- il y a 11 minutes
Avec Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen et candidat à la Présidentielle
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, l'invité politique, Jacques Cardoze.
00:08C'est l'heure du grand entretien politique.
00:10Aujourd'hui Jacques, vous recevez Karim Bouamran, maire PS de Saint-Ouen et candidat à l'élection présidentielle.
00:16A 8h45 dans la deuxième partie de l'entretien politique, Karim Bouamran vous répondrez aux questions de nos auditeurs.
00:23Vous avez également accepté de développer un thème de votre choix.
00:26Vous avez choisi les violences sur mineurs, vous aurez donc 5 minutes pour convaincre.
00:31Et enfin, vous pourrez réagir à notre rubrique sur l'actualité des réseaux.
00:35Mais d'abord, vous répondez aux questions d'actualité.
00:37Bonjour Karim Bouamran.
00:39Bonjour M. Cardoze.
00:40Soyez le bienvenu à Sud Radio.
00:42L'actualité, c'est la déclaration d'Olivier Faure qui lui aussi se lance dans la course à la présidentielle.
00:46Une énième candidature à gauche, c'est pas ridicule ?
00:51Une énième candidature à gauche, si c'est ridicule, non, parce qu'il n'y en a pas tant que
00:55ceux-là.
00:56Vous avez 5-6 candidats à la primaire.
00:58C'est pourtant ce que disent les gens, ça fait beaucoup.
01:00Oui, mais les gens disent beaucoup de choses.
01:02Les gens disaient que le Brésil a gagné la Coupe du Monde, l'Allemagne a gagné la Coupe du Monde.
01:05Donc si on se fie à ce que disent une bonne partie des gens, il faut regarder.
01:09Le plus important, c'est comme dirait Highlander, il ne doit en rester qu'un, il n'en restera qu
01:14'un.
01:14Et c'est la raison pour laquelle je suis candidat et je pense être celui qui pourra fédérer et rassembler.
01:19Lui dit qu'il est le candidat des classes populaires, qu'il est le mieux placé, c'est ce qu
01:22'il a dit hier soir, pour parler des classes populaires mieux que vous ?
01:26Moi, un tutoriel personnel ?
01:27Oui.
01:28Je ne sais pas si Olivier Faure est mieux placé que moi pour parler des classes populaires.
01:33Je ne sais pas c'est quoi le critère.
01:34Ce que je sais, c'est que j'ai un ancrage dans le réel.
01:37J'ai été élu, réélu.
01:39Je connais les questions par cœur de logement, de pouvoir d'achat, de protection des mineurs de l'enfance, d
01:46'égalité femmes-hommes, des questions d'éducation.
01:48Et j'ai une pensée particulière pour tous les enseignants qui font leur rentrée.
01:53Je connais les questions de narcotrafic pour avoir démantelé tous les points d'île dans ma commune, de sécurité, de
01:58protection.
01:59Donc, l'objectif, ce n'est pas essayer de faire un concours à celui qui est le plus populaire.
02:04Lorsqu'Olivier Faure dit qu'il est le candidat des classes populaires, vous qui êtes...
02:09Comment vous...
02:10Comment je réagis ?
02:11Oui, comment vous réagissez à ça ?
02:12Non, mais c'est une primaire.
02:14Donc là, je pense qu'on...
02:14Mais sauf que cette primaire, vous n'y participez pas.
02:17Non, je n'y participe pas.
02:17Donc, quand Olivier Faure, avec lequel j'ai eu l'opportunité d'échanger à Blois, justement, en lui disant,
02:25bon, je ne participerai pas à cette primaire et j'y reviendrai,
02:27mais ce qui doit prévaloir, ce qui doit primer, c'est l'intérêt des Françaises et des Français.
02:32Lorsqu'Olivier Faure dit je suis le candidat des classes moyennes, des classes populaires dans cette primaire,
02:38c'est en opposition avec la candidature probablement de Raphaël Glucksmann qui n'est pas issu des classes populaires.
02:45Donc, je pense que c'est...
02:45Vous voulez dire qu'il installe le match avec Raphaël Glucksmann ?
02:47Il installe le match entre Raphaël...
02:49On va y revenir, justement, et à votre positionnement par rapport à tout ça,
02:52mais quand vous entendez ça, alors qu'on sait, au vu des résultats, que l'EPS a perdu les quartiers
02:58populaires ?
02:59Je fais 75% dans les quartiers populaires, cher monsieur.
03:03Je mets plus de 35 points de différence à ceux qui s'autoproclament représentant des quartiers populaires,
03:09à savoir la France insoumise.
03:10Je suis réélu.
03:12J'ai gagné un canton avant dans les dix quartiers populaires en tant que vice-président du département de Seine
03:19-Saint-Denis.
03:20Je vais vous dire, quand j'étais à Blois, j'ai organisé un pot avec une partie des militants et
03:27des sympathisants qui me soutiennent
03:28en leur disant qu'il ne faut pas avoir honte de ce que nous sommes.
03:35Et surtout, il ne faut pas laisser qui que ce soit faire une OPA sur notre histoire populaire.
03:43Le peuple, c'est nous. C'est le Parti Socialiste.
03:45Le peuple, c'est nous.
03:46Et LFI, parce qu'il parle plus fort, parce que derrière, ils sont autoproclamentés au sein du peuple...
