- il y a 2 mois
Les débats de l'été avec Anne Genetet, députée des Français établis hors de France, secrétaire générale déléguée de Renaissance
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00:00Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:04Le midi 40, le face-à-face, le rendez-vous qu'on vous donne depuis le début du mois d
00:08'août
00:08avec notre invitée ce matin, Anne Jantet, bonjour.
00:12Vous êtes secrétaire générale de Renaissance et également députée des Français établis en dehors de France.
00:17La première question que j'ai envie de vous poser, c'est quand vous entendez nos auditrices, nos auditeurs,
00:22juste avant, et vous m'avez dit en antenne, vous nous avez dit à Clément Barguin que vous les aviez
00:25entendus,
00:26vous comprenez que les Français en ont ras-le-bol et que ce soit systématiquement finalement les mêmes
00:31que l'on reprend et peut-être pour la même chose ?
00:37J'ai entendu ce qu'il disait et j'ai compris qu'il réagissait d'ailleurs, vous les avez interrogés
00:42sur le débat qui avait eu lieu hier
00:44et en fait la difficulté c'est que le débat d'hier au MEDEF était un débat qui s'adressait
00:49à ceux qui créaient l'emploi en France
00:51donc à ceux qui donnent du travail à vos deux auditeurs.
00:54Donc on n'attendait pas qu'ils parlent, que les candidats invités parlent directement aux auditeurs que vous avez en
00:59ligne
00:59mais aux entrepreneurs, à ceux qui vont permettre demain d'une part de leur donner du travail
01:03et d'autre part de leur donner un salaire et qui leur permettent, et c'est ça que j'ai
01:07entendu dans les propos qu'ils tenaient
01:09et qui leur permettent d'avoir un reste à vivre suffisant.
01:13Et là j'entends vraiment, et ça fait un petit moment d'ailleurs, cette attente sur le reste à vivre
01:18et cette inquiétude qui est très légitime de dire, on veut qu'il y en ait suffisamment qu'on arrête
01:22de nous prendre sur notre salaire.
01:23Oui mais la question que je vous pose c'est, est-ce qu'on reprend les mêmes et on recommence
01:27?
01:28Là, Gabriel Attal qui part, qui est candidat, Edouard Philippe qui lui aussi est candidat
01:32et finalement pour quelle ligne politique ?
01:35Est-ce que ce n'est pas l'héritage Macron qu'on va encore avoir si jamais l'un des
01:39deux venait à être président de la République en 2027 ?
01:43Le président Macron, candidat à l'époque d'il y a juste 10 ans, avait une vision de la France,
01:47un projet pour la France.
01:49Il l'a d'ailleurs tenu à sa tente de ses promesses, elles peuvent déplaire, mais enfin il a tenu
01:52à sa tente de ses promesses et de ses engagements.
01:55Aujourd'hui c'est clairement pas lui qui sera candidat en 2027, donc on a tous l'obligation de se
02:00projeter dans un après Macron et dans un sans Macron.
02:03Ça c'est une obligation.
02:05Maintenant la vision du pays qu'on doit porter pour 2027 et pour l'après 2027 n'est évidemment pas
02:10celle qu'on avait en 2017.
02:11Ça ne veut pas dire que tout a changé, mais beaucoup a changé, qu'il faut s'y habituer, qu
02:14'il faut s'y adapter, pardon,
02:16et que cette adaptation c'est ce que présentent différents candidats.
02:19Alors chacun a son idéologie, sa vision, son projet.
02:22Nous nous sommes sur une proposition qui est vraiment de mettre le travail au centre du jeu,
02:26de mettre la croissance qui est créée du travail et de l'emploi au centre du jeu
02:28et de pouvoir justement travailler sur ce reste à vivre qu'attendent les Français qui vous écoutent aujourd'hui.
02:33Anne Jeanneté, Emmanuel Macron vous laisse quand même une dette très élevée, un déficit massif,
02:38une situation politique extrêmement compliquée.
02:42Est-ce que vous assumez ce bilan, ou en tout cas une partie ?
