- il y a 15 minutes
Les débats de l'été avec Anne Durez, Jérôme Dubus, Serge Guérin, Jean-Baptiste Canivet
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-27##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-27##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:00:05Antenne de Sud Radio avec nos débatteurs qui arrivent, qui s'installent en plateau.
00:00:10Bonjour à eux, nous vous attendons également au 0826 300 300 pour vos réactions.
00:00:16Le premier sujet qu'on va aborder dans une poignée de secondes,
00:00:20c'est cette proposition d'Edouard Philippe qui suggère d'abaisser à 12 mois
00:00:26la période d'indemnisation au chômage pour les moins de 50 ans.
00:00:31Ça c'est une proposition, en tout cas moi qui personnellement m'a interpellé.
00:00:36J'ai vraiment hâte d'entendre ce que vont penser nos débatteurs et surtout vous au 0826 300 300.
00:00:43Vous nous appelez, vous pouvez aussi réagir sur les réseaux sociaux, vous le savez bien.
00:00:46Alex Saint-Etienne vous attend.
00:00:50Allez, je les accueille. Serge Guérin, bonjour.
00:00:52Bonjour.
00:00:53Vous êtes sociologue, auteur du livre L'amour.
00:00:56Quand l'amour n'a pas d'âge et l'amour non plus, aux éditions Michelon.
00:00:59C'est bien ça.
00:01:00Quand le sexe n'a pas d'âge et l'amour non plus.
00:01:02Alors vous voyez, il y avait marqué de l'amour.
00:01:03Mais effectivement, le sexe n'a pas d'âge.
00:01:05Et on adore le sexe autour de cette table.
00:01:08J'écris que la haie aussi.
00:01:10J'ai pas vu ça dans les sujets.
00:01:15Jérôme est interpellé.
00:01:17Peut-être que c'est un sujet que tu as ajouté.
00:01:19Jean Dubu qui est là, consultant politique ancien élu de Paris.
00:01:22Comme ça, je vous présente.
00:01:23Oui, on va parler de sexe du coup avec vous Serge Guérin.
00:01:26Avec plaisir.
00:01:29Je ne suis pas sûr que c'est toi à la thématique.
00:01:31Surtout pas à cette heure-là.
00:01:33Avec vous également, Anne Durez.
00:01:35C'est comme ça que ça se prononce.
00:01:36Absolument. Bonjour à tous.
00:01:37Bonjour. Président de l'association Femmes de loi.
00:01:41Et puis bonjour à vous, Jean-Baptiste.
00:01:43Bonjour.
00:01:44Excusez-moi, je n'ai pas lu votre nom de famille.
00:01:46Canivet.
00:01:47Canivet aussi, pardon.
00:01:48C'est comme Canivet.
00:01:49Vous êtes adjoint au maire de la ville de Saint-Carnet.
00:01:54Juste au sud de Dinan.
00:01:55Président de 1300 habitants.
00:01:56Président fondateur de l'agence de communication Sloop.
00:01:58Exactement.
00:01:59Voyez les amis, ça démarre fort.
00:02:00On est en pleine forme.
00:02:03Alors, cette proposition d'Edouard Philippe qui veut abaisser à 12 mois la période d'indemnisation du chômage pour les
00:02:12moins de 50 ans.
00:02:13Je commence avec vous d'ailleurs, Jean-Baptiste Canivet.
00:02:18Écoute, je trouve que c'est une mesure de bon sens, qui va dans le sens des choses.
00:02:23Je réponds à la question un peu à côté.
00:02:26Moi, ce qui m'interroge, c'est moins les 12 mois que les 50 ans.
00:02:29Pourquoi s'arrêter à 50 ans et qu'à partir de 50 ans, est-ce qu'on a besoin d
00:02:32'avoir plus de temps ?
00:02:33Pour revenir sur les 12 mois...
00:02:35Pourquoi pas 49 ?
00:02:36Pourquoi pas 60 ?
00:02:39Dans l'autre sens, est-ce qu'on est trop vieux pour retrouver un emploi ?
00:02:42Est-ce qu'on a besoin de plus d'énergie pour le faire ?
00:02:44Je ne sais pas.
00:02:44Sur les 12 mois, j'ai quand même l'impression que ça nous permet cette restriction de passer de 18
00:02:49mois à 12 mois.
00:02:50D'ailleurs, comme l'Allemagne, si je m'abuse.
00:02:52Ça permet d'avoir aussi une temporalité, un rythme qui engage un peu plus la recherche d'emploi.
00:03:00Après, c'est pareil.
00:03:01C'est généralisé sur l'ensemble d'un territoire.
00:03:03Moi, qui viens d'un territoire qui est moins dynamique, même s'il est attractif aujourd'hui.
00:03:11Je pense qu'un jeune, ou moins jeune, entre Très-Fumel et Saint-Carnail, chez moi, aura plus de mal
00:03:17à trouver un emploi qu'un jeune qui habite à Paris.
00:03:20Donc, 12 mois, ça ne serait peut-être même pas suffisant.
00:03:23Ça peut ne pas être suffisant dans certaines catégories de métiers et sur certains territoires.
00:03:27Serge Guerin, est-ce que c'est des magots ?
00:03:31Est-ce que c'est des magots ?
00:03:32Ben non, ce n'est pas des magots, parce que ça ne va pas plaire à tout le monde.
00:03:35Mais après tout, c'est quand même le principe d'un politique, c'est d'essayer d'avoir des positions.
00:03:40Et alors, ce qui est encore mieux, c'est qu'en plus, le politique a une vision.
00:03:45Mais là, je demande peut-être trop pour l'instant.
00:03:48Mais en tout cas, premier élément, le consensus économique est assez clair.
00:03:54C'est-à-dire, quand on réduit, le chômage, globalement, baisse.
00:03:58Mais quand on réduit, les gens acceptent parfois des métiers ou des salaires qu'ils n'auraient pas acceptés.
00:04:03Donc, on a un double système.
00:04:06Deuxième élément, on le sait, alors, partout, toute la littérature académique va dans le même sens.
00:04:10Quand le pic de retour à l'emploi, c'est quand on se rapproche très très près de la fin
00:04:15de l'indemnisation.
00:04:17Donc, tout ça, il y a des réalités.
00:04:18Est-ce que vous sous-entendez qu'au départ, on prend un peu son temps, on se la coule douce,
00:04:23et que quand on arrive contraint et forcé au terme de sa période d'indemnité, on se bouge un peu
00:04:29l'arrière-train ?
00:04:30Alors, pour une partie de la population...
00:04:31Pour lire poliment, ça vous fait rire, Jérôme Dubu.
00:04:34Une partie des gens se disent, j'ai un peu de temps avant de retrouver.
00:04:38Pour ceux qui ont la qualification.
00:04:40Je vais réfléchir, je vais me poser des questions, par exemple.
00:04:43D'autres vont se dire, on verra plus tard et j'en profite pour faire un tour du monde.
00:04:47Et puis, d'autres sont hyper inquiets et se démènent comme des dingues pour retrouver du boulot.
00:04:52Donc, tout le monde n'est pas pareil.
00:04:53Et tout le monde n'a pas non plus les mêmes perspectives.
00:04:54Parce qu'en effet, j'ai un diplôme, j'ai une expérience qui est valorisée sur le marché du travail.
00:04:59Ce n'est pas pareil que je n'ai pas de diplôme ou j'ai une expérience qui n'est
00:05:02plus tellement dans le coup.
00:05:03Je suis dans un lieu géographique où il y a très peu d'emplois.
00:05:06Ce n'est pas pareil que je suis dans un lieu géographique où, pour une raison X ou Y, il
00:05:10y a des emplois.
00:05:11Donc, tout ça fait que c'est difficile d'homogénéiser.
00:05:14Mais n'empêche que, ce qu'on voit, c'est que ça pousse les gens à reprendre un emploi plus
00:05:19vite.
00:05:19Mais l'emploi, il est souvent moins bien payé qu'auparavant.
00:05:21Le sociologue que vous êtes en pense quoi exactement ?
00:05:25Parce que là, vous nous dites, bon, ça manque de vision.
00:05:29Le sociologue que je suis dit, un, il y a une problématique de dynamique économique globale.
00:05:35C'est-à-dire que, par exemple, il y avait une idée, c'est quand le plein emploi est très
00:05:39fort, on réduit la durée d'indemnisation.
00:05:43Quand, en revanche, il y a des gros problèmes d'emploi, on l'augmente.
00:05:45Par exemple, ça peut être une question.
00:05:47Ce que je dis aussi, c'est qu'on a fait le choix en France, quand même, depuis très très
00:05:50très longtemps, d'un chômage de masse.
00:05:52Je prends le Danemark, on est, depuis, je ne sais pas, 30 ans, on est à moins de 3%
00:05:56de taux de chômage.
00:05:57Au Danemark, c'est 5 mois, l'indemnisation.
00:05:59Mais, on ne perd pas d'argent pendant les 5 mois, et il y a une pression, d'abord, il
00:06:04y a une pression sociale très forte,
00:06:05et on est hyper suivi, et il y a des formations qualifiantes hyper rapides.
00:06:09C'est-à-dire qu'on perd un peu d'argent quand on est au chômage, on n'est pas
00:06:12à taux plein.
00:06:12Exactement, mais c'est surtout, est-ce que vous êtes accompagné pour vous pousser à retrouver, et vous aider à
00:06:17retrouver,
00:06:17ou est-ce qu'on vous laisse un peu tomber ?
00:06:18Anne Durès, moi je me tourne vers vous, parce que vous êtes le président de l'association Femmes de Loi,
00:06:23est-ce que ça ne va pas créer plus de précarité, notamment chez les jeunes femmes ?
00:06:28Ou les femmes qui s'approchent de plus de la quarantaine, voire de la cinquantaine ?
00:06:32Alors, c'est un risque. Vous le soulevez, c'est un risque réel.
00:06:36Je ne veux pas vous stigmatiser à ça, vous pouvez vous exprimer sur autre chose,
00:06:39mais vu que vous avez ce côté un peu féministe, ça m'intéresse.
00:06:41J'entends tout à fait ce que vous dites.
00:06:44Alors, plusieurs observations.
00:06:45On est dans une trajectoire, depuis plusieurs années, de réduction de la durée du chômage,
00:06:49en particulier des moins de 55 ans.
00:06:52Je ne vais pas reprendre tout le panel, mais au 1er septembre de cette année,
00:06:56sauf erreur de ma part, les moins de 55 ans verront,
00:07:0055, verront leur durée d'indemnisation du chômage réduite à 15 mois maximum.
00:07:05Deuxième observation, je crois qu'il ne faut pas caricaturer l'état d'esprit des personnes qui se retrouvent au
00:07:10chômage.
00:07:11Alors, il y a peut-être des gens qui en abusent.
00:07:13C'est possible.
00:07:14Mais je connais un certain nombre de personnes qui, hélas,
00:07:19j'allais dire familièrement, pointent aux assédiques,
00:07:21on ne dit peut-être plus ça comme cela,
00:07:23qui aimeraient retrouver un travail.
00:07:27Merci d'avoir rectifié.
00:07:29Les assédiques existent toujours.
00:07:31C'est le rédite d'assurance, c'est toujours géré par les partenaires sociaux.
00:07:35L'expression que j'emploie traduit mon âge qui est un peu plus élevé que 50 ans.
00:07:41Donc, ma deuxième observation, ne pas caricaturer l'esprit des personnes qui se trouvent au chômage.
00:07:48Troisième observation, et ça je dirais que,
00:07:52tout ce qui favorise, tout ce qui peut inciter au retour à l'emploi,
00:07:58va dans la bonne direction.
00:07:59Mais, et je reprends certaines, notamment une observation que vous avez faite, monsieur.
00:08:04Serge Garen.
00:08:05Voilà, Serge.
00:08:07La clé, à mes yeux, pour les femmes notamment, mais aussi pour les hommes,
00:08:12c'est la formation adaptée tout au long de la carrière.
00:08:17Pourquoi je parle de la formation ?
00:08:18Parce qu'aujourd'hui, on parle des seniors,
00:08:21je reçois quand même de temps en temps des CV,
00:08:24à 5 ans d'expérience on est senior, moi je veux bien,
00:08:27donc on n'est qu'à Cochime à 50 ans,
00:08:28et puis, je ne sais pas comment qualifier à 55 ou 60.
00:08:32La formation est clé, pourquoi ?
00:08:35Parce que, nous sommes dans une période,
00:08:38on le sait, il faut faire des économies.
00:08:40Le développement de l'IA est massif.
00:08:43Il entraîne des réductions d'emplois,
00:08:45et ce développement de l'intelligence artificielle
00:08:48va entraîner aussi des créations de postes,
00:08:51de métiers,
00:08:52qu'on ne connaît pas forcément tous aujourd'hui.
00:08:54Ce que je veux dire par là, c'est,
00:08:56s'il n'y a pas cette formation,
00:08:57s'il n'y a pas deux choses, de mon point de vue,
00:09:00je ne suis pas président de la République,
00:09:01ni candidate,
00:09:02mais il faut, premièrement, s'atteler...
00:09:04Vous en avez, en tout cas, la déclaration.
00:09:06Non, mais je suis une citoyenne engagée.
00:09:11Je suis une citoyenne engagée,
00:09:12au travers de Femmes de Loin notamment.
00:09:14Il faut deux choses majeures, à mon avis,
00:09:16il faut que ce soit une priorité nationale.
00:09:18Premièrement, il faut réfléchir très sérieusement
00:09:20au poste, au métier de demain.
00:09:23Demain, ce n'est pas dans cinq ans,
00:09:25parce qu'on ne connaît pas les métiers dans cinq ans.
00:09:27Non, sinon, c'est dans cinq ans.
