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  • il y a 6 semaines
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:00Générique
00:00:10Les conséquences et les suites de la victoire de l'AFD dans un land en Allemagne, c'est évidemment l
00:00:15'un des sujets majeurs de cette bâtinée.
00:00:18Victoire de l'AFD liée à des sujets évidemment de crispation, notamment l'immigration, les sujets identitaires, pas mal de
00:00:26sujets liés à l'islam.
00:00:27Bref, il y a aussi pas mal de sujets comme ça ici en France et on voit bien qu'il
00:00:32y a des sujets qui crispent en ces débuts de campagne,
00:00:34notamment la question du poil islamique, on l'a évoqué, mais aussi, et on va y revenir juste avant d
00:00:39'aller en Allemagne,
00:00:39la question de l'Abbaya parce que ça a rebondi il y a quelques instants avec Marine Le Pen qui
00:00:44a tweeté en réaction à ce qu'a dit Mathilde Panot,
00:00:46position réaffirmée par Manon Aubry sur l'Abbaya à l'école.
00:00:50On voit ici la réponse de Marine Le Pen, on va entendre Mathilde Panot sur ce sujet.
00:00:56C'était absurde, vous avez montré vous-même sur vos plateaux télé deux jeunes filles qui arrivaient avec exactement la
00:01:01même robe,
00:01:02achetées exactement au même endroit, mais comme l'une avait l'air arabe, du coup on lui interdisait l'entrée,
00:01:06comme l'autre n'avait pas l'air arabe, on lui permettait l'entrée.
00:01:08Tout ça n'a aucun intérêt.
00:01:10Je vais vous dire moi ce que nous allons faire, mais vous reviendrez ce matin, vous reviendrez sur ce texte.
00:01:14Sur la Bayard, oui, bien sûr.
00:01:17Voilà, c'est donc un sujet qui rebondit, et vous voyez cette réaction de Marine Le Pen il y a
00:01:20quelques instants.
00:01:21Projet de société de l'extrême-gauche et Claire, dit-elle, instiller partout le poison du communautarisme, j'imagine,
00:01:28c'est ce qu'elle voulait dire, qui mine la République, qui excite la concurrence des revendications identitaires, etc.
00:01:33Voilà pour cette réaction, et ce débat, Guillaume Darré, qui est relancé par cette phrase de Baptiste Pannot,
00:01:39alors que ce sujet de la loi sur l'Abbaya à l'école n'était pas vraiment dans le débat
00:01:44public.
00:01:44Non, rappelez-vous, Gabriel Attal, lors de son passage furtif, mais lors de son passage au ministère de l'Éducation,
00:01:50qu'il avait interdite cette Abaya, et qu'il en avait fait un marqueur politique, régulièrement, il le rappelle.
00:01:56Elle a été interrogée, Baptiste Pannot, effectivement, sur notre plateau hier,
00:01:58et donc, quand elle a été interrogée, elle dit qu'effectivement, elle reviendrait là-dessus.
00:02:03Ça rentre dans le discours, effectivement, des insoumis, qui disent, aujourd'hui, il y a une forme de discrimination,
00:02:08je cite, au sens large, envers la communauté musulmane, et l'interdiction de l'Abbaya en fait partie à leurs
00:02:13yeux.
00:02:13Et on va voir les réactions politiques sur ce plateau, avec notamment Daniel Obono, qui était avec nous,
00:02:19Madame la députée, bonjour, députée LFI.
00:02:21Pourquoi remettre ce sujet sur la table, alors que ça s'est passé de façon relativement apaisée,
00:02:25semble-t-il, cette interdiction de l'Abbaya à l'école ?
00:02:27– De toute évidence, c'est bien vous qui avez posé la question, vous et vos collègues,
00:02:32qui avez posé la question à Mathilde Pannot.
00:02:34Elle y a répondu, mais ce n'est pas une nouvelle, au sens où nous étions opposés à cette mesure,
00:02:41quand le Premier ministre de l'époque, Gabriel Attal, l'a mise en place.
00:02:46– Mais vous auriez pu revoir votre position, vu la façon dont la loi a été appliquée.
00:02:50– Oui, mais je pense que, d'abord, ce n'était pas une loi, c'était une mesure gouvernementale.
00:02:58Et elle reste, de notre point de vue, injuste, inutile, discriminatoire.
00:03:04Nous sommes en pleine rentrée scolaire, M. Arnaud.
00:03:06Il y a aujourd'hui des enjeux en matière de rénovation des écoles qui subissent les canicules
00:03:16et qui ont besoin, en fait, d'être mises aux normes.
00:03:22Vous avez des enjeux en termes d'enfants qui n'ont pas les moyens de payer leur cantine scolaire.
00:03:27Vous avez les enjeux des professeurs.
00:03:29– Mais là, l'enpêche pas l'autre. Tous ces sujets existent, bien sûr.
00:03:30– Mais précisément, l'enjeu, aujourd'hui, c'est de répondre à cela.
00:03:35Et donc, nous ne considérons pas que ce soit le rôle des personnels de l'éducation nationale
00:03:44ou des ministres d'aller vérifier les tenues des jeunes filles.
00:03:49Et donc, oui, ça fait partie des malheureusement nombreuses mesures sur lesquelles nous reviendrons.
00:03:54– Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris.
00:03:56Et quel est votre avis là-dessus, en rappelant encore une fois
00:04:00que la mise en place de cette mesure, il n'y a pas eu beaucoup de remontées
00:04:04sur des tensions qu'on aurait pu craindre avant qu'elles soient mises en place ?
00:04:07– Bien sûr, c'est un sujet qui est derrière nous.
00:04:09L'école, c'est un sanctuaire. Je pense qu'on doit tous être d'accord
00:04:11sur le fait que c'est un sanctuaire où, dedans, la religion n'a pas sa place.
00:04:16Et donc, quand ça a été appliqué, on l'a dit, quand Gabriel Attal a dit
00:04:19« on va le mettre en place », tout le monde dit « ça ne se fera jamais ».
00:04:22Ça s'est fait très facilement parce que c'est assez logique
00:04:25que quand on est une étudiante, on ne vient pas en Abaïa à l'école
00:04:30parce qu'on est là pour apprendre, étudier dans un cadre d'égalité,
00:04:35tous ensemble, et qu'évidemment, il ne faut pas remettre ça en cause.
00:04:38Après, il y a d'autres débats, et vous avez raison, sur l'école,
00:04:42qu'il faut adapter. Nous-mêmes, nous sommes tous les deux députés à Paris.
00:04:46Quand on voit l'état de nos écoles à l'heure actuelle,
00:04:49qui sont quand même de la responsabilité, et pour une fois,
00:04:52on dit toujours que c'est la faute du gouvernement,
00:04:53mais c'est la responsabilité des villes et des communautés de communes,
00:04:56il faut évidemment mener de grands chantiers.
00:04:59Mais je le redis, ne rouvrons pas la Abaïa.
00:05:01Honnêtement, c'est du feu que vous mettez partout,
00:05:04et que vous, vous savez quoi ?
00:05:05Vous donnez du carburant, je trouve que LFI donne du carburant
00:05:08au Rassemblement National.
00:05:09Mathieu Allais.
00:05:10Vous savez, M. Maillard, on fonctionne très bien
00:05:13sans que LFI nous donne du carburant,
00:05:14même si vous peinez à faire baisser les prix à la pompe.
00:05:16Mais la réalité, c'est que l'Abaïa, nous avions soutenu son interdiction.
00:05:21Pourquoi ? Parce qu'en fait, c'est une loi de 2004
00:05:23qui interdit les signes religieux à l'école pour préserver nos enfants.
00:05:26Il ne faut pas qu'on puisse définir un enfant pour une religion,
00:05:30mais définir un enfant pour ce qui doit être à l'école,
00:05:32c'est-à-dire s'émanciper par le savoir et par l'apprentissage des professeurs.
00:05:35Donc, quand on a proposé l'interdiction du valislamique dans l'espace public,
00:05:38souvent on nous dit « mais c'est quoi un valislamique ou un hijab ? »
00:05:40C'est exactement ce que le Conseil d'État a confirmé
00:05:43dans la circulaire que vous évoquez,
00:05:44c'est-à-dire une appartenance ostensible renvoyant à une religion.
00:05:48Et les professeurs, les CPE, les conseillers principaux d'éducation,
00:05:50par exemple pour les acronymes ou les assistants d'éducation,
00:05:52sont des gens intelligents comme les policiers et les gendarmes
00:05:54et donc qui savent apprécier ce vêtement religieux
00:05:58qui est aussi un étendard des islamistes, des frères musulmans,
00:06:01je le rappelle, qui sont interdits dans certains pays arabes
00:06:02comme l'Arabie Saoudite, comme l'Égypte par exemple,
00:06:04ou encore dans ces pays où finalement on a compris
00:06:07que cet entrisme islamiste et non pas musulman
00:06:10est quelque chose qu'il faut évidemment combattre.
00:06:13L'interdiction, c'est l'interdiction des frères musulmans,
00:06:15pas de l'Abbaya dans les pays que vous citez évidemment.
00:06:16Non, des frères musulmans mais qui prônent le voile islamique
00:06:19comme un étendard islamiste, mais c'est dans leur doctrine,
00:06:21il suffit de regarder un peu ce qu'ils prêchent
00:06:23et ce qu'ils veulent faire comme entrisme dans nos pays
00:06:26par les associations, par les écoles,
00:06:28par certaines personnes au relais dans les quartiers.
00:06:30Donc la réalité, c'est que la République,
00:06:32elle ne doit pas trembler sur ses valeurs.
00:06:33C'est une police du vêtement qui a été mise en place pour vous, Daniel Obono ?
00:06:37Écoutez, nous nous sommes opposés, je vais le répéter,
00:06:40mais peut-être qu'on va passer au sujet d'actualité
00:06:44et aux enjeux que cela pose pour notre pays.
00:06:47Et vraiment, je pense que la quasi-totalité
00:06:51des personnels de l'éducation nationale,
00:06:54des élèves, des enseignants,
00:06:56des accompagnantes d'élèves en situation de handicap
00:07:00qui sont en nombre, en si peu de personnel,
00:07:08les questions que se posent toutes ces personnes,
00:07:12ce n'est pas, encore une fois,
00:07:13d'aller vérifier la longueur des robes des jeunes filles.
00:07:18Donc c'est de ça qu'il s'agit
00:07:20et je crois que nous, nous donnerons les moyens
00:07:23à l'éducation nationale pour assurer ces missions
00:07:26envers tous les élèves et toutes les élèves.
00:07:28Nous donnerons des moyens pour qu'il y ait
00:07:31des accompagnantes d'élèves en situation de handicap.
00:07:34Nous ferons en sorte que la cantine soit gratuite
00:07:38ainsi que les fournitures solaires.
00:07:40Voilà les priorités pour la France insoumise
00:07:43quand nous serons au pouvoir
00:07:44et je crois que ça répondra bien plus
00:07:47aux besoins et aux attentes de tout le monde,
00:07:51de toute la communauté éducative
00:07:52que des circulaires qui sont, de notre point de vue,
00:07:56encore une fois, oui, discriminatoires.
00:07:57C'est un débat qui va sur nous.
00:07:59On entend vos priorités, Mme Bonneau,
00:08:00mais ce n'est même pas nous
00:08:01qui a remis le sujet sur la table.
00:08:03Je trouve que...
00:08:03Non, on lui a posé une question.
00:08:04On lui a posé la question, elle répond.
00:08:06Voilà, ça remet la question sur le...
00:08:08C'est grâce au fait que vous ayez annoncé
00:08:14interdire, là, on voit aussi...
00:08:15On dévoile notre programme, Mme Bonneau.
00:08:17Oui, oui, non, mais je reconnais votre cohérence.
00:08:22Mais ce que je veux dire, c'est qu'il y a une continuité
00:08:23et malheureusement, c'est un gouvernement macroniste,
00:08:27M. Gabriel Attal,
00:08:29qui a joué cette course à l'échalote avec vous,
00:08:33avec l'extrême droite.
00:08:35Et il y a une cohérence dans votre position.
00:08:37C'est extrêmement populaire.
00:08:38Et on voit...
00:08:39C'est extrêmement populaire.
00:08:40C'est extrêmement populaire.
00:08:42Oui, oui, oui.
00:08:43Tous les sondages étaient très, très largement.
00:08:45Vous avez vu des manifestations de gens qui disaient
00:08:47il faut la baillard.
00:08:48On a vu des sondages.
00:08:49Non, non, mais attendez.
00:08:50Dans notre pays, les enseignants sont obligés.
00:08:52Il n'y a pas besoin de la manifestation à nous pour dire
00:08:54qu'on est pour ou contre.
00:08:55Écoutez, moi, dans le quotidien,
00:08:56je vois des parents d'élèves et des enseignants
00:08:58qui se mobilisent contre les fermetures de classes.
00:09:00Voilà ce qui mobilise les personnels de l'éducation nationale,
00:09:04les élèves et les parents d'élèves.
00:09:06Direction, si vous le voulez bien.
00:09:08Alors, juste pour conclure là-dessus,
00:09:09parce qu'il faut prendre un mal.
00:09:10Je ne comprends pas cette opposition.
00:09:12On peut faire les deux.
00:09:13On peut lutter contre les fermetures de classes
00:09:15et on peut lutter contre l'entrée islamiste dans nos écoles.
00:09:18Et Madame Obonou, vous opposez les deux.
00:09:21Mais Madame, ce n'est pas une chasse aux jeunes filles.
00:09:24C'est une chasse à l'islamisme radical.
00:09:27Pour vous, c'est une mesure islamophobe ou pas ?
00:09:30C'est une mesure discriminatoire, sexiste et raciste.
00:09:34Faire appliquer la laïcité dans nos écoles pour préserver nos enfants,
00:09:36c'est discriminatoire.
00:09:36Et on a vu d'ailleurs sur les plateaux
00:09:38des reportages absolument inconfortables
00:09:42parce qu'on s'est mis à interroger des jeunes filles sur leur tenue.
00:09:47Je pense que pour toutes ces jeunes filles qui ont été stigmatisées,
00:09:49non, ça ne s'est pas bien passé.
00:09:51Il n'y a pas de stigmatisation à l'envolume.
00:09:52Justement, c'est les protégés.
00:09:52Et c'est une violence raciste qui s'est exercée contre ces jeunes filles.
00:09:56Et le fait qu'elles aient subi cette violence
00:09:58ne signifie pas qu'elle soit justifiable.
00:10:00On ne doit pas être dans l'école.
00:10:01À l'école, il y a une tenue à avoir pour l'ensemble de nos enfants,
00:10:04que ce soit des garçons ou des filles,
00:10:06ont des tenues à avoir,
00:10:07des tenues qui sont dans le règlement intérieur
00:10:09et que l'abaïa ne soit pas à l'intérieur.
00:10:11Comme d'autres tenues, d'ailleurs.
00:10:13Vous ne venez pas comme vous voulez à l'école.
00:10:15Et c'est assez logique.
00:10:17Ça a toujours été comme ça.
00:10:18Qu'est-ce qui fait que d'un seul coup,
00:10:19on dit qu'on autorise un vêtement religieux particulier
00:10:23et qui pose évidemment des problèmes ?
00:10:26En fait, c'est très simple.
00:10:27Il y a la France insoumise qui est soumise à son diktat
00:10:29en partant du principe qu'au fond, il est prioritaire.
00:10:33L'école, finalement, n'est pas prioritaire.
00:10:35Ce qui est prioritaire, c'est votre ligne.
00:10:36C'est-à-dire, finalement, les intégristes font ce qu'ils veulent.
00:10:40Donc, moi, je dis non.
00:10:41L'école, elle doit être...
00:10:41Vous pensez que des jeunes filles qui viennent habillées
00:10:43comme elles le souhaitent parce qu'elles portent un vêtement
00:10:45qui est perçu à cause de la propagande,
00:10:47justement, islamophobe comme islamique,
00:10:49alors que tous les religieux que vous avez pu interroger
00:10:53au moment de ce grand débat d'importance
00:10:54ont expliqué qu'il n'y avait aucune signification religieuse
00:10:59à ce vêtement.
00:10:59Non, mais comme vous, vous êtes docteur...
00:11:02Comment ça fait que vous dites que c'est une discrimination
00:11:04si vous dites que ce n'est pas religieux ?
00:11:05Parce que le motif qui a été utilisé,
00:11:08c'est précisément le caractère religieux,
00:11:10supposé religieux de ce vêtement.
00:11:12Alors qu'aucun religieux concerné n'a jamais confirmé cela.
00:11:18Donc, oui, c'est une discrimination
00:11:19et vous devriez avoir honte d'avoir fait cette mesure
00:11:22et d'avoir alimenté, effectivement,
00:11:24la propagande raciste et sexiste de l'extrême droite.
00:11:28qu'il les portait, parce qu'on a dit que ça ne marcherait pas
00:11:30une fois de plus, évidemment, une décision.
00:11:32Elle s'est appliquée très facilement.
00:11:34Vous savez pourquoi ?
00:11:34Parce que tout le monde était d'accord.
00:11:36Mais tout le monde était d'accord.
00:11:38Il y a une centaine de cas dans toute la France,
00:11:41une centaine de cas.
00:11:42Et il fallait vraiment une mesure gouvernementale.
00:11:44Et les jeunes filles sont allées se changer sans aucun souci.
00:11:47Monsieur Gabriel Attal a été ministre combien de temps ?
00:11:49Et qu'est-ce qu'il a fait de majeur ?
00:11:51Ça, bravo.
00:11:52Vraiment, bravo.
00:11:53Ça valait le coup d'avoir été ministre de l'Éducation.
00:11:55C'est très bien qu'il l'ait vu.
00:11:56C'est ce qui lui a donné une forme de popularité
00:11:58au ministère de l'Éducation nationale.
00:11:59Ah bah oui, on est ministre de l'Éducation
00:12:00pour faire de la com' sur le dos des jeunes filles.
00:12:02Pas sur le dos des jeunes filles,
00:12:03mais il l'a porté comme un élément de laïcité.
00:12:05Il a porté le choix des savoirs aussi.
00:12:06Il a porté le choix des savoirs, vous n'êtes pas d'accord.
00:12:08Et ça a été quoi comme bilan, au fait ?
00:12:11Qu'est-ce qu'il a fait pour l'Éducation nationale ?
00:12:13Lui revendique par exemple son bilan
00:12:15en matière de lutte contre le harcèlement scolaire.
00:12:17Ah oui ?
00:12:18Non mais c'est ce qu'il a porté comme argument politique.
00:12:19Oui, d'accord, mais vous pensez qu'aujourd'hui,
00:12:22les avancées en la matière sont significatives à tel point que...
00:12:24Oui, Daniel O'Bonoï, vous savez très bien,
00:12:25la parole s'est libérée, tant mieux.
00:12:26Il y a plein de choses dont on ne parlait pas.
00:12:28J'ai une question à vous poser.
00:12:29De notre époque, on n'en parlait pas.
00:12:30Je suis très heureux qu'on en parle.
00:12:31Il n'y a évidemment pas du fait du gabriatal,
00:12:33mais je trouve que j'avais parti une libération.
00:12:37Mais non, mais dites pas que c'est de la com,
00:12:38c'est important, le harcèlement scolaire.
00:12:40Oui, mais on a compris qu'il ne faisait que de la com.
