
00:35:58les uns des autres
00:36:00ces événements
00:36:01avaient retourné en station
00:36:01dans quelques instants
00:36:03mais également à l'Assemblée générale
00:36:05donc des Nations Unies
00:36:06devant nos directs
00:36:07à suivre à tout de suite.
00:36:09Et le débat politique
00:36:10se poursuit sur la question
00:36:11des carburants
00:36:12Mathilde Panot
00:36:13en direct
00:36:13sur cette question
00:36:15à l'issue de la conférence
00:36:16des présidents
00:36:16à l'Assemblée nationale
00:36:17on l'écoute.
00:36:18Je propose de bloquer
00:36:19les prix du carburant
00:36:20qu'est-ce que vous répondez
00:36:21à ceux
00:36:22qui vous disent
00:36:23que ça engendrait
00:36:24une pénurie ?
00:36:25Merci beaucoup.
00:36:29Rachel Gara
00:36:30à l'Humanité
00:36:31vous avez dit
00:36:31qu'il fallait censurer
00:36:32au plus vite
00:36:33ce gouvernement
00:36:33est-ce que ça veut dire
00:36:34que vous pourriez déposer
00:36:35une motion de censure
00:36:36spontanée
00:36:37dès le début
00:36:37de la session
00:36:38le 1er octobre
00:36:39ou dans les jours suivants ?
00:36:41Merci.
00:36:47Bonjour Juliette Dros
00:36:48contexte
00:36:49est-ce que vous pouvez
00:36:50nous repréciser
00:36:51les textes
00:36:51que vous allez défendre
00:36:53lors de votre niche
00:36:54et est-ce que vous avez
00:36:55défini un ordre
00:36:56et concernant
00:36:57la niche parlementaire
00:36:58du Rassemblement national
00:36:59il y a un texte
00:37:00qui vise à abroger
00:37:01les ZFE
00:37:01je voulais savoir
00:37:02quelle sera la position
00:37:03de votre groupe
00:37:04sur ce texte ?
00:37:06C'est bon ?
00:37:12Alors sur la première question
00:37:14et les propositions
00:37:15que fait ce gouvernement
00:37:16c'est un gouvernement
00:37:17qui est décidément
00:37:18un gouvernement
00:37:19d'incapables
00:37:19je rappelle que
00:37:20c'est le gouvernement
00:37:20qui avait décidé
00:37:21de donner la légion
00:37:23d'honneur
00:37:23à Patrick Pouyanné
00:37:24qui est à la tête
00:37:27de Total
00:37:27et qui décidément
00:37:29préfère privilégier
00:37:31Total
00:37:31et l'argent
00:37:32qui est donné
00:37:32aux actionnaires
00:37:33aux gens
00:37:34qui sont en train
00:37:35de souffrir
00:37:35dans des proportions
00:37:36inimaginables
00:37:38je rappelle que
00:37:38beaucoup de gens
00:37:39y compris dans
00:37:40les territoires ruraux
00:37:40sont entièrement
00:37:41dépendants de la voiture
00:37:42se trouvent parfois
00:37:43à 50-60 km
00:37:45d'une petite gare
00:37:46de la possibilité
00:37:47d'avoir un bus
00:37:48donc c'est insupportable
00:37:49d'avoir un gouvernement
00:37:50qui propose absolument rien
00:37:51une règle d'or
00:37:53pour répartir la TVA
00:37:54mais alors je ne sais pas
00:37:55ce qu'ils peuvent inventer
00:37:55d'autres
00:37:56il y a quelque chose
00:37:57de simple
00:37:57qui existe déjà
00:37:58dans ce pays
00:37:58je rappelle qu'à la Réunion
00:38:00il y a des prix
00:38:01administrés sur le carburant
00:38:02que le carburant
00:38:03est à 1,68€
00:38:04à la Réunion
00:38:05et que donc
00:38:06ce que nous demandons
00:38:07non seulement
00:38:08a déjà existé dans l'histoire
00:38:09existe en ce moment même
00:38:10en France
00:38:11et la seule manière
00:38:12de faire payer
00:38:13ceux qui se gavent
00:38:15et ceux qui sont
00:38:15des profiteurs de guerre
00:38:16c'est-à-dire Total
00:38:17plutôt que d'aller chercher
00:38:18dans les poches
00:38:19des gens
00:38:19qui n'en peuvent déjà plus
00:38:20donc ce nouveau tour
00:38:24de magie
00:38:25qu'est en train de faire
00:38:25le gouvernement
00:38:26est insupportable
00:38:27insupportable d'autant plus
00:38:28quand on voit
00:38:29les pistes budgétaires
00:38:30qu'ils sont en train de faire
00:38:31qui proposent encore une fois
00:38:32de baisser la contribution
00:38:34exceptionnelle
00:38:35sur les profits
00:38:36des multinationales
00:38:37qui proposent encore une fois
00:38:38d'épargner les plus riches
00:38:40les plus grandes entreprises
00:38:41quant à la pénurie
00:38:42il ne vous a pas échappé
00:38:43qu'en ne faisant rien
00:38:44il y a effectivement
00:38:45une situation
00:38:46où dans de nombreuses stations
00:38:47il y a des pénuries
00:38:48ça c'est la première chose
00:38:49et la deuxième chose
00:38:51c'est que vous ne me ferez pas croire
00:38:52que la France
00:38:53avec un marché
00:38:54de 40 millions
00:38:55d'automobilistes
00:38:56serait un marché
00:38:57que déserteraient
00:38:58les uns et les autres
00:38:59donc tout cela
00:39:01c'est n'importe quoi
00:39:02c'est juste un gouvernement
00:39:04qui refuse
00:39:04de prendre une solution
00:39:06qui est pourtant
00:39:07la seule solution
00:39:08qui permet
00:39:08de faire enfin
00:39:09respirer les gens
00:39:10il faut donc
00:39:11un blocage des prix
00:39:12et un blocage des marges
00:39:14sur la question
00:39:15de la motion de censure spontanée
00:39:16effectivement
00:39:17tout est possible
00:39:18mais vous nous laisserez
00:39:20annoncer
00:39:20en temps voulu
00:39:21ce que nous voulons faire
00:39:22voilà donc pour cette réponse
00:39:23de Mathilde Panot
00:39:24cette charge à la fois
00:39:25contre le gouvernement
00:39:26et contre Total
00:39:28dans le contexte actuel
00:39:30de flambée des prix du carburant
00:39:31et alors que des annonces
00:39:32vont être faites
00:39:33cet après-midi
00:39:34alors juste une précision
00:39:36parce qu'elle a parlé
00:39:36d'une règle d'or
00:39:37mais sans exactement dire
00:39:38de quoi il s'agissait
00:39:39Amandine Nathalia
00:39:39éclairez-nous
00:39:40parce que c'est vrai
00:39:40que c'est sans doute
00:39:41l'une des annonces
00:39:42qui sera faite
00:39:43cet après-midi
00:39:43oui le gouvernement
00:39:45s'engage à redistribuer
00:39:47les éventuels profits
00:39:48qu'il pourrait faire
00:39:50fiscalement
00:39:50dans cette crise
00:39:51des carburants
00:39:52et il veut
00:39:53l'inscrire fixement
00:39:55avec une règle d'or
00:39:56et le gouvernement
00:39:58essaie aussi
00:39:58de faire passer
00:39:59le message
00:40:00aux français
00:40:01que pour le moment
00:40:02il ne s'est pas enrichi
00:40:03c'est-à-dire
00:40:04qu'il y a eu
00:40:05depuis le mois de mars dernier
00:40:06moins 407 millions d'euros
00:40:08de recettes fiscales
00:40:09liées aux carburants
00:40:12façon de répondre
00:40:13précisément
00:40:14à ce que dit
00:40:14la France Insoumise
00:40:15et à ce que dit
00:40:16Marine Le Pen
00:40:17à savoir que
00:40:18l'état se gaverait
00:40:19sur le dos
00:40:20des français
00:40:21ce n'est pas le cas
00:40:22pour le moment
00:40:23et en effet
00:40:24ça fera partie
00:40:25de ce que confirmera
00:40:25cet après-midi
00:40:26le gouvernement
00:40:26il y a aussi une demande
00:40:27qu'on a entendue
00:40:28Gaëtan
00:40:28c'est la demande
00:40:29d'administrer les prix
00:40:30de les plafonner
00:40:31et ce qu'on répond
00:40:32en général
00:40:33chez les professionnels
00:40:34du secteur
00:40:34c'est de dire
00:40:34si on plafonne
00:40:35on va créer
00:40:36la pénurie
00:40:37pourquoi
00:40:39pourquoi
00:40:39tout simplement
00:40:40parce que si le gouvernement
00:40:41décide de plafonner
00:40:43le prix des carburants
00:40:44il faut que
00:40:45dans le même temps
00:40:46ce gouvernement
00:40:47eh bien
00:40:48compense la différence
00:40:49entre le prix
00:40:51des carburants
00:40:51acheté par les professionnels
00:40:53et le prix des carburants
00:40:54qui sera vendu
00:40:56aux automobilistes
00:40:57si le gouvernement
00:40:58ne prend pas
00:40:59à sa charge
00:40:59le gouvernement
00:41:00donc le contribuable
00:41:01exactement
00:41:02donc imaginons
00:41:03que le gouvernement
00:41:04décide de ne pas le faire
00:41:05donc ce serait
00:41:05à la charge
00:41:06du distributeur
00:41:07et vous imaginez bien
00:41:09que les distributeurs
00:41:10et notamment
00:41:10tout le petit maillage
00:41:12territorial
00:41:13ne pourra pas suivre
00:41:14ne pourra pas acheter
00:41:15un carburant
00:41:17à 2,20€
00:41:18et le vendre
00:41:19à 1,60€
00:41:20ce sont tout simplement
00:41:21des pertes
00:41:22donc oui
00:41:22possible pénurie
00:41:24et surtout
00:41:25faillite
00:41:26d'un certain nombre
00:41:27de ces distributeurs
00:41:28Francis Pousse
00:41:29est avec nous
00:41:30pour réagir là-dessus
00:41:31on a besoin
00:41:32de votre éclairage
00:41:32avant d'entendre
00:41:33les réactions politiques
00:41:36ces propositions
00:41:37qui sont sur la table
00:41:38on verra
00:41:39ce que choisit
00:41:39le gouvernement
00:41:40mais d'abord
00:41:40sur cet argument
00:41:41du blocage des prix
00:41:43qu'en pensez-vous ?