00:09:28Il faut, voilà, ça aura changé de président peut-être,
00:09:32il faut vraiment travailler là-dessus.
00:09:34Quels sont les métiers d'aujourd'hui et des années à venir ?
00:09:38Pour orienter les formations.
00:09:39Et deuxièmement, un accompagnement efficace,
00:09:42mais vraiment efficace,
00:09:43pour que, si je suis au chômage demain,
00:09:47je n'ai pas envie qu'on me propose un poste
00:09:48qui n'aura rien à voir avec mes compétences et mon expérience.
00:09:51Et comme vous l'avez signalé,
00:09:54que je serais contrainte d'accepter
00:09:58pour pouvoir continuer à vivre.
00:10:00Et je dirais, ce seuil dernier point des moins de 50 ans,
00:10:04il faut quand même y faire attention,
00:10:07parce qu'à 48 ou 49 ans,
00:10:09on n'a pas forcément terminé de rembourser
00:10:11son emprunt immobilier, son achat immobilier.
00:10:14Donc on va se retrouver dans une période ciseau
00:10:17où on aura beaucoup moins de revenus,
00:10:19une pression pour retourner travailler.
00:10:21La pression, ce n'est pas forcément mauvais,
00:10:23mais en même temps,
00:10:25un risque de paupérisation que vous avez souligné.
00:10:28Donc, en synthèse,
00:10:29la formation tout au long de la carrière est absolument clé.
00:10:33Formation efficace et adaptée.
00:10:35Dans un instant, avec Jérôme Dubuc,
00:10:37on n'a pas encore entendu,
00:10:38vous au 0826 300 300,
00:10:40est-ce que ça vous fait réagir, ça ?
00:10:42Est-ce que les moins de 50 ans
00:10:43devraient voir leur indemnisation chômage
00:10:47baisser à 12 mois ?
00:10:49En tout cas, on le voit pour vous,
00:10:51Jean-Baptiste Canivet, par exemple,
00:10:53vous êtes inquiet pour les jeunes,
00:10:56notamment parce que dans des communes
00:10:59qui ont une conjecture territoriale particulière,
00:11:03c'est difficile de trouver du boulot,
00:11:05même quand on est jeune,
00:11:06même quand on est qualifié.
00:11:07Allez, on revient tout de suite sur Sud Radio.
00:11:1113h, 13h, Anthony Martin Smith.
00:11:13Ça vous fait réagir le sujet que nous abordons ce matin
00:11:16dans nos débats de l'été
00:11:18avec nos débatteurs autour de la table,
00:11:20Jean-Baptiste Canivet, Anne Durez,
00:11:22Jérôme Dubuc et Serge Guérin
00:11:24qui sont avec moi.
00:11:26Et également au Standard,
00:11:27on va accueillir dans un instant Aurélien
00:11:29au 0826 300 300.
00:11:30Vous pouvez aussi continuer à appeler
00:11:33parce qu'il y a Manu qui vous attend.
00:11:35Jérôme Dubuc,
00:11:36vous abaissez à 12 mois
00:11:39la période d'indemnisation du chômage
00:11:42pour les moins de 50 ans ?
00:11:43Vous en pensez quoi ?
00:11:44Moi, je vais vous...
00:11:45D'abord, c'est Édouard Philippe
00:11:47qui a fait cette proposition.
00:11:48Édouard Philippe, oui.
00:11:48Donc, je vais represser ça dans son contexte.
00:11:50Moi, je vais faire une réponse assez courte
00:11:52en deux temps, si vous le permettez.
00:11:54Premier temps, la technique.
00:11:56Bon, effectivement, on constate que lorsqu'on réduit
00:11:59la durée d'indemnisation du chômage,
00:12:02en règle générale, effectivement,
00:12:04ça pousse au retour à l'emploi
00:12:06puisque vous n'avez plus de ressources.
00:12:08Donc, ça vous pousse un peu plus
00:12:09à faire en sorte de retrouver un emploi plus rapidement.
00:12:12Ça, c'est le premier point.
00:12:13Donc, la technique elle-même,
00:12:15elle est plutôt positive
00:12:16pour faire en sorte de baisser le chômage.
00:12:18Tous les pays européens
00:12:21de développement comparable à la France
00:12:22ont fait ça.
00:12:23En Allemagne, notamment,
00:12:24c'est 12 mois depuis des années.
00:12:26Ça n'a pas fait en sorte
00:12:29d'augmenter la précarité
00:12:31ou en tout cas,
00:12:31ça permet à l'Allemagne
00:12:33d'avoir 3-4% de chômeurs
00:12:34contre 8% en France.
00:12:36Bon, c'est pas seulement ça,
00:12:38mais ça y participe.
00:12:40La deuxième réponse,
00:12:41elle est évidemment politique.
00:12:42Et là, je me pose des questions
00:12:44sur M. Philippe.
00:12:46Pourquoi ?
00:12:47Parce qu'on va égrener comme ça
00:12:50pendant 10 mois
00:12:50des mesures techniques
00:12:51qui relèvent d'un premier ministre
00:12:52et pas d'un président ?
00:12:54Enfin, qu'est-ce que ça veut dire ?
00:12:55On va avoir des mesures comme ça
00:12:57tous les jours ?
00:12:58Je vois Glucksmann
00:12:59qui a des mesures aussi.
00:13:00Je vois Mélenchon
00:13:01qui a des mesures.
00:13:01Mélenchon, un peu moins,
00:13:02il a une vraie vision.
00:13:03Je ne la partage pas,
00:13:04mais il faut reconnaître
00:13:04qu'il a une vraie vision.
00:13:06Mais là, Philippe,
00:13:07non, c'est pas ça la présidentielle.
00:13:08La présidentielle,
00:13:09c'est d'avoir une vision.
00:13:10Or, le problème essentiel
00:13:11de la France aujourd'hui,
00:13:12c'est son manque de croissance.
00:13:14On est depuis 10 ans
00:13:16à 1%,
00:13:17un peu moins de 1% de croissance.
00:13:18Alors, il y a eu le Covid.
00:13:20On a eu moins 4, moins 5.
00:13:21Bon, ça, c'est une période particulière.
00:13:23Et puis ensuite,
00:13:24on s'est rattrapé.
00:13:25On a eu plus 3, plus 4.
00:13:26Mais depuis, on est quoi ?
00:13:27On se traîne à 1%.
00:13:28Or, le sujet, c'est ça.
00:13:30Pourquoi la protection sociale
00:13:31se casse la figure ?
00:13:32Pourquoi l'assurance chômage
00:13:33est en déficit ?
00:13:34Parce qu'on n'a pas assez
00:13:35de croissance.
00:13:36Ce n'est pas notre modèle
00:13:38qu'il faut remettre en cause.
00:13:39C'est faire en sorte
00:13:40qu'on ait plus de croissance.
00:13:41C'est là-dessus
00:13:42qu'on attend les candidats
00:13:43à la présidentielle.
00:13:44C'est là-dessus
00:13:44qu'on attend, M. Philippe.
00:13:46Ce n'est pas sur l'assurance chômage.
00:13:47Ça, c'est une mesure technique
00:13:48qui relève d'un Premier ministre.
00:13:50Donc, voilà.
00:13:50Je suis très déçu.
00:13:52Je suis très déçu.
00:13:53Je suis très déçu.
00:13:53Très déçu.
00:13:54Une Sarkozy 2007
00:13:56avec la France
00:13:57qui doit travailler plus
00:13:58pour gagner plus.
00:13:59Mais ça, c'est une vision aussi
00:14:01qu'on avait à l'époque
00:14:03et qui a plutôt pas mal marché.
00:14:05Du coup, ça s'en réchauffait, en fait.
00:14:07Non, mais ce n'est pas
00:14:07travailler plus pour gagner plus.
00:14:09C'est avoir une vision
00:14:09de ce qui va se passer
00:14:10dans les 10 prochaines années.
00:14:11C'est en prendre aux chômeurs
00:14:12qui, finalement,
00:14:13ou qu'on voudrait faire passer
00:14:15puisqu'il y a plus de 8%
00:14:16aujourd'hui de chômage.
00:14:17Je vais dire 8,03
00:14:20qu'on voudrait faire passer
00:14:21pour des feignasses.
00:14:22Non, ce n'est pas vrai.
00:14:23D'ailleurs, Anne l'a dit tout à l'heure.
00:14:25Moi, j'en connais autour de moi.
00:14:27Ce sont des gens
00:14:27qui recherchent un emploi.
00:14:29Je ne suis pas en train de dire
00:14:29que les chômeurs
00:14:30sont des feignasses.
00:14:31Je suis en train de dire
00:14:31que c'est ce pourquoi
00:14:32on essaie de les faire passer
00:14:33dans le discours politique.
00:14:34Et ce n'est pas ce qu'il faudrait faire.
00:14:36pour l'instant d'Edouard Philippe.
00:14:37On va voir si d'autres
00:14:38s'emparent de la question.
00:14:39Aurélien, 0826-300-300,
00:14:41bonjour.
00:14:42Oui, bonjour.
00:14:44Monsieur Dubus
00:14:45a repris un peu
00:14:45une partie de mon argumentation.
00:14:47Mais bon, je...
00:14:48Je ne vous connais pas.
00:14:49Désolé.
00:14:50C'est du plagiat, Aurélien.
00:14:51Je crois vous connaître quand même.
00:14:53Je crois vous avoir connu
00:14:54déjà par le passé.
00:14:55Y compris M. Guérin
00:14:56par le biais de la fête.
00:14:57Peut-être qu'il comprendra.
00:15:00Alors là,
00:15:01ce qui se passe en soirée
00:15:02reste en soirée, les amis.
00:15:05Qu'est-ce que je veux dire ?
00:15:05Oui, en effet,
00:15:07je pense que ça partit plus
00:15:08d'une proposition anecdotique
00:15:12comme un catalogue.
00:15:13Et je constate que
00:15:15tous nos candidats
00:15:16depuis nos nombreuses élections présidentielles
00:15:19viennent à nous présenter des catalogues
00:15:21et comme a dit M. Dubus,
00:15:22sans véritablement projet de société.
00:15:25Parce que c'est ça
00:15:25dont on a besoin.
00:15:26Parce que proposer ça,
00:15:28excusez-moi,
00:15:28je pense que ça partit plus
00:15:30de la démagogie qu'autre chose.
00:15:31Et puis par ailleurs,
00:15:32est-ce que ça ne cache pas
00:15:33un autre souci
00:15:34que l'État voudrait nous cacher ?
00:15:36Il me semble que c'est en 2022 ou 2023
00:15:38que l'État a ponctionné,
00:15:39alors je ne dirai pas le chiffre
00:15:41parce que je ne l'ai plus en tête,
00:15:42beaucoup de milliards
00:15:43dans la cagnotte de l'UNEDIC.
00:15:46Et aujourd'hui,
00:15:46en effet,
00:15:47l'UNEDIC est en déficit,
00:15:48mais il n'a plus
00:15:49cette réserve
00:15:50qu'il avait précédemment.
00:15:51Et encore une fois,
00:15:53par contre,
00:15:53Avec 8,03%
00:15:55de personnes au chômage,
00:15:56je veux bien.
00:15:57Et puis ça,
00:15:58c'est en tout cas
00:15:58pour les premières catégories,
00:16:00mais toute catégorie,
00:16:01c'est 17% quand même.
00:16:02Ça, on ne le dit pas, mais...
00:16:03Oui, oui, oui, oui, oui,
00:16:05mais en même temps...
00:16:06Vous avez raison, Aurélien,
00:16:07c'est ça que je veux dire.
00:16:08Il faut aussi
00:16:09qu'on nous donne une vision
00:16:11et puis,
00:16:13je ne sais plus
00:16:13qui parmi vos objets
00:16:14a dit cela,
00:16:15mais est-ce que ça ne suppose pas
00:16:16par ailleurs
00:16:17qu'on va opposer les uns aux autres
00:16:19et puis ça ne supposerait pas
00:16:20que les gens
00:16:21qui sont au chômage
00:16:22sont un peu défénients
00:16:23quelque part ?
00:16:24Moi, je suis chef d'entreprise,
00:16:25mais je n'ai pas forcément
00:16:26cette vision-là.
00:16:27Donc, ça m'interpelle,
00:16:29pour le coup,
00:16:29ça m'interpelle.
00:16:29Même si je ne sais que pas...
00:16:32Ça tombe bien, pardonnez-moi,
00:16:33mais ça tombe bien
00:16:34que vous disiez
00:16:34que vous êtes chef d'entreprise.
00:16:36Moi, il y a une question
00:16:36qui me traverse quand même
00:16:37l'esprit,
00:16:38parce que j'entends
00:16:40ce que vous dites
00:16:40les uns les autres
00:16:41autour de la table,
00:16:42mais par contre,
00:16:44ça veut dire quoi concrètement ?
00:16:46C'est-à-dire qu'on va
00:16:47enfin voir le salaire brut
00:16:49se transformer
00:16:50en plus de net
00:16:50pour les personnes ?
00:16:51Parce que si vous réduisez
00:16:52la période d'indemnité,
00:16:53a priori,
00:16:54vous pouvez réduire
00:16:54les cotisations, non ?
00:16:57Manifestement,
00:16:57je ne suis pas sûr de ça
00:16:58compte tenu du fait
00:17:00que les assidiques sont en...
00:17:02Donc, ça veut dire
00:17:03une augmentation
00:17:04du coût de l'assurance.
00:17:06Vous savez,
00:17:08malheureusement,
00:17:10c'est souvent
00:17:10ce que prend l'État...
00:17:12C'est la finalité
00:17:15qu'utilise l'État,
00:17:16c'est de prendre davantage
00:17:17pour les cotisations.
