- il y a 2 mois
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
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00:00:02Générique
00:00:11Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct.
00:00:13Dans quelques instants, on va se demander comment sauver ou tenter de le faire le pouvoir d'achat des Français.
00:00:19Mais d'abord, on va revenir avec vous, Valérie Bertrand, sur une affaire terrible qu'on a apprise ce matin
00:00:24assez tôt.
00:00:25Ce sont des corps, quatre corps d'une même famille, qui ont été découverts près de Besançon.
00:00:31Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus sur cette affaire dramatique, sur ces quatre corps
00:00:35?
00:00:35Il y a deux corps d'enfants.
00:00:35Oui, exactement. C'est un drame qui s'est déroulé à Gilles.
00:00:38C'est une petite commune, 1000 habitants. On est à 45 minutes au nord de Besançon.
00:00:42Selon les premiers éléments de l'enquête, c'est un père de famille qui contacte l'un de ses proches
00:00:46hier soir
00:00:46pour lui indiquer qu'il a tué ses deux enfants de 6 et 10 ans, ainsi que son ex-belmeur,
00:00:53donc la mère de son ex-compagne.
00:00:54Cet homme venait de se séparer de la mère de ses enfants.
00:00:57Au téléphone aussi, il indique qu'il a l'intention de mettre fin à ses jours.
00:01:01Le proche appelle les autorités. Les gendarmes arrivent rapidement sur place.
00:01:04Et c'est là qu'ils font la terrible découverte.
00:01:06Le corps sans vie des deux petits garçons, 6 et 10 ans, dans une voiture et dans un mobilhome à
00:01:11proximité.
00:01:12Le corps de l'ex-belmeur de cet homme, âgé de 74 ans, et ce quadragénaire, 42 ans, qui s
00:01:18'est visiblement donné la mort.
00:01:19Tous ont été tués par arme à feu.
00:01:22Il y a une trentaine de gendarmes, une cinquantaine de pompiers qui ont été dépêchés sur place hier soir.
00:01:28Les techniciens en investigation criminelle ont passé la nuit sur place à faire des constatations.
00:01:32Bien sûr, on est qu'au tout début de l'enquête.
00:01:34C'est la piste du drame familial qui est donc privilégiée.
00:01:37L'enquête devra dire le mobile exact de ce drame.
00:01:40Mais on pense déjà effectivement à de possibles violences vicariantes.
00:01:44Le fait de faire du mal ou d'aller jusqu'à tuer ses enfants pour faire souffrir l'autre parent,
00:01:50généralement ça arrive dans des cas de séparation.
00:01:52Ça arrive aussi parfois après des violences conjugales.
00:01:55Alors, on reste prudent.
00:01:56On ne sait pas si c'était le cas dans cette affaire précisément.
00:01:59Là, on parle d'un possible infanticide.
00:02:01Souvent, ces violences se manifestent par des violences physiques, sexuelles ou psychologiques.
00:02:05On ne sait pas si le père était connu de la justice et s'il avait des antécédents judiciaires.
00:02:09Violence vicariante, voilà, pour ce terme que vous entendez peut-être pour la première fois ce matin,
00:02:14alors que c'est un phénomène bien connu chez les psys.
00:02:18On imagine que l'émotion dans la commune est très forte.
00:02:20Exactement.
00:02:20Le maire de la commune s'est rendu sur place hier vers minuit.
00:02:24Il a réuni un conseil extraordinaire de la mairie pour prévenir, alerter ses collègues sur le drame qui s'était
00:02:29noué.
00:02:30Dans un communiqué, il a cette phrase.
00:02:31« Ce 2 septembre restera à jamais gravé dans ma mémoire. »
00:02:35Le maire qui indique qu'une cellule psychologique, bien sûr, a été mise en place dans l'école des deux
00:02:39enfants.
00:02:39On rappelle leur jeune âge, 6 et 10 ans.
00:02:41On est au lendemain de la rentrée scolaire.
00:02:43On peut imaginer l'émotion, évidemment, des enseignants.
00:02:46D'ailleurs, dès ce matin, un petit peu avant 8h, avant la reprise des cours,
00:02:49le maire s'est rendu à l'école pour tenir une réunion.
00:02:51Nous devons être particulièrement attentifs aux élèves et aux professeurs
00:02:54qui pourraient être profondément affectés par cette tragédie.
00:02:57Merci beaucoup, Mélanie, pour ces informations sur ce fait divers terrible, évidemment, qu'on a appris ce matin.
00:03:03On va revenir maintenant à la campagne électorale avec le sujet numéro 1 pour les Français.
00:03:06C'est la question du pouvoir d'achat.
00:03:09On va retrouver Jérémy Brossard qui est en direct dans les rues sur cette question.
00:03:14Vous croisez de nombreux Français depuis ce matin et vous leur posez des questions sur leur pouvoir d'achat.
00:03:19Et en gros, ils constatent tous, Jérémy, que ça n'en finit plus de baisser.
00:03:25Oui, des dépenses qui augmentent et des salaires qui ne suivent pas, des arbitrages toujours plus difficiles.
00:03:30Et d'ailleurs, quand on demande aux personnes qu'on a rencontrées ce matin
00:03:33quels arbitrages, quelles pistes d'économie à faire pour boucler le prochain budget,
00:03:37on sent un certain embarras avec le sentiment, au fond, qu'il n'y a pas de bonne solution.
00:03:41Augmenter les impôts, ce serait évidemment gréver le pouvoir d'achat.
00:03:44Et même chose si on devait couper certaines aides.
00:03:47Écoutez ces quelques paroles de Français que nous avons recueillies ce matin avec Valentin Rivoli.
00:03:52Le peuple, il peut faire plus d'efforts, mais aussi il ne faut que des deux parties.
00:03:56Il faut aussi le gouvernement, par exemple, diminuer les salaires des députés.
00:04:00Ils ont des avantages. Qu'est-ce qu'ils rapportent ? Je ne sais pas. Ils ne rapportent rien.
00:04:05Moi, je suis prête à faire des efforts pour que la société fonctionne bien et qu'on n'arrive pas
00:04:10à une rupture.
00:04:11Je ne suis pas prêt à payer moins d'impôts, mais si ça sert aux autres.
00:04:15Ce qui me désolait un peu, c'est de parfois en payer et avoir l'impression que ça va juste
00:04:20pour les intérêts de la dette.
00:04:22Mais voilà, il faut qu'on en fasse. Donc je suis prête à en faire.
00:04:27Vous l'avez entendu, certains sont prêts à faire des efforts. On pense évidemment aux retraités.
00:04:32L'idée a été lancée dans le débat par le ministre de l'Économie à la fin du mois d
00:04:36'août.
00:04:36On a croisé tout à l'heure une retraitée. On lui a demandé alors un effort supplémentaire.
00:04:40Elle a levé les yeux au ciel. Elle a dit si ça continue, je vais finir par faire la manche.
00:04:44Elle n'a pas voulu nous le dire face à la caméra. Mais ça résume, ça illustre assez bien au
00:04:48fond le sentiment d'appauvisement qui est assez généralisé.
00:04:53Ce n'est pas qu'un sentiment. D'ailleurs, c'est confirmé par les chiffres qu'on va voir sur
00:04:56la baisse du pouvoir d'achat.
00:04:58Chiffres qu'on va vous rappeler sur le pouvoir d'achat qui est en baisse l'année dernière.
00:05:01C'était déjà le cas et ça continue depuis le début de l'année.
00:05:04Il y a aussi l'inflation qui remonte. Gaëtan, le problème, c'est que ces chiffres, quand on regarde les
00:05:08perspectives,
00:05:09ça ne risque pas de s'améliorer avec la hausse des prix de l'énergie et sans doute la hausse
00:05:12des produits alimentaires.
00:05:13Oui. Alors pour les produits alimentaires, normalement, ce n'est pas pour tout de suite.
00:05:17Parce qu'encore une fois, les prix alimentaires dépendent d'une négociation qui débute en fin d'année
00:05:23et qui se met en place à partir du 1er mars.
00:05:25Et pour le moment, finalement, le gouvernement tient bon et ne cède pas à la pression des industriels pour rouvrir
00:05:31ces négociations.
00:05:32Tant qu'il n'y a pas de renégociation, il n'y aura pas de hausse des prix alimentaires.
00:05:36Mais vous l'avez dit, la grosse pression aujourd'hui, ce sont les prix de l'énergie,
00:05:40notamment les carburants qui pèsent pour beaucoup de ménages français,
00:05:44parce qu'ils utilisent leur voiture pour aller travailler, pour emmener les enfants à l'école.
00:05:49La hausse de l'énergie, c'est plus 16,7%, même si on a une inflation qui est, entre guillemets,
00:05:56à seulement 2,4% au global.
00:05:58On voit bien aujourd'hui, quand les Français parlent d'arbitrage, c'est ça.
00:06:03C'est-à-dire ces dépenses contraintes, vous pouvez effectivement diminuer votre consommation de carburant
00:06:09en roulant moins, en roulant moins vite, mais de toute façon, vous avez besoin de votre véhicule,
00:06:14en tout cas pour la majorité des Français aujourd'hui.
00:06:16Donc on n'a pas le choix.
00:06:17Donc ça veut dire que c'est de l'autre côté.
00:06:19Et puis, il y a un autre élément qui est important, c'est que quand on regarde les chiffres,
00:06:23le revenu disponible brut des ménages français aujourd'hui,
00:06:28eh bien, il a progressé de 0,5%, alors que si on prend globalement l'inflation,
00:06:33et sur le trimestre, on a une inflation qui est en hausse de 1%.
00:06:38Vous voyez bien la différence.
00:06:40Et d'ailleurs, des ménages français qui commencent à puiser dans leur épargne
00:06:44pour faire face à toutes ces dépenses.
00:06:46Et on voit, Guillaume Daré, que sur le plan politique, c'est la cadrature du cercle.
00:06:49Parce que comment expliquer aux Français qu'on va augmenter leur pouvoir d'achat,
00:06:52alors que tout le monde a bien compris qu'il y a, un, des contraintes budgétaires,
00:06:55et deux, des contraintes extérieures sur lesquelles on n'a pas la main ?
00:06:57Oui, et je crois que ça, cette fois-ci, les Français ont bien compris
00:06:59que dans cette campagne présidentielle, il ne pourra pas y avoir de promesses,
00:07:02ou en tout cas, de promesses avec l'argent des autres.
00:07:05Parce qu'ils ont bien compris qu'il y avait des contraintes budgétaires.
00:07:07Il y a évidemment les contraintes liées au conflit au Moyen-Orient,
00:07:11avec cette question évidemment du détroit d'Hormuz.
00:07:13On le voyait encore, le prix du baril de pétrole qui est remonté.
00:07:16Et donc, il y a une volonté, y compris du gouvernement,
00:07:18de mettre sur la pression, on disait, aux candidats, en leur disant
00:07:20« Votre campagne, il va falloir faire une campagne, sinon modeste.
00:07:23En tout cas, vous ne pourrez pas tout promettre. »
00:07:25Et c'est vrai que du côté des différents candidats,
00:07:28on voit que la question n'est pas tant aux promesses qu'aux économies aujourd'hui.
00:07:30C'est-à-dire, où est-ce qu'on peut faire des gains d'argent
00:07:33pour éventuellement les redistribuer ailleurs ?
00:07:34Julien Robert, ce n'est pas possible d'augmenter le pouvoir d'achat des Français,
00:07:38au moins de stopper cette baisse ?
00:07:40Je crois qu'il y a un mécanisme de paupérisation du pays.
00:07:43Si je mets de côté, je dirais des niches un peu privilégiées,
00:07:47mais la France décroche parce qu'elle décroche au niveau de la production,
00:07:51parce que nous avons un modèle social qui est trop cher à financer,
00:07:54qui est financé par la dette.
00:07:56Nous sommes trop faibles au plan économique.
00:07:58Et donc, il y a cette paupérisation globale.
00:08:01Et c'est pour ça que lorsqu'on parle, je dirais, d'équilibre des comptes,
00:08:04il faut d'abord revenir à l'économie.
00:08:05C'est-à-dire qu'il faut trouver les moyens d'investir pour créer de la croissance.
00:08:10Et c'est cette croissance qui nous permettra d'avoir les recettes fiscales
00:08:12qui nous permettront d'équilibrer notre modèle social et notre modèle tout court.
00:08:16Mais effectivement, je crois qu'il ne faut pas que les Français
00:08:19se bercent de fausses promesses ou de solutions magiques.
00:08:24On a un vrai problème sur la table.
00:08:27Actuellement, lorsque les esprits virtueux vous disent, par exemple,
00:08:29que la dette, on va la stabiliser avec un 3% de déficit,
00:08:34en réalité, elle va continuer à augmenter en volume.
00:08:36Ça veut dire concrètement quoi ?
00:08:37Ça veut dire que dans les années qui vont venir,
00:08:40on va se retrouver avec 120 milliards d'euros par an
00:08:42de charge de la dette
00:08:43et qu'en 2035, on sera à 150 milliards d'euros,
00:08:46c'est-à-dire la moitié du budget de l'État.
00:08:48Antoine Léomand, pour LFI, évidemment,
00:08:50vous parlez souvent de la taxation des plus aisés.
00:08:54Est-ce qu'il y a d'autres solutions possibles
00:08:56pour sortir de cette cadrature du cercle ou pas ?
00:08:58Oui, bien sûr. Il y en a plusieurs.
00:09:00Notamment l'augmentation des salaires
00:09:02qui est aussi une de nos mesures phares.
00:09:04Mais si les entreprises n'ont pas l'argent pour financer ça ?
00:09:06Précisément, c'est le sujet.
00:09:07C'est essayer de faire en sorte qu'y compris
00:09:09sur la taxation des entreprises
00:09:11et sur l'impôt des entreprises,
00:09:12on soit plus progressif.
00:09:13Parce qu'il n'est pas normal que les petites entreprises
00:09:16aujourd'hui payent facialement un taux d'imposition
00:09:18qui est plus important que certaines très grandes entreprises
00:09:20qui, par des jeux comptables,
00:09:22notamment les multinationales,
00:09:23vont fuir l'impôt et ne pas payer d'impôt en France.
00:09:26C'était le cas notamment du groupe Total, par exemple,
00:09:27qui disait « Ah, mais moi, je ne réalise pas de bénéfices en France. »
00:09:29C'est vrai ?
00:09:30Ah, c'est vachement vrai, oui.
00:09:31Les gens à la pompe qui vont chez Total,
00:09:33ils constatent que Total n'est pas en train de réaliser des bénéfices.
00:09:35Les prix sont plafonnés à la pompe.
00:09:36Non, non, non.
00:09:37C'est un jeu.
00:09:38C'est un jeu comptable.
00:09:39Quand Total a dit cela, pardonnez-moi,
00:09:41il faisait référence à 2025
00:09:43où effectivement...
00:09:45Total ne vend pas des services en France
00:09:46et ne fait pas de bénéfices.
00:09:47Pardon, mais en l'occurrence,
00:09:50il n'y avait pas de bénéfices.
00:09:51Là, vous êtes en train de dire en français
00:09:52que Total ne fait pas de bénéfices en France.
00:09:53Je ne vous dis pas à l'instant T,
00:09:55je vous parle de la référence de Total de 2025.
00:09:57Et en l'occurrence,
00:09:58il n'y avait pas de bénéfices sur le raffinage en 2020.
00:10:01Vous savez comment ils font ?
00:10:02Ils font des jeux comptables en disant
00:10:03ici on a perdu de l'argent,
00:10:04ici on en a gagné
00:10:05et notamment des jeux comptables
00:10:06en disant qu'ils ont perdu des actifs,
00:10:08qu'ils ont perdu de l'argent à un endroit
00:10:10pour dire
00:10:10ah non, mais moi je n'ai pas gagné d'argent en France
00:10:11donc je ne paye pas d'impôts.
00:10:13Et les gens qui payent des prix toujours plus chers à la pompe
00:10:14viennent s'entendre dire par le groupe Total
00:10:17qu'ils doivent payer 0% d'impôts
00:10:18alors que la petite boulangerie du quartier
00:10:20elle doit payer 25%.
00:10:21Qui trouve ça normal ?
00:10:23Je ne trouve pas ça normal.
00:10:28Sans se faire l'avocat Total,
00:10:29il faut expliquer,
00:10:29ils payent des impôts dans les pays
00:10:31je parle sous votre rôle
00:10:32dans lesquels ils gagnent de l'argent.
00:10:33Mais ça me fait très plaisir
00:10:34qu'ils payent des impôts ailleurs.
00:10:36Moi je veux qu'ils payent des impôts en France
00:10:37sur les bénéfices qu'ils réalisent en France.
00:10:38Ça c'est une mesure qui est facile à mettre en oeuvre.
00:10:40Vous imposez les entreprises
00:10:41et notamment les multinationales
00:10:42Mais ça sera le cas pour 2026.
00:10:43Sur la part de bénéfices qu'ils mettent en oeuvre.
00:10:44Ça sera le cas pour 2026.
00:10:45Du coup je n'ai pas pu dire
00:10:46ce que je disais sur l'augmentation des salaires
00:10:47parce que c'est ça le sujet.
00:10:48Quand vous augmentez les salaires
00:10:50et notamment quand vous augmentez le SMIC
00:10:51vous provoquez une augmentation générale des salaires
00:10:53il faut évidemment mettre en place des mesures
00:10:55sur les petites et moyennes entreprises
00:10:56pour faire en sorte qu'elles paient
00:10:58moins d'impôts sur leurs bénéfices.
00:11:00Mais par ailleurs quand vous faites ça
00:11:01vous faites aussi rentrer de l'argent
00:11:02par les cotisations
00:11:03dans les caisses de financement
00:11:04de la sécurité sociale et de la retraite.
00:11:06Ça c'est un modèle verteux.
00:11:07C'est un modèle qui permet à la fois
00:11:09de répondre aux questions de pouvoir d'achat
00:11:10et aux questions de financement
00:11:11des politiques sociales.
00:11:12L'avis d'un chef d'entreprise
00:11:14Nicolas Chabanne
00:11:15vous qui êtes fondateur de C'est qui le patron ?
00:11:17Alors évidemment
00:11:17c'est pas tout à fait une entreprise
00:11:18comme les autres.
00:11:19C'est qui le patron ?
00:11:20Mais bon sur ces questions évidemment
00:11:21de pouvoir d'achat
00:11:22vous êtes en première ligne.
00:11:25Qu'est-ce qu'il faut faire d'après vous ?
00:11:27Un seul mot
00:11:28et je représente d'abord
00:11:29les 15 millions de consommateurs
00:11:30derrière cette aventure.
00:11:32Il manque une chose depuis trop longtemps
00:11:34de la transparence.
00:11:35Aujourd'hui
00:11:36on ne peut plus entendre un discours
00:11:37qu'on a du mal à décoder
00:11:39à situer au bon endroit.
00:11:40Évidemment le discours politique
00:11:41il a besoin d'antagonisme
00:11:45et de confrontation.
00:11:45Mais dites-nous
00:11:47où va notre argent ?
00:11:48Il y a quelques minutes
00:11:49en venant ici
00:11:50la personne qui était avec moi
00:11:52dans la voiture me dit
00:11:53c'est incroyable ce rappel à l'histoire
00:11:56révolution française
00:11:57article 14 des droits de l'homme
00:12:01consentement à l'impôt
00:12:02avec devoir de dire précisément
00:12:04où va l'argent de l'État
00:12:06et comment sont structurées
00:12:08les défenses publiques
00:12:091789.