00:12:41Mais c'est important.
00:12:42Vous préférez vous battre pour la baïa
00:12:44plutôt que pour le harcèlement scolaire ?
00:12:45Moi, je me bats pour la liberté
00:12:46et le droit des jeunes filles de porter ce qu'elles veulent.
00:12:48Je me bats contre la stigmatisation raciste.
00:12:53S'il vous plaît, on est plusieurs.
00:12:55On va vous laisser à deux.
00:12:57Madame Obouno, je veux juste comprendre une chose.
00:12:58La loi de 2004,
00:13:00puisque la baïa, c'est comme le voile,
00:13:03mais c'est comme les autres signes
00:13:04aux sortateurs religieux à l'école.
00:13:05Vous savez, 2004, ça a été un long débat dans le pays.
00:13:06Est-ce que vous voulez abroger, finalement, la loi de 2004 ?
00:13:09Puisque vous dites que la baïa, pour vous,
00:13:10ce n'est pas un problème.
00:13:11Non, non, ce n'est pas la même chose.
00:13:12Le jeu des frères musulmans,
00:13:13en défendant une mesure comme ça.
00:13:15Vous dites islamophobes, c'est un terme qui vise,
00:13:17finalement, à des jeunes filles qui viennent.
00:13:19On ne revient pas sur la loi de 2004.
00:13:21On parle de jeunes filles
00:13:23qui venaient habillées des vêtements lourds.
00:13:25Vous approchez ou pas d'amour dans la loi de 2004 ?
00:13:26Ce n'est pas la même chose
00:13:27qu'un voile qui est un signe religieux.
00:13:30Dans ce cas, la baïa, c'est un signe religieux.
00:13:32Non, ce n'est précisément pas le cas.
00:13:34Le Conseil d'État l'a dit.
00:13:35Je suis en désaccord avec cela.
00:13:38Ils sont le samourophobes au Conseil d'État.
00:13:39Et je considère que la focalisation
00:13:42et la stigmatisation sur ce vêtement n'est pas un voile.
00:13:44Allez, pas en même temps, pardon.
00:13:46On ne vous comprend plus.
00:13:47On va aller en Allemagne.
00:13:48C'est bien pour avancer un petit peu.
00:13:50Ce n'est pas un voile.
00:13:51Non, je ne comprends pas.
00:13:52Je ne sais rien.
00:13:53Ça va vite.
00:13:53Le Conseil d'État, je respecte l'institution.
00:13:55Mais comme vous, quand vos amis m'en chronistes...
00:13:57D'accord avec vous, vous êtes pour le Conseil d'État.
00:13:59Je peux terminer ?
00:14:00Vous faites votre mail en chroniste.
00:14:02Je disais simplement que le Conseil d'État,
00:14:03vous avez critiqué des censures
00:14:04sans pour autant remettre en cause le Conseil d'État.
00:14:06Moi, c'est pareil.
00:14:07Je peux critiquer certaines décisions du Conseil d'État
00:14:09sans remettre en cause le Conseil d'État.
00:14:10Et oui, on peut même serrer le train de vie de l'État
00:14:12et des institutions
00:14:13avant de serrer la fête des Français.
00:14:15Mais si vous avez le conseil d'État,
00:14:16mais vous fassiez votre attention.
00:14:17Sur certains sujets,
00:14:18la campagne aussi en Allemagne a été tendue
00:14:21et les tensions d'ailleurs se poursuivent
00:14:23après le résultat
00:14:24puisque vous savez que c'est l'AFD Alternative
00:14:27sur Deutschland
00:14:27qui l'a emporté dans le land de Sachsen-Haltz.
00:14:31Et c'est un tremblement de terre politique,
00:14:32évidemment, de l'autre côté du Rhin.
00:14:34On va y aller dans ce lande
00:14:36et plus précisément à Magdebourg
00:14:37où vous vous trouvez,
00:14:38ex-Allemagne de l'Est, on le précise
00:14:39parce que c'est important,
00:14:40Clémence Dibout.
00:14:41Dites-nous quel est l'état d'esprit
00:14:42ce matin, quelques heures maintenant
00:14:43après cette victoire-choc ?
00:14:48Je voulais vous montrer deux unes
00:14:50assez révélatrices de la presse nationale
00:14:52et locale ce matin.
00:14:53Il y a d'abord le quotidien local
00:14:54qui dit l'AFD triomphe,
00:14:56l'Achedeou, les conservateurs s'effondrent.
00:14:59Voilà, ça c'est pour la une locale.
00:15:01Et puis il y a surtout
00:15:02la très très parlante une du Bild.
00:15:04Le Bild, c'est un tabloïd
00:15:05plutôt de droite, plutôt populiste,
00:15:06donc pas forcément hostile à la droite.
00:15:09Et c'est marqué ce matin
00:15:10eh bien, un acquis pour l'AFD
00:15:13et la peur pour Friedrich Schmerz.
00:15:16Vous noterez le jeu de mots
00:15:17Schmerz pour peur
00:15:18et en même temps Friedrich Schmerz,
00:15:19le chancelier allemand de la CDU.
00:15:22L'état d'esprit ici ce matin,
00:15:23en fait, il faut dire que les gens
00:15:24n'ont pas très envie de commenter
00:15:25à la caméra et notamment
00:15:26dans une caméra étrangère
00:15:27le résultat des élections.
00:15:29Il y a ceux qui disent
00:15:29qu'ils sont très contents
00:15:30de ce qui vient de se passer
00:15:31et que désormais l'AFD
00:15:32doit rentrer au gouvernement.
00:15:34Il y a ceux qui se réveillent
00:15:35ce matin un peu groggy.
00:15:37Ils savaient qu'il y aurait
00:15:38très certainement
00:15:39une forte majorité
00:15:41mais à ce point-là,
00:15:42il y avait des gens hier soir
00:15:43dans une soirée
00:15:45organisée par des ONG de gauche
00:15:46qui étaient en pleurs
00:15:47sur la place principale
00:15:48en disant que maintenant
00:15:49il fallait essayer de faire,
00:15:50de tenter le tout pour le tout,
00:15:51une coalition qui pourrait
00:15:52aller des conservateurs
00:15:53jusqu'à l'ultra-gauche
00:15:54mais même là,
00:15:55si on compte mathématiquement,
00:15:56eh bien ça ferait peut-être
00:15:5739 sièges.
00:15:58Si tout le monde était d'accord
00:15:59pour siéger ensemble,
00:16:00or l'AFD dans les dernières projections
00:16:02a 39 sièges.
00:16:03Alors en fait,
00:16:04eh bien tout repose
00:16:05sur un petit parti jusque-là
00:16:07assez confidentiel
00:16:08qui s'appelle le BSW.
00:16:09On va aller chercher son affiche
00:16:11parce qu'elle est très très parlante.
00:16:12C'est un parti difficilement classable
00:16:14issu d'une fracture
00:16:16avec l'extrême-gauche
00:16:17assez progressiste
00:16:19sur les mesures économiques
00:16:20mais plutôt anti-immigration
00:16:23et donc plutôt proche de l'AFD
00:16:24sur plein de choses.
00:16:25Vous voyez cette affiche,
00:16:26c'est de l'IA
00:16:27qui dit qu'il faut arrêter
00:16:28de jeter l'argent par les fenêtres
00:16:30pour notamment l'Ukraine
00:16:31avec Zelensky.
00:16:32Il y a une petite pastille
00:16:33qui est assez intéressante
00:16:34sur cette image.
00:16:34L'Est restera différent.
00:16:36C'est très important ici.
00:16:38Et ce BSW,
00:16:39eh bien,
00:16:40il vient de passer,
00:16:40ce parti confidentiel,
00:16:41il vient de passer pour la première fois
00:16:42la barre des 5%.
00:16:43Il pourrait avoir
00:16:455 députés au Parlement
00:16:46et c'est donc eux
00:16:47qui vont décider
00:16:48de la majorité de ce pays.
00:16:50S'ils décident de voter
00:16:51pour l'AFD
00:16:52comme chancelier
00:16:55de cette région
00:16:56ou pour la coalition nationale,
00:16:59les instances du parti
00:17:00ont fait savoir
00:17:01qu'il n'y aurait pas de coalition
00:17:02avec l'AFD
00:17:03à proprement parler
00:17:04mais pourquoi pas
00:17:05des prises de position
00:17:07communes avec l'AFD
00:17:08et donc de leur permettre
00:17:09de faire passer des voix.
00:17:10On rappelle tellement,
00:17:12vous êtes avec Valentine Rebe,
00:17:14que l'Allemagne est un pays fédéral
00:17:15et que les Landes
00:17:16ont une grande autonomie,
00:17:17beaucoup plus qu'en France.
00:17:19C'est un système
00:17:19qui est assez différent.
00:17:21Alors évidemment,
00:17:22il y a l'Allemagne,
00:17:22Guillaume Daret,
00:17:23mais on voit que
00:17:24ces partis anti-immigration
00:17:26progressent un petit peu
00:17:27partout en Europe
00:17:28et forcément,
00:17:28les regards se tournent
00:17:29vers la France.
00:17:30Oui, il y aura un débat
00:17:30effectivement en France
00:17:31en permanence
00:17:32où les adversaires
00:17:32du Rassemblement national
00:17:33vont essayer de dire
00:17:34« Regardez ce qui se passe
00:17:35avec l'AFD ».
00:17:35Le Rassemblement national
00:17:36qui a pris ses distances
00:17:37en mai 2024,
00:17:38rappelez-vous,
00:17:39au moment d'élection européenne
00:17:41puisque l'un des responsables
00:17:43de l'AFD avait jugé,
00:17:45je cite,
00:17:45que les SS
00:17:46n'étaient pas forcément
00:17:46des criminels.
00:17:47Ça avait été le point de rupture
00:17:48avec l'ERN
00:17:49qui avait dit
00:17:49à partir de ce moment-là
00:17:50« Nous siégerons
00:17:51dans un autre groupe
00:17:52au Parlement européen »
00:17:53ce qui s'est passé.
00:17:54D'ailleurs, vous voyez
00:17:54que sur les réseaux sociaux,
00:17:56j'ai regardé ce matin,
00:17:57il n'y a aucune réaction
00:17:57de Marine Le Pen,
00:17:58de Jordan Bardella.
00:17:59En revanche,
00:18:00il y a Éric Zemmour
00:18:01et Sarah Knaffot
00:18:02qui prennent acte
00:18:02de cette victoire.
00:18:03Sarah Knaffot
00:18:04qui disait ce matin
00:18:04que c'était se méprendre
00:18:06d'une certaine façon
00:18:06de considérer
00:18:07que ce sont des déos nazis.
00:18:08Est-ce que vous vous en félicitez,
00:18:09vous, Mathieu Vallet,
00:18:10de cette victoire de l'AFD ou pas ?
00:18:11Dont acte ?
00:18:12Oui, j'ai tendance souvent
00:18:13à parler…
00:18:14Vous en lavez les mains beaucoup ?
00:18:16Je ne me lave pas les mains.
00:18:16Je respecte le vote démocratique
00:18:18des Allemands
00:18:19qui se sont exprimés
00:18:20par les urnes.
00:18:21Je ne vais pas vous étonner
00:18:22mais on ne va pas vous étonner
00:18:23même en disant
00:18:24qu'on respecte
00:18:25le suffrage des urnes.
00:18:26Le général de Gaulle
00:18:26disait que le pouvoir suprême
00:18:27appartient au peuple.
00:18:28Oui, mais enfin,
00:18:28vous pouvez avoir un avis.
00:18:29On regrette,
00:18:30on se félicite, voilà.
00:18:31Non, non, non,
00:18:31on prend acte du résultat
00:18:33et Marine Le Pen,
00:18:34M. Daré l'a dit
00:18:36et c'était redit,
00:18:37j'ai vu depuis hier soir
00:18:38sur vos antennes.
00:18:39Oui, la rupture a été claire.
00:18:40On ne peut pas minimiser
00:18:41et nier des crimes nazis
00:18:43qui est le summum
00:18:44de la barbarie
00:18:44qui est connue
00:18:45notre humanité
00:18:46dans l'histoire
00:18:47que la France,
00:18:48singulièrement,
00:18:48qui a été le plus touché
00:18:49par le nazisme
00:18:50avec l'occupation.
00:18:51Je ne vous fais pas ici
00:18:51l'histoire,
00:18:52tout le monde la connaît.
00:18:52Et donc, oui,
00:18:53la rupture,
00:18:54elle était nette
00:18:54et sans bévue.
00:18:55Et moi, j'ai été élu
00:18:55en 2024
00:18:56où au Parlement européen,
00:18:58vous composez
00:18:59un groupe avec des partis.
00:19:00On est le troisième groupe
00:19:01du Parlement européen
00:19:02après la droite,
00:19:04on va dire,
00:19:05et la gauche.
00:19:06Et donc, la réalité,
00:19:07c'est que nous n'avons
00:19:08rien à voir
00:19:08avec l'AFD.
00:19:09Donc, pardon M. Darré,
00:19:11je vais juste rebondir
00:19:11et je termine mon propos
00:19:12sur ça.
00:19:13Nos adversaires
00:19:14peuvent bien faire
00:19:14des comparaisons
00:19:15qu'ils veulent.
00:19:15L'AFD aujourd'hui
00:19:16au Parlement européen,
00:19:16vous aurez peut-être
00:19:17dû le préciser,
00:19:18ne siège pas
00:19:18avec les Patriotes
00:19:19pour l'Europe
00:19:19qui est le groupe
00:19:19J'ai dit qu'il y avait
00:19:20deux groupes différents
00:19:21depuis 2024.
00:19:22Je vais compléter
00:19:23votre propos
00:19:23si vous me permettez,
00:19:24c'est juste actuel.
00:19:25C'est le groupe ENS,
00:19:26c'est ça ?
00:19:26C'est le groupe ESN.
00:19:27Europe des Nations Souveraines
00:19:28dans lequel siège
00:19:29Sarah Knafou.
00:19:30Et nous,
00:19:31c'est le groupe PFE,
00:19:31Patriote pour Europe,
00:19:33qui est présidé
00:19:33par Jordan Bardellet,
00:19:34qui est le troisième
00:19:35groupe européen
00:19:35parce qu'évidemment,
00:19:36pour vos téléspectateurs,
00:19:37parce que ça parle moins
00:19:38d'Europe sur les plateaux,
00:19:39même si on essaie
00:19:40de nous en parler
00:19:40quand vous nous invitez,
00:19:41oui, c'est une configuration
00:19:43en Europe différente
00:19:44que ce qu'on connaît
00:19:44à l'Assemblée
00:19:45ou au Sénat.
00:19:45Sur la comparaison
00:19:46avec la France,
00:19:48Sylvain Maillard,
00:19:48est-ce qu'elle vous semble
00:19:50légitime ou pas ?
00:19:51C'est des situations
00:19:52compliquées.
00:19:53Moi, je dis juste
00:19:54que c'est évidemment
00:19:55une très très mauvaise nouvelle
00:19:57ce vote
00:20:00parce qu'il y a un vent mauvais
00:20:02qui est partout en Europe,
00:20:04il y a un vent mauvais
00:20:05aussi en Allemagne
00:20:06et non seulement avec l'AFD
00:20:08qui est l'AFD
00:20:10extrêmement d'extrême droite forte.
00:20:12Rappelez-vous ce qu'ils ont dit
00:20:13évidemment sur les propos
00:20:14indignes sur les SS,
00:20:16mais aussi proposer
00:20:18que les élèves,
00:20:20on parlait d'école tout à l'heure,
00:20:21que les enfants handicapés
00:20:22ne soient pas dans les mêmes écoles
00:20:23que les enfants
00:20:25dits normales
00:20:26selon leurs propos.
00:20:27C'est aussi ça l'AFD.
00:20:29C'est aussi des propos indignes
00:20:31et donc évidemment
00:20:31il y a un vent mauvais
00:20:33qui vient d'Allemagne
00:20:33avec un sentiment profond.
00:20:36Il y a une autre élection
00:20:37qui arrive dans un autre land
00:20:39le 20 septembre
00:20:40et qui est aussi inquiétante.
00:20:42Les résultats sont inquiétants.
00:20:43Réaction, Daniel Obono ?
00:20:44C'est bien évidemment
00:20:48une grave situation en Allemagne
00:20:52et nous avons une pensée
00:20:53pour les militants de gauche,
00:20:56les militants antifascistes,
00:20:57mais aussi les citoyens et les citoyennes
00:20:59qui ne veulent pas revoir
00:21:01une histoire se dérouler
00:21:04avec une extrême droite
00:21:05aussi virulente,
00:21:07anti-immigration,
00:21:10antisémite
00:21:10et qui en vérité
00:21:13a réussi à obtenir cette place
00:21:16à cause de l'échec
00:21:18de la droite
00:21:19qui a joué le jeu
00:21:22de reprendre à son compte
00:21:24toutes ces obsessions
00:21:26et je crois que
00:21:27s'il y a une leçon à tirer
00:21:29et il faut en prendre acte politiquement,
00:21:33c'est précisément
00:21:34que quand la droite joue
00:21:36à reprendre
00:21:38les anciennes de l'extrême droite,
00:21:40en fait elle perd
00:21:40parce que les gens préfèrent
00:21:42l'original à la copie
00:21:43et donc
00:21:44c'est cette alerte-là
00:21:46que devraient entendre
00:21:47tous les républicains,
00:21:49qu'on soit de droite,
00:21:52on a des oppositions politiques
00:21:54mais il devrait y avoir
00:21:55quand même
00:21:56un certain nombre
00:21:57de principes
00:21:58et une boussole
00:21:59pour les républicains
00:22:00au sens large
00:22:02de comprendre
00:22:03que reprendre
00:22:05à son compte,
00:22:06reprendre comme malheureusement...
00:22:08– Des valeurs communes,
00:22:08voilà, c'est ce que vous nous dites.
00:22:09– Ce n'est pas simplement des valeurs,
00:22:10c'est parce que moi
00:22:11je fais aussi malheureusement
00:22:12le constat
00:22:13qu'au cours des dix dernières années,
00:22:15les gouvernements macronistes
00:22:17ont repris des pans
00:22:18du programme de l'extrême droite
00:22:20et la dernière loi
00:22:23sur l'immigration précisément.
00:22:25– Je vous interromps
00:22:25parce qu'on va aller en Ukraine
00:22:26tout à l'heure
00:22:26et c'est évidemment
00:22:27très très important aussi
00:22:28cette nouvelle
00:22:29parce que dans le programme de l'AFD
00:22:30il y a l'arrêt du soutien
00:22:31à l'Ukraine.
00:22:32Alors comment cette nouvelle
00:22:32est vécue là-bas ?
00:22:33On va y répondre
00:22:34dans quelques instants,
00:22:34à tout de suite.
00:22:36Dans quelques instants,
00:22:37l'Ukraine
00:22:38avec des pourparlers importants
00:22:40qui se sont déroulés ce week-end.
00:22:42Vont-ils changer la donne ou pas ?
00:22:43On vous le répond
00:22:43surtout dans un contexte compliqué.
00:22:45La victoire de l'AFD en Allemagne
00:22:47n'est pas du tout
00:22:47une bonne nouvelle pour Kiev.