00:41:46On observe quand même
00:41:47en ce moment
00:41:47tout un tas
00:41:48de folles propositions
00:41:50dont on ne dit
00:41:50d'ailleurs pas
00:41:51comment elles sont financées
00:41:52et Gaëtan a raison
00:41:53sur cet encadrement
00:41:55de prix par l'État
00:41:56c'est pas possible
00:42:00si effectivement
00:42:01vous ne pouvez pas
00:42:02contraindre
00:42:03nos fournisseurs
00:42:04de manière générale
00:42:05puisque je rappelle
00:42:06qu'on produit
00:42:0750%
00:42:08de l'essence
00:42:09et du gasoil
00:42:10que l'on consomme
00:42:10en France
00:42:11et on importe
00:42:1250%
00:42:13comment aller
00:42:14sur un marché
00:42:15international
00:42:15qui est déjà tendu
00:42:16en particulier
00:42:17sur le diesel
00:42:18dire
00:42:19maintenant
00:42:19vous allez me le vendre
00:42:201,70€
00:42:21ça ne se passera pas
00:42:23donc vous aurez
00:42:24instantanément
00:42:24la fermeture
00:42:25de stations-service
00:42:26est-ce qu'ils ne pourront
00:42:27pas suivre
00:42:28la tendance
00:42:29et l'autre solution
00:42:30c'est de dire
00:42:31c'est le gouvernement
00:42:31qui va compenser
00:42:33si je prends l'exemple
00:42:34des remises à la pompe
00:42:35de 2022
00:42:37on a eu
00:42:38un coût
00:42:39pour le budget
00:42:40de 7,5 milliards
00:42:41quand on a fait
00:42:42des remises
00:42:42de 15 à 30 centimes
00:42:44donc malheureusement
00:42:45il n'y a pas d'équation
00:42:46alors sauf éventuellement
00:42:47à faire une action
00:42:49européenne
00:42:49mais le carburant
00:42:50qu'on reçoit
00:42:51il ne sort pas
00:42:52que d'Europe non plus
00:42:54vous attendez
00:42:54quelles annonces vous
00:42:55on parle d'un doublement
00:42:56de l'aide
00:42:57pour les grands rouleurs
00:42:58est-ce que ça vous semble
00:42:59correspondre à ce qui
00:43:00est nécessaire
00:43:02alors oui
00:43:03si on se met du côté
00:43:04des consommateurs
00:43:05il faut que
00:43:07il y ait potentiellement
00:43:08un doublement
00:43:09pour ceux qui ont déjà
00:43:10pris les 100€
00:43:11il faudrait encore 100€
00:43:13mais il faut surtout
00:43:14que le plafond
00:43:16soit plus élevé
00:43:17puisque de tête
00:43:18c'est 13 ou 14 000€
00:43:20de revenus
00:43:21or avec les prix
00:43:24dans ce moment
00:43:24il faut pouvoir
00:43:26permettre à des familles
00:43:27un peu plus aisées
00:43:27d'accéder à cette prime
00:43:29et puis ça c'est
00:43:30côté consommateur
00:43:31et côté professionnel
00:43:33il y a beaucoup de trous
00:43:34dans la raquette
00:43:34et chez Immobiliance
00:43:36nous avons
00:43:37en représentant 25 métiers
00:43:38des services de l'automobile
00:43:39on a deux métiers
00:43:40qui sont particulièrement
00:43:42à la peine
00:43:43c'est les remorqueurs
00:43:44et les auto-écoles
00:43:44qu'il faut absolument
00:43:46permettre de faire rentrer
00:43:47dans les dispositifs
00:43:48d'aide ciblés
00:43:48parce que là
00:43:49ça devient grave
00:43:50les coûts de production
00:43:52augmentent
00:43:52et si je prends l'exemple
00:43:53des auto-écoles
00:43:54ils ne peuvent pas
00:43:55répercuter instantanément
00:43:56quand ils ont signé
00:43:57un contrat à l'avance
00:43:58ça ne peut pas se répercuter
00:43:59donc il faut vraiment
00:44:00aider les professionnels
00:44:02en général
00:44:03je sais bien
00:44:03qu'il n'y a plus de sous
00:44:04mais là on arrive
00:44:04à un moment
00:44:05où les tensions
00:44:07sont tellement importantes
00:44:09sur les prix
00:44:09qu'il faut faire un geste
00:44:12si effectivement
00:44:12et je le comprends
00:44:13on ne peut pas faire
00:44:14une baisse généralisée
00:44:15à la pompe
00:44:16et ce que vous dites
00:44:16c'est il faut aujourd'hui
00:44:18faire un choix arbitré
00:44:19et privilégier les professionnels
00:44:20par rapport aux particuliers
00:44:22non je dis qu'il faut penser
00:44:24aux deux
00:44:25aux particuliers
00:44:26et aux professionnels
00:44:27mais puisque je comprends bien
00:44:29que quand on a un SMIG
00:44:30voire un SMIG et demi
00:44:31c'est très compliqué
00:44:32surtout si on doit faire
00:44:3350 km par jour
00:44:35mais dans les dispositifs
00:44:38actuels
00:44:39vous avez remarqué
00:44:39que les transporteurs
00:44:40en ont été sortis
00:44:43il y a beaucoup de trous
00:44:44dans la raquette
00:44:44et il faut penser
00:44:45à tous ceux
00:44:45qui vivent aussi
00:44:47grâce à la voiture
00:44:48ou au camion
00:44:48pour le remorquage
00:44:50après je vais faire
00:44:51juste un rapide focus
00:44:53sur les stations
00:44:55en particulier
00:44:56en zone rurale
00:44:56qui commencent
00:44:57à être exsangues
00:44:58parce que là
00:44:58ça fait 6 mois quand même
00:44:596 mois qu'elles sont
00:45:00en baisse de moins 20
00:45:02à moins 40%
00:45:03et on en a appelé
00:45:04dimanche au gouvernement
00:45:06pour se rencontrer
00:45:07plus que très rapidement
00:45:08afin d'évoquer des solutions
00:45:10qui éviteraient des faillites
00:45:12on a déjà
00:45:12dans notre réseau
00:45:13des gens qui ont fermé
00:45:14des gens qui ne livrent plus
00:45:15parce qu'ils ne peuvent pas
00:45:18payer leurs fournisseurs
00:45:20et là ça peut
00:45:21effectivement poser des problèmes
00:45:22on estime à 150
00:45:23à 200 stations
00:45:24sur les 1600
00:45:26que représentent
00:45:27les propriétaires exploitants
00:45:28hors Total Energy
00:45:29qui sont dans cette situation
00:45:31et là ça devient grave
00:45:32On verra si cet appel
00:45:34est entendu ou pas
00:45:35cet après-midi
00:45:35on verra si
00:45:37Sébastien Lecornu
00:45:37le Premier ministre
00:45:38vous répond
00:45:38voilà pour la voix
00:45:39des professionnels
00:45:40et pour la voix
00:45:40des consommateurs
00:45:41on va l'entendre avec vous
00:45:42Isor Delagorse
00:45:43vous êtes dans une station service
00:45:45et vous discutez depuis ce matin
00:45:46avec des automobilistes
00:45:48qui vous donnent
00:45:49leurs idées
00:45:49leurs solutions
00:45:53Oui alors depuis ce matin
00:45:54on a pu échanger
00:45:55avec de nombreux automobilistes
00:45:56et ce qui revient le plus
00:45:57c'est l'idée
00:45:58de prolonger ces aides
00:45:59d'augmenter leur montant
00:46:01mais aussi peut-être
00:46:02de les élargir
00:46:03on est avec
00:46:04Xavier et Sylvie
00:46:05vous êtes retraités
00:46:05vous utilisez quasi quotidiennement
00:46:08votre scooter
00:46:09le gouvernement
00:46:10va faire des annonces
00:46:11à 17h
00:46:11qu'est-ce que vous en attendez ?
00:46:13Bah écoutez
00:46:14nous on attend quand même
00:46:16qu'il y ait
00:46:17au moins un signe
00:46:21d'encouragement
00:46:22pour une baisse
00:46:24parce que c'est
00:46:25sur un budget
00:46:28d'un couple
00:46:30retraité
00:46:31je précise
00:46:32le prix de l'essence
00:46:33est trop important
00:46:36Est-ce que selon vous
00:46:37il faudrait que ce soit élargi
00:46:38pour l'instant
00:46:39c'est pour les grands rouleurs
00:46:40pour certains secteurs
00:46:41est-ce que ça devrait être élargi
00:46:43pour que par exemple
00:46:44vous puissiez bénéficier
00:46:45d'une aide ?
00:46:46Bah un petit peu quoi
00:46:47parce qu'on a quand même
00:46:47besoin de bouger
00:46:48donc ça serait bien
00:46:50qu'on puisse
00:46:51pouvoir
00:46:53faire des sorties
00:46:54mais pour l'instant
00:46:55c'est statu quo
00:46:57Il faudrait que ce soit
00:46:58sous quelle forme
00:46:59ces aides alors ?
00:47:01Alors là
00:47:03Vous me parliez tout à l'heure
00:47:04vous n'étiez pas d'accord
00:47:05en tout cas
00:47:05avec la baisse des taxes
00:47:07que proposent
00:47:07certains automobilistes
00:47:08enfin que veulent
00:47:09ou que demandent
00:47:10Bah c'est d'ailleurs
00:47:11que si c'est pour baisser
00:47:12de 5 ou 10 centimes
00:47:15et que ça coûte
00:47:16des milliards
00:47:18je ne vois pas trop
00:47:19l'intérêt
00:47:21Une baisse de 20 centimes
00:47:22ça coûterait à peu près
00:47:2310 milliards
00:47:24c'est ce qu'a dit
00:47:24le ministre de l'économie
00:47:26Merci beaucoup
00:47:26d'avoir pris le temps
00:47:27de répondre à nos questions
00:47:29et en tout cas
00:47:29certains automobilistes
00:47:30attendent de pied ferme
00:47:32ces annonces
00:47:32en attendant
00:47:33ils adaptent leur comportement
00:47:35certains nous disent
00:47:35devoir renoncer à des trajets
00:47:37d'autres fractionnent
00:47:38le prix de leur paiement
00:47:40à la pompe
00:47:40pour essayer de débourser
00:47:42un peu moins d'argent
00:47:43parce que ça devient
00:47:44très très cher
00:47:44de faire le plein
00:47:45pour les automobilistes
00:47:46que nous avons pu croiser
00:47:47On entend les voix
00:47:48des consommateurs
00:47:49les voix également patronales
00:47:52les voix politiques
00:47:53également
00:47:53Yann Brossat
00:47:54vous avez entendu
00:47:55ce que Francis Pousse
00:47:56répond sur le plafonnement
00:47:58du prix
00:47:59il dit ça c'est pas possible
00:48:00vous répondez quoi ?
