- il y a 22 heures
Les débats de l'été avec avec Anthony Martins-Misse, Paul Cebille, Giulia Acha
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NewsTranscription
00:00:0110h-13h, les débats de l'été, Noémie Alioua.
00:00:04Allez, Anthony Marcin-Simmis, je me tourne vers vous.
00:00:06Quand on regarde les prix des carburants aujourd'hui,
00:00:08est-ce qu'on peut vraiment dire que l'essence est devenue un produit de luxe pour une partie des
00:00:11Français ?
00:00:12En tout cas, c'est un produit contraint.
00:00:14On n'a pas le choix que de faire son plein d'essence pour aller travailler,
00:00:18pour partir en vacances lorsqu'on a choisi la voiture pour moyen de locomotion.
00:00:24Je dirais que la SNCF commence peut-être à se frotter les mains
00:00:26parce que le prix d'un plein commence à égaler le prix d'un billet de train.
00:00:31Si toutefois, le train était encore perçu comme une alternative non polluante et abordable,
00:00:38cependant, moi, ça me préoccupe.
00:00:40Quand vous avez un sans-plomb 95 à 2,02€ sur ton prix le plus bas,
00:00:44en moyenne, avec un gasoil à 2,22€,
00:00:48pour un plein d'à peu près 50 litres,
00:00:51vous arrivez à quasiment 120€ quasiment.
00:00:56Oui, c'est devenu un produit de luxe et ça ne le devrait pas,
00:01:02sachant que là-dedans, certes, il y a le coût du pétrole,
00:01:06mais vous avez quand même le coût des taxes qui sont prélevées par le gouvernement.
00:01:12Et je vous avoue que je ne m'explique toujours pas comment ni pourquoi
00:01:17il n'y a pas d'action plus forte sur ces taxes qui sont prélevées sur le prix du litre.
00:01:24Donc, les Françaises et les Français, une fois encore,
00:01:29pardonnez-moi l'expression,
00:01:30mais sont pris pour des gueux.
00:01:34Et n'ont aucune considération de la part de nos gouvernants
00:01:39qui, eux, par contre, ne se soucient pas du prix à la pompe.
00:01:44Julia Achat ?
00:01:45Non, moi, je suis plutôt d'accord avec ce qui a été dit.
00:01:48Alors, pour la question du train, c'est quand même plus complexe que ça,
00:01:51parce que malgré l'augmentation...
00:01:52C'est volontairement provocateur.
00:01:53Je vois ça, parce que malgré l'augmentation,
00:01:56en fait, prendre la voiture pour partir en vacances,
00:01:58c'est rentable à partir de deux personnes versus le prix du train.
00:02:00Donc, c'est aussi faire une critique sur la SNCF
00:02:03qui pratique aujourd'hui des prix qui sont tout à fait déraisonnables.
00:02:06La semaine dernière, sont sortis des chiffres aussi
00:02:09des recettes qui ont été faites et le bénéfice net de la SNCF.
00:02:13On est à 1,19 milliard.
00:02:14Donc, on peut se poser la question aussi
00:02:16de comment ce type d'institution,
00:02:18qui est quand même une entreprise publique,
00:02:21peut aussi interférer de façon positive dans le quotidien des Français,
00:02:25peut-être en imaginant une baisse des coûts du train
00:02:27pour leur permettre de voyager et pallier finalement
00:02:29à un quotidien qui est devenu étouffant pour bon nombre des Français,
00:02:33qui effectivement, vous avez parlé des vacances,
00:02:35mais le pire, c'est quand le prix des carburants,
00:02:38en fait, impacte carrément le pouvoir d'achat
00:02:40et devient un luxe même pour aller travailler
00:02:43avant même de partir en vacances.
00:02:45Et ce qui est tout à fait alarmant,
00:02:47d'autant plus qu'on sait que c'est toujours les mêmes
00:02:49qui sont affectés par ça,
00:02:50c'est les classes populaires, les classes moyennes,
00:02:52dans les territoires.
00:02:53Donc, ça crée aussi une inégalité de territoire
00:02:55puisque nous, à Paris, on est quand même relativement préservés.
00:02:58Je veux dire, on a un système de métro, de RER
00:03:00qui fonctionne assez bien.
00:03:01Donc, on peut se passer de la voiture.
00:03:03C'est même plutôt complexe d'avoir une voiture à Paris
00:03:05et agaçant.
00:03:07Tandis qu'en province,
00:03:09pour pouvoir aller travailler, faire ses courses,
00:03:10emmener les enfants à l'école,
00:03:12il faut pouvoir avoir une voiture.
00:03:14Et ça, ça nécessite de charger cette voiture,
00:03:17non pas avec de l'électricité à ce stade,
00:03:19parce qu'on n'a pas encore fait la transition,
00:03:20mais avec du carburant qui, aujourd'hui,
00:03:22a plus que doublé.
00:03:23Et c'est quelque chose de terrible.
00:03:26Vous avez raison, Julia, pardonnez-moi,
00:03:27mais de faire le contraste entre le prix de l'essence
00:03:30et le prix à l'électricité.
00:03:32Vous êtes, par exemple, sur des enseignes
00:03:34qui prennent de façon très opportune
00:03:37la balle au rebond
00:03:38avec cette chaîne,
00:03:41pour Leclerc, pour ne pas la citer,
00:03:42qui a lancé un prix au kilowattheure
00:03:45de 19 centimes.
00:03:47Sachant que, globalement,
00:03:48avec un véhicule électrique,
00:03:49vous faites à peu près deux fois
00:03:51le plein en essence.
00:03:53Paul Sébier.
00:03:54Pardon, parce que Julia ne veut pas terminer,
00:03:56je ne lui ai interrompu.
00:03:57Non, non, mais c'était parfait.
00:03:59Désolé.
00:04:00On va laisser la parole à d'autres aussi.
00:04:02Non, mais cette question de savoir
00:04:04si c'est un bien de luxe,
00:04:05moi, je dirais plutôt que c'est
00:04:06une forme d'impôt.
00:04:08On l'a dit, la moitié quasiment du coût
00:04:10de l'essence, ce sont des taxes
00:04:13ou des impôts sous diverses formes.
00:04:17Et au contraire d'un bien de luxe
00:04:19qu'on achèterait de temps en temps
00:04:20par volonté.
00:04:21Et par plaisir.
00:04:22Et par plaisir, exactement.
00:04:23C'est surtout ça.
00:04:24C'est-à-dire que, voilà,
00:04:25le plein d'essence,
00:04:25qui est près de 100 euros
00:04:26pour 50 litres,
00:04:28ne devient pas vraiment,
00:04:29on n'est pas vraiment un plaisir,
00:04:30ne représente pas vraiment
00:04:31quelque chose de positif pour les gens,
00:04:33si ce n'est que, bon,
00:04:34ils peuvent gagner leur vie grâce à ça,
00:04:36mais c'est à peu près tout.
00:04:38Et en plus, c'est un bien
00:04:40qui n'est pas censé être un bien de luxe,
00:04:41mais un bien de première nécessité,
00:04:43mais qui est taxé comme un bien de luxe
00:04:46ou un bien tout à fait normal.
00:04:47C'est les biens de première nécessité,
00:04:49comme la nourriture, par exemple,
00:04:51certaines denrées.
00:04:52C'est 5-5 de TVA, par exemple.
00:04:55Pourquoi, et c'est un peu la question
00:04:57que j'aimerais poser,
00:04:57c'est pourquoi on n'est pas à ce niveau-là
00:04:59pour l'essence,
00:05:00ce qui est un bien de première nécessité
00:05:01pour la plupart des gens dans ce pays.
00:05:04Et on est encore en train de considérer ça
00:05:06comme un bien de luxe,
00:05:07comme la voiture était considérée
00:05:08comme un bien de luxe
00:05:09jusqu'il y a très peu de temps.
00:05:12pourquoi, alors que c'est le moyen de subsistance
00:05:16de la plupart des gens dans ce pays.
00:05:18C'est un peu étonnant, quand même,
00:05:19qu'on n'ait toujours pas avancé sur cette réflexion
00:05:22et pourquoi l'essence est toujours taxée autant.
00:05:25C'est un choix doctrinal et politique
00:05:28parce que, effectivement,
00:05:29vous avez dans le prix du carburant
00:05:31à la fois la 6,
00:05:31qui ne bouge pas,
00:05:32qui est un montant qui est taxé par l'État
00:05:34et qu'importe que le prix augmente ou pas,
00:05:37n'évolue pas dans un sens ou dans l'autre.
00:05:38Et puis après, vous avez effectivement
00:05:39la taxe à proprement parler.
00:05:41Et théoriquement, ces taxes-là
00:05:42ont vocation à permettre à l'État
00:05:45d'investir grâce à ses recettes
00:05:47dans justement une transition écologique
00:05:49pour pouvoir investir
00:05:50dans de la production d'énergie
00:05:55qui soit plus durable, plus soutenable.
00:05:57Bon, vous l'avez dit, Anthony,
00:06:00tout à l'heure, vous posiez la question
00:06:01de pourquoi le gouvernement,
00:06:03compte tenu de la situation, n'agit pas.
00:06:05C'est une décision politique.
00:06:06Sébastien Lecornus en est expliqué.
00:06:07Il a dit qu'il ne voulait pas
00:06:08renoncer à son investissement
00:06:10et à cette transition
00:06:10qui, effectivement, à court terme,
00:06:12n'aura pas d'effet concret
00:06:13sur le pouvoir d'achat des Français.
00:06:15Mais si on investit dès aujourd'hui
00:06:17en espérant, en étant optimiste,
00:06:19sur une transition,
00:06:20peut-être que d'ici 5 à 10 ans,
00:06:21on ne sera plus aussi dépendant
00:06:23finalement du carburant
00:06:24et donc des crises géopolitiques
00:06:26qui ont un impact direct
00:06:27sur le prix des carburants
00:06:28et donc permettre aux Français
00:06:30peut-être de respirer.
00:06:31Ce qui implique un sacrifice
00:06:33à court terme pour les Français,
00:06:34ça renforce un sentiment
00:06:35de déclassement qui est extrêmement présent
00:06:38et ce sentiment de déclassement
00:06:39est aussi renforcé
00:06:40par cette incapacité
00:06:41à pouvoir consommer
00:06:42de façon digne,
00:06:43consommer pour le plaisir,
00:06:44pas uniquement pour une contrainte.
00:06:47Et tout cela mélangé
00:06:48avant une élection présidentielle
00:06:50n'apporte généralement
00:06:51rien de bon.
00:06:52Vous le résumez assez bien
00:06:53d'ailleurs, Julia,
00:06:55c'est-à-dire que j'ai l'impression
00:06:56à travers les débats
00:06:57qu'on peut faire ici
00:06:59et puis ailleurs,
00:07:00finalement,
00:07:01qu'on revient systématiquement
00:07:02au rôle de l'État
00:07:05dans les choix des investissements
00:07:07et de ce que l'on veut
00:07:08ou non faire peser
00:07:09sur le portefeuille des Français.
00:07:12Et on a eu ce débat
00:07:13pas plus tard que lundi,
00:07:14notamment sur les investissements
00:07:17qui seraient nécessaires
00:07:18dans notre système judiciaire
00:07:20et où, en fin de compte,
00:07:21on se rend compte
00:07:22et on s'aperçoit
00:07:23qu'on ne peut pas faire plus
00:07:25parce que les caisses sont vides.
00:07:27Et c'est pareil
00:07:28sur le système de santé.
00:07:29Le système de santé est malade.
00:07:31Il faudrait qu'on investisse davantage.
00:07:32Mais où est-ce qu'on va prendre l'argent ?
00:07:34Et là aussi,
00:07:35c'est une équation
00:07:36à multiples facteurs
00:07:37sur la question du carburant
00:07:39qu'il est manifestement impossible
00:07:42de résoudre
00:07:43à moins de trouver
00:07:44d'autres sources
00:07:45d'investissement et de financement.
00:07:48Mais je n'ai pas l'impression
00:07:49que ce soit vers
00:07:50cela que nous nous dirigeons
00:07:51aujourd'hui.
00:07:52Vous entendez cet argument,
00:07:53Paul Séby,
00:07:54de l'État,
00:07:54qui considère au fond
00:07:55que si ces taxes existent,
00:07:57c'est parce que justement
00:07:58elles permettent
00:07:59de financer une transition écologique
00:08:01sur le long terme,
00:08:02que c'est une transition
00:08:02qui est nécessaire,
00:08:03qui doit être financée,
00:08:05quand bien même
00:08:06ça demande des sacrifices
00:08:07à court terme.
00:08:08C'est ça.
00:08:08C'est le débat
00:08:10entre l'écologie punitive
00:08:11et les incitations.
00:08:12Et c'est vrai que les Français
00:08:13ont plutôt tendance,
00:08:14de toute évidence,
00:08:15à vouloir plutôt
00:08:17les incitations,
00:08:19accompagner un mouvement
00:08:21possiblement,
00:08:21avec peut-être des aides
00:08:22aussi à la transition,
00:08:23mais l'équilibre
00:08:25il n'est pas parfait là.
00:08:26Clairement,
00:08:27il y a,
00:08:29c'est un peu le débat
00:08:30toujours,
00:08:30on parle de la fin du mois,
00:08:31la fin du monde.
00:08:32C'est-à-dire que les gens
00:08:33sont évidemment
00:08:34plutôt attentifs
00:08:35à ce qui va se passer
00:08:36à la fin de leur mois
00:08:37qu'à la fin du monde
00:08:38directement,
00:08:38même si les deux
00:08:39entrent évidemment en balance
00:08:41dans leur esprit,
00:08:42il n'y a pas de raison
00:08:43de confronter les deux.
00:08:45Mais là voilà,
00:08:46comme on l'a dit,
00:08:47on est bientôt
00:08:47proche d'une élection,
00:08:49la situation est quand même
00:08:50critique pour les gens,
00:08:51il n'y a pas possibilité
00:08:52de ne pas faire
00:08:52quoi que ce soit
00:08:53et de mettre en pause
00:08:54certaines ambitions
00:08:55peut-être
00:08:56sur la transition écologique
00:09:00pour aussi
00:09:01ne pas étouffer
00:09:02l'activité
00:09:02parce que le problème
00:09:03c'est pas tellement
00:09:04faire plaisir aux gens
00:09:06et écouter leurs demandes
00:09:08à l'instant T
00:09:08et ne pas penser
00:09:09au futur,
00:09:10c'est comment aussi
00:09:12on va financer
00:09:12le futur
00:09:13parce que là
00:09:13on a l'argent
00:09:14pour peut-être
00:09:14financer la transition
00:09:16mais s'il n'y a plus
00:09:16d'activité économique,
00:09:18s'il n'y a plus
00:09:18d'impôts qui entrent,
00:09:19s'il n'y a plus de taxes
00:09:20et s'il n'y a plus personne
00:09:21pour payer les taxes,
00:09:22il n'y aura pas
00:09:22de transition écologique
00:09:24non plus.