00:17:18Mais en effet,
00:17:19je crois que c'est
00:17:20M. Dubus
00:17:21qui a dit également
00:17:22que si on mettait
00:17:23de la croissance,
00:17:24si on redynamisait,
00:17:27ça générerait
00:17:28de toute façon
00:17:28davantage de cotisations.
00:17:30Et dans ce cas-là,
00:17:30il n'y aurait pas forcément
00:17:31besoin d'augmenter
00:17:33nos cotisations.
00:17:34Mais tout est lié,
00:17:35finalement.
00:17:36Non, mais ce n'est pas
00:17:36augmenter les cotisations.
00:17:38C'est-à-dire que là,
00:17:39on est en train
00:17:40de nous dire
00:17:40qu'on va abaisser
00:17:41la période d'indemnisation
00:17:42pour les moins de 50 ans.
00:17:44Très bien,
00:17:44moi je dis OK.
00:17:45Et les cotisations
00:17:46dans ce cas-là ?
00:17:47Si vous abaissez le temps
00:17:48mais que je continue
00:17:49moi à cotiser
00:17:50la même chose,
00:17:51vous me donnez moins
00:17:52alors que je paye autant,
00:17:53ça veut dire que ça me rend
00:17:54plus cher.
00:17:54Mais je vous signale
00:17:55que depuis un certain temps,
00:17:56les salariés ne cotisent plus
00:17:57sur l'assurance chômage.
00:17:58Ah bah,
00:17:59les charges patronales
00:18:00bien sûr que si.
00:18:00Mais non.
00:18:01Les salariés,
00:18:02regardez votre feuille de paye,
00:18:03vous verrez que vous ne cotisez plus
00:18:04pour l'assurance chômage
00:18:05depuis un certain temps d'années.
00:18:06Mais votre patron si, Jérôme.
00:18:07Mais je parle des salariés,
00:18:08je ne parle pas des patrons,
00:18:09c'est deux choses différentes.
00:18:10Je vous parle des salariés.
00:18:11Non, parce qu'in fine,
00:18:12c'est quand même de l'argent
00:18:12que ça coûte.
00:18:12Les salariés, aujourd'hui,
00:18:13ne cotisent plus
00:18:14pour l'assurance chômage.
00:18:24Alors, les gens d'entreprise,
00:18:26c'est plus grandmatique à nivel.
00:18:27Ça coûte aux patrons.
00:18:28Après, dans l'équation que vous posez,
00:18:30c'est-à-dire moins d'assurance chômage,
00:18:32donc évidemment,
00:18:32moins de cotisations à payer
00:18:33pour les patrons
00:18:34pour pouvoir rembourser
00:18:35cette durée d'indemnité
00:18:37qui est moins élevée.
00:18:38Donc, pourquoi pas plus de dettes
00:18:38pour nos salariés ?
00:18:40Parce que vous mettez
00:18:40deux inconnus seulement
00:18:41dans l'équation.
00:18:42Derrière, il faut financer aussi
00:18:43tout notre modèle
00:18:44qui est en déficit.
00:18:45Notre modèle global
00:18:46est en déficit.
00:18:47Approchez-vous du micro,
00:18:48s'il vous plaît.
00:18:48Notre modèle global
00:18:49est en déficit.
00:18:50et cette baisse
00:18:52de durée d'indemnisation,
00:18:54c'est moins pour faire baisser
00:18:55le chômage
00:18:56qui, structurellement,
00:18:57va baisser.
00:18:57Effectivement,
00:18:58parce qu'au bout d'un moment,
00:18:58si vous n'avez plus d'indemnité,
00:18:59vous n'êtes plus au chômage.
00:19:00Donc, vous sortez des chiffres
00:19:01que pour pouvoir aussi
00:19:02rembourser, quelque part,
00:19:04le déficit du hors retraite,
00:19:05le déficit de notre modèle social.
00:19:08Et ça,
00:19:09on ne peut pas simplement dire
00:19:11bon, on va baisser
00:19:12la durée d'indemnisation,
00:19:13donc du coup,
00:19:13on va baisser les cotisations.
00:19:15C'est un équilibre
00:19:16à deux inconnus.
00:19:17D'autant qu'en réalité,
00:19:18la baisse d'indemnisation,
00:19:20elle n'est pas faite
00:19:21pour refaire en sorte
00:19:24que la CEDIC
00:19:25soit excédentaire.
00:19:27C'est quand même
00:19:27ce qu'on avance au réel.
00:19:29Elle est pour faire en sorte
00:19:30de combler le déficit.
00:19:32Donc, si en parallèle,
00:19:33vous baissez
00:19:34le montant des charges
00:19:35qui ne porte plus
00:19:37que sur l'entreprise
00:19:37et non plus sur les salariés,
00:19:39puisque Macron a supprimé
00:19:40la cotisation des salariés
00:19:42à la CEDIC en 2018,
00:19:44si mes souvenirs sont bons,
00:19:45personne ne s'en est aperçu.
00:19:47Mais enfin,
00:19:47c'est quand même un soulagement
00:19:48pour les salariés,
00:19:50vous aurez un déficit
00:19:51qui sera le même.
00:19:53Qui sera le même.
00:19:54Donc, vous ne pouvez pas...
00:19:55C'est-à-dire que vous n'attaquez pas
00:19:56à l'employabilité des personnes,
00:19:57mais vous attaquez
00:19:58ni plus ni moins
00:19:59à un problème de déficit.
00:20:00C'est ce que je disais tout à l'heure.
00:20:01C'est une mesure comptable.
00:20:03Sur une question de société,
00:20:04on est exactement là-dessus.
00:20:05Il y a une problématique
00:20:06de croissance, certes.
00:20:07Il y a une problématique
00:20:08de désindustrialisation.
00:20:10Il y a une problématique
00:20:11de capacité d'emploi,
00:20:13donc de formation.
00:20:14Et il y a une problématique
00:20:15de niveau de travail.
00:20:17Il y a tout ça qui se joue.
00:20:18Et plutôt que,
00:20:19juste sur un petit point,
00:20:20c'est essayer d'avoir
00:20:21une vision à peu près globale
00:20:23de tout ça,
00:20:24un projet à peu près global,
00:20:25c'est-à-dire comment on fait
00:20:26pour relancer
00:20:29une capacité de travailler,
00:20:30une capacité de produire
00:20:31que l'on a largement perdu
00:20:33depuis...
00:20:33À partir des années 80.
00:20:34On a perdu depuis les années 80
00:20:35plus de 2,5 millions d'emplois
00:20:37dans l'industrie
00:20:37qu'on a gagné
00:20:38avec à peu près 2,5 millions d'emplois
00:20:39dans la fonction publique.
00:20:40Mais à un moment donné,
00:20:41tout ça se paye.
00:20:42Donc ça fait partie de l'enjeu.
00:20:44Et sans doute que,
00:20:45plutôt de dire juste
00:20:45sur un petit élément,
00:20:47comment on fait
00:20:48pour justement
00:20:49retrouver une croissance
00:20:50qui soit équilibrée,
00:20:51qui respecte les enjeux écologiques,
00:20:53comment on fait face
00:20:54à l'IA
00:20:55qui est en train de se développer
00:20:56et qui pose un problème ?
00:20:56On avait fait une étude
00:20:57avec un collègue
00:20:58où on montrait que,
00:20:58c'est étonnant,
00:20:59pour la première fois,
00:20:59c'est une révolution technologique
00:21:01qui va plutôt
00:21:03défavoriser les jeunes,
00:21:04y compris des jeunes formés,
00:21:05et plutôt favoriser des vieux
00:21:07parce que, globalement,
00:21:08ils ont de l'expérience.
00:21:08Et dans la période actuelle,
00:21:10il y a besoin
00:21:11puisqu'on peut remplacer
00:21:13assez facilement
00:21:14des gens inexpérimentés
00:21:15avec de l'IA.
00:21:16Alors, ça durera ce que ça durera
00:21:17parce que les gens
00:21:17ont aussi découvert
00:21:18que c'est très très cher l'IA,
00:21:20c'est très très cher économiquement
00:21:21et c'est aussi très très cher écologiquement.
00:21:23Donc il faut réduire
00:21:24la période d'indemnisation
00:21:25de l'IA
00:21:27depuis 50 ans, du coup.
00:21:29C'est eux qui trouveront du boulot
00:21:30mal tard.
00:21:30C'est ce que je n'ai pas
00:21:33depuis 50 ans.
00:21:35Je souhaite apporter
00:21:37un tempérament
00:21:38à ce qui a été dit
00:21:39sur le fait
00:21:40qu'un candidat,
00:21:41quel qu'il soit,
00:21:43puisse égrener
00:21:44une ou plusieurs propositions.
00:21:46Attendez,
00:21:46on ne va pas reprocher
00:21:47au candidat
00:21:48de s'engager
00:21:49qu'on soit d'accord
00:21:50ou pas avec eux
00:21:51sur certains sujets.
00:21:53On a vu par le passé
00:21:55que ne pas mener campagne
00:21:56pouvait être aussi
00:21:57assez gênant
00:21:59pour une élection présidentielle.
00:22:02Donc moi,
00:22:02je fais confiance
00:22:03à tous les candidats,
00:22:04quels qu'ils soient,
00:22:05pour s'engager
00:22:06dans un débat
00:22:06et ça vient,
00:22:07je veux dire...
00:22:08Justement,
00:22:09les débats vont venir
00:22:11s'il y en a au MEDEF.
00:22:13Pas du tout cette impression.
00:22:14C'est l'après-midi,
00:22:15lors du Rassemblement
00:22:16des entreprises de France
00:22:17qui se tient à Roland-Garros.
00:22:19On va l'aborder
00:22:20dans un instant
00:22:21justement sur Sud Radio.
00:22:22Est-ce que vous trouvez normal
00:22:23qu'un débat présidentiel,
00:22:25le premier qui puisait,
00:22:27se tienne entre les mains
00:22:28du grand patronat,
00:22:30celui du MEDEF ?
00:22:31Qu'est-ce que c'est
00:22:32que cette qualification
00:22:34de grand patronat ?
00:22:36C'est la question,
00:22:37François.
00:22:37J'ai été directeur...
00:22:38mon débat après.
00:22:40Détendez-vous.
00:22:41Je m'aide à l'abri de France.
00:22:42Attendez,
00:22:43arrêtez.
00:22:44S'il vous plaît,
00:22:45c'est-à-dire.
00:22:45Je veux juste
00:22:46embrasser Aurélien
00:22:47qui est toujours avec nous.
00:22:49Merci Aurélien
00:22:50de nous avoir appelés.
00:22:52Je vous embrasse
00:22:53très fort Aurélien.
00:22:56Allô ?
00:22:57Vous nous entendez ?
00:22:57Oui, très bien, merci.
00:22:59Vous avez été,
00:22:59comme nous,
00:23:00traumatisés
00:23:01par la réaction
00:23:01de Jérôme,
00:23:02c'est pour ça.
00:23:03Non, pas du tout.
00:23:04Bon, merci Aurélien,
00:23:06je vous embrasse.
00:23:07Allez,
00:23:07bougez pas sur Sud Radio
00:23:08et puis vous réagissez
00:23:09au 0826 300 300.
00:23:10Je crois que Jérôme
00:23:11est déjà en train d'appeler
00:23:12d'ailleurs le standard
00:23:12de Sud Radio.
00:23:13J'appelle le MEDEF.
00:23:16A tout de suite
00:23:16sur Sud Radio.
00:23:20Merci beaucoup
00:23:20Jean-Paul Delpernier.
00:23:21Je rappelle,
00:23:21vos pronostics sont à retrouver
00:23:22sur le site de Sud Radio,
00:23:23sudradio.fr.
00:23:25Également sur l'application
00:23:26Sud Radio,
00:23:27vous pouvez télécharger
00:23:27sur iOS et Android.
00:23:29D'ailleurs,
00:23:30qui autour de la table
00:23:30a l'application
00:23:31Sud Radio.
00:23:32Celui qui ne l'a pas,
00:23:32il est viré.
00:23:34Vous l'avez ?
00:23:35Non.
00:23:36Ok, vous sortez.
00:23:37Jérôme Dubu.
00:23:38Non, non, je sors.
00:23:39Mais alors,
00:23:39mais qu'est-ce que c'est que ça ?
00:23:40Jean-Baptiste ?
00:23:41Il faut que je la retélécharge,
00:23:42j'ai perdu mon portable cet été.
00:23:43C'est pas possible.
00:23:45Vous me téléchargez
00:23:46cette application
00:23:46avant midi,
00:23:47messieurs,
00:23:47s'il vous plaît.
00:23:48Y'a même qui l'avait ?
00:23:50Ah bah Anne Duré,
00:23:50elle l'a.
00:23:51Anne, elle l'avait.
00:23:51Anne va rester.
00:23:52Bravo Anne.
00:23:52Bravo Anne.
00:23:53Anne va rester.
00:23:55Mesdames et messieurs,
00:23:55téléchargez l'application
00:23:56Sud Radio.
00:23:57C'est quand même
00:23:58la meilleure façon
00:23:58de nous écouter
00:23:59et de nous suivre.
00:23:59Allez, à tout de suite.
00:24:03Sud Radio,
00:24:04les débats de l'été,
00:24:0510h-13h,
00:24:06Anthony Martin Smith.
00:24:08Non mais vraiment,
00:24:08ça va, ça va plus.
00:24:10Même les débatteurs
00:24:11n'ont pas l'application
00:24:12Sud Radio,
00:24:13je vous jure.
00:24:13Est-ce qu'Anthony
00:24:14a la réalisation là ?
00:24:15Bien sûr qu'à l'évidence.
00:24:17Je continue l'évaluation.
00:24:18Bravo Anthony.
00:24:18Manu au standard aussi.
00:24:20Oui, oui,
00:24:20il confirme aussi.