03:52Vous faites allusion à vos victoires, mais vous avez aussi perdu face au maire LFI de Seine-Saint-Denis
03:57pour accéder à la présidence de l'établissement en pleine commune.
03:59Je n'ai pas perdu. Il y a neuf maires. C'est une élection des grands électeurs.
04:03Vous n'avez pas été élu, alors.
04:04Mais techniquement, on savait qu'on n'allait pas gagner.
04:07Mais l'objectif...
04:07Reconnuissez que si vous n'avez pas gagné, c'est que vous avez perdu.
04:10Vous étiez face à Bali Bagayoko. Il y avait un enjeu en Seine-Saint-Denis et c'est lui qui
04:15a été élu.
04:15Donc, c'est le signe que la LFI est peut-être un peu plus populaire.
04:18Mais la LFI n'est pas plus populaire. Ce qui s'est passé dans cette élection,
04:22si vous voulez qu'on en discute techniquement parlant, mais je ne pense pas que ça intéresse les auditeurs,
04:25c'est qu'il y a neuf villes en pleine commune avec des systèmes d'élections qui n'étaient pas
04:30du tout réactualisés.
04:31Et le message que je renvoyais, c'est justement, la France Insoumise n'a pas le leadership dans ma zone.
04:37Et ça fait 60-40. Avec une ville qui fait quand même 130 000 habitants, la mienne fait deux fois
04:42moins.
04:42Mais on fera le point au mois d'avril et on fera le point lors des législatives et on verra.
04:48En tous les cas, vous soutenez le fait que pour vous, le PS n'a pas perdu les quartiers populaires.
04:52J'ai fait combien chez moi ?
04:54Alors, combien j'ai fait chez moi ?
04:55Il y a le numéro 2 de la France Insoumise, président de la Commission des Finances, Éric Coquerel,
05:00qui se pavanait partout dans les studios, dans les émissions télé, en disant
05:06« Vous allez voir une ville comme Saint-Ouen ».
05:08Il est où ? Plus de 30 points de différence.
05:10Et c'est ce qui va se passer.
05:11Parce que, je vais vous dire, France Insoumise, dans les médias, partout, même dans les manifestations politiques,
05:19ils ont 3, 2-3 smoking, ils font croire qu'ils ont une garde-robe.
05:21C'est ça l'histoire.
05:22Et tout le monde tombe dans le panneau.
05:24Ils ont 10 000 militants.
05:26Et on est là, on les met à droite, à gauche, avec des drapeaux.
05:29Parfois c'est des drapeaux blagues en route, parfois c'est des drapeaux des poings.
05:31Très bien, ok pour le constat, mais après il y a la façon d'y arriver.
05:35Et pour le moment, vous n'acceptez pas de participer à cette primaire.
05:39Alors que vous auriez des arguments, tous les arguments que vous voulez développer ici à ce micro.
05:43Pourquoi vous ne saisissez pas l'occasion des primaires pour vous exposer ?
05:48Ok, on ressort d'un break de 5 semaines.
05:53Vous décroisez, vous, lors de vos vacances, des personnes qui vous arrêtez,
05:56ces chers messieurs, les primaires, ils vous parlent de quoi ?
05:59Et l'auditeur, il va me parler de quoi ? Il ne va pas parler des primaires.
06:02Ils vont me parler de pouvoir d'achat.
06:03Ils me parlent de protection des mineurs.
06:05Ils me parlent de moyens de démocratiser l'excellence
06:08et faire en sorte que leurs enfants puissent bénéficier d'une scolarité de qualité
06:12et ensuite un emploi de qualité et ensuite un logement de qualité.
06:16D'accord, mais...
06:17Avant de parler de ça en politique, il y a la question des moyens.
06:21Ils vous parlent de calicule.
06:21Mais comment vous allez faire pour vous défendre
06:24si vous ne passez pas par la case primaire
06:27qui, déjà, on sait qu'il y a trois gros débats
06:31qui vont être organisés, dont un sur le service public
06:34à un horaire de prime time.
06:35Donc, je veux dire, ce sont des expositions
06:37qui sont très importantes et qui vous permettraient
06:39de gagner le match.
06:40Pourquoi vous n'y allez pas ?
06:41Alors, je vais vous dire, comment on a fait en 2007,
06:44en 2011, en termes de participants ?
06:46En 2011, on a fait 3 millions.
06:47Oui, 2 millions 6, je crois.
06:49Exactement, 2 millions 8 pour être précis.
06:50Donc, vous croyez qu'on va faire 2 millions 8 ?
06:52Mais ça n'a pas été un moyen pour François Hollande
06:54de devenir président de la République, ces primaires ?
06:562 millions 8, 2 millions 8 de participants, 1 euro.
06:59Je me souviens, à l'époque, je les avais organisés
07:006 mois, 5 mois.
07:01Donc, le problème, c'est une question d'argent.
07:03Alors, je reviens, je reviens, il y a trois sujets.
07:04Le premier, c'est, un, est-ce que c'est la priorité
07:07des Françaises et des Français, aujourd'hui, des primaires ?
07:08Non, la priorité, c'est d'aller à la rencontre
07:10des Françaises et des Français.
07:11Il y a à peu près 36 000 communes.
07:12Pour moi, j'ai 36 000 campagnes municipales
07:14pour être le prochain président de la République.