02:45Ça ne faisait pas partie de ses promesses, je crois.
02:49Absolument, et ce serait malhonnête de ne pas assumer une grande partie du bilan.
02:53Tout ne nous est pas dû, mais oui, il faut assumer une partie, nous en sommes responsables.
02:58S'agissant, je veux juste en quelques mots parler de la dette.
03:01La dette, il en existait une avant que nous arrivions,
03:03et oui, il y a un certain nombre d'engagements que nous avons pris,
03:05mais pour quelles raisons qui ont aggravé la dette, pour quelles raisons ?
03:08C'était pour protéger ceux qui en avaient le plus besoin.
03:11Je pense notamment à la crise Covid, ensuite à la crise de l'énergie,
03:14après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie.
03:18Oui, on a cherché à protéger les plus fragiles.
03:21Je trouve que c'est louable, et que beaucoup de Français doivent nous en être grés.
03:26Lorsque nous avons protégé le prix de l'énergie,
03:28lorsque nous avons protégé, rappelons-nous, les prêts garantis par l'État...
03:32Pardon, mais 2018, les gilets jaunes, ils sont allés dans la rue, et bien pour ça.
03:37Absolument, et pour aussi, rappelons-nous, il y avait aussi le 80 km heure sur les routes,
03:41il y avait un certain nombre d'événements qui avaient...
03:43Oui, mais vous n'avez pas protégé le prix de l'essence.
03:45Et là encore non plus.
03:47Aujourd'hui, alors attendez, depuis la crise de l'énergie,
03:49qui a commencé avec l'invasion de l'Ukraine,
03:53il y a un certain nombre de marqueurs qui ont montré qu'on a bloqué le prix de l'énergie,
03:58le prix qu'on a payé pour se chauffer par exemple.
04:01Il n'y a pas que le prix de l'essence, il y a le prix aussi pour se chauffer,
04:03il y a le prix aussi pour nos industries qui ont besoin d'énergie aussi pour se développer.
04:07Oui, nous en faisons un certain nombre d'efforts pour permettre de limiter,
04:10mais tout n'est pas sous notre contrôle.
04:12Rappelons-nous que nous ne sommes pas producteurs d'énergie fossile,
04:14nous devons l'acheter, et donc le prix qui nous est fixé,
04:18ce n'est pas nous qui en décidons.
04:19Au crée, il y a des taxes derrière, vous allez me dire.
04:21Les taxes, effectivement, c'est bien l'État qui les fixe.
04:24Absolument, et certaines ne sont difficilement modulables.
04:27Nous avons aussi des règles européennes à respecter,
04:30mais je crois que par rapport, regardons les chiffres comme ils sont,
04:32à nos voisins européens, nous avons beaucoup plus protégé
04:35qu'un certain nombre de pays européens et de voisins européens.
04:38Alors, on peut le critiquer, certains auraient préféré moins le faire,
04:41mais je veux revenir au débat budgétaire qui a eu lieu les années passées.
04:44Nous avons un certain nombre d'offres politiques,
04:46je pense notamment au Rassemblement National,
04:48qui a aligné les dépenses l'année dernière à hauteur de 36 milliards d'euros,
04:52et qui aujourd'hui crie à la maîtrise de la dette.
04:54Donc, on ne peut pas à la fois demander des dépenses supplémentaires,
04:57et pendant les aides qu'on a faites pour le Covid, par exemple,
04:59on s'assure, le nombre de députés qui sont venus pour demander des aides supplémentaires,
05:03donc des dépenses supplémentaires, en plus de tout ce qu'on avait fait,
05:05il est considérable.
05:06On passe son temps à demander à ce que l'État mette de l'argent sur la table,
05:09avant de responsabiliser de voir comment on le dépense.
05:11On va en revenir à la situation budgétaire de la France.
05:14Avant cela, on va évoquer ce duel, ce match,
05:18on peut peut-être l'appeler comme ça,
05:19entre Édouard Philippe et Gabriel Attal.
