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Avec Etienne Blanc, sénateur LR
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00:00Et merci de rester avec nous tout de suite le fait du jour avec un invité exceptionnel, le sénateur LR
00:06Étienne Blanc,
00:07avec une thématique assez particulière puisqu'aujourd'hui il va nous expliquer comment est-ce que la droite nulle nous
00:14impose un deuxième tour.
00:16Jean-Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, j'ai failli inverser les prénoms Péricault.
00:21Voilà, monsieur Étienne Blanc ?
00:24Oui, bonjour Péricault Gass.
00:26Comment allez-vous ?
00:27Écoutez, très bien, l'été s'est bien passé sous cette canicule, mais on s'en est protégé.
00:33Monsieur le sénateur, on fait à peine à vous parce que nous connaissons votre franc-parler.
00:37Vous êtes un homme libre, vous dites ce que vous avez envie de dire en assumant vos propos.
00:43Lorsqu'on a préparé cette émission et que je vous ai contacté, on était effectivement, vous et moi, assez étonnés
00:49du spectacle que nous décrivrions à la fois à l'AREF
00:53quand le MEDEF a reçu les candidats à la présidentielle et puis là, récemment également, Assens.
00:59Monsieur le sénateur, est-ce que la droite est en train de faire en sorte, bon gré, mal gré, que
01:04finalement nous nous retrouvons vus avec un deuxième tour, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ?
01:09Bien sûr, parce que je crois que la droite n'est plus à droite. Elle a peur. Elle n'avance
01:15plus, un véritable projet de rupture.
01:16Il n'y en a qu'un qui avance ce projet et c'est David Lissnard. Il a d'ailleurs
01:20eu ce week-end un très très beau succès à Cannes.
01:23Mais, enfin, ce spectacle du MEDEF, c'était effrayant. Nous avions d'un côté ceux qui ont aplati la France
01:33et qui l'ont écrasé et qui l'ont mis en difficulté
01:36et de l'autre, ceux qui, avec toute certitude, la mettront aussi en difficulté parce qu'ils n'ont pas
01:40les remèdes qu'il faut dans le monde contemporain.
01:42Ce débat a laissé une véritable impression de malaise. Et puis, on a eu ce week-end ce spectacle. Je
01:52veux dire, comme vous prétendez à la présidence de la République,
01:56ce n'est pas très judicieux de se présenter en train de préparer des frites. La France est au bord
02:03du gouffre et on a vraiment le sentiment qu'un monde ancien se cramponne
02:08à des mandats qu'ils les tiennent depuis des années et que, malheureusement, ils ne veulent pas lâcher alors qu
02:13'ils ne sont plus à la hauteur des enjeux.
02:16Plus le retour sur scène de François Hollande face à Edouard Philippe à Sens au congrès de Jean-Michel Blanquer,
02:23tout ça donne une image, vous sentez,
02:24j'ai senti cet été l'exaspération des Françaises et des Français qui nous disaient mais c'est ça qu
02:29'on nous propose pour 2027, c'est-à-dire des gens qui vont nous confirmer
02:33que ce qui a été fait était bien, mais parce que c'est eux qui vont le faire, ça sera
02:36mieux, ou alors, évidemment,
02:38caribé si là, Le Pen et Mélenchon. Comment fait-il, Étienne Blanc, vous qui connaissez les appareils politiques depuis si
02:44longtemps,
02:45que la droite, le centre-droit, même la Macronie avec les Républicains, face au danger de l'hypothèse du duel
02:51Le Pen-Mélenchon,
02:52qui n'ait pas eu, à un moment donné, avant, en coulisses, le moyen de se mettre d'accord pour
02:57trouver un candidat unique ?
02:59Parce que chaque écurie de course a ces petites structures qu'elles veulent maintenir.
03:04Et moi, je vais partir parler des Républicains, je connais bien, et ils ont un siège à Paris,
03:10dans ce siège, il y a des collaborateurs, ils ont une organisation qui permet de faire de la promotion,
03:17de contacter les adhérents, de faire de la communication.
03:20Ils ont un groupe, un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée nationale, moi j'ai été membre du
03:26groupe du Sénat,
03:26qui fait un bon travail, sous l'autorité de Retailleau, on a fait des choses qui avaient du sens.
