- il y a 2 jours
Les débats de l'été avec avec Noémie Halioua, Michaël Sadoun, Amaury Brelet, Celine Bentz
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NewsTranscription
00:00:0010h-13h, les débats de l'été, Noémie Aliwa.
00:00:04Je vais me tourner vers vous Amaury.
00:00:06Selon vous, est-ce qu'au fond, on assiste simplement à une crise migratoire,
00:00:10telle qu'elle est, telle qu'elle a été montrée,
00:00:12une réalité objective, factuelle,
00:00:14ou au fond, est-ce qu'on assiste aussi à une guerre de l'information ?
00:00:19A une guerre de l'information, je ne crois pas.
00:00:21A des tentatives d'influence,
00:00:24et possiblement, probablement, du Maroc dans cette affaire, oui.
00:00:30Pour en revenir au propos que vous évoquiez du ministre de l'Intérieur français, Laurent Nunez,
00:00:34qui, lui, parle d'ingérence informationnelle opérée par des pays étrangers,
00:00:41j'en reste stupéfait.
00:00:43Pour le ministre de l'Intérieur français,
00:00:45le problème ne serait donc pas, finalement, ce que montrent ces images,
00:00:49c'est-à-dire la réalité d'une crise migratoire, un avertissement pour l'Europe,
00:00:53mais ce serait que ces images puissent circuler
00:00:55et, finalement, alimenter la critique de la politique migratoire européenne.
00:01:00C'est invraisemblable.
00:01:01De la part de l'homme chargé de la sécurité des Français,
00:01:04qui, par ailleurs, a un véritable problème, depuis qu'il est nommé,
00:01:07avec la réalité et avec les chiffres.
00:01:09Un ministre qui, depuis le début,
00:01:11nous a expliqué qu'il y avait entre 200 et 300 000 clandestins en France,
00:01:15alors qu'ils sont au minimum 800 000,
00:01:17ce qu'avait d'ailleurs reconnu son prédécesseur, Gérald Darmanin,
00:01:19qui considère qu'il n'y a pas de lien entre l'immigration et la délinquance,
00:01:24ce dont, pourtant, les propres statistiques de son militaire attestent depuis des années.
00:01:30Donc, on a là un discours qui est bien connu,
00:01:33qui est celui de la Macronie,
00:01:34qui est celui de l'extrême-centre,
00:01:36qui vise, finalement, à expliquer aux Français que tout cela n'existe pas,
00:01:40qu'ils sont manipulés,
00:01:41que tout cela relèverait du fantasme de l'extrême-droite,
00:01:43avec la volonté, on le sent bien,
00:01:45et qui a été exprimée par le chef de l'État lui-même
00:01:47ces dernières années et par ses gouvernements,
00:01:49de vouloir contrôler les médias,
00:01:52le récit médiatique et même les réseaux sociaux,
00:01:54les méchants réseaux sociaux qui ont montré ces images
00:01:57avant même que les grands médias français ne le fassent,
00:02:00de ces dizaines de milliers de migrants déferlés sur l'enclave espagnole
00:02:05quand l'AFP nous expliquait qu'ils étaient 1500 à avoir traversé la frontière.
00:02:10Donc, je trouve ces propos absolument stupéfiants
00:02:13et particulièrement inquiétants,
00:02:14notamment dans la bouche du ministre de l'Intérieur.
00:02:16Céline Benz ?
00:02:17Oui, alors, le Maroc est un pays
00:02:20qui a des questions de souveraineté territoriale qui se posent.
00:02:24On le voit, c'est le cas avec le conflit au Sahara occidental
00:02:27et on le voit avec ces deux enclaves espagnoles
00:02:30dont on comprend que le Maroc a saisi,
00:02:34qu'il pouvait utiliser ça,
00:02:35qu'il pouvait utiliser le fait d'ouvrir finalement des vannes
00:02:39pour faire arriver éventuellement,
00:02:41de manière non concertée, non coordonnée,
00:02:4372 000 personnes dans des enclaves qui sont finalement très petites.
00:02:48Moi, j'ai envie de vous dire, du point de vue des Marocains,
00:02:50ils auraient tort de se priver.
00:02:51Ils ont parfaitement compris qu'ils avaient là un moyen
00:02:54d'influer sur les politiques européennes
00:02:57et éventuellement de se positionner en force
00:03:00sur des territoires dont peut-être ils auraient le souhait de récupérer,
00:03:05sur lesquels ils auraient le souhait d'imposer une souveraineté marocaine.
00:03:09On constate la même chose avec la Libye qui a parfaitement compris
00:03:12qu'elle avait un levier migratoire très fort
00:03:15parce qu'elle a des prisons qui sont remplies de tout un tas de migrants
00:03:19qui proviennent d'Afrique subsaharienne.
00:03:22Donc ces pays, aujourd'hui, disposent de ce levier-là.
00:03:25Ils le savent, ces pays du Maghreb,
00:03:27et ils savent qu'ils peuvent utiliser ce levier migratoire
00:03:31pour imposer un rapport de force à une Union européenne
00:03:35qui est très embarrassée, il faut quand même le dire.
00:03:37On sait que la réunion qui a duré hier avec, justement,
00:03:40dont vous parliez à Amaury, a duré plus de trois heures en visio
00:03:44avec des difficultés à se mettre d'accord entre États européens.
00:03:47Il y a eu des divergences très fortes qui ont été exprimées notamment par l'Italie.
00:03:51Aujourd'hui, la vraie question, c'est de savoir
00:03:53avec quoi on va négocier avec les pays du Maghreb ?
00:03:56Qu'est-ce qu'on va leur dire ?
00:03:57Parce que cet épisode-là, c'est un épisode,
00:03:59mais c'est assuré qu'il se reproduira
00:04:02et qu'il aura de fortes répercussions dans les opinions publiques.
00:04:05Donc aujourd'hui, il faut arriver avec des armes,
00:04:07avec un dialogue fort, puissant,
00:04:09et il faut avoir des choses à opposer
00:04:11à des pays qui seront inévitablement dans la contestation
00:04:14et qui ont ce très puissant levier de l'arme migratoire.
00:04:17Qu'est-ce qu'on peut opposer à l'arme migratoire ?
00:04:21On peut opposer de la fermeté et des lois inflexibles.
00:04:25Si tant de gens veulent venir chez nous,
00:04:26c'est parce qu'on a quand même un régime extrêmement privilégié
00:04:29et que ça donne évidemment envie
00:04:31et on le comprend à toute l'Afrique
00:04:34et pourquoi pas à tous ceux qui viennent de pays
00:04:36qui sont dans la misère dans le monde.
00:04:37Donc la première chose,
00:04:38ce n'est pas de détester le Maroc,
00:04:40c'est d'abord de s'armer nous-mêmes
00:04:42contre ces invasions migratoires.
00:04:44Parce que je le dis, ce sont des invasions migratoires.
00:04:46Ça ne veut pas dire que les gens qui viennent sont des guerriers.
00:04:48Alors rappelons que sur les à peu près 70 000 Marocains
00:04:52ou en tout cas personnes qui venaient du Maroc
00:04:53qui ont traversé cette frontière
00:04:55et qui ont été dans l'enclave espagnole de la Ceuta,
00:04:58plus de 90% sont retournés chez elles quasiment dans les 24 heures.
00:05:02Bien sûr, bien heureusement.
00:05:04Mais malheureusement, il y a une masse beaucoup plus importante
00:05:06de gens qui viennent tout à fait légalement en France chaque année
00:05:09au nombre de 500 000.
00:05:11Pour diverses raisons, mais en général, ce n'est pas pour travailler.
00:05:14C'est pour des motifs familiaux,
00:05:16c'est l'extension indéfinie du droit d'asile, etc.
00:05:22Donc moi, je vais vous dire,
00:05:23dans cette affaire, je n'aime pas le régime espagnol.
00:05:27D'accord ?
00:05:27Je n'aime pas Pedro Sanchez,
00:05:28je n'aime pas ses positions géopolitiques,
00:05:30je n'aime pas sa politique intérieure, etc.
00:05:31J'ai plutôt de la sympathie pour le Maroc.
00:05:33Son positionnement international,
00:05:35sa royauté millénaire,
00:05:37qui, vous savez, a tant de sympathie
00:05:40notamment chez les Juifs
00:05:41et notamment chez le Juif marocain que je suis.
00:05:44Donc, je ne suis pas tout à fait objectif dans ce conflit.
00:05:46Mais, il faut dire quelque chose,
00:05:49en tant qu'Européen,
00:05:50on ne peut que se solidariser vis-à-vis de l'Espagne,
00:05:52même avec le régime gauchiste qu'il a.
00:05:55Donc, quand je vois parfois une certaine droite en France
00:05:58qui sourit en disant
00:06:00« Au fond, le Maroc a bien raison
00:06:02parce que le régime de Sanchez,
00:06:04il nous emmerde un peu »,
00:06:05je trouve qu'ils ont tort.
00:06:07Ils ont tort parce qu'on devrait se solidariser
00:06:09en tant qu'Européens,
00:06:10parce que cette menace migratoire,
00:06:12elle ne date pas d'hier, d'abord,
00:06:13ni concernant le Maroc,
00:06:15ni concernant d'autres pays.
00:06:16Je vous rappelle que la Turquie le faisait aussi avec nous
00:06:18au moment de la crise migratoire en 2015.
00:06:21Donc, on devrait quand même se solidariser
00:06:23et, personnellement, nous, la France serait armée
00:06:25séparément des contraintes de l'Union Européenne.
00:06:27Et c'est ce que disait d'ailleurs Laurent Nunez hier
00:06:29au cours de sa conférence de presse.
00:06:30Il expliquait justement qu'il fallait que l'Europe se renforce,
00:06:34qu'il fallait qu'il y ait plus de solidarité
00:06:35vis-à-vis des pays qui accueillent sur leur territoire
00:06:38massivement ces migrants,
00:06:40notamment l'Espagne, notamment l'Italie.
00:06:42Souvenez-vous, l'Italie avait été abandonnée
00:06:43avec l'affaire Lampedusa.
00:06:45C'est ce qui a permis d'ailleurs à Giorgia Meloni,
00:06:47ensuite de passer avec son parti Fraterra d'Italia
00:06:51qui allait passer de 4 à 22% en seulement quelques années.
00:06:54Donc, elle a été élue précisément sur cette question
00:06:56de la lutte contre l'immigration illégale,
00:07:01contrairement d'ailleurs à Pedro Sanchez
00:07:03qui, lui, a promis une régularisation assez massive,
00:07:06500 000 sans-papiers sur son territoire
00:07:09et qui a été considérée par certains également
00:07:11comme un appel d'air.
00:07:13Mais la question, c'est de savoir si, au fond,
00:07:15l'Europe, je me tourne vers vous, Amory Brulé,
00:07:18est-ce que l'Europe peut être à la fois la solution,
00:07:20c'est ce que dit Laurent Nunez,
00:07:21ou est-ce que c'est le problème ?
00:07:23C'est évidemment la solution.
00:07:25Seulement aujourd'hui, nous payons,
00:07:26mais nous, Européens et Français,
00:07:28nous payons le prix d'une trahison.
00:07:30C'est la trahison d'une promesse
00:07:32qui avait été faite dans les années 80
00:07:33lorsqu'on a mis en place l'espace Schengen.
00:07:36Il s'agissait à l'époque de conditionner
00:07:38la fin des frontières nationales
00:07:41et donc des contrôles, évidemment,
00:07:43à la sécurisation totale
00:07:45des frontières extérieures de l'Europe.
00:07:47Ce qui n'est jamais arrivé.
00:07:48Les frontières de l'Europe,
00:07:50notamment du Sud, sont des passoires.
00:07:52Ils passent tout et n'importe quoi
00:07:53depuis des années.
00:07:55Migrants, évidemment, marchandises,
00:07:56la drogue, notamment.
00:07:59Donc, rien n'a été fait.
00:08:01On a renforcé les moyens de Frontex,
00:08:02mais qui sont largement insuffisants.
00:08:04C'est bien pour cela qu'aujourd'hui,
00:08:07beaucoup, y compris en France
00:08:08et notamment en Marine Le Pen,
00:08:10demandent à ce que l'espace Schengen
00:08:12soit réservé aux seules ressortitions
00:08:14de l'Union Européenne, à minima.
00:08:16Mais il faut bien dire aujourd'hui
00:08:19que si les frontières extérieures de l'Europe
00:08:20ne sont pas protégées,
00:08:22il faut remettre en cause l'espace Schengen.
00:08:25Et ces règles, ça n'est plus supportable.
00:08:27Nous vivons dans un continent
00:08:29où finalement, 27 pays membres
00:08:31ont 27 politiques migratoires différentes.
00:08:34Alors, de plus en plus, j'allais dire,
00:08:37convergentes pour l'écrasante majorité d'entre eux,
00:08:39à l'exception de l'Espagne,
00:08:41qui aujourd'hui fait figure de mouton noir,
00:08:42avec sa politique immigrationniste absolument délirante.
00:08:46Et contrairement à ce qui a été dit hier,
00:08:47y compris à nouveau dans la bouche
00:08:48du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:08:50non, il n'y a pas d'unité en Europe.
00:08:53C'est une unité de façade.
00:08:54C'est une opération de communication
00:08:56à laquelle on a cité hier,
00:08:57puisque vous avez 22 pays sur 27 pays membres
00:09:00qui ont signé cette fameuse lettre ouverte
00:09:02pour dénoncer entre les lignes
00:09:04cette politique délirante de Pedro Sanchez.
00:09:06Avec ces divisions au sein de l'Europe
00:09:07qui sont de plus en plus visibles,
00:09:09on se retrouve tout de suite dans un instant
00:09:11sur Sud Radio,
00:09:11et on se posera cette question.
00:09:13Qui profite le plus de la diffusion de ces images ?
00:09:15Les médias ?
00:09:16Les plateformes ?
00:09:17Certains états ?
00:09:18Vous avez un avis ?
00:09:19Appelez-nous, 0826 300 300, 0826 300 300.
00:09:23A tout de suite sur Sud Radio.
00:09:2610h-13h, les débats de l'été, Noémie Aliwa.
00:09:30Et on est de retour sur Sud Radio
00:09:31avec nos invités qui continuent de débattre hors antenne,
00:09:34Mickaël Sado, Namoury-Brelé,
00:09:36et Madame Benz sur cette fameuse question,
00:09:39sur ces images de Saouta.
00:09:40Mais la suite, le nouvel épisode autour de cet événement,
00:09:44à savoir les propos de Laurent Nunez
00:09:46qui part d'une instrumentalisation des images
00:09:49par des états étrangers.
00:09:51La question, c'est de savoir au fond,
00:09:52est-ce que les réseaux sociaux sont devenus aujourd'hui
00:09:55le principal champ de bataille de l'influence ?
00:09:57Qu'en pensez-vous, Madame Benz ?
00:09:59J'en pense qu'effectivement,
00:10:01la manière dont on peut faire de la politique,
00:10:02c'est un peu entruisme de le dire,
00:10:05mais a été fortement influencée par les réseaux sociaux.
00:10:07Il faut réagir tout de suite,
00:10:08ça implique des réunions d'urgence
00:10:10en plein milieu de l'été,
00:10:11là où, sans doute que par le passé,
00:10:13on aurait pris le temps de coordonner une réflexion.
00:10:17Bon, aujourd'hui, moi j'ai envie de dire,
00:10:20il faut avoir une pensée pour sans doute ces pauvres gens.
00:10:23Enfin, moi je pense que c'est 70 000 personnes là,
00:10:25c'est probablement des personnes qui sont dans la misère,
00:10:28qui se sont retrouvées à bénéficier d'un appel d'air, etc.
00:10:31Mais si elles sont marocaines,
00:10:33c'est à leur état, au Maroc,
00:10:35de leur offrir une solution,
00:10:36c'est-à-dire une formation, un travail,
00:10:38enfin voilà, c'est à l'état marocain
00:10:40de prendre en charge ses ressortissants,
00:10:42ses citoyens, et certainement pas à l'Union Européenne
00:10:46d'aller régler les problèmes des Marocains,
00:10:48même s'il peut y avoir des coopérations internationales
00:10:51ou des coopérations qui peuvent exister.
00:10:53Nous, ce qu'on a à faire,
00:10:54c'est effectivement de sécuriser nos frontières extérieures
00:10:57pour avoir, c'est ce qu'était la promesse de l'Union Européenne,
00:11:00un marché intérieur, à la fois des biens et des personnes,
00:11:04qui soit un marché ouvert et libre.
00:11:06Je vous raconte ma vie.
