- il y a 5 minutes
Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00:01Bonjour à tous, bienvenue dans Arnaud Direct. On va regarder évidemment les réactions au lendemain des annonces sur les nouvelles
00:00:07aides pour le carburant.
00:00:09Quelles sont-elles ? On va prendre la température chez les particuliers, chez les professionnels et on va commencer d
00:00:14'ailleurs par les particuliers
00:00:15parce que vous savez qu'il y a davantage de foyers qui sont maintenant éligibles à l'aide, plus de
00:00:20foyers y ont droit.
00:00:21Isor de la Gorce, vous êtes justement en station service. Est-ce que vous avez croisé des automobilistes qui vont
00:00:26maintenant pouvoir en bénéficier ou pas ?
00:00:31Oui, on est avec Louis, vous êtes automobiliste et alternant. Vous avez appris hier via les réseaux sociaux qu'une
00:00:36nouvelle vague d'aide avait été débloquée par le gouvernement
00:00:39et vous avez directement, vous êtes allé sur le site pour remplir votre formulaire.
00:00:42C'est ça exactement, j'ai rempli le formulaire et j'ai vu du coup que j'étais éligible à
00:00:46l'aide qu'ils proposent du coup et donc j'en ai fait la demande.
00:00:50Alors c'est 100 euros sur 3 mois, qu'est-ce que vous en avez pensé de cette aide ?
00:00:54Est-ce que ça va vous soulager ? Est-ce que c'est suffisant ?
00:00:56Non, je ne pense pas que ce soit suffisant. Peut-être sur un plein du coup, on peut voir la
00:01:00différence mais sur 3 mois après, non, on ne verra pas la différence à mon avis sur le long terme.
00:01:04Parce que vous là, depuis que les prix de l'essence ont augmenté, depuis le début de la guerre au
00:01:08Moyen-Orient, vous voyez que votre facture de carburant a notablement augmenté, à peu près ?
00:01:13C'est sûr.
00:01:13Sur un mois par exemple ?
00:01:15Sur un mois, je dirais de 100 euros au moins. Je ne sais pas, je n'ai pas encore fait
00:01:17les calculs mais je pense que ça va être plus de 100 euros.
00:01:20Alors vous étiez déjà éligible quand il y a eu cette première vague d'aide, pourquoi le faire maintenant ?
00:01:25Parce que là, ça devient vraiment compliqué avec les prix qui augmentent et qu'avant je ne ressentais pas forcément
00:01:30le besoin mais là, c'est un peu compliqué.
00:01:32Parce que vous roulez beaucoup, vous roulez combien de kilomètres par jour ?
00:01:35Environ 100 kilomètres par jour, 100-150, ça varie quoi.
00:01:39Et quel impact ça a au niveau de votre budget, la part que prend le carburant ?
00:01:46Je ne saurais pas dire mais...
00:01:48C'est-à-dire par exemple, est-ce que sur d'autres points, sur d'autres postes de dépense, vous
00:01:52devez faire des économies à cause de ce budget de l'essence ?
00:01:55C'est sûr. Ou alors peut-être plutôt roulez moins pour consommer moins d'essence et payer moins de carburant.
00:02:01Par exemple, qu'est-ce que vous faites ? Vous évitez de faire certaines sorties ?
00:02:04Comment ça se passe ?
00:02:06Moi, le soir, en rentrant du travail, je sors beaucoup, etc. Mais du coup, là, je me prive un peu
00:02:10de sortir et je reste plutôt à la maison histoire de consommer moins de carburant.
00:02:14Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.
00:02:16Et on a croisé d'autres automobilistes qui, eux, n'étaient pas éligibles à ces aides et qui se sentent
00:02:21quelque peu lésés par ces annonces qui ont été faites hier par le gouvernement.
00:02:25Alors, c'est très intéressant ce témoignage qu'on vient d'entendre. Isor, merci beaucoup parce que Gaëtan, on a
00:02:30typiquement là quelqu'un qui dit « jusqu'à maintenant, je ne le faisais pas » parce que, bon voilà,
00:02:33c'était le début, c'était un peu compliqué.
00:02:35Mais maintenant, ça devient tellement cher que je vais m'y mettre.
00:02:37Oui, et d'ailleurs, ce jeune homme a la possibilité de faire la demande pour la première aide jusqu'au
00:02:4331 septembre prochain, donc 100 premiers euros.
00:02:47Et de fait, à partir du 1er octobre, il aura 100 euros supplémentaires.
00:02:53Donc, effectivement, lui, pour le moment, comme il était éligible à la première aide et qu'il sera éligible à
00:02:58la seconde, il peut obtenir 200 euros, ce qui sera véritablement pour lui, finalement, une bouffée d'air vu l
00:03:06'envolée des prix des carburants ces derniers mois.
00:03:07Et on va voir que c'est une réponse économique un peu à minima. Mais sur le plan politique, Guillaume
00:03:11Daré, est-ce que c'est aussi une réponse politique à minima ?
00:03:14Oui, parce que, de toute façon, les caisses sont vides. Et comme disait hier un proche du Premier ministre, c
00:03:19'était dire « on ne peut pas dépenser l'argent qu'on n'a pas parce que nos prédécesseurs l
00:03:22'ont eux-mêmes dépensé ».
00:03:23Donc, il fallait avancer un certain nombre de mesures, un élargissement, effectivement, de cette prime grand rouleur.
00:03:29On sait qu'il y a aussi cette mesure symbolique, mais importante politiquement.
00:03:32Vous savez que le gouvernement a promis que dans le budget, il souhaite inscrire cette règle zéro profit pour que
00:03:37si les profits liés éventuellement aux recettes fiscales explosaient avec la hausse du carburant,
00:03:42eh bien, il n'en profite pas et que ce soit reversé aux Français.
00:03:45Évidemment, c'est dans un cadre contraint.
00:03:47Et c'est pour ça que dans l'entourage de Sébastien Lancornu, on n'exclut pas d'y revenir, de
00:03:51réadapter évidemment ces dispositifs dans les semaines et dans les mois qui viennent parce qu'on sait que ça va
00:03:55durer.
00:03:55Et on continue de scruter l'évolution du prix du baril de Brent. On va vous donner les chiffres. Dans
00:04:03pas très longtemps, on est repassé sous la barre des 100.
00:04:05Évidemment, ça peut éventuellement jouer. Sur le plan financier, d'ailleurs, Guillaume, parce qu'il y a la question du
00:04:12budget qui arrive.
00:04:13Et j'en profite pour vous donner cette information qui tombe à l'instant. Sébastien Lancornu propose aux socialistes de
00:04:19les rencontrer pour poursuivre la démarche
00:04:21qui avait permis de faire passer le budget l'année dernière avec la réforme des retraites qui avait été suspendue.
00:04:26Voilà, il espère mener la même démarche pour essayer d'échapper à une censure ou d'éviter de devoir utiliser
00:04:32le fameux article 49.3.
00:04:33On sait que ça va être un contexte qui est différent puisque les socialistes sont engagés aussi dans la campagne
00:04:37présidentielle,
00:04:38dans cette primaire de la gauche, que les équilibres ne sont pas forcément les mêmes.
00:04:41Et on voit que les socialistes sont divisés puisqu'il y a quelques semaines, une dizaine de jours ici même,
00:04:46Olivier Faure me disait qu'en l'état, il voterait la censure si ce budget était tel qu'il semble
00:04:51se préciser.
00:04:52Alors qu'à l'inverse, François Hollande, lui, disait qu'il fallait discuter avec le gouvernement.
00:04:56Et on va revenir sur le budget dans quelques instants.
00:04:58Mais d'abord, on a vu les réactions chez les particuliers et chez les professionnels.
00:05:01Alors, quelle est-elle ? On a beaucoup entendu, notamment les infirmiers, avant ces annonces.
00:05:06Et certains vont pouvoir toucher 80 euros, ceux qui roulent plus de 100 km par jour.
00:05:10Rémi Caspry qui est avec nous, porte-parole des infirmiers en colère.
00:05:13Est-ce que vous êtes moins en colère ce matin ou davantage ?
00:05:17Non, on n'est pas moins en colère ce matin.
00:05:19Je suis désolé, mais les aides qui ont été avancées hier,
00:05:23enfin, les annonces qui ont été faites sont largement insuffisantes aujourd'hui pour notre profession.
00:05:27Aujourd'hui, les infirmiers libéraux, ils ont besoin d'une réponse qui est beaucoup plus concrète
00:05:32et qui va beaucoup plus satisfaire de nos attentes que 80 euros donnés,
00:05:35en plus à qui, on ne sait pas, on ne comprend pas vraiment.
00:05:38C'est les infirmiers de campagne, c'est encore des différences, c'est encore un micmac administratif,
00:05:43alors que c'était tellement plus simple de simplement nous donner ce qu'on demandait,
00:05:48c'est-à-dire revaloriser l'acte de déplacement, qui était à 2,75 euros brut.
00:05:52On demandait simplement de l'augmenter à 3,50.
00:05:55On avait fait des calculs.
00:05:56On estimait qu'à 3,50 du déplacement, on arriverait à passer la crise.
00:06:00Bon, ça n'a pas été écouté.
00:06:01Donc non, non, non, on n'est pas du tout satisfait.
00:06:04Et je vais même aller un petit peu plus loin.
00:06:05Moi, hier, ce que j'ai entendu, c'était un appel à descendre dans la rue.
00:06:09Alors, c'est vrai que ce genre d'appel est en train de se multiplier.
00:06:13Il n'y a pas que dans votre corporation.
00:06:14Est-ce que vous avez l'impression, si on vous entend bien,
00:06:16que le gouvernement met un peu en place une usine à gaz
00:06:19parce qu'il se dit que comme ça, les gens, en gros, ne le demanderont pas ?
00:06:23Ah ben oui, non, mais totalement.
00:06:25En fait, ce que j'ai vu hier, c'est qu'on est parti dans des cas...
00:06:29D'ailleurs, c'était inaudible, cette conférence.
00:06:32On ne comprenait pas, il fallait...
00:06:33Même eux, je suis sûr qu'ils ne comprenaient pas.
00:06:35Donc oui, on part dans une usine à gaz des plus absurdes, comme d'habitude.
00:06:39On met de l'argent, mais qu'encore une fois,
00:06:40on ne sait pas dépenser cet argent correctement.
00:06:43Donc, on ne sait pas bien le mettre au bon endroit, au bon moment.
00:06:46Donc voilà, oui, c'est une usine à gaz.
00:06:48Ça va écœurer les collègues.
00:06:49Les collègues ne le feront pas.
00:06:50On a déjà une surcharge administrative qui est ultra importante en libéral.
00:06:54On va encore, en plus de ça, rajouter de la contrainte administrative.
00:06:58Non, ça ne tiendra pas.
00:07:00Ça ne tiendra pas.
00:07:00Je pense que là, ce qu'ils aient de faim...
00:07:02Pour moi, c'est un début de bras de fer qui a été commencé.
00:07:07Et cet appel à aller dans la rue, ça pourrait être dans les jours qui viennent ?
00:07:09Ça pourrait venir vite ?
00:07:11Ah ben, nous, pour l'instant, on est parti du principe
00:07:14qu'il y avait des mouvements qui allaient se créer le 17 octobre.
00:07:16Et les infirmiers libéraux, on se ralliera à ces mouvements.
00:07:19Et même plus largement, on appelle les auxiliaires de vie à nous rejoindre.
00:07:22Et les étudiants en soirée infirmière, qui sont les éternels oubliés,
00:07:25parce qu'on n'en parle jamais de...
00:07:26Mais vous savez, à 32 euros la semaine d'indemnité,
00:07:29je ne vois pas comment les étudiants pourront aller en stage.
00:07:32Et donc, en même temps, aller travailler à l'hôpital.
00:07:35Parce que quand ils sont en stage, généralement, c'est sur des services hospitaliers.
00:07:38Donc, déjà, eux, on les invite à nous rejoindre.
00:07:40Parce qu'effectivement, c'est toute une catégorie du soin qui est menacée.
00:07:46Il faut savoir que si demain, nous, les infirmiers libéraux, les auxiliaires de vie,
00:07:49on n'arrive plus à travailler, c'est tout le système de la prise en charge à domicile,
00:07:53du maintien à domicile, qui s'effondre.
00:07:55Donc, c'est l'hôpital qui sera impacté.
00:07:58Merci beaucoup, Rémi Kasprig, pour cette réaction en quelques heures.
00:08:01Donc, après ces annonces...
00:08:03Alors, évidemment, tout le monde l'a bien compris.
00:08:04Il n'y a pas de hausse généralisée, tout simplement, parce qu'il n'y a pas d'argent dans
00:08:06les caisses.
00:08:07Elles coûtent combien, justement, ces mesures annoncées hier par le gouvernement ?
00:08:11Et surtout, comment sont-elles financées ?
00:08:12Eh bien, vous allez voir, grâce à Valentin Demet,
00:08:14que finalement, le gouvernement s'en tire un peu grâce à un tour de passe-passe.
00:08:18Donnez-nous les chiffres, Valentin.
00:08:19Effectivement, Julien, c'est un chèque à 450 millions d'euros.
00:08:23Mais le gouvernement l'assure, ça n'occasionnera aucun surcoût pour l'État.
00:08:27En fait, il s'appuie sur l'enveloppe d'1,4 milliard d'euros
00:08:30qui avait déjà été provisionné par l'exécutif
00:08:32depuis le début de la crise des carburants au printemps dernier.
00:08:35Nos confrères du Parisien nous apprennent ce matin
00:08:37qu'il reste de l'argent dans cette enveloppe,
00:08:39environ à 600 millions d'euros, selon l'entourage du ministre des Comptes publics.
00:08:42Alors, d'où vient cet argent ?
00:08:44En fait, de nombreux Français éligibles aux Z grands rouleurs
00:08:47n'ont tout simplement pas fait la demande
00:08:49sur les 3 millions de Français qui y avaient droit.
00:08:5160% d'entre eux n'avaient rien réclamé.
00:08:55L'argent prévu est donc toujours disponible.
00:08:57Et c'est pour cette raison que l'État élargit aujourd'hui le dispositif
00:09:00à 5,5 millions de Français.
00:09:02L'entourage du gouvernement assure qu'il restera
00:09:04150 millions d'euros dans cette enveloppe disponible si besoin.
00:09:08Et le gouvernement martèle qu'il ne s'enrichira pas
00:09:11sur le dos des automobilistes.
00:09:13En cas de profit engrangé dans les semaines à venir,
00:09:15l'argent supplémentaire sera directement fléché.
00:09:17pour financer les aides carburants,
00:09:19la fameuse règle d'or voulue par Sébastien Lecornu
00:09:22et qui sera soumise au vote du budget 2027 par le Parlement.
00:09:26Et réaction sur ces chiffres d'Olivier Babaud,
00:09:28l'économiste qui est avec nous ici en plateau.
