- il y a 1 jour
Les débats de l'été avec Arnaud Péricard, porte-parole d’Horizons, maire de Saint-Germain-en-Laye
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NewsTranscription
00:00Anthony Martin Smith.
00:01Et c'est l'heure du face à face sur Sud Radio avec notre invité Arnaud Péricard, Clément Barguin, qui
00:07est arrivé en plateau.
00:08Arnaud Péricard, porte-parole d'Horizon, maire de Saint-Germain-en-Laye, bonjour.
00:12Bonjour.
00:13Bonjour.
00:13Merci d'être avec nous ce midi, vous êtes donc porte-parole d'Horizon, parti d'Edouard Philippe.
00:19Edouard Philippe qui est en embuscade dans les derniers sondages.
00:24En embuscade, je ne sais pas, en tout cas Edouard Philippe, il a démontré à travers son entrée en campagne
00:30présidentielle
00:31et peut-être les derniers sondages qu'il était le seul candidat possible de la droite et du centre
00:39à être en mesure d'être au second tour de l'élection présidentielle.
00:43Et nous n'allons pas nous résoudre à avoir un débat ou en tout cas un deuxième tour
00:49et réduit aux deux candidats des extrêmes.
00:51Donc c'est un chemin présidentiel qui est compliqué.
00:55Une campagne, c'est quelque chose qui est long, il faut gérer les temps longs, il faut avoir du calme
01:00et de la sérénité.
01:01C'est ce que l'on essaye de démontrer depuis cette entrée en campagne, depuis le mois de juillet.
01:04Je vais mettre les deux pieds dans le plat, c'est aussi le Premier ministre des Gilets jaunes,
01:08le Premier ministre des 80 km heure.
01:11Comment vous allez faire pour expliquer à la population qu'il a changé ?
01:16Déjà, il ne vous aura pas... Vous n'avez pas oublié qu'Édouard Philippe, il n'est plus en responsabilité
01:21depuis six ans.
01:22Oui, mais il l'a été.
01:23Si jamais il était... Non mais d'accord, il l'a été.
01:25Mais l'année prochaine, ça fera sept ans qu'il n'est plus en responsabilité gouvernementale.
01:30Certes, il a été Premier ministre et moi je l'ai côtoyé en proximité sur ce moment qui était un
01:35moment de crise,
01:36mais pour l'intégralité du pays et peut-être sur des causes qui dépassaient la simple gestion gouvernementale de cette
01:42époque-là.
01:43Les 80 km heure, il s'en est expliqué au mois de juin devant plusieurs milliers de personnes
01:50en expliquant que peut-être cette approche-là avait été trop prescriptive
01:54et peut-être pas assez, en tout cas, laissée à l'appréciation des départements
01:58dans le cadre des compétences qui sont les siennes.
02:01Je me permets juste une petite précision.
02:03Je sais que ce n'est pas très politiquement correct de le dire,
02:06mais quel autre pays au monde fait de l'abaissement d'une vitesse de circulation
02:10un sujet essentiel et un sujet présidentiel ?
02:14Je n'ai pas vu ça dans un...
02:16Vous décidez de réduire la vitesse de circulation en Allemagne,
02:20qui est un peu particulier, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis.
02:23Est-ce que ça suscite les réactions que ça a suscitées en France ?
02:27Il y a quand même un atypisme français sur le sujet.
02:29On sent bien que l'automobile s'est aussi adossée à la liberté,
02:33mais ça sauve des vies d'abaisser aussi les vitesses de circulation.
02:35Oui, clairement, beaucoup sont revenus sur cette décision.
02:37Dans de nombreux départements, on a remis la vitesse à 90 km.
02:41C'est, je pense, ce qui aurait dû être fait dès le départ,
02:44de laisser ce choix au département d'abaisser s'il le souhaitait.
02:48C'est ce qu'il a reconnu après.
02:49Vous savez bien, les Françaises et les Français,
02:50on n'en a un peu rien à faire d'être comparés à d'autres pays.
02:53Ils veulent être comparés à eux-mêmes, avec leur modèle.
02:56Et donc, cette notion de 80 km heure avait été très mal reçue,
03:00très mal comprise, probablement.