00:11:07Il y a une semaine de ça, je pars en Allemagne,
00:11:10en train, en prenant la ligne
00:11:12qui relie Strasbourg à Offenburg,
00:11:15qui est le grand nœud ferroviaire de l'Ouest allemand.
00:11:18Il y a la douane allemande
00:11:20qui rentre dans le train
00:11:21et qui contrôle tout le monde.
00:11:23Retour Offenburg-Strasbourg.
00:11:26Je ne vois personne.
00:11:27Je refais le trajet une deuxième fois
00:11:29pour retourner en Allemagne.
00:11:31La douane allemande, à nouveau,
00:11:32qui arrête tout le monde,
00:11:34qui contrôle, etc.
00:11:35Retour en France, personne.
00:11:37Je pense que si l'Allemagne, à un moment donné,
00:11:41juge utile de remettre en place
00:11:43des contrôles aux frontières avec la France,
00:11:46même si c'est de manière sporadique,
00:11:48ça signifie quelque chose.
00:11:50Pourquoi nous considérons-nous
00:11:51que ça n'est pas nécessaire ?
00:11:53Et si ça n'est nécessaire pour personne,
00:11:55ça doit être respecté de part et d'autre.
00:11:57Donc à un moment, Schengen, c'est très bien.
00:11:59Je pense que c'est une promesse
00:12:00qu'on s'est collectivement faite,
00:12:01mais elle doit être appliquée par tout le monde
00:12:02et rendue effective par le fait d'avoir
00:12:04des frontières extérieures
00:12:06qui soient uniformément sécurisées et respectées.
00:12:11Mettons aussi les pieds dans le plat.
00:12:13Lorsque Laurent Nunes parle de guerre informationnelle,
00:12:15disons-le, il parle de la Russie,
00:12:17du fait que la Russie a une stratégie d'influence
00:12:19pour déstabiliser les puissances occidentales.
00:12:23Nous sommes à l'approche, vous le savez,
00:12:24d'une élection particulièrement importante,
00:12:26l'élection présidentielle.
00:12:27Est-ce qu'il n'y a pas malgré tout un risque
00:12:29que ces images soient exploitées,
00:12:35mises en avant particulièrement sur les réseaux sociaux
00:12:37par la Russie ?
00:12:39Alors, d'abord j'aimerais faire un tout petit retour en arrière
00:12:42sur le sujet de l'Europe
00:12:43parce que je n'étais pas du tout d'accord
00:12:44avec Amoribrolet qui prétendait que c'était une solution.
00:12:47J'estime que c'est évidemment le problème
00:12:49puisque pour des raisons de droit,
00:12:51d'infrastructures juridiques
00:12:52qui nous empêchent de modifier les sujets
00:12:54relatifs à l'immigration autrement
00:12:57que par l'unanimité des pays
00:12:58ou par la majorité qualifiée.
00:12:59Or, on voit bien que les pays d'Europe,
00:13:01évidemment, c'est toujours un chassé-croisé
00:13:03quand l'un passe à gauche, l'autre passe à droite
00:13:05et puis on n'arrive jamais à trouver d'accord
00:13:06sur ce genre de sujet.
00:13:08Il y a aussi une question de volonté politique
00:13:09de la Commission européenne
00:13:11qui, depuis toujours,
00:13:12et notamment depuis Ursula von der Leyen,
00:13:14prend ces sujets par-dessus la jambe.
00:13:16On l'a vu avec le limogéage de Fabrice Leggeri
00:13:21à l'époque où il s'occupait de Frontex.
00:13:22Il n'y a aucune volonté politique
00:13:24et d'ailleurs, ce serait très compliqué,
00:13:25à mon avis, de gérer ce sujet
00:13:26du contrôle des frontières au niveau de l'Europe
00:13:29parce que, vous l'avez dit,
00:13:30les routes d'immigration sont trop nombreuses.
00:13:33Il y a celles qui passent par la Méditerranée Ouest,
00:13:34celles qui passent par la Méditerranée Est
00:13:36et évidemment celles qui passent par l'Europe de l'Est.
00:13:38Donc, pour moi, c'est très compliqué.
00:13:41Ensuite, sur la guerre informationnelle
00:13:43dont parle Laurent Nunez,
00:13:45je pense qu'on assiste de plus en plus
00:13:47puisque lui, il parle d'instrumentalisation.
00:13:49Moi, je dis qu'il instrumentalise
00:13:50la guerre en Ukraine
00:13:52et l'épouvantail qui est devenue la Russie
00:13:55pour faire passer des messages
00:13:58et des lois de plus en plus liberticides.
00:14:00Et on le voit,
00:14:02ça s'égrène dans l'actualité.
00:14:03La Macronie est en train de durcir
00:14:05son discours sur l'information,
00:14:07en train de devenir, je dirais,
00:14:08un discours libéral
00:14:09vis-à-vis de l'information.
00:14:11Les réseaux sociaux,
00:14:12désolé de vous dire
00:14:13qu'ils ne sont que le véhicule
00:14:15de l'information.
00:14:16Mais ceux qui sont producteurs
00:14:18de l'information,
00:14:18c'est ceux qui étaient sur place
00:14:19et qui ont pris des vidéos.
00:14:20Quand on voit de l'autre côté,
00:14:22comme l'a rappelé Amaury,
00:14:23que les médias officiels
00:14:24et l'AFP font circuler,
00:14:25eux, de fausses informations.
00:14:27Mais comment ne pas voir
00:14:28les réseaux sociaux,
00:14:29non pas comme une désinformation,
00:14:30mais au contraire,
00:14:31comme un secours absolu
00:14:33de l'information ?
00:14:33Il n'y aurait plus de démocratie
00:14:35sans ça.
00:14:35Sans rire,
00:14:36on assiste à un contrôle
00:14:37des médias officiels,
00:14:38je trouve,
00:14:39qui est vachement inquiétant.
00:14:41Quand on a des soi-disant
00:14:42journalistes formés,
00:14:43cinq ans d'études,
00:14:44j'en sais quelque chose,
00:14:45je connais les écoles de journalisme.
00:14:47Et qui arrivent au bout de tout ça
00:14:48et qui disent,
00:14:49je suis désolé de le dire,
00:14:50des conneries pareilles.
00:14:52C'est des monstrueuses conneries.
00:14:54Heureusement qu'il y a
00:14:55les réseaux sociaux
00:14:56pour nous dire,
00:14:56eh ben non,
00:14:57il y en a un peu plus
00:14:57que ce qu'on vous a dit,
00:14:59sans faire du catastrophisme.
00:15:00Vous l'avez dit tout à l'heure,
00:15:0290% sont rentrés chez eux.
00:15:03On n'est pas obligés
00:15:04de verser dans n'importe quoi.
00:15:05Mais il n'y a que le gouvernement
00:15:07qui pense que les gens
00:15:07sont stupides
00:15:08et versent dans n'importe quoi.
00:15:09Sinon, ils se contentent
00:15:10de regarder les images
00:15:11et ils ont raison de le faire.
00:15:12Amour et Brelé,
00:15:13on voyait acquiescer de la tête.
00:15:15Ah mais oui,
00:15:16mais tout à fait.
00:15:16Il y a une volonté
00:15:17de la Macronie depuis 10 ans
00:15:19de renforcer le contrôle,
00:15:21les régulations
00:15:22sur les réseaux sociaux
00:15:23qui aujourd'hui
00:15:24sont un champ de liberté
00:15:26pour tous ceux
00:15:26qui souhaitent se réinformer
00:15:28face à la désinformation massive
00:15:30qui nous est infligée
00:15:31par les médias du service public
00:15:33et par les grands médias
00:15:33en général.
00:15:34On l'a vu à nouveau
00:15:35dans la propagande
00:15:36qui nous a été faite
00:15:37de ces chiffres ridicules.
00:15:39Qui a pu penser à l'instant,
00:15:41y compris les journalistes,
00:15:41en voyant les images
00:15:42qui étaient diffusées
00:15:43sur les réseaux sociaux
00:15:44au même moment
00:15:44qu'il y avait seulement
00:15:451500 migrants
00:15:46qui déferlaient sur ce...
00:15:47Peut-être qu'ils n'avaient pas
00:15:47encore été dénombrés.
00:15:48Vous savez que malheureusement
00:15:49c'est comme parfois
00:15:51après des catastrophes.
00:15:52On n'a pas tout de suite
00:15:53le nombre de personnes
00:15:54qui sont décédées.
00:15:56Il faut un certain temps
00:15:57pour réussir à les compter.
00:15:59On les aurait invités
00:16:00un petit peu de modestie.
00:16:01Conséquemment.
00:16:02À la simple vue des images,
00:16:03on pouvait se douter
00:16:03que le chiffre de 1500
00:16:04évidemment était très très loin
00:16:06de la réalité.
00:16:07Non, on veut faire une fois de plus
00:16:09les réseaux sociaux,
00:16:10les boucs émissaires.
00:16:13Souvenez-vous de ce qui s'est passé
00:16:14quand même en Roumanie.
00:16:15C'était un précédent gravissime
00:16:17où on nous a expliqué
00:16:18pendant des mois
00:16:19que les réseaux sociaux
00:16:20étaient responsables
00:16:21d'une propagande
00:16:22qui avait finalement poussé
00:16:24le candidat d'extrême droite
00:16:25à l'époque.
00:16:26alors qu'il y a des rapports
00:16:27qui ont été faits
00:16:28sur le sujet
00:16:29et qui ont montré
00:16:29que c'était le contraire.
00:16:30Et que donc
00:16:31les réseaux sociaux
00:16:32n'avaient eu aucune influence.
00:16:33D'ailleurs,
00:16:34aucun rapport n'a pu démontrer
00:16:35sérieusement
00:16:36depuis plus de 30 ans
00:16:37que les réseaux sociaux,
00:16:3920 ans que les réseaux sociaux existent,
00:16:41qu'ils ont pu influencer
00:16:43d'une façon ou d'une autre
00:16:44une élection
00:16:45quelque part dans le monde.
00:16:46Nulle part.
00:16:47Donc tout cela,
00:16:47ce sont des mensonges
00:16:48qui sont évidemment professés
00:16:50aujourd'hui par la Macronie
00:16:51qui s'assument totalement
00:16:54dans cette dérive liberticide.
00:16:55il faut le dire liberticide
00:16:57qui veut restreindre
00:16:58la liberté des français
00:16:59sur les réseaux sociaux
00:17:00qui interdit les réseaux sociaux
00:17:01au moins de 15 ans
00:17:02que la Macronie commence
00:17:04et le gouvernement commence
00:17:05par demander aux plateformes
00:17:06de respecter la loi
00:17:07ce qu'elles ne font pas
00:17:08quand on voit
00:17:09qu'il y a des dizaines
00:17:10des centaines
00:17:11des milliers de messages haineux
00:17:13antisémites
00:17:14islamistes
00:17:14qui font l'apologie
00:17:16du terrorisme
00:17:16sur les réseaux sociaux
00:17:18et que rien ne se passe
00:17:19c'est ça
00:17:19il me semble
00:17:20d'abord la priorité.
00:17:21Céline Bent
00:17:22et moi il me
00:17:23enfin
00:17:24il me paraît évident
00:17:25qu'il y a une espèce
00:17:26de liberté absolue
00:17:28si chacun était capable
00:17:29de se discipliner
00:17:30ce serait très bien
00:17:31or c'est pas le cas
00:17:34et à partir du moment
00:17:35où c'est pas le cas
00:17:36il me paraît normal
00:17:37qu'une puissance
00:17:37de régulation
00:17:38en l'espèce
00:17:39un état
00:17:40impose des règles
00:17:41ne serait-ce que
00:17:42pour la protection
00:17:43des mineurs
00:17:43moi il me paraît
00:17:44quand même heureux
00:17:45qu'il y ait des sanctions
00:17:46qui puissent être imposées
00:17:48pour la diffusion
00:17:49de contenus
00:17:50pédopornographiques
00:17:51qu'on a vu
00:17:51que c'était
00:17:51très régulièrement
00:17:52le cas
00:17:52et qu'on puisse
00:17:54interdire les réseaux
00:17:55sociaux
00:17:55au moins de 15 ans
00:17:56mais ma foi
00:17:57si on met
00:17:59des interdictions
00:18:00pour tout un tas
00:18:01de dispositifs
00:18:02on a des films
00:18:03qui sont déconseillés
00:18:04au moins de 16 ans
00:18:05ça n'a jamais
00:18:05dérangé personne
00:18:06enfin un jeune
00:18:07n'a pas à être
00:18:08exposé à l'entièreté
00:18:09des contenus disponibles
00:18:11que tout contenu
00:18:12haineux
00:18:12qui est proscrit
00:18:13par la loi
00:18:13soit banni
00:18:14des réseaux sociaux
00:18:15ça me paraît normal
00:18:15qu'il soit antisémite
00:18:16qu'il soit
00:18:18antimusulman
00:18:20mais après
00:18:20qu'il y ait une régulation
00:18:22de ce qui peut
00:18:22y être diffusé
00:18:23notamment à l'heure
00:18:24de l'intelligence artificielle
00:18:25où on peut générer
00:18:26des contenus
00:18:29en créant des deepfakes
00:18:30qu'on diffusera
00:18:31pour étant de vraies images
00:18:33ça me paraît être
00:18:34une mesure de bon sens
00:18:35qu'il y ait
00:18:36qu'il y ait des avertissements
00:18:38qu'il y ait des pare-feux
00:18:39et qu'on ne tienne pas
00:18:40pour une information
00:18:41vraie
00:18:41parce que
00:18:42si vous êtes journaliste
00:18:43autour de cette table
00:18:44vous le savez
00:18:44une information
00:18:45c'est quelque chose
00:18:46qui est sourcé
00:18:46et qui est vérifié
00:18:48sans quoi on n'a plus besoin
00:18:49de journalistes
00:18:49on est tous journalistes
00:18:50à nos heures
00:18:51avec nos téléphones
00:18:53et qu'il y ait un filtre
00:18:54qui soit opéré
00:18:55avec des avertissements
00:18:57en disant
00:18:57voilà
00:18:57là vous allez voir
00:18:58un contenu
00:18:58qui est généré
00:18:59par de l'intelligence artificielle
00:19:00qui en émane
00:19:02qui a été filmé
00:19:03par monsieur un tel
00:19:04à tel lieu
00:19:05à telle heure
00:19:06la liberté absolue
00:19:08ça ne fonctionne que
00:19:09dès lors
00:19:10que chacun est capable
00:19:10de se discipliner
00:19:11et jusqu'à preuve du contraire
00:19:13ce n'est pas le cas
00:19:14sinon on n'aurait plus
00:19:15besoin de dénominateur commun
00:19:16et donc plus besoin d'état
00:19:18j'ai envie de vous dire
00:19:19la diffamation
00:19:20ou l'insulte
00:19:21sont déjà condamnés
00:19:22par la loi française
00:19:24pour le reste
00:19:25concernant la protection
00:19:26des mineurs
00:19:27je suis désolé de vous dire
00:19:28que la protection
00:19:29des mineurs
00:19:30elle ne revient pas
00:19:30à l'état
00:19:31elle revient aux parents
00:19:33pourquoi est-ce que
00:19:34des petits
00:19:35de 10 ans
00:19:36sont exposés
00:19:37à des contenus
00:19:37pénopornographiques
00:19:38sur leur téléphone
00:19:39parce que leurs parents
00:19:40leur ont foutu
00:19:41un smartphone dans les mains
00:19:42c'est ça l'erreur
00:19:43mais on ne va pas
00:19:45interdire
00:19:46ou contrôler
00:19:47le passage
00:19:47de tout adulte
00:19:48éclairé
00:19:49qui va sur les réseaux sociaux
00:19:50parce que
00:19:51il y a des gens
00:19:52qui font n'importe quoi
00:19:53avec leurs enfants
00:19:54ça c'est un mauvais motif
00:19:55qui permet
00:19:56d'écraser la liberté
00:19:57de tous
00:19:58donc on n'écrase pas
00:19:59la liberté de tous
00:20:00parce qu'il y a des excès
00:20:00de certains
00:20:01je trouve que c'est
00:20:02une mauvaise logique
00:20:02et on voit comment ça peut dériver
00:20:04parce que désolé de vous dire
00:20:05qu'au moment du Covid
00:20:06là pour le moment
00:20:06on nous dit
00:20:07il y a des tiers de confiance
00:20:08vous inquiétez pas
00:20:09c'est pas l'état
00:20:10directement
00:20:10qui va réguler
00:20:11votre entrée
00:20:11et votre sortie
00:20:12des réseaux sociaux
00:20:12et qui va contrôler
00:20:13votre carte d'identité
00:20:14il y aura un tiers de confiance
00:20:15mais désolé de vous dire
00:20:16qu'on a vu
00:20:17les évolutions législatives
00:20:18pendant le Covid
00:20:19qui ont permis
00:20:20finalement
00:20:21de retrouver les gens
00:20:22qui avaient une parole
00:20:23dissidente sur la vaccination
00:20:26vous voyez
00:20:26de soumettre à la question
00:20:28ceux qui n'étaient pas d'accord
00:20:29avec les politiques officielles
00:20:30désolé de vous dire
00:20:31que cette dérive liberticide
00:20:32moi
00:20:32elle m'inquiète
00:20:33et je sais très bien
00:20:34dans quel sens ça va avancer
00:20:35donc
00:20:38vous parliez tout à l'heure
00:20:39de la liberté absolue
00:20:40je préfère la foire
00:20:41à la prison
00:20:43je vous le dis
00:20:44je ne suis pas un grand libéral
00:20:45je ne suis pas un libertarien
00:20:47mais
00:20:48on voit comment les choses évoluent
00:20:50et actuellement
00:20:51je suis plus
00:20:52pour une liberté d'expression
00:20:53vachement large
00:20:54que pour une liberté d'expression
00:20:55qui a tendance
00:20:56à se resserrer
00:20:56au nom de motifs
00:20:57de sécurité
00:20:58d'éducation
00:20:59d'ingérence étrangère
00:21:00de je ne sais quoi
00:21:01et notre chroniqueur
00:21:02Michael S. Adone
00:21:03qui je cite
00:21:03préfère la foire
00:21:04à la prison
00:21:05c'est un sujet
00:21:05c'est en tout cas
00:21:06un point de vue
00:21:07qui manifestement
00:21:10créé du débat
00:21:11créé de la polémique
00:21:12on se retrouve dans un instant
00:21:13sur Sud Radio
00:21:14on parlera de ces traversées
00:21:16dans la Manche
00:21:17et on se posera cette question
00:21:18peut-on contrôler
00:21:19les traversées migratoires
00:21:20ou est-ce une fatalité ?