00:09:29Bonjour.
00:09:30Bonjour.
00:09:30C'est un bon coup de com' pour le gouvernement, ces annonces,
00:09:35puisqu'on vient de le voir.
00:09:36En réalité, ça ne coûtera rien de plus.
00:09:37En fait, ils font à la fois le maximum de ce qu'ils pouvaient faire
00:09:40et le minimum de ce qu'ils devaient faire.
00:09:42En fait, on est probablement sur une pente assez...
00:09:46sur un chemin assez étroit.
00:09:47Car en effet, il n'y a absolument aucune marge de manœuvre budgétaire.
00:09:51Déjà, le budget va être extrêmement difficile à boucler.
00:09:54On rappelle que si on ne fait rien, on est à 6,5% de déficit.
00:09:57Donc, il faut gagner un point et demi.
00:09:59Un point et demi, c'est 54 milliards.
00:10:01C'est 54 milliards.
00:10:02Ils sont provisionnés dans le budget à l'aide d'économies
00:10:05qui vont être très difficiles et très débattues au Parlement.
00:10:08D'où cet appel aux socialistes, d'ailleurs.
00:10:10Exactement.
00:10:10On sait très bien que ça va être difficile.
00:10:12Par exemple, le gel du point d'indice, c'est 2 milliards.
00:10:142 milliards par les temps qui courent, c'est beaucoup.
00:10:16Donc, on ne pouvait pas imaginer dépenser tout d'un coup
00:10:19un milliard de plus dans des aides.
00:10:21Le problème aussi, c'est que, bien sûr,
00:10:22on ne sait pas de quoi l'avenir sera fait.
00:10:23Mais enfin, si on est assez lucide,
00:10:25il n'y a pas à attendre beaucoup de bonnes nouvelles
00:10:27du point de vue de l'augmentation des hydrocarbures.
00:10:30Ça risque, autrement dit, de durer.
00:10:32Ça risque même de s'accroître.
00:10:33Et donc, il ne fallait pas rentrer dans un dispositif
00:10:35qui puisse s'avérer trop coûteux
00:10:37et gréver ce budget qui s'annonce déjà extrêmement difficile.
00:10:41Donc, ce n'est pas si mal.
00:10:42Évidemment qu'on ne peut pas faire une mesure
00:10:44de baisse des prix généralisée.
00:10:46Pour une raison toute simple,
00:10:47non seulement d'un passe budgétaire,
00:10:48mais surtout que c'est tout à fait amoral
00:10:50puisque vous en venez à faire des effets d'aubaine ahurissants
00:10:53pour des gens qui ont tout à fait les moyens
00:10:54de payer ces quelques euros de plus.
00:10:56Donc, évidemment qu'il faut les cibler.
00:10:59Sauf que le ciblage, naturellement,
00:11:00nécessite que vous montriez pas de blanches,
00:11:03que vous remplissiez quelques formulaires
00:11:06très compliqués de faire un ciblage
00:11:08qui soit bien fait et qui soit non compliqué.
00:11:11Un peu pour supporter le gouvernement sur ce coup-là.
00:11:16Le message d'aider en priorité,
00:11:17ceux qui travaillent,
00:11:18est-ce que vous vous en félicitez ?
00:11:20Déjà, évidemment, c'est l'évidence.
00:11:22C'est les gens qui ont besoin pour travailler de l'essence.
00:11:25Mais on se rend compte que beaucoup de gens
00:11:27ont besoin d'essence.
00:11:27Évidemment, c'est les agriculteurs.
00:11:29Évidemment, c'est la pêche.
00:11:31Et on pourrait dire tous les gens du transport.
00:11:33Et on a bien vu les gens, les infirmiers
00:11:34ou les gens qui font beaucoup de routes.
00:11:38Ensuite, on peut se poser la question
00:11:39d'une forme d'inégalité territoriale
00:11:41qui, elle, ne serait pas en fonction de la profession,
00:11:43mais en fonction de là où vous habitez.
00:11:45Vous savez, quand on est dans le centre de Paris,
00:11:46on peut prendre un vélo, c'est assez sympa.
00:11:48Il y a beaucoup de gens qui vivent dans des endroits
00:11:50où vous n'avez pas le choix.
00:11:51Allez chercher votre pain, allez à l'école,
00:11:54allez peut-être travailler.
00:11:55Même pour votre vie,
00:11:56vous êtes obligés de prendre de l'essence.
00:11:57Très rapidement, ça vous coûte assez cher.
00:11:59Et là, ce n'est pas une question de métier.
00:12:01Et on va entendre dans quelques instants
00:12:03la réaction également de Frédéric Plon,
00:12:04qui est avec nous, délégué général
00:12:05de la Fédération française des combustibles,
00:12:08des carburants et du chauffage.
00:12:09Autrement dit, il y a plein de métiers
00:12:11que vous représentez qui sont évidemment concernés.
00:12:12Mais d'abord, une autre profession
00:12:14qui s'attendait sans doute à davantage,
00:12:15ce sont les agriculteurs.
00:12:17Alexis Pluyette, est-ce que vous êtes
00:12:19avec quelqu'un qui est déçu ?
00:12:22Écoutez, on va poser la question.
00:12:24On est au milieu des choux-fleurs et des brocolis
00:12:25avec Ludovic Long qui est maraîcher ici
00:12:27près d'Aubagne.
00:12:29Bonjour Ludovic.
00:12:30Cette prolongation de 15 centimes par litre
00:12:33pour le GNR, le gazole non routier,
00:12:35est-ce que c'est suffisant pour vous ?
00:12:38Non, ce n'est pas suffisant
00:12:39parce qu'on a eu une augmentation
00:12:40depuis le mois de juin
00:12:41qui est à peu près de 0,70 centimes par litre.
00:12:44On va rentrer dans une période
00:12:46où il va falloir qu'on travaille nos sols
00:12:47pour le printemps l'année prochaine.
00:12:48Donc, on va avoir une consommation
00:12:50qui va être quand même importante en GNR.
00:12:52L'augmentation aussi du gazole
00:12:54pour nos livraisons,
00:12:55c'est une grosse dépense.
00:12:57Oui, parce que vous faites 400 kilomètres
00:12:58par semaine en plus pour livrer.
00:12:59À peu près, oui, c'est ça.
00:13:01Donc, je livre pas mal de magasins
00:13:02qui sont autour de la périphérie
00:13:04d'Aubagne et les alentours.
00:13:06Donc, ça veut dire qu'on ne peut pas
00:13:07augmenter le prix
00:13:07parce qu'au final, ça va être le client
00:13:09qui va encore subir les conséquences
00:13:11et après, ça fait boule de neige.
00:13:13Donc, vu que tout le monde
00:13:14fait un petit peu attention,
00:13:15on ne peut pas dire aux gens
00:13:16de ne plus consommer non plus.
00:13:17Donc, c'est vos marges qui sont rognées ?
00:13:19Complètement, complètement.
00:13:21Et ça va faire un gros manque à gagner
00:13:22sur l'année, quoi.
00:13:23Et du coup, vous me disiez,
00:13:24ça vous met en colère ?
00:13:25Vous avez envie d'exprimer cette colère ?
00:13:2715 centimes, ce n'est pas justifiable.
00:13:29Je pense qu'au niveau de l'État,
00:13:30il faudrait qu'il y ait une baisse
00:13:31de leurs impositions sur le gasoil
00:13:33pour arriver à que tout le monde
00:13:35puisse sortir parce qu'après,
00:13:36déjà, ils ne vont plus sortir non plus.
00:13:37Donc, il va y avoir plus de consommation
00:13:39dans les restaurants,
00:13:40plus de consommation dans les magasins.
00:13:42Ça va faire une boule de neige.
00:13:43Merci beaucoup.
00:13:44Voilà la colère de Ludovic.
00:13:46On a rencontré 12 agriculteurs ce matin
00:13:48qui étaient désabusés.
00:13:49Notamment, un viticulteur,
00:13:51tout à l'heure, il y a eu aussi,
00:13:52qui attendait plus d'aide du gouvernement
00:13:53pour passer ce moment difficile
00:13:55avec cette augmentation du gasoil.
00:13:57Je vois qu'il y a effectivement
00:13:59beaucoup de déceptions ce matin.
00:14:00Vous les comprenez, Frédéric Plans,
00:14:02ces réactions de déception en série ou pas ?
00:14:04Est-ce que vous les partagez ?
00:14:06Alors là, vous me posez une question
00:14:07qui sort un peu de ma compétence.
00:14:08Néanmoins, je vais vous répondre.
00:14:10Je fais la grande différence
00:14:12entre les consommateurs professionnels particuliers,
00:14:15mais professionnels particulièrement,
00:14:17qui peuvent répercuter la hausse
00:14:19du prix du carburant
00:14:20et ceux qui ne le peuvent pas.
00:14:23Et donc, parmi ceux qui ne le peuvent pas,
00:14:25on a entendu la question sanitaire,
00:14:28parce que la tarification est bloquée.
00:14:30et on peut comprendre que ce soit justifié.
00:14:36Ensuite, évidemment qu'il y a des professions
00:14:38qui peuvent répercuter,
00:14:39mais qui sont ensuite confrontées
00:14:40à d'autres problématiques.
00:14:41Je me tournerai vers vous.
00:14:43Problématique qui est l'acheteur.
00:14:45Voudra-t-il acheter plus cher ?
00:14:46Là, on peut parler de la grande distribution.
00:14:48En fait, c'est une problématique absolument générale.
00:14:52Il faut quand même avoir en tête un chiffre.
00:14:55Nonobstant, la baisse de consommation des carburants
00:14:57qui a été constatée,
00:14:592 à 3 % pour l'essence,
00:15:018 à 9 % pour le gasoil,
00:15:03ça porte sur 52 millions de mètres cubes annuels.
00:15:08Si on regarde quelle a été l'incidence
00:15:11de la hausse des prix
00:15:13sur le semestre, quasiment,
00:15:15mars-septembre,
00:15:17en fait, le surcoût,
00:15:19c'est 6 milliards d'euros.
00:15:216 milliards d'euros
00:15:22qui vont contribuer à l'inflation,
00:15:26quelque part,
00:15:27parce que ce sera d'une façon ou d'une autre
00:15:28répercuté plus ou moins rapidement.
00:15:31Voilà ce que je pouvais vous répondre.
00:15:32Sur les semaines et les mois qui viennent,
00:15:35sur le fuel, par exemple,
00:15:37ce sont des sujets qui ne sont pas encore
00:15:38au cœur de l'actualité,
00:15:39mais on sent que les gens sont en train
00:15:40de se préparer.
00:15:42Est-ce qu'il y a une deuxième lame
00:15:43qui va arriver après le carburant ?
00:15:46Oui, c'est vraisemblable,
00:15:47parce que s'il y a un oubli, en effet,
00:15:49on parle beaucoup de déplacement,
00:15:51mais on ne parle pas de chauffage.
00:15:54Et en matière de chauffage,
00:15:55et c'est vrai que je vais revenir
00:15:56à la disparité territoriale,
00:15:58parce que le fuel domestique,
00:15:59c'est l'énergie des territoires,
00:16:01c'est là où il n'y a pas de réseau, etc.
00:16:03Et en fait, pour l'instant,
00:16:04ils sont totalement oubliés.
00:16:08Pour autant, ils ont pour l'heure
00:16:11essentiellement échappé à la hausse des prix.
00:16:12Mais enfin, il y a un corollaire à ça.
00:16:13C'est-à-dire qu'en fait,
00:16:14ça fait six mois qu'ils ne commandent plus.
00:16:16Je caricature à peu près.
00:16:17Oui, mais ça veut dire un million de mètres cubes
00:16:19en moins dans les cuves des particuliers
00:16:21qu'il va falloir approvisionner.
00:16:23Donc, ça nous projette sur...
00:16:25Donc, il va falloir payer au prix fort.
00:16:27Alors, vous savez, les marchés,
00:16:29je ne partage pas votre pessimisme,
00:16:31mais par ces expériences des crises passées,
00:16:33demain, ça se trouve, les cours s'effondrent.
00:16:35Vous voyez ce que je veux dire ?
00:16:36On peut l'espérer ?
00:16:37Non, mais j'entends.
00:16:38On ne peut qu'espérer.
00:16:40Donc, je l'espère.
00:16:41Alors, justement, ça va un petit peu mieux.
00:16:42Les prix, ils ont l'air de se détendre un tout petit peu.
00:16:44On est sous la barre des 100 dollars.
00:16:47Alors, évidemment, on a un peu le nez dessus.
00:16:49On se coûte un petit peu tout ça.
00:16:50Gaëtan, on a tort de le faire ou pas ?
00:16:51C'est un marché qui est extrêmement volatile.
00:16:54On le dit depuis le début.
00:16:56Qui peut très bien repartir à la hausse assez rapidement.
00:16:59La semaine dernière, on rappelle quand même,
00:17:00on était à 110 dollars le baril.
00:17:02Aujourd'hui, on est passé sous les 100 dollars.
00:17:04On a un brut américain qui est même sous les 90 dollars.
00:17:07Donc, oui, et tout ceci est lié finalement au discours de Donald Trump.
00:17:14On a bien vu hier devant les Nations Unies,
00:17:16lorsque le président américain a parlé éventuellement d'un accord
00:17:19après les mid-terms,
00:17:21les marchés se sont détendus en espérant effectivement
00:17:25la réouverture du détroit d'Hormuz avec cette volonté.
00:17:29Donc, on peut espérer.
00:17:31Il faut juste qu'au niveau de la pompe
00:17:34et au niveau des carburants qui sont livrés,
00:17:37que cette baisse, elle soit répercutée assez rapidement.
00:17:42Parce qu'au final, le consommateur, lui,
00:17:44il n'enverra pas le moindre signe.
00:17:47Donc, ça, il va falloir une vigilance
00:17:49de la Direction Générale de la Consommation
00:17:52pour surveiller que la répercussion se fait bien à la pompe.
00:17:56Mais encore une fois, on ne peut pas dire demain
00:17:58à combien le prix du baril de pétrole sera.
00:18:00Par contre, si nous avions échangé hier,
00:18:03je vous aurais dit, oui, oui, vous avez raison.
00:18:06Mais aujourd'hui, je vais vous dire, non, vous n'avez pas raison.
00:18:08Parce que certes, le baril baisse,
00:18:10mais la cotation du gasoil qui s'était abaissée hier
00:18:12de 1 500 à 1 400 est repassée à 1 500 aujourd'hui.
00:18:16Donc, ce sont les montagnes russes.
00:18:18Je ne veux pas faire de jeu de mots là-dessus.
00:18:19Mais littéralement, il s'agit bien de cela.