00:12:10Rappelons-nous peut-être
00:12:11que c'est la seule façon
00:12:13d'envisager la suite.
00:12:14Il n'y a pas un centime
00:12:15du budget annuel
00:12:17de l'État français
00:12:18qui ne sort pas
00:12:18de nos poches de citoyens.
00:12:19Le seul qui est finalement
00:12:21en bout de circuit
00:12:22et qui regarde
00:12:23un peu effrayé
00:12:24des choses ne pas fonctionner
00:12:25c'est directement
00:12:27les citoyens.
00:12:27Mettez-nous au cœur de l'histoire
00:12:28dites-nous où va notre argent.
00:12:30J'ai ramené, pardon
00:12:31je ne vais pas citer
00:12:32le nom de cette brique
00:12:32mais pour vous montrer
00:12:33que ça marche.
00:12:35Quand nous consommateurs
00:12:36on a créé un produit
00:12:37et qu'on a pu savoir
00:12:38exactement où chaque centime
00:12:39aller
00:12:40dans le détail
00:12:41on sait combien gagne
00:12:41le producteur
00:12:42combien gagne l'industriel
00:12:43combien gagne
00:12:45la grande distribution
00:12:46c'est devenu
00:12:47la brique de lait
00:12:47la plus vendue en France
00:12:48et c'est la marque nouvelle
00:12:50la plus vendue
00:12:50depuis 10 ans
00:12:51devant Coca
00:12:53devant
00:12:53Combien de briques vendues
00:12:54par an ?
00:12:55130 millions par an
00:12:56sans grande campagne
00:12:58de pub à la télé
00:12:58tout ça parce qu'on savait
00:13:03que l'argent
00:13:03servait d'abord
00:13:04aux producteurs
00:13:05et qu'on devenait
00:13:06acteurs de notre consommation.
00:13:07Pour vous ce n'est pas
00:13:08une question de salaire brut
00:13:09ou de salaire d'être
00:13:09vous ne dites pas
00:13:10il faut baisser les charges
00:13:10pour augmenter le net ?
00:13:11Première condition rapidement
00:13:12avant tout débat
00:13:14mettez en scène
00:13:15de la pédagogie
00:13:16dites-nous
00:13:17où va notre impôt
00:13:18notre argent
00:13:18les taxes
00:13:19on pourra s'associer
00:13:20plus facilement
00:13:21à des efforts
00:13:21si on comprend
00:13:22la confiance
00:13:23c'est d'abord
00:13:24la transparence.
00:13:24Ce n'est pas faux
00:13:25il y a aussi des propositions
00:13:26un peu plus macro
00:13:27qui sont faites
00:13:28et notamment de personnalités
00:13:29qui peuvent être surprenantes
00:13:31parfois
00:13:31Julien Aubert par exemple
00:13:32quand vous regardez
00:13:32ce que propose François Hollande
00:13:34qui est un homme de gauche
00:13:35qui se revendique comme tel
00:13:36en tout cas
00:13:36est-ce que
00:13:37quand il dit
00:13:38il faut augmenter la TVA
00:13:39il faut passer la retraite
00:13:40à 63 ans
00:13:41vous dites
00:13:41il est en train
00:13:42de se rapprocher
00:13:42de nos positions
00:13:43François Hollande
00:13:44Mais je ne crois pas que
00:13:45d'abord je voudrais rebondir
00:13:47sur le fait que
00:13:47pour qu'il y ait
00:13:48un consentement à l'impôt
00:13:49il faut qu'effectivement
00:13:50les gens comprennent
00:13:51la manière dont le système fonctionne
00:13:53et effectivement
00:13:53on a un problème
00:13:54notamment sur le modèle social
00:13:56sur les dépenses de retraite
00:13:57on parle beaucoup
00:13:58des cotisations
00:13:59et on ne se rend pas forcément compte
00:14:00de où va l'argent
00:14:01et qu'est-ce qui est financé
00:14:02par la dette
00:14:04Deuxièmement
00:14:04plus le problème augmente
00:14:06au plan budgétaire
00:14:07plus en réalité
00:14:08on va être obligé
00:14:09de prendre
00:14:10tous les ventailles de mesures
00:14:11c'est-à-dire que
00:14:11les gens qui vous disent
00:14:12on va faire payer les riches
00:14:13le problème d'abord
00:14:14c'est
00:14:15la première question
00:14:16c'est est-ce que c'est nous
00:14:16qui allons choisir
00:14:18le régime de minceur
00:14:19ou est-ce qu'on va se le faire
00:14:20imposer de l'extérieur
00:14:22une élection présidentielle
00:14:23c'est justement le moment
00:14:24pour le peuple
00:14:25de récupérer sa souveraineté
00:14:26d'ailleurs Bruno Retailleau
00:14:28hier a présenté
00:14:28des projets
00:14:29de ce point de vue-là
00:14:30mais je crois que c'est
00:14:31la première question
00:14:31il ne faut pas écouter
00:14:32si vous voulez
00:14:33tous les esprits moroses
00:14:34qui vous disent
00:14:34cette élection ne sert à rien
00:14:35les candidats ne me plaisent pas
00:14:37parce qu'à la fin
00:14:37il y aura bien des choix
00:14:39douloureux
00:14:39et deuxièmement
00:14:40effectivement
00:14:41et il y a un réalisme
00:14:42d'un grand nombre
00:14:44de forces politiques
00:14:44c'est que malheureusement
00:14:46c'est pas de gaieté
00:14:47qu'on augmente les impôts
00:14:48le même François Hollande
00:14:50on le disait
00:14:50qui quand il est arrivé
00:14:52au pouvoir
00:14:52avait supprimé
00:14:53la TVA sociale
00:14:54qui avait été votée
00:14:56par Nicolas Sarkozy
00:14:56au début de cette même année
00:14:57oui mais la TVA sociale
00:14:58il a changé d'avis
00:14:59elle était aussi payée
00:15:00par les troupes chinois
00:15:00elle n'avait pas que des
00:15:01moi j'aimerais bien expliquer
00:15:03ce que c'est que la TVA sociale
00:15:04parce que quand on entend
00:15:05TVA sociale
00:15:05on a l'impression
00:15:06que je sais pas quoi
00:15:06que c'est des cadeaux
00:15:07que c'est super
00:15:08TVA sociale
00:15:08ça sonne bien à l'oreille
00:15:09en fait c'est pas ça
00:15:10c'est une TVA patronale
00:15:11et plutôt une TVA grand patronale
00:15:13parce que c'est pour faire
00:15:14des réductions de cotisations
00:15:15qu'on vient financer
00:15:17non pas par le budget
00:15:19qui serait prélevé
00:15:19sur des cotisations
00:15:20mais en prélevant
00:15:21une partie du budget
00:15:22de l'Etat
00:15:23qui est financé par la TVA
00:15:25donc c'est pas social
00:15:25c'est une TVA antisocial
00:15:26à la limite
00:15:27puisque ça diminue
00:15:28le niveau des cotisations
00:15:29c'est pas comme ça
00:15:30on parle pas que des cotisations patronales
00:15:32on parle aussi des cotisations salariales
00:15:34pardon mais aujourd'hui
00:15:35il y a un problème
00:15:37pour monter le net
00:15:38pour monter le net
00:15:39donc l'objectif
00:15:40c'est de rapprocher
00:15:41le net du brut
00:15:42et donc ça va
00:15:43dans la poche du salarié
00:15:44mais non
00:15:45c'est pas mon objectif
00:15:46je n'ai pas d'objectif
00:15:47je ne fais pas de politique
00:15:47on est dans le système d'embrouille
00:15:49que décrivait à l'instant
00:15:50mon voisin
00:15:51mais si
00:15:51parce que le salaire brut
00:15:52c'est du salaire
00:15:53c'est pas parce qu'il est socialisé
00:15:54que c'est pas du salaire
00:15:55quand vous augmentez
00:15:56mais qu'est-ce qui tombe
00:15:56dans les poches des gens
00:15:57si vous me laissez finir une phrase
00:15:58si vous me laissez finir une phrase
00:15:59madame je vais vous le dire
00:16:00ne dites pas n'importe quoi
00:16:00non mais c'est vous qui dites n'importe quoi
00:16:01parce que si vous
00:16:02si vous rapprochez le brut du net
00:16:04comment on finance
00:16:05la sécurité sociale
00:16:06comment on finance
00:16:06par la TVA
00:16:08non non non
00:16:09c'est pas comme ça
00:16:10par la consommation
00:16:10il y a plein d'autres choses
00:16:12c'est chacun se finance
00:16:12non non
00:16:13c'est chacun se finance son truc
00:16:14non pas du tout
00:16:15exactement si
00:16:16vous allez aux Etats-Unis
00:16:17vous verrez parfaitement
00:16:17comment ça fonctionne
00:16:18et quand vous vous faites opérer
00:16:19quand vous vous faites opérer
00:16:20vous devez déposer des produits
00:16:22je voudrais juste
00:16:23non non
00:16:23je voudrais juste expliquer
00:16:25le salaire qui est versé
00:16:26d'accord
00:16:27le salaire c'est du salaire
00:16:28c'est du salaire brut
00:16:29sur ce salaire brut
00:16:30il y a une partie qui est prélevée
00:16:32pour financer
00:16:33la sécurité sociale
00:16:34l'assurance chômage
00:16:35qui sont des services publics
00:16:36donc ça revient d'une autre façon
00:16:37dans les poches des français
00:16:38c'est ce que vous dites
00:16:39qu'on ne paye pas
00:16:40par ailleurs
00:16:40avec des services privés
00:16:41et je le dis au passage
00:16:42quand on est passé au système
00:16:43de mutuelles par exemple
00:16:44les mutuelles
00:16:45c'est un prélèvement
00:16:45c'est un impôt privé
00:16:47obligatoire désormais
00:16:48pour financer la part
00:16:49qui n'est pas prise
00:16:49par la sécurité sociale
00:16:50nous on propose
00:16:51de revenir au 100% sécu
00:16:52le 100% sécu
00:16:53ça coûte moins cher
00:16:55aux salariés
00:16:55ça fait gagner du pouvoir d'achat
00:16:56donc ça n'a absolument aucun rapport
00:16:57il y a la TVA sociale
00:16:58c'est exactement le même rapport
00:16:59parce que vous avez tout enrouillé
00:17:01mais non
00:17:01les cotisations c'est 11% du PIB
00:17:03votre modèle social
00:17:04c'est 35% du PIB
00:17:05et bien donc
00:17:06donc à un moment donné
00:17:06il ne faut pas raconter n'importe quoi
00:17:08parce que sauf à quadrupler
00:17:09les contributions
00:17:10vous ne financerez pas
00:17:12votre modèle social
00:17:12vous ne m'avez pas bien entendu
00:17:13parce que précisément
00:17:14je parle de l'augmentation
00:17:1511-35
00:17:15tout le monde a compris
00:17:15la France insoumise
00:17:16c'est le seul mouvement politique
00:17:17de ce pays
00:17:18en capacité de gagner
00:17:19l'élection présidentielle
00:17:20qui propose
00:17:21l'augmentation du salaire brut
00:17:23l'augmentation du salaire brut
00:17:24ça augmente le net
00:17:25et ça fait rentrer
00:17:26davantage d'argent
00:17:27dans les caisses de l'Etat
00:17:27il y a évidemment
00:17:28cette question du pouvoir d'achat
00:17:29sur laquelle on va revenir
00:17:30un peu long de cette journée
00:17:33il ne nous reste pas
00:17:34beaucoup de temps
00:17:34vous augmentez le salaire brut
00:17:36vous proposez d'augmenter le salaire brut
00:17:37on propose effectivement
00:17:39oui
00:17:39que de travailler plus
00:17:40pour gagner plus
00:17:40oui mais d'augmenter le salaire brut
00:17:41ou d'augmenter juste le salaire net
00:17:43attendez
00:17:44quand vous voulez
00:17:44vous voulez profiter
00:17:46je voudrais profiter
00:17:47de votre présence
00:17:48sur ton élément
00:17:48si vous voulez le bien
00:17:49pour évoquer rapidement
00:17:50un autre sujet
00:17:50parce qu'hier soir
00:17:51il y a eu une déclaration
00:17:52assez marquante
00:17:53de Jean-Luc Mélenchon
00:17:54sur le voile islamique
00:17:56écoutez
00:17:57j'ai rencontré des femmes
00:18:00qui portaient le voile
00:18:01ou des femmes très croyantes
00:18:02et qui ne portaient pas le voile
00:18:03et des femmes qui n'étaient pas croyantes
00:18:05mais qui disaient
00:18:06chacun fait comme il veut
00:18:07et on a parlé
00:18:08j'ai donné mes arguments
00:18:09que j'avais à l'époque
00:18:10et puis au terme de la discussion
00:18:13en plus c'était des gens
00:18:14souvent qui étaient de mon bord
00:18:15quoi politiquement
00:18:16et puis pas cruche
00:18:18d'accord
00:18:19oui non mais
00:18:20il y a un voile
00:18:20mais il y a quelque chose dessous
00:18:21c'est un cerveau
00:18:22donc
00:18:23et bien
00:18:24j'ai été convaincu
00:18:25et j'ai changé d'avis
00:18:26je me suis dit
00:18:27j'ai fait une erreur terrible
00:18:29voilà
00:18:29on rappelle qu'en 2010
00:18:30il avait dit que
00:18:31le voile était un signe
00:18:32de soumission patriarcale
00:18:34c'est sur ses propos
00:18:34qu'il revient
00:18:35Antoine Leomand
00:18:36est-ce qu'il a bien fait
00:18:36de purger les choses hier ?
00:18:38oui bien sûr
00:18:38mais je pense que c'est
00:18:40un mouvement de débat
00:18:42qui existe dans la société
00:18:43sur c'est quoi le sens
00:18:44de la laïcité dans notre pays
00:18:45il y a beaucoup de gens
00:18:46et je dois dire
00:18:47j'en ai fait partie aussi
00:18:48dans ma jeunesse militante
00:18:49il y a beaucoup de gens
00:18:50qui pensent que la laïcité
00:18:51ça doit être
00:18:52une forme d'imposition
00:18:54d'une neutralité
00:18:55vous aussi vous avez changé d'avis
00:18:56vous auriez pu dire aussi ça
00:18:57le voile
00:18:58à une époque
00:18:58vous disiez ça
00:18:59le voile est un signe
00:19:01de soumission patriarcale
00:19:02ça fait partie des choses
00:19:04que j'aurais pu dire
00:19:04effectivement avant
00:19:05mais
00:19:07pourquoi vous êtes
00:19:08sur un élément
00:19:09quelque chose de si fondamental
00:19:10qu'est-ce qui vous a fait ?
00:19:11mais parce que
00:19:11quand je vois
00:19:12quand je vois des jeunes femmes
00:19:13qui portent le voile
00:19:14et qui sont
00:19:14j'allais dire
00:19:15plus hauts que moi
00:19:16d'une certaine manière
00:19:17je ne sais pas
00:19:18quand vous voyez
00:19:19des jeunes gens
00:19:20qui sont très engagés
00:19:21dans la vie politique
00:19:21de leur pays
00:19:22très progressistes
00:19:23sur un grand nombre
00:19:24de questions
00:19:24et que ces personnes
00:19:25par ailleurs
00:19:25portent le voile
00:19:26en quoi cela
00:19:27constituerait un problème
00:19:28pour moi ?
00:19:29d'après vous
00:19:29pourquoi les Iraniens
00:19:30l'enlèvent ?
00:19:31parce que c'est l'inverse
00:19:32qui leur est imposé
00:19:33dans ce pays
00:19:33dans le pays
00:19:34en Iran
00:19:34ce qu'il leur est demandé
00:19:35c'est de porter le voile
00:19:36donc le signal de liberté
00:19:37c'est de l'enlever
00:19:38mais pardon en France
00:19:39la pression qui est faite
00:19:41sur les femmes musulmanes
00:19:42dans notre pays
00:19:42elle est terrible
00:19:43je rappelle que cet été
00:19:44il y a des femmes
00:19:45qui se sont faites cracher dessus
00:19:46alors qu'elles buvaient un verre
00:19:47à la terrasse d'un café
00:19:48c'est pas un peu pour des raisons
00:19:49un peu électorales aussi
00:19:50Antoine Léomant ?
00:19:51mais bien sûr que non
00:19:52c'est pas ça le sujet
00:19:53le sujet c'est l'unité du peuple
00:19:54le sujet c'est d'essayer
00:19:55de faire en sorte
00:19:56que à l'heure
00:19:56où Mme Le Pen
00:19:57met le sujet du voile
00:19:58sur la table
00:19:59en disant
00:19:59nous on va mettre des amendes
00:20:00quand même que tout le monde
00:20:01comprenne bien
00:20:02ça veut dire qu'on va faire courir
00:20:03les policiers
00:20:03après des femmes voilées
00:20:04plutôt qu'après des voleurs
00:20:05plutôt qu'après des gens
00:20:06qui sont des pédocriminels
00:20:07par exemple
00:20:08c'est ça ce que ça veut dire
00:20:09littéralement
00:20:10Antoine Léomant
00:20:10ne parlez pas que du symptôme
00:20:11vous voulez vous concentrer
00:20:13sur le symptôme
00:20:14la raison pour laquelle
00:20:15les Iraniens enlèvent le voile
00:20:16c'est qu'elles sont contre
00:20:18le totalitarisme islamique
00:20:20et que vous avez des forces
00:20:21vous avez des forces
00:20:23en France
00:20:24chez les républicains
00:20:25ils ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord
00:20:26vous avez des forces en France
00:20:27qui essayent d'imposer
00:20:28vous avez des forces en France
00:20:29qui essayent d'imposer
00:20:30via le voile
00:20:31le modèle
00:20:32que les Iraniens combattent
00:20:35donc la question
00:20:35moi je veux bien
00:20:36si vous voulez
00:20:37le voile c'est le symptôme
00:20:38mais vous ne pouvez pas nier la maladie
00:20:40vous ne pouvez pas nier que
00:20:41dans les gens
00:20:42qui poussent le voile en France
00:20:44il y en a certains
00:20:45qui veulent un modèle iranien
00:20:46et que quelque part
00:20:47vous leur donnez des armes idéologiques
00:20:49mais il faut qu'on aille aussi
00:20:50non non pardon
00:20:51je suis désolé
00:20:51il faut vraiment qu'on avance
00:20:52on ne peut pas laisser dire
00:20:53que c'est la faute des Iraniens
00:20:54c'est le modèle iranien
00:20:56si jamais les gens portent le voile
00:20:57le débat il est ouvert
00:20:58attendez ça donne l'impression
00:20:59que les femmes musulmanes
00:21:00de notre pays
00:21:01seraient toutes des islamistes
00:21:02pardon mais c'est précisément ça
00:21:03allez on va aller
00:21:04je dis que vous ayez des islamistes
00:21:06qui poussaient certaines femmes
00:21:07de ce pays a porté un voile
00:21:08et donc il faut empêcher
00:21:08toutes les femmes de porter le voile
00:21:09pour cette raison
00:21:10il faut qu'on bat l'entrisse islamiste
00:21:12et c'est là où vous attend
00:21:13et vous n'êtes pas au rendez-vous
00:21:14la menace russe
00:21:14la menace russe sur la France
00:21:16sur le Royaume-Uni
00:21:16sur l'Allemagne
00:21:17c'est un sujet qui est en train
00:21:18de monter très fort
00:21:19et avec ce qui s'est passé
00:21:21du côté de l'Allemagne
00:21:22mais aussi d'autres menaces
00:21:24notamment les services
00:21:25de renseignement français
00:21:26qui parlent de menaces
00:21:26d'actions violentes en France
00:21:28et demandent aux entreprises
00:21:29de s'y préparer
00:21:29on va vous dire pourquoi
00:21:31dans quelques instants
00:21:31Actou nous envoyons spéciaux
00:21:37Allemagne
00:21:37vous allez voir qu'en tout cas
00:21:38du côté français
00:21:39on s'y prépare
00:21:41et on va se demander aussi
00:21:42si la réponse de l'OTAN
00:21:42est suffisante
00:21:43par rapport aux derniers événements
00:21:45depuis le début de la semaine
00:21:46les critiques se multiplient
00:21:47on va le voir
00:21:48et ça ce sera juste après
00:21:49les toutes dernières infos
00:21:50qui sont présentées par vous
00:21:52Elisa Tranin
00:21:53bonjour à vous
00:21:53on commence par une découverte macabre
00:21:55Oui, une macabre découverte
00:21:56hier soir
00:21:574 corps d'une même famille
00:21:59dans la commune de Gilles
00:22:01en Haute-Saône
00:22:02dont ceux de 2 enfants
00:22:03âgés de 6 et 10 ans
00:22:05tous tués par arme à feu
00:22:07le père de famille
00:22:08venait de se séparer
00:22:10de la mère des enfants
00:22:11et au téléphone
00:22:12il a confié à un proche
00:22:13avoir tué ses enfants
00:22:15et son ex-belmeur
00:22:16avant de se donner la mort
00:22:18lui-même
00:22:19c'est ce proche
00:22:20qui a contacté les secours
00:22:21Le grand retour
00:22:23de la canicule
00:22:24Elisa
00:22:24Elle revient
00:22:25pour la sixième fois
00:22:27sur le sud de la France
00:22:28on attendait aujourd'hui
00:22:2935 à 37 degrés
00:22:31en région PACA
00:22:32mais aussi
00:22:33dans les Pyrénées-Orientales
00:22:35où vous vous trouvez
00:22:36Jean-Wilfrid
00:22:37Forkès
00:22:38Perpignan
00:22:39est en vigilance jaune
00:22:40aujourd'hui
00:22:41Jean-Wilfrid
00:22:41et c'est parti pour durer
00:22:45Oui
00:22:45il fait déjà
00:22:46Elisa
00:22:4725-27 degrés dehors
00:22:4837 degrés
00:22:49attendus ici
00:22:50et dans la cuisine d'Olivier
00:22:51il fera combien ?