03:02En tout cas, c'est ce que vous nous dites, si je comprends bien.
03:05En tout cas, Edouard Philippe, là-dessus, s'en explique
03:08et dit qu'il s'y prendrait différemment aujourd'hui.
03:11Je crois qu'il faut savoir reconnaître, quand une mesure a été impopulaire
03:15et qu'elle n'a pas été suffisamment explicité ou expliquée avec pédagogie,
03:19il faut savoir le reconnaître.
03:20Mais les gilets jaunes ?
03:22Oui, mais qu'est-ce que vous voulez que je vous dise sur les gilets jaunes ?
03:24Si ce n'est que ça a été quelque chose qui, je pense, a pris par surprise l'intégralité.
03:28Rappelons-nous, c'était pour une augmentation du prix de laissance.
03:30Mais les gilets jaunes, est-ce que vous cautionnez, en disant ça,
03:33le fait que l'on ait cassé l'arc de triomphe ?
03:35Parce que les gilets jaunes, c'est aussi cela.
03:37Moi, je suis journaliste, donc je ne cautionne rien, je vous dis que dans les gilets jaunes...
03:42...de ce que pensent les Françaises et les Français dans ce qu'ils nous écrivent, si vous voulez.
03:45Dans les gilets jaunes, je pense qu'il y avait des revendications qui étaient légitimes.
03:50Il y a aussi eu un choc de société, un choc du pouvoir d'achat.
03:53Et ça, je pense qu'il était important de l'écouter.
03:56Un certain nombre de mesures, d'ailleurs, ont été prises de manière à rehausser
04:00ou à redresser le pouvoir d'achat de nos concitoyens.
04:03Mais il y a aussi des choses qui ont été inacceptables.
04:05Il y a eu des cassages, il y a eu la préfecture du Puy-en-Velay qui a été incendie,
04:10il y a eu l'arc de triomphe qui a été cassé,
04:12donc il y a aussi eu des débordements que l'on ne peut pas consommer.
04:14La porte d'un ministère qui a été forcée.
04:15Pardon ?
04:16La porte d'un ministère aussi qui a été forcée.
04:18Je pense que ce sont des choses que l'on ne peut pas consommer.
04:20La violence...
04:22Indépendamment de la légitimité...
04:23La violence ne s'excuse pas, bien évidemment.
04:27Mais le ras-le-bol collectif ressenti par les gilets jaunes à l'époque
04:31avait quand même été un drame national.
04:34Oui, je pense que c'était un épisode qui a été compliqué.
04:39Et puis il en est sorti du bon.
04:40Vous savez, moi je suis maire d'une commune d'un peu moins de 50 000 habitants.
04:43On a fait des réunions, il y a eu des cahiers de doléances
04:46qui ont été faits dans les villes.
04:48Qu'est-ce qu'on en a retenu de ces cahiers de doléances ?
04:49Un besoin, déjà, un besoin d'écoute.
04:51Un besoin important, un besoin d'entrer en communication.
04:54Moi j'avais retenu que...
04:55Les gens ont l'impression d'être écoutés et qu'en fait derrière ça ne se produit d'aucun effet.
04:58C'est vrai.
05:00Donc si vous écoutez d'un côté que vous tendez l'oreille
05:03mais que de l'autre avec votre main vous ne faites rien,
05:05les Français au bout d'un moment ils se disent arrêtez de nous prendre des imbéciles.
05:07C'est important et c'est pour ça que les élus locaux,
05:10et c'est pour ça que nous sommes d'un certain nombre de maires
05:12à être allés voir le président de la République à l'époque
05:14avec mon collègue Karl Olive,
05:16à être allés voir le Premier ministre pour dire que les maires
05:18étaient une partie de la réponse.
05:20Justement parce que cet échelon du terrain,
05:22cet échelon de la proximité
05:24pouvait peut-être pallier à cette absence d'écoute
05:26que les concitoyens, en tout cas à l'époque, avaient ressenti.
05:30Édouard Philippe qui a lancé sa campagne à Mayotte
05:33avec un discours notamment sur l'immigration très ferme,
05:37discours qui a suscité d'énormes réactions,
05:40enfin beaucoup de réactions notamment à gauche.
