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  • il y a 2 mois
Ce vendredi 28 août, la publication des récents résultats de ID Logistics et leur solide croissance tirée par les États-Unis ont été abordées par Éric Hémar, président, directeur général de ID Logistics, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market sur BFM Business.
00:04Avec son président directeur général, Eric Emard.
00:07Bonjour Eric Emard, merci de nous accompagner ce matin.
00:11Pour revenir sur la publication semestrielle, c'était mercredi.
00:14Chiffre d'affaires qui était déjà connu, plus 18% sur les 6 premiers mois de l'année.
00:18Croissance organique 20%, vous annoncez un résultat opérationnel.
00:22Et là par contre, c'est la donnée de ce mercredi, de plus de 23%.
00:25Ce qui est impressionnant, une nouvelle fois dans cette publication, Eric Emard,
00:30c'est la très forte croissance aux Etats-Unis, croissance en Amérique du Nord, 46% en comparable.
00:35Comment aujourd'hui vous expliquez cette croissance aux Etats-Unis ?
00:39Aujourd'hui c'est devenu le moteur, bientôt ça va être votre premier pays.
00:42Alors on a d'autres pays européens qui sont aussi en très forte croissance,
00:44par exemple à Pologne, qui est un pays très dynamique en termes de logistique.
00:48C'est sûr que les Etats-Unis sont devenus pour l'entreprise, en tout cas pour quelques temps,
00:52le grand moteur de croissance.
00:54La raison, elle est qu'on a une offre qui est bien adaptée au marché,
00:57qui accompagne des très grands clients,
00:58beaucoup dans l'e-commerce mais pas que,
01:01et qui correspond un petit peu à l'attente.
01:03Et puis les Etats-Unis, c'est comme les beefsteaks dans votre assiette, c'est gros.
01:07C'est-à-dire que quand vous démarrez un site logistique aux Etats-Unis,
01:10il peut faire un chiffre d'affaires qui peut être souvent le double,
01:13voire davantage qu'un dossier européen,
01:17parce que le marché est plus étroit et plus petit.
01:18Donc on a en effet taille de dossier qui joue beaucoup.
01:21Dernièrement, on a eu beaucoup de publications dans le secteur de la consommation,
01:24des Wal-Mart, des Nike, des entreprises dans le segment du textile,
01:28qui montrent le consommateur américain, pas à bout de souffle,
01:31mais on voit bien que l'impact des prix de l'essence a un réel impact sur la consommation.
01:37Est-ce que vous le ressentez aujourd'hui, cela ?
01:39Alors, nous, notre croissance est d'abord liée sur des nouveaux projets.
01:43C'est-à-dire qu'à la limite, dans une consommation en volume global
01:45qui peut être faible ou un peu flat,
01:48on sent quand même une pression très forte autour des sujets d'e-commerce.
01:53C'est-à-dire que dans une consommation à faible croissance,
01:55vous allez avoir une très forte croissance de l'e-commerce.
01:57Et ça, c'est une tendance qui n'est pas terminée.
01:59Et c'est ça dont on bénéficie.
02:01Donc l'effet volume du marché en général a relativement peu d'impact.
02:08On a en plus la chance d'avoir des clients qui marchent bien et qui sont en croissance.
02:11Dont Amazon, entre autres.
02:12Dont Amazon, par exemple.
02:13Aujourd'hui, comment vous arrivez à gérer un petit peu la livraison de demain,
02:17notamment aux Etats-Unis, mais ailleurs ?
02:18C'est-à-dire qu'on a plein d'acteurs qui font des annonces spectaculaires
02:21sur l'intelligence artificielle, des livraisons de drones, etc.
02:24Est-ce qu'aujourd'hui, tout ça, c'est irréaliste ou non ?
02:27Ça va bientôt arriver.
02:28Notre métier, nous, c'est faire de la préparation de commandes en entrepôt.
02:32Le last mile, la dernière partie,
02:34ce n'est pas complètement quelque chose qu'on adresse de façon importante.
