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  • il y a 2 jours
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:02Générique
00:00:10Trois actualités fortes au programme d'Arnaud Direct ce matin.
00:00:14D'abord du côté de l'Iran, une déclaration à quelques instants d'un responsable militaire iranien qui juge la
00:00:18reprise de la guerre inévitable.
00:00:21Également les suites des violences de samedi soir avec les premières condamnations en comparution immédiate hier.
00:00:26Et puis bien sûr les recherches autour de Florence dans le Gers pour tenter de retrouver Liana, cette fillette de
00:00:3411 ans qui est portée disparue depuis vendredi.
00:00:36Le suspect a été mis en examen. Vous allez voir qu'on en sait un peu plus sur son profil.
00:00:39D'abord, où en est-on sur les recherches sur place et sur la mobilisation ?
00:00:42C'est Jean-Wilfrid Forkes qui suit les recherches depuis le début.
00:00:46Jean-Wilfrid, dites-nous quelles sont les pistes suivies ce matin par les gendarmes.
00:00:51Alors les gendarmes mènent leur enquête, leur recherche sur deux fronts.
00:00:55Bien sûr dans les sous-bois, les bois pour tenter de retrouver la petite Liana.
00:01:00Mais également ici dans la commune de Montestruc-sur-Gers.
00:01:04C'est là où vit le couple avec les deux enfants dont la fille aînée qui était la copine de
00:01:10Liana.
00:01:11Nous sommes donc à Montestruc-sur-Gers.
00:01:12C'est une petite commune.
00:01:13La famille vivait ici, vous voyez, dans le centre de ce village.
00:01:17Il y a encore les scellés qui ont été installés, les scellés à proximité de la boîte aux lettres du
00:01:23couple.
00:01:23Scellés, installés par la gendarmerie.
00:01:25Et ça, c'est le barbecue. C'était le point de ralliement de la famille le dimanche.
00:01:29C'est ce qu'on dit depuis hier les voisins.
00:01:32La famille se regroupait autour de ce barbecue le dimanche.
00:01:35Et ils échangeaient, à vrai dire, très très peu avec l'environnement,
00:01:39avec les voisins qui ne les connaissaient pratiquement pas.
00:01:41Un simple bonjour, au revoir, et puis comment allez-vous ?
00:01:44Et rien de plus.
00:01:45C'est ce que m'ont dit les voisins.
00:01:47Des voisins qui ont été d'ailleurs entendus.
00:01:49C'est important par les enquêteurs, par les gendarmes,
00:01:52notamment de la section de recherche au cours des dernières heures.
00:01:55La campagne également a été entendue par les gendarmes,
00:01:57bien sûr pour les besoins de l'enquête.
00:02:00Voilà pour ce qui se passe ici.
00:02:02Ce matin, c'est très important.
00:02:03On a vu avec Lucie Manon qui m'accompagne,
00:02:07on a vu le chien Saint-Hubert dont je vous parlais hier matin, Julien.
00:02:10Ce chien a des capacités, des aptitudes pour renifler.
00:02:14On l'a vu très tôt ce matin, vers 9h15, dans le périmètre,
00:02:19à proximité de la maison et dans les rues adjacentes.
00:02:22Il y avait plusieurs gendarmes qui accompagnaient ce chien
00:02:25et son maître, bien entendu, qui l'a accompagné
00:02:28pendant une trentaine de minutes, ici, à proximité du domicile.
00:02:32Et puis la recherche, je vous le disais, se poursuivre sur le terrain,
00:02:34parce qu'évidemment, la question, c'est savoir où est Liana
00:02:39qui a disparu depuis vendredi à la sortie des cours.
00:02:42On cherche la moindre cachette, me disait hier un enquêteur,
00:02:48notamment dans les bois et dans les sous-bois.
00:02:50Ce matin, 170 gendarmes sont toujours mobilisés.
00:02:53La course contre la montre, elle se poursuit.
00:02:55Vous la suivez évidemment en direct pour BFM TV.
00:02:57Jean-Wilfrid avec Lucie Mamon.
00:02:58Le suspect, justement, Vincent Vantiguem,
00:03:00on en sait un petit peu plus sur son profil.
00:03:03Il y a ces éléments que nous a donnés Jean-Wilfrid
00:03:05il y a quelques instants.
00:03:06D'abord, il a été mis en examen.
00:03:08Oui, effectivement, mis en examen et placé en détention provisoire,
00:03:10c'est-à-dire qu'il a passé une première nuit en prison,
00:03:13mis en examen, il faut bien le préciser,
00:03:15pour enlèvement et séquestration.
00:03:17Pourquoi je parle de la qualification retenue ?
00:03:19C'est tout simplement parce que ça nous dit aussi que,
00:03:21pour l'instant, du côté des enquêteurs,
00:03:23c'est-à-dire des gendarmes et des magistrats,
00:03:25on n'a aucun élément permettant de dire
00:03:27si cette petite fille est décédée
00:03:29et si cet homme a une responsabilité dans la mort.
00:03:31Pour l'instant, ce qu'on lui reproche,
00:03:32c'est de l'avoir enlevé,
00:03:33ce qui semble établi par l'attitude qu'il a eue vendredi.
00:03:36Je le rappelle, il a été vu dans son véhicule
00:03:38avec à son bord Liana,
00:03:40peu après 15 heures aux abords du collège Hubert Reeves à Florence.
00:03:44Il dit, lui, l'avoir déposé aux abords de la piscine,
00:03:47mais ses déclarations ont été jugées incohérentes et imprécises.
00:03:50Ça, c'est la procureure de la République, Doche,
00:03:52qui l'avait signalée dès dimanche.
00:03:53C'est pour ça qu'il a été mis en examen hier soir.
00:03:56Et il a refusé de répondre aux questions du juge
00:03:58lorsqu'il a comparu face au juge après sa garde à vue, semble-t-il.
00:04:00Oui, ça, c'est quelque chose,
00:04:02on ne peut pas parler de classique, mais d'entendable.
00:04:04Bien souvent, quand des suspects de ce type
00:04:06passent 48 heures en garde à vue,
00:04:08ils se sont un peu éreintés par les questions
00:04:09et les auditions qui se sont succédées.
00:04:11Et leurs avocats, dans beaucoup de cas,
00:04:14leur conseillent de garder le silence face au juge
00:04:16et de demander à être convoqués ultérieurement
00:04:18pour s'expliquer sur les faits.
00:04:20C'est ce qu'on peut attendre, mais là, dans les prochaines semaines.
00:04:22Alors, Véronique Fèvrette également avec nous sur ce plateau.
00:04:24Bonjour Véronique, spécialiste éducation de BFM TV.
00:04:26Vous êtes avec nous parce qu'on en sait là aussi un peu plus
00:04:29sur le parcours de ce suspect
00:04:31et il a déjà travaillé dans des établissements scolaires.
00:04:34Oui, il a assuré des remplacements
00:04:36comme agent d'entretien petite maintenance.
00:04:38C'est comme ça qu'on l'a décrit au sein de différents lycées du GERS
00:04:41pendant un peu plus de trois ans,
00:04:43à partir de septembre 2018.
00:04:45Donc, il était adjoint technique territoriale
00:04:47des établissements d'enseignement.
00:04:49Il était contractuel, son casier judiciaire était vierge
00:04:53et il a été vérifié, ce casier, lors de chaque embauche.
00:04:57Et en février 2021, il a été mis fin à son contrat
00:05:00de manière anticipée au lycée de l'Anne,
00:05:02au lycée l'Anne de la commune de Lectour,
00:05:05après une procédure disciplinaire.
00:05:07Cette procédure, elle faisait suite au signalement
00:05:09par l'approviseur d'échanges sur des réseaux sociaux
00:05:15avec une lycéenne, des échanges qui étaient jugés inappropriés,
00:05:20des messages qui auraient été insistants.
00:05:23Donc, l'approviseur a remonté l'information à sa hiérarchie
00:05:26qui a transmis à la région qui était l'employeur.
00:05:30Et donc, les mesures ont été prises,
00:05:33mais ça fait un peu froid dans le dos.
00:05:34On ne sait pas ce qu'il y a pu avoir
00:05:36comme autre antécédent éventuellement.
00:05:39On ne sait pas s'il y a eu des suites judiciaires,
00:05:41est-ce qu'il y a eu un article 40.
00:05:42Ce sont des questions qu'on se pose encore.
00:05:44Ce sont évidemment des précisions très importantes
00:05:46que vous nous donnez, parce que la mère de Lyanna,
00:05:49vous l'avez entendue sur cette antenne,
00:05:51elle-même a témoigné de comportements manifestement inappropriés
00:05:55avec sa fille qui lui avait déjà mis la puce à l'oreille
00:05:58sur des comportements précédents.
00:06:01Et ce qui est en train de se passer,
00:06:02hélas, donne une résonance évidemment toute particulière
00:06:04à ces événements.
00:06:05Alors, Jacques Fonbonne est également avec nous,
00:06:07général de gendarmerie.
00:06:08On a vu le Saint-Hubert, le chien tout à l'heure,
00:06:10avec ce que nous disait Jean-Wilfrid Forkes.
00:06:13C'est quoi l'apport du chien dans ces recherches en ce moment ?
00:06:17Il est extrêmement important cet apport.
00:06:20Vous avez vu qu'il y a des recherches périphériques,
00:06:22effectivement dans les bois, dans des zones rurales.
00:06:25Il y a le domicile du mis en examen qui a été mis sous scellé.
00:06:30Ça veut dire qu'il va y avoir des opérations de police technique,
00:06:33évidemment par l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie,
00:06:35qui vont être développées.
00:06:37Et si vous voulez avec le chien, un chien ça se fatigue très vite.
00:06:41Donc on l'utilise de façon prioritaire à l'endroit où il y a le plus de chances
00:06:47de retrouver une trace de l'enfant.
00:06:49C'est-à-dire qu'on commence logiquement par le domicile,
00:06:52parce que sur un périmètre qui peut être très grand,
00:06:56il y a deux heures d'absence du mis en examen.
00:06:59Ça veut dire qu'il a pu, avec sa voiture, qui sera évidemment examinée,
00:07:03parcourir une très grande distance.
00:07:05Au moins, on ferme la porte de la maison en quelque sorte,
00:07:07pour voir si la petite a été à proximité de cette maison.
00:07:10D'accord. Ce qu'on voit là, comme le chien se fatigue vite,
00:07:13on choisit des endroits précis pour voir si la fillette a pu être à cet endroit-là.
00:07:19Et c'est ce que le chien va marquer ou pas.
00:07:21Oui, c'est-à-dire que c'est un élément corroboratif.
00:07:23Vous l'avez dit, et c'est toujours comme ça en garde à vue,
00:07:26« Il y a des éléments contradictoires, il y a des éléments qui sont imprécis »,
00:07:29là, on apporterait un élément objectif à l'enquête.
00:07:32Alors, précision sur le timing, Vincent Vantiguem,
00:07:34parce que Jacques Frambon nous dit qu'il y a deux heures de temps.
00:07:36C'est vrai que la dernière fois qu'elle est vue, c'est aux alentours de 15h.
00:07:40Et à 18h, le suspect…
00:07:41À 17h, oui.
00:07:42Voilà. Deux heures plus tard, le suspect, il est où ?
00:07:44Alors, c'est vrai que ce qui intrigue aussi,
00:07:47c'est la façon dont la soirée de vendredi s'est déroulée.
00:07:49Parce que, vous l'avez dit, il est vu au volant de son véhicule avec Liana vers 15h05 environ.
00:07:54Ça, ça a été corroboré par des images de vidéosurveillance.
00:07:56Donc, là-dessus, il n'y a pas de débat.
00:07:57C'est du reste ce qu'il a reconnu, puisqu'il a dit,
00:07:59« Oui, je l'ai pris dans ma voiture, je l'ai emmené jusqu'à la piscine. »
00:08:01Ensuite, ce qu'on sait, c'est qu'à 17h, il va chercher sa fille
00:08:04qui est scolarisée dans le même établissement, dans le même collège que Liana.
00:08:07Donc, que s'est-il passé entre ce créneau de 15h et 17h ?
00:08:10Et puis, il y a un autre élément, c'est que dans la soirée,
00:08:12il retourne dans son village à Montestruc-sur-Gers,
00:08:14où il y a la fête scolaire de sa plus jeune fille, qui est âgée de 7 ans,
00:08:18et avec sa compagne et leurs enfants, il participe visiblement à cette fête scolaire.
00:08:22Donc, on va vraiment s'interroger sur ce créneau horaire de 15h à 17h.
00:08:26Et c'est vrai que les enquêteurs ont saisi, dans la nuit de dimanche à lundi,
00:08:30le véhicule qu'il avait emprunté.
00:08:32Ce véhicule a été mis sur un plateau,
00:08:34emmené ici à Pontoise, au siège de l'IRCGN,
00:08:37l'Institut de recherche criminelle,
00:08:38parce qu'il va faire l'objet d'exploitation,
00:08:40pour voir si on retrouve des traces de l'IANA,
00:08:41mais aussi pour voir si le GPS de ce véhicule peut parler
00:08:44et indiquer les déplacements qu'il a effectués vendredi après-midi.
00:08:48Sur le plan technique, Jacques Fonbonne, on a envie de savoir ça.
00:08:50Comment on peut faire parler le GPS dont nous parle Vincent ?
00:08:53Le GPS de la voiture et, évidemment aussi, le téléphone.
00:08:56Oui, absolument.
00:08:57Alors, le téléphone, je dirais, ce n'est pas un secret, tout le monde le sait.
00:08:59Donc, il peut couper son téléphone ou ne pas l'emmener.
00:09:03Le GPS va être déterminant,
00:09:04parce qu'on va avoir non seulement un itinéraire,
00:09:06mais on va avoir un itinéraire avec des tons d'arrêt.
00:09:09Même si le GPS n'est pas activé,
00:09:12même si on ne fait pas une recherche d'itinéraire,
00:09:14tout ça est enregistré dans la voiture ?
00:09:15Tout ça est enregistré.
00:09:16Je dirais que même pour des spécialistes,
00:09:18il est très difficile d'effacer les données.
00:09:21Donc, les gendarmes vont avoir un itinéraire relativement précis.
00:09:26Ça prend combien de temps ?
00:09:28Alors, techniquement, je ne suis pas en mesure de vous le dire,
00:09:31mais ça va prendre...
00:09:34C'est-à-dire que c'est couplé avec des opérations de police technique
00:09:37dans la voiture.
00:09:38Rappelez-vous de l'affaire Le Landais.
00:09:40Et ça aussi, ça peut être un élément déterminant.
00:09:42C'est-à-dire qu'il nous dit,
00:09:43elle est montée avec moi,
00:09:44elle a fait un kilomètre pour aller à la piscine.
00:09:46Si on trouve des traces de vêtements,
00:09:49d'ADN, d'empreinte digitale de la petite
00:09:52à l'arrière de la voiture,
00:09:53c'est déjà un élément qui contredit
00:09:55la première version du suspect.
00:09:57Mais c'est toujours comme ça pendant une garde à vue.
00:10:00C'est-à-dire qu'il y a deux éléments qui jouent.
00:10:02Il y a le fait que le suspect donne les éléments
00:10:05les uns après les autres
00:10:06de façon à minimiser
00:10:08pour arriver à la chose la plus grave.
00:10:10Et puis ensuite, ce sont les contradictions.
00:10:13Monsieur, vous nous avez dit
00:10:14que vous avez emmené la petite à la piscine.
00:10:16Comment expliqueriez-vous
00:10:17que personne ne l'a vu,
00:10:19que le maître nageur ne l'a pas vu,
00:10:20que tous les témoins...
00:10:21Parce qu'évidemment, l'enquête de proximité
00:10:23a été déjà très fouillée,
00:10:24que tous les témoins qui habitent à côté de la piscine
00:10:26ne l'aient pas vu.
00:10:28On vous pose la question.
00:10:29Et on suit évidemment les suites de cette affaire,
00:10:33les suites des recherches,
00:10:34les nouvelles informations
00:10:35que nous donnerons Vincent et Véronique
00:10:38sur cette affaire Liana
00:10:40avec les gendarmes qui restent évidemment mobilisés.
00:10:43Jean-Wilfrid Forkest nous le disait
00:10:45il y a quelques instants.
00:10:46L'actualité judiciaire est également marquée
00:10:47par les suites des violences de samedi soir
00:10:50après la victoire du PSG.
00:10:51Les premières condamnations sont tombées.
00:10:53Nous vous disions hier que les comparutions immédiates
00:10:55devaient intervenir.
00:10:57Une quinzaine de dossiers ont été traités.
00:10:58Et on va voir, pour commencer avec Fanny Wecksteider,
00:11:01quelles ont été les réponses données par la justice.
00:11:05Fanny, alors d'abord,
00:11:07il y a les réponses et puis il y a le profil.
00:11:08Oui, exactement.
00:11:09Le profil, en fait, ce ne sont que des jeunes hommes
00:11:12de la vingtaine, légèrement moins pour certains,
00:11:15qui ont été, donc, qui ont comparu hier.
00:11:17Et hier, voici, par exemple, le profil de T.O.C.,
00:11:21âgé de 24 ans.
00:11:22Ce grutier français a été accusé d'avoir insulté
00:11:25et occasionné des violences sur un policier
00:11:28et d'être en détention d'explosifs.
00:11:30Lors de cette soirée, il a fui ensuite
00:11:32et aurait jeté une chaise dans les jambes d'un policier.
00:11:35Il a écopé de 10 mois d'emprisonnement
00:11:38avec sursis et 500 euros d'amende à verser
00:11:41à la partie civile.
00:11:42T.O.C. qui, de son propre aveu,
00:11:44aurait mieux fait d'écouter ses proches.
00:11:47Ça me servait de leçon.
00:11:48J'aurais dû écouter mon père et ma femme.
00:11:49Ils m'ont dit de ne pas y aller.
00:11:51Ils m'ont dit que j'allais finir un garde à vue.
00:11:53Ça n'a pas loupé.
00:11:54Et, ouais, du coup, oui, je regrette largement
00:11:57parce que j'ai pu mon fils pendant 4 jours.
00:11:59Donc, là, je suis passé de rentrer et d'aller le voir.
00:12:00Autre exemple, c'est Raphaël D.
00:12:03Ce jeune homme de 22 ans
00:12:06qui, lui, est rentré à vélo chez lui
00:12:09après avoir regardé le match entre amis
00:12:12et qui a été accusé d'outrage à policiers,
00:12:15de violences sur policiers,
00:12:17des faits requalifiés en rébellion.
00:12:19Il nie ces violences,
00:12:21même s'il reconnaît avoir fait un doigt d'honneur
00:12:23à l'un des policiers
00:12:24parce qu'ils avaient été gazés et matraqués, dit-il.
00:12:28Voilà pour ce profil également.
00:12:31On va voir Hichem S. également,
00:12:3320 ans, accusé, lui, de vol avec violence.
00:12:35Il aurait volé un collier
00:12:37au coup d'un supporter dans la liesse.
00:12:40Il refute ce chef d'accusation.
00:12:44Il reconnaît en revanche des violences sur policiers
00:12:48et ces outrages.
00:12:50Pour le procureur qui a parlé hier,
00:12:52il reconnaît un profil assez typique, dit-il,
00:12:55de certaines personnes venues de l'étranger
00:12:57pour commettre des dégradations ou des vols.
00:13:01Globalement, les peines qui ont été prononcées
00:13:03à un part de l'amende
00:13:04à, pour les plus sévères, 6 mois d'emprisonnement ferme.
