- il y a 2 mois
avec Frédéric Brindelle, Corinne Tapiero, Nathalie Lebas, Boris Faure, Geoffroy d'Evry
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##LES_VRAIES_VOIX-2026-08-26##
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NewsTranscription
00:00:00Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Frédéric Brindel.
00:00:05Bonsoir, les Vraies Voix de l'été vous accueillent.
00:00:07Une émission à écouter en voiture, à pied ou à vélo, mais s'il vous plaît dans la bonne humeur.
00:00:12Voici le sommaire. Dans un instant, la question du soir.
00:00:16Dramillère dans les rues de Paris, un cycliste et un automobiliste en sont venus aux mains pour finir sur un
00:00:22coup de couteau.
00:00:23Se déplacer sereinement dans les grandes villes est devenu un challenge.
00:00:26Nous vous posons la question, hashtag cycliste.
00:00:28La cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ?
00:00:35Et puis, à 18h10, le MEDEF a rendez-vous sur la terre battue aujourd'hui, à la recherche de balles
00:00:41neuves et de services gagnants.
00:00:43Les grands patrons organisent leur réunion annuelle à Roland-Garros, chahutée par une gauche taxeuse.
00:00:50Le débat à 18h05, hashtag MEDEF.
00:00:53Les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ?
00:00:58Vous réagissez dans tous les cas au 0826 300 300.
00:01:02C'est Zach, le pape du standard qui vous accueille.
00:01:06Et puis, bien sûr, il y a la petite consultation.
00:01:09Vous répondez sur la chaîne YouTube de Suradio et sur nos réseaux sociaux.
00:01:14Voici les vrais voix du soir.
00:01:20Voilà, c'est ce qu'on appelle dégainé magnifiquement bien.
00:01:23Julien Delmas à la réalisation, rien ne lui échappe.
00:01:26Corinne Tapirot est avec nous, conseillère d'arrondissement LR Paris 12e et présidente de l'Observatoire des parents et de
00:01:32l'école.
00:01:33Vous avez un peu de boulot, ça y est, ça sent le retour à l'école.
00:01:35Ah oui, et puis alors les annonces, là, franchement, quand on n'a rien à dire, on attaque l'école.
00:01:40Bon, voilà.
00:01:41Ah, écoutez, comme ça, voilà.
00:01:43Bien, nous sommes très heureux de retrouver celle qui devait être avec nous la semaine dernière,
00:01:46mais elle est restée bloquée avec son avion.
00:01:48Du coup, on l'avait eue en avion, mais elle est désormais en studio,
00:01:52conseillère régionale des Hauts-de-France et présidente de l'assurance maladie de l'Oise.
00:01:56Nathalie Lebas, vous êtes bien là ?
00:01:58Bonsoir, je suis bien là.
00:02:00L'année dernière, enfin la semaine dernière, c'était Nathalie en haut.
00:02:03Voilà.
00:02:04Elle est drôle, celle-ci, hein ?
00:02:06Il faut vraiment la noter.
00:02:07Ça me rappelle à rentrer des classes pour la petite.
00:02:10Voilà.
00:02:10Et merci pour le petit jingle, évidemment.
00:02:13Alors, on ne fera aucun jeu de mots sur Boris Ford,
00:02:16qui est notre troisième vrai voix ce soir, syndicaliste et auteur du livre Coup de casque,
00:02:24consacré à la violence en politique.
00:02:26C'est vrai, il y a un petit peu de violence en politique, vous en êtes sorti, du coup.
00:02:30En courant.
00:02:31Oui, en courant, voilà.
00:02:32Mais c'est un plaisir de vous retrouver, parce que ça faisait un petit bout de temps
00:02:34que vous n'étiez pas venu dans les vraies voix.
00:02:36C'était loin, en Europe centrale, caché.
00:02:38Oui, oui, la dernière fois, c'était en 1947, je crois, que vous étiez avec nous.
00:02:42Bon, merci, bravo à tous les trois, vous êtes prêts.
00:02:44C'est parti, on ouvre la question du soir.
00:02:50Se déplacer en voiture à Montpellier, Grenoble, Rennes, Bordeaux, Marseille, Paris,
00:02:53j'ai testé, est devenu un enfer.
00:02:55L'automobiliste panique, s'énerve, puis craque, comme hier à Paris,
00:03:00souvent contre tous ceux qui empiètent sur la voie de l'autre.
00:03:03Cycliste, piéton, trottinetteur, c'est ce qu'on appelle un néologisme.
00:03:06Chauffeur de bus et de tramway.
00:03:08Dans le labyrinthe des centres-villes, c'est la loi de la jungle.
00:03:11Votre question du soir, hashtag cycliste.
00:03:14La cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ?
00:03:20Bien, alors, pour nous éclairer ce soir,
00:03:24quelqu'un qui fait référence dans le domaine,
00:03:26parce qu'il faut quand même...
00:03:28On ne va pas tirer à boulet rouge sur les automobilistes,
00:03:31même si là, hier, il y en a un qui a fait n'importe quoi, qui a craqué.
00:03:34Mais on va essayer de comprendre pourquoi il y a tant de tensions.
00:03:36Avec nos trois vrais voix, aussi avec Yves Cara,
00:03:39le porte-parole de Mobilité Club de France.
00:03:42Bonsoir, Yves.
00:03:44Bonsoir, Frédéric. Bonsoir à toutes et à tous.
00:03:46En forme, hein, Frédéric ?
00:03:47Quelques petits jeux de mots très sympas, non ?
00:03:50Je savais que vous m'écoutiez, donc, quelque part, je me suis lancé.
00:03:55Parce que vous avez toujours été un exemple pour moi, chérive.
00:04:00Bon, parlons franchement.
00:04:02Hier, ce qui s'est passé à Paris, on vous le rappelle,
00:04:04donc, un livreur à vélo qui entre en collision avec un chauffeur
00:04:11et les deux hommes commencent à se frapper.
00:04:14Puis l'un d'eux sort un coup de couteau.
00:04:17Urgence, l'homme est sorti de l'hôpital.
00:04:21Mais, cher Corinne Tapirot, vous qui êtes parisienne, qui êtes élue de Paris,
00:04:26c'est tous les jours ces tensions dans les rues de Paris ?
00:04:29Alors, moi, je vois beaucoup plus de tensions entre les cyclistes et les piétons.
00:04:33En plus ?
00:04:33Ah oui, parce que les piétons sont devenus une catégorie à éliminer des rues de Paris.
00:04:39Parce que ce n'est pas possible.
00:04:40Les cyclistes ne font pas attention, la plupart du temps.
00:04:42Ils roulent très vite.
00:04:43Ils ne s'arrêtent jamais au passage piéton.
00:04:46Ils ne respectent pas les feux rouges.
00:04:48Je crois qu'ils n'ont pas compris qu'ils pouvaient juste tourner à droite,
00:04:50mais pas franchir un carrefour, au risque de leur vie quand même.
00:04:53parce qu'il y a eu plusieurs accidents de ce type.
00:04:56Je pense qu'on a raté quelque chose dans la libération de cette mobilité.
00:05:01Alors, peut-être dans la répartition des voies.
00:05:05Et c'est bien là...
00:05:05Alors, pour vous dire, pardon, mais je vous donne un peu mon exemple personnel.
00:05:10Samedi soir, je vais avec Madame à Paris et nous prenons la voiture
00:05:14parce que c'est en plein mois d'août et que ça roule, que c'est gratuit et qu'il
00:05:17n'y a pas trop de...
00:05:18C'est pas gratuit.
00:05:19Ah non, c'est pas gratuit.
00:05:21C'est plus gratuit.
00:05:22D'accord, très bien.
00:05:23Et je passe à cet endroit où il y a eu l'agression hier.
00:05:26Et c'est juste à côté de l'église de la Madeleine.
00:05:29On aperçoit la gare Saint-Lazare.
00:05:31Et je me dis, mais comment, comment on peut passer ?
00:05:34J'ai un flash à ce moment-là.
00:05:35Je me dis, mais comment les gens peuvent passer sans péter les plombs ?
00:05:39C'est n'importe quoi.
00:05:40Mais le problème, c'est que je suis parti de Montparnasse pour sortir de Paris
00:05:44à hauteur du palais de justice, donc porte de Clichy.
00:05:47Et tout est mal pensé.
00:05:49Il y a des conflits de mobilité partout.
00:05:50Les nouvelles places qui ont été instaurées, il y a des croisements de cyclistes, de voitures, d'autobus.
00:05:55Je suis même étonnée qu'il n'y ait pas plus d'accidents.
00:05:57Vous, Nathalie Lebas, vous êtes conseillère régionale des Hauts-de-France.
00:06:02Alors, il n'y a pas d'exemple de centre-ville dans cette région ?
00:06:08Alors, peut-être...
00:06:08Alors, on a Lille, quand même, où vous avez un réseau de pistes cyclables qui a été vraiment développé.
00:06:15Et puis aussi, venir à Lille en voiture, aujourd'hui, c'est pire que de venir à Paris en voiture.
00:06:21C'est vraiment un problème.
00:06:24Mais dans tous les cas, je pense qu'il ne faut pas tout mélanger.
00:06:26Il ne faut pas mettre tout sur le même plan.
00:06:29Oui, il y a l'actualité et nous, la réflexion...
00:06:33Vous avez raison, Nathalie, c'est pour ça que je vous emboîte le pas.
00:06:35Nous, la réflexion, c'est la cohabitation avec les automobilistes dans les centres-villes.
00:06:40Est-ce qu'elle est devenue impossible ?
00:06:42Alors, pour ma part, je partage ce qui a été dit auparavant.
00:06:46Je pense qu'aujourd'hui, on devrait peut-être donner un permis pour les personnes à vélo.
00:06:52parce qu'on se rend compte qu'il y a des gens qui ne connaissent pas le code de la
00:06:54route,
00:06:54qui roulent au rouge, ils passent le rouge, ils continuent...
00:07:00Oui, mais là, vous allez sur le vélo, pardon.
00:07:02Moi, je suis cycliste, donc je ne suis pas en train de défendre les cyclistes.
00:07:06Mais il y a un problème pour se déplacer en voiture, c'est ça, Nathalie ?