02:39Dans la partie entrepôt, la particularité que vous identifiez aujourd'hui,
02:46et bien sûr en Europe également,
02:47c'est que vous avez une croissance exponentielle du nombre de références.
02:51Mais vous le savez, vous voulez acheter quelque chose aujourd'hui sur Amazon,
02:54vous preniez cet exemple, vous avez une gamme qui est énorme.
02:57Et ça, ça demande, en termes d'investissement logistique
03:00et d'organisation logistique, de très fortes opérations nouvelles.
03:04Et c'est ça qui fait l'autre croissance.
03:07Après, le mode de distribution, je pense,
03:10quand on parle de drones, etc., c'est spectaculaire.
03:12Je ne crois pas qu'en volume, ça va prendre une place beaucoup plus importante.
03:16La livraison par camion en last mile traditionnelle,
03:19elle va rester dominante.
03:20Même si ce métier va se métamorphoser,
03:23j'imagine l'un des grands amphores cet été sur les marchés financiers
03:26du côté de Shanghai, c'était l'introduction en bourse de Unitree.
03:29Ce sont des robots humanoïdes.
03:31Est-ce que demain, vous imaginez des robots humanoïdes dans vos entrepôts
03:34pour préparer des commandes, déplacer des colis,
03:37aller chercher des produits dans des rayons ?
03:39Alors, on est déjà dans une phase de robotisation qui est importante.
03:42Mais ce ne sont pas des humanoïdes.
03:44Mais on n'a pas vraiment vocation d'avoir de l'humanoïde.
03:47Une problématique, par exemple, c'est préparer une commande.
03:49Donc, il faut que le robot ait des bras articulés,
03:52qu'il ait des systèmes de laser pour pouvoir mesurer.
03:54Il n'a pas forcément besoin de jambes,
03:56il n'a pas forcément besoin d'un torse, etc.
03:57Donc, ça, c'est déjà une étape qui est en cours.
03:59Par contre, attention, la logistique,
04:01et c'est ça, la spécificité du métier
04:03quand on aborde ces sujets de mécanisation,
04:05elle doit avant tout avoir une flexibilité.
04:08Et plus vous avez une croissance du nombre de références,
04:12plus vous avez d'opérations spécifiques,
04:14de Black Friday, de Cyber Monday, de tout ce que vous voulez,
04:17plus il faut des outils,
04:18qui est la capacité de passer de volume 100 à 200, 300, 400.
04:22Et ça, ça marque un peu, non pas la limite de la mécanisation,
04:25mais une mécanisation qui doit s'adapter.
04:27Et quand on voit les entrepôts qui sont en train de se créer aujourd'hui,
04:31qui sont en train,
04:31ils sont mécanisés, mais ils sont toujours mécanisés
04:33avec une logique où il y a un facteur humain qui reste important,
04:36parce qu'aujourd'hui, c'est la seule façon
04:37de garder cette capacité de monter et de descendre.
04:40Et même des entreprises très en avance technologiquement,
04:43quand vous visitez leur site,
04:44vous êtes frappé par la robotisation,
04:47mais aussi par le côté important humain
04:49qui reste nécessaire pour cette flexibilité.
04:51Et quels sont les investissements que vous allez faire prochainement ?
04:54Pour rappel, aujourd'hui, vous avez plus de 450 sites.
04:56Dans le monde, 55 000 collaborateurs.
04:58J'imagine qu'aujourd'hui, ce côté robotique vous aide,
05:01parce que parfois, on est sur des métiers pénibles,
05:03où on a du mal à recruter.
05:05Alors, je voyais, c'est chez vous,
05:06mais malheureusement, c'est dans beaucoup d'entreprises.
05:08Votre enquête, 66 % des collaborateurs recommandent l'idéologie logistique.
05:11C'est vrai qu'on est sur des métiers où, en termes d'attractivité,
05:13ce n'est pas forcément évident d'aller chercher du personnel.
05:16C'est le cœur du sujet, vous avez parfaitement raison.
05:18Alors, juste pour vous donner un exemple.
05:19Il y a 20 ans, ou 15 ans,
05:22la base du métier, c'était un préparateur de commandes
05:24qui allait courir dans un entrepôt
05:26pour aller prendre le colis qui était placé à l'endroit,
05:28on appelle ça le picking, au bon endroit.