07:16Et il reste 8 mois.
07:17Je ne peux pas passer 4 semaines en interne
07:21à débattre sur, on va dire, une assiette
07:25de 100 000 votants potentiels.
07:28Ce n'est pas possible.
07:29Premier point.
07:30Deuxième point, je n'ai pas aimé le coût des 1 euro.
07:33Je n'ai pas aimé.
07:34Moi, pour le coup, vous avez parlé des classes moyennes.
07:36Moi, je ne suis pas une classe moyenne,
07:37je suis fils d'ouvrier.
07:39Et fils d'ouvrier, je suis dans une ville
07:40où il y a un tiers de personnes très précaires,
07:43un tiers de classes moyennes
07:44et un peu moins d'un tiers de classes supérieures.
07:46Quelle que soit pour ces trois classes,
07:49venir voter à 2, 3 pour intervenir
07:54dans l'avenir de son pays à 15 euros,
07:56c'est scandaleux lorsqu'on se dit
07:58progressiste, socialiste et écologiste.
08:00Ça, c'est le second point.
08:00Puis le troisième point,
08:02ça n'a pas rassemblé toute la famille sociale-démocrate.
08:06François Hollande, vous ne craignez pas d'être déçu
08:08de voir le train passer devant vous,
08:09de vous dire, mais il y a trois émissions,
08:13trois fois l'occasion de défendre mes arguments.
08:15Je n'y suis pas.
08:16Ça va être inaudible pour les gens de se dire,
08:18vous êtes candidat à l'élection présidentielle
08:20et vous avez peut-être des arguments à défendre,
08:22mais vous n'êtes pas dans le match.
08:24C'est comme si vous me disiez,
08:25je vais gagner la Ligue des Champions,
08:26mais je ne joue pas les matchs, en fait.
08:27Il y a les trains qui passent
08:28et moi, je suis le chef de gare.
08:33Donc, on n'est pas sur la ligne 13
08:37des années 70-80, on est sur la 14.
08:39Et la 14, je la connais par cœur.
08:41Donc, on fera le point fin octobre
08:43et vous verrez que je serai en capacité
08:46de rassembler, de fédérer une bonne partie
08:49du pôle progressiste, écologiste,
08:52qui se disent, je ne veux pas tomber
08:55dans cette espèce de fatalité
08:57que tout le monde commence à répéter à l'envie
09:00que ce soit Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon.
09:04Donc, je reste convaincu
09:05qu'aujourd'hui, la campagne qui a démarré,
09:08en ce qui me concerne,
09:09je ne suis pas en campagne depuis trois semaines.
09:11Ça fait depuis 2020 que je suis en campagne.
09:13Donc, on rencontre,
09:15que ce soit les agriculteurs,
09:16les ouvriers,
09:17les étudiants,
09:18les chefs d'entreprise,
09:19et j'en place une en même temps
09:20pour le MEDEF,
09:20parce que, justement,
09:21le chef d'entreprise...
09:22Allez-y.
09:22Ça ne vous agace pas
09:23de voir que le MEDEF
09:25vous écarte de fait
09:26de l'organisation de son débat
09:28de la semaine dernière ?
09:29Ils écartent Ségolène Royal,
09:31ils écartent David Lysnard,
09:33ils écartent ma personne.
09:36Pourquoi ?
09:36Parce qu'ils se disent...
09:38Quand vous discutez avec eux en off,
09:40ils se la jouent.
09:41Oui, la France doit innover,
09:43nous souffrons trop de cette sclérose,
09:46de ce conservatisme.
09:47Ils ont invité exclusivement
09:49les personnes qui, soi-disant,
09:51sont déjà sondées.
09:51C'est ça, la démocratie ?
09:52C'est ça, leur conception de l'innovation ?
09:54C'est ça, leur conception
09:55de se dire
09:56qu'on doit faire en sorte
09:58que la France pense,
10:00comme dirait les anglo-saxons,
10:01out of the box
10:02et soit, comment dirais-je,
10:05pionnière
10:06d'une nouvelle façon
10:07de faire de la politique.
10:08Mais il n'y a pas que le MEDEF,
10:09les sondeurs non plus,
10:10nous vous mesurent ça ?
10:11Ça commence, sinon c'est pas vrai.
10:12Ah bon ?
10:12Bien sûr.
10:13Paris s'a démarré,
10:15Ipsos a démarré,
10:17BVA va démarrer.
10:19Pas de 20 heures,
10:20pas de visibilité,
10:21pas de MEDEF.
10:23J'ai fait les matinales.
10:25J'ai fait toutes les matinales.
10:26Suivez le flux,
10:27vous regardez.
10:28Regardez quand je passe quelque part
10:30et vous regardez le flux.
10:32Mais derrière...
10:33On se demande quand même,
10:34Karim Boamran,
10:34pourquoi vous restez finalement
10:36dans ce parti ?
10:37Vous êtes en opposition
10:37avec le patron,
10:38Olivier Faure,
10:39vous refusez ses méthodes,
10:41vous refusez la primaire,
10:43vous essayez de faire
10:44une campagne
10:44en double fil.
10:46Si vous êtes en conflit
10:48avec Olivier Faure,
10:49pourquoi vous ne prenez pas
10:49votre liberté ?
