- il y a 17 minutes
Les débats de l'été avec Yoann Gillet, député RN du Gard, directeur adjoint de la campagne de Marine Le Pen
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:06Notre face-à-face du jour, Yohan Gillet, député Rassemblement National du Gard et directeur adjoint de la campagne de
00:12Marine Le Pen, bonjour.
00:14Bonjour.
00:14Bonjour.
00:15Xavier Bertrand vient de confirmer qu'il était candidat à l'élection présidentielle. Est-ce que c'est un événement
00:21qui change la donne ?
00:22Ça doit être la 3867ème annonce de Xavier Bertrand comme candidat à l'élection présidentielle. Non, c'est pas un
00:31événement. En tout cas, je crois que les Français se feront une opinion et décideront en leur âme et conscience
00:37pour qui voter.
00:37Je suis assez convaincu qu'une grande majorité de Français ne voteront pas pour Xavier Bertrand, qui est un homme
00:42politique outrancier, qui a d'ailleurs un très mauvais bilan en tant que président de région, et qui plus est,
00:50est insultant à l'égard des millions de Français qui votent pour le Rassemblement National.
00:54Pourquoi insultant ?
00:55Parce qu'il les insulte à longueur de temps. Toutes ces déclarations sont outrancières à l'égard des électeurs du
01:02Rassemblement National.
01:03Très bon, Marguerite.
01:04Yohann Gillet, Marine Le Pen fait sa rentrée politique aujourd'hui devant les patrons du MEDEF. Elle cherche à rassurer.
01:11Est-ce que le Rassemblement National a encore aujourd'hui un problème de crédibilité économique auprès des patrons ?
01:17Non, je ne le crois pas parce que les Français et les patrons sont bien conscients de la réalité de
01:26l'état du pays.
01:26Aujourd'hui, ce que nous disent les chefs d'entreprise, que ce soit les petites et moyennes entreprises comme les
01:32grosses entreprises, c'est que la situation économique du pays les inquiète et ils ont bien raison.
01:37Ils sont bien conscients également que nous n'avons aucune responsabilité dans les 3530 milliards d'euros de dettes.
01:45Ils sont bien conscients que la Macronie, elle en revanche, a une lourde responsabilité puisqu'elle a augmenté de plus
01:50de 1400 milliards d'euros la dette en l'espace de 10 années seulement.
01:56Et donc les Français et les patrons sont bien conscients que le Rassemblement National avec Marine Le Pen à la
02:03présidence de la République et Jordan Bardilla à Matignon,
02:06et bien changeraient radicalement la manière de fonctionner.
02:09Ils sont bien conscients, nous leur proposons de la confiance et de la visibilité et c'est essentiel pour l
02:15'économie d'un pays.
02:17De la confiance parce qu'il est nécessaire de dire que nous allons modifier radicalement les principes de gestion du
02:26pays et que nous allons retrouver une gestion saine des deniers publics.
02:31Aujourd'hui en France, il y a des dépenses qui sont nocives pour le pays, qui viennent créer de la
02:38dette et aujourd'hui on se retrouve dans une situation telle que la charge de la dette,
02:42donc les intérêts que l'on paye pour rembourser nos emprunts, deviennent astronomiques et dépassent largement d'ailleurs les budgets
02:50de plusieurs ministères réunis.
02:53Donc il faut de la confiance pour les entreprises.
02:54Si l'on veut que les entreprises puissent massivement faire de la recherche, de l'innovation, que les entreprises puissent
03:01investir, puissent recruter également de nouveaux salariés,
03:04il faut que les patrons aient confiance et voient du sérieux budgétaire.
03:09Et c'est ce que nous proposons aux Français, du sérieux budgétaire.
03:13Nous voulons en finir avec cette gestion à la petite semaine comme c'est le cas depuis maintenant une bonne
03:20vingtaine d'années facilement en France.
03:22Parlons-en justement du sérieux budgétaire, c'est notamment la question que juste avant que vous arriviez sur ce plateau
03:27nous posait l'auditeur Hervé,
03:30qui vous la pose directement, comment compte faire Marine Le Pen pour établir les comptes publics et la dette ?
03:36Il y a fort à faire et nous en sommes tout à fait conscients.
03:40Ce que nous voulons c'est déjà réinscrire aussi dans la loi certains principes de bonne gestion.
03:49Mais au-delà de cela, nous voulons faire des économies structurelles pour le budget de l'État.