00:09:24Donc la tension
00:09:25elle est là quand même,
00:09:26elle existe
00:09:26et je pense que là
00:09:28au moment où on parle
00:09:30comme l'adhésion
00:09:31à ces taxes
00:09:32n'est pas claire
00:09:34et même
00:09:35complètement à l'inverse
00:09:36de ce qu'on attendrait,
00:09:38on avait nous
00:09:38avec Hexagone
00:09:40sondé les français
00:09:40sur ce qu'ils estimaient
00:09:42que les taxes
00:09:43sur le carburant
00:09:43étaient trop élevées
00:09:44ou pas assez,
00:09:45évidemment les gens
00:09:46estiment qu'elles sont
00:09:47trop élevées
00:09:47mais on avait même
00:09:48les sympathisants écologistes
00:09:50qui partageaient
00:09:50cette opinion
00:09:51majoritairement.
00:09:52Donc c'est-à-dire que même
00:09:53quand on est convaincu
00:09:54par l'écologie
00:09:55et bien malheureusement
00:09:56on comprend
00:09:58l'intérêt du court terme
00:09:59et de comment on va vivre.
00:10:01Dans un instant
00:10:02on reviendra
00:10:02sur votre étude
00:10:04dont vous venez de parler
00:10:05sur le sujet
00:10:05et vous aurez la parole
00:10:06Anthony Martin-Smith
00:10:07on poursuivra notre débat
00:10:08sur le prix des carburants
00:10:10qui profite réellement
00:10:11de la hausse du prix de l'essence
00:10:12et pourquoi les automobilistes
00:10:14ont-ils parfois le sentiment
00:10:15d'être les seuls
00:10:15à payer la facture ?
00:10:17Appelez-nous
00:10:170800 26 300 300
00:10:190800 26 300 300
00:10:21vous avez la parole
00:10:22on en parle tout de suite
00:10:23tout de suite
00:10:23sur Sud Radio.
00:10:25Et nous sommes de retour
00:10:27sur Sud Radio
00:10:27il est 10h44
00:10:28merci d'être avec nous
00:10:30avec la fine fleur
00:10:31de nos débatteurs du jour
00:10:33voilà nos trois débatteurs
00:10:34chevronnés
00:10:35enflammés
00:10:36n'est-ce pas
00:10:36Julia Achat
00:10:37Paul Séby
00:10:38et Anthony Martin-Smith
00:10:39et je me tourne vers vous
00:10:40Anthony Martin-Smith
00:10:41nous poursuivons
00:10:42ce débat
00:10:42sur le prix des carburants
00:10:44est-ce que vous connaissez
00:10:45des gens autour de vous
00:10:46qui ont déjà
00:10:47adapté leurs habitudes
00:10:49en fonction du prix de l'essence
00:10:51parce que justement
00:10:52à cause de ces augmentations
00:10:53ils ont dû changer
00:10:55leur plan peut-être
00:10:56éventuellement
00:10:57qu'ils se serrent
00:10:57la centillure aussi
00:10:58sur d'autres dépenses
00:10:59est-ce que vous entendez
00:11:00ces témoignages-là
00:11:01qui montent en France ?
00:11:03J'ai des gens
00:11:03que je connais
00:11:04de ma famille notamment
00:11:05qui ont renoncé
00:11:07à partir
00:11:08tout simplement
00:11:08en vacances
00:11:10du fait
00:11:10du prix de l'essence
00:11:11parce que
00:11:12un euro est un euro
00:11:13et donc
00:11:15changement de plan
00:11:16de dernière minute
00:11:17bon en plus
00:11:18ils prévoyaient être partis
00:11:19en Gironde
00:11:19donc ça n'arrangeait rien
00:11:21et
00:11:21ils se sont rabattus
00:11:23sur une destination
00:11:24en Ile-de-France
00:11:25beaucoup plus abordable
00:11:26et plus simple
00:11:27à rejoindre
00:11:28et même
00:11:30où la voiture
00:11:30n'était pas nécessairement
00:11:32indispensable
00:11:33comme d'ailleurs
00:11:34l'a très bien rappelé Julia
00:11:35ici en Ile-de-France
00:11:36on peut circuler
00:11:37sans problème
00:11:38sans véhicule
00:11:39vous habitez
00:11:40dans d'autres territoires
00:11:42de toute façon
00:11:43tous les territoires
00:11:44sauf l'Ile-de-France
00:11:45globalement
00:11:46vous avez besoin
00:11:46d'un véhicule
00:11:47et c'est ça moi
00:11:48cette fracture
00:11:49c'est une fracture sociale
00:11:51que je trouve insupportable
00:11:53et la question
00:11:54que j'avais presque
00:11:55envie de poser
00:11:55à Paul Séby
00:11:56tout à l'heure
00:11:57c'est finalement
00:11:58est-ce qu'aujourd'hui
00:11:59on ne doit pas
00:12:00mettre sur pause
00:12:01nos politiques
00:12:02d'investissement
00:12:03de transition énergétique
00:12:04pour répondre
00:12:05à l'urgence
00:12:06là à laquelle
00:12:07nous faisons face
00:12:08parce que
00:12:09finalement
00:12:10on a une situation
00:12:12aujourd'hui
00:12:12qui est
00:12:14complètement
00:12:14hors contrôle
00:12:16rappelez-vous
00:12:16les gilets jaunes
00:12:17pour 1,60€
00:12:20étaient sortis
00:12:21dans la rue
00:12:21sur les ronds-points
00:12:22on est à 2,28€
00:12:24pour le prix le plus haut
00:12:25vous l'avez rappelé
00:12:26tout à l'heure
00:12:27donc moi
00:12:28je m'inquiète
00:12:29beaucoup
00:12:29d'ailleurs
00:12:30de ce que va donner
00:12:31notre élection
00:12:32présidentielle
00:12:332027
00:12:33et d'ailleurs
00:12:35ne vous attendez plus
00:12:36à ce qu'on vous pose
00:12:36la question
00:12:38du prix de la baguette
00:12:39ce sera le prix
00:12:39du litre
00:12:40d'essence
00:12:41Paul Séby
00:12:41est-ce qu'on peut
00:12:42s'attendre
00:12:42à un hiver social
00:12:43à un retour
00:12:44des gilets jaunes
00:12:44de puissance plus plus
00:12:46avec effectivement
00:12:47ce calendrier électoral
00:12:48qui va se juxtaposer
00:12:50avec ces élections
00:12:51dans quelques mois
00:12:53ces élections présidentielles
00:12:54les élections les plus importantes
00:12:55aussi
00:12:56du quinquennat
00:12:57est-ce qu'il ne risque pas
00:12:58d'y avoir
00:12:59une sorte de
00:12:59oui de colère sociale
00:13:01qui pourrait s'exprimer
00:13:01dans les rues
00:13:02à la rentrée
00:13:03généralement
00:13:03comme on a une élection
00:13:05il y a un moyen
00:13:06les français vont avoir
00:13:07un moyen d'exprimer
00:13:08peut-être
00:13:08leur volonté
00:13:10alors à la fois
00:13:10leur mécontentement
00:13:11mais pas seulement
00:13:11les options aussi
00:13:12qu'ils aimeraient avoir
00:13:13voire mises en oeuvre
00:13:14par la suite
00:13:15donc sans doute pas
00:13:17d'autant plus
00:13:18que les français
00:13:19sont quand même
00:13:20des gens
00:13:20particulièrement
00:13:21débrouillards
00:13:21donc de manière générale
00:13:23ils s'en sortent
00:13:24malgré tout
00:13:25par des pirouettes
00:13:27très contraignantes
00:13:28pour leur vie
00:13:29mais en tout cas
00:13:29ils arrivent à s'adapter
00:13:30toujours
00:13:31moi je suis toujours
00:13:32très impressionné
00:13:33de voir
00:13:34comment les français
00:13:35réussissent à s'adapter
00:13:36à des décisions
00:13:36parfois très mauvaises
00:13:39donc
00:13:40il y a une forme
00:13:41d'adaptation
00:13:41aussi
00:13:43un sentiment
00:13:44un petit peu
00:13:45de danger
00:13:45aussi
00:13:46parce que là
00:13:46on est un peu
00:13:47sur le fil social
00:13:48justement
00:13:50pour aller dans la rue
00:13:51il faut encore
00:13:51en avoir les moyens
00:13:52c'est-à-dire qu'il ne faut pas
00:13:53déjà être pris
00:13:54à la gorge
00:13:55de tout ce qui se passe
00:13:56donc moi je ne suis pas certain
00:13:57que ça va arriver là
00:13:58cette année
00:13:59après
00:13:59ce n'est pas une question
00:14:00de deviner
00:14:01de voir jusqu'où
00:14:02les gens sont prêts
00:14:03à subir des situations
00:14:04mais il y a quand même
00:14:05une élection justement
00:14:06des débats
00:14:06qui ne vont peut-être
00:14:07pas porter seulement sur ça
00:14:09mais je pense qu'on n'aura
00:14:10pas tellement le choix
00:14:11d'en parler
00:14:12le problème
00:14:13c'est surtout l'après
00:14:14c'est-à-dire qu'on va avoir
00:14:16une campagne
00:14:16qui ne va peut-être pas
00:14:17se poser les bonnes questions
00:14:18notamment sur la dette
00:14:21la façon dont sont utilisés
00:14:23les impôts
00:14:23et ça
00:14:24ça peut peut-être poser
00:14:25des problèmes ensuite
00:14:26parce qu'il va bien falloir
00:14:26résoudre ce problème aussi
00:14:28et là tout ce qu'on a dit
00:14:29est-ce qu'il faut baisser les taxes
00:14:30non on ne peut pas
00:14:31on n'a pas les moyens
00:14:31est-ce qu'il faut mettre plus
00:14:32pour la transition
00:14:33pareil on n'a plus tellement
00:14:34les moyens
00:14:34et tout ça
00:14:35est-ce que ça va être tranché
00:14:36pendant cette campagne
00:14:37ça c'est plus ma question
00:14:38et qu'est-ce que ça va donner
00:14:40ensuite on se souvient
00:14:41que les gilets jaunes
00:14:41c'était 2018
00:14:42un an après l'élection
00:14:43d'Emmanuel Macron
00:14:44donc tout peut arriver
00:14:45aussi après
00:14:46Julie Hachin
00:14:47il y a effectivement
00:14:48une problématique
00:14:49un peu doctrinale
00:14:50à traiter
00:14:51lorsqu'on est un politique
00:14:52et qu'on doit prendre
00:14:53des décisions politiques
00:14:54dans l'intérêt des français
00:14:55c'est qu'aujourd'hui
00:14:56on a
00:14:57on ne cesse de le répéter
00:14:58une dette financière
00:14:59qui est atroce
00:15:01et dont on va laisser
00:15:03forcément un héritage
00:15:04catastrophique
00:15:05à ma génération
00:15:06à la génération
00:15:07de mes enfants
00:15:07et peut-être même
00:15:08de mes petits-enfants
00:15:09si en plus
00:15:10on ajoute à ça
00:15:10et je pense que
00:15:12les climato-sceptiques
00:15:13ont dû être
00:15:13un petit peu calmés
00:15:14avec les incendies
00:15:15en Giron
00:15:15des incendies en Corse
00:15:17des incendies en Espagne
00:15:18en Grèce
00:15:18un petit peu partout
00:15:19si en plus de ça
00:15:20on leur laisse
00:15:21une dette climatique
00:15:22parce qu'on a renoncé
00:15:23à tous les investissements
00:15:25y compris pour la transition
00:15:26écologique
00:15:27qui d'ailleurs
00:15:27est un sujet
00:15:29effectivement
00:15:30éminemment écologique
00:15:31mais aussi
00:15:32sur la question
00:15:32du carburant
00:15:34et de notre capacité
00:15:35à produire de l'énergie
00:15:35autrement que par une dépendance
00:15:37à des zones géographiques
00:15:38qui sont profondément instables
00:15:40y compris pour notre souveraineté
00:15:42pour notre puissance
00:15:43et si on y renonce
00:15:44je pense qu'on met
00:15:45la France
00:15:45sur tous les plans
00:15:46en danger
00:15:48donc il y a
00:15:49un vrai sujet
00:15:49politique
00:15:50moi je pense que
00:15:51Sébastien Lecornu
00:15:52n'a pas si mal géré
00:15:53cette crise
00:15:53puisqu'il a quand même
00:15:55mis en place
00:15:55des aides exceptionnelles
00:15:56à destination
00:15:57des personnes
00:15:57qui en ont plus besoin
00:15:58notamment les personnes
00:16:00qui en ont besoin
00:16:00pour travailler
00:16:02ça forcera effectivement
00:16:03et ça mettra toujours de côté
00:16:04il y aura toujours
00:16:05des Français abandonnés
00:16:06malheureusement
00:16:06quand on décide
00:16:07qu'on met en place
00:16:08une aide exceptionnelle
00:16:09et non pas une aide
00:16:10généralisée
00:16:10à tous les Français
00:16:11mais en même temps
00:16:12dans un conflit
00:16:13où on a à la fois
00:16:14une dette économique
00:16:15une dette écologique
00:16:16si on arrête d'investir
00:16:17et de penser long terme
00:16:19on peut être sûr
00:16:20qu'on signe notre arrêt de mort
00:16:21en tant que grande nation
00:16:22et c'est ce que
00:16:23finalement c'est aussi
00:16:24une revendication des Français
00:16:25et peut-être que vous allez
00:16:25le confirmer
00:16:26mais de redevenir
00:16:27une nation puissante
00:16:28ça passe aussi
00:16:29par ne pas renoncer
00:16:30à toutes les stratégies
00:16:31de long terme
00:16:32vous n'êtes pas pour le quoi
00:16:33qu'il en coûte
00:16:33de l'essence ?