00:22:52Pendant le service
00:22:53il fera plus de 52 degrés
00:22:54En ressenti ?
00:22:55En ressenti
00:22:56avec les fours
00:22:57et les salamandes allumés
00:22:58on arrive à plus de 52 degrés
00:23:00Alors dans ces conditions
00:23:01qu'est-ce que vous faites ?
00:23:02Il y a des pauses fraîcheurs ?
00:23:03Alors nous faisons des pauses fraîcheurs
00:23:04sans publicité bien sûr
00:23:06et on essaye de s'organiser
00:23:08de boire beaucoup
00:23:10et de toute façon
00:23:11c'est notre quotidien
00:23:12on cuisine
00:23:13Et pour le client
00:23:14que je serai
00:23:15à la mi-journée
00:23:16qu'est-ce que vous conseillez
00:23:17puisqu'il fait chaud ?
00:23:18En ce moment
00:23:18on propose
00:23:19beaucoup de ceviche
00:23:21de tartare
00:23:22là vous avez un tartare de saumon
00:23:23mangue
00:23:23et beaucoup de salade
00:23:25beaucoup de carpaccio
00:23:26ça fonctionne très bien
00:23:28les gens mangent froid
00:23:29et on s'adapte
00:23:31On va faire ça
00:23:32on va quitter la cuisine
00:23:33parce qu'il fait terriblement chaud
00:23:35direction la salle
00:23:36climatisée
00:23:37dans le restaurant
00:23:37Et oui on peut se régaler
00:23:40grâce à vous Jean Wilfried
00:23:41même quand il fait chaud
00:23:42merci aussi
00:23:43à Laura Champion
00:23:44qui vous accompagne
00:23:45Ne manquez pas
00:23:46ce soir
00:23:47le retour du forum
00:23:48sur BFM TV
00:23:49c'est à 21h
00:23:51Maxime Switek
00:23:51donnera la parole
00:23:52au public
00:23:53pour débattre
00:23:54sur ce thème
00:23:55la dette
00:23:55les français
00:23:57passent à la caisse
00:23:57vous pouvez bien entendu
00:23:58participer
00:23:59grâce au QR code
00:24:00qui s'affiche sur votre écran
00:24:01Et l'un des autres
00:24:02grands sujets d'actualité
00:24:03en cette rentrée
00:24:04ce sont donc les menaces russes
00:24:05sur différents pays de l'OTAN
00:24:06dont la France
00:24:07et l'Illemagne
00:24:08a été visée plus directement
00:24:09vous le savez
00:24:10on ira tout à l'heure
00:24:11en Allemagne
00:24:11mais d'abord
00:24:11direction l'Ukraine
00:24:13pour savoir
00:24:13Alessandre Kheri
00:24:14vous êtes avec nous
00:24:15si le pays a à nouveau
00:24:16été frappé
00:24:18la nuit dernière
00:24:18il y a encore eu
00:24:19des bombardements
00:24:20sur la capitale
00:24:21Kiev où vous vous trouvez
00:24:21mais aussi sur Odessa
00:24:23oui oui oui
00:24:24en effet
00:24:25en effet
00:24:25un bilan lourd
00:24:26a déploré
00:24:27notamment à Odessa
00:24:28donc 17 blessés
00:24:29dont 3 enfants
00:24:30d'après les autorités locales
00:24:31vous voyez les images
00:24:32derrière moi
00:24:33donc un bloc d'appartements
00:24:34donc une vingtaine d'appartements
00:24:35ont été détruits
00:24:36dans la ville portuaire
00:24:37à Kiev
00:24:38hier
00:24:38où je me trouve
00:24:39on pouvait entendre
00:24:40des explosions
00:24:40autour de minuit
00:24:41et autour de 11h
00:24:43du soir
00:24:44ce matin
00:24:44à 10h du matin
00:24:45un entrepôt pharmaceutique
00:24:47a été frappé
00:24:47à Borisville
00:24:48qui est une ville satellite
00:24:49à côté de Kiev
00:24:50donc cela fait maintenant
00:24:51près d'une semaine
00:24:52un peu plus d'une semaine
00:24:53que la Russie utilise
00:24:54sa nouvelle tactique
00:24:55à savoir envoyer
00:24:56des raids incessants
00:24:57sur l'Ukraine
00:24:57donc 1, 2, 3 drones
00:24:59à la fois
00:25:00ou des missiles
00:25:001, 2, 3 missiles
00:25:01à la fois
00:25:02pour épuiser
00:25:03les défenses aériennes
00:25:04ukrainiennes
00:25:05et aussi surtout
00:25:06pour plonger Kiev
00:25:07et Odessa
00:25:08notamment
00:25:08dans un état
00:25:09d'alerte aérienne
00:25:10constant
00:25:11plutôt que des attaques
00:25:12massives
00:25:12combinées
00:25:13à laquelle les Ukrainiens
00:25:14peuvent se préparer
00:25:15dorénavant
00:25:15ces alertes aériennes
00:25:17résonnent
00:25:17tous les jours
00:25:18et toutes les heures
00:25:19et les Russes utilisent
00:25:20cette tactique
00:25:21du compte-route
00:25:22et notamment
00:25:22en plein jour
00:25:23comme on l'a vu
00:25:24aujourd'hui
00:25:24et hier
00:25:25lorsqu'une université
00:25:26et un centre médical
00:25:27et des immeubles résidentiels
00:25:29ont été frappés
00:25:30notamment à Kiev
00:25:31alors ça a plusieurs effets
00:25:33puisque ça paralysie le pays
00:25:34puisque pendant ces alertes
00:25:35les magasins ferment
00:25:36les gens se sont évacués
00:25:37les trains s'arrêtent
00:25:38les gens sont aussi évacués
00:25:39des trains
00:25:40les enfants
00:25:42apprennent
00:25:42dans des abris
00:25:43pour leur sécurité
00:25:45donc ça change
00:25:46en fait complètement
00:25:47la vie des Ukrainiens
00:25:48quand ces écoles
00:25:49ne sont pas détruites
00:25:50comme on a pu voir
00:25:51lundi
00:25:52à Odessa
00:25:53et les Russes
00:25:54commencent aussi
00:25:54à frapper les infrastructures
00:25:56électriques
00:25:56notamment en prévision
00:25:57de l'hiver
00:25:58un hiver qui sera
00:25:58très très rude
00:25:59pour les Ukrainiens
00:26:01malgré tout
00:26:01la vie quotidienne
00:26:02continue à Kiev
00:26:04les gens continuent
00:26:05à aller au travail
00:26:06et essayent
00:26:07malgré tout
00:26:07d'avoir eu du normal
00:26:08mais c'est vrai
00:26:08que ça a un réel impact
00:26:10sur le moral
00:26:11des gens
00:26:12l'autre impact
00:26:12c'est que quand l'Ukraine
00:26:14frappe des entrepôts
00:26:15comme Wildberries
00:26:15qui est un peu
00:26:16les cavalants
00:26:16du Amazon russe
00:26:18et bien la Russie
00:26:19elle frappe des entrepôts
00:26:20de denrées alimentaires
00:26:21il y a quelques semaines
00:26:22on a pu voir notamment
00:26:23des pénuries de stock
00:26:24dans les supermarchés
00:26:25en Ukraine
00:26:27Alexander Kerry
00:26:28avec ces scènes
00:26:28qui se répètent
00:26:29effectivement jour après jour
00:26:30alors il faut préciser Patrick
00:26:31que du côté ukrainien
00:26:33on frappe aussi
00:26:34en Russie
00:26:35ou en tout cas
00:26:36on fait des menaces
00:26:37qui ont des effets
00:26:37la nuit dernière
00:26:38il y a deux aéroports
00:26:39de Moscou
00:26:39dont l'activité a été bloquée
00:26:41ça se répète aussi ça ?
00:26:42Oui alors ça
00:26:42on est dans la guerre
00:26:43informationnelle
00:26:44et de la guerre
00:26:44tout court
00:26:45il y a eu effectivement
00:26:46les missiles
00:26:47les drones
00:26:48qui sont envoyés régulièrement
00:26:49sur la Russie
00:26:51sur des sites stratégiques
00:26:52et puis il y a eu
00:26:53ce message envoyé
00:26:54à l'autorité
00:26:56je dirais internationale
00:26:57de l'aviation civile
00:27:00message des ukrainiens
00:27:01disant
00:27:01écoutez
00:27:02ce serait bien
00:27:02de marquer le ciel
00:27:04l'espace aérien russe
00:27:05comme étant
00:27:05peu sûr
00:27:07et donc
00:27:08demander aux compagnies aériennes
00:27:10d'éviter la Russie
00:27:11et puis il y a un autre
00:27:12petit message
00:27:12Volodymyr Zelensky
00:27:14qui s'est passé sous les radars
00:27:14qui dit oui
00:27:15à la demande
00:27:16d'un allié étranger
00:27:18j'ai décidé de suspendre
00:27:20nos tirs
00:27:20sur la région de Vladivostok
00:27:23on ignorait
00:27:23qu'il y avait des tirs ukrainiens
00:27:24vers la région de Vladivostok
00:27:26qui se trouvent à 7 à 8 000 kilomètres de là
00:27:28mais vous voyez
00:27:28là on est dans l'arme informationnelle
00:27:30on va se jeter là-dedans
00:27:31justement
00:27:31alors aussi
00:27:32sans prendre évidemment
00:27:32à l'Ukraine
00:27:33mais aussi à ses soutiens
00:27:34l'Allemagne
00:27:35le Royaume-Uni
00:27:36ou la France
00:27:37et Emmanuel Macron
00:27:38il est à Londres
00:27:39il va voir tout à l'heure
00:27:41le Premier ministre
00:27:41Andy Burnham
00:27:42Anthony Lobos
00:27:43on vous retrouve
00:27:43parce que vous suivez
00:27:44le Président
00:27:46ce sera clairement
00:27:46l'un des sujets principaux
00:27:47entre les deux hommes
00:27:51oui ce sera au coeur
00:27:53de ce premier entretien de travail
00:27:54entre Emmanuel Macron
00:27:55et le nouveau Premier ministre britannique
00:27:56comment l'Europe peut montrer
00:27:58qu'elle ne fait pas que condamner
00:27:59mais qu'elle est capable de répondre
00:28:00Emmanuel Macron hier
00:28:02avait dénoncé une ingérence russe
00:28:03après cette tentative d'attentat
00:28:05qui a visé l'aéroport de Leipzig
00:28:07où transite une bonne partie
00:28:08de l'aide européenne
00:28:09pour l'Ukraine
00:28:10il a dénoncé une guerre hybride
00:28:12qui ne peut rester sans réponse
00:28:14c'est ce qu'a dit le Président français
00:28:15c'est sensiblement le même message
00:28:17qu'a formulé Andy Burnham
00:28:18à notre micro
00:28:19le nouveau Premier ministre britannique
00:28:21qui appelle surtout
00:28:22à l'unité européenne
00:28:23écoutez
00:28:27le Royaume-Uni
00:28:28la France et l'Allemagne
00:28:29particulièrement
00:28:30depuis ce qu'il s'est passé
00:28:31en Allemagne
00:28:32au cours des dernières 24 heures
00:28:33et l'incident survenu à Leipzig
00:28:35il est d'autant plus important
00:28:36que nous fassions preuve
00:28:37d'une solidarité totale
00:28:39sur la scène internationale
00:28:40que nous restions unis
00:28:41que nous soutenions l'Allemagne
00:28:43et que nous continuons
00:28:44à oeuvrer ensemble
00:28:44pour aider l'Ukraine
00:28:45à se défendre
00:28:46contre cette invasion illégale
00:28:51voilà
00:28:51changement de Premier ministre
00:28:52ici à Londres
00:28:53mais pas de changement de cap
00:28:54c'est le message
00:28:55martelé par Andy Burnham
00:28:57le soutien militaire
00:28:58à l'Ukraine
00:28:58des Européens
00:28:59ne faiblira pas
00:29:01Paris, Londres et Berlin
00:29:02vous l'avez entendu
00:29:03insistent vraiment
00:29:03sur l'unité européenne
00:29:05parce que derrière aussi
00:29:06ces messages de soutien
00:29:06et de solidarité
00:29:07il y a la question
00:29:07de la réponse européenne
00:29:09comment peut-elle être
00:29:10mieux coordonnée
00:29:11d'autant que ces attaques
00:29:12cette guerre hybride
00:29:14ces actes de sabotage
00:29:15se multiplient
00:29:16Emmanuel Macron
00:29:17le président de la République
00:29:18appelle lui
00:29:18à davantage de sanctions
00:29:19plus de sanctions
00:29:20contre la flotte fantôme russe
00:29:21ses navires
00:29:22ses sous-marins
00:29:22plus de sanctions
00:29:23contre des personnalités
00:29:24russes
00:29:25qui pourraient être ajoutées
00:29:26sur la liste des sanctions européennes
00:29:27et puis selon l'entourage
00:29:28du président de la République
00:29:30il faut aussi davantage
00:29:31de coopération
00:29:32et de partage d'informations
00:29:34entre les services de renseignement
00:29:36justement Julien
00:29:36pour améliorer
00:29:37cette réponse européenne
00:29:39et regardez justement
00:29:40Anthony
00:29:40pour aller dans la suite
00:29:41de ce que vous nous disiez
00:29:43ce que dit
00:29:44la directrice
00:29:45des services de renseignement
00:29:46elle s'appelle Céline Berton
00:29:47et elle s'est exprimée
00:29:49aux rencontres du MEDEF
00:29:50la semaine dernière
00:29:50elle dit aux entreprises
00:29:51attention
00:29:52parce que
00:29:52les risques d'actions hostiles
00:29:54plus directes
00:29:56violentes
00:29:56peuvent survenir
00:29:58sur notre territoire national
00:30:00général du Tartre
00:30:00on voit que
00:30:01avec cet avertissement
00:30:02lancé par Céline Berton
00:30:04on est dans le concret
00:30:04on est dans le dur
00:30:06quelles sont
00:30:07les cibles possibles
00:30:08des russes en France ?
00:30:10les cibles dans une démocratie
00:30:12comme la France
00:30:12elles sont multiples
00:30:13pour l'instant
00:30:15il n'y a pas eu
00:30:15d'attaque
00:30:16je veux dire frontale
00:30:17la principale particularité
00:30:19de la guerre hybride
00:30:22en fait
00:30:22c'est surtout
00:30:24sur le sol français
00:30:25c'est des attaques informatiques
00:30:27c'est de la désinformation
00:30:28essentiellement
00:30:29mais est-ce que
00:30:30ce que dit Céline Berton
00:30:31c'est que
00:30:31on peut franchir un échelon
00:30:33on peut franchir un cap
00:30:34alors tout cela
00:30:35vient de
00:30:36toutes les informations
00:30:36dont on parle en ce moment
00:30:37viennent de
00:30:38cette attaque
00:30:39sur l'érodrone de Leipzig
00:30:41si vous regardez bien
00:30:43qu'est-ce que c'est
00:30:43c'est une opération
00:30:45des services secrets russes
00:30:46qui a foiré
00:30:47et très heureusement
00:30:48en fait
00:30:48elle n'a pas touché sa cible
00:30:50et sa cible
00:30:51c'était quoi
00:30:51c'était les deux ou trois
00:30:52Antonov ukrainiens
00:30:54qui faisaient effectivement
00:30:55du transit
00:30:55et qui amenaient
00:30:56de l'armement
00:30:57c'est un hub logistique
00:30:59en fait
00:30:59il y a aussi ça en France ?