00:07:09Il y a un problème pour se déplacer tout court.
00:07:11Aujourd'hui, on en a parlé dans l'émission la semaine dernière,
00:07:15on veut prendre l'avion, l'avion, il ne décolle pas.
00:07:17On veut prendre un train, il est en retard.
00:07:19On veut prendre la voiture, on a les bouchons.
00:07:21On veut prendre le vélo, il y en a partout, et ça bloque avec les voitures.
00:07:25Et quand vous êtes à pied, là, vous avez des vélos qui vous passent devant,
00:07:29qui ne respectent pas, qui roulent sur les trottoirs, et c'est très dangereux.
00:07:34En fait, effectivement, il y a un problème de répartition.
00:07:38Les zones ne sont pas bien définies, mais il y a aussi, à un vrai sujet,
00:07:41des gens qui ne respectent pas leur zone, parce qu'ils veulent aller plus vite.
00:07:46Oui, oui, oui, tout à fait.
00:07:47Boris Ford, vous rentrez, donc, on a rappelé votre parcours, on est heureux de vous retrouver.
00:07:53Vous travaillez beaucoup dans les pays de l'Est de l'Europe, Slovaquie, Hongrie, etc.
00:07:58Quand vous rentrez en France en voiture, c'est un autre monde ?
00:08:02Oui, et particulièrement à Paris, je pense qu'on est victime un peu d'une ville qui est extrêmement patrimoniale,
00:08:08extrêmement dense, il faut le rappeler, et où les rues, en fait, sont saturées.
00:08:12Et c'est vrai que quand on se promène dans les rues, qu'on soit en voiture ou en vélo,
00:08:16dans les rues de Varsovie, de Berlin, pour juste parler de Berlin,
00:08:20on circule très très bien, les choses sont très différentes.
00:08:23Donc c'est vrai qu'il faut partir de l'existant,
00:08:25et la réponse doit être éduquée, mais aussi réprimée.
00:08:28On a quand même fait des améliorations notables en matière de bagnoles, de voitures, pardon,
00:08:34en mettant des radars partout, je sais que ça a fait hurler beaucoup de monde,
00:08:37mais on a réduit le nombre de morts.
00:08:39Et si on veut peut-être pacifier l'espace urbain, l'espace de circulation,
00:08:44il faut peut-être aussi taper un peu.
00:08:45Bon, vous venez tous les trois de déblayer le terrain, Yves Cara est avec nous.
00:08:49Yves, je voulais absolument vous avoir, parce que, juste un autre clin d'œil personnel, pardon,
00:08:55mais je suis passé par Laval, on m'a déposé à la gare de Laval en voiture.
00:08:58L'aval en voiture, c'est aussi très compliqué.
00:09:01Aujourd'hui, c'est devenu quasiment impossible d'aller dans le centre-ville en voiture,
00:09:07sans péter une durite, pardon de l'expression, Yves.
00:09:11Oui, c'est vrai, Frédéric.
00:09:13On a été tellement loin dans la voiture, finalement, il y a quelques dizaines d'années,
00:09:16on était sur l'auto-voiture, que là, on est complètement dans l'inverse.
00:09:20On fait tout pour empêcher les gens, effectivement, d'arriver à la gare sereinement,
00:09:24tranquillement, pouvoir se garer, avec les cinq ou dix minutes pour décharger tranquillement
00:09:29les gens avec l'ordalise.
00:09:30C'est vrai qu'on a été trop loin, et ça crée des tensions.
00:09:33Oui, parce qu'on se sent un petit peu harcelé quand on est en voiture, c'est vrai.
00:09:36Alors, la cohabitation, vous savez, entre tous les usagers,
00:09:39nous, on en parle toute l'année à Mobilité Club France,
00:09:41on milite, on a des actions très concrètes avec des associations de cyclistes,
00:09:45en Alsace, mais pas seulement.
00:09:47Et c'est jamais gagné.
00:09:49C'est un combat de tous les jours, de tous les instants,
00:09:52pas seulement pour les automobilistes, mais pour tout le monde.
00:09:55Faire passer le message que quand on est à deux roues,
00:09:57que ce soit en vélo, en mobilette, en scooter, on est en danger,
00:10:01on est en état de fragilité.
00:10:03Donc, même quand on a la priorité, on n'a pas la priorité,
00:10:05on fait attention, on a les mains sur les freins,
00:10:07et on fait attention que l'automobiliste vous a bien vu.
00:10:10C'est un combat de tous les jours.
00:10:11Et puis, c'est vrai qu'on est dans une société où on va aller de plus en plus vite,
00:10:16on est de plus en plus dans son monde avec les écouteurs.
00:10:19Les piétons qui traversent avec les écouteurs en croyant qu'ils sont seuls au monde,
00:10:22ça, c'est insupportable.
00:10:23Ou qui regardent leur téléphone portable aussi.
00:10:26Ou qui regardent leur téléphone portable.
00:10:28Et vous savez, ça peut vous mettre dans une situation très embêtante,
00:10:30parce que quelqu'un qui regarde son téléphone portable,
00:10:32qui d'un coup décide de traverser,
00:10:34et vous, vous arrivez en voiture ou en moto,
00:10:36et vous êtes surpris parce qu'il n'a pas réagi.
00:10:38Si vous avez une caméra avec un policier derrière qui vous prend six points,
00:10:42parce que vous avez mis en danger peut-être un piéton,
00:10:45ça, ça crée des injustices qui sont pénibles.
00:10:47Donc, il faut cohabiter tous ensemble de la façon la plus intelligente possible.
00:10:51L'information, l'éducation en permanence, c'est ce qu'on fait.
00:10:54Bon, chacun d'entre vous avait pris la parole.
00:10:56Les auditeurs vont pouvoir prendre la parole aussi au 0826 300 300.
00:11:00La question est, la cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ?
00:11:06Vous nous donnez votre point de vue.
00:11:07Il faut marquer une petite respiration et on revient tous.
00:11:10Tout le monde, évidemment, Corinne Tapirot a envie.
00:11:12Vous allez parler, Corinne.
00:11:14Boris vous parlerez.
00:11:15Nathalie vous parlerez.
00:11:16Et puis, bien sûr, Yves, qui est là avec nous.
00:11:19A tout de suite.
00:11:4817h20, les vraies voix Sud Radio.
00:11:49Notre débat, hashtag cycliste, puisque l'actualité nous ramène donc sur ce fait d'hiver avec un cycliste poignardé à
00:11:57Paris.
00:11:57Il est hors de danger maintenant.
00:11:59La question, la cohabitation avec les automobilistes dans les grandes villes est-elle devenue impossible ?
00:12:04Corinne Tapirot, Nathalie Lebas, Boris Fort sont nos vraies voix.
00:12:07Et notre expert, notre grand témoin Yves Cara, porte-parole du Mobilité Club France.
00:12:16Sur le plan de circulation dans les villes Yves Cara, est-ce que, de par vos différentes études, vous pouvez
00:12:25nous confirmer que tout est fait pour empêcher la voiture ?
00:12:44Merci.
00:13:14Merci.
00:13:44Merci.
00:14:41Corinne Tapirot, vous voulez dire ?
00:14:42Je voudrais dire deux choses. D'abord, il n'y a pas de plan de circulation à Paris, sachez-le.
00:14:47Il y en a un, mais je ne l'ai pas compris, en tout cas.
00:14:48Non, non, ce n'est pas le plan de circulation tel qu'il se conçoit normalement.
00:14:54Le stationnement est exorbitant, mais c'est un stationnement de surface qui est très cher,
00:14:58et qui est trois à quatre fois plus cher qu'un stationnement dans un parking payant.
00:15:02Quoi ? Vous allez au Palais des Congrès, vous restez deux heures, vous en avez pour 30 euros ?
00:15:06Ce n'est pas possible ?
00:15:07À Paris, vous vous garez, vous en avez pour deux fois plus.
00:15:10Oui, enfin, moi, je paye plus, je paye plus, je paye plus.
00:15:13C'est un sujet, mais c'est bon, on ne va pas pinailler sur les montants.
00:15:18Mais on a quelque chose qui est assez étonnant à chaque fois qu'on parle de ces conflits de mobilité.
00:15:24D'accord, il y a eu cet incident, cet accident regrettable, plus que regrettable, même scandaleux.
00:15:30Mais je veux quand même rappeler que le code de la route prévoit quelque chose.
00:15:33C'est-à-dire que dès lors qu'on est sur un engin avec des roues, on est responsable de
00:15:40son engin et sa maîtrise.
00:15:41J'ai bien compris, Corinne.
00:15:41Et le piéton reste ultra prioritaire.
00:15:44Or, ça n'est pas le cas.
00:15:46Ok, Corinne.
00:15:46Ça n'est pas le cas du tout.
00:15:47J'ai bien compris, j'ai bien compris.
00:15:49Vous en avez après les cyclistes.
00:15:50Ah oui.
00:15:51Et je vous comprends.
00:15:52Moi-même, je suis cycliste, je suis commentateur du cyclisme depuis 20 ans à la télé.
00:15:56J'ai fait de la compétition et je vais vous dire, j'aurais eu envie de défendre les cyclistes.
00:16:00Sauf que moi, quand je m'entraîne dans le Val d'Oise et que je vois les gens qui me
00:16:05voient et qui me voient comme quelqu'un de nuisible
00:16:08et que je rentre de Sud Radio avec ma voiture et que je vois effectivement monsieur tout le monde roulant
00:16:14au vélo,
00:16:15je comprends pourquoi il y a autant de cyclistes morts d'entraînement sur la route des sportifs
00:16:20qui payent les pots cassés de ceux qui font n'importe quoi dans les villes avec leur vélo électrique qui
00:16:25jette n'importe comment.
00:16:26Donc, c'est un cycliste qui est victime, comme tous les cyclistes sportifs, d'autres cyclistes qui n'en ont
00:16:31rien à faire.
00:16:31Donc, je suis d'accord.
00:16:32Donc, je ne suis pas militant par rapport à ça.
00:16:34Mais, de grâce, je voudrais revenir à cette problématique pour se déplacer dans les villes.