00:16:35moi je suis pour une aide
00:16:37ciblée
00:16:38pour aider ceux
00:16:39qui en ont le plus besoin
00:16:39parce qu'en fait
00:16:40si je suis rationnelle
00:16:41et réaliste
00:16:42aujourd'hui on a
00:16:42une dette financière
00:16:44qui est chiffrée
00:16:44qui est statistique
00:16:45on ne peut pas la remettre
00:16:46en question
00:16:46et je ne fais pas partie
00:16:48de ceux qui pensent
00:16:48que la dette peut être
00:16:49annulée par la BCE
00:16:51je pense que c'est illusoire
00:16:52et qu'il y a réellement
00:16:54un compromis à trouver
00:16:56mais à la fois la dette
00:16:57quand en tout cas
00:16:58moi je lis
00:16:59les témoignages
00:17:00de nos auditrices
00:17:01nos auditeurs
00:17:02c'est un sujet
00:17:03qui paraît tellement lointain
00:17:04qui paraît être un sujet
00:17:05très parisien
00:17:07qui est un sujet
00:17:08qui ne les touche pas
00:17:10directement en fait
00:17:11sauf au moment
00:17:11où on leur dit
00:17:12qu'on va augmenter
00:17:13les impôts
00:17:13et où le prix de l'essence
00:17:15augmente
00:17:15pour encore aller financer
00:17:16des choses
00:17:17qui ne sont même pas
00:17:18palpables pour eux
00:17:19ça les touche
00:17:20puisque quand on voit
00:17:21que l'éducation nationale
00:17:22n'est plus en capacité
00:17:23d'être suffisamment
00:17:24à la hauteur
00:17:25pour éduquer nos enfants
00:17:26parce qu'on est aussi
00:17:26dans un manque de moyens
00:17:27ça touche directement
00:17:29tous les français
00:17:29y compris sur les territoires
00:17:30puisque on voit bien
00:17:31que l'éducation
00:17:34est finalement abandonnée
00:17:36par des décisions politiques
00:17:38on le voit aussi
00:17:39on l'a vécu
00:17:40avec l'affaire Liana
00:17:40qu'on ne vienne pas
00:17:41me dire que ce n'est pas
00:17:42une question de moyens
00:17:42non plus
00:17:43il y a aussi une question
00:17:44de moyens et d'allocation
00:17:44des moyens
00:17:45ça aussi
00:17:46si on n'a plus les moyens
00:17:46d'investir dans la justice
00:17:47comment on fait pour protéger
00:17:49nos enfants
00:17:49donc ça touche tous les français
00:17:50et des exemples comme ça
00:17:51je peux en prendre plein
00:17:52oui
00:17:52mais ce que je veux dire
00:17:54c'est que le sentiment général
00:17:55c'est que ça reste
00:17:55un sujet lointain
00:17:57et notamment
00:17:58sur le prix de l'essence
00:17:59évidemment
00:18:00quand vous voyez
00:18:01le prix qui augmente
00:18:02à la pompe
00:18:03et que de l'autre côté
00:18:05parce que vous avez
00:18:05un euro de plus
00:18:06sur votre fiche de paye
00:18:08vous n'êtes pas éligible
00:18:09à l'aide
00:18:10qui a été proposée
00:18:11et qui a été plafonnée
00:18:13ça ulcère
00:18:14les françaises et les françaises
00:18:15mais là du coup
00:18:15c'est tout un système
00:18:16qu'il faut réinventer
00:18:17puisque effectivement
00:18:18que ce soit sur la question
00:18:19du un euro de plus
00:18:20sur la fiche de paye
00:18:21ça impacte à peu près tout
00:18:22être éligible à la bourse
00:18:23pour ses enfants
00:18:24et bien du coup
00:18:25si vous avez un euro de plus
00:18:26vous ne pouvez pas financer
00:18:27les études de vos enfants
00:18:28et des exemples comme ça
00:18:29on peut en prendre plein
00:18:30mais donc du coup
00:18:31ça implique en fait
00:18:32d'où la question aussi
00:18:33des élections présidentielles
00:18:34de revoir
00:18:35et de réinventer
00:18:35tout un système
00:18:36qui ne met plus de côté
00:18:37les classes populaires
00:18:38et les classes moyennes
00:18:39qui sont celles finalement
00:18:40qui souffrent le plus
00:18:41dans ces conditions
00:18:41et dont un de mes combats politiques
00:18:44est celui-là
00:18:44c'est-à-dire de pouvoir
00:18:45apporter aux français
00:18:46et notamment aux classes moyennes
00:18:47un petit peu de souffle
00:18:48et rappeler quand même
00:18:49que plus de 60% des français
00:18:51ont en tout cas
00:18:52le sentiment
00:18:52d'appartenir à la classe moyenne
00:18:54donc il y a urgence
00:18:55ça c'est certain
00:18:55Paul Séby
00:18:56vous avez justement publié
00:18:57une enquête
00:18:58dans Hexagone
00:18:59vous nous en parliez
00:19:00il y a quelques instants
00:19:00une enquête sur la façon
00:19:01dont les français
00:19:02se représentent
00:19:03cette augmentation
00:19:04du prix de l'essence
00:19:05cette augmentation
00:19:07cette baisse peut-être
00:19:08de leur pouvoir d'achat
00:19:08vous pouvez nous dire
00:19:09un petit peu plus précisément
00:19:10au fond
00:19:11ce que pensent
00:19:12les français de tout ça
00:19:13et comment est-ce qu'ils
00:19:14ressentent les choses
00:19:15ce que montrait l'enquête
00:19:17et qui est évidemment
00:19:18c'est-à-dire
00:19:18on peut le comprendre
00:19:20c'est que le niveau
00:19:22des taxes
00:19:22on avait interrogé
00:19:23sur les taxes
00:19:24sur le carburant
00:19:24mais aussi sur l'électricité
00:19:25et le gaz
00:19:26était évidemment trop élevé
00:19:28donc ça
00:19:28on va me dire
00:19:29il n'y a pas besoin
00:19:30de faire un sondage pour ça
00:19:31mais ce qui est intéressant
00:19:32c'est de voir quand même
00:19:32que ça traverse
00:19:33donc évidemment
00:19:34toutes les couches sociales
00:19:37et aussi
00:19:37toutes les orientations idéologiques
00:19:39c'est ce que je disais
00:19:40parce que je citais
00:19:41l'avis des sympathisants
00:19:42écologistes
00:19:43qui sont aussi
00:19:44d'accord pour dire
00:19:45que les taxes
00:19:45sont trop élevées
00:19:46sur le carburant
00:19:47c'est que
00:19:48on sait que les français
00:19:49sont quand même
00:19:49conscients des enjeux
00:19:51liés à l'écologie
00:19:52et au changement climatique
00:19:53et de toute façon
00:19:54ils y sont confrontés
00:19:55comme on l'a vu
00:19:57avec les incendies
00:19:59mais ça n'empêche pas
00:20:00qu'ils sont quand même
00:20:01capables de faire
00:20:02un arbitrage
00:20:03à court terme
00:20:04sur qu'est-ce qui est
00:20:05le mieux
00:20:06pour eux
00:20:07entre
00:20:08financer une transition
00:20:09écologique
00:20:10dans 10, 20, 40 ans
00:20:12500 ans
00:20:13et
00:20:13survivre aujourd'hui
00:20:15survivre entre guillemets
00:20:16parce qu'évidemment
00:20:16on n'en est pas là
00:20:16mais quand même
00:20:17vivre correctement
00:20:19et ça les français
00:20:20préfèrent quand même
00:20:20et c'est important
00:20:22parce qu'il y a une grosse nuance
00:20:23les incitations
00:20:24tout ce qui peut
00:20:25aller nourrir
00:20:26l'incitation
00:20:26au changement de comportement
00:20:28plutôt que les taxes
00:20:29et la punition
00:20:30et ça c'est vraiment
00:20:31important de le rappeler
00:20:31Amis auditeurs
00:20:32dites-nous
00:20:32est-ce que vous pensez
00:20:33que l'essence
00:20:33est devenue un produit luxe
00:20:35vous êtes très nombreux
00:20:35à nous appeler
00:20:36au 0826 300 300
00:20:380826 300 300
00:20:40et parmi vous
00:20:41Sylvie
00:20:41bonjour Sylvie
00:20:43bonjour
00:20:43bonjour
00:20:44sur l'équipe
00:20:44bonjour Sylvie
00:20:45vous nous appelez de moi
00:20:46ça c'est ça
00:20:46oui oui oui
00:20:48c'est ça
00:20:48alors expliquez-nous
00:20:49quel est votre rapport
00:20:50à la voiture
00:20:50depuis l'augmentation
00:20:51du prix de l'essence
00:20:53alors je roule plus
00:20:54je roule plus
00:20:54sauf qu'elle c'est indispensable
00:20:56donc comme j'expliquais
00:20:57le problème
00:20:58est dans une zone rurale
00:20:59donc
00:21:00je voulais faire
00:21:01déjà c'est réglé
00:21:03parce que s'il y a
00:21:04le problème du carburant
00:21:05il y a le problème
00:21:06des médecins
00:21:07il y a le problème
00:21:07c'est à dire
00:21:08si vous voulez
00:21:08ça me pile quoi
00:21:09donc aujourd'hui
00:21:10c'est pas qu'on bouge plus
00:21:11c'est qu'on est accablé
00:21:12sous un tas de choses
00:21:14qui n'ont plus de cohérence
00:21:15et on se demande
00:21:16où part l'argent
00:21:16parce qu'on entend
00:21:18avec les crises sociales
00:21:19partout
00:21:20mais où va l'argent
00:21:21qu'on nous pompe
00:21:21tous les jours
00:21:23c'est ça que je comprends pas
00:21:24c'est ça qui m'inquiète
00:21:25vous vendez quelque chose
00:21:26aujourd'hui
00:21:26vous avez des TVA
00:21:27on vous prend l'argent
00:21:28de partout
00:21:29bon bref
00:21:29donc moi je roule plus
00:21:30c'est qu'en plus
00:21:32la problématique
00:21:33ça nous rend sociable
00:21:34c'est à dire
00:21:34qu'on ne bouge pas
00:21:35parce que ça a un coût
00:21:36parce que vous voulez
00:21:37boire un verre quelque part
00:21:38pour rencontrer des gens
00:21:39et bien il faut prendre la voiture
00:21:40moi dans les endroits
00:21:42là où je vis
00:21:42et bien vous êtes obligés
00:21:44vous n'avez pas le choix
00:21:44donc je ne vais plus à Montauban
00:21:46je ne vais plus à Gênes
00:21:47je ne vais plus à Toulouse
00:21:47je ne bouge plus
00:21:48parce que je ne peux pas
00:21:49aujourd'hui
00:21:51financièrement
00:21:51me permettre
00:21:52du gaspillage comme ça
00:21:53pour des futilités
00:21:54parce qu'en fait
00:21:55c'est les petits plaisirs de la vie
00:21:57bon il n'y a plus accès
00:21:58Sylvie
00:21:59qu'est-ce que vous pensez
00:22:00de l'argument de l'Etat
00:22:01au fond
00:22:02qui consiste à dire
00:22:03nous ne pouvons pas baisser
00:22:04justement
00:22:05les taxes sur l'essence
00:22:07parce que nous nous soucions
00:22:08de l'écologie sur le long terme
00:22:09qu'est-ce que vous pensez de ça ?
00:22:11alors
00:22:11c'est le discours d'éprocité
00:22:12comme d'habitude
00:22:13donc en fait
00:22:14je pense qu'il y a
00:22:15un vaste business
00:22:15pour moi
00:22:16on est en train
00:22:16de bifurquer
00:22:17sur l'électrique
00:22:18je pense qu'il y a du monde
00:22:19et qu'il y a de l'argent
00:22:20à gagner là-dessus
00:22:21pas les citoyens
00:22:22je pense que
00:22:23voilà
00:22:23qui est une complicité
00:22:25déjà malveillant
00:22:26parce qu'ils vont
00:22:27tirer profit
00:22:28de ce problème
00:22:30du carburant d'essence
00:22:31pour passer à l'électrique
00:22:32mais aujourd'hui
00:22:34mais qui a les moyens
00:22:35de se payer
00:22:36une voiture électrique
00:22:36où ne serait-ce
00:22:37de prendre une voiture
00:22:38en location ?
00:22:39ce n'est pas possible
00:22:39aujourd'hui non
00:22:40moi je suis
00:22:41mon mari est à la retraite
00:22:43il travaille
00:22:43moi je suis en train
00:22:44de remonter une entreprise
00:22:45et aujourd'hui
00:22:47nous n'avons pas
00:22:48les moyens
00:22:48de louer une voiture
00:22:50d'ailleurs on paie
00:22:51notre voiture
00:22:52on peut la garder
00:22:52et la problématique
00:22:54elle a
00:22:54pour moi
00:22:54c'est un discours
00:22:55d'hépocrite
00:22:55je pense qu'il y a
00:22:56beaucoup de choses
00:22:57qu'on ne sait pas
00:22:57peut-être qu'il est prévu
00:22:59de développer
00:23:00d'énergie électrique
00:23:01avec du photovoltaïque
00:23:03des choses comme ça
00:23:05mais aujourd'hui
00:23:06tout ce que dit l'État
00:23:08n'importe quoi
00:23:09qu'il amène
00:23:09comme argument
00:23:09je ne les crois pas
00:23:10écoutez on entend
00:23:12votre témoignage Sylvie
00:23:13on comprend votre colère
00:23:14merci beaucoup
00:23:15d'avoir été avec nous
00:23:16sur Sud Radio
00:23:16il est 10h57
00:23:17et dans un instant
00:23:19on poursuit notre débat
00:23:19sur le prix des carburants
00:23:21est-ce que licence
00:23:22est devenue un produit luxe
00:23:23appelez-nous 0826 300 300
00:23:260826 300 300
00:23:28et nous serons notamment
00:23:29avec Laurent
00:23:29vous êtes très nombreux
00:23:30à réagir sur ce sujet
00:23:32à tout de suite
00:23:32sur Sud Radio
00:23:35et nous sommes de retour
00:23:38sur Sud Radio
00:23:39il est 11h03
00:23:40merci d'être avec nous
00:23:41on est toujours avec
00:23:42la fine fleur
00:23:43de nos débatteurs du jour
00:23:44nos trois débatteurs
00:23:45chevronnés
00:23:46Julia Achap
00:23:47et Anthony Martin Smith
00:23:50débatteuse
00:23:50débatteur
00:23:51tout le monde est accueilli
00:23:52autour de cette table
00:23:53et vous également
00:23:54vous pouvez nous appeler
00:23:550826 300 300
00:23:570826 300 300
00:23:58on était en train
00:23:59de se poser de la question
00:24:00de savoir si l'essence
00:24:01est devenue
00:24:02un produit de luxe
00:24:04vous êtes très nombreux
00:24:05à nous appeler au standard
00:24:06parmi vous
00:24:07Laurent
00:24:07bonjour Laurent
00:24:08oui bonjour
00:24:09bonjour
00:24:10vous nous appelez de foie
00:24:11c'est ça ?