00:31:01non
00:31:02on n'a pas ce genre
00:31:03de choses
00:31:03beaucoup plus éparpillées
00:31:05en fait
00:31:05et on n'a pas eu
00:31:06d'attaque
00:31:06complètement ciblée
00:31:07il n'empêche
00:31:08qu'il faut rester
00:31:09extrêmement vigilant
00:31:10sur évidemment
00:31:11tout ce qui peut apporter
00:31:13notamment
00:31:13nos industries d'armement
00:31:15notre aide
00:31:16très concrète
00:31:17à l'Ukraine
00:31:18qui peut être
00:31:19éventuellement
00:31:20l'objet
00:31:21de cibles
00:31:22des services secrets
00:31:23ukrainiens
00:31:23russes pardon
00:31:24Bertrand Gallichet
00:31:25quand elle s'adresse
00:31:26aux entreprises
00:31:27aux entrepreneurs
00:31:28Céline Berton
00:31:29elle pense aux industries
00:31:30de l'armement
00:31:30aux industries
00:31:31de l'aéronautique
00:31:32ce sont eux
00:31:32qui sont appelés
00:31:33à rehausser sensiblement
00:31:34leur niveau de sécurité
00:31:36ce sont évidemment
00:31:37des cibles privilégiées
00:31:38pour la Russie
00:31:39mais vous savez
00:31:39ça a déjà eu lieu
00:31:41rappelez-vous
00:31:41le 13 août dernier
00:31:42l'explosion
00:31:43de l'usine
00:31:44KNDS
00:31:45à côté de Rome
00:31:47qui est une usine
00:31:48de munitions
00:31:49et donc
00:31:49KNDS
00:31:50entreprise
00:31:51franco-allemande
00:31:53donc c'est pas sur
00:31:53le territoire français
00:31:54mais ce sont quand même
00:31:56des intérêts
00:31:56de la France
00:31:57et de l'Allemagne
00:31:57qui sont visés
00:31:58sur un pays
00:31:59membre de l'OTAN
00:32:00donc on voit bien
00:32:02qu'on est entré
00:32:03vraiment dans le dur
00:32:04du sujet
00:32:05donc le débat
00:32:06sur le fait
00:32:06de savoir
00:32:07s'il s'agit
00:32:08d'une guerre hybride
00:32:09d'un acte
00:32:10de terrorisme
00:32:11d'état
00:32:12ou d'un acte
00:32:13de guerre
00:32:13est un peu vain
00:32:14à ce stade
00:32:15il faut maintenant
00:32:16se protéger
00:32:17prendre des mesures
00:32:18et la question
00:32:18qui se pose
00:32:19est celle
00:32:19de la riposte
00:32:20que fait-on
00:32:21et on voit
00:32:22avec l'affaire
00:32:23de Leipzig
00:32:24les mesures
00:32:24qui ont été annoncées
00:32:25par le gouvernement
00:32:26allemand
00:32:27quelles sont-elles
00:32:28la fermeture
00:32:29du centre culturel
00:32:31russe
00:32:31à Berlin
00:32:32et la fermeture
00:32:33du dernier consulat
00:32:34russe
00:32:35qui existait
00:32:35qui était à Bonn
00:32:36donc c'est
00:32:37un peu faible
00:32:38me semble-t-il
00:32:39par rapport
00:32:39à l'enjeu
00:32:40est-ce que c'est aussi
00:32:41le sentiment
00:32:41chez les allemands
00:32:42on va le demander
00:32:42à Clémence Dibout
00:32:43qui est justement
00:32:44devant ce centre culturel
00:32:45à Berlin
00:32:46quelles sont les réactions
00:32:47là-bas Clémence
00:32:51il y avait un monsieur
00:32:52tout à l'heure
00:32:53un jeune homme russe
00:32:54tout à l'heure
00:32:54qui venait ici
00:32:55pour continuer
00:32:56à faire traduire
00:32:56un document russe
00:32:58allemand
00:32:58hier encore
00:32:59il était à l'intérieur
00:33:00pour ses traductions
00:33:01et aujourd'hui
00:33:01quand il est arrivé
00:33:02il a trouvé porte close
00:33:03il ne savait pas
00:33:04qu'il y avait une mesure
00:33:05d'interdiction
00:33:06en fait nous
00:33:07quand on essaye de rentrer
00:33:08on est tenu à bonne distance
00:33:09on nous dit qu'il n'y a pas
00:33:10de communication
00:33:10aujourd'hui
00:33:11et le bâtiment
00:33:13il n'y a pas de lumière
00:33:13allumée
00:33:14il semble reflermé
00:33:15mais vous le voyez
00:33:15sur les images
00:33:16de Valentin Rives
00:33:16il y a quand même
00:33:17du filtrage
00:33:18des gens qui peuvent
00:33:18aller à l'intérieur
00:33:20c'est quoi cette maison russe
00:33:21et bien c'est un centre culturel
00:33:23quand on va sur le site internet
00:33:24on voit qu'il y a encore
00:33:25des spectacles
00:33:25par exemple
00:33:27programmés
00:33:27ou des cours de russe
00:33:28ou même par exemple
00:33:29des formations de gestes
00:33:30de premier secours
00:33:31pourquoi je vous dis ça
00:33:32parce que tout à l'heure
00:33:33on a croisé Alina
00:33:34elle est venue ce matin
00:33:34elle a entendu effectivement
00:33:35cette interdiction
00:33:36cette fermeture
00:33:37Alina elle est russe
00:33:38elle vit depuis 10 ans
00:33:40à Berlin
00:33:40elle donne donc des cours
00:33:41de formation
00:33:42aux gestes de premier secours
00:33:43à l'intérieur
00:33:44de cette maison russe
00:33:45elle dit qu'elle est
00:33:47prestataire uniquement
00:33:48et elle voulait voir
00:33:48si elle pouvait récupérer
00:33:49son matériel qui était
00:33:50à l'intérieur
00:33:50parce que quand elle est
00:33:51partie hier
00:33:52il n'était pas question
00:33:52de fermer
00:33:53elle a pu aller
00:33:54à l'intérieur
00:33:55mais pour elle
00:33:56c'est une grosse surprise
00:33:57et surtout c'est un coup dur
00:33:58pour la communauté russe
00:33:59de Berlin
00:33:59écoutez là
00:34:00nous sommes vraiment très surpris
00:34:02nous sommes vraiment très surpris
00:34:04parce qu'on entendait dire
00:34:05ici et là qu'ils allaient
00:34:06fermer la maison de la Russie
00:34:07mais pour moi personnellement
00:34:09ça a été une surprise
00:34:12je pensais que ça prendrait du temps
00:34:14peut-être un mois par exemple
00:34:16j'ai appris la nouvelle hier à peine
00:34:18et je me suis dit
00:34:19oh mon dieu
00:34:20j'ai tellement de choses
00:34:21à faire là-bas
00:34:23car je suis enseignante
00:34:28alors on a bougé de place
00:34:30un tout petit peu
00:34:30parce qu'on voulait aussi
00:34:31vous montrer cette position stratégique
00:34:33de cette maison de la Russie
00:34:34là on est dans le quartier de Miteux
00:34:35en plein Berlin
00:34:36vous le voyez
00:34:37ce bâtiment en fait
00:34:38il est immense
00:34:38plus de 30 000 m2
00:34:39c'est toute cette structure
00:34:40qui est là
00:34:41et cette structure
00:34:42elle est carrément voisine
00:34:44de bureau du ministère
00:34:45du numérique allemand
00:34:47vous voyez
00:34:47c'est ces drapeaux
00:34:47que vous voyez au bout
00:34:49c'est le même bâtiment
00:34:49et d'ailleurs
00:34:50la presse allemande
00:34:51explique que certains
00:34:52documents sensibles
00:34:53n'ont pas été transférés
00:34:55dans ces locaux
00:34:56mais sont restés à Bonn
00:34:57justement
00:34:57à cause de la proximité
00:34:59de cette maison russe
00:35:00qui je vous le rappelle
00:35:00est accusée d'espionnage
00:35:01par plusieurs députés
00:35:03plusieurs politiques
00:35:04et des enquêtes de la presse
00:35:05qui disent que ça n'est pas
00:35:06qu'une maison de la culture
00:35:07qu'il y a très certainement
00:35:08des activités d'espionnage
00:35:10quand on voit
00:35:11que c'est juste à côté
00:35:11du ministère du numérique
00:35:12effectivement ça pose question
00:35:14ça permet effectivement
00:35:15de se rendre compte
00:35:16des choses
00:35:18Clémence
00:35:18générale du Tartre
00:35:19peut-être pour conclure
00:35:20sur ce dont parlait Bertrand
00:35:23la réponse de l'Allemagne
00:35:24la réponse de l'OTAN
00:35:25la polémique
00:35:25est en train de monter
00:35:26est-ce qu'on est loin du compte
00:35:27est-ce qu'il faut aller
00:35:28beaucoup plus loin
00:35:29dans la réponse
00:35:29notamment avec l'article 4
00:35:32qui impose à tout le monde
00:35:33de se réunir
00:35:33oui c'est le minimum
00:35:35qu'on puisse faire
00:35:35mais la réponse
00:35:36n'est pas simple
00:35:37en fait tout simplement
00:35:37parce que
00:35:39c'est une opération
00:35:40des services secrets
00:35:41qui n'a pas réussi
00:35:43à la limite
00:35:44on peut faire la même chose
00:35:45côté russe
00:35:46en leur montrant
00:35:46qu'on est capable aussi
00:35:47nous
00:35:48le cas échéant
00:35:49de faire des opérations
00:35:50aussi
00:35:51commandos ou secrètes
00:35:52qui peuvent atteindre
00:35:53des intérêts vitaux
00:35:54quelque part
00:35:55ou des intérêts stratégiques
00:35:56de la Russie
00:35:57mais je crois
00:35:59que ce qui est très important
00:35:59c'est ce que disait
00:36:00Bertrand à l'instant
00:36:01c'est qu'il faut
00:36:02qu'on soit tous mobilisés
00:36:03et moi je pense
00:36:04que la réponse
00:36:05notamment du premier ministre
00:36:07britannique
00:36:09qui souhaite
00:36:10fermement
00:36:10que l'Allemagne
00:36:11la France
00:36:12et la Grande-Bretagne
00:36:13soient sur les mêmes
00:36:14longueurs d'onde
00:36:14c'est extrêmement important
00:36:15et derrière
00:36:17ce triumviral
00:36:18c'est toute l'Europe
00:36:19on va suivre évidemment
00:36:21cette visite
00:36:21d'Emmanuel Macron
00:36:22tout à l'heure
00:36:23à Londres
00:36:23on va voir si des décisions
00:36:24sont prises
00:36:25et si le ton
00:36:25change vis-à-vis
00:36:27de la Russie
00:36:28mais d'abord
00:36:29plusieurs sujets
00:36:30à aborder
00:36:31dans le débat politique
00:36:31notamment le pouvoir d'achat
00:36:32la question centrale
00:36:33de la campagne
00:36:34comment faire
00:36:35pour le relancer
00:36:36à tout de suite
00:36:46le pouvoir d'achat
00:36:47des français
00:36:47au coeur évidemment
00:36:48des préoccupations
00:36:50en ce début
00:36:50de campagne électorale
00:36:51on va entendre
00:36:52les propositions
00:36:52des uns et des autres
00:36:53mais d'abord
00:36:54je voulais aussi vous entendre
00:36:55et surtout vous
00:36:56monsieur le député
00:36:56Hugo Perdalicis
00:36:57député Léfi
00:36:58je profite de votre présence
00:36:59pour revenir sur cette déclaration
00:37:00de Jean-Luc Mélenchon
00:37:02hier
00:37:02parce qu'il s'est livré
00:37:03un exercice rare
00:37:04pour lui
00:37:05et ça vous ne me démentirez pas
00:37:07c'est le meilleur coup de pas
00:37:08je suis prêt à tout vous démentir
00:37:10ça j'imagine
00:37:11le meilleur coup de pas
00:37:13sur la question
00:37:13du voile islamique
00:37:14en 2010
00:37:14il disait que
00:37:15c'était un signe
00:37:17de soumission patriarcale
00:37:19et puis
00:37:19il a changé d'avis
00:37:22j'ai rencontré
00:37:23des femmes
00:37:24qui portaient le voile
00:37:25ou des femmes
00:37:26très croyantes
00:37:26et qui ne portaient pas le voile
00:37:28et des femmes
00:37:29qui n'étaient pas croyantes
00:37:30mais qui disaient
00:37:30chacun fait comme il veut
00:37:31et on a parlé
00:37:32j'ai donné mes arguments
00:37:34que j'avais à l'époque
00:37:34et puis
00:37:35au terme de la discussion
00:37:37en plus
00:37:37c'était des gens
00:37:38souvent qui étaient
00:37:39de mon bord
00:37:39quoi politiquement
00:37:40et puis
00:37:41pas cruche
00:37:42d'accord
00:37:43oui non mais
00:37:44il y a un voile
00:37:45mais il y a quelque chose
00:37:45dessous
00:37:46c'est un cerveau
00:37:47donc
00:37:47eh bien
00:37:48j'ai été convaincu
00:37:50et j'ai changé d'avis
00:37:51je me suis dit
00:37:51j'ai fait une erreur terrible
00:37:53est-ce que vous comprenez
00:37:54monsieur le député
00:37:55qu'en plus c'est un peu sceptique
00:37:56devant ce revirement
00:37:58et qu'on puisse se dire
00:37:58bon c'est peut-être aussi
00:37:59un petit peu
00:38:00parce qu'il le dit lui-même
00:38:01c'est des gens qui votaient pour moi
00:38:02pour des raisons aussi électorales
00:38:04alors je ne sais pas
00:38:05s'il faut être sceptique
00:38:06moi je trouve que justement
00:38:08Jean-Luc Mélenchon
00:38:08explique avec une
00:38:09très grande sincérité
00:38:10le cheminement
00:38:11qu'il a eu
00:38:12sur ce point spécifique
00:38:13le cheminement politique
00:38:14et intellectuel
00:38:15et d'ailleurs on lui avait déjà fait
00:38:17le même reproche
00:38:17vous savez
00:38:18quand il a participé à cette marche
00:38:20contre l'islamophobie
00:38:21donc si vous me dites
00:38:22que ça sort d'aujourd'hui
00:38:24en vue de l'élection de 2027
00:38:26ça fait du coup
00:38:27on se prépare depuis longtemps
00:38:28pour 2027 j'ai l'impression
00:38:29donc non
00:38:30il y a plutôt une constance
00:38:31à partir du moment
00:38:31où il a changé de position
00:38:32il y a eu une constance là-dessus
00:38:34et peut-être même une affirmation
00:38:36de ce discours
00:38:38anti-raciste
00:38:39et qui vise à aussi
00:38:40éviter les amalgames
00:38:42dans ce domaine
00:38:43parce qu'en réalité
00:38:44quand vous avez la vision
00:38:46du voile islamique
00:38:48comme étant
00:38:48la continuité du patriarcat
00:38:50en fait
00:38:51c'est tous les monothéismes
00:38:52qui sont sur une base
00:38:53c'est une vision
00:38:54que vous avez eue
00:38:54vous aussi
00:38:55vous aussi
00:38:55vous avez changé d'avis
00:38:56ou pas ?
00:38:56jeune militant
00:38:57oui moi j'étais
00:38:58ce qu'on appelle
00:38:58un laïcar
00:39:00voilà
00:39:01plutôt sur cette ligne là
00:39:02et en fait
00:39:03en réalité
00:39:04je me suis dit
00:39:05je peux avoir
00:39:06cette ligne personnelle
00:39:07et philosophique
00:39:07qui soit celle-là
00:39:08mais c'est pas celle-là
00:39:09qu'il faut avoir politiquement
00:39:10dans le pays
00:39:10parce que c'est pas comme ça
00:39:11qu'on fait société ensemble
00:39:12et l'objectif
00:39:14que le voile
00:39:14est un problème
00:39:16de soumission de la femme
00:39:17si vous dites personnellement
00:39:18j'ai quand même un
00:39:19non mais c'est pas ça
00:39:20c'est ce qui est marqué
00:39:21dans les trois monothéismes
00:39:23donc c'est pas juste
00:39:23sur l'islam
00:39:24vraiment
00:39:25là pour le coup
00:39:26il n'y a personne qui
00:39:27parce que j'entendais
00:39:28monsieur sur un autre plateau
00:39:29nous expliquer
00:39:30qu'il y avait les valeurs
00:39:31de la France
00:39:31et qu'on avait évolué
00:39:33sur la représentation
00:39:34de la femme
00:39:35en s'opposant d'ailleurs
00:39:36au voile
00:39:37et à l'islam
00:39:38je suis pas sûr
00:39:38que les autres monothéismes
00:39:39soient si avancés que ça
00:39:41sur ces questions-là
00:39:42en tout cas dans les textes
00:39:43c'est pas le cas
00:39:44donc la question c'est
00:39:45comment on fait société ensemble
00:39:46comment on se considère
00:39:47les uns les autres
00:39:48comment on fait en sorte
00:39:49que la liberté
00:39:50ce soit pas un vain mot
00:39:51comment on fait en sorte
00:39:52que la liberté
00:39:52elle puisse être effective
00:39:53et qu'on ne commence pas
00:39:54à faire une police du vêtement
00:39:55quel que soit le vêtement
00:39:57pour faire société
00:39:57parce que vous aviez peut-être
00:39:58des convictions différentes
00:39:59vous le disiez
00:40:00c'était le cas de Jean-Louis
00:40:00est-ce que vous dites
00:40:01je renonce à ces convictions
00:40:03pour faire société
00:40:03non parce qu'en fait
00:40:04c'est la même conviction
00:40:05ma conviction première
00:40:07d'homme de gauche
00:40:08c'est de dire
00:40:09comment on fait société ensemble
00:40:10et comment on vit
00:40:11de la manière la plus égalitaire
00:40:12et la plus libre ensemble
00:40:13c'est ça mon objectif
00:40:14mon cheminement politique
00:40:16et donc à partir
00:40:17à l'aune de cette boussole
00:40:18je me dis
00:40:19est-ce que la position
00:40:19que j'avais sur ce sujet
00:40:21étant jeune militant
00:40:22est-ce que c'est la bonne
00:40:23pour faire société
00:40:23non parce qu'elle braque
00:40:25tout le monde dans la société
00:40:27les principales concernées
00:40:28les femmes qui portent
00:40:29qui portent le voile
00:40:30et en plus ça ne correspond pas
00:40:32aux raisons pour lesquelles
00:40:33elle-même
00:40:34elle porte le voile
00:40:35donc c'est vraiment
00:40:35se planter complètement
00:40:37dans son analyse
00:40:38et je suis content
00:40:38de ne plus avoir
00:40:39la même position politique
00:40:40et d'avoir grandi
00:40:42j'avais deux questions
00:40:42monsieur Bernard
00:40:43ici
00:40:43d'abord vous avez parlé
00:40:45de racisme
00:40:45je voulais savoir
00:40:46quel était le rapport
00:40:47parce qu'il y a des français
00:40:49de toute origine
00:40:49qui peuvent être musulmans
00:40:51des gens qui peuvent être
00:40:52des arabes
00:40:53qui ne sont pas musulmans
00:40:53des français qui sont
00:40:54depuis dix générations français
00:40:55et qui se sont convertis
00:40:56à l'islam
00:40:57et qui sont musulmans
00:40:57donc c'est une pensée
00:40:58c'est une religion
00:40:59donc j'aimerais que vous m'expliquiez
00:41:00quel est le rapport
00:41:00avec le racisme
00:41:01c'est la première question
00:41:02et la deuxième question
00:41:03c'est au-delà de la question du voile
00:41:04on a vu qu'il y a eu aussi
00:41:05une évolution
00:41:06y compris sur d'autres thèmes
00:41:07liés à la religion
00:41:08par exemple
00:41:09Jean-Luc Mélenchon
00:41:10quand il dit
00:41:10qu'il s'oppose
00:41:12et il dit
00:41:12qu'il faut condamner
00:41:13l'islamophobie
00:41:14c'est-à-dire la peur
00:41:14d'une religion
00:41:15mais on peut parler
00:41:16d'autres religions
00:41:16la christianophobie ou autre
00:41:18c'est-à-dire quelque part
00:41:19le droit au blasphème
00:41:20le droit d'avoir peur
00:41:20le droit de critiquer
00:41:21une religion
00:41:22et là-dessus
00:41:22il y a eu une vraie évolution
00:41:23avec une volonté
00:41:24de condamnation
00:41:25quand on critique
00:41:26ou quand on a peur
00:41:27d'une religion
00:41:27est-ce que
00:41:28vous aussi
00:41:29vous avez évolué
00:41:30aussi sur ça
00:41:30au-delà du voile
00:41:31alors déjà
00:41:32vous racontez
00:41:33plutôt n'importe quoi
00:41:34comme je vous ai déjà entendu
00:41:35faire le même couplet
00:41:36face à mon collègue
00:41:37Antoine Leomond
00:41:37c'est le bis repetita
00:41:39je ne vais pas du tout
00:41:39parler de ça
00:41:40avec M. Leomond
00:41:43vous regarderez
00:41:44le replay
00:41:45non mais moi
00:41:46je n'ai aucun problème
00:41:47avec le droit au blasphème
00:41:48le droit à critiquer
00:41:49la religion
00:41:49c'est un droit fondamental
00:41:50ça fait partie
00:41:51de la liberté d'expression
00:41:52je n'ai pas de sujet
00:41:53avec ça
00:41:54le problème qu'on a
00:41:55c'est l'amalgame
00:41:55qui est fait
00:41:56par le biais
00:41:56d'une critique
00:41:57d'une religion
00:41:57de critiquer des gens
00:41:58et ensuite
00:41:59d'en déduire