00:24:21Il confirme, voilà.
00:24:22Vous voyez ça,
00:24:22ce sont des vrais corporatistes.
00:24:24Dans un instant,
00:24:25on va revenir sur ce débat
00:24:27qui se tiendra,
00:24:28débat économique,
00:24:28cet après-midi,
00:24:30lors de la REF,
00:24:31le rassemblement
00:24:31des entreprises de France
00:24:33à Roland-Garros,
00:24:34sous la tutelle du MEDEF.
00:24:36Est-ce que vous trouvez normal
00:24:38que le premier débat présidentiel
00:24:40se tienne entre les mains
00:24:43allez,
00:24:44je vais provoquer Jérôme Dubu,
00:24:45du grand patronat de France,
00:24:48mais aussi des entrepreneurs de France ?
00:24:50Est-ce que vous trouvez normal
00:24:51que ça se tienne là-bas ?
00:24:53C'est retransmis d'ailleurs
00:24:54en direct
00:24:55par nos confrères de LCI.
00:24:57Mais avant cela,
00:24:57vous ne pourrez plus dire
00:24:59que vous ne l'avez pas dit.
00:25:01C'est notre chronique
00:25:02de tous les jours
00:25:02à 11h
00:25:03avec Antoine Dizy
00:25:04où on revient
00:25:05sur un discours
00:25:06qui a été tenu
00:25:07par une personnalité politique
00:25:10dans l'histoire
00:25:11et qui a une résonance particulière
00:25:13aujourd'hui.
00:25:14Antoine,
00:25:15vous nous emmenez
00:25:16du côté de Lionel Jospin.
00:25:17Exactement.
00:25:18Nous sommes en 2002.
00:25:1916 candidats sur la ligne de départ,
00:25:21un record sous la Vème République.
00:25:23A gauche,
00:25:23ils sont 8 à vouloir entrer à l'Elysée.
00:25:25Trop de candidats,
00:25:26trop de voix dispersées
00:25:27et le 21 avril,
00:25:28le coup près tombe.
00:25:29Lionel Jospin termine 3ème,
00:25:31derrière Jacques Chirac,
00:25:32mais surtout derrière
00:25:33Jean-Marie Le Pen.
00:25:34Pour la première fois,
00:25:35l'extrême droite atteint
00:25:36le second tour
00:25:36d'une élection présidentielle.
00:25:38Le soir même,
00:25:39Lionel Jospin prend la parole.
00:25:40Au-delà de la démagogie
00:25:42de la droite
00:25:43et de la dispersion
00:25:45de la gauche
00:25:46qui ont rendu possible
00:25:48cette situation,
00:25:51j'assume pleinement
00:25:52la responsabilité
00:25:54de cet échec
00:25:55et j'en tire les conclusions
00:25:57en me retirant
00:25:59de la vie politique
00:26:00après la fin
00:26:05de l'élection présidentielle.
00:26:0825 ans plus tard,
00:26:09difficile de ne pas y penser
00:26:11car pour 2027,
00:26:12les prétendants
00:26:12sont déjà nombreux.
00:26:14A gauche,
00:26:14chacun cherche encore sa place.
00:26:16Plusieurs candidats,
00:26:16plusieurs stratégies,
00:26:18plusieurs façons
00:26:18de vouloir battre les extrêmes.
00:26:20Mais cette fois,
00:26:20la bataille se joue aussi
00:26:21de l'autre côté.
00:26:22A droite et au centre,
00:26:24là aussi,
00:26:24les ambitions se multiplient.
00:26:25Chacun veut être celui
00:26:26qui ira au second tour
00:26:27et pendant que les candidats
00:26:29s'accumulent,
00:26:29les voix,
00:26:30elles se divisent.
00:26:31En 2002,
00:26:32quelques points avaient suffis
00:26:33pour tout faire basculer.
00:26:34En 2027,
00:26:35le premier tour
00:26:35pourrait lui aussi
00:26:36se jouer à très peu.
00:26:37Alors maintenant,
00:26:38reste à savoir
00:26:39qui fera le même discours
00:26:40en avril prochain.
00:26:41Sans cynisme aucun,
00:26:43faudrait-il que la gauche
00:26:44fasse les scores
00:26:46de Lionel Jospin
00:26:46à l'époque ?
00:26:47Ce qui n'était pas le cas
00:26:48en 2017
00:26:49ni en 2022.
00:26:50Ce n'est pas,
00:26:51messieurs en plateau.
00:26:52Moins qu'on puisse dire.
00:26:536,36% pour Benoît Hamon
00:26:55et 1,75% en 2022
00:26:57pour...
00:26:58Oui, mais Mélenchon
00:26:59a fait plus que Jospin.
00:27:01Oui, bien sûr.
00:27:02Mélenchon est gauche
00:27:03en ma connaissance, non ?
00:27:05Allez, un point
00:27:06sur les réseaux sociaux
00:27:07avec vous,
00:27:07Alexandre Saint-Etienne.
00:27:09Oui, vous avez été
00:27:09très nombreux à réagir
00:27:10autour de cette question
00:27:11sur le chômage.
00:27:12Comme Édouard Philippe,
00:27:12êtes-vous favorable
00:27:13à abaisser la durée
00:27:14d'indemnisation
00:27:14à 12 mois maximum
00:27:15pour les moins de 50 ans ?
00:27:17Eh bien,
00:27:17pour 76% d'entre vous,
00:27:18c'est non.
00:27:19Avec par exemple,
00:27:20Carole qui nous dit
00:27:21c'est une honte absolue,
00:27:23tout est fait pour tordre
00:27:23le bras des chômeurs
00:27:24et qu'ils acceptent
00:27:25les emplois les plus difficiles
00:27:26avec des salaires minables.
00:27:27Où va le pognon des cotisants ?
00:27:29Ou encore Virginie
00:27:29qui nous explique
00:27:30qu'à partir du moment
00:27:31où les gens ont cotisé
00:27:32sur leur salaire,
00:27:32ce droit ne doit pas
00:27:34être modifié
00:27:34juste pour permettre
00:27:35à d'autres
00:27:35de ne pas renoncer
00:27:37à leurs privilèges
00:27:37accordés par l'État.
00:27:38Je ne sais pas si vous avez
00:27:39entendu respirer en plateau,
00:27:41mais ça sentait
00:27:42l'exaspération
00:27:43à la réaction
00:27:45de nos...
00:27:46Jérôme Dubu
00:27:47et Jean-Baptiste Canivet.
00:27:49Ça vous fait réagir
00:27:50ce que vient de dire Carole ?
00:27:51Oui.
00:27:54Encore une fois,
00:27:55c'est plein de bon sens,
00:27:55évidemment.
00:27:56Merci Alexandre.
00:27:57Il y a une question
00:27:59qu'on peut se poser
00:27:59pour terminer là,
00:28:00c'est que les personnes
00:28:01qui ont cotisé
00:28:03éventuellement
00:28:04pour avoir 18 mois
00:28:04de chômage maintenant
00:28:06se retrouvent un peu
00:28:07gros gens comme devant.
00:28:08Donc il y a aussi
00:28:08une part d'égalité
00:28:10par rapport à ça.
00:28:11Non mais ça reprend...
00:28:13Moi je trouve très intéressante
00:28:15et je m'y attendais
00:28:16je m'attendais
00:28:17à ce que ce soit
00:28:1780% de négatif
00:28:19pour la mesure.
00:28:20Ça prouve
00:28:21qu'on ne peut pas
00:28:22contrairement à ce
00:28:23qu'a dit Anne tout à l'heure
00:28:24quand on est candidat
00:28:25à la présidentielle
00:28:25égrené des mesures
00:28:27comme ça
00:28:27parce que finalement
00:28:28ça n'a aucun...
00:28:30J'allais dire
00:28:31c'est pas contextualisé
00:28:33c'est balancé comme ça
00:28:35on sait pas très bien
00:28:36pourquoi
00:28:36c'est mal expliqué
00:28:37c'est repris plus ou moins
00:28:38bien par la presse
00:28:39bref au total
00:28:41qu'est-ce qui se passe ?
00:28:42On perd des électeurs
00:28:43c'est tout.
00:28:43Voilà.
00:28:44Anne Durez ?
00:28:45Et quand je regarde
00:28:46les sondages
00:28:47c'est exactement
00:28:47ce qui se passe
00:28:48pour Edouard Philippe
00:28:49il est en train
00:28:49de perdre des électeurs.
00:28:52Anne Durez ?
00:28:53Bah écoutez
00:28:55je...
00:28:55Vous entendez
00:28:56ce qu'il y a
00:28:56à la réaction ?
00:28:57Oui je fais ce constat
00:28:58moi je vous ai dit
00:28:59ce que j'en pensais
00:29:00tout à l'heure
00:29:00de cette proposition
00:29:02je ne parle pas
00:29:03je ne parle pas de la proposition
00:29:04d'elle-même
00:29:04mais davantage
00:29:05de l'indignation
00:29:06qui nous est transmise
00:29:08sur les réseaux
00:29:09de Sud Radio
00:29:09je comprends l'indignation
00:29:11et l'une de vos auditrices
00:29:14a bien souligné
00:29:16le fait
00:29:16un, l'état d'esprit
00:29:17des personnes
00:29:18qui sont au chômage
00:29:19et deuxièmement
00:29:20je le redis
00:29:21pardon je me répète
00:29:22la formation
00:29:24est clé
00:29:25je veux dire
00:29:26c'est clé
00:29:26à tout âge
00:29:27quand on veut se former aussi
00:29:30alors là
00:29:32je suis certaine
00:29:33que beaucoup
00:29:34souhaitent se former
00:29:34mais on arrive
00:29:35à un moment
00:29:36encore une fois
00:29:37où il n'y a plus d'argent
00:29:38quand on peut aussi
00:29:40quand on peut
00:29:41alors quand on
00:29:41oui il y a aussi
00:29:42des scams
00:29:44parce que parfois
00:29:44on vous présente
00:29:45non mais moi
00:29:46j'ai déjà entendu
00:29:46des témoignages
00:29:47de personnes
00:29:47qui disaient
00:29:48on me propose des formations
00:29:49mais rien qui ne me corresponde
00:29:51ou qui ne m'intéresse
00:29:52mais après il y a un budget
00:29:53de formation personnel
00:29:53qui permet aussi
00:29:54d'aller vers des formations
00:29:55qu'on souhaite faire
00:29:56l'OPCO
00:29:57on parlait d'application
00:29:58tout à l'heure
00:29:59mon compte formation
00:30:00c'est téléchargeable
00:30:01on voit à quel niveau
00:30:01on est de budget formation
00:30:03et derrière
00:30:04il y a tout un éventail
00:30:05un annuaire
00:30:07d'organismes agréés
00:30:07qui nous permettent
00:30:08de choisir la formation
00:30:09qu'on veut
00:30:09ébéniste, cuisinier
00:30:11photographe
00:30:12IA
00:30:12Anne a raison
00:30:13la formation
00:30:14tout au long de la vie
00:30:15c'est très important
00:30:16il n'empêche qu'en parallèle
00:30:18encore faut-il
00:30:18qu'on crée des emplois
00:30:19qu'on ait une économie
00:30:20qui crée des emplois
00:30:21parce que si vous formez
00:30:22sans qu'il y ait
00:30:23de création d'emplois
00:30:24en parallèle
00:30:24or qui crée des emplois
00:30:25c'est jusqu'à nouvel ordre
00:30:27le secteur privé
00:30:28Serge Garin
00:30:28sociologue que vous êtes
00:30:30vous entendez vous
00:30:30quand nos auditeurs
00:30:31et auditrices
00:30:33sont exaspérés
00:30:34par ce genre de formule
00:30:36oui bien sûr
00:30:36que je l'entends
00:30:37et il y a aussi
00:30:38pour beaucoup
00:30:38se dire
00:30:39quelqu'un qui est
00:30:40en surplomb
00:30:41qui nous fait la leçon
00:30:42il y a quand même
00:30:43quelque chose autour de ça
00:30:44par rapport aux élites
00:30:45par rapport aux énarques
00:30:46qui je rappelle
00:30:47sont fonctionnaires
00:30:48donc n'ont aucun risque
00:30:49par rapport à l'emploi
00:30:50donc il y a aussi
00:30:50tous ces éléments-là
00:30:51qui peuvent jouer
00:30:51et donc il y a aussi
00:30:52sans doute un sentiment
00:30:53bien mal
00:30:54c'est pas mon rôle
00:30:56de juger
00:30:56mais un sentiment
00:30:57de se dire
00:30:57on est pris
00:30:58pour pas grand chose
00:30:59on est méprisé
00:31:00et donc il y a quelque chose
00:31:01qui est très très puissant
00:31:02en France
00:31:03pas qu'en France
00:31:04mais en tout cas
00:31:04qui est très très puissant