00:24:12je suis à foie
00:24:14voilà
00:24:14alors la chance
00:24:15oui
00:24:16oui oui alors expliquez-nous
00:24:17votre point de vue
00:24:18sur cette question
00:24:19est-ce que vous êtes d'accord
00:24:20vous avec les taxes
00:24:21sur l'économie ?
00:24:22alors non je ne suis pas du tout
00:24:23mais pas du tout d'accord
00:24:25pour la simple et bonne raison
00:24:26alors ça va vous paraître
00:24:28peut-être un peu simpliste
00:24:29ce que je vais dire
00:24:29mais bon disons que
00:24:30je suis commerçant
00:24:31vous êtes humain
00:24:32dites ce que vous pensez
00:24:33voilà
00:24:33je mais voilà
00:24:36moi j'ai toujours travaillé
00:24:37sur le monde
00:24:38plutôt que sur la marge
00:24:39c'est-à-dire que
00:24:40là
00:24:41on tue de taxes
00:24:44c'est clair
00:24:442,28€ ce matin
00:24:45chez Leclerc
00:24:46le prix du gasoil
00:24:48c'est impossible
00:24:49le problème c'est que
00:24:51les gouvernants
00:24:51ne comprennent pas une chose
00:24:52c'est que
00:24:53en baissant les taxes
00:24:54justement les gens
00:24:54pourraient consommer
00:24:55beaucoup plus
00:24:56donc il y aurait
00:24:57beaucoup plus de mouvement
00:24:57donc les recettes
00:24:58n'en diminueraient pas plus
00:25:00peut-être
00:25:01les premiers temps
00:25:02oui
00:25:02mais
00:25:03sur le moyen terme
00:25:05elles ne diminueraient pas plus
00:25:06moi c'est ce que j'ai fait
00:25:08avec mon restaurant
00:25:08c'est-à-dire qu'au départ
00:25:09je ne travaillais qu'à la carte
00:25:10je n'avais pas
00:25:11beaucoup de clients
00:25:13le jour où j'ai commencé
00:25:14à passer un menu
00:25:15abordable
00:25:15à peu près à tout le monde
00:25:16j'ai triplé ma clientèle
00:25:19les vases communicants
00:25:21c'est une histoire
00:25:23de vases communicants
00:25:23tout simplement
00:25:24bon
00:25:25peut-être que
00:25:25pendant quelques mois
00:25:26oui
00:25:26il va y avoir
00:25:27moins de recettes
00:25:28qui vont rentrer
00:25:28dans les caisses de l'état
00:25:29mais bon
00:25:30quand même
00:25:30je pense qu'ils n'en sont pas
00:25:32à ça après
00:25:33la transition écologique
00:25:34ça fait des dizaines d'années
00:25:35qu'on en parle
00:25:36elle commence vraiment
00:25:37à démarrer maintenant
00:25:39donc
00:25:40je ne sais pas
00:25:41moi j'ai la chance
00:25:41d'habiter à côté
00:25:42de l'appel
00:26:12merci
00:26:42merci
00:27:12merci
00:27:42merci
00:28:12merci
00:28:42merci
00:29:12merci
00:29:42merci
00:30:12merci
00:30:42merci
00:31:12merci
00:31:42merci
00:32:12merci
00:32:42merci
00:33:12merci
00:34:0310h13
00:34:04les débats de l'été
00:34:05Noemi Aliwa
00:34:07et nous sommes de retour
00:34:08sur Sud Radio
00:34:09il est 11h16
00:34:10merci d'être avec nous
00:34:11nous sommes toujours
00:34:11avec nos trois débatteurs
00:34:13chevronnés
00:34:13Julia Achat
00:34:15Paul Séby
00:34:15et Anthony Martin Smith
00:34:16et on poursuit
00:34:17la fine fleur
00:34:18de nos débatteurs du jour
00:34:19et nous poursuivons
00:34:20ce débat
00:34:21que nous avons
00:34:22un petit peu entamé
00:34:23un petit peu effleuré
00:34:24allez-y
00:34:24je vous en prie
00:34:26profitez
00:34:27le débat
00:34:27qui nous anime
00:34:28actuellement
00:34:29est-ce que vous avez
00:34:30vous racontez-nous
00:34:30changé votre destination
00:34:32de vacances
00:34:32pour faire des économies
00:34:34d'essence
00:34:34avec cette augmentation
00:34:35d'essence
00:34:36qui devient
00:34:37de plus en plus importante
00:34:38et avec nous
00:34:39il y avait également
00:34:39Jean-Claude
00:34:40Jean-Claude
00:34:40vous êtes toujours avec nous
00:34:41oui toujours
00:34:43oui
00:34:43voilà
00:34:43alors je vous posais
00:34:44cette question justement
00:34:45est-ce que vous avez
00:34:46déjà changé vos habitudes
00:34:48à cause de cette
00:34:49augmentation du prix
00:34:49d'essence
00:34:51écoutez
00:34:51moi
00:34:52fonctionnant au GPL
00:34:53je n'ai absolument
00:34:55rien changé
00:34:56mais à mes habitudes
00:34:58c'est pour ça
00:34:59que je vous expliquais
00:34:59que c'était vraiment
00:35:00une solution
00:35:01de pouvoir contrôler
00:35:03le prix du carburant
00:35:05moi
00:35:05ça ne m'a jamais
00:35:06impacté
00:35:07oui mais ça veut dire
00:35:09si vous vous mettez
00:35:10dans la place
00:35:10de millions de français
00:35:11qui n'ont peut-être
00:35:12pas les moyens
00:35:12là tout de suite
00:35:13de changer de voiture
00:35:14c'est pas forcément
00:35:15une solution
00:35:16pour tout le monde
00:35:18écoutez
00:35:19quand on est
00:35:20pour changer
00:35:21son véhicule
00:35:23moi je
00:35:25je conseille
00:35:26d'adopter le GPL
00:35:27c'est un palier
00:35:29qui est quand même
00:35:30moins cher
00:35:31que l'électrique
00:35:32parce que
00:35:33les bornes électriques
00:35:34vous en trouvez
00:35:35mais sur l'autoroute
00:35:37vous faites une queue
00:35:37invraisemblable
00:35:38oui il n'y en a pas
00:35:39suffisamment
00:35:40sur le territoire
00:35:41oui enfin
00:35:42au départ
00:35:43il y a quand même
00:35:45la queue
00:35:46et puis
00:35:47les stations GPL
00:35:48les stations GPL
00:35:49vous en avez
00:35:50de plus en plus
00:35:50et je n'ai jamais
00:35:51été embêté
00:35:52justement par rapport
00:35:53à ça
00:35:53mais c'est vrai
00:35:54qu'il est scandaleux
00:35:55de monter des prix
00:35:58comme ça
00:35:59sans baisser la TVA
00:36:01parce que
00:36:01comme disait
00:36:02une auditrice
00:36:04le gouvernement
00:36:05à beau dire
00:36:05ce qu'ils veulent
00:36:08on pourrait baisser
00:36:09les taxes
00:36:10on a bien des pays
00:36:10européens
00:36:11aux alentours
00:36:12comme l'Italie
00:36:13et l'Espagne
00:36:14où eux
00:36:15ont baissé
00:36:15les taxes
00:36:16provisoirement
00:36:17je dis à la limite
00:36:18provisoirement
00:36:19jusqu'à temps
00:36:19d'avoir fini
00:36:21de voir la crise
00:36:22mais voilà
00:36:23on ne fait rien
00:36:24on attend
00:36:26c'est un peu
00:36:27comme les incendies
00:36:29on ne voit pas
00:36:30on ne voit pas
00:36:30grand chose
00:36:31les pompiers
00:36:32les agriculteurs
00:36:35ils ont été bénévoles
00:36:37justement
00:36:38pour pouvoir
00:36:39alimenter
00:36:40justement
00:36:40les pompiers
00:36:41et là
00:36:41on les critique
00:36:42on leur dit
00:36:43stop
00:36:43vous ne bougez plus
00:36:44en tout cas
00:36:45pour beaucoup d'entre vous
00:36:46la baisse des taxes
00:36:47semble être
00:36:48la solution
00:36:49qui s'impose
00:36:50la baisse des taxes
00:36:51de la part
00:36:51de l'Etat
00:36:52quand bien même
00:36:53ça ne résout pas
00:36:54le problème
00:36:55climatique
00:36:56écologique
00:36:56sur le long terme
00:36:57ce serait un moyen
00:36:58aussi
00:36:59d'apporter
00:37:00un petit appel d'air
00:37:01un peu de respiration
00:37:02à beaucoup de français
00:37:03qui en ont bien besoin
00:37:04sur les questions économiques
00:37:06merci beaucoup
00:37:06Jean-Claude
00:37:07merci de nous avoir appelé
00:37:08au 0826 300 300
00:37:10vous étiez très nombreux
00:37:11à réagir
00:37:11sur ce sujet
00:37:13l'essence est-elle
00:37:14devenue un produit
00:37:14de luxe
00:37:15on part sur autre chose
00:37:16mais pas tant que ça
00:37:17finalement
00:37:17parce qu'on reste
00:37:18dans le domaine
00:37:19économique
00:37:20et sur cet autre sujet
00:37:21qui sans doute
00:37:22va aussi vous faire réagir
00:37:23l'Assemblée nationale
00:37:25déteste
00:37:25dépense-t-elle bien
00:37:27l'argent public
00:37:28c'est une question
00:37:28qui se pose
00:37:29avec ce projet
00:37:30de nouveau pavillon
00:37:31d'accueil
00:37:31pour les visiteurs
00:37:32du palais Bourbon
00:37:33c'est un bâtiment
00:37:34moderne
00:37:35de près de 4000 mètres carrés
00:37:36dont le coût
00:37:37est estimé
00:37:38autour de 50 millions d'euros
00:37:39l'objectif affiché
00:37:40par l'Assemblée
00:37:41c'est de mieux
00:37:42accueillir le public
00:37:42améliorer la sécurité
00:37:44et recevoir
00:37:45les quelques 200 000 visiteurs
00:37:46qui viennent chaque année
00:37:48découvrir l'institution
00:37:49mais évidemment
00:37:50mais mais mais
00:37:51mais ce projet
00:37:52provoque une vive contestation
00:37:54alors on vous pose la question
00:37:55est-ce un investissement
00:37:57nécessaire
00:37:57ou une dépense inutile
00:37:58amis auditeurs
00:38:00dites-nous
00:38:00ce que vous en pensez
00:38:01est-ce que 50 millions d'euros
00:38:02pour un nouveau
00:38:02pavillon d'accueil
00:38:04vous semble justifié
00:38:05est-ce que les élus
00:38:06doivent faire davantage
00:38:07d'efforts
00:38:07peut-être sur leurs dépenses
00:38:08c'est une idée
00:38:10on va y réfléchir
00:38:11et selon vous
00:38:12l'argent public
00:38:12est-il bien utilisé
00:38:13par nos institutions
00:38:15appelez-nous
00:38:15racontez-nous
00:38:160826 300 300
00:38:180826 300 300
00:38:20et je vais me tourner
00:38:21vers vous
00:38:21Julia Achat
00:38:22dites-nous ce que vous en pensez
00:38:2350 millions d'euros
00:38:24pour un pavillon d'accueil
00:38:25à l'Assemblée Nationale
00:38:26est-ce que c'est un investissement
00:38:27nécessaire selon vous
00:38:29pour mieux accueillir
00:38:30les visiteurs
00:38:30alors
00:38:31compte tenu du débat
00:38:32qu'on a eu tout à l'heure
00:38:33c'est vrai que c'est un petit peu
00:38:34délicat de dire
00:38:35que c'est nécessaire
00:38:37en tout cas là
00:38:37aujourd'hui
00:38:38je pense que le sujet
00:38:39notamment de notre gouvernement
00:38:41depuis quelques années
00:38:41c'est une question de timing
00:38:42là le timing
00:38:44il n'est pas bon
00:38:44à la fois parce qu'on a
00:38:45une crise énergétique
00:38:46qui affecte
00:38:47le pouvoir d'achat
00:38:48des Français
00:38:48parce que
00:38:49nous avons eu la crise
00:38:50avec les incendies
00:38:51en Gironde
00:38:52on voit bien
00:38:52qu'il y a une mobilisation
00:38:53notamment financière
00:38:54de la part
00:38:55de tous les Français
00:38:56pour une forme de solidarité
00:38:57envers ceux
00:38:58qui ont tout perdu
00:38:58donc effectivement
00:39:00entendre 50 millions
00:39:01d'euros
00:39:02qui vont être engagés
00:39:03pour pouvoir
00:39:04construire un nouveau pavillon
00:39:05alors que
00:39:06finalement aujourd'hui
00:39:07l'Assemblée Nationale
00:39:07est une très belle maison
00:39:09qui est en capacité
00:39:10d'accueillir
00:39:11donc
00:39:12on peut se poser
00:39:13la question
00:39:13de la légitimité
00:39:14de ce projet là
00:39:15à court terme
00:39:15alors ils vont vous dire
00:39:16c'est financé par l'Assemblée Nationale
00:39:17d'accord
00:39:18mais les fonds
00:39:19de l'Assemblée Nationale
00:39:20c'est bien d'investisseurs privés
00:39:21c'est les députés
00:39:22qui ont fait une collecte
00:39:23de dons
00:39:23pour financer cette partie là
00:39:24dans ces cas là
00:39:25il vaudrait mieux
00:39:25peut-être l'utiliser
00:39:26pour les incendies en Gironde
00:39:28donc
00:39:29j'en reviens
00:39:29à mon introduction
00:39:30je pense que
00:39:31est-ce que c'est nécessaire
00:39:33c'est sans doute
00:39:33un caprice
00:39:34et un petit luxe
00:39:35est-ce qu'on peut
00:39:36s'en passer là aujourd'hui
00:39:37je pense que c'est
00:39:38éminemment une urgence
00:39:39de dire
00:39:39bon si on est un peu digne
00:39:41on reporte le projet
00:39:42parce qu'en fait
00:39:42la France affronte
00:39:43tellement de crises
00:39:44et en même temps
00:39:45on affronte tellement de crises
00:39:46depuis tellement de temps
00:39:47et puis on en affrontera encore
00:39:48peut-être sans doute
00:39:49encore plus
00:39:49qu'il n'y aura jamais
00:39:51vraiment de bon moment
00:39:52et qu'on se posera
00:39:54sans cesse la question
00:39:55de est-ce que c'est
00:39:55le bon moment
00:39:56mais en tout cas là
00:39:56cette fois-ci
00:39:57je suis du parti pris
00:39:58de dire que ce n'est pas
00:39:59du tout le bon moment
00:40:00Paul Sébille
00:40:01est-ce que c'est un nouvel
00:40:02exemple de la gabegie
00:40:03financière de l'État
00:40:04qui dilapide l'argent public
00:40:06dans des projets
00:40:07qui ne sont pas forcément
00:40:08nécessaires
00:40:09ou au contraire
00:40:09c'est aussi
00:40:10la représentation française
00:40:12c'est l'image
00:40:12de l'Assemblée nationale
00:40:13ce sont des visiteurs
00:40:15jeunes
00:40:15moins jeunes
00:40:16qui viennent découvrir
00:40:17une institution
00:40:18et qui peut-être
00:40:19devraient passer
00:40:20par la grande porte
00:40:21dans un lieu
00:40:22qui mérite
00:40:22de représenter
00:40:23au fond
00:40:24la belle image
00:40:25des institutions françaises
00:40:26oui c'est vrai
00:40:27que c'était ça l'objectif
00:40:28parce que
00:40:28pour comprendre
00:40:29pourquoi il y a
00:40:30cette volonté
00:40:31de construire
00:40:31un nouveau pavillon
00:40:32c'est qu'Yael Brown Pivet
00:40:35présidente de l'Assemblée nationale
00:40:36a voulu ouvrir
00:40:38l'Assemblée nationale
00:40:38aux français
00:40:39donc faciliter
00:40:40les visites
00:40:41donc c'est pour ça
00:40:42qu'il y a 200 000 visiteurs
00:40:43par année
00:40:44et qu'il faut
00:40:45soi-disant
00:40:46selon elle
00:40:47agrandir
00:40:47l'espace d'accueil
00:40:48sauf que cet espace d'accueil
00:40:50bon il n'est pas seulement
00:40:51un espace d'accueil
00:40:51il y a aussi des choses
00:40:52plus ludiques
00:40:53un café etc
00:40:53bon tout ça
00:40:54n'est pas forcément nécessaire
00:40:55évidemment pas urgent
00:40:57donc c'est vrai
00:40:58que ça renforce cette idée
00:40:59d'élus un peu capricieux
00:41:01qui utilisent de l'argent
00:41:02pour des projets
00:41:03pas très utiles
00:41:04en plus complètement
00:41:05à contre-temps
00:41:06quand on voit
00:41:07l'architecture du projet
00:41:08c'est quelque chose
00:41:08de très vitré
00:41:09alors que l'Assemblée nationale
00:41:11l'espace est exposé au soleil
00:41:14toute la matinée
00:41:15enfin ça n'a aucun sens
00:41:16dans tout le débat
00:41:17qu'on a actuellement
00:41:18sur la clim
00:41:18etc
00:41:20et en plus
00:41:21c'est cette image
00:41:22un peu capricieuse
00:41:22pour des objectifs
00:41:23qui sont louables
00:41:24c'est-à-dire faire entrer
00:41:25le peuple
00:41:25entre guillemets
00:41:26dans l'Assemblée
00:41:26mais si
00:41:27elle pour une pivée
00:41:28souhaite atteindre
00:41:29cet objectif
00:41:29pourquoi elle n'a pas
00:41:30proposé des choses
00:41:31pour qu'il n'y ait pas seulement
00:41:32que 6% d'ouvriers
00:41:33et d'employés
00:41:34qui sont élus députés
00:41:36alors que c'est censé
00:41:37être la moitié
00:41:37de la population
00:41:38quasiment un
00:41:39ces gens
00:41:40donc il y a plein de choses
00:41:41c'est un peu
00:41:42un peu démagogique
00:41:43une croix de mépris social ?