00:16:41Pour les voitures, c'est devenu impossible, Nathalie Lebas.
00:16:44C'est la responsabilité des maires et de leur plan local d'urbanisme et de leur plan de circulation.
00:16:50Vous avez des maires qui ont assumé de dire qu'ils étaient anti-voiture.
00:16:56Et d'ailleurs, moi, quand j'en entends certains dire, oui, c'est bien que les gens prennent plus le
00:17:00vélo.
00:17:01Ok.
00:17:02Dans le nord de la France, quand il pleut une bonne partie de l'année,
00:17:05ce n'est quand même pas très sympa d'arriver au bureau complètement mouillé.
00:17:09Et quand il neige, on fait comment ?
00:17:11Demandez à quelqu'un d'aller en costume.
00:17:13Vous devez travailler en costume.
00:17:14Vous prenez le vélo, vous transpirez.
00:17:16Ce n'est pas possible.
00:17:17Bah oui.
00:17:18Et puis, vous allez faire vos courses.
00:17:20Vous achetez une machine à laver.
00:17:21Vous ne la ramenez pas avec un vélo.
00:17:22J'ai vu qu'il y a quand même des cargos, des vélos cargos de déménagement.
00:17:26Je veux quand même vous le dire.
00:17:27On ne peut déménager à vélo, paraît-il à part.
00:17:29Mais tout ça, ça montre encore une fois à quel point les volontés politiques sont parfois déconnectées de la réalité
00:17:35des gens.
00:17:35Complètement.
00:17:36On a des personnes qui sont élues et qui ont des jolies idées sur le papier.
00:17:40Sauf que dans la vie, sur la vraie vie des Français, ça ne fonctionne pas.
00:17:44Ils veulent qu'on vive comme eux.
00:17:45Baptiste, de Boulogne-Billancourt.
00:17:47Alors, pour tout vous dire, Boulogne-Billancourt, à côté de Paris, c'est là où les studios de Sud Radio
00:17:51sont.
00:17:51Tout à l'heure, quand je vais sortir, ça va être bouché dans le garage parce que ça ne circule
00:18:00pas.
00:18:00C'est-à-dire qu'il n'y a plus qu'une voie, les gens n'avancent pas, il y
00:18:02a 15 feux rouges.
00:18:03Donc, entre la fin de votre travail et le moment où vous sortez, il y a eu 25 minutes les
00:18:10soirs de galère.
00:18:11Donc, Baptiste avec nous, de Boulogne-Billancourt.
00:18:13Bonsoir, Baptiste.
00:18:15Bonsoir, Frédéric.
00:18:15Alors, d'abord, pour commencer, vous dire que, pour le coup, là, vous n'allez pas pouvoir accuser les vélos,
00:18:20même si j'ai bien compris que c'était le thème de la discussion.
00:18:23Moi, je les défends puisque je suis un cycliste.
00:18:26Je ne parlais pas de vous.
00:18:27Je ne parlais pas de vous.
00:18:28Je ne parlais essentiellement de Corinne, dont on a bien compris qu'elle n'aime pas les vélos.
00:18:32Mais en gros, quoi qu'elle ne l'ait pas dit beaucoup, mais quand même, sur 30 secondes de temps
00:18:37de parole,
00:18:38elle a réussi à le dire 8 fois, il faut saluer la performance.
00:18:40Boulogne, c'est la pire ville pour les aménagements.
00:18:43Boulogne, c'est la pire ville pour les aménagements cyclables.
00:18:45C'est vraiment l'enfer pour les vélos.
00:18:47Et je suis content de vous entendre dire que c'est complètement bouché et saturé pour les bagnoles.
00:18:51Et là, pour le coup, les aménagements cyclables, ils ne sont pour rien,
00:18:54puisque à Boulogne, il n'y en a pas.
00:18:55Voilà, c'est simple.
00:18:56Il n'y en a pas.
00:18:58Le quartier du Point du Jour, en l'occurrence, il y a cette terrible...
00:19:05Le long de la Seine, le problème, c'est que comme il y a la place pour le vélo,
00:19:09il n'y a plus de place pour sortir des voitures.
00:19:10C'est juste ça.
00:19:12Il y avait deux voies pour les voitures.
00:19:14Il y en a une qui a été rendue pour cycliste.
00:19:17Mais c'est la seule...
00:19:18Vous avez raison.
00:19:19Vous avez réussi à citer le seul aménagement cyclable de Boulogne.
00:19:22Route de la Reine.
00:19:23Route de la Reine.
00:19:24Voilà, Yves Cara, c'est ça.
00:19:25Ouais, route de la Reine, c'est le seul.
00:19:27Alors donc, Baptiste, allez-y.
00:19:30Bon, moi, je vais répondre à votre question.
00:19:33Je voulais juste dire une chose,
00:19:34parce que j'entendais Yves Cara dire que le rôle des politiques,
00:19:37normalement, c'était d'améliorer la vie des gens.
00:19:39Et que lui, il trouvait qu'on pourrissait juste la vie des automobilistes.
00:19:43Moi, je fais du vélo depuis dix ans.
00:19:44Et c'est mon seul moyen de transport à Paris.
00:19:46Je ne prends plus le métro.
00:19:47Je ne prends plus le bus.
00:19:48Je ne me déplace qu'en métro.
00:19:49Et je peux lui dire que moi,
00:19:51tous les aménagements cyclables qui ont été faits,
00:19:54ils m'ont clairement amélioré la vie.
00:19:55Donc certes, ça a pourri la vie des voitures.
00:19:57Mais moi, franchement, en tant que cycliste,
00:19:58ça m'a clairement amélioré la vie.
00:20:00Quant à dire que les commerçants souffrent,
00:20:02qu'on piétonnise et qu'on rende l'accès à la voiture difficile,
00:20:04ce n'est pas vrai.
00:20:05Toutes les études montrent qu'il n'y a pas du tout de déperdition pour le commerce.
00:20:09Au contraire, quand on permet aux gens de circuler dans des rues aux écoles
00:20:12ou dans des rues piétonnes, ça favorise le commerce.
00:20:15Bon, ce n'est pas vraiment le sujet.
00:20:17Non, mais c'est important, Baptiste.
00:20:19Mais je suis très content, Baptiste.
00:20:21Juste pour finir, pour vous dire à votre élu du Nord qui dit
00:20:23qu'est-ce qu'on fait ?
00:20:24Il se trouve que je suis originaire du Nord
00:20:25et que mes parents habitent dans le Nord
00:20:26et qu'à 65 balais, ils se déplacent eux aussi quasiment plus qu'à vélo.
00:20:30Quand il pleut, on met un coup de vent.
00:20:32Moi, je fais du vélo tous les jours.
00:20:33Et quand il pleut, je n'arrive pas à tremper au bureau
00:20:35parce qu'on s'équipe un tout petit peu.
00:20:37Et quant à la neige, je ne vais pas répondre.
00:20:39Un demi-épisode de neige tous les cinq ans,
00:20:41je pense qu'il ne faut pas exagérer.
00:20:42Ce n'est pas un vrai argument.
00:20:43D'accord.
00:20:43Et quant à la cohabitation entre les vélos et les automobiles,
00:20:48je note, moi, depuis dix ans,
00:20:50je note que ce qui a beaucoup amélioré les relations,
00:20:52c'est que plus on avance vers des aménagements cyclables
00:20:56qui sont dédiés aux vélos,
00:20:58et plus la cohabitation redevient possible.
00:21:00Moi, il y a dix ans, il y avait la moitié de mon trajet
00:21:02où j'étais avec les voitures
00:21:04et l'autre moitié où j'étais sur des pistes cyclables.
00:21:06Aujourd'hui, en partant de Boulogne
00:21:08et en allant bosser dans le centre de Paris,
00:21:10je suis quasiment sur du 100% piste cyclable.
00:21:13Et bien, bizarrement,
00:21:14quand chacun a sa voie de circulation
00:21:16et quand chacun a ses feux,
00:21:18ses balises et ses aménagements,
00:21:20moi, je note que je m'embrouille.
00:21:23Et pourtant, je ne suis pas le premier pour m'embrouiller,
00:21:26je ne suis pas le dernier pour m'embrouiller,
00:21:27mais je m'embrouille pour moi.
00:21:28Vous voyez, vous m'avez dit de me calmer,
00:21:30des fois, vous énervez aussi.
00:21:31Non, mais attendez,
00:21:33là, ce n'était vraiment pas un reproche de ma part
00:21:35parce que moi, j'avoue,
00:21:36que ce soit à vélo ou en voiture parfois,
00:21:39je suis débile.
00:21:40Je reconnais que je suis débile
00:21:42et parfois, je me fais peur
00:21:43parce que j'ai des réactions,
00:21:45notamment quand je suis en voiture,
00:21:46j'ai des réactions où je me dis,
00:21:47ce n'est pas possible d'être...
00:21:48Je suis père de famille,
00:21:50j'ai 40 piges,
00:21:51tout va bien dans ma vie
00:21:52et parfois, je suis au volant
00:21:53et je me trouve d'une débilité incroyable.
00:21:56Je pense qu'il y a un truc
00:21:56qui fait que quand on passe derrière le volant,
00:21:59on a tous un peu les fils qui se touchent
00:22:01et on devient un peu zinzins.
00:22:03Et le challenge est de faire en sorte,
00:22:05et on en parlait avec Yves Cara,
00:22:06le challenge est de faire en sorte
00:22:07qu'on puisse évoluer les uns et les autres
00:22:10dans de bonnes conditions
00:22:10et c'est bien ça le souci.
00:22:12Juste un clin d'œil sur le vélo,
00:22:14bravo à tout l'axe chambéry,
00:22:17la mode Cervolex,
00:22:18parce que les pistes cyclables,
00:22:21je les ai testés à l'entraînement
00:22:23cet été magnifique.
00:22:25Bravo aussi au sable d'Olonne,
00:22:27surtout le long de la plage.
00:22:31Le seul problème,
00:22:32c'est que comme ce n'est pas délimité,
00:22:34sur la piste cyclable,
00:22:35il y a tous les gens avec l'élan d'eau,
00:22:37tout ça,
00:22:37et vous ne pouvez pas faire de vélo.