10:50C'est dommage qu'on n'a pas passé
10:52un peu de temps à Blois
10:53parce que vous auriez vu
10:53à quel point les militantes
10:55et les militants socialistes
10:56me soutiennent.
10:58Je suis fier d'être socialiste
10:59et je n'ai pas de problème
11:01personnel avec Olivier Faure,
11:03c'est ce que j'évoquais.
11:04Et vous avez deux façons
11:06de voir les choses
11:06quand vous êtes,
11:07non pas en opposition,
11:08mais quand vous avez des nuances
11:09de stratégies
11:10ou parfois de tactiques
11:12comme ce fut le cas
11:13lors du NFP
11:14ou de la NUPS,
11:15c'est-à-dire
11:16le nouveau Front Populaire.
11:17Soit vous quittez le parti
11:18ou soit vous le changez
11:19de l'intérieur.
11:20Et moi, ma façon
11:21de voir les choses,
11:21c'est lorsque j'ai un problème
11:23avec ma ville
11:24ou mon pays,
11:25je ne quitte pas ma ville,
11:26je ne quitte pas mon pays,
11:27je ne quitte pas mon parti,
11:28je combats de l'intérieur.
11:29Et c'est comme ça
11:30et c'est à l'image de ma vie.
11:31Et c'est comme ça
11:32qu'on gagne des batailles,
11:32c'est comme ça
11:33qu'on gagne les luttes.
11:33Un mot de François Hollande
11:35qui a évoqué l'idée
11:36d'union sacrée des démocrates
11:37précisément ce week-end.
11:39En gros,
11:39il plaide pour un candidat unique
11:41du Bloc central.
11:42Qu'est-ce que vous en pensez ?
11:43Du Bloc central ?
11:44Il s'est créé sur le Bloc central ?
11:45C'est moi qui dis le terme
11:46Bloc central.
11:46Lui, son terme,
11:47c'est union sacrée des démocrates.
11:49Je ne sais pas dans quelle mesure
11:50jusqu'où il va.
11:51J'étais à Sens également,
11:52j'ai débattu
11:52parce que vous avez évoqué...
11:54Et M. Cazeneuve a parlé
11:55de coalition désengagée.
11:56Donc voilà les termes utilisés.
11:58Voilà, c'est ça.
11:59Une petite nuance politique
12:01sur les termes
12:01parce que si on évoque
12:02le Bloc central,
12:03ça signifie que tout de suite
12:04on est sur une alliance
12:05centre-gauche-centre-droit
12:07qui n'était pas le...
12:08En tous les cas,
12:08c'est la petite musique
12:09qu'on entend.
12:10C'est la petite musique
12:10qu'on entend.
12:11En tout cas, François Hollande,
12:12au même titre que...
12:15Alors lui,
12:15il est candidat putatif.
12:17Il ne s'est pas déclaré.
12:17Moi, je suis le seul candidat
12:19de gauche socialiste
12:20à dire
12:21je suis candidat
12:22et je ne participe pas
12:22à la primaire.
12:24François Hollande
12:24a refusé de participer
12:25à la primaire.
12:26Deuxième représentant
12:27de la social-démocratie.
12:28Bernard Cazeneuve
12:28a refusé de participer
12:29à la primaire.
12:30Troisième représentant
12:31de la social-démocratie.
12:32Donc aujourd'hui,
12:33il y a deux écoles.
12:34Il y a celle de Cazeneuve,
12:36Hollande,
12:37Boimran
12:37qui se disent
12:38on fera le point
12:39au mois de janvier
12:40et le meilleur d'entre nous
12:41sera en capacité
12:42de rassembler
12:43le pôle progressiste.
12:44Et il y a ceux qui se disent
12:44je passe par la case primaire.
12:46Karim Boimran,
12:47François Hollande,
12:47il peut être
12:48le recours à gauche selon vous ?
12:50Mais le recours à gauche,
12:51c'est moi le recours à gauche.
12:52Je ne suis pas...
12:53François Hollande ?
12:54Mais on verra
12:55au mois de janvier.
12:56François Hollande
12:57a raison de se dire
12:58je peux être le recours.
12:59Et moi, je me dis
13:00je serai le recours.
13:01Mais attendez,
13:02vous êtes le recours
13:03mais imaginons que
13:04Raphaël Glucksmann
13:05gagne cette primaire.
13:05Vous allez dire après
13:06Raphaël Glucksmann
13:07moi je suis le recours ?
13:08Mais ce que je veux dire
13:09à Raphaël Glucksmann
13:10ou à Olivier Faure
13:10ou à Philippe Brun
13:11ou à Jérôme Gage,
13:12on fera le point
13:13au mois de janvier
13:13et on verra qui est-ce
13:14Mais sur la base de quoi ?
13:15Les sondages, les sondages.
13:16Les sondages diront
13:23mon ami rabbin Mazeltov.
13:27En revanche,
13:28une fois que vous avez gagné
13:29au fin d'octobre,
13:30on est à huit mois
13:31des élections.
13:32On verra au mois de janvier
13:33et on se déterminera
13:34et c'est le meilleur
13:35ou la meilleure
13:36qui sera en capacité
13:38de nous rassembler
13:38et de faire en sorte
13:39que le ou la président
13:41de la République
13:41soit progressiste,
13:43écologiste et de gauche
13:44et apporte des mesures concrètes
13:45pour améliorer
13:46la vie des gens.