00:13:09Principalement, ce sont des peines
00:13:10qui sont en dessous des réquisitions
00:13:12qui ont été faites par le parquet
00:13:14et quelques relaxes ont également été prononcées,
00:13:17partiels ou totales.
00:13:19Les faits généralement reprochés
00:13:21pendant ces festivités
00:13:23partent de l'outrage à agents,
00:13:26des vols, des violences
00:13:26ou encore des détentions
00:13:27et du transport de mortiers d'artifices.
00:13:30Parmi les 13 comparutions immédiates
00:13:33qui ont eu lieu hier,
00:13:3511 personnes ont pu être jugées.
00:13:37Merci Fénie.
00:13:38C'est déroutant de voir ce jeune homme
00:13:39qui sort avec le sourire au lèvre manifestement.
00:13:44Si on comprend bien ce que vient de nous expliquer Fénie,
00:13:46Vincent, je me tourne vers vous
00:13:46pour que ce soit bien clair.
00:13:47Il n'y a pas eu d'incarcération
00:13:48à la suite de ces peines de comparutions immédiates ?
00:13:50Non, parce que Fénie, on faisait mention,
00:13:51il y a un cas,
00:13:52donc un jeune homme qui a écopé
00:13:53d'une peine de 6 mois de prison ferme
00:13:56mais avec un rendez-vous devant ce qu'on appelle un JAP,
00:13:58un juge d'application des peines
00:13:59qui va aménager.
00:14:00C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu d'incarcération,
00:14:01il n'y a pas eu de mandat de dépôt,
00:14:03même si le parquet l'avait requis dans certains cas.
00:14:06Donc effectivement,
00:14:07hier sur ces 11 jeunes qui ont été jugés,
00:14:10il y avait deux autres dossiers
00:14:11mais qui n'ont pas eu le temps,
00:14:12puisque l'audience s'est terminée extrêmement tard,
00:14:13d'être examinés.
00:14:15Sur les 11 jeunes,
00:14:16aucun n'a été incarcéré.
00:14:17Mais ce qu'il faut bien préciser,
00:14:18c'est que c'est le début
00:14:20des comparutions immédiates
00:14:22et on est là dans le jugement des faits...
00:14:24Les moins graves, a priori.
00:14:26Alors pas forcément les moins graves
00:14:27parce qu'il ne faut pas minimiser...
00:14:29Bien sûr.
00:14:30Il ne faut pas minimiser ce qui s'est passé.
00:14:32Mais ce qu'il faut bien préciser,
00:14:33c'est que ça va se poursuivre aujourd'hui.
00:14:35Il y a encore une vingtaine de dossiers
00:14:36qui doivent être présentés en comparution immédiate
00:14:38et puis surtout aujourd'hui,
00:14:39le parquet a d'ores et déjà annoncé
00:14:40l'ouverture de deux informations judiciaires
00:14:42pour les faits, là, les plus graves
00:14:44qui vont nécessiter des investigations longues et complexes.
00:14:47Jérôme Jiménez est avec nous,
00:14:48délégué syndicat Alliance Police.
00:14:50On a vu qu'il y a de très nombreux cas
00:14:53de violences faites à vos collègues
00:14:56et donc il n'y a pas d'incarcération.
00:14:57Vous réagissez comment ?
00:14:58Nous, on a envie de dire que pour le moment,
00:15:00c'est ce qu'on dit à Alliance,
00:15:01pour le moment, le message qui est envoyé
00:15:03par la justice, ce n'est pas le bon.
00:15:05Ce n'est pas le bon.
00:15:06Et ça, on le dit parce que
00:15:08les collègues sont scandalisés.
00:15:10Alors après, on va quand même aussi rester prudents
00:15:11parce que vous l'avez précisé,
00:15:13on n'a pas un bilan définitif pour le moment.
00:15:16Et vous l'avez bien aussi noté,
00:15:18les dossiers les plus complexes
00:15:20ont certainement fait l'objet
00:15:21d'une prolongation de la mesure de garde à vue
00:15:23parce qu'on est sur des affaires délictuelles,
00:15:25criminelles, en droit commun.
00:15:27Et donc, les procédures sont plus longues.
00:15:29Et pour caractériser les faits,
00:15:30souvent les magistrats demandent
00:15:32des prolongations de garde à vue.
00:15:34Donc, on attend aussi avec impatience,
00:15:36si vous voulez,
00:15:37les comparutions immédiates
00:15:38qui vont avoir lieu aujourd'hui,
00:15:39voir les résultats,
00:15:40pour voir un petit peu
00:15:43quel message sera donné.
00:15:45j'ai aussi un élément
00:15:46dont je veux parler aujourd'hui.
00:15:48Dans le Val-de-Marne,
00:15:49il y a eu 40 interpellations,
00:15:51zéro déferment, zéro.
00:15:53Donc, des interpellations
00:15:54et puis ensuite,
00:15:55ils se sont relâchés sans rien.
00:15:56C'est ce que vous nous dites.
00:15:57Ça fait partie des consignes
00:15:59qui vous ont été données,
00:15:59c'est-à-dire aussi,
00:16:00peut-être que...
00:16:01Ça ne veut pas forcément dire sans rien
00:16:02parce qu'il peut y avoir
00:16:03des ordonnances pénales,
00:16:04il peut y avoir des présentations
00:16:05devant un délégué du procureur,
00:16:07des rappels à la loi,
00:16:08des comparutions.
00:16:10Mais est-ce que ce n'est pas aussi
00:16:11une mesure un peu préventive
00:16:13de la part des forces de police
00:16:14qui préfèrent ramasser l'arche,
00:16:16si j'ose dire,
00:16:17pour éviter des débordements à venir ?
00:16:19Ça fait partie de la tactique
00:16:20de maintien de l'ordre ?
00:16:21Non, nous, ce qu'on dit aujourd'hui,
00:16:23c'est que quand vous êtes interpellés,
00:16:24si vous ne vous êtes pas déférés,
00:16:25si vous ne rencontrez pas
00:16:26dans l'instant T un magistrat
00:16:28et que l'on ne vous donne pas
00:16:31une peine de prison dans l'instant T,
00:16:34une sanction qui soit ferme,
00:16:37ça ne changera rien
00:16:38puisque quand la personne ressort
00:16:40avec une convocation
00:16:41ou un rappel à la loi
00:16:43d'un commissariat,
00:16:44c'est comme s'il ne s'était rien passé en fait.
00:16:46Qu'en faut-il pouvoir caractériser les faits ?
00:16:48C'est toujours la difficulté.
00:16:49Ah bah bien sûr.
00:16:51Alors évidemment,
00:16:51ce sont des questions aussi
00:16:52qui sont très politiques.
00:16:53Avant-ci, Nathalia,
00:16:54vous êtes également avec nous ce matin
00:16:55parce que ce n'est pas la première fois
00:16:56que ces questions sont sur la table
00:16:58et qu'elles ressurgissent
00:16:59avec du côté de la droite
00:17:01et du Rassemblement national
00:17:02des demandes de fermeté plus fortes.
00:17:05Quelles sont les réponses
00:17:07qui ont été apportées jusque-là ?
00:17:08Oui, c'est un très gros enjeu d'abord
00:17:10parce qu'il va y avoir la Coupe du Monde,
00:17:11parce que ça s'est passé à plusieurs reprises
00:17:13le fait qu'il y ait eu des violences importantes
00:17:15après des matchs,
00:17:15après la fête d'Halloween
00:17:16et que donc ça clive la France en deux
00:17:19sur les réponses.
00:17:21Le Rassemblement national
00:17:22est tout de suite monté au créneau
00:17:25pour dire notamment
00:17:26qu'il fallait des sanctions
00:17:27par exemple vis-à-vis des parents.
00:17:29Le Rassemblement national
00:17:30se propose de la suppression
00:17:32des allocations familiales
00:17:33pour les parents de mineurs récidivistes.
00:17:35Il veut davantage de courtes peines
00:17:38et notamment de courtes peines de prison.
00:17:40Là, la droite rejoint
00:17:42le Rassemblement national.
00:17:43Bruno Retailleau dit par exemple
00:17:44qu'il faut plus de courtes peines
00:17:46et qu'il faut même supprimer
00:17:47les juges d'application des peines en France.
00:17:50Donc vous voyez,
00:17:51ça va faire beaucoup de sujets de débat
00:17:52pour la présidentielle.
00:17:53Sur les très courtes peines,
00:17:54Gérald Darmanin,
00:17:54actuel garde des Sceaux,
00:17:55il est d'accord d'ailleurs.
00:17:55Gérald Darmanin est d'accord,
00:17:57tout à fait, en effet.
00:17:58Et puis de l'autre côté,
00:17:59il y a très peu de réactions
00:18:00pour l'instant
00:18:01des membres globalement
00:18:02du gouvernement
00:18:03qui sont plutôt en retrait
00:18:04sur cette histoire.
00:18:06Si on écoute Laurent Nunez,
00:18:07tout est sous contrôle.
00:18:08Donc évidemment,
00:18:08c'est pour ça.
00:18:09Alors lui estime que,
00:18:10en tout cas,
00:18:10le déploiement policier
00:18:12a été à la hauteur.
00:18:13Après,
00:18:14en termes de sanctions,
00:18:15chacun aura une appréciation.
00:18:17Et du côté de la gauche,
00:18:19c'est LFI
00:18:20qui a été le plus ferme
00:18:22en remettant complètement en cause
00:18:23pour le coup
00:18:23la stratégie policière,
00:18:25ce qui provoque
00:18:26la grande colère
00:18:28du Rassemblement national.
00:18:29Et puis la gauche,
00:18:30elle estime que non,
00:18:31la justice aujourd'hui
00:18:33est à la hauteur
00:18:34et qu'il faut aller
00:18:35sur peut-être davantage
00:18:37une forme de prévention,
00:18:39notamment dans les quartiers.
00:18:41Vous voyez,
00:18:42c'est l'objet
00:18:42d'une vision extrêmement polarisée,
00:18:45très différente en France.
00:18:45Oui,
00:18:46c'est toujours le vieux débat
00:18:48répressif ou forgélique.
00:18:50Et qu'on fait toujours
00:18:51dans l'instant.
00:18:52C'est la difficulté
00:18:53sur ce type de dossier.
00:18:54On en parlait,
00:18:55c'est qu'il faut malheureusement
00:18:56un petit peu de temps
00:18:57pour avoir un bilan consolidé.
00:18:58Et ça,
00:18:58je m'en réfère aussi
00:18:59au propos de l'OrbeQO,
00:19:00la procureure de Paris
00:19:01qui était hier matin
00:19:02sur notre antenne,
00:19:03Chapeline de Malherbe,
00:19:04et qui disait
00:19:04« Ceux qui pensent pas vu,
00:19:06pas pris, se trompent. »
00:19:07C'est-à-dire qu'il y a
00:19:07encore des investigations en cours.
00:19:08Il y a sans doute
00:19:09des personnes
00:19:09qui n'ont pas encore
00:19:10été interpellées,
00:19:11qui risquent de l'être
00:19:12sur la base des vidéos
00:19:13qui circulent,
00:19:14sur la base des indices
00:19:15qui vont être relevés.
00:19:16Et sur le plan politique,
00:19:16on a entendu sur cette antenne
00:19:18Jordan Bardella hier
00:19:19qui parlait de guerre civile.
00:19:20On n'a pas encore entendu
00:19:21Marine Le Pen.
00:19:22Non, mais on va l'entendre
00:19:23aujourd'hui,
00:19:23très certainement.
00:19:24Et toute la droite
00:19:25et le Rassemblement national
00:19:26font aussi un lien
00:19:27avec l'immigration.
00:19:28C'est-à-dire que pour eux,
00:19:28il y a un problème
00:19:29d'assimilation,
00:19:30je les cite,
00:19:31avec des jeunes
00:19:32issus de l'immigration
00:19:33qui se comportent
00:19:34très mal aujourd'hui.
00:19:35Et Bruno Retailleau,
00:19:36comme Marine Le Pen,
00:19:37dit qu'il faut par exemple
00:19:40expulser tout de suite
00:19:40les délinquants
00:19:41ou les criminels étrangers.
00:19:43Jérôme Jiménez,
00:19:43on a entendu aussi beaucoup,
00:19:45mais après tout,
00:19:46des débordements,
00:19:47il y en a toujours eu,
00:19:48après France 98,
00:19:49etc.
00:19:50Sauf que quand on regarde
00:19:51les chiffres,
00:19:51c'est beaucoup plus massif maintenant.
00:19:52Vous l'avez vu,
00:19:53vous, cette évolution ?
00:19:54Nous, on l'a vu,
00:19:54on l'a dénoncé,
00:19:55c'est criant.
00:19:56Il y a une montée
00:19:57en puissance de la délinquance,
00:19:59notamment chez les jeunes.
00:20:01Et la culture de l'excuse,
00:20:02c'est fini,
00:20:03ce n'est plus possible en fait.
00:20:04Il faut vraiment mettre les moyens
00:20:07et si aujourd'hui,
00:20:09quand en bout de chaîne,
00:20:11il n'y a pas une réponse pénale
00:20:13ferme et stricte,
00:20:15on n'y arrivera pas.
00:20:16Casseur payeur,
00:20:17c'est quelque chose
00:20:17que vous soutenez aussi ?
00:20:18Oui, complètement.
00:20:20L'autre phénomène aussi
00:20:21que vous avez constaté,
00:20:22c'est l'explosion
00:20:22de l'utilisation des gaz hilarants.
00:20:24On retrouve énormément
00:20:25de bonbonnes,
00:20:25énormément, énormément.
00:20:26Vous le voyez
00:20:27dans le comportement
00:20:28de ces jeunes délinquants
00:20:29qui sont désinhibés
00:20:31à cause de ça ?
00:20:31Alors, je ne pense pas
00:20:32que sur ce qui s'est passé
00:20:34samedi soir,
00:20:34ce n'est pas forcément lié
00:20:35aux gaz hilarants.
00:20:37Je pense que c'est plus
00:20:38un problème de comportement
00:20:40aujourd'hui
00:20:41dans ce type de rassemblement.
00:20:42Je pense qu'il y a
00:20:43une grosse forme
00:20:44de préméditation
00:20:44puisque les personnes
00:20:46qui ont été interpellées
00:20:47et on peut le prouver
00:20:48sont venues
00:20:48avec les mauvaises intentions
00:20:49et dès le départ,
00:20:51elles savaient
00:20:51que de toute façon,
00:20:51elles venaient
00:20:52pour casser,
00:20:53piller, brûler.
00:20:53Alors d'ailleurs,
00:20:54l'un des profils
00:20:54dont nous a parlé
00:20:55tout à l'heure Fanny,
00:20:56le fameux HMS,
00:20:57il est venu spécialement
00:20:58d'Espagne
00:20:58et ça a été souligné
00:21:00lors de l'audience
00:21:01sans comparution aux médias.
00:21:01Est-ce qu'il voulait vendre
00:21:02des mortiers d'artifice ?
00:21:03Lui, il voulait faire...
00:21:04Il y a aussi du business.
00:21:05Il y a une grosse forme
00:21:06de business.
00:21:07Ça aussi,
00:21:07je voulais le préciser.
00:21:08Nous, régulièrement,
00:21:09sur des prospections
00:21:11pour les grandes dates
00:21:12dans l'année,
00:21:13que ce soit
00:21:14jour de l'an,
00:21:15fête de la musique
00:21:16où tout le 14 juillet,
00:21:18quand on prospecte
00:21:19dans les quartiers
00:21:20et dans les caves,
00:21:21on retrouve parfois
00:21:22des centaines
00:21:23de mortiers d'artifice.
00:21:24Parce qu'il y a
00:21:25un vrai business derrière.
00:21:26Ça sera assurément
00:21:27l'un des débats majeurs
00:21:29de la prochaine élection
00:21:31présidentielle.
00:21:32C'est un sujet
00:21:32dont on n'a pas encore
00:21:33vu le bout.
00:21:33Ce sera aussi
00:21:34le sujet majeur
00:21:35du forum ce soir
00:21:36autour de Maxime Switek,
00:21:38soirée spéciale,
00:21:39le grand ras-le-bol
00:21:40face aux violences urbaines
00:21:42et surtout,
00:21:42on va se demander
00:21:43comment en finir.
00:21:44Enfin,
00:21:44quelles sont les solutions
00:21:46possibles ?
00:21:46Dans quelques instants,
00:21:47nous irons au Moyen-Orient
00:21:49parce qu'un haut dirigeant
00:21:50militaire iranien
00:21:51a fait une déclaration
00:21:51fracassante ce matin.
00:21:52Il dit que la reprise
00:21:53de la guerre est inévitable
00:21:54et du côté du Liban,
00:21:56il y a eu des morts.
00:21:57À nouveau ce matin,
00:21:58la situation est en train
00:21:59de s'enflammer.
00:22:00On retrouve nos envoyés spéciaux
00:22:01dans quelques minutes.
00:22:02A tout de suite.
00:22:03La reprise de la guerre
00:22:04est inévitable.
00:22:05Voilà ce qu'a déclaré
00:22:06il y a quelques minutes
00:22:07un haut militaire iranien.
00:22:09C'est dire si la situation
00:22:10n'en finit plus de se tendre.
00:22:12C'est le cas également au Liban
00:22:13et on va le voir
00:22:13avec nos envoyés spéciaux
00:22:14dont vous voyez
00:22:15qu'ils sont toujours
00:22:15plus que jamais
00:22:16déployés dans cette région.
00:22:18D'abord, regardons
00:22:18les dernières infos,
00:22:19les dernières images.
00:22:20Avec vous, Pauline Pioche.
00:22:21Bonjour.
00:22:21Bonjour Julien.
00:22:22Et bien sûr,
00:22:22on évoque le Liban ce matin
00:22:24qui est particulièrement ciblé.
00:22:26D'abord, la ville de Nabatier
00:22:27qui a été frappée
00:22:28par deux fois ces dernières heures.
00:22:30On parle d'au moins
00:22:31trois victimes
00:22:32et puis également frappées
00:22:33les communes de Daba
00:22:35ou encore de Mahmoudia.
00:22:37Elles sont toutes situées
00:22:38dans le sud du Liban.
00:22:40Bonjour Alexis Puyette.
00:22:40Vous êtes-vous
00:22:41au nord d'Israël ?
00:22:43Alors, Tzal
00:22:43qui a frappé cette nuit
00:22:45qui est en train de frapper
00:22:46en ce moment même
00:22:47alors que Donald Trump
00:22:49a demandé à Benyamin Netanyahou
00:22:50cette nuit
00:22:51de stopper les frappes, Alexis.
00:22:55Oui, vous l'avez dit,
00:22:56il y a eu plusieurs frappes israéliennes
00:22:58au sud du Liban
00:22:59cette nuit
00:23:00et notamment cette frappe
00:23:01à Nabatier
00:23:01qui a fait trois morts,
00:23:03une étudiante
00:23:04et deux membres de sa famille.
00:23:05Il y a eu des frappes aussi
00:23:07sur tir
00:23:08où deux personnes
00:23:08ont été blessées
00:23:09et les deux camps
00:23:10se rendent coup pour coup
00:23:11puisque le Hezbollah
00:23:12a tiré des roquettes
00:23:13sur un char israélien
00:23:15aussi dans le sud du Liban.