03:54Il y a besoin d'économies structurelles, il y a besoin d'économies sur ce que nous donnons par exemple
04:00à l'Union Européenne chaque année,
04:02puisque la France est l'un des rares pays à donner bien davantage à l'Union Européenne que ce qu
04:06'elle perçoit.
04:07Et ça c'est pas normal.
04:08Et d'ailleurs la France est le seul pays à ne pas avoir renégocié ce qu'elle donne chaque année
04:13à l'Union Européenne.
04:14Il y a aussi des économies à faire sur le millefeuille administratif.
04:17Alors le millefeuille administratif ça passe par plein de choses.
04:20Ce sont à la fois toutes les agences gouvernementales, les agences d'État qui sont bien trop nombreuses d'ailleurs.
04:26Plus personne ne sait les comptabiliser précisément mais elles seraient au moins de 1400 ces agences.
04:33Et ces agences, elles n'ont pas toutes une utilité réelle.
04:38Certaines agences peuvent être supprimées ou leur périmètre restreint.
04:42Vous avez par exemple les ARS, les agences régionales de santé.
04:45On en a beaucoup parlé ces dernières années.
04:47Donc vous êtes favorable à ce que nous fermions les ARS, les agences régionales de santé ?
04:50Nous sommes favorables à fermer les agences régionales de santé tout à fait.
04:54Parce qu'aujourd'hui, et il faut que ceux qui nous écoutent le comprennent,
04:58il y a un ministère de la santé, il y a également une direction générale de la santé qui dépend
05:04elle-même du ministère.
05:05Il y a ensuite des agences régionales de la santé qui elles-mêmes ont des antennes départementales.
05:12Nous voulons nous simplifier les choses.
05:14Nous voulons nommer des sous-préfets en charge de la santé dans l'ensemble des départements
05:19qui auraient en charge la gestion de la santé en lien direct avec la direction générale.
05:24Si vous avez des agences départementales, vous nommez des sous-préfets au niveau départemental.
05:28Vous rajoutez finalement un échelon et donc les échelons que vous supprimez avec les ARS, vous le remplacez par le
05:34sous-préfet ?
05:35Non, pas du tout, parce qu'aujourd'hui, il faut avoir conscience de l'état des effectifs des agences régionales
05:39de santé.
05:40Je ne dis pas que certaines missions des agences régionales de santé sont inutiles.
05:44Certaines doivent évidemment perdurer.
05:47En revanche, il faut avoir conscience que chaque agence régionale de santé,
05:51ce sont plusieurs centaines d'agents publics qui sont rémunérés.
05:56Donc la compétence de la santé doit rester la compétence du département.
05:58Doit être la compétence unique du département et non pas régional ?
06:01Non, de l'état, monsieur.
06:02De l'état à travers les préfets qui sont les représentants de l'état dans le département.
06:06Donc vous supprimeriez les agences départementales de santé ?
06:08Tout à fait. Et les agences régionales ?
06:09Et les agences régionales ?
06:10Tout à fait.
06:11Mais il y a plein d'autres agences qui pourraient être supprimées.
06:14Mais il y a aussi la question du millefeuille administratif et des strates administratives.
06:18On peut se poser, et c'est un débat que nous mettons sur la table,
06:22nous pouvons également envisager peut-être de réduire le nombre de collectivités.
06:28Vous avez aujourd'hui des communes, des EPCI, des départements, des régions.
06:33Peut-être est-il nécessaire de réfléchir à la suppression de l'une de ces strates ?
06:38Nous, en l'occurrence, nous tenons évidemment fermement aux communes et aux départements,
06:43parce que ce sont des échelons de proximité.
06:45Nous nous posons la question fermement du devenir des régions.
06:49Yohann Gilles, tout cela reste hypothétique.
06:51Est-ce que ça va suffire à rassurer les marchés ?
06:54Ce n'est pas hypothétique.
06:55Vous avez également, et je n'ai pas eu le temps de l'aborder,
06:58la question de l'immigration,
06:59où vous avez des dizaines de milliards d'euros d'économies à réaliser.
07:03Je vais vous prendre un seul exemple.
07:05Si demain, vous décidez que les prestations sociales non contributives
07:11ne peuvent être touchées que par des Français,
07:14et non plus par des étrangers.
07:15Vous économisez au bas mot 8 milliards,
07:18et dans le meilleur des cas, certainement peut-être 20 milliards.
07:21Qu'est-ce que vous appelez les prestations sociales non contributives ?
07:22Toutes les prestations sociales qui ne sont pas liées à un versement.