03:33Mais quand on approche de l'élection, l'objectif c'est de maintenir ces structures.
03:38On ne veut pas se fondre, on ne veut pas disparaître, on ne veut pas changer.
03:43Et le problème de la droite aujourd'hui, c'est qu'il est quasiment impossible de fusionner ces structures.
03:49Vous avez un très bel exemple, le Parti Radical.
03:53Le Parti Radical, il a fait la Troisième République jusqu'en 1940, c'est le parti dominant.
03:59Il s'écrase en 1940.
04:01Ensuite, sous la Quatrième et sous la Cinquième République, il disparate, mais il existe toujours.
04:05Il existe toujours, il a ses moyens de financement, il a ses élus locaux.
04:10Donc, ces avantages acquis, comme on dit en matière de droit social,
04:15ils semblent primés dans l'esprit des responsables politiques sur l'intérêt de la nation.
04:20Et ça, ça devient très très désagréable, et les Français le ressentent profondément.
04:24Etienne Blanc, vous qui avez de l'expérience, qui connaissez le système politique français,
04:28vous pensez sincèrement ou sérieusement qu'à un moment donné,
04:33pour éviter le chaos que suppose un deuxième tour, évidemment catastrophique,
04:37il y aura une synthèse entre le centre droit, la Macronie, les Républicains,
04:42pour éviter que ce pays ne soit confronté à la tragédie,
04:44ou vous pensez que chacun continuera, bille en tête, à foncer, à rouler pour sa gueule ?
04:49Passez-moi l'expression.
04:50Je pense qu'ils iront le plus loin possible, pour essayer de l'emporter.
04:54Vous savez, ce qui compte, c'est pas tellement ces ententes d'appareils, moi je n'y crois pas.
04:58Pogné aux yeux, vous les mettrez dans une pièce,
05:00puis il sortira une fumée blanche avec un candidat unique.
05:05Si c'est pour maintenir le système qui a précipité la France dans la situation dramatique dans laquelle elle se
05:11trouve,
05:12ça ne marchera pas.
05:14Il faut changer de système.
05:17La France est un, on le dit souvent, avec humour,
05:20ce dernier pays communiste après Cuba, etc.
05:23C'est un système social étatiste qui ne peut plus fonctionner.
05:27La France ne produit plus assez, la France ne travaille plus assez,
05:31la France est placée sous des contraintes qui n'arrêtent pas d'empêcher ceux qui ont des initiatives et qui
05:36veulent la développer.
05:37C'est au tour d'un projet de cette nature qu'on pourrait arriver à se rassembler.
05:41Mais se rassembler sur un espèce de catalogue, de mesurette, chacun y allant de la sienne.
05:47Tout cela a été essayé, ça a été développé.
05:58Ça n'a pas marché.
06:00Donc je pense que la première des choses, c'est au sein des partis politiques,
06:04d'éveiller un courant nouveau qui est sur une véritable rupture de la politique classique
06:11qui a précipité la France dans le gouffre.
06:13Et je crois que c'est ça.
06:14À partir de ce moment-là, on peut espérer que finalement, les responsables politiques libéraient.
06:19C'est ça ou le chaos ?
06:21Mais il y en a un certain nombre qui jouent le chaos.
06:23Est-ce que vous pensez que les rivalités historiques qui ont porté un préjudice terrible à la droite,
06:27c'était la haine Giscard contre Chirac,
06:29ici, là aujourd'hui, nous sommes confrontés à une rivalité entre M. Retailleau et M. Wauquiez,
06:34David Lysnard a essayé de tirer ses mêlés marrons du feu,
06:37M. Darmanin, qui était ancien LR, est allé du côté d'Edouard Philippe.
06:41On a De Villepin, M. De Villepin, l'ancien préjudice de Jacques Chirac, qui fait surface.
06:47Vous pensez qu'à un moment donné, ces hommes sont capables de se réunir autour d'une table
06:51et de dire, voilà, c'est où on trouve une solution pour avoir une voie cohérente,
06:55puisqu'on a à peu près une même vision de la France,
06:57ou sans ça, on va au chaos ?
06:58Vous ne pensez pas que les électeurs leur entiendront extrêmement rigueur si cette union ne va pas se passer ?