00:18:20Et ça pose un vrai problème pour les professionnels de la distribution
00:18:23parce qu'en fonction du moment où ils achètent,
00:18:25ils se retrouvent avec un produit décalé en matière concurrentielle
00:18:28sans parler de ce que nous appelons, nous,
00:18:30la concurrence déloyale qui, certes, profite aux clients de total,
00:18:33mais qui fait des dégâts dans les réseaux de distribution
00:18:36de stations-services.
00:18:37On voit bien, en tout cas, Louis et Babot,
00:18:38qu'il faudra des réponses de long terme
00:18:39au point de ce qui se passe actuellement.
00:18:41C'est ce qu'on peut faire le moins.
00:18:43Il faut rappeler, les hydrocarbures,
00:18:44ça rapporte des taxes à hauteur de 40 à 45 milliards par an à l'État.
00:18:48Alors, c'est vrai que ça paraît absurde.
00:18:49Quand vous payez un euro d'essence à la pompe,
00:18:53dedans, il y a plus de 50% de taxes.
00:18:55On peut se dire, mais l'État n'a qu'à choisir de les limiter.
00:18:58C'est ce que l'État a fait dans quelques pays,
00:19:01comme l'Espagne, par exemple.
00:19:02Mais ce sont des pays où on avait les moyens de le faire.
00:19:05Donc, c'est tout simple.
00:19:06Nous sommes au cœur de la crise, sans aucune marge budgétaire.
00:19:09Et ces milliards, en fait, même un milliard ou deux milliards,
00:19:11on ne peut tout simplement pas s'en passer.
00:19:13Sauf qu'on ne les a même plus,
00:19:15puisque là, selon les derniers chiffres...
00:19:16On les emprunte déjà, exactement.
00:19:19Ça nous amène sur la question budgétaire.
00:19:22Et donc, je vous le disais tout à l'heure,
00:19:24le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:19:26a envoyé un courrier au PS
00:19:27pour une rencontre.
00:19:29Edgar Becket, vous êtes avec nous en duplex.
00:19:30Et vous l'avez consulté, ce courrier.
00:19:31Que dit-il ?
00:19:33Oui, Julien.
00:19:34Le Premier ministre s'adresse aux députés socialistes
00:19:37en vue de la préparation du prochain budget.
00:19:40Et en réalité, il leur tend la main.
00:19:43Il leur propose un compromis comme l'an dernier,
00:19:45comme sur le précédent budget.
00:19:48Voilà ce que dit Sébastien Lecornu aux députés socialistes.
00:19:51Notre volonté de compromis s'est donc déjà traduite dans les faits.
00:19:55Elle demeure entière pour 2027.
00:19:57Le chef du gouvernement leur dit ceci.
00:20:00Toutes les idées doivent pouvoir être débattues
00:20:03en recherchant les solutions qui permettront de préserver l'équilibre financier d'ensemble
00:20:07et de répartir l'effort avec justice.
00:20:10Sébastien Lecornu leur propose un compromis comme l'an dernier.
00:20:13Rappelez-vous, le chef du gouvernement avait accepté de reprendre certaines de leurs propositions
00:20:18comme le repas à 1 euro pour les étudiants
00:20:21ou encore la suspension de la réforme des retraites.
00:20:25Sébastien Lecornu le sait.
00:20:26Il va devoir parler à différents groupes pour essayer de faire passer son budget
00:20:32et surtout pour éviter d'être censuré.
00:20:36Le Premier ministre qui donc privilégie à ce stade les discussions avec le Parti socialiste
00:20:41plutôt qu'avec le Rassemblement national.
00:20:44Je discutais justement hier avec une députée socialiste.
00:20:47Elle nous disait que le Premier ministre va être obligé de parler avec nous
00:20:50parce que la dernière fois qu'un Premier ministre a voulu discuter avec le Rassemblement national,
00:20:55il a été censuré.
00:20:56Rappelez-vous que c'était en 2024 avec Michel Barnier.
00:20:59Et quelles peuvent être les contreparties cette fois ?
00:21:01Eh bien Guillaume Daré va nous le dire tout à l'heure.
00:21:03Vous restez évidemment sur BFM TV exactement parce que dans quelques instants,
00:21:09on va vous montrer les images d'un braquage la nuit dernière à Lyon,
00:21:14le braquage d'une bijouterie.
00:21:16On va retourner sur les lieux pour voir les dégâts ce matin.
00:21:20On réveille à tout de suite.
00:21:25Dans un instant, nous vous dirons tous sur un braquage qui s'est déroulé la nuit dernière à Lyon
00:21:29et la scène a été filmée par un témoin, l'entrée dans la bijouterie et la fuite des malfaiteurs.
00:21:36Mais d'abord, une décision judiciaire qui est tombée à l'instant et qui était très attendue.
00:21:39C'était sur Philippe Brun.
00:21:41Philippe Brun qui était un député socialiste qui souhaitait se présenter à la primaire
00:21:45mais il en a été empêché à cause d'accusations le visant.
00:21:49Et il avait fait une demande en référé pour pouvoir intégrer malgré tout la primaire.
00:21:52Eh bien sa demande a été rejetée par le tribunal.
00:21:55Maxime Brandstetter, vous vous y trouvez, la décision vient de tomber.
00:22:00Oui, la décision vient de tomber, vous l'avez dit, le tribunal rejette la demande de Philippe Brun.
00:22:06Ils disent que dans matière, dans ce cas précis, le parti socialiste qui avait eu un signalement très tardif
00:22:13de la part de faits pouvant relever d'une qualification pénale
00:22:16puisqu'on ignore exactement le contenu de ce signalement
00:22:18mais on sait qu'il y a des photos de blessures qui ont circulé de cette jeune femme qui accuse
00:22:22Philippe Brun
00:22:23et qu'elle l'a accusé aussi visiblement de harcèlement.
00:22:25Eh bien le tribunal dit que ce signalement, certes tardif, à quelques minutes de la clôture des candidatures possibles à
00:22:32la primaire socialiste
00:22:33et l'urgence que représentait cette clôture des candidatures fait que le parti socialiste pouvait suspendre à titre conservatoire Philippe
00:22:40Brun.
00:22:40Donc le député est toujours suspendu.
00:22:43Il ne pourra pas participer à la primaire socialiste ni au débat de ce soir.
00:22:48Merci beaucoup Maxime.
00:22:50La décision qui est tombée il y a quelques instants.
00:22:52Sur le plan politique, Guillaume Daray, c'est vrai qu'on avait senti la direction du PS et les responsables
00:22:56de la primaire
00:22:57pas forcément très solides sur leurs appuis sur cette décision qui a été contestée par d'autres candidats,
00:23:01notamment Jérôme Gage.
00:23:04Cette décision de justice semble aller dans leur sens.
00:23:06Oui, on sentait qu'il y avait un peu de fébrilité.
00:23:08Jérôme Gage avait jugé que ça avait peut-être été un peu précipité la décision notamment
00:23:11et Olivier Faure avait été ciblé en tant que tel.
00:23:14Ça va rassurer effectivement les instances du parti socialiste.
00:23:17Ça va peut-être clore effectivement cette affaire-là.
00:23:21Il est certain que Philippe Brun va à nouveau revenir sur le devant de la scène pour clamer son innocence.
00:23:25Après, comme on le disait, sur les grands équilibres politiques, ça ne bouleverse pas les choses car il était un
00:23:30outsider.
00:23:30Toujours au chapitre judiciaire, des images assez saisissantes maintenant.
00:23:33Ce sont les images d'un braquage qui s'est déroulé la nuit dernière en plein cœur de Lyon.
00:23:39Une scène a été filmée, la scène a été filmée de près par un témoin.
00:23:43Regardez.
00:24:12Et voilà donc pour ces images.
00:24:13Ce sont des images assez rares, assez saisissantes.
00:24:15Pauline Revena, que sait-on sur les circonstances de ce braquage ?
00:24:18Alors on sait que c'était à 3h50 en plein cœur de Lyon, rue des Archers précisément, dans une bijouterie.
00:24:23Et effectivement, on va peut-être revoir les images ensemble.
00:24:25On a ce témoin qui filme vraiment de manière relativement rapprochée la scène qui est assez surréaliste.
00:24:31On a une voiture, trois individus qui en sortent, cagoulés avec des marteaux qui vont briser la vitrine de la
00:24:37bijouterie,
00:24:38qui vont s'emparer d'un butin qui est en cours d'évaluation et qui vont partir de manière assez
00:24:42précipité.
00:24:43Parce que vous le savez, les bijouteries, ensuite, il y a une alarme qui s'enclenche et on dispose de
00:24:47quoi ?
00:24:47Deux, trois minutes maximum avant que les services de police n'interviennent le plus rapidement possible.
00:24:52Et donc il y a cette fuite un peu en mode pied-niquelé, si je puis dire,
00:24:55puisqu'il y en a un qui menace de rester sur le trottoir quand il démarre en trombe la voiture.
00:24:59On se dit quand même qu'avec de la vidéosurveillance, avec un bornage téléphonique, avec cette vidéo témoin,
00:25:07tous les services d'enquête de Lyon sont sur le dos de ces quatre malfaiteurs
00:25:10et c'est peut-être qu'une question d'heure ou qu'une question de jour pour les retrouver.
00:25:13Alors Romain Etuin, vous êtes avec nous en direct, vous êtes allé sur place pour voir les stigmates de cette
00:25:19attaque
00:25:19qui s'est donc déroulée il y a quelques heures. Est-ce qu'on en voit encore les traces ou
00:25:22pas ?
00:25:25Bien oui, regardez juste derrière moi sur ces images de Louis Léger.
00:25:28On voit donc ses impacts sur cette vitre.
00:25:30Vous le voyez sur cette vidéo, les trois individus qui rentrent, qui mettent des coups de marteau,
00:25:34qui se dépêchent d'aller chercher des bijoux en vitrine,
00:25:38sauf que pour avoir échangé avec une salariée et pour avoir vu les écriteaux qui sont à l'entrée,
00:25:43eh bien ces bijoux seraient potentiellement factices.
00:25:47On parlait justement de l'amateurisme de ces braqueurs.
00:25:50On a pu rencontrer avec nos confrères de BFM Lyon un témoin qui a entendu la scène.
00:25:56Je vous propose de l'écouter.
00:25:59Dans la nuit, à 4 heures, ma femme a dit que c'était à 4 heures,
00:26:03on a entendu un bruit très, très lourd.
00:26:06C'était boum, boum, mais quelques secondes, plus de 5 secondes.
00:26:11Et d'abord, on pensait que c'était une alarme dans l'hôtel, d'un incendie.
00:26:18Mais je sais maintenant, l'alarme de la boutique, c'était comme ça.
00:26:23Et ça continuait très longtemps, 5 minutes, 10 minutes, quart d'heure.
00:26:29Et après, j'ai ouvert la fenêtre pour voir, il y avait des gens ici.
00:26:35L'alarme a continué 2 heures.
00:26:40Il faut savoir que les 4 malfaiteurs se sont donc enfus avec un véhicule sérigraphié de société.
00:26:47Nous avons tenté de joindre cette société, mais le numéro n'est pas attribué.
00:26:50Ce qui peut nous laisser penser que cette société a aujourd'hui fermé.
00:26:54Merci beaucoup pour ces précisions sur place, Romain Etuin.
00:26:57Alain Barberis est également avec nous.
00:26:59Vous êtes policier, secrétaire général au Verne-Rhône-Alpes du syndicat Alliance Police Nationale.
00:27:05Est-ce que vous avez d'autres précisions sur ce braquage qui s'est donc déroulé dans votre région ?
00:27:11Bonjour. Non, on n'a pas plus de précisions.
00:27:13On a fait une vidéo qui tourne d'un témoin qui a participé aux enquêteurs pour savoir ce qui s
00:27:21'est passé.
00:27:21Ce qui est sûr, c'est qu'en effet, on peut largement penser qu'on a affaire à des amateurs,
00:27:26mais qui ont quand même réussi à rentrer dans cette bijouterie.
00:27:30Et il y a le temps d'effet, le temps d'enquête, avec des caméras de vidéo de protection,
00:27:35les éventuels témoignages, bornage de téléphone quand ça a été dit, la police lyonnaise est dessus.
00:27:42On a entendu Romain Etuin il y a quelques instants dire des bijoux possiblement factices.
00:27:47Est-ce que c'est quelque chose que vous pouvez nous confirmer ou pas ?
00:27:51C'est indiqué dans cette bijouterie que sur la devanture, il y a des bijoux factices.
00:27:57Maintenant, est-ce que ces individus avaient promulgé leur coût ?
00:28:01Puisqu'il y a 18 ans, il n'y avait pas de rigueur de sphère.
00:28:03Il y a une alarme qui les a pas mis en fuite.
00:28:06Et est-ce qu'il n'y avait que des bijoux factices ou pas ?
00:28:09C'est l'enquête qui va pouvoir le démontrer avec le propriétaire lorsqu'il déposera plein.
00:28:14Qu'est-ce qui vous a surpris, vous, en voyant cette vidéo sur le mode opératoire ?
00:28:18Puisqu'on parle ici sur le plateau un petit peu d'amateurisme.
00:28:20Est-ce que c'est votre sentiment aussi ?
00:28:23Oui, il y a de l'amateurisme.
00:28:25Mais si vous voulez, moi, ce qui m'interpelle une fois de plus, c'est que la police lyonnaise est
00:28:29en sous-nombre.
00:28:30On a interpellé les ministres de l'Intérieur sur le sujet.
00:28:33Et que même s'il est 4 heures du matin, la réalité, c'est qu'il y a de moins
00:28:36en moins de policiers sur la voie publique, comme en investigation.
00:28:39Et donc, j'ai envie de vous dire, malheureusement, que dans la deuxième plus grosse agglomération de France,
00:28:44il fait plus belle la vie à Lyon pour les délinquants.
00:28:46Donc, c'est frustrant, vous savez, pour les policiers de ne pas pouvoir être présents et interpeller ces délinquants.
00:28:52Et on a eu, notamment cet été, une série de pembriolages, notamment dans les commerces et les entreprises.
00:28:58Et donc, nous, on attend simplement que l'État nous donne les moyens pour être davantage présents
00:29:03et dissuader, le cas échéant, ce type d'actes délictuels.
00:29:09Merci beaucoup, Alain Barberis.
00:29:10Il y a un autre policier qui est avec nous sur ce plateau.
00:29:12Vous êtes venu pour un autre sujet.
00:29:14Alors, policier, ex-policier, plus précisément, c'est Pascal Bittopanelli.
00:29:17Vous êtes venu pour nous parler du pape.
00:29:18Mais en voyant ces images, elles vous ont interpellé aussi, forcément.
00:29:21Oui, alors on est toujours sur les mêmes vecteurs de mode opératoire lors d'un braquage.
00:29:25Il y en a quatre, en gros, qui sont préparation, choc, feu, mouvement.
00:29:29Alors, quand j'entends feu, je veux dire action.