00:41:44je ne sais pas
00:41:45si c'est du mépris
00:41:46mais d'une certaine façon
00:41:47oui
00:41:47parce que c'est se dire
00:41:49bon
00:41:49les visiteurs
00:41:50c'est le peuple
00:41:51et puis on fait rentrer
00:41:51c'est un peu démagogique
00:41:54un peu ridicule je trouve
00:41:55par rapport à l'objectif
00:41:56qui est louable
00:41:56qui est de faire rentrer
00:41:57le peuple dans l'institution
00:41:59mais l'institution
00:42:00c'est les députés
00:42:01c'est le pouvoir
00:42:01c'est la souveraineté populaire
00:42:03et ça c'est
00:42:04pas en construisant un pavillon
00:42:06qu'on atteint cet objectif
00:42:07un petit peu
00:42:08pardon mais surtout
00:42:08que le pavillon existe ou pas
00:42:10les français peuvent
00:42:12visiter l'Assemblée Nationale
00:42:14les portes sont censées
00:42:15être ouvertes
00:42:15d'ailleurs c'est Yael Brunpivé
00:42:16aussi qui a renforcé
00:42:17la dynamique autour
00:42:18de faire venir
00:42:20un maximum de français
00:42:22pour permettre
00:42:22cette rencontre
00:42:23avec nos institutions
00:42:24donc en fait
00:42:25même l'argument de dire
00:42:26c'est pour accueillir
00:42:27plus de personnes
00:42:27je pense qu'il n'est même pas audible
00:42:28puisqu'en fait
00:42:29ce projet
00:42:30à l'heure actuelle
00:42:32il n'y a rien qui empêche
00:42:33les français d'y aller
00:42:34donc on le fait sous le nom
00:42:35vous pensez aussi
00:42:36qu'au fond rien ne justifie
00:42:38cette décision
00:42:39que c'est de la démagogie
00:42:41qu'est-ce que vous en pensez ?
00:42:43écoutez au regard
00:42:44des deux prises de parole
00:42:46précédentes
00:42:47de à la fois
00:42:48Julien Achamishkovic
00:42:49et de Paul Sebi
00:42:51je me devrais
00:42:52d'être dans la contradiction
00:42:55pour le journaliste
00:42:56que je suis
00:42:56mais je vous avoue
00:42:57que quand on met
00:42:58les arguments
00:42:59que ces deux avancent
00:43:00c'est difficile
00:43:01d'être dans la contradiction
00:43:03alors si j'essaye
00:43:04l'exercice
00:43:05deux secondes
00:43:07c'est quelque chose
00:43:08qui a été
00:43:09provisionné
00:43:10depuis quand même
00:43:11assez longtemps
00:43:11et qui était suspendu
00:43:13à la décision
00:43:14de la mairie de Paris
00:43:14de pouvoir construire
00:43:15cet ouvrage
00:43:16donc le budget
00:43:18il est déjà
00:43:19provisionné
00:43:20et il ne vient pas
00:43:21impacter
00:43:22le budget
00:43:232026
00:43:25voilà
00:43:25ça c'est déjà
00:43:26provisionné quelque part
00:43:27donc à la rigueur
00:43:29on pourrait se dire
00:43:30bon
00:43:30c'est quelque chose
00:43:32qui a été mûrement réfléchi
00:43:33auparavant
00:43:34mais quand vous prenez
00:43:35le contexte
00:43:36et tout ce qui vient
00:43:37d'être dit
00:43:38et tout ce que les auditrices
00:43:39et les auditeurs
00:43:39nous disent
00:43:40quand ils appellent
00:43:41la suite de radio
00:43:42au 0826
00:43:43300
00:43:43300
00:43:44et bien
00:43:45forcément
00:43:46c'est choquant
00:43:47et c'est d'autant plus choquant
00:43:49si vous voulez
00:43:49que moi je me suis amusé
00:43:50à faire le calcul
00:43:51et j'ai travaillé
00:43:52dans le retail
00:43:52donc dans le commerce
00:43:54de vente de détails
00:43:56et où
00:43:57on faisait des magasins
00:43:58quand on fait un magasin
00:44:00globalement
00:44:00le prix du mètre carré
00:44:01c'est entre 500
00:44:02et 3500 euros
00:44:03du mètre carré
00:44:043500 euros
00:44:05c'est pour une boutique de luxe
00:44:06là
00:44:07on est à 12500 euros
00:44:10du mètre carré
00:44:11je ne sais pas si vous vous rendez compte
00:44:12c'est à dire que même un hôpital
00:44:13ne coûte pas aussi cher
00:44:15à construire
00:44:15donc
00:44:16quelle est l'intention
00:44:17derrière cela
00:44:18est-ce que c'est
00:44:19histoire de dire
00:44:20moi
00:44:21présidente
00:44:21de l'Assemblée Nationale
00:44:22j'ai construit un ouvrage
00:44:24comme François Mitterrand
00:44:26une bibliothèque
00:44:27forcément
00:44:29voilà
00:44:29j'ai essayé d'être dans la contradiction
00:44:30mais je n'y arrive pas
00:44:32c'est ça la question
00:44:33que beaucoup de français se posent
00:44:34c'est à dire au fond
00:44:35comment est-ce qu'on peut
00:44:36justifier
00:44:36comment est-ce qu'on peut
00:44:37expliquer cette décision
00:44:38et c'est vrai qu'autour de la table
00:44:39je pense que
00:44:40malgré tout
00:44:41même s'il n'y a pas
00:44:42même si tout le monde
00:44:43est plus ou moins d'accord
00:44:44sur cette question
00:44:45je pense que
00:44:46beaucoup de français
00:44:47ne comprennent pas
00:44:49ne comprennent pas
00:44:51cette décision
00:44:52ne comprennent pas
00:44:52cet argent
00:44:53que cet argent
00:44:54puisse être mis comme ça
00:44:56de façon presque légère
00:44:58dans ce projet de construction
00:45:0012 500 euros
00:45:01rendez-vous compte
00:45:02c'est à dire qu'on pourrait
00:45:03faire 8000 mètres carrés
00:45:04c'est à dire presque
00:45:05une clinique
00:45:06avec deux fois moins cher
00:45:08à 6000 euros du mètre carré
00:45:10il faut arrêter de prendre
00:45:11les françaises et français
00:45:13pour des vaches à lait
00:45:14il faudra arrêter
00:45:15de considérer les français
00:45:18comme des vaches à lait
00:45:19c'est un bon teaser
00:45:21et des gueux
00:45:22le terme qui est d'ailleurs
00:45:23utilisé par Alexandre Jardin
00:45:25pour son association
00:45:26pour représenter
00:45:27justement les classes populaires
00:45:28selon vous
00:45:29l'argent public
00:45:29est-il bien utilisé
00:45:30pour nos institutions
00:45:31appelez-nous
00:45:32racontez-nous
00:45:330826 300 300
00:45:34vous êtes très nombreux
00:45:35à nous appeler
00:45:35notamment Luc
00:45:36qui nous attend
00:45:37et qui nous
00:45:37il y a bien des choses
00:45:38à nous dire
00:45:39la fine fleur de nos auditeurs
00:45:40qui nous attend
00:45:41et on le retrouve
00:45:42tout de suite
00:45:43dans un instant
00:45:43sur Sud Radio
00:45:4610h-13h
00:45:47les débats de l'été
00:45:48Noémie Alioua
00:45:49et il est 11h30
00:45:51tout pile
00:45:51sur Sud Radio
00:45:52merci d'être avec nous
00:45:53le débat continue
00:45:54avec nos trois
00:45:55débatteurs chevronnés
00:45:56la fine fleur
00:45:57des débatteurs du jour
00:45:58comme on les appelle
00:45:59Anthony Martin Smith
00:46:00Paul Sebi
00:46:01Julia Achat
00:46:02et Luc
00:46:03qui vient nous appeler
00:46:03au 0826 300 300
00:46:060826 300 300
00:46:07pour réagir
00:46:08à ce débat
00:46:09à ce sujet
00:46:10qui fait manifestement
00:46:12polémique
00:46:12depuis déjà
00:46:13plusieurs jours
00:46:14au moins
00:46:15ce fameux projet
00:46:17de l'Assemblée nationale
00:46:17de développer
00:46:18un pavillon
00:46:19pour les visiteurs
00:46:20d'un coût
00:46:21estimé
00:46:22à 50 millions
00:46:23d'euros
00:46:24bonjour Luc
00:46:25bonjour Noémie
00:46:26bonjour
00:46:27à vos commentateurs
00:46:28bonjour
00:46:28alors vous
00:46:29étiez vous aussi
00:46:30plutôt en colère
00:46:31plutôt énervé
00:46:34par cette décision
00:47:03oui
00:47:05et à tous les niveaux
00:47:06et à tous les niveaux
00:47:06de l'état
00:47:07et même
00:47:08je dirais
00:47:09dans les plus petites
00:47:10communes
00:47:10on voit très bien
00:47:11que l'argent
00:47:11des français
00:47:12est gaspillé
00:47:13en veux-tu
00:47:14en voilà
00:47:15mais est-ce que vous
00:47:15entendez Luc
00:47:16cet argument
00:47:17qui consiste à dire
00:47:18qu'au fond
00:47:19ce pavillon d'accueil
00:47:20c'est aussi
00:47:21d'une certaine façon
00:47:22l'image de la France
00:47:22l'image des institutions
00:47:24françaises
00:47:24l'image
00:47:25que l'on peut
00:47:26se représenter
00:47:27à la fois
00:47:28en France
00:47:29et dans le monde
00:47:29et ça justifie aussi
00:47:31d'avoir
00:47:31d'avoir une belle pièce
00:47:33une belle salle
00:47:34quand bien même
00:47:35elle coûterait de l'argent
00:47:36et l'Assemblée nationale
00:47:38rappelle régulièrement
00:47:39que ce sont des fonds
00:47:40de l'Assemblée nationale
00:47:40qui sont
00:47:41qui sont utilisés
00:47:43vous entendez cet argument-là
00:47:44qui est développé ?
00:47:45Non pas du tout
00:47:47déjà il y a suffisamment
00:47:48d'occasion
00:47:49de s'enorgueillir
00:47:50de ce que la France
00:47:52compte comme patrimoine
00:47:53et puis aussi
00:47:54il y a un timing
00:47:56est-ce que c'est le bon moment
00:47:57toute façon
00:47:58c'est pas le bon moment
00:47:58c'est jamais le bon moment
00:47:59pour gaspiller de l'argent
00:48:00c'est-à-dire
00:48:01ça fait des lustres
00:48:02que ce bâtiment
00:48:04remplit bien son oeuvre
00:48:05ça peut attendre
00:48:06si vraiment il y a utilité
00:48:07ça peut attendre
00:48:08et un de vos commentateurs
00:48:09tout à l'heure
00:48:09disait que de toute façon
00:48:10c'était budgeté
00:48:11je tiens à lui dire
00:48:12que c'est pas parce qu'une dépense
00:48:13est budgetée
00:48:14qu'elle n'est pas inutile
00:48:16c'est quand même
00:48:16de l'argent gaspillé
00:48:17budget pour pas
00:48:18c'est de l'argent gaspillé
00:48:19c'est Anthony Martin-Smith
00:48:21Luc
00:48:21je vais juste me faire
00:48:22là peut-être contradiction
00:48:25parce qu'en vous écoutant
00:48:26il y a quelque chose
00:48:26qui m'est apparu
00:48:27il y a une boutique
00:48:28qui est prévue
00:48:29dans cet espace
00:48:31et possiblement
00:48:32qu'ils ont calculé
00:48:35alors bon
00:48:35ça doit être dérisoire
00:48:37mais une certaine forme
00:48:38de rentabilité
00:48:39à X années
00:48:40donc il y a peut-être
00:48:41ça aussi
00:48:41dont il faut tenir compte
00:48:43vous connaissez
00:48:44la rentabilité
00:48:45de la boutique
00:48:46de l'Elysée
00:48:46qui vend des mugs
00:48:48et des t-shirts ?