00:23:17Et puis côté israélien
00:23:18ici où nous sommes,
00:23:20vous voyez qu'on est
00:23:20à la frontière du Liban,
00:23:22il y a eu deux drones,
00:23:24deux roquettes
00:23:25qui ont été interceptées
00:23:26cette nuit
00:23:27près de sa fête.
00:23:29Donc, vous le constatez,
00:23:30on est très très loin
00:23:31d'un cessez-le-feu
00:23:32ici.
00:23:34Benyamin Netanyahou
00:23:35qui a dit
00:23:35que sa position
00:23:36était inchangée,
00:23:36qu'il continuera
00:23:39à frapper
00:23:39si le Hezbollah
00:23:40envoie toujours
00:23:40des roquettes
00:23:43sur Israël
00:23:44puisqu'il veut
00:23:45rassurer sa population
00:23:46ici et dire
00:23:46qu'il peut assurer
00:23:47la sécurité.
00:23:49En revanche,
00:23:50pas de frappe
00:23:51sur Beyrouth.
00:23:51Visiblement,
00:23:52l'appel avec Donald Trump
00:23:53a un petit peu
00:23:54modéré ses ardeurs.
00:23:55Il y avait une offensive
00:23:56qui était prévue
00:23:56sur Darier,
00:23:57là où il y a
00:23:58les hauts commandements
00:23:59du Hezbollah
00:24:00qui a été annulé.
00:24:02Comme je vous le disais,
00:24:04Trump a visiblement
00:24:04un petit peu modéré
00:24:05les ardeurs
00:24:06de Netanyahou.
00:24:08Bibi a fait demi-tour.
00:24:09Merci à lui,
00:24:09a dit Donald Trump
00:24:11sur les réseaux sociaux.
00:24:13Et ici,
00:24:13il y a un calme précaire
00:24:14mais on sent
00:24:15que les militaires israéliens
00:24:16sont très tendus ici.
00:24:18D'Alexis Plouillette
00:24:19avec Léa Fernandez.
00:24:20Justement,
00:24:20j'aimerais qu'on revienne
00:24:21un instant quand même
00:24:21sur cet appel téléphonique
00:24:22qui a eu lieu,
00:24:23cette nuit entre
00:24:23le Premier ministre israélien
00:24:25et le président américain
00:24:27parce que Donald Trump
00:24:28s'est quand même
00:24:29un petit peu énervé
00:24:30au téléphone.
00:24:31Tu es complètement fou,
00:24:33voilà ce qu'il dit
00:24:33à Benjamin Netanyahou.
00:24:34Tu seras en prison
00:24:36si ce n'était pas pour moi.
00:24:38Je te sauve les fesses.
00:24:39Voilà ce qu'a dit
00:24:39le président américain
00:24:41cette nuit.
00:24:41Ce sont des propos
00:24:42rapportés par le média Axios.
00:24:44Il y a également eu
00:24:45une réaction en France
00:24:47de la part de Jean-Noël Barraud.
00:24:49C'était chez nos confrères
00:24:50de France 2,
00:24:51le ministre de l'Europe
00:24:51et des Affaires étrangères
00:24:52qui réagit.
00:24:53Il est hors de question
00:24:54que le Liban
00:24:55soit en quelque sorte
00:24:56une victime expiatoire
00:24:57d'un accord
00:24:58qui peine à se conclure
00:24:59entre l'Iran
00:25:01et les Etats-Unis.
00:25:02C'est une déclaration
00:25:02qui date d'il y a
00:25:03quelques minutes, Julien.
00:25:04Et le Liban, justement.
00:25:05Allons-y, Pauline,
00:25:06parce que Laetitia Soudi
00:25:07nous y attend
00:25:08avec Hortense Gérard
00:25:10à tir.
00:25:11A tir dont nous a parlé
00:25:12Alexis Plouillet
00:25:13il y a quelques instants.
00:25:13Vous êtes donc
00:25:14dans le sud du Liban
00:25:15où trois morts
00:25:16ont été recensées.
00:25:17Ce matin,
00:25:18c'est la zone
00:25:19qui concentre le plus
00:25:20d'affrontements
00:25:21depuis plusieurs jours
00:25:21maintenant.
00:25:25Écoutez,
00:25:25depuis ce matin,
00:25:26c'est plutôt calme.
00:25:27Au-dessus de tir,
00:25:27ce que vous voyez derrière moi,
00:25:28ce sont les frappes d'hier.
00:25:29C'est le tour.
00:25:35Un petit problème de liaison,
00:25:36on peut le comprendre
00:25:37avec Laetitia Soudi
00:25:38qui se trouve
00:25:39dans cette région
00:25:40sud du Liban.
00:25:42On y retourne.
00:25:42On vous écoute, Laetitia.
00:25:46Oui, donc,
00:25:46je vous le disais,
00:25:47c'était le plus gros hôpital
00:25:49de tir.
00:25:49Vous le voyez,
00:25:50il a été littéralement
00:25:51soufflé
00:25:51par les quatre frappes
00:25:53aériennes hier.
00:25:54Regardez,
00:25:55tout le parking
00:25:55en face,
00:25:56complètement détruit.
00:25:57Derrière,
00:25:58les frappes ont fait
00:25:59d'énormes dégâts.
00:25:59On a pu rentrer
00:26:00à l'intérieur de l'hôpital,
00:26:01on a pu constater
00:26:02l'ampleur des dégâts.
00:26:03Tout est soufflé.
00:26:04On était au premier étage,
00:26:05c'est la pédiatrie,
00:26:06la gynécologie,
00:26:07la maternité.
00:26:08On a rencontré
00:26:09une maman
00:26:10qui a son petit bébé
00:26:11de 15 mois
00:26:12qui était à l'intérieur.
00:26:13Il a survécu,
00:26:14mais elle a eu
00:26:14la peur de sa vie,
00:26:15bien entendu.
00:26:16Et puis une autre grand-mère,
00:26:17elle venait juste
00:26:18d'être grand-mère,
00:26:18car il a eu un accouchement,
00:26:19ça fonctionne encore
00:26:25qu'est-ce qu'il y a ici ?
00:26:26Est-ce qu'il y a des armes ?
00:26:28Non, on est dans un hôpital,
00:26:29il n'y a pas d'armes.
00:26:30Pourquoi est-ce qu'ils nous visent ?
00:26:31Vous voyez beaucoup de colère
00:26:32vis-à-vis d'Israël
00:26:34ici dans cet hôpital.
00:26:36Il y a des déplacés,
00:26:37il y a des blessés
00:26:38qui sont très en colère
00:26:40vis-à-vis de cette frappe
00:26:42qui ne croient pas
00:26:43en un cessez-le-feu.
00:26:44Et puis juste de l'autre côté,
00:26:46on va vous montrer
00:26:46avec Hortense Gérard,
00:26:47vous voyez,
00:26:48il y a encore les ambulances,
00:26:49il y a encore la défense civile
00:26:51qui se trouve sur place
00:26:52puisque plusieurs immeubles
00:26:55et ils sont là pour voir
00:26:57s'il y a encore des victimes
00:26:59qui sont coincées
00:26:59sous les décombres.
00:27:00Vous voyez avec ces bulldozers
00:27:02qui commencent à être à l'œuvre
00:27:03et les secouristes
00:27:04qui sont à côté
00:27:05pour éventuellement
00:27:06recueillir des victimes
00:27:07ou bien trouver des corps
00:27:08sous les décombres.
00:27:10Laetitia Soudi
00:27:11avec Hortense Gérard
00:27:12dans cette zone
00:27:13sous contrôle du Hezbollah.
00:27:15Évidemment, on le rappelle,
00:27:17Adèle Bakawan,
00:27:17aidez-nous à y voir clair
00:27:18parce que ces dernières heures,
00:27:20Donald Trump,
00:27:20il dit que le cessez-le-feu
00:27:22allait être respecté
00:27:23du côté du Liban.
00:27:24On voit bien que ce n'est pas
00:27:24du tout le cas.
00:27:25Beyrouth devait être frappé
00:27:26mais il n'est pas encore frappé.
00:27:28On est dans le flou le plus total
00:27:29alors qu'on a l'impression
00:27:30que la situation
00:27:30est en train de dégénérer.
00:27:32Oui, absolument.
00:27:33Alors, donc,
00:27:34déjà à l'échelle libanaise,
00:27:36oui, Donald Trump
00:27:37peut intervenir à tout moment
00:27:39pour dire
00:27:39j'ai parlé au Hezbollah
00:27:41mais depuis hier,
00:27:42moi j'étais en direct,
00:27:43je me demandais
00:27:44avec qui il a parlé.
00:27:45Ce n'est pas vrai,
00:27:46il n'a pas parlé au Hezbollah.
00:27:47Le Hezbollah n'est pas disponible
00:27:49ni la branche politique
00:27:50ni la branche militaire
00:27:51pour parler à Donald Trump.
00:27:53Il a parlé tout simplement
00:27:54avec Nabi Abari.
00:27:55Enfin, probablement
00:27:56avec Nabi Abari.
00:27:57Il n'a pas le nom.
00:27:58Nabi Abari,
00:27:59c'est le chef du parti Amal
00:28:01allé et proche de Hezbollah.
00:28:03Et ensuite,
00:28:04après Donald Trump,
00:28:05c'est Khalil Baf,
00:28:06le président
00:28:07de l'Assemblée nationale iranienne
00:28:08qui a parlé à Nabi Abari.
00:28:10Autrement dit,
00:28:11tout le monde parle
00:28:11par intermédiaire.
00:28:13Un.
00:28:13Deux.
00:28:13Donald Trump
00:28:14comprend parfaitement
00:28:15que la guerre
00:28:16a ses impératifs.
00:28:17Il peut donner
00:28:18des ordres
00:28:19à Benjamin Netanyahou
00:28:21mais ce n'est pas
00:28:21uniquement
00:28:22Benjamin Netanyahou
00:28:23qui décide.
00:28:24C'est le Hezbollah,
00:28:25c'est Israël,
00:28:26c'est des armées
00:28:27sur le terrain.
00:28:28Et ensuite,
00:28:29pour moi,
00:28:30ce qui bloque,
00:28:31ce qui bloque franchement,
00:28:32ce n'est pas
00:28:33cette guerre au Liban.
00:28:34Le Liban
00:28:34n'intéresse
00:28:35dans la réalité
00:28:37personne,
00:28:37ni les Américains,
00:28:39ni les Iraniens,
00:28:40ni les Gaulfiens,
00:28:40ni les pays arabes.
00:28:41Ce qui bloque,
00:28:42c'est les avoir gelés
00:28:44des Iraniens
00:28:45de la part de Donald Trump
00:28:46parce que Donald Trump
00:28:46a fait comprendre
00:28:48aux Iraniens
00:28:48qu'ils ne débloquent pas
00:28:49un seul dollar.
00:28:51Et parce que les Iraniens
00:28:52ont besoin de beaucoup,
00:28:54beaucoup,
00:28:54beaucoup d'argent
00:28:54et je m'arrête là,
00:28:56c'est qu'ils ont dit
00:28:57ok,
00:28:58vous bloquez
00:28:58les avoir gelés,
00:29:00vous ne donnez pas
00:29:01les 24 milliards de dollars
00:29:03demandés,
00:29:04eh bien,
00:29:04on va monter en puissance
00:29:05sur le dossier libanais
00:29:06et on va dire
00:29:07parce qu'Israël lance sa guerre,
00:29:10on bloque la négociation
00:29:11avec vous.
00:29:11Et parallèlement,
00:29:12Benyamin Netanyahou
00:29:13ne souhaite pas
00:29:15ralentir le bras,
00:29:15on l'a bien vu
00:29:16et on vous explique
00:29:17pourquoi tous les fils
00:29:18sont mêlés dans cette affaire
00:29:19comme vous le comprenez.
00:29:20C'est ce qui fait
00:29:21que le ton est en train
00:29:22de monter aussi
00:29:23du côté de l'Iran.
00:29:24Syavosh Ghezi
00:29:24est avec nous depuis Téhéran
00:29:25et il y a donc
00:29:26un haut responsable militaire iranien.
00:29:28Il y a quelques minutes,
00:29:28Syavosh,
00:29:29qui a dit
00:29:29la reprise de la guerre,
00:29:30elle est inévitable.
00:29:31Est-ce que c'est
00:29:32l'état d'esprit général ?
00:29:34Non, en fait,
00:29:35le terme qu'il a employé,
00:29:37c'est que la guerre
00:29:39est à venir,
00:29:40pas forcément inévitable.
00:29:42Il a affirmé
00:29:42que dans la mesure
00:29:42où les Américains,
00:29:43pour les Américains,
00:29:44l'Iran doit capituler,
00:29:46que l'Iran n'est pas prêt
00:29:47à le faire,
00:29:48la guerre est à venir,
00:29:50ce qui est un peu différent
00:29:51d'inévitable.
00:29:54Selon d'autres sources
00:29:55citées par les médias iraniens,
00:29:56l'Iran est en train
00:29:57d'examiner
00:29:58la dernière version
00:29:59de l'accord
00:30:01qui doit être annoncé
00:30:02la semaine prochaine,
00:30:03comme l'a dit
00:30:04le président Trump.
00:30:05Elle n'a pas encore donné
00:30:06sa réponse définitive.
00:30:08Les discussions se poursuivent.
00:30:10Il faut mettre
00:30:10dans le contexte
00:30:11cette histoire
00:30:12de reculade
00:30:13du président Trump
00:30:14qui a obligé
00:30:17le premier ministre israélien,
00:30:18Benjamin Netanyahou,
00:30:19de renoncer
00:30:20à son attaque
00:30:22contre la banlieue sud
00:30:23de Beyrouth.
00:30:24L'Iran a tapé
00:30:26du poing sur la table
00:30:27en disant
00:30:28que si jamais
00:30:29cette guerre,
00:30:31cette agression
00:30:32s'est réalisée,
00:30:34l'Iran arrêterait
00:30:36toute discussion
00:30:36avec les Américains
00:30:37et frapperait Israël.
00:30:39Les gardiens de la Révolution
00:30:40ont même demandé
00:30:41à la population
00:30:42du nord d'Israël
00:30:43de quitter leur maison,
00:30:44d'aller plus au sud
00:30:45parce qu'il y avait
00:30:46une menace
00:30:47de frappe de missiles.
00:30:49Et puis,
00:30:49il y a eu aussi
00:30:50d'autres déclarations,
00:30:51notamment
00:30:52le chef
00:30:53de la force
00:30:53des gardiens
00:30:54de la Révolution.
00:30:55Cette force
00:30:56est chargée
00:30:57des opérations
00:30:58extérieures
00:30:58des gardiens
00:30:59de la Révolution
00:31:00qui a affirmé
00:31:00le général Rahani
00:31:01qui a affirmé
00:31:02que si,
00:31:04je le cite,
00:31:05l'agression israélienne
00:31:06contre le Liban
00:31:07et Gaza
00:31:08se poursuivait,
00:31:09l'Iran allait
00:31:10fermer le détroit
00:31:11d'Hormuz
00:31:11mais aussi fermer
00:31:12le détroit
00:31:13de Bab-Mandeb
00:31:15et donc appliquer
00:31:16les mêmes rèves
00:31:17qui sont actuellement
00:31:18appliquées
00:31:19dans le détroit
00:31:20d'Hormuz
00:31:20dans le détroit
00:31:21de Bab-Mandeb.
00:31:22C'est à l'aspect
00:31:23de ces menaces iraniennes
00:31:24que le président Trump
00:31:25a pris son téléphone
00:31:26pour engueuler
00:31:30Benjamin Netanyahou
00:31:31et l'empêcher
00:31:32de mener à terme
00:31:34son prêt
00:31:35de frappe
00:31:37généralisée
00:31:38sur la banlieue
00:31:38sud de Beyrouth.
00:31:39– Engueuler,
00:31:40c'est le bon terme,
00:31:41vous avez raison
00:31:41et on ira d'ailleurs
00:31:42à Washington
00:31:43le vérifier
00:31:43dans quelques instants.
00:31:44Merci beaucoup,
00:31:45Siavosh.
00:31:45Lova,
00:31:46on a entendu
00:31:47ces dernières heures
00:31:48que l'Iran disait
00:31:49que les négociations
00:31:50seraient interrompues
00:31:51etc.
00:31:52De ce que nous dit
00:31:52Siavosh,
00:31:53c'est qu'elles se poursuivent
00:31:53manifestement quand même.
00:31:54– Ah oui,
00:31:54mais elles se poursuivent,
00:31:55elles n'ont jamais
00:31:56réellement cessé.
00:31:57Peut-être le climat
00:31:58dans lequel elles se font
00:32:00ne sont peut-être pas,
00:32:01on va dire…
00:32:02– Climat changé quoi.