00:29:31Avec un niveau de performance assez variable, suivant les équipes.
00:29:34Il est vrai que sur vos images, on peut qualifier le niveau de performance d'assez moyen.
00:29:39Médiocre.
00:29:41Et on espère, en tout cas, évidemment, que les enquêteurs vont les retrouver le plus rapidement possible.
00:29:45Je disais que vous étiez avec nous sur une autre actualité qui est l'arrivée du pape.
00:29:49La visite va commencer vendredi, évidemment, sur le plan de la sécurité.
00:29:52Tout a déjà commencé à se mettre en place.
00:29:54Le pape va se rendre sur de nombreux sites.
00:29:56Et Jérémy Brossard, vous sillonnez depuis ce matin un certain nombre de ces sites.
00:29:59Est-ce que les préparatifs, ils ont commencé, notamment sur le plan sécuritaire ?
00:30:04Ah oui, là, ça devient extrêmement visible.
00:30:06On va vous emmener tout de suite sur les Champs-Elysées pour vous montrer la transformation de l'avenue.
00:30:12Alors, le bas de l'avenue est entièrement fermé à la circulation.
00:30:14Le haut, vous le voyez, ça circule encore.
00:30:16Mais l'avenue change clairement de visage.
00:30:18Normalement, on est pare-chocs contre pare-chocs.
00:30:20Là, les Parisiens ont visiblement déjà anticipé les difficultés de circulation.
00:30:23Et puis, vous voyez, de chaque côté de l'avenue, ces échafaudages qui ont poussé.
00:30:27C'est là que dans quelques heures vont être installés les écrans géants.
00:30:30Il y en aura une cinquantaine en tout, tout au long de cette avenue des Champs-Elysées,
00:30:35pour permettre aux quelques 600 000, voire 1 million de personnes attendues samedi,
00:30:39assister évidemment à cette messe solennelle.
00:30:42Des conditions de sécurité drastiques, évidemment.
00:30:4514 000 policiers, gendarmes, 2 500 sapeurs-pompiers.
00:30:50Une avenue que vous voyez avec encore de rares voitures, de plus en plus rares,
00:30:53mais qui sera entièrement, évidemment, fermée au stationnement.
00:30:56La circulation des métros, des stations de métro qui seront fermées également.
00:30:59Et c'est une des raisons pour lesquelles les organisateurs demandent notamment aux fidèles
00:31:03et aux personnes qui veulent participer à cet événement,
00:31:06de venir clairement en amont dès samedi matin aux alentours de 11 heures
00:31:11parce qu'il y aura d'importants dispositifs de sécurité, des fouilles de sécurité à passer.
00:31:16Et c'est la raison pour laquelle tous les pèlerins sont invités à se présenter aux alentours de 11 heures,
00:31:20c'est-à-dire 4 heures avant le début de la messe solennelle.
00:31:24Le souverain pontife, lui, descendra cette même avenue des Champs-Elysées
00:31:28que vous voyez en direct sur ces images de Thierry Bouillet,
00:31:31à partir de 13h45, donc pour une messe qui sera conduite et célébrée à partir de 15h.
00:31:38Et on va aller plus loin sur ce dispositif de sécurité, Jérémy, avec Pauline.
00:31:42Dites-nous plus précisément ce qui est prévu.
00:31:44Alors on a 15 000 forces de l'ordre qui sont mobilisées seulement sur Paris,
00:31:47policiers, gendarmes, militaires.
00:31:49On a des policiers du service de protection des personnalités.
00:31:52Et puis on a cette bulle papale autour de la papamobile
00:31:55parce que Paris, c'est quand même le plus risqué.
00:31:57C'est là où il va y avoir le plus de monde.
00:31:58Il y a 600 000 personnes, 600 000 fidèles attendues à la messe.
00:32:01Mais l'invité chez Pauline tout à l'heure disait
00:32:03si vous vous présentez et que vous n'avez pas de convocation,
00:32:05enfin de titre, vous pourrez aussi rentrer.
00:32:08Donc on va ouvrir les jauges en fait.
00:32:09Donc on va accueillir le maximum de monde.
00:32:12La bulle papale, je vous expliquais, c'est cette papamobile
00:32:14avec la vitre, vous savez, qui remonte de devant là.
00:32:17Eh bien à ce moment-là, on a six officiers de sécurité du Vatican
00:32:21qu'on appelle les gardes suisses.
00:32:22Et à l'arrière du véhicule, on a un officier de sécurité français,
00:32:25un officier de sécurité Vatican.
00:32:26Et le latéral est libéré parce que la problématique,
00:32:29c'est que le pape doit pouvoir évoluer au milieu des fidèles
00:32:32et qu'on puisse lui présenter, par exemple, des enfants
00:32:34qu'il va bénir.
00:32:35Et donc il faut qu'il y ait suffisamment de fluidité
00:32:38dans une alerte maximale de sécurité.
00:32:40Et on vous a entendu nous dire qu'il y avait des membres
00:32:41du service de protection des hautes personnalités
00:32:44qui étaient évidemment présentes.
00:32:45Un service que vous avez dirigé, Pascal Bito Panelli.
00:32:47Vous avez déjà encadré justement ce genre de visite papale.
00:32:50Racontez-nous exactement comment ça se passe.
00:32:52Alors, ce sont plutôt les gardes suisses qui ont la main
00:32:55en premier rideau, si j'ose dire.
00:32:56Voilà, tout à fait.
00:32:57Dans ce type de grand événement et autour d'une personnalité
00:33:00qui dégage autant de symbolisme et de puissance
00:33:05au regard de la planète,
00:33:07il importe d'avoir, je dirais, une sécurité en profondeur.
00:33:11C'est-à-dire multicouches.
00:33:13Une véritable stratégie de protection.
00:33:15Donc, dans la protection approchée de haut niveau, c'était dit.
00:33:18On a la garde historique du pape, les gardes suisses
00:33:23qui sont là, le premier serre depuis 1506.
00:33:26Et la théorie est que lorsque sa sainteté se déplace
00:33:30dans un pays étranger, le service d'élite de protection
00:33:34du pays haute va compléter, ça a été très bien expliqué,
00:33:39la protection très rapprochée et rapprochée de sa sainteté le pape.
00:33:43Alors, il y a, évidemment, ce qu'on peut craindre dans une foule,
00:33:47les snipers, les tireurs.
00:33:48C'est ça la menace numéro un ou pas ?
00:33:51La menace, elle est multidimensionnelle.
00:33:53Et elle est permanente puisque, si vous voulez,
00:33:57le paradoxe de sa sainteté, c'est que sa force,
00:34:01c'est aussi sa vulnérabilité.
00:34:04Le pape, dans la transmission de son message,
00:34:06doit être au milieu des fidèles.
00:34:09Donc, c'est une équation très exigeante
00:34:12pour les services de protection
00:34:13qui doivent accepter cette proximité,
00:34:16mais ne jamais la subir,
00:34:18toujours la contrôler,
00:34:20et ne jamais avoir un temps de retard.
00:34:22Il y a combien de personnes autour du pape en permanence ?
00:34:24Il ne faut pas non plus que les services de sécurité
00:34:26soient trop visibles, exactement pour les raisons dont vous nous parlez.
00:34:28Ils seront en civil, je vous rassure.
00:34:30Ils seront en civil, mais enfin...
00:34:32Je ne veux pas trop citer de chiffres,
00:34:33je vous le disais, pour des raisons de sécurité.
00:34:35Il y a, pour vous répondre en une phrase,
00:34:39une sécurité à 360 degrés permanente,
00:34:43avec une transversalité opérationnelle
00:34:45entre tous les acteurs de la sécurité
00:34:48qui auront chacun leur mission,
00:34:50mais le même objectif,
00:34:52protéger le Saint-Père
00:34:53de la première à dernière seconde de son déplacement.
00:34:56Le Saint-Père qui est aussi un chef d'État,
00:34:58on le rappelle, Patrick Sos,
00:34:59il y a cette dimension-là aussi dans sa visite.
00:35:03Alors, Emmanuel Macron n'ira pas assister aux messes.
00:35:04– Non, et ça vous étonne ?
00:35:07– Non, mais non !
00:35:08– Non, non, mais c'est vrai que…
00:35:09– Il y a évidemment cette symbolique du président de la Ligue.
00:35:12– Oui, et ça rejoint en fait cette polémique constante
00:35:16entre la France, qui est née de l'Église,
00:35:18et l'Église, justement, romaine depuis 1905
00:35:21et la séparation de l'Église et de l'État.
00:35:24Il y a effectivement deux rôles à jouer,
00:35:27celui d'accueillir un chef d'État,
00:35:29ce sera le cas par exemple à Orly.
00:35:31Il y a, et ça c'est un moment important,
00:35:32mais cette séquence à l'Élysée avec un discours du pape,
00:35:36chef d'État du Vatican,
00:35:38et effectivement, ce sera dès ce vendredi.
00:35:42– Vendredi.
00:35:42– Dès ce vendredi, après la séquence à Orly,
00:35:45Orly, l'Élysée, et ensuite le programme se poursuit.
00:35:48Et puis, effectivement, ça a été l'espèce de jeu du côté de l'Élysée
00:35:53et quelques refus du côté du pape et des services du Vatican,
00:35:57d'essayer d'en faire une visite d'État.
00:35:59Il y aura des séquences très visites d'État,
00:36:01mais pour le reste, c'est un voyage vraiment apostolique pour le pape
00:36:04qui va à la rencontre de ses fidèles,
00:36:06mais il aura la sécurité d'un chef d'État.
00:36:08J'ajoute à toutes ces couches multidimensionnelles,
00:36:12le dispositif particulier de sûreté aérienne.
00:36:14En fait, vous prenez celui des Jeux Olympiques de Paris,
00:36:16j'en ai discuté avec un ancien gouverneur militaire,
00:36:19pas plus tard qu'hier.
00:36:19On est vraiment sur la même chose,
00:36:21que ce soit les QR codes pour accéder à la Concorde,
00:36:24jusqu'aux avions Rafale, les drones, la lutte anti-drone.
00:36:29On parle des snipers embusqués dans la foule,
00:36:32mais la lutte anti-drone, comme sur un certain nombre d'événements,
00:36:35ça reste vraiment la grande priorité.
00:36:36Vous aurez des hélicoptères Fenech avec des tireurs embarqués qui sont là.
00:36:40Et cette bulle, là aussi, vraiment de très haut niveau,
00:36:45elle va se déplacer aussi à Lourdes et à Metz.
00:36:47C'est ce qui rend là aussi assez hors ou extra-ordinaire
00:36:52cette visite en termes de sécurité.
00:36:53C'est vrai qu'il y a cette expertise française,
00:36:56cette expérience née des Jeux Olympiques
00:36:58qui s'étaient évidemment bien déroulées.
00:36:59Ça servira beaucoup tout au long de ce week-end
00:37:01que vous suivez en intégralité sur BFM TV,
00:37:03de vendredi à dimanche.
00:37:05Lundi même.
00:37:05Lundi même.
00:37:06Lundi c'est à Metz.
00:37:07À Metz.
00:37:07Exactement.
00:37:08Ça fait 4 jours.
00:37:09Exactement, ça sera entre Paris, Lourdes et Metz.
00:37:12De mémoire, allez-vous rester sur BFM TV
00:37:15parce que dans quelques instants, vous allez voir que
00:37:18malgré les annonces d'hier, la colère ne semble pas retomber.
00:37:21Les appels à manifester se multiplient tout de suite.
00:37:30Les nouvelles aides pour les carburants ont été annoncées hier
00:37:33et on écoute les réactions ce matin.
00:37:35Les réactions des particuliers, les réactions des professionnels,
00:37:37les réactions politiques également.
00:37:39Vous le verrez sur ce tableau.
00:37:41Et puis on attend également une intervention possible
00:37:42de Jean-Luc Mélenchon dans quelques instants.
00:37:45D'abord, les particuliers.
00:37:46Isor de la Corse, vous êtes dans une station-service.
00:37:50Alors on sait que le dispositif a été élargi.
00:37:51Il y a davantage de foyers maintenant
00:37:53qui sont éligibles à l'aide d'État.
00:37:56Est-ce que vous avez croisé certains de ces nouveaux bénéficiaires
00:37:58et que vous ont-ils dit ?
00:38:03Eh bien écoutez, oui, on a croisé des personnes
00:38:05qui étaient éligibles à ces aides.
00:38:07Pour certains, c'est déjà un premier pas.
00:38:08Pour d'autres, ce n'est pas suffisant.
00:38:10On va en discuter avec une automobiliste.
00:38:12Vous, qu'est-ce que vous avez pensé de ces annonces
00:38:13qui ont été faites hier ?
00:38:15Alors, je ne les ai pas entendues.
00:38:16Nous, on arrive des rêvannes.
00:38:17L'essence est à 1,60 €.
00:38:20Donc non, on va découvrir comme vous.
00:38:23Alors, qu'est-ce qu'ils ont ?
00:38:23Le gouvernement prévoit de prolonger certaines aides.
00:38:26On a ajouté de nouvelles.
00:38:27C'est 100 € pour les personnes qui gagnent moins de 2 035 € par mois net.
00:38:32Et ils bénéficient donc de 100 € pour 3 mois.
00:38:35Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:38:35Ce n'est pas suffisant.
00:38:37Mais même pour tous, ce n'est pas suffisant.
00:38:39Ça coûte trop cher.
00:38:40Les gens, ils ne s'en sortent pas.
00:38:41Ils ne peuvent pas vivre.
00:38:42Vous, comment vous faites là en ce moment ?
00:38:44Est-ce que vous subissez là cet impact, le prix de l'essence ?
00:38:47On le subit.
00:38:47Nous, on sort très peu.
00:38:50C'est-à-dire que vous renoncez à des trajets ?
00:38:51Eh bien oui, là, on fait pour aller à la famille.
00:38:53Donc on vient de Bretagne.
00:38:55Mais là, quand on est revenu des rêvannes,
00:38:57on s'est dit, waouh, ça a augmenté d'un coup.
00:39:00Parce que là, on est à combien ?
00:39:01À 2,40 ?
00:39:02Mais quasiment pour le gaz à l'oeil.
00:39:04C'est trop cher.
00:39:05Et il y a d'autres pays, c'est moins cher.
00:39:06Pourquoi ?
00:39:06Pourquoi nous en France ?
00:39:08Et qu'est-ce que, selon vous, le gouvernement pourrait faire
00:39:11ou devrait faire pour que la situation s'améliore ?
00:39:13Est-ce que vous aimeriez, par exemple, que ce soit élargi ?
00:39:15Vous aimeriez que ce soit une aide plus haute ?
00:39:19Qu'on arrête de donner à l'extérieur.
00:39:21Et qu'on donne à la France.
00:39:24Surtout à nos retraités qui en ont besoin.