07:27Par exemple, quand vous êtes un étranger en France,
07:30et que vous travaillez légalement, et que vous cotisez au chômage,
07:33il est normal que vous puissiez demain toucher le chômage,
07:36puisque vous avez évidemment contribué financièrement,
07:40et que dans ce cas-là, c'est contributif.
07:42En revanche, quand c'est non contributif,
07:44dans ce cas-là, il n'y a pas de raison qu'il y ait une solidarité nationale
07:48qui s'applique à des personnes qui n'ont jamais cotisé sur le pays.
07:53Youhan Gillet, Marine Le Pen refuse de céder.
07:56C'est un peu le programme de 2022 qui revient,
07:59avec notamment, on va en parler, de la retraite.
08:01La retraite défendue par Marine Le Pen à 62 ans,
08:04baisse de la TVA, notamment sur l'énergie.
08:08Tout cela, ça fait énormément de dépenses.
08:11Comment vous financez ça ?
08:12Là où nous mettons des dépenses supplémentaires,
08:15et chaque candidat à l'élection présidentielle
08:16a dans son programme des mesures qui coûtent de l'argent,
08:19il ne faut pas mentir aux Français.
08:20Il y a, en revanche, de notre côté, et nous sommes bien les seuls,
08:23des économies réalisées,
08:25et nous avons des mesures qui sont totalement financées.
08:30D'ailleurs, nous avons présenté l'année dernière un contre-budget à l'Assemblée Nationale,
08:34et nous étions bien les seuls à avoir un contre-budget sérieux,
08:38entièrement financé,
08:39et chaque euro dépensé en plus,
08:41il y avait en face, évidemment, des économies pour pouvoir le financer,
08:44parce que l'argent ne tombe pas du ciel.
08:46Donc nous, ce que nous proposons,
08:48c'est systématiquement, face à une dépense supplémentaire,
08:52ce sont des économies,
08:53et vous ne trouverez pas dans notre programme,
08:56qui n'est pas encore présenté,
08:57Marine Le Pen,
08:57il viendra en temps voulu lors de cette campagne qui ne fait que commencer,
09:02vous trouverez un financement qui sera clair,
09:04que chaque Français pourra consulter,
09:07et vous verrez que nos mesures seront financées,
09:11parce que nous avons toujours l'habitude de présenter des projets sérieux.
09:14En 2022, ces mesures étaient jugées très coûteuses,
09:17tout le monde s'entendait.
09:18C'est faux, ça c'est ce que disaient, évidemment,
09:20les quelques militants politiques que nous avions en face à nous.
09:24Non, il y a eu aussi beaucoup de chiffrages qui avaient été faits,
09:26notamment sur la retraite à 60 ans.
09:28Quelques économistes de gauche
09:30qui se permettaient de raconter tout et n'importe quoi
09:32sur l'ensemble des médias.
09:34La réalité, c'est que les économistes sérieux
09:37reconnaissaient dans notre programme
09:39un programme entièrement financé
09:41et avec des chiffres très précis.
09:43Nous, encore une fois,
09:44nous voulons nous attaquer au mal de ce pays.
09:47Et le mal de ce pays, c'est la dépense publique
09:51à tort et à travers.
09:52Avec une retraite à 62 ans,
09:54là où tout le monde dit qu'il faut allonger les carrières,
09:57là où nos voisins le font,
09:59vous, vous continuez à rester sur cette retraite à 62 ans ?
10:02Vous pensez que ça va marcher ?
10:04Il faut expliquer plusieurs choses.
10:06Il faut expliquer que l'âge de départ à la retraite
10:09ne peut pas être extrait d'une réforme,
10:13sans parler également du nombre d'années de cotisations.
10:16Ça, il faut quand même le mettre, évidemment, en face
10:21parce que quand vous proposez une réforme
10:24comme Marine Le Pen l'a proposée
10:26avec Jean-Anne Bardella en 2024,
10:28avec une retraite à 62 ans,
10:30il y avait également le chiffre de 42 annuités de cotisations.
10:33Et ça, c'est important
10:34parce que, évidemment,
10:36la condition pour pouvoir toucher la retraite,
10:38c'est d'avoir 42 annuités de cotisations.
10:40Donc, ça, il faut en avoir conscience.
10:41Là aussi, il ne faut pas caricaturer la réforme
10:44qui est la nôtre, qui est en réalité très sérieuse
10:46et qui est totalement assumée.
10:48Nous assumons le fait que notre réforme
10:50coûte environ 9 milliards d'euros par an.
10:54Ces 9 milliards d'euros,
10:55nous les compensons à travers les économies structurelles
10:58que nous présentons.
10:589 milliards d'euros, ça, c'est le Rassemblement National.