05:30Aujourd'hui, ces choses-là sont en train de,
05:32pas de disparaître, mais de beaucoup baisser,
05:34parce que c'est la mécanisation qui va amener le produit au collaborateur.
05:37Mais c'est typiquement une évolution de métier
05:40où on regarde quand même avec un facteur humain,
05:42mais au lieu d'avoir quelqu'un qui va courir dans un entrepôt,
05:45courir, ou en tout cas, devoir se déplacer beaucoup dans un entrepôt,
05:49on va lui amener la marchandise à lui.
05:51Donc, on va passer sur des métiers
05:52où les gens sont très mobiles,
05:54avec des risques d'accidentologie
05:55qui sont importants,
05:56à des éléments plus postés,
05:58dans lesquels on va accompagner la personne
05:59pour que la pénibilité soit la plus faible possible.
06:03Voilà, ça c'est un exemple concret
06:04d'éléments qui changent notre approche
06:08de l'aspect ressources humaines autour de la pénibilité.
06:10Le deuxième élément,
06:12c'est qu'on a un taux d'encadrement,
06:13et notamment de techniciens,
06:15liés à la maintenance de mécanisation,
06:17liés aux problématiques d'intelligence artificielle,
06:19qui montent de façon considérable.
06:20Vous aviez un ratio qui était de l'ordre
06:22de 5-6% d'encadrement il y a 20 ans.
06:25Vous êtes aujourd'hui à des ratios
06:26encadrement et maîtrise intermédiaire
06:27et agents techniques.
06:29Et aujourd'hui, vous êtes sur des ratios autour de 15%.
06:31Voilà, c'est comme ça qu'on vit dans notre métier
06:33l'évolution notamment de l'intelligence artificielle
06:35et de la robotisation.
06:36Est-ce que demain, une augmentation de capital dédiée aux salariés,
06:40plus, je ne sais pas, d'actions gratuites
06:42ou certains éléments pourraient aussi permettre
06:44d'attirer les collaborateurs ?
06:46C'est déjà le cas.
06:47Dans tous les pays ?
06:47Dans tous les pays, nous avons un système,
06:49nous avons aujourd'hui plus de 400 collaborateurs actionnaires,
06:52et pas uniquement des cadres clés,
06:54c'est aussi des coups de chapeau qu'on donne à des opérateurs
06:57qui ont fait un travail remarquable.
06:59Et on a réussi un peu dans la douleur,
07:01parce que le système fiscaux sont toujours très différents
07:03dans les pays et donner des actions gratuites,
07:05par exemple à des Américains,
07:06ça demande un peu de travail dans des cabinets un peu spécialisés
07:09pour trouver les bonnes règles.
07:10Aujourd'hui, on a fait ça,
07:11et c'est notre spécificité peut-être par rapport à certains concurrents.
07:14On est les seuls, je pense, à avoir cette gamme
07:16d'actionnariats d'entreprises aussi importants,
07:19parce que c'est ça qui va les motiver,
07:22et c'est ça qui fera que chaque collaborateur
07:24aura le sentiment qu'il va travailler aussi pour lui-même.
07:26En tout cas, vous êtes confiant pour la deuxième partie de l'année ?
07:29Quand je vois une croissance de plus de 20%,
07:30c'est rare aujourd'hui pour une entreprise française.
07:32Alors, on est tout à fait conscients de notre croissance.
07:35Après, la fin d'année, c'est toujours pour nous
07:37le vrai rendez-vous de l'année.
07:40Quand vous allez commander sur les Black Friday,
07:42les fins de l'année, c'est un rendez-vous
07:43dans lequel on est toujours assez humble,
07:44parce qu'il faut passer des pics qui sont importants,
07:47mais oui, on est vraiment confiants dans la fin d'année.
07:50Merci beaucoup, Eric Emard,
07:51de nous avoir accompagné ce matin,
07:52PDG de Idées Logistiques,
07:54pour revenir sur cette publication semestrielle.

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