00:39:26Et aux jeunes aussi qui ont du mal à trouver du travail.
00:39:29Parce que vous, par exemple, vous n'êtes pas éligible à ces aides, j'imagine.
00:39:33Vous me parliez tout à l'heure de taxes.
00:39:35Oui, des taxes.
00:39:36Il y a des taxes sur tout.
00:39:37Et là, moi, je ne vais plus parler d'essence.
00:39:39C'est trop large.
00:39:40Les Français, on en a ras-le-bol.
00:39:42On en a ras-le-bol.
00:39:43On en a marre.
00:39:45Vous, au niveau du pouvoir d'achat, est-ce qu'en ce moment, vous devez renier sur certaines dépenses à
00:39:50cause du carburant ?
00:39:51Oui, on fait de moins en moins de sorties, effectivement.
00:39:55Donc, on fait très peu de trajets.
00:39:57Et puis, on met de côté pour pouvoir aller voir la famille en région parisienne.
00:40:02Merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à nos questions, madame.
00:40:05Merci.
00:40:06Et vous l'avez entendu, certains...
00:40:07Sur ce même sujet du carburant.
00:40:09Je vais tout dire et je vais remercier d'être là.
00:40:13Et ensuite, mes amis, disent des choses importantes pour lesquelles nous vous avons invité.
00:40:20Alors bon, on met quelques mots.
00:40:21D'abord, ça sera pour vous remercier.
00:40:24Ensuite, vous savez où vous êtes.
00:40:27C'est un local de campagne.
00:40:31dans lequel je suppose qu'on va se retrouver tout au long de la campagne présidentielle.
00:40:37La première raison d'être satisfait pour moi, c'est...
00:40:41C'est un local de campagne
00:40:46dans lequel je suppose qu'on va se retrouver tout au long de la campagne présidentielle.
00:40:52La première raison d'être satisfait pour moi, c'est pas le local.
00:40:57C'est qu'on vient d'atteindre les 380 000 signatures.
00:41:02Comme vous le savez, de parrainage de ma candidature, je le rappelle pour mémoire.
00:41:06mémoire, le point de départ de notre idée était que la candidature qu'on présente
00:41:12soit validée par une démarche populaire de parrainage.
00:41:16Et nous avions choisi le chiffre de 150 000 parrainages pour correspondre au chiffre qu'avait formulé la commission que
00:41:25dirigeait le groupe,
00:41:26pas la commission, le groupe de travail qu'avaient constitué Lionel Jospin et Roselyne Bachelot.
00:41:31Et ils avaient évalué ce chiffre en fonction de ce que c'était dans les autres pays d'Europe.
00:41:36Et puis, ensuite, c'est devenu une sorte de rite à l'intérieur de nos campagnes.
00:41:42Et puis, les signatures se sont additionnées.
00:41:48Et pour finir, nous avons décidé en quelque sorte que c'était ça l'organisation elle-même.
00:41:55C'est-à-dire les gens qui soutiennent la candidature à l'élection présidentielle et donc soutiennent le programme qui
00:42:00va avec.
00:42:00et donc sont des insoumis du... je sais pas quel est le premier cercle, on va dire, puisqu'ils s
00:42:06'engagent publiquement.
00:42:07La méthode de contrôle des signatures rend le processus plutôt certain,
00:42:13puisque, bon, on signe et puis on reçoit un numéro qui permet d'aller signer officiellement et tout ça.
00:42:20Et je pense que personne n'a fait de remarque sur les failles éventuelles d'un tel dispositif et on
00:42:25finit par penser qu'il n'y en a pas.
00:42:27Alors, bon, 60% des personnes qui se trouvent là n'étaient pas dans nos fichiers,
00:42:34mais il est impossible pour nous de démêler qui a changé d'adresse ou qui, dans l'ancien fichier, a
00:42:40pensé que, de toute façon, il était insoumis.
00:42:42Bref, ce sont des ajustements de détails, mais ils permettent d'établir une base de masse, quand même, 380 000
00:42:48personnes, c'est pas rien.
00:42:50On pense atteindre les 400 000 assez tôt.
00:42:53Ce qui serait parfait, c'est que ce soit fait pour le prochain meeting central de la campagne.
00:42:59Bon, alors, un ou deux mots sur l'actualité pour que ça fasse quelques phrases.
00:43:05Bon, l'événement, pour moi, évidemment, il était hier les discours qui ont été tenus à l'ONU,
00:43:12avec d'abord l'événement qui montre le mépris universel à l'égard du gouvernement de M. Netanyahou,
00:43:20les diplomates quittant la salle, certains le huant, et les discours qui ont suivi.
00:43:27Certains étaient consternants de ces discours.
00:43:29Je sais que vous m'avez un peu cherché des poux dans la tête à propos du mot « annexion
00:43:34» sur le Groenland.
00:43:36Bon, j'étais resté à la définition de la conséquence d'une annexion.
00:43:41Alors, peut-être que c'est pas une annexion formelle, mais en tout cas, c'est une invasion, tout ce
00:43:46qu'il y a de plus réel.
00:43:46Et l'accord qui est signé avec le Danemark, qui ne tient naturellement aucun compte des désirs de la population
00:43:54locale,
00:43:55mais au-delà, c'est un accord de cession du Groenland à l'autorité militaire et autres des États-Unis
00:44:05d'Amérique et de M. Trump,
00:44:06puisque lui-même dit que cet accord va donner aux États-Unis un contrôle permanent sur la sécurité.
00:44:15Vous savez qu'il n'y a plus de clause de revoyure, qu'il n'y a pas besoin d
00:44:18'accord préalable du Danemark.
00:44:20Et, dit-il, sur tous les autres besoins.
00:44:22Il n'y a pas de doute à avoir sur ce que signifie cette démarche dans la bouche d'un
00:44:27homme
00:44:27qui, quelques instants après, parlant du Venezuela, outre qu'il s'attribue les réserves pétrolières du Venezuela
00:44:34pour affirmer que ça représente 60% des réserves mondiales,
00:44:38mais c'est surtout cette phrase incroyable quand il dit que le butin va au vainqueur,
00:44:43c'est-à-dire qu'il considère que le Venezuela est son butin.
00:44:46C'est une proclamation impérialiste complètement décontractée.
00:44:52Et, évidemment, pour des gens comme nous, ça ne fait que renforcer le sentiment de l'urgence du non-alignement
00:45:01et de la mise à distance de la puissance dangereuse que sont les États-Unis d'Amérique
00:45:05qui sont susceptibles à tout instant de nous entraîner dans leur guerre ou de nous faire subir.
00:45:11C'est la raison pour laquelle, de manière qui peut-être vous surprendra,
00:45:15nous avons approuvé la présence du président de la République à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:45:20en comprenant la signification symbolique de cette présence,
00:45:24puisque Saint-Pierre-et-Miquelon, comme les îles des Antilles,
00:45:28des Caraïbes, pardon,
00:45:29avaient été assimilés dans le petit tweet de M. Trump
00:45:33à des territoires occupés par les États-Unis d'Amérique.
00:45:37Et, histoire de créer une ambiance de travail,
00:45:39j'avais demandé pourquoi la France n'envoyait pas le porte-avions,
00:45:43puisqu'on l'a envoyé dans le détroit d'Hormuz.
00:45:46On n'a pas bien compris pourquoi faire, puisqu'il était question de libérer le passage.
00:45:50Alors, précisément, c'est ce qui arrivait qui le bouchait.
00:45:52Mais enfin, bon, ce moment nous a paru symbolique, intéressant,
00:45:58et surtout le fait que, pour la première fois, on se recoupait,
00:46:04ou plus exactement que le président Macron recoupait la position
00:46:07qui avait été exprimée par les Insoumis auparavant,
00:46:10toujours dans la logique du non-alignement,
00:46:12qui est d'aller voir et d'imaginer un accord profond avec le Canada.
00:46:17Pour que chacun voit bien de quoi il retourne,
00:46:21Trump et les Nord-Américains ont pris à partie le Canada pour la énième fois.
00:46:27Je vous rappelle qu'ils voulaient en faire un État des États-Unis.
00:46:30Mais cette fois-ci, c'était sous le prétexte de la liberté du commerce
00:46:33et mettaient en cause les notices du Québec qui sont faites en français.
00:46:39– Prise de parole donc ce matin de Jean-Luc Mélenchon pour la France Insoumise,
00:46:43et on va continuer de l'écouter pour surveiller ses interventions sur les carburants,
00:46:47parce que c'est surtout là-dessus évidemment qu'on l'attend.
00:46:49Il y a déjà eu des réactions politiques, Guillaume,
00:46:52notamment chez la France Insoumise, mais même d'une façon générale.
00:46:55Après ces annonces de nouvelles aides hier par le gouvernement,
00:47:00on ne peut pas dire que les autres partis ont été vraiment convaincus.
00:47:03– Non, le Rassemblement National ou son allié Éric Ciotti trouve que ce n'est pas la hauteur,
00:47:06parce qu'eux réclamaient, vous le savez, une baisse des taxes sur l'énergie,
00:47:09une baisse à 5,5, donc ils disent c'est ce qu'il fallait faire, ça n'a pas été
00:47:11fait.
00:47:12Du côté de la France Insoumise, on va entendre Jean-Luc Mélenchon dans quelques instants,
00:47:15mais très probablement il dira ce qu'a dit par exemple l'eurodéputé Manon Aubry,
00:47:19jugeant que la seule solution à ses yeux c'était le blocage des prix
00:47:23et que ça n'a pas été fait, elle expliquait que le prix des carburants montait,
00:47:28et je cite que le gouvernement continuait de regarder ailleurs.
00:47:30– Autre candidat à la présidentielle, Gabriel Attal, Jadza, vous le représentez ici,
00:47:34comment avez-vous réagi à ces annonces ?
00:47:36– Ces annonces vont dans le bon sens, je crois que déjà chacun peut mesurer
00:47:39à quel point la guerre est maintenant entrée dans le portefeuille des Français,
00:47:42et donc dans la situation de crise où nous sommes, il faut qu'on continue à aider.
00:47:45Par rapport à ce qui a été dit à l'instant, nous avec Gabriel Attal,
00:47:47ce que nous voulons c'est de la justice fiscale, de la justice sociale.
00:47:50La justice sociale ça veut dire quoi ?
00:47:51ça veut dire aider celles et ceux qui en ont le plus besoin et non,
00:47:54comme le propose par exemple le RN, de baisser la TVA de 255 pour tout le monde.
00:47:58Ce que fait le Rassemblement national, ça revient à aider autant le milliardaire
00:48:01que l'aide soignante.
00:48:02De la même manière, nous nous disons que le blocage des prix,
00:48:05premièrement ça a été essayé en Europe, ça ne fonctionne pas,
00:48:07ça produit des pénuries.
00:48:07Donc dans la situation actuelle, aider encore plus celles et ceux qui en ont besoin.
00:48:11Le gouvernement a proposé des dispositifs qui vont dans le bon sens.
00:48:14Après, il faut revenir sur deux choses.
00:48:15Un, le non-recours à ces aides, je crois qu'il y a 1,5 million de personnes
00:48:18qui avaient demandé, qui n'avaient pas eu accès à ces aides parce que c'est très compliqué.
00:48:22Donc nous, nous demandons que le ministre des Finances et de l'Économie
00:48:26écrivent directement à ces 1,5 million de personnes pour leur dire
00:48:29vous avez droit à des aides.
00:48:31Il faut que cette situation de non-recours soit poursuivie.
00:48:34Et puis ensuite, on invite évidemment les employeurs à se saisir de cette fameuse prime carburante
00:48:38dont le montant a été étendu de 600 à 1000 euros.
00:48:41Et puis ensuite, il y aura un projet de loi de finances qui va être examiné.
00:48:44Donc nous, nous défendrons des idées comme par exemple l'extension du leasing des voitures électriques
00:48:49aux voitures d'occasion, comme la revalorisation du barème kilométrique
00:48:53qui par exemple n'est pas toujours au même niveau pour la fonction publique comme dans le privé.
00:48:58Donc voilà, il y a des dispositifs d'urgence.
00:49:00Ce que je veux dire aux gens, c'est que beaucoup de parties vendent du rêve.
00:49:03Et évidemment qu'on a envie de ce rêve parce que la situation est très difficile.
00:49:06Mais nous, le choix que nous faisons, c'est d'aider ceux qui ont besoin de la voiture.
00:49:09Ce n'est pas un luxe d'avoir une voiture, mais hélas, on ne peut pas aider tout le monde
00:49:11vu la situation.
00:49:12Donc on se concentre sur ceux qui ont le plus besoin.
00:49:14Gaëtan et ensuite Fabien Guier pour le Parti communiste.
00:49:16Ça va être très difficile pour le gouvernement d'identifier les 1,5 million d'automobilistes
00:49:22qui sont éligibles et qui n'ont pas fait la demande.
00:49:25Il faudrait pour cela plutôt s'appuyer sur les données à disposition des entreprises
00:49:30qui savent très précisément le niveau de salaire de leurs salariés
00:49:34et surtout la distance entre le domicile et le travail.
00:49:38Ça, c'est pour les 1,5 millions qui n'ont pas répondu à l'appel.
00:49:41On verra si à partir du 1er octobre, puisque vous le savez, il y a un nouveau guichet
00:49:45et là, finalement, ce sont 5,5 millions d'automobilistes qui sont éligibles.
00:49:51Les 1,5 millions qui ont perçu la première aide vont la recevoir automatiquement.
00:49:56Mais il en reste 3,5 millions.
00:49:58On verra si eux répondent à cet appel, finalement, et s'ils remplissent le document que l'on nous dit
00:50:06à Bercy,
00:50:07très simple sur impots.gouv.fr.
00:50:11– On a entendu les critiques sur la première salve d'aide, semble-t-il, c'est ce que vous
00:50:14nous dites.
00:50:14Fabien Guay, votre appréciation, vous, de ces annonces.
00:50:18Alors, c'est pareil, vous demandez au PC une baisse des taxes, vous n'avez pas été entendu.
00:50:21– Bonjour, j'écoute avec attention le porte-parole de ceux qui sont au pouvoir depuis 10 ans.
00:50:28Donc, j'appelle quand même un peu d'humilité, puisque la colère sociale, elle est en partie due à votre
00:50:37politique antisociale.
00:50:38– Alors, pardon, je vous assure, on entend votre réponse, mais il se trouve que je l'ai coupé de
00:50:40ton choix, c'est que je l'ai coupé de ton choix.
00:50:42– Qui concerne les points de passage des marchandises, et notamment du pétrole,
00:50:49qui sortent de la zone de l'Iran et des pays du Golfe, toutes les voies sont, en quelque sorte,
00:50:58ou coupées, ou tenues, ou prises,
00:51:02ou surveillées, ou dominées par l'Iran et ses alliés. On pense au détroit de Mandel, c'est ça, hein,
00:51:10Babel Mandel, la porte du Mandel.