10:59On a l'OFCE qui avait chiffré en 2022,
11:02c'était 28 milliards.
11:03L'Institut Montaigne, 31 milliards.
11:06Oui, et puis pourquoi pas 70 milliards aussi ?
11:08Mais il y a quand même une grosse différence
11:09entre le chiffrage établi par le Rassemblement National
11:12et des instituts.
11:12Vous prenez l'exemple, effectivement,
11:14de deux instituts,
11:15je n'ai plus leur chiffrage en tête,
11:17mais qui, effectivement,
11:18avaient sorti des chiffres ridicules
11:20qui ont d'ailleurs été contestés
11:22par beaucoup d'autres instituts
11:24qui montraient bien que notre chiffrage était le bon.
11:28Nous, ce que nous voulons,
11:29en réalité, dans la réforme des retraites
11:30que nous proposons,
11:32c'est de l'équité et de la justice.
11:35Il faut que les Français
11:37puissent bénéficier d'une retraite digne
11:40à un âge digne.
11:43Les Français qui ont travaillé toute leur vie
11:44doivent pouvoir aussi profiter de leur retraite.
11:48Mais nous disons aussi
11:49qu'en revanche, effectivement,
11:51pour financer cette réforme des retraites,
11:53il faut aussi lutter contre la fraude.
11:57C'est important.
11:58lutter contre le fait
12:00qu'un certain nombre de Français ne travaillent pas.
12:02Et ça, c'est également un gros travail.
12:04Je me fais porte-parole de nos auditeurs,
12:05et notamment de Jean-Pierre de Marseille,
12:06qui, juste avant que vous arriviez,
12:08lui aussi avait une question pour vous.
12:09Quelles seront les trois grandes premières mesures
12:12que prendra Marine Le Pen une fois au pouvoir ?
12:14Écoutez, je ne veux pas parler au nom de Marine Le Pen,
12:16mais je pense pouvoir vous dire
12:18que la première des mesures,
12:21ce serait effectivement
12:22de déclencher un référendum sur l'immigration.
12:25parce que le projet qui est le nôtre
12:29comporte cet engagement
12:31de faire un référendum
12:33pour que les Français puissent s'exprimer
12:35et que des mesures
12:36en termes d'immigration,
12:38de politique migratoire,
12:39puissent s'appliquer très rapidement
12:41après notre accession au pouvoir.
12:44C'est important, oui,
12:45parce que quand vous retrouvez
12:47finalement des marges de manœuvre
12:48sur votre politique migratoire,
12:50vous pouvez faire avancer
12:51beaucoup de choses dans le pays.
12:52Et je crois que c'est une attente forte
12:54de la part des Français
12:56de baisser l'immigration
12:58que nous subissons aujourd'hui.
12:59Aujourd'hui, vous dites que le mot
13:03MAU des Français,
13:04c'est l'immigration.
13:06C'est l'un des mots,
13:07ce n'est pas le seul malheureusement.
13:09J'aimerais que ce soit le seul.
13:10C'est la première mesure
13:11que vous mettez en exergue.
13:12C'est pour ça que je vous interroge là-dessus.
13:13Vous m'en demandez trois,
13:14donc je ne commence pas à une, évidemment.
13:16Oui, mais je note que c'est celle-ci
13:17que vous mettez en premier.
13:18Oui, parce que ça fait bien longtemps
13:20que nous avons dit
13:21que nous souhaiterions que cette mesure
13:22soit appliquée rapidement.
13:24D'ailleurs, nous souhaiterions même
13:26que ce référendum puisse avoir lieu
13:27lors des élections législatives
13:29qui suivront l'élection présidentielle.
13:31Donc seulement quelques semaines
13:32après l'élection présidentielle,
13:33c'est un engagement fort.
13:34Et je crois que les Français
13:35sont conscients que nous sommes
13:36les seuls crédibles et sérieux
13:38quand on parle d'immigration.
13:40Notre deuxième mesure, je pense,
13:42et là encore une fois,
13:42je ne veux pas parler
13:43au nom de Marine Le Pen,
13:43mais je pense que faire en sorte
13:47qu'il y ait un budget rectificatif
13:49à l'Assemblée nationale
13:50pour que l'on puisse commencer
13:52le redressement des finances publiques,
13:54je pense que c'est impératif.
13:56Et enfin, la troisième mesure,
13:57ce serait sur le pouvoir d'achat
13:58parce que sur le pouvoir d'achat,
13:59il y a fort à faire.