00:21:22est-ce qu'il faut se faire
00:21:22une raison ?
00:21:23parce que tous les étés
00:21:24on a malheureusement
00:21:25les mêmes images
00:21:26les mêmes informations
00:21:27on se retrouve tout de suite
00:21:28sur Sud Radio
00:21:36et merci d'être avec nous
00:21:38sur Sud Radio
00:21:38il est 11h02
00:21:40nous sommes de retour
00:21:41il est le temps
00:21:42de continuer ce débat
00:21:44avec nos trois débatteurs
00:21:45trois débatteurs
00:21:45chevronnés
00:21:46et enflammés
00:21:47disons-le
00:21:47Michael Sadeau
00:21:48N'Amour et Brûlé
00:21:49et Céline Benz
00:21:50avec cet autre sujet
00:21:52qui nous intéresse ce matin
00:21:53et qui concerne
00:21:54ces nouveaux drames
00:21:54dans la Manche
00:21:55peut-on encore contrôler
00:21:57les traversées migratoires
00:21:58vous le savez
00:21:59ces derniers jours
00:22:00une nouvelle opération de secours
00:22:01a rappelé la dangerosité
00:22:03de ces traversées
00:22:04une embarcation
00:22:05transportant
00:22:06près de 160 migrants
00:22:08a pris feu
00:22:08en pleine Manche
00:22:09les secours français
00:22:10sont intervenus
00:22:11pour venir en aide
00:22:12aux passagers
00:22:12et éviter
00:22:13un nouveau drame en mer
00:22:14malgré les contrôles renforcés
00:22:16et la coopération
00:22:17entre la France
00:22:17et le Royaume-Uni
00:22:19les départs se poursuivent
00:22:20et les opérations
00:22:21de sauvetage
00:22:22particulièrement en été
00:22:23mais derrière ces drames en mer
00:22:25une question revient
00:22:26pourquoi ces traversées
00:22:27continuent-elles
00:22:28malgré les risques
00:22:29pour certains
00:22:30cela montre
00:22:30que les politiques actuelles
00:22:32ne permettent pas
00:22:33de maîtriser
00:22:33les frontières
00:22:34pour d'autres
00:22:35le vrai problème
00:22:35reste l'action
00:22:36des réseaux de passeurs
00:22:38qui exploitent
00:22:39la détresse des personnes
00:22:40prêtes à risquer
00:22:40leur vie
00:22:41alors la question est posée
00:22:42peut-on encore contrôler
00:22:44les traversées de la Manche
00:22:45faut-il renforcer
00:22:46davantage
00:22:47les contrôles aux frontières
00:22:48ou faut-il surtout
00:22:49s'attaquer aux passeurs
00:22:50et trouver d'autres solutions
00:22:51pour éviter ces départs
00:22:53dangereux
00:22:53amis auditeurs
00:22:54qu'en pensez-vous ?
00:22:55appelez-nous
00:22:56est-ce que la France
00:22:57et le Royaume-Uni
00:22:57peuvent réellement
00:22:58empêcher ces traversées ?
00:23:00est-ce un phénomène
00:23:01impossible tout simplement
00:23:02à endiguer ?
00:23:03appelez-nous
00:23:030826 300 300
00:23:050826 300 300
00:23:07je vais me tourner
00:23:07vers vous
00:23:08Amaury Brolet
00:23:09est-ce que vous pensez
00:23:10au fond
00:23:10que c'est un problème
00:23:12contre lequel on ne peut
00:23:13rien faire ?
00:23:13est-ce qu'il y a une forme
00:23:14de fatalité ?
00:23:15parce que chaque été
00:23:16nous vous voyons
00:23:17à la fois
00:23:17les mêmes problèmes
00:23:18se répéter
00:23:19ces mêmes embarcations
00:23:20qui prennent le large
00:23:21qui prennent des risques
00:23:22elles sont chaque fois
00:23:24ou presque chaque fois
00:23:25secourues
00:23:26et il y a comme ça
00:23:27une sorte de répétition
00:23:29de situations
00:23:30qui sont à la fois
00:23:31illégales et dangereuses
00:23:32chaque année
00:23:33et particulièrement
00:23:34en été
00:23:34en tout cas
00:23:35c'est un constat
00:23:36d'échec évident
00:23:37depuis 30 ans
00:23:38de politique
00:23:38de coopération
00:23:39entre le Royaume-Uni
00:23:40et la France
00:23:40les deux pays
00:23:42signent régulièrement
00:23:43des traités
00:23:44traités du Touquet
00:23:45traités de Sandhurst
00:23:46qui a été à nouveau
00:23:47prolongé en avril dernier
00:23:49traités un pour un
00:23:50qui a été signé
00:23:51par les deux pays
00:23:52il y a un an
00:23:53en août 2025
00:23:55qui consistait
00:23:57au Royaume-Uni
00:23:58à renvoyer
00:23:59des clandestins illégaux
00:24:00arrivés chez eux
00:24:01vers la France
00:24:02et en même temps
00:24:03à accueillir
00:24:04des migrants
00:24:05de façon légale
00:24:06depuis notre pays
00:24:07l'objectif
00:24:08c'était 2500
00:24:09les derniers chiffres
00:24:10qui ont été publiés
00:24:11font état
00:24:12d'un gros millier
00:24:13de migrants
00:24:13échangés
00:24:14de part et d'autre
00:24:15donc c'est évidemment
00:24:16un échec
00:24:17l'idée était
00:24:17de dissuader
00:24:18les passeurs
00:24:20et les filières
00:24:20criminelles
00:24:21et évidemment
00:24:22surtout les migrants
00:24:23de faire la traversée
00:24:25ce qui n'est pas arrivé
00:24:26on a enregistré
00:24:28plus de 40 000 traversées
00:24:29de la Manche
00:24:30l'an passé
00:24:31les chiffres sont un peu
00:24:32en baisse
00:24:33depuis le début de l'année
00:24:34mais ils risquent
00:24:35malheureusement
00:24:36de repartir à la hausse
00:24:37à la faveur
00:24:38de l'été
00:24:39donc la vérité
00:24:40c'est que
00:24:41la frontière
00:24:42entre nos deux pays
00:24:43est une passoire
00:24:45comme elle l'est d'ailleurs
00:24:45partout ailleurs
00:24:47et que l'on a beau
00:24:48mettre de l'argent
00:24:49que l'on a beau
00:24:49mettre des moyens
00:24:50que l'on a beau
00:24:51renforcer les services
00:24:52de renseignement sur place
00:24:53notamment pour lutter
00:24:54contre ces filières
00:24:54criminelles
00:24:55malheureusement
00:24:56ça ne fonctionne pas
00:24:57si l'on ne tarie pas
00:24:59les flux
00:24:59au sud de l'Europe
00:25:01on continuera
00:25:02à accumuler les stocks
00:25:03au nord de la France
00:25:04et aujourd'hui
00:25:05la situation
00:25:05dans le Calizy
00:25:06est dramatique
00:25:07elle est dramatique
00:25:07pour les migrants
00:25:08qui sont en effet
00:25:09des victimes
00:25:10exploitées
00:25:10par des criminels
00:25:12et des passeurs
00:25:13qui sont là
00:25:13pour faire du business
00:25:14y compris au prix du sang
00:25:16et puis
00:25:16je pense évidemment
00:25:18à ces dizaines de milliers
00:25:19ces centaines de milliers
00:25:20de français
00:25:20qui dans le nord
00:25:22Pas-de-Calais
00:25:23aujourd'hui
00:25:24subissent aussi
00:25:26les nuisances
00:25:27et même la délinquance
00:25:28liée à la présence
00:25:29de ces milliers de migrants
00:25:30partout disséminés
00:25:32donc une fois de plus
00:25:32c'est le constat
00:25:33un constat d'échec
00:25:34de nos politiques
00:25:35Célimens
00:25:35vous faites aussi
00:25:36le même constat d'échec
00:25:38avec cette situation
00:25:38qui se reproduit
00:25:39chaque année
00:25:40ces drames
00:25:41ces catastrophes
00:25:42ces traversées
00:25:42de la manche illégale
00:25:44parfois ces personnes
00:25:45qui décèdent
00:25:46dans la noyade
00:25:47et cette difficulté
00:25:49à endiguer ce problème
00:25:51C'est un peu ce que disait
00:25:52Amory
00:25:53c'est-à-dire que
00:25:54si ces migrants
00:25:56qui sont là
00:25:56en situation
00:25:58souvent irrégulière
00:25:59voient en le Royaume-Uni
00:26:01une sorte d'eldorado
00:26:02c'est que manifestement
00:26:04elles quittent
00:26:05un lieu de misère
00:26:06à l'origine
00:26:06et souvent
00:26:07cette traversée
00:26:08de la manche
00:26:09arrive au bout
00:26:10d'un très long parcours
00:26:11en réalité
00:26:12c'est des gens
00:26:12qui sont là
00:26:13qui demeurent
00:26:15dans des conditions
00:26:16qui sont des conditions
00:26:17épouvantables
00:26:18des personnes
00:26:18qui voyagent
00:26:20depuis très longtemps
00:26:21qui ont quitté
00:26:21leur domicile
00:26:23Si elles sont arrivées
00:26:24effectivement
00:26:24jusqu'à Calais
00:26:26c'est qu'a priori
00:26:26elles ont traversé
00:26:28un bon morceau d'Europe
00:26:30de manière
00:26:31irrégulière
00:26:33Le problème
00:26:33c'est que
00:26:34là on arrive
00:26:35à une sorte
00:26:36de goulot d'étranglement
00:26:37où on se dit
00:26:37on va régler le problème
00:26:38entre la France
00:26:39et la Grande-Bretagne
00:26:40Alors on n'y arrive pas vraiment
00:26:42c'est-à-dire qu'on sait
00:26:43que depuis le début
00:26:44de l'année 2026
00:26:45on a entre 14 et 15 000 personnes
00:26:48qui ont procédé
00:26:49ou tenté de procéder
00:26:50à cette traversée
00:26:52souvent au péril
00:26:53de leur vie
00:26:53dans des conditions
00:26:54qui sont indescriptibles
00:26:55avec des personnes affaiblies
00:26:57etc
00:26:57Mais si on prend
00:26:58le problème en amont
00:26:59c'est-à-dire déjà
00:27:00comment elles sont arrivées
00:27:01jusqu'à Calais
00:27:02et si on le prend
00:27:03encore en amont
00:27:04quelle situation
00:27:05quel pays
00:27:06elles ont quitté
00:27:06pourquoi leur état
00:27:07peut-être qu'il est en guerre
00:27:08pourquoi leur état
00:27:10n'a pas réussi
00:27:10à leur proposer
00:27:11quelque chose
00:27:11qui leur donnait
00:27:12envie de rester
00:27:14chez elles
00:27:14de faire prospérer
00:27:16leur propre pays
00:27:18La dernière idée en date
00:27:19qui a été proposée
00:27:20par le parti
00:27:21de Nigel Farage
00:27:22c'est de dire
00:27:23bon bah
00:27:23on va envoyer
00:27:25la Royal Navy
00:27:26pour faire en sorte
00:27:27d'aider les français
00:27:28qui ne parviennent pas
00:27:29à assurer la sécurité
00:27:30à leurs frontières
00:27:31Moi je veux bien
00:27:32mais est-ce que
00:27:33premièrement
00:27:33c'est le travail
00:27:34de la marine nationale
00:27:35et deuxièmement
00:27:35on voit bien
00:27:36que c'est une solution
00:27:37de briquet de broc
00:27:38alors si elle pouvait fonctionner
00:27:39tant mieux
00:27:39mais on sait bien
00:27:40que c'est le travail
00:27:41des gardes-côtes
00:27:42normalement
00:27:42c'est le travail
00:27:43de la sécurité civile
00:27:44certainement pas
00:27:45de l'armée
00:27:46et surtout
00:27:46le problème
00:27:47c'est pas là
00:27:47qu'il faut le résoudre
00:27:48c'est aux frontières
00:27:49de l'Union Européenne
00:27:50premièrement
00:27:51et si c'est possible
00:27:52encore en amont
00:27:54ce qui devrait être
00:27:54le rôle
00:27:55à la fois
00:27:55de la diplomatie
00:27:57à la fois
00:27:57de nos politiques
00:27:58éventuellement
00:27:59d'accompagnement
00:28:00de state building
00:28:01pour faire en sorte
00:28:02d'avoir des états
00:28:03qui soient attractifs
00:28:04dans lesquels
00:28:05les personnes restent
00:28:06qu'elles aient envie
00:28:07de bâtir
00:28:07de construire
00:28:08leur société à elles
00:28:09et que ça leur fournisse
00:28:10un avenir désirable
00:28:11chez elles
00:28:12donc elle s'adoune
00:28:13c'est ça la solution
00:28:14d'abord et avant tout
00:28:15c'est-à-dire faire
00:28:16de la co-construction
00:28:17du co-développement
00:28:19apporter de l'aide
00:28:20au pays
00:28:21déjà dans leurs propres
00:28:23frontières
00:28:23c'est ça la solution ?