00:41:59des propositions politiques
00:42:01pour retirer les nationalités
00:42:02parce que les gens
00:42:03n'auraient pas
00:42:03les bonnes valeurs
00:42:04de la France
00:42:05vous vous souvenez
00:42:05de ce petit débat
00:42:06que vous avez vu
00:42:06avec mon collègue Leomond
00:42:07et donc à la fin
00:42:08ça confère à une vision raciste
00:42:11que de s'attaquer au voile
00:42:12comme vous le faites
00:42:12en proposant
00:42:14de mettre des amendes
00:42:14uniquement sur le voile
00:42:15des amendes
00:42:17des référendums
00:42:18non mais c'est sûr
00:42:19je vous dis
00:42:19attendez
00:42:19on parle
00:42:20il faut que la parole
00:42:20tourne s'il vous plaît
00:42:21et on a plein d'autres
00:42:22sujets à aborder
00:42:22on a le droit
00:42:24d'être s'il vous plaît
00:42:25vous savez la difficulté
00:42:26en fait c'est
00:42:2880% des français
00:42:29ne croient plus
00:42:29à la parole du politique
00:42:30en fait de politique
00:42:32aujourd'hui
00:42:32on ne veut pas créer
00:42:33du commun
00:42:33on ne veut pas former
00:42:34des citoyens
00:42:35vous avez des clients
00:42:36je suis désolé
00:42:37Jean-Luc Mélenchon
00:42:38à 400 000 voix près
00:42:40il n'a pas été
00:42:41au second tour
00:42:42c'est vrai
00:42:43votre cible
00:42:43il faut être honnête
00:42:44c'est les quartiers populaires
00:42:45j'ai souvenir de
00:42:46Jean-Luc Mélenchon
00:42:47qui dit
00:42:47on ne s'occupe pas
00:42:48des seigneurs
00:42:49des territoires ruraux
00:42:50qui c'est vrai
00:42:50votent beaucoup ARN
00:42:52de la faute
00:42:52notamment
00:42:53des socialistes
00:42:54et j'en fais partie
00:42:55qui ont abandonné
00:42:56ces territoires
00:42:57y compris les quartiers populaires
00:42:58donc vous avez des clients
00:43:00vous vos clients
00:43:01c'est une certaine communauté
00:43:03c'est la Palestine
00:43:04et vous c'est
00:43:04la faute toujours
00:43:05des immigrés
00:43:06mais on ne parle pas
00:43:09d'immigration
00:43:09je ne vous ai pas coupé
00:43:11vous êtes sur des niches
00:43:13de clientèle
00:43:14que vous vouliez ou pas
00:43:15et nous on a du mal
00:43:16le bloc central
00:43:17a essayé de faire du commun
00:43:18à rassembler les français
00:43:20voilà le résultat
00:43:21vous parlez
00:43:21c'est vous qui avez lancé
00:43:22avec Gabriel Attal
00:43:23la polémique sur la baillade
00:43:24vous êtes pas les derniers
00:43:27et ça c'était pas clientéliste
00:43:30parce que
00:43:30je vais me poser
00:43:31d'interdire le voile
00:43:32c'est pas clientéliste
00:43:33c'est pas pour avoir
00:43:34des suffrages aux élections
00:43:35c'est pas pour flatter
00:43:36une certaine forme
00:43:36de racisme dans le pays
00:43:38mais monsieur
00:43:39c'est pas le chacun
00:43:40à son tour
00:43:42vous répondez
00:43:43vous répondez
00:43:44rapidement
00:43:44j'insiste
00:43:46parce que
00:43:46c'est vraiment raciste
00:43:48c'est raciste
00:43:49de critiquer une religion
00:43:51ou de
00:43:52non
00:43:52ah bon
00:43:52c'est quoi
00:43:53parce que les religions
00:43:54correspondent à des origines
00:43:56à des ethnies
00:43:56à des races
00:43:57selon vous
00:43:58qui existeraient
00:43:59il y aurait des races religieuses
00:44:00déjà
00:44:01regardez bien
00:44:02la définition du racisme
00:44:03et après vous reviendrez
00:44:03oui oui
00:44:04bien sûr
00:44:05mais répondez moi
00:44:05c'est pas que la couleur de peau
00:44:07le racisme en fait
00:44:07c'est aussi la pensée
00:44:09vous racialisez des pensées
00:44:10vous
00:44:10en fait
00:44:11les discriminations
00:44:12dans le code pénal
00:44:13elles comprennent
00:44:14l'ensemble des discriminations
00:44:15pour des raisons philosophiques
00:44:16des raisons religieuses
00:44:17des raisons de couleur de peau
00:44:18d'appartenance réelle
00:44:19ou supposée
00:44:20voilà
00:44:20revoyez vos classiques
00:44:22c'est deux choses
00:44:23qui n'ont rien à voir
00:44:25pour conclure
00:44:27Patrick Vignel
00:44:29pour conclure là-dessus
00:44:30s'il vous plaît
00:44:30parce que
00:44:31il faut qu'on soit sur le pouvoir d'achat
00:44:32moi j'estime
00:44:33que la baïa
00:44:34pour des lycéennes
00:44:35devrait être interdit
00:44:36moi j'estime
00:44:37que quand des femmes
00:44:38sont couvertes complètement
00:44:39ça va être interdit
00:44:40et un bilan de l'opération
00:44:41par contre
00:44:41bilan de l'opération
00:44:42ça va finir monsieur
00:44:43par contre
00:44:44j'estime qu'une femme
00:44:45voilée
00:44:46si elle veut se voiler
00:44:47et que c'est son problème
00:44:48personnel
00:44:49ça ne me dérange pas
00:44:50par contre
00:44:51je ferai tout
00:44:52je ferai tout
00:44:53pour faire en sorte
00:44:54qu'elle soit intégrée en France
00:44:55et que tout le monde
00:44:56respecte le droit d'air
00:44:57pour moi c'est ça la laïcité
00:44:59pour moi c'est ça l'égalité
00:45:00donc je suis désolé
00:45:01couvrir des fillettes
00:45:03et laisser des gamines
00:45:04d'abahir lycéennes
00:45:05je ne suis pas d'accord
00:45:06et je vais aller plus loin
00:45:07et nous on a répondu
00:45:09tous les deux
00:45:09la gauche
00:45:10quand je pense que
00:45:11la mère de l'île
00:45:12vous êtes de gauche
00:45:13vous cher monsieur
00:45:14vous êtes d'extrême gauche
00:45:15quand vous avez des communes
00:45:17qui laissent des piscines
00:45:18uniquement ouvertes aux femmes
00:45:20ça me choque aussi
00:45:21la liberté de chacun
00:45:23je suis désolé
00:45:24mais là je vous arrête
00:45:25mais non mais non
00:45:26mais je vous arrête
00:45:27sur la question des piscines
00:45:28ouvertes rien qu'aux femmes
00:45:28justement
00:45:29il y a eu le débat
00:45:30tout le monde a eu le débat
00:45:31sur le sujet
00:45:31mais vous savez
00:45:32qu'il y a des tas de femmes
00:45:33qui ont envie d'être entre femmes
00:45:34parce qu'elles ne veulent pas
00:45:35le regard des hommes
00:45:36pour plein de raisons différentes
00:45:37qui n'ont rien à voir
00:45:38souvent avec la religion
00:45:39parce que monsieur
00:45:39parce que leur mari
00:45:41c'est une bonne interesse
00:45:42c'est d'être avec des hommes
00:45:43c'est pas ça
00:45:44faire son sujet
00:45:44parce que le débat
00:45:46le débat
00:45:48il est évidemment
00:45:48très polémique
00:45:49si vous croyez
00:45:50qu'il n'y a que des femmes
00:45:50voilées dans les créneaux
00:45:51réservés aux femmes
00:45:52dans les piscines municipales
00:45:53dire que la gauche
00:45:55ça a été sortir du sacré
00:45:56pour la pensée
00:45:57ça a été
00:45:57vous parlez de sujets
00:45:59que vous ne connaissez pas
00:45:59comme d'habitude
00:46:00vous mettez en avant
00:46:01Alors est-ce qu'on va vous mettre
00:46:02d'accord sur le pouvoir d'achat
00:46:03j'en doute
00:46:05mais on va quand même
00:46:07l'ouvrir aussi ce débat
00:46:08parce qu'il est aussi
00:46:09très très dense
00:46:10et très très polémique
00:46:11vous allez le voir
00:46:11et surtout
00:46:12c'est le sujet de préoccupation
00:46:13numéro 1 des français
00:46:14Jérémy Brossard
00:46:15vous êtes sur un marché
00:46:15et depuis tout à l'heure
00:46:16évidemment vous le constatez
00:46:20Oui à toutes les personnes
00:46:21à qui on a posé la question
00:46:23sur le pouvoir d'achat
00:46:24évidemment tout augmente
00:46:25tout a augmenté
00:46:26les dépenses contraintes
00:46:27le logement
00:46:27l'énergie
00:46:28que ce soit l'électricité
00:46:29le gaz
00:46:30ou encore l'essence
00:46:30et puis la nourriture
00:46:31on est sur un marché
00:46:32ici alimentaire
00:46:34on a croisé notamment
00:46:35avec Valentin Rivolier
00:46:37Jeannine
00:46:37c'est une retraitée
00:46:38du quartier
00:46:39qui vient faire le marché
00:46:40ici chaque jeudi matin
00:46:43vous allez voir
00:46:44elle garde le sourire
00:46:45mais elle nous explique
00:46:46à quel point
00:46:46l'inflation impacte
00:46:48son quotidien
00:46:49et les choix
00:46:49qu'elle doit faire
00:46:50avec sa petite retraite
00:46:51écoutez
00:46:53Je gère bien mon budget
00:46:54j'essaye
00:46:55mais j'ai ma petite fille
00:46:56avec moi
00:46:57et bon
00:46:58j'achète tout ce qu'il faut
00:46:59pour la nourrir
00:47:00c'est normal
00:47:00je suis sa grand-mère
00:47:02c'est un peu dur
00:47:04les fins de mois
00:47:04mais enfin ça va
00:47:05ma retraite
00:47:06elle ne recommande pas
00:47:07depuis que je l'ai
00:47:09je vais avoir
00:47:1094 ans
00:47:11à la fin du mois
00:47:12et vous savez
00:47:14depuis le temps
00:47:15ça n'a pas augmenté
00:47:16écoutez
00:47:17il faut faire avec
00:47:19tant qu'on peut manger
00:47:20payer son loyer
00:47:22voilà
00:47:23des particuliers
00:47:24vous venez de l'entendre
00:47:25qui sont évidemment
00:47:26impactés par cette inflation
00:47:27mais aussi les commerçants
00:47:28on discutait tout à l'heure
00:47:29avec le poissonnier
00:47:31du marché
00:47:31il nous expliquait
00:47:32bien que les gens
00:47:33font des arbitrages
00:47:34on prend
00:47:34il y a moins de clients
00:47:35on prend des portions
00:47:36un peu plus petites
00:47:37et évidemment
00:47:38c'est du manque
00:47:38à gagner
00:47:39pour un commerçant
00:47:40qui lui aussi
00:47:40a des dépenses
00:47:41qui augmentent
00:47:41notamment comme
00:47:42l'électricité
00:47:43le gaz
00:47:43ou encore l'essence
00:47:44et le problème
00:47:45merci Jérémy
00:47:46je me tourne vers vous
00:47:46Gaëtan
00:47:47c'est que ça ne va pas
00:47:47s'améliorer
00:47:48avec la hausse des prix
00:47:49de l'énergie
00:47:49non tout à fait
00:47:50parce qu'effectivement
00:47:51il y a cette crise
00:47:51au Moyen-Orient
00:47:52on n'en voit pas
00:47:53à l'issue
00:47:53avec l'énergie
00:47:55qui continue à progresser
00:47:57le Brent
00:47:57on l'a vu encore ce matin
00:47:58qui dépasse
00:48:00allègrement
00:48:00les 90 dollars
00:48:01le baril
00:48:01ça a des conséquences
00:48:02sur les prix du carburant
00:48:04et on sait
00:48:04qu'une majorité
00:48:05de français
00:48:05et bien effectivement
00:48:06comme le disait Jérémy
00:48:08fait des arbitrages
00:48:09mais aussi
00:48:10n'ont pas le choix
00:48:11sur certaines dépenses
00:48:12contraintes
00:48:12et en l'occurrence
00:48:13la voiture
00:48:14est une dépense contrainte
00:48:15pour une majorité
00:48:16des français
00:48:17qui l'utilisent
00:48:18pour aller travailler
00:48:19pour aller chercher
00:48:20les enfants à l'école
00:48:21donc ça impacte
00:48:22directement
00:48:23leur porte-monnaie
00:48:24un chiffre important
00:48:25plus 16,7%
00:48:27d'inflation
00:48:28justement
00:48:29sur l'énergie
00:48:30et quand on regarde
00:48:32les prix du gaz
00:48:33qui ne font que s'envoler
00:48:35et bien si on a
00:48:36un hiver
00:48:36très très rigoureux
00:48:37la banque d'affaires
00:48:38Goldman Sachs
00:48:39estime que
00:48:39on pourrait même avoir
00:48:41un gaz au niveau européen
00:48:42qui se négocie
00:48:43sur les marchés
00:48:43à 100 euros
00:48:44le mégawatt-heure
00:48:45on est actuellement
00:48:46à 71 euros
00:48:47donc vous voyez
00:48:48la variation importante
00:48:49ça veut dire que
00:48:50tous les ménages
00:48:51qui se chopent au gaz
00:48:52si jamais on a
00:48:53un hiver rigoureux
00:48:54et bien
00:48:55vont voir sérieusement
00:48:56leurs factures flambées
00:48:57Patrick Vignel
00:48:58il a été élu un peu là-dessus
00:48:59Emmanuel Macron
00:49:00quand même
00:49:00au début
00:49:01vous y étiez dans cette aventure
00:49:02et vous êtes aujourd'hui
00:49:03dans l'aventure
00:49:03Gabriel Attal
00:49:04qui est un petit peu comptable
00:49:05forcément
00:49:06de ce bilan-là
00:49:07comment est-ce qu'on arrive
00:49:08à en sortir
00:49:09on va être clair
00:49:11depuis quand
00:49:12il y a eu un budget
00:49:12à l'équilibre
00:49:13j'ai été élu
00:49:14avec François Hollande
00:49:16400 milliards de dettes
00:49:17Nicolas Sarkozy
00:49:18600 milliards de dettes
00:49:20mais je vais vous dire
00:49:21le vrai débat
00:49:21c'est changer le système
00:49:22qui va être à la fois
00:49:24dans la transparence
00:49:25et dans le courage
00:49:26est-ce que c'est Gabriel Attal
00:49:26qui a été au coeur du système
00:49:27depuis 10 ans
00:49:28mais Julien Garneau
00:49:29moi j'adore les oppositions
00:49:31moi j'ai souvenir
00:49:32pendant le Covid
00:49:33je suis venu chez vous
00:49:34j'ai toujours
00:49:35les amendements
00:49:35de mes amis
00:49:36sur les pépiniéristes
00:49:37et les clubs de sport
00:49:38les restaurants
00:49:39tout le monde disait
00:49:40il faut donner des chèques
00:49:41et hop
00:49:42dès que la crise est finie
00:49:43on explique
00:49:44qu'on a cramé la caisse
00:49:45il faut arrêter de prendre
00:49:46est-ce qu'il ne fallait pas
00:49:47dire non à l'époque ?
00:49:49mais Julien Garneau
00:49:50c'est très français
00:49:52mes amis des clubs de sport
00:49:53ils étaient ravis
00:49:54quand on a fermé les clubs
00:49:56pendant un an
00:49:56qu'on a donné 10 000 euros
00:49:57et que le chômage
00:49:59était à 100%
00:49:59pour les réducteurs sportifs
00:50:01et même aujourd'hui
00:50:02vous dites
00:50:02on a cramé la caisse
00:50:03je vais vous dire
00:50:03le vrai débat
00:50:04on manque de courage
00:50:05en politique
00:50:05il faut changer tout le système
00:50:0741 ministères
00:50:08c'est plus possible
00:50:09mis de sa agence
00:50:11c'est plus possible
00:50:11quand on a voulu simplifier
00:50:13on a complexié
00:50:14et en fait
00:50:15je vais vous le dire
00:50:16le problème que l'on a
00:50:17c'est le non-cumul des mandats
00:50:19j'en ai fait des erreurs
00:50:20dans ma vie
00:50:20mais quand je vois
00:50:21y compris chez moi
00:50:22certains
00:50:23des jeunes députés
00:50:24qui n'ont jamais géré un budget
00:50:26qui n'ont jamais été
00:50:27conseillers municipaux
00:50:28et qui viennent aboyer
00:50:29notre hémicycle
00:50:30ça ne marche plus
00:50:31alors Alexandre Nicolique
00:50:32sur le pouvoir d'achat
00:50:33on parle du prix du carburant
00:50:35le pouvoir d'achat des français
00:50:36on parle du non-cumul des mandats
00:50:38revenons juste
00:50:38à ce qui coûte
00:50:39parce que vous faites la loi
00:50:40cher monsieur
00:50:40c'est vous qui avez nous planté
00:50:42le budget d'un pas long terme
00:50:43c'est nous qui avons planté
00:50:44c'est à dire que
00:50:44vous allez planter notre budget
00:50:46pour le coup vous devenez la remercier
00:50:48on n'a jamais été au pouvoir
00:50:49ils vous sauvent
00:50:50à quelques reprises
00:50:52justement on a essayé
00:50:54systématiquement
00:50:55de censurer
00:50:55alors allez-y
00:50:56laissez parler
00:50:57là on parlait d'abord
00:51:00il y a deux choses
00:51:01vous avez parlé de l'énergie
00:51:02donc on peut parler
00:51:03du prix de l'électricité
00:51:03et des erreurs historiques
00:51:04qui ont été commises
00:51:05justement en essayant
00:51:06d'abandonner le nucléaire
00:51:08progressivement
00:51:08on se souvient d'Edouard Philippe
00:51:09qui voulait descendre à 50%
00:51:11il faut savoir que le nucléaire
00:51:12par exemple c'est 46%
00:51:13moins cher par mégawatt-heure
00:51:14que les énergies éoliennes
00:51:16et on le voit aujourd'hui
00:51:17parce que justement
00:51:17s'il y a bien une chose
00:51:18qui n'augmente pas aujourd'hui
00:51:20c'est le prix de l'électricité
00:51:21grâce heureusement
00:51:22on a encore 70% du nucléaire
00:51:25bien sûr que si
00:51:25regardez
00:51:26mais il a augmenté considérablement
00:51:28il a presque doublé depuis 2011
00:51:29et c'est justement
00:51:30à cause des choix
00:51:30de politique énergétique
00:51:32sur le prix du carburant
00:51:34nous on insiste
00:51:35depuis des mois
00:51:37des années
00:51:37en disant qu'il faut absolument
00:51:38baisser à 5,5%
00:51:40la TVA aujourd'hui
00:51:42sur le carburant
00:51:44et baisser cette TICPE
00:51:47qui avait été augmentée
00:51:48là aussi par Edouard Philippe
00:51:49notamment
00:51:50en compensant
00:51:51par les certificats
00:51:52d'économie d'énergie
00:51:52qui servent aujourd'hui
00:51:54à financer
00:51:55par exemple
00:51:56les énergies éoliennes
00:51:58je ne vais pas faire tout le programme
00:51:59mais moi ce qui me choque
00:52:01quand on parle de pouvoir d'achat
00:52:02c'est qu'on entend
00:52:03toutes les propositions
00:52:04qui vont dans le même sens
00:52:05qui tapent
00:52:05sur les classes moyennes
00:52:06on voit François Hollande
00:52:07qui veut augmenter
00:52:08la TVA
00:52:09de 20 à 24%
00:52:11ça va concerner par exemple
00:52:12les couches
00:52:12pour les gens
00:52:13qui ont des bébés
00:52:16on entend
00:52:16Edouard Philippe
00:52:17qui veut s'en prendre
00:52:18aux retraités
00:52:19on entend
00:52:20des propositions
00:52:20aussi de Sébastien Lecorn
00:52:22du soleil retraité
00:52:22on entend
00:52:24allez-y
00:52:25faites le détail
00:52:25oui mais moi je vais vous dire
00:52:26précisément ce qu'on va faire
00:52:27on n'a pas le temps
00:52:28mais si
00:52:29ça intéresse les gens
00:52:32dans quoi ils vont tailler
00:52:33où est-ce qu'on va faire
00:52:34de services publics
00:52:35combien de fonctionnaires
00:52:36vont être supprimés
00:52:36comment ils vont faire
00:52:37leur marque régale
00:52:38mais monsieur
00:52:38moi je peux le savoir
00:52:39à chaque fois c'est le flou total
00:52:41vous savez que depuis 2015
00:52:43on a augmenté de 86 milliards
00:52:45les dépenses des collectivités publiques
00:52:46mais vous vous allez faire quoi
00:52:47à Jean-Pierre
00:52:48si vous les connaissez
00:52:48et bien justement
00:52:49et bien on va faire
00:52:50on va diminuer la bureaucratie
00:52:52on va arrêter
00:52:53tous ces doublons administratifs
00:52:54qui font qu'aujourd'hui
00:52:55il y a des dépenses publiques
00:52:57considérables
00:52:58pour une efficacité
00:52:59qui est manifeste
00:53:00quand on regarde
00:53:01les services publics
00:53:01l'hôpital
00:53:02vous savez c'est la gauche
00:53:02qui a mis en place
00:53:03pendant 10 ans
00:53:04depuis 10 ans
00:53:04sur la sécurité
00:53:05des simplifications
00:53:06et donc
00:53:06oui oui bien sûr
00:53:07mais il va falloir en faire
00:53:07et à coup de milliards
00:53:08oui
00:53:08et il va falloir diminuer
00:53:09dites dans quoi ?