05:42C'était quoi la stratégie là d'Édouard Philippe ?
05:44La stratégie en venant à Mayotte c'est déjà d'adresser une situation particulière,
05:48une situation spécifique, je crois qu'il l'a très bien résumée
05:51en disant qu'il mettait au défi n'importe lequel des candidats,
05:54quelle que soit son étiquette politique,
05:56de venir à Mayotte sans adresser la question de l'immigration.
06:00Pas de l'immigration légale, de l'immigration illégale.
06:04Mayotte, vous avez 50% de la population
06:06qui aujourd'hui est en situation irrégulière.
06:08Vous avez des enfants, aujourd'hui des Français,
06:11des Français maorais qui ne peuvent plus aller à l'école
06:14ou qui ne peuvent y aller qu'un à deux jours par semaine
06:17du fait de cette tension migratoire.
06:19Mais c'était important de commencer cette campagne sur ce sujet là précisément ?
06:23C'est important d'aller sur ce territoire
06:27qui est un territoire, rappelez-vous, il y a quelques mois,
06:30il y a quelques années, qui a fait l'actualité
06:32parce qu'il y a eu un certain nombre de violences
06:34qui a nécessité l'envoi de moyens de sécurité
06:37et de forces de l'ordre spécifiques,
06:39la CRS 8 de mémoire, je crois, sur place.
06:41Donc c'est un territoire qui est en tension,
06:43c'est un territoire qui appelle à un certain nombre de mesures exceptionnelles
06:47et résoudre la question migratoire à Mayotte
06:49est une question essentielle pour la France.
06:51Il n'y avait pas une volonté de jouer aussi sur les plates-bandes
06:55de Marine Le Pen sur ce sujet là ?
06:57Mais on ne fait pas une campagne en voulant jouer sur les plates-bandes,
07:00en parlant d'éducation nationale, en parlant d'immigration.
07:03On fait une campagne présentielle en adressant les vrais sujets.
07:06Tous les sujets sont tabous.
07:08À la fois, il se dit qu'il a envie de ratisser large
07:11sur le centre comme sur la droite.
07:13On le voit notamment sur des propositions,
07:15des contre-propositions aussi qui ont été faites.
07:17Edouard Philippe, j'en veux sur la question de l'éducation,
07:20est favorable à une augmentation de 20%
07:22de la rémunération des enseignants.
07:24Il est aussi favorable à l'instauration d'une amende
07:26pour les parents d'enfants
07:28qui poseraient problème à l'école.
07:29Ça a été le sujet de notre débat tout à l'heure
07:31sur l'antenne de Sud Radio.
07:32Et puis vous avez Gabriel Attal
07:34qui le lendemain publie ce matin,
07:36c'est une dépêche AFP qui nous donne cette information
07:39qui lui est favorable à la réinstauration
07:42d'un certificat d'études à l'entrée du collège individualisé
07:45mais à l'augmentation des salaires des enseignants.
07:48Est-ce que là, il n'y a pas déjà une tentative
07:50de rapprochement implicite, non avouée
07:54mais où ces prochains mois,
07:55on va voir Gabriel Attal rejoindre Edouard Philippe
07:57et puis Edouard Philippe aller chercher à la droite.
08:00Peut-être Bruno Rotaillot ?
08:02Il ne vous aura pas échappé qu'un projet présidentiel,
08:04c'est un projet de rassemblement.
08:06De la droite et du centre,
08:07il faut d'abord rassembler les siens,
08:09il faut rassembler son camp
08:10et donc on appelle évidemment
08:12dans cet esprit de responsabilité collective
08:14à ce très large rassemblement
08:16et on sera évidemment ravis
08:18de rassembler autour de nous
08:21Gabriel Attal et toutes les compétences
08:22évidemment qu'il peut incarner,
08:24y compris sur les questions éducatives et pédagogiques.
08:26Il nous fait de la Macronie finalement.
08:28Qui ça ?
08:29Edouard Philippe.