00:51:14Bon. Donc, tout ça est sous surveillance, et au premier rebondissement, tout dégénérera. Dès lors, on ne voit pas ce
00:51:20qui pourrait calmer l'explosion des prix.
00:51:25– Et dans ce contexte déjà si tendu, on nous parle beaucoup de la menace que représente la Russie, comme
00:51:33sans doute, vous vous en souvenez, nous condamnons depuis le premier jour l'invasion,
00:51:38et demandons le retrait de la Russie de l'Ukraine, dans la mesure où l'une de nos positions fondamentales
00:51:43est que nous n'acceptons pas que les problèmes soient réglés par des invasions.
00:51:46Les Français ayant été envahis quatre fois par leurs voisins, il est certain qu'il y a, dans notre mémoire
00:51:52historique, une certaine surcharge à ce sujet,
00:51:55pour considérer que jamais une invasion a réglé quelques problèmes que ce soit d'une manière rationnelle.
00:52:01Mais ce qui nous inquiète, c'est que personne n'a l'air de s'inquiéter de la raison pour
00:52:06laquelle la menace paraît plus grande aujourd'hui de la part de la Russie qu'elle n'était il y
00:52:10a quelque temps.
00:52:11Pourquoi ? Il faut peut-être se demander si ça n'a pas un rapport avec les tirs en profondeur
00:52:15que fait l'Ukraine, position qui jusque-là n'avait pas été celle des Français.
00:52:20De même que les Français en général, la France, après avoir dit qu'il faudrait une présence au sol, et
00:52:28puis oui, et puis non, et puis tout et le contraire,
00:52:30maintenant, on ne sait plus très bien où on en est, mais ce qu'on sait, c'est qu'on
00:52:32ne dit rien à propos de ces tirs en profondeur.
00:52:35Donc je le redis, ce n'est pas pour excuser la Russie, puisque dès qu'on dit une parole de
00:52:40bon sens et de raison, on se voit accusé d'être des déserteurs du combat.
00:52:46Mais tout de même, qui peut imaginer qu'un pays laisse sa propre capitale être attaquée et n'apporte aucune
00:52:54réponse à une situation pareille ?
00:52:56Bon, ça n'existe pas. Même si la Russie est l'envahisseur de l'Ukraine, il n'empêche que dans
00:53:01cette circonstance, l'escalade suit son cours.
00:53:04Et donc, en effet, nous pensons que le risque s'accroît, mais qu'il n'y a toujours pas d
00:53:09'autre issue que la diplomatie et la discussion.
00:53:12Parce que la guerre ne règlera pas le problème. On le voit, donc ça fait 4 ans que ça dure.
00:53:17Mais enfin, bon, il y a toujours deux grands esprits
00:53:19qui sont prêts à se faire tuer jusqu'au dernier ukrainien pour mener cette attitude et ces choix qui, finalement,
00:53:27sont discutables, tout simplement,
00:53:29parce qu'ils sont inefficaces et qu'ils nous amènent la guerre. Voilà sur ces sujets. Alors l'état d
00:53:37'urgence sociale, il résulte de tout ça et il ne s'arrangera pas.
00:53:43Le gouvernement, visiblement, est dépassé par la situation, fluctue entre des arguments qui ne tiennent pas plus debout les uns
00:53:52que les autres.
00:53:53On a entendu parler d'une prime, je ne sais pas comment on appelle ça, d'un dédommagement, d'un
00:54:02chèque qui, pour finir, revient à 33 euros par mois pour les grands rouleurs,
00:54:08ce qui n'a aucun rapport avec les sommes qui sont dépensées précisément par les grands rouleurs. Et ensuite, divers
00:54:14aides dont on a tous compris qu'elles reposent sur le fait
00:54:17que les ayants droit oublieront peut-être de les réclamer, peut-être parce qu'elles ne sont pas à la
00:54:21hauteur de la situation. Toujours est-il que ça paraît être une politique incohérente
00:54:25qui n'a pas d'effet sur la réalité. Et quelle que soit la situation et quelles que soient ses
00:54:31exigences, ses inconvénients, y compris financiers, dans un moment comme celui que nous vivons,
00:54:35n'empêche que la fonction de l'État est la protection due aux citoyens. Et s'il n'y a
00:54:40pas cette protection, alors à quoi bon des institutions ?
00:54:44À quoi bon tout le système qui fonde la société elle-même ? C'est donc le devoir de l
00:54:50'État de répondre à l'état d'urgence sociale.
00:54:52Encore faut-il que l'état d'urgence sociale soit ressenti comme tel. Alors il y a une certaine bourgeoisie
00:54:58qui est aux commandes de l'État et qui connaît mal
00:55:01ou ne s'intéresse pas vraiment aux souffrances populaires et pour qui les maltraitances populaires sont, bon, une espèce de
00:55:09fatalité de l'histoire.
00:55:10Bref, il y a toujours eu des gens qui ont des problèmes. Quand on entend le ministre chargé curieusement du
00:55:15pouvoir d'achat, on pourrait imaginer qu'il est en train de négocier
00:55:18le retour aux conférences annuelles obligatoires, mais non, pas du tout. Il dit que lui, il n'a pas envie
00:55:23de déranger Total et que les biens contents que Total se limite lui-même.
00:55:27Alors ça, c'est pour le gouvernement. Après les différentes candidatures aux élections présidentielles, ils vont chacun d'une petite
00:55:36trouvaille, d'une rustine qui, dans ce paradrap,
00:55:39et qui n'aboutit à rien, il n'a pas de sens. Le plus grotesque étant évidemment la proposition de
00:55:44Mme Le Pen, puisqu'elle propose de baisser la TVA,
00:55:50mais la TVA n'a jamais empêché les prix d'augmenter. Donc ça ne bloquerait d'aucune manière l'augmentation
00:55:55des prix.
00:55:56Et les reports de TVA supprimés sur la valeur de la marchandise, dans notre pays, on a quand même le
00:56:01cruel souvenir de la réduction de la TVA dans la restauration.
00:56:05Est-ce que ça a donné ? C'est-à-dire rien. Donc ce n'est pas la bonne méthode,
00:56:09ni comme méthode, ni pour le résultat attendu.
00:56:11Les prix continueraient à monter. Donc il est clair que ce qui est en cause, c'est les marges.
00:56:16Et nous avons parlé jusqu'à présent des marges des raffineurs. L'une de vos collègues, d'ailleurs, avait même
00:56:22eu l'audace de m'interrompre
00:56:24dans ma présentation de candidature à la télévision, pour me dire que je savais bien que Total ne faisait pas
00:56:30de profit en France,
00:56:32et que donc on ne pouvait rien lui demander. Bon. Elle avait en quelque sorte, devant tous les téléspectateurs, cautionné
00:56:38l'optimisation fiscale.
00:56:40Non. Total continue à avoir les 4-5e de ces produits raffinés qui sont sur la France. Voilà.
00:56:47Alors nous, nous proposons le blocage de la marge, quand même, depuis le début de la guerre, multiplié par 7
00:56:53,5, mesdames, messieurs.
00:56:54Ce n'est pas une mesure d'une violence abusive que de dire que tout ça est une sorte de
00:57:00raquette qui est faite sur la population française
00:57:03et qui est fixée par, notamment, la Compagnie Total. On nous dit qu'elle fait des efforts. Peut-être bien.
00:57:08Mais à quoi bon être Français si ce n'est pas venir à la rescousse de ses compatriotes quand il
00:57:12y a un problème ?
00:57:12Et qu'on ne nous dise pas que si on bloquait leurs marges, la Compagnie s'écroulerait aussitôt sous le
00:57:18poids.
00:57:19Non. Elle n'a fait que des bénéfices sans arrêt et d'une manière tellement extravagante qu'on a le
00:57:23droit de s'en indigner.
00:57:25De même, on ne pense pas non plus que la nationalisation punition soit une solution, d'abord parce qu'il
00:57:30faut du temps,
00:57:31et que la crise sera peut-être arrêtée avant. Et puis bon, ce n'est pas une bonne idée que
00:57:35de mettre un parallèle entre, en effet,
00:57:39la collaboration avec l'ennemi qui a été celle de Renault et la Compagnie Total. Il faut quand même que,
00:57:45raison gardée,
00:57:46on est en train de parler d'une situation de crise où Total défend ses intérêts capitalistes. Nous, nous défendons
00:57:51les intérêts du peuple français.
00:57:53Bon, il doit bien avoir moyen de trouver une solution qui nous tire d'affaires, c'est-à-dire le
00:57:58blocage des marges, parce que ça, ça fonctionne.
00:58:00Alors, bon, le but, c'est de revenir à 1,70 par tous les moyens possibles. Voilà, point. Alors, par
00:58:06contre, la question qui reste pendante,
00:58:08c'est est-ce qu'il y a une sensibilité suffisante à l'état d'urgence sociale ? Vous savez
00:58:15que j'ai proposé dans mon discours,
00:58:17je ne sais plus si c'était à la fête de l'UMA ou le coup d'avant, enfin, peu
00:58:20importe, hein, bon, l'établissement d'un état d'urgence sociale
00:58:26et d'un état d'urgence écologique. Parce qu'on avait fait ce constat que l'état d'urgence, il
00:58:31y en avait qu'un qui existait,
00:58:32c'est pour les menaces, supposait-elle, sur l'ordre public. Et dans notre pays, on n'y a pas
00:58:37de main morte quand on fait ces choses-là.
00:58:39Donc on avait eu un état d'urgence qui avait été imaginé pour la guerre d'Algérie et qui avait
00:58:45été appliqué et puis ensuite maintenu pendant plus de deux ans,
00:58:48jusqu'à ce que quelqu'un finisse par dire « on ne peut pas être sous l'état d'urgence
00:58:51permanent ». Et l'état d'urgence avait, pour l'essentiel,
00:58:54basculé dans la loi commune. Et c'est comme ça qu'on s'était débarrassé de l'état d'urgence
00:58:59version M. Macron pour régler les problèmes.
00:59:02Bon, voilà. C'est pas... En tout cas, ça donne une idée. Il faut qu'il y ait un état
00:59:07d'urgence sociale et un état d'urgence écologique.
00:59:09Alors, pour ce qui est d'état d'urgence écologique, je me réjouis d'avoir vu une tribune qui rejoint
00:59:14notre point de vue.
00:59:15On y a dedans Jean-Jouzel, Arctus Bertrand et puis Noël Mamère. Je cite que c'est trois noms parce
00:59:21que c'est ceux que j'ai retenus en lisant la liste.
00:59:24Donc je pense qu'on n'aura pas beaucoup de mal en France, nous gagnons les élections, à faire accepter
00:59:32l'idée d'état d'urgence.
00:59:33Alors, il faut pas se méprendre sur un état d'urgence. L'état d'urgence, il est destiné à prendre
00:59:38des mesures d'urgence. Et les mesures d'urgence ne sont pas possibles
00:59:41là où il y a des délais qui rallongent la mise en œuvre d'une décision. Donc l'état d
00:59:46'urgence, il a pour fonction essentielle non pas de créer des droits nouveaux,
00:59:51comme par exemple l'article 16 de la Constitution qui suspend les libertés démocratiques du pays et constitutionnelles. Il a
00:59:58pour unique objet de suspendre les délais
01:00:01de mise en œuvre d'un certain nombre de décisions.
01:00:03Voilà donc pour cette intervention de Jean-Luc Mélenchon qu'on attendait sur sa réaction après les annonces gouvernementales hier.
01:00:10Et on a entendu, Guillaume, qu'il réaffirmait les demandes de LFI qui étaient sur un blocage des prix.
01:00:15Oui, il a ramené le prix à 1,70 d'une façon ou d'une autre. C'est la demande
01:00:19et mesure essentielle que souhaite mettre en place la France insoumise.
01:00:22À l'inverse, on voit qu'il tacle Marine Le Pen, qu'elle réclame une baisse de la TVA à
01:00:265,5. Il dit que c'est irréaliste et que ça n'a jamais empêché la montée des prix.
01:00:29Et juge que le gouvernement n'en a pas fait assez.
01:00:31Réaction, réponse politique, Jade Zahab ?
01:00:33Moi, je me mets à la place des gens qui entendent ça et qui aimeraient que ça soit vrai.
01:00:37Parce qu'en fait, évidemment que si c'était aussi simple de bloquer les prix, on le ferait.
01:00:40Évidemment que s'il suffisait de baisser la TVA de 20 à 5,5 pour baisser les prix, on le
01:00:44ferait.
01:00:44Et si vous voulez, ça permet de dire un mot sur la situation politique dans le pays.
01:00:47Ce n'est pas un combat 2027 entre le bien et le mal.
01:00:50C'est un combat entre le facile et le complexe.
01:00:51Vous avez des gens qui vendent du rêve, qui disent aux gens que c'est une simple baguette magique, il
01:00:55suffit de bloquer les prix.
01:00:55Et donc nous, pardon de dire que ce que nous disons, c'est que ce n'est pas possible dans
01:00:58la situation budgétaire actuelle d'aider autant que nous le souhaiterions.
01:01:03Mais précisément parce que nous n'avons pas fait ces dernières années les réformes structurelles qu'il fallait.
01:01:06Nous avons essayé avec Gabriel Attal, le Président de la République, je peux le dire aussi sans rougir, de faire
01:01:10adopter une réforme des retraites.
01:01:11Elle était peut-être imparfaite, mais nous avons essayé de faire une réforme de l'assurance chômage.
01:01:15Nous avons essayé de faire des réformes structurelles qui n'ont pas été adoptées du fait qu'à l'Assemblée
01:01:19nationale, il n'y a pas de majorité absolue.
01:01:21Et ça, c'est les Français qui ont choisi cette Assemblée.
01:01:23Vous avez eu 10 ans pour le faire quand même, ce n'est pas juste cet épisode-là.
01:01:26Bien sûr, mais on a fait des réformes structurelles pendant le premier quinquennat.
01:01:29Ensuite, on a traversé des crises ensemble.
01:01:30Pardon de rappeler aussi que nous sommes fiers d'avoir été le pays qui a le plus aidé les Français
01:01:35pendant la pandémie,
01:01:36d'avoir fait le chèque énergie, d'avoir fait le blocage des prix.
01:01:38Vous êtes d'accord là-dessus ?
01:01:39Bien sûr, mais ça va dans le bon sens.
01:01:41Mais pour répondre à la France insoumise et au RN, si c'était aussi simple, nous l'aurions fait.
01:01:45Et je regrette que, d'une certaine manière, on flatte les peurs et les craintes.
01:01:49Il faut regarder le monde tel qu'il est, hélas.
01:01:51Il y a aussi Patrick Sos qui nous a rejoint, parce qu'il y a une phrase qui nous a
01:01:53interpellé
01:01:54sur les tirs en profondeur de l'Ukraine sur la Russie.