00:53:10dites dans quoi ?
00:53:11dites pas il faut simplifier
00:53:12je sais pas quoi
00:53:13des phrases creuses
00:53:13de général
00:53:14quand on parle par exemple
00:53:15de la suppression
00:53:16de 128 prélèvements obligatoires
00:53:17mais ça c'est pas des recettes
00:53:19si si c'est des recettes
00:53:21parce que dedans
00:53:22vous avez 58 prélèvements obligatoires
00:53:23qui rapportaient 171 millions
00:53:25c'est pas des dépenses
00:53:26c'est ce que je voulais dire
00:53:27c'est une diminution
00:53:27c'est une diminution de dépenses
00:53:29c'est de la bureaucratie
00:53:30parce que les 128 milliards
00:53:32les 128 prélèvements obligatoires
00:53:34qu'on va supprimer
00:53:34c'est 58 prélèvements obligatoires
00:53:36où on supprime carrément
00:53:37le prélèvement obligatoire
00:53:38et ça c'est 171 millions d'euros
00:53:40et ensuite c'est 70
00:53:41qu'on fait basculer
00:53:42sur d'autres prélèvements obligatoires
00:53:44et pour chacun
00:53:45il y avait une bureaucratie
00:53:45adaptée
00:53:46bah oui mais c'est assez clair monsieur
00:53:48c'est assez loin
00:53:49des 120 milliards
00:53:50que vous dites
00:53:50vouloir supprimer
00:53:51moi j'ai l'État à la liste
00:53:52sur l'immigration
00:53:53non non
00:53:54je voudrais qu'on avance
00:53:55sur l'immigration
00:53:58notamment
00:53:58sur le droit d'asile
00:53:59qui selon madame Sion
00:54:01coûte aujourd'hui
00:54:022 milliards d'euros
00:54:03si vous faites le droit d'asile
00:54:04dans les ambassades
00:54:04je voudrais s'il vous plaît
00:54:05vous nous avez parlé
00:54:06de François Hollande
00:54:07pardon
00:54:07vous avez parlé de François Hollande
00:54:09non mais je voudrais entendre
00:54:10le gouvernement d'Alicie
00:54:11sur les propositions
00:54:12de François Hollande
00:54:12parce qu'il est en déplacement
00:54:14en ce moment
00:54:15c'est quand même
00:54:16quelqu'un de gauche quand même
00:54:17c'est quand même
00:54:17quelqu'un qui a été élu
00:54:18avec vous au sein du NFP
00:54:20il n'y a pas si longtemps
00:54:21sauf erreur
00:54:21et pourtant il propose
00:54:23une hausse de la TVA
00:54:24il propose la retraite
00:54:26à 63 ans
00:54:26il est en train de trahir la gauche
00:54:28François Hollande
00:54:28de votre point de vue ?
00:54:29Oui il l'a déjà trahi
00:54:29c'est déjà
00:54:30c'est à son crédit quand même
00:54:33d'avoir trahi la gauche
00:54:34pendant 5 ans de mandat
00:54:35donc ça il sait faire
00:54:36et d'avoir mis en orbite
00:54:37Emmanuel Macron
00:54:38et le macronisme d'ailleurs
00:54:39donc il continue sur sa lancée
00:54:40ça ne peut pas empêcher
00:54:41de nous associer avec lui
00:54:42encore une fois sur le NFP
00:54:43Non mais ce qui est intéressant
00:54:43c'est que François Hollande
00:54:44dit avant d'autres
00:54:45ce que les autres
00:54:45vont finir par dire
00:54:46ou faire
00:54:47de toute façon
00:54:48c'est à dire
00:54:49tous ceux qui sont du
00:54:51bloc soi-disant central
00:54:53que en fait
00:54:54c'est les gens
00:54:54qui vont payer
00:54:56le déficit
00:54:56c'est les gens
00:54:57très directement
00:54:57les gens qui sont déjà
00:54:58en difficulté
00:54:59les gens dont on voit
00:55:00dont le pouvoir d'achat
00:55:00est déjà grevé
00:55:02en ce début
00:55:03de rentrée scolaire
00:55:04et on va leur reprendre
00:55:054% en plus
00:55:06via la TVA
00:55:07parce que la TVA
00:55:07tout le monde la paye
00:55:08et elle pèse beaucoup plus
00:55:09sur ceux qui ont pas
00:55:10beaucoup de sous
00:55:10Alors pas sur les produits
00:55:10de première nécessité
00:55:11il veut la baisser
00:55:13et la mettre à 0%
00:55:15Non mais il n'y a pas
00:55:15du havre alimentaire
00:55:16dans la vie
00:55:17Monsieur le député
00:55:18Non mais c'est pour préciser
00:55:20Oui oui
00:55:21précisons justement
00:55:22Monsieur le député
00:55:22au deuxième tour
00:55:24Jean-Luc Mélenchon
00:55:25devra rassembler la gauche
00:55:26Oui
00:55:27Aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon
00:55:28est un bon candidat
00:55:29moi je pense qu'il est sous-évalué
00:55:30il sera au moins à 20%
00:55:31j'ai pas de soucis
00:55:32c'est un excellent tribun
00:55:34tout ça c'est pas de problème
00:55:35Vous pourriez voter pour lui ?
00:55:36Au deuxième tour
00:55:37On n'y est pas Guillaume
00:55:39Non mais vous pourriez voter pour lui ?
00:55:40Je sais pas
00:55:41Voilà
00:55:41Un second tour
00:55:42moi qui suis un homme de gauche
00:55:43un second tour
00:55:44RN
00:55:44Jean-Luc Mélenchon
00:55:46je ne sais pas aujourd'hui
00:55:47Vous êtes courageux
00:55:47vous dites qu'il n'y a pas de langue de bas
00:55:48vous votez pour lui ?
00:55:49Je ne sais pas
00:55:50Vous le savez
00:55:51Vous êtes un homme de conviction ?
00:55:53Moi je suis un homme de gauche
00:55:54il n'y a pas très longtemps
00:55:55j'ai fait voter à l'EF
00:55:56et quand je vois
00:55:58Donc au deuxième tour
00:55:59vous votez pour Jean-Luc Mélenchon ?
00:56:00Vous me laissez finir
00:56:01ma démonstration
00:56:02je vais vous dire
00:56:03pourquoi ça me gêne
00:56:04parce qu'aujourd'hui
00:56:05Jean-Luc Mélenchon
00:56:05il marche constamment
00:56:07il tient l'aise
00:56:08toute la gauche
00:56:08et quand je vois
00:56:09Nicolas Maillard-Rossignol
00:56:11sur ce plateau dire
00:56:12Edouard-Félix-Jean-Luc Mélenchon
00:56:14je vois Jean-Luc Mélenchon
00:56:15j'avais de dire
00:56:15mes copains de gauche
00:56:16auraient des filles
00:56:17réfléchissez un peu plus
00:56:18je vais vous dire
00:56:19votre problème que vous avez
00:56:20c'est qu'au second tour
00:56:21vous avez du mal à rassembler
00:56:23mais le vrai débat
00:56:23il n'est pas là
00:56:24le vrai débat
00:56:25il est sur les retraites
00:56:26je ne vous ai pas coupé
00:56:27Mais non mais leur problème
00:56:28c'était le premier tour
00:56:29Je ne vous ai pas coupé
00:56:30Allez terminer Patrick Guignan
00:56:32C'est Venezuela
00:56:32Ils ont pu les dévénées
00:56:34Laissez terminer Patrick Guignan
00:56:35Il y a 7 millions de personnes
00:56:36qui ont dû fuir
00:56:37Vous savez
00:56:37Ce sont des gens
00:56:39Mélenchon pas tout
00:56:40Laissez terminer s'il vous plaît
00:56:41et on va reprouver
00:56:42Natacha Bouchard
00:56:43dans quelque chose
00:56:43Vous savez
00:56:44faites des arts martiaux
00:56:45on vous apprend
00:56:46qu'il n'y a pas d'ennemis
00:56:47un art martiaux
00:56:49Soyez zen
00:56:49laissez répondre les gens
00:56:50Je fais de l'athlétisme
00:56:51mais c'est lui qui
00:56:51La réforme des retraites
00:56:53la réforme des retraites
00:56:54est devenue obligatoire
00:56:56400 milliards
00:56:57ça va nous coûter
00:56:5812 milliards de plus
00:57:00et tous les deux
00:57:00vous êtes en train
00:57:01de faire des courses
00:57:02des petites courses
00:57:03Il faut faire
00:57:0575 milliards
00:57:06de défense
00:57:07c'est combien
00:57:08alors qu'on voit
00:57:10l'image
00:57:11François Hollande
00:57:11pardon je vous interromps
00:57:13on voit ici
00:57:13François Hollande
00:57:14qui est accueilli
00:57:14par Jérôme Guedj
00:57:15donc vous parlais
00:57:16de la foire de Chalon
00:57:17en Champagne
00:57:18où se pressent
00:57:18tous les candidats
00:57:19il n'est pas encore
00:57:19officiellement candidat
00:57:21François Hollande
00:57:21mais c'est vrai
00:57:22qu'il se rapproche
00:57:22de plus en plus
00:57:24avec ce libre programme
00:57:25dans lequel
00:57:26je parle sous le contrôle
00:57:27de Guillaume Daré
00:57:28il égrène
00:57:29ses propositions
00:57:30Il a dit qu'il avait décidé
00:57:31de le louer
00:57:32que c'était des amis
00:57:32qui le louaient
00:57:33Il n'est pas candidat
00:57:35Il est très bon
00:57:36François Hollande
00:57:37vous le savez
00:57:37On le voit
00:57:38plein de sujets
00:57:39qui sont extrêmement polémiques
00:57:40dans cette campagne
00:57:41évidemment
00:57:42le voile
00:57:43le pouvoir d'achat
00:57:44et il y a aussi
00:57:45le sujet de l'immigration
00:57:47sur lequel Emmanuel Macron
00:57:48est en déplacement
00:57:48aujourd'hui
00:57:49au Royaume-Uni
00:57:50et on vous en parle
00:57:51parce que le Royaume-Uni
00:57:52dit que cet été
00:57:54là l'été qui est en train
00:57:55de se terminer
00:57:55le nombre d'arrivées
00:57:56de migrants
00:57:57est au plus bas
00:57:58depuis 2019
00:58:00et on a voulu demander
00:58:01à la maire de Calais
00:58:02Dattacha Bouchard
00:58:03qui est en pointe
00:58:04évidemment sur ce sujet
00:58:04depuis de longues années
00:58:05de nous dire
00:58:08bonjour beaucoup
00:58:08bonjour à vous
00:58:09madame la maire
00:58:10merci de nous répondre
00:58:11en direct
00:58:11est-ce que ce sont
00:58:13des chiffres
00:58:14et des données
00:58:14que vous confirmez
00:58:15est-ce que vous dites
00:58:16c'est vrai que la situation
00:58:17elle est en train
00:58:18de s'améliorer chez nous
00:58:20Bonjour
00:58:21alors d'un point de vue
00:58:23on dire de passage
00:58:24il y a effectivement
00:58:25une baisse
00:58:26qui a été constatée
00:58:28pour autant
00:58:29sur le périmètre
00:58:30du territoire de Calais
00:58:32nous sommes toujours
00:58:33à plus de 1000 migrants
00:58:35sur l'ensemble
00:58:36de la collectivité
00:58:38alors que le président
00:58:40a inauguré
00:58:41la tapisserie de Bayeux
00:58:42ben voilà
00:58:43c'est bien
00:58:43tant mieux pour lui
00:58:44et tant mieux pour la France
00:58:45mais en attendant
00:58:47je tiens à dire
00:58:48que nous continuons
00:58:49à subir
00:58:50les dégradations
00:58:52les passeurs
00:58:56de troubles
00:58:57à l'ordre public
00:58:58l'hygiène
00:58:58l'insalubrité
00:58:59et que
00:59:00en tant que maire
00:59:02je reste jour et nuit
00:59:03à disposition
00:59:04de ma population
00:59:05des services de l'État
00:59:06aussi
00:59:06qui sont très investis
00:59:08et heureusement
00:59:08à nos côtés
00:59:10mais on sait
00:59:11que le vrai problème
00:59:12reste et restera
00:59:13l'attractivité
00:59:14de la Grande-Bretagne
00:59:15que les migrants
00:59:18ne demandent pas
00:59:18l'accueil en France
00:59:19ils ne veulent pas
00:59:20venir en France
00:59:21pourquoi l'Angleterre ?
