- il y a 2 mois
Les débats de l'été avec avec Corinne Tapiero, Nathalie Lebas, Boris Faure, Geoffroy d'Evry
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##LES_DEBATS_DE_L_ETE-2026-08-26##
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##LES_DEBATS_DE_L_ETE-2026-08-26##
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NewsTranscription
00:00Patrick Martin, le président du MEDEF, a ouvert cet après-midi l'université d'été de l'organisation patronale, la
00:06fameuse REF, rencontre des entrepreneurs de France.
00:10L'élite de la nation planche au stade Roland-Yarros pendant deux jours alors que la classe politique de gauche
00:15fustige leurs privilèges.
00:17Notre grand débat ce soir, hashtag MEDEF, les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ?
00:25Donnez-nous votre point de vue au 0826 300 300, réponse aussi à notre consultation.
00:31Et puis nos vraies voix vont débattre, Corinne Tapirot, Nathalie Lebas, Boris Faure.
00:36C'est un plateau très équilibré avec des courants de pensée politique très complémentaires.
00:41On va avoir une vision précise, d'autant plus que Louis de Kergorlet, notre incontournable de vraies voix de l
00:48'été, est avec nous.
00:49Alors, Louis, donc, ça y est, c'est lancé la REF.
00:54C'est ça, exactement. Et puis, en plus, le ton était donné depuis plusieurs jours.
00:58Patrick Martin, donc le patron du MEDEF, qui faisait depuis le début de semaine la tournée des médias sur France
01:03Inter, dans le Figaro, dans le Parisien,
01:04pour le dire à qui veut bien l'entendre la complexité d'entreprendre aujourd'hui en France.
01:09Et dans son discours inaugural à Roland-Yarros, il a tiré une série de constats, on va dire, peu reluisants
01:14sur la situation du pays.
01:15Comment ne pas s'alarmer du fatalisme ambiant face à la médiocrité de nos performances économiques, mais aussi sociales, je
01:24dis bien sociales.
01:25Comment ne pas s'inquiéter de notre déclassement progressif.
01:29Comment ne pas s'exaspérer de la chape de plomb qu'impose un État obsédé par le micro-management,
01:37mais souvent défaillant, 80% de nos concitoyens pensent que leurs enfants vivront moins bien qu'eux.
01:45Alors mais Patrick Martin n'est pas que pessimiste, il le dit notamment dans son interview au Parisien,
01:50il n'est pas trop tard pourvu que l'Assemblée nationale déjà puisse s'entendre sur un budget
01:55et que le gouvernement puisse, je cite, libérer les énergies de l'entreprise.
02:00Rebelote en ouverture donc de ces rencontres des entrepreneurs de France, ces fameuses REF,
02:04Patrick Martin a appelé un programme présidentiel, je cite, de liberté.
02:08Et en parlant de présidentiel, ce devrait être le point d'orgue de ces rencontres.
02:12Un débat présidentiel entre sept candidats à l'Elysée en 2027.
02:17Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon,
02:21Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Tondelier,
02:23qui devraient aussi donner le coup d'envoi de cette rentrée politique.
02:26Louis Decaire-Gorlet.
02:28Alors cher Boris Faure, vous le syndicaliste,
02:31ils sont à plaindre nos grands chefs d'entreprise.
02:34Alors grands chefs d'entreprise, on a pris le terme générique,
02:36on en a parlé tous ensemble, c'est-à-dire les grands patrons.
02:39Alors les grands patrons, ils sont tous colbertistes chez nous.
02:42En France, c'est-à-dire que vous l'avez entendu,
02:44ils se tournent toujours à un moment vers l'État pour les aider.
02:46Et d'ailleurs, l'État les aide beaucoup.
02:49Et c'est sur ça qu'a été notamment critiqué François Hollande.
02:52Les aides aux entreprises, c'est 50 milliards en France.
02:54Donc en fait, ils ont toujours besoin de l'État.
02:57Et on n'est pas en fait une grande terre de libéralisme.
03:00Regardez l'échec d'Alain Madeleine, par exemple, à droite.
03:02On n'a jamais eu de grands, grands, grands politiques libéraux.
03:04Et je pense qu'ils ont peu, les grands chefs d'entreprise,
03:07ils ont peu de vrais relais libéraux parmi la classe politique, y compris à droite.