00:22:48On va vous dire pourquoi
00:22:49juste après
00:22:51le récit de l'ensemble
00:22:52de l'actualité
00:22:53de ce lundi matin
00:22:54avec vous,
00:22:54Sonia Carneau,
00:22:55en commençant par cette image
00:22:56sidérante
00:22:57d'un accident d'avion
00:22:58à Miami.
00:22:59– Regardez les images
00:23:01impressionnantes
00:23:02de cet avion cargo
00:23:03d'Amazon
00:23:04qui est sorti
00:23:05de piste
00:23:06à Miami
00:23:07au moment de son atterrissage
00:23:08avant de percuter
00:23:10des véhicules
00:23:11et de prendre feu.
00:23:12On voit sur ces images
00:23:13postées sur les réseaux sociaux
00:23:14ces épaisses fumées
00:23:16qui en sortent
00:23:17ainsi que des flammes
00:23:18qui s'élèvent
00:23:18de l'avion.
00:23:19Cinq personnes ont été tuées,
00:23:21cinq autres ont été blessées.
00:23:23Une enquête
00:23:24a été ouverte.
00:23:25Le président de Corée du Sud
00:23:26en visite en France.
00:23:27Emmanuel Macron
00:23:28qui accueille
00:23:29en visite en France
00:23:30à partir d'aujourd'hui
00:23:31le président sud-coréen
00:23:32pour discuter
00:23:33notamment
00:23:33des pressions américaines,
00:23:35de la crise au Moyen-Orient
00:23:36ou encore
00:23:36d'un renforcement
00:23:37de leur coopération.
00:23:39Emmanuel Macron
00:23:40qui recevra également
00:23:41dans les prochains jours
00:23:42le président vietnamien
00:23:43et ce n'est pas anodin.
00:23:44L'ambition du président français
00:23:46est de renforcer
00:23:47une coalition
00:23:48face aux influences
00:23:50chinoises
00:23:51et américaines.
00:23:52Un procès très attendu
00:23:53s'ouvre dans quelques heures.
00:23:54Oui, celui
00:23:55le procès des meurtriers
00:23:56de Frédérico Martín Arambourou.
00:23:58Procès très attendu.
00:23:59Ce rugbyman argentin
00:24:01qui avait été tué
00:24:01de plusieurs balles
00:24:02dans le centre de Paris
00:24:03après une altercation
00:24:04à la terrasse d'un bar
00:24:05en 2022.
00:24:06Ces deux meurtriers
00:24:07présumés proches
00:24:08de l'extrême droite
00:24:09plaident la légitime défense.
00:24:11Ils encourt
00:24:12la récrusion criminelle
00:24:13à perpétuité.
00:24:14La vigilance canicule
00:24:16maintenue encore ce lundi.
00:24:17Encore aujourd'hui,
00:24:18oui,
00:24:18vigilance orange
00:24:19maintenue jusqu'à demain matin
00:24:20dans les six départements
00:24:22concernés par
00:24:23la canicule.
00:24:24Mais Théo-France
00:24:25qui annonce
00:24:26des températures
00:24:27pouvant atteindre
00:24:27aujourd'hui encore
00:24:28les 39 degrés
00:24:30dans le sud-est du pays.
00:24:32Des valeurs
00:24:32encore jamais atteintes
00:24:34pour un mois de septembre
00:24:35qui ont été
00:24:35très fréquemment
00:24:36enregistrées également
00:24:37hier
00:24:38dans plusieurs villes du pays.
00:24:39Et dans l'actualité ce matin,
00:24:40il y a aussi l'Ukraine.
00:24:42Merci beaucoup Sonia.
00:24:43L'Ukraine
00:24:44d'où les émissaires
00:24:45de Donald Trump
00:24:46sont partis.
00:24:47Il y a quelques heures maintenant,
00:24:48il s'agit de Jared Kushner
00:24:49et Steve Witkoff.
00:24:50Ils ont vu
00:24:51Volodymyr Zelensky
00:24:52et les pourparlers
00:24:53ont été efficaces
00:24:54pour reprendre
00:24:56l'expression
00:24:56d'un proche
00:24:57du président ukrainien
00:24:58hier soir.
00:24:59Mais ça n'empêchera pas
00:25:00la guerre de se poursuivre.
00:25:01Voilà ce qu'il a dit
00:25:02Volodymyr Zelensky.
00:25:02Jérémy Perrette
00:25:03est avec nous
00:25:03au direct de Kiev.
00:25:04D'abord pour commencer
00:25:05Jérémy, dites-nous
00:25:06il y avait un cessez-le-feu
00:25:07prévu sur trois jours
00:25:08sur les deux capitales
00:25:09Kiev et Moscou.
00:25:09Est-ce qu'il est toujours
00:25:11en vigueur ?
00:25:11Est-ce que les bombes
00:25:13continuent de se taire
00:25:14du côté de Kiev ou pas ?
00:25:18Oui absolument.
00:25:19C'est pour la deuxième nuit
00:25:21consécutive.
00:25:21Il n'y a eu ni alarme
00:25:22ni missiles
00:25:23ni drones
00:25:24qui se sont abattus
00:25:25sur la ville
00:25:26et la capitale ukrainienne
00:25:27contrairement d'ailleurs
00:25:28à d'autres villes
00:25:28dans d'autres régions
00:25:30de l'Ukraine.
00:25:30Et vous pouvez le voir
00:25:31on va vous montrer un peu
00:25:32que la vie suit son cours
00:25:34ici à Kiev.
00:25:35Il y a des gens
00:25:35qui vont dans les magasins
00:25:37il y a des gens
00:25:38qui se baladent
00:25:39il y a des gens
00:25:40qui sont en train
00:25:41de prendre le soleil
00:25:42sur des bancs.
00:25:43Un semblant de vie normale
00:25:44parce que
00:25:45ne pas être bombardé
00:25:46ne pas vivre sous attaque
00:25:47ça faisait des semaines
00:25:49que ces habitants de Kiev
00:25:51ne l'avaient pas vécu.
00:25:52C'est ça qui est très important
00:25:54de le montrer
00:25:55aucune nuit
00:25:56dans les bunkers
00:25:56depuis 48 heures
00:25:57ça n'est pas arrivé
00:25:58depuis des semaines.
00:26:00Et d'ailleurs
00:26:00Volodymyr Zelensky
00:26:01lors de sa prise de parole
00:26:03dans la conférence de presse
00:26:05a dit de façon très ironique
00:26:06aux émissaires américains
00:26:08qu'ils étaient
00:26:09beaucoup plus efficaces
00:26:10que des missiles patriotes.
00:26:13Ça risque de ne pas durer
00:26:15Jérémy
00:26:16après le départ
00:26:16de Jared Kushner
00:26:17et Steve Whitcoff.
00:26:21Oui parce que
00:26:21Vladimir Poutine
00:26:22a dit
00:26:23que ce cessez-le-feu
00:26:24prendrait fin
00:26:24ce soir à minuit
00:26:25et eu égard
00:26:27aux dernières semaines
00:26:27qu'ont vécu
00:26:28les habitants de Kiev
00:26:29puisqu'il y avait
00:26:30des alertes sans cesse
00:26:31des drones
00:26:31qui s'abattent
00:26:33sur la capitale ukrainienne
00:26:34toute la journée
00:26:35et des missiles balistiques
00:26:36qui s'abattent
00:26:37sur la capitale
00:26:38la nuit
00:26:38cela devrait reprendre
00:26:41vraisemblablement
00:26:41cette nuit
00:26:42en tout cas
00:26:42les ukrainiens
00:26:43s'y attendent
00:26:43ces mêmes ukrainiens
00:26:44qui sont particulièrement
00:26:45déçus
00:26:46de ce qu'il s'est déroulé
00:26:48hier avec les deux
00:26:48émissaires américains
00:26:49quand on discute avec eux
00:26:50ils nous expliquent
00:26:51qu'ils ne s'attendaient pas
00:26:52à grand chose
00:26:53mais qu'ils ont compris
00:26:54qu'il n'y avait rien
00:26:55que rien n'allait ressortir
00:26:56de cette journée
00:26:58de négociation
00:26:59et d'ailleurs
00:27:00c'est Volodymyr Zelensky
00:27:01qui l'a dit lui-même
00:27:01il s'attendait à ce que
00:27:03il s'attend à ce que
00:27:03la guerre dure encore
00:27:05des mois
00:27:05et donc à un hiver encore
00:27:07très compliqué
00:27:08pour les ukrainiens
00:27:09et lui d'ailleurs
00:27:09dans ces négociations
00:27:10et ce que nous expliquent
00:27:11les ukrainiens
00:27:12ce qu'ils attendent surtout
00:27:13c'est de l'aide
00:27:13pour contrer
00:27:14ces missiles balistiques
00:27:16et ces drones
00:27:16nouvelle génération
00:27:17qui s'abattent
00:27:18sur la capitale ukrainienne
00:27:19et dans le tout pays
00:27:20c'est la priorité
00:27:21numéro une
00:27:22pour passer un hiver
00:27:23convenable
00:27:23si on peut appeler ça comme ça
00:27:24dans les prochains mois
00:27:25ici en Ukraine
00:27:26alors c'est vrai
00:27:27qu'on a besoin
00:27:27d'y voir plus clair
00:27:28merci beaucoup
00:27:30Jérémy Paire
00:27:30parce que
00:27:31Patrick Sauss
00:27:32on a quand même
00:27:33entendu parler hier
00:27:35à Kiev
00:27:35de propositions
00:27:36plus efficaces
00:27:37donc d'un côté
00:27:38visiblement
00:27:38il y a des nouveautés
00:27:39quand même sur la table
00:27:40et puis de l'autre
00:27:40on nous dit que ça va durer
00:27:42encore des mois
00:27:42écoutez au-delà des mots
00:27:44il y a déjà la photo
00:27:45qui compte
00:27:45celle qui est derrière vous
00:27:46et même lorsqu'on dézoome
00:27:48il y a quand même
00:27:48un élément très important
00:27:49c'est que les européens
00:27:51étaient à table
00:27:52alors ça fait très
00:27:53cocorico
00:27:53notamment parce qu'on
00:27:54aperçoit Emmanuel Bonn
00:27:56sur certains clichés
00:27:58c'est le conseiller diplomatique
00:28:00d'Emmanuel Macron
00:28:00juste derrière
00:28:01c'est quasiment aussi important
00:28:03on aperçoit
00:28:03la barbe de Xavier Châtel
00:28:05qui est le conseiller
00:28:06de la présidence de la République
00:28:07aux affaires stratégiques
00:28:09et donc tout ça est important
00:28:11c'est la première fois
00:28:12en fait
00:28:12qu'on a ce genre de table
00:28:14et puis c'est la première fois
00:28:15huit visites à zéro
00:28:17quand même
00:28:17pour ces deux hommes
00:28:18Jared Kushner
00:28:19qui sont les huit fois à Moscou
00:28:21qui sont les envoyés
00:28:22spéciaux de Donald Trump
00:28:24pour faire la paix
00:28:24entre l'Ukraine
00:28:25et la Russie
00:28:26donc voici
00:28:27comment une espèce
00:28:28d'anachronie
00:28:29qui est réparée
00:28:30ensuite
00:28:32elles ont été efficaces
00:28:33pas forcément sur la paix
00:28:34et c'est là
00:28:35qu'on est encore
00:28:36vraiment au milieu
00:28:36de la guerre
00:28:37c'est que
00:28:37on a fait semblant
00:28:39de jouer à des accords de paix
00:28:40du côté de Moscou
00:28:41et en fait
00:28:42on a vite
00:28:43enlevé les faux semblants
00:28:44du côté de Kiev
00:28:45on a parlé de quoi
00:28:46comme le disait
00:28:47Jérémy à l'instant
00:28:48des missiles patriotes
00:28:49de la poursuite
00:28:51de la guerre
00:28:51et là il y avait
00:28:52un semblant d'accord
00:28:53au moins dans les mots
00:28:54entre Américains et Européens
00:28:56et encore une fois
00:28:56la disposition de la table
00:28:57était intéressante
00:28:58on aurait pu penser
00:28:59il y a quelques mois
00:29:00que s'il y avait
00:29:01un strapontern
00:29:02pour les Européens
00:29:02il serait du côté
00:29:03de Volodymyr Zelensky
00:29:04en soutien face
00:29:05à l'ogre américain
00:29:06les Américains étaient
00:29:07avec les Européens
00:29:08et on a parlé
00:29:09de poursuite
00:29:10de la guerre
00:29:11et d'aide
00:29:11à l'Ukraine
00:29:12ça veut dire Jérôme
00:29:13que quand on va dans le dur
00:29:14autrement dit
00:29:15les questions
00:29:16territoires
00:29:16là dessus
00:29:17chacun compte sur ses positions
00:29:18oui absolument
00:29:20visiblement
00:29:20donc à Moscou
00:29:21Vladimir Poutine
00:29:22a dit qu'il exigeait
00:29:23en quelque sorte
00:29:24non seulement
00:29:25les territoires occupés
00:29:26actuellement
00:29:26mais beaucoup plus
00:29:27dont le Donbass
00:29:28c'est une partie d'ailleurs
00:29:29de la région de Saporizhia
00:29:31dont des exigences
00:29:32qui ne sont pas
00:29:33en fait la réalité
00:29:35sur le terrain
00:29:37et donc
00:29:39le fait qu'il lui
00:29:40il est persuadé
00:29:40qu'il va y arriver
00:29:41sur le plan militaire
00:29:43alors que la réalité
00:29:44sur le champ de bataille
00:29:45est beaucoup plus complexe
00:29:46sur le champ terrestre
00:29:48les Russes ne progressent pas
00:29:50ou à peine
00:29:50c'est du grignotage
00:29:52avec un prix
00:29:54très élevé
00:29:55du côté humain
00:29:56mais c'est vrai
00:29:57que la problématique
00:29:58pour les Ukrainiens
00:29:59c'est simultanément
00:30:00tenir sur le front
00:30:01alors que l'hiver
00:30:02va approcher
00:30:03donc ça fige
00:30:03encore un peu plus
00:30:04mais c'est bien sûr
00:30:05la protection du ciel
00:30:07et en particulier
00:30:08face aux missiles balistiques
00:30:09les médias ukrainiens
00:30:10Cyril Amorsky
00:30:11vous qui d'habitude
00:30:12êtes à Kiev
00:30:13mais qui êtes en ce moment
00:30:13à Paris
00:30:15les médias ukrainiens
00:30:16disent que c'est Donald Trump
00:30:17qui va prendre le rôle
00:30:17avec un coup de fil
00:30:18aujourd'hui à Vladimir Poutine
00:30:19et à Volodymyr Zelensky
00:30:21ça veut dire quand même
00:30:21que le président américain
00:30:22continue de croire à des avancées ?
00:30:23je ne suis pas certain
00:30:24qu'il y croit vraiment
00:30:25je pense que ce qui est important
00:30:26et en tout cas
00:30:27c'est comme ça
00:30:27que c'est perçu aussi
00:30:28par les Ukrainiens
00:30:29c'est que finalement
00:30:29ce processus a eu lieu
00:30:30aujourd'hui
00:30:31parce que bientôt
00:30:32il y a des élections
00:30:33aux Etats-Unis
00:30:33donc le but de Donald Trump
00:30:34c'est surtout
00:30:35d'avoir une guerre
00:30:36enfin de participer
00:30:37pas forcément à une guerre
00:30:38de la communication
00:30:38mais faire de la communication
00:30:39en tout cas
00:30:40dire que regardez
00:30:41malgré tout
00:30:42on essaie de trouver
00:30:43une solution
00:30:44on ne va pas qu'en Russie
00:30:45on envoie également
00:30:45des émissaires en Ukraine
00:30:46mais comme l'a dit
00:30:47votre correspondant
00:30:49les Ukrainiens
00:30:49ne s'attendaient pas à rien
00:30:50et ils sont quand même déçus
00:30:51mais à vrai dire
00:30:52moi quand je discute
00:30:53avec mes amis
00:30:53et quand je discute
00:30:54avec ma famille
00:30:54absolument personne n'est surpris
00:30:56c'est-à-dire que c'était écrit
00:30:57d'emblée
00:30:58que de toute façon
00:30:59il n'y aurait absolument
00:31:00aucune avancée
00:31:00pourquoi ?