13:46Je pense être la personne.
13:48J'aimerais vous entendre
13:48également sur la candidature
13:49de Ségolène Royal.
13:51Certains disent
13:52perturbatrices,
13:52favorites,
13:53ou bien
13:54certains disent
13:55c'est une bombe anti-Hollande.
13:56Qu'est-ce que vous en pensez ?
13:58C'est une candidate.
13:59Franchement,
13:59c'est une candidate.
14:00Elle était là en 2007,
14:01a fait un comeback
14:0220 ans après.
14:03J'ai bien aimé sa sortie
14:04sur le MEDEF.
14:06Elle a eu raison.
14:06C'est bien ce qu'elle a dit
14:07dans la continuité
14:09de ce qu'avait dit également
14:09Marc-Olivier Faudgel
14:10et puis d'autres militantes
14:12et militants.
14:12C'est une militante
14:14de gauche.
14:15On verra ce qui apaisera
14:16à l'intérieur
14:16de cette primaire.
14:19Merci Karim Boamran
14:20mais on vous retrouve
14:21dans quelques minutes.
14:23Et dans ce deuxième quart d'heure,
14:24on vous a proposé
14:25de choisir un thème
14:26de votre choix.
14:26Donc au-delà
14:27de la politique politicienne,
14:29cette fois-ci,
14:29on va parler d'un thème
14:31très précis.
14:31Vous avez choisi
14:32de parler des violences
14:34sur mineurs
14:36dans le cadre
14:36des agressions sexuelles.
14:37Et puis également,
14:38vous réagirez
14:39à une question
14:40de l'un de nos auditeurs.
14:41Il y aura également
14:42un face-à-face
14:43avec l'actualité des réseaux
14:45et vous pourrez répondre
14:46et réagir
14:47si vous le souhaitez.
14:48A tout de suite.
14:48Il est 8h46
14:49sur Sud Radio.
14:52Le Grand Matin Sud Radio,
14:547h10,
14:55Jacques Cardoz.
14:568h49,
14:57Karim Bouhamran,
14:58maire PS de Saint-Ouen
14:59et candidat
15:00à l'élection présidentielle
15:01est notre invité.
15:03Dans un instant,
15:04on aura l'actualité
15:05des réseaux
15:05avec Benjamin Gleize
15:07qui reviendra
15:08sur un événement politique
15:09du week-end
15:10et vous pourrez répondre
15:11M. Bouhamran.
15:12Mais d'abord,
15:13chose promise,
15:14chose due,
15:15on a souhaité
15:15et on le souhaite
15:16pour l'ensemble
15:17de ceux qui viendront
15:18nous voir
15:19à ce micro
15:20que vous puissiez aborder
15:21au-delà des questions
15:23de politique politicienne
15:24un vrai sujet de fond.
15:25en l'occurrence celui
15:26de la violence sur mineurs
15:28et des victimes
15:30qui sont victimes
15:31d'agressions sexuelles.
15:32Vous souhaitez aborder
15:33ce thème
15:34en cette veille
15:35de rentrée scolaire
15:36parce que c'est
15:37l'un des sujets
15:38qui vous est cher.
15:40Karim Bouhamran.
15:40Merci beaucoup
15:41de me donner la possibilité
15:42de m'exprimer là-dessus
15:42avec un petit peu de hauteur.
15:44Je l'évoque
15:45dans le livre
15:46que je vais sortir
15:47début novembre
15:48et lorsque j'ai fait
15:49mon Tour de France
15:50cet été,
15:51le point commun,
15:52le point commun vraiment
15:53que ce soit
15:53dans les Cévennes,
15:54en Bretagne,
15:58à Châtellerault,
16:01dans le Nord,
16:02en Picardie,
16:03c'était la protection
16:04de l'enfance.
16:04Il y a 170 000 enfants
16:06chaque année
16:07qui se font agresser
16:08sexuellement,
16:08trois enfants par classe.
16:10à Saint-Ouen
16:10avec le juge Durand
16:12et Arnaud Gallet,
16:13tout de suite,
16:13on s'est dit
16:14il faut aller les trouver.
16:15Il faut aller les trouver,
16:17il faut détecter,
16:18il faut prévenir,
16:18il faut protéger.
16:19Pourquoi ?
16:20Parce qu'il y a
16:20plusieurs dénis
16:21dans notre pays.
16:21Il y a le déni climatique,
16:22on l'a évoqué
16:23tout au long de cet été,
16:24il y a le déni démographique,
16:25mais il y a aussi
16:25le déni des agressions sexuelles
16:27des gamines et des gamins.
16:28Le point commun
16:28qu'on a tous ici
16:29dans ce studio,
16:29c'est qu'on a tous
16:30été enfants.
16:31Tous,
16:31toutes et tous.
16:32Et il y a cette espèce
16:33de tabou,
16:34et j'en parle
16:35avec les responsables politiques
16:37qui disent
16:37moi ça va,
16:38ça tient chez moi.
16:39Mais ils sont où les trois ?
16:41Ils sont mis à quelque part.
16:42Donc un,
16:43développer la culture
16:44du signalement.
16:45Plus il y a
16:46des signalements,
16:47la culture du signalement,
16:49plus on sera en capacité
16:50d'aller chasser
16:50les prédateurs.