00:32:03– Voilà,
00:32:03et qu'elles ne sont pas
00:32:04à l'image de ce qu'on avait
00:32:05vous savez à Oman
00:32:06au tout début
00:32:07avant même l'offensive
00:32:08donc cette image-là
00:32:09on ne l'a pas
00:32:09mais les négociations
00:32:10continuent
00:32:11et c'est ce qui
00:32:12sincèrement
00:32:13est déstabilisant
00:32:14je pense pour les téléspectateurs
00:32:14de comprendre
00:32:15qu'on s'envoie des bons
00:32:16mais en même temps
00:32:17on arrive à se parler
00:32:18mais ils ne cessent
00:32:19de se parler
00:32:19alors moi
00:32:21ce que j'ai peur
00:32:21c'est qu'il n'y a pas
00:32:22de diplomate
00:32:23et quand vous mettez
00:32:23que des belliqueux
00:32:25ou des militaires
00:32:26autour du table
00:32:27forcément
00:32:28les modes de réflexion
00:32:29ou les arguments
00:32:31sont peut-être
00:32:31un peu plus
00:32:32on va dire armés
00:32:34moi la discussion
00:32:35elle continue
00:32:36et on le voit
00:32:36alors ça se fait par intermédiaire
00:32:37ça se fait peut-être
00:32:39en coulisses
00:32:40mais elle continue
00:32:41et ça il faut le mentir
00:32:42les deux parties
00:32:43veulent parler
00:32:43c'est ça qui est important
00:32:44donc qu'ils n'arrivent pas
00:32:45à trouver des points de jonction
00:32:47ça on le comprend
00:32:48parce que les demandes
00:32:49de part et d'autre
00:32:50sont tellement exigeantes
00:32:52et aussi diamétralement opposées
00:32:54c'est difficile
00:32:55mais ils continuent à se parler
00:32:56les deux parties se parlent
00:32:57Guillaume Laganne
00:32:58alors qu'on a l'impression
00:32:58que la menace
00:33:00n'a pas été aussi forte
00:33:01depuis pratiquement
00:33:02plusieurs semaines maintenant
00:33:03la menace de reprise de guerre
00:33:04oui la menace de reprise de guerre
00:33:06mais je dirais même
00:33:06la poursuite des combats
00:33:08si on fait un petit focus
00:33:09sur le Liban
00:33:10je rappelle qu'il y a un cessez-le-feu
00:33:11qui a été décidé au Liban
00:33:13quelques jours après le cessez-le-feu
00:33:14entre les Etats-Unis et l'Iran
00:33:15ce cessez-le-feu
00:33:16n'a jamais été vraiment respecté
00:33:18par aucun des partis
00:33:19le Hezbollah a continué
00:33:20de frapper
00:33:21à la fois le territoire israélien
00:33:23et Tzahal
00:33:24et de leur côté
00:33:25les Israéliens ont limité
00:33:26leurs opérations militaires
00:33:28mais les ont poursuivis
00:33:29d'ailleurs je rappelle
00:33:30pour éclairer les téléspectateurs
00:33:31que nous sommes dans un contexte
00:33:32un peu particulier
00:33:33il y a des pressions américaines
00:33:35sur Israël
00:33:36pour freiner
00:33:37toute extension
00:33:38de l'offensive
00:33:39aujourd'hui à Beyrouth
00:33:40mais vous avez
00:33:41un débat intérieur
00:33:42en Israël
00:33:43qui est de toute autre nature
00:33:44on est à la veille
00:33:45d'élections très importantes
00:33:46pour M. Netanyahou
00:33:47et aujourd'hui
00:33:48il est critiqué
00:33:49par ses opposants
00:33:50pour justement
00:33:50sa faiblesse
00:33:51vis-à-vis du Hezbollah
00:33:52donc il a une ligne
00:33:53difficile à tenir
00:33:54entre les pressions américaines
00:33:56et les pressions internes
00:33:57et c'est ce qui explique
00:33:57sans doute
00:33:58que le ton
00:33:59se soit durci
00:34:00à ce point
00:34:01avec Donald Trump
00:34:02Théo Bassi-Anana
00:34:03vous êtes à Washington
00:34:04en direct
00:34:05racontez-nous
00:34:06cette fameuse conversation téléphonique
00:34:10Oui c'est le média américain
00:34:11Axios
00:34:11qui révèle les coulisses
00:34:12de cet appel téléphonique
00:34:14entre Benyamin Netanyahou
00:34:15et Donald Trump
00:34:16un appel durant lequel
00:34:17le président américain
00:34:18était furieux
00:34:19il a accusé
00:34:21le premier ministre israélien
00:34:22d'être ingrat
00:34:23je cite ces mots
00:34:24vous êtes complètement fou
00:34:25vous seriez en prison
00:34:26sans moi
00:34:27je vous sauve la mise
00:34:28tout le monde vous déteste
00:34:29maintenant
00:34:30tout le monde déteste Israël
00:34:31à cause de ça
00:34:33un dialogue truffé d'insultes
00:34:34où il ne cesse de lui demander
00:34:36ce qu'il est en train de faire
00:34:37au Liban
00:34:37car dans le même temps
00:34:38au moment de cet appel téléphonique
00:34:40Benyamin Netanyahou
00:34:41prévoit de lancer
00:34:43une offensive
00:34:43à Beyrouth
00:34:44en coulisses
00:34:45un proche du président américain
00:34:47parle du pire échange
00:34:48qu'il n'ait jamais entendu
00:34:49entre les deux dirigeants
00:34:51un appel téléphonique
00:34:52qui aurait eu
00:34:53l'effet escompté
00:34:54selon le président américain
00:34:55puisqu'il assure que
00:34:56grâce à lui
00:34:56Benyamin Netanyahou
00:34:58a annulé au dernier moment
00:34:59son offensive à Beyrouth
00:35:00et que le Hezbollah
00:35:01a promis de cesser ses tirs
00:35:03faudrait-il encore
00:35:04que ses engagements soient tenus ?
00:35:05Effectivement
00:35:06les termes sont particulièrement
00:35:07durs
00:35:08dans ce récit
00:35:09que vous nous faites
00:35:09Théo en direct de Washington
00:35:10Amiral Lagaraï
00:35:11ça veut dire que
00:35:12Donald Trump
00:35:12n'a plus de contrôle
00:35:13sur Benyamin Netanyahou ?
00:35:15Il s'est affranchi complètement
00:35:16de la tutelle américaine ?
00:35:17On peut voir ça
00:35:18peut-être un peu différemment
00:35:20on peut dire que
00:35:21bien sûr
00:35:21lorsqu'on lit le message
00:35:23d'Axios
00:35:24c'est tout à fait crédible
00:35:25parce que c'est vraiment
00:35:26le style de Trump
00:35:27mais est-ce que
00:35:28ce message
00:35:28n'est pas aussi
00:35:29à destination
00:35:30de sa politique intérieure
00:35:32sa population
00:35:33parce qu'on l'a tellement accusé
00:35:35d'être mené
00:35:37par le bout du nez
00:35:37par Netanyahou
00:35:38qu'il a peut-être besoin
00:35:39de se refaire une virginité
00:35:40dans ce domaine
00:35:41et de montrer
00:35:41combien il est fort
00:35:42alors il est fort bien sûr
00:35:43avec Axios
00:35:43d'autre part je voudrais dire
00:35:45qu'Axios a été très crédible
00:35:46pendant assez longtemps
00:35:47et que j'ai l'impression
00:35:48que maintenant
00:35:48c'est complètement
00:35:51instrumentalisé
00:35:51par l'administration Trump
00:35:52c'est un moyen
00:35:53de communication
00:35:54comme un autre maintenant
00:35:55alors qu'il y a quelque temps
00:35:57il paraissait comme
00:35:58assez crédible
00:35:59presque indépendant
00:36:01mais comment peut-on
00:36:02être indépendant
00:36:03quand on écoute
00:36:04tout ce qui se dit
00:36:05c'est quand même
00:36:06assez phénoménal
00:36:07on est sur la ligne
00:36:08téléphonique
00:36:09alors peut-être
00:36:10que le Hezbo là
00:36:10est-il aussi
00:36:11sur la même ligne téléphonique
00:36:12c'est peut-être
00:36:12une conférence téléphonique
00:36:13parce que
00:36:14non mais
00:36:15le Hezbo là
00:36:15sait qu'il va y avoir
00:36:17une offensive
00:36:18donc c'est vachement pratique
00:36:19pour le Hezbo là
00:36:19il sait qu'il va y avoir
00:36:20une offensive
00:36:21que peut-être
00:36:21cette offensive
00:36:22va être annulée
00:36:23donc lui-même
00:36:23peut éventuellement
00:36:24on n'a jamais vu
00:36:25une guerre aussi transparente
00:36:27et je vous dis
00:36:27c'est presque de la traîtrise
00:36:28enfin c'est totalement
00:36:29invraisemblable
00:36:30donc là
00:36:31restons calmes je crois
00:36:33et je m'inscris peut-être
00:36:34avec beaucoup de prudence
00:36:36dans le fait d'envisager
00:36:38une guerre
00:36:38une reprise de la guerre totale
00:36:40je n'y pense pas trop
00:36:41parce que quand même
00:36:42les négociations
00:36:43comme ça a été souligné
00:36:44progressent
00:36:45simplement
00:36:45il y a quelque chose
00:36:46d'assez important
00:36:48c'est le rôle
00:36:49des intermédiaires
00:36:49là-dedans
00:36:50est-ce que Trump
00:36:51peut parler au Hezbo là
00:36:52directement
00:36:52c'est une organisation
00:36:53terroriste etc
00:36:54et comme pour l'Europe
00:36:55quel est le numéro de téléphone
00:36:56donc les intermédiaires
00:36:58qu'on ne connaît pas
00:36:58sont un monde flou
00:37:00assez extraordinaire
00:37:01dont on a
00:37:03connaissance
00:37:03longtemps après
00:37:04regarder pour les affaires françaises
00:37:06dans lesquelles on voit
00:37:06effectivement
00:37:07quelques intermédiaires
00:37:08renommés
00:37:09s'agiter encore
00:37:10sur cette nuance
00:37:11portée par l'amiral
00:37:12Patrick
00:37:12c'est vrai
00:37:13si ces informations
00:37:14fuident
00:37:15c'est que quelqu'un
00:37:15les a sorties
00:37:16donc ça sert des intérêts
00:37:17oui à moins que
00:37:18Barack Ravid
00:37:19puisqu'on parle de lui
00:37:20de ce journaliste Axios
00:37:21soit totalement
00:37:22dans la salle
00:37:24avec Donald Trump
00:37:25qui lui parle
00:37:26mais l'amiral Ola Garry
00:37:27a raison
00:37:28il faut garder
00:37:29un petit peu
00:37:29de prudence
00:37:30par rapport
00:37:31aux mots
00:37:32en revanche
00:37:33sur le ton
00:37:33et là on l'entend
00:37:35notamment avec
00:37:36du côté de la presse
00:37:37israélienne
00:37:38là Axios
00:37:40ne se trompe pas
00:37:40il y a vraiment
00:37:41une colère
00:37:42de Donald Trump
00:37:43pas parce que
00:37:44comment il y a un souci
00:37:45avec le Hezbo là
00:37:46mais parce que ça contrecarre
00:37:47sa guerre à lui
00:37:48et ses négociations
00:37:49c'est plus simple que ça
00:37:50en 10 secondes
00:37:51il y a quand même
00:37:52une possibilité
00:37:52que Trump joue
00:37:53avec l'opinion
00:37:54parce que fondamentalement
00:37:55les Etats-Unis
00:37:56sont alliés avec Israël
00:37:56sur l'idée
00:37:57que la solution militaire
00:37:58va vaincre le Hezbo là
00:37:59et deuxièmement
00:38:00n'oublions pas
00:38:01qu'à ce stade
00:38:02il y a 27 morts israéliens
00:38:03dans les opérations
00:38:04notamment avec des tirs de drones
00:38:05donc il y a un vrai sujet militaire
00:38:06et de protection des forces
00:38:07pour le Sahel
00:38:08et nous retournerons
00:38:09au Moyen-Orient
00:38:09évidemment
00:38:10tout à l'heure
00:38:12nous irons également
00:38:13dans le Gers
00:38:14pour voir où en sont
00:38:15les recherches
00:38:16autour de la petite Liana
00:38:18cette fillette de 11 ans
00:38:19portée disparue
00:38:20depuis vendredi
00:38:21maintenant
00:38:22un suspect
00:38:23a passé sa première nuit
00:38:25en détention
00:38:25et vous voyez que
00:38:26les chiens sont mobilisés
00:38:28pour tenter de retrouver
00:38:28la piste de la fillette
00:38:30à tout de suite
00:38:36une triple actualité
00:38:37ce matin au sommaire
00:38:38d'Arnaud Direct
00:38:39avec en Iran
00:38:41la reprise inévitable
00:38:42de la guerre
00:38:42c'est ce que dit
00:38:43un haut dirigeant militaire
00:38:44iranien
00:38:45il y a également
00:38:46les suites
00:38:47des violences consécutives
00:38:49à la victoire
00:38:49du Paris Saint-Germain
00:38:50les premières condamnations
00:38:51qui ont été prononcées
00:38:52et puis
00:38:53les recherches
00:38:54autour de la petite Liana
00:38:56cette fillette de 11 ans
00:38:57qui est portée disparue
00:38:58depuis vendredi
00:38:59maintenant à Florence
00:38:59dans le Gers
00:39:01le suspect
00:39:02a été mis en examen
00:39:03et vous allez voir
00:39:04qu'on en sait
00:39:04beaucoup plus
00:39:05ce matin
00:39:06sur son profil
00:39:07d'abord
00:39:07les recherches
00:39:08la mobilisation sur place
00:39:09Jean-Wilfrid Forquès
00:39:10les plongeurs
00:39:11sont évidemment
00:39:12mobilisés
00:39:13dans ces recherches
00:39:16Oui
00:39:17il y a eu
00:39:17deux opérations
00:39:18qui ont été menées
00:39:19Julien
00:39:19simultanément
00:39:20ce matin
00:39:21ici dans la région
00:39:22autour de Florence
00:39:23et à Montestruc
00:39:24sur Gers
00:39:24la commune
00:39:26où résidait
00:39:26le suspect numéro 1
00:39:28opérations
00:39:29dont nous avons parlé
00:39:30ce matin
00:39:30bien sûr
00:39:31avec le chien Saint-Hubert
00:39:32mais d'abord
00:39:33je vous parle
00:39:33de cette opération
00:39:34qui a été menée
00:39:34donc simultanément
00:39:35ici
00:39:36sur la rivière
00:39:37le Gers
00:39:37à proximité
00:39:38de cette cascade
00:39:39et surtout
00:39:40on va vous montrer
00:39:41avec Julie Manon
00:39:43qui m'accompagne
00:39:43ce qui est intéressant
00:39:44c'est que
00:39:45juste derrière la cascade
00:39:46et la rivière Gers
00:39:47il y a la piscine
00:39:48qui est juste derrière
00:39:48là-bas
00:39:49le bâtiment
00:39:49que vous allez découvrir
00:39:50un peu plus loin
00:39:51le bâtiment blanc
00:39:52et bien c'est
00:39:53la piscine municipale
00:39:55de Florence
00:39:56pourquoi je parle
00:39:57de cette piscine
00:39:58et bien tout simplement
00:39:59on le sait
00:40:00lorsqu'il est allé
00:40:01chercher à l'école
00:40:02au collège
00:40:02en l'occurrence
00:40:03l'Iana
00:40:04et bien le suspect
00:40:05numéro 1
00:40:06l'a pris en voiture
00:40:07et s'est dirigé
00:40:08vers cette piscine municipale
00:40:10d'où
00:40:10les recherches
00:40:11des plongeurs
00:40:12durant environ
00:40:13une heure
00:40:13une heure et demie
00:40:14à proximité
00:40:15et autour
00:40:16de la rivière
00:40:18le Gers
00:40:18ça c'est la première opération
00:40:20l'autre opération
00:40:20que nous avons vécu
00:40:22simultanément
00:40:23qui a démarré
00:40:23vraiment au même moment
00:40:24ce matin
00:40:25c'est l'opération
00:40:25avec le chien Saint-Hubert
00:40:27dont on vous parlait
00:40:28déjà tout à l'heure
00:40:29Julien
00:40:30opération qui a été menée
00:40:31un peu avant
00:40:329h moins le quart
00:40:33également là
00:40:33le chien a été vu
00:40:35on l'a vu
00:40:36avec Lucie
00:40:37à proximité
00:40:37du domicile
00:40:38du couple
00:40:39et des deux enfants
00:40:40il y a eu
00:40:41quelques opérations
00:40:42à proximité
00:40:43dans les rues adjacentes
00:40:44là c'est une opération
00:40:45qui a duré
00:40:46environ 30 minutes
00:40:47j'ai un peu échangé
00:40:48brièvement
00:40:49avec les plongeurs
00:40:50ils m'ont dit
00:40:51qu'ils repartaient
00:40:52sur une autre opération
00:40:52un petit peu identique
00:40:53un peu plus loin
00:40:54évidemment on vous tient
00:40:55au courant
00:40:56ils ressemblent
00:40:57tous les entourages
00:40:57et vous continuez
00:40:58à suivre les recherches
00:40:59avec Lucie Mamone
00:41:01c'est sûr Vincent
00:41:02que c'est pas complètement
00:41:02par hasard
00:41:03que les enquêteurs
00:41:04se sont rendus
00:41:05dans cette zone
00:41:05parce qu'on rappelle
00:41:05que c'est là
00:41:06que le suspect
00:41:08a dit avoir déposé
00:41:09Liana
00:41:10le suspect
00:41:11qui a été mis en examen
00:41:13oui effectivement
00:41:13c'est dans cette zone
00:41:14qu'il a indiqué
00:41:15avoir déposé
00:41:16la jeune fille vendredi
00:41:17c'est un endroit
00:41:18qui se trouve
00:41:19à un tout petit peu
00:41:20plus d'un kilomètre
00:41:21du collège
00:41:22effectivement
00:41:23on concentre
00:41:24les recherches
00:41:24sur ces endroits-là
00:41:25sur les points d'eau
00:41:26et puis sur tous les endroits
00:41:27où il aurait pu se rendre
00:41:28c'est pour ça que là
00:41:29on a parlé
00:41:30des équipes synophiles
00:41:30avec le chien Saint-Hubert
00:41:32on a parlé des plongeurs
00:41:33on peut aussi parler
00:41:33des équipages en motocross
00:41:35pour essayer d'arpenter
00:41:36les chemins en forêt
00:41:37il y a aussi
00:41:3870 gendarmes mobiles
00:41:39qui ont été ajoutés
00:41:40à un escadron complet
00:41:40qui a été ajouté
00:41:42hier soir au dispositif
00:41:43pour tenter de fouiller
00:41:46les endroits
00:41:46les moins faciles
00:41:47d'accès
00:41:48pourrait-on dire
00:41:49pourquoi ?
00:41:49tout simplement
00:41:50parce qu'effectivement
00:41:51cet homme
00:41:51il est parvenu
00:41:52au bout de 48 heures
00:41:53de garde à vue
00:41:54il a été présenté
00:41:55à un juge d'instruction
00:41:56devant lequel
00:41:56il n'a pas pris la parole
00:41:57mais il n'a livré
00:41:58finalement aucun détail
00:41:59sur ce qui aurait pu arriver
00:42:00à Liana
00:42:00tout simplement
00:42:01a-t-il confirmé
00:42:02que oui
00:42:02il l'avait bien pris
00:42:03dans sa voiture
00:42:04et déposé plus loin
00:42:05ce qui est suffisant
00:42:05pour caractériser
00:42:06l'infraction
00:42:07d'enlèvement
00:42:07et de séquestration
00:42:08mais sur le reste
00:42:09on n'en sait pas plus
00:42:09d'où ces recherches
00:42:11un peu tout azimuts
00:42:12autour de Florence
00:42:13et de son collège
00:42:13avec des déclarations
00:42:14qui ont été jugées
00:42:15incohérentes
00:42:16on vous le rappelle
00:42:16par le parquet
00:42:18on a vu
00:42:19que bien sûr
00:42:20les plans d'eau
00:42:20sont sondés
00:42:21c'est un grand classique
00:42:22on a vu aussi
00:42:23la mise en action
00:42:24d'un chien
00:42:25un Saint-Hubert
00:42:26Stéphane Renaud
00:42:27c'est un sujet
00:42:27que vous connaissez par cœur
00:42:28bonjour à vous
00:42:28dresseur
00:42:30comportamentaliste canin
00:42:31expliquez-nous
00:42:31ce qui est en train
00:42:32de se passer
00:42:32avec le chien
00:42:33comment ça se passe
00:42:35concrètement
00:42:35comme ça
00:42:35le début d'une enquête
00:42:36alors je pense
00:42:37que les gendarmes
00:42:38ont relevé
00:42:38un certain nombre
00:42:39d'éléments
00:42:39d'abord il y a
00:42:40les déclarations
00:42:41des témoins
00:42:41et du suspect
00:42:42donc on utilise
00:42:43un chien
00:42:44en partant
00:42:44sur ces déclarations-là
00:42:45et ensuite
00:42:46l'enquête
00:42:46sur le terrain
00:42:47des gendarmes
00:42:47sur ce qui a été vu
00:42:48sur les vidéos
00:42:50ils vont utiliser
00:42:51le chien
00:42:51sur des ondes précises
00:42:52pour faire démarrer
00:42:53une piste
00:42:53en fait le chien
00:42:54lui il a une odeur
00:42:55de référence
00:42:56qui lui est proposée
00:42:57c'est-à-dire
00:42:58qu'on lui fait sentir
00:42:58dans un sac plastique
00:43:03ensuite
00:43:04on va l'emmener
00:43:05sur la zone
00:43:05où on pense
00:43:06on part de cette zone-là
00:43:07où on pense
00:43:07la dernière fois
00:43:08qu'on l'a vue
00:43:08où on a des éléments
00:43:10qui mènent à croire
00:43:10que ça pourrait partir de là
00:43:12et là on a affaire
00:43:13à un Saint-Hubert
00:43:13c'est un chien
00:43:14de piste froide
00:43:14donc des pistes anciennes
00:43:16pour le grand public
00:43:17des pistes qui sont
00:43:18vieilles de plusieurs jours
00:43:19et on va partir
00:43:20sur
00:43:21on va essayer
00:43:22de trouver un départ de piste
00:43:23là je vois
00:43:24que ça a duré
00:43:24environ 30 minutes
00:43:25à mon avis
00:43:26il n'y avait pas
00:43:26de départ de piste
00:43:27voilà
00:43:28donc en fait
00:43:28le chien
00:43:30on va le déplacer
00:43:31en fonction des éléments
00:43:32qu'on a
00:43:32en disant
00:43:33peut-être qu'on a une hypothèse
00:43:34ici ça part de là
00:43:35ça part de là
00:43:36ça permet aussi
00:43:37de fermer les portes
00:43:39vous nous parlez
00:43:40de 30 minutes
00:43:40Jacques Fontbonne
00:43:41ici aussi sur ce plateau
00:43:42on nous disait
00:43:42les chiens se fatiguent très vite
00:43:43ça veut dire qu'au bout
00:43:44de 30 minutes
00:43:45on a atteint le maximum
00:43:46et il va passer à d'autres odeurs
00:43:47ou comment ça se passe ?