00:48:49ah non non
00:48:49mais si vous l'avez
00:48:50ça m'intéresse
00:48:51je l'ai lu
00:48:53il y a quelque temps
00:48:53tout dépend
00:48:54on peut vendre
00:48:55beaucoup de t-shirts
00:48:55et beaucoup de mugs
00:48:59c'est vrai que pour arriver
00:49:00à 50 millions
00:49:01il faut en vendre beaucoup
00:49:03si vous vendez
00:49:03des t-shirts à Mbappé
00:49:04c'est sûr que ça va
00:49:05qui ferait
00:49:05mais je ne pense pas
00:49:06que ça soit
00:49:07le lieu
00:49:07oui c'est pas forcément
00:49:08le lieu à l'Assemblée Nationale
00:49:10bon bah écoutez
00:49:10merci beaucoup Luc
00:49:11on a entendu votre point de vue
00:49:12sur la question
00:49:13un point de vue
00:49:14qui est quand même
00:49:14disons-le assez consensuel
00:49:16c'est-à-dire
00:49:16il y a quand même
00:49:17une opinion
00:49:17qui se démarque
00:49:19sur cette question
00:49:19et c'est plutôt
00:49:20de la colère
00:49:21de l'indignation
00:49:22et on le comprend
00:49:22à l'heure où justement
00:49:23on demande aux Français
00:49:24de se serrer la ceinture
00:49:26toujours plus
00:49:27toujours plus
00:49:27nous sommes toujours
00:49:28avec nos trois débatteurs
00:49:30et on va continuer
00:49:30sur une autre question
00:49:31qui concerne directement
00:49:33l'avenir de nos démocraties
00:49:35la Russie
00:49:36cherche-t-elle
00:49:36à influencer
00:49:37les élections présidentielles
00:49:38françaises ?
00:49:39vous l'avez sans doute
00:49:40entendu
00:49:40depuis plusieurs années
00:49:41les autorités
00:49:42à la fois françaises
00:49:43et européennes
00:49:44alertent sur les risques
00:49:45d'ingérence étrangère
00:49:46dans les processus électoraux
00:49:48au coeur des inquiétudes
00:49:49la Russie
00:49:50accusée par plusieurs
00:49:51pays occidentaux
00:49:52de mener des opérations
00:49:53d'influence
00:49:53visant à fragiliser
00:49:55les démocraties
00:49:55notamment à travers
00:49:57la désinformation
00:49:58les réseaux sociaux
00:49:59et la diffusion
00:50:00de faux contenus
00:50:01et la France
00:50:01n'échappe pas
00:50:02à ses préoccupations
00:50:04à l'approche
00:50:04des prochaines élections électorales
00:50:06une question revient
00:50:07régulièrement
00:50:07comment protéger
00:50:09un scrutin démocratique
00:50:10face à des campagnes
00:50:11de manipulation
00:50:11venues de l'eau
00:50:13de l'étranger ?
00:50:14Amis auditeurs
00:50:14vous en pensez quoi ?
00:50:16Est-ce que vous pensez
00:50:16que la Russie peut influencer
00:50:17une élection présidentielle
00:50:18française ?
00:50:19Est-ce que les réseaux sociaux
00:50:20finalement sont devenus
00:50:21aujourd'hui une arme
00:50:22d'influence
00:50:23comme les autres ?
00:50:24Et puis peut-être
00:50:25qu'il faut renforcer
00:50:26les moyens de lutte
00:50:27contre la désinformation
00:50:28avant une élection ?
00:50:28Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:50:30Appelez-nous, racontez-nous
00:50:310800 26 300 300
00:50:330800 26 300 300
00:50:35Je me tourne vers vous
00:50:36Paul Sébille
00:50:37On sait que la Russie
00:50:38cherche à influencer
00:50:39nos élections
00:50:40Est-ce que c'est pas quand même
00:50:41malgré tout
00:50:42devenu un argument politique
00:50:44qui est utilisé
00:50:45trop facilement ?
00:50:47C'est peut-être
00:50:48pas forcément utilisé
00:50:49trop facilement
00:50:50C'est vrai qu'il y a
00:50:51peut-être un vrai danger
00:50:51et même sans doute
00:50:53il y a des vraies ingérences
00:50:54des tentatives en tout cas
00:50:55Mais moi ce qui m'interroge
00:50:56c'est plus l'importance
00:50:57qu'on leur donne
00:50:58par rapport au fonctionnement
00:51:00réel de la façon
00:51:02dont les gens se font
00:51:03leur opinion
00:51:05puisque s'inquiéter
00:51:07des ingérences
00:51:07à outre mesure
00:51:08parce que là on le fait
00:51:09c'est-à-dire qu'il y a eu
00:51:11trois tentatives
00:51:12d'ingérence récentes
00:51:15qui ont été médiatisées
00:51:17par le service public
00:51:17et par les médias
00:51:18etc.
00:51:19en disant
00:51:19qu'il y a eu une tentative
00:51:20alors que je pense
00:51:21que la plupart des gens
00:51:22n'y ont pas été confrontés
00:51:24directement sur les réseaux sociaux
00:51:25c'est-à-dire que
00:51:25je prends la dernière
00:51:26qui visait Gabriel Attal
00:51:28c'était d'ingérence
00:51:30avec des messages
00:51:31qui disaient
00:51:32que son père était mort
00:51:33d'une vordose
00:51:36de drogue
00:51:38qu'il aurait Parkinson
00:51:41je crois
00:51:41ou qu'il s'attaquerait
00:51:43aux femmes
00:51:43qui seraient misogynes
00:51:44et particulièrement
00:51:45vers les femmes musulmanes
00:51:46donc des messages
00:51:47relativement faux
00:51:48enfin même très faux
00:51:49on va dire
00:51:50quoi que la dernière
00:51:53est prête à débat
00:51:54puisque Gabriel Attal
00:51:55a lutté contre
00:51:56la baïa par exemple
00:51:57et c'est un sujet
00:51:58de débat
00:51:59dans la politique
00:52:01c'est-à-dire que
00:52:02c'est un débat politique
00:52:03mais mettons ça de côté
00:52:06ce sont des choses
00:52:06assez grossières
00:52:07qui à mon avis
00:52:08ne prennent pas
00:52:09c'est-à-dire que
00:52:09ça ne change pas
00:52:10l'impression
00:52:11que les gens ont
00:52:12de Gabriel Attal
00:52:13s'ils voient que
00:52:13son père
00:52:14est mort d'une vordose
00:52:15c'est pas ça
00:52:15qui va faire changer
00:52:16leur vote
00:52:16donc j'alerte un petit peu
00:52:18sur l'importance
00:52:19qu'on donne
00:52:20à ces tentatives
00:52:22d'ingérence
00:52:22par rapport
00:52:23à l'effet réel
00:52:24sur le vote
00:52:24et en mise
00:52:26en perspective
00:52:27avec le danger
00:52:28que cela fait peser
00:52:29aussi sur la confiance
00:52:30qu'ont les gens
00:52:31dans le processus démocratique
00:52:32parce que si on laisse
00:52:33penser
00:52:33qu'on peut
00:52:35manipuler une élection
00:52:36et changer son résultat
00:52:37aussi facilement
00:52:38qu'avec une ingérence
00:52:39étrangère
00:52:40on va commencer à se dire
00:52:41donc il faut peut-être
00:52:42peut-être qu'on va annuler
00:52:44l'élection
00:52:44parce qu'il y a eu
00:52:45une tentative d'ingérence
00:52:46peut-être qu'il y a eu
00:52:47un danger
00:52:48que les électeurs
00:52:49n'ont pas voté correctement
00:52:50et donc on va commencer
00:52:51à avoir un doute
00:52:52généralisé
00:52:53sur le processus démocratique
00:52:54ce qui le met en danger
00:52:55plus directement
00:52:56selon moi
00:52:57que les ingérences elles-mêmes
00:52:58C'est ce qui est arrivé
00:53:00en Maldavie
00:53:01c'est qu'il y a eu
00:53:02une remise en question
00:53:02effectivement du processus
00:53:03démocratique
00:53:04avec effectivement
00:53:05une ingérence
00:53:05qui s'est avérée
00:53:07fondée
00:53:08Hillary Clinton
00:53:09probablement
00:53:10c'est ce qui est défendu
00:53:11par les démocrates
00:53:12aurait perdu
00:53:12aussi par rapport
00:53:13à une ingérence russe
00:53:14qui aurait été favorable
00:53:15à Donald Trump
00:53:16là on est à un stade
00:53:17assez précoce
00:53:18de la campagne
00:53:18des présidentielles
00:53:19elle n'a pas vraiment
00:53:20démarré en vérité
00:53:22et on le voit
00:53:23d'autant plus
00:53:23que certains
00:53:24ont les pieds en l'air
00:53:25sur les plages italiennes
00:53:26plutôt que d'être
00:53:27sur le terrain
00:53:28versus d'autres candidats
00:53:29donc on verra
00:53:30à partir d'octobre
00:53:31je pense que ça va
00:53:31se renforcer
00:53:32je ne suis pas aussi
00:53:34optimiste
00:53:35que vous
00:53:35sur l'impact
00:53:36que ça aura
00:53:37sur le choix
00:53:38des électeurs
00:53:39ou en tout cas
00:53:39sur leur jugement critique
00:53:40là on a quand même voulu salir
00:53:42Gabriel Attal
00:53:42en lui disant
00:53:43qu'il était misogyne
00:53:45Edouard Philippe
00:53:46ferait preuve de
00:53:50le mot je n'ai plus
00:53:51c'est pas sénile
00:53:52c'est
00:53:52démence
00:53:55là où c'est plus grave
00:53:56c'est plutôt
00:53:57l'affaire Glucksmann
00:53:58où là en fait
00:53:59on prête à des médias
00:54:00aussi une enquête
00:54:01sur sa femme
00:54:02sur sa vie personnelle
00:54:03où là on rentre
00:54:04vraiment sur quelque chose
00:54:05de dangereux
00:54:07y compris pour
00:54:07extrêmement structuré
00:54:08pour alimenter
00:54:10ce que vous venez de dire
00:54:11c'est à dire
00:54:12qu'il y a quand même
00:54:12un site
00:54:13qui a été créé
00:54:14exactement
00:54:15sur le même modèle
00:54:16qu'un site qui existe
00:54:17qui est un site
00:54:18d'information
00:54:19classé
00:54:20très à gauche
00:54:21Blast
00:54:22avec des journalistes
00:54:24qui par la voix
00:54:25de l'IA
00:54:27ont en fait
00:54:28déployé
00:54:29ces fausses informations
00:54:30donc on voit aussi
00:54:31le niveau de technicité
00:54:33qui maintenant
00:54:33est utilisé
00:54:34pour diffuser
00:54:35des fausses informations
00:54:36c'est quand même
00:54:36très structuré
00:54:37et internet favorise
00:54:38aussi tout cela
00:54:39et en même temps
00:54:40on voit bien
00:54:41que c'est de l'IA
00:54:42mal faite
00:54:43en revanche
00:54:43moi je pense que
00:54:44les moyens mis
00:54:45sur cette campagne
00:54:46de désinformation
00:54:47est à la hauteur
00:54:48du niveau
00:54:48du timing politique
00:54:49c'est à dire qu'aujourd'hui
00:54:50on essaye un peu
00:54:51de semer le trouble
00:54:52on lance quelques
00:54:54mauvaises informations
00:54:55pour essayer de salir
00:54:56un petit peu le candidat
00:54:57mais là où je pense
00:54:57que ça va devenir
00:54:58de plus en plus dangereux
00:54:59c'est à l'automne
00:55:00on va rentrer vraiment
00:55:01dans le coeur
00:55:02de la campagne présidentielle
00:55:04où on voit bien
00:55:05que notre société
00:55:06se polarise depuis longtemps
00:55:07c'est un travail de sape
00:55:08que notamment
00:55:09on a parlé
00:55:09des ingérences russes
00:55:11mais il y a aussi
00:55:11les ingérences chinoises
00:55:12il y a les ingérences
00:55:14venues d'Azerbaïdjan
00:55:15enfin il y en a
00:55:15d'à peu près partout
00:55:16et je pense qu'elles vont
00:55:18devenir de plus en plus
00:55:19radicales
00:55:20et vont venir troubler
00:55:21le débat
00:55:21à partir d'octobre
00:55:22ça a été le cas
00:55:23notamment pendant
00:55:23la campagne de Macron
00:55:24sur les derniers kilomètres
00:55:26Anthony Martin-Smith
00:55:27est-ce que vous craignez
00:55:28ces ingérences
00:55:28les ingérences russes
00:55:29notamment à l'approche
00:55:30de ces élections présidentielles ?