08:30Il ne fait pas de la Macronie,
08:31il fait du Edouard Philippe,
08:33c'est-à-dire qu'il propose un projet de rassemblement
08:35autour de ses valeurs
08:36et il l'a toujours dit
08:37et rappelez-vous peut-être
08:38cette phrase qu'il a prononcée
08:40lors de son discours,
08:42lors de son meeting du 5 juillet dernier,
08:44il vient de la droite,
08:45c'est un homme de droite
08:46qui a vocation évidemment
08:47à travailler
08:48avec des sociodémocrates,
08:50avec le centre,
08:51avec des gens de droite,
08:53moi je viens de la droite,
08:54je viens du RPR,
08:55je n'en ai pas honte,
08:56au contraire.
08:57Il n'exclut pas de son côté
08:59un deuxième tour,
09:00la France insoumise,
09:02rassemblement national.
09:03Le fait de le prononcer ainsi,
09:05c'est chercher quoi ?
09:06La peur des Françaises et des Français
09:07pour éviter que les extrêmes s'affrontent ?
09:09C'est d'appeler d'abord
09:10à l'esprit de responsabilité
09:12de celles et ceux
09:13qui pensent qu'il y a un espace
09:15et une candidature
09:16pour la droite et le centre
09:18et qui n'ont pas envie de se résoudre
09:20à une candidature des extrêmes.
09:22Candidature dont nous attendons
09:23avec impatience
09:25les propositions,
09:26moi j'ai envie de débattre,
09:27j'ai envie de débattre sur le fond,
09:29j'ai envie de parler d'éducation
09:30avec la France insoumise,
09:32avec le Rassemblement national,
09:34quelles que soient les personnes
09:35qui incarnent ces projets
09:36et que je respecte,
09:37très honnêtement,
09:38mais j'ai envie de parler du fond
09:39et je pense qu'une campagne présidentielle
09:41s'est faite pour ça.
09:42Et moi je n'ai pas entendu,
09:44j'ai écouté Jean-Luc Mélenchon
09:46dimanche matin,
09:47et je vous promets
09:47que le dimanche matin
09:48il y a des choses plus sympathiques
09:49à faire que d'écouter
09:50Jean-Luc Mélenchon
09:52au saut du réveil,
09:53mais je n'ai pas entendu
09:54un seul mot sur les enseignants,
09:56je n'ai pas entendu
09:56une seule phrase
09:57sur l'éducation nationale,
09:59je l'ai entendu parler
10:00de son OPA sur les écologistes,
10:02mais je n'ai pas entendu
10:02parler d'autre chose.
10:04Mais vous parlez,
10:05pour en revenir à ce rassemblement
10:06du centre et de la droite,
10:08David Lysnard lui aussi se dit
10:09ce matin favorable
10:11à une grande primaire
10:12du centre et de la droite,
10:14est-ce que la primaire là
10:15ça pourrait être la solution ?
10:17Je pense que cette primaire là,
10:19il est déjà trop tard
10:21pour l'organiser
10:22au mois de septembre,
10:24et une primaire
10:24pour quel périmètre ?
10:24De toutes les façons,
10:25votre candidat n'en veut pas
10:26de cette primaire.
10:27Non, mais écoutez,
10:29il y a d'autres manières
10:30de départage.
10:31Les socialistes organisent
10:32une primaire,
10:33mais ils le font
10:33dans leur famille politique,
10:35au sein de leur formation politique.
10:38D'autres ne l'ont pas fait,
10:39Marine Le Pen
10:40n'a pas fait de primaire.
10:41Il me semble que
10:42Jean-Luc Mélenchon
10:43ne s'est pas non plus
10:45proposé au suffrage
10:46de ses adhérents
10:47ou de ses sympathisants.
10:49Chaque formation,
10:50nous avons,
10:50nous horizons,
10:51une formation politique
10:52qui a un candidat.
10:53Et ça a été clair
10:54depuis le départ,
10:55un candidat
10:56à l'élection
10:57présentielle.
10:57Donc déjà,
10:58pour délimiter
10:59le champ d'application
11:00ou le périmètre
11:02d'une primaire,
11:03je pense que
11:03les uns et les autres
11:04ne sont pas d'accord.