00:28:25j'y crois pas beaucoup
00:28:27je pense que l'Europe
00:28:28d'abord n'est plus
00:28:29en situation
00:28:29elle-même
00:28:30d'améliorer sa situation
00:28:32alors je suis pas sûr
00:28:33qu'elle soit en mesure
00:28:34d'améliorer la situation
00:28:35des autres pays
00:28:36et notamment
00:28:36des pays les plus pauvres
00:28:37et puis
00:28:39voilà
00:28:40l'histoire nous montre
00:28:41qu'on exporte rarement
00:28:43la démocratie
00:28:43on exporte aussi rarement
00:28:45la prospérité
00:28:46en général
00:28:47ces deux choses
00:28:48viennent des forces intérieures
00:28:49d'un pays
00:28:50de la maturité d'un peuple
00:28:51qui a compris
00:28:52qu'il était arrivé
00:28:52à un certain stade
00:28:53de son histoire
00:28:54ou pas d'ailleurs
00:28:55donc sur la partie
00:28:57quand est-ce qu'ils arrivent
00:28:58chez nous
00:28:58là je suis un milliard de fois
00:29:00d'accord avec vous
00:29:01c'est-à-dire que si à un moment
00:29:02ils repartent de nos côtes
00:29:03c'est qu'à un moment
00:29:03ils y sont arrivés
00:29:04d'une manière ou d'une autre
00:29:05donc la première chose
00:29:06c'est le contrôle
00:29:07on en parlait sur le sujet précédent
00:29:08on va aussi en parler ici
00:29:10quelque part
00:29:11sans faire de mauvaise comparaison
00:29:12on joue un peu le rôle
00:29:13du Maroc
00:29:14vis-à-vis
00:29:16de la Grande-Bretagne
00:29:17c'est-à-dire qu'on a
00:29:18un rôle de rétention
00:29:19alors évidemment
00:29:20on va pas leur faire des menaces
00:29:21comme le Maroc
00:29:21le fait à l'Espagne
00:29:22mais on a un rôle
00:29:23de rétention
00:29:24notamment
00:29:24en vertu d'un accord
00:29:25et il faut en parler
00:29:26d'un accord unique
00:29:27qui est l'accord du Touquet
00:29:28de 2003
00:29:29et qui fait en sorte
00:29:30que la frontière
00:29:31et le contrôle
00:29:32de la frontière
00:29:33reviennent à la France
00:29:34en échange de subsides
00:29:35du Royaume-Uni
00:29:36qui en fait nous paye
00:29:37qui sous-traite en fait
00:29:38la gestion de cette frontière
00:29:39en plus on le fait très mal
00:29:41parce que bon
00:29:42voilà
00:29:42on a un problème
00:29:44d'organisation
00:29:44et de contrôle
00:29:45de nos frontières
00:29:46mais de manière générale
00:29:49ça devrait pas être
00:29:50à la France
00:29:50de régler ça
00:29:51donc moi je pense
00:29:52que la solution
00:29:53c'est évidemment
00:29:53de lutter contre les passeurs
00:29:54ça a déjà été fait
00:29:56visiblement
00:29:56je crois qu'il y a 500 passeurs
00:29:57qui ont été arrêtés
00:29:58sur les deux dernières années
00:29:59grâce à la coopération
00:30:00franco-britannique
00:30:01c'est tant mieux
00:30:02il y a je crois 40 000 passages aussi
00:30:04qui ont été évités
00:30:05ces deux dernières années
00:30:06sous le dernier gouvernement britannique
00:30:08grâce à la coopération
00:30:09franco-britannique
00:30:10c'est très bien
00:30:10mais la solution
00:30:12number one
00:30:12c'est que la France
00:30:13ferme ses frontières
00:30:14je sais pas vous dire autre chose
00:30:16ça peut avoir l'air simpliste
00:30:17ça peut avoir l'air débile
00:30:18mais c'est l'unique solution
00:30:19pour moi
00:30:20mais Mickaël
00:30:20ça donne que la France
00:30:21ferme ses frontières
00:30:22ça voudrait dire
00:30:23sortir de Schengen
00:30:24parce que vous savez
00:30:24que la France
00:30:25a délégué une partie
00:30:26de sa souveraineté
00:30:26et de ses frontières
00:30:28justement
00:30:29à l'espace Schengen
00:30:30qui est devenu
00:30:30le nouvel espace
00:30:32de la frontière
00:30:34supranationale
00:30:34mais en tout cas
00:30:35qui entoure l'Europe
00:30:37la France
00:30:38aujourd'hui
00:30:39a des frontières
00:30:39qui sont davantage européennes
00:30:41en tout cas au sein de l'Europe
00:30:42oui pour moi
00:30:42c'est une grande bêtise
00:30:43mais vous savez
00:30:44que légalement
00:30:45on a déjà le droit
00:30:47de suspendre Schengen
00:30:48jusqu'à deux ans
00:30:49pour des raisons
00:30:49d'absence
00:30:50de contrôle migratoire
00:30:52etc
00:30:53l'Allemagne
00:30:54l'avait déjà fait
00:30:54je crois
00:30:55il y a 3 ou 4 ans
00:30:56dans les landers de l'Est
00:30:57parce qu'il y avait
00:30:57un manque de contrôle
00:31:00des pays
00:31:00qui étaient plus à l'Est
00:31:01de l'Allemagne
00:31:02Georgia Meloni
00:31:03a annoncé
00:31:03elle aussi
00:31:04qu'elle voulait
00:31:05suspendre Schengen
00:31:06vis-à-vis de ce qui s'est passé
00:31:07en Espagne
00:31:08et de la régularisation massive
00:31:10annoncée par Pedro Sanchez
00:31:12pardon
00:31:12donc
00:31:13la France serait en mesure
00:31:14de le faire
00:31:15aussi dès aujourd'hui
00:31:16alors après
00:31:17il faudrait le prolonger
00:31:18dans le temps
00:31:18mais pour moi
00:31:19oui
00:31:21le fait de retrouver
00:31:22de la sécurité
00:31:23à un contrôle migratoire
00:31:24ne passera
00:31:24que par le détricotage
00:31:26de l'Europe
00:31:26c'est hyper important
00:31:28il faut que l'Europe
00:31:29s'affaiblisse
00:31:30parce que
00:31:31si l'Europe est faible
00:31:32nous serons plus forts
00:31:33désolé de le dire comme ça
00:31:34je sais que je fais exprès
00:31:36d'utiliser un slogan
00:31:37un peu choc
00:31:38non mais c'est intéressant
00:31:38écoutez vous avez votre point de vue
00:31:40mais manifestement
00:31:40c'est pas exactement celui
00:31:41d'Amoury Brûlé
00:31:42qui il y a encore quelques minutes
00:31:43nous disait
00:31:44il faut plus d'Europe
00:31:46Amoury Brûlé
00:31:46expliquez-nous
00:31:47vous êtes d'accord
00:31:47avec cette idée
00:31:48de Michael Sadoun
00:31:49qui considère
00:31:49qu'il faut rétablir
00:31:50les frontières en France
00:31:51et sortir de l'espace Schengen
00:31:53parce que c'est quand même
00:31:54ça rentre en contradiction
00:31:55avec ce que nous disiez tout à l'heure
00:31:57vous posez la question
00:31:57de savoir s'il fallait plus
00:31:58ou moins d'Europe
00:31:59pour régler ce problème
00:32:00de la crise migratoire
00:32:02et vous nous disiez
00:32:02que ça passerait
00:32:03par une meilleure
00:32:05justement un meilleur développement
00:32:06et de la solidarité
00:32:07entre les pays européens
00:32:07alors nulle contradiction
00:32:09j'ai justement rappelé
00:32:10que la fin
00:32:11des frontières nationales
00:32:13devait coïncider
00:32:14avec la sécurisation
00:32:15des frontières extérieures
00:32:16ce qui n'existe pas aujourd'hui
00:32:18ce qui n'a d'ailleurs
00:32:19jamais existé
00:32:20c'est bien pour cela
00:32:20que tant que les frontières
00:32:22notamment au sud de l'Europe
00:32:23ne seront pas sûres
00:32:24oui il faut suspendre
00:32:26l'espace Schengen
00:32:27pour la France
00:32:28c'est tout
00:32:29et on peut le faire
00:32:30de façon tout à fait dérogatoire
00:32:31ça existe
00:32:32et puis j'ai envie de vous dire
00:32:34qu'est-ce qui empêche la France
00:32:36pays fondateur
00:32:37de l'Union Européenne
00:32:38poids lourd en Europe
00:32:39avec l'Allemagne
00:32:40de décider unilatéralement
00:32:42de suspendre Schengen
00:32:42qu'est-ce qui va se passer ?
00:32:44Madame Van der Leyen
00:32:46va s'énerver
00:32:46elle va nous imposer une amende
00:32:47donc non
00:32:48donc si demain
00:32:49la France
00:32:50si Marine Le Pen
00:32:50au lendemain de son élection
00:32:52à l'Elysée
00:32:52si jamais elle était élue
00:32:54parce que c'est la seule
00:32:54qui veut sérieusement lutter
00:32:55contre l'immigration illégale
00:32:56en France
00:32:57décide que la France
00:32:58se retire de Schengen
00:33:00et bien la France
00:33:00se retirera de Schengen
00:33:02voilà
00:33:02voilà comment ça se passera
00:33:03et c'est comme ça
00:33:04que ça passe d'ailleurs
00:33:05depuis 20 ans
00:33:06que chaque pays en Europe
00:33:08décide finalement
00:33:09de faire comme il veut
00:33:11avec les réglementations
00:33:12européennes
00:33:13le fait
00:33:13et il ne se passe pas grand chose
00:33:15ou au pire
00:33:15on vous impose des amendes
00:33:16bon ben on les paiera
00:33:17les amendes
00:33:17de toute façon
00:33:18on en paie déjà tellement
00:33:18donc c'est pas un sujet
00:33:19non
00:33:20vous l'avez dit
00:33:22moi je pense
00:33:23au contraire
00:33:24de vous
00:33:25que la solution
00:33:25elle est à la fois
00:33:26nationale
00:33:27dans notamment
00:33:29la question du droit d'asile
00:33:30de l'immigration familiale
00:33:32etc
00:33:32mais aussi
00:33:33la solution est européenne
00:33:34du fait
00:33:35il faut que nous puissions
00:33:37à l'échelle continentale
00:33:38sécuriser nos frontières extérieures
00:33:39c'est le point de vue
00:33:40de Mickaël Sadeau
00:33:41des nabours et brûlés
00:33:42la France doit reprendre
00:33:43le contrôle de ses frontières
00:33:44restez avec nous
00:33:45il est 11h14
00:33:46et on se retrouve
00:33:47dans un instant
00:33:47sur Sud Radio
00:33:48on parlera de ces compagnies pétrolières
00:33:50qui s'en mettent
00:33:51plein les fouilles
00:33:52pendant que les prix
00:33:52de l'essence augmentent
00:33:53faut-il les taxer plus ?
00:33:55faut-il les taxer plus ?
00:33:57donnez-nous votre avis
00:33:57appelez-nous
00:33:580826 300 300
00:34:000826 300
00:34:01on attend votre point de vue
00:34:02sur la question
00:34:03à tout de suite
00:34:03sur Sud Radio
00:34:0410h 13h
00:34:05les débats de l'été
00:34:07Noémie Alioua
00:34:08et on est de retour
00:34:09sur Sud Radio
00:34:09avec nos trois débatteurs
00:34:10débatteurs
00:34:11chevronnés
00:34:12enflammés
00:34:13Mickaël Sade
00:34:13ou Namori
00:34:14Brûlé
00:34:14et Céline Benz
00:34:16et pour cette dernière partie
00:34:17de l'émission
00:34:17on reviendra
00:34:18sur ce sujet
00:34:20cet autre sujet
00:34:21ce troisième sujet
00:34:22les grands groupes
00:34:23gagnent-ils trop d'argent
00:34:24pendant que les automobilistes
00:34:26paient la facture
00:34:27aux Etats-Unis
00:34:28une scène a surpris
00:34:30Donald Trump
00:34:30s'en est pris directement
00:34:31aux géants du pétrole
00:34:32pourtant d'ordinaire
00:34:33plutôt ses amis
00:34:34leur reprochant
00:34:35de faire trop de bénéfices
00:34:37alors que les prix
00:34:38à la pompe
00:34:38restent très élevés
00:34:39le président américain
00:34:40leur lance un message clair
00:34:41faites baisser
00:34:43les prix
00:34:43maintenant
00:34:44Now
00:34:44maintenant
00:34:45pour lui
00:34:45les compagnies pétrolières
00:34:47doivent faire un effort
00:34:47et redonner une partie
00:34:49de leurs profits
00:34:49aux consommateurs
00:34:50une sortie qui relance
00:34:51un vieux débat
00:34:52vieux comme le pétrole
00:34:54quand les prix augmentent
00:34:55qui doit payer
00:34:56les groupes pétroliers
00:34:57répondent que le prix
00:34:58de l'essence
00:34:59dépend surtout
00:34:59du marché mondial
00:35:00du cours du brut
00:35:01et des tensions internationales
00:35:03mais les critiques
00:35:03accusent ces grandes entreprises
00:35:05de profiter des crises
00:35:06pour augmenter leurs bénéfices
00:35:07pendant que les automobilistes
00:35:09voient la facture grimper
00:35:11alors la question se pose
00:35:12les pétroliers
00:35:13profitent-ils des crises
00:35:14pour s'enrichir ?
00:35:16pour certains
00:35:16les grands groupes
00:35:17doivent faire preuve
00:35:18d'un petit geste
00:35:19quand le pouvoir d'achat
00:35:20des consommateurs
00:35:21est sous pression
00:35:21et pour d'autres
00:35:22il est tout à fait injuste
00:35:23de désigner les entreprises
00:35:24responsables des prix
00:35:26qu'elles ne contrôlent pas
00:35:27totalement
00:35:28amis auditeurs
00:35:29vous en pensez quoi
00:35:30quand vous voyez
00:35:30le prix de l'essence augmenter
00:35:32est-ce que vous avez
00:35:32le sentiment
00:35:33que les grandes compagnies
00:35:34s'en mettent plein les fouilles
00:35:35qu'elles profitent
00:35:36de la situation
00:35:36est-ce qu'il faut davantage
00:35:38par exemple
00:35:38encadrer les profits
00:35:39des grandes entreprises
00:35:40quand les consommateurs
00:35:41sont en difficulté
00:35:43appelez-nous
00:35:43dites-nous ce que vous en pensez
00:35:44votre avis
00:35:45votre point de vue
00:35:460826 300 300
00:35:480826 300 300
00:35:50et je vous ai vu réagir
00:35:51Mickaël Sadoun
00:35:52lorsque j'ai présenté ce sujet
00:35:53vous étiez déjà
00:35:55en train de défendre
00:35:56je cite
00:35:57ceux qui semblent attaquer
00:35:58à savoir ces grandes compagnies
00:36:00qui font beaucoup de bénéfices
00:36:01vous voulez dire
00:36:02que vous défendez
00:36:03le grand capital
00:36:04le grand capital
00:36:05expliquez-nous
00:36:05j'ai un méchant capitaliste
00:36:06expliquez-nous
00:36:07écoutez
00:36:08la première chose d'abord
00:36:09c'est que le prix du pétrole
00:36:10sur les marchés financiers
00:36:11n'est pas décidé
00:36:12par les compagnies pétrolières
00:36:14le résultat
00:36:15comme toutes les actions
00:36:16les obligations
00:36:17les matières premières
00:36:18d'une interaction
00:36:19entre l'offre et la demande
00:36:20donc c'est pas Patrick Pouyanné
00:36:22qui décide
00:36:22de est-ce que le pétrole
00:36:23est cher ou pas
00:36:24le pétrole est cher
00:36:25parce qu'on connait
00:36:26la situation en Iran
00:36:27que l'Iran est un grand
00:36:28exportateur de pétrole
00:36:29qu'il y a 20%
00:36:30du pétrole mondial
00:36:31qui transite par le détroit
00:36:32d'Hermouz
00:36:32donc que ça complexifie
00:36:33les échanges
00:36:34et quand il y a plus de rareté
00:36:35c'est comme ça
00:36:36c'est une loi du marché
00:36:36le prix augmente
00:36:37après
00:36:38les compagnies pétrolières
00:36:40elles n'ont pas vocation
00:36:41à faire le bien de l'humanité
00:36:42elles ont vocation
00:36:43à gagner de l'argent
00:36:43comme toute entreprise
00:36:44c'est normal
00:36:45c'est ce que Milton Friedman
00:36:47disait dans un article de 78
00:36:48il faut que les entreprises
00:36:50soient d'abord intéressées
00:36:51par leurs profits
00:36:52elles n'ont pas vocation
00:36:54à être bienfaitrices
00:36:54de l'humanité
00:36:55donc est-ce qu'elles tirent
00:36:57partie de tout ça ?
00:36:58évidemment
00:36:58elles sont expertes
00:36:59de ce marché
00:37:00donc elles font
00:37:01des opérations financières
00:37:02en plus de ce qu'elles vendent
00:37:03qui leur permettent
00:37:04de gagner de l'argent
00:37:05sur les marchés financiers
00:37:07la deuxième chose
00:37:08que j'ai envie de dire
00:37:08c'est que j'entendais
00:37:09une interview
00:37:09de Patrick Pouyanné
00:37:10à l'époque où le pétrole
00:37:11était un petit peu moins haut
00:37:12qu'aujourd'hui
00:37:13il disait
00:37:13écoutez
00:37:14le prix moyen à la pompe
00:37:15est de 1,70€
00:37:17aujourd'hui en France
00:37:18sur du sans plomb 95
00:37:19ou sans plomb 98
00:37:20je ne sais plus
00:37:21duquel les deux
00:37:21il parlait
00:37:22il disait
00:37:23sur les 1,70€
00:37:25il y a 70 centimes
00:37:26qui vient dans la poche de Total
00:37:27et il y a 1€
00:37:28qui va dans la poche de l'Etat
00:37:29donc si les dirigeants
00:37:31de par le monde
00:37:32je ne parle pas de Donald Trump
00:37:33parce que je ne connais pas
00:37:33la situation fiscale
00:37:34des Etats-Unis
00:37:35sur les produits pétroliers
00:37:36qui ne doivent évidemment
00:37:37pas être la même que la nôtre
00:37:38mais si les dirigeants
00:37:40de par le monde
00:37:40étaient intéressés
00:37:41par le fait de redonner
00:37:42du pouvoir d'achat
00:37:43aux consommateurs
00:37:44je pense que la première solution
00:37:45serait de baisser les taxes
00:37:47la TICPE
00:37:48et la TVA
00:37:49sur la TICPE
00:37:50c'est la première solution
00:37:51pour moi
00:37:52mais se tourner vers
00:37:53les compagnies pétrolières
00:37:54qui sont en fait
00:37:54les productrices
00:37:56de ces biens
00:37:56dont tout le monde raffole
00:37:57et dont l'économie se nourrit
00:37:58je trouve que c'est un peu injuste
00:38:00et un peu grotesque
00:38:01Amoury Brelet
00:38:02il faut baisser les taxes
00:38:03c'est ça la solution ?