00:48:01Moi je dis que je suis favorable
00:48:02à la baisse des taxes
00:48:03une fois de plus
00:48:04en l'occurrence
00:48:05on a un prix
00:48:06Vous avez entendu le prix
00:48:06il a dit
00:48:07on l'a fait en 2022
00:48:10ça a coûté 7 milliards
00:48:11pour 15 centimes de moins
00:48:12Oui mais je suis favorable
00:48:13à la baisse des taxes
00:48:14parce qu'en l'occurrence
00:48:15on a des français
00:48:15qui sont pris à la gorge
00:48:16par l'envolée des prix
00:48:18et lorsque vous avez
00:48:18des carburants
00:48:19dont la moitié du prix
00:48:20est constituée de taxes
00:48:21l'état a des marges
00:48:22de manœuvre
00:48:23et depuis le début
00:48:23de cette émission
00:48:24on a entendu tous
00:48:25les arguments possibles
00:48:26pour nous dire
00:48:26qu'on ne peut strictement
00:48:27rien faire
00:48:28et qu'il n'y a plus
00:48:28d'argent dans les caisses
00:48:29la réalité c'est que
00:48:30dans le budget 2027
00:48:31le gouvernement va baisser
00:48:32la contribution exceptionnelle
00:48:34sur les grandes entreprises
00:48:35donc manifestement
00:48:36il y a quelques marges
00:48:37de manœuvre budgétaire
00:48:38s'il est possible
00:48:39de baisser
00:48:39la contribution exceptionnelle
00:48:41sur les grandes entreprises
00:48:42comment est-il possible
00:48:44qu'il ne soit pas possible
00:48:45en revanche
00:48:45de baisser les taxes
00:48:46sur les carburants
00:48:47qui elles concernent
00:48:48beaucoup
00:48:48beaucoup
00:48:49beaucoup plus de français
00:48:50et donc à un moment donné
00:48:52on fait des choix politiques
00:48:53on fait des choix budgétaires
00:48:55et excusez-moi de le dire
00:48:56de manière un peu grossière
00:48:57on fait aussi des choix
00:48:57de classe
00:48:58parce que dans cette affaire
00:48:59c'est une affaire
00:49:00de classe sociale
00:49:01ceux qui souffrent le plus
00:49:02de l'envolée du prix
00:49:03des carburants
00:49:03ce sont des gens qui travaillent
00:49:05qui ont besoin de leur voiture
00:49:06pour aller travailler
00:49:07et qui aujourd'hui
00:49:07n'en peuvent plus
00:49:08et donc oui
00:49:09il y a possibilité
00:49:10de faire quelque chose
00:49:11contrairement à ce qu'on entend
00:49:12en long, en large et en travers
00:49:13depuis le début de cette émission
00:49:14où on nous dit
00:49:14qu'on ne peut rien faire
00:49:15que le gouvernement est à la rue
00:49:17qu'il n'y a plus d'argent
00:49:18dans les caisses
00:49:18la faute à qui
00:49:19ça fait quand même 10 ans
00:49:20qu'ils sont au pouvoir
00:49:21et on découvre
00:49:21qu'il y a une dette
00:49:22qui a été creusée par les mêmes
00:49:23précision Gaétane
00:49:24avant d'entendre
00:49:25Antoine Vermorel
00:49:25pour la vente républicaine
00:49:27une baisse des taxes
00:49:27mais vous dites que ça va
00:49:29ça va permettre
00:49:31aux plus modestes
00:49:33de respirer un peu
00:49:34mais ça va surtout permettre
00:49:35à tous les automobilistes
00:49:36qu'ils soient modestes
00:49:38ou très aisés
00:49:41et alors ?
00:49:42et alors ?
00:49:42et alors ?
00:49:43et alors ?
00:49:44et alors ?
00:49:45et alors ?
00:49:45et alors ?
00:49:45mais madame ?
00:49:46mais madame ?
00:49:46une mesure ciblée ?
00:49:47c'est une mesure de justice sociale ?
00:49:49je vous écoute beaucoup
00:49:49je vous écoute souvent
00:49:50vous avez passé votre temps
00:49:52à justifier depuis des années
00:49:53la baisse des taxes
00:49:54sur les plus riches
00:49:55et maintenant vous nous dites
00:49:56c'est pas vrai du tout
00:49:58mais bien sûr que si
00:49:58vous nous avez fait
00:49:59vous nous avez fait
00:50:01la pédagogie
00:50:02vous nous avez fait
00:50:03la pédagogie du libéralisme
00:50:05depuis des années
00:50:06et maintenant
00:50:06je vous assure
00:50:07que vous vous trompez le cible
00:50:09pardon
00:50:10vous n'avez pas écouté
00:50:11la bonne personne
00:50:12mais bien sûr que si
00:50:13Antoine Vermorel
00:50:14est avec nous
00:50:15et donc en l'occurrence
00:50:15si on veut faire de la justice sociale
00:50:16qu'on rétablisse
00:50:17l'impôt de solidarité
00:50:18pour la droite républicaine
00:50:19alors vous quelle est la solution
00:50:20que vous préconisez
00:50:21vous qui êtes porte-parole
00:50:22de Bruno Retaille
00:50:22vous attendez quoi cet après-midi ?
00:50:23Non mais la situation là
00:50:24elle est plus tenable
00:50:25dans les territoires notamment
00:50:26les gens doivent choisir
00:50:27entre faire le plein de la voiture
00:50:28ou manger
00:50:29on en est à ce stade là
00:50:30on peut avoir un choc inflationniste
00:50:32de quelques mois
00:50:32comme on l'a eu au printemps
00:50:33mais là c'est plus un choc
00:50:34c'est un mouvement structurel
00:50:36d'augmentation du prix du carburant
00:50:37le blocage des prix
00:50:38ça veut dire quoi ?
00:50:39c'est la pénurie
00:50:39parce que les autres pays européens
00:50:40ne le feront pas
00:50:41et donc les distributeurs
00:50:42auront intérêt à vendre
00:50:43l'essence et le gasoil
00:50:44plus cher dans les autres pays européens
00:50:45en revanche ce qui compte
00:50:47et c'est ce qu'on avait proposé
00:50:47c'est de mettre la transparence
00:50:49sur les prix
00:50:49l'État l'a fait sur les marges
00:50:51on attend toujours
00:50:52la transparence des marges
00:50:53de la part des distributeurs
00:50:54et des raffineurs
00:50:54et il y a un troisième volet
00:50:55que nous on propose de suspendre
00:50:57qui est les C2E
00:50:58les certificats d'économie d'énergie
00:51:00qui représentent aujourd'hui
00:51:0117 à 20 centimes par vitre
00:51:02et Bruno Rottabou propose
00:51:04de suspendre ces 20 centimes là
00:51:05pour baisser tout de suite
00:51:06le prix du carburant
00:51:07sauf que ça finance
00:51:08la transition écologique
00:51:09on peut le suspendre
00:51:10dans ce contexte inflationniste
00:51:12où les gens doivent choisir
00:51:13entre prendre leur bagnole
00:51:14ou pouvoir manger
00:51:14on doit pouvoir considérer
00:51:16pendant 3 ou 4 mois
00:51:17de pouvoir suspendre
00:51:18c'est ces C2E
00:51:18qui sont d'ailleurs
00:51:19en plus pointés du doigt
00:51:20par la Cour des comptes
00:51:21parce qu'ils aujourd'hui
00:51:22sont particulièrement opaques
00:51:24et mal utilisés
00:51:25et vraiment
00:51:25c'est un choix
00:51:27qui est cornélien
00:51:28parce qu'on sait très bien
00:51:29qu'à moyen long terme
00:51:30la vocation
00:51:31c'est la voiture électrique
00:51:32pour faire en sorte
00:51:33que le plein coûte
00:51:3310 ou 15 euros
00:51:34mais là dans l'urgence
00:51:35les Françaises et les Français
00:51:37qui travaillent
00:51:37n'ont pas d'autre choix
00:51:38que de faire leur plein
00:51:39et on doit pouvoir les accompagner
00:51:40il faudra aller plus loin
00:51:41de toute façon
00:51:42parce qu'aucun intérêt
00:51:43de remettre des gilets jaunes
00:51:44dans les ronds-points
00:51:45cette crise
00:51:46elle nous doit servir
00:51:47de changer de paradigme
00:51:49mais monsieur le sénateur
00:51:50franchement
00:51:51les bras m'en tombent
00:51:52je veux bien
00:51:53que vous soyez qu'à 3%
00:51:54je veux bien
00:51:54que vous fassiez la course
00:51:55vous êtes très arrogant
00:51:56vous êtes bien chez vous
00:51:57parce que
00:51:57je ne suis pas
00:51:58au train
00:51:58vous allez finir
00:52:00par être derrière
00:52:01je ne vous ai pas coupé
00:52:02un débat
00:52:03normalement
00:52:03ça peut être respecté
00:52:04vous êtes très désagréable
00:52:05donc je vous réponds
00:52:05je ne suis pas désagréable
00:52:07vous avez avancé des arguments
00:52:08vous avez dit
00:52:09que le gouvernement
00:52:09ne fait rien
00:52:10le vrai débat
00:52:12je vais vous dire
00:52:13le vrai débat
00:52:14on doit aider les gens
00:52:15c'est obligatoire
00:52:16ça coûtera
00:52:17ce que ça coûtera
00:52:18c'est la moindre des choses
00:52:19parce que ça coûtera plus cher
00:52:20de pourrir les centres-villes
00:52:22de faire en sorte
00:52:23des entreprises de ferme
00:52:24c'est le premier point
00:52:24ce qui me gêne en fait
00:52:26c'est l'évolution de la politique
00:52:27vous en fait
00:52:29vous incarnez la colère
00:52:30ça que vous
00:52:31c'est aller dans les ronds-points
00:52:32et de l'autre côté
00:52:34nous on se dit
00:52:35comment on peut construire
00:52:36notre monde
00:52:36ça s'appelle le populisme
00:52:38monsieur le sénateur
00:52:39tout simplement
00:52:40donc vous
00:52:41vous allez
00:52:41avec Fabien Roussel
00:52:43dire
00:52:43allez-y au rond-point
00:52:44vous ne parlez pas des gens
00:52:45parce que vous
00:52:46votre problème
00:52:47votre problème
00:52:48monsieur le sénateur
00:52:49vous pourrez payer
00:52:50les 3 euros
00:52:51des carburants
00:52:52mieux vous aurez
00:52:53un chauffeur
00:52:53qui vous amènera
00:52:54sur BFM
00:52:55alors que mon aide soignante
00:52:57qui a besoin
00:52:58ou l'auto-école
00:52:59eux ils ont besoin
00:53:01voilà pourquoi
00:53:02vous dites qu'il faut baisser
00:53:04le prix des carburants
00:53:04tous les deux
00:53:06vous permettez que je finisse
00:53:07ça s'appelle la démocratie
00:53:11le vrai débat
00:53:12c'est qu'on est rentré
00:53:13dans une ère populisme
00:53:14et je pense que
00:53:15et je pense que
00:53:16l'élection présidentielle
00:53:18que ce soit
00:53:19les républicains
00:53:20que ce soit
00:53:21les oppositions
00:53:21ou la majorité
00:53:22va nous permettre
00:53:23de penser autrement
00:53:24ce monde