00:22:39Donc encore une fois,
00:22:40merci les piétons
00:22:41qui sont sur les pistes cyclables
00:22:43et quand vous arrivez en vélo,
00:22:44que vous vouliez faire un petit peu de vitesse
00:22:46parce que quand on fait du sport,
00:22:47on s'entraîne,
00:22:48vous avez des gens qui marchent à pied
00:22:49alors qu'ils ne sont pas sur le trottoir
00:22:51et qui sont avec les poussettes.
00:22:52Voyez, c'est tout le monde.
00:22:53On va marquer une petite respiration,
00:22:55on va accueillir Patrick,
00:22:56on va faire le point sur la consultation
00:22:59avec Quentin Saunier,
00:23:00la cohabitation avec les automobilistes
00:23:02dans les grandes villes
00:23:02est-elle devenue impossible ?
00:23:04On remercie l'excellent Yves Cara,
00:23:06porte-parole de Mobilité Club de France
00:23:08qui nous a éclairés,
00:23:10toujours avec beaucoup de justesse.
00:23:12Et bien sûr,
00:23:13nos trois vraies voix,
00:23:14nous sommes ensemble.
00:23:14A tout de suite.
00:23:20Bienvenue dans nos centres-villes
00:23:22de Rennes à Toulouse,
00:23:24en passant par Marseille jusqu'à Lille
00:23:26et Paris et Lyon et Grenoble.
00:23:28Les piétons s'en prennent aux cyclistes
00:23:30qui eux-mêmes s'en prennent aux automobilistes
00:23:33qui eux-mêmes s'en prennent aux pieux.
00:23:35Bref, tout le monde s'en prend après,
00:23:37tout le monde.
00:23:37Vous l'avez compris,
00:23:38la cohabitation est devenue impossible.
00:23:40Question ce soir,
00:23:41la cohabitation avec les automobilistes
00:23:43dans les grandes villes
00:23:45est-elle devenue impossible ?
00:23:46Nous en parlons avec nos trois vraies voix.
00:23:48Corinne Tapirot,
00:23:49conseillère d'arrondissement de Paris
00:23:51et présidente de l'Observatoire des Parents
00:23:53et de l'école.
00:23:54Nathalie Lebas,
00:23:55conseillère régionale des Hauts-de-France
00:23:57et présidente de l'assurance maladie de l'Oise.
00:24:00Et Boris Faure,
00:24:01syndicaliste et auteur du livre
00:24:03Coup de casque.
00:24:05Alors, que dit la consultation
00:24:06et que disent nos auditeurs de Sud Radio
00:24:09Quentin Saunier.
00:24:10Eh bien, Frédéric,
00:24:11on vous a posé cette question.
00:24:12La cohabitation avec les automobilistes
00:24:14dans les grandes villes
00:24:15est-elle devenue impossible ?
00:24:16Et vous répondez oui
00:24:17à 81% en très large majorité.
00:24:20Paranode, hein ?
00:24:20Oui, et vous nous laissez aussi
00:24:21beaucoup de commentaires.
00:24:22On a Pierre qui, lui,
00:24:23est catégorique et qui dit
00:24:24il faut virer toutes les voitures
00:24:27des grands centres urbains.
00:24:28Et on a Los Etats également
00:24:29en colère qui nous dit
00:24:30quand la ville met des voies
00:24:31réservées aux vélos
00:24:32en contresens dans des rues
00:24:33où il n'est pas possible
00:24:35de se croiser.
00:24:35Oui, oui.
00:24:37Quel bel exemple horrible, ça.
00:24:38Oui, bien sûr.
00:24:39Et qu'en plus que les cyclistes
00:24:41se comportent comme s'ils étaient
00:24:42les rois du bitume
00:24:44sous prétexte qu'ils sauvent
00:24:45la planète,
00:24:45cela devient tellement agaçant
00:24:47pour les automobilistes.
00:24:48Même Tadej Pogacar
00:24:49ne passerait pas en contresens.
00:24:50Vous savez,
00:24:51la star du cyclisme mondial.
00:24:52Ça serait trop dangereux
00:24:53de croiser une voie.
00:24:54Oui, tout cela est nul.
00:24:56On en a parlé avec Yves Cara.
00:24:58Ce n'est pas bien pensé.
00:24:59On fait du fric
00:25:00sur le dos des uns et des autres.
00:25:02Et justement,
00:25:02pour conclure le débat,
00:25:03avec Patrick au 0826 300 300,
00:25:06les auditeurs prennent la parole
00:25:09sur Sud Radio.
00:25:10Patrick, automobiliste, c'est ça ?
00:25:13Oui, c'est ça même.
00:25:14Bon.
00:25:15Et mauvaise expérience
00:25:16avec un cycliste ?
00:25:18Mauvaise expérience
00:25:19avec un cycliste.
00:25:20Je circule sur une départementale
00:25:23où je double cycliste.
00:25:25Ce cycliste tend la jambe
00:25:26lorsque je le double.
00:25:27Donc, c'est clair,
00:25:29je suis passé à 1 mètre,
00:25:32voire 1 mètre 50.
00:25:34Mais bon, d'après lui,
00:25:35ça serait 1 mètre 50,
00:25:36mais on était en agglomération.
00:25:38Le règlement,
00:25:39c'est 1 mètre 50
00:25:40et sinon en agglomération,
00:25:411 mètre.
00:25:42Voilà.
00:25:43Voilà, c'est ça.
00:25:44Je suis en agglomération,
00:25:45donc je suis bien sur le 1 mètre.
00:25:47Ceci dit,
00:25:47il vient taper sur ma voiture
00:25:49une première fois.
00:25:50Donc, je continue mon chemin,
00:25:52je m'habite
00:25:53en lui disant
00:25:53qu'il a un problème.
00:25:55Et je continue mon chemin,
00:25:56400 mètres plus loin,
00:25:58il revient sur la voiture
00:25:59et part de l'arrière
00:26:00jusqu'à l'avant
00:26:01à redonner des coups de pied
00:26:02dans la voiture.
00:26:03Donc, je stoppe mon véhicule
00:26:05pour lui demander
00:26:06de faire un constat.
00:26:07Il m'insulte,
00:26:09reprend la route
00:26:09et s'enfuit dans un petit chemin.
00:26:13Donc, j'interviens
00:26:14sur ce petit chemin
00:26:16bien devant lui
00:26:17afin de le bloquer
00:26:18pour faire ce constat.
00:26:22Il tombe de vélo,
00:26:23il se relève
00:26:24et vient redonner
00:26:25encore un troisième poids
00:26:27des coups dans la voiture.
00:26:28Les témoins arrivent
00:26:29et ainsi de suite.
00:26:30Les armes sont venues.
00:26:31Je passe au pénal.
00:26:33Donc, au pénal,
00:26:34je passe en intérêt civil.
00:26:36Pourquoi ?
00:26:37Parce qu'il a un petit
00:26:39hématome au pied.
00:26:40C'est clair,
00:26:41il a latté une voiture
00:26:42sur tout un côté
00:26:43de la voiture.
00:26:45Voilà.
00:26:46Il casse une poignée
00:26:48de voitures
00:26:48à coups de pied.
00:26:50Gendarme,
00:26:51on est passé,
00:26:51donc je passe au tribunal.
00:26:52Intérêt civil.
00:26:53Bon, après,
00:26:54la réflexion du juge,
00:26:55je me dis,
00:26:56pourquoi vous ne savez pas
00:26:57appeler la gendarmerie
00:26:58et suivre ce vélo ?
00:27:00J'ai dit,
00:27:01oui,
00:27:01je suis désolé.
00:27:02Ça, c'est le grand argument.
00:27:04On parlait hier
00:27:05dans d'autres émissions
00:27:06de la légitime défense.
00:27:08À chaque fois,
00:27:08c'est vrai,
00:27:08il faudrait.
00:27:09Patrick,
00:27:10merci pour cet exemple.
00:27:11Parce qu'il dit quoi ?
00:27:12Il dit que
00:27:13les gens sont devenus
00:27:15excédés
00:27:15et que
00:27:16chez les automobilistes,
00:27:18il y a des cons.
00:27:18Chez les cyclistes,
00:27:19il y a des cons.
00:27:20Chez les piétons,
00:27:20il y a des cons.
00:27:21Et le problème,
00:27:22c'est que quand vous avez
00:27:22des gens sympas,
00:27:23ils commencent à en avoir marre
00:27:24de vivre avec des cons.
00:27:26Merci pour cet exemple,
00:27:27Patrick.
00:27:28Alors, juste...
00:27:29Il faut vraiment faire vite.
00:27:30Oui,
00:27:31vraiment faire vite.
00:27:31C'est un élément.
00:27:32Si les vélos
00:27:33avaient des plaques
00:27:34d'immatriculation,
00:27:35on pourrait les identifier.
00:27:36Parce que là,
00:27:37quand on est en voiture,
00:27:37dans les bouchons,
00:27:38n'importe quoi,
00:27:39un vélo s'enfuit,
00:27:40on est là comme un imbécile
00:27:42dans le bouchon.
00:27:44comme les patinettes,
00:27:45comme tout ça.
00:27:46Peut-être une puce
00:27:48ou quelque chose,
00:27:49effectivement.
00:27:51Oui,
00:27:51je ne sais pas,
00:27:51mais déjà,
00:27:52je pense que c'est
00:27:52un numéro de autre chose.
00:27:53QR code.
00:27:54Parce que les gens
00:27:54se sentiraient responsables
00:27:56avec une plaque d'immatriculation,
00:27:57peut-être,
00:27:57ou un numéro.
00:27:59Effectivement,
00:27:59effectivement.
00:28:00Bonne idée.
00:28:01Merci, Patrick.
00:28:02Voilà sur ce débat.
00:28:04Je le savais,
00:28:05ça serait passionné,
00:28:06ça serait passionnel.
00:28:07Vous savez ce qu'on va faire ?
00:28:09Parce qu'on est un petit peu en retard,
00:28:10on va tout de suite aller
00:28:11sur le tour de table
00:28:12parce qu'il y a plein d'autres
00:28:13sujets d'actualité
00:28:14apportés par nos vraies voix.