05:21Aujourd'hui, ce qui se joue, visiblement, c'est une place de second,
05:25pour se qualifier au deuxième tour.
05:28Est-ce que vous allez pouvoir faire cavalier seul, encore longtemps ?
05:31Je vous ferai très clair.
05:32Nous avons aujourd'hui, et les sondages le disent,
05:34il ne faut pas regarder que les sondages,
05:35mais enfin, on parle aussi aux Français qui nous entourent,
05:37on entend ce qu'ils nous disent.
05:38On a aujourd'hui deux offres extrêmes, à gauche et à droite,
05:42qui ont clairement une dynamique, l'évidence.
05:46Et on voit bien ce que disent les derniers sondages,
05:48c'est que la place, passer le cap du premier tour,
05:52n'est même plus garantie pour un quelconque profil
05:55du grand espace politique entre ces deux extrêmes.
05:58Je vais très large.
06:00Et donc là, il faut pouvoir...
06:02C'est une question de projet, pour le moment,
06:04au stade où nous en sommes.
06:06Mettons-nous dans les précédentes campagnes électorales,
06:08en septembre 2016,
06:10personne n'avait idée de ce que serait la ligne de départ
06:12quelques mois plus tard.
06:13Mais justement, est-ce que l'Union,
06:15ce n'est pas là tout de suite maintenant ?
06:16David Lissnard le redit encore ce matin,
06:18il appelle à une primaire du centre et de la droite.
06:21Est-ce que là, il n'y a pas une nécessité à se rassembler ?
06:24Alors, plusieurs réponses.
06:24D'abord, l'histoire des primaires nous montre
06:26que ce n'est pas forcément la personnalité qui sort,
06:29qui émerge des primaires,
06:30qui se retrouve en position de force après.
06:32Aujourd'hui, je crois qu'il faut déjà voir
06:33comment nous pouvons converger sur des projets,
06:35parce qu'au bout du compte,
06:36nous devrons faire le rassemblement.
06:38Nous devrons, c'est clair,
06:39les sondages le disent,
06:40Donc vous-même, vous en appelez au rassemblement ?
06:42Le rassemblement sera nécessaire
06:43devant celui ou celle qui sera, à l'évidence,
06:45le mieux placé.
06:46Donc si Edouard Philippe continue à être le mieux placé
06:49dans 3 ou 4 mois,
06:50ça sera derrière Edouard Philippe ?
06:52Peut-être que le mieux placé
06:53devra être celui derrière lequel
06:55nous devrons nous rassembler.
06:56Il n'y a aucun doute là-dessus.
06:57Et nous sommes tous unanimes à le dire
06:59dans le camp de Gabriel Attal
07:01comme dans le camp d'Edouard Philippe.
07:02Et j'ai entendu également, d'ailleurs,
07:04le camp de David Lissnard le dire.
07:05Donc il n'y a aucun doute là-dessus.
07:06Pour en revenir sur ce que vous disiez,
07:07vous êtes visiblement toujours
07:08dans un héritage macroniste
07:10que, en tout cas,
07:11vous n'avez pas l'air de vouloir défaire non plus.
07:14Là, ça paraît quand même compliqué
07:16quand vous rencontrez les Françaises et les Français
07:18qui en ont juste ras-le-bol
07:20de 10 ans d'Emmanuel Macron.
07:21Ça va être d'autant plus difficile
07:23si vous ne rompez pas fermement
07:25avec votre président actuel.
07:28Il y a des éléments avec lesquels,
07:29en effet, je ne souhaite pas rompre.
07:30Quand on sait qu'on a créé
07:323 millions d'emplois en 10 ans,
07:34j'ai aucune envie de rompre
07:34avec cette dynamique-là.
07:35Pour un chômage qui atteint 8,03%
07:37en avant du plein emploi
07:38qui était quand même attendu
07:39et qui était une promesse
07:40pour attendre ça.
07:41Nous avons fait reculer le chômage
07:42par rapport à ce que nous avons trouvé
07:43en y arrivant.