00:43:48là la température
00:43:48elle a baissé
00:43:49effectivement vendredi
00:43:50ça devait être assez compliqué
00:43:50parce qu'il faisait très très chaud
00:43:52donc les chiens
00:43:53montent en température
00:43:54quand un chien piste
00:43:54il prend 2 degrés de température
00:43:56au bout d'un certain temps
00:43:57corporel
00:43:58donc il monte vraiment
00:43:58en température
00:43:59et effectivement
00:44:00mais là
00:44:01les températures sont
00:44:02plus clémentes
00:44:03il me semble
00:44:03et ensuite
00:44:04un 5 de tuber
00:44:0530 minutes
00:44:06c'est pas du tout
00:44:08on est encore
00:44:09il peut tenir beaucoup plus
00:44:09oui il peut tenir plus longtemps
00:44:10je pense qu'ils sont pas partis
00:44:12sur 30 minutes
00:44:12il faut savoir qu'au départ
00:44:13dans la zone
00:44:14tu peux faire 100 mètres
00:44:15sur 100 mètres
00:44:15on dit bon
00:44:15on va essayer de partir de là
00:44:16le chien peut tourner
00:44:18un grand moment
00:44:19pour essayer de trouver
00:44:19le départ de piste
00:44:21comment ça se passe
00:44:21quand il marque
00:44:22comme on dit physiquement
00:44:23qu'est-ce qui se passe
00:44:24sur le chien
00:44:24d'un instant que le chien
00:44:25se dit bah tiens
00:44:25j'ai une piste
00:44:26il retrouve l'odeur de l'enfant
00:44:27cohérente à une chronologie
00:44:29pour lui
00:44:30il va partir sur la piste
00:44:31et à ce moment là
00:44:32on peut partir sur 1 km
00:44:332 km
00:44:343 km
00:44:35donc si vous voulez
00:44:36là aujourd'hui
00:44:37mais on voit d'un seul coup
00:44:37il se met à tirer
00:44:38sur la laisse très fort
00:44:39en fait la lecture du chien
00:44:40ça se fait avec un harnais
00:44:41en général il est avec une longe
00:44:42le chien
00:44:43si vous voulez lui
00:44:44c'est assez compliqué
00:44:45de résumer ça
00:44:46en quelques minutes
00:44:47parce qu'il faut du temps
00:44:48pour former les maîtres chiens
00:44:49c'est très long
00:44:50même les chiens
00:44:50mettent 2 ans à peu près
00:44:51pour être formés
00:44:522-3 ans
00:44:53en fait si vous voulez
00:44:54c'est le chien
00:44:54qui vous guide
00:44:55à ce moment là
00:44:56c'est le chien
00:44:57qui guide les opérations
00:44:58et le conducteur
00:44:59conforte son chien
00:45:00sur des décisions
00:45:01qu'il prend
00:45:02c'est très fin
00:45:03c'est très très fin
00:45:04il lève la tête
00:45:05vous avez des chiens
00:45:05qui ont des pistes au sol
00:45:06piste mi-hauteur
00:45:07piste en hauteur
00:45:08ça dépend comment
00:45:08un chien porte le nez
00:45:09porte sa tête
00:45:10et en fait
00:45:11c'est une lecture
00:45:12sur chaque sujet
00:45:13et on conforte son chien
00:45:15pour le conforter
00:45:16quand il a une hypothèse
00:45:18il dit tiens
00:45:18je sens que c'est comme ça
00:45:19et à force de lire son chien
00:45:21on sait dans quelle direction aller
00:45:22et c'est très important
00:45:23et le chien est devant
00:45:23et il emmène tout le monde
00:45:24on voit bien
00:45:25à travers de ce que vous nous dites
00:45:26à quel point la relation
00:45:27avec le maître est importante
00:45:28parce que le maître
00:45:29ressent ce que sent le chien
00:45:31exactement
00:45:31mais c'est un peu ça
00:45:32et donc en 30 minutes
00:45:33là si ça a duré 30 minutes
00:45:35vous dites vraisemblablement
00:45:36il n'y a pas de piste
00:45:36qui a été trouvée
00:45:37ou alors le chien
00:45:38a peut-être fait une petite piste
00:45:39il est arrivé à un endroit
00:45:40et ça s'arrête là
00:45:40ça peut être une montée en voiture
00:45:41des choses comme ça
00:45:43alors justement
00:45:44les voitures
00:45:44Jacques Fontbonne
00:45:45expliquez-nous comment
00:45:46les enquêteurs
00:45:47qui travaillent avec les chiens
00:45:48travaillent aussi
00:45:48avec la voiture du suspect
00:45:50comment la faire parler
00:45:51comment essayer de faire parler
00:45:52le GPS de la voiture
00:45:53alors effectivement c'est ça
00:45:54c'est à dire que maintenant
00:45:55les voitures modernes
00:45:56sont équipées d'électronique
00:45:58il a été vu
00:46:00par une vidéo
00:46:01avec sa voiture
00:46:03donc à partir de ce moment-là
00:46:05la voiture a été saisie
00:46:06par les gens
00:46:07de la police technique
00:46:08c'est à dire les experts
00:46:09de l'institut de recherche criminel
00:46:11de la gendarmerie
00:46:12elle a été
00:46:13comme c'est la procédure
00:46:15immédiatement mise
00:46:16sur un plateau
00:46:17couverte
00:46:18de façon à ne pas avoir
00:46:19de pollution parasite
00:46:21et si vous vous rappelez
00:46:22de l'affaire Le Landais
00:46:24c'est la même logique
00:46:24c'est à dire que
00:46:25elle est dans le hangar
00:46:26de police technique
00:46:27à Pontoise
00:46:28là où se trouve
00:46:29le laboratoire
00:46:29de la gendarmerie
00:46:30et plusieurs investigations
00:46:32d'abord recherchées
00:46:34s'il y a des traces
00:46:35de la petite
00:46:36dans la voiture
00:46:37et surtout
00:46:38quel est l'emplacement
00:46:39de ces traces
00:46:39c'est à dire
00:46:40si elle est montée
00:46:41à droite
00:46:42si elle a été
00:46:43à l'arrière
00:46:44et éventuellement
00:46:45allongée
00:46:46ce qui n'est pas
00:46:46une position naturelle
00:46:47ou éventuellement
00:46:48dans le coffre
00:46:48s'il y a des traces
00:46:49de sang
00:46:50ou même simplement
00:46:51des traces de vêtements
00:46:52des traces des empreintes digitales
00:46:54de l'ADN
00:46:55et à partir de ce moment là
00:46:56évidemment
00:46:57ça va corroborer
00:46:58une hypothèse
00:46:58et puis
00:46:59le GPS
00:46:59c'est à dire
00:47:00qui va donner
00:47:01dans la période de temps
00:47:02qui nous intéresse
00:47:03un itinéraire
00:47:04et surtout
00:47:04un itinéraire chronologique
00:47:06c'est à dire
00:47:06qu'on va savoir
00:47:07qu'il s'est arrêté
00:47:08une demi-heure
00:47:08un quart d'heure
00:47:09quelques minutes
00:47:10à tel endroit
00:47:10là il y a un truc intéressant
00:47:12que je voulais dire
00:47:13sur la mare
00:47:14il a dit
00:47:15qu'il avait emmené
00:47:16la petite à la piscine
00:47:17elle est tout à fait à côté
00:47:19si
00:47:20après sa mise en examen
00:47:21il est effectivement
00:47:22l'auteur des faits
00:47:23il y a un truc
00:47:24très intelligent
00:47:25c'est à dire
00:47:26que s'il est vu
00:47:27sur le parcours
00:47:29effectivement
00:47:29on est dans la logique
00:47:30de
00:47:31j'ai emmené la petite
00:47:32à la piscine
00:47:32donc ça correspond
00:47:33et en fait
00:47:34le danger
00:47:34c'est l'itinéraire
00:47:35entre la piscine
00:47:37et la mare
00:47:37et là
00:47:38a priori
00:47:39on est dans une zone forestière
00:47:40il y a moins de chances
00:47:41d'être vu
00:47:41c'est à dire
00:47:42que sa version des faits
00:47:44peut être corroborée
00:47:45par la voiture
00:47:46par les témoins
00:47:46quasiment jusqu'au dernier moment
00:47:48et il a laissé la voiture
00:47:49devant la piscine
00:47:50c'est un point
00:47:50qui peut jouer un rôle
00:47:50très très important
00:47:51par la suite
00:47:51vous avez raison de le souligner
00:47:52une affaire
00:47:53dont vous imaginez bien
00:47:54qu'elle traumatise
00:47:55toute la population locale
00:47:56écoutez
00:47:58cette mère
00:47:58d'un
00:48:00ou d'une élève
00:48:01du même collège
00:48:02Hubert-Rives
00:48:03on vit toutes
00:48:04dans la peur
00:48:05dans la crainte
00:48:07de ce qui peut se passer
00:48:10on n'a plus confiance
00:48:11voilà
00:48:12maintenant
00:48:12elle ne rentre plus
00:48:13toute seule
00:48:13elle ne va plus
00:48:14à l'école toute seule
00:48:14je l'ai inscrite
00:48:15à la cantine
00:48:17elle n'aura plus
00:48:18l'autorisation
00:48:19de sortir
00:48:20même pour aller
00:48:21avec une ou deux copines
00:48:22en ville
00:48:23c'est terminé
00:48:24je lui ai pris
00:48:25un abonnement
00:48:26un téléphone portable
00:48:28pour pouvoir
00:48:29la géolocaliser
00:48:30à n'importe quel moment
00:48:32évidemment
00:48:33tout le monde
00:48:33comprend
00:48:34cette réaction
00:48:35Véronique Ferre
00:48:36surtout qu'on a appris
00:48:37d'autres choses
00:48:38sur le suspect
00:48:40il se trouve que
00:48:41ce sont des informations
00:48:42que vous nous donnez
00:48:43il a déjà travaillé
00:48:44dans des établissements
00:48:45scolaires
00:48:45et ça ne s'était pas
00:48:46forcément très bien passé
00:48:47c'est un profil qui inquiète
00:48:48il a assuré des remplacements
00:48:50comme agent d'entretien
00:48:51petite maintenance
00:48:52au sein de différents lycées
00:48:53du Gers
00:48:54pendant un peu plus
00:48:54de trois ans
00:48:55à partir de 2018
00:48:56il était employé
00:48:58donc par la région
00:48:58Occitanie
00:48:59il était contractuel
00:49:00c'est à dire
00:49:01qu'il a été à chaque fois
00:49:02embauché pour différentes missions
00:49:04et son casier judiciaire
00:49:05a été vérifié
00:49:06à chaque fois
00:49:07il était vierge
00:49:08et en février 2021
00:49:09bien un de ses contrats
00:49:10s'est plutôt mal passé
00:49:11il a été terminé
00:49:14on lui a mis fin
00:49:15de manière anticipée
00:49:16au lycée Maréchal-Lanne
00:49:17de la commune
00:49:18de Lectour
00:49:20après une procédure disciplinaire
00:49:22et cette procédure
00:49:23elle faisait suite
00:49:24au signalement
00:49:25par l'approviseur du lycée
00:49:26pour des comportements
00:49:27inappropriés
00:49:28avec une élève
00:49:30une lycéenne
00:49:31il lui avait adressé
00:49:32des messages insistants
00:49:34qui donc étaient
00:49:35tout à fait inappropriés
00:49:36sur les réseaux sociaux
00:49:37l'approviseur a remonté
00:49:39l'information
00:49:39à la fois à sa hiérarchie
00:49:41l'information a communiqué
00:49:42également à la région
00:49:43et donc la région
00:49:44a pris les mesures
00:49:45la question c'est
00:49:46que s'est-il passé aussi
00:49:47sur le plan judiciaire
00:49:49est-ce que les faits
00:49:50ont été signalés
00:49:51aux autorités judiciaires
00:49:53on sait qu'aujourd'hui
00:49:54on demande à tous les chefs
00:49:55d'établissement
00:49:56de faire des articles 40
00:49:57des signalements
00:49:58au procureur
00:49:58dans le cas par exemple
00:49:59d'une corruption
00:50:01de mineurs
00:50:02mais à l'époque
00:50:03ces instructions
00:50:04n'étaient pas encore
00:50:05acquises
00:50:06dans l'éducation nationale
00:50:07et on ne sait pas
00:50:08s'il y a eu
00:50:09une remontée judiciaire
00:50:09là-dessus
00:50:10pour l'instant Vincent
00:50:10pour l'instant on l'ignore
00:50:11oui en tout état de cause
00:50:13ce qu'on peut ajouter
00:50:13par rapport à ça
00:50:14c'est de communiquer
00:50:15de presse
00:50:15du procureur d'Agin
00:50:17qui a confirmé
00:50:18la mise en examen
00:50:19du suspect
00:50:20indiquant qu'il avait
00:50:20un casier judiciaire vierge
00:50:22ça ne veut pas dire
00:50:23qu'il n'a pas fait l'objet
00:50:24de poursuites pour autant
00:50:25dans le signalement
00:50:25dont Véronique faisait mention
00:50:27Vous restez avec nous Vincent
00:50:28parce que l'actualité judiciaire
00:50:29ce matin
00:50:30elle est également marquée
00:50:30par les suites des violences
00:50:32de samedi soir
00:50:32après la victoire du PSG
00:50:34les premières condamnations
00:50:35sont tombées
00:50:36en comparution immédiate
00:50:37une quinzaine de dossiers
00:50:38ont été traités
00:50:39et on va regarder
00:50:39la réponse
00:50:40qui a été donnée
00:50:41par la justice
00:50:41avec Fanny Weckscheider
00:50:43qui nous rejoint
00:50:44et vous nous en dites plus
00:50:46Fanny sur les condamnations
00:50:46bien sûr
00:50:47mais aussi sur les profils
00:50:48des mises en cause
00:50:49Oui des profils
00:50:50généralement sans antécédent
00:50:51les casiers sont
00:50:52majoritairement vierges
00:50:54et des profils d'hommes
00:50:55jeunes
00:50:56la vingtaine
00:50:56à peu près
00:50:57légèrement moins
00:50:57comme T.O.C.