00:28:16On est attaché à la bagnole.
00:28:17On aime la bagnole.
00:28:18Et moi, je l'adore.
00:28:20Les vraies voix sud radio.
00:28:22C'était qui ça, Julien ?
00:28:23C'était le président ?
00:28:24Oui.
00:28:24C'était Emmanuel Macron.
00:28:25D'accord, très bien.
00:28:26Vous le faites rentrer dans l'émission.
00:28:28Très bien.
00:28:28Bon.
00:28:29Alors, le tour de table.
00:28:31Nathalie Lebas,
00:28:32justement,
00:28:33on parle de ces problèmes
00:28:34dans nos villes.
00:28:35On parle de ces problèmes
00:28:36de répartition de vie,
00:28:39d'animation de vie,
00:28:40etc.
00:28:41Vous vouliez revenir
00:28:43sur les déserts médicaux,
00:28:44évidemment.
00:28:45Je le rappelle,
00:28:46vous êtes conseillère régionale
00:28:48des Hauts-de-France
00:28:49et aussi dans votre région.
00:28:51Vous connaissez ce problème
00:28:52et son impact.
00:28:53Oui, tout à fait.
00:28:55On a véritablement un sujet.
00:28:56Moi, j'habite dans l'Oise,
00:28:57un département qui est qualifié
00:28:59désert médical.
00:29:01En moyenne,
00:29:02nos médecins traitants
00:29:04doivent gérer
00:29:05entre 1700
00:29:06et pour ceux à plein temps,
00:29:08aux alentours de 1900
00:29:10patients
00:29:11en clientèle,
00:29:12en patientèle.
00:29:13c'est ingérable pour eux,
00:29:16c'est ingérable
00:29:16pour les patients.
00:29:17Pour que ça soit gérable,
00:29:19on sait les statistiques,
00:29:20ce n'est pas au-delà
00:29:21de 1000 patients
00:29:22pour un médecin.
00:29:23Mais on trouve ce problème
00:29:25à la fois pour nos médecins
00:29:26traitants,
00:29:27mais aussi pour les spécialistes,
00:29:29pour également
00:29:30les médecins
00:29:31dans les hôpitaux.
00:29:32On se retrouve
00:29:33à avoir,
00:29:34comme cet été,
00:29:34des services de pneumologie
00:29:36qui ferment dans les hôpitaux.
00:29:37Donc,
00:29:37comment vous voulez avoir
00:29:38un fonctionnement normal ?
00:29:39Impossible de trouver
00:29:40un dermatologue,
00:29:41etc.
00:29:43Et derrière,
00:29:43en fait,
00:29:44ça a un coût,
00:29:45ça a un coût
00:29:45sur la santé
00:29:46de nos habitants,
00:29:47mais aussi un coût
00:29:48pour la santé
00:29:50de la sécu
00:29:50parce qu'on le sait
00:29:51qu'on ne fait pas
00:29:52de suivi,
00:29:53de prévention.
00:29:54Les gens,
00:29:54ils arrivent,
00:29:55ils sont très malades.
00:29:57Donc,
00:29:58ça coûte cher à la sécu,
00:29:59ça coûte cher
00:29:59à la santé
00:30:00de nos habitants.
00:30:01Et puis,
00:30:02parfois,
00:30:03c'est trop tard
00:30:03et on a des drames.
00:30:04Alors,
00:30:05véritablement,
00:30:05aujourd'hui,
00:30:06quand on a
00:30:07la foule de propositions
00:30:09de nos candidats
00:30:10aux élections,
00:30:11ça serait bien
00:30:12qu'ils se mettent
00:30:13vraiment autour de la table
00:30:14pour travailler
00:30:14sur les problèmes
00:30:16de déserts médicaux
00:30:17et la santé des Français.
00:30:19On s'en sort encore
00:30:20un peu dans les grandes villes.
00:30:22Boris Faure,
00:30:23oui ?
00:30:23On s'en sort
00:30:24parce que c'est vrai
00:30:25qu'on développe aussi
00:30:26les consultations à distance.
00:30:28Ça fonctionne.
00:30:28pas pour tout,
00:30:29évidemment,
00:30:29quand on est en train
00:30:30d'accoucher,
00:30:31le gynécologue existe.
00:30:32Évidemment,
00:30:32à distance,
00:30:33ça va être difficile.
00:30:34Mais il y a pas mal
00:30:34de choses qui sont à distance.
00:30:35Et quand j'écoutais Nathalie,
00:30:37je pensais aussi
00:30:38à une forme d'immigration choisie.
00:30:40On a des très bons médecins
00:30:41qui sont formés ailleurs.
00:30:42Il ne faut pas être
00:30:43trop franco-français.
00:30:45Et je suis sûr
00:30:46que certains
00:30:46pourraient venir s'installer
00:30:48avec des mesures incitatives
00:30:49dans nos campagnes
00:30:50parce qu'il y fait bon vivre.
00:30:51Et c'est déjà le cas.
00:30:51Parce qu'on paye
00:30:52le numerus clausus
00:30:53depuis des années.
00:30:55On continue là.
00:30:55On continue encore et encore.
00:30:58Encore une fois,
00:30:59on profite
00:31:00de votre retour en France.
00:31:01Vous parcourez
00:31:02les pays de l'Est,
00:31:04l'Union Européenne,
00:31:04évidemment,
00:31:05des aires médicales aussi.
00:31:08Il y a le problème
00:31:09du vieillissement
00:31:09du corps médical
00:31:10qui est, je pense,
00:31:11généralisé.
00:31:12Mais il y a
00:31:13des trajectoires
00:31:14de médecins
00:31:16qui sont de plus en plus
00:31:17européennes.
00:31:18Il y a, par exemple,
00:31:18beaucoup de Français
00:31:19qui font leurs études
00:31:20en Belgique.
00:31:21C'est très connu.
00:31:22Mais aussi,
00:31:22qui font maintenant
00:31:22leurs études en Croatie,
00:31:24dans des filières anglophones.
00:31:25Donc, en fait,
00:31:25on va avoir quand même,
00:31:26j'espère,
00:31:27des nouvelles générations
00:31:28un peu plus denses.
00:31:29Mais il faudra surtout
00:31:31les ramener chez nous.
00:31:33Il faudra les ramener chez nous.
00:31:34Il faudra être incitatif.
00:31:35Parce qu'ils pourront
00:31:36bosser en anglais,
00:31:38les médecins pratiquant
00:31:39l'anglais,
00:31:39un peu partout.
00:31:41Et puis, peut-être,
00:31:42aussi,
00:31:43l'intelligence artificielle.
00:31:44Alors, votre sujet,
00:31:45Corinne Tapirot,
00:31:46le bus du cœur des femmes
00:31:47ne viendra pas
00:31:48à Sifour,
00:31:49pour raisons politiques.
00:31:51Expliquez-nous
00:31:51cette histoire.
00:31:52Depuis plusieurs années,
00:31:54à Sifour-les-Plages,
00:31:55il y a un bus
00:31:55qui s'appelle
00:31:56le bus du cœur des femmes
00:31:57qui entre parfaitement
00:31:59dans le dispositif national
00:32:00de dépistage
00:32:01des maladies cardiovasculaires
00:32:03et gynécologiques
00:32:04qui est essentiellement
00:32:05destiné aux femmes
00:32:06en grande précarité sanitaire.
00:32:08Or, il se trouve
00:32:09qu'il y a eu des élections
00:32:10au mois de mars
00:32:10et que la municipalité
00:32:13a changé
00:32:14et que c'est le RN
00:32:15qui a donc remporté
00:32:17cette municipalité.
00:32:18Donc, en conséquence de quoi,
00:32:20en conseil d'administration
00:32:22de la fondation
00:32:23qui s'appelle
00:32:24Agir pour le cœur des femmes,
00:32:26il a été décidé
00:32:27qu'il ne viendrait pas
00:32:28avec ce bus
00:32:29sous-entendu
00:32:30parce que la ville
00:32:31est administrée
00:32:32par le Rassemblement national.
00:32:34Alors, moi,
00:32:34je trouve ça extrêmement inquiétant
00:32:35d'abord parce que
00:32:36je ne vois pas
00:32:37pourquoi on pénalise
00:32:39les habitants
00:32:41d'un secteur,
00:32:43d'autant plus
00:32:43les plus précaires.
00:32:44Bon, je pense que
00:32:44le maire actuellement
00:32:46dit qu'il va
00:32:48pallier à ces difficultés,
00:32:49mais on a quand même
00:32:50une vraie problématique,
00:32:51c'est de réfléchir
00:32:52à ce qui va se passer
00:32:53dans les prochaines années
00:32:55si les majorités municipales
00:32:58évoluent vers des camps
00:33:00qu'on n'accepte pas,
00:33:01qu'est-ce qu'on va faire ?
00:33:03Les électeurs,
00:33:04les Français,
00:33:04les habitants
00:33:05de telle ou telle région
00:33:06n'ont pas à subir
00:33:08les exaspérations
00:33:09de structures
00:33:10qui ne devraient pas
00:33:11faire de la politique.
00:33:13Vous avez voté
00:33:15pour un telle,
00:33:16soyez malade.
00:33:17Voilà, par exemple,
00:33:19j'entendais,
00:33:19je ne sais plus
00:33:20si c'est la CFDT
00:33:21ou la CGT
00:33:22qui va auditionner
00:33:23tous les candidats
00:33:24sauf le Rassemblement National.
00:33:25D'abord,
00:33:26d'où les syndicats
00:33:26comme la CGT,
00:33:27la CFDT
00:33:28ont besoin
00:33:29d'interroger
00:33:29les candidats.
00:33:31Eux,
00:33:31ils doivent défendre
00:33:32les ouvriers.
00:33:32Là,
00:33:33on devrait défendre
00:33:33en tant que maire
00:33:34la santé,
00:33:36ce qui avait été mis en place
00:33:37et qui a été voté
00:33:38par l'ancienne équipe
00:33:39quand même.
00:33:39Et pour le coup,
00:33:40c'est vraiment faire le jeu
00:33:41du Rassemblement National
00:33:42en se comportant.