07:03Bien sûr, mais moi, ce que je redoute, c'est qu'on cherche un consensus mou,
07:08un consensus d'appareils sur le maintien de politiques qui n'ont pas fonctionné.
07:14Il faut une rupture avec le social-étatisme.
07:18S'il n'y a pas cette rupture, la France continuera.
07:22C'est-à-dire, écoutez, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr.
07:25Cette année, on va avoir un budget qui sera déficitaire, de l'ordre de 250 milliards,
07:29peut-être beaucoup plus, on regarde l'évolution des taux d'intérêt.
07:31Cette année, nous allons avoir une dette qui va continuer à augmenter.
07:36Il n'y a pas d'autre solution.
07:37Il faut emprunter pour faire nos dépenses courantes.
07:40Donc, si nous n'avons pas une vision claire de politiques nouvelles qui sont,
07:45je le redis, des politiques de rupture,
07:48moi, je trouve que David Lissnard les porte très très bien, c'est mon avis.
07:50Mais, évidemment, on peut échanger entre toutes les formations politiques.
07:56Ce que je crains, c'est qu'il se passe ce qui s'est passé avec l'UMP.
08:00Je ne sais pas si vous vous souvenez de l'UMP.
08:01Ah bien, bien sûr, l'UMP.
08:02C'est Jacques Chirac.
08:03C'est Jacques Chirac qui avait décidé de ça.
08:06Il avait failli être éliminé au prétorisme.
08:08Il faut absolument se rassembler pour être sûr d'être présent au second tour.
08:12Mais on s'est rassemblés sur quoi ?
08:13On s'est rassemblés sur des politiques molles, sur des politiques insipides,
08:17sur des politiques qui n'avaient pas de sens.
08:19On a perdu le sens de la politique.
08:22Donc, on a cherché ces consensus de personnes,
08:25ces protections postes, ces protections de situations acquises.
08:28Moi, je ne le souhaite pas.
08:29J'entends bien ce que vous me dites.
08:30Il y a un risque.
08:31Mais si, pour lutter contre ce risque,
08:34il faut continuer sur des politiques qui, depuis un siècle,
08:38n'ont pas fait de la France une véritable puissance
08:41à la dimension de ce qui est en train de se passer dans le monde,
08:43ça n'a aucun sens.
08:45Etienne Blanc, un moment venu, le moment venu,
08:48on aura l'occasion d'en discuter d'ici là.
08:50Si on a un deuxième tour, Jean-Luc Mélenchon contre Marine Le Pen,
08:57il faudra bien que cette droite se positionne,
08:59et elle sera obligée de le faire dans des conditions douloureuses.
09:01Je suppose qu'on ne va pas donner de pronostic tout de suite,
09:03mais vous imaginez la situation.
09:05Ce sera évidemment déchirant.
09:07Bien sûr.
09:08Alors, ce qui peut se produire, c'est que soit élue,
09:10un président de la République,
09:11une présidente de la République,
09:13du Rassemblement National,
09:14et qu'ensuite, elle n'ait pas de majorité à l'Assemblée Nationale,
09:17et qu'à ce moment-là, les partis de droite puissent avoir le choix
09:21de participer à une politique nouvelle,
09:24qui serait bien sûr placé sous leur taille qui parle de la République,
09:27mais ça sera extrêmement compliqué.
09:30Donc moi, je ne le souhaite pas.
09:32C'est le scénario que nous redoutons tous.
09:35Étienne Blanc, nous voulions aussi avec vous évoquer également
09:38ce sujet qui a interpellé les Français
09:41et les consciences, évidemment, de la classe politique,
09:43lorsque le Conseil constitutionnel a censuré
09:46la loi qui prévoyait que les adolescents
09:49ne pouvaient pas accéder aux réseaux sociaux.
09:51Quelle a été votre réaction ?
09:52Je crois que vous étiez très en colère.
09:55Non, je n'étais pas très en colère,
09:56parce que finalement, à la réflexion,
09:58je me suis dit que ce texte,
10:00inspiré par le président de la République,
10:02constituait lui aussi une véritable rupture
10:04sur une liberté,
10:06qui est une liberté absolument essentielle,
10:08qui est la liberté de communication.