07:44Les chiffres sont moins bons.
07:45Il faut le reconnaître.
07:46Je ne vais pas vous dire
07:46que tout va bien
07:47et ça fait le sixième trimestre consécutif
07:49que les chiffres du chômage
07:50ne sont pas bons.
07:51C'est une réalité
07:51avec notamment un chômage des jeunes
07:53qui doit nous inquiéter,
07:55évidemment.
07:56Mais ça ne veut pas dire
07:57que pour autant,
07:58je reprends la totalité
07:59de ce qui a été fait.
08:00Et par ailleurs,
08:00je dois aussi,
08:01et Attal l'a dit,
08:03reconnaître
08:03qu'il y a des éléments,
08:04par exemple,
08:04sur la simplification.
08:05Clairement,
08:06nous ne sommes pas allés assez loin.
08:07Il a donné de nombreux exemples hier
08:08qui montrent l'empilement
08:10des procédures administratives.
08:11Que ce soit hier,
08:12c'était pour les entreprises,
08:13mais ça peut être aussi nous,
08:14pour les particuliers
08:15que nous voyons tous les jours
08:16et qui montrent parfois
08:17l'inefficacité de l'État.
08:18Et les citoyens
08:19qui vont aux États
08:20ne vont pas aller tout à l'heure.
08:21c'est pourquoi vous faire
08:22encore confiance ?
08:23C'est ça ?
08:23Alors que vous étiez
08:23aux responsabilités,
08:25pourquoi on va vous faire
08:26de nouveau confiance
08:27alors qu'il y a eu
08:28des échecs visiblement ?
08:29C'est une très bonne question.
08:34Vous faire confiance ?
08:36J'entends tout à fait la question,
08:38mais je crois qu'il faut
08:39faire attention
08:39entre des promesses
08:40qui l'usourcées.
08:41C'est facile quand vous êtes
08:41dans l'opposition
08:42de faire des promesses
08:43qu'en fait,
08:43vous n'allez jamais tenir.
08:45Et donc,
08:45il faut sortir de ça.
08:46Quand Gabriel Attal
08:47dit que oui sur la dette,
08:49et nous assumons le fait,
08:51il faut assumer le fait
08:52qu'encore une fois,
08:52cette dette s'est aggravée
08:53parce que nous avons protégé
08:55les plus fragiles.
08:56Je crois que vraiment,
08:56je veux le répéter,
08:57que ce soit des entreprises
08:58ou que ce soit des particuliers,
09:00parce que c'est là.
09:01Mais aujourd'hui,
09:01certains vous vont dire
09:02qu'il y a eu des aides
09:04distribuées aux entreprises,
09:05il y a eu des médias.
09:06Peut-être que nous l'avons fait
09:07trop longtemps.
09:07Quoi qu'il en coûte,
09:08on voit bien
09:08qu'il a fonctionné
09:09pendant la Covid,
09:10mais il n'a pas fonctionné
09:11ensuite,
09:12le nombre d'entreprises
09:13qui ont fermé.
09:13Il a fonctionné trop longtemps.
09:14Il a fonctionné trop longtemps,
09:16clairement.
09:16Il est allé beaucoup trop loin,
09:17certainement.
09:19Mais c'est possible.
09:20Mais il faut le regarder
09:21avec lucidité
09:22et se dire aujourd'hui
09:23comment nous pouvons faire.
09:23Alors, nous faire confiance,
09:25certains ne nous feront pas confiance,
09:26nous espérons qu'une majorité
09:27nous fera confiance
09:28pour dire que nous entendons
09:30les demandes
09:30et surtout aujourd'hui
09:31d'un reste à vivre
09:32qui soit suffisant.
09:33de négociation au Parlement
09:35pour le budget 2027.
09:37Quelles vont être les alliances ?
09:38Parce que là,
09:39on est peut-être
09:39à l'aube d'un chaos politique.
09:42On n'aura peut-être
09:42pas de budget.