16:51Ce que propose
16:52le ministre
16:52de l'éducation nationale
16:53en cette rentrée,
16:55justement,
16:55ça passe par un signalement.
16:57Est-ce que c'est
16:57une bonne idée ?
16:58C'est très bien.
16:59Ça fait trois ans
17:00qu'on le dit.
17:01Non mais,
17:01ça c'est un,
17:02élément.
17:02Donc les signalements,
17:03à titre personnel,
17:04en tant que maire,
17:05par exemple,
17:05j'ai une ligne directe.
17:07Vous êtes parent d'élève,
17:09vous détectez
17:10quelque chose
17:11d'anormal,
17:11un dysfonctionnement,
17:12vous m'envoyez un mail,
17:13ça revient directement
17:14chez moi.
17:15J'ai monté une équipe
17:16spécifique,
17:16violences sexuelles,
17:17sexuelles,
17:18avec une ligne spécifique.
17:19Une ligne spécifique.
17:20Ensuite,
17:22former les enfants
17:24à parler.
17:26Former les enfants ?
17:27Former les enfants.
17:28C'est-à-dire que mon corps,
17:29le consentement,
17:30mon corps,
17:31c'est mon corps.
17:32C'est mon droit.
17:33Hyper important.
17:35De former les parents
17:36à gérer les signalements.
17:37Former les élus
17:38et les administrations
17:39à apporter
17:40le soutien psychologique.
17:42Le soutien...
17:43C'est considérable, ça.
17:44Le soutien...
17:48Savez-vous que ce n'est pas
17:49parce qu'une affaire
17:50est classée sans suite
17:51qu'il y a forcément...
17:54que la personne
17:55est forcément innocente ?
17:56C'est la raison pour laquelle
17:57moi, en tant que grand défenseur
17:59de la présomption d'innocence,
18:01j'ai mis un principe
18:01chez moi
18:02qui est le principe
18:03de précaution.
18:04Dès qu'il y a
18:04une animatrice
18:05ou un animateur
18:06qui est soupçonné
18:08ou impliqué
18:09dans une histoire
18:09d'un signalement
18:10de près ou de loin,
18:10elle est suspendue.
18:11Vous avez pris
18:11ce genre de décision ?
18:12C'est fait.
18:13C'est acté
18:13depuis deux ans maintenant.
18:15Vous avez eu l'occasion
18:16d'écarter
18:17un certain nombre
18:18de personnels
18:19qui ont pu...
18:19Bien sûr, monsieur.
18:20Bien sûr.
18:21Et effectivement,
18:22ça peut être difficile
18:23parce que peut-être
18:24que la personne
18:25est innocente
18:26mais si la personne
18:27ne l'est pas,
18:28je ne peux pas laisser
18:29un prédateur potentiel
18:31dans mes équipes.
18:33Ensuite,
18:34il y a un élément
18:35qui est déterminant
18:36sur le plan macro,
18:38je dirais,
18:38c'est donner plus de moyens
18:39à la justice.
18:40Vous avez aujourd'hui
18:4110 000 magistrats,
18:43deux fois moins
18:44que la moyenne
18:46européenne.
18:46Il faut donner plus
18:47de moyens
18:47à la justice.
18:49Je pense notamment
18:49en termes de magistrats,
18:51en termes de greffiers,
18:52mais il ne peut pas
18:53y avoir plus de moyens
18:54à la justice,
18:55plus de moyens
18:55en termes de greffiers
18:56s'il n'y a pas plus
18:57de policiers,
18:58des enquêteurs.
18:59Vous voyez le nombre
19:00de dossiers
19:01qui sont en surcharge
19:04aussi bien
19:04dans les commissariats...
19:05On en revient toujours
19:06au problème de moyens.
19:07C'est le constat
19:08qu'on peut faire
19:09à chaque fois
19:09sur à peu près
19:10tous les sujets.
19:11Mais tout dépend
19:12de la société
19:13que vous souhaitez avoir.
19:15Est-ce qu'aujourd'hui
19:15vous partez du principe
19:16que dans un pays
19:17comme le nôtre,
19:18dans une république
19:18comme la nôtre,
19:19on peut accepter
19:20autant de féminicides
19:21parce que c'est lié
19:22et autant de gamines
19:23et de gamins
19:23qui se font agresser
19:25chaque année ?
19:25170 000 !
19:27Trois enfants
19:28par classe !
19:29Trois enfants
19:30toutes les 10 minutes !
19:31Non mais vous rendez-vous compte ?
19:32Il y a cette espèce
19:33de déni global,
19:35je ne vous parle même pas
19:35de la période
19:36des années 70-80
19:37où il y avait
19:37cette espèce
19:38de banalisation
19:39de la pédophilie
19:42dans les classes
19:46intellectuelles
19:46parce que c'était
19:47une espèce
19:48de mode
19:49post-68-arde,
19:50mais c'est gravissime.
19:51Donc nous,
19:53avec mes équipes,
19:54dans le cadre
19:55de cette élection présidentielle,
19:56comme on a fait
19:56à Saint-Ouen,
19:57on considère
19:57que protéger
19:59nos enfants,
20:00au même titre
20:00que protéger
20:01les femmes
20:02dans ce pays,
20:03doit être
20:04la première cause.