03:11Donc en fait, voilà, ils tendent un peu quand même la sébie à l'État.
03:16Donc moi, j'ai une relation neutre parce que je ne suis pas marxiste, vous voyez.
03:22Donc je ne leur en veux pas d'être riche.
03:24Mais je pense qu'ils doivent contribuer, évidemment, à l'effort national par l'impôt.
03:28Ils le font, Corinne Tapirot, cet effort ?
03:30Moi, je pense qu'ils le font.
03:31Ils le font de par l'activité de leur groupe, de par la création d'emplois.
03:36Parce qu'il faut quand même savoir que dans ce pays, l'essentiel,
03:39on fustige les dividendes qui sont donnés aux actionnaires.
03:44Mais l'essentiel de l'épargne, elle ne va pas qu'à des grands actionnaires.
03:47Elle va beaucoup aux petits épargnants,
03:49puisqu'il y a beaucoup d'argent qui est placé sur l'assurance vie.
03:53On a des grands chefs d'entreprise qui, outre le fait de créer des emplois,
03:58apportent aussi l'image de la France.
04:02Ce qui se passe, c'est qu'on est dans un pays où, malheureusement,
04:05il y a des formations politiques qui cherchent des boucs émissaires.
04:10Donc que ce soit, là, ce sont les chefs d'entreprise,
04:13on se croirait au grand soir de la Révolution française,
04:16et c'est extrêmement dommage.
04:18On a également, politiquement, une très grande faiblesse en économie,
04:22c'est-à-dire qu'on n'a absolument, à peu près, quasiment aucun politique
04:26qui soit féru d'économie, qui soit capable de parler économie,
04:30de construire un budget.
04:32Là, on parle beaucoup du budget, et j'ai été très amusée de ce qu'il a dit,
04:35puisqu'il fait comme les autres à se tromper.
04:37La réalité, ce n'est pas qu'il faut doter la France d'un budget.
04:40La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on est dans une Assemblée nationale
04:43qui est morcelée politiquement,
04:44et qui ne peut pas s'entendre sur une politique générale à mener.
04:48Sous-entendu, un budget cohérent.
04:49Il n'y aura pas de cohérence, puisque de toute façon,
04:51il y a des intentions et des intérêts divergents.
04:54Donc, ils vont sûrement faire une motion de censure,
04:56j'ai peur qu'elle ne passe.
04:57Bon, alors, avant de solliciter notre troisième vraie voix,
05:01Nathalie Lebas, vous avez parlé de ces emplois qu'il génère,
05:04peut-être pas autant que les TPE, PME,
05:08et nous avions donc tout à l'heure notre auditeur fil rouge,
05:10Jacques, qui s'est retrouvé dans la position de ministre des PME.
05:14Jacques Decastre, vous êtes toujours là, Jacques ?
05:16Oui, je suis là.
05:18Alors, on vous a mis ministre des TPE, PME,
05:22mais quel est votre métier ?
05:25Moi, je travaille dans la restauration hôtellerie et tourisme.
05:28Donc, vous êtes chef d'entreprise aussi ?
05:30Oui.
05:31Vous avez l'impression qu'il y a deux poids, deux mesures,
05:33entre les grands patrons qui ont quand même beaucoup d'avantages
05:35et les petits qui n'en ont pas du tout ?
05:37Oui, on ne dit pas qu'on n'en a pas du tout.
05:40Je pense que les grosses entreprises qui représentent,
05:43je dis encore le tissu économique en emploi,
05:46représentent 2-3%.
05:48On distribue énormément d'argent sur 3%.
05:51Il y a 95% qui sont détenus par les PME.
05:54Donc, quand on voit les grosses entreprises
05:58capte 5 à 10 fois plus de données fiscales qu'une PME.
06:02Donc, moi, je veux bien le patron du MEDEF qui pleure,
06:05mais bon, au bout d'un moment, il faut arrêter.
06:07Ils demandent toujours des comptes aux partis,
06:09ils demandent toujours des comptes aux partis
06:10qui mettent à mal notre régime social,
06:13qui mettent à mal tout, en fait.
06:14Qui mettent à mal notre gestion,
06:16au continu de la France, en fait.