00:31:05en France
00:31:05de se sentir méprisé
00:31:07par ce duo
00:31:07pour aller très très vite
00:31:08et bien justement
00:31:09ce duo
00:31:10on va en parler
00:31:12trop fort
00:31:13ce duo
00:31:15justement
00:31:15le grand patronat
00:31:16comme n'aime pas l'appeler
00:31:17Jérôme Nubu
00:31:18en tout cas
00:31:19les entrepreneurs de France
00:31:20je sais que ça vous exaspère
00:31:21je le fais exprès Jérôme
00:31:22mais j'ai bien compris
00:31:23qu'on m'exaspérait ce matin
00:31:24mais je fais exprès
00:31:25j'aime bien
00:31:26me voir dans cette étape
00:31:27parce que c'est là
00:31:28où vous êtes le meilleur
00:31:28et que vous donnez
00:31:29le meilleur de vous-même
00:31:30mon cher Jérôme
00:31:31et vous savez
00:31:32à quel point je vous aime
00:31:35justement
00:31:35vous trouvez normal
00:31:36que le premier débat
00:31:39présidentiel
00:31:40avec les candidats
00:31:41présumés
00:31:42parce que pour l'instant
00:31:43ils n'ont pas les parrainages
00:31:44on ne le saura
00:31:45qu'au mois de janvier
00:31:46ça
00:31:46mais pour l'instant
00:31:48les candidats présumés
00:31:49ceux qui en tout cas
00:31:50se disent en lice
00:31:51et sont partis
00:31:52pleine balle
00:31:53pour cette candidature
00:31:55à l'élection présidentielle
00:31:57que ça se tienne
00:31:59entre les mains
00:31:59du MEDEF
00:32:03le syndicat
00:32:04du patronat
00:32:05si vous préférez
00:32:06Jérôme
00:32:06de manière générale
00:32:07non d'abord
00:32:08le MEDEF
00:32:09ce n'est pas
00:32:09le syndicat du patronat
00:32:10c'est le syndicat
00:32:11des entrepreneurs
00:32:11ça s'appelle
00:32:12le mouvement
00:32:13des entreprises
00:32:13de France
00:32:14et il y a à peu près
00:32:15200 000 adhérents
00:32:16et comme je l'ai dit
00:32:17tout à l'heure
00:32:17sur les 200 000 adhérents
00:32:18il y a 199 000
00:32:20c'est pour ça
00:32:20que je vous repose
00:32:20il y a 199 000 PME
00:32:22donc c'est plutôt
00:32:23le mouvement
00:32:24des entreprises
00:32:25petites et moyennes
00:32:26alors je sais bien
00:32:27qu'après
00:32:28évidemment
00:32:28les grandes entreprises
00:32:29sont aussi adhérentes
00:32:30au MEDEF
00:32:31mais moi je trouve
00:32:32tout à fait légitime
00:32:33que les entrepreneurs
00:32:34invitent
00:32:35les candidats
00:32:36à la présidentielle
00:32:36je ne comprends pas
00:32:38cette question
00:32:38pourquoi
00:32:39pourquoi pas
00:32:40pourquoi pas
00:32:41pourquoi pas le MEDEF
00:32:42enfin je
00:32:42c'est une question
00:32:43d'emploi du temps aussi
00:32:43c'est bien français ça
00:32:46c'est la date de rentrée
00:32:48correspond aussi
00:32:49à la première occasion
00:32:50pour les candidats
00:32:51de s'exprimer
00:32:53après l'avenir appartient
00:32:54à ceux qui se lèvent tôt
00:32:55et je trouve
00:32:56je trouve
00:32:58je trouve raisonnable
00:32:59que les entrepreneurs
00:33:00écoutent
00:33:01peut-être en premier
00:33:02les présumés candidats
00:33:04même si on ne se fait pas
00:33:05trop de doutes
00:33:05sur les signatures
00:33:06bien qu'il n'y en ait
00:33:07que 7
00:33:08sur les dizaines
00:33:09qui se sont déclarées aussi
00:33:10il n'y en a que 7
00:33:11je rejoins Jérôme
00:33:14c'est pas le grand patronat
00:33:17c'est l'organisation
00:33:20des entrepreneurs
00:33:21et parmi ces entrepreneurs
00:33:23vous avez compris
00:33:23que c'était volontairement
00:33:24provocateur
00:33:25parce que dans l'esprit
00:33:27des gens
00:33:27le MEDEF
00:33:28c'est très souvent associé
00:33:29au grand patronat
00:33:30au grand patron
00:33:31bien sûr
00:33:32évidemment
00:33:32mais c'est une image
00:33:33qu'il faut combattre
00:33:34moi je suis administrateur
00:33:35du MEDEF
00:33:35des Côtes d'Armor
00:33:36j'ai une entreprise
00:33:37de 15 personnes
00:33:38j'y suis active
00:33:39j'y serai tout à l'heure
00:33:40mon président
00:33:41qui a une entreprise
00:33:42qui s'appelle
00:33:43Massé Entreprise
00:33:43pour ne pas faire
00:33:44de promotion
00:33:45mais qui fait
00:33:46de la campanologie
00:33:47donc des cloches
00:33:48des carillons
00:33:49à une belle PME
00:33:50costar-mauricaine
00:33:50mais qui n'est pas
00:33:51Bouygues
00:33:52qui n'est pas AXA
00:33:53qui n'est pas
00:33:53la Société Générale
00:33:54et c'est plutôt
00:33:55ces gens-là
00:33:55qui représentent le MEDEF
00:33:56aujourd'hui
00:33:57et ça il faut
00:33:57le prendre en compte
00:33:58évidemment
00:33:58il y a une question
00:33:59d'image
00:33:59qu'il faut combattre
00:34:01et je continuerai
00:34:02à le faire
00:34:02pour dire
00:34:03comme Jérôme
00:34:03et comme d'autres
00:34:04que le MEDEF
00:34:05est représentant
00:34:05des petits patrons
00:34:06on revient
00:34:07dans un instant
00:34:08si ça vous fait réagir
00:34:09évidemment
00:34:09vous nous appelez
00:34:10au 0826
00:34:11300 300
00:34:12et puis j'entendrai
00:34:13Anne Durez
00:34:14et Serge Guérin
00:34:14évidemment
00:34:15vous avez le droit
00:34:16à la parole
00:34:17chers amis
00:34:18on ne vous censure pas
00:34:18même si on n'est pas au MEDEF
00:34:19même si vous n'êtes pas au MEDEF
00:34:21au contraire
00:34:21le MEDEF
00:34:22surtout d'ailleurs
00:34:23parce que j'ai l'impression
00:34:24qu'on n'a que ça
00:34:25autour de la table
00:34:26des gens du MEDEF
00:34:26ah bon ?
00:34:27qui ça ?
00:34:28vous pouvez suivre mon regard
00:34:30à tout de suite
00:34:31sur Sud Radio
00:34:37Anthony Martin Smith
00:34:38je peux vous dire
00:34:40les amis
00:34:40qui nous écoutez
00:34:41sur Sud Radio
00:34:42que en plateau
00:34:44c'est très animé
00:34:45alors j'espère
00:34:46qu'ils vont être
00:34:46autant animés
00:34:47à l'antenne
00:34:47qu'en antenne
00:34:48Anne Durez
00:34:49qui est là
00:34:50Jean-Baptiste Canivet
00:34:51Jérôme Dubu
00:34:52et Serge Guérin
00:34:54qui sont avec nous
00:34:55en plateau
00:34:56la question
00:34:57que l'on continue
00:34:59de se poser
00:34:59je voudrais entendre
00:35:00Anne Durez
00:35:01là-dessus
00:35:01est-ce que vous trouvez
00:35:02normal
00:35:03que le premier débat
00:35:05présidentiel
00:35:06avec 7 candidats
00:35:07présumés sur 10
00:35:08je vous détaillerai
00:35:09lesquels dans un instant
00:35:10se tiennent
00:35:12entre les mains
00:35:13du MEDEF
00:35:14le syndicat
00:35:16des patrons d'entreprise
00:35:17si vous préférez
00:35:18Jérôme Dubu
00:35:19puisque je sais
00:35:20que vous ne voulez pas
00:35:20entendre parler
00:35:21de grands patronats
00:35:23même si
00:35:23quoi qu'il arrive
00:35:24ça reste des patrons
00:35:25Anne Durez
00:35:26je trouve
00:35:26non seulement
00:35:27que c'est normal
00:35:29compréhensible
00:35:30c'est même sain
00:35:30qu'il y ait un débat
00:35:31c'est sain
00:35:32qu'il y ait un débat
00:35:33parce que
00:35:34oui mais est-ce que
00:35:34c'est sain
00:35:34qu'ils se tiennent
00:35:36entre les mains
00:35:36des patrons
00:35:37non mais
00:35:38les patrons
00:35:40il y a des patrons
00:35:41de grandes entreprises
00:35:42du CAC 40
00:35:43des patrons de PME
00:35:44de TI
00:35:44et de TPE
00:35:45ça c'est la première chose
00:35:47ensuite
00:35:48et les auditeurs
00:35:49le comprennent bien
00:35:50et je pense tout le monde
00:35:51ici autour de la table
00:35:52le politique
00:35:53et l'économie
00:35:55sont intimement liés
00:35:57enfin
00:35:58je pense qu'on peut être
00:35:59tous d'accord
00:36:00là-dessus
00:36:00pourquoi c'est intimement lié
00:36:02parce que
00:36:03le politique
00:36:04prend des décisions
00:36:05les fait voter
00:36:08décisions qui vont
00:36:09ensuite
00:36:09s'appliquer
00:36:10aux entreprises
00:36:11donc si les entreprises
00:36:12ne sont pas en capacité
00:36:13de faire valoir
00:36:14leurs arguments
00:36:15leurs attentes
00:36:16leurs préoccupations
00:36:18je pense que
00:36:19c'est quand même
00:36:20dangereux
00:36:20pour le futur
00:36:21de l'économie
00:36:22dans notre pays
00:36:23ça c'est le premier point
00:36:24que je voulais dire
00:36:25ensuite
00:36:27j'ai suivi un peu
00:36:28les débats
00:36:28de la REF
00:36:31il y a aussi
00:36:32d'autres débats
00:36:32il va y en avoir un
00:36:34cet après-midi
00:36:35entre les représentants
00:36:37d'un certain nombre
00:36:38d'entreprises
00:36:38des Outre-mer
00:36:39parce que je pense
00:36:40qu'il est très important
00:36:41de ne pas oublier
00:36:42nos Outre-mer
00:36:43et les politiques
00:36:45absolument
00:36:46donc ça c'est important
00:36:47aussi de le souligner
00:36:48pour ceux qui souhaitent
00:36:50écouter cela
00:36:51ce sera possible
00:36:52cet après-midi
00:36:52et il y a aussi
00:36:54eu un débat hier
00:36:55en fin de journée
00:36:56entre des jeunes
00:36:57parlementaires
00:36:59et le MEDEF
00:37:01donc encore une fois
00:37:02il n'y a pas eu
00:37:03que les représentants
00:37:04des grandes entreprises
00:37:05ça c'est un point
00:37:07que je voulais souligner
00:37:09et puis ensuite
00:37:10mais vous entendez
00:37:10quand même
00:37:11que les françaises
00:37:11et les français
00:37:12associent très souvent
00:37:13le MEDEF
00:37:13aux grandes entreprises
00:37:14mais par ignorance
00:37:16probablement
00:37:17et ça ça a été souligné
00:37:18à juste titre
00:37:20par Jérôme Dubu
00:37:21par toutes les personnes
00:37:23présentes ici
00:37:24autour de cette table
00:37:25c'est pas le grand patronat
00:37:27contre les autres
00:37:28puis vous savez
00:37:28le grand patronat
00:37:29les grandes entreprises
00:37:30travaillent souvent
00:37:32avec des PME
00:37:33ou des TPE
00:37:33donc il faut écouter
00:37:35tout le monde
00:37:36les entreprises
00:37:37participent
00:37:38au débat démocratique
00:37:39et je l'ai dit
00:37:39au début de mon intervention
00:37:41il est sain
00:37:42qu'il y ait ce dialogue
00:37:43et d'ailleurs
00:37:44les politiques
00:37:45vont aller rencontrer
00:37:46aussi les autres
00:37:47corps intermédiaires
00:37:48les enseignants
00:37:49les agriculteurs
00:37:50les syndicalistes
00:37:52et c'est sain
00:37:53on reproche souvent
00:37:54aux politiques
00:37:54de ne pas assez dialoguer
00:37:55voilà
00:37:56le dialogue a lieu
00:37:58commence
00:37:59vous l'avez dit
00:38:00il se trouve
00:38:01que la REF
00:38:02se tient fin août
00:38:03bon bah c'est très bien