00:31:02parce que l'Ukraine
00:31:02a proposé déjà
00:31:03à de nombreuses reprises
00:31:04de mettre un terme
00:31:05à cette guerre
00:31:05sur la ligne de front actuelle
00:31:06la Russie refuse
00:31:08catégoriquement
00:31:08d'ailleurs quand on regarde
00:31:09aujourd'hui
00:31:10c'est ce qui a été publié
00:31:11également par les médias ukrainiens
00:31:12dans les conditions différentes
00:31:13il y a un ccf total
00:31:14les Ukrainiens le proposent
00:31:15mais il y a des questions
00:31:16comme par exemple
00:31:17le fait que l'Ukraine
00:31:18ne doit pas rejoindre l'OTAN
00:31:19il y a la question
00:31:20évidemment des territoires
00:31:21comme quoi l'Ukraine
00:31:22doit céder toute la région
00:31:24de Donetsk
00:31:24et toute la région de Luhansk
00:31:25à la Russie
00:31:26et que soi-disant
00:31:27il faut discuter même
00:31:27d'autres régions
00:31:28comme par exemple Zaporizhia
00:31:30et dire que peut-être
00:31:30il faudrait mettre un contrôle
00:31:32sous l'égide de l'ONU
00:31:33évidemment d'un point de vue ukrainien
00:31:34cela est absolument inacceptable
00:31:35la position ukrainienne
00:31:36n'a pas de raison
00:31:37à changer au cours
00:31:39de ces derniers mois
00:31:39donc on est aujourd'hui
00:31:40à un point mort
00:31:41mais au moins
00:31:42c'est bien en termes de symbole
00:31:43de voir que des émissaires américains
00:31:45sont venus en Ukraine
00:31:46et dernière chose
00:31:47les Ukrainiens ont quand même
00:31:47été choqués par certains propos
00:31:49des émissaires en conférence de presse
00:31:50qui ont dit que
00:31:51Poutine a quand même
00:31:52des demandes plus ou moins légitimes
00:31:53il faut essayer de trouver
00:31:55un accord avec lui
00:31:55il faut essayer de le comprendre
00:31:56alors qu'il dit ça
00:31:57dans un pays qui est envahi
00:31:58depuis 4 ans et demi
00:31:59et à grande échelle par la Russie
00:32:00les Ukrainiens qui souffrent
00:32:01d'autant plus
00:32:01qu'ils sont bombardés
00:32:03par des missiles
00:32:05de croisière russes
00:32:07par des missiles balistiques
00:32:08oui
00:32:09et aussi par des drones
00:32:11alors ça fait longtemps
00:32:11qu'on vous parle
00:32:12de ces fameux drones
00:32:13les fameux Shahed iraniens
00:32:14vous vous souvenez
00:32:15qu'au début
00:32:15on vous parlait
00:32:16de drones un peu artisanaux
00:32:17avec des moteurs
00:32:18de tournoi 2 à gazon
00:32:19le problème c'est que
00:32:20vous allez voir
00:32:20que les choses ont bien évolué
00:32:22depuis avec Sonia Carnero
00:32:24qui nous montre
00:32:25la différence
00:32:26avec
00:32:28par rapport à cette époque
00:32:29ce que les Russes
00:32:30envoient aujourd'hui
00:32:31oui on est passé clairement
00:32:32à la vitesse supérieure
00:32:34côté russe
00:32:34d'abord
00:32:34avec des drones kamikazes
00:32:36de plus en plus rapides
00:32:38qui ont fait
00:32:38leur apparition
00:32:40sur le front
00:32:41de plus en plus souvent
00:32:42porteurs
00:32:42de petits réacteurs
00:32:43qui les propulsent
00:32:44en fait
00:32:44trois fois plus vite
00:32:46que les anciens modèles
00:32:48à hélice
00:32:48alors il y a ici
00:32:49il y a le numéro 4
00:32:49mais il y a aussi
00:32:51les plus récents
00:32:52comme le numéro 5
00:32:53qui peuvent approcher
00:32:54les 500 voire les 600 kilomètres
00:32:57regardez vitesse
00:32:58de 450 à 600 kilomètres
00:33:00heure
00:33:01et ce sont évidemment
00:33:02ceux-là
00:33:03ces drones-là
00:33:03qui mettent de plus en plus
00:33:05la défense aérienne
00:33:06de Kiev sous pression
00:33:07cela devient évidemment
00:33:08plus difficile
00:33:09pour l'Ukraine
00:33:10de les intercepter
00:33:11et les drones chahed
00:33:12de loin les plus utilisés
00:33:13par la Russie
00:33:13pendant très longtemps
00:33:14cela était bien plus lent
00:33:16et surtout Kiev
00:33:17parvenait davantage
00:33:18à les intercepter
00:33:19mais surtout surtout
00:33:20le rythme s'accélère
00:33:22le ciel qui se déchaîne
00:33:24au-dessus des villes ukrainiennes
00:33:25depuis le début de l'été
00:33:26l'Ukraine estime
00:33:28que Moscou a lancé
00:33:29plus de 2500 drones
00:33:30à réaction au mois d'août
00:33:32contre environ 1500 en juillet
00:33:34alors en face
00:33:35les Ukrainiens
00:33:35ne sont pas en reste non plus
00:33:37et aussi ont comblé
00:33:38une partie de leur retard
00:33:39oui début août
00:33:40Volodymyr Zelensky
00:33:41qui avait confirmé
00:33:42que l'Ukraine
00:33:43travaillait officiellement
00:33:45au développement
00:33:46de ses propres missiles
00:33:47balistiques
00:33:48les premiers essais
00:33:49auraient montré
00:33:50selon lui
00:33:50un fort potentiel
00:33:52ils achèveraient actuellement
00:33:53le développement
00:33:53du FP7
00:33:55d'une portée
00:33:56de 300 km
00:33:57qui doit effectuer
00:33:58ses premiers tirs
00:33:59avant la fin septembre
00:34:00mais surtout
00:34:01le FP9
00:34:02le FP9
00:34:03d'une portée
00:34:04de plus de 800 km
00:34:06qui offrirait
00:34:07à l'Ukraine
00:34:08une nouvelle capacité
00:34:09de frappe
00:34:10contre la Russie
00:34:10et il est attendu
00:34:11d'ici la fin de l'année
00:34:13Merci beaucoup
00:34:14Sonia Cyril Amorski
00:34:15on dit beaucoup
00:34:15que les habitants de Kiev
00:34:16il y a notamment
00:34:16une différence de son
00:34:18sur les arrivées
00:34:20de drones
00:34:21par rapport au début
00:34:22c'est beaucoup plus
00:34:23terrifiant maintenant
00:34:23Bien sûr
00:34:24je peux vous le dire
00:34:25sur ma propre expérience
00:34:26ça fait quand même
00:34:264 ans et demi
00:34:27que je vais tout le temps
00:34:27sur place
00:34:28notamment à Kiev
00:34:29et vous reconnaissez
00:34:30déjà si c'est une sortie
00:34:31de la défense antiaérienne
00:34:32et vous savez
00:34:33si c'est un missile russe
00:34:34qui vient de taper quelque chose
00:34:35vous le reconnaissez au son
00:34:36et de même pour les drones
00:34:37maintenant il y a des nouveaux drones
00:34:38comme on vient de le dire
00:34:39avant les drones
00:34:40Shahed 1
00:34:41Gheran 1
00:34:41c'était
00:34:42Shahed 136
00:34:43pour être plus technique
00:34:44c'était des drones
00:34:45qui allaient jusqu'à 165 km heure
00:34:47maintenant on parle de drones
00:34:48qui vont jusqu'à quasiment
00:34:49600 km heure
00:34:50et surtout qui ont une portée
00:34:51très importante
00:34:52c'est à dire qu'auparavant
00:34:53on voyait ces Shahed
00:34:54taper notamment
00:34:55le centre de l'Ukraine
00:34:56la capitale
00:34:57l'est le sud
00:34:58maintenant ils peuvent taper
00:34:59également l'ouest de l'Ukraine
00:35:00d'ailleurs on l'a vu
00:35:01au cours de ces dernières semaines
00:35:02et on parlait il y a quelques instants
00:35:03de la vie en Ukraine
00:35:04et du fait que voilà
00:35:05pendant deux jours
00:35:06les Ukrainiens ont pu
00:35:07souffler dans la capitale
00:35:08je peux vous dire
00:35:09que c'est tout à fait vrai
00:35:09parce que j'en ai discuté
00:35:10par exemple avec ma famille
00:35:11qui a pu faire des courses
00:35:12pour la première fois
00:35:13parce que les supermarchés
00:35:14étaient ouverts
00:35:14et des amis qui par exemple
00:35:16ont profité de leur vie
00:35:17en allant au cinéma
00:35:18puisque quand il y a
00:35:18une alerte aérienne
00:35:19sinon le cinéma il est fermé
00:35:20donc on voit que c'est
00:35:21quelque chose de très important
00:35:22et surtout quand on regarde
00:35:23les données
00:35:24on sait que sur le mois de juillet
00:35:25il y a à peu près
00:35:264800 drones russes
00:35:27qui ont été envoyés
00:35:28un peu partout sur l'Ukraine
00:35:29et en particulier sur le capital
00:35:30le taux d'interception
00:35:32était de 87%
00:35:33sur le mois d'août
00:35:34on parle d'à peu près
00:35:35la même quantité
00:35:35un tout petit peu moins
00:35:36de 5000 drones
00:35:37qui ont été envoyés
00:35:37avec un taux d'interception
00:35:39de 83%
00:35:39on peut se dire d'un côté
00:35:41que bon 83 à 87%
00:35:43c'est pas tant que ça
00:35:43sauf que finalement
00:35:44ça fait quand même
00:35:45150 drones de plus
00:35:46qui n'ont pas été interceptés
00:35:47et surtout
00:35:48s'ils sont concentrés
00:35:50dans une seule et même région
00:35:51une seule et même ville
00:35:52cela explique
00:35:52qu'on ait plus de sites
00:35:53qui sont touchés
00:35:54dans cette ville-là
00:35:54dans cette région
00:35:55raison pour laquelle
00:35:56on voit des frappes
00:35:57quasiment toutes les heures
00:35:58à Kiev
00:35:58et qu'on a vu cette attaque
00:35:59contre les services secrets ukrainiens
00:36:00Pour conclure là-dessus Jérôme
00:36:01d'un mot ?
00:36:02En fait ça va continuer
00:36:05les Russes vont continuer
00:36:06à bombarder
00:36:07à frapper
00:36:07avec les missiles balistiques
00:36:08les ukrainiens
00:36:10vont essayer de répondre
00:36:12donc ils doivent à la fois
00:36:13frapper à l'intérieur de la Russie
00:36:14et puis augmenter
00:36:16ce taux d'interception
00:36:17avec la question
00:36:18qui reste posée
00:36:19autour des missiles
00:36:20anti-missiles
00:36:21les patriotes
00:36:22et ça c'est une question
00:36:22qui dépend beaucoup
00:36:24à la fois de la production
00:36:25industrielle américaine
00:36:26et bien sûr
00:36:26et de la volonté politique
00:36:27de Donald Trump
00:36:28La volonté politique de Donald Trump
00:36:29volonté politique aussi
00:36:30des Européens
00:36:31parce qu'on a vu
00:36:32du côté de l'Allemagne
00:36:33avec la victoire de l'AFD
00:36:35que c'est un parti
00:36:37qui souhaite l'arrêt
00:36:38et du soutien à l'Ukraine
00:36:39donc évidemment
00:36:39c'est une très mauvaise nouvelle
00:36:40pour l'Ukraine
00:36:41on ira en Allemagne
00:36:42d'ailleurs tout à l'heure
00:36:43et puis le débat
00:36:44sur l'ABAIA à l'école
00:36:45qui est relancé
00:36:46qui est remis sur la table
00:36:47parce que les filles annoncent
00:36:48qu'ils reviendront
00:36:49sur cette mesure
00:36:51de l'interdiction
00:36:51de l'ABAIA à l'école
00:36:52à tout de suite
00:37:01Dans quelques instants
00:37:02nous irons en Allemagne
00:37:02au lendemain de la victoire
00:37:03de l'AFD
00:37:04dans un land d'Allemagne
00:37:05de l'Est
00:37:06on verra
00:37:07quelles sont les réactions
00:37:08ce matin
00:37:08à la fois là-bas
00:37:09et puis aussi en France
00:37:11évidemment
00:37:11parce que la prochaine
00:37:12élection majeure
00:37:14en Europe
00:37:14et bien c'est en France
00:37:15qu'elle va se dérouler
00:37:17et là aussi
00:37:17les débats sont tendus
00:37:19sur un certain nombre
00:37:19de sujets
00:37:20dont certains
00:37:21qui crispent régulièrement
00:37:23l'opinion
00:37:24et il y en a un d'ailleurs
00:37:25qui a rebondi
00:37:26il y a quelques heures
00:37:26sur notre antenne
00:37:27c'était sur la question
00:37:28de l'ABAIA
00:37:29on pensait que le sujet
00:37:30a été réglé
00:37:31depuis la circulaire
00:37:32Gabriel Attal
00:37:34mais Mathilde Panot
00:37:35l'a remise
00:37:35à la demande
00:37:37des journalistes
00:37:38qui l'ont interrogé
00:37:38sur le plateau de BFM
00:37:39sur la place publique
00:37:42écoutez
00:37:43C'était absurde
00:37:44vous avez montré
00:37:45vous-même
00:37:45sur vos plateaux télé
00:37:46deux jeunes filles
00:37:47qui arrivaient
00:37:47avec exactement
00:37:48la même robe
00:37:49acheter exactement
00:37:49au même endroit
00:37:50mais comme l'une
00:37:51avait l'air arabe
00:37:51du coup on lui interdisait
00:37:52l'entrée
00:37:53comme l'autre
00:37:53n'avait pas l'air arabe
00:37:54on lui permettait
00:37:55l'entrée
00:37:55tout ça n'a aucun intérêt
00:37:57vous autoriserez à nouveau
00:37:57la BFM
00:37:57je vais vous dire moi
00:37:58ce que nous allons faire
00:37:59mais vous reviendrez
00:38:00ce matin
00:38:00vous reviendrez sur ce texte
00:38:01sur la BFM
00:38:02sur la BFM
00:38:04et ça rebondit
00:38:04avec il y a quelques instants
00:38:06un tweet de Marine Le Pen
00:38:07qui réagit là-dessus
00:38:08et qui est assez offensif
00:38:10évidemment sur le dossier
00:38:11qui pointe du doigt
00:38:12LFI
00:38:13en expliquant que
00:38:14LFI se fait
00:38:16le complice
00:38:18des islamistes
00:38:19projet de société
00:38:20de l'extrême gauche
00:38:21qui est d'instiller
00:38:22le poison
00:38:22du communautarisme
00:38:24minant la République
00:38:25voilà pour cette réaction
00:38:27Guillaume Darès
00:38:28c'était donc sur BFM
00:38:29que ça s'est passé
00:38:30ça n'était pas forcément
00:38:31prévu comme ça
00:38:32mais c'est une clarification
00:38:34qui incontestablement
00:38:35remet la question
00:38:36au centre du débat
00:38:37oui ça va dans la droite ligne
00:38:38effectivement
00:38:39du programme
00:38:40en tout cas de ce que souhaite
00:38:40la France Insoumise
00:38:41qui considère qu'un certain nombre
00:38:42de ces mesures
00:38:43sont jugées discriminantes
00:38:45ou discriminatoires
00:38:46à l'égard des jeunes femmes
00:38:48et de la communauté musulmane
00:38:49donc ça va dans cette logique-là
00:38:51on voit clairement
00:38:53que ça va être l'un des sujets
00:38:53de campagne
00:38:54on a vu la réaction
00:38:55de la semaine dernière
00:38:55de la France Insoumise
00:38:56à la proposition
00:38:56du Rassemblement National
00:38:57d'interdire le voile
00:38:59dans l'espace public
00:39:00avec une amende
00:39:02et évidemment
00:39:03on a vu immédiatement
00:39:03Marine Le Pen
00:39:04se positionner
00:39:05on voit que finalement
00:39:06d'une certaine façon
00:39:07politiquement les deux serrent
00:39:08parce qu'il y en a un
00:39:08qui dit une chose
00:39:09l'autre réagit immédiatement
00:39:10et c'est dur pour les partis
00:39:11peut-être jugés plus nuancés
00:39:13de participer à un débat
00:39:14qui est malheureusement
00:39:15et parfois un peu binaire
00:39:16Alors c'est ce qu'on va peut-être
00:39:17voir sur ce plateau
00:39:17avec les réactions politiques
00:39:19là-dessus
00:39:20avant d'aller en Allemagne
00:39:21Adrien Clouet
00:39:21vous qui êtes député
00:39:22Léfi justement
00:39:22je me tourne vers vous
00:39:23est-ce qu'elle a raison
00:39:24Mathilde Panot
00:39:25votre chef de file
00:39:26de mettre sujet sur la table
00:39:28alors que
00:39:28on le constate
00:39:29depuis deux rentrées maintenant
00:39:31les choses se sont passées
00:39:32de façon relativement apaisée
00:39:33sur cette question
00:39:34D'abord comme vous l'avez dit
00:39:35c'est pas elle
00:39:35qui le met sur la table
00:39:36c'est une question
00:39:37de vos confrères
00:39:38Bon franchement
00:39:39je pense qu'on a besoin
00:39:41en 2026
00:39:42de faire autre chose
00:39:42dans ce pays
00:39:43qu'une police du vêtement
00:39:43et je pense qu'il y a
00:39:44d'autres priorités
00:39:44sur la rentrée scolaire
00:39:45nous nos sujets
00:39:46c'est la gratuité
00:39:47de la cantine scolaire
00:39:48c'est la gratuité
00:39:49des fournitures scolaires
00:39:50etc etc
00:39:50Il faut arrêter
00:39:51de faire la chasse
00:39:52à des jeunes femmes
00:39:53rallumer un dossier
00:39:54ou une question
00:39:55qui est inflammable
00:39:56on voit bien
00:39:57et qui semblait réglée
00:39:58Bon inflammable
00:39:59non
00:39:59il y a Marine Le Pen
00:40:00qui fait un tweet
00:40:00ça n'intéresse qu'elle
00:40:01et ses amis
00:40:01mais on a un problème
00:40:03dans ce pays
00:40:03c'est que vous avez
00:40:04des jeunes femmes
00:40:06qui vont acheter
00:40:06je ne sais pas
00:40:07une robe maxi-dresse
00:40:08ou un maxi-cardigan
00:40:09et selon leur apparence
00:40:11l'une est autorisée
00:40:12à venir à l'école
00:40:13l'autre ne l'est pas autorisée
00:40:14Bon franchement
00:40:15on a ici des politiques
00:40:16qui sont discriminatoires
00:40:18qu'on laisse
00:40:19Pour vous la baïa
00:40:20n'a rien de religieux
00:40:20Non exactement
00:40:21pour moi la baïa
00:40:22n'a rien de religieux
00:40:22et puis surtout la baïa
00:40:23ça n'a pas de définition stricte
00:40:24vous voyez bien
00:40:25qu'il y a des jeunes femmes
00:40:26qui sont refoulées
00:40:26à l'entrée d'établissement
00:40:27on leur dit
00:40:28c'est une baïa
00:40:28et elles disent
00:40:29bah non
00:40:29j'ai acheté
00:40:31un vêtement
00:40:31maxi-dresse
00:40:32en seconde main
00:40:33ça se passe bien
00:40:34il n'y a pas de polémique
00:40:34mais ça se passait bien
00:40:35avant aussi
00:40:36mais avant que M. Attal
00:40:37et Mme Le Pen
00:40:38commencent à lancer
00:40:40une chasse aux jeunes femmes
00:40:40qui portent ce qu'eux
00:40:41appellent une baïa
00:40:42ça se passait bien aussi
00:40:43Il y avait pas mal
00:40:44de directeurs d'établissement
00:40:45qui disaient
00:40:45que ça créait des problèmes
00:40:46qu'il y avait manifestement
00:40:47une explosion
00:40:48une montée forte
00:40:49de ces abayas
00:40:52dans une intention
00:40:53un peu religieuse
00:40:54c'était les remontées
00:40:55des directeurs d'établissement
00:40:56Est-ce que vous avez
00:40:56un exemple de problème
00:40:57que ça a créé ?
00:40:59Encore une fois
00:40:59là on n'en a pas sur le plateau
00:41:00mais il y a
00:41:02Les directeurs d'établissement
00:41:03ils étaient confrontés à ça
00:41:04sur l'application de la laïcité
00:41:05on était dans un entre-deux
00:41:06et ils avaient besoin
00:41:08que les choses soient clarifiées
00:41:09c'est ça qu'ils demandaient
00:41:09Bien sûr
00:41:10mais la laïcité
00:41:10elle concerne les signes religieux
00:41:12extérieurs
00:41:13la baïa n'est pas un signe religieux
00:41:14puisqu'on ne sait pas distinguer
00:41:16de vêtements
00:41:18vêtements amples
00:41:18cardigans etc
00:41:19et que d'un endroit à l'autre
00:41:21et bien
00:41:21on a renforcé en fait
00:41:22les inégalités de traitement
00:41:24parce que c'est à l'appréciation
00:41:25des personnels éducatifs
00:41:26de savoir si tel ou tel vêtement
00:41:27est religieux ou pas
00:41:27ça me semble quand même
00:41:28être quelque chose
00:41:29d'absolument fumeux
00:41:30Alors c'est intéressant
00:41:31d'entendre le PCF
00:41:32là-dessus
00:41:33le participe communiste
00:41:34Pierre Ouzoulias
00:41:35vous êtes avec nous
00:41:36est-ce que vous partagez
00:41:36cette vision
00:41:37ou est-ce que du côté du PC
00:41:38on a sur la laïcité
00:41:41des visions
00:41:41qui sont un peu plus
00:41:42en ligne
00:41:43avec ce que dit Gabriel Attal
00:41:44C'est une position
00:41:45qui m'attriste
00:41:46Laquelle ?