06:20Donc, moi, pour faire un résumé très rapide,
06:23je dis qu'ils captent à peu près entre 5 à 10 fois plus
06:25de données fiscales que les PME,
06:27tout en payant un IS inférieur à valeur absolue, je parle.
06:32Donc, à 2 à 5 fois, ils sont inférieurs qu'une PME.
06:35Donc, moi, je ne comprends pas.
06:36Je ne comprends pas qu'ils pleurent.
06:38Alors, c'est vraiment une tendance très intéressante
06:41parce qu'avant, à l'époque, alors avant,
06:43c'est-à-dire dans le siècle précédent,
06:46avec le développement de l'économie,
06:47il y avait d'un côté les patrons
06:48et d'un côté les ouvriers que vous représentiez
06:50en tant que syndicaliste, cher Boris Ford.
06:53Mais là, aujourd'hui, Nathalie Lebas,
06:55on sent bien qu'il n'y a pas d'un côté les patrons.
06:57Non, non, il y a certains grands patrons
06:59et puis les patrons qui, aussi, ont des petites structures
07:03et qui galèrent et ce n'est pas le même métier, Nathalie.
07:05Alors, tout d'abord, il faut distinguer
07:07patron et dirigeant d'entreprise.
07:10Oui, d'accord, PDG, patron, tout ça.
07:11Vous avez des tas de gens qui n'ont pas mis leur argent,
07:14qui n'ont pas mis leur maison en caution
07:17à le patron d'un restaurant.
07:20Potentiellement, le banquier lui demande
07:22de mettre sa maison en caution.
07:24S'il fait faillite, il sera responsable.
07:26Un directeur ne l'est pas.
07:28Donc, c'est aussi là où il faut faire une différence.
07:31En revanche, quand j'entends certains dire
07:32qu'il faut encore plus taxer,
07:34on est déjà sur le podium de la taxation en France.
07:37Aussi, c'est vrai.
07:38Donc, il faut faire aussi attention à ce qu'on fait
07:40parce que si on a envie que les grosses entreprises
07:42partent toutes, il faut faire attention.
07:46On a un État qui taxe de plus en plus.
07:49Et en parallèle, on a des services publics
07:52qui sont de moins en moins performants.
07:54Il faut aussi se poser la question
07:56de la bonne gestion de cet argent
07:58qui est prélevé, surtout dans un pays
08:00où l'essentiel de l'argent
08:02qui finance l'État,
08:05qui finance notre protection sociale,
08:08est prélevé sur les emplois,
08:10les salaires et les entreprises.
08:12Pas sur tous.
08:14Pas sur tous, pardon.
08:15Allez-y, Jacques.
08:15Oui, allez-y.
08:16Désolé, l'exonération de charges sur les SMIC,
08:19je suis désolé, ça représente 30%.
08:21Ça représente 30% des gens qui travaillent.
08:24Et une fois et demi le SMIC, c'est 50%.
08:26Donc là, on n'a pas de charges patronales.
08:28Donc, je suis désolé.
08:29Moi, quand j'entends ça, je ne peux pas dire...
08:31Oui, on ne prélève pas assez, justement,
08:33de ce côté-là.
08:34On nous dit que le coût du travail coûte cher.
08:37Pas pour eux.
08:38Je veux dire, si vous prenez un entrepreneur
08:40qui a besoin d'un peintre,
08:41il ne prend pas au SMIC, il ne le trouve pas.
08:43Il va payer.
08:44C'est-à-dire, vous prenez un SMIC-art,
08:46vous payez 18 000 euros.
08:47C'est simple.
08:48Vous prenez quelqu'un, vous payez 2 000 euros,
08:49ça vous coûte 39 000.
08:50Il n'y a pas de problème.
08:52Donc, il y a l'arrivée.
08:54Et à l'arrivée, l'employé ne gagne pas plus le SMIC-art.
08:57Donc, il faut arrêter.
08:58Bon.
08:59Écoutons, justement, ce que disait tout à l'heure
09:03Patrick Martin,
09:04Louis de Cargorlet.
09:06Vous avez retenu un passage très précis.
09:09C'est ça, exactement.
09:10Ou c'est une demande, en fait,
09:11qui est faite précisément à l'État
09:13et à tous les candidats, du coup,
09:15de la présidentielle.