11:05Mais vous n'avez pas peur
11:06d'un rejet massif
11:07de la part
11:08des Françaises
11:09et des Français
11:10qui en ont ras-le-bol
11:11de deux ans
11:13de mandat
11:13d'Emmanuel Macron
11:14quand Gérald Darmanin
11:16rejoint les troupes
11:17de votre candidat,
11:18vos troupes,
11:19quand Gabriel Attal
11:21fait,
11:21je le pense,
11:22en regardant
11:23cette réponse ce matin,
11:24peut-être des appels
11:25du pied à Édouard Philippe.
11:27Vous ne pensez pas
11:28qu'au bout d'un moment,
11:29les gens vont se dire
11:29on reprend les mains
11:30mais on recommence ?
11:32Je ne crois pas.
11:32Je pense que c'est important
11:33de marquer aussi
11:34nos différences.
11:36Je vous l'ai dit tout à l'heure,
11:37ça fait six ans
11:37que nous ne sommes pas
11:38en responsabilité.
11:39Voilà.
11:40Donc nous avons des choses
11:41à proposer,
11:42je pense qu'il y a...
11:43Pardon, six ans,
11:44mais quand Gérald Darmanin
11:45vous apporte votre soutien,
11:46Gérald Darmanin,
11:47ministre de gouvernement,
11:48vous avez quand même
11:50dans votre équipe
11:52des personnes issues
11:53du gouvernement
11:53et qui étaient...
11:54Gérald Darmanin,
11:55il est populaire
11:56ou il est impopulaire
11:56aux yeux des Français ?
11:57J'ai plutôt l'impression
11:58qu'il est populaire.
11:59J'ai plutôt l'impression
12:00que les Français
12:01apprécient le travail
12:02qu'il a fait
12:02quand il était
12:03ministre de l'Intérieur.
12:03Donc ça veut dire quoi ?
12:04Il y a une partie du bilan
12:05qu'on n'assume pas
12:06et puis l'autre qu'on assume ?
12:08Je n'ai pas la macronie honteuse.
12:11Moi je viens
12:11d'une famille politique
12:12qui je me suis retrouvé
12:14en déshérence politique
12:15à un moment donné.
12:16À quel moment ?
12:17Parce que je ne me suis pas retrouvé
12:18au moment de l'élection
12:20présidentielle de 2017.
12:23À ce moment-là,
12:24vous n'avez plus de réponse
12:25sur l'échiquier politique ?
12:26Je n'avais plus
12:27parce que j'ai été
12:28quelque part
12:29un petit peu perturbé
12:30par ce qui s'est passé
12:31dans ma famille politique.
12:33La droite trocadéro
12:34est très peu pour moi.
12:35Moi je suis issu
12:36d'un territoire
12:37Donc vous avez cru
12:38en Emmanuel Macron ?
12:39Oui bien sûr.
12:40Et aujourd'hui ?
12:41Si vous rejoignez
12:42les rendez-vous à Philippe ?
12:43Je pense que nous sommes passés
12:44à côté d'un quinquennat,
12:45son deuxième quinquennat
12:46qui est je trouve
12:47un terrible gâchis
12:49malheureusement.
12:50Pourquoi ?
12:51Déjà par son inaction politique.
12:54Il ne s'est rien passé
12:55et on l'a dit,
12:56on l'a diagnostiqué
12:57très en amont
12:58de ce qui s'est passé
12:59à partir du moment où
13:00alors certes
13:01on aurait pu
13:02continuer à gouverner
13:03avec une majorité relative
13:05comme c'était le cas
13:06après 2022
13:07mais après cette dissolution
13:09qui a été un acte politique
13:10manqué,
13:11je pense qu'on a perdu
13:12les trois dernières années
13:14de ce quinquennat
13:15et les discussions budgétaires,
13:17vous allez avoir des débats
13:18sur les questions budgétaires,
13:19on va avoir ça
13:19pendant les semaines à venir,
13:20vont vous démontrer
13:21justement
13:22l'incroyable difficulté
13:24qu'il y aura
13:25à adopter un budget
13:26et les taux dans lesquels
13:27le pays s'est placé
13:29depuis quelques années.