00:55:32je ne les crains pas
00:55:33elles sont déjà là
00:55:34je n'imagine pas
00:55:36que notre élection présidentielle
00:55:39comme nos élections législatives
00:55:40vont se dérouler
00:55:42dans un climat paisible
00:55:43sur ce point là
00:55:44et ça va être à nous autres
00:55:46journalistes et médias
00:55:47de faire un gros travail
00:55:49pour décrypter
00:55:51ce qui relève
00:55:52des vraies informations
00:55:54et des intox
00:55:55moi je regarde énormément
00:55:58les réseaux sociaux
00:55:58et je lis énormément
00:55:59parce que c'est là
00:56:01où on peut prendre le pouls
00:56:03de la manière
00:56:04dont l'information
00:56:05est traitée
00:56:07et je suis maintenant
00:56:09assez aguerri
00:56:11pour prendre du recul
00:56:12sur les contenus
00:56:13qui sont générés
00:56:14par de l'intelligence artificielle
00:56:16et en fait
00:56:17ça me rappelle
00:56:18des cours
00:56:19que l'on avait
00:56:20plus jeunes
00:56:21sur comment vérifier
00:56:23une information
00:56:24notamment à l'avènement
00:56:25d'internet
00:56:26dans les années 2000
00:56:27ça c'est quelque chose
00:56:28mais vous avez vu
00:56:30qu'à l'ère
00:56:30de l'intelligence artificielle
00:56:31Anthony Martin Smith
00:56:32parfois
00:56:33il est difficile
00:56:34même avec des yeux
00:56:36avertis
00:56:37de distinguer
00:56:38un contenu
00:56:39qui a été généré
00:56:39par l'IA
00:56:40c'est là où je vous inviterais
00:56:41à être aveugle
00:56:42parce que moi
00:56:42à l'oreille
00:56:43je vous garantis
00:56:43qu'il y a des contenus
00:56:44qui ne sont absolument
00:56:46pas possibles
00:56:47dans un doute
00:56:49quelconque
00:56:51vous voyez
00:56:52les vidéos
00:56:53par exemple
00:56:53où vous faites parler
00:56:54Emmanuel Macron
00:56:55avec Jean-Luc Mélenchon
00:56:57où vous leur faites croire
00:56:58enfin vous faites croire
00:56:59au premier venu
00:57:01que c'est une conversation
00:57:02qui s'est réellement tenue
00:57:02non moi
00:57:03je n'y crois pas
00:57:04une seconde
00:57:04parce que j'entends
00:57:05si vous voulez
00:57:06qu'il y a de l'IA
00:57:06si vous travaillez
00:57:08suffisamment
00:57:09sur une image
00:57:10vous voyez les artefacts
00:57:11donc ce sont
00:57:12des petits éléments
00:57:12qui sont
00:57:14comme du bruit
00:57:16non désiré
00:57:17sur une image
00:57:18et vous voyez
00:57:18si vous voulez
00:57:19que ça a été généré
00:57:21par de l'intelligence artificielle
00:57:22donc
00:57:23il y a des solutions
00:57:24pour contrôler
00:57:25que c'est du contenu
00:57:26généré par l'IA
00:57:27il faut juste prendre
00:57:28la peine
00:57:29systématiquement
00:57:30de se poser la question
00:57:31de est-ce que c'est vrai
00:57:32est-ce que ça paraît vrai
00:57:33est-ce que c'est vraisemblable
00:57:34et surtout
00:57:35à qui ça profite
00:57:36c'est la question
00:57:37merci Anthony Martin-Smith
00:57:39pour ce conseil
00:57:40pour cet avertissement
00:57:41à nos auditeurs
00:57:42maintenant je le retire
00:57:42voilà
00:57:43non vous restez là
00:57:44parce que dans quelques instants
00:57:45on revient sur les coups de gueule
00:57:46et les coups de coeur
00:57:47de vous
00:57:48les chroniqueurs
00:57:49à tout de suite
00:57:50sur Sud Radio
00:57:55et nous sommes de retour
00:57:57sur Sud Radio
00:57:57il est 11h44
00:57:59toujours avec la fine fleur
00:58:01de nos débatteurs
00:58:01du jour
00:58:02Anthony Martin-Smith
00:58:03Paul Sébille
00:58:04Julia Achat
00:58:04et puis c'est l'heure
00:58:06maintenant
00:58:06des coups de gueule
00:58:07et des coups de coeur
00:58:08de nos invités
00:58:09figurez-vous
00:58:10qu'au coeur de l'été
00:58:11autour de cette table
00:58:12nous avons
00:58:13trois coups de gueule
00:58:14on va commencer par vous
00:58:16Julia Achat
00:58:16quel est votre coup de gueule
00:58:17du jour ?
00:58:18et bien c'est en lien
00:58:19avec le sujet
00:58:20qu'on a évoqué
00:58:21dès le début de l'émission
00:58:23c'est aujourd'hui
00:58:24si je vous dis
00:58:2419 millions de français
00:58:25c'est le nombre de français
00:58:26du coup qui ne partent pas
00:58:27en vacances cet été
00:58:29c'est un chiffre
00:58:29qui est assez stable
00:58:30depuis les années 1980
00:58:33et c'est une étude
00:58:34qui a été proposée
00:58:35par l'Institut Eram
00:58:36qui est présidée
00:58:36notamment par Victor Delage
00:58:38et qui met en évidence
00:58:40les causes
00:58:41de ce non-départ en vacances
00:58:43et donc de cette privation
00:58:44pour certains
00:58:44de nos français
00:58:46on est quand même
00:58:46sur un quart des français
00:58:47qui ne partent pas en vacances
00:58:48pour des raisons
00:58:49évidemment pour la moitié
00:58:50d'entre eux
00:58:51économiques et financières
00:58:52le coût des vacances
00:58:54baisse beaucoup trop
00:58:55sur à la fois
00:58:55les classes modestes
00:58:57moyennes
00:58:57les familles monoparentales
00:58:58les petites retraites
00:59:00notamment
00:59:01et couplées aussi
00:59:03avec des arguments
00:59:04plutôt d'inégalité territoriale
00:59:05et d'offres touristiques
00:59:06devenues un peu trop pélitistes
00:59:08on parlait du carburant
00:59:09qui est éminemment
00:59:10là aujourd'hui
00:59:11un argument aussi
00:59:12qui fait que les français
00:59:12ne partent plus en vacances
00:59:14mais l'offre touristique
00:59:16aujourd'hui
00:59:17pousse en tout cas
00:59:18à faire le constat
00:59:19qu'il y a une disparition
00:59:20notamment des hôtels économiques
00:59:21à destination
00:59:22des petits pouvoirs d'achat
00:59:24et couplé à ça
00:59:26l'idée qu'il y a une fracture
00:59:27véritablement territoriale
00:59:28voire patrimoniale
00:59:29puisqu'en fait
00:59:30dans les capacités d'accueil
00:59:31vous avez deux tiers
00:59:32des capacités d'accueil
00:59:33qui sont des résidences secondaires
00:59:34donc si vous n'êtes pas
00:59:35propriétaire de résidences secondaires
00:59:37ou si vous n'avez
00:59:37personne dans votre réseau
00:59:38qui a une résidence secondaire
00:59:40à bas prix
00:59:40vous faites partie
00:59:41de potentiellement
00:59:43ces personnes
00:59:43qui sont privées
00:59:44d'avoir accès
00:59:45à un logement
00:59:45pour partir en vacances
00:59:47se pose la question
00:59:48du paradoxe quand même français
00:59:49on est la première
00:59:50destination touristique
00:59:51au monde
00:59:52le tourisme représente
00:59:543,6% du PIB
00:59:55mais pourtant
00:59:56vous avez quand même
00:59:56un quart des français
00:59:57qui ne partent pas en vacances
00:59:58alors si parmi nos auditeurs
01:00:00certains se sentent concernés
01:00:01il faut savoir
01:00:01que l'un des derniers arguments
01:00:02qui a été démontré
01:00:03dans cette étude
01:00:04c'est qu'il y a
01:00:05un non-recours
01:00:06aux aides de l'état
01:00:07qui sont proposées
01:00:08justement pour aider
01:00:09à financer
01:00:10tout ou partie
01:00:11du coup des vacances
01:00:12donc voilà
01:00:13sachez que pour l'année prochaine
01:00:14vérifiez si vous êtes éligible
01:00:15ou non
01:00:16à ces aides
01:00:16pour pouvoir profiter
01:00:17d'un temps calme
01:00:19Paul Siby
01:00:20on a vu de plus en plus
01:00:21avec le temps
01:00:22des gens qui ont des difficultés
01:00:23de partir en vacances
01:00:24vous le voyez
01:00:25au travers des enquêtes
01:00:26que vous avez pu mener
01:00:26notamment pour l'Hexagone
01:00:28oui oui absolument
01:00:29on le voit
01:00:30et c'est vrai que le chiffre
01:00:31est relativement stable
01:00:32sur le temps
01:00:34ce qui interroge
01:00:35c'est vraiment ça
01:00:35c'est la disparition
01:00:37un petit peu de la classe moyenne
01:00:38c'est ces personnes-là
01:00:40qui pouvaient
01:00:40partir en vacances
01:00:41mais dans un budget
01:00:43assez serré
01:00:43c'est vrai qu'on le voit ça
01:00:44c'est la baisse du budget
01:00:46moyen des français
01:00:47et surtout
01:00:48le changement
01:00:49de type de vacances
01:00:51donc déjà
01:00:51les gens partent
01:00:52beaucoup moins loin
01:00:53ça on l'a déjà dit
01:00:54moins longtemps
01:00:56et avec des budgets
01:00:57beaucoup plus serrés
01:00:58ça aussi je l'ai dit
01:00:58et je me souviens
01:00:59j'en avais parlé
01:01:00au moment où on avait eu
01:01:01cette affaire
01:01:02de
01:01:04comment dire
01:01:04LFI
01:01:05cette députée LFI
01:01:06qui était sur un voilier
01:01:07qui avait été pris
01:01:08sur le fait
01:01:10sur un voilier
01:01:10tout à fait banal
01:01:12Manon Aubry
01:01:12voilà exactement
01:01:15et je me rappelle
01:01:16sur le réseau social X
01:01:17justement
01:01:17à l'époque
01:01:18je disais
01:01:18en plus cette séquence
01:01:20montre à quel point
01:01:21il y a une déconnexion
01:01:21parce que ce genre
01:01:23de loisir là
01:01:23pendant les vacances
01:01:24c'est complètement anecdotique
01:01:25les gens ne peuvent pas
01:01:26se le permettre
01:01:27alors elle avait été prise
01:01:27en photo
01:01:28à son insu
01:01:29elle avait expliqué
01:01:30que c'était
01:01:31l'anniversaire de son père
01:01:32et qu'elle n'était pas
01:01:34sur un paquebot
01:01:35comme on l'imagine
01:01:35en train de faire une croisière
01:01:36elle était simplement
01:01:37sur un voilier
01:01:38elle avait même dit
01:01:38c'était 50 euros
01:01:40par personne
01:01:40et par jour
01:01:41on s'était cotisé
01:01:42pendant des années
01:01:42etc etc
01:01:43elle l'avait vécu
01:01:44comme une attaque politique
01:01:45mais c'est vrai que
01:01:46symboliquement
01:01:47ça avait été vraiment
01:01:49une image
01:01:49de ce que peut représenter
01:01:51parfois cette élite
01:01:52qui donne des leçons de morale
01:01:53vis-à-vis de la nécessité
01:01:55de lutter contre les riches
01:01:57et en même temps
01:01:58de s'octroyer
01:01:59certaines libertés
01:02:00qui ne sont pas
01:02:00des libertés
01:02:01que peuvent se permettre
01:02:02le commun des mortels
01:02:04non c'est ça
01:02:04et moi ce que je disais
01:02:05c'est que c'est pas
01:02:06quelque chose d'anecdotique
01:02:07de faire ça en vacances
01:02:08et que la plupart des gens
01:02:09maintenant ne peuvent plus
01:02:10se permettre
01:02:10on me disait
01:02:10mais non
01:02:11mais faut pas imaginer
01:02:12mais si
01:02:12parce que les gens sont
01:02:13vraiment sur des budgets
01:02:14très serrés
01:02:15et partent de façon
01:02:16de moins en moins loin
01:02:17moins en moins longtemps
01:02:18donc même si les gens
01:02:19partent en vacances
01:02:20certes
01:02:20on a encore cette chance-là
01:02:21pour la plupart des gens
01:02:22c'est dans des conditions
01:02:24de plus en plus compliquées
01:02:25pour les gens
01:02:25enfin il faut comprendre ça
01:02:27et on le voit
01:02:27avec des images
01:02:28de restaurants vides
01:02:29sur les zones touristiques
01:02:30les saisons qui ne sont pas
01:02:31très bonnes
01:02:32je ne sais pas en Corse
01:02:33ou par-ci par-là
01:02:34parce que c'est devenu
01:02:34trop cher tout simplement
01:02:35et surtout à cause
01:02:36des incendies
01:02:37Anthony Martin Smith
01:02:38c'est-à-dire que cette année
01:02:39c'est encore un peu particulier
01:02:41pour beaucoup de Français
01:02:42ils doivent s'organiser
01:02:43pour leurs vacances
01:02:43alors il y a ceux
01:02:44qui ne peuvent pas partir
01:02:46en vacances
01:02:46il y a ceux qui doivent
01:02:47s'adapter aussi
01:02:48en fonction de l'actualité
01:02:49si le chiffre
01:02:50comme le rapporte
01:02:51Julia H. Milchkovic
01:02:52n'a pas bougé
01:02:53en tout cas
01:02:54très faiblement
01:02:55depuis 1980
01:02:56c'est que
01:02:57ce sont
01:02:58les facteurs
01:02:59qui bougent
01:03:00et qui changent
01:03:01le prix de l'essence
01:03:02les incendies
01:03:03la canicule
01:03:05autant d'éléments
01:03:07même le chômage
01:03:08il faudrait en tout cas
01:03:10regarder de façon
01:03:11un peu plus précise
01:03:13quels étaient
01:03:13les facteurs
01:03:14qui à l'époque
01:03:15empêchaient
01:03:15les gens de partir
01:03:16en vacances
01:03:17et les comparer
01:03:18avec ceux d'aujourd'hui
01:03:19et je suis sûr
01:03:19qu'on verrait
01:03:20un changement
01:03:21de paradigme
01:03:23écoutez vous avez la parole
01:03:24Anthony Martin Smith
01:03:24vous pouvez nous dire
01:03:25quel est votre coup de gueule
01:03:26du jour
01:03:26alors mon coup de gueule
01:03:27du jour
01:03:28c'est finalement une question
01:03:29que je vais vous poser
01:03:30en débat mes amis
01:03:31il s'agit
01:03:33de Marc Grimaldi
01:03:34ancien sapeur pompier
01:03:36qui sur la question
01:03:38de l'évolution du métier
01:03:39déclarait
01:03:40à nos confrères
01:03:40de chez Marianne
01:03:42jamais je n'aurais imaginé
01:03:44devoir apprendre
01:03:46à porter un gilet par balle
01:03:47donc la question
01:03:48que je vous pose
01:03:49finalement
01:03:50c'est
01:03:50quelle sera l'étape
01:03:51d'après
01:03:52faudra-t-il
01:03:52armer nos pompiers ?