00:38:04à 16h45
00:38:05à Roland-Garros
00:38:07retransmis
00:38:07en direct
00:38:08chez nos confrères
00:38:09de LCI
00:38:10présenté par
00:38:11notre consoeur
00:38:12Amélie Carouer
00:38:13et les candidats
00:38:15et les candidats
00:38:15présumés
00:38:16pour l'instant
00:38:17parce que
00:38:17en tout cas
00:38:18ils sont positionnés
00:38:19mais ils n'ont pas encore
00:38:20les parrainages
00:38:21il y aura notamment
00:38:22Marine Tondelier
00:38:24les écologistes
00:38:25Bruno Rotaillot
00:38:26les républicains
00:38:27Edouard Philippe
00:38:28Horizon
00:38:29Jean-Luc Mélenchon
00:38:30la France insoumise
00:38:32Marine Le Pen
00:38:33Rassemblement National
00:38:35Raphaël Glucksmann
00:38:36Place Publique
00:38:37et puis
00:38:38Gabriel Attal
00:38:39Renaissance
00:38:39Serge Guérin
00:38:41alors
00:38:42première chose
00:38:43je voudrais rappeler
00:38:44quand même
00:38:44que quand on demande
00:38:45aux français
00:38:47en qui vous avez confiance
00:38:48ils mettent très très haut
00:38:49alors non pas les
00:38:50très grandes entreprises
00:38:51mais ils mettent très très haut
00:38:52les PME
00:38:53entreprises moyennes
00:38:54donc il y a quand même
00:38:55un truc
00:38:55les entreprises de proximité
00:38:57qui est quand même
00:38:58un vrai sujet
00:38:58c'est-à-dire que les politiques
00:38:59arrivent autour de 10%
00:39:00de confiance
00:39:01c'est tout en bas
00:39:01et les entreprises
00:39:03arrivent quand même
00:39:03tout en haut
00:39:04donc il y a aussi
00:39:04une réalité à prendre
00:39:05de ce côté-là
00:39:06deuxième élément
00:39:06en vous écoutant
00:39:07je repensais
00:39:08qu'il y avait une étude
00:39:10qui a été demandée
00:39:10et 60% des français
00:39:12souhaitaient qu'il y ait
00:39:13comme candidat
00:39:14à la présidentielle
00:39:14un chef d'entreprise
00:39:15celui qui arrivait en tête
00:39:16c'était Michel-Edouard Leclerc
00:39:17je ne pose pas
00:39:18bien
00:39:19pas bien
00:39:19ce n'est pas le sujet
00:39:20mais en tout cas
00:39:20on voit bien
00:39:20qu'il y a quand même
00:39:21une attente
00:39:21de plein de gens
00:39:22pour dire
00:39:22peut-être qu'il faudrait
00:39:23des gens qui connaissent
00:39:24un peu l'entreprise
00:39:25Mathieu Pigat
00:39:36Mathieu Pigat
00:39:37c'est un chef d'entreprise
00:39:38et un politique
00:39:39averti quand même
00:39:42on a Xavier Niel aussi
00:39:45c'est quand même
00:39:46intéressant de se dire
00:39:47que 60% des français
00:39:49aimeraient bien
00:39:49se disent qu'après tout
00:39:50un chef d'entreprise
00:39:51serait peut-être plus efficace
00:39:52qu'une personnalité politique
00:39:54je ne dis pas
00:39:54c'est bien, c'est mal
00:39:55ce n'est pas le sujet
00:39:55en tout cas
00:39:56il y a quand même
00:39:57cet élément-là
00:39:57troisième élément
00:39:58notion de confiance
00:39:59on parlait de croissance
00:40:01de développement économique
00:40:01on sait bien
00:40:02alors là
00:40:03c'est documenté
00:40:04de partout
00:40:04c'est quand j'ai confiance
00:40:06et quand je suis un minimum
00:40:06optimiste
00:40:07que je prends des risques
00:40:09si je n'y crois pas
00:40:10je prends moins de risques
00:40:11ça fait partie du jeu
00:40:12Bernardo se disait
00:40:13l'espérance
00:40:14c'est un risque à prendre
00:40:15donc je prends mon risque
00:40:16quand j'ai un peu d'espérance
00:40:17c'est beau ce que vous nous dites
00:40:18répétez ça
00:40:19ça j'aime bien
00:40:20l'espérance
00:40:20c'est un risque à prendre
00:40:21Georges Bernardo
00:40:23notez mesdames et messieurs
00:40:24non mais vraiment
00:40:25c'est des petites phrases
00:40:27comme ça
00:40:27qui font du bien aussi
00:40:28mais oui
00:40:28et du coup
00:40:29si je ne suis pas optimiste
00:40:30si je n'y crois pas minimum
00:40:31je ne vais pas me lancer
00:40:32et donc du coup
00:40:33on sait bien
00:40:34que le développement économique
00:40:35il est entre autres
00:40:35que des entreprises
00:40:36toutes petites
00:40:38moyennes
00:40:39grosses
00:40:39tout ce qu'on voudra
00:40:39c'est aussi qu'il y ait des gens
00:40:40qui disent
00:40:40allez j'y vais
00:40:42je vous en fais une autre
00:40:43prends ton risque
00:40:44à force de te regarder
00:40:45ils s'y feront
00:40:46on a René Char
00:40:47et Bernardo
00:40:48c'est un peu
00:40:51mais du coup
00:40:52il y a ça aussi
00:40:54donc les politiques
00:40:54ils ont aussi un enjeu majeur
00:40:56est-ce que vous me faites
00:40:57un minimum confiance
00:40:58par rapport à mes projets
00:40:59et pas juste une petite réformette
00:41:00dans un coin
00:41:00ou pas
00:41:01et donc après tout
00:41:02que le MEDEF ait profité
00:41:03de ce truc là
00:41:04il y avait la question chronologique
00:41:05et il y a en effet
00:41:06il y a une problématique majeure
00:41:08de confiance
00:41:08parce que là en ce moment
00:41:09la confiance en l'avenir
00:41:10elle est quand même très très faible
00:41:11du coup qu'est-ce qui se passe
00:41:12on ne recrute pas
00:41:13du coup même
00:41:14je suis prof en école de commerce
00:41:15même sur l'apprentissage
00:41:16on a plus de difficultés
00:41:17parce que les boîtes se disent
00:41:18je ne vais peut-être pas y aller
00:41:19là tout de suite
00:41:20parce que je ne sais pas trop
00:41:21ce qui va se passer en mai
00:41:21donc il y a quand même
00:41:22tout ça qui se joue
00:41:23donc de ce point de vue là
00:41:24il me semble que le MEDEF
00:41:25joue son rôle
00:41:25puis il y a aussi un truc
00:41:26un petit peu au sein du MEDEF
00:41:27il y a le MEDEF
00:41:28puis je vous rappelle
00:41:28qu'il y a un autre organisme
00:41:29qui s'appelle la CGPME
00:41:30qui ne s'appelle plus la CGPME
00:41:32qui ne s'appelle plus la CPME non plus
00:41:34qui s'appelle les entrepreneurs
00:41:36donc il y a aussi cette idée
00:41:38alors on peut être je crois
00:41:39à des rendez-vous
00:41:39c'est malin d'ailleurs
00:41:40comme changement de nom
00:41:40et c'est très très malin
00:41:41le patron de ce truc là
00:41:43est très très malin
00:41:44mais c'est aussi intéressant
00:41:45parce qu'ils ont aussi
00:41:45des enjeux entre eux
00:41:47un peu comme les syndicats
00:41:49de salariés
00:41:50de se dire
00:41:51il faut que j'existe
00:41:51donc il y a tout ça qui se joue
00:41:52donc de ce point de vue là
00:41:53ils ont bien joué chronologiquement
00:41:55ils ont bien joué politiquement
00:41:56et encore une fois
00:41:58ils répondent en partie
00:41:59à une problématique réelle
00:42:01des français
00:42:01qui disent
00:42:02est-ce qu'un chef d'entreprise
00:42:03ça ne serait pas mieux
00:42:03et une problématique réelle
00:42:04des entreprises
00:42:05c'est bazar de sort
00:42:07si on n'a pas confiance
00:42:08on n'y va pas
00:42:08je ne suis vraiment pas sûr
00:42:09qu'un chef d'entreprise
00:42:10puisse être un bon président
00:42:12alors oui
00:42:13c'est vraiment deux mondes
00:42:15qui sont totalement différents
00:42:16je pense que ça ferait
00:42:17un mauvais politique
00:42:18je dirais deux choses
00:42:20la première chose
00:42:21c'est que dans la liste
00:42:22que vous avez donnée
00:42:23tout à l'heure
00:42:23des participants à l'ESET
00:42:25il y a quand même une première
00:42:26c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:42:27est là
00:42:27c'est la première fois
00:42:29qu'il vient au MEDEF
00:42:30depuis qu'il est LFI
00:42:31il est venu en tant que
00:42:32il se normalise alors ?
00:42:33j'en sais rien
00:42:34mais en tout cas
00:42:35il envoyait
00:42:36les années précédentes
00:42:37il envoyait
00:42:38bon part
00:42:39en règle générale
00:42:40là c'est lui qui vient
00:42:41en tant que candidat
00:42:42c'est quand même une première
00:42:43c'est une vraie question
00:42:43que je vous pose Jérôme
00:42:44il se normalise ?
00:42:45écoutez oui
00:42:46comme d'habitude
00:42:47quand vous êtes à 15%
00:42:48et que vous voulez aller
00:42:49à 20-22
00:42:49vous vous normalisez
00:42:50c'est ce qu'il fera d'ailleurs
00:42:51ce qu'il a toujours fait
00:42:52il a toujours fait
00:42:52c'est pas une nouveauté
00:42:54et puis deuxièmement
00:42:55il va aller chasser
00:42:59sur les terres du centre
00:43:00et de la droite
00:43:00mais il va essayer
00:43:01de rassembler au-delà
00:43:02des 15%
00:43:02qui lui sont quasiment acquis
00:43:04aujourd'hui
00:43:05regardez on en parle
00:43:06c'est une occasion
00:43:07pour lui de prendre la parole
00:43:09la preuve on en parle
00:43:10moi ce qui m'inquiète
00:43:11quand même
00:43:11le fait que ce soit si tôt
00:43:13m'inquiète sur le contenu
00:43:14des échanges et du débat
00:43:17et puis le deuxième point
00:43:18c'est que Marine Le Pen
00:43:20fait son retour
00:43:21puisque avant
00:43:21c'était Jordan Bardella
00:43:22qui venait
00:43:23aux rencontres
00:43:24des entreprises de France
00:43:25les années précédentes
00:43:26c'était toujours lui
00:43:27on pensait que ce serait lui
00:43:28bon ça a changé
00:43:31c'est quand même
00:43:31une nouveauté aussi
00:43:32parce que Marine Le Pen
00:43:33fait son retour
00:43:34devant les chefs d'entreprise
00:43:35mais c'est aussi
00:43:36qu'il faut des candidats
00:43:37avec des rapports
00:43:39entre les deux
00:43:40qui sont pas toujours
00:43:41très faciles
00:43:42dans un instant
00:43:42votre regard sur l'actualité
00:43:43coup de coeur
00:43:44ou coup de gueule
00:43:45Jérôme ce sera
00:43:46vous en avez un ?
00:43:47non c'est un coup de gueule
00:43:48enfin c'est une mise en garde
00:43:49sur ?
00:43:50les sondages
00:43:51les sondages
00:43:52Anne Durez
00:43:52vous en aurez ?
00:43:53oui absolument
00:43:54un coup de coeur
00:43:56pour Yvette Roudy
00:43:57que les plus jeunes
00:43:58ça peut prêter à sourire
00:44:00Yvette Roudy
00:44:01et Sophie Adnaud
00:44:02qui ne sont pas
00:44:02de la même génération
00:44:03mais deux coups de coeur
00:44:05pour deux femmes
00:44:05très bien
00:44:06Jean-Baptiste Canivet ?
00:44:07oui un coup de gueule
00:44:08sur la fermeture des urgences
00:44:09de l'hôpital de Dinan
00:44:11Serge Guerin ?
00:44:13bah tiens
00:44:13ce sera un petit coup de coeur
00:44:14ah sur ?
00:44:16sur un livre
00:44:16sur un livre
00:44:17vous voulez pas nouir lequel ?