00:50:58qui lui
00:50:59était bien sur place
00:51:01accusé d'avoir jeté
00:51:02une chaise
00:51:02dans un genou de policier
00:51:03d'avoir caché
00:51:05un mortier d'artifice
00:51:06sous son t-shirt
00:51:06d'avoir pris la fuite
00:51:07il avait copé
00:51:07de 10 mois de prison
00:51:09avec sur 600-500 euros
00:51:11d'amende
00:51:11et surtout
00:51:12il aurait mieux fait
00:51:13dit-il
00:51:13d'écouter ses proches
00:51:14écoutez
00:51:15Ça me servait de leçon
00:51:16j'aurais dû écouter
00:51:17mon père et ma femme
00:51:18parce qu'ils m'ont dit
00:51:19de ne pas y aller
00:51:19et ils m'ont dit
00:51:20que j'allais finir
00:51:20en garde à vue
00:51:21ça n'a pas loupé
00:51:22et ouais
00:51:23du coup
00:51:24oui je regrette
00:51:25je regrette largement
00:51:26parce que j'ai pu mon fils
00:51:26pendant 4 jours
00:51:27donc là je suis pressé
00:51:28de rentrer
00:51:28d'aller le voir
00:51:29Autre exemple
00:51:29celui de celui
00:51:30qui a écopé
00:51:31de la peine
00:51:32la plus sévère hier
00:51:33Raphaël D
00:51:3422 ans
00:51:35qui a écopé
00:51:36de 12 mois de prison
00:51:37dont 6 mois fermes
00:51:39il rencontrera
00:51:39un juge d'application
00:51:40des peines plus tard
00:51:41lui il est accusé
00:51:42d'avoir insulté un policier
00:51:43ce qu'il a reconnu
00:51:44il nie en revanche
00:51:45les violences
00:51:47Autre profil également
00:51:48c'est Hichem S
00:51:49un Algérien
00:51:50qui vit et travaille
00:51:51en Espagne
00:51:52accusé d'avoir volé
00:51:53un collier
00:51:54au cou d'un supporter
00:51:55ce qu'il réfute
00:51:57il dit qu'il a ramassé
00:51:58à terre
00:51:59il reconnaît en revanche
00:52:00avoir insulté
00:52:01un policier
00:52:02selon le procureur
00:52:04et bien il représente
00:52:05le cheminement
00:52:05assez typique
00:52:06de certaines personnes
00:52:07présentes
00:52:08à savoir des personnes
00:52:09venues de l'étranger
00:52:10juste pour casser
00:52:11dégradé
00:52:12et volé
00:52:13il a été condamné
00:52:14vous le voyez
00:52:14notamment
00:52:15à une interdiction
00:52:16de territoire français
00:52:17pendant 5 ans
00:52:18Tiziano P
00:52:19lui c'est l'un des plus jeunes
00:52:20il a 18 ans
00:52:21le seul qui a été
00:52:22totalement relaxé
00:52:24hier
00:52:24accusé de tir
00:52:25de mortier
00:52:26d'artifice
00:52:26et d'avoir participé
00:52:27à un regroupement
00:52:28pour commettre
00:52:29des dégradations
00:52:31les faits
00:52:31d'un policier
00:52:32ont été contredits
00:52:34il n'y avait pas de vidéo
00:52:34voilà la raison
00:52:35pour laquelle
00:52:35il a été relaxé
00:52:36vous allez voir
00:52:37ces peines finalement
00:52:38elles sont allées
00:52:39de simples amendes
00:52:40à des peines
00:52:41de prison ferme
00:52:42donc 6 mois
00:52:42on le disait
00:52:43en passant par des
00:52:44TIG
00:52:45des travaux
00:52:46d'intérêt général
00:52:47en dessous
00:52:47généralement
00:52:48des réquisitions
00:52:49mais les faits
00:52:50qui sont reprochés
00:52:51partent de l'outrage
00:52:53à agents
00:52:53vols
00:52:53violences
00:52:54ou encore détention
00:52:55de mortiers
00:52:56d'artifice
00:52:57avec ces 13 comparutions
00:52:58immédiates
00:52:59il n'y a que 11 personnes
00:53:00qui ont été jugées
00:53:01hier
00:53:01voilà intéressant
00:53:02évidemment de voir
00:53:03à la fois les condamnations
00:53:04et les profils
00:53:05profils assez diversifiés
00:53:06Vincent
00:53:07oui assez diversifiés
00:53:08après il y a quand même
00:53:09un très gros point commun
00:53:10et la procureure de Paris
00:53:11le disait hier
00:53:12c'est qu'on a
00:53:13en tout cas dans les premiers dossiers
00:53:14aucune femme
00:53:15on n'a que des hommes
00:53:15des hommes jeunes
00:53:17mais c'est vrai
00:53:17qu'on a des personnes
00:53:18qui sont mariées
00:53:19des personnes qui sont insérées
00:53:20qui ont un travail
00:53:20d'autres qui n'en ont pas
00:53:21donc on a des profils diversifiés
00:53:23on a aussi des gens
00:53:24qui n'avaient pas de casier
00:53:25et qui se retrouvent là
00:53:27suite à ces premiers événements
00:53:28en tout cas de samedi soir
00:53:29et aucun n'a été
00:53:31incarcéré pour l'instant
00:53:32non
00:53:32il y a des mandats de dépôt
00:53:33qui avaient été requis
00:53:34par le parquet
00:53:35sur certains dossiers
00:53:36qui n'ont pas été suivis
00:53:38par le tribunal
00:53:39donc effectivement
00:53:40sur les 11 dossiers
00:53:41qui ont été examinés hier
00:53:42il y en a deux autres
00:53:43qui n'ont pas eu le temps
00:53:44d'être examinés
00:53:44qui le seront ultérieurement
00:53:46sur les 11 dossiers
00:53:47aucun des 11 personnes
00:53:49n'a été incarcéré hier soir
00:53:51il y en a une
00:53:51qui a été condamnée
00:53:52à 6 mois de prison ferme
00:53:53mais ce sera aménagé
00:53:54il a rendez-vous
00:53:54avec un juge
00:53:55d'application des peines
00:53:56pour aménager cette peine
00:53:57et sur ce plateau
00:53:57il y a un policier
00:53:58et une magistrate
00:53:59Evelyne Siermarin
00:54:00je me tourne vers vous
00:54:00pour commencer
00:54:02avant d'entendre
00:54:03la réaction policière
00:54:04parce qu'on a envie
00:54:05que vous nous expliquiez
00:54:05comment ça se passe
00:54:06comment les magistrats
00:54:08prennent leurs décisions
00:54:09oui alors d'abord
00:54:10je voudrais simplement dire
00:54:11que comme d'habitude
00:54:13en quelque sorte
00:54:15j'en discutais
00:54:15avec Alain Bauer
00:54:17lors des manifs retraites
00:54:18c'était la même chose
00:54:19là on a des gens
00:54:21qui ne sont pas
00:54:22le public habituel
00:54:23des comparutions immédiates
00:54:24c'est clair
00:54:24après on verra
00:54:26parce qu'il y en aura
00:54:27d'autres aujourd'hui
00:54:27ça sera peut-être différent
00:54:28mais vous voyez
00:54:29on a des personnes
00:54:30qui sont des hommes
00:54:31mais qui travaillent
00:54:33pour la plupart
00:54:34qui ont un logement
00:54:36qui n'ont pas vraiment
00:54:37de problème d'insertion
00:54:38c'est pas le public
00:54:39des comparutions immédiates
00:54:40qui sont souvent
00:54:40avec des problèmes
00:54:42psychiatriques
00:54:43avec des problèmes sociaux
00:54:46bon de dépendance
00:54:47à l'alcool
00:54:48à la drogue
00:54:48c'est pas du tout
00:54:49le même public
00:54:50et ça c'est quand même
00:54:51je voulais simplement dire
00:54:52c'est la question
00:54:53qu'il faut se poser
00:54:53comment se fait-il
00:54:54que ces personnes-là
00:54:55d'un seul coup
00:54:56se mettent à tout casser
00:54:57etc
00:54:58mais est-ce que ce ne sont pas
00:54:59justement des personnes
00:55:00qui sont un peu plus faciles
00:55:01entre guillemets
00:55:02à remettre sur le droit chemin
00:55:03parce que
00:55:04ils ont des choses à perdre
00:55:06si je veux dire
00:55:06non non mais c'est vrai
00:55:07ils ont tout à fait
00:55:07des choses à perdre
00:55:08vous avez tout à fait raison
00:55:09et c'est pour ça
00:55:10que la justice
00:55:10elle doit quand même réfléchir
00:55:13c'est ce qu'elle essaye de faire
00:55:14mais en comparaison immédiate
00:55:15c'est pas facile
00:55:16vous avez une demi-heure
00:55:17par dossier à peu près
00:55:19et pour décider de la peine
00:55:21et puis on n'a pas
00:55:21c'est pas facile
00:55:22mais on n'a surtout pas
00:55:23beaucoup d'éléments
00:55:24de personnalité
00:55:24c'est très rapide
00:55:26c'est une justice expéditive
00:55:28alors comment ça va se passer
00:55:29pour certains
00:55:30ils sont jugés tout de suite
00:55:32s'ils l'acceptent
00:55:33il faut l'accepter
00:55:34s'ils ne l'acceptent pas
00:55:36le délai est de 4 à 10 semaines
00:55:38pour être jugés
00:55:39en attendant
00:55:40ils peuvent être
00:55:41sous contrôle judiciaire
00:55:42ou en détention provisoire
00:55:43ou avec un bracelet
00:55:44ça c'est toujours possible
00:55:46et sinon
00:55:48il peut y avoir
00:55:49une expertise psychiatrique
00:55:50ou psychologique
00:55:51mais psychiatrique
00:55:52la plupart du temps
00:55:53s'il y a des gens
00:55:54qui sont un peu perturbés
00:55:55voilà ce qui peut se passer
00:55:56ce qui est le cas d'ailleurs
00:55:57d'un des prévenus d'hier
00:55:58ça a été renvoyé
00:55:59dans l'attente
00:56:00d'une expertise psychiatrique
00:56:01et puis pour les dossiers
00:56:02qui vont suivre
00:56:03les 62
00:56:0468
00:56:04qui ont été prolongés
00:56:05en garde à vue
00:56:07là ce qui peut se passer
00:56:08c'est que peut-être
00:56:09il peut y avoir
00:56:09des instructions
00:56:10c'est-à-dire des choses
00:56:11plus graves
00:56:12où vraiment là
00:56:13il y aurait une tentative
00:56:15vraiment
00:56:15presque d'homicide
00:56:16de policiers
00:56:18il y a deux informations judiciaires
00:56:20qui doivent être ouvertes
00:56:21aujourd'hui
00:56:21ils ont été très largement
00:56:23pris pour cible
00:56:24c'est surtout ça
00:56:25qui est jugé
00:56:26effectivement vos collègues
00:56:27Yann Cadry
00:56:28on a entendu
00:56:29dans ce que nous a dit
00:56:29Fanny tout à l'heure
00:56:30que les procureurs
00:56:32n'avaient pas été suivis
00:56:33dans la réquisition
00:56:34en général
00:56:34les condamnations
00:56:35sont moindres
00:56:36par rapport à l'acquisition
00:56:37des procureurs
00:56:37est-ce que vous le regrettez
00:56:38et est-ce que vous trouvez
00:56:39que les condamnations
00:56:40hier ne sont pas assez fortes ?
00:56:42Écoutez
00:56:44nous à l'UNSA Police
00:56:45le syndicat que je représente
00:56:46on n'a pas l'habitude
00:56:47de commenter
00:56:47les décisions de justice
00:56:49maintenant
00:56:49nous ce qu'on attend
00:56:50forcément
00:56:51on a vu des images
00:56:53extrêmement déplorables
00:56:54on a vu nos collègues
00:56:55qui ont été une nouvelle fois
00:56:56pris pour cible
00:56:56on a vu des images inadmissibles
00:56:58on voit des tirs
00:56:59de mortiers tendus
00:57:00nos collègues
00:57:00qui sont pris à partie
00:57:01des jets de projectiles
00:57:01etc
00:57:02on voit que
00:57:04nos collègues
00:57:04sont systématiquement
00:57:06pris pour cible
00:57:07on leur veut du mal
00:57:08très clairement
00:57:08en tout cas
00:57:08une partie
00:57:09de ces gens
00:57:10de ces casseurs
00:57:11leur souhaite du mal
00:57:12ça ça a été qualifié
00:57:13par la justice
00:57:13la procureure de Paris
00:57:14elle était sur ce plateau
00:57:16ici ce matin
00:57:17pour dire
00:57:17oui ce sont des
00:57:18je parle sous votre contrôle
00:57:20mais tentatives
00:57:21d'homicide volontaire même
00:57:22alors effectivement
00:57:23il y a un dossier
00:57:23alors c'était hier matin
00:57:24qu'elle était là
00:57:24à l'orbe QO
00:57:25mais elle a bien précisé
00:57:26que sur cet événement
00:57:28dont on a un peu parlé
00:57:28cette bombe agricole
00:57:29qui a été jetée
00:57:30par des manifestants
00:57:31sur des policiers
00:57:32au départ
00:57:32ça a été qualifié de violence
00:57:33et quand on a vu
00:57:34en fait
00:57:35les dégâts physiques
00:57:37sur les policiers
00:57:38ça a été qualifié
00:57:39en tentative d'homicide
00:57:40avec l'ouverture
00:57:40d'une information judiciaire
00:57:41parce que ça va prendre
00:57:42un petit peu de temps
00:57:43pour faire la lumière là-dessus
00:57:44Oui pour compléter mon propos
00:57:47nous ce que nos collègues
00:57:48attendent
00:57:48et ce que nous nous attendons
00:57:50effectivement
00:57:50c'est une réponse ferme
00:57:52puisque pour empêcher
00:57:53ces gens
00:57:54de recommencer
00:57:55parce que parfois
00:57:55ils n'ont absolument peur
00:57:56de rien
00:57:56ni de la police
00:57:57et parfois pas peur
00:57:58de la justice non plus
00:57:59la première réponse
00:58:00c'est déjà
00:58:00d'avoir une réponse
00:58:03une réponse pénale ferme
00:58:04de façon aussi
00:58:05à ce que ces individus
00:58:06soient hors d'état de lumière
00:58:08et puis aussi
00:58:09pour que le message
00:58:10passe au plus grand nombre
00:58:10Est-ce que vous souhaitez
00:58:11qu'on aille plus loin aussi
00:58:12sur l'enregistre de sanctions ?
00:58:13D'abord sur l'utilisation
00:58:14ce sont des débats publics
00:58:16l'utilisation beaucoup plus massive
00:58:17de la reconnaissance faciale
00:58:19et sur le principe
00:58:20du casseur-payeur
00:58:22Oui écoutez
00:58:22de toute façon
00:58:23il faut effectivement
00:58:24il faut sans doute
00:58:25progresser là-dessus
00:58:25il y a des débats
00:58:26qui sont faits
00:58:28autour de ces sujets
00:58:29sur la reconnaissance faciale
00:58:31etc.
00:58:31on va peut-être y venir
00:58:32on verra bien
00:58:32et effectivement
00:58:33ça serait
00:58:34celui qui casse
00:58:36doit effectivement payer
00:58:37puisqu'on doit aussi
00:58:39envoyer un message
00:58:39de fermeté
00:58:40vis-à-vis de ces gens
00:58:41qui n'ont que parfois
00:58:42rien n'arrête
00:58:44Evelyne Sirmarin
00:58:45les décisions
00:58:45elles se prennent
00:58:46de façon collégiale ?
00:58:47Oui bien sûr
00:58:47il y a donc trois juges
00:58:49chacun a une voix
00:58:50c'est pas le président
00:58:51qui domine
00:58:53pas du tout
00:58:53et il se retire
00:58:54pour délibérer
00:58:55on prend à peu près
00:58:57trois, quatre, cinq dossiers
00:58:59on se retire pour délibérer
00:59:00on rend la décision
00:59:01et ensuite on prend
00:59:02les autres dossiers
00:59:03vous savez dans la justice
00:59:05on appelle ça souvent
00:59:06les comparations immédiates
00:59:07moi j'en ai présidé beaucoup
00:59:08des audiences Paris-Tokyo
00:59:09parce que ça commence à 13h
00:59:12et ça finit souvent
00:59:13à 2h du matin
00:59:14Oui ça s'est fini vers minuit
00:59:15hier soir
00:59:15Voilà
00:59:15c'est ça le problème
00:59:17en ce moment
00:59:18il y a quatre audiences
00:59:20en même temps
00:59:20qui se tiennent
00:59:21c'est beaucoup
00:59:22je voulais simplement dire
00:59:24qu'il faut qu'on réfléchisse aussi
00:59:26à ce qu'on fait
00:59:27dans ces cas-là
00:59:28parce que monsieur le policier
00:59:29a tout à fait raison
00:59:30c'est tout à fait normal
00:59:31enfin qu'il y ait des sanctions
00:59:32évidemment
00:59:33le problème c'est qu'on a
00:59:3488 000 personnes
00:59:36en détention
00:59:37et qu'ils sont quatre
00:59:39dans des cellules
00:59:40de 11 mètres carrés
00:59:41et ils ne sont déjà
00:59:43pas des très bons garçons
00:59:44en principe
00:59:45et ils sortent
00:59:46ils sont bien souvent
00:59:47en pire
00:59:48donc voilà
00:59:48ça coûte
00:59:49à peu près
00:59:513600 euros
00:59:52par mois
00:59:53aux contribuables
00:59:54et il faut réfléchir
00:59:56à ce qu'on fait
00:59:56c'est pour ça
00:59:57que le tribunal
00:59:58il faut comprendre
00:59:58pourquoi ils ont prononcé
01:00:00des travaux d'intérêt généraux
01:00:02c'est intéressant
01:00:03pour quelqu'un
01:00:04qui travaille déjà
01:00:05qui est inséré
01:00:05au moins de rendre service
01:00:07à la collectivité
01:00:08et pour les mineurs
01:00:10il y a quelque chose
01:00:11qui est intéressant
01:00:12et qui pourrait être
01:00:13étendu aux majeurs
01:00:14en France
01:00:14c'est qu'ils sont condamnés
01:00:16à réparer
01:00:17alors soit à réparer
01:00:18directement
01:00:19quand ils peuvent
01:00:20mais soit à réparer
01:00:22symboliquement
01:00:23et ça je trouve
01:00:24que c'est très intéressant
01:00:25pour comprendre aussi
01:00:27les sanctions
01:00:27et vous en faisiez mention
01:00:29à l'instant
01:00:29il faut bien
01:00:31voilà
01:00:32il faut bien préciser
01:00:32que lors de ces audiences
01:00:34on va examiner aussi
01:00:35la personnalité
01:00:35de ces prévenus
01:00:36il y a ce qu'on appelle
01:00:36une enquête
01:00:37de personnalité
01:00:38souvent qui est faite
01:00:39par l'APCARS
01:00:40et on attend d'ailleurs
01:00:41que cette enquête
01:00:41qu'un enquêteur voit
01:00:43le prévenu avant l'audience
01:00:44pour déterminer
01:00:45s'il est inséré
01:00:46s'il a une vie de famille
01:00:47s'il a des addictions
01:00:48s'il a des problèmes de santé
01:00:49c'est ça aussi
01:00:50qui va permettre
01:00:50de personnaliser la peine
01:00:51au maximum
01:00:52pour éviter la récidive
01:00:53et permettre sa réinsertion
01:00:55ça c'est le premier point
01:00:56et sur l'aspect
01:00:57casseur-payeur
01:00:58ce qui est intéressant
01:00:58ce qu'il faudrait aussi voir
01:01:00c'est si par exemple
01:01:00la ville de Paris
01:01:01s'est constituée partie civile
01:01:02dans ses procédures
01:01:03pour réclamer des dommages
01:01:04et intérêts
01:01:05à ces gens
01:01:05qui ont cassé peut-être
01:01:06du mobilier urbain
01:01:07est-ce que ça a été fait
01:01:08est-ce que ça n'a pas été fait
01:01:09ça c'est aussi quelque chose
01:01:10à mettre au cœur des débats
01:01:11D'un mot Yann Cadré
01:01:12est-ce que vous êtes inquiet
01:01:13pour la coupe du monde
01:01:13qui se profile ?
01:01:15Pas spécialement
01:01:16Ah bon ?