01:01:56Alors, il précise, il rappelle qu'il considère bien que la Russie est bel et bien l'agresseur,
01:02:01mais il semble quand même critiquer cette politique, cette tactique ukrainienne.
01:02:07Oui, en soi, il n'a pas dévié de sa politique ou son point de vue sur le conflit entre
01:02:13la Russie et l'Ukraine.
01:02:14Il demande à ce que la guerre s'arrête et que la diplomatie prenne le pas sur la guerre.
01:02:19Mais, évidemment, avec un adversaire de l'Ukraine qui est Vladimir Poutine,
01:02:24qui, lui, va poursuivre ses frappes et n'a absolument pas donné suite à la proposition,
01:02:30y compris de moratoire, de la part d'Emmanuel Macron, qui, lui, a rencontré Volimir Zelensky.
01:02:35Mais, effectivement, il tend à se rapprocher de la position de Fabien Roussel, le communiste,
01:02:41sur le lien direct entre le prix du carburant et une solution qui viendrait de l'arrêt des tirs ukrainiens
01:02:50sur les raffineries russes.
01:02:52Le problème, c'est que la diplomatie, ça ne se passe pas de façon aussi simple.
01:02:56Ce n'est pas parce qu'on demande à Zelensky d'arrêter de viser les réserves stratégiques pétrolières
01:03:02que Vladimir Poutine va se dire, finalement, je rouvre mon robinet et je vais même vous faire un prix.
01:03:07Et puis, je vais d'ailleurs éviter, parce qu'en gage de bonne foi,
01:03:12de poursuivre ma guerre hybride sur les territoires des Pays-Baltes,
01:03:16voire sur mes campagnes de désinformation qui vont viser absolument tous les candidats.
01:03:20Il n'y aura pas cette année de candidats choisis par la Russie.
01:03:23Tous vont être victimes de cyberattaques et de campagnes de désinformation.
01:03:28Il y a eu des mots, d'ailleurs, très durs de l'ancien président Medvedev sur le Rassemblement national
01:03:32pour dire que, maintenant, l'ERN est un parti considéré comme russophobe.
01:03:36Allez, vous restez sur BFMTV.
01:03:37Dans quelques instants, on va vous montrer des images rares.
01:03:39Celle d'un braquage, c'était la nuit dernière à Lyon.
01:03:42Un témoin a filmé la scène de très près.
01:03:45A tout de suite.
01:03:51Un braquage la nuit dernière à Lyon, filmé par un témoin.
01:03:56On voit l'entrée dans la bijouterie et la fuite des malfaiteurs.
01:03:58On vous en dit plus dans quelques instants.
01:04:00D'abord, toute l'info de ce mercredi avec vous, Valentin Demet.
01:04:02Et à la une ce matin, Julien.
01:04:03Jean-Luc Mélenchon qui réagit aux nouvelles aides accordées par le gouvernement.
01:04:07Il assure que le gouvernement est dépassé par la situation.
01:04:10Il accuse également TotalEnergie de raquettes.
01:04:15Total continue à avoir les 4 5e de ces produits raffinés qui sont sur la France.
01:04:21Voilà.
01:04:21Alors, nous, nous proposons le blocage de la marge.
01:04:25Quand même, depuis le début de la guerre, multiplié par 7,5, mesdames, messieurs.
01:04:29C'est pas une mesure d'une violence abusive que de dire que tout ça est une sorte de raquette
01:04:35qui est faite sur la population française et qui est fixée par, notamment, la Compagnie Total.
01:04:40Voilà pour la réaction de Jean-Luc Mélenchon à ces nouvelles aides accordées par le gouvernement.
01:04:44100 euros supplémentaires pour 3 mois.
01:04:465,5 millions de Français qui sont concernés pour y avoir droit.
01:04:49Une personne seule doit toucher moins de 2 035 euros net.
01:04:534 070 euros pour un couple avec enfants.
01:04:56De nouvelles aides qui représentent 450 millions d'euros pour l'Etat.
01:04:59Il y aura un geste qui sera versé en octobre.
01:05:01Selon Serge Papin, le ministre des PME était l'invité de BFM TV ce matin dans le face-à-face.
01:05:07L'administration a mis un petit peu de temps.
01:05:09C'est réglé.
01:05:10Donc, elles vont être versées.
01:05:12C'est réglé.
01:05:12Il en a été question hier.
01:05:13Vous nous dites ce matin, c'est réglé.
01:05:15J'ai eu une discussion avec mes collègues de Bercy sur ce sujet-là.
01:05:19C'est réglé, ça va être versé.
01:05:20Et les aides de 40 centimes seront versées en octobre.
01:05:23Et ceux qui se sont inscrits pendant la première période n'auront même pas besoin.
01:05:29Les 1,5 millions qui sont inscrits quand l'aide était à 20 centimes,
01:05:33ils auront leurs aides renouvelées mécaniquement dans la version 2 à 40 centimes.
01:05:38Elle a eu également ce matin la primaire du Parti Socialiste.
01:05:41La justice rejette la demande de réintégration de Philippe Brun.
01:05:44Le député PS Deleur avait sollicité le juge des référés en urgence.
01:05:48Le tribunal estime que sa suspension paraît légale
01:05:50compte tenu du statut des partis.
01:05:52Philippe Brun a néanmoins le droit de faire appel de cette décision.
01:05:56Et puis J-2 avant l'arrivée de Léon XIV à Paris.
01:05:59Preuve de sa visite imminente.
01:06:01Les papas mobiles sont actuellement en route pour la capital image filmée en exclusivité par BFM TV.
01:06:06Le pape est attendu à Paris ce vendredi.
01:06:08Donc après une visite au siège de l'UNESCO,
01:06:10il déambulera dans les rues de la capitale en fin d'après-midi
01:06:12avant de se rendre à la cathédrale Notre-Dame en fin de journée.
01:06:15Voilà pour l'actualité à 11h30, Julien.
01:06:16– Et l'actualité, elle se poursuit avec Philippe Brun qui réagit à la décision judiciaire dont vous nous avez
01:06:21parlé.
01:06:21– Bien.
01:06:23– Les juges des référés du tribunal judiciaire de Paris ont rendu leur décision
01:06:28et estiment que la condition d'urgence qui est fixée à le statut du Parti Socialiste
01:06:35pour opérer à ma suspension, que ces conditions d'urgence étaient réunies.
01:06:40et en raison d'un appel de la présumée victime à 23h50 la veille du dépôt des candidatures de la
01:06:47primaire.
01:06:49Et sur ce fondement, le tribunal judiciaire de Paris a rejeté ma demande de requête.
01:06:54– Au moment où nous nous parlons, ce mercredi matin, nous apprenons dans le canard enchaîné
01:06:59que cet appel de 23h50 n'a jamais existé et que la plaignante n'a jamais appelé le siège,
01:07:06comme cela a été dit aux membres du bureau national, comme cela a été dit à la justice.
01:07:10Nous apprenons qu'en revanche, c'est la directrice de cabinet d'Olivier Faure, Sarah Kerich,
01:07:17qui à 23h50 a appelé les autorités du parti pour dénoncer ces soi-disant allégations
01:07:23et donc procéder à mon exécution politique.
01:07:27On a donc menti au bureau national du Parti Socialiste en lui faisant croire
01:07:31qu'une plaignante s'était manifestée la veille du dépôt des candidatures.
01:07:37On a menti à la justice, puisque le jugement le dit extrêmement clairement,
01:07:41et je vous renvoie à la page 6 du jugement.
01:07:43Le seul fondement de mon exclusion, c'est cet appel à 23h50.
01:07:48Le seul fondement juridique de l'urgence est cet appel à 23h50.
01:07:53Or nous savons aujourd'hui, et il est établi et il n'est pas contesté d'ailleurs
01:07:56par la direction du Parti Socialiste, que cet appel n'a jamais existé.
01:08:00Durant l'audience, le Parti Socialiste n'a produit d'ailleurs aucune preuve de cet appel,
01:08:05mais nous l'avons cru sur parole.
01:08:07Dans l'audience, nous voyons également, et c'est écrit dans le jugement,
01:08:11qu'il n'y a aucun fait de violence qui m'a été reproché
01:08:14et que dans la saisine faite le 1er juillet par la plaignante,
01:08:16elle évoque divers cas de contentieux,
01:08:19mais elle n'évoque à aucun moment des violences physiques ou des violences sexuelles.
01:08:24Il s'agit donc, on le sait maintenant aujourd'hui, d'un coup monté.
01:08:28Et il n'y a pas d'affaire Brun, il y a une affaire Olivier Faure.
01:08:31Et donc, je vous annonce ce matin, que j'ai demandé à mes avocats,
01:08:36et ils viennent de le faire, de saisir la cour d'appel de Paris.
01:08:39Le juge des référés de la cour d'appel de Paris,
01:08:42qui devra se prononcer en vertu de ces éléments nouveaux.
01:08:45Car le jugement rendu ce matin est caduque, car ne prend pas en compte
01:08:48les informations du cadre enchaîné qui changent absolument tout dans la décision des juges.
01:08:54Je suis donc aujourd'hui serein et déterminé à faire valoir mes droits,
01:08:58et notamment celui d'être candidat à l'élection primaire du Parti Socialiste,
01:09:03pour laquelle j'avais réuni l'ensemble des parrainages,
01:09:06pour laquelle je dispose de nombreux soutiens parlementaires, de maires, d'élus.
01:09:10Je tiens ici à remercier tous ceux qui m'ont exprimé leur soutien,
01:09:14et ils sont très nombreux dans le Parti Socialiste et ailleurs.
01:09:17Je tiens à remercier les grandes figures du droit, l'ancien garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti,
01:09:23et tant d'autres personnes qui se sont offusquées contre cette mesure stalinienne d'exécution.
01:09:29Je demande aujourd'hui à Olivier Faure et à Johanna Rolland
01:09:33de convoquer en urgence le bureau national du Parti Socialiste,
01:09:37pour dire ce qui s'est passé exactement,
01:09:39pour donner la lumière sur la réalité de cette fausse saisine de 23h50
01:09:43dont nous savons aujourd'hui, car elle n'est pas contestée, qu'elle n'a jamais existé.
01:09:48Le bureau national doit me réintégrer.
01:09:50Le bureau national doit maintenant dire la vérité
01:09:53et me permettre d'être candidat à la primaire.
01:09:55Voilà ma déclaration que je souhaitais vous dire ce matin.
01:09:59Je vous remercie.
01:10:04Philippe Bain qui ne répond pas aux questions,
01:10:06mais qui vient de signer une charge en direct sur BFMTV,
01:10:11en direction Guillaume Daré d'Olivier Faure.
01:10:12Oui, il n'y a pas d'affaire Philippe Brun, il y a une affaire Olivier Faure.
01:10:15Absolument.
01:10:16C'est ce que dit Philippe Brun,
01:10:17qui reprend des éléments ce matin du Canada enchaîné,
01:10:19expliquant qu'il n'y aurait pas eu d'appel de la supposée plaignante.
01:10:22Il dit qu'il va saisir la cour d'appel de Paris.
01:10:24Il se dit serein à faire valoir ses droits.
01:10:27Il veut toujours être réintégré comme candidat à cette primaire.
01:10:30Et il demande donc immédiatement à Olivier Faure et à Johanna Rolland
01:10:33de convoquer le bureau national du PS.
01:10:36Il demande effectivement sa réintégration.
01:10:39On attend désormais la réponse d'Olivier Faure.
01:10:41Il n'y a pas d'affaire Philippe Brun, il y a une affaire Olivier Faure, dit-il, à l
01:10:44'instant.
01:10:45Il parle d'un coup monté, un complot contre lui.
01:10:47Un complot.
01:10:48Effectivement, c'est ce qu'il dit depuis le début.
01:10:49Alors, on voit que ça fait démarrer la primaire socialiste dans de beaux draps, si j'allais dire.
01:10:53Ça commence mal.
01:10:54Mais on voit que c'est extrêmement compliqué.
01:10:55On attend maintenant de voir ce que vont dire les autres.
01:10:57Vous avez entendu que Jérôme Gage, l'autre jour, a dit qu'il trouvait que ça avait été un peu
01:11:01rapide.
01:11:02Mais on voit qu'en tout cas, il n'a pas décidé de lâcher Philippe Brun.
01:11:16Il y a quelques instants, vous l'avez vécu sur BFM TV.
01:11:19Ça va susciter évidemment énormément de réactions et vous l'entendrez sur cette antenne.
01:11:24Pendant que le prix du carburant, en lui, continue évidemment de, non pas de monter parce que c'est un
01:11:31peu stable en ce moment.
01:11:32On surveille ça de très près avec l'évolution du prix du baril.
01:11:35Et vous savez que le prix du baril, évidemment, il est lié à la situation internationale.
01:11:39Et la situation internationale, elle a évolué ces dernières heures avec notamment Donald Trump qui s'est exprimé,
01:11:45qui a même tempété cette nuit à la tribune des Nations Unies.
01:11:48Écoutez.
01:11:50J'ai une décision importante à prendre.
01:11:53Va-t-on conclure un accord avec l'Iran qui lui permettra de se reconstruire
01:11:57et de devenir un pays bien plus puissant qu'il ne l'a jamais été ?
01:12:00Peut-être l'un des plus grands du Moyen-Orient, voire du monde ?
01:12:09Ou bien dois-je anéantir la République islamique et le faire rapidement sans jamais lui donner la possibilité de tuer
01:12:16et de détruire à nouveau des populations et des pays ?
01:12:19Dois-je la précipiter en enfer sans aucune chance de survie ni aucun espoir de grandeur future ou de générations
01:12:25à venir ?
01:12:27Quelle image très forte de voir le représentant de la République islamique d'Iran qui entend Donald Trump menacer d
01:12:32'anéantir son pays.
01:12:33Mais ce qu'il faut dire, c'est que dans ce qu'on vient de voir là, c'est du
01:12:36Trump 100% parce qu'il mêle le chaud et le froid.
01:12:39Parce que parallèlement, les discussions ont repris en réalité.
01:12:43Il faut imaginer ce quartier avec la tour que les gens connaissent avec l'Assemblée Générale des Nations Unies.
01:12:50Et vous avez un certain nombre d'hôtels ou d'immeubles sur cette première avenue à New York près de
01:12:55l'East River
01:12:56où là, des rendez-vous peuvent se faire.
01:12:58Moi, j'ai pu le voir notamment en 2019 sur le dossier nucléaire iranien
01:13:03où ça se jouait à deux étages avec un ascenseur qui prenait ou pas des émissaires.
01:13:08Ça n'avait pas fonctionné en 2019. Ça fonctionne cette année.
01:13:12Steve Whitcoff et, comme en Araqchi, le ministre iranien des Affaires étrangères, se sont vus.
01:13:17Et le simple fait que cet entretien soit rendu public a fait baisser le pétrole.
