00:00Je le disais, vous êtes président de la CAPEB, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment.
00:05Je m'en excuse auprès des auditeurs pour la qualité d'écoute, on a préféré abréger cet entretien.
00:10Et vous retrouvez, cette fois-ci, vous êtes là et bien là.
00:12Dites-nous tout, quel est le constat que vous faites en cette rentrée, M. Repon, pour l'embauche des jeunes
00:18?
00:18Il est un peu tôt encore pour faire le constat, mais depuis deux rentrées, je vous disais qu'on était
00:22en rentrée négative
00:24avec la perte de 20 000 apprentis sur deux ans.
00:26Et donc, pour nous, une inquiétude forte pour l'artisanat du bâtiment,
00:30puisqu'on sait que les apprentis sont nos forces vives de l'entreprise, sont nos futures compétences,
00:36et aussi nos repreneurs d'entreprises de TPE dans l'ensemble du territoire.
00:40Donc pour nous, c'est une vive inquiétude.
00:42Et c'est vrai que les tergiversations au niveau du budget du gouvernement
00:48et l'accompagnement, les aides aux entreprises pour prendre l'apprenti a été, pour nous, une source d'inquiétude.
00:53Mais c'est surtout l'activité qui est en être recueuse depuis plus de 4 ans,
00:56qui fait que quand l'activité n'est pas présente, les apprentis, les artisans, en responsabilité,
01:02ont des difficultés à prendre des apprentis, puisqu'on s'engage sur deux ans d'activité auprès d'un jeune.
01:06Et c'est un contrat qui nous lie moralement à l'entreprise, aux jeunes et aussi aux familles.
01:12Et donc les artisans, quand ils sont en difficulté, qu'ils ont un quartier de commande qui est à la
01:18baisse depuis plus de 4 ans,
01:20ils hésitent et normalement, en responsabilité, à prendre un apprenti.
01:24Donc c'est pour ça que la relance d'activité, pour nous, est l'essentiel pour que l'apprentissage soit
01:28à nouveau une réussite dans ce pays.
01:31Alors Jean-Christophe Repon, vous connaissez le titre de cette rubrique.
01:34Et si c'était vous ?
01:35Donc je vous demande, si vous, vous étiez aux responsabilités, ministre ou en charge d'une décision comme celle-là,
01:41quelle serait la décision que vous prendriez pour essayer de remédier au problème ?
01:46Dans un premier cadre, pour faire des économies au niveau du budget, puisque ça va être la négociation du mois
01:51qui vient,
01:53j'accompagnerai les entreprises uniquement de petites structures, de moins de 50 salariés,
01:57ce qui fait que, pour l'État, l'accompagnement de ces entreprises amènerait une économie d'un milliard d'euros.
02:03Et puis derrière, je baisserai la TVA sur la rénovation de 10 points à 5 points pour donner du pouvoir
02:10d'achat aux particuliers
02:11et relancer l'activité, puisque si l'activité est présente, les artisans prendront des apprentis et donneront de la puissance
02:20à leur entreprise.
02:21Donc c'est deux mesures. D'un côté, une économie pour le budget, avec l'accompagnement uniquement des entreprises de
02:27petite taille
02:28qui ont besoin de trésorerie et qui ont besoin d'être accompagnées.
02:31Les groupes comme EDF Total n'ont pas besoin, me semble-t-il, de cet accompagnement.
02:35Et derrière, une baisse de TVA pour pouvoir permettre aux Français d'avoir 5 points de pouvoir d'achat en
02:39plus
02:40et donc passer la TVA de rénovation dite basique de 10 points à 5,5 pour pouvoir relancer l'activité
02:47dans ce pays
02:48et relancer l'emploi. Parallèlement, je vous disais qu'on a perdu 20 000 apprentis, mais on a perdu aussi
02:5240 000 emplois.
02:53Donc ça, c'est un coût pour les finances publiques et pour l'activité en France.
02:57En tous les cas, les idées sont là. Merci infiniment, Jean-Christophe Repont.
03:00de vous être prêté au jeu et ce sera le rendez-vous à la même heure, tous les jours, dans
03:04un instant, la minute.
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