00:53:25qui est en catastrophe
00:53:26politique
00:53:27avec du populisme
00:53:29que vous incarnez
00:53:30mais le plus puissamment possible
00:53:32et puis ensuite
00:53:33on entendra
00:53:34une infirmière libérale
00:53:35qui nous expliquera
00:53:36pourquoi c'est
00:53:37très très difficile
00:53:38pour elle
00:53:38en fait on dit la même chose
00:53:39sur le plateau
00:53:40c'est pour ça que je ne comprends pas
00:53:41l'altercation qui a lieu là
00:53:42qui est de l'ordre
00:53:43de la politique politicienne
00:53:44on dit tous qu'il faut baisser le prix
00:53:45la question là où on n'est pas d'accord
00:53:47c'est comment on finance ça
00:53:48et là vous le dites
00:53:49c'est un bon point de désaccord
00:53:51nous on le dit
00:53:52tout le monde est d'accord
00:53:53pour que l'essence
00:53:54soit moins cher
00:53:55il faut faire des propositions
00:53:55sur la table
00:53:56il y a des propositions
00:53:57sur ce plateau
00:53:57qui disent qu'il faut
00:53:58augmenter les impôts
00:53:59nous on dit qu'il y a
00:54:00un vrai problème
00:54:00sur la cistana aujourd'hui
00:54:02quand on est obligé
00:54:03de voir des gens
00:54:04qui abusent du système
00:54:05qui coûtent des milliards
00:54:06et des milliards d'euros
00:54:07à la protection sociale
00:54:08et qui font qu'aujourd'hui
00:54:09on emprunte
00:54:10sur les marchés
00:54:11pour financer le RSA
00:54:12les arrêts maladie
00:54:13ou d'autres
00:54:13et qu'on n'a plus les moyens
00:54:14d'aider ceux qui bossent
00:54:16ça c'est un vrai problème
00:54:17de société
00:54:17et c'est là où
00:54:18il y a des économies budgétaires
00:54:19à faire
00:54:19et qui pourraient financer
00:54:20la France qui travaille
00:54:21et qui n'a pas
00:54:22l'autre choix
00:54:22et qui n'a pas l'autre choix
00:54:22et qui n'a pas l'autre choix
00:54:22et qui n'a pas l'autre choix
00:54:23et qui n'a pas l'autre choix
00:54:23et qui n'a pas l'autre choix
00:54:23Et on voit effectivement
00:54:23que chacun trouve
00:54:24les marges de manœuvre
00:54:25où il veut
00:54:29enfin entre le parti communiste
00:54:31et vous
00:54:32vous n'allez pas chercher
00:54:32les ressources au même endroit
00:54:34c'est aussi ça
00:54:34que révèlent ces échanges
00:54:36on entend également
00:54:37les paroles de français
00:54:38qui ont du mal
00:54:38à joindre les deux bouts
00:54:39dans ce contexte
00:54:40alors il y a les particuliers
00:54:41qu'on a entendu
00:54:41il y a les professionnels
00:54:42Alexis Plouyette
00:54:43vous êtes avec une infirmière
00:54:44libérale
00:54:45qui n'arrive plus
00:54:46à aller voir tous ses patients
00:54:49Oui absolument
00:54:50on est en route justement
00:54:51pour aller voir un patient
00:54:52on est avec Fiona
00:54:53qui est infirmière à Marseille
00:54:55Fiona racontez-moi
00:54:56cette hausse du carburant
00:54:57c'est un surcoût
00:54:58de combien par exemple
00:54:59par mois ?
00:55:00C'est un surcoût
00:55:01de au moins 100 euros
00:55:03au moins
00:55:04Vous faites au moins
00:55:05130 km par jour
00:55:0745 visites
00:55:08c'est quoi les conséquences
00:55:10concrètes dans votre activité ?
00:55:11Les conséquences concrètes
00:55:12c'est qu'on va
00:55:14refuser des patients
00:55:14qu'on refuse déjà
00:55:15des patients
00:55:16qui vont être éloignés
00:55:17de notre secteur réduit
00:55:18parce que sinon
00:55:19on va aller travailler
00:55:20à perte
00:55:20et on ne peut pas
00:55:21se le permettre
00:55:21parce que des cabinets
00:55:22risquent de fermer
00:55:23et il y a déjà
00:55:25des cabinets qui ferment
00:55:26pour d'autres raisons
00:55:27et là ça rajoute
00:55:28encore des raisons
00:55:30supplémentaires
00:55:30et s'il y a moins
00:55:31d'infirmiers
00:55:32qui sont
00:55:35des cabinets
00:55:36qui ferment
00:55:36pardon
00:55:37on ne pourra pas
00:55:38soigner les patients
00:55:39de ces cabinets-là
00:55:40on ne pourra pas
00:55:40absorber du tout
00:55:42la masse
00:55:43Combien de patients
00:55:44par exemple
00:55:44vous refusez ?
00:55:47Facilement
00:55:473-4 par jour
00:55:48pour les soins ponctuels
00:55:50et les prises de sang
00:55:51donc
00:55:53ça fait pas mal de monde
00:55:54Le gouvernement
00:55:55va annoncer
00:55:55des mesures
00:55:56ce soir
00:55:57des mesures ciblées
00:55:57vous concrètement
00:55:58qu'est-ce que vous attendez
00:55:59de ces annonces ?
00:56:01Nous on attend
00:56:01déjà que
00:56:02l'indemnité de déplacement
00:56:05soit réévaluée
00:56:06dans un premier temps
00:56:07et ensuite
00:56:08notre lettre clé
00:56:09doit être réévaluée
00:56:10c'est déjà établi
00:56:11ça doit se faire
00:56:12en novembre
00:56:13et on souhaiterait
00:56:14que ce soit fait
00:56:14immédiatement
00:56:15pour que ça
00:56:18ait un impact
00:56:19que ça absorbe
00:56:20un tout petit peu
00:56:20les choses
00:56:22actuelles
00:56:23Merci beaucoup
00:56:24Fiona
00:56:25voilà le quotidien
00:56:26de plus en plus difficile
00:56:27de Fiona
00:56:27infirmière libérale ici
00:56:28avec donc cette hausse
00:56:30du carburant
00:56:32Alexis mettez la ceinture
00:56:33d'abord pour votre sécurité
00:56:35et puis aussi
00:56:35pour que les petits bim-bim
00:56:36s'arrêtent
00:56:37pendant que vous interviewiez
00:56:39votre invité
00:56:40dont le témoignage
00:56:41par ailleurs
00:56:41était évidemment
00:56:42particulièrement éclairant
00:56:44alors il y a
00:56:44les actions et les aides
00:56:45cet après-midi
00:56:46il y a aussi
00:56:47les actions à un autre niveau
00:56:49on va le voir tout à l'heure
00:56:50avec Emmanuel Macron
00:56:51aux Nations Unies
00:56:51Emmanuel Macron
00:56:52qui a écrit également
00:56:53à la présidente
00:56:54de la commission européenne
00:56:55pour lui demander
00:56:56d'assouplir
00:56:58certaines règles
00:56:58certaines normes
00:56:59alors c'est assez compliqué
00:57:00c'est assez technique
00:57:01mais heureusement
00:57:01Suna Karnero
00:57:02a rendu les choses limpides
00:57:03n'est-ce pas Sonia
00:57:05dites-nous de quoi il s'agit
00:57:06plusieurs propositions
00:57:07donc d'Emmanuel Macron
00:57:08à Ursula von der Leyen
00:57:09tout d'abord
00:57:10pour produire plus
00:57:11pour augmenter rapidement
00:57:12la quantité de carburant
00:57:13disponible en Europe
00:57:14il demande tout d'abord
00:57:15d'assouplir exceptionnellement
00:57:17les spécifications européennes
00:57:19sur la qualité des carburants
00:57:21car les spécifications européennes
00:57:22ne sont pas identiques
00:57:23à celles appliquées ailleurs
00:57:25et les caractéristiques
00:57:26imposées à un carburant
00:57:27peuvent avoir
00:57:28un impact important
00:57:30sur les volumes
00:57:30sur ce qu'on arrive
00:57:31à produire
00:57:32les spécifications
00:57:33à réexaminer
00:57:34selon Emmanuel Macron
00:57:35pourrait par exemple
00:57:36être la masse volumique
00:57:37la densité
00:57:38les limites de vaporisation
00:57:40ou encore
00:57:40la désulfurisation
00:57:42afin de permettre
00:57:43aux raffineries
00:57:44de produire
00:57:45davantage
00:57:46de kérosène et de gazole
00:57:48dans sa lettre
00:57:49Emmanuel Macron assure que
00:57:51ces assouplissements
00:57:51pourraient permettre
00:57:53des gains de production
00:57:54notables
00:57:55compris entre 5 et 20%
00:57:58selon les installations
00:57:59et il rappelle également
00:58:01à Ursula von der Leyen
00:58:02que cette mesure
00:58:03ne serait pas inédite
00:58:04elle a déjà été appliquée
00:58:06lors de la crise
00:58:07du Covid-19
00:58:09deuxième levier
00:58:10envisagé par le chef
00:58:11de l'État
00:58:12augmenter la quantité
00:58:13de biocarburants
00:58:14incorporés
00:58:15dans le diesel
00:58:16le chef de l'État
00:58:16propose notamment
00:58:17de permettre
00:58:18aux distributeurs
00:58:19de remplacer
00:58:20davantage du gazole
00:58:21B7
00:58:22qui contient jusqu'à
00:58:237% de biogazole
00:58:24et qui constitue
00:58:25aujourd'hui
00:58:26il faut le dire
00:58:26le standard largement
00:58:27distribué en Europe
00:58:28le remplacer davantage
00:58:29par du B10
00:58:30alors oui
00:58:31ça peut entraîner
00:58:32une très faible hausse
00:58:34de la consommation
00:58:35pour l'automobiliste
00:58:36mais déployée
00:58:37à l'échelle européenne
00:58:38cette mesure
00:58:38permettrait
00:58:39selon Emmanuel Macron
00:58:40d'augmenter
00:58:41l'offre de diesel
00:58:43et le président
00:58:44demande également
00:58:45dernière proposition
00:58:46de repousser
00:58:48d'un an
00:58:48une nouvelle
00:58:49obligation européenne
00:58:51qui va entrer en vigueur
00:58:52au 1er janvier
00:58:532027
00:58:54qui concerne
00:58:55les importateurs
00:58:56de pétrole brut
00:58:57de gaz naturel
00:58:58et de charbon
00:58:58les importateurs
00:59:00européens
00:59:00devront notamment
00:59:01démontrer
00:59:02que leurs fournisseurs
00:59:03respectent
00:59:04des règles de mesure
00:59:05des règles de contrôle
00:59:06des émissions de méthane
00:59:07équivalentes
00:59:08à celles
00:59:08de l'Union Européenne
00:59:09sauf que cette contrainte
00:59:11elle pourrait
00:59:12réduire le nombre
00:59:13de distributeurs
00:59:14pour l'Europe
00:59:15et forcément
00:59:18accentuer
00:59:18les pénuries
00:59:19il demande donc
00:59:20de retarder
00:59:21d'un an
00:59:21cette entrée
00:59:22en vigueur
00:59:22et on termine
00:59:23avec le constat
00:59:24d'Emmanuel Macron
00:59:25dans cette lettre
00:59:26en l'absence
00:59:27de réouverture
00:59:28à court terme