09:16C'est, demain, travailler non pas contre les patrons,
09:18mais vraiment avec les patrons.
09:20Bon, écoutez-le.
09:20Ce qui nous fait vibrer,
09:23c'est créer, investir,
09:26innover, embaucher,
09:27transmettre et contribuer au bien commun.
09:30Ces chiffres lancent surtout un appel très clair
09:33à nos décideurs publics.
09:34Soyez lucides,
09:36soyez courageux.
09:38Avancez avec les entrepreneurs,
09:41pas sans eux
09:42et surtout pas contre eux.
09:45Bon, c'est vrai, Boris Ford,
09:47c'est important d'inclure tout le monde.
09:49Ça, on est d'accord.
09:50Alors, c'est marrant parce que le son,
09:51ça résonne.
09:52On croirait un petit peu le pape qui...
09:53Voilà.
09:54Mais encore une fois,
09:55Patrick Martin appelle l'État.
09:58Oui, encore une fois,
09:59ça va dans le sens de ce que je disais précédemment.
10:01On a du mal à avoir des patrons
10:04qui sont de purs, comment dire,
10:06preneurs de risques.
10:07Et je rejoins totalement,
10:09vous voyez,
10:09le propos de notre respirateur ministre ce soir.
10:12Ça pourrait être le mien, en fait.
10:13D'ailleurs, vous voyez,
10:14il y a des convergences possibles,
10:16qu'on soit syndicaliste ou patron.
10:18Effectivement, tout le monde a bien compris
10:19qu'en France,
10:20les vrais gisements peut-être de richesse,
10:22c'est de création de richesse,
10:24c'est les PME.
10:25Bon, voilà.
10:26On a un problème.
10:27C'est vrai qu'on a un tissu industriel
10:28qui s'est effondré.
10:29Tout le monde le sait.
10:30Ça, on a des grands patrons d'industrie.
10:31On en a beaucoup moins qu'avant.
10:33C'est peut-être là, le problème.
10:34Ils sont où,
10:34nos patrons d'industrie ?
10:36Oui.
10:36Aujourd'hui,
10:37les profits des grandes entreprises,
10:39donc les profits de ceux
10:40qui les dirigent,
10:43augmentent.
10:44Corinne Tapiero.
10:45Oui.
10:45Alors, c'est heureux,
10:46parce que du coup,
10:47ça permet.
10:47Mais est-ce qu'il joue vraiment le jeu ?
10:49Est-ce qu'il y a suffisamment d'investissement ?
10:51Il y a quand même une grande partie
10:53qui est investie.
10:54Il y a beaucoup de recherche
10:55et développement
10:55dans toutes les grandes entreprises
10:57qu'on a.
10:58Mais ce qu'on a surtout,
10:59c'est qu'on perd de plus en plus
11:01les grandes entreprises familiales,
11:02comme les Michelin,
11:04parce qu'il y a des droits
11:06de succession importants à payer
11:07lorsque les familles créatrices,
11:10fondatrices disparaissent.
11:11Enfin, pas les familles,
11:12les fondateurs, pardon,
11:13disparaissent.
11:14Les ayants droit,
11:15donc, se retrouvent
11:16à devoir payer des sommes colossales
11:18qu'ils ne peuvent pas assumer.
11:19Donc, je crois qu'on doit préserver.
11:21On n'a plus, en fait,
11:22de patrimoine industriel
11:23comme on avait
11:24ces grands groupes
11:25qui portaient le nom d'une famille.
11:26Et c'est vrai que ça manque
11:28beaucoup à la France
11:28parce qu'il y avait aussi
11:29la possibilité, à l'époque,
11:31dans ces groupes
11:32qui sont parfaitement différents
11:33de ce qu'on connaît aujourd'hui,
11:34la possibilité pour ceux
11:36qui n'étaient pas allés très loin à l'école
11:37de se former en interne,
11:39d'essayer d'avancer.
11:40Et ça, l'entreprise,
11:41je trouve qu'elle donne
11:41de moins en moins la chance.
11:43C'est un vrai plaisir
11:43d'avoir vos points de vue
11:44complémentaires à tous
11:45parce que c'est vrai
11:46qu'encore une fois,
11:47parmi les grandes entreprises,
11:48il y a aussi
11:48les grandes entreprises familiales.