01:01:17Non, nos collègues
01:01:17sont parfaitement habitués
01:01:18à gérer ces foules
01:01:20la coupe du monde
01:01:21effectivement ça dépendra aussi
01:01:22de l'avancée des bleus
01:01:23forcément dans la compétition
01:01:25puisqu'on sait que
01:01:26plus les bleus
01:01:27vont les loins dans la compétition
01:01:28et plus il y aura sans doute
01:01:28des fan zones etc
01:01:29qui seront installées
01:01:30et plus ça va prendre
01:01:33mais déjà ce qu'il faut savoir
01:01:34c'est que
01:01:34c'est pas en France
01:01:35il y aura aussi du décalage horaire
01:01:37bien sûr
01:01:37donc ça c'est quelque chose
01:01:38qui va jouer
01:01:39et puis nos collègues
01:01:40sont quand même professionnels
01:01:41et sont habitués
01:01:42à ce genre de choses
01:01:43c'est-à-dire habitués
01:01:43à gérer ces foules
01:01:45La coupe du monde
01:01:46c'est la montée en puissance
01:01:48et d'ailleurs
01:01:49le rassemblement commence
01:01:50aujourd'hui à Clairefontaine
01:01:51figurez-vous
01:01:51les bleus sont en train d'arriver
01:01:52et ça se passe sous vos yeux
01:01:54Hugo Coppili
01:01:54alors évidemment
01:01:55il y a l'aspect sportif
01:01:56qui prime d'abord
01:01:57est-ce que malgré tout
01:01:58ce qui s'est passé
01:01:59ces derniers jours
01:02:00c'est un petit peu
01:02:02dans les esprits
01:02:03ou bien pas du tout
01:02:04on est concentré à Clairefontaine
01:02:05que sur le sportif
01:02:06pour l'arrivée des joueurs
01:02:09D'abord c'est une journée
01:02:10assez spéciale
01:02:11pour l'équipe de France
01:02:12ici à Clairefontaine
01:02:13puisque vont arriver
01:02:14en fin de matinée
01:02:16les joueurs parisiens
01:02:17qui ont remporté
01:02:17la Ligue des Champions
01:02:18à l'image d'Ousmane Dembélé
01:02:20de Désiré Doué
01:02:22ils viennent ici
01:02:22d'abord pour se concentrer
01:02:24sur leurs prochains objectifs
01:02:25la coupe du monde
01:02:26finit pour eux la fête
01:02:27finit aussi donc
01:02:28ces polémiques
01:02:29sur les violences
01:02:30sur les dégradations
01:02:31qui ont eu lieu
01:02:31dans la capitale
01:02:32après leur victoire
01:02:33sur lesquelles
01:02:34c'est vrai
01:02:34les joueurs se sont peu
01:02:35voire pas du tout exprimés
01:02:37ils le feront peut-être demain
01:02:38face aux journalistes
01:02:39lors d'une conférence de presse
01:02:40qui aura lieu à Nantes
01:02:41avant un match amical
01:02:42de préparation
01:02:43pour cette coupe du monde
01:02:44l'autre événement
01:02:45aujourd'hui
01:02:46c'est la venue
01:02:46d'Emmanuel Macron
01:02:47à la mi-journée
01:02:48au moment où son gouvernement
01:02:50à Emmanuel Macron
01:02:50est très critiqué
01:02:51pour sa gestion
01:02:52du maintien de l'ordre
01:02:53et qu'il y a forcément
01:02:54des interrogations
01:02:55est-ce qu'il va y avoir
01:02:56d'autres violences
01:02:56dans des villes françaises
01:02:58à l'issue des matchs
01:02:59des Bleus
01:02:59lors de la coupe du monde
01:03:01on scrutera évidemment
01:03:02de près
01:03:02les mots du chef de l'Etat
01:03:04face aux joueurs
01:03:05de l'équipe de France
01:03:06même s'il vient avant tout
01:03:07pour les soutenir
01:03:08pour leur dire
01:03:09qu'il faut ramener
01:03:10une troisième étoile
01:03:10une troisième coupe du monde
01:03:12à la maison
01:03:12c'est en tout cas
01:03:13tout ce qu'on peut souhaiter
01:03:14à Didier Deschamps
01:03:15pour sa dernière coupe du monde
01:03:16comme sélectionneur
01:03:17mais aussi à Emmanuel Macron
01:03:18pour sa dernière coupe du monde
01:03:19comme président de la République
01:03:21Et oui on verra
01:03:22si Emmanuel Macron
01:03:23fait une allusion
01:03:24aux violences de ce week-end
01:03:25il a déjà commenté
01:03:26ce qui s'est passé
01:03:27le président
01:03:28dont vous suivez la visite
01:03:29Hugo Capelli
01:03:30pour BFM TV
01:03:31on vous retrouvera
01:03:31tout à l'heure
01:03:32dans quelques instants
01:03:34il y a aussi le forum
01:03:35ce soir évidemment
01:03:36vous ne ratez pas ça
01:03:36avec Maxime Suitec
01:03:37parce que c'est vrai
01:03:38que c'est le grand ras-le-bol
01:03:39autour de ces violences urbaines
01:03:40et Maxime et ses invités
01:03:41vont se demander
01:03:42comment en finir
01:03:43enfin avec ces violences
01:03:45nous on va se demander
01:03:46dans quelques instants
01:03:47si la guerre peut reprendre
01:03:48la reprise est inévitable
01:03:50c'est ce que dirait un haut-responsable
01:03:52militaire iranien
01:03:53et vous verrez que
01:03:55au Liban
01:03:56les combats ont repris
01:03:58déjà
01:03:58de façon très très intense
01:04:00puisqu'on recense déjà
01:04:00six morts dans une attaque israélienne
01:04:02au sud-Liban
01:04:02où nous irons à tout de suite
01:04:04Direction le Moyen-Orient
01:04:05dans quelques instants
01:04:06parce que le bilan
01:04:07est en train de s'alourdir
01:04:08au Liban
01:04:09et l'Iran
01:04:10se fait de plus en plus
01:04:11menaçante
01:04:11mais d'abord
01:04:12on suit les recherches
01:04:13évidemment de la petite
01:04:14Céliana
01:04:15direction Florence
01:04:16dans le Gers
01:04:17parce que des plongeurs
01:04:19sont à l'oeuvre
01:04:20pour sonder l'ensemble
01:04:22des points d'eau
01:04:22qui se trouvent
01:04:24dans le secteur
01:04:26on est ici
01:04:27à côté
01:04:28de la fameuse piscine
01:04:30près de laquelle
01:04:31le suspect
01:04:31dit avoir déposé
01:04:33la fillette
01:04:34de 11 ans
01:04:35dont on vous rappelle
01:04:36qu'elle est portée
01:04:37disparue
01:04:38depuis vendredi
01:04:39dernier
01:04:39et on voit
01:04:40les plongeurs
01:04:40qui sont en train
01:04:41de gonfler
01:04:42le pneumatique
01:04:43pour ensuite
01:04:45aller voir
01:04:46évidemment
01:04:46on est à la recherche
01:04:48d'un corps
01:04:49hélas
01:04:50parce que ça fait
01:04:50maintenant trois jours
01:04:51que ça a dur
01:04:51Jacques Fontbonne
01:04:52ce qu'on voit là
01:04:53c'est relativement classique
01:04:55dans ce genre de cas
01:04:56oui parce qu'on met
01:04:58évidemment
01:04:58tous les moyens
01:04:59en oeuvre
01:05:00battus
01:05:00terrestres
01:05:02spéléos
01:05:03éventuellement
01:05:03s'il y a des avenes
01:05:04s'il y a des cavités
01:05:06et puis
01:05:07les plongeurs
01:05:08alors il y a
01:05:09deux difficultés
01:05:10parce que
01:05:12les gens ne le savent pas
01:05:13forcément
01:05:13d'abord
01:05:13sur les images
01:05:15que l'on a vu
01:05:16il y a une cascade
01:05:16ce qui veut dire
01:05:17que ça va beaucoup
01:05:18brasser l'eau
01:05:18qu'il peut y avoir
01:05:19un courant assez important
01:05:20et que s'il y a un corps
01:05:22malheureusement
01:05:23il peut dériver
01:05:24sur plusieurs dizaines
01:05:25centaines de mètres
01:05:26et puis
01:05:27on s'imagine
01:05:27souvent toujours
01:05:28que les plongeurs
01:05:29dans l'eau
01:05:30je dirais
01:05:31à la transparence
01:05:33d'une piscine
01:05:34en fait
01:05:35d'expérience
01:05:36surtout quand ça bouge
01:05:37comme ça
01:05:37à cause d'une cascade
01:05:39la boue remonte
01:05:41tous les alluvions
01:05:42remontent
01:05:42et on ne voit
01:05:43quasiment rien
01:05:44et ce qui est terrible
01:05:45c'est que
01:05:46j'ai vu ça
01:05:46à plusieurs reprises
01:05:47les plongeurs
01:05:48vont en fait
01:05:49avancer
01:05:49en touchant
01:05:50et souvent
01:05:51lorsqu'ils vont retrouver
01:05:52le corps
01:05:52c'est parce qu'ils auront
01:05:53mis les mains dessus
01:05:53et voilà
01:05:55c'est une situation
01:05:55qui est très désagréable
01:05:58à laquelle
01:05:58ils s'attendent
01:05:59parce qu'ils sont formés
01:06:00pour ça
01:06:00mais on ne voit pas
01:06:02ce que l'on cherche
01:06:02à 15 ou 20 mètres
01:06:03comme dans une piscine
01:06:04c'est vraiment
01:06:05un contact
01:06:05très très proche
01:06:06qui va permettre
01:06:07de voir
01:06:08enfin de toucher
01:06:09plus que voir
01:06:10s'il y a quelqu'un
01:06:11s'il y a en tout cas
01:06:11ce que l'on cherche
01:06:12s'ils recherchent ici
01:06:13c'est parce qu'ils ont
01:06:14des indices
01:06:14qui leur font penser
01:06:15des indices plus sérieux
01:06:16que sur d'autres lieux
01:06:17ou bien
01:06:18ils font pareil
01:06:18sur tous les points d'eau
01:06:19qui sont dans les environs
01:06:20alors c'est ce qu'on disait
01:06:21tout à l'heure
01:06:21je pense que
01:06:22mais c'est une déduction
01:06:25complètement personnelle
01:06:26la personne qui a été mise
01:06:28en examen
01:06:28dit
01:06:29pendant son audition
01:06:30j'ai emmené la petite
01:06:32jusqu'à la piscine
01:06:33on voyait
01:06:34sur les images
01:06:35que la piscine
01:06:36est effectivement
01:06:36très proche
01:06:37de ce point d'eau
01:06:38ce qui fait
01:06:39que c'est finalement
01:06:40un alibi
01:06:41qui peut avoir
01:06:41une certaine véracité
01:06:43s'il est vu
01:06:44sur le trajet
01:06:45entre l'école
01:06:46et la piscine
01:06:48ça corrobore
01:06:49son alibi
01:06:50alors qu'il a pu
01:06:51très bien faire
01:06:52les quelques mètres
01:06:53entre la piscine
01:06:54et la mardeau
01:06:55éventuellement
01:06:55pour y jeter la petite
01:06:57et s'il n'est pas vu
01:06:58à ce moment-là
01:06:58sa version école-piscine
01:07:00tient plutôt la route
01:07:01et on peut imaginer
01:07:02qu'on voit aux alentours
01:07:03manifestement
01:07:04ce sont des bois
01:07:05on peut imaginer
01:07:06que les bois
01:07:06ont été fouillés
01:07:07de fond en comble
01:07:08donc les enquêteurs
01:07:09forcément se disent
01:07:10le seul endroit
01:07:11qu'on n'a pas encore fouillé
01:07:11c'est ce point d'eau
01:07:12voilà
01:07:12et puis c'est plus
01:07:13c'est plus difficile
01:07:14c'est plus technique
01:07:14c'est-à-dire qu'on commence
01:07:15on commence par le plus facile
01:07:17alors on va essayer
01:07:18de dire les choses pudiquement
01:07:19mais on commence
01:07:20par les endroits
01:07:21où l'on a une chance
01:07:23de retrouver la personne vivante
01:07:25de retrouver l'enfant vivante
01:07:26à partir du moment
01:07:27où l'on commence
01:07:28à sonder des endroits
01:07:29où il n'y a pas
01:07:30de survie possible
01:07:31ça veut dire que malheureusement
01:07:32vous avez compris
01:07:33ce que je veux dire
01:07:33on passe à notre hypothèse
01:07:34Oui bien sûr
01:07:36et on voit ces plongeurs
01:07:38qui sont donc en train
01:07:39de se mettre en position
01:07:40sous vos yeux
01:07:41Mathéo Rivière
01:07:41vous êtes sur place
01:07:45Exactement Julien
01:07:46des recherches
01:07:47qui se poursuivent
01:07:48aujourd'hui
01:07:49avec vous le voyez
01:07:50notamment cette équipe
01:07:51de plongeurs
01:07:51sur ces images
01:07:52d'Eliott Francom
01:07:53les secours nautiques
01:07:55qui vont donc inspecter
01:07:56d'ici quelques minutes
01:07:57la rivière du Gers
01:07:58qui est située
01:07:59en contrebas
01:08:00de la piscine
01:08:01où le suspect
01:08:02affirme avoir déposé
01:08:03vendredi dernier
01:08:04la jeune Liana
01:08:05ce que l'on peut vous dire
01:08:07également
01:08:07c'est que depuis hier
01:08:09les opérations
01:08:10ont été étendues
01:08:11à de nouveaux secteurs
01:08:12boisés
01:08:12situés au sud de Florence
01:08:15à quelques kilomètres d'ici
01:08:16ainsi qu'à d'autres
01:08:17zones périphériques
01:08:18et à l'heure où je vous parle
01:08:19un point important
01:08:20la météo
01:08:21quelques averses
01:08:22ici depuis ce matin
01:08:23qui peuvent compliquer
01:08:25la tâche des investigations
01:08:27mais ces recherches
01:08:28donc qui se poursuivent
01:08:30et un message hier
01:08:31adressé par le colonel
01:08:32Philippe de Laforcade
01:08:34le commandant
01:08:34du groupement
01:08:35de gendarmerie du Gers
01:08:36qui a affirmé
01:08:37que d'ici les prochaines heures
01:08:38ce dispositif
01:08:39de 300 gendarmes
01:08:41déployés
01:08:41depuis vendredi dernier
01:08:43allait se renforcer
01:08:44progressivement
01:08:44et oui
01:08:45pour que les recherches
01:08:47évidemment
01:08:47se poursuivent
01:08:49de façon massive
01:08:50le plus rapidement possible
01:08:52tant qu'un espoir
01:08:52malgré tout
01:08:53demeure
01:08:54et on s'y accroche
01:08:55évidemment tous
01:08:55on suit l'évolution
01:08:57de cette situation là-bas
01:08:58on suit aussi
01:08:59l'évolution de la guerre
01:08:59au Moyen-Orient
01:09:00on va aller au Liban
01:09:01maintenant
01:09:02parce que
01:09:03des frappes
01:09:04se sont déroulées
01:09:05et à l'instant
01:09:05l'armée israélienne
01:09:06appelle à l'évacuation
01:09:07de la ville de Nabatye
01:09:08qui est une grande ville
01:09:09du sud Liban
01:09:10et une frappe
01:09:11a fait 6 morts
01:09:12vous êtes dans cette région
01:09:13Laetitia Soudi
01:09:14avec Hortense Gérard
01:09:17Israël
01:09:18qui reprend donc
01:09:19de façon assez forte
01:09:20et un bilan
01:09:21qui s'alournait
01:09:24Oui tout à fait
01:09:25ici à Tyre
01:09:26où nous nous trouvons
01:09:26il n'y a pas eu
01:09:27de frappe pour le moment
01:09:28depuis ce matin
01:09:29vous le voyez
01:09:30Tyre qui est une ville
01:09:31presque déserte
01:09:32car elle est menacée
01:09:33elle est prise pour cible
01:09:34depuis plusieurs jours
01:09:35par Israël
01:09:36vous pouvez le constater
01:09:37ici en contrebas
01:09:38mais aussi
01:09:39de l'autre côté
01:09:40ce sont 4 frappes
01:09:41qui ont été menées
01:09:43dimanche
01:09:434 frappes
01:09:44qui ont raillé de la carte
01:09:45toute une partie
01:09:46de ce quartier
01:09:47du centre de Tyre
01:09:48tout est noirci
01:09:49des immeubles
01:09:50de 5 étages
01:09:51tombés
01:09:51il ne reste plus rien
01:09:53qu'un amas
01:09:53de béton
01:09:54de fils
01:09:55de câbles
01:09:55ça a fait en tout
01:09:56ces frappes
01:09:57un mort
01:09:57et une dizaine de blessés
01:09:59d'autres frappes
01:10:00ont eu lieu hier
01:10:00notamment
01:10:01près du plus grand
01:10:02hôpital de la ville
01:10:03qui a été soufflé
01:10:04là encore
01:10:04des victimes
01:10:05sont à déplorer
01:10:06les secouristes
01:10:07sont toujours sur place
01:10:08ils fouillent
01:10:09parmi les décombres
01:10:10pour éventuellement
01:10:10trouver du survivant
01:10:12ou des corps
01:10:13qui sont restés
01:10:13coincés sous les décombres
01:10:15alors si nous sommes ici
01:10:16c'est parce que
01:10:17c'est un presse-tour
01:10:18du Hezbollah
01:10:20qui veut montrer
01:10:21l'ampleur des dégâts
01:10:22qui veut aussi montrer
01:10:23que selon eux
01:10:24Israël s'en prend
01:10:25à des résidences
01:10:26à des quartiers
01:10:27là où il y a des habitants
01:10:28la population civile
01:10:29et non des caches d'armes
01:10:31ou des QG du Hezbollah
01:10:33comme l'affirme Israël
01:10:34je vous le disais
01:10:35le tir qui est pour le moment
01:10:36épargné
01:10:37mais vous l'avez dit
01:10:37Nabatier
01:10:38l'autre grande ville
01:10:39du sud du pays
01:10:40qui vient de recevoir
01:10:41un appel à évacuer
01:10:42de la part de l'armée israélienne
01:10:43les faits et la mise en perspective
01:10:44grâce à vous
01:10:45Laetitia et Hortense
01:10:46qui vous accompagnent
01:10:49sur place
01:10:49à tir au Liban
01:10:51Patrick Sos et Dynou
01:10:52à Ivoire-Claire
01:10:52parce que ces dernières heures
01:10:53c'est pas évident
01:10:55oui oui
01:10:56c'est pas facile
01:10:57mais c'est encore moins facile
01:10:58pour nous
01:10:58qui n'auront pas forcément
01:10:59le nez sur les événements
01:11:00parce que hier
01:11:01Donald Trump a dit
01:11:02que le cessez-le-feu
01:11:03allait être respecté
01:11:04par les deux parties
01:11:05on avait cru comprendre
01:11:05que les choses
01:11:06pouvaient se calmer
01:11:06et ce matin
01:11:07on a l'impression
01:11:08qu'au contraire
01:11:08c'est en train
01:11:09de se tendre encore plus
01:11:10Oui
01:11:11sauf que si vous relisez
01:11:12le message de Donald Trump
01:11:13il a empêché l'armée israélienne
01:11:15j'entends l'infanterie
01:11:16selon lui
01:11:16de monter jusqu'à Beyrouth
01:11:18je crois pas qu'il était question
01:11:19à un seul moment
01:11:20d'un raid
01:11:21vraiment de plusieurs bataillons
01:11:23de l'armée de terre israélienne
01:11:25sur Beyrouth
01:11:26et il dit avoir parlé
01:11:27au Hezbollah
01:11:28même de façon indirecte
01:11:29donc il y a beaucoup de bruit
01:11:30effectivement
01:11:31mais au-delà de ça
01:11:32il y a
01:11:32et je rappelle
01:11:34vraiment
01:11:34mon point de vue
01:11:35depuis le début
01:11:36la guerre de Benjamin Netanyahou
01:11:38et pas un deuxième front
01:11:39il y a bien une guerre
01:11:40celle qui est menée
01:11:41par le gouvernement israélien
01:11:43en ce moment
01:11:43qui n'a pas atteint
01:11:44ses objectifs
01:11:45et donc on se retrouverait
01:11:46selon les israéliens
01:11:48face à un mauvais
01:11:49cessez-le-feu
01:11:50si jamais
01:11:50la guerre devait s'arrêter
01:11:52parce que le cessez-le-feu
01:11:53c'est simplement
01:11:54une cessation des combats
01:11:55mais les objectifs de guerre
01:11:57comme le désarmement
01:11:58du Hezbollah
01:11:59la fin de la menace
01:12:00contre le nord
01:12:02du territoire israélien
01:12:03on parle beaucoup
01:12:04des bombes
01:12:04mais il y a des drones
01:12:05qui continuent d'arriver
01:12:06sur le territoire israélien
01:12:07tout ça n'est absolument pas fini
01:12:09et vous avez aperçu l'image
01:12:10pendant ce temps-là
01:12:11évidemment
01:12:11on surveille les fouilles
01:12:12qui se poursuivent
01:12:13on va y retourner
01:12:13dans quelques instants
01:12:14d'abord
01:12:15Michael Benhamou
01:12:16l'Iran
01:12:17ce matin
01:12:18qui dit dans ce contexte
01:12:19nous tant que ça se poursuit
01:12:20au Liban
01:12:21que ça se durcit au Liban
01:12:22de toute façon
01:12:22il n'y aura pas d'accord de paix
01:12:23et la reprise de la guerre
01:12:25est inévitable
01:12:26oui les Iraniens
01:12:27cherchent à lier les deux
01:12:29surtout en fait
01:12:30pour créer des tensions
01:12:31entre Américains
01:12:32et Israéliens
01:12:33et apparemment
01:12:33ils y parviennent
01:12:34puisque Donald Trump
01:12:35a dit tout à l'heure
01:12:36qu'il était ennuyé
01:12:37par cette situation
01:12:38qu'il n'en pouvait plus
01:12:40mais bon
01:12:40en vérité
01:12:41cette façon de lier
01:12:42les deux conflits
01:12:42est une manière aussi
01:12:43pour les Iraniens
01:12:44de ne pas vraiment négocier
01:12:45un accord avec les Américains
01:12:47les Iraniens sentent bien
01:12:48qu'ils ont la main
01:12:49sur la situation
01:12:50pourquoi ?