00:59:28du détroit d'Hormuz
00:59:30de remise en fonctionnement
00:59:31de l'oléoduc
00:59:32est-ouest
00:59:32la situation
00:59:33pourrait conduire
00:59:34dès l'épuisement
00:59:35des stocks saoudiens
00:59:36à une réduction
00:59:37de l'alimentation
00:59:38du marché mondial
00:59:40de produits bruts
00:59:41d'au moins 4 millions
00:59:42de barils par jour
00:59:42supplémentaires
00:59:43réduction importante
00:59:45de nature
00:59:45à produire
00:59:46encore
00:59:47une forte hausse
00:59:47des prix
00:59:48et cette situation
00:59:49internationale
00:59:49Patrick Sos
00:59:50nous la développera
00:59:51dans quelques instants
00:59:52d'abord
00:59:52on va vous parler
00:59:53d'une autre
00:59:54mauvaise nouvelle
00:59:55pour le pouvoir d'achat
00:59:56mais évidemment
00:59:56tout ça est lié
00:59:57parce qu'on a appris
00:59:58que les assurances
00:59:59allaient également
01:00:00augmenter
01:00:01alors c'est un
01:00:01c'est un grand classique
01:00:02et c'est vrai
01:00:03quand on voit les chiffres
01:00:03on se dit que
01:00:04ça va faire mal
01:00:06sur ce plan
01:00:07Olivier Moustakakakis
01:00:08est avec nous
01:00:09le cofondateur
01:00:10d'Assureland
01:00:11alors je les donne
01:00:12les chiffres
01:00:12plus 3 à 4%
01:00:14pour les voitures
01:00:14plus 5%
01:00:155 à 6%
01:00:16pour les habitations
01:00:17on est d'accord
01:00:17qu'on est bien
01:00:18au-dessus de l'inflation
01:00:20on est au-dessus
01:00:20on est au stade
01:00:22des prévisions
01:00:23à l'heure actuelle
01:00:23puisque les tarifs
01:00:24les nouveaux tarifs
01:00:25n'ont pas encore été
01:00:26publiés par les assureurs
01:00:27nous on table
01:00:28sur l'habitation
01:00:29sur une hausse moyenne
01:00:30entre 8 et 9%
01:00:31et selon nos estimations
01:00:33entre 5 et 6%
01:00:35sur l'automobile
01:00:35alors ce sont des hausses
01:00:37encore significatives
01:00:38qui sont quand même
01:00:38moins brutales
01:00:39que les hausses
01:00:39des précédentes années
01:00:41parce qu'il ne faut pas
01:00:42oublier que l'année passée
01:00:42l'habitation
01:00:43augmentait en moyenne
01:00:44de 13%
01:00:45là on se situerait
01:00:46en dessous
01:00:47entre 8 et 9%
01:00:49mais ça reste quand même
01:00:50une hausse importante
01:00:51ça représente
01:00:52pour un foyer
01:00:53entre 25 à 28 euros
01:00:55de plus par an
01:00:57et pour l'automobile
01:00:57entre 38 à 45 euros
01:00:59par an supplémentaire
01:01:01et par les temps qui courent
01:01:03évidemment
01:01:03ça fait mal au portefeuille
01:01:05on n'avait pas besoin de ça
01:01:06comment on explique
01:01:07cette hausse ?
01:01:08Alors habitation
01:01:09il y a deux causes principales
01:01:11la sinistralité climatique
01:01:13pour vous donner
01:01:13un ordre de grandeur
01:01:15la grêle en 2025
01:01:16a coûté plus de 2 milliards
01:01:182 milliards 200 millions d'euros
01:01:19en matière d'indemnisation
01:01:21et la grêle est prise en charge
01:01:23100% par les assureurs
01:01:24et les assureurs privés
01:01:25puisqu'elle ne fait pas partie
01:01:27du régime catastrophe naturel
01:01:28et il y a un facteur
01:01:30qu'on oublie de mentionner
01:01:31mais qui pèse aussi
01:01:32malheureusement dans la facture
01:01:33c'est qu'aujourd'hui
01:01:35indemniser un sinistre
01:01:37coûte structurellement plus cher
01:01:39à réparer qu'il y a 5 ans
01:01:40les matériaux en 5 ans
01:01:42ont pris 31% d'augmentation
01:01:44et le coût de l'entretien
01:01:45et de la rénovation
01:01:46a augmenté de 18,5%
01:01:49donc ça vient malheureusement
01:01:51alourdir la facture
01:01:52des assureurs
01:01:53et ce qui modère un petit peu
01:01:54si vous voulez
01:01:55si on peut parler de modération
01:01:56la hausse en habitation
01:01:57c'est que le coût de la réassurance
01:01:59lui depuis 2 ans a baissé
01:02:01entre 12 et 15%
01:02:02donc c'est pour ça
01:02:03qu'on n'est pas sur des chiffres
01:02:04sur des augmentations
01:02:06à 2 chiffres
01:02:07en se situant dessous
01:02:08mais on reste quand même
01:02:09sur une augmentation
01:02:09significative
01:02:11Merci beaucoup pour cet éclairage
01:02:12Olivier Moustakakis
01:02:14d'Assureland
01:02:15et donc cette nouvelle
01:02:17pas très encourageante
01:02:17sur le front
01:02:18des assurances
01:02:19décidément la voiture
01:02:20va coûter très très cher
01:02:22dans les mois qui viennent
01:02:23la situation internationale
01:02:25on vous dit
01:02:26où on en est
01:02:26dans quelques instants
01:02:27à la fois sur le Moyen-Orient
01:02:28et sur l'Ukraine
01:02:29parce que ça a bougé
01:02:30encore ces dernières heures
01:02:31à tout de suite
01:02:31Dans quelques instants
01:02:33la rencontre
01:02:33Emmanuel Macron
01:02:34Donald Trump
01:02:35ça s'est passé
01:02:35dans la Trump Tower
01:02:36pendant 45 minutes
01:02:37entretien constructif
01:02:39a dit Emmanuel Macron
01:02:40nous l'entendrons
01:02:40d'abord
01:02:41l'ensemble de l'actualité
01:02:42de ce mardi
01:02:42c'est avec vous
01:02:43Sonia Carnero
01:02:44commençons par
01:02:45évidemment cette échéance
01:02:46tout à l'heure
01:02:46à 17h
01:02:47les annonces du gouvernement
01:02:48sur le carburant
01:02:49La conférence de presse
01:02:50du gouvernement
01:02:51cet après-midi
01:02:52à Bercy
01:02:52pour dévoiler
01:02:52les nouvelles mesures
01:02:54de soutien aux automobilistes
01:02:55édition spéciale
01:02:56sur BFM TV
01:02:57dès 17h
01:02:58mais alors
01:02:59quelles aides
01:02:59quel secteur concerné
01:03:01qu'attendez-vous
01:03:02de ces annonces
01:03:03on vous a posé la question
01:03:06Il faut baisser
01:03:08la taxe
01:03:09sur l'essence
01:03:09déjà
01:03:10J'avais rempli
01:03:11un formulaire
01:03:12du net de 100 euros
01:03:13je l'ai rempli
01:03:14il y a 3 mois
01:03:14mais les 100 euros
01:03:15je ne les ai pas encore reçus
01:03:16S'il y a un prix
01:03:17au moins
01:03:17on va se préparer
01:03:18S'il y a un prix
01:03:19un prix fixe
01:03:21qui ne vous montre pas
01:03:22qui ne baisse pas
01:03:22chose qui est impossible
01:03:24Et dans les stations-service
01:03:25on croise aussi
01:03:26les responsables politiques
01:03:27comme Fabien Roussel
01:03:28ce matin Sonia
01:03:29Qui a fait une proposition
01:03:30ce matin Fabien Roussel
01:03:31il propose de plafonner
01:03:32les carburants
01:03:32à 1,60 euros
01:03:33le litre
01:03:35opération coup de poing
01:03:36ce matin
01:03:36pour le candidat
01:03:37à l'élection présidentielle
01:03:38qui était dans une station
01:03:39totale
01:03:40pour protester
01:03:41contre cette flambée
01:03:42des prix
01:03:42alors il demande
01:03:43des efforts à l'Etat
01:03:44ça on le sait
01:03:44mais il demande aussi
01:03:45des efforts à Total
01:03:48c'est honteux
01:03:49c'est même une forme de trahison
01:03:50pour un groupe français
01:03:51de faire mal à la France
01:03:55en acceptant de faire des marges
01:03:57à ce niveau-là
01:03:57et en pénalisant nos compatriotes
01:04:00c'est pour ça qu'on pèse
01:04:01sur les choix de Total
01:04:02mais aussi sur les choix de la France
01:04:04parce que la France a sa part
01:04:05de responsabilité
01:04:06au regard du poids des taxes
01:04:08qui existent sur le prix
01:04:09de l'essence
01:04:09et donc nous voulons jouer
01:04:11sur ces deux leviers
01:04:12demander à Total
01:04:13de baisser ses marges
01:04:15mais aussi demander à la France
01:04:17qu'elle baisse
01:04:18le poids de la TVA
01:04:19sur l'essence
01:04:20La ferveur est en train de monter
01:04:22à quelques jours
01:04:22de l'arrivée du pape
01:04:24ce sera à partir de vendredi
01:04:26mais on voit déjà
01:04:26les véhicules
01:04:27qui permettront de le transporter
01:04:28Ah oui
01:04:29petit événement
01:04:30dans le grand événement
01:04:31les papamobiles
01:04:32ça y est
01:04:32elles sont arrivées à Lourdes
01:04:33elles étaient attendues
01:04:34elles sont arrivées
01:04:35hier soir
01:04:36Lourdes
01:04:36ce sera l'une des étapes
01:04:38du pape
01:04:38dans son voyage en France
01:04:40l'une d'entre elles
01:04:41va maintenant prendre
01:04:42la direction de Paris
01:04:43pour le début
01:04:44de ce voyage exceptionnel
01:04:46du pape
01:04:46dès vendredi
01:04:47à Paris
01:04:48évidemment
01:04:494 jours à vivre
01:04:50en intégralité
01:04:51sur BFM TV
01:04:52Paris
01:04:53Lourdes
01:04:53puis Metz
01:04:54au programme
01:04:55pour terminer
01:04:55ce sera lundi
01:04:56le souverain pontife
01:04:57qui va notamment
01:04:58célébrer une messe géante
01:05:00ce sera samedi
01:05:01place de la Concorde
01:05:02et l'une de ces deux papamobiles
01:05:03est électrique
01:05:04donc pas de problème
01:05:04pour la hausse du carburant
01:05:06justement
01:05:07comment faire baisser les prix
01:05:08et bien c'est la question
01:05:08qu'on se pose à la fois
01:05:09en station ici
01:05:10mais également
01:05:10sur le plan international
01:05:11parce que ça passe d'abord
01:05:12par une baisse des tensions
01:05:13au Moyen-Orient
01:05:14et en Ukraine
01:05:15Emmanuel Macron
01:05:16a donc rencontré
01:05:17Donald Trump
01:05:18écoutez-le à la sortie
01:05:20on a eu une très bonne discussion
01:05:22qui a permis d'aborder à la fois
01:05:23la crise au prochain Moyen-Orient
01:05:26notre volonté d'essayer de tout faire
01:05:27pour rouvrir justement Hormuz
01:05:29qui permet de libérer les volumes
01:05:31il y a plusieurs solutions
01:05:32qui ont été évoquées
01:05:32lesquelles ?