01:13:23Ce qui vous montre quand même qu'il y a une attente extrêmement forte.
01:13:26Et Donald Trump le sait. Là, on a coupé, si je puis dire, l'extrait le plus fort de son
01:13:32intervention.
01:13:33Et derrière, il finit par annoncer, comme toujours avec Donald Trump,
01:13:35qu'il compte quand même sur un accord après le 3 novembre,
01:13:39c'est-à-dire les élections de mi-mandat américaines.
01:13:41Il revient toujours sur sa politique intérieure.
01:13:44Il y a un risque. Les discussions sont-elles relancées ?
01:13:47Alors que ça faisait trois mois que les deux pays ne s'étaient pas adressés la parole directement.
01:13:50Alors, les discussions ne se sont jamais vraiment arrêtées,
01:13:53mais de façon indirecte, notamment avec des émissaires et avec des médiateurs.
01:13:57Là, ce qui change vraiment, c'est que la Chine devient de plus en plus insistante
01:14:00parce qu'on le voit à travers ses décisions commerciales qu'elle a beaucoup trop puisées dans ses stocks.
01:14:07Qu'est-ce qui permet de s'en rendre d'autant plus compte ?
01:14:09C'est que l'oléoduc est-ouest saoudien a recommencé petit à petit à fonctionner.
01:14:15Or, la première cargaison, elle part pour la Chine et elle passera par le cap de Bonne Espérance.
01:14:19C'est-à-dire que la Chine a tellement besoin de pétrole qu'elle est prête à payer le surcoût
01:14:24et tout le détour.
01:14:26C'est-à-dire qu'on ne passe pas par le détroit de Bab el-Mandeb ?
01:14:29Non, mais la Chine est prête à utiliser des navires qui prendront beaucoup plus de temps,
01:14:35donc à les immobiliser pour un laps de temps défini, à payer plus cher.
01:14:40C'est-à-dire que là, la Chine a puisé dans ses stocks de pétrole et qu'elle en a
01:14:43besoin.
01:14:44Pourquoi ça change ? Parce que la Chine est la seule puissance qui est capable de vraiment faire pression pour
01:14:49l'Iran.
01:14:49Parce que quand même, qu'on le dise ou pas, directement ou indirectement, il y a un vrai échange de
01:14:55bons compromis entre guillemets
01:14:56entre le régime iranien et la Chine aujourd'hui et une vraie entraide entre les deux.
01:15:01Si la Chine demande à l'Iran de se bouger, ça justifie peut-être que là, les Iraniens veuillent bien
01:15:06discuter
01:15:07ou en tout cas entament des discussions plus avancées avec Washington.
01:15:10Et qui arrive à la Maison-Blanche ce soir, Xi Jinping, le président chinois ?
01:15:14C'est vrai, oui, pour une visite d'État, vous avez raison de rappeler ce contexte.
01:15:17– Bien sûr, ça va être important, Général Desportes, que vous inspire cette menace militaire très, très violente de Donald
01:15:23Trump.
01:15:23Ce n'est pas la première fois qu'il le dit. Est-ce que cette parole, elle porte encore ou
01:15:26pas ?
01:15:26– Écoutez, d'abord, ce n'est pas la première fois. Depuis le 29 février dernier, c'est quasiment tous
01:15:30les jours.
01:15:31Donc, on est habitué et puis rien ne se passe derrière.
01:15:34Tout à l'heure, vous disiez, il joue le chaud et le froid.
01:15:36Chaud, vous l'écriez évidemment, S-H-O-W.
01:15:38Il joue le spectacle. Il joue le spectacle devant les électeurs dont il a absolument besoin.
01:15:45En montrant, et si on le montrait, qu'il est toujours fort, mais en disant d'un côté, je vais
01:15:49quand même négocier.
01:15:51On sait bien qu'au fond, cette question n'a qu'une réponse.
01:15:54C'est qu'on sait bien que Trump n'a pas les moyens d'annihiler l'Iran.
01:15:58Sinon, il l'aurait déjà fait.
01:16:00Ça n'est pas possible pour des raisons électorales, parce qu'il ne peut pas prendre le risque d'une
01:16:04riposte très forte de l'Iran,
01:16:06comme l'Iran sait le faire, et de destruction massive d'installations américaines dans le Golfe, comme ils l'ont
01:16:11déjà fait.
01:16:12Et deuxièmement, il y a un problème de munitions.
01:16:15Il faut le répéter cent fois.
01:16:16Les militaires américains expliquent depuis maintenant des mois au président Trump
01:16:20qu'on ne peut pas aller beaucoup plus loin, sauf à se dégarnir, à se désarmer et à rendre les
01:16:27États-Unis inaptes.
01:16:28À intervenir efficacement dans une nouvelle crise qui viendrait.
01:16:32Et nul ne sait ce qui viendra demain.
01:16:34Il y a la situation sur l'Iran et la situation également sur l'Ukraine.
01:16:38Et là aussi, on entrevoit peut-être un petit espoir, puisque Marco Rubio, le secrétaire d'État américain,
01:16:42doit rencontrer Sergei Lavrov, son homologue russe.
01:16:45Sauf que pendant ce temps-là, et on va le voir depuis Kiev en direct avec vous, Igor Saheri,
01:16:49les bombardements se poursuivent.
01:16:53Oui, la capitale Kiev a été la cible depuis ce matin de frappes de drones russes.
01:16:59Deux stations essence ont été touchées, mais surtout le centre-ville de Kiev
01:17:03et notamment le quartier de la gare centrale avec deux frappes impressionnantes.
01:17:07Nous étions précisément sur l'un des lieux de ces frappes avec Chloé Berthaud.
01:17:11Nous nous sommes éloignés parce que les autorités nous ont exigé que nous partions.
01:17:16On peut apercevoir un épais panache de fumée noire.
01:17:20C'est vraiment juste à côté de la gare centrale.
01:17:22Un marché a été touché, mais les services secrets étaient présents sur place
01:17:26qui laissent entendre qu'il y a probablement un site sensible
01:17:29qui a également été touché par cette frappe de drone.
01:17:32Le panache de fumée était très noir, très dense.
01:17:35On a entendu plusieurs petites explosions pendant au moins une bonne demi-heure.
01:17:41sans doute que ce lieu est sensible.
01:17:43En tout cas, la vie s'est quelque peu arrêtée.
01:17:45Là, la circulation a repris, donc l'alerte a été probablement levée.
01:17:48Mais c'est pour dire que même la capitale, encore aujourd'hui,
01:17:52est visée par les frappes russes.
01:17:54On sait qu'il y a huit blessés, dont un grave,
01:17:57qui est décédé à l'hôpital ce matin.
01:18:00Merci beaucoup, Igor.
01:18:01En quelques mots, il y aura risque sur les reprises du dialogue
01:18:05entre Marco Rubio et Sergei Lavrov.
01:18:07Là aussi, ça peut faire avancer les choses ou pas ?
01:18:09Ça peut faire avancer les choses,
01:18:11parce que la situation aujourd'hui énergétique russe,
01:18:14elle affecte tout le monde, y compris les États-Unis,
01:18:16à cause du prix du diesel sur le marché.
01:18:21Et en fait, quel est l'enjeu aujourd'hui ?
01:18:22Quel est l'enjeu aujourd'hui de ce moratoire
01:18:24sur les infrastructures énergétiques ?
01:18:26C'est qu'en fait, les pays du Golfe et la Russie,
01:18:29ensemble, c'est 45% des produits raffinés,
01:18:32notamment du diesel.
01:18:33Or, aujourd'hui, on a amputé les capacités des pays du Golfe
01:18:37à cause du blocage du détroit d'Hormuz, comme on le sait,
01:18:39et la Russie a vu ces raffineries être détruites,
01:18:44ou en tout cas lourdement endommagées par l'Ukraine.
01:18:47Ce qui fait qu'aujourd'hui, sur la Terre,
01:18:49on a 45% environ, vraiment, si on caricature,
01:18:52de diesel en moins sur le marché.
01:18:54Ce qui fait que les prix augmentent.
01:18:56Et là, pour répondre, en tout cas, aux attentes de ces électeurs,
01:19:00Donald Trump a besoin de faire baisser les prix.
01:19:02Comment est-ce qu'il peut faire ?
01:19:03Eh bien, lui-même, sur le territoire américain,
01:19:06il ne peut pas augmenter, plus que c'est déjà le cas,
01:19:08la production de diesel.
01:19:09Or, il va falloir importer.
01:19:11Pour ce faire, il faut passer par d'autres pays,
01:19:14notamment la Russie, les pays du Golfe.
01:19:16On voit comment la pression diplomatique et militaire
01:19:18se poursuit sur ces deux dossiers.
01:19:21Il y a une autre image qu'on voulait vous montrer
01:19:23sur une autre actualité en France.
01:19:25C'est ce braquage.
01:19:26Il ne nous reste pas beaucoup de temps,
01:19:27mais on voulait revenir sur ce qui s'est passé,
01:19:29parce que c'est une image évidemment saisissante
01:19:31qu'on voulait vous montrer.
01:19:32C'était la nuit dernière à Lyon.
01:19:34Un braquage qui a été filmé par un témoin.
01:19:36Ce sont évidemment des scènes assez rares
01:19:38qu'on peut voir ici.
01:19:40Et on entend aussi également comment ça s'est passé.
01:19:43Écoutez.
01:20:12Voilà, on voit notamment la voiture
01:20:13qui repart sans l'un des braqueurs,
01:20:15ce qui est quand même assez stupéfiant.
01:20:17Romain Huthuin, vous vous êtes rendu sur le lieu où ça s'est passé.
01:20:19Montrez-nous.
01:20:22Bien oui, tout à fait.
01:20:23Regardez sur ces images de Louis Léger,
01:20:25vous le voyez, cette vitrine qui a donc été brisée à coups de marteau.
01:20:29Vous avez joué cette vidéo.
01:20:30Ce qui peut nous faire penser que ce sont des amateurs,
01:20:33c'est d'abord qu'ils ne sont pas très armés,
01:20:34puisqu'ils ont de simples marteaux.
01:20:36Ils brisent cette vitre.
01:20:38Ils rentrent avec un sac de course, littéralement,
01:20:40pour essayer de prendre des bijoux à l'intérieur,
01:20:44sauf que pour avoir échangé avec la salariée à l'intérieur,
01:20:46ainsi que pour avoir des renseignements.
01:20:50Justement, il s'agirait de bijoux factices,
01:20:52puisqu'il y a un écriteau qui montre bien
01:20:53que les bijoux qui sont montrés dans la vitrine sont factices.
01:20:57On a pu échanger avec un témoin de la scène.
01:21:00Je vous propose de l'écouter.
01:21:02Dans la nuit, à 4 heures, ma femme a dit que c'était à 4 heures,
01:21:06on a attendu un bruit très lourd.
01:21:09C'était boum boum, mais quelques secondes, plus de 5 secondes.
01:21:14Et d'abord, on pensait que c'était une alarme dans l'hôtel,
01:21:19d'un incendie.
01:21:22Mais je sais maintenant, l'alarme de la boutique, c'était comme ça.
01:21:26Et ça continuait très longtemps, 5 minutes, 10 minutes, quart d'heure.
01:21:32Et après, j'ai ouvert la fenêtre pour voir.
01:21:36Et il y avait des gens ici.
01:21:38L'alarme a continué 2 heures.
01:21:41C'est pas en 2 heures.
01:21:43On voit donc ensuite les malfaiteurs s'enfuir
01:21:45avec une voiture de société sérigraphiée.
01:21:48Nous avons tenté de joindre cette société
01:21:51dont le numéro est aujourd'hui plus attribué.
01:21:54On peut donc légitimement penser qu'il s'agit d'une société fermée
01:21:56et donc d'une voiture volée.
01:21:59Merci beaucoup, Romain.
01:22:00Bruno Pommard est également avec nous.
01:22:01Vous les avez vus, ces images.
01:22:02Bruno Pommard, quel est votre regard d'expert de ce genre de scène ?
01:22:06Est-ce que vous êtes assez sidéré comme nous par ce que vous voyez ?
01:22:09Oui, écoutez, on a affaire à des bandes de jeunes,
01:22:12visiblement, qui ne sont pas des grands professionnels.
01:22:14On l'a vu.
01:22:15On les appelle.
01:22:15Moi, souvent, je les appelle les pieds nicolés.
01:22:17Mais c'est exactement ça.
01:22:18On voit bien que rien n'est préparé.
01:22:20Tout est fait au hasard, quelque part.
01:22:21Et on voit bien qu'avec un marteau et une voiture,
01:22:24ils sont capables du pire.
01:22:25Et on voit le résultat qui est plutôt désastreux en ce qui le concerne
01:22:29et qui est dommage.
01:22:34Un petit problème de connex.
01:22:35On a affaire depuis quelque temps avec les attaques de crypto-monnaie et autres.
01:22:39Et on voit bien qu'encore une fois,
01:22:40les problématiques viennent de ces groupes de jeunes
01:22:42qu'on ne contrôle plus et qui sont capables du pire.
01:22:45D'un mot, Bruno Pommard,
01:22:46avec les éléments dont vont disposer les enquêteurs,
01:22:48et notamment cette vidéo,
01:22:49vous pensez qu'ils peuvent être attrapés rapidement ?
01:22:52Oui.
01:22:52Vous savez que la police technique et scientifique est quand même au top.
01:22:55Et on arrive à travers les indices,
01:22:57à travers des relevés d'ADN,
01:22:58à remonter assez facilement les individus.
01:23:01On l'a vu avec l'affaire du Louvre.
01:23:02Même si on n'a pas retrouvé les bijoux,
01:23:04on a retrouvé les individus.
01:23:05Donc on peut penser qu'avec les vidéos
01:23:06qui suivent les véhicules jour et nuit
01:23:09à travers tout Paris et hors Paris,
01:23:11on puisse effectivement arriver à retrouver ces individus
01:23:14qui sont encore une fois des bandes de jeunes sûrement
01:23:16qui sont issus des banlieues parisiennes
01:23:19et qui feront ça tout au long de l'année.
01:23:21Ce type de...
01:23:21Alors, ce n'est pas à Paris,
01:23:23ce n'est pas à Paris,
01:23:23c'est à Lyon, Bruno Pommard, une précision.
01:23:26Oui, oui.
01:23:26Ça ne change pas le fin du propos.
01:23:28Merci beaucoup.
01:23:28Oui, oui, tout à fait.
01:23:29Dans quelques instants, vous en trouverez.
01:23:31Oui, absolument.
01:23:32Vous retrouvez Christophe Delay et Roselyne Dubois
01:23:34pour revenir sur ce braquage
01:23:35et sur l'ensemble des autres actualités de cette matinée
01:23:38dont vous voyez qu'elle a été particulièrement dense.
01:23:40À demain.
Commentaires