00:44:18si je peux oui
00:44:19allez-y
00:44:19une vie bouleversée
00:44:20une vie bouleversée
00:44:21et je rappelle vous
00:44:22vous êtes auteur
00:44:23de Quand le sexe n'a pas d'âge
00:44:25et l'amour non plus
00:44:26aux éditions Michelon
00:44:27ça ça va m'intéresser
00:44:28on va parler entre nous
00:44:30on revient dans un instant
00:44:31sur ce bras du coup
00:44:32vous réadissez évidemment
00:44:33au 0826-300-300
00:44:35on enregistre
00:44:39les débats de l'été
00:44:4110h-13h
00:44:42Anthony Martin Smith
00:44:43de retour avec vous
00:44:44mes amis
00:44:45au 0826-300-300
00:44:46vous nous appelez
00:44:47pour réagir
00:44:48aux différents sujets
00:44:49qui nous occupent
00:44:50depuis tout à l'heure
00:44:51il y aura la radio libre
00:44:52avec vous à partir de midi 15
00:44:54à partir de midi
00:44:55je recevrai la cofondatrice
00:44:56du Nutri-Score
00:44:58on parlera notamment
00:45:00de comment bien manger
00:45:01cette rentrée
00:45:02au midi 40
00:45:04mon invité
00:45:05avec Clément Barguin
00:45:06Johan Gillet
00:45:07député
00:45:08Rassemblement National
00:45:09du Gard
00:45:10et aussi directeur adjoint
00:45:11de la campagne
00:45:11de Marine Le Pen
00:45:12ça va être intéressant
00:45:13je pense
00:45:14comme échange
00:45:15et puis toujours
00:45:16autour de cette table
00:45:17Jean-Baptiste Canivet
00:45:18Anne Durez
00:45:20Jérôme Dubu
00:45:20qui est en forme
00:45:21Serge Guérin
00:45:22qui l'est tout autant
00:45:23comme toujours
00:45:25et curieusement
00:45:26ils sont à ma droite
00:45:26vous êtes très bons aussi
00:45:28mais à ma gauche
00:45:29ils sont en forme aussi
00:45:31la gauche
00:45:32se porte bien
00:45:33mesdames et messieurs
00:45:34la plateforme
00:45:35au 0826-300-300
00:45:37probablement
00:45:38que vous aussi
00:45:38ça va bien
00:45:39Serge Guérin
00:45:40ça tombe sur vous
00:45:40on parlait de votre livre
00:45:41tout à l'heure
00:45:42quand le sexe n'a pas d'âge
00:45:43et l'amour non plus
00:45:44aux éditions Michalon
00:45:45mais c'est pas de celui-là
00:45:47dont on va parler
00:45:47bien dommage
00:45:48d'ailleurs
00:45:48puisque j'avais envie
00:45:49de parler de sexe
00:45:50mais vous allez nous parler
00:45:51de toute autre chose
00:45:53un coup de coeur
00:45:54un coup de coeur
00:45:55c'est pas un livre
00:45:56du tout récent
00:45:57c'est un livre
00:45:57d'Ethie Elissom
00:45:58Une vie bouleversée
00:46:00Etie Elissom
00:46:00il y a un document
00:46:02par un documentaire
00:46:02une série qui est passée
00:46:03sur Arte
00:46:04qui reprend un peu
00:46:05son histoire
00:46:05et alors
00:46:06elle parle de sexe
00:46:07d'ailleurs dans le livre
00:46:08mais globalement
00:46:09pour la faire courte
00:46:09d'abord c'est écrit
00:46:10de manière extraordinaire
00:46:12de manière magnifique
00:46:13c'est
00:46:14je la fais courte
00:46:15c'est
00:46:16une jeune femme juive
00:46:17Hollande
00:46:18en Hollande
00:46:18et puis elle écrit son journal
00:46:20et en fin de compte
00:46:21elle garde jusqu'au dernier jour
00:46:22parce qu'elle sait très bien
00:46:23comment ça va se terminer
00:46:23elle garde jusqu'au dernier jour
00:46:25une espèce de truc
00:46:26en disant
00:46:26faut que je sois là
00:46:26faut que je sois présente
00:46:28faut que j'aide les autres
00:46:28et ainsi de suite
00:46:29et c'est autour de sa vie
00:46:31elle continue à se poser
00:46:31des grandes questions métaphysiques
00:46:33qu'est-ce que je vais devenir
00:46:34bref
00:46:35plein de choses
00:46:36sur la croyance
00:46:37sur Dieu
00:46:37et c'est un
00:46:39pour moi
00:46:40c'est un espèce de livre
00:46:41de joie et d'espoir
00:46:42alors même que le sujet
00:46:43est absolument dramatique
00:46:44mais elle l'écrit
00:46:45alors elle a fini
00:46:46dans les camps
00:46:48mais ça aurait été
00:46:49une écrivain
00:46:51extraordinaire
00:46:51et donc c'est une manière
00:46:52aussi de se calmer un peu
00:46:54de se dire
00:46:54il y a quand même des choses
00:46:55beaucoup plus graves
00:46:56que nos petites histoires
00:46:57donc c'est aussi
00:46:58c'est là le lien
00:47:00avec votre regard
00:47:00sur l'actualité
00:47:01parce que je ne vous suivais pas
00:47:04remarquez
00:47:04l'antisémitisme
00:47:05est vraiment d'actualité
00:47:06donc on peut faire
00:47:07un lien très très fort
00:47:08de ce point de vue là
00:47:09et dans les 7 candidats
00:47:10qui vont intervenir
00:47:11tout à l'heure
00:47:11là aussi pour vous taquer
00:47:12il n'y a pas que Jérôme
00:47:14que je mets en boîte
00:47:14je vous rassure
00:47:15tout le monde
00:47:16tout le monde prend le même temps
00:47:17il y a des bons clients ici
00:47:19Jérôme Dubu
00:47:20non mais pour
00:47:21pour reprendre ce que dit Serge
00:47:22j'ai regardé
00:47:23j'ai essayé de regarder
00:47:24le premier épisode
00:47:26de la série sur Arte
00:47:27je n'ai pas lu le livre
00:47:29je n'ai rien compris
00:47:30je n'ai strictement rien compris
00:47:32parlez-nous de votre coup de gueule
00:47:37ce n'est pas un coup de gueule
00:47:38c'est un avertissement
00:47:39une mise en garde
00:47:40sur les sondages
00:47:41tout le monde fait des sondages
00:47:43en ce moment
00:47:43il y en a deux qui sont sortis
00:47:44dont celui de Sud Radio
00:47:45LCI
00:47:46et Le Figaro je crois
00:47:48qui est fait par l'IFOP
00:47:49sur les présidentielles
00:47:51moi j'ai connu
00:47:52depuis 81
00:47:53un certain nombre
00:47:54d'évolutions
00:47:54des présidentielles
00:47:56je les ai suivis
00:47:57j'y ai participé
00:47:58j'ai milité
00:47:59etc
00:48:00et il s'est présenté
00:48:02non pas encore
00:48:03mais il s'est présenté
00:48:04tout est dans le pas encore
00:48:07on a regardé
00:48:08on a regardé
00:48:09un peu tout ça
00:48:10et lorsqu'on est
00:48:12au mois de septembre
00:48:13de l'année
00:48:13qui précède
00:48:15l'élection
00:48:15elle a lieu au mois
00:48:16d'avril-mai
00:48:18en général
00:48:19celui qui est en tête
00:48:20ou celle qui est en tête
00:48:21n'est pas élu
00:48:23vous regarderez
00:48:24sauf
00:48:25un cas
00:48:26en 87
00:48:27Mitterrand
00:48:28était déjà réélu
00:48:30au mois de septembre 87
00:48:32pour 88
00:48:33et Macron 2022
00:48:34voilà
00:48:35et Macron 2022
00:48:36quoique les écarts
00:48:37se sont réduits
00:48:38mais enfin bon
00:48:39voilà
00:48:39donc il faut faire attention
00:48:41et moi je n'aimerais pas
00:48:42qu'on ait une course
00:48:43au sondage
00:48:44alors je sais que ça
00:48:45intéresse les gens
00:48:46pour partie
00:48:48je les trouve d'ailleurs
00:48:49pas très très fiables
00:48:50on a vu au municipal
00:48:51que monsieur Hollas
00:48:53était élu avec 60%
00:48:54mais finalement
00:48:55il a perdu
00:48:55donc tout ça
00:48:56est à prendre
00:48:57avec des pincettes
00:48:58et donc je mets en garde
00:48:59c'est parce qu'il y avait eu
00:49:00le débat
00:49:00il n'y avait pas été bon
00:49:01oui mais il n'y a pas eu que ça
00:49:02ça m'a été très déterminant
00:49:04enfin un mois avant
00:49:05il est donné 60-40
00:49:06dans les sondages
00:49:07le débat n'était pas bon
00:49:07du tout Jérôme
00:49:08mais dans ces cas
00:49:09on payait cher
00:49:10regardez Marine Le Pen
00:49:11Emmanuel Macron
00:49:12elle l'a payé aussi cher
00:49:13on ne perd pas 20 points
00:49:14dans les sondages
00:49:15avec un débat
00:49:16vous avez raison
00:49:16ça n'existe pas
00:49:17on sait que la capacité
00:49:19de faire une campagne
00:49:20joue énormément
00:49:21il n'a pas perdu 20 points
00:49:22bah si il était 60
00:49:23il était à 60
00:49:24il a perdu
00:49:25il a perdu 20 points
00:49:26jusqu'à la dernière minute
00:49:27c'était quand même très serré
00:49:28vous rappelez vous quand même
00:49:28ah non non non
00:49:29un mois avant
00:49:29il était à 60
00:49:30il a perdu 20 points
00:49:31mais en 80
00:49:33Giscard était réélu
00:49:34en 87
00:49:36Barre
00:49:36était élu
00:49:37merci pour la précision
00:49:38en 94
00:49:39Bédouard Balladur
00:49:40était élu
00:49:41il n'a pas perdu de 20 points
00:49:42même au premier tour
00:49:44quasiment
00:49:45enfin bref
00:49:45faisons attention
00:49:46et n'aigrénons pas
00:49:48des sondages comme ça
00:49:49qui forment l'opinion
00:49:50en disant
00:49:51c'est madame
00:49:52ou c'est monsieur un tel
00:49:53qui seront au deuxième tour
00:49:54qui sera élu
00:49:55etc
00:49:55moi je crois que tout est ouvert
00:49:57tout peut arriver
00:49:58et donc soyons prudents
00:49:59sur l'évaluation
00:50:01et sur la connaissance
00:50:03des sondages
00:50:04Anne Durez
00:50:06vous ce sera quoi du coup ?
00:50:07un coup de coeur je crois
00:50:07un coup de coeur pour deux femmes
00:50:09deux femmes de deux générations
00:50:11bien différentes
00:50:12la première
00:50:13Yvette Roudy
00:50:14pourquoi mon coup de coeur ?
00:50:16c'est une femme
00:50:17qui
00:50:18nous a quitté
00:50:19il y a quelques jours
00:50:20alors je ne sais pas
00:50:21si vous avez eu l'occasion
00:50:22de lui rendre hommage
00:50:24c'est la première
00:50:25c'est une grande
00:50:26pionnière du féminisme
00:50:28c'est la première femme
00:50:30qui a été ministre
00:50:32en charge des droits des femmes
00:50:33avec un ministre
00:50:34de plein exercice
00:50:35donc elle a joué un rôle
00:50:36vraiment très important
00:50:37dans la lutte
00:50:40en faveur de l'égalité
00:50:42notamment professionnelle
00:50:43entre les femmes
00:50:43et les hommes
00:50:44et pourquoi je pense à elle
00:50:46parce que
00:50:47en dépit
00:50:48elle était ministre
00:50:49en 1983
00:50:50vous faites le calcul
00:50:51ça fait 42 ans
00:50:53si je ne fais pas d'erreur
00:50:56oui 43 ans
00:50:578 et 4 12
00:50:5743
00:50:58vous avez raison
00:50:59plus de 40 ans
00:51:00plus de 40 ans
00:51:01merci
00:51:02regardez comment les sociologues
00:51:04parfois peuvent être imprécis
00:51:07enfoirés
00:51:08merci de vos encouragements
00:51:09bref
00:51:10tout ça pour dire que
00:51:11il a fallu plusieurs lois
00:51:13quand même important de le souligner
00:51:15il a fallu plusieurs lois
00:51:17dont l'une d'elles
00:51:18assez récemment
00:51:19qui parle d'égalité
00:51:21réelle
00:51:22réelle
00:51:22entre les femmes et les hommes
00:51:24donc ce que je veux dire par là
00:51:25c'est que les combats
00:51:26en faveur de l'égalité
00:51:28entre les femmes et les hommes
00:51:29et notamment
00:51:30c'est ce qu'on fait au sein
00:51:31de Femmes de Loi
00:51:31de la promotion
00:51:32de l'égalité professionnelle
00:51:34entre les femmes et les hommes
00:51:35c'est un combat
00:51:36qui malheureusement
00:51:37je dis malheureusement
00:51:38est encore
00:51:38reste à mener
00:51:40un chiffre
00:51:41il y a encore en moyenne
00:51:42entre 20 et 22%
00:51:45d'écart salarial
00:51:46entre les femmes et les hommes
00:51:48aujourd'hui
00:51:48en 2026
00:51:50pour des postes
00:51:51équivalents
00:51:52il faut en parler
00:51:53au grand patronat
00:51:54Georges Dubé
00:51:55très bien
00:51:57seconde femme
00:51:57il n'a pas digéré
00:52:00seconde femme
00:52:01alors là
00:52:01elle est dans l'actualité
00:52:02Sophie Adnaud
00:52:03elle est grande femme aussi
00:52:04deux rôles modèles
00:52:07Sophie Adnaud
00:52:08bon
00:52:08elle est formidable
00:52:10dans son parcours
00:52:11et je pense
00:52:11qu'il est important aussi
00:52:12de souligner
00:52:13que dans les écoles
00:52:14d'ingénieurs
00:52:14il faut davantage
00:52:16de femmes
00:52:16dans les écoles scientifiques
00:52:17dans les écoles d'ingénieurs
00:52:18donc il y a des efforts
00:52:20qui sont faits en cela
00:52:20il y a des tas d'associations
00:52:21de femmes
00:52:22qui promeuvent
00:52:24les études d'ingénierie
00:52:26les études scientifiques
00:52:28mon second hommage
00:52:29et mon second coup de coeur
00:52:30et je dirais
00:52:31bon c'est l'histoire
00:52:32et l'espace
00:52:33qui sont comme deux ponts
00:52:36entre ces deux femmes
00:52:37pour continuer à faire rêver
00:52:40tous
00:52:40hommes et femmes
00:52:41et puis les petites filles
00:52:42aussi certainement
00:52:43moi je dirais
00:52:44que Sophie Adnaud
00:52:44elle est lunaire
00:52:46joli
00:52:47ça c'est pas Bernanos
00:52:49et Yves Trudy
00:52:51terre à terre
00:52:53très bien
00:52:54elle est très concrète
00:52:55donc c'est l'espace
00:52:56qui les régime
00:52:57Jean-Baptiste
00:52:57qu'elle y va
00:52:58alors moi
00:52:59c'est un coup de gueule
00:53:00qui est à la fois
00:53:01très local
00:53:03mais qui concerne
00:53:04je pense
00:53:04beaucoup de personnes
00:53:06sur la France entière
00:53:07c'est la fermeture
00:53:08la nuit
00:53:09des urgences
00:53:10de l'hôpital
00:53:11de Dinan
00:53:12qui était fermée
00:53:13en juillet
00:53:14août
00:53:14septembre
00:53:15on sait pas si ça va durer
00:53:16c'est du provisoire
00:53:17qui dure
00:53:17la nuit
00:53:18avec un aiguillage
00:53:21vers les hôpitaux
00:53:22de Saint-Malo
00:53:23Rennes
00:53:23ou Saint-Brieuc
00:53:24je trouve ça
00:53:26je trouve que c'est
00:53:26un très mauvais signal
00:53:28pour un bassin
00:53:28de 100 000 habitants
00:53:30d'inan agglomération
00:53:32de voir cet hôpital
00:53:34cette possibilité
00:53:35de se faire soigner
00:53:36la nuit
00:53:37fermée
00:53:38c'est-à-dire que
00:53:38sous l'égide
00:53:39d'une bonne gestion
00:53:41on fait fi
00:53:42des problématiques
00:53:43que peuvent rencontrer
00:53:44des gens encore une fois
00:53:45qui habitent
00:53:45à Saint-Carné
00:53:46à Tréfumel
00:53:47à Trèvron
00:53:48qui la nuit
00:53:49vont avoir des problèmes
00:53:50de santé
00:53:50des personnes plus âgées
00:53:51et qu'on va devoir envoyer
00:53:54en urgence
00:53:55en ambulance
00:53:56ou par leurs propres moyens
00:53:57à plus d'une heure
00:53:59de route
00:54:00vous avez vu d'ailleurs
00:54:01cette proposition
00:54:02on avait débattu
00:54:03en début du mois
00:54:03de Philippe Juvin
00:54:05à l'Assemblée nationale
00:54:06qui se dit
00:54:07favorable à la fermeture
00:54:08des hôpitaux de proximité
00:54:09d'une centaine de lits
00:54:10pour justement
00:54:11développer des gros pôles
00:54:12de santé
00:54:14vous avez vu ça ?