09:44Ça, c'est une très bonne question
09:45et d'ailleurs,
09:46je l'ai posé
09:46directement à l'un de nos ministres.
09:50Le budget doit être
09:51un budget de compromis
09:52et un budget
09:53de sérieux budgétaire.
09:55Ce sérieux budgétaire,
09:56aujourd'hui,
09:56vu la situation budgétaire
09:58financière de la France,
09:59il n'est ni de gauche
10:00ni de droite.
10:01Clairement.
10:01Donc, ça veut dire
10:02un budget de compromis,
10:03le Premier ministre l'a dit.
10:04Moi, la question
10:04que je lui ai posée,
10:05c'est la copie
10:07qu'il va présenter
10:07fin septembre.
10:08J'espère que cette copie
10:09et ce compromis
10:11aura été travaillé
10:12en amont
10:13par le Premier ministre
10:13avec les chefs de parti,
10:15avec les chefs de groupe
10:16à l'Assemblée nationale
10:17et au Sénat,
10:18de manière à ce que
10:19la copie qu'il va nous présenter
10:21ait intégré
10:22tous ces éléments
10:22de compromis.
10:23Et dans ce cas-là,
10:24le budget,
10:25évidemment,
10:25il y aura des débats derrière,
10:26mais ne nous trompons pas,
10:28le compromis se construit
10:29avant,
10:29comme dans toutes
10:30les grandes démocraties,
10:31je pense à l'Allemagne
10:31par exemple,
10:32et pas en mettant
10:33les parlementaires
10:34devant le fait accompli.
10:35Mais avec qui ?
10:36C'est aussi ça
10:36sur la ligne politique,
10:38sur l'identité.
10:40Est-ce que,
10:40sur votre ligne politique,
10:41est-ce que vous vous sentez
10:42plus proche
10:43d'un Raphaël Glucksmann
10:44ou plus proche
10:45d'un Bruno Retailleau ?
10:46Où est-ce qu'on se positionne ?
10:48Où est le curseur
10:48de Renaissance ?
10:49Ça va dépendre des sujets.
10:51Renaissance a toujours été
10:52dans le dépassement.
10:54Il y a des éléments,
10:54moi,
10:54en plus personnellement,
10:56je tiens,
10:56des éléments de politique sociale
10:57auxquels je tiens.
10:58Si on prend l'exemple
10:59des retraites,
11:00qui a été un sujet
11:00longuement évoqué hier,
11:02oui,
11:03je tiens à notre système
11:04par répartition.
11:05Je veux que ce soit très clair.
11:06Ce système par répartition,
11:07nous devons le maintenir,
11:09c'est un bon système
11:10et le préserver.
11:11Néanmoins,
11:11nous voyons
11:12qu'il va avoir
11:13des difficultés graves
11:14du fait simplement
11:15de la démographie
11:16et donc nous devons
11:17lui adjoindre,
11:18lui ajouter
11:18un complément
11:19de capitalisation
11:20qui portera ses effets
11:22à partir du moment
11:23où on le mettra.
11:23Donc travailler plus longtemps,
11:24c'est aussi ce que défend
11:25Gabriel Attal
11:26et ce qu'il faut repousser
11:27à l'âge légal
11:28de départ à la retraite.
11:29Soyons très attentifs
11:29à ceux plus longtemps,
11:30ceux plus longtemps
11:31au cours d'une vie,
11:32ça veut dire permettre
11:33de travailler plus longtemps
11:34à ceux qui le souhaitent,
11:35ça veut dire aussi
11:35rentrer plus tôt
11:36sur le marché du travail.
11:37Vous savez,
11:37rentrer sur le marché du travail
11:38à 25, 26, 27 ans
11:40n'est pas une solution agréable
11:42parce que du coup
11:42ça repousse aussi
11:43à plus tard.
11:44L'âge de départ en retraite,
11:45ce n'est pas forcément
11:45ce à quoi aspire
11:46la majorité des Français.