00:33:43ils vont faire quelque chose
00:33:44et ils vont dire
00:33:45vous voyez,
00:33:45ça s'est mieux passé,
00:33:46on n'a plus pas lié
00:33:47à ces trucs.
00:33:48Bon,
00:33:48effectivement,
00:33:49exemple très intéressant
00:33:51et révélateur
00:33:52des clivages.
00:33:53On est à fond
00:33:53dans les clivages,
00:33:54clivages,
00:33:54clivages.
00:33:55Alors,
00:33:55ce qu'on va faire,
00:33:57on va prendre un peu le temps,
00:33:58on va faire le troisième
00:34:00tour de table maintenant
00:34:01avec notre Boris Sport,
00:34:04Globetrotter International
00:34:05et là,
00:34:06qui nous ramène finalement
00:34:08à l'actualité internationale,
00:34:09Boris Sport
00:34:10et à l'Ukraine.
00:34:12Encore une fois,
00:34:13on va savourer
00:34:14votre expertise,
00:34:15vous êtes allé
00:34:16en Europe de l'Est,
00:34:17l'Europe permettra-t-elle
00:34:18de gagner la guerre
00:34:19contre la Russie ?
00:34:20C'est la question
00:34:21que vous posez.
00:34:22Eh bien oui Frédéric,
00:34:23je trouve que c'est une question
00:34:24qui se pose avec acuité
00:34:26cette semaine,
00:34:27alors que la France
00:34:27a promis d'accélérer
00:34:29ses livraisons
00:34:30de défense anti-aérienne
00:34:32et que le Royaume-Uni
00:34:33veut aider l'Ukraine
00:34:34à produire elle-même
00:34:35des missiles de longue portée.
00:34:36Alors l'Union Européenne
00:34:38vient d'approuver aussi
00:34:396 milliards,
00:34:396 milliards c'est considérable
00:34:41d'aide pour la défense ukrainienne.
00:34:43Alors est-ce que c'est suffisant ?
00:34:44On aurait envie de crier
00:34:45Cocorico,
00:34:46vive l'Europe,
00:34:47mais en fait non,
00:34:48car sans l'aide des Etats-Unis,
00:34:50il faut être réaliste,
00:34:51grâce à notamment
00:34:52son renseignement
00:34:54et ses armements,
00:34:56il n'y aurait pas
00:34:56ces frappes de longue portée
00:34:58que l'Ukraine réussit à faire
00:35:00jusqu'à Moscou
00:35:00ou sur les industries
00:35:02pétrochimiques.
00:35:02Donc on a toujours besoin
00:35:04des Etats-Unis,
00:35:05mais cet effort européen
00:35:07comptera politiquement,
00:35:08c'est évident,
00:35:09l'Europe a les moyens économiques
00:35:11et industriels
00:35:11d'avoir une place prépondérante
00:35:13dans la victoire
00:35:14et dans l'après-victoire aussi.
00:35:17Son économie est plus puissante
00:35:19que celle de la Russie
00:35:20sans aucun doute.
00:35:22Il y a...
00:35:22Mais alors justement Boris,
00:35:24et c'est la question,
00:35:25c'est-à-dire que ça ne vous a pas échappé,
00:35:26il y a quand même pas mal d'Etats
00:35:27qui ont des problèmes budgétaires
00:35:29et souvent finalement
00:35:32l'Union Européenne
00:35:33est montrée du doigt.
00:35:34Alors,
00:35:35est-ce que ça ne coûte
00:35:36finalement pas plus cher
00:35:38d'entretenir la guerre
00:35:39plutôt que de marquer
00:35:41quelque part une action
00:35:43qui soit dissuasive ?
00:35:45Parce qu'au bout d'un moment,
00:35:47on rentre dans le jeu de Poutine
00:35:48en disant
00:35:49on a une guerre qui pourrit
00:35:51et puis dès qu'on en a marre
00:35:52d'avoir la crise économique,
00:35:55on rend les armes.
00:35:56Le secteur de l'industrie
00:35:58de l'armement
00:35:59est un secteur florissant.
00:36:01En fait,
00:36:01la France est extrêmement bien placée
00:36:03sur ce marché
00:36:04et quand on vend des armes
00:36:06à l'Ukraine,
00:36:07on vend aussi pour le futur
00:36:08des parts de marché.
00:36:10Enfin,
00:36:10la guerre est aussi,
00:36:11vous le savez Frédéric,
00:36:12un business.
00:36:13Enfin,
00:36:14elle plombe les finances
00:36:16de l'État américain,
00:36:17elle plombe,
00:36:18tous les pays sont plombés.
00:36:20C'est ça le problème.
00:36:22Tous les pays sont plombés.
00:36:23Oui,
00:36:24alors j'ai envie de dire
00:36:25que ce n'est pas notre faute.
00:36:25malheureusement.
00:36:26ben oui,
00:36:27voilà,
00:36:27c'est ça,
00:36:27c'est ça.
00:36:28Donc,
00:36:28est-ce qu'on entretient la guerre
00:36:31ou est-ce qu'on montre à Poutine
00:36:33que ça s'arrête clairement
00:36:34et avec je ne sais pas quelle action,
00:36:36je ne suis pas militaire.
00:36:37Je pense que la montée en puissance militaire
00:36:38et qui est d'abord la montée en puissance
00:36:40de l'industrie ukrainienne,
00:36:42en fait,
00:36:43militaire ukrainienne,
00:36:43je pense que c'est le meilleur
00:36:45des instruments de dissuasion,
00:36:47c'est d'être musclé,
00:36:49de montrer les muscles.
00:36:49On le sait traditionnel,
00:36:51vous qui êtes sportif,
00:36:52vous le savez,
00:36:52il faut montrer les muscles parfois
00:36:53à l'adversaire.
00:36:54C'est ça,
00:36:54ouais.
00:36:55Bon,
00:36:57cette histoire,
00:36:58cette histoire de guerre en Ukraine,
00:37:00Nathalie Lebas,
00:37:01effectivement,
00:37:01ça commence à faire beaucoup
00:37:03et en plus,
00:37:04il y a l'Iran
00:37:04et en plus,
00:37:05il y a plusieurs conflits
00:37:07dans le monde.
00:37:08Effectivement,
00:37:09on a un monde
00:37:10qui est aujourd'hui
00:37:11de plus en plus
00:37:14à s'attaquer.
00:37:16Instable.
00:37:17Instable,
00:37:17à la fois pour des raisons économiques,
00:37:20à la fois pour des raisons
00:37:21de sécurité alimentaire,
00:37:24aussi,
00:37:24certains.
00:37:25Il ne faut pas oublier
00:37:25que les guerres en Ukraine,
00:37:27derrière,
00:37:28c'est la production des champs
00:37:29et les minerais.
00:37:31Et aujourd'hui,
00:37:32effectivement,
00:37:33si on veut être en capacité
00:37:34de se défendre,
00:37:35il faut être en capacité
00:37:36d'en avoir les moyens.
00:37:37Et je pense que
00:37:38c'est là où la diplomatie
00:37:42et également,
00:37:42en fait,
00:37:43l'alliance
00:37:44reprendre la force
00:37:45avec nos alliés.
00:37:46Mais là,
00:37:47effectivement,
00:37:47il y a des défenses
00:37:49de dépenses,
00:37:50pas facile à dire,
00:37:52Corinne Tapirot.
00:37:53Mais,
00:37:54effectivement,
00:37:54ce conflit,
00:37:55il faut trouver le moyen
00:37:56d'y mettre un terme.
00:37:57Ce qui est très étonnant,
00:37:59c'est que depuis le début
00:37:59de ce conflit,
00:38:00le mot faire la peine
00:38:01n'est jamais intervenu.
00:38:02Donc,
00:38:03moi,
00:38:03ça me surprend toujours.
00:38:04D'abord,
00:38:05parce que les parents...
00:38:05Alors, il y a eu des tentatives,
00:38:06le président Macron
00:38:06à essayer,
00:38:07mais en face,
00:38:08Poutine...
00:38:08Le président Macron
00:38:09qui essaye
00:38:09et qui déballonne
00:38:11aux premiers journalistes
00:38:12l'intégralité
00:38:13d'une conversation
00:38:14sur le téléphone rouge,
00:38:15c'est un peu limite
00:38:16en termes de diplomatie.
00:38:17Mais bon,
00:38:17c'est un autre...
00:38:18Après,
00:38:18c'est une stratégie.
00:38:19Voilà,
00:38:20mais c'est une stratégie,
00:38:20ça ne se fait pas
00:38:21de toute façon diplomatie
00:38:22et il ne pouvait pas
00:38:23se poser en tant
00:38:25défenseur,
00:38:25enfin,
00:38:26en tant qu'apporteur de paix.
00:38:27Ce qui est très,
00:38:28très inquiétant,
00:38:29c'est que derrière,
00:38:30il y a des populations,
00:38:32il y a eu pas loin
00:38:33d'un million de morts,
00:38:34on n'en parle quasiment jamais.
00:38:35Moi,
00:38:36je trouve ça extrêmement inquiétant
00:38:37et je trouve
00:38:38qu'il n'y a plus
00:38:39aucune humanité
00:38:39dans cette guerre
00:38:40qu'on nous avait présentée
00:38:41comme une guerre éclair.
00:38:42On en est à presque
00:38:43quatre ans,
00:38:44cinq ans.
00:38:45Oui,
00:38:46et c'est terrible
00:38:47pour les populations,
00:38:48effectivement.
00:38:49Bien,
00:38:5017h50,
00:38:50dans un instant,
00:38:52chers amis,
00:38:53nous aurons
00:38:53notre auditeur
00:38:54fil rouge
00:38:55qui va entrer
00:38:56et qui va avoir,
00:38:58un,
00:38:58la mission
00:38:58d'être ministre
00:39:00et deux,
00:39:01d'enchaîner
00:39:01sur le débat,
00:39:02le grand débat
00:39:03de ce soir,
00:39:04consacré au MEDEF
00:39:05et à nos chefs d'entreprise.
00:39:07Est-ce qu'ils jouent
00:39:07le jeu de la solidarité nationale ?
00:39:09Voyez,
00:39:09on a de quoi débattre.