20:05Et je terminerai
20:06là-dessus,
20:07on crée
20:08un gros séminaire
20:09le 5 septembre prochain
20:11parce que ça concerne
20:12la sphère éducative.
20:13C'est la fin de la semaine.
20:13Voilà,
20:15samedi prochain,
20:16c'est la sphère culturelle,
20:17la sphère éducative
20:18et la sphère sportive.
20:19Alors on va
20:20écouter un auditeur
20:22qui a souhaité
20:22vous poser une question,
20:23Karim Bouhamran,
20:24je préviens tout de suite
20:25sur un tout autre sujet,
20:26on le découvre.
20:27Bonjour Jean-Jacques,
20:28éleveur de poulet
20:29en Occitanie.
20:30Tout simplement,
20:31en tant qu'éleveur,
20:32je produis des poulets
20:33de qualité,
20:34la belle rouge.
20:35Mes poulets,
20:36quand ils partent
20:37de chez moi,
20:38ils sont à des prix,
20:39ils font plus de 2 kilos,
20:40ils sont à des prix bas
20:42et quand ils se retrouvent
20:43à l'étalage,
20:44ils sont multipliés
20:45par 4 ou 5.
20:46Donc c'est quand même
20:47dommage que nous,
20:48producteurs français,
20:49nous n'arrivions pas
20:50à nourrir
20:51notre propre population
20:53car les marges,
20:55à mon avis,
20:56sont trop élevées
20:56et que derrière,
20:57les gens se tournent
20:58vers le moins de 10 ans
21:00social et environnemental.
21:01Karim Bouhamran,
21:02qu'est-ce que vous feriez-vous
21:03pour répondre à cette question ?
21:05Simplification en termes
21:06de normes,
21:07mettre en avant
21:08le manger français
21:10d'une part
21:11pour des raisons
21:11de souveraineté agricole
21:14mais aussi de santé alimentaire.
21:15On l'a vu avec l'histoire
21:16de Master Poulet,
21:17j'étais un des premiers
21:17à combattre la santé alimentaire
21:19et ne pas privilégier
21:21le poulet ukrainien
21:22ou espagnol
21:25qui est souvent
21:25ROS 355,
21:26c'est une souche
21:27qui est nocive
21:31sur le plan sanitaire
21:32et puis surtout
21:33leur apporter
21:35des aides ciblées
21:36et qui ne partent pas,
21:37qui ne s'évaporent pas
21:38dans le cloud
21:38comme c'est le cas.
21:39J'ai eu la chance
21:40de rencontrer
21:41plusieurs producteurs
21:42de poulet
21:43en Côte d'Armor
21:45cet été
21:46et c'est exactement
21:47ce que vient de dire
21:48ce monsieur.
21:49C'est-à-dire que
21:49un,
21:50on a le sentiment
21:51que notre pays
21:52qui est un pays
21:52porté sur l'agriculture
21:53ne l'est plus.
21:55Ils ont le sentiment
21:55d'être délaissés
21:56et surtout
21:57derrière
21:58par du principe
21:59qu'à partir du moment
22:00où il y a une réduction
22:01du nombre d'agriculteurs
22:02divisé par deux
22:04en l'espace de 30 ans
22:05que cette question-là
22:07est une question anecdotique
22:08au regard des enjeux
22:09politiques
22:10qui seraient plus
22:11se tourner vers
22:12un autre électorat.
22:13Ça les renvoie à quoi ?
22:15Ça les renvoie automatiquement
22:16aux extrêmes
22:16c'est-à-dire
22:16le Rassemblement National
22:17alors que ce sont des personnes
22:18qui sont très progressistes,
22:20très portées vers une souveraineté
22:21et très portées
22:22vers un patriotisme
22:23et une certaine générosité.
22:24Voilà ce que je réponds.
22:25Alors dans ce deuxième quart d'heure
22:27on a souhaité également
22:28vous faire réagir
22:29à l'actualité des réseaux.
22:31Bonjour Benjamin Glaze
22:32on vous retrouve
22:33avec cette séquence insolite
22:35qui a fait le tour
22:35des réseaux sociaux
22:36Edouard Philippe
22:37et Gérald Darmanin
22:38qui ont servi des frites
22:39hier à Tourcoing.
22:40Bah oui, après le poulet
22:41on passe à l'accompagnement.
22:42Les frites effectivement
22:43symbolent d'une alliance
22:44entre Gérald Darmanin
22:46et Edouard Philippe.
22:47C'était à Tourcoing
22:48à l'occasion
22:49de la rentrée politique
22:50du Gard des Sceaux
22:50qui a décidé de soutenir
22:52Edouard Philippe
22:53avec cette candidature
22:54à l'Elysée.
22:56Ils se sont mis en scène
22:57devant les caméras
22:58en train de servir des frites
22:59depuis une baraque à frites.
23:00Le tablier enfilé
23:01par-dessus la chemise.
23:03Certains ont appelé d'ailleurs
23:04vous allez entendre
23:04l'ancien locataire de Matinois
23:06à être un peu plus généreux
23:07dans la distribution
23:08de ses portions.
23:09On en prend un peu ?
23:10Pas trop.
23:10Un peu plus généreux ?
23:11Un peu plus généreux.
23:15Voilà quoi je fais
23:16dans cette campagne.
23:18Allez, on continue.
23:19Allez, personne suivante.