14:00Beaucoup de Français,
14:01aujourd'hui, qui travaillent,
14:02n'arrivent pas à se nourrir correctement,
14:04à boucler leur fin de mois.
14:05Et donc, je pense qu'il y a des mesures
14:06fortes à mettre en œuvre,
14:07notamment la mesure qui est la note
14:09depuis un certain temps
14:10sur la baisse de la TVA,
14:12par exemple, sur les énergies.
14:13Vous parlez de ce budget,
14:14si demain,
14:15enfin, si Marine Le Pen
14:16est élue à la prochaine élection,
14:18avec qui gouverner ?
14:20Comment constituer
14:21une majorité à l'Assemblée nationale ?
14:23Ce sera aux Français
14:24de décider déjà
14:25qui aura une majorité.
14:26Je suis convaincu, moi,
14:27à titre personnel,
14:27que si demain,
14:28nous remportons l'élection présidentielle
14:30et si les Français vont voter,
14:31nous allons remporter
14:31cette élection présidentielle,
14:32alors les Français
14:33nous donneront une majorité
14:34à l'Assemblée nationale.
14:36Ensuite, nous avons déjà...
14:37Avec des alliances.
14:38Bien sûr, nous avons un allié
14:39qui est Éric Ciotti,
14:40par exemple,
14:41et avec lequel nous travaillons
14:43sur cette élection présidentielle
14:45et avec lequel nous gouvernerons
14:47demain, évidemment, le pays.
14:48Et puis enfin,
14:49Marine Le Pen l'a toujours dit,
14:50Jordan Bardella aussi,
14:52nous gouvernerons
14:53avec tous ceux
14:54qui seront de bonne volonté,
14:55qui partageront
14:56notre philosophie
14:58de redresser le pays.
15:00Johan Gillet,
15:01Edouard Philippe,
15:01hier,
15:02dans notre sondage
15:03IFOP fiducial,
15:04était le candidat
15:06le plus sérieux,
15:07le plus dangereux
15:08pour Marine Le Pen.
15:10pour LCI,
15:11Sud Radio et Le Figaro.
15:13Est-ce que
15:13Edouard Philippe
15:14vous inquiète ?
15:16Non, vous savez,
15:17rien ne fait peur
15:17à Marine Le Pen,
15:18en l'occurrence.
15:19Elle affrontera
15:20au second tour
15:21le candidat
15:22qui sera face à elle.
15:23Pourtant,
15:23Edouard Philippe va sur vos terres,
15:24il était à Mayotte.
15:25Oui, mais c'est bien.
15:26Et nos compatriotes maorais...
15:32Édouard Philippe n'a rien fait
15:33quand il était Premier ministre
15:34pour Mayotte.
15:35Mayotte est un territoire
15:36que je connais bien,
15:37qui est un territoire difficile
15:39avec une immigration
15:41totalement déraisonnée.
15:42On est sur un territoire
15:43de 300 000 habitants
15:44avec 150 000 clandestins
15:45sur le territoire.
15:46C'est quand même très fort,
15:48il faut en avoir conscience.
15:49C'est un territoire
15:49dans lequel plus rien ne fonctionne.
15:51Le système de santé
15:52s'est écroulé
15:52en raison,
15:53notamment,
15:54de cette submersion migratoire.
15:56Le système éducatif,
15:57c'est pareil.
15:58Vous avez des rotations
15:59dans les écoles,
15:59c'est totalement dingue.
16:00C'est-à-dire qu'une classe
16:01sert en réalité
16:03à quatre classes.
16:04Vous avez, comme ça,
16:06tout un tas de choses
16:06qui ne vont plus à Mayotte.
16:09La sécurité,
16:09n'en parlons même pas.
16:10Et je voudrais dire
16:11à nos compatriotes maorais
16:12que l'on pense à eux,
16:13mais ils savent pertinemment
16:14que nous pensons à eux.
16:15Merci Yohan Gillet.
16:16Je le rappelle,
16:16vous êtes député
16:17Rassemblement National du Gard.
16:18Merci à vous.
16:19Vous êtes directeur adjoint
16:20de la campagne de Marine Le Pen.
16:21Merci à toute l'équipe
16:22qui m'aide à préparer
16:22cette émission.
16:23Clément Barguin,
16:25Anthony Hurvois,
16:26Antoine Dizy,
16:27Manu Ostandard,
16:29Albin Texera,
16:30Louis Randazzo
16:31et Alexandre Saint-Etienne.
16:32Je vous dis à demain.
16:3310h pour notre dernière
16:35des débats de l'été.
16:36Bonne journée sur Sud Radio.
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