00:38:04Ah oui
00:38:04il faut évidemment baisser les taxes
00:38:06ça n'est pas Total
00:38:07qui se gave
00:38:07c'est l'Etat qui se gave
00:38:08qui se gave sur le dos des Français
00:38:10avec la moitié du prix à la pompe
00:38:13qui lui termine dans les fouilles
00:38:14pour vous citer
00:38:16donc tout cela
00:38:17pour en faire quoi d'ailleurs
00:38:18la guêpe G financière
00:38:19la guêpe G budgétaire
00:38:21enfin je veux dire
00:38:221300 milliards d'euros
00:38:24de dettes ajoutées
00:38:25depuis 10 ans de Macronie
00:38:26bon tout le monde le sait
00:38:28c'est une catastrophe
00:38:29non moi j'en ai surtout marre
00:38:31de ce Total bashing
00:38:32c'est à dire
00:38:33Total aujourd'hui
00:38:34est un grand groupe
00:38:34c'est l'un des derniers
00:38:35grands fleurons
00:38:37industriels français
00:38:38qui payent
00:38:3925 milliards d'euros
00:38:40d'impôts
00:38:41chaque année
00:38:42dans le monde
00:38:43alors beaucoup moins en France
00:38:44parce qu'évidemment
00:38:45il n'y a pas
00:38:46ou très très peu
00:38:47de pétrole en France
00:38:48ça n'est pas
00:38:49ça n'est pas une surprise
00:38:51donc
00:38:51non c'est insupportable
00:38:52cette façon de s'en prendre
00:38:53à ces grands groupes
00:38:55qui font la réputation
00:38:56de la France
00:38:57dans le monde
00:38:57qui permettent
00:38:59d'alimenter
00:38:59notre économie
00:39:01il y a 100 000
00:39:03employés
00:39:03dans cette entreprise
00:39:05dont un tiers en France
00:39:06donc ce sont des emplois
00:39:07directs en France
00:39:09qui permettent
00:39:09à beaucoup de familles
00:39:11de vivre
00:39:11et de survivre
00:39:12donc voir aujourd'hui
00:39:13l'extrême gauche
00:39:14parce que c'est quand même
00:39:14l'extrême gauche
00:39:15aujourd'hui
00:39:15qui s'en prend
00:39:16à Total
00:39:17et à d'autres grands groupes
00:39:19de façon totalement
00:39:20démagogique
00:39:21idéologique
00:39:22et même marxiste
00:39:23parce qu'on est là
00:39:23dans la lutte des classes
00:39:24évidemment
00:39:25c'est absolument scandaleux
00:39:26c'est démagogique
00:39:27Est-ce qu'il n'y a que des marxistes
00:39:27véritablement
00:39:28qui sont capables
00:39:29de critiquer cette idée
00:39:31qui fait
00:39:32rappelons-le
00:39:33que
00:39:33oui Donald Trump
00:39:34n'est pas vraiment
00:39:35un grand marxiste
00:39:35il y a aussi
00:39:36un certain nombre
00:39:37de français
00:39:37qui vont remplir
00:39:39l'essence
00:39:40dans leur voiture
00:39:40et qui voient
00:39:41des prix augmenter
00:39:42et qui voient
00:39:43parallèlement aussi
00:39:44des entreprises
00:39:44faire des profits
00:39:46qui sont très importants
00:39:48et qui se disent
00:39:48qu'à un moment donné
00:39:49peut-être
00:39:49dans une situation
00:39:51de pression maximale
00:39:53sur la population
00:39:54peut-être
00:39:54qu'il faudrait
00:39:55parfois faire un effort
00:39:56Alors moi
00:39:56j'ai tendance à penser
00:39:57que l'écrasante majorité
00:39:58des français
00:39:59sont des socialistes
00:40:00des socialistes
00:40:00dans l'âme
00:40:00sans même forcément
00:40:01le savoir
00:40:03et par ailleurs
00:40:04en grande partie
00:40:05des informés
00:40:05là aussi
00:40:06par des médias
00:40:07Total
00:40:07on l'a dit
00:40:09il n'y a pas de pétrole
00:40:10en France
00:40:10Total paie énormément
00:40:11d'impôts
00:40:12dans le monde
00:40:14respecte
00:40:14toutes les réglementations
00:40:15il y a des accords
00:40:16qui sont conclus
00:40:17avec les pays producteurs
00:40:19qui sont même plus vertueux
00:40:20que les autres
00:40:21grandes entreprises
00:40:22et qui ont d'ailleurs
00:40:23fait beaucoup
00:40:23puisqu'ils ont plafonné
00:40:25ils n'étaient pas obligés
00:40:26de le faire
00:40:26ils ont plafonné
00:40:27eux-mêmes
00:40:28les prix à la pompe
00:40:29c'est un geste
00:40:30qui a été fait
00:40:30par Total
00:40:32et à côté
00:40:33le gouvernement
00:40:33n'a quasiment rien fait
00:40:34donc c'est au gouvernement
00:40:36d'agir aujourd'hui
00:40:37pour baisser
00:40:38les prix
00:40:39à la pompe
00:40:40en diminuant
00:40:41drastiquement les taxes
00:40:42évidemment cela représente
00:40:43des milliards d'euros
00:40:44et donc cela se pose
00:40:45de faire des économies ailleurs
00:40:46on en revient
00:40:47au même problème général
00:40:48c'est-à-dire un État
00:40:49en France
00:40:50totalement socialiste
00:40:51et qui mène une politique
00:40:52socialiste depuis 50 ans
00:40:53et qui est incapable
00:40:54de gérer son budget
00:40:56Céline Ben
00:40:57c'est à l'État
00:40:57de baisser les taxes
00:40:59est-ce que vous pensez
00:40:59comme Michael Sadoun
00:41:00et Amory Brelet
00:41:01que c'est davantage
00:41:02à l'État
00:41:03de faire un effort
00:41:03qu'aux entreprises
00:41:04qui produisent
00:41:05ce bien si cher
00:41:06si rare
00:41:06et si demandé
00:41:07alors là où je rejoins
00:41:09messieurs
00:41:09et où je suis complètement
00:41:10d'accord avec eux
00:41:11c'est qu'à l'origine
00:41:11tout ça est bien
00:41:12une affaire d'État
00:41:13c'est-à-dire
00:41:13c'est bien parce qu'on est
00:41:14dans un conflit
00:41:16entre États
00:41:17que les prix
00:41:18à l'origine
00:41:19se sont envolés
00:41:20d'ailleurs
00:41:20vous l'avez rappelé
00:41:22Amory
00:41:22donc moi je trouve
00:41:24que le président
00:41:24des États-Unis d'Amérique
00:41:26a beau jeu
00:41:26de s'en prendre
00:41:28à ExxonMobil
00:41:28et à Chevron
00:41:29en disant que
00:41:30les profits
00:41:31sont complètement inadmissibles
00:41:33ce qui est quand même
00:41:34une sorte de populisme crasse
00:41:36parce qu'on sait bien
00:41:37combien
00:41:37le ménage américain
00:41:39est dépendant
00:41:40de sa voiture
00:41:41dans un pays
00:41:43qui est extrêmement étendu
00:41:44avec des distances
00:41:45considérables
00:41:46à parcourir
00:41:46et donc qui a besoin
00:41:48d'accéder à un pétrole
00:41:50à un tarif
00:41:52abordable
00:41:52en même temps
00:41:53c'est ce même président
00:41:55des États-Unis d'Amérique
00:41:56qui s'est engagé
00:41:57dans cette guerre
00:41:59contre l'Iran
00:42:01contre quand même
00:42:02une partie
00:42:02à la fois de son appareil
00:42:04et de son opinion publique
00:42:05et qui aujourd'hui
00:42:06est quand même
00:42:07un peu embourbé
00:42:07dans cette histoire-là
00:42:08donc qu'est-ce que je fais
00:42:09je suis à l'origine
00:42:11d'une guerre
00:42:12et je m'aperçois
00:42:14qu'elle devient impopulaire
00:42:16en conséquence
00:42:17pour essayer
00:42:18de calmer
00:42:18la situation politique intérieure
00:42:20je désigne
00:42:21des responsables
00:42:21qui finalement
00:42:22bah oui
00:42:23je veux dire
00:42:24sont dans une situation
00:42:26qui leur est profitable
00:42:27donc ça c'est la première chose
00:42:29la deuxième chose
00:42:30c'est que
00:42:32il va se passer
00:42:33parce que le marché
00:42:34est ainsi fait
00:42:35qu'il s'adapte
00:42:36et c'est heureux
00:42:38il va se passer
00:42:39une situation
00:42:39de diversification
00:42:40si vous avez vu
00:42:42ça passer
00:42:43il y a environ
00:42:43une semaine
00:42:44on apprend que l'Inde
00:42:45qui a des réserves
00:42:47pétrolières
00:42:48considérables
00:42:49va se lancer
00:42:50dans une extraction
00:42:51pétrolière
00:42:52d'ampleur
00:42:53en France
00:42:54on est dans une situation
00:42:55où on n'a pas forcément
00:42:56de pétrole
00:42:56mais on a des idées
00:42:57et donc
00:42:58on se dit
00:42:59mais
00:42:59on a probablement
00:43:02une solution
00:43:03qui est intéressante
00:43:04au plan énergétique
00:43:04c'est qu'on sait
00:43:05qu'on est
00:43:06très leader
00:43:07en matière
00:43:07d'une énergie
00:43:08décarbonée
00:43:09qui est le nucléaire
00:43:10bon
00:43:10est-ce que
00:43:11c'est pas
00:43:11l'occasion
00:43:12pour nous
00:43:12de se réinterroger
00:43:14sur la façon
00:43:15dont on rénove
00:43:15notre parc de centrale
00:43:17dont on
00:43:18sanctuarise
00:43:19notre autonomie
00:43:20sur ce plan là
00:43:21et par ailleurs
00:43:22on sait que c'est
00:43:22quelque chose
00:43:23qui nous est tout à fait
00:43:24profitable
00:43:24dans la mesure
00:43:25où on vend
00:43:25également
00:43:26de l'énergie nucléaire
00:43:27à d'autres pays
00:43:28européens
00:43:30donc
00:43:31il est possible
00:43:32de se lancer
00:43:32dans un mix
00:43:33plus diversifié
00:43:34de laisser
00:43:34une plus grande
00:43:35marge
00:43:36pour le nucléaire
00:43:37cela dit
00:43:37ça ne se fait pas
00:43:38en un jour
00:43:38ça c'est une certitude
00:43:39de revoir
00:43:40une politique économique
00:43:41surtout qu'elle n'a pas
00:43:41été revue
00:43:42en profondeur
00:43:43depuis
00:43:44les grands plans
00:43:45centrales
00:43:45des années 70
00:43:47on en a beaucoup
00:43:48parlé ces derniers temps
00:43:50surtout
00:43:50c'est pas exactement
00:43:51les mêmes postes
00:43:52de l'économie
00:43:53qui sont nourris
00:43:53parler
00:43:53si on parle
00:43:54du mix énergétique
00:43:56on parle du mix électrique
00:43:57quand on parle
00:43:59de l'essence
00:43:59alors
00:44:00sauf à parler
00:44:01de l'électrification
00:44:01du parc de véhicules
00:44:03et d'ailleurs
00:44:06en effet
00:44:06c'est une marche longue
00:44:08les français
00:44:08ne sont pas encore
00:44:09équipés
00:44:09en véhicules électriques
00:44:10majoritairement
00:44:11de la même manière
00:44:12que les autres habitants
00:44:12dans les pays occidentaux
00:44:14donc
00:44:14le sujet du pétrole
00:44:15est un peu
00:44:17je dirais autre
00:44:17que le sujet du nucléaire
00:44:19le sujet du pétrole
00:44:20est un sujet immédiat
00:44:21c'est à dire
00:44:21que c'est un sujet immédiat
00:44:23et aujourd'hui
00:44:23qu'est-ce qu'on fait
00:44:24bon effectivement
00:44:25on voit que Total
00:44:25entre autres
00:44:26a fait un certain nombre
00:44:27d'efforts
00:44:29et c'est tant mieux
00:44:30mais il y a quand même
00:44:30quelque chose
00:44:31qu'il faut entendre
00:44:32c'est qu'aujourd'hui
00:44:32on a un certain nombre
00:44:33de ménages en France
00:44:34qui sont vraiment
00:44:35dans la difficulté
00:44:36et si vous regardez
00:44:37en particulier
00:44:38le monde rural
00:44:38la dépendance à la voiture
00:44:40est totale
00:44:41en tout cas
00:44:41elle est très importante
00:44:42avec des distances
00:44:43encore une fois
00:44:43qui sont importantes
00:44:44vous êtes infirmière libérale
00:44:46dans le monde rural
00:44:47je donne cet exemple
00:44:48vous dépendez de votre voiture
00:44:50et bien vous êtes bien obligé
00:44:51d'aller vous approvisionner
00:44:52à la pompe
00:44:52et on peut comprendre
00:44:53qu'à un moment donné
00:44:54il y ait une forme
00:44:55de ras-le-bol
00:44:56et de dire
00:44:57ah bah oui
00:44:57c'est pas grave
00:44:58on va
00:44:59les français sont socialistes
00:45:00l'État est socialiste
00:45:01et puis on a qu'à baisser
00:45:02oui mais attendez
00:45:02dans un État
00:45:03qui a 3350 milliards de dettes
00:45:05la solution aujourd'hui
00:45:06pour boucler le budget
00:45:07qui sera de toute façon
00:45:09un grand objet de débat
00:45:10cet automne
00:45:11c'est à mon avis
00:45:12pas de se dire
00:45:12je vais commencer par couper là
00:45:13il y a peut-être
00:45:14d'autres postes de dépense
00:45:15qu'on pourrait couper
00:45:16mais je ne suis pas sûr
00:45:16que la fiscalité
00:45:17sur le pétrole
00:45:18notamment sur la TICPE
00:45:20ce soit le premier poste
00:45:21dans lequel taper
00:45:22je crois qu'il y a déjà eu
00:45:23des aides ciblées
00:45:24aussi de l'État
00:45:24il y en a eu
00:45:25notamment sur l'agriculture
00:45:26par exemple
00:45:27sur les pêcheurs
00:45:28il y en a eu
00:45:29voilà exactement
00:45:30il y a eu des aides ciblées
00:45:31donc il ne faut pas
00:45:31donner l'impression
00:45:32non plus j'adore
00:45:33taper sur la Macronie
00:45:34mais je ne veux pas
00:45:34donner l'impression
00:45:35qu'ils ne font totalement
00:45:36rien sur ce sujet là
00:45:37ils ont fait un petit peu
00:45:38moi pour revenir sur
00:45:40les entreprises
00:45:41sont les grands méchants
00:45:42il faut que les gens
00:45:42comprennent aussi
00:45:43que le bénéfice
00:45:44des entreprises
00:45:44laquelle réalisent actuellement
00:45:46il est complètement exclusif
00:45:48le baril de Brent
00:45:49il est monté à 100 dollars
00:45:50c'est exclusif
00:45:50il va évidemment redescendre
00:45:52après les tensions en Iran
00:45:52le profit de Total Energy
00:45:54il est monté de 67%
00:45:56en un an
00:45:56au deuxième trimestre
00:45:57mais c'est des situations
00:45:59exclusives
00:45:59et comprenez que
00:46:00quand Total Energy
00:46:01perd de l'argent
00:46:01ce n'est pas l'état
00:46:02qui compense
00:46:02les pétroliers
00:46:03profitent-ils des crises
00:46:04pour s'enrichir
00:46:06manifestement
00:46:06Mickaël Sadou
00:46:07n'est pas d'accord
00:46:08qu'est-ce que vous en pensez
00:46:09appelez-nous
00:46:10est-ce que vous avez un avis
00:46:11un point de vue
00:46:12un coup de gueule
00:46:12un coup de coeur
00:46:13d'ailleurs ce sera aussi
00:46:14l'occasion
00:46:15dans quelques instants
00:46:16de revenir sur les coups de gueule
00:46:17et les coups de coeur
00:46:18de nos trois chroniqueurs
00:46:20à tout de suite sur Sud Radio
00:46:22Sud Radio
00:46:2510h-13h
00:46:26les débats de l'été
00:46:28Noémie Alioua
00:46:29et on est de retour sur Sud Radio
00:46:30il est 11h32
00:46:32avec nos chroniqueurs
00:46:33qui continuent de débattre
00:46:34pendant l'émission
00:46:35en dehors de l'émission
00:46:37Céline Ben
00:46:37Samoury Brulé
00:46:38Mickaël Sadou
00:46:39et on se posait cette question
00:46:40les pétroliers
00:46:41profitent-ils
00:46:42des crises pour s'enrichir
00:46:44faut-il davantage
00:46:45les taxer
00:46:46que proposer
00:46:47pour faire en sorte
00:46:48d'accompagner
00:46:49et d'aider
00:46:49tous ceux
00:46:50qui se retrouvent
00:46:51avec des prix
00:46:52qui sont exorbitants
00:46:54actuellement
00:46:54lorsqu'ils vont
00:46:55tout simplement
00:46:57pour
00:46:57pour leur voiture
00:46:59lorsqu'ils vont mettre
00:46:59de l'essence
00:47:00dans leur voiture
00:47:01que proposer
00:47:02Amoury Brulé
00:47:04Baisser les taxes
00:47:05concernant les carburants
00:47:07c'est une évidence
00:47:07et globalement
00:47:08baisser les impôts
00:47:09et le niveau d'imposition
00:47:10partout où c'est possible
00:47:11en France
00:47:12la France fait partie
00:47:13des champions du monde
00:47:14en matière de prélèvement
00:47:15obligatoire
00:47:16évidemment tout cela
00:47:17pèse sur l'économie
00:47:19sur la croissance
00:47:20on a une croissance
00:47:21qui est quasiment
00:47:22à zéro
00:47:23donc c'est évidemment
00:47:24dramatique
00:47:25et c'était la conséquence
00:47:26il faut le rappeler
00:47:28du poids
00:47:29dans notre pays
00:47:30de l'état
00:47:31et de la dépense publique
00:47:32nous avons un taux
00:47:33de dépense publique
00:47:35en France
00:47:35qui est supérieur
00:47:36à celui
00:47:37de la Chine
00:47:38communiste
00:47:39voilà
00:47:40donc il faut réformer
00:47:41l'état en France
00:47:42il faut réformer
00:47:44nos systèmes sociaux
00:47:44400 milliards d'euros
00:47:46qui partent chaque année
00:47:47dans les retraites
00:47:50les retraites
00:47:51des boomers
00:47:51qui ont cotisé
00:47:52deux fois moins
00:47:53qu'ils ne touchent
00:47:54donc il faut évidemment
00:47:55toucher à cela
00:47:56il faut réformer
00:47:57notre système de santé
00:47:58qui confine
00:47:58à l'irresponsabilité
00:47:59qui fait croire aux français
00:48:01que tout est gratuit
00:48:02alors qu'évidemment
00:48:02tout cela nous coûte
00:48:04des sommes folles
00:48:04je rappelle
00:48:05depuis le début
00:48:07de la présidence
00:48:07d'Emmanuel Macron
00:48:08c'est 1300 milliards
00:48:10d'euros ajoutés
00:48:11à la dette
00:48:11il n'y a pas eu
00:48:12un budget en équilibre
00:48:13dans notre pays
00:48:14depuis 1974
00:48:15Vous êtes très nombreux
00:48:16à nous appeler d'ailleurs
00:48:17à l'antenne
00:48:18amis auditeurs
00:48:19pour réagir
00:48:19vous avez manifestement
00:48:20beaucoup d'entre vous
00:48:22en tout cas ont un point
00:48:22de vue sur la question
00:48:240826 300 300
00:48:260826 300 300
00:48:27pour réagir à notre débat
00:48:29passer un coup de gueule
00:48:30un coup de coeur
00:48:31et justement
00:48:32Olivier
00:48:32vous venez de nous appeler
00:48:33bonjour Olivier
00:48:35bonjour à tous
00:48:36bonjour
00:48:36vous nous appelez de Melin
00:48:37c'est ça ?