01:05:33les solutions diplomatiques
01:05:34sur lesquelles on va travailler
01:05:35dans les prochaines heures
01:05:36qui permettraient
01:05:37sans avoir un accord global
01:05:38mais de trouver les voies et moyens
01:05:39de faire passer davantage
01:05:41de portes-conteneurs
01:05:42et de tankers
01:05:43l'autre chose
01:05:45dont nous avons parlé
01:05:45c'est aussi la situation
01:05:46en mer rouge
01:05:48et là-dessus
01:05:49sans rentrer dans une confrontation
01:05:50et une escalade
01:05:52comment mieux sécuriser
01:05:53les sites
01:05:54de sortie du pétrole
01:05:56en mer rouge
01:05:58elles sont souvent bonnes
01:05:59les discussions
01:05:59avec Donald Trump
01:06:00Patrick Sos
01:06:00quand on entend Emmanuel Macron
01:06:02à chaque fois à la sortie
01:06:03il dit un peu toujours la même chose
01:06:04et puis concrètement
01:06:04on a l'impression
01:06:05qu'il ne se passe pas grand chose derrière
01:06:06oui c'est ça
01:06:06le pendant
01:06:07il n'y a aucun problème
01:06:08c'était extrêmement chaleureux
01:06:09du côté d'Elysée
01:06:10on a bien insisté
01:06:11sur le fait
01:06:12qu'Emmanuel Macron
01:06:12était le premier dirigeant international
01:06:14que Donald Trump
01:06:15voulait rencontrer
01:06:16ça s'est passé chez lui
01:06:18dans sa Trump Tower
01:06:19mais il y a un côté très intime aussi
01:06:21et ensuite
01:06:22ensuite
01:06:23il est possible
01:06:24que Donald Trump
01:06:24fracasse tout cela
01:06:25à 15h55
01:06:27heure française
01:06:27lorsqu'il s'avancera
01:06:28au pupitre
01:06:29face à l'Assemblée Générale
01:06:31des Nations Unies
01:06:32souvenez-vous
01:06:32de l'année dernière
01:06:33il avait déjà passé
01:06:34un quart d'heure
01:06:34sur l'escalator
01:06:35avant de désinguer
01:06:36cette organisation internationale
01:06:38en tout cas
01:06:39si on écoute vraiment
01:06:40les éléments de langage
01:06:41qui viennent de l'entourage
01:06:42du président
01:06:44le président Trump
01:06:45lui a dit oui
01:06:46à peu près à tout
01:06:47notamment à la possibilité
01:06:48d'une résolution
01:06:49des Nations Unies
01:06:50ce serait un exploit
01:06:51pour le coup
01:06:52là encore
01:06:53vu le peu de crédit
01:06:54que Trump
01:06:55accorde à l'ONU
01:06:57pour sécuriser
01:06:58la liberté de navigation
01:07:01dans le détroit d'Ambouse
01:07:01le nucléaire
01:07:02on le laisse aux Américains
01:07:03et aux Iraniens
01:07:04mais laissez-nous sortir
01:07:06des pétroliers
01:07:07des pétroliers
01:07:08un petit message aussi
01:07:09en ce qui concerne
01:07:10la mer rouge
01:07:11le fait de pouvoir
01:07:11protéger
01:07:12les infrastructures saoudiennes
01:07:13ça ça a marché
01:07:14du côté de Trump
01:07:15mais encore une fois
01:07:16entre quelqu'un
01:07:17qui opine du chef
01:07:18et quelqu'un qui décide
01:07:19derrière
01:07:19et bien il peut se passer
01:07:21une nuit
01:07:21Laurence Aïm
01:07:22est-ce que Donald Trump
01:07:23peut saisir l'opportunité
01:07:25d'une sortie honorable
01:07:27sur ce front du Moyen-Orient
01:07:28en autorisant la France
01:07:29et d'autres pays
01:07:30à sécuriser le transport
01:07:31du pétrole
01:07:32et en disant
01:07:32le nucléaire
01:07:32c'est un autre sujet
01:07:33en tout cas
01:07:34ce qui est intéressant
01:07:34dans cette rencontre
01:07:35c'est que
01:07:35à ma connaissance
01:07:36c'est la première fois
01:07:37qu'un président
01:07:38est reçu
01:07:39dans les appartements privés
01:07:41de Donald Trump
01:07:42à la Trump Tower
01:07:43Donald Trump
01:07:43dans la Trump Tower
01:07:44à son bureau
01:07:44au 26ème étage
01:07:46un appartement
01:07:46de 1020 mètres carrés
01:07:48au 66ème
01:07:4967ème
01:07:49et 68ème étage
01:07:51c'est un triplex
01:07:51et en pleine assemblée
01:07:52générale de l'ONU
01:07:53avant que Donald Trump
01:07:54ne prononce son discours
01:07:55tout à l'heure
01:07:56il reçoit
01:07:56dans son appartement privé
01:07:58le président français
01:07:59donc c'est une marque forte
01:08:00c'est quelque chose
01:08:01qui est évidemment
01:08:02pas coutume
01:08:04on ne voit pas
01:08:05un président
01:08:05souvent aller
01:08:06dans la Trump Tower
01:08:07à un moment
01:08:07où la situation
01:08:08internationale
01:08:09est aussi tendue
01:08:09ce qui est aussi intéressant
01:08:11à décrypter
01:08:11c'est qu'il n'y a pas eu
01:08:13d'accès
01:08:13à l'intérieur
01:08:14du triplex
01:08:15pour une photo
01:08:16on voit simplement
01:08:17une photo de coulisse
01:08:18avec vraisemblablement
01:08:19Monica Crowley
01:08:20que vous voyez derrière
01:08:20les deux hommes
01:08:21qui est la chef
01:08:22du protocole
01:08:23de la Maison Blanche
01:08:24mais rien ne filtre
01:08:25et d'une certaine manière
01:08:26la communication
01:08:27ne se fait
01:08:28que par Emmanuel Macron
01:08:29directement
01:08:30ou aussi
01:08:31par des conseillers
01:08:32de Donald Trump
01:08:33qui disent à la presse américaine
01:08:34la rencontre a duré
01:08:35entre 17h35
01:08:36et 18h32
01:08:38et les deux hommes
01:08:39ont parlé évidemment
01:08:40de la situation
01:08:40au Proche-Orient
01:08:41mais aussi de l'Ukraine
01:08:42et on sait que Donald Trump
01:08:43verra le président Zelensky
01:08:45tout à l'heure
01:08:46donc il y a un balai diplomatique
01:08:47avec une communication
01:08:48qui est faite essentiellement
01:08:50par les gens
01:08:51qui voient directement
01:08:52Donald Trump
01:08:52mais Donald Trump
01:08:53reste très silencieux
01:08:54avant son discours
01:08:55tout à l'heure
01:08:55Il faut voir dans cette marque
01:08:56d'affection particulière
01:08:58Romuald Sura
01:08:59une preuve
01:09:00que le discours
01:09:00d'Emmanuel Macron
01:09:01a pu porter cette nuit
01:09:02auprès de Donald Trump
01:09:04ou pas spécialement
01:09:04de votre point de vue ?