11:47Anne-Jean,
11:47t'es en cas de deuxième tour,
11:49Rassemblement National,
11:50la France Insoumise,
11:51qu'est-ce que vous voterez
11:53et qui vous en appellerez
11:55en termes de soutien ?
11:56J'ai bien vu
11:57que les sondages
11:58maintenant mettaient
11:58sur la table
11:59cette possibilité
12:00et que ça n'était plus
12:02c'est une véritable perspective.
12:04Ce n'est plus
12:04la politique fiction.
12:06Mais aujourd'hui,
12:06moi je me bats
12:07pour le premier tour
12:08et pour la construction
12:09d'un projet
12:10de premier tour
12:10et de rassemblement.
12:11Je ne peux pas vous y répondre
12:12parce qu'on n'est pas
12:12devant la situation.
12:13J'attends de voir.
12:14Imaginez que vous y êtes confrontés.
12:16Vous savez, moi j'ai connu
12:17mon premier vote
12:18c'est 1981
12:20et donc j'ai connu
12:21le rassemblement
12:22que François Mitterrand
12:23avait fait à l'époque
12:23autour de ce qu'on appelait
12:24le programme commun
12:25et donc la manière
12:26dont chacun avait mis
12:27de l'eau dans son vin
12:28pour construire quelque chose.
12:29Donc vous savez,
12:30il faut être très prudent
12:30et huit mois à l'avance
12:32savoir d'abord
12:33qui sera au deuxième tour
12:34je n'en sais rien.
12:34Moi je travaille
12:35pour le premier tour
12:36et pour s'assurer
12:36que ce scénario
12:38qui est pour aujourd'hui
12:39la politique fiction
12:40ne se produise pas.
12:41Vous êtes probablement
12:42plus proche de la droite
12:43que de la gauche.
12:44Je suis vraiment
12:45dans l'équilibre
12:46et ça je tiens
12:47je suis pour une France
12:48qui soit à la fois sociale
12:49et humaniste
12:50ça je tiens
12:50c'est pour ça que je suis
12:52j'ai suivi Emmanuel Macron
12:52en 2017
12:53pour une France
12:54qui soit libérale
12:54mais responsable
12:55sur le plan économique
12:56qui soit profondément européenne
12:57mais qui soit capable
12:58de toujours garder
12:59la maîtrise de son destin
13:01dans la marche du monde.
13:02Ces quatre piliers
13:02sont fondamentaux pour moi.
13:04Donc peut-être plus
13:05Jean-Luc Mélenchon.
13:06A titre personnel
13:07je suis issue de la gauche.
13:09Bon écoutez
13:10on aura peut-être
13:10un début de réponse.
13:11Merci beaucoup Anne-Jeaneté
13:12je le rappelle
13:12vous êtes secrétaire générale
13:13de Renaissance
13:14députée des Français
13:15établies en dehors de la France.
13:17Merci beaucoup
13:18d'avoir appris
13:18le temps de venir
13:19Merci Clément Barguin
13:21Merci Anthony
13:21c'était un plaisir
13:22pour ces semaines avec vous.
13:24Merci à vous mesdames et messieurs
13:25de nous avoir écouté
13:26de vos appels
13:27de votre confiance
13:28toujours sur Sud Radio
13:30merci à l'ensemble de l'équipe
13:31qui m'a aidé
13:31à préparer ces rendez-vous
13:32ces émissions
13:33que ce soit
13:34Albin Texera
13:35Antoine Dizy
13:35Louis Randazzo
13:37Alexandre Saint-Etienne
13:38Antonin Durand
13:39Anthony Urvois
13:41Julien Delmas
13:42Marie
13:43Jérémy
13:44Aude
13:44Manu
13:45j'espère que je n'oublie personne
13:46merci infiniment
13:47Antoine Guibert également
13:48d'avoir été à mes côtés
13:50pour préparer ce rendez-vous
13:51je vous remercie infiniment
13:52pour ces moments de bonheur
13:53et de joie
13:54que vous m'avez procuré
13:55et à très vite
13:56sur Sud Radio
13:56Sous-titrage Société Radio