10:10Ce texte a été mal préparé.
10:12Il n'était ni fait ni à faire.
10:15Bien sûr qu'il faut lutter,
10:16bien sûr qu'il faut lutter contre l'addiction
10:19des jeunes, des mineurs,
10:21aux réseaux sociaux.
10:22C'est quelque chose qui est épouvantable,
10:24qui détruit le cerveau,
10:25on le sait,
10:26mais l'interdiction,
10:27les pays qui ont essayé,
10:29ça n'a pas fonctionné.
10:30Le président de la République,
10:31sur cette affaire-là,
10:32a voulu faire de la com'.
10:33Le Conseil constitutionnel a protégé
10:36la liberté de communication.
10:37Il a dit que c'était excessif,
10:38ce n'est pas suffisamment encadré.
10:39Moi, je pense qu'il faut remettre un texte
10:41sur le métier,
10:42mais le travailler beaucoup plus sérieusement
10:44que celui-ci.
10:45On va rappeler les faits.
10:48Effectivement,
10:49c'était l'une des mesures...
10:49Anis Arfaoui,
10:50vous a préparé un petit focus
10:52pour faire le point sur cette disposition.
10:55L'idée, évidemment,
10:55étant de se rappeler
10:56de quoi on parle précisément,
10:58puisque c'était l'une des mesures phares
10:59de cette rentrée,
11:01protéger les enfants
11:02des réseaux sociaux,
11:03en les interdisant,
11:04au moins de 15 ans.
11:06Rappelez-vous,
11:06l'été battait son plein,
11:07les juilletistes soufflaient,
11:09certains se prélassaient
11:10en bord de plage,
11:11d'autres faisaient de leur mieux
11:12pour occuper les enfants,
11:13mais le gouvernement, lui,
11:14n'a pas lâché sa copie.
11:15Et le 21 juillet dernier,
11:16le Parlement adoptait définitivement
11:18une loi visant
11:19à protéger les mineurs
11:20des dangers des réseaux sociaux.
11:22Son article 1er est radical.
11:24À partir du 1er septembre,
11:26l'accès aux réseaux sociaux
11:27doit être interdit
11:28à tous les moins de 15 ans.
11:30Sauf que pour faire respecter
11:31cette interdiction,
11:32il fallait évidemment être capable
11:33de savoir
11:34qui avait moins de 15 ans
11:35et c'est là que les choses
11:36se compliquent.
11:36Le 14 août dernier,
11:38le Conseil constitutionnel
11:39censure entièrement
11:40cet article 1er.
11:42Le premier problème évoqué,
11:43Péricault,
11:44la liberté d'expression
11:45et de communication des mineurs.
11:47Les sages reconnaissent
11:48qu'il est parfaitement légitime
11:49de vouloir protéger les enfants,
11:51mais interdire indistinctement
11:53tous les réseaux sociaux
11:54à tous les moins de 15 ans
11:55constitue une atteinte
11:57qui n'est ni adaptée,
11:58ni nécessaire,
11:59et d'ailleurs ni proportionnée.
12:00Le deuxième problème,
12:02et je finirai là-dessus,
12:03qui est celui de tous,
12:04de vous tous qui nous écoutez,
12:06de moi,
12:06de vous, Péricault,
12:07de vous, Étienne Blanc,
12:08et que pour savoir
12:09si on a moins de 15 ans ou pas,
12:11il va falloir vérifier
12:13en partageant
12:14des données personnelles.
12:15Et cela pose
12:16un énorme problème.
12:17Étienne Blanc,
12:18vous parliez des pays
12:19où cela n'a pas marché.
12:21Effectivement,
12:22jusqu'ici,
12:22c'était l'Australie.
12:23Et a priori,
12:25en Australie,
12:25on fait face
12:26à un échec.
12:27Étienne Blanc,
12:28il faut pourtant
12:28prendre une mesure.
12:29Vous êtes d'accord ?
12:30Bien sûr qu'il faut
12:32prendre des mesures.
12:33Il faut s'inspirer
12:34de ce qui s'est passé
12:34à l'étranger.
12:35L'échec australien,
12:36il est très révélateur.