01:12:51parce qu'en fait
01:12:52vous avez des dizaines
01:12:53et des dizaines de pays
01:12:54qui font un pèlerinage
01:12:55à Téhéran
01:12:55comme jamais en fait
01:12:56depuis des décennies
01:12:57c'est-à-dire que
01:12:57les Européens
01:12:58et les pays du Moyen-Orient
01:13:00vont à Téhéran
01:13:01ou appellent Téhéran
01:13:02pour demander la fin
01:13:03de cette situation
01:13:03donc du coup
01:13:04Téhéran a bien compris
01:13:05qu'il avait la main
01:13:06sur le moyen terme en fait
01:13:09vous voyez ce que je veux dire
01:13:09c'est-à-dire que
01:13:11en fait avec le contrôle d'Hormuz
01:13:13ils tiennent le monde
01:13:14et ils tiennent leur région
01:13:16et donc ils savent très bien
01:13:17qu'une fois que les Américains
01:13:18seront partis
01:13:19ou qu'ils auront réduit
01:13:20leurs dispositifs militaires
01:13:21qu'ils pourront négocier
01:13:22un accord régional
01:13:24à leur avantage
01:13:25et donc ils font durer
01:13:26cette espèce de guerre à feu doux
01:13:28parce qu'ils savent bien
01:13:29que dans six mois
01:13:30un an
01:13:30ils prendront le contrôle
01:13:32pas total
01:13:33mais le contrôle
01:13:34un bon contrôle
01:13:35de cette région
01:13:36Lovarinelle
01:13:37Oui et pour aller dans le sens
01:13:38de Mickaël
01:13:39c'est aussi la peau sûre
01:13:41au-delà de la réalité
01:13:42de négociation
01:13:42ça pose Téhéran
01:13:44pour affumer
01:13:45encore une fois
01:13:46dans sa dialectique
01:13:47c'est Israël
01:13:48le problème
01:13:48eux ils sont là
01:13:49pour protéger les Libanais
01:13:50rappelez-vous
01:13:51à combien de fois
01:13:51on a dit
01:13:52les Libanais
01:13:53est une victime collatérale
01:13:54et c'est un mot difficile
01:13:55à entendre
01:13:56de ce conflit
01:13:58il n'y a que Téhéran
01:13:59qui dit
01:13:59il faut lier
01:14:00parce qu'en fait
01:14:00il ne faut pas le dissocier
01:14:01avec en plus
01:14:02et pour aller dans le sens
01:14:03effectivement
01:14:03de ce qui a été dit
01:14:03par Patrick Soss
01:14:04c'est les déclarations
01:14:05de Ben Gvir
01:14:06qui dit quoi ?
01:14:07qui interpelle
01:14:08son premier ministre
01:14:09et il dit
01:14:10ok Donald Trump
01:14:12c'est peut-être ton ami
01:14:12mais il faut arrêter
01:14:13maintenant il faut savoir
01:14:14lui dire non
01:14:14non à quoi ?
01:14:16non au fait
01:14:16d'arrêter la guerre
01:14:17au Liban
01:14:18et donc ça pose aussi
01:14:19un durcissement de ton
01:14:20où la guerre
01:14:21est censée être
01:14:22à mon sens
01:14:22un moyen
01:14:23pour arriver
01:14:24à des solutions politiques
01:14:25aujourd'hui Israël
01:14:26c'est la solution
01:14:27donc la guerre
01:14:28devient une solution
01:14:29donc là
01:14:29on a un effet
01:14:30on va dire
01:14:31jusqu'au boutiste
01:14:32et puis en fait
01:14:33sans solution
01:14:34c'est la guerre
01:14:35pour la guerre
01:14:35jusqu'à la guerre
01:14:36sans qu'on sache
01:14:37jusqu'où ça se termine
01:14:38au Liban
01:14:38et c'est là
01:14:38où on a effectivement
01:14:39deux narratifs
01:14:40deux stratégies différentes
01:14:41entre ce que veut
01:14:42Donald Trump
01:14:42c'est une négociation
01:14:43avec l'Iran
01:14:43et la réalité israélienne
01:14:45qui a un contexte
01:14:46sécuritaire
01:14:46beaucoup plus difficile
01:14:48avec une déposition
01:14:49d'extrême droite
01:14:50de sa politique intérieure
01:14:51à l'aune d'élections
01:14:52je crois comprendre
01:14:54nationales
01:14:55assez importantes
01:14:55pour son premier ministre
01:14:57et je vous le disais
01:14:57nous suivons aussi
01:14:58évidemment sur BFM TV
01:14:59cette autre actualité
01:15:00très importante
01:15:01de cette matinée
01:15:02les recherches
01:15:02autour de
01:15:03la FIET
01:15:05Liana
01:15:05disparue depuis vendredi
01:15:07maintenant
01:15:08vous voyez ici
01:15:09les plongeurs
01:15:10qui sont en train
01:15:11de sonder
01:15:12une rivière
01:15:14qui se trouve
01:15:14juste à côté
01:15:15de la piscine
01:15:16près de laquelle
01:15:17le suspect
01:15:18a dit avoir
01:15:19déposé Liana
01:15:21vendredi
01:15:22cette image
01:15:23elle prouve
01:15:23que les recherches
01:15:25sont encore en train
01:15:25d'avancer
01:15:26qu'on est encore en train
01:15:27de passer
01:15:28à un palier supérieur
01:15:29et hélas
01:15:31Jacques Fontbonne
01:15:31vous nous avez rejoint
01:15:32évidemment
01:15:33ça n'est pas une image
01:15:34qui incite
01:15:35à l'optimisme
01:15:36parce qu'à partir
01:15:37du moment
01:15:37où les enquêteurs
01:15:38se mettent à sonder
01:15:39les plans d'eau
01:15:39c'est qu'ils pensent
01:15:41qu'il sera plus difficile
01:15:42de retrouver
01:15:43la fillette vivante
01:15:44dans la forêt
01:15:45oui alors
01:15:46j'ai une orientation
01:15:47d'enquête
01:15:48qui est générée
01:15:49par le délai
01:15:49depuis vendredi
01:15:51depuis que la petite
01:15:52a disparu
01:15:53et puis
01:15:54je dirais
01:15:55de façon plus optimiste
01:15:57quand même
01:15:57ça fait partie
01:15:58des choses
01:15:58qu'on ne peut pas
01:15:59ne pas faire
01:16:02la dispersion
01:16:03d'une preuve
01:16:04avec le temps
01:16:05empêche
01:16:06que l'on dise
01:16:06non écoutez
01:16:07finalement
01:16:07on ne va pas sonder
01:16:08les cours d'eau
01:16:09parce que ça est difficile
01:16:11parce qu'on a des difficultés
01:16:12techniques
01:16:12non on y va
01:16:13c'est à dire
01:16:14qu'on ferme la porte
01:16:14pour prendre l'expression
01:16:16des enquêteurs
01:16:16on n'a rien
01:16:18et puis si malheureusement
01:16:19on retrouve
01:16:20le corps de la victime
01:16:22évidemment
01:16:22les investigations
01:16:24techniques
01:16:25périphériques
01:16:25vont s'arrêter
01:16:26et il n'y aura plus
01:16:27que la partie
01:16:27police technique
01:16:28notamment sur le
01:16:31véhicule
01:16:31et sur le domicile
01:16:32la personne
01:16:33qui a été mise en examen
01:16:34et puis la partie
01:16:35judiciaire
01:16:36purement procédurale
01:16:37que mène la section
01:16:37de recherche
01:16:38de Toulouse
01:16:39dans des eaux
01:16:40dont on voit bien
01:16:40qu'elles sont très troubles
01:16:41vous nous l'expliquiez
01:16:42en détail tout à l'heure
01:16:43dites nous comment
01:16:44les plongeurs vont travailler
01:16:45est-ce que tout ça se passe
01:16:46ils ont des instruments électroniques
01:16:47qui permettent de repérer
01:16:48éventuellement des formes
01:16:49ou bien est-ce qu'ils font
01:16:50tout au jugé
01:16:51à la main
01:16:52c'est assez difficile
01:16:53vous savez que lorsque
01:16:54l'on a
01:16:54on recherche un corps
01:16:55par exemple
01:16:55sur la terre
01:16:57dans un terrain quelconque
01:16:59il y a ce qu'on appelle
01:16:59des géoradars
01:17:00c'est un appareil
01:17:01qui avance
01:17:02comme une tondeuse à gazon
01:17:03et qui vous donne
01:17:04une différence de densité
01:17:05en fonction de l'endroit
01:17:07où il passe
01:17:07c'est à dire que si vous avez
01:17:08un corps à un moment donné
01:17:09comme une échographie
01:17:10vous allez voir
01:17:10quelque chose qui ressemble
01:17:11sur une rivière
01:17:12c'est évidemment extrêmement difficile
01:17:13impossible à mettre en oeuvre
01:17:15et puis vous avez
01:17:16des tas d'obstacles invisibles
01:17:17des branches
01:17:18des pierres
01:17:20des trous
01:17:20parce que le fond de la rivière
01:17:21est évidemment pas plan
01:17:23c'est extrêmement difficile
01:17:24et ce qu'on disait tout à l'heure
01:17:25et on le voit
01:17:26c'est à dire que ça se fait quasiment
01:17:27ça se fait quasiment au toucher
01:17:29donc avec la nécessité
01:17:30d'aller très lentement
01:17:31et puis ce que vous imaginez
01:17:33en termes de contact
01:17:34pour les gens qui plongent
01:17:36et qui vont se retrouver
01:17:37à quelques centimètres
01:17:38à quelques dizaines de centimètres
01:17:39de ce qu'ils cherchent
01:17:40Mathéo Rivière
01:17:41est sur place
01:17:42et suit l'évolution
01:17:44de ces recherches
01:17:45Mathéo vous avez vu
01:17:46les préparatifs
01:17:47et puis ensuite
01:17:47la mise à l'eau
01:17:48de ce pneumatique
01:17:49avec le départ
01:17:51de quatre plongeurs
01:17:53si j'ai bien compté
01:17:54est-ce que vous pouvez nous dire
01:17:54un peu plus précisément
01:17:55comment ils opèrent ?
01:18:00Oui exactement Julien
01:18:01quatre plongeurs
01:18:02qui ont donc commencé
01:18:03à sonder
01:18:04cette rivière du Gers
01:18:06il y a quelques minutes
01:18:07une information également
01:18:08que l'on peut vous donner
01:18:10c'est que donc
01:18:11les unités de plongeurs
01:18:13des pompiers du Gers
01:18:14ont commencé
01:18:15à sonder cette rivière
01:18:16quelques minutes
01:18:16après qu'une unité
01:18:17de gendarmerie
01:18:18ait déjà procédé
01:18:19donc à l'inspection
01:18:20de cette rivière
01:18:21une rivière
01:18:22vous le voyez
01:18:23il y a beaucoup
01:18:24beaucoup de courant
01:18:25et ce qui donc
01:18:26mène à une inspection
01:18:28très profonde
01:18:29parce que c'est un cours d'eau
01:18:30qui s'étend
01:18:30sur plusieurs kilomètres
01:18:32ici
01:18:32et qui va bien plus loin
01:18:33que cette commune
01:18:35de Florence
01:18:35en tout cas
01:18:36en parallèle
01:18:37cette unité de gendarmerie
01:18:39qui était présente
01:18:39ce matin
01:18:40sur ce cours d'eau
01:18:41procède en parallèle
01:18:43donc de cette recherche
01:18:44à l'inspection
01:18:46d'une zone boisée
01:18:47qui est située
01:18:47à quelques kilomètres
01:18:49au sud
01:18:50de Florence
01:18:51une zone boisée
01:18:52un périmètre
01:18:53en tout cas
01:18:53qui a été élargi
01:18:54pour ses opérations
01:18:55depuis hier soir
01:18:57avec cette demande
01:18:58du colonel
01:18:59Philippe de Lafourcade
01:19:00le commandant
01:19:01du groupement
01:19:01de gendarmerie du Gers
01:19:03qui a donc étendu
01:19:04ce périmètre de sécurité
01:19:05et qui a également annoncé
01:19:06que le dispositif
01:19:08de gendarmerie
01:19:08déployé sur place
01:19:09allait se renforcer
01:19:10progressivement
01:19:11pour tenter
01:19:12de retrouver
01:19:13la jeune Liana
01:19:13Alors c'est important
01:19:14ce que vous nous dites
01:19:15Mathéo
01:19:15sur ces images
01:19:16d'Eliott Francom
01:19:17Jacques Fontbonne
01:19:18Mathéo nous dit
01:19:18il y a d'abord eu
01:19:19une première opération
01:19:20menée par les gendarmes
01:19:21et les plongeurs
01:19:22viennent en second rideau
01:19:23c'est parce que
01:19:24les gendarmes
01:19:25se disent que
01:19:26c'est probablement ici
01:19:28ou bien ça fait partie
01:19:29de la procédure habituelle
01:19:30Alors ça fait partie
01:19:31de la procédure
01:19:31j'allais dire de fatigue
01:19:32simplement du personnel
01:19:34parce qu'on peut
01:19:35D'accord c'est une rotation
01:19:36tout simplement
01:19:36C'est une rotation
01:19:37avec une unité de gendarmerie
01:19:39et un service
01:19:41des pompiers
01:19:42lorsqu'il y en a
01:19:43c'est à dire que ça permet
01:19:44éventuellement
01:19:45de reconditionner le matériel
01:19:46et d'aller chercher
01:19:47un petit peu plus loin
01:19:48en ayant en quelque sorte
01:19:49des équipes en tiroir
01:19:50qui vont pouvoir travailler
01:19:51sans solution
01:19:54de continuité
01:19:54sur une zone
01:19:55beaucoup plus importante
01:19:56et pour pouvoir
01:19:57effectivement
01:19:58être dans la continuité
01:19:59et essayer de travailler
01:19:59d'avoir des réponses
01:20:00le plus vite possible
01:20:01Rappelez-nous
01:20:02Vincent Ventillem
01:20:02pourquoi c'est précisément
01:20:03dans cette zone
01:20:04que les plongeurs
01:20:05se concentrent ?
01:20:06Tout simplement
01:20:07parce que c'est là
01:20:07que la petite Liana
01:20:09a été vue la dernière fois
01:20:10c'est à dire
01:20:11dans le véhicule
01:20:12du suspect numéro 1
01:20:12il l'a récupéré
01:20:14devant son collège
01:20:15vers 15h
01:20:15en tout cas
01:20:16il a été vu par un témoin
01:20:17ça a été corroboré
01:20:17par les images
01:20:18de vidéosurveillance
01:20:19et les déclarations
01:20:21qu'il a formulées
01:20:21c'est qu'il l'aurait déposée
01:20:22environ un kilomètre
01:20:23plus loin
01:20:23à proximité de la piscine
01:20:25où il y a ces fameux
01:20:26points d'eau
01:20:27qui sont en train
01:20:27d'être sondés
01:20:28c'est autour
01:20:30de ce créneau horaire
01:20:31de 15h à 17h
01:20:32vendredi dernier
01:20:33que les enquêteurs
01:20:34concentrent leurs efforts
01:20:35parce qu'on le sait
01:20:36le suspect
01:20:36à 17h
01:20:38il est venu chercher
01:20:38sa fille au collège
01:20:40donc après avoir pris
01:20:412h auparavant
01:20:42l'IANA dans son véhicule
01:20:43donc on va se concentrer
01:20:44sur ce créneau horaire
01:20:45et sur cette zone
01:20:47pourquoi ?
01:20:47parce qu'en fait
01:20:48on a deux façons
01:20:49de résoudre cette affaire
01:20:50la première façon
01:20:51c'est ce qu'on appelle
01:20:52le judiciaire
01:20:53l'enquête judiciaire
01:20:54la garde à vue
01:20:55l'audition
01:20:56l'audition
01:20:57l'interrogatoire
01:20:58de première comparution
01:20:59du suspect
01:20:59par le juge d'instruction
01:21:00ça c'est terminé
01:21:01il n'est pas passé aux aveux
01:21:03en tout cas
01:21:03n'a pas fait de déclaration
01:21:04qui permettrait
01:21:04de retrouver l'IANA
01:21:06et donc la deuxième façon
01:21:07de parvenir
01:21:08à résoudre cette affaire
01:21:09c'est les recherches
01:21:10opérationnelles
01:21:10sur le terrain
01:21:11dans l'attente
01:21:12des investigations complémentaires
01:21:13on l'a dit
01:21:14des investigations
01:21:14sur la téléphonie
01:21:15des investigations
01:21:16sur le véhicule
01:21:17qui vont peut-être
01:21:17à un moment donné
01:21:18aiguiller les enquêteurs
01:21:19ou aussi leur fournir
01:21:20des indices
01:21:21qui permettra
01:21:22de confondre le suspect
01:21:23et de le faire peut-être
01:21:23passer aux aveux
01:21:24dans un deuxième temps
01:21:25et si on vous montre
01:21:26cette image
01:21:26c'est parce que
01:21:27c'est précisément ici
01:21:29que les plongeurs
01:21:30sont partis
01:21:32pour sonder
01:21:34les fonds
01:21:35de cette rivière
01:21:36pour éventuellement
01:21:37retrouver
01:21:38le corps
01:21:39de l'IANA
01:21:40porté disparu
01:21:41on vous le rappelle
01:21:42depuis vendredi
01:21:43et ce qui inquiète
01:21:44évidemment beaucoup
01:21:45les enquêteurs
01:21:46Jacques Fontbonne
01:21:46c'est que le suspect
01:21:47il est en garde à vue
01:21:48donc quoi qu'il arrive
01:21:50quel qu'ait été
01:21:51le sort
01:21:51de l'IANA
01:21:53cela ferait déjà
01:21:53quatre jours
01:21:54qu'elle serait seule
01:21:55sans soins
01:21:56sans nourriture
01:21:56etc.
01:21:57Voilà
01:21:57c'est effectivement
01:21:58tout le monde l'a compris
01:22:00le paramètre
01:22:01le plus important
01:22:02dans l'hypothèse
01:22:03d'une séquestration
01:22:06cela étant
01:22:06même si elle a été séquestrée
01:22:08par cette personne
01:22:08qui a été mise en examen
01:22:09qui s'en occupe
01:22:10alors qu'on est
01:22:12je pense
01:22:13sur un profil impulsif
01:22:15c'est-à-dire
01:22:16que c'est quelqu'un
01:22:16qui ne réfléchit pas
01:22:18forcément à un passage
01:22:19à l'acte
01:22:20et qui répond
01:22:20à une opportunité
01:22:21dans ce cas-là
01:22:22ça veut dire
01:22:23qu'il n'y a pas de complices
01:22:24il y a rarement de complices
01:22:25dans les infractions
01:22:25dans les infractions
01:22:26à caractère sexuel
01:22:27ou au moins
01:22:28sur des enfants
01:22:29bon voilà
01:22:30l'hypothèse de la survie
01:22:31on va dire
01:22:31ça me nuise
01:22:32avec le temps qui passe
01:22:34hélas évidemment
01:22:35et on va continuer
01:22:35de suivre
01:22:36malgré tout
01:22:37la poursuite
01:22:37des recherches
01:22:38tout en continuant
01:22:39à garder l'espoir
01:22:40chevillé au corps
01:22:41c'est exactement
01:22:42la démarche des gendarmes
01:22:43comme ils l'ont expliqué
01:22:43sur cette antenne
01:22:44depuis que les recherches
01:22:45ont commencé
01:22:46maintenant
01:22:48les recherches
01:22:48elles se poursuivent
01:22:50et les prochains
01:22:52événements
01:22:52dans cette affaire
01:22:53vous seront donnés
01:22:53par Christophe Delay
01:22:54et Roselyne Dubois
01:22:55en direct sur BFM TV
01:22:56et à demain
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