00:59:23parce que
00:59:23pas de contrôle d'identité
00:59:25pas de déclaration
00:59:26préalable à l'embauche
00:59:28qu'ils continuent
00:59:29à les garder
00:59:29qu'ils continuent
00:59:31à les prendre
00:59:32et nous
00:59:33de notre côté
00:59:33on a mis en place
00:59:36j'ai sollicité
00:59:37les maires
00:59:38parce qu'on a créé
00:59:39un collectif des maires
00:59:40nous sommes en train
00:59:41d'écrire
00:59:42et de finaliser
00:59:43un livre blanc
00:59:44pour les candidats
00:59:45aux présidentielles
00:59:47et on constate
00:59:48simplement
00:59:49que depuis 2017
00:59:50le président de la République
00:59:52n'est pas venu voir
00:59:52ce qui se passait
00:59:53à Calais
00:59:53je ne vous parle pas
00:59:54du ministre de l'Intérieur
00:59:55parce que depuis
00:59:56qu'il est nommé
00:59:57alors lui
00:59:58c'est encore incroyable
00:59:59c'est qu'il ne répond pas
01:00:01aux courriers
01:00:02il ne répond pas
01:00:03aux appels
01:00:03il ne souhaite pas
01:00:04venir sur la collectivité
01:00:07et depuis tout ça
01:00:08voyez-vous
01:00:09nous on est aujourd'hui
01:00:10une ville frontière
01:00:11donc en tant que
01:00:12ville frontière
01:00:13j'aimerais qu'on soit
01:00:15reconnus officiellement
01:00:17en tant que tel
01:00:18pour au moins
01:00:19au moins
01:00:20en pouvoir
01:00:21faire bénéficier
01:00:23notre collectivité
01:00:25et bien
01:00:26de ces
01:00:27moyens économiques
01:00:29mais ça veut dire
01:00:30Natacha Bouchard
01:00:31que vous n'attendez rien
01:00:32vous n'attendez rien
01:00:33de la visite d'Emmanuel Macron
01:00:33aujourd'hui
01:00:34on annonce un nouvel accord
01:00:35normalement
01:00:36mais non
01:00:37mais en fait
01:00:37un nouvel accord
01:00:38sur un nouvel accord
01:00:39en fait
01:00:40il faudrait prendre
01:00:41très clairement
01:00:42l'ensemble
01:00:43des accords
01:00:44et refonder
01:00:46en fait
01:00:46et faire une refondation
01:00:48de l'ensemble
01:00:50de cette
01:00:52architecture
01:00:52des accords
01:00:53pour
01:00:54tout remettre
01:00:55en fait
01:00:56en place
01:00:57parce qu'entre
01:00:57les accords du tout
01:00:58qui est Dublin
01:00:59le
01:01:00ouais
01:01:02franchement
01:01:03et nous on subit
01:01:04je tiens à vous le dire
01:01:05encore une fois
01:01:06ça fait maintenant
01:01:0620 ans
01:01:07on n'est jamais
01:01:08associés
01:01:09et pourtant
01:01:09c'est nous
01:01:10qui sommes sur le terrain
01:01:11ici présent
01:01:12donc oui
01:01:14moi je continue
01:01:14à demander
01:01:15des renforts
01:01:16de police et transports
01:01:17de la construction
01:01:18de la cité
01:01:19des sécurités
01:01:20des effectifs
01:01:21spécialisés
01:01:23ici
01:01:24en site
01:01:24tout le temps
01:01:25dédié
01:01:26au
01:01:27permanent
01:01:28au littoral
01:01:29on demande
01:01:31la loi
01:01:31d'expérimentation
01:01:32qu'on ne veut pas
01:01:33nous accorder
01:01:34sur l'éloignement
01:01:35de la bande littorale
01:01:36concernant le délit
01:01:37de séjour
01:01:38irrégulier
01:01:39on demande
01:01:40d'être associé
01:01:41obligatoirement
01:01:42à l'état
01:01:43pour
01:01:44avec les ministères
01:01:45parce que
01:01:46c'est nous
01:01:46qui vivons
01:01:47au quotidien
01:01:48jour
01:01:48nuit
01:01:48sans arrêt
01:01:50les sujets
01:01:51et vous appelez
01:01:52le ministre
01:01:52à venir
01:01:53et donc le président
01:01:55qui va
01:01:56à Londres
01:01:57et dont vous attendez
01:01:58une visite
01:01:58à Calais
01:01:59pour évoquer directement
01:02:00tous ces sujets
01:02:01dont vous nous parlez
01:02:01et sur lesquels
01:02:02vous vous battez
01:02:03depuis de longues années
01:02:05maintenant
01:02:05merci beaucoup
01:02:06madame la maire
01:02:07je vous interromps
01:02:07parce qu'on va retourner
01:02:09à Londres
01:02:09tout à l'heure
01:02:11et puis on va aussi
01:02:12s'intéresser
01:02:12aux menaces
01:02:14russes
01:02:14justement
01:02:14sur le Royaume-Uni
01:02:16mais aussi
01:02:16sur la France
01:02:17et sur l'Allemagne
01:02:18parce que vous avez vu
01:02:19qu'il y a un drone explosif
01:02:20à viser l'aéroport
01:02:21de la Epsich
01:02:22et la France
01:02:22est tout à fait
01:02:23dans le viseur
01:02:24des services russes
01:02:24c'est ce que disent
01:02:25les services de renseignement
01:02:26français
01:02:26qui parlent
01:02:26de menaces
01:02:27d'action
01:02:28violentes
01:02:29et qui incitent
01:02:29les entreprises
01:02:31concernées de près
01:02:32haut de loin
01:02:32par le conflit
01:02:33en Ukraine
01:02:33à prendre des mesures
01:02:34de protection
01:02:35exceptionnelles
01:02:38la France est-elle
01:02:39la prochaine cible
01:02:40des russes
01:02:40après l'Allemagne
01:02:41la réponse de l'OTAN
01:02:43est-elle suffisante
01:02:44les critiques se multiplient
01:02:45on va le voir
01:02:46juste après les dernières infos
01:02:47qui sont présentées
01:02:48par Elisa Tranin
01:02:49on commence par une découverte
01:02:50macabre en Haute-Saône
01:02:51Elisa
01:02:51oui quatre corps
01:02:52d'une même famille
01:02:53ont été retrouvés
01:02:54dans la commune
01:02:54de J
01:02:55dont ceux de deux enfants
01:02:57âgés de 6 et 10 ans
01:02:58tous tués par arme à feu
01:03:00selon nos informations
01:03:02le père de famille
01:03:03venait de se séparer
01:03:04de la mère de ses enfants
01:03:05il a téléphoné à un proche
01:03:07lui confiant avoir tué
01:03:08ses enfants
01:03:09et son ex-belle-mère
01:03:10avant de se donner
01:03:11lui-même la mort
01:03:13c'est ce proche
01:03:13qui a contacté les secours
01:03:15c'était dans les tuyaux
01:03:16c'est officiel
01:03:16l'aide pour les carburants
01:03:18est officiellement reconduite
01:03:19oui reconduite pour deux mois
01:03:21annonce de Maude Bréjon
01:03:22ce matin
01:03:23elle concerne les agriculteurs
01:03:24les pêcheurs
01:03:25et le secteur du BTP
01:03:26quant au guichet
01:03:27pour les gros rouleurs
01:03:29pour les ménages modestes
01:03:30et bien il est prolongé
01:03:31lui
01:03:31jusque fin septembre
01:03:32la canicule
01:03:34maintenant
01:03:34elle est de retour
01:03:35oui la canicule
01:03:36à peine disparue
01:03:37et bien elle revient
01:03:38pour la sixième fois
01:03:39depuis le mois de mai
01:03:40les températures
01:03:41se font surtout ressentir
01:03:43dans le sud de la France
01:03:44on attend aujourd'hui
01:03:4535 à 37 degrés
01:03:47en région PACA
01:03:49mais aussi
01:03:49dans les Pyrénées orientales
01:03:51où se trouvent
01:03:51Jean-Wilfrid Forkès
01:03:52et Laura Champion
01:03:53à Perpignan
01:03:54pas facile
01:03:55d'être restaurateur
01:03:56vous allez l'entendre
01:03:57avec les fortes chaleurs
01:03:59avant le service
01:04:00on est à 45-46
01:04:01et pendant le coup de feu
01:04:03on va arriver
01:04:0352-53 degrés
01:04:05et donc
01:04:06on se déshydrate
01:04:09le plus souvent possible
01:04:09on a des bouteilles d'eau
01:04:10à disposition
01:04:12et on fait en sorte
01:04:14que ça se passe bien
01:04:15voilà
01:04:16et pour les clients
01:04:16on s'organise
01:04:18à faire
01:04:18des belles salades fraîcheurs
01:04:21des ceviches
01:04:21des tartares
01:04:22des carpaccio
01:04:24parce que
01:04:25la clientèle
01:04:26demande
01:04:27des belles assiettes fraîcheurs
01:04:29donc
01:04:29on s'adapte
01:04:32on revient à la situation
01:04:33au Moyen-Orient
01:04:35et ces nouvelles frappes
01:04:36sur le Koweït
01:04:37et les Émirats Arabes Unis
01:04:38très tôt ce matin
01:04:39des attaques
01:04:40iraniennes
01:04:41de missiles
01:04:42et de drones
01:04:43Téhéran assure
01:04:44avoir visé
01:04:44des installations
01:04:45américaines
01:04:46ces frappes interviennent
01:04:47après les bombardements
01:04:49des Etats-Unis
01:04:50mardi soir
01:04:50qui ont fait 19 morts
01:04:52selon le régime
01:04:53iranien
01:04:54de son côté
01:04:54Donald Trump assure
01:04:55que les Etats-Unis
01:04:56sont prêts à frapper
01:04:58l'Iran
01:04:58à tout moment
01:04:59Oui je voulais ajouter
01:05:00merci beaucoup Elisa
01:05:01sur l'actualité internationale
01:05:03ce qui se passe
01:05:03du côté de la Russie
01:05:05de l'Ukraine
01:05:05et donc
01:05:06de l'Europe de l'Ouest
01:05:07dont la France
01:05:08d'abord
01:05:08l'Ukraine
01:05:09que s'est-il passé
01:05:10ces dernières heures
01:05:11deux villes importantes
01:05:12visées
01:05:13la capitale
01:05:13Kiev
01:05:14mais aussi Odessa
01:05:15c'est ce que nous dit
01:05:16sur place
01:05:17Alexander Kery
01:05:18Oui oui
01:05:19en effet
01:05:19un bilan lourd
01:05:21à déplorer
01:05:21notamment à Odessa
01:05:22donc 17 blessés
01:05:24dont 3 enfants
01:05:25d'après les autorités locales
01:05:26vous voyez les images
01:05:26derrière moi
01:05:27donc un bloc d'appartements
01:05:28donc une vingtaine
01:05:29d'appartements
01:05:30ont été détruits
01:05:31dans la ville portuaire
01:05:32à Kiev
01:05:32hier
01:05:33où je me trouve
01:05:34on pouvait entendre
01:05:34des explosions
01:05:35autour de minuit
01:05:36et autour de 11h
01:05:37du soir
01:05:38ce matin
01:05:39à 10h du matin
01:05:40un entrepôt pharmaceutique
01:05:41a été frappé
01:05:42à Boris Phil
01:05:43qui est une ville
01:05:43satellite
01:05:43à côté de Kiev
01:05:45donc cela fait maintenant
01:05:46près d'une semaine
01:05:47un peu plus d'une semaine
01:05:48que la Russie utilise
01:05:49sa nouvelle tactique
01:05:49à savoir envoyer
01:05:50des raids incessants
01:05:51sur l'Ukraine
01:05:52donc 1, 2, 3 drones
01:05:54à la fois
01:05:54ou des missiles
01:05:55alors 2, 3 missiles
01:05:56à la fois
01:05:56pour épuiser
01:05:57les défenses aériennes
01:05:59ukrainiennes
01:05:59et aussi surtout
01:06:00pour plonger Kiev
01:06:01et Odessa
01:06:02notamment
01:06:02dans un état
01:06:03d'alerte aérienne
01:06:04constant
01:06:05plutôt que des attaques
01:06:06massives
01:06:07combinées
01:06:07à laquelle les Ukrainiens
01:06:08peuvent se préparer
01:06:09dorénavant
01:06:10ces alertes aériennes
01:06:11résonnent tous les jours
01:06:13et toutes les heures
01:06:14et les Russes
01:06:14utilisent cette tactique
01:06:16du compte-route
01:06:16et notamment
01:06:17en plein jour
01:06:18comme on l'a vu aujourd'hui
01:06:19et hier
01:06:19lorsqu'une université
01:06:20un centre médical
01:06:22et des immeubles résidentiels
01:06:23ont été frappés
01:06:24notamment à Kiev
01:06:26La Russie
01:06:27qui ne relâche pas
01:06:27la pression sur l'Ukraine
01:06:29et qui accentue
01:06:30la pression
01:06:31sur les soutiens
01:06:32de l'Ukraine
01:06:33la France
01:06:35l'Allemagne
01:06:36le Royaume-Uni
01:06:37également
01:06:37Emmanuel Macron
01:06:38est sur place
01:06:39aujourd'hui
01:06:40et dans quelques minutes
01:06:40maintenant
01:06:41il doit rencontrer
01:06:42le nouveau Premier ministre
01:06:42Andy Burnham
01:06:43on va retrouver
01:06:44Laura Calmu
01:06:44en direct avec nous
01:06:45depuis Londres
01:06:47Londres
01:06:48on craint
01:06:48des attaques directes
01:06:49de la Russie
01:06:53Exactement
01:06:54et le déclencheur
01:06:55c'est la décision
01:06:56britannique
01:06:57d'aider
01:06:58les Ukrainiens
01:06:59à produire
01:06:59eux-mêmes
01:07:00leurs missiles
01:07:01Storm Shadow
01:07:02alors Moscou
01:07:04accuse désormais
01:07:05Londres
01:07:05de jouer
01:07:06avec le feu
01:07:07et également
01:07:08menace
01:07:09Londres
01:07:10Londres
01:07:10de viser
01:07:10des infrastructures
01:07:12militaires
01:07:13britanniques
01:07:13en Ukraine
01:07:14mais aussi
01:07:15au-delà
01:07:15des frontières
01:07:16alors rassurez-vous
01:07:17il ne s'agit pas là
01:07:18d'un missile russe
01:07:20sur Londres
01:07:21mais plutôt
01:07:21d'opérations
01:07:22bien plus difficiles
01:07:23à attribuer
01:07:24comme des sabotages
01:07:25ou des cyberattaques
01:07:27ou des cyberattaques
01:07:27contre des infrastructures
01:07:29britanniques
01:07:30Andy Burnham
01:07:31le nouveau Premier Ministre
01:07:32appelle lui
01:07:33de son côté
01:07:34à rester unis
01:07:35je vous propose
01:07:36de l'écouter
01:07:39le Royaume-Uni
01:07:40la France
01:07:41et l'Allemagne
01:07:41particulièrement
01:07:42depuis ce qu'il s'est passé
01:07:43en Allemagne
01:07:44au cours des dernières
01:07:4424 heures
01:07:45et l'incident
01:07:46survenu à Leipzig
01:07:47il est d'autant plus important
01:07:48que nous fassions preuve
01:07:49d'une solidarité totale
01:07:50sur la scène internationale
01:07:52que nous restions unis
01:07:53que nous soutenions
01:07:54l'Allemagne
01:07:54et que nous continuons
01:07:55à œuvrer ensemble
01:07:56pour aider l'Ukraine
01:07:57à se défendre
01:07:58contre cette invasion
01:07:59illégale
01:08:03Et c'est l'un des principaux enjeux
01:08:06de cette rencontre
01:08:07Emmanuel Macron
01:08:08et Andy Burnham
01:08:09veulent montrer
01:08:10qu'ils ne reculeront pas
01:08:12face à ces menaces
01:08:13et qu'ils resteront
01:08:14unis avec l'Ukraine
01:08:16Laura Calmu
01:08:17en direct
01:08:17devant le 10
01:08:18Downing Street
01:08:19où il va y avoir du mouvement
01:08:20dans quelques minutes
01:08:21maintenant
01:08:21et le Royaume-Uni
01:08:23mais la France aussi
01:08:23regardez ce que dit
01:08:24la directrice des renseignements
01:08:26elle a adressé ce message
01:08:27au chef d'entreprise
01:08:28il y a quelques jours
01:08:29elle dit
01:08:29nous devons considérer
01:08:30comme possible
01:08:31les actions hostiles
01:08:32de la part de la Russie
01:08:33plus directes
01:08:34violentes
01:08:35pouvant survenir
01:08:36sur le territoire national
01:08:37de quoi parle-t-elle
01:08:38précisément Patrick Sos ?
01:08:40Ce peut-être notamment
01:08:41des actions de sabotage
01:08:42comme au Royaume-Uni
01:08:43il y a d'ailleurs
01:08:43une information
01:08:44qui est sortie ce matin
01:08:45dans l'hebdomadaire allemand
01:08:46d'Air Spiegel
01:08:46les services de renseignement
01:08:47européens
01:08:48ont identifié
01:08:49au moins 4 réseaux
01:08:50de sabotage
01:08:51ayant des liens
01:08:53avec la Russie
01:08:54pour vous donner
01:08:54un peu l'idée
01:08:55de cette nébuleuse
01:08:56c'est que
01:08:57il n'y a pas
01:08:58semble-t-il
01:08:58de coordination
01:08:59directement
01:09:00depuis le Kremlin
01:09:01il y a même
01:09:01une concurrence
01:09:02entre ces réseaux
01:09:03de sabotage
01:09:04qui sont assez autonomes
01:09:05qui sont commandés
01:09:07de très très loin
01:09:08par Moscou
01:09:09qui leur a donné
01:09:09une liste de course
01:09:12sans doute
01:09:12assez floue
01:09:14et ensuite
01:09:14ils opèrent
01:09:15ça peut être
01:09:16très violent
01:09:16mais ça peut être
01:09:17tout simplement
01:09:17de lentrisme
01:09:18et c'est pour ça
01:09:19que ce que dit
01:09:20la directrice
01:09:21de la DGSI
01:09:22elle s'adresse
01:09:23pas seulement
01:09:24au grand patron
01:09:25de l'industrie militaire
01:09:26mais tout simplement
01:09:27à chacun d'entre nous
01:09:28les salariés
01:09:29il y en a des centaines
01:09:30de milliers
01:09:30qui travaillent
01:09:31notamment dans
01:09:31ces grandes industries
01:09:32qui vont
01:09:35recevoir
01:09:35soit des coups de fil
01:09:36soit être approchés
01:09:37à l'entrée
01:09:38de l'usine
01:09:39et en fait
01:09:40ça nécessite
01:09:40une attention
01:09:41de tous les instants
01:09:42et pas simplement
01:09:42chez les spécialistes
01:09:44du réseau
01:09:45du maintien
01:09:45en condition opérationnelle
01:09:46de l'entreprise
01:09:47ou de la sécurité informatique
01:09:49c'est tout le monde
01:09:49qui est concerné
01:09:50Denis Ketaïev
01:09:51Vladimir Poutine
01:09:51il est en train
01:09:52de tester
01:09:53la réaction
01:09:54des Européens
01:09:55de l'Ouest
01:09:55les Allemands
01:09:56les Français
01:09:56les Britanniques
01:09:57avant éventuellement
01:09:58d'aller plus loin
01:09:59oui évidemment
01:10:00parce qu'il est déjà
01:10:01la Russie
01:10:02et Poutine
01:10:03il est déjà
01:10:04en guerre avec l'Europe
01:10:05en guerre hybride
01:10:06on comprend très bien
01:10:07et je pense que
01:10:08c'est le seul but
01:10:10de Poutine
01:10:11c'est toujours
01:10:11de déstabiliser
01:10:12les situations
01:10:13en Europe
01:10:13on a déjà
01:10:14vu la situation
01:10:15avec les élections
01:10:17en Mordavie
01:10:18par exemple
01:10:19en Roumanie
01:10:19aujourd'hui
01:10:20c'est une situation
01:10:22très préoccupante
01:10:24en France
01:10:25avant les élections
01:10:27présidentielles
01:10:28en France
01:10:29on a déjà eu
01:10:30les attaques
01:10:31et nous sommes
01:10:34les Européens
01:10:36on est toujours
01:10:37les cibles
01:10:37de Poutine
01:10:38et je pense
01:10:40qu'il faut
01:10:42bien comprendre
01:10:43ce qui se passe
01:10:44c'est pas
01:10:44une menace
01:10:47comment on peut dire
01:10:49virtuel
01:10:50en l'air
01:10:51virtuel
01:10:51c'est une menace
01:10:53d'aujourd'hui
01:10:53elle déjà existe
01:10:55c'est déjà
01:10:56en guerre
01:10:56par exemple
01:10:57avant hier
01:10:59Vladimir Poutine
01:11:01il était
01:11:01à Bishkek
01:11:03et il a évoqué
01:11:05que l'Europe
01:11:06toujours
01:11:07c'est une menace
01:11:08pour nous
01:11:08pour la Russie
01:11:09mais c'est pas vrai
01:11:10parce que
01:11:10on doit
01:11:12comprendre
01:11:12c'était toujours
01:11:13la situation
01:11:14inverse
01:11:16la réalité
01:11:17et ça
01:11:17c'est la Russie
01:11:18qui est une menace
01:11:19existentielle
01:11:20pour l'Europe
01:11:20et je pense
01:11:21que tous les dirigeants
01:11:24européens
01:11:25par exemple
01:11:25le président
01:11:26de la République
01:11:27et le premier ministre
01:11:28britannique
01:11:29ils comprennent
01:11:30très bien
01:11:30et
01:11:35selon moi
01:11:36je pense
01:11:36qu'il faut
01:11:38aller
01:11:38un peu plus loin
01:11:40avec la réaction
01:11:41et je suis d'accord
01:11:42avec
01:11:42les sanctions
01:11:44de l'Allemagne
01:11:45par exemple
01:11:45et je pense
01:11:46qu'en France
01:11:47aussi
01:11:47il faut
01:11:50il faut faire
01:11:51l'enquête
01:11:52ce qui se passe
01:11:53par exemple
01:11:53devant les murs
01:11:54au centre
01:11:56spirituel
01:11:56ici à
01:11:57Kebranly
01:11:58qui se trouve
01:11:59pas loin
01:11:59de Moutignon
01:12:00par exemple
01:12:00et selon
01:12:01mes informations
01:12:02il y a beaucoup
01:12:03de spions
01:12:03et pour moi
01:12:04c'est très dangereux
01:12:05d'aller
01:12:07près du centre
01:12:08en tant que journaliste
01:12:11indépendant
01:12:12c'est à dire
01:12:12qu'il faut
01:12:13faire l'enquête
01:12:14sur ce sujet
01:12:15aussi
01:12:15parce que c'est la maison
01:12:16russe culturelle
01:12:17qui a été fermée
01:12:19en Allemagne
01:12:19et ici
01:12:20en France
01:12:21partout
01:12:22à Paris
01:12:23il y a beaucoup
01:12:23de centres
01:12:25c'est à dire
01:12:27culturels
01:12:28mais c'est pas
01:12:29un centre culturel
01:12:30aujourd'hui
01:12:30c'est l'agence
01:12:31c'est l'agence
01:12:32pas l'agence
01:12:33mais la maison
01:12:33d'influence
01:12:34et on parle toujours
01:12:35de l'ingérence
01:12:36étrangère
01:12:36et c'est vraiment
01:12:38c'est une menace
01:12:39existentielle
01:12:40il y a encore
01:12:41l'ovarinelle
01:12:42peut-être
01:12:42une forme de naïveté
01:12:44une forme de faiblesse
01:12:45par rapport à la réponse
01:12:46à apporter aux russes
01:12:47ou pas ?