00:39:11A tout de suite.
00:39:1317h20,
00:39:14les vraies voix Sud Radio.
00:39:16Sud Radio.
00:39:19Parlons 19h,
00:39:20Frédéric Brindel.
00:39:21Ils sont beaucoup montrés
00:39:23du doigt en ce moment,
00:39:24les grands chefs d'entreprise.
00:39:26Il faut les taxer,
00:39:27etc.,
00:39:28etc.
00:39:29Bon,
00:39:29ça dépend de quel côté politique
00:39:31on se place.
00:39:31En tout cas,
00:39:32aujourd'hui,
00:39:32le MEDEF
00:39:34réunit les grands chefs
00:39:35d'entreprise.
00:39:36Ces grands chefs d'entreprise
00:39:37participent-ils suffisamment
00:39:39à l'effort national ?
00:39:40Ça va être l'objet
00:39:41de notre débat
00:39:42dès 18h10.
00:39:44Mais,
00:39:44pour préparer le débat,
00:39:45évidemment,
00:39:46on s'appuie sur notre auditeur,
00:39:48Phil Rouge,
00:39:48qui devient ministre.
00:39:51Les vraies voix Sud Radio,
00:39:53si j'étais ministre.
00:39:54Qu'est-ce que je vais devenir ?
00:39:55Je suis ministre,
00:39:56je ne sais rien faire.
00:39:58Et en plus,
00:39:59vous êtes castré,
00:40:00Jacques.
00:40:01Bonsoir.
00:40:01Oui,
00:40:01bonjour.
00:40:02Bonsoir.
00:40:03Je suis castré.
00:40:05De ville,
00:40:05de la ville.
00:40:06Oui,
00:40:06oui.
00:40:09Je me dis,
00:40:10ça va passer.
00:40:11Bon,
00:40:11vous avez repris.
00:40:12OK.
00:40:12Bon,
00:40:13on souhaite une bonne saison,
00:40:14évidemment,
00:40:14au club de castre rugby,
00:40:17évidemment.
00:40:18On n'est pas de CEO,
00:40:19on n'est pas été.
00:40:20Oui,
00:40:21oui,
00:40:21oui.
00:40:21Mais bon,
00:40:22allez,
00:40:22on leur fait confiance.
00:40:23Bon,
00:40:23en tout cas,
00:40:24vous allez être ministre.
00:40:26Et ministre,
00:40:27oui,
00:40:28oui.
00:40:28Et ministre de petites et moyennes entreprises.
00:40:31Vous voyez le clin d'œil.
00:40:32C'est-à-dire que vous nous allez nous proposer votre programme
00:40:35et ça nous permettra de mettre un petit peu la pression au grand chef d'entreprise
00:40:38tout à l'heure pour le débat auquel vous allez participer.
00:40:41Si vous étiez ministre des PME,
00:40:43vous faites quoi ?
00:40:44Alors,
00:40:44on m'a demandé de préparer trois grands items.
00:40:47c'est la règle.
00:40:48Donc,
00:40:49c'est la règle.
00:40:49Donc,
00:40:50j'ai préparé.
00:40:51D'abord,
00:40:51je commencerai par un bouclier fiscal qui bénéficierait à 4 millions d'entreprises
00:40:57en PME,
00:40:58à peu près en France,
00:40:59inférieures à 50 salariés.
00:41:01Aujourd'hui,
00:41:02ces entreprises-là,
00:41:03sur l'IS,
00:41:04se payent 25% à peu près en moyenne.
00:41:06Je rabais sur ce taux à 15%.
00:41:08Oui.
00:41:09Il faut savoir que les grands groupes CVS,
00:41:11c'est 5 à 10%.
00:41:12D'accord ?
00:41:13Oui,
00:41:13parce qu'il y a énormément de petites et moyennes entreprises qui ferment.
00:41:16Oui,
00:41:16effectivement.
00:41:17Il y a 4 millions de PME qui sont inférieures à 50 salariés
00:41:21et qui sont assujetties à l'IS à moyenne à 25%.
00:41:25Et qui sont pourvoyeuses du plus grand nombre d'emplois.
00:41:27Voilà.
00:41:28Ah, bien sûr.
00:41:28C'est 80.
00:41:29Les PME en France,
00:41:30ça représente plus de 90% d'emplois en France.
00:41:34Plus de 95%.
00:41:35Alors, votre deuxième point,
00:41:37monsieur le ministre.
00:41:38Alors, moi,
00:41:38ce serait plutôt un compte trésoré investissement.
00:41:41Toujours sur les bénéfices qui sera exonérés à 20% sur le réinjecte de l'entreprise.
00:41:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, au-dessus de 3500 euros de bénéfices, vous payez l'IS.
00:41:51On ne peut pas fabriquer de la trésorerie.
00:41:53On ne peut pas faire de l'investissement.
00:41:55Aujourd'hui, c'est-à-dire que c'est libéré un petit peu.
00:41:59Plutôt que ce soit zéro aujourd'hui d'exonération,
00:42:02je propose 20% d'exonération sur les bénéfices.
00:42:04Voilà.
00:42:05Avec un plafond, peut-être 5 à euros par an.
00:42:08Avec l'incitation donc à réinvestir.
00:42:11C'est ce que vous dites.
00:42:12Oui, bien sûr.
00:42:13Réinvestir, trésorerie.
00:42:15Parce qu'aujourd'hui, on n'a pas de trésorerie.
00:42:16On le voit.
00:42:17Il y a eu des vœux pendant 4 jours à l'Allende.
00:42:19Les restaurateurs, ils n'ont pas de trésorerie.
00:42:21Ils n'ont même pas commencé la saison.
00:42:22Ils n'ont même pas de trésorerie.
00:42:24Effectivement.
00:42:25C'est l'État qui amène la main à la poche.
00:42:26Et M. le ministre, troisième point.
00:42:28Troisième point.
00:42:29Allez-y.
00:42:30Le marché public.
00:42:31Aujourd'hui, 80% des marchés publics sont remportés par les gros groupes.
00:42:36Donc, moi, je veux ramener le taux de 20% à 40% réservé au PME.
00:42:41Ce qui redistribuerait environ, à peu près, j'ai regardé, 40 milliards d'euros sur ces 40%.
00:42:47Avant, un volume redistribué, ça représente 40 milliards d'euros quand même.
00:42:52Donc, il faut aussi simplifier ces procédures d'appel d'offres.
00:42:57Il y a des trucs complètement imbuvables.
00:42:59Et le clientélisme, effectivement, le clientélisme au plus haut niveau.
00:43:03Mais c'est magnifique parce que ce troisième point, Jacques, il nous emmène sur notre débat de tout à l
00:43:08'heure.
00:43:08Vous nous avez fait un lien génial.
00:43:10M. le ministre, vous restez avec nous.
00:43:11Vous passerez de vos PME tout à l'heure à la grande question du soir.
00:43:14Les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ?
00:43:18Vous serez avec Corinne Tapirot, Nathalie Lebas et Boris Faure.
00:43:22Mais avant, un point actualité qui arrive dans un instant.
00:43:28Les vraies voix de l'été, deuxième partie.
00:43:35Les grands patrons sont en congrès à Roland-Garros pendant que leurs employés travaillent et peuvent plus facilement écouter Sud
00:43:41Radio.
00:43:41Alors, profitez-en.
00:43:42C'est la fête du MEDEF aujourd'hui.
00:43:44Restez bien avec nous.
00:43:44Nous en reparlerons en tout cas dans un instant.
00:43:47Mais tout d'abord, rappel de nos vraies voix du soir.
00:43:53Après une tournée mondiale dans toute l'Europe de l'Est, rappelons-le, il revient dans les vraies voix.
00:43:58Vous l'avez adoré quand il a sorti son livre « Coup de casque » consacré à la violence politique.
00:44:03Il avait reçu un coup de casque, lui, politicien.
00:44:06Et donc, il se contentera d'être syndicaliste désormais et un peu plus dans l'Est de l'Europe.
00:44:12Boris Faure, bonsoir.
00:44:13Bonsoir.
00:44:15Elle, elle y est.
00:44:16Elle y est, hein.
00:44:16Elle est dans la lutte.
00:44:17Conseillère régionale des Hauts-de-France et présidente de l'assurance maladie de l'Oise.
00:44:22Elle s'est battue, vous vous souvenez, la semaine dernière.
00:44:24Elle n'avait pas d'avion pour venir.
00:44:25Là, elle est là.
00:44:25Elle est arrivée.
00:44:26Nathalie Lebas.
00:44:27Bonsoir.
00:44:28Et puis, alors elle, évidemment, elle est revenue de nulle part puisque...
00:44:32Quoi ? Fracture des vertèbres, c'est ça ?
00:44:34Donc, on s'est dit, mais pourquoi il n'y a pas Corinne Tapirot cet été alors qu'elle est
00:44:37là ?
00:44:37Elle est arrivée.
00:44:38Elle est revenue.
00:44:39La résilience.
00:44:40Conseillère d'arrondissement LR à Paris et présidente de l'Observatoire des parents et de l'école, Corinne Tapirot.
00:44:46Donc, ça va mieux ?
00:44:47Ça va mieux.
00:44:48Oui, mais je vous trouve en forme.
00:44:50Vous avez vu comment vous avez parlé des cyclistes tout à l'heure ? Vous êtes en forme.
00:44:54Allez, tout de suite.
00:44:55Un point spécial sur les intempéries.
00:45:01Bon, notre Rémi André est là.
00:45:02Rémi, vous êtes resté avec nous, hein ?
00:45:04Oui, bien entendu.
00:45:06Bon, mais imité, je ne peux pas refuser.
00:45:08Ah, très bien, très bien.
00:45:09Bon, on voulait quand même avoir un petit peu de complément.
00:45:13Là, tout le quart nord-ouest risque d'avoir des intempéries.
00:45:18En ce moment, Louis de Cargorlet, à la rédaction, surveille.
00:45:21Tout le monde est en alerte.
00:45:22Ça peut être quoi, concrètement ?
00:45:24Qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:45:26Quels sont les phénomènes climatiques qui peuvent arriver, là, en ce moment même, à 18h07 ?