23:21S'il vous plaît.
23:23Alors elles sont comment
23:23ces frites ?
23:24Elles sont comment ces frites ?
23:26Après Donald Trump
23:27qui sert des clients au McDo
23:28voici donc Edouard Philippe
23:29qui sert des frites
23:29à Tourcoing.
23:30Une séquence Trump
23:31version laituche
23:32se moque une internaute
23:33sur Twitter.
23:34Vous la trouvez ridicule
23:34ou pas cette mise en scène
23:36Karim Boimoran ?
23:36Gérald Darmanin
23:37il est issu
23:37des classes populaires.
23:38J'ai du respect
23:40pour le monsieur
23:41pour le responsable politique
23:42mais il faut qu'on arrête
23:44ce côté clownesque.
23:45J'ai vu Edouard Philippe
23:47je crois que c'était à Mayotte
23:49dans un champ
23:50de canne à sucre
23:51en train de se la jouer populaire.
23:54Moi mon père
23:54il est ouvrier.
23:56Moi ça m'aurait
23:57fendu le cœur
23:58de voir
23:59un responsable politique
24:00qui descend
24:01dans un chantier
24:03qui retrousse ses manches
24:04et qui pendant
24:055 minutes, 10 minutes
24:07prend des parpaings
24:08si vous voulez être respectueux
24:09à l'endroit
24:10des classes populaires
24:12augmentez les salaires
24:13donnez-leur plus
24:14de moyens
24:15pour lutter contre
24:15les déserts médicaux.
24:16Sauf que c'est le genre de séquence
24:18qui fait du buzz
24:19qui fait parler
24:19et est-ce que c'est pas précisément
24:21ce qui vous manque
24:22dans la campagne
24:23de faire du buzz
24:23de faire parler ?
24:24Je veux vous dire
24:26cher monsieur
24:28ça fait depuis
24:2930 ans
24:29que je suis militant politique
24:30moi je ne me compromets pas
24:32et j'ai trop de respect
24:32pour les classes populaires
24:33j'ai trop de respect
24:34pour notre électorat
24:37et pour les administrés
24:39que de ne pas me déguiser
24:41que ce soit
24:42en victime
24:44de violences sexuelles
24:45lorsque je rencontre
24:47des victimes
24:47ou en agriculteur
24:49lorsque je rencontre
24:50des agriculteurs
24:51ou en chômeur
24:52lorsque je rencontre
24:53des chômeurs
24:54ça c'est la théâtralisation
24:56Vous l'avez théâtralisé
24:57vous l'avez mis en scène
24:58votre opposition
24:59à Master Poulet
24:59J'ai théâtralisé quoi ?
25:03Avec des vidéos
25:04sur les réseaux sociaux
25:05Je ne suis pas déguisé en poulet
25:06je ne suis pas déguisé
25:07en mangeur de poulet
25:08je suis arrivé
25:10et j'ai expliqué
25:11que derrière
25:12l'appropriation
25:13de l'espace public
25:15est illégale
25:16que nous sommes
25:17dans un état de droit
25:17que la santé alimentaire
25:19ce n'est pas parce qu'on est
25:19issu des classes populaires
25:20qu'on est assigné
25:22à résidence intellectuelle
25:25territoriale
25:25comme souhaite nous le faire
25:27LFI
25:27Mais qu'est-ce que c'est que ça
25:29franchement ?
25:30Tu veux être président de la République
25:31vous retrouvez qu'un tablier
25:33en train de servir des frites ?
25:34Non mais qu'est-ce que c'est que ça ?
25:35Si vous êtes en déplacement
25:36dans le Nord
25:37parlez de déserts médicaux
25:39parlez de protection de l'enfance
25:41parlez d'industrialisation
25:42parlez de l'IA
25:43parlez de paix
25:44parlez de comment
25:45on va apporter
25:46un certain nombre d'emplois
25:47comme l'a fait le maire de Dunkerque
25:48parlez de rentrée scolaire
25:51on arrive
25:51on met un tablier
25:52on sert des barquettes de frites
25:53et on est content
25:54c'est sérieux ça ?
25:55Bah non je suis désolé
25:56moi je fais pas le buzz comme ça
25:57moi je fais le buzz
25:58en apportant des solutions concrètes
25:59qui améliorent concrètement
26:01la vie des françaises
26:02et des français
26:02c'est pour ça que je suis candidat
26:03et c'est pour ça
26:04c'est pour ça que les français
26:05ne sauront
26:07sauront détecter
26:08on va dire
26:08l'authenticité
26:10la sincérité
26:10il faut arrêter de se déguiser
26:11et il faut arrêter de croire
26:13que les français sont des imbéciles
26:14bien au contraire
26:14ils sont très intelligents
26:16merci infiniment Karim Bouhamran
26:17et très bonne journée à vous
26:19on verra dans les prochains mois
26:20si votre stratégie est meilleure
26:23rendez-vous au mois de janvier
26:24absolument
26:25avec plaisir
26:25dans la prochaine heure
26:27la vérité en face
26:28Françoise Degoy
26:28et Elisabeth Lévy
26:29avec ce thème du jour
26:32autour effectivement
26:33de cette gauche éclatée
26:35dans un instant bien sûr
26:36ce sont les informations
26:37avec vous Clara Pierney
26:38et à tous
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