13:30Et quelle sera la position
13:32d'horizon par rapport
13:33à ce budget 2027 ?
13:35Il faut le voter ?
13:36Il faut faire des...
13:36Il faut d'abord le regarder,
13:37il faut l'examiner,
13:38il faut le travailler,
13:39il faut l'amender.
13:40Vous voyez l'ampleur
13:42des économies budgétaires
13:43qu'il faut réaliser
13:44dans un contexte
13:45d'appréciation
13:45des taux d'intérêt
13:46qui ont dépassé
13:47les 4%
13:48il y a quelques jours.
13:49Donc c'est une équation
13:50quasi impossible
13:51et je pense que
13:52nous avons
13:52en tout cas
13:53à dire la vérité
13:54aux Français
13:55sur l'incroyable
13:57difficulté budgétaire
13:58et financière
13:58par la suite
13:59qui s'annonce
14:00devant nous.
14:01Qu'est-ce que vous dites
14:02aux Français ?
14:03Il faut se serrer la ceinture ?
14:05Quel est le message
14:06porté par Edouard Philippe ?
14:08Je dis simplement
14:09et c'est ce que dit
14:10Edouard Philippe
14:11qu'il y a un chemin
14:12il a de l'espoir
14:13je pense que
14:13les deux maîtres mots
14:15de la campagne
14:15d'Edouard Philippe
14:16c'est la lucidité
14:18sur l'état du pays
14:18et c'est l'espoir
14:19que l'on doit donner
14:20à nos concitoyens.
14:22Il y a un chemin
14:23qui n'est pas facile
14:24qui n'est pas évident
14:25mais je pense
14:26qu'on peut indiquer
14:27sans aller forcément
14:28sur un parcours
14:29de souffrance
14:30ou une trajectoire
14:30de souffrance
14:31pour nos habitants.
14:33La souffrance
14:33c'est la guerre
14:34c'est les épidémies
14:35c'est la peste
14:36c'est les décès
14:37c'est pas ça
14:37que nous proposons aux Français
14:38C'est le pouvoir d'achat
14:39c'est une question centrale
14:41dans cette campagne.
14:41C'est le pouvoir d'achat
14:42et c'est un avantage de travail
14:44Vous avez mis le doigt
14:45sur le taux d'emprunt
14:46plus de 4%
14:48qui aujourd'hui
14:49nous fait emprunter
14:49plus cher que la Grèce
14:51ou plus cher que l'Italie
14:52Que l'Italie
14:52La prime de risque
14:53est plus élevée, oui.
14:54Comment on va sortir de ça ?
14:56Parce qu'on demande
14:57par exemple
14:58Roland Lescure
14:59dit il faut un effort collectif
15:00Qui va payer la note ?
15:02Les Français
15:02en ont ras-le-bol
15:03si vous voulez
15:04que systématiquement
15:04ce soit sur eux
15:05alors même qu'ils attendraient
15:07plus d'exemplarité
15:08de la part de leurs élus.
15:09Mais dans une situation
15:10d'inertie politique
15:11je ne vois pas de solution
15:13à très court terme.
15:14Il faut
15:15un nouvel élan
15:16présidentiel
15:17un nouvel élan
15:18gouvernemental
15:19un nouvel élan
15:19législatif
15:20qui vont donner
15:21des marges de manœuvre
15:22justement pour prendre
15:23les mesures
15:24qui vont s'imposer
15:25et pourquoi ?