00:48:39absolument
00:48:39alors vous je crois
00:48:40que vous partagez
00:48:41plus ou moins
00:48:42la vie d'Amori Bourrelet
00:48:43c'est à dire que
00:48:43la solution serait peut-être
00:48:45de baisser les taxes
00:48:45expliquez-nous
00:48:47alors je trouve
00:48:48l'analyse assez fine
00:48:49tout ce qui a été dit
00:48:51de par ce monsieur
00:48:53j'adhère totalement
00:48:54je voulais rapporter
00:48:56ma petite pierre
00:48:57à l'édifice
00:48:57en te faisant
00:48:58un petit coup de gueule
00:48:59contre tous les gens
00:49:00qui disent qu'il faudrait
00:49:01qu'on taxe Total
00:49:02en rappelant ce qui a été
00:49:03dit tout à l'heure
00:49:0410% du chiffre d'affaires
00:49:05de Total est fait en France
00:49:07sauf que quand vous écoutez
00:49:08les gens de gauche
00:49:08qui disent que Total
00:49:09devrait faire un effort massif
00:49:10il devrait faire un effort massif
00:49:12à hauteur de tout
00:49:13son chiffre d'affaires
00:49:13mondial
00:49:14mais que pour la France
00:49:16et ça
00:49:16c'est un comportement
00:49:17de supracapitaliste
00:49:2010% du chiffre d'affaires
00:49:21fait en France
00:49:22on prend les bénéfices
00:49:23de Total
00:49:24sur plus
00:49:24cette année
00:49:25on les divise par 10
00:49:26on en laisse 10
00:49:27pour la France
00:49:28on en distribue 90
00:49:29aux tous les autres pays
00:49:31où les pauvres gens
00:49:32qui peinent à payer
00:49:33leur pétrole
00:49:33doivent récupérer
00:49:34une partie de la manne
00:49:34mais quand vous écoutez
00:49:35les gens de gauche
00:49:36de mon pays
00:49:36ils récupèrent la totalité
00:49:38du bénéfice
00:49:39si c'est pas du capitalisme
00:49:41à la Trump
00:49:41je sais pas ce que c'est
00:49:43et ça me fait rire
00:49:46après
00:49:46après
00:49:4780% du prix du pétrole
00:49:48enfin de l'essence
00:49:49en France
00:49:50c'est la taxe de l'Etat
00:49:51donc on pourrait aussi
00:49:52râler au niveau de l'Etat
00:49:53qui est en train d'être fait
00:49:54sur ce plateau
00:49:55et pour élargir
00:49:56un peu le débat
00:49:57si on avait des écologistes
00:49:59qui soient de vrais écologistes
00:50:01et pas des pignouf
00:50:02je suis désolé
00:50:02je les supporte pas
00:50:03parce que
00:50:04imposer des éoliennes partout
00:50:05sans imposer que la filière
00:50:06soit européenne
00:50:07c'est un non-sens
00:50:08même si ça avait pris 10 ans
00:50:09je trouve ça complètement stupide
00:50:10et donc l'énergie
00:50:11c'est un concept global
00:50:12quand notre électricité
00:50:14est partie en flèche
00:50:15parce qu'il nous manquait
00:50:15une centrale nucléaire
00:50:16qui a été fermée
00:50:17alors qu'elle était toute neuve
00:50:18plus d'autres centrales
00:50:19qui n'étaient pas en rénovation
00:50:20parce qu'on avait bloqué
00:50:21les trucs pour faire plaisir
00:50:22aux écologistes
00:50:23et qu'on se retrouve à payer
00:50:2410 fois plus d'électricité
00:50:25ça laisse moins d'argent
00:50:26pour payer un petit surplus
00:50:27le jour où l'Iran se fait envahir
00:50:29et qu'on a un prix du pétrole
00:50:31qui augmente pendant 5 mois
00:50:32tout ça c'est lié
00:50:33mais si on avait des gens sérieux
00:50:35qui s'occupent du problème
00:50:36on aurait peut-être
00:50:37des réflexions plus intéressantes
00:50:39et on serait peut-être
00:50:40pas tout à fait dans le même état
00:50:41même si le problème de l'énergie
00:50:43est que c'est une dépense contrainte
00:50:45et qu'on est pieds et point liés
00:50:47avec les gens qui possèdent le produit
00:50:49L'Inbens voulait réagir
00:50:51Oui merci monsieur
00:50:52parce que je partage complètement
00:50:54votre avis
00:50:55et notamment en ce qui concerne
00:50:57le fait que l'énergie
00:50:59ça se réfléchit globalement
00:51:01avec les différents modes
00:51:02d'approvisionnement
00:51:03et pas exclusivement
00:51:04à l'échelle du pétrole
00:51:05par ailleurs
00:51:05il y a un autre sujet
00:51:07qu'on n'a pas abordé
00:51:08jusqu'à présent
00:51:09sur le contexte
00:51:10on a beaucoup parlé
00:51:11des conséquences
00:51:12d'Ormuz
00:51:13et de l'Iran
00:51:14sur l'inflation récente
00:51:15des cours du pétrole
00:51:16mais il y a un autre sujet
00:51:17c'est que la Russie
00:51:19qui est quand même un important producteur de pétrole
00:51:22et un important exportateur
00:51:24est complètement sortie du jeu
00:51:26et puis de gaz par ailleurs
00:51:28est complètement sortie du jeu
00:51:30pour les Européens
00:51:31au regard de la situation actuelle
00:51:33donc aujourd'hui
00:51:34on est dans une situation
00:51:35de double guerre
00:51:36et de double difficulté
00:51:38sur nos approvisionnements extérieurs
00:51:40alors la France
00:51:41en était moins dépendante
00:51:43que d'autres Etats européens
00:51:44mais effectivement
00:51:44comme c'est une réflexion globale
00:51:46ça pose de sérieuses difficultés
00:51:49et pour terminer
00:51:50les Etats-Unis et le Canada
00:51:51eux-mêmes
00:51:52pour leur marché intérieur
00:51:54donc n'ont pas exactement
00:51:55la même réflexion que nous
00:51:56dans la mesure
00:51:57où ils disposent
00:51:58d'hydrocarbures
00:51:59dans leur sous-sol
00:52:00et c'est ce que je disais
00:52:01tout à l'heure
00:52:02il faut vraiment
00:52:02qu'on se concentre
00:52:03sur le nucléaire
00:52:04en ce qui nous concerne
00:52:05parce que c'est notre
00:52:06vrai avantage comparatif
00:52:08c'est notre vrai
00:52:09avantage comparatif
00:52:10et c'est notre vraie assurance
00:52:11de souveraineté
00:52:12Merci Céline
00:52:13Merci Olivier
00:52:14Vous êtes très nombreux
00:52:15à nous appeler
00:52:15pour réagir manifestement
00:52:17Vous avez des choses à dire
00:52:18sur cette question
00:52:19Merci Olivier
00:52:20N'hésitez pas d'ailleurs
00:52:21je rappelle le numéro
00:52:22du standard
00:52:230826 300 300
00:52:260826 300 300
00:52:27et parmi vous
00:52:28Gilles qui vient nous appeler
00:52:29Bonjour Gilles
00:52:30Bonjour
00:52:31Vous nous appelez de Biarritz
00:52:33c'est ça ?
00:52:34C'est ça
00:52:34Est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:52:36votre point de vue
00:52:37sur le sujet ?
00:52:38Vous êtes aussi plutôt
00:52:39en défense des pétroliers
00:52:40si j'ai bien compris ?
00:52:41Alors en défense
00:52:42oui et non
00:52:43c'est pas forcément
00:52:44en défense
00:52:44mais évidemment
00:52:47qu'ils font des profits
00:52:48à chaque fois
00:52:48qu'il y a un conflit
00:52:50une hausse des prix
00:52:51mais il y a aussi
00:52:53énormément de matières premières
00:52:55énormément de produits
00:52:57transformés
00:52:57qui augmentent
00:52:58quand il y a des conflits
00:53:00parfois
00:53:01en raison particulière
00:53:02parce qu'ils ne sont pas
00:53:03tous menacés
00:53:04de pénurie
00:53:04c'est des marchés
00:53:06où il y a énormément
00:53:07d'intermédiations
00:53:08donc il y a plein de gens
00:53:08invisibles
00:53:09et inconnus du grand public
00:53:10qui en profitent
00:53:11allègrement
00:53:12en France
00:53:13on a souvent tendance
00:53:14à montrer du doigt
00:53:15en premier lieu
00:53:16les pétroliers
00:53:17déjà parce qu'on en est
00:53:19dépendant
00:53:19et on ne produit pas
00:53:20et en plus
00:53:21parce que
00:53:22assez habilement
00:53:23depuis plusieurs décennies
00:53:26l'état
00:53:26ponctionneur
00:53:27et ses défenseurs
00:53:29ont tendance
00:53:30à montrer
00:53:30du doigt
00:53:31les profits
00:53:31des pétroliers
00:53:32en premier
00:53:32en faisant
00:53:33à chaque fois
00:53:34oublier
00:53:34qu'il y a quand même
00:53:35la TITPE
00:53:36plus la TVA
00:53:37et un impôt
00:53:37sur l'impôt
00:53:38et que le premier
00:53:39profiteur de guerre
00:53:40c'est quand même
00:53:40l'état
00:53:41c'est quand même
00:53:42Bercy
00:53:42et après on entend
00:53:44bah oui
00:53:44mais on ne peut pas
00:53:44baisser ces taxes là
00:53:46parce qu'on en a trop besoin
00:53:47on est en déficit
00:53:49en surdéficit
00:53:49etc.
00:53:51donc on ne les baissera jamais
00:53:52mais le premier profiteur de guerre
00:53:54c'est quand même
00:53:54le trésor public
00:53:55et on en finit
00:53:56à avoir des situations
00:53:58ubuesques
00:53:58où on dit
00:53:58oui mais on va aider
00:54:00les agriculteurs
00:54:01les marins pêcheurs
00:54:02etc.
00:54:03on va même faire
00:54:04des chèques énergie
00:54:05ce qui est quand même
00:54:05assez drôle à TITPE
00:54:06puisqu'on va traiter
00:54:07de l'argent aux gens
00:54:08pour payer leurs impôts
00:54:09donc on va leur
00:54:10leur prêter
00:54:11leur propre argent
00:54:12pour payer les taxes
00:54:13ce qui est quand même
00:54:14hallucinant
00:54:15et ce qui est quand même
00:54:16un signe
00:54:17d'effondrement
00:54:19d'effondrement
00:54:20de l'état
00:54:21et
00:54:22et de crétinisation
00:54:23presque
00:54:24j'ai envie de dire
00:54:25je suis désolé
00:54:25de l'opinion publique
00:54:27pour accepter ça
00:54:28parce que c'est quand même
00:54:29incroyable
00:54:30donc à chaque fois
00:54:31on a les plateaux
00:54:32télés et radios
00:54:33qui sont envahis
00:54:33de gens
00:54:34qui vont nous expliquer
00:54:35que Total
00:54:36etc.