00:41:47Celle qui vient d'être exposée
00:41:49Je trouve triste
00:41:50que la gauche
00:41:51abandonne comme ça
00:41:52la laïcité
00:41:53c'est un combat historique
00:41:56que la gauche mène
00:41:57depuis 1789
00:41:58et ce que j'entends
00:42:00dans vos propos
00:42:01c'est la remise en question
00:42:02pas de la Balga
00:42:04mais de la loi de 2004
00:42:05sur l'interdition
00:42:07des signes religieux
00:42:08ostensibles à l'école
00:42:09et derrière
00:42:10tout doucement
00:42:10une petite musique
00:42:11sur la fin
00:42:13d'une loi de 1905
00:42:15qui est parfois
00:42:16considérée
00:42:17comme trop coercitive
00:42:18non
00:42:19la loi de 2004
00:42:20elle est fondamentale
00:42:22et personnellement
00:42:23c'est ce qui me distingue
00:42:24de la droite
00:42:25moi je suis pour
00:42:26qu'elle s'applique aussi
00:42:27dans les écoles privées
00:42:28il n'y a pas de raison
00:42:30et le principe fondamental
00:42:32c'est que l'école
00:42:32de la république
00:42:33elle est émancipatrice
00:42:35c'est-à-dire qu'elle permet
00:42:36aux jeunes
00:42:36qui vont
00:42:37à l'école
00:42:39de se libérer
00:42:40des dogmes religieux
00:42:41alors que la abaya
00:42:42ne soit pas
00:42:42un vêtement religieux
00:42:44chers collègues
00:42:45vous allez en Arabie Saoudite
00:42:46vous allez au Qatar
00:42:47avec une femme
00:42:48et puis vous m'expliquerez
00:42:49que ce n'est pas
00:42:50un vêtement religieux
00:42:52fondamentalement
00:42:52si
00:42:54le voile
00:42:55et la abaya
00:42:56la première loi
00:42:57votée par Roménie
00:42:58au moment de la révolution
00:42:59islamique
00:43:00c'est celle-là
00:43:01c'est celle-là
00:43:02dans l'islam
00:43:03dans la révolution
00:43:04islamique
00:43:05celle de Roménie
00:43:06et d'autres
00:43:06la première chose
00:43:07que les islamistes font
00:43:08c'est s'intéresser
00:43:09au corps des femmes
00:43:10on peut le reconnaître
00:43:11on peut le reconnaître
00:43:13je ne comprends pas
00:43:14votre position
00:43:15Autre réaction politique
00:43:16vous allez répondre
00:43:17Adrien Chouet
00:43:17mais il y a Philippe Ballard
00:43:18qui est avec nous
00:43:19sur ce plateau
00:43:19pour l'ERN
00:43:20également Antoine Armand
00:43:21qui est le maire
00:43:21Renaissance d'Annecy
00:43:23ancien ministre de l'économie
00:43:24votre position monsieur le maire
00:43:25sur cette question
00:43:27puisque Adrien Chouet
00:43:28disait tout à l'heure
00:43:28mais ça ne posait pas de problème
00:43:30ce sont des choses
00:43:31que vous avez constatées
00:43:32vous dans les écoles
00:43:33ce que vous pouvez
00:43:34ce que vous
00:43:35bonjour pardon
00:43:35merci pour votre invitation
00:43:37ce que vous pouvez voir
00:43:38aujourd'hui
00:43:39c'est que
00:43:39évidemment qu'il faut
00:43:40un cadre clair
00:43:41et que les chefs d'établissement
00:43:43et que les personnels
00:43:43de l'éducation nationale
00:43:45sont heureux
00:43:46que la ligne de démarcation
00:43:47ait été faite
00:43:48et que Gabriel Attal
00:43:49lorsqu'il était ministre
00:43:50de l'éducation
00:43:50ait pu prendre cette décision
00:43:52courageuse
00:43:53qui n'était pas
00:43:54remise en cause
00:43:55jusqu'à aujourd'hui
00:43:56et ce qui est le plus choquant
00:43:58dans ce que j'entends ici
00:43:59et ce qui est la démonstration
00:44:00qu'elle ait fait
00:44:01effectivement
00:44:01ce fait
00:44:02le porte-parole
00:44:03de l'entrisme islamiste
00:44:05dans les écoles
00:44:05c'est de ne pas reconnaître
00:44:07qu'il y a un lien
00:44:08entre islamisme
00:44:09et port de la baïa
00:44:10et c'est de trouver
00:44:11des détours
00:44:12et des raisonnements fumeux
00:44:13comme on vient d'entendre
00:44:14pour nier le fait
00:44:16que l'école
00:44:16doit être un lieu
00:44:17protégé
00:44:18des influences religieuses
00:44:20protégé
00:44:20des entrismes religieux
00:44:21quels qu'ils soient
00:44:21c'est l'histoire
00:44:22de notre république
00:44:23j'entendais le sénateur
00:44:24communiste dire
00:44:25que c'est l'histoire
00:44:25de la gauche
00:44:26c'est vrai
00:44:26mais plus largement
00:44:27c'est l'histoire
00:44:28de la république
00:44:29et quand vous êtes maire
00:44:30je suis maire d'Annecy
00:44:31et que vous voulez
00:44:32que les enfants
00:44:33apprennent
00:44:34s'émancipent
00:44:34dans de bonnes conditions
00:44:35vous sentez que c'est
00:44:36votre devoir profond
00:44:38de républicain
00:44:39qui puisse le faire
00:44:40sans être influencé
00:44:41et sans qu'on dise
00:44:42à la jeune femme
00:44:43qui elle n'a pas porté
00:44:44la baïa
00:44:45tiens pourquoi toi
00:44:46tu n'en mets pas
00:44:46tiens est-ce que toi
00:44:47tu ne serais pas respectueuse
00:44:48de ta religion
00:44:49ou de tes origines
00:44:51ou que sais-je
00:44:51c'est ça la liberté
00:44:52de l'école
00:44:53et je suis désespéré
00:44:54je suis consterné
00:44:55de voir LFI
00:44:57se vautrer
00:44:57dans cette idéologie
00:44:59et dans cette complicité
00:45:01scandaleuse
00:45:02avec ce qui est
00:45:02malheureusement aujourd'hui
00:45:03une réalité
00:45:04l'entrisme
00:45:05dans les écoles
00:45:05de la république
00:45:07Philippe Ballard
00:45:07pour le RN
00:45:09Alors déjà
00:45:09Marine Le Pen
00:45:10dans sa réaction
00:45:12parle de communautarisme
00:45:13oui parce que
00:45:14le communautarisme
00:45:15son prolongement
00:45:16c'est le séparatisme
00:45:17et parfois ça peut être
00:45:18l'islamisme
00:45:19donc oui il y a un danger
00:45:20de communautarisme
00:45:21quand on porte
00:45:22entre autres
00:45:23la baïa
00:45:24ça rejoint un peu
00:45:24le débat
00:45:25qu'on a pu avoir
00:45:25et qu'on a toujours
00:45:26d'ailleurs sur le port
00:45:27du voile
00:45:27du hijab
00:45:28dans la rue
00:45:29c'est un marqueur fort
00:45:30entre parenthèses
00:45:31il y a tous ceux
00:45:32qui nous disent
00:45:32mais attention
00:45:33si on revient là-dessus
00:45:34parce que
00:45:35quand on a instauré
00:45:36la baïa
00:45:36on nous avait dit
00:45:37ça va être terrible
00:45:37ça sera inapplicable
00:45:38ça va être une révolte
00:45:40rien
00:45:41la loi de 2010
00:45:42pareil
00:45:42sur
00:45:44il faut avoir
00:45:45le visage dissimulé
00:45:46on avait dit
00:45:47ça sera inapplicable
00:45:48on pourra pas
00:45:48si on y arrive
00:45:49à chaque fois
00:45:50c'est compliqué
00:45:51honnêtement
00:45:51sur le voile
00:45:53typiquement
00:45:53sur le voile intéral
00:45:55on voit bien
00:45:55il y a plein de contournements
00:45:57avec notamment
00:45:57les masques chirurgicaux
00:45:58les masques chirurgicaux
00:45:59ils ont contourné
00:46:00effectivement
00:46:01mais la burqa
00:46:01heureusement
00:46:02on n'en voit pas
00:46:03moi je suis assez satisfait
00:46:04à la limite
00:46:05d'entendre mon collègue
00:46:06un sénateur communiste
00:46:07mais ce qui serait bien
00:46:08c'est que
00:46:08vice-président du Sénat
00:46:09vice-président du Sénat
00:46:10allez-y
00:46:12j'en suis très honoré
00:46:13mais dites à vos collègues
00:46:14de l'Assemblée nationale
00:46:15du même groupe
00:46:16de partager votre point de vue
00:46:17parce que généralement
00:46:18ils sont main dans la main
00:46:19avec ceux qui sont
00:46:20en face de nous
00:46:21sur ces questions-là
00:46:22ah non pas du tout
00:46:23malheureusement
00:46:24on a abandonné
00:46:24y compris moi
00:46:26j'ai retrouvé une archive
00:46:27de Georges Marchais
00:46:27qui date de 1981
00:46:29je peux vous dire
00:46:30sur l'immigration
00:46:31là je vous la transmettrai
00:46:33donc non mais tout ça
00:46:35ce sont des sujets
00:46:36extrêmement graves
00:46:37il faut être
00:46:38d'une vigilance totale
00:46:40et absolue
00:46:41et c'est par intérêt politique
00:46:43c'est par dogmatisme
00:46:45voilà on entend
00:46:46Mathilde Panot
00:46:47tenir ses propos
00:46:47sur on arrête
00:46:49d'interdire la baïa
00:46:49mais non mais la baïa
00:46:50c'est un mouvement
00:46:51c'est un marqueur islamiste
00:46:53à ce front commun
00:46:55face à vous
00:46:55Adrien Chloé
00:46:57y compris votre collègue du PC
00:46:58oui bah écoutez
00:46:59il y a un grand parti
00:47:00de la police du vêtement
00:47:01bon bah écoutez
00:47:02c'est leurs opinions politiques
00:47:03moi j'écoute
00:47:04je veux répondre
00:47:05sur le fond
00:47:05je voudrais qu'on argumente
00:47:06de manière critique
00:47:07je pense d'abord
00:47:08que la baïa
00:47:09n'est pas un vêtement
00:47:10à caractère
00:47:11n'est pas un port
00:47:11à caractère cultuel
00:47:12et donc ne correspond pas
00:47:13je pense aux éléments
00:47:14que vous évoquiez avant
00:47:15premier point sur lequel
00:47:16on est en désaccord politique
00:47:17sur lequel il faut qu'on discute
00:47:19deuxièmement
00:47:20je pense qu'aucun d'entre vous
00:47:21n'est capable de définir
00:47:22ce dont on parle
00:47:23c'est ce que c'est qu'une baïa
00:47:24c'est une quoi ?
00:47:25c'est une robe ample
00:47:26à longue manche
00:47:27si oui
00:47:27vous faites rentrer dedans
00:47:28un ensemble de vêtements
00:47:29qui n'ont absolument rien à voir
00:47:31un signe cultuel
00:47:31on sait ce que c'est
00:47:32et c'est par l'état
00:47:33de le reconnaître d'ailleurs
00:47:33ce sont les religieux
00:47:39un mouvement à caractère religieux
00:47:40donc c'est une tentative ici
00:47:43d'affubler une étiquette religieuse
00:47:45une diversité
00:47:46une hétérogénité
00:47:47de port de vêtements
00:47:48qui moi
00:47:48ne me paraissent absolument pas
00:47:49mettre en cause la république
00:47:51et ce serait bien
00:47:51que la campagne électorale
00:47:52ne démarre pas uniquement
00:47:53en tapant sur la tête
00:47:54de jeunes femmes de 14 ans
00:47:55en imaginant
00:47:56qu'elles sont toutes musulmanes
00:47:56et en tapant sur celles
00:47:57qui le sont
00:47:58au prétexte qu'elles le seraient
00:47:59est-ce qu'il y a beaucoup
00:47:59de femmes non musulmanes
00:48:00qui portent la baïa ?
00:48:01vu qu'on n'arrive pas
00:48:02à le définir c'est compliqué
00:48:03mais bien sûr
00:48:03qu'il y a plein de femmes
00:48:04qui portent des robes
00:48:05amples à manches longues
00:48:06d'ailleurs
00:48:06non mais la baïa
00:48:07est-ce qu'il y a beaucoup
00:48:08de femmes non musulmanes
00:48:09non mais la baïa
00:48:09est-ce qu'il y a beaucoup
00:48:10de femmes non musulmanes
00:48:11qui portent la baïa ?
00:48:11vu que je ne sais pas
00:48:12toujours comment vous définissez
00:48:13la baïa
00:48:13c'est compliqué
00:48:14parce que c'est ce qu'on disait
00:48:14sur l'émission hier
00:48:15justement
00:48:15c'est que d'un établissement
00:48:16à l'autre
00:48:17il n'y aura pas la même
00:48:18appréciation de ce qu'est
00:48:18une baïa
00:48:19et donc à partir de là
00:48:20vous avez des jeunes femmes
00:48:21avec une robe ample
00:48:23avec ce qu'on voit
00:48:24ce qu'on décrit
00:48:24comme une baïa
00:48:25pour vous
00:48:25vous ne savez pas
00:48:26faire la différence
00:48:26ah pas toujours
00:48:27non
00:48:28ah bah non
00:48:28mais franchement
00:48:29les robes maxi-dress
00:48:30c'est les mêmes coupes
00:48:31aujourd'hui que les abayas
00:48:32Philippe Ballard
00:48:32et donner un établissement
00:48:33à l'autre
00:48:33c'est compliqué
00:48:34de faire la distinction
00:48:34entre les deux
00:48:35pour vous aider
00:48:36dans votre réflexion
00:48:36moi je vous renvoie
00:48:37à Jean-Luc Mélenchon
00:48:39dans une émission télé
00:48:40ça tourne sur les réseaux sociaux
00:48:41il disait
00:48:42mais les directeurs
00:48:43d'école
00:48:44non pas
00:48:44ou de collège
00:48:45ou de lycée
00:48:46non pas
00:48:46non pas
00:48:47faire rentrer
00:48:48dans leur établissement
00:48:56c'est pas moi
00:48:57c'est Jean-Luc Mélenchon
00:48:58qui le disait
00:48:58c'est pas votre patron
00:48:59c'est pas votre patron
00:49:01est-ce qu'il parlait
00:49:01des abayas
00:49:02oui en Afghanistan
00:49:03vous ne savez pas faire
00:49:04la vente de jeunes femmes
00:49:05non mais en Afghanistan
00:49:06il y a assez peu
00:49:07de jeunes femmes
00:49:07en mini-jupes
00:49:08qui vont à l'école
00:49:08elles sont même interdites
00:49:09d'aller à l'école
00:49:1069% des femmes musulmanes
00:49:12ne sont pas voilées
00:49:13en France
00:49:1569%
00:49:15ah oui parce que
00:49:16on fait un autre chose
00:49:17ça part dans tous les sens
00:49:19c'est pas comme ça
00:49:20je peux vous le dire
00:49:20et on fait confiance
00:49:21si on dit
00:49:22et c'est le cas
00:49:23actuellement
00:49:24vous n'avez pas le droit
00:49:25de porter ces vêtements
00:49:26c'est respecté
00:49:27nous on fait confiance
00:49:28y compris
00:49:29aux français
00:49:30de confession musulmane
00:49:32ils ont compris
00:49:32que c'était interdit
00:49:33et bien ça sera
00:49:34ça sera interdit
00:49:35et ça sera respecté
00:49:36c'est quand même intéressant
00:49:37de voir que
00:49:38pour vous
00:49:39une abaya
00:49:39et une burqa
00:49:40c'est la même chose
00:49:41enfin on a
00:49:41Jean plein délire
00:49:42non non non
00:49:44pardon
00:49:44mais ça procède
00:49:45c'est ici
00:49:45ça procède
00:49:47de la même
00:49:48ingérence
00:49:49de la même
00:49:49mais si vous voulez
00:49:50ingérence de qui ?