11:50Vous avez raison
11:50de le rappeler,
11:51Corinne Tapirot.
11:52Il y a quelque chose
11:52qui vous a marqué,
11:54Nathalie Lebas.
11:55Vous étiez donc tout à l'heure
11:56juste à côté de nos studios
11:57donc à Roland-Garros
11:58à cette REF du MEDEF
12:00et vous avez entendu
12:02Patrick Martin dire
12:03qu'il y avait un risque
12:05qu'on n'ait pas assez d'employés.
12:07Alors, il y avait le rapport
12:09sur la démographie
12:10et le choc démographique.
12:12Aujourd'hui,
12:13on sait que les chiffres
12:14de la natalité
12:15sont en baisse en France.
12:17Alors, pas seulement en France
12:18mais il y a un vrai sujet.
12:20On n'a jamais eu
12:21des chiffres de la natalité
12:23aussi bas
12:24depuis la Seconde Guerre mondiale.
12:26Et donc, il s'inquiétait
12:26de ne pas avoir
12:27suffisamment de main-d'oeuvre
12:28à terme.
12:29Alors, de main-d'oeuvre
12:30de salariés
12:31et tout simplement
12:33de travailleurs en France
12:35pour faire vivre
12:36les entreprises,
12:37pour faire vivre notre pays
12:39et financer le système social.
12:42Bon, c'est surprenant.
12:45C'est-à-dire que...
12:46Alors que...
12:47Parallèlement à ce que vous dites,
12:49on a quand même
12:50Elon Musk qui a annoncé
12:51qu'à terme,
12:52nous allons avoir des robots
12:54qui vont tout faire
12:54à notre place
12:55et on travaillera
12:56et on ne va pas créer
12:57un revenu universel.
12:59Donc, c'est assez paradoxal.
13:01Le fait qu'il y ait moins de naissances
13:02n'est pas paradoxal
13:03puisque ça, on l'a remarqué
13:04depuis un certain temps.
13:05Mais ce n'est pas étonnant
13:06quand on voit le coût des loyers,
13:08le coût de la vie,
13:09la difficulté de rester en couple
13:10des longues périodes,
13:12les recompositions familiales.
13:14Il y a beaucoup de choses
13:14qui sont en jeu
13:15et qu'on n'examine pas du tout
13:17et qu'on n'analyse pas.
13:18Et si on parle
13:18des vases communicants,
13:19puisque nous allons être contraints
13:22d'allonger le départ à la retraite,
13:25la durée de vie s'allonge
13:27et que les plus de 50 ans
13:28ont vraiment beaucoup de mal
13:29à trouver de l'emploi,
13:30ils peuvent aller aussi chercher
13:31de la main d'oeuvre
13:32chez les plus de 50 ans.
13:32Mais ils seront obligés
13:33de les payer un peu plus cher.
13:34C'est ça le problème aussi.
13:35En tout cas,
13:36ils travaillaient sur ces sujets-là
13:37et ils apportaient des solutions
13:39et des propositions
13:42aux politiques présents
13:45pour peut-être faire bouger les choses,
13:47améliorer la vie des Français
13:48et puis redonner la confiance
13:50chez les jeunes
13:51puisqu'aujourd'hui,
13:53c'est aussi ça
13:54qu'on peut nommer
13:55et qu'on peut marquer.
13:57C'est la confiance.
13:58La confiance dans le fait
13:59de faire des enfants,
14:00la confiance dans la capacité
14:03à se relever.
14:03Et puis, justement,
14:05pour faire des enfants,
14:05il faut être bien payé aussi
14:06pour pouvoir les nourrir correctement.
14:08Bref, dans un instant,
14:10le résultat de la consultation,
14:11il est passionnant ce débat.
14:12Hashtag MEDEF,
14:13les grands chefs d'entreprise
14:14participent-ils suffisamment
14:16à l'effort national ?
14:18Quentin Saunier
14:19viendra nous dire
14:19ce que vous en avez dit.
14:21Bravo, Jacques,
14:22notre ministre,
14:23très bon débatteur.
14:24Je pense qu'on va le challenger
14:26encore pour après,
14:27pour le jeu de tout à l'heure.
14:27A tout de suite.
14:3017h20,
14:31les vraies voix sud radio.