00:54:38mais au final
00:54:39on fait quand même
00:54:4075% de plein de taxes
00:54:41quand on va à la pompe
00:54:42et ça c'est un revenu
00:54:45sacrocin
00:54:46auquel on ne peut pas toucher
00:54:47parce que ça rapporte
00:54:48tellement
00:54:48et on est tellement
00:54:49dans la mouise
00:54:50au niveau des comptes
00:54:50qu'on ne peut pas y toucher
00:54:51donc si je résume
00:54:52Gilles
00:54:53vous êtes plutôt d'accord
00:54:54avec Mickaël Sadoun
00:54:55et Amaury Brelet
00:54:55baisse des taxes
00:54:56de l'état
00:54:58baisse des taxes
00:54:58de l'état
00:54:59baisse des dépenses
00:55:00de l'état
00:55:00et ce débat là
00:55:01il n'aura pas lieu
00:55:04donc moi la campagne
00:55:05j'y ai vécu
00:55:06je travaille dans l'immobilier
00:55:07mais dans une autre vie
00:55:08j'ai été gérant
00:55:09de centre équestre
00:55:10il y a tout un tas
00:55:11de gens à la campagne
00:55:12qui ne bénéficient pas
00:55:13d'aides ciblées
00:55:15on ne leur prête pas
00:55:16leur propre argent
00:55:17pour payer des taxes
00:55:18il y a énormément
00:55:19de particuliers
00:55:20il y a pas mal de précarité
00:55:21dans les campagnes
00:55:23et ça c'est des voies
00:55:24un peu silencieuses
00:55:26et le problème
00:55:27c'est que
00:55:28quelle que soit
00:55:28l'opinion politique
00:55:30finalement
00:55:30dans un pays
00:55:31où même la droite
00:55:31est socialiste
00:55:33on ne touchera pas à ça
00:55:35et ceux qui sont
00:55:36plus pragmatiques
00:55:37et qui disent
00:55:37c'est quand même
00:55:38un petit peu scandaleux
00:55:39vous disent tout de suite
00:55:40après
00:55:40oui on le sait bien
00:55:42mais hélas
00:55:42on peut bien faire
00:55:43parce qu'on a trop besoin d'argent
00:55:45donc ça va continuer
00:55:46à chaque fois
00:55:46qu'il y aura un conflit
00:55:47ça va augmenter
00:55:48à chaque fois on dira
00:55:49les pétroliers
00:55:50c'est des profiteurs de guerre
00:55:52et au final
00:55:53on va finir
00:55:55ça ne changera jamais
00:55:56ces crises là
00:55:57moi je les connais
00:55:57depuis que je suis gamin
00:55:58j'ai 47 ans
00:56:00écoutez c'était intéressant
00:56:02merci beaucoup Gilles
00:56:02merci pour votre point de vue
00:56:04vous êtes très nombreux
00:56:04à nous appeler
00:56:05pour réagir au 0800 26 300 300
00:56:080800 26 300 300
00:56:10et parmi vous
00:56:11il y a Philippe
00:56:11bonjour Philippe
00:56:13oui bonjour à tous
00:56:14bonjour Philippe
00:56:14vous nous appelez de Corée
00:56:15c'est ça ?
00:56:16oui
00:56:16et vous aussi
00:56:17vous partagez le point de vue
00:56:19qui vient plus ou moins
00:56:19d'être exprimé ?
00:56:21oui oui
00:56:21tout ce qui a été
00:56:24argumenté
00:56:24en faveur
00:56:26des baisses
00:56:26des taxes
00:56:27de l'état
00:56:27me convient parfaitement
00:56:29mais moi j'ai une autre solution
00:56:30pour Total
00:56:31et je suis très étonné
00:56:33que personne n'en parle jamais
00:56:34j'ai entendu
00:56:36vos interlocuteurs
00:56:37dire qu'on n'avait pas de pétrole
00:56:38en France
00:56:38c'est faux
00:56:39nous avons
00:56:41entre le
00:56:42disons qu'on n'est pas
00:56:42l'un des principaux producteurs
00:56:44nous avons des îles
00:56:46qui s'appellent
00:56:46les îles épars
00:56:48qui nous appartiennent
00:56:49des toutes petites îles
00:56:50qui sont occupées
00:56:52de temps en temps
00:56:53par des gendarmes
00:56:53pour montrer que la république française
00:56:55est chez elles
00:56:56et autour
00:56:57nous avons une zone économique
00:56:58exclusive
00:56:59qui est plus grande que la France
00:57:00640 000 km²
00:57:01il y a des sondages
00:57:03qui ont été faits
00:57:04très sérieux
00:57:04par des sociétés américaines
00:57:06notamment
00:57:06on est assis
00:57:07sur des réserves de pétrole
00:57:09énormes
00:57:0912 milliards de barils
00:57:105 milliards de mètres cubes
00:57:11de gaz
00:57:12mais
00:57:14on ne veut pas aller les chercher
00:57:15alors vous savez
00:57:16ce qui va se passer
00:57:17à un moment
00:57:18le gouvernement français
00:57:19voulait rendre ces îles
00:57:20à Madagascar
00:57:21quand les malgaches
00:57:22les auront
00:57:22sous la coupe des russes
00:57:23ou des chinois
00:57:23eux ils vont venir
00:57:24mettre des plateformes
00:57:25parce que les norvégiens
00:57:27qu'on admire
00:57:28et tout
00:57:29qui ont un fonds
00:57:29souverain monumental
00:57:31eux ils sont allés chercher
00:57:32leurs propres ressources
00:57:33pourquoi on n'y va pas nous
00:57:34ça fait 20 ans
00:57:35qu'on aurait dû y aller
00:57:37d'accord
00:57:37bah écoutez Philippe
00:57:38on a entendu votre point de vue
00:57:39merci beaucoup
00:57:40vous êtes très nombreux
00:57:41à nous appeler pour réagir
00:57:42au 0826 300 300
00:57:450826 300 300
00:57:46au standard
00:57:47sud radio
00:57:49Hakim bonjour
00:57:50oui bonjour
00:57:51bonjour Hakim
00:57:51vous nous appelez de Paris
00:57:52c'est ça ?
00:57:53oui tout à fait
00:57:54alors pour vous il faut faire
00:57:55des calculs c'est ça ?
00:57:56ah oui alors attendez
00:57:57moi je suis très content
00:57:58de passer à l'antenne
00:57:59d'avoir vos découpères
00:58:00parce que j'ai l'impression
00:58:01que ce sont des pros
00:58:03pétroliers
00:58:03c'est leur droit
00:58:04je ne sais pas s'ils ont des liens
00:58:05avec eux
00:58:05alors je tiens quand même
00:58:06à préciser quelque chose
00:58:08je suis tout à fait d'accord
00:58:09pour qu'on protège
00:58:10les grandes entreprises
00:58:11qu'on fait
00:58:11nous tous quand même
00:58:12qu'on arrête de taper
00:58:13sur Total
00:58:13qu'on arrête de taper
00:58:14sur SDMH
00:58:15qu'on arrête de taper
00:58:15sur les belles entreprises
00:58:16où on est en train de les vendre
00:58:17d'accord
00:58:18je suis nationaliste
00:58:19de ce côté là
00:58:19j'aime beaucoup Total
00:58:21parce qu'on se met bien d'accord
00:58:22ce sont de belles stations
00:58:24c'est agréable
00:58:25et quand on s'arrête
00:58:26sur les autoroutes
00:58:27j'ai une préférence pour Total
00:58:28voilà
00:58:28que les choses soient claires
00:58:29je n'ai rien contre eux
00:58:29par contre
00:58:30j'aimerais bien que nos experts
00:58:31nous expliquent quelque chose
00:58:32tous les Français veulent savoir
00:58:35pourquoi
00:58:36quand le pétrole baisse
00:58:38il est 15-20 jours
00:58:38et pourquoi
00:58:39quand il augmente
00:58:39c'est tout de suite
00:58:40alors
00:58:40qu'on nous explique
00:58:42un exemple
00:58:43aujourd'hui le pétrole
00:58:44il a 70 euros
00:58:45le dollar
00:58:46ou le baril
00:58:47le dollar
00:58:48d'accord
00:58:48on a dit qu'il était
00:58:491,70 en moyenne
00:58:51ok
00:58:51c'est-à-dire que là
00:58:52toutes nos réserves
00:58:52que nous avons en France
00:58:53on l'a acheté à 1,70
00:58:54sans compter
00:58:55les pétroliers
00:58:56oui les pétroliers
00:58:57qui sont en chemin
00:58:58nous sommes d'accord
00:58:59ensuite
00:59:00dès qu'il y a une guerre
00:59:01au bout de 2 jours
00:59:02ça augmente de 20-30%
00:59:03alors qu'on nous explique
00:59:04pourquoi
00:59:05les bateaux qui sont en chemin
00:59:06et ceux qu'on a acheté à 1,70
00:59:07montent carrément
00:59:09à 2 euros
00:59:092,20
00:59:10et j'aimerais bien
00:59:10qu'on nous explique ça
00:59:11voilà
00:59:14alors j'ai pas tout à fait compris
00:59:15Noémie
00:59:16parce que désolé
00:59:17le son est pas
00:59:17c'était une question intéressante
00:59:21alors écoutez
00:59:22on va partir en pause
00:59:23on revient tout de suite
00:59:24justement
00:59:24voilà
00:59:24moment de tension
00:59:25transition parfaite
00:59:27on revient tout de suite
00:59:28Hakim
00:59:29restez bien avec nous
00:59:30vous allez pouvoir développer
00:59:31vos propos
00:59:31et surtout
00:59:32les débatteurs
00:59:33à qui vous posez ces questions
00:59:34vont pouvoir vous répondre
00:59:35tout ça
00:59:36c'est dans quelques instants
00:59:38sur Sud Radio
00:59:38et puis si vous voulez réagir aussi
00:59:40n'hésitez pas
00:59:40participez à la conversation
00:59:42avec Hakim
00:59:43avec nos chroniqueurs
00:59:44sur cette question
00:59:45des revenus
00:59:45des industries pétrolières
00:59:47faut-il les taxer
00:59:48est-ce que c'est à l'état
00:59:50au contraire
00:59:50de faire baisser les charges
00:59:52appelez-nous
00:59:530826 300 300
00:59:540826 300 300
00:59:56à tout de suite
00:59:57sur Sud Radio
01:00:0010h-13h
01:00:01les débats de l'été
01:00:02Noémie Alioua
01:00:03et on est de retour
01:00:04sur Sud Radio
01:00:05avec nos trois chroniqueurs
01:00:06qui sont chevronnés
01:00:08enflammés
01:00:08Céline Benz
01:00:09Amoury Brulé
01:00:09Mickaël Sadoun
01:00:10et puis Hakim
01:00:11Hakim qui est avec nous
01:00:12de Paris
01:00:12bonjour Hakim
01:00:13vous êtes toujours là ?
01:00:15toujours là
01:00:15j'en vais au parleur
01:00:16comme ça ça fonctionne bien
01:00:17voilà
01:00:17on vous entend beaucoup mieux
01:00:18alors vous nous dites
01:00:19qu'il faut faire des calculs
01:00:20et vous vouliez poser des questions
01:00:21à nos chroniqueurs
01:00:22allez-y
01:00:23on vous écoute
01:00:24alors c'est la question
01:00:24que tous les français se posent
01:00:26c'est pourquoi
01:00:26alors comme je vous ai dit
01:00:27nous avons une réserve de pétrole
01:00:29et quand ils achètent
01:00:30admettons il est à 70 euros
01:00:32enfin 70 dollars
01:00:33le baril
01:00:33nous sommes d'accord
01:00:34ce qui fait que
01:00:35grosso modo
01:00:35je ne suis pas un expert
01:00:36je travaille dans le bâtiment
01:00:37je n'ai pas fait l'énage
01:00:38ce qui fait que
01:00:40pourquoi dès qu'il y a une guerre
01:00:41le pétrole que nous avons déjà acheté
01:00:43qui est sur place
01:00:43sans compter celui qui est en route
01:00:45il augmente d'un seul coup
01:00:47c'est-à-dire qu'on se retrouve
01:00:47à la pompe
01:00:48à payer 30 voire 40 centimes maximum
01:00:51et quand il baisse
01:00:53il met 15-20 jours
01:00:54pourquoi ce ne serait pas l'équivalent
01:00:55on se met une moyenne
01:00:56c'est-à-dire
01:00:56il augmente aujourd'hui
01:00:57et bien on a quand même des réserves
01:00:59les pétroliers l'ont acheté
01:01:00à un certain prix
01:01:00ben pourquoi
01:01:02tout de suite
01:01:03c'est pour ça qu'on leur en veut
01:01:04en fin de compte
01:01:05c'est tout de suite
01:01:05ils augmentent le prix
01:01:06par contre
01:01:06dès que le baril a baissé
01:01:08ils mettent du temps à le baisser
01:01:09alors expliquez-nous
01:01:09pourquoi
01:01:10le trajet
01:01:11enfin la chronologie exactement
01:01:13dès que le tanker est chargé
01:01:15est plein
01:01:15le temps qu'il arrive
01:01:16ça met combien de jours
01:01:1715 jours à mois
01:01:18et nous expliquez
01:01:19pourquoi ça ne baisse pas
01:01:20aussi vite
01:01:21que ça a augmenté
01:01:22au bout de deux jours
01:01:22alors que nous l'avons acheté
01:01:23comme je vous ai dit
01:01:2470 ou 75 euros le baril
01:01:25merci beaucoup Akim
01:01:26pour votre question
01:01:27parce que je pense
01:01:28qu'il y a beaucoup d'auditeurs
01:01:29qui se posent exactement
01:01:30cette question
01:01:31à cette technique
01:01:32et on va se tourner peut-être
01:01:33vers Mickaël Sadoun
01:01:34vous avez une réponse
01:01:35à donner à Akim
01:01:36alors j'ai plusieurs éléments
01:01:38de réponse
01:01:38la première chose Akim
01:01:39et moi je le disais tout à l'heure
01:01:41la mission d'une entreprise
01:01:42c'est pas d'être bienfaiteur
01:01:43de l'humanité
01:01:44donc s'il y a des petits
01:01:46troublardis
01:01:46que vous dénoncez
01:01:47et qui sont des petits
01:01:48décalages de calendrier
01:01:49qui permettent à Total Energy
01:01:50de faire un peu plus de profit
01:01:51j'ai envie de vous dire
01:01:52d'abord
01:01:53c'est un petit peu normal
01:01:54la deuxième chose
01:01:55d'abord
01:01:55c'est que les marchés financiers
01:01:58anticipent des hausses
01:01:59donc c'est pas seulement
01:02:00le prix
01:02:00à un instant donné
01:02:02qui influence
01:02:03le cours
01:02:05je dirais
01:02:05de l'essence
01:02:06que vous prenez
01:02:07à la station
01:02:07c'est aussi
01:02:08l'anticipation de marché
01:02:09donc vous voyez
01:02:10dès qu'il y a un événement
01:02:11qui se produit en Iran
01:02:12vous parliez
01:02:13de l'essence
01:02:14qui est déjà sortie
01:02:14du détroit d'Hormuz
01:02:16et bien en fait
01:02:16il vaut déjà plus cher
01:02:17parce que les anticipations
01:02:18de marché
01:02:19prévoient que ce produit-là
01:02:21qui est en train
01:02:21de transiter vers la France
01:02:22et bien en fait
01:02:23il vaut plus cher
01:02:24que le prix auquel
01:02:25on l'a acheté
01:02:25ensuite
01:02:26vous pensez
01:02:27qu'il y a des réserves
01:02:27il n'y en a pas tellement
01:02:29les stations essence
01:02:30vous savez
01:02:31quand elles achètent
01:02:32de l'essence
01:02:32elles l'achètent
01:02:33à un certain prix
01:02:34et donc
01:02:34elles doivent l'écouler
01:02:36conséquemment
01:02:36à ce prix-là
01:02:37par contre
01:02:38quand le pétrole
01:02:39rebaisse
01:02:40et bien
01:02:41elle doit encore écouler
01:02:42les stocks qu'elle a
01:02:42donc évidemment
01:02:43ça ne rebaisse pas
01:02:44tout de suite après
01:02:44vous voyez ce que je veux dire
01:02:45donc en effet
01:02:46vous avez raison
01:02:47il y a un décalage dans le calendrier
01:02:48mais il peut s'expliquer
01:02:49par le fait que Total Energy
01:02:50d'abord a le droit
01:02:51de faire du profit
01:02:52a le droit de faire du profit
01:02:53par les anticipations
01:02:54de marché
01:02:54et par je vous dis
01:02:56ce truc un peu logistique
01:02:57qui fait que
01:02:58quand le prix baisse
01:02:59et bien on a encore
01:03:00un petit peu de pétrole
01:03:01donc on l'écoule
01:03:02au prix
01:03:03où on l'a acheté
01:03:03voilà
01:03:04merci beaucoup Agui
01:03:05pour votre question
01:03:06en tout cas je suis sûre
01:03:07qu'elle aura intéressé
01:03:08votre réponse aussi
01:03:09Miquel Sadone
01:03:09elle aura intéressé
01:03:10beaucoup d'auditeurs
01:03:11qui se posaient
01:03:12exactement cette question
01:03:13donc sur les revenus
01:03:14des compagnies pétrolières
01:03:16comment ça fonctionne
01:03:17pourquoi ça augmente
01:03:18pourquoi le prix de licence
01:03:19augmente et baisse
01:03:19aussi facilement
01:03:21merci beaucoup
01:03:21merci à Kim
01:03:22de nous avoir appelé
01:03:23et tout de suite
01:03:24on passe au coup de gueule
01:03:25et au coup de coeur
01:03:26de nos chroniqueurs
01:03:2810h-13h
01:03:29les débats de l'été
01:03:30Noémie Aliwa
01:03:31alors Amoury Brelet
01:03:33vous avez un coup de gueule
01:03:34c'est ça ?