00:54:15j'ai vu ça
00:54:15et je trouve que
00:54:16c'est une bonne idée
00:54:17sur le papier
00:54:18mais une très très mauvaise idée
00:54:20en pratique
00:54:20le problème c'est que
00:54:21j'ai l'impression
00:54:22que nos politiques
00:54:22aujourd'hui
00:54:23résonnent beaucoup
00:54:24sur le papier
00:54:25mais ne sont pas
00:54:25beaucoup confrontés
00:54:26au terrain
00:54:26c'est ce que nous disent
00:54:28les personnes
00:54:29qui nous écoutent
00:54:30on ne peut pas faire
00:54:31trop ce procès
00:54:31à Philippe Juvin
00:54:32qui est quand même
00:54:34médecin hospitalier
00:54:34depuis des années
00:54:35chef de service
00:54:36il connaît l'hôpital
00:54:37ce n'est pas un procès
00:54:38à Philippe Juvin
00:54:39là c'est de manière générale
00:54:40sur le papier
00:54:42c'est une bonne idée
00:54:43maintenant quand on confronte
00:54:45les choses au réel
00:54:46ça peut poser quand même question
00:54:48les formules Excel
00:54:49sont bonnes
00:54:49c'est-à-dire qu'on va trouver
00:54:50juste à la fin de la colonne
00:54:51sauf que
00:54:52concrètement
00:54:52il y a de l'humain
00:54:54il y a des cas
00:54:55qui sont quand même
00:54:57importants à prendre en compte
00:54:58et qui ont une valeur
00:55:00qui n'est pas quantifiable
00:55:01à court terme
00:55:02mais qui aussi
00:55:03à moyen et long terme
00:55:04va avoir un impact
00:55:05et ça il faut y penser
00:55:06dans une poignée de minutes
00:55:07on va revenir
00:55:08sur ces parcs à thème
00:55:116 milliards d'investissements
00:55:12saoudiens
00:55:13annoncés
00:55:14conjointement
00:55:15avec Emmanuel Macron
00:55:16dans la région
00:55:18Île-de-France
00:55:19près de Sergi-Pontoise
00:55:20la création
00:55:21de trois parcs à thème
00:55:22mais les agriculteurs
00:55:24de la zone
00:55:25figurez-vous
00:55:26qui sont plutôt
00:55:27préoccupés
00:55:28font préempte
00:55:29leur terre agricole
00:55:30pour y mettre
00:55:31des attractions
00:55:32est-ce que là
00:55:33l'économie
00:55:34est intéressante
00:55:35est-ce que c'est bon
00:55:36ces 6 milliards
00:55:37pour les investissements
00:55:39et puis la vie
00:55:40économique locale
00:55:41ou est-ce qu'on est
00:55:42au devant
00:55:43d'une nouvelle ZAD
00:55:45une zone à défendre
00:55:46on en parle avec vous
00:55:47aussi au 0826 300 300
00:55:5610h-13h
00:55:57Anthony Martin Smith
00:55:59Retour sur l'antenne
00:56:00de Sud Radio
00:56:01avec des débatteurs
00:56:02en pleine forme
00:56:03particulièrement
00:56:04Anne Durez
00:56:05Serge Guérin
00:56:06qui est aussi en forme
00:56:07Jérôme Dubu
00:56:08n'en parlons pas
00:56:09Jean-Baptiste Canivet
00:56:10survolté
00:56:12et puis vous
00:56:13mesdames et messieurs
00:56:140826 300 300
00:56:16vous continuez
00:56:17de nous appeler
00:56:18on va notamment
00:56:19accueillir dans un instant
00:56:20un de nos agriculteurs
00:56:21préférés
00:56:22Jean-Jacques
00:56:22parce que
00:56:22le sujet qu'on pose
00:56:24sur la table
00:56:24et là je le pose
00:56:25mais alors
00:56:26comme je pose
00:56:27un chèque de banque
00:56:28de 6 milliards
00:56:28comme nos amis
00:56:30saoudiens
00:56:31qui vont le faire
00:56:32pour la création
00:56:33de 3 parcs à thème
00:56:34en Ile-de-France
00:56:37les parcs à thème
00:56:38notamment un
00:56:39sur la thématique
00:56:40de Dragon Ball
00:56:40on ne va pas débattre
00:56:41là-dessus
00:56:41on l'a déjà fait
00:56:42est-ce que c'est
00:56:43la bonne franchise
00:56:43ou pas
00:56:43peu importe
00:56:45c'est surtout
00:56:46que là
00:56:46on a des agriculteurs
00:56:47qui s'inquiètent
00:56:48de ne pas avoir
00:56:49été consultés
00:56:50dans ce projet
00:56:50il y a
00:56:52le projet
00:56:52d'étendre
00:56:53le parc actuel
00:56:55qui a fermé
00:56:56Mirapolis
00:56:58à 200 hectares
00:57:00et autour
00:57:01vous avez des terres agricoles
00:57:02de ce parc
00:57:03qui avait fermé
00:57:04en 1988
00:57:05sur le thème
00:57:06de Gargantua
00:57:08les agriculteurs
00:57:09s'inquiètent
00:57:09des comptes
00:57:10c'était sur le thème
00:57:10des comptes
00:57:11de France
00:57:11et du coup
00:57:13ces terres agricoles
00:57:16pourraient-elles
00:57:17être préemptées ?
00:57:18Préemptées ?
00:57:19Est-ce que du coup
00:57:20on est sur
00:57:22là
00:57:23un réel avantage
00:57:25ces 6 milliards
00:57:26ces 22 000
00:57:27emplois
00:57:28qui vont être créés ?
00:57:29Est-ce qu'on n'est pas
00:57:30au devant
00:57:30d'une zone
00:57:31à défendre
00:57:32plutôt qu'un véritable
00:57:34avantage économique ?
00:57:35Jean-Jacques
00:57:36vous êtes là ?
00:57:40Comment ça va
00:57:40Jean-Jacques ?
00:57:42Écoutez
00:57:42ça va
00:57:43on est dans la région
00:57:44sud
00:57:44on a toujours
00:57:45de la chaleur
00:57:45donc un petit peu
00:57:46donc pour ceux
00:57:48qui commencent
00:57:48à avoir froid
00:57:50nous ici
00:57:51on a une trentaine
00:57:52de degrés
00:57:52l'après-midi
00:57:53on a l'habitude
00:57:55on a eu pire
00:57:55Bien sûr
00:57:57je suis content
00:57:58de vous avoir
00:57:58en tout cas
00:57:59Jean-Jacques
00:57:59vous faites
00:58:00Moi aussi
00:58:01il n'y a pas de soucis
00:58:02Vous faites partie
00:58:03de nos agriculteurs
00:58:03préférés
00:58:04bon de toute façon
00:58:04vous êtes
00:58:05dès lors que vous êtes
00:58:06agriculteurs
00:58:07on vous préfère
00:58:09mais en fait
00:58:10je dis ça
00:58:10à toutes les personnes
00:58:11qui nous appellent
00:58:12rassurez-vous
00:58:14sauf au grand patronat
00:58:15il n'aime pas du tout
00:58:16le grand patronat
00:58:17le grand patronat
00:58:18n'appelle jamais
00:58:20parce que vous êtes
00:58:21en plateau
00:58:22c'est pour ça
00:58:24il a bien cherché
00:58:24on va
00:58:25vous me cherchez
00:58:26vous en prenez une
00:58:27c'est tout
00:58:27c'est comme ça
00:58:28que ça marche
00:58:30justement Jérôme
00:58:30je vais avec vous
00:58:31on a Jean-Jacques
00:58:32qui reste avec nous
00:58:33au téléphone
00:58:34et je le remercie
00:58:34parce que
00:58:35c'est quand même
00:58:36compliqué de trouver
00:58:36du temps
00:58:37lorsqu'on a une
00:58:37exploitation à gérer
00:58:39de nous appeler
00:58:40au standard
00:58:40je vous remercie
00:58:42à chaque fois
00:58:42infiniment
00:58:43de le faire
00:58:43parce que
00:58:44votre point de vue
00:58:45est quand même
00:58:45très précieux
00:58:46Jérôme
00:58:47est-ce qu'on
00:58:48ces 6 milliards
00:58:49c'est une bonne chose
00:58:50a priori
00:58:51puisqu'il y a
00:58:5122 000 emplois
00:58:52qui vont être créés
00:58:52est-ce qu'on peut
00:58:53le faire
00:58:53avec
00:58:56en tout cas
00:58:57sans prise en compte
00:58:58de tous les points de vue
00:58:59et notamment
00:59:00des riverains
00:59:00et de ceux
00:59:01qui exploitent
00:59:01des terres agricoles
00:59:02et qui pourraient
00:59:03se voir demain
00:59:04préempter leurs terres
00:59:05vous savez
00:59:05moi j'ai connu ça
00:59:06avec Euro Disney
00:59:07il se trouve qu'à l'époque
00:59:08Disneyland Paris
00:59:09aujourd'hui
00:59:10fin des années 80
00:59:13vous aviez des terres agricoles
00:59:14vous même
00:59:14non non je n'avais pas
00:59:15de terres agricoles
00:59:15j'étais assistant
00:59:17d'un député
00:59:18qui était le député
00:59:19de la circonscription
00:59:20où Disneyland
00:59:21s'est installé
00:59:22bon
00:59:23et on a été confronté
00:59:24à ce genre de choses
00:59:24puisque autour
00:59:26il n'y avait
00:59:27que des terres agricoles
00:59:28pour Disneyland
00:59:29ça peut paraître bizarre
00:59:30aujourd'hui
00:59:31puisque c'est très urbanisé
00:59:32maintenant
00:59:32il y a des transports
00:59:34en commun
00:59:34il y a des communes
00:59:35qui faisaient 200-300 habitants
00:59:37qui aujourd'hui
00:59:37ont 5000-10 000 habitants
00:59:38bon
00:59:39donc vous voyez
00:59:40l'évolution autour
00:59:40de Disney
00:59:41et on a été confronté
00:59:42avec la négociation
00:59:44autour des terres agricoles
00:59:45bon
00:59:46à l'époque
00:59:46ça s'est plutôt
00:59:47pas mal passé
00:59:48et pourtant
00:59:49il y avait un certain nombre
00:59:51de petites fermes
00:59:51c'était pas des grandes fermes
00:59:53il y avait aussi
00:59:54des terres agricoles
00:59:55qui appartenaient
00:59:55à des grandes fermes
00:59:56de 500-600 hectares
00:59:58comme on en connait
00:59:59dans l'abri
00:59:59mais il y avait aussi
01:00:00des toutes petites fermes
01:00:0210 hectares
01:00:0215 hectares
01:00:0320 hectares
01:00:04ça s'est plutôt
01:00:05pas mal passé
01:00:07mais ça veut dire quoi ?
01:00:08ça veut dire qu'on réduit
01:00:09effectivement la capacité
01:00:10agricole de l'île de France
01:00:13au profit
01:00:13d'autres activités
01:00:14et ça veut dire
01:00:16que les autres terres
01:00:18qui restent agricoles
01:00:19elles sont protégées
01:00:19par le Sdrift
01:00:21d'ailleurs
01:00:21ça veut dire
01:00:22qu'il faut qu'elles soient
01:00:23malheureusement
01:00:24plus productives
01:00:25ça veut dire qu'on pousse
01:00:27le schéma directeur
01:00:28de l'île de France
01:00:29qui fait la répartition
01:00:32entre terres agricoles
01:00:33terres à construire
01:00:33etc
01:00:34et à l'époque
01:00:36ça s'était plutôt bien passé
01:00:38pardon
01:00:39je le répète
01:00:39et là je ne sais pas
01:00:40comment ça va se passer
01:00:41mais voilà
01:00:42il y a un choix
01:00:43qui est de dire
01:00:44on réduit
01:00:45les terres agricoles
01:00:46les agriculteurs du coin
01:00:47Jérôme disent
01:00:48que ce sont parmi leurs terres
01:00:49les plus fertiles
01:00:50et c'est ça qui les inquiète
01:00:51mais à l'époque aussi
01:00:53c'était dans l'abri profond
01:00:54c'était les terres
01:00:55les plus productives
01:00:56où il y avait les rendements
01:00:57de blé, de maïs
01:00:58les plus productifs
01:00:59quasiment de France
01:01:01et ça a été conquis
01:01:02alors maintenant
01:01:03ça veut dire que
01:01:03si on réduit
01:01:04les terres agricoles
01:01:05et qu'on veut des rendements
01:01:06plus importants
01:01:07ça veut dire qu'on pousse
01:01:08à la productivité
01:01:09de l'agriculture
01:01:10on ne peut pas dire
01:01:10que l'île de France
01:01:11soit quand même
01:01:12les terres les plus
01:01:13les plus productives
01:01:15agricoles
01:01:15bien sûr qu'aussi
01:01:16mais l'abri
01:01:17c'est le terrain
01:01:18le plus productif
01:01:19dans ce que je veux dire
01:01:20par là
01:01:20c'est que
01:01:21ce n'est pas à ça
01:01:22qu'on a en tête
01:01:23quand on parle
01:01:24de l'île de France
01:01:25et donc
01:02:14est-ce que vous avez
01:02:15un peu plus
01:02:15un peu plus
01:02:15par la улиx
01:02:15il y a
Commentaires