00:49:51mais vous êtes
00:49:53des supplétifs
00:49:53des islamistes
00:49:54vous êtes
00:49:55des islamistes
00:49:56et c'est une idéologie
00:49:57que l'on rencontre
00:49:58merci
00:49:59merci
00:50:00je laisse discuter
00:50:01ensemble
00:50:01il faut que la parole
00:50:03circule c'est normal
00:50:04voilà
00:50:04non non non
00:50:06moi j'ai beaucoup
00:50:07de tristesse
00:50:07beaucoup de tristesse
00:50:09pour les femmes
00:50:10qui en Afghanistan
00:50:12et en Iran
00:50:14payent parfois
00:50:15de leur vie
00:50:15la possibilité
00:50:17de ne pas mettre
00:50:18des vêtements religieux
00:50:19voilà
00:50:19et en hommage
00:50:20à ces femmes
00:50:21j'aimerais
00:50:22qu'on se souvienne
00:50:23qui a un islam
00:50:25rigoriste
00:50:27réactionnaire
00:50:28qui aujourd'hui
00:50:30veut maintenir
00:50:31les femmes
00:50:31dans un carcan
00:50:33de dogues religieux
00:50:34et bien moi
00:50:34je veux les délivrer
00:50:35je suis désolé
00:50:36qu'on ne soit pas
00:50:37sur le même terrain
00:50:37parce que pour moi
00:50:38l'émancipation humaine
00:50:40elle est fondamentale
00:50:41du projet de la gauche
00:50:42nous devons être
00:50:44universalistes
00:50:45c'est à dire
00:50:46qu'on défend les femmes
00:50:46de la même façon
00:50:47ici en France
00:50:49qu'en Iran
00:50:49et en Afghanistan
00:50:50voilà
00:50:51et qu'on me prouve
00:50:52qu'on me prouve
00:50:53qu'aujourd'hui
00:50:53il existe
00:50:54un islam dogmatique
00:50:56tel qu'il est pratiqué
00:50:56qui met en avant
00:50:58la libération des femmes
00:50:59arrêtons
00:51:00arrêtons d'être hypocrite
00:51:01arrêtons d'être hypocrite
00:51:02j'entends pas
00:51:04les autorités musulmanes
00:51:06de France
00:51:07je parle de la France
00:51:08défendent aujourd'hui
00:51:09le droit à l'avortement
00:51:10le droit à la procréation
00:51:11assistée
00:51:12et même
00:51:13le droit
00:51:14à une fin de vie
00:51:15digne
00:51:16voilà
00:51:16moi j'étais dans l'hémicycle
00:51:18en face de nous
00:51:19c'était tous les religieux
00:51:20écotés contre la fin de vie
00:51:21les cathos
00:51:22les juifs
00:51:23et les musulmans
00:51:24avec rigoureusement
00:51:26le même discours
00:51:26un discours conservateur
00:51:28absolu
00:51:28on voit en tout cas
00:51:29que ces questions
00:51:30elles sont en train
00:51:30de revenir dans le débat public
00:51:31à la faveur
00:51:32de la campagne électorale
00:51:34elles étaient présentes aussi
00:51:35dans la campagne
00:51:36en Allemagne
00:51:37alors pas cette question
00:51:37précisément
00:51:38mais la question
00:51:39les questions
00:51:41identitaires
00:51:41d'immigration
00:51:43en Allemagne
00:51:44avec la victoire
00:51:44de l'AFD
00:51:45vous le savez
00:51:46sur le land
00:51:46de Sachs-en-Halt
00:51:48dans la capitale
00:51:49Magdebourg
00:51:50on va retrouver
00:51:51à Magdebourg
00:51:51Clémence Dibout
00:51:52vous avez suivi
00:51:53cette soirée électorale
00:51:55particulièrement forte
00:51:56et qui marque
00:51:57un tournant
00:51:57incontestablement
00:51:58est-ce que ce matin
00:51:59c'est la gueule de bois
00:52:00ou c'est l'euphorie
00:52:01à Magdebourg
00:52:06on ne trouve pas
00:52:06beaucoup de gens
00:52:07pour commenter
00:52:08à notre micro
00:52:08les résultats
00:52:09de ce matin
00:52:09on a l'impression
00:52:10que les Allemands
00:52:11en tout cas ici
00:52:11n'ont pas très envie
00:52:12de s'exprimer
00:52:13sur ces résultats
00:52:14et pourtant
00:52:15il pourrait changer
00:52:16beaucoup de choses
00:52:16je voulais vous montrer
00:52:17un petit détail
00:52:18dans le mobilier urbain
00:52:19vous le voyez ici
00:52:19c'est le tram
00:52:20de la ville de Magdebourg
00:52:21la maire de Magdebourg
00:52:22elle n'a pas de partie
00:52:23elle est indépendante
00:52:24mais elle a fait mettre
00:52:25les couleurs
00:52:26du drapeau LGBT
00:52:27sur le tram
00:52:27vous le voyez ici
00:52:28pourquoi c'est important
00:52:29et bien parce que
00:52:30dans le programme
00:52:30de l'AFD
00:52:31il y a cette idée
00:52:33que le drapeau LGBT
00:52:35ne doit pas être utilisé
00:52:36dans les écoles
00:52:37et sur le frontispice
00:52:38des écoles
00:52:39il faut mettre
00:52:39le drapeau de l'Allemagne
00:52:41parce que ce n'est pas
00:52:41le cas pour l'instant
00:52:42et enlever toute référence
00:52:43toute connotation LGBT
00:52:44et d'ailleurs
00:52:45ici dans ce tram
00:52:46ce n'est pas le cas
00:52:47à Magdebourg
00:52:48mais l'AFD
00:52:48au niveau national
00:52:49avait demandé
00:52:49à ce que le métro
00:52:51de Berlin
00:52:51enlève ses références
00:52:52au drapeau
00:52:53voilà ça peut changer aussi
00:52:54la vie de tous les jours
00:52:55le mobilier urbain
00:52:56le décor
00:52:56à Magdebourg
00:52:57quant aux Allemands
00:52:59qui sont exprimés
00:53:00à notre micro
00:53:00ce matin
00:53:01il y en a beaucoup
00:53:02qui se sont dit résignés
00:53:03écoutez-les au micro
00:53:03de Valentin Rib
00:53:06je suis content
00:53:07que les élections
00:53:08soient terminées
00:53:09et que l'AFD
00:53:10ait gagné
00:53:11il fallait que ça change
00:53:12en Allemagne
00:53:14l'Allemagne dérive
00:53:15beaucoup trop à gauche
00:53:17il fallait que ça change
00:53:20la situation
00:53:21ne pouvait pas
00:53:21continuer ainsi
00:53:22et il était clair
00:53:23que l'AFD
00:53:23allait accéder au pouvoir
00:53:25après tous ces prémices
00:53:26il fallait bien
00:53:27que quelque chose
00:53:28se produise
00:53:30il est grand temps
00:53:31que ça change
00:53:32enfin
00:53:33il ne faut pas seulement
00:53:34faire des économies
00:53:35à tout prix
00:53:39un séisme au niveau local
00:53:41un séisme politique
00:53:42au niveau local
00:53:43mais aussi évidemment
00:53:44bien sûr
00:53:44au niveau national
00:53:45il y a par exemple
00:53:46le parti du centriste
00:53:47qui n'a même pas réussi
00:53:48à obtenir 5% des voix
00:53:50et bien sa représentante
00:53:53a démissionné
00:53:54et le chancelier
00:53:56Friedrich Merz
00:53:57lui devrait parler
00:53:58aux alentours de midi
00:53:59devrait s'exprimer
00:53:59sur cette élection
00:54:01ça le fragilise lui
00:54:02personnellement
00:54:03parce qu'il s'était engagé
00:54:04à faire baisser
00:54:05les scores de l'AFD
00:54:06au niveau national
00:54:07là on voit que pour cette région
00:54:08ici c'est mal parti
00:54:10avec ces réactions
00:54:11que vous nous avez montré
00:54:13on voit que la parole
00:54:15est totalement désinhibée
00:54:16que manifestement
00:54:18la plupart des électeurs
00:54:19sont ravis de ce résultat
00:54:20Antoine Armand
00:54:21le maire d'NC
00:54:21qui est avec nous
00:54:22maire renaissance d'NC
00:54:24est-ce qu'il n'y a pas
00:54:24ici l'échec
00:54:25des partis plus traditionnels
00:54:27des partis plus centristes
00:54:29pour la plupart des gens
00:54:30en Allemagne
00:54:30et un peu comme en France
00:54:31forcément on fait le parallèle
00:54:32tout ça se ressemble
00:54:33un petit peu
00:54:34et depuis des décennies
00:54:35ces partis
00:54:36en tout cas c'est le sentiment
00:54:37de ceux qui ont voté hier
00:54:38pour l'AFD ont échoué
00:54:39évidemment
00:54:40et la victoire historique
00:54:42qui est un fait politique majeur
00:54:43en Saxe-Han-Halt
00:54:44de l'AFD
00:54:46c'est d'abord l'échec
00:54:47de l'ensemble
00:54:47des autres partis
00:54:49je me permets d'ajouter
00:54:50pour le contexte
00:54:51que c'est un candidat
00:54:52dans un land
00:54:53qui n'a pas fait de discours
00:54:54pendant ses meetings
00:54:55qui s'est contenté
00:54:56de faire des autographes
00:54:57et des selfies
00:54:58et qui a pour projet
00:54:59de sortir les handicapés
00:55:01et les réfugiés
00:55:02des classes de milieu ordinaire
00:55:03de promouvoir
00:55:05l'apprentissage du russe
00:55:06etc etc
00:55:07et donc ce n'est évidemment
00:55:09pas d'abord
00:55:09un vote d'adhésion
00:55:11mais c'est la reconnaissance
00:55:12de l'échec absolu
00:55:13de tous les partis modérés
00:55:15qui ont tenté
00:55:15de se maintenir
00:55:16aux responsabilités
00:55:17qui ont tenté
00:55:18au fond
00:55:19de garder leur place
00:55:20et de concilier
00:55:21l'inconciliable
00:55:21pour le pire
00:55:22puisque c'est ce qui est
00:55:23en train de se produire
00:55:25et c'est beaucoup plus
00:55:25qu'une alarme pour la France
00:55:26étant donné l'état
00:55:28d'avancement
00:55:28de l'extrême droite en France
00:55:29c'est une démonstration
00:55:30et c'est ce qui montre
00:55:31que toute politique
00:55:32de barrage
00:55:33qui ne s'appuierait pas
00:55:34sur un projet
00:55:35pour 2027
00:55:36est vouée à l'échec
00:55:38alors réveillons-nous
00:55:39et travaillons
00:55:40sur le projet
00:55:40avant de parler
00:55:42jour et nuit
00:55:43de barrage
00:55:43même si malheureusement
00:55:44évidemment
00:55:44il faut le rappeler
00:55:45en Allemagne
00:55:46comme en France
00:55:47l'extrême droite
00:55:48est héritière
00:55:48d'une bien sombre histoire
00:55:50et on rappelle
00:55:51que le RN a rompu
00:55:52avec l'AFD
00:55:53en 2024
00:55:54vous vous en félicitez
00:55:56Philippe Ballard
00:55:57ce matin
00:55:57d'abord votre réaction
00:55:58sur cette victoire
00:55:59vous dites oui
00:56:00c'est quand même
00:56:00un petit peu
00:56:01nos idées qui triomphent
00:56:02ou bien pas du tout
00:56:02ça n'a rien à voir
00:56:03on est souverainiste
00:56:04donc on prend acte
00:56:05de ce résultat
00:56:07vous le rappeliez
00:56:08on a rompu
00:56:09avec ce parti
00:56:11pourquoi ?
00:56:11parce que des lignes rouges
00:56:12ont été franchies
00:56:13et Marine Le Pen
00:56:14n'a pas eu la main
00:56:14qui tremble
00:56:15avec des déclarations
00:56:17ayant entré
00:56:18à la seconde guerre mondiale
00:56:18sur le rôle des Wafa NSS
00:56:20notamment
00:56:21sur ce concept
00:56:22de ré-migration
00:56:23que l'on ne partage pas
00:56:25expulser des gens
00:56:26qui sont en situation
00:56:28régulière
00:56:29pour vous ils sont plus proches
00:56:30d'Éric Zemmour
00:56:30de ce point de vue là ?
00:56:31non mais c'est pas
00:56:32une histoire de proche ou pas
00:56:33pour que les gens comprennent bien
00:56:34non mais
00:56:34ce qu'il faut c'est s'interroger
00:56:36pourquoi est-ce qu'il y a
00:56:37ce résultat ?
00:56:38c'est ça la vraie question
00:56:39et on pourrait se poser
00:56:40la question
00:56:40pourquoi Donald Trump
00:56:41a été réélu
00:56:42parce que
00:56:42ce sont des partis
00:56:44qui répondent
00:56:45alors encore une fois
00:56:46on a rompu avec eux
00:56:47donc il y a des limites
00:56:48qui ont été
00:56:49franchis
00:56:49qui ne sont pas acceptables
00:56:50mais oui
00:56:51il parle de pouvoir d'achat
00:56:52il parle d'insécurité
00:56:53il parle d'immigration
00:56:54il parle de désindustrialisation
00:56:56et l'Allemagne
00:56:57prend très très cher
00:56:58en ce moment
00:56:58son industrie automobile
00:56:59prend un bouillon
00:57:00mais gigantesque
00:57:01ils ont cru à la mondialisation heureuse
00:57:03on les a mis en compétition
00:57:04avec les Chinois
00:57:04et maintenant ils voient
00:57:05les résultats
00:57:06nous malheureusement
00:57:06on le connait depuis très longtemps
00:57:07en France
00:57:08mais eux découvrent le résultat
00:57:09donc ils veulent aussi relancer
00:57:11la politique énergétique
00:57:12le nucléaire
00:57:12Angela Merkel
00:57:14elle a fermé
00:57:15les centrales nucléaires
00:57:16voilà
00:57:16ils ont ouvert des mines à charbon
00:57:17un Allemand
00:57:17il pollue 8 fois plus qu'un Français
00:57:18alors c'est pas la faute de l'Allemand
00:57:20mais c'est juste parce qu'il renvoie
00:57:21davantage de CO2
00:57:22dans le ciel
00:57:24donc tout ça
00:57:25mis bout à bout
00:57:26bah oui
00:57:26comme aux Etats-Unis
00:57:27pour les mêmes raisons
00:57:28ils ont élu
00:57:29Donald Trump
00:57:30c'est sûr Gaëtan
00:57:31que l'AFD l'emporte
00:57:33à cause de la situation économique
00:57:35en grande partie
00:57:36mais est-ce qu'elle va s'améliorer
00:57:38avec ce que professe
00:57:40l'AFD
00:57:41du côté de la Sachs-Anhalt
00:57:42il y a beaucoup de chefs d'entreprise
00:57:43qui en doutent beaucoup
00:57:44ne serait-ce que parce qu'ils n'ont pas envie
00:57:45de se rapprocher
00:57:47facialement
00:57:48de ces dirigeants politiques-là
00:57:49en tout cas ça renforce
00:57:50l'incertitude
00:57:51du monde industriel
00:57:52en Allemagne
00:57:53et ces chefs d'entreprise
00:57:55justement
00:57:55qui ont besoin
00:57:56d'une stabilité
00:57:58ne voient pas ça
00:57:59d'un bon oeil
00:58:00même si encore une fois
00:58:01l'impact du résultat
00:58:02de ces élections
00:58:03de ce week-end
00:58:04n'a pas d'effet
00:58:05aujourd'hui
00:58:06puisqu'encore une fois
00:58:07c'est un monde
00:58:07qui est assez petit
00:58:08il n'y aura pas de décisions économiques
00:58:11qui vont être prises
00:58:11néanmoins
00:58:12ça reste un invertissement
00:58:14pour les partis traditionnels
00:58:17qui vont devoir
00:58:18effectivement
00:58:18prendre en compte
00:58:19un certain nombre
00:58:21de questionnements
00:58:22de cette population
00:58:23pourquoi
00:58:24ces Allemands
00:58:25ont voté pour l'AFD
00:58:26ce week-end
00:58:27et effectivement
00:58:28toutes ces questions
00:58:29sur le pouvoir d'achat
00:58:31sur l'immigration
00:58:32sur la réindustrialisation
00:58:35et bien
00:58:36elles vont être
00:58:36au coeur
00:58:37des prochaines semaines
00:58:39des prochains mois
00:58:39des discussions
00:58:40il faut absolument
00:58:41que les partis traditionnels
00:58:43trouvent
00:58:43des réponses
00:58:44à ces questions
00:58:45Adrien Clouet
00:58:46ce qu'on voit là
00:58:47c'est l'échec
00:58:48du fameux barrage
00:58:51brandi comme ça
00:58:51depuis des années
00:58:52des décennies
00:58:53hier les Allemands
00:58:53ont dit
00:58:53stop terminé
00:58:55et on leur donne
00:58:55les clés à eux
00:58:56non ils ont fait
00:58:57à peu près 44%
00:58:58des voix
00:58:59donc la majorité
00:59:00heureusement
00:59:00dans le land
00:59:00des Allemands
00:59:01ne sont pas
00:59:02avec eux
00:59:02et avec elles
00:59:03ça reste massif
00:59:04quand même
00:59:04ils ont gagné
00:59:07ils ont gagné
00:59:07l'élection
00:59:08ils ont gagné
00:59:09l'élection
00:59:10et je pense
00:59:10qu'il faut quand même
00:59:10rappeler
00:59:11il ne faut pas
00:59:11tourner autour du pot
00:59:12l'AFD allemande
00:59:14est un parti nazi
00:59:15les cadres
00:59:16font des saluts
00:59:16nazis
00:59:17c'est un parti
00:59:18antisémite
00:59:19raciste
00:59:19qui veut exclure
00:59:20les gamins handicapés
00:59:20de l'école
00:59:21qui professent
00:59:22la remigration
00:59:23c'est-à-dire des millions
00:59:24d'allemands
00:59:24qui ont des origines
00:59:25étrangères
00:59:26sur X génération
00:59:27qui seraient expulsés
00:59:28du pays
00:59:29c'est un parti politique
00:59:31dont plusieurs cadres
00:59:31appartiennent
00:59:32à des organisations
00:59:33d'extrême droite
00:59:33interdites
00:59:34par les services
00:59:35de renseignement
00:59:36et la cour fédérale
00:59:37constitutionnelle allemande
00:59:37c'est un parti nazi
00:59:39ou néo-nazi
00:59:39selon les deux tendances
00:59:40qui s'y amusent
00:59:42dans son sein
00:59:43ça n'a pas gêné
00:59:4444% des électeurs
00:59:46et c'est sans doute pas
00:59:46uniquement pour ça
00:59:47qu'ils ont voté pour eux
00:59:48j'espère
00:59:51que c'est pas uniquement pour ça
00:59:52que vient de nous expliquer
00:59:53je pense qu'il faut se battre
00:59:54évidemment
00:59:54il faut se battre
00:59:55à tous les niveaux
00:59:56d'ailleurs la gauche
00:59:57n'a pas perdu
00:59:58sur son score
00:59:58c'est avant tout
00:59:59le centre droit
00:59:59qui s'est effondré
01:00:00dans cette élection
01:00:01vous l'avez dit
01:00:01c'est la CDU
01:00:02et le FDP
01:00:03donc crétins démocrates
01:00:04et libéraux
01:00:04qui se sont effondrés
01:00:05en son profit
01:00:05mais en revanche
01:00:06hier
01:00:07votre collègue
01:00:08monsieur Tanguy
01:00:09du Rassemblement National
01:00:10il était à France Info
01:00:11et nous a raconté
01:00:12qu'il ne fallait pas
01:00:13diaboliser l'AFD
01:00:14donc moi je veux bien
01:00:15qu'on nous dise
01:00:15le RN s'éloigner en 2024
01:00:16mais évidemment
01:00:17il s'est rapproché
01:00:17hier après-midi
01:00:18alors entre héritiers
01:00:19des Waffen SS
01:00:20peut-être que ça crée des liens
01:00:21mais enfin
01:00:22au bout d'un moment
01:00:23je suis désolé
01:00:24l'AFD est un parti néo-nazi
01:00:25qui entretient depuis hier
01:00:26à nouveau des relations
01:00:27de proximité
01:00:28avec le RN français
01:00:29précision courte
01:00:30de Philippe Ballard
01:00:30et puis ensuite
01:00:31Pierre-Augulias
01:00:32Jean-Philippe
01:00:32n'était pas sur France Info
01:00:33sur France Inter
01:00:34mais enfin peu importe
01:00:35non mais on ne diabolise pas
01:00:37les électeurs
01:00:38qui ont voté pour l'AFD
01:00:39pour ce que je vous ai expliqué
01:00:40la question c'était
01:00:41les cadres de l'AFD
01:00:42on répond
01:00:42parce que
01:00:43ce sont
01:00:44c'est visiblement un parti
01:00:45qui a pu agréger
01:00:46des préoccupations
01:00:48qui sont en Allemagne
01:00:49qui sont en France
01:00:49qui sont dans beaucoup
01:00:50de pays de l'Union Européenne
01:00:51et auxquels
01:00:52les partis traditionnels
01:00:53n'ont pas répondu
01:00:54et alors vous
01:00:55et les filles
01:00:56là c'est le monde inconnu
01:00:58c'est voilà
01:00:58le Venezuela sans le pétrole
01:01:00Cuba sans le soleil
01:01:00et une dictature
01:01:02qui s'annonce
01:01:02et le FMI à Bercy
01:01:03Pierre-Augulias
01:01:04et vous c'est l'Allemagne
01:01:04sur les bunkers
01:01:05on a bien compris
01:01:06beaucoup de tristesse
01:01:07beaucoup de tristesse
01:01:08décidément ce matin
01:01:08bah oui je suis désolé
01:01:10il y a des matins comme ça
01:01:11où parfois on se dit
01:01:12qu'on aurait mieux fait
01:01:12de rester dans son lit
01:01:13mais beaucoup de tristesse
01:01:16une partie de ma famille
01:01:17n'est pas revenue
01:01:17des camps de concentration
01:01:19quand je vois ce qui se passe
01:01:20là en Allemagne
01:01:21bien évidemment
01:01:22remonte à la surface
01:01:23tout ce que nous avons vécu
01:01:25quand je dis nous
01:01:25c'est la France
01:01:28parmi les propositions
01:01:30de l'AFD
01:01:30moi je reconnais
01:01:32des lois
01:01:33qui ont été celles
01:01:33du gouvernement de Vichy
01:01:35en 1940
01:01:35c'est pas la peine
01:01:36d'aller chercher
01:01:37les nazis allemands
01:01:38sur place
01:01:39dans ce domaine là aussi
01:01:40on est allé très loin
01:01:41en tant qu'historien
01:01:42moi je réagis
01:01:43en me disant
01:01:44que parfois
01:01:45l'histoire bégaye
01:01:46les nazis sont arrivés
01:01:48au pouvoir
01:01:48après la grande crise
01:01:50de 1929
01:01:51et là on a le sentiment
01:01:52qu'ils arrivent au pouvoir
01:01:55du fait de la faillite totale
01:01:57du libéralisme
01:01:58c'est l'échec
01:02:00d'un libéralisme
01:02:01pas seulement allemand
01:02:02mais plus largement européen
01:02:04Madame Thatcher disait
01:02:06il s'était aussi libéré
01:02:07du communisme
01:02:07quelques décennies plus tôt
01:02:08si je peux me permettre
01:02:09Pierre Rosulias
01:02:10en Allemagne de l'Est
01:02:10se fait erreur
01:02:11alors les choses sont plus compliquées
01:02:12parce que parmi les électeurs
01:02:14de l'AFD
01:02:14il y a des nostalgies
01:02:16de l'Union soviétique
01:02:17et qui trouvent très intéressant
01:02:18le rapprochement
01:02:19entre l'AFD
01:02:19et Coutinho
01:02:20mais vous ne nous expliquez pas
01:02:21que c'était mieux
01:02:21à cette époque là quand même
01:02:22si ?