01:03:35un coup de gueule
01:03:36contre le projet
01:03:38scandaleux
01:03:39de madame
01:03:40Gaëlle Broun-Pivet
01:03:41présidente de l'Assemblée Nationale
01:03:42de démolir
01:03:44le pavillon d'accueil
01:03:46de l'Assemblée Nationale
01:03:47qui est un édifice
01:03:49qui date
01:03:49du 19ème siècle
01:03:51empire de taille
01:03:52superbe
01:03:53historique
01:03:53qui fait face à la scène
01:03:54l'idée étant
01:03:56de le remplacer
01:03:57de le détruire
01:03:58de fond en comble
01:03:59et de le remplacer
01:04:00par une horreur
01:04:01en verre
01:04:02tout en verre
01:04:02avec d'immenses cylindres
01:04:06j'invite d'ailleurs
01:04:07nos amis auditeurs
01:04:08à aller sur les réseaux sociaux
01:04:09et sur internet
01:04:09pour aller voir
01:04:10les images du projet
01:04:11c'est une horreur
01:04:12qui défigurera évidemment
01:04:13le bord de scène
01:04:15c'est un projet
01:04:16qui coûte une fortune
01:04:17plus de 50 millions d'euros
01:04:19alors que l'Etat
01:04:20est censé
01:04:21faire des économies
01:04:22c'est un projet
01:04:24par ailleurs
01:04:24qui ne respecte
01:04:25ni le site patrimonial
01:04:26remarquable
01:04:26du 7ème arrondissement
01:04:27de Paris
01:04:27ni le bien UNESCO
01:04:29des rives de la Seine
01:04:30qui est un scopatrimoine mondial
01:04:31ni l'avis
01:04:33de la commission
01:04:33du vieux Paris
01:04:34qui s'est opposé
01:04:35fermement
01:04:35et unanimement
01:04:37à ce projet
01:04:38donc il est temps
01:04:39encore de mettre fin
01:04:41à cette funeste
01:04:43entreprise
01:04:44dont je précise
01:04:45que des députés
01:04:47RN
01:04:48que Ségolène Royal
01:04:49ancien ministre
01:04:50socialiste
01:04:51et que même
01:04:52l'ancien rappeur
01:04:53Joey Starr
01:04:53ils sont opposés
01:04:54alors quand vous avez
01:04:55autant de gens
01:04:56aussi différents
01:04:57qui finissent par
01:04:58s'opposer
01:04:59à un projet
01:05:00aussi délirant
01:05:00c'est qu'il y a
01:05:01vraiment un problème
01:05:01il faut se poser
01:05:02les bonnes questions
01:05:03effectivement
01:05:04Michael Sadoun
01:05:05ah ouais
01:05:05non mais moi
01:05:06j'ai vu ça
01:05:07je pense que c'est le sujet
01:05:08qui m'a le plus révolté
01:05:09cette semaine
01:05:09Yael Brown-Pivet
01:05:11qui est
01:05:12la pire présidente
01:05:14de l'Assemblée nationale
01:05:15de notre histoire
01:05:16d'un niveau
01:05:17à mon avis
01:05:19vraiment
01:05:19j'ai pas envie
01:05:21de faire de polémique
01:05:22mais vraiment
01:05:22d'un niveau
01:05:23technique
01:05:24intellectuel
01:05:25charismatique
01:05:26qui est largement
01:05:26en dessous
01:05:27de ce que demande
01:05:27la fonction
01:05:28a décidé
01:05:29de laisser son empreinte
01:05:30par la pire des manières
01:05:32en détruisant
01:05:33un bâtiment
01:05:33qu'il a précédé
01:05:35de 100 ans
01:05:35ou 200 ans
01:05:36pour le remplacer
01:05:37par une infâme
01:05:38bouse
01:05:39il faut vraiment voir
01:05:40une infâme bouse
01:05:41vous êtes dans la nuance
01:05:42il faut que vous alliez voir
01:05:45vraiment
01:05:45les vidéos
01:05:46c'est une infâme
01:05:47bouse
01:05:47en vert
01:05:49apparemment
01:05:49en plus
01:05:49il y a eu un concours
01:05:51d'architectes
01:05:51qui avait mis en concurrence
01:05:53aussi un architecte japonais
01:05:54qui avait fait un truc
01:05:54qui n'était pas si dégueulasse
01:05:55que ça
01:05:55mais bien sûr
01:05:56ils ont privilégié
01:05:57la construction en vert
01:05:59pas harmonieuse
01:06:00avec le décor
01:06:00c'est très révélateur
01:06:02de ce qu'est la Macronie
01:06:03c'est-à-dire
01:06:04une volonté de liquider
01:06:06l'héritage de la France
01:06:06de le liquider complètement
01:06:08pour le remplacer
01:06:09par
01:06:10une substance
01:06:11informe
01:06:13technocratique
01:06:13moche
01:06:14de verre
01:06:15et de métal
01:06:16qui ne convient à personne
01:06:17en fait
01:06:17je vous rassure
01:06:18il y a beaucoup d'artistes
01:06:19contemporains
01:06:19qui ne sont pas
01:06:21particulièrement macronistes
01:06:21ou en ce cas
01:06:22qui ne s'affichent pas
01:06:22comme tels
01:06:23et qui ont à peu près
01:06:24le même goût
01:06:25pour les choses
01:06:26c'est l'esprit du progressisme
01:06:27citadin
01:06:28sans doute
01:06:29puisque vous avez la parole
01:06:30on va vous la laisser
01:06:32vous avez un coup de gueule
01:06:33un coup de coeur
01:06:34c'est plutôt un coup de gueule
01:06:35en fait
01:06:36contre la loi d'interdiction
01:06:38des réseaux sociaux
01:06:38aux 10-15 ans
01:06:39qui est passée récemment
01:06:40en Australie
01:06:41en fait c'est un coup de gueule
01:06:42sur la loi qui est passée
01:06:44chez nous
01:06:44concernant le contrôle
01:06:45des réseaux sociaux
01:06:46qui arrive bientôt
01:06:46pour tout le monde
01:06:47en France
01:06:49cette loi
01:06:49elle s'est révélée
01:06:50assez inefficace
01:06:51en Australie
01:06:52on a constaté
01:06:52qu'en fait
01:06:53les 10-15 ans
01:06:54fréquentaient toujours
01:06:55les réseaux sociaux
01:06:55quelques mois après
01:06:56la mise en place
01:06:57de cette loi
01:06:59par exemple
01:07:00il y a toujours
01:07:0020%
01:07:01des 10-15 ans
01:07:02qui fréquentent
01:07:03Instagram
01:07:03quotidiennement
01:07:05et ça c'est sans parler
01:07:06de TikTok
01:07:06Snapchat
01:07:06etc
01:07:07et tout ce qu'on sait
01:07:09ça montre
01:07:09d'abord
01:07:10quelle est la cause
01:07:11de cette persistance
01:07:13de la fréquentation
01:07:13alors il y a un peu
01:07:14d'utilisation des VPN
01:07:15mais c'est pas majoritaire
01:07:18la cause majoritaire
01:07:19c'est que les réseaux sociaux
01:07:20eux-mêmes
01:07:20ne font pas le travail
01:07:22de contrôle
01:07:23des utilisateurs
01:07:24parce que d'abord
01:07:25c'est pas dans leur intérêt
01:07:26plus il y a d'utilisateurs
01:07:27sur les réseaux sociaux
01:07:27désolé
01:07:28plus les réseaux sociaux
01:07:29sont contents
01:07:29c'est comme ça
01:07:31c'est des business
01:07:32qui marchent
01:07:33en termes de masse critique
01:07:35et puis la deuxième chose
01:07:36c'est qu'ils n'ont pas envie
01:07:37de déployer
01:07:38des moyens considérables
01:07:39en disant
01:07:39est-ce que vous avez 15 ans
01:07:4010 ans etc
01:07:41après il y a évidemment
01:07:42le sujet des comptes familiaux
01:07:43c'est-à-dire que les enfants
01:07:44peuvent utiliser
01:07:45des comptes familiaux
01:07:45par exemple sur YouTube
01:07:47et ça j'ai envie de vous dire
01:07:48qu'on n'arrivera pas
01:07:50à l'éteindre
01:07:51complètement par la loi
01:07:52ce que je veux dire
01:07:53c'est évidemment
01:07:55que l'accès
01:07:56des plus jeunes
01:07:57aux réseaux sociaux
01:07:58ne doit pas être régulé
01:07:59par l'état
01:07:59il doit être régulé
01:08:00par les parents eux-mêmes
01:08:01il faut responsabiliser
01:08:03les gens
01:08:03et j'invite
01:08:04les gens ici
01:08:05à mener la même réflexion
01:08:06en France
01:08:06puisqu'on a une loi
01:08:08gravissime
01:08:08qui est passée
01:08:09il n'y a pas longtemps
01:08:10sur ce sujet-là
01:08:11ça n'est pas à l'état
01:08:12de contrôler
01:08:12ce que font vos enfants
01:08:13ça vous revient pleinement
01:08:15vous voulez les éduquer
01:08:17dans les livres
01:08:18et dans l'éducation traditionnelle
01:08:19grand bien vous fasse
01:08:21vous voulez leur donner
01:08:22une tablette dans les mains
01:08:22il faut en assumer
01:08:23les conséquences
01:08:24mais quand on développe
01:08:26un nouveau média
01:08:26de toute façon
01:08:27il faut en assumer
01:08:28les conséquences
01:08:28on ne peut pas
01:08:29dénoncer
01:08:30la démocratisation générale
01:08:32de l'information
01:08:32c'est comme ça
01:08:33l'invention du journal
01:08:34a démocratisé l'information
01:08:35l'invention de la radio
01:08:36a démocratisé l'information
01:08:37aujourd'hui on est à l'ère
01:08:38des réseaux sociaux
01:08:39et la solution
01:08:40ce n'est pas de les censurer
01:08:42la solution
01:08:43c'est d'installer
01:08:44un degré d'éducation supérieur
01:08:46qui correspond aussi
01:08:47à cette évolution technologique
01:08:49c'est tout
01:08:50vous partagez ce coup de gueule
01:08:51de Michael Sadoun
01:08:52au fond il n'est pas forcément
01:08:53nécessaire
01:08:54il est même peut-être
01:08:55inutile de vouloir
01:08:56interdire les réseaux sociaux
01:08:58au moins de 15 ans
01:08:58parce que ça s'est pratiqué
01:09:00en Australie
01:09:00que ça n'a pas fonctionné
01:09:01pourquoi est-ce que ça
01:09:02fonctionnerait en France
01:09:03vous en pensez quoi ?
01:09:05alors moi je pense
01:09:07que de dire
01:09:07qu'il doit y avoir
01:09:08une liberté d'expression
01:09:10je pense qu'on en est
01:09:10tous d'accord ici
01:09:11ne signifie pas
01:09:12qu'il n'y a aucune règle
01:09:13s'il vous prenait maintenant
01:09:15de diffamer
01:09:17monsieur Sadoun
01:09:17et bien on vous le reprocherait
01:09:19et vous seriez traduit en justice
01:09:20et ce serait normal d'ailleurs
01:09:22ça c'est la première des choses
01:09:24donc par ailleurs
01:09:25ce qu'il faut se dire
01:09:26c'est qu'une plateforme
01:09:27qui diffuse chaque jour
01:09:28des milliards de contenus
01:09:29ce n'est pas un simple hébergeur
01:09:30la plateforme
01:09:31le réseau social
01:09:32il a un algorithme
01:09:33qui va mettre en avant
01:09:34un certain nombre de choses
01:09:35donc à partir du moment
01:09:36où vous êtes un jeune
01:09:37de 10 ans
01:09:38qui est tombé dans une boucle
01:09:39qui est tombé dans une bulle
01:09:41vous allez vous retrouver
01:09:42à vous voir sans cesse
01:09:44proposer les mêmes types
01:09:45de contenus
01:09:45qui vont vous
01:09:46quelque part
01:09:47vous matrixer
01:09:48il y a quand même quelque chose
01:09:49de cet ordre là
01:09:50le réseau social
01:09:51il fonctionne sur cette base
01:09:52ce n'est pas un simple hébergeur
01:09:54c'est un élément d'information
01:09:56qui va mettre en avant
01:09:57vos propres préférences
01:09:59et c'est sur cette base
01:10:00qu'il fonctionne
01:10:00et la dernière des choses
01:10:01c'est-à-dire
01:10:02l'argument de monsieur Sadoun
01:10:03qui consiste à dire
01:10:04les parents s'en chargeront
01:10:07c'est l'argument principal
01:10:08pour moi
01:10:08et je vais vous dire
01:10:09l'éducation elle-même
01:10:10est une bulle informationnelle
01:10:12parce que comment est-ce que
01:10:13vous contrôlez
01:10:13les parents eux-mêmes
01:10:14ne vont pas mettre toujours
01:10:15le même contenu
01:10:16dans les mains de leurs enfants
01:10:17c'est-à-dire
01:10:17il y a un moment
01:10:18on ne peut pas contrôler
01:10:20tout ce qu'on met
01:10:21dans les mains des gens
01:10:22il faut s'assurer
01:10:23de leur niveau d'éducation
01:10:24c'est tout
01:10:24et ça c'est l'école
01:10:25qui s'en occupe
01:10:26ça c'est l'école
01:10:28qui s'en occupe
01:10:29mais vous aurez constaté
01:10:30comme moi
01:10:30qu'on se casse la figure
01:10:31dans toutes les enquêtes
01:10:33PISA
01:10:33mais ça c'est un sujet
01:10:35par ailleurs
01:10:36mais on ne peut pas dire
01:10:37les parents se chargeront
01:10:38de surveiller toute la journée
01:10:39ce que font leurs enfants
01:10:40sur les réseaux sociaux
01:10:41et c'est un peu comme de dire
01:10:43finalement les conducteurs
01:10:45vont s'assurer eux-mêmes
01:10:46de la mise en place
01:10:47de la sécurité routière
01:10:48et puis voilà
01:10:49on ne peut pas laisser
01:10:50à chacun
01:10:51Céline Benz
01:10:52c'est plutôt du côté
01:10:54du contrôle
01:10:55peut-être un peu plus
01:10:57en tout cas
01:10:58pour éviter la jungle
01:11:01un peu de contrôle
01:11:02peut-être
01:11:03permet d'éviter
01:11:04la jungle
01:11:04on comprend
01:11:05Céline Benz
01:11:06puisque vous avez la parole
01:11:07Céline Benz
01:11:08vous avez un coup de gueule
01:11:09un coup de gueule
01:11:09très rapidement
01:11:10Oui j'ai un coup de gueule
01:11:12très rapide
01:11:13donc on a appris
01:11:14que le mois de juillet
01:11:16était le plus chaud
01:11:17qui était enregistré
01:11:18en France
01:11:19depuis qu'on fait des mesures
01:11:20c'est-à-dire
01:11:21début XXe siècle
01:11:24tout le monde
01:11:24s'en est étonné
01:11:25dans deux mois
01:11:26on aura tous oublié
01:11:27concrètement
01:11:27qu'est-ce que peuvent faire
01:11:29nos territoires
01:11:30et qu'est-ce que peuvent faire
01:11:30nos communes
01:11:31pour s'adapter
01:11:33pour s'adapter
01:11:34à ces 40 degrés
01:11:35et à ces vagues
01:11:36de chaleur répétées
01:11:38donc il me semble
01:11:39qu'il y a un certain
01:11:40nombre de choses
01:11:40qui doivent être mises en œuvre
01:11:41et qu'on ne peut pas
01:11:42tout attendre de l'État
01:11:43en la matière
01:11:44ça, ça devrait vous plaire
01:11:45messieurs
01:11:47donc comment on fait
01:11:49pour accompagner
01:11:50éventuellement
01:11:51si ça doit être fait
01:11:51les hôpitaux
01:11:52les publics fragiles
01:11:53les EHPAD
01:11:54les écoles
01:11:56et donc comment
01:11:57on n'attend pas
01:11:57de l'État
01:11:58ne pas tout attendre
01:11:59de l'État
01:12:00je crois qu'il y aura eu
01:12:01plutôt un consensus
01:12:02sur cette question
01:12:03autour de cette table
01:12:04merci beaucoup
01:12:04à tous les trois
01:12:05à nos trois chroniqueurs
01:12:07Céline Benz
01:12:07Amoré-Brelé
01:12:08Mickaël Sadoun
01:12:09merci à tous les trois
01:12:10vous avez été d'ailleurs
01:12:11très nombreux
01:12:12à réagir au standard
01:12:130 826 300 300
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