01:12:47alors je ne dirais pas
01:12:48faiblesse
01:12:49mais je suis d'accord
01:12:50avec ce qu'a dit
01:12:51monsieur Kataïev
01:12:51tout à l'heure
01:12:52la situation est grave
01:12:53il faut qu'on la prenne
01:12:54avec gravité
01:12:55c'est peut-être pour ça
01:12:55que le président public
01:12:56a d'abord parlé
01:12:57de guerre hybride
01:12:57et la guerre hybride
01:12:58par essence
01:12:59pose une vraie question
01:13:00de la réponse
01:13:02parce qu'on est sous le seuil
01:13:03donc sous le seuil
01:13:04pour nos téléspectateurs
01:13:05c'est pas de réponse
01:13:06militaire conventionnelle
01:13:07c'est pas parce que
01:13:08vous avez entre guillemets
01:13:09fait une guerre informationnelle
01:13:11une forme de matérialisation
01:13:12de cette guerre hybride
01:13:13que vous allez envoyer
01:13:14des missiles sur Moscou
01:13:15c'est inadapté
01:13:16l'escalade est inévitable
01:13:17et on ne le veut pas
01:13:18maintenant
01:13:18on est en train de travailler
01:13:19sur la grammaire
01:13:20comment on répond
01:13:21ensemble
01:13:22isolément
01:13:22je suis d'accord avec vous
01:13:23la question des centres culturels
01:13:25de la présence culturelle russe
01:13:26doit être aujourd'hui
01:13:27posée sur la table
01:13:28des mesures
01:13:29je ne vais pas dire
01:13:30de rétorsion
01:13:30de contorsion
01:13:31ou du moins
01:13:32de surveillance
01:13:33et les propos moi
01:13:34de la directrice de la DGSI
01:13:35à mon sens
01:13:36c'est un premier pas
01:13:38on surveille
01:13:38la situation internationale
01:13:39la situation nationale aussi
01:13:40avec François Hollande
01:13:42qui s'exprime en ce moment
01:13:43depuis la foire de Chalon
01:13:44en Champagne
01:13:45qui doivent être mises
01:13:46à contribution
01:13:46dans ce budget
01:13:47et de quelle manière
01:13:48chacun connaît
01:13:50l'ampleur du sujet
01:13:52une dette
01:13:53qui n'a jamais été aussi élevée
01:13:54des charges d'intérêt
01:13:56qui représentent
01:13:56l'équivalent du budget
01:13:57d'éducation nationale
01:13:58un déficit de la sécurité sociale
01:14:01de 25 milliards
01:14:03donc le budget
01:14:04ça sert à chercher
01:14:06les moyens
01:14:07de faire une transition
01:14:09par rapport à ce qui va être
01:14:11la tâche du prochain président
01:14:13de la République
01:14:13donc au gouvernement
01:14:15de faire
01:14:16la proposition
01:14:17qui peut permettre
01:14:18de faire
01:14:19ce mouvement
01:14:21vers l'année 2027
01:14:22sans créer de drame
01:14:25je ne pense pas
01:14:25que ce soit le moment
01:14:26mais sans créer
01:14:27non plus
01:14:28de folles espérances
01:14:30sur des cadeaux
01:14:31ou des recettes
01:14:32qui pourraient être trouvées
01:14:33ou des dépenses
01:14:34qui pourraient être diminuées
01:14:35je pense que nous n'en sommes plus là
01:14:37à partir de là
01:14:38je pense que
01:14:39l'intérêt du gouvernement
01:14:40l'intérêt du pays
01:14:41c'est de trouver un compromis
01:14:42avec les forces politiques
01:14:44qui sont les plus responsables
01:14:46au sein de l'Assemblée Nationale
01:14:47vous me demandez
01:14:48quel est l'effort
01:14:48pour telle ou telle catégorie
01:14:49non
01:14:50c'est un effort global
01:14:51qui sera demandé
01:14:53et il ne s'agit pas
01:14:54de cibler
01:14:54telle ou telle partie
01:14:55de la population
01:14:56en revanche
01:14:57si vous me demandez
01:14:58ce que devrait être
01:14:58l'action
01:14:59d'un prochain président de la République
01:15:01et d'une prochaine majorité
01:15:03à l'Assemblée Nationale
01:15:04ça doit être un projet
01:15:06sur 5 ans
01:15:07pour relever le pays
01:15:08et là il faudra demander
01:15:09un effort à tous
01:15:10Justement monsieur le Président
01:15:11vous venez dédicacer
01:15:12votre livre
01:15:13qui ressemble à un programme
01:15:14est-ce que vous êtes déjà en campagne ?
01:15:16Si mettre des idées
01:15:18c'est être en campagne
01:15:19oui
01:15:19je pense qu'une élection
01:15:21présidentielle justifie
01:15:22qu'il y ait
01:15:23par rapport à la gravité
01:15:24des enjeux internationaux
01:15:26vous avez vu ce qui se passe
01:15:27en ce moment
01:15:28sur le sol ukrainien
01:15:29mais pas simplement
01:15:29sur le sol ukrainien
01:15:30sur le sol européen
01:15:31de la part de la Russie
01:15:32vous voyez ce qui se passe
01:15:33dans le détroit d'Hormuz
01:15:35vous voyez la question du gaz
01:15:36du prix des carburants
01:15:38tout ça c'est l'enjeu
01:15:40le contexte dans lequel
01:15:41le prochain président
01:15:42devra travailler
01:15:43et puis enfin
01:15:44il y a cette question
01:15:45de savoir comment
01:15:46on peut relever la France
01:15:47j'ai parlé de sa dette
01:15:48mais je pourrais parler aussi
01:15:49de sa technologie
01:15:51de ses investissements
01:15:53qui ont manqué
01:15:53pour nous mettre
01:15:54au niveau le plus compétitif
01:15:56donc voilà ce que
01:15:56j'essaye de montrer
01:15:57et j'essaye de dire
01:15:59qu'un projet préhensé
01:16:00c'est un projet d'union
01:16:01et autour de grands enjeux
01:16:03et le premier enjeu ici
01:16:04et j'y suis d'ailleurs
01:16:05très attentif
01:16:06c'est la jeunesse
01:16:06c'est l'éducation
01:16:07c'est l'orientation
01:16:08c'est la formation
01:16:09c'est la professionnalisation
01:16:10et justement parmi ces propositions
01:16:12vous proposez donc
01:16:13la TVA à 0%
01:16:14sur les produits
01:16:15de première nécessité
01:16:16est-ce que vous pouvez
01:16:16nous expliquer
01:16:17cette mesure s'il vous plaît
01:16:19aujourd'hui
01:16:20chacun constate
01:16:21qu'il y a un écart
01:16:22entre ce qu'on appelle
01:16:23le salaire brut
01:16:23ce qu'on reçoit
01:16:24sur sa feuille de paye
01:16:25et le salaire net
01:16:25ce qui va être effectivement
01:16:27ce qu'on pourra
01:16:29consommer
01:16:29à partir de son revenu
01:16:31tel qu'il est touché
01:16:31si on veut rapprocher
01:16:33il faut supprimer
01:16:35un certain nombre
01:16:35de cotisations sociales
01:16:37payées par les salariés
01:16:38pas par les employeurs
01:16:39par les salariés
01:16:40de manière à ce que
01:16:42précisément
01:16:42leur salaire net
01:16:43soit le plus proche
01:16:44de leur salaire brut
01:16:45pour financer ça
01:16:47parce qu'on ne va pas
01:16:47priver la sécurité sociale
01:16:48d'un certain nombre
01:16:49de ces ressources
01:16:50comment faire ?
01:16:52Moi je propose
01:16:52d'augmenter
01:16:53le taux normal
01:16:54de TVA progressivement
01:16:56de 20 à 24%
01:16:57sur le prochain quinquennat
01:17:00mais de baisser
01:17:01plus que de baisser
01:17:02d'ailleurs
01:17:03d'annuler quasiment
01:17:04la TVA 5.5
01:17:05sur les produits alimentaires
01:17:06ici on est dans une
01:17:08foire agricole
01:17:09mais ce qui intéresse
01:17:10les consommateurs
01:17:11c'est le prix
01:17:11de ces produits
01:17:12donc c'est une mesure
01:17:13profondément sociale
01:17:15redistributive
01:17:16puisqu'on va augmenter
01:17:17la TVA sur les biens
01:17:19durables
01:17:20c'est à dire
01:17:20ceux qui sont consommés
01:17:21par
01:17:22pas forcément
01:17:23par les plus favorisés
01:17:23mais par
01:17:24les français
01:17:25qui peuvent se les acheter
01:17:25en revanche
01:17:26l'alimentation
01:17:27ça fait partie
01:17:28des produits courants
01:17:29comme les travaux
01:17:30sur l'énergie
01:17:30et là on doit passer
01:17:31de 5.5 à 0
01:17:32Je reviens sur le budget
01:17:33juste pour la construction
01:17:34de ce budget pour vous
01:17:36quelle ligne doit adopter
01:17:37le parti socialiste ?
01:17:38Est-ce qu'il doit être
01:17:38constructif et négocier
01:17:39avec le gouvernement
01:17:40comme il avait pu le faire
01:17:41l'année dernière
01:17:42ou au contraire
01:17:43est-ce qu'il doit brandir
01:17:43une menace de censure
01:17:44comme a déjà pu le faire
01:17:45le premier secrétaire
01:17:46Olivier Faure ?
01:17:47Il doit avoir la même attitude
01:17:48que l'année précédente
01:17:49c'est à dire
01:17:50rentrer dans une démarche
01:17:51de négociation
01:17:52de compromis
01:17:53qui avait d'ailleurs abouti
01:17:54à un certain nombre
01:17:55de décisions
01:17:55y compris la suspension
01:17:58et faire en sorte
01:17:59que pour les français
01:18:00ce soit finalement
01:18:01des mesures
01:18:02qui puissent les protéger
01:18:04et des mesures
01:18:05qui soient justes
01:18:06c'est cette démarche-là
01:18:07qu'il faut engager
01:18:07et ne pas brandir
01:18:08la censure
01:18:09la censure
01:18:10on sait très bien
01:18:11qu'elle aboutirait
01:18:12à priver le pays
01:18:14d'un budget
01:18:15je ne suis pas sûr
01:18:15que ce soit la bonne attitude
01:18:16mais en même temps
01:18:16il faut que le gouvernement
01:18:17montre des signes
01:18:18s'il ne veut pas être censuré
01:18:20précisément
01:18:20et bien il a à faire
01:18:22un travail de négociation
01:18:24de compromis
01:18:25et de savoir que
01:18:26c'est un budget
01:18:27de transition
01:18:28ce n'est pas le budget
01:18:29qui va régler
01:18:29tous les problèmes du pays
01:18:30sinon il n'y aurait pas
01:18:31d'élection présidentielle
01:18:32donc c'est l'élection présidentielle
01:18:33qui va être déterminante
01:18:34ce budget-là
01:18:34il doit être un budget
01:18:36de passage
01:18:36de transition
01:18:38entre les deux quinquennats
01:18:39d'Emmanuel Macron
01:18:41et le prochain quinquennat
01:18:42le personnel de Radio France
01:18:45et de France Inter
01:18:46ont voté
01:18:46un préavis de grève
01:18:47contre la venue
01:18:48de Charles Sapin
01:18:49directeur adjoint
01:18:50de Valeurs Actuelles
01:18:51qui a une chronique
01:18:51de deux minutes
01:18:52par semaine
01:18:52qu'est-ce que ça dit
01:18:54de l'état du pluralisme
01:18:55dans le service public ?
01:18:57qu'est-ce que ça dit
01:18:58d'une discussion
01:18:59à l'intérieur d'une entreprise
01:19:00c'est normal
01:19:01qu'il y ait
01:19:02des organisations syndicales
01:19:03qui expriment
01:19:04un certain nombre de positions
01:19:05il y a une direction
01:19:05qui a pris une décision
01:19:06après c'est le dialogue
01:19:08qui doit le permettre
01:19:08donner l'image
01:19:10de France Inter
01:19:12ou de Radio France
01:19:13pluraliste
01:19:14ce qui est son cas
01:19:15et de donner
01:19:16des assurances
01:19:17sur la position
01:19:18ou la présence
01:19:19de tel ou tel journaliste
01:19:20d'où qu'il vienne
01:19:21et vous êtes d'accord
01:19:22avec cette décision
01:19:22M. le Président
01:19:23vous allez la regarder
01:19:25est-ce que vous avez
01:19:26un candidat
01:19:26que vous soutenez déjà
01:19:27ou pas ?
01:19:28je vais regarder
01:19:30la primaire
01:19:31pour ce qu'elle va donner
01:19:32c'est un débat
01:19:33moi je ne suis pas
01:19:34dans la primaire
01:19:35pour les raisons
01:19:36que j'ai déjà indiquées
01:19:36je ne pense pas
01:19:37que ce soit le bon calendrier
01:19:38je ne pense pas
01:19:38que ce soit forcément
01:19:39la bonne procédure
01:19:40mais enfin
01:19:40je suis adhérent
01:19:43d'un parti
01:19:43je vais me mettre
01:19:45devant ma télévision
01:19:47le moment venu
01:19:48pour les débats
01:19:49je ne vais pas soutenir
01:19:50parce que ce n'est pas
01:19:51à moi de soutenir
01:19:52mais je vais faire
01:19:53ce que doit faire
01:19:54tout citoyen
01:19:55beauté
01:20:00et voilà donc
01:20:01pour cette prise de parole
01:20:02de François Hollande
01:20:03Guillaume Daré
01:20:04avec plusieurs enseignements
01:20:05d'abord quand on lui demande
01:20:06s'il est en campagne
01:20:07il le dit clairement
01:20:08il dit oui
01:20:08il dit en tout cas
01:20:09si être en campagne
01:20:10c'est mettre des idées
01:20:11sur la table
01:20:12et bien oui
01:20:13donc pour quelqu'un
01:20:14qui n'est pas candidat
01:20:14on a quasiment
01:20:16un stade
01:20:16qui a été franchi ce matin
01:20:17il ne s'en cache plus
01:20:19on voit ce qui est intéressant
01:20:20aussi parce qu'il évoque
01:20:20la question du budget
01:20:21qui va se poser dans quelques jours
01:20:23lui il est sur la ligne
01:20:23au contraire
01:20:24où il faut négocier
01:20:24vous avez dit
01:20:25il dit au contraire
01:20:26il faut être dans une démarche
01:20:28de négociation
01:20:28de compromis
01:20:29c'est ce qu'il adresse
01:20:30au groupe socialiste
01:20:31c'est-à-dire l'altitude
01:20:32qui avait été celle
01:20:32de l'année dernière
01:20:33c'est pas gagné
01:20:34on le disait pour cette année
01:20:34parce qu'on est à quelques mois
01:20:36de la présidentielle
01:20:36avec la primaire socialiste
01:20:38pour l'instant
01:20:39ils ont dit niette
01:20:40du côté d'Olivier
01:20:40ils ont même dit
01:20:41censure probable
01:20:42et puis on a vu
01:20:47regardé de très près
01:20:48et compris qu'il allait voter
01:20:50il ne nous a pas dit pour qui
01:20:50mais il a dit qu'il allait voter
01:20:51oui il a dit
01:20:52voilà un citoyen ça vote
01:20:53donc je voterai
01:20:54évidemment il ne dit pas
01:20:56pour qui il se prononcerait
01:20:57parce qu'en réalité
01:20:58c'est pour lui-même
01:20:59qu'il se prononcerait
01:21:00s'il le pouvait
01:21:01choisira-t-il le meilleur
01:21:02ou le pire candidat à ses yeux
01:21:03exactement
01:21:04il a aussi défendu
01:21:06sa position sur la TVA
01:21:09Gaëtan
01:21:09oui tout à fait
01:21:10il a expliqué que relever
01:21:12progressivement la TVA
01:21:13de 20 à 24%
01:21:15et bien ça lui permettrait
01:21:16de financer la baisse
01:21:18de la TVA
01:21:20sur les produits
01:21:20de première nécessité
01:21:21à savoir la TVA 5-5
01:21:23qui passerait à 0%
01:21:25et puis cela pourrait
01:21:25permettre aussi
01:21:27de baisser les cotisations
01:21:29salariales
01:21:30pour rapprocher
01:21:30le brut du net
01:21:31c'est-à-dire
01:21:32uniquement les salariés
01:21:33pas les chefs d'entreprise
01:21:34exactement
01:21:35ça veut dire aussi
01:21:36que là on redonne
01:21:38du pouvoir d'achat
01:21:39aux salariés
01:21:40c'est ainsi qu'il veut
01:21:41financer cette mesure
01:21:43on verra
01:21:44par la suite
01:21:45si effectivement
01:21:46quelle est
01:21:47la part de progressivité
01:21:49puisqu'il dit
01:21:50que c'est sur le quinquennat
01:21:51donc 4 points de plus
01:21:53sur la TVA
01:21:54on verra
01:21:55à quel rythme
01:21:56il entend
01:21:58il entend l'augmenter
01:21:59alors
01:21:59si on regarde un petit peu
01:22:01dans l'introvisure
01:22:01sur cette mesure
01:22:02Guillaume d'ailleurs
01:22:02en 2012
01:22:04il l'avait supprimé
01:22:05cette mesure
01:22:06Nicolas Sarkozy
01:22:07juste avant de terminer
01:22:07son quinquennat
01:22:08avait mis ça en place
01:22:09et en arrivant
01:22:09il avait supprimé
01:22:11peu après son arrivée
01:22:12au pouvoir
01:22:12alors qu'il y avait
01:22:13des débats évidemment
01:22:13sur la question budgétaire
01:22:14donc effectivement
01:22:15ça peut sembler étonnant
01:22:16aujourd'hui
01:22:16il dit qu'il a commis
01:22:17certaines erreurs
01:22:18qu'il ne referait pas
01:22:18tout pareil
01:22:19donc on voit
01:22:19qu'il y a une certaine évolution
01:22:20mais on le disait
01:22:21c'est aussi quelque chose
01:22:22qui avait été
01:22:22même si on était en 2012
01:22:23qui avait été clivant
01:22:24dans le débat 2007-2012
01:22:26on le disait
01:22:27rappelez-vous
01:22:27effectivement en 2012
01:22:28pendant les deux tours
01:22:28des législatives
01:22:29il y a eu un vrai débat
01:22:30Jean-Louis Borloo
01:22:30avait mis cet été sur la table
01:22:31ça avait fait perdre
01:22:32plusieurs dizaines de députés
01:22:33à la droite
01:22:34ça avait rendu fou Nicolas Sarkozy
01:22:35donc c'est vrai qu'on était
01:22:36dans une opposition classique
01:22:38Sarkozy-Hollande
01:22:38il était arrivé
01:22:39il avait voulu effacer
01:22:41ce qu'avait fait Nicolas Sarkozy
01:22:42et TVA Social
01:22:43en faisait partie
01:22:43et il faudra demander
01:22:44un effort à tous
01:22:46voilà ce qu'il a dit
01:22:47pour commencer
01:22:48des déclarations
01:22:49sur lesquelles vont revenir
01:22:50évidemment Roselyne Dubois
01:22:51et Christophe Delay
01:22:52dans quelques instants
01:22:53à demain