15:26Pour instaurer
15:26une trajectoire
15:27de crédibilité
15:28nos créanciers
15:29ceux qui achètent
15:30la dette
15:31auprès de l'agence
15:32France Trésor
15:33ou ceux
15:33qui l'achètent
15:34pour financer
15:35nos retraites
15:35je rappelle que
15:3625% de la dette publique
15:37420 ou 430 milliards d'euros
15:39c'est la dette publique
15:41relative aux retraites
15:42et que cette part de dette
15:44va continuer
15:45à s'accroître
15:47si on ne fait rien
15:48sur les années
15:50donc il faut d'abord
15:51être sérieux
15:52il faut être crédible
15:53et il faut
15:53non pas ce que j'ai entendu
15:55de la part
15:55de Jean-Luc Mélenchon
15:57ou de Mathieu Pigasse
15:57mais quand on a une dette
15:59ça s'honore
15:59et ça se rembourse
16:00Vous l'avez vu
16:01c'était aussi
16:02le Premier ministre
16:03de la réforme des retraites
16:04on a vu
16:05à quel point
16:05ça avait été problématique
16:08parce que
16:09ça a été totémisé
16:10en France
16:10et on se sent bien
16:10que la question
16:11des retraites
16:12dans un climat
16:13parfois d'irresponsabilité politique
16:14J'ai le sentiment
16:15qu'on n'arrive pas
16:16à régler ce sujet
16:17de la retraite
16:17parce que systématiquement
16:18il y a les mêmes
16:20qui sortent dans la rue
16:21il y a les mêmes
16:21qui s'opposent
16:22mais surtout
16:23parce qu'on a
16:24systématiquement
16:24les mêmes propositions
16:25sur la table
16:26Oui je pense
16:26que vous avez raison
16:27je pense qu'il est temps
16:29quelque part
16:29non pas de faire
16:30un big bang
16:30mais de proposer
16:31autre chose
16:32un effort collectif
16:34il y a une certitude
16:35et une vérité
16:36on va tous devoir
16:37travailler davantage
16:3867 ans ?
16:39Je ne sais pas
16:40si c'est l'âge
16:41mais le taux d'emploi
16:42en fait
16:43je prenais
16:44l'image
16:45l'autre jour
16:45sur un autre média
16:47c'est une armoire IKEA
16:48pardonnez-moi
16:49pour la publicité déguisée
16:50pas tout à fait déguisée
16:51c'est des armoires
16:52chez Conforama
16:53ou chez Ricorama
16:54où vous le souhaitez
16:55en tout cas
16:55on est en période de rentrée
16:56donc c'est une armoire
16:58qui est complètement
17:00fragilisée
17:01il faut revisser
17:02un petit peu partout
17:03donc il faut revisser
17:04et il faut revisser
17:05sur des tas de paramètres
17:07c'est l'âge
17:08c'est le taux d'emploi
17:09et des jeunes
17:09et des seniors
17:11parce qu'il faut plus
17:11de cotisants
17:12il faut plus de retraite
17:13évidemment
17:13c'est la capitalisation
17:15c'est une réponse
17:16c'est une autre manière
17:17de gérer la dette
17:18c'est l'interdiction
17:19d'être dans une situation
17:21déficit
17:21pour couvrir cette dette
17:22c'est d'en confier
17:23peut-être
17:23la responsabilité
17:24aux partenaires sociaux
17:26il y a plein de paramètres
17:28qui peuvent être mis en place
17:29simultanément
17:30pour résoudre cette question-là
17:31merci beaucoup Arnaud Péricard
17:32je le rappelle
17:32vous êtes porte-parole
17:33auprès d'Edouard Philippe
17:35d'Horizon
17:36maire également
17:37de Saint-Germain
17:38on l'est dans les Yvelines
17:39merci d'avoir été avec nous
17:40merci Clément Barguin
17:42de m'avoir accompagné
17:43sur ce midi
17:4413h
17:44les débats de l'été
17:4510h, 13h
17:46comme tous les jours
17:47continuent dès demain
17:48on vous attend
17:48nombreux et nombreux
17:49au 0826 300 300
17:51vous nous appelez
17:52vous continuez
17:53à retrouver
17:54les vrais voix
17:54à partir de 17h
17:55présenté par Frédéric Brindel
17:58je veux remercier
17:59l'équipe qui m'accompagne
18:00pour préparer cette émission
18:01Clément Barguin
18:01Albin Texera
18:03Louis Randazzo
18:04Alexandre Saint-Etienne
18:05Antoine Dizy
18:06et puis Julien Delmas
18:07à la réalisation
18:08et Manu au standard
18:09je vous souhaite
18:10une très belle suite
18:10de journée sur Sud Radio
18:13Sud Radio
18:15Sous-titrage Société Radio
18:15Sous-titrage Société Radio
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