01:09:05Non, pas spécialement
01:09:06Les deux hommes s'apprécient
01:09:08et cela depuis 2017
01:09:09n'oublions pas
01:09:10qu'Emmanuel Macron
01:09:10avait réussi
01:09:11à amadouer
01:09:13l'électron libre
01:09:14qu'était Donald Trump
01:09:15après son élection
01:09:16en 2016
01:09:16en en faisant
01:09:17l'eau d'honneur
01:09:18du 14 juillet 2017
01:09:19à Paris
01:09:19Bref, il y a toujours eu
01:09:20de la part de Trump
01:09:22à l'égard de Macron
01:09:23une forme d'affection
01:09:23un petit peu paternaliste
01:09:25mais quand même
01:09:25Non, c'est une rencontre
01:09:27pour je dirais
01:09:29la vitrine
01:09:30Emmanuel Macron
01:09:30s'en sert également
01:09:31pour son image
01:09:32ici en France
01:09:34Il a néanmoins tenté
01:09:35et ça
01:09:36on peut remercier
01:09:37le président américain
01:09:38d'avoir à nouveau
01:09:39œuvré en faveur de l'Ukraine
01:09:41mais une fois encore
01:09:42on sait très bien
01:09:42où vont les faveurs
01:09:44de Donald Trump
01:09:44et je ne pense pas
01:09:46que cette réunion
01:09:47mène à grand chose
01:09:47La seule chose
01:09:48qui pourrait être intéressante
01:09:49c'est effectivement
01:09:50la résolution
01:09:51que le Conseil de sécurité
01:09:52qu'a proposé Macron
01:09:53mais même si Trump
01:09:54le suivait vraiment
01:09:55sur ce chemin-là
01:09:56il est tout à parier
01:09:57que la Chine
01:09:57mettrait son veto
01:09:58Sur le fond général Cidos
01:09:59on peut imaginer
01:10:00concrètement
01:10:02qu'il y ait des corridors
01:10:03comme ça
01:10:03dans le détroit d'Hormuz
01:10:05sécurisés militairement
01:10:06par d'autres pays
01:10:06ou bien ça paraît
01:10:07quand même très illusoire
01:10:08Par d'autres pays
01:10:09ça paraît quand même
01:10:10assez difficile
01:10:11C'est quand même
01:10:12une zone américaine
01:10:13c'est eux qui ont fait la guerre
01:10:14quand on a envoyé
01:10:14le porte-avions
01:10:15Trump n'en a jamais parlé
01:10:17C'est quand même
01:10:18un petit peu
01:10:19dommage
01:10:19Ça n'existe pas
01:10:20Ça n'existe pas
01:10:21On envoie quand même
01:10:22un porte-avions nucléaires
01:10:22C'est quand même costaud
01:10:24Il y a des bateaux
01:10:25On dit on est là
01:10:25on veut faire quelque chose
01:10:28Il n'en a jamais parlé
01:10:29Ensuite dans le détroit
01:10:31de Babel Mandel
01:10:31il y a une mission européenne
01:10:33Alors la responsable
01:10:36des affaires étrangères
01:10:37de l'Union Européenne
01:10:37a demandé que l'Europe
01:10:38renforce effectivement
01:10:39Et là effectivement
01:10:40ce serait un bel effort
01:10:40Alors après que
01:10:41les pays européens
01:10:42envoient un certain nombre
01:10:43de frégates
01:10:44ce serait bien
01:10:44J'ai envie de dire
01:10:45si la France en avait construit
01:10:46autant qu'il était prévu
01:10:47on aurait pu les envoyer
01:10:48rapidement
01:10:48Mais donc voilà
01:10:49le poids il est là aussi
01:10:50le poids dans la ferraille
01:10:51que les marines
01:10:52sont capables de mettre
01:10:53sur le plateau
01:10:54et puis dans la volonté
01:10:55des pays
01:10:56La volonté des pays
01:10:57on est quand même
01:10:57des pays européens
01:10:58qui ne veulent pas s'engager
01:10:59L'Arabie Saoudite
01:11:00a demandé de l'aide
01:11:01à la Grande-Bretagne
01:11:02La Grande-Bretagne
01:11:03envoie un avion ravitailleur
01:11:05pour faire du ravitaillement défensif
01:11:06Vous voyez c'est une nouvelle formule
01:11:08qui est assez intéressante
01:11:09Donc là il y a la foi
01:11:10entre le poids militaire
01:11:11du tonnage
01:11:14des marines nationales
01:11:15et puis la volonté
01:11:16d'aller prendre des risques
01:11:17On avait beaucoup parlé
01:11:18du déminage
01:11:19les Américains ont déminé
01:11:20tout seuls
01:11:21L'autre grand dossier
01:11:22de la nuit
01:11:22c'est vrai que c'est l'Ukraine
01:11:23on a commencé à l'évoquer
01:11:25parce qu'Emmanuel Macron
01:11:26a donc ensuite rencontré
01:11:27le président Zelensky
01:11:28et Antoine Ellard
01:11:29était présent pour BFM TV
01:11:30Regardez
01:11:32Oui Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky
01:11:34se sont entretenus pendant environ une heure
01:11:37alors que les yeux du monde
01:11:38sont braqués sur New York
01:11:40et l'Assemblée Générale de l'ONU
01:11:41se tête à tête
01:11:42c'est d'abord une façon
01:11:44d'afficher la solidarité de la France
01:11:46Emmanuel Macron d'ailleurs
01:11:47annonce la signature d'un contrat
01:11:49pour fournir notamment
01:11:50des radars à l'Ukraine
01:11:51et ainsi renforcer
01:11:53la défense anti-aérienne du pays
01:11:55les deux hommes ont également
01:11:57abordé l'idée
01:11:58d'une trêve énergétique
01:12:00c'est-à-dire un engagement
01:12:01à la fois de la Russie
01:12:03mais aussi de l'Ukraine
01:12:04de ne plus cibler
01:12:05les infrastructures énergétiques
01:12:06c'est en tout cas
01:12:07ce que m'a confié le chef de l'État
01:12:09à l'issue de cette rencontre
01:12:10je vous propose de l'écouter
01:12:11On espère réussir à bâtir
01:12:14ce moratoire à la fois
01:12:16sur l'énergie
01:12:17un part et d'autre
01:12:18mais sur la mer Noire
01:12:20qui est importante
01:12:20pour la sécurité alimentaire
01:12:22voilà des vraies avancées
01:12:24en soutien à l'Ukraine
01:12:25et pour essayer de bâtir
01:12:26un début de paix
01:12:26une désescalade
01:12:27Sur les intercepteurs
01:12:28vous avez bon espoir
01:12:29Nous on fait notre part
01:12:30après nous n'avons pas
01:12:31les intercepteurs
01:12:32dont il a besoin
01:12:32pour les systèmes patriotes
01:12:33d'autres pays les ont
01:12:34on en a aussi parlé
01:12:35avec le président Trump
01:12:36donc les prochains jours
01:12:37seront décisifs
01:12:38Un peu plus tôt dans la soirée
01:12:39Emmanuel Macron
01:12:40avait rencontré Donald Trump
01:12:41il a à cette occasion
01:12:43à nouveau demandé
01:12:44au président américain
01:12:45d'accélérer la livraison
01:12:46de patriotes à l'Ukraine
01:12:48mais sur ce sujet
01:12:49Donald Trump
01:12:50continue de traîner des pieds
01:12:52notamment parce que
01:12:53les stocks américains
01:12:54sont au plus bas
01:12:54depuis la guerre en Iran
01:12:56l'armée américaine
01:12:57a épuisé en Iran
01:12:59les deux tiers
01:13:00de ses réserves de patriotes
01:13:02Et de ce qu'on comprend
01:13:03en écoutant Emmanuel Macron
01:13:05Régis Janté
01:13:06c'est qu'on peut faire
01:13:07un parallèle
01:13:07entre les deux situations
01:13:08là aussi en fait
01:13:09il propose une histoire
01:13:10une sorte de corridor sécurisé
01:13:13alors c'est pas vraiment ça
01:13:14mais en tout cas
01:13:14on touche pas
01:13:15aux installations énergétiques
01:13:16pour le reste
01:13:16on comprend que
01:13:17la guerre se poursuit
01:13:18mais il propose
01:13:19la troisième voie
01:13:20est-ce qu'à votre avis
01:13:21il peut avoir davantage
01:13:22de succès sur l'Ukraine
01:13:22que sur le Moyen-Orient ?
01:13:23Je le trouve un peu sévère
01:13:25je pense que
01:13:26effectivement la France
01:13:27ne peut pas peser
01:13:28comme un grand pays
01:13:29comme les Etats-Unis
01:13:30etc. Mais malgré tout
01:13:31il me semble qu'on est là
01:13:32et on a vu
01:13:33dans un certain nombre de cas
01:13:34ces dernières années
01:13:35que la France pouvait peser
01:13:36souvenez-vous par exemple
01:13:37de l'état catastrophique
01:13:39de Zelensky
01:13:39sortant du bureau ovale
01:13:41en 2025
01:13:42en février 2025
01:13:43et c'est malgré tout
01:13:44la France et les Européens
01:13:45donc c'est là que
01:13:46l'alliance avec les partenaires
01:13:48européens est très importante
01:13:50et peut peser effectivement
01:13:51sur la question énergétique
01:13:53qui tape dans le mille
01:13:53c'est effectivement
01:13:54la question importante
01:13:55pour avoir couvert
01:13:56le dernier hiver ukrainien
01:13:57depuis Kiev
01:13:59évidemment
01:14:00on le sait
01:14:01mais on voit bien
01:14:02combien c'est la question
01:14:03importante
01:14:04les Ukrainiens ont réussi
01:14:05depuis à à peu près
01:14:07restaurer leur capacité
01:14:09d'électricité
01:14:09mais on s'attend
01:14:10à un hiver
01:14:11très compliqué
01:14:12la protection du ciel
01:14:13est évidemment fondamentale
01:14:15et c'est là
01:14:16qu'on va essayer
01:14:17d'obtenir quelque chose
01:14:18de Trump
01:14:19il y a eu quand même
01:14:19des demi-mesures
01:14:20les Etats-Unis
01:14:21fournissent de l'armement
01:14:22qu'on paie
01:14:23mais malgré tout
01:14:24c'est beaucoup trop peu
01:14:25et on n'y est pas encore
01:14:27mais en tout cas
01:14:28je crois que la direction
01:14:30est la bonne
01:14:31est-ce que les russes
01:14:31accepteront
01:14:32je n'en suis pas certain
01:14:33du tout
01:14:33alors l'état d'esprit
01:14:34de Donald Trump
01:14:35vis-à-vis du président Zelensky
01:14:36c'est vrai Laurence
01:14:37il a raison
01:14:38il évolue beaucoup
01:14:39cet état d'esprit
01:14:40est-ce qu'on sait
01:14:41aujourd'hui
01:14:41au moment où on se parle
01:14:42parce qu'ils vont se rencontrer
01:14:43les deux hommes
01:14:43ils doivent le faire
01:14:44en tout cas
01:14:44il est dans quelle disposition
01:14:45Donald Trump
01:14:46on va essayer de voir
01:14:48s'il l'insulte ou pas
01:14:49ou s'il fait une remarque
01:14:51sur la tenue vestimentaire
01:14:52qui avait marqué
01:14:53les esprits européens
01:14:54mais sur le fond
01:14:55Donald Trump n'a jamais changé
01:14:57d'opinion sur l'Ukraine
01:14:58depuis sa deuxième campagne
01:15:00depuis ses meetings
01:15:01jusqu'à sa présidence
01:15:03et jusqu'aux récents jours
01:15:05Donald Trump n'a qu'une idée
01:15:07c'est le problème ukrainien