01:03:54Julia Hachat
01:03:55vous entendez ça
01:03:55ce témoignage incroyable
01:03:57dans Marianne
01:03:58qu'a relevé
01:03:59Anthony Martin Smith
01:04:00de ce pompier
01:04:02qui raconte
01:04:03ce qu'il subit
01:04:04au quotidien
01:04:04en plus déjà
01:04:05de consacrer sa vie
01:04:07au bien commun
01:04:08en plus de prendre
01:04:09des risques
01:04:09face aux incendies
01:04:10face aux feux
01:04:12en plus de ça
01:04:13ils doivent subir
01:04:13les violences
01:04:14quotidiennement
01:04:15de certains habitants
01:04:16qui en profitent
01:04:18pour les caillasser
01:04:19et ils doivent
01:04:20changer leurs habitudes
01:04:21c'est-à-dire à la fois
01:04:22affronter le feu
01:04:22mais en plus
01:04:23mettre des gilets par balle
01:04:24comme vous venez
01:04:24de nous l'expliquer
01:04:25pour simplement
01:04:26pouvoir continuer
01:04:27à exercer leur métier
01:04:28effectivement
01:04:28il y a un autre chiffre
01:04:29qui veut dire
01:04:30à peu près la même chose
01:04:30c'est qu'il y a
01:04:31par jour
01:04:31quasiment 4 agressions
01:04:33sur un pompier
01:04:34compte tenu
01:04:35de ce qui traverse
01:04:36aujourd'hui
01:04:36pas sur le même
01:04:37pas sur le même
01:04:38et heureusement
01:04:39ça on ne sait pas
01:04:41ou non
01:04:41pas heureusement
01:04:42malheureusement
01:04:434 agressions par jour
01:04:44ce qui est énorme
01:04:46énorme compte tenu
01:04:47de tout ce qu'ils apportent
01:04:48effectivement
01:04:49pour notre société
01:04:52moi là où j'aimerais
01:04:53alerter
01:04:53c'est que
01:04:54durant la crise du Covid
01:04:55on a tous applaudi
01:04:57massivement
01:04:57les infirmières
01:04:58les infirmiers
01:04:58on a vite oublié
01:05:00une fois que la crise du Covid
01:05:01est passée
01:05:01tout ce qu'ils ont apporté
01:05:02à la société
01:05:03et leur rôle primordial
01:05:04j'espère qu'on aura
01:05:05de la mémoire
01:05:06pour les pompiers
01:05:06à minima
01:05:07qu'on se servira
01:05:08de cette leçon
01:05:10de la crise du Covid
01:05:10où on n'a pas eu de mémoire
01:05:11j'espère que cette fois-ci
01:05:12on en aura
01:05:13puisqu'en plus de ça
01:05:14les crises
01:05:15et les incendies
01:05:16risquent de se répéter
01:05:17de façon massive
01:05:18notamment avec le changement climatique
01:05:19entre autres
01:05:20et aussi face à une incivilité
01:05:22grandissante
01:05:23qui vont de pair
01:05:25et qui sont souvent
01:05:26la cause de ces incendies
01:05:27donc je suis évidemment
01:05:29extrêmement triste
01:05:30de me dire que
01:05:31les personnes risquent leur vie
01:05:32déjà de par leur métier
01:05:33mais qu'en plus de ça
01:05:34même en espérant sauver
01:05:36une personne qui les appelle
01:05:37parce que la majeure partie du temps
01:05:38ils se font agresser
01:05:39par les propres personnes
01:05:41qui les appellent
01:05:42donc moi je souhaite
01:05:44qu'on puisse faire évoluer
01:05:45notamment notre société
01:05:46que la solidarité
01:05:47n'existe pas
01:05:48qu'en temps de crise
01:05:49et qu'on n'ait pas
01:05:50l'idée de venir
01:05:51caillasser des pompiers
01:05:52mais il ne faut pas les armer
01:05:53du coup
01:05:55Anthony Martin Smith
01:05:56c'est une question
01:05:57on va la poser à Paul Séby
01:05:58cette question difficile
01:05:59mais peut-être déjà
01:06:00la question première
01:06:02c'est cette idée-là
01:06:02d'essayer de comprendre
01:06:04comment est-ce qu'il est possible
01:06:05que dans une société
01:06:06comme la nôtre
01:06:06relativement civilisée
01:06:08des hommes qui viennent
01:06:09pour sauver les autres
01:06:10qui prennent des risques
01:06:10pour leur vie
01:06:11pour le bien commun
01:06:13doivent mettre
01:06:14des gilets par balle
01:06:15pour aller dans
01:06:15certains territoires
01:06:16comment est-ce qu'on peut
01:06:17expliquer ça ?
01:06:18ça montre sans doute
01:06:19le niveau de détresse
01:06:21un petit peu
01:06:21des gens dans la société
01:06:22parce que
01:06:23si on estime
01:06:24enfin si on
01:06:25on part du principe
01:06:26que c'est des gens
01:06:26qui font appel aux pompiers
01:06:28qui en plus les agressent
01:06:29ça montre vraiment
01:06:30le niveau je pense
01:06:31de détresse
01:06:32d'une partie des gens
01:06:33parce qu'à mon avis
01:06:34il doit y avoir
01:06:34des gens vraiment
01:06:35en détresse
01:06:35qui ne savent pas réagir
01:06:37à la situation
01:06:37dans laquelle ils sont
01:06:38font appel aux pompiers
01:06:39et ça ne règle pas le problème
01:06:41même s'ils sont là
01:06:41pour les aider
01:06:42après il y a aussi
01:06:43de la malveillance
01:06:44de toute évidence
01:06:45mais ça illustre bien aussi
01:06:47parce qu'on a eu
01:06:48beaucoup de ces débats
01:06:48notamment sur les agressions
01:06:49vis-à-vis des policiers
01:06:50en disant
01:06:51mais les policiers
01:06:52représentent
01:06:54sont injustes
01:06:55le profilage racial
01:06:59ils sont trop durs
01:07:00avec les gens
01:07:00ils se comportent mal
01:07:01etc
01:07:02mais en fait non
01:07:03c'est pas ça
01:07:04le seul problème
01:07:05en tout cas
01:07:05c'est pas le principal problème
01:07:06vu que même les pompiers
01:07:07qui ont une image
01:07:08beaucoup plus apaisée
01:07:11pas de maintien de l'ordre
01:07:12au contraire des policiers
01:07:13eux-mêmes sont agressés
01:07:15donc c'est beaucoup plus large
01:07:16que ça visiblement
01:07:17c'est sans doute
01:07:18la figure
01:07:18l'uniforme
01:07:20la figure de l'autorité
01:07:21de l'état
01:07:22de manière générale
01:07:23même si les pompiers
01:07:23c'est un peu différent
01:07:24mais l'autorité de l'état
01:07:26l'état
01:07:26c'est symbole
01:07:27parce qu'on agresse des pompiers
01:07:29mais on va aussi brûler
01:07:30des écoles
01:07:31des bibliothèques
01:07:32enfin voilà
01:07:32il y a tout un réseau
01:07:33comme ça
01:07:34de l'illustration
01:07:35de ce qu'est
01:07:37bah oui
01:07:38la société de manière générale
01:07:39qui s'impose à tous
01:07:41qui est attaqué
01:07:41donc c'est peut-être aussi
01:07:42un débat plus général
01:07:43sur à la fois
01:07:44la société qui va pas très très bien
01:07:46les gens
01:07:46visiblement ne vont pas très très bien
01:07:48quand même
01:07:48on le voit tous
01:07:49et aussi une malveillance
01:07:50plus générale
01:07:53je pense
01:07:53dans la société
01:07:54qui vise vraiment là
01:07:55un but politique
01:07:56qui est d'atteindre
01:07:57sans doute
01:07:58l'autorité de l'état
01:07:58l'état de manière générale
01:07:59la société aussi
01:08:01pas seulement l'état
01:08:02Paul Séby
01:08:03vous avez la parole
01:08:04est-ce que vous pouvez nous parler
01:08:05de votre coup de gueule du jour ?
01:08:07oui le coup de gueule
01:08:07est en lien avec ce qu'on disait
01:08:08sur les ingérences
01:08:09parce que les ingérences étrangères
01:08:11notamment en politique
01:08:12passent beaucoup
01:08:13par les réseaux sociaux
01:08:14qui sont des vecteurs massifs
01:08:16de diffusion de l'information
01:08:18et moi j'ai voulu regarder
01:08:19parce qu'on dit souvent
01:08:20bon bah les réseaux sociaux
01:08:21sont très dangereux
01:08:22parce que
01:08:23les fake news circulent
01:08:24et peuvent influencer les gens
01:08:26il y a même Marie Tondelier
01:08:27qui est présidente des écologistes
01:08:30qui veut interdire
01:08:31le réseau social X
01:08:33parce qu'elle estime
01:08:34que l'algorithme
01:08:34est mal fait
01:08:35et influence négativement
01:08:36l'opinion
01:08:38donc moi j'ai regardé
01:08:38les enquêtes
01:08:39les études universitaires
01:08:41et j'en ai trouvé une
01:08:41récente
01:08:42de 2026
01:08:43d'un collectif
01:08:45de chercheurs
01:08:47université italienne
01:08:48française et suisse
01:08:49il me semble
01:08:49qui a analysé
01:08:51l'effet
01:08:51des réseaux sociaux
01:08:53et notamment de X
01:08:54du réseau social X
01:08:55qui est l'actuel nom
01:08:57de l'ancien Twitter
01:08:58pardon
01:08:59et qui montre
01:09:00qu'en gros
01:09:01on peut avoir
01:09:02effectivement
01:09:03des diffusions virales
01:09:04d'informations
01:09:05sur X
01:09:06avec l'algorithme
01:09:06parfois conservatrices
01:09:08des opinions conservatrices
01:09:09mais
01:09:10on est incapable
01:09:11de mesurer
01:09:12en tout cas
01:09:13il est possible
01:09:13qu'il n'y ait pas d'effet
01:09:14sur le vote
01:09:15in fine
01:09:15c'est à dire que ça peut
01:09:16changer l'opinion
01:09:18on peut par exemple
01:09:19être un peu plus
01:09:20anti-immigration
01:09:21vis-à-vis
01:09:22d'une information
01:09:23qu'on a vu sur X
01:09:23qu'on voit sur X
01:09:25mais ça ne va pas
01:09:26forcément changer son vote
01:09:27donc en gros
01:09:27l'idée
01:09:28de ces enquêtes
01:09:29parce que là
01:09:30j'en parle de la plus récente
01:09:31mais les autres
01:09:31confirment aussi cela
01:09:32notamment
01:09:33quand on a beaucoup
01:09:34d'informations
01:09:35sur un candidat
01:09:36viral
01:09:37positif
01:09:38on va avoir une image
01:09:39plus positive
01:09:39de ce candidat
01:09:40mais ça ne veut pas
01:09:41forcément dire
01:09:41qu'on va voter pour lui
01:09:42tout simplement parce que
01:09:43et c'est un peu
01:09:44mon coup de gueule
01:09:44c'est de dire
01:09:45on considère
01:09:46le vote
01:09:47et la façon
01:09:48dont les gens réfléchissent
01:09:49et comment ils font
01:09:50leur choix
01:09:51de façon trop
01:09:52mathématique
01:09:53trop mécanique
01:09:54et c'est très complexe
01:09:55il y a plein de choses
01:09:56qui rentrent en compte
01:09:56quand on va voter
01:09:57et qu'on choisit un candidat
01:09:58et c'est certainement pas
01:09:59parce qu'on a passé
01:10:016 mois sur Twitter
01:10:02à avoir quelques informations
01:10:03qui seraient
01:10:06algorithmiquement
01:10:07pardon
01:10:08ciblées
01:10:08qu'on va changer la vie
01:10:10au contraire
01:10:11ça va venir
01:10:12conforter des opinions
01:10:14mais ça ne va pas
01:10:14les changer
01:10:15et c'est ça qui est important
01:10:16c'est que
01:10:17c'est important
01:10:17d'avoir du débat
01:10:19et de garder
01:10:20les réseaux sociaux
01:10:20le plus libre possible
01:10:22de ne pas les interdire
01:10:22de ne pas trop les corsoter
01:10:24parce que ça fait partie
01:10:25la liberté de l'information
01:10:26au même titre
01:10:27que les journalistes
01:10:28mais aussi que
01:10:29les leaders d'opinion
01:10:30etc.
01:10:31ça fait partie du débat
01:10:31et en plus
01:10:32l'effet sur le vote
01:10:33des réseaux sociaux
01:10:34est vraiment
01:10:35pas démontré
01:10:37conclusion
01:10:38vive la liberté
01:10:39vive la liberté
01:10:40vive l'information
01:10:41vive les réseaux sociaux
01:10:42aussi
01:10:42et bien sûr
01:10:43vive la radio
01:10:44merci à tous les trois
01:10:45c'était un plaisir
01:10:46vive la République
01:10:49vive la France
01:10:50merci à tous les trois
01:10:51Anthony Martin-Smith
01:10:52je rappelle que vous êtes
01:10:53animateur Sud Radio
01:10:55et que vous serez là
01:10:55pour les trois prochaines semaines
01:10:57c'est vous qui animerez
01:10:58les débats
01:10:58c'est vous qui animerez
01:11:00les débats de l'été
01:11:01le grand entretien
01:11:02ce sera formidable
01:11:03on va écouter ça
01:11:04bien sûr avec beaucoup d'attention
01:11:06Paul Séby
01:11:07vous êtes rédacteur en chef
01:11:08de la revue Hexagone
01:11:09merci d'avoir été avec nous
01:11:11et Julia Achat
01:11:12conseillère municipale
01:11:13à Kingersheim
01:11:14je l'ai bien dit ?
01:11:14presque parfait
01:11:16Kingersheim
01:11:17voilà on était ravis
01:11:17de vous avoir tous les trois
01:11:18merci beaucoup
01:11:19d'avoir participé à ce débat
01:11:20sur Sud Radio
01:11:21vous pouvez toujours réagir
01:11:23sur les réseaux sociaux
01:11:24n'hésitez pas
01:11:25dans un instant
01:11:26la France au bout du fil
01:11:27c'est vous qui avez la parole
01:11:29on poursuit les débats
01:11:29avec vous
01:11:30amis auditeurs
01:11:31dites nous
01:11:32est-ce que le prix
01:11:32le prix de l'essence
01:11:33est devenu un luxe
01:11:35est-ce que l'essence
01:11:36est devenu un produit de luxe
01:11:37est-ce que vous pensez
01:11:38qu'avec ce projet de pavillon
01:11:39à l'Assemblée Nationale
01:11:40l'Etat dilapide notre argent
01:11:42par les fenêtres
01:11:43les fameux gabegis
01:11:44on veut vous entendre
01:11:45appelez-nous
01:11:460826 300
01:11:480826 300
01:11:49vos coups de gueule
01:11:50vos coups de gueule
01:11:50à tout de suite
01:11:51sur Sud Radio
01:11:52Sous-titrage Société Radio-Canada
01:11:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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