01:02:22ah non du tout
01:02:23non je ne suis pas nostalgique
01:02:24non pas du tout
01:02:25j'ai aucune nostalgie
01:02:26dans ce domaine là
01:02:28mais ce que je tiens à dire
01:02:30c'est que
01:02:31si on n'apporte pas
01:02:33une réponse forte
01:02:35sur le logement
01:02:37sur la capacité des gens
01:02:39à se nourrir
01:02:40notamment quand ils sont travailleurs
01:02:42et qu'ils vivent
01:02:44toute la journée
01:02:45dans leur voiture
01:02:45demain
01:02:46on aura rigoureusement
01:02:48la même chose en France
01:02:50bah écoutez
01:02:51on le verra
01:02:51le débat politique
01:02:53il est lancé
01:02:54sur la campagne présidentielle
01:02:56en France
01:02:57dans ce contexte
01:02:57donc un petit peu particulier
01:02:58avec une situation économique
01:03:00qui est difficile
01:03:00on le voit
01:03:01il y a d'ailleurs
01:03:01plein de propositions
01:03:02des uns et des autres
01:03:03qu'on va passer en revue
01:03:04dans quelques instants
01:03:05avec notamment
01:03:05une piste étudiée
01:03:07par le gouvernement
01:03:08sur l'épargne salariale
01:03:09pour la taxer
01:03:10évidemment
01:03:11c'est pas une très bonne nouvelle
01:03:11pour le pouvoir d'achat
01:03:13des français
01:03:13Nicolas Bouzou
01:03:14l'économiste que vous connaissez
01:03:15nous rejoint dans quelques instants
01:03:16à tout de suite
01:03:19de nouvelles pistes
01:03:20à l'étude
01:03:21pour de nouvelles rentrées d'argent
01:03:22on vous dit lesquelles
01:03:23dans quelques instants
01:03:25et on entendra Nicolas Bouzou
01:03:26qui nous dira
01:03:26ce qu'il en pense
01:03:28de ça
01:03:28et des différentes propositions
01:03:30des uns et des autres
01:03:31propositions économiques
01:03:32dans cette campagne
01:03:33de plus en plus
01:03:33et ça part un petit peu
01:03:34dans tous les sens
01:03:35on va essayer de recadrer
01:03:35un petit peu les choses
01:03:36d'abord c'est Sonia Carnero
01:03:37qui recadre l'actualité
01:03:39avec pour commencer Sonia
01:03:40la vigilance canicule
01:03:41qui est encore en cours aujourd'hui
01:03:42maintenue jusqu'à demain matin
01:03:44dans les 6 départements
01:03:45concernés par la canicule
01:03:47Météo France annonce
01:03:48des températures
01:03:49pouvant attendre
01:03:50les 39 degrés
01:03:51aujourd'hui
01:03:52dans le sud-est du pays
01:03:53et sachez
01:03:54qu'hier
01:03:54à Lavour dans le Tarn
01:03:55le record national
01:03:56de chaleur
01:03:57en septembre
01:03:58a été battu
01:03:59avec une température
01:04:00relevée de 40,3 degrés
01:04:03un procès très attendu
01:04:04va s'ouvrir dans quelques heures
01:04:05le rugbyman argentin
01:04:06Frédérico Martín
01:04:07Arambourou
01:04:08avait été tué
01:04:09de plusieurs balles
01:04:10dans le centre de Paris
01:04:11après une altercation
01:04:12à la terrasse d'un bar
01:04:13c'était en 2022
01:04:15ces deux meurtriers
01:04:16présumés
01:04:17proches de l'extrême droite
01:04:18plaident la légitime défense
01:04:19ils encourt la réclusion criminelle
01:04:21à perpétuité
01:04:22présent au moment des faits
01:04:24son ami et associé
01:04:25livre le récit
01:04:26de cette soirée
01:04:28moi j'essaye d'intervenir
01:04:29mais comme je l'ai dit
01:04:30j'étais
01:04:31le cerveau qui était
01:04:31complètement bloqué
01:04:32donc je ne sers pas
01:04:33à grand chose
01:04:34et lui aussi tire
01:04:36donc lui il tire 6 fois
01:04:37et Bougier tire 4 fois
01:04:39en fait Frédérico
01:04:39après s'écroule
01:04:40sur la chaussée
01:04:41et donc moi après
01:04:43je la grippe
01:04:44et c'est à ce moment là
01:04:45où il me dit
01:04:46Sean appelle la police
01:04:47je vais mourir
01:04:48et c'est moi qui
01:04:49et mon cerveau
01:04:51et mon cerveau
01:04:52reconnecte
01:04:52à ce moment là
01:04:53je prends conscience
01:04:54à ce moment là
01:04:54de la gravité
01:04:55de la situation
01:04:55ils ont décidé
01:04:57d'avoir des armes sur eux
01:04:58ils ont décidé
01:04:58de les sortir
01:04:59ils ont décidé
01:04:59de les utiliser
01:05:00et de prendre l'avis
01:05:01de Frédérico
01:05:03sur l'actualité diplomatique
01:05:05le président coréen
01:05:07reçu aujourd'hui
01:05:07par Emmanuel Macron
01:05:08et on vient de l'apprendre
01:05:10il y a quelques minutes
01:05:10la France et la Corée du Sud
01:05:11vont investir
01:05:121 milliard d'euros
01:05:13dans les 5 prochaines années
01:05:15pour soutenir
01:05:16la filière de l'image
01:05:17annonce du président français
01:05:18à Saint-Paul-de-Vence
01:05:20dans le sud
01:05:21le sommet international
01:05:22lumière
01:05:22consacré à l'avenir
01:05:24du cinéma
01:05:24aux côtés du président sud-coréen
01:05:26le président sud-coréen
01:05:27qui est en visite en France
01:05:28notamment pour un renforcement
01:05:30de leur coopération
01:05:31Emmanuel Macron
01:05:32qui recevra également
01:05:33dans les prochains jours
01:05:34le président vietnamien
01:05:35ce n'est pas anodin
01:05:36l'ambition du président français
01:05:38est de renforcer
01:05:39une coalition
01:05:40face aux influences
01:05:41chinoises et américaines
01:05:42une image très forte
01:05:43maintenant
01:05:43et même saisissante
01:05:44d'un accident
01:05:45à Miami
01:05:46un accident
01:05:46vraiment pas commun
01:05:48l'accident de cet avion
01:05:50à Miami
01:05:50effectivement
01:05:51cette épaisse fumée
01:05:52ces flammes
01:05:52qui s'élèvent
01:05:53de cet avion cargo
01:05:54d'Amazon
01:05:55qui est sorti de piste
01:05:57à l'aéroport de Miami
01:05:58au moment de son atterrissage
01:06:00avant de percuter
01:06:01des véhicules
01:06:02de prendre feu
01:06:035 personnes ont été tuées
01:06:055 autres blessées
01:06:06une enquête a été ouverte
01:06:08une image qui impressionne
01:06:10beaucoup
01:06:10notamment vous
01:06:11Nicolas Bouzou
01:06:12qui êtes aussi pilote
01:06:13à ses heures
01:06:14en plus d'être économiste
01:06:15merci beaucoup Sonia
01:06:17mais bon
01:06:17ce n'est pas pour vos
01:06:18qualités de pilote
01:06:19qu'on vous reçoit ce matin
01:06:20c'est plus pour vos
01:06:21qualités d'économiste
01:06:22avec donc ces sujets
01:06:23qui sont sur la table
01:06:23regardez la une des échos
01:06:24ce matin
01:06:25des pistes gouvernementales
01:06:27pour essayer de récupérer
01:06:28un petit peu d'argent
01:06:29pour boucler
01:06:29le budget à venir
01:06:32et notamment
01:06:32l'épargne salariale
01:06:34un tour de vis
01:06:35serait en vue
01:06:36il y aurait également
01:06:37des visées
01:06:38sur les indemnités
01:06:39de départ
01:06:40quand on quitte
01:06:41un CDI
01:06:42voilà pour les pistes
01:06:43alors est-ce qu'il s'agit
01:06:45de révélation
01:06:45est-ce qu'il s'agit
01:06:46de ballon d'essai
01:06:46Matignon a réagi
01:06:48il y a quelques instants
01:06:48seulement c'est un tweet
01:06:50du Premier ministre
01:06:51qui dit que
01:06:52tout est sur la table
01:06:54et que rien
01:06:54n'est tranché
01:06:56les fuites
01:06:56qui circulent
01:06:57ne sont ni des annonces
01:06:58ni du ballon d'essai
01:06:59du gouvernement
01:07:00quand même Gaëtan
01:07:01nous ne démentirons pas
01:07:02chaque rumeur
01:07:03ce serait finir par dévoiler
01:07:04le budget en creux
01:07:05ces pistes
01:07:06si les échos les sortent
01:07:07elles sont aussi corroborées
01:07:08par d'autres sources
01:07:09évidemment
01:07:09qu'on parle de ces pistes là
01:07:12de quoi parle-t-on exactement ?
01:07:13bien évidemment
01:07:14tout est sur la table
01:07:14aujourd'hui
01:07:15l'objectif
01:07:15je vous le rappelle
01:07:16c'est de trouver
01:07:1728 milliards d'euros d'économie
01:07:19d'ici la fin de l'année
01:07:21donc ça veut dire quoi ?
01:07:22ça veut dire que
01:07:22effectivement
01:07:23on est en train
01:07:24de ratisser l'âge
01:07:25on est en train de voir
01:07:26là où on peut récupérer
01:07:27un milliard partiel
01:07:28et on voit là où ça crie le plus
01:07:29exactement
01:07:29et là
01:07:30le gouvernement estime
01:07:31tout simplement
01:07:32que si
01:07:33on taxait
01:07:34l'épargne salariale
01:07:35c'est-à-dire
01:07:36la participation
01:07:37l'intéressement
01:07:38mais également
01:07:39l'abondement
01:07:40des entreprises
01:07:41sur des dispositifs
01:07:42de retraite
01:07:43pour les salariés
01:07:44et bien
01:07:44on pourrait trouver
01:07:45effectivement
01:07:46un milliard d'euros
01:07:48c'est pas énorme
01:07:49en plus
01:07:51tout est bon à prendre
01:07:52encore une fois
01:07:53il nous faut 28 milliards
01:07:54mais effectivement
01:07:55dès qu'on peut récupérer
01:07:56un milliard par-ci par-là
01:07:57c'est le but
01:07:58après ça n'a vraiment pas
01:07:59dans le sens
01:08:00de ce qu'avait indiqué
01:08:01le gouvernement
01:08:02on rappelle
01:08:03que Matignon
01:08:04dans la voix
01:08:05de Sébastien Lecornu
01:08:06le Premier ministre
01:08:06indiquait qu'il n'y aurait
01:08:07pas de hausse d'impôt
01:08:08et là
01:08:10ce sont bel et bien
01:08:11des hausses d'impôt
01:08:12c'est-à-dire que
01:08:12d'une part
01:08:13c'est des hausses de cotisation
01:08:15oui mais ce sont des hausses d'impôt
01:08:16bien sûr
01:08:17tout à fait
01:08:18c'est-à-dire qu'on est en train
01:08:19de dire aux entreprises
01:08:21il faut que vous
01:08:22partagiez davantage
01:08:23le fruit de votre travail
01:08:25avec les salariés
01:08:26parce que c'est ça
01:08:27parce que les entreprises
01:08:29n'augmentent pas forcément
01:08:30les salaires
01:08:31mais redistribuent
01:08:32via ces mécanismes
01:08:34et demain
01:08:34on est en train de dire
01:08:35aux salariés
01:08:36qui finalement
01:08:38se réconfortent
01:08:39avec ces dispositifs
01:08:40et bien attention
01:08:41vous allez taxer
01:08:43on va vous prendre
01:08:44de l'argent
01:08:45sur ce dispositif
01:08:46c'est assez malhonnête
01:08:48Guillaume
01:08:48si Sébastien Lecornu
01:08:50a cru bon
01:08:51de rédiger ce tweet
01:08:52il y a quelques minutes
01:08:54c'est qu'on sent
01:08:55que sur le plan politique
01:08:56cette nouvelle
01:08:56n'a pas été très bien accueillie
01:08:57sans doute pour les raisons
01:08:58que vient nous expliquer
01:08:59Gaëtan
01:08:59oui c'est délicat
01:09:00parce qu'effectivement
01:09:01on a un budget
01:09:01qui va être construit
01:09:03en même temps
01:09:03on le voit
01:09:03qu'il y a plusieurs compétitions
01:09:05électorales parallèles
01:09:06bien sûr
01:09:06l'élection présidentielle
01:09:07la primaire socialiste
01:09:09avec place publique
01:09:10et le Premier ministre
01:09:11il sait très bien
01:09:11que le dernier budget
01:09:12il a tenu
01:09:13en tout cas
01:09:13il n'a pas été censuré
01:09:14parce que les socialistes
01:09:15avaient topé
01:09:16et que là
01:09:17il va retenter le coup
01:09:18mais ça semble plus compliqué
01:09:19parce que les socialistes
01:09:20seront en campagne
01:09:21alors il y a quelques voix
01:09:22divergentes
01:09:23qui d'ailleurs
01:09:23se réjouissent de le faire
01:09:25regardez François Hollande
01:09:26qui en fin de semaine
01:09:26avait dit
01:09:27je pense que les socialistes
01:09:28doivent discuter
01:09:28il faut construire un compromis
01:09:30donc c'est pas évident
01:09:31effectivement pour le Premier ministre
01:09:32qui marche sur des oeufs
01:09:33qui met un certain nombre
01:09:34de pistes sur la table
01:09:35mais très clairement
01:09:36il avait dit officiellement
01:09:37pas de hausse d'impôt
01:09:38ou alors des économies
01:09:39ce qui est certain
01:09:40c'est que l'argent
01:09:40va falloir le trouver quelque part
01:09:41Nicolas Bouzou
01:09:42c'est une façon de taxer encore
01:09:43et toujours le travail
01:09:44oui sans l'ombre d'un doute
01:09:45et ça va en plus
01:09:47à l'inverse de quelque chose
01:09:48qui est assez consensuel
01:09:49dans notre pays
01:09:49qui pourrait faire l'objet
01:09:50d'un consensus justement
01:09:51entre la droite et la gauche
01:09:52c'est l'idée de répartir
01:09:54les fruits de la croissance
01:09:55c'est-à-dire que l'épargne salarielle
01:09:56en effet
01:09:56Gaëtan Mélin l'a rappelé
01:09:57ça sert à dire
01:09:58au fond
01:09:59quand une entreprise réussit bien
01:10:01il est assez logique
01:10:02qu'il y ait des dispositifs incitatifs
01:10:04pour que les salariés
01:10:05puissent récupérer
01:10:06une part des profits
01:10:07donc c'était
01:10:08la grande idée
01:10:09du général de Gaulle
01:10:10la participation
01:10:11mais c'est quand même
01:10:12quelque chose
01:10:12qui peut faire consensus
01:10:14allez
01:10:14je dirais presque
01:10:16des communistes
01:10:17jusqu'aux libéraux
01:10:18vous voyez
01:10:18et donc je trouve
01:10:19vraiment extrêmement
01:10:20dommage
01:10:21de s'attaquer
01:10:23fiscalement
01:10:23à ça
01:10:24alors on comprend bien
01:10:25la situation
01:10:26du pauvre chef
01:10:27du gouvernement
01:10:28qui est en réalité
01:10:29dans une situation politique
01:10:30absolument impossible
01:10:32et qui ne peut
01:10:33et ce que je dis
01:10:34n'est pas désagréable
01:10:35envers lui
01:10:35parce que c'est quelqu'un
01:10:36de très bien
01:10:36mais il ne peut rien faire
01:10:37d'autre que de grosses bêtises
01:10:38en réalité
01:10:39et donc des grosses bêtises
01:10:40comme ça
01:10:40je pense que
01:10:42si jamais vous me faites
01:10:43l'honneur de me réinviter
01:10:44je pense qu'on en aura
01:10:45quelques-unes
01:10:46à commenter
01:10:47semaine après semaine
01:10:49donc c'est un peu
01:10:50désespérant
01:10:51on voit bien
01:10:51qu'on est en train
01:10:52d'arriver complètement
01:10:53au bout d'un système
01:10:54celui où on essaie
01:10:55moi j'ai vraiment
01:10:56l'impression
01:10:56quand j'entends ça
01:10:57de voir quelqu'un
01:10:58qui est face
01:10:59à plein de trous
01:10:59dans la coque
01:11:00et un pauvre matelot
01:11:01qui essaie comme ça
01:11:02et puis ça fuit toujours
01:11:03de plus en plus
01:11:03on est complètement
01:11:05là-dedans
01:11:05et écoutez
01:11:07à toute chose malheureux
01:11:08et bon
01:11:09essayons au moins
01:11:10de faire en sorte
01:11:10que ça débouche
01:11:11sur un débat
01:11:12sérieux sur ces sujets-là
01:11:13dans le cadre
01:11:14de l'élection présidentielle
01:11:14il faut expliquer peut-être
01:11:15Guillaume
01:11:15comment ça se passe
01:11:16quand on parle
01:11:16de ballon d'essai
01:11:17c'est très très courant
01:11:18dans le monde politique
01:11:19du côté gouvernemental
01:11:21on lâche comme ça
01:11:23des petites fuites
01:11:23à droite à gauche
01:11:24en tout cas
01:11:25quand la question
01:11:26est posée
01:11:27on nous répond
01:11:27sur
01:11:28je ne prends pas
01:11:29un exemple en particulier
01:11:29mais ça arrive
01:11:30quand on nous dise
01:11:30rien n'est exclu
01:11:32toutes les pistes
01:11:32sont étudiées
01:11:33donc ça permet
01:11:34de voir effectivement
01:11:34comment ça retombe
01:11:35et les différentes propositions
01:11:36qu'on a pu voir fleurir
01:11:37ces derniers jours
01:11:38ces dernières semaines
01:11:38c'est peut-être ça aussi l'idée
01:11:40c'est aussi une façon
01:11:40de voir avec les oppositions
01:11:42ou les partenaires
01:11:43de ce qui n'est pas
01:11:44une majorité
01:11:45mais ce qu'on qualifie
01:11:46de socle commun
01:11:46ce qui serait acceptable
01:11:48ou pas acceptable
01:11:49et au final effectivement
01:11:50il y aura une tentative
01:11:52de retirer ou pas
01:11:53certaines choses
01:11:53rappelez-vous
01:11:54il y en a un
01:11:54il n'y a pas survécu d'ailleurs
01:11:55c'était François Bayrou
01:11:56il avait mis quoi sur la table
01:11:57la suppression d'un jour férié
01:11:58il l'a supprimé
01:11:59il est tombé quand même
01:12:00ça arrive également
01:12:02dans un contexte difficile
01:12:03il y a des chiffres
01:12:04qui sont tombés
01:12:05Gaëtan
01:12:05sur les prévisions
01:12:06de hausse de salaire
01:12:07et ces chiffres
01:12:09ils ne sont pas très encourageants
01:12:09par rapport à la même place
01:12:11ces augmentations de salaire
01:12:13elles sont issues
01:12:14d'une négociation
01:12:15annuelle des salaires
01:12:17qui a eu lieu
01:12:18avant le pic inflationniste
01:12:20le pic inflationniste
01:12:21c'est-à-dire
01:12:22avant que l'inflation
01:12:23reparte à la hausse
01:12:24du fait de la guerre
01:12:26au Moyen-Orient
01:12:26et aujourd'hui
01:12:27eh bien
01:12:28on est très en dessous
01:12:30du niveau de l'inflation
01:12:32qui je le rappelle
01:12:32au mois d'août
01:12:33est à 2,4%
01:12:34ça veut dire quoi ?