12:37La reconnaissance faciale,
12:39vous prenez votre téléphone,
12:41vous mettez votre visage,
12:43ça peut être une solution,
12:45mais on sait
12:46qu'à partir de ce moment-là,
12:48eh bien,
12:48vous donnez,
12:49tout ce que l'on sait
12:50sur vous,
12:51va circuler.
12:52C'est extrêmement dangereux.
12:53Donc,
12:53le Conseil constitutionnel,
12:55qui proclège
12:55des libertés fondamentales,
12:56n'a pas eu tort.
12:57Je pense que
12:58c'est le législateur,
12:59en tout cas,
13:00c'est le président de la République,
13:01qui a eu tort
13:01de présenter un texte
13:03qui était une véritable censure.
13:05Vous savez,
13:06dans le monde actuel,
13:07la liberté d'expression,
13:09la liberté de communication,
13:10ce sont de véritables présors.
13:12Quand vous regardez la planète,
13:13partout,
13:13ils sont mis en cause.
13:15L'Europe,
13:16la France,
13:17ont la chance
13:18d'en bénéficier.
13:19Quand on travaille
13:20sur ces sujets-là,
13:21il faut travailler
13:22avec une main tremblante.
13:24Pas d'excès
13:25et attention
13:26de ne pas tomber
13:28dans une censure excessive.
13:30Le président de la République
13:31a demandé à Sébastien Lecornu
13:33de revoir ce copie.
13:33Vous pensez
13:34qu'on peut revoir
13:35une copie
13:36conforme à la Constitution
13:37qui permette quand même
13:38d'avoir quelque chose d'efficace ?
13:40Je pense que c'est possible.
13:41C'est très complexe.
13:42Mais techniquement,
13:43on a des moyens
13:45qui peuvent protéger
13:46les mineurs.
13:48En revanche,
13:49je pense que nous allons,
13:50à partir de la semaine prochaine,
13:51rentrer dans une séquence
13:52extrêmement complexe
13:54qui est celle du budget.
13:55Et le Premier ministre
13:57va se concentrer là-dessus
13:59plus que sur ce texte-là.
14:01Je ne crois pas
14:02que rapidement
14:02on a une nouvelle législation
14:04sur cette question épineuse.
14:06Les portables sont déjà interdits
14:08à partir d'aujourd'hui
14:09dans les lycées
14:10pour les écoliers.
14:11Est-ce que vous pensez
14:12que c'est une mesure
14:12qui était nécessaire également ?
14:14Ah oui, bien sûr.
14:15Que pendant le temps scolaire,
14:18les jeunes se concentrent,
14:19les écoliers comme les lycéens
14:21se concentrent
14:23sur la transmission du savoir.
14:25À mon avis,
14:25c'est absolument essentiel.
14:26Oui, c'est une très très bonne mesure.
14:28Là aussi,
14:29ça sera extrêmement difficile
14:30de la faire appliquer.
14:32Comment les choses
14:33vont-elles se passer
14:34lorsque,
14:35dans le coin
14:36d'une cour de récaration,
14:37dans une salle
14:37qui n'est pas surveillée,
14:39le téléphone va être utilisé ?
14:40La question va se poser
14:41du filtrage
14:42à l'entrée
14:43de ces établissements ?
14:44Non, ce sont des sujets lourds
14:46et je le redis,
14:47des sujets qu'il faut manier
14:48avec beaucoup de prudence
14:49parce qu'il y a un risque
14:50d'atteinte excessive
14:52à nos libertés.
14:53Merci, Étienne Blanc
14:54d'avoir été avec nous
14:55sur Sud Radio.
14:56Je n'hésiterai pas
14:57à vous rappeler
14:57parce que nous sommes
14:58toujours très très sensibles
15:00à votre franc-parler,
15:01à votre franchise.
15:02A très bientôt
15:03sur Sud Radio.
15:04Vous restez avec nous ?
15:05Restez avec nous,
15:06effectivement,
15:06appelez, réagissez,
15:07composez le 026 300 300
15:09avec dans quelques instants
15:11un sujet annoncé
15:12en fanfare
15:12par le président
15:13de la République,
15:14un parc à plusieurs milliards d'euros
15:16mais qui jette
15:17les froids
15:17dans le cœur des riverains.
15:18Sous-titrage Société Radio-Canada
15:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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