01:15:09n'est plus le problème américain
01:15:11et c'est toute la différence
01:15:12avec l'ancienne administration Biden
01:15:14et c'est ce que Zelensky
01:15:15d'ailleurs avait compris
01:15:16parce qu'avant l'élection
01:15:17Zelensky était allé à Washington
01:15:18pour dire aux élus
01:15:19au congrès
01:15:20attention ne nous laissez pas tomber
01:15:22or vous le savez
01:15:23l'Amérique est dans une situation
01:15:24économique très difficile
01:15:25la classe moyenne souffre
01:15:27et la classe moyenne devient
01:15:28de plus en plus isolationniste
01:15:30en disant
01:15:30l'Ukraine ce n'est pas notre guerre
01:15:32à moins de 50 jours
01:15:34des élections
01:15:34à mi-terme
01:15:35qui vont déterminer
01:15:37ou pas
01:15:37la majorité
01:15:38pour Donald Trump
01:15:39est-ce qu'il va conserver
01:15:39sa majorité républicaine
01:15:40ou est-ce qu'il va la perdre
01:15:41et bien
01:15:42la question de l'Ukraine
01:15:43c'est pour le président américain
01:15:45que les européens
01:15:46s'en occupent
01:15:47et que ça ne tourne pas
01:15:49à la catastrophe
01:15:49c'est dit brutalement
01:15:51mais c'est quand même
01:15:51quand vous les écoutez
01:15:52dans l'administration Trump
01:15:54ça qui ressort
01:15:55et Romuald Sura
01:15:56il a même mis la pression
01:15:57au président Zelensky
01:15:58il y a quelques jours
01:15:58Donald Trump
01:15:59en faisant un poste
01:16:01sur Social
01:16:01en disant
01:16:02le problème du pétrole
01:16:03dans le monde
01:16:04c'est à cause des Ukrainiens
01:16:05qui frappent
01:16:06l'énergie russe
01:16:07beaucoup plus
01:16:08qu'à cause de l'Iran
01:16:08bien évidemment
01:16:09c'est un Donald Trump
01:16:10qui bientôt dira
01:16:12que Poutine
01:16:12est l'agressé
01:16:13aujourd'hui
01:16:14il est fâché
01:16:15contre Zelensky
01:16:16une nouvelle fois
01:16:17et effectivement
01:16:18ce que dit Laurent
01:16:19c'est tout à fait juste
01:16:19Donald Trump
01:16:20n'a jamais changé
01:16:21sa position
01:16:22Poutine a toujours
01:16:23eu ses faveurs
01:16:24il ne faut pas
01:16:25se faire leurrer
01:16:26par les quelques compliments
01:16:27qu'il a pu avoir
01:16:28à l'égard de Zelensky
01:16:30au cours des derniers mois
01:16:31non
01:16:32c'est un Trump
01:16:32remonté
01:16:33contre le président ukrainien
01:16:34qui effectivement
01:16:35veut se débarrasser
01:16:37de ce fardeau
01:16:37c'était quand même
01:16:38sa grande promesse
01:16:39de campagne
01:16:40en 2024
01:16:40pour son électorat maga
01:16:42mettre fin à cette guerre
01:16:43en 24 heures
01:16:44on voit où on en est
01:16:45aujourd'hui
01:16:45un électorat maga
01:16:46qui aujourd'hui
01:16:47aux Etats-Unis
01:16:47se détourne
01:16:48de ce président
01:16:49qui nous a entraîné
01:16:50je dis nous
01:16:50puisque je suis américain
01:16:51je suis aux Etats-Unis
01:16:51qui nous a entraîné
01:16:52dans cette guerre
01:16:52alors qu'il avait promis
01:16:53justement de ne pas aller
01:16:54dans un conflit
01:16:55style Irak-Afghanistan
01:16:56donc bref
01:16:56c'est un président
01:16:58remonté contre Zelensky
01:16:59car il n'a qu'une crainte
01:17:00aujourd'hui
01:17:00c'est que l'attaque sévère
01:17:02de Zelensky
01:17:03donne lieu
01:17:04à des représailles
01:17:05encore plus fortes
01:17:06de Poutine
01:17:06et donc à un nouvel engrenage
01:17:07On a entendu
01:17:08Antoine Hollard
01:17:09interroger Emmanuel Macron
01:17:10sur les intercepteurs
01:17:11c'est ça aujourd'hui
01:17:12dont a besoin
01:17:13en premier
01:17:14le président Zelensky
01:17:15Absolument
01:17:16et ça c'est vrai
01:17:16pour protéger
01:17:17Les intercepteurs de missiles
01:17:18Oui absolument
01:17:19et c'est vrai
01:17:19pour protéger
01:17:20les infrastructures énergétiques
01:17:22mais aussi tout simplement
01:17:22la population
01:17:23parce qu'on voit bien
01:17:24que depuis quelques semaines
01:17:25la stratégie russe
01:17:26a changé
01:17:27et en téléphonant
01:17:29hier à Kiev
01:17:29on s'aperçoit
01:17:30que les gens sont fatigués
01:17:31parce que les sirènes
01:17:32passent leur temps à sonner
01:17:33et que vous devez
01:17:34en permanence
01:17:35descendre
01:17:36dans les sous-sols
01:17:37pour vous protéger
01:17:38donc ça fait une population
01:17:39qui est vraiment
01:17:39sous pression
01:17:40en permanence
01:17:41Avec une pression
01:17:43qui est mise
01:17:44par la Russie
01:17:46pression militaire
01:17:46sur l'Ukraine évidemment
01:17:47mais une pression
01:17:48également sur d'autres pays
01:17:49et on l'a encore mesuré
01:17:50hier soir
01:17:51Patrick Sos
01:17:52il s'est passé
01:17:52un événement
01:17:54important
01:17:54c'est que
01:17:56plusieurs pays baltes
01:17:57et la Pologne
01:17:57se sont mis
01:17:58en état d'alerte
01:17:59que s'est-il passé ?
01:18:00C'est un nouveau signal
01:18:03en fait
01:18:03depuis quelques jours
01:18:04qui montre que
01:18:05la réunion
01:18:07encore une fois
01:18:07en France
01:18:09autour du président
01:18:09de la République
01:18:10et des principaux directeurs
01:18:13voire la directrice
01:18:14du renseignement intérieur
01:18:15et extérieur
01:18:15ça montre que
01:18:16ça n'est pas sorti
01:18:17de nulle part
01:18:18ça fait vraiment
01:18:18plusieurs jours
01:18:19que du côté
01:18:21de la frontière
01:18:21longue frontière
01:18:22avec la Russie
01:18:23ou la Biélorussie
01:18:24ou les intérêts
01:18:25de ces deux pays là
01:18:26est soumise
01:18:27à une pression
01:18:28extrêmement forte
01:18:29on parle désormais
01:18:30de possibilités
01:18:31d'attaques
01:18:31sur le sol
01:18:32de ces territoires
01:18:34on n'en est même plus
01:18:35à compter le nombre
01:18:36d'attaques hybrides
01:18:37depuis quelques mois
01:18:39maintenant
01:18:39de la désinformation
01:18:40vous avez des discours
01:18:42qui parfois sont
01:18:43extrêmement forts
01:18:44puisque
01:18:44on célébrait
01:18:46ou on commémorait
01:18:47l'agression
01:18:49contre la Pologne
01:18:50en 1939
01:18:51on en est à dire
01:18:52même le président
01:18:53il y a une bisbille
01:18:54un peu politique
01:18:54qui disait
01:18:55bon on pourrait
01:18:56perdre du territoire
01:18:57mais jamais notre souveraineté
01:18:58on en est vraiment là
01:18:59dans cette crainte
01:19:01et c'est ce qui fait
01:19:01que vous aviez encore eu
01:19:02cette alerte aérienne
01:19:03sur plusieurs pays
01:19:04avec Général Siedos
01:19:05des avions de l'OTAN
01:19:06qui ont décollé hier
01:19:08de façon préventive
01:19:09avec des objets
01:19:11non identifiés
01:19:13des ballons
01:19:13semble-t-il
01:19:14dans le ciel
01:19:14des pays baltes
01:19:15on voit que la pression russe
01:19:16elle augmente
01:19:17de jour en jour
01:19:18et précisément
01:19:19sur ces pays là
01:19:20oui
01:19:20c'est a priori
01:19:21on en parle énormément
01:19:22donc forcément
01:19:23les russes
01:19:24vont aller tester
01:19:25le dispositif
01:19:25effectivement
01:19:26ce sont les trois pays
01:19:27les plus
01:19:27entre guillemets
01:19:28les plus faibles
01:19:28il y a quand même
01:19:29des renforcements militaires
01:19:30il y a des avions français
01:19:32qui sont installés
01:19:33depuis pas mal d'années
01:19:34il y a une grosse coopération militaire
01:19:36donc effectivement
01:19:37c'est aller tester
01:19:38ces pays là
01:19:38qui sont frontaliers
01:19:39j'ai vu qu'il y avait
01:19:40une bande
01:19:40le long de l'Estonie
01:19:42qui avait été interdite
01:19:43par les russes
01:19:45pour la population civile
01:19:46donc vous voyez
01:19:46on crée des outils
01:19:48pour entretenir la tension
01:19:49jusqu'à potentiellement
01:19:51provoquer une erreur
01:19:52alors provoquer une erreur
01:19:53effectivement
01:19:54c'est tout à fait possible
01:19:55ça peut venir
01:19:56des pays de l'ouest
01:19:58de l'Estonie
01:19:58la Lettonie
01:19:59la Lettonie
01:19:59ou de la Pologne
01:20:00qui en réaction
01:20:02vont potentiellement
01:20:02faire quelque chose
01:20:03et puis après les russes diront
01:20:04vous voyez
01:20:05vous avez fait quelque chose
01:20:05c'est vous
01:20:06alors on en parle aussi
01:20:07pour la Transnistrie
01:20:07vous voyez
01:20:08on en parle pour tous
01:20:08ces petits pays
01:20:10qui ont besoin
01:20:11d'un appui
01:20:12qui ont besoin
01:20:12de consulter
01:20:13enfin l'Estonie
01:20:15ça m'intéresse particulièrement
01:20:16parce qu'il y a une école de guerre
01:20:17en Estonie
01:20:17et mon fils y est en stage
01:20:18avec la famille
01:20:20donc je suis attentivement
01:20:21la situation en Estonie
01:20:22où j'irai probablement
01:20:23aux vacances prochaines
01:20:25et que vous dites-il
01:20:26il vous dit que la situation
01:20:27commence à être vraiment compliquée
01:20:28que là-bas tout le monde
01:20:28a très peur ou
01:20:29non non non non
01:20:31enfin très honnêtement non
01:20:32parce qu'en fait
01:20:33ça reste quand même
01:20:34de petits incidents
01:20:34vous avez une couverture aérienne
01:20:36de l'OTAN
01:20:36ça c'est une réalité
01:20:37la couverture aérienne de l'OTAN
01:20:39vous avez
01:20:39il faut quand même être objectif
01:20:41la protection de l'OTAN
01:20:42il y a des plans
01:20:43de défense de ces pays
01:20:44encore faut-il que
01:20:46entre les plans
01:20:47et l'action
01:20:48il y ait des gens
01:20:49qui appuient sur le bouton
01:20:50et on ne sait pas trop
01:20:51ce que Donald Trump ferait
01:20:52dans ces circonstances-là
01:20:53merci beaucoup à tous
01:20:54dans quelques instants
01:20:55Christophe Delay
01:20:55Roselyne Dubois
01:20:56à demain
01:20:56Christophe Delay
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