01:12:36ça veut dire très concrètement
01:12:37qu'on va avoir
01:12:38une baisse
01:12:39du pouvoir d'achat
01:12:40des ménages
01:12:41qui va se confirmer
01:12:42c'est déjà le cas
01:12:43quand on regarde
01:12:44les chiffres
01:12:45les derniers chiffres
01:12:47qui ont été publiés
01:12:48donc oui
01:12:48ça ne va pas
01:12:49dans le bon sens
01:12:50et je voulais juste
01:12:51revenir sur ce point
01:12:52qui me semble
01:12:53très important
01:12:54sur justement
01:12:55la taxation
01:12:56de cette épargne salariale
01:12:57on nous dit
01:12:58que c'est pour
01:12:59financer la sécurité sociale
01:13:01la sécurité sociale
01:13:02qui aujourd'hui
01:13:03est déficitaire
01:13:04on ne nous parle plus
01:13:06maintenant
01:13:06de baisser le déficit
01:13:07de la sécurité sociale
01:13:08on va essayer
01:13:09de trouver
01:13:09des recettes
01:13:10supplémentaires
01:13:11donc au final
01:13:13il n'y a pas
01:13:14de mesures structurelles
01:13:16on ne s'attaque plus
01:13:17à la dépense
01:13:17on a quelque part
01:13:19renoncé
01:13:19à des mesures
01:13:21peut-être impopulaires
01:13:23mais en tout cas
01:13:23des mesures fortes
01:13:24de réduction
01:13:25de la dépense
01:13:26on cherche juste
01:13:27de nouvelles recettes
01:13:28vous êtes surpris
01:13:29Nicolas Bouzou
01:13:29par ces chiffres
01:13:30sur les salaires
01:13:31ou bien les entreprises
01:13:31sont dans un état d'esprit
01:13:32de toute façon
01:13:33qui est un état d'esprit
01:13:34d'extrême prudence
01:13:35je ne suis pas du tout surpris
01:13:36pour une raison simple
01:13:37vous aurez cette année
01:13:39à peu près 0,5% de croissance
01:13:41quelque chose comme ça
01:13:42et ces dernières années
01:13:43on était à 1% de croissance
01:13:44je suis désolé
01:13:45mais les salaires
01:13:46ne peuvent pas augmenter
01:13:46de 3%
01:13:47tout simplement
01:13:48parce que l'activité économique
01:13:49progresse tellement peu
01:13:50qu'elle ne génère pas
01:13:51suffisamment de richesse
01:13:52pour que les entreprises
01:13:54au sens global
01:13:55je ne parle pas
01:13:55de telle ou telle entreprise
01:13:56il y a peut-être
01:13:56des entreprises
01:13:57qui auraient pu aller plus loin
01:13:58en matière d'augmentation
01:13:59de salaire
01:13:59mais si je prends la moyenne
01:14:00de toutes les entreprises
01:14:01on ne peut pas aller plus loin
01:14:02donc là aussi
01:14:03si vous voulez
01:14:04ça doit nous renvoyer
01:14:05si on est un peu sérieux
01:14:06à des sujets un peu fondamentaux
01:14:07c'est-à-dire
01:14:08comment on rend
01:14:08notre économie
01:14:09plus compétitive
01:14:10comment on fait en sorte
01:14:11que les entreprises
01:14:12investissent davantage
01:14:13notamment dans les nouvelles technologies
01:14:14demain
01:14:15ça c'est absolument fondamental
01:14:16je ne sais pas
01:14:17si vous en parlerez
01:14:18mais on aura
01:14:18les nouveaux résultats
01:14:19du classement PISA
01:14:20par exemple
01:14:20la qualité
01:14:21de notre système éducatif
01:14:23il y a un lien
01:14:24ou alors je fais un lien
01:14:25en tout cas
01:14:26entre la qualité
01:14:27du système éducatif
01:14:28qui se dégrade
01:14:28et les salaires
01:14:29qui se dégradent aussi
01:14:30à tel point que
01:14:32je ne veux pas plomber
01:14:32l'ambiance
01:14:33c'est ce qu'Antoine Fouché
01:14:34raconte dans son nouveau livre
01:14:36qui est absolument remarquable
01:14:37aujourd'hui en France
01:14:38les salaires sont inférieurs
01:14:39à la moyenne
01:14:39des pays de l'OCDE
01:14:40vous voyez
01:14:41mais ça
01:14:42ça ne vient pas de nulle part
01:14:43et ce n'est pas lié
01:14:44aux milliardaires
01:14:44ou aux entreprises
01:14:45qui sont méchantes
01:14:46ou aux immigrés
01:14:46ou à je ne sais pas quoi
01:14:47c'est lié au fait que
01:14:48collectivement
01:14:49on ne génère pas suffisamment
01:14:50d'activité économique
01:14:51alors justement
01:14:52on va essayer de voir
01:14:54quelques positions politiques
01:14:56des uns et des autres
01:14:57qui sont sur la table
01:14:58dans cette campagne
01:15:00en commençant peut-être
01:15:01par Marine Le Pen
01:15:02parce qu'il y a eu
01:15:02cette déclaration
01:15:03vous avez peut-être lu
01:15:04certainement
01:15:05déclaration de Philippe Aguillon
01:15:06ce week-end
01:15:07sur la situation économique
01:15:09prix Nobel d'économie
01:15:10on le rappelle
01:15:10alors c'est intéressant
01:15:11ce qu'il dit
01:15:11parce qu'il dit
01:15:11Marine Le Pen
01:15:12en fait elle fait semblant
01:15:12elle fait semblant
01:15:13d'être raisonnable
01:15:15elle annonce vouloir
01:15:15inscrire la règle d'or
01:15:16dans la constitution
01:15:17c'est-à-dire
01:15:17ne pas aller au-delà
01:15:19d'un certain niveau
01:15:19de déficit
01:15:21voire l'équilibre
01:15:22et en même temps
01:15:22elle refuse de bouger
01:15:23sur les retraites
01:15:25est-ce que
01:15:26c'est un constat
01:15:27que vous partagez ?
01:15:28Complètement
01:15:29regardez
01:15:29Marine Le Pen
01:15:30a dit l'autre jour
01:15:31devant les dirigeants
01:15:31d'entreprise du MEDEF
01:15:33je vais réduire
01:15:35la dépense de l'État
01:15:36de 125 milliards d'euros
01:15:38sur le quinquennat
01:15:40d'accord
01:15:41c'est absolument gigantesque
01:15:43sachant que
01:15:44chez certains de vos confrères
01:15:45elle avait expliqué
01:15:46qu'elle ne diminuerait pas
01:15:47le nombre de fonctionnaires
01:15:48par exemple
01:15:48parce que c'était
01:15:49un truc de droite
01:15:51très bien
01:15:51c'est parfaitement légitime
01:15:53elle a parfaitement droit de fonctionnaires
01:15:54pas forcément sur la main
01:15:55je crois comprendre ça en effet
01:15:58voilà deux positions
01:16:00absolument contradictoires
01:16:01alors vous pouvez être contradictoire
01:16:03en période de campagne électorale
01:16:04ça il n'y a aucun problème
01:16:06les contradictions s'ajoutent
01:16:07mais Marine Le Pen
01:16:08est très favorite
01:16:09il est donc tout à fait possible
01:16:10qu'elle soit présidente
01:16:11de la République dans un an
01:16:12là en revanche
01:16:13la contradiction
01:16:14quand vous êtes face au réel
01:16:15ne fonctionne plus
01:16:16et donc nous allons
01:16:17au devant de désillusions
01:16:19et de problèmes
01:16:20donc il faudra typiquement
01:16:21que le Rassemblement National
01:16:23éclaircisse un peu ça
01:16:24et nous disent
01:16:24125 milliards d'euros
01:16:26très bien
01:16:26je suis super pour la réduction
01:16:28de la dépense publique
01:16:29vous savez
01:16:29voilà
01:16:30mais là ce sont des montants
01:16:31sur l'Etat
01:16:32c'est pas la Sécu
01:16:33qui sont gigantesques
01:16:35sans réduire le nombre
01:16:36de fonctionnaires
01:16:38c'est pas mettre fin
01:16:39à l'immigration
01:16:39qui va apporter
01:16:40125 milliards d'euros
01:16:41il faut quand même être clair
01:16:42donc là il va falloir
01:16:43que le débat
01:16:43aille un peu en profondeur
01:16:44la contradiction
01:16:45face au réel
01:16:46chapitre 2 maintenant
01:16:47avec Jean-Luc Mélenchon
01:16:48là aussi
01:16:48Philippe Aguillon
01:16:49il dit sur la dette
01:16:50Jean-Luc Mélenchon
01:16:51dit absolument
01:16:52n'importe quoi
01:16:53et dire en fait
01:16:55si on annule ses dettes
01:16:56l'Etat perdra d'une main
01:16:57ce qu'il aura gagné
01:16:59de l'autre
01:16:59tout en détruisant l'euro
01:17:00en gros
01:17:01avec des conséquences
01:17:02qui seront beaucoup plus lourdes
01:17:02que ça
01:17:03c'est votre avis aussi là-dessus ou pas ?
01:17:04complètement
01:17:05je suis désolé
01:17:05j'apporte pas beaucoup de contradictions
01:17:06c'est pas très télévisuel
01:17:07je suis d'accord
01:17:08non mais
01:17:10en fait
01:17:10pour qu'on annule la dette
01:17:11qui est détenue
01:17:12par la Banque Centrale Européenne
01:17:13il faudrait bien évidemment
01:17:15que tous les pays
01:17:15membres de la zone d'euros
01:17:17soient d'accord
01:17:17parce que c'est une copropriété
01:17:19la Banque Centrale Européenne
01:17:21vous imaginez que
01:17:22je parle pas des Allemands
01:17:24mais que
01:17:25allez les Espagnols
01:17:26les Portugais
01:17:27les Grecs
01:17:28les Italiens
01:17:29les Italiens
01:17:30qui ont fait
01:17:30et qui ont réussi
01:17:31à rétablir la situation
01:17:34de leurs finances publiques
01:17:35disent
01:17:35ah bah oui
01:17:36ok
01:17:37on accepte de faire faillite
01:17:38tous ensemble
01:17:39parce que c'est ça
01:17:40de faire faillite
01:17:40sur une partie de la dette
01:17:41parce que
01:17:42les Français
01:17:43sont pas capables
01:17:44de faire ce qu'on a fait
01:17:45et parce que
01:17:46si c'est Jean-Luc Mélenchon
01:17:47qui est président de la République
01:17:48et ils ont élu quelqu'un
01:17:50qui dit
01:17:50alors qui dit d'ailleurs
01:17:51c'est assez contradictoire
01:17:52parce qu'il dit d'un côté
01:17:52il n'y a pas de problème
01:17:53de l'aide publique
01:17:53et de l'autre
01:17:54c'est les milliardaires
01:17:55qui vont payer
01:17:55donc il faudrait savoir
01:17:57là aussi il va falloir
01:17:58un peu de cohérence
01:17:59donc non
01:18:00je crains
01:18:00que Philippe Aguillon
01:18:01ait raison
01:18:03sur
01:18:03on continue comme ça
01:18:04à égrener un petit peu
01:18:06ce que disent les uns
01:18:06et les autres
01:18:06parce que c'est au coeur
01:18:07du débat actuel
01:18:08il y a un débat
01:18:10qui a été relancé
01:18:11par François Hollande
01:18:11sur la TVA
01:18:12la hausse de TVA
01:18:13alors il se trouve
01:18:13qu'il avait annulé
01:18:14cette mesure en 2012
01:18:15quand il est arrivé
01:18:15que Nicolas Sarkozy
01:18:16venait de faire voter
01:18:17par le gouvernement Fillon
01:18:18mais aujourd'hui
01:18:20il a changé d'avis
01:18:20manifestement
01:18:21et il est favorable
01:18:23à la TVA sociale
01:18:23mais on entend aussi
01:18:24des économistes
01:18:25qui disent
01:18:25c'est une fausse bonne solution
01:18:27quel est votre avis ?
01:18:28Je trouve que la proposition
01:18:29de François Hollande
01:18:29est quand même intelligente
01:18:31et courageuse
01:18:31elle est courageuse déjà
01:18:32parce que c'est pas facile
01:18:33de dire qu'il faut augmenter
01:18:34la TVA
01:18:35personne n'a envie
01:18:35d'entendre ça
01:18:36mais c'est intelligent
01:18:37François Hollande aime bien
01:18:38les hausses d'impôts
01:18:39on l'a vu pendant
01:18:40son quinquennat
01:18:42moi je n'aime pas
01:18:43mais
01:18:45le seul impôt
01:18:46aujourd'hui en fait
01:18:46qu'on puisse augmenter
01:18:48et qu'il rapporte de l'argent
01:18:48en vérité c'est la TVA
01:18:49il n'y en a pas d'autre
01:18:50si vraiment
01:18:51on veut augmenter les impôts
01:18:52il n'y en a qu'un seul
01:18:53qui peut rapporter de l'argent
01:18:54et réduire le déficit
01:18:56c'est la TVA
01:18:57et donc je trouve
01:18:57que de ce point de vue là
01:18:58François Hollande
01:18:59au moins
01:18:59n'est pas en train
01:19:00de raconter des histoires
01:19:01aux français
01:19:01en disant
01:19:02on va taxer
01:19:03telle catégorie de la population
01:19:04et ça va nous rapporter de l'argent
01:19:05au moins
01:19:05il met un sujet
01:19:08légitime
01:19:08et intelligent sur la table
01:19:09et d'ailleurs
01:19:11quand on regarde
01:19:11la moyenne européenne
01:19:12justement
01:19:13de notre taux
01:19:14qui est à 20
01:19:15on est plutôt à 25-27%
01:19:17donc c'est pas complètement
01:19:18illogique
01:19:19et puis l'idée de François Hollande
01:19:20c'est d'utiliser
01:19:21cette TVA sociale en plus
01:19:23donc ce taux de TVA
01:19:24supplémentaire
01:19:25pour réduire
01:19:26les cotisations salariales
01:19:28ce qui permettrait
01:19:29de rapprocher le brut du net
01:19:30et donc forcément
01:19:31de donner davantage
01:19:32de pouvoir d'achat
01:19:33aux salariés
01:19:34et Olivier Faure
01:19:35ce matin sur notre antenne
01:19:36a comparé François Hollande
01:19:38à Edouard Philippe
01:19:40évidemment
01:19:41à cause de cette
01:19:42à François Fillon
01:19:44pardon
01:19:45merci de me reprendre
01:19:47parce que François Fillon
01:19:49a fait un poste sur X
01:19:50pour souligner
01:19:52qu'effectivement
01:19:52François Hollande
01:19:53reprenait ce qu'il avait
01:19:54lui-même annulé
01:19:55quelques
01:19:55alors il y a
01:19:57une dernière proposition
01:19:58ou salle de proposition
01:19:59que je voulais vous soumettre
01:20:00parce qu'il y a le livre
01:20:00de Sarah Knafow
01:20:01qui sort également
01:20:02qui s'appelle
01:20:02Le casse du siècle
01:20:04et qui démarre assez fort
01:20:06on voit que les gens
01:20:07évidemment lisent
01:20:09ce qu'elle écrit
01:20:09Sarah Knafow
01:20:10proche d'Éric Zemmour
01:20:11elle, elle dit
01:20:12130 milliards en moins
01:20:14c'est à peu près le chiffre
01:20:15que donne Marine Le Pen
01:20:16mais elle, elle dit
01:20:16800 000 fonctionnaires
01:20:18qui seraient supprimés
01:20:20également la fin de l'aide
01:20:20de développement
01:20:21suppression de l'impôt
01:20:22sur les successions
01:20:23est-ce que cette batterie
01:20:24de mesures
01:20:24évidemment c'est un remède
01:20:26un peu choc
01:20:26pour la France
01:20:28est-ce que c'est une série
01:20:29de mesures
01:20:29qui vous semblent
01:20:30aller dans le bon sens
01:20:31ou pas ?
01:20:32Alors déjà
01:20:32elle a le mérite
01:20:33de le documenter
01:20:34très précisément
01:20:34ce que ne fait pas
01:20:35Marine Le Pen
01:20:35et puis
01:20:36je vais lire le livre
01:20:38de Sarah Knafow
01:20:38je vais le lire
01:20:40en l'occurrence
01:20:41parce que ça m'intéresse
01:20:42mais je crois comprendre
01:20:44que quand elle parle
01:20:44de ses montants
01:20:45c'est l'État
01:20:45et la sécurité sociale
01:20:47oui mais ça représente
01:20:49quasiment
01:20:50les mêmes montants
01:20:50si vous voulez
01:20:51donc en termes
01:20:53de crédibilité
01:20:54ça me semble
01:20:55beaucoup plus crédible
01:20:57et documenté
01:20:57à ce stade
01:20:59que ce que propose
01:21:00Marine Le Pen
01:21:00après moi oui
01:21:01je pense que
01:21:03l'ajustement budgétaire
01:21:04doit se faire
01:21:05en très grande partie
01:21:06en France
01:21:06par la dépense publique
01:21:08tout simplement
01:21:09parce que nous avons
01:21:09les prélèvements obligatoires
01:21:10les plus élevés au monde
01:21:11et la dépense publique
01:21:13et la dépense sociale
01:21:14la plus élevée au monde
01:21:15donc c'est cette voie
01:21:16qui me semble
01:21:17le plus logique
01:21:17et le plus efficace
01:21:18d'emprunter
01:21:18l'éclairage de Nicolas Bouzou
01:21:21au milieu de cette foire
01:21:22aux propositions économiques
01:21:24merci beaucoup
01:21:25vous restez sur BFM TV
01:21:26évidemment parce que
01:21:27dans quelques instants
01:21:28Roselyne Dubois
01:21:28et Christophe Delay
01:21:29font leur retour
01:21:29nous ce sera demain
01:21:30salut
01:21:30Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:31et Christophe Delay

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