00:45:32Oui, alors, ça a débuté déjà sur les Charentes, et notamment sur la Charente maritime.
00:45:37Nous avons, du côté de Royan, de La Rochelle, nous avons actuellement, donc, de fortes rafales de vent.
00:45:44Nous avons des précipitations, et c'est important.
00:45:46Mais ces supercellules vont encore se développer avec l'arrivée de la soirée et l'humidification, en fait, de l
00:45:52'atmosphère.
00:45:53Ce qui va provoquer ces fameuses supercellules qui vont se déplacer, maintenant, un peu plus au nord, on va dire,
00:45:59vers la Touraine, par exemple.
00:46:00Avec, donc, des risques d'orage fort, avec de la grêle qui peut atteindre les 5 cm de diamètre, avec
00:46:07des rafales de vent passant les 100 km par heure.
00:46:09Je vous rappelle que 100 km par heure, cela peut arracher des arbres, les poteaux télégraphiques et compagnie.
00:46:15Donc, c'est vraiment une situation assez dangereuse que l'on a ce soir.
00:46:19Mais, sans venir les questions, et quoi qu'il en soit, il n'y a pas ce soir...
00:46:24Enfin, ce soir, le risque de tornades est assez faible dans tout ce secteur, même si les orages pourraient être
00:46:29forts.
00:46:30Bon, on a quand même une... Boris Faure étant là aussi, il vous écoute avec attention.
00:46:36Mais, deux questions, Rémi et André.
00:46:38Donc, quand même, on reparlera des tornades dans un instant, mais ces cellules dont vous parlez,
00:46:43moi, petit, vous, petit, vous êtes un petit peu plus âgé que moi, Rémi, il faut l'avouer quand même,
00:46:48mais on a toujours connu des orages, on a toujours connu des tempêtes.
00:46:52Est-ce qu'on peut dire que ce qu'on vit en ce moment, c'est plus fort ?
00:46:55Et est-ce qu'on doit dire que c'est vraiment le résultat du réchauffement climatique ?
00:47:00Vous, vous avez la vraie réponse et vous nous la donnez.
00:47:02Alors, il est vrai qu'étant météorologiste déjà depuis un certain nombre d'années,
00:47:07j'ai vu les phénomènes effectivement s'amplifier.
00:47:09Mais il faut savoir qu'à chaque degré de plus que nous avons dans l'atmosphère,
00:47:13nous augmentons de 7% l'humidité.
00:47:15Et de ce fait, l'humidité étant plus importante, le risque de précipitation forte est important.
00:47:22Et en plus, avec cette humidité, tous les phénomènes qui vont avec,
00:47:25comme la formation de grêle, elle est plus importante que ce que l'on a connu auparavant.
00:47:30Et les fréquences deviennent plus importantes.
00:47:32C'est-à-dire qu'on a quasiment autant d'orages qu'auparavant,
00:47:35mais ils deviennent plus violents ou plus forts.
00:47:37C'est l'intensité, c'est une question d'intensité.
00:47:39Et cette humidité, par exemple, la fonte des glaces, ça génère une humidité dans l'air.
00:47:44Et c'est QFD, c'est ça ?
00:47:46Oui, mais c'est-à-dire que vous savez que l'air chaud contient plus d'humidité.
00:47:50On le sent bien, il est plus lourd.
00:47:51L'air chaud peut contenir plus d'humidité que de l'air froid.
00:47:53Et c'est ça qui fait la différence et qui fait que cette humidité,
00:47:56à un moment donné, lorsque ça se rafraîchit,
00:47:59lorsqu'il y a comme actuellement des conflits de masse d'air
00:48:01entre l'air chaud qui est remonté aujourd'hui depuis le sud,
00:48:04depuis l'Espagne sur notre pays,
00:48:05et cet air plus frais qui arrive par le golfe de Gasson,
00:48:08entre les deux, ce conflit fait que l'air chaud va se condenser au contact de l'air froid
00:48:14et cela va provoquer des précipitations importantes.
00:48:17Donc il n'y a pas débat, vous venez de le montrer, c'est clair, c'est net.
00:48:21Il y a cette histoire de réchauffement climatique.
00:48:22Alors juste, quand même, sur cette histoire de tornades.
00:48:27On est d'accord, vous ne les aviez pas prévues.
00:48:29Enfin là, ce soir, vous nous dites que demain, il peut y en avoir.
00:48:32Mais on ne sait pas où et comment.
00:48:34C'est ça le principe du phénomène de la tornade ?
00:48:37Oui, c'est-à-dire que c'est assez compliqué.
00:48:39Pour qui une tornade, en fait, c'est un tourbillon qui se crée sous les supercellules,
00:48:44c'est-à-dire sous les cumulonimbus les plus forts.
00:48:46En fait, c'est des tourbillons de vent qui sont assez réduits en surface.
00:48:49Ça fait comme une espèce de tube qui descend jusqu'au sol et on l'aperçoit petit à petit
00:48:53parce que, justement, dans ce tube, il y a une condensation de gouttelettes
00:48:57et c'est ce qui nous permet de l'apercevoir.
00:48:59Mais quoi qu'il en soit, pour qu'on ait ce phénomène-là,
00:49:02il y a des conditions qui sont assez compliquées.
00:49:04Il faut une décroissance de température assez rapide avec l'altitude.
00:49:07Il faut également des vents qui soient en cisaillement,
00:49:10c'est-à-dire que des coupures de vent qui, avec latitude, sont différentes.
00:49:15Et ces conditions-là, elles sont très difficiles à mesurer.
00:49:18C'est la raison pour laquelle, bien tout comme pour Paumain,
00:49:20on ne peut mesurer l'intensité qu'une fois que la tornade est passée.
00:49:23Donc, il est vrai que c'est compliqué à prévoir.
00:49:25Mais aujourd'hui, on a quand même les moyens de prévoir le risque.
00:49:28C'est-à-dire que...
00:49:29Ce que vous venez de nous dire, en fait.
00:49:31Voilà, vous nous dites, attention...
00:49:32Exactement.
00:49:32Voilà. Alors, donc, juste en deux mots, Rémi, les risques, c'est demain, c'est ça ?
00:49:38Alors, oui, le risque est très faible ce soir,
00:49:40même si on a des supercellules qui remontent vers le nord-ouest.
00:49:43Mais, justement, cette perturbation va entrer demain sur les terres.
00:49:47Le conflit, lui, va être encore plus important avec la dépression qui entre
00:49:51et les vents d'altitude.
00:49:52Et ça sera où ? Sur quelle partie ?
00:49:54Eh bien, ça sera plutôt depuis le sud du massif central jusqu'au nord-est
00:49:57et principalement, donc, autour du massif central,
00:50:00depuis l'Occitanie jusqu'à Nauvergne.
00:50:02Et c'est là que le risque de tornade est le plus fort pour demain.
00:50:04C'est très clair.
00:50:05C'est notre Rémi André.
00:50:06Vous étiez nécessaire.
00:50:08Merci, cher Rémi, de nous avoir plus ou moins rassurés.
00:50:11Mais, en tout cas, c'est comme ça.
00:50:12Donc, dans un instant, nous ouvrons le grand débat.
00:50:14Les trois vraies voix sont là.
00:50:15Bien sûr, vous ne bougez pas.
00:50:17On s'intéresse au MEDEF.
00:50:18Les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ?
00:50:22Vous réagissez.
00:50:24A tout de suite.
00:50:2617h20, les vraies voix Sud Radio.
00:50:29Sud Radio.
00:50:31Parlons vrai.
00:50:32Procédure PDP, PA engagée, PEPOL certifiée, présente.
00:50:36Les vraies voix Sud Radio.
00:50:3817h-19h, Frédéric Brindel.
00:50:42Patrick Martin, le président du MEDEF,
00:50:44a ouvert cet après-midi l'université d'été de l'organisation patronale.
00:50:48La fameuse REF rencontre des entrepreneurs de France.
00:50:52L'élite de la nation planche au stade Roland-Yarros pendant deux jours,
00:50:56alors que la classe politique de gauche fustige leurs privilèges.
00:50:59Notre grand débat ce soir, hashtag MEDEF.
00:51:03Les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ?
00:51:07Donnez-nous votre point de vue au 0826 300 300.
00:51:11Réponse aussi à notre consultation.
00:51:13Et puis nos vraies voix vont débattre.
00:51:16Corinne Tapirot, Nathalie Lebas, Boris Ford.
00:51:19C'est un plateau très équilibré, avec des courants de pensée politique très complémentaires.
00:51:23On va avoir une vision précise, d'autant plus que Louis de Kergorlet,
00:51:27notre incontournable de vraies voix de l'été, est avec nous.
00:51:31Alors, Louis, donc, ça y est, c'est lancé la REF.
00:51:36C'est ça, exactement.
00:51:37Et puis, en plus, le ton était donné depuis plusieurs jours.
00:51:40Patrick Martin, donc le patron du MEDEF,
00:51:42qui faisait depuis le début de semaine la tournée des médias sur France Inter,
00:51:45dans le Figaro, dans le Parisien,
00:51:47pour le dire à qui veut bien l'entendre la complexité d'entreprendre aujourd'hui en France.
00:51:51Et dans son discours inaugural à Roland-Garros,
00:51:53il a tiré une série de constats, on va dire, peu reluisants sur la situation du pays.
00:51:57Comment ne pas s'alarmer du fatalisme ambiant face à la médiocrité de nos performances économiques,
00:52:05mais aussi sociales, je dis bien sociables.
00:52:08Comment ne pas s'inquiéter de notre déclassement progressif.
00:52:11Comment ne pas s'exaspérer de la chape de plomb qu'impose un État obsédé par le micro-management,
00:52:19mais souvent défaillant,
00:52:2080% de nos concitoyens pensent que leurs enfants vivront moins bien qu'eux.
00:52:28Alors, mais Patrick Martin n'est pas que pessimiste.
00:52:30Il le dit, notamment dans son interview aux Parisiens,
00:52:32il n'est pas trop tard pourvu que l'Assemblée nationale,
00:52:35déjà, puisse s'entendre sur un budget,
00:52:37et que le gouvernement puisse, je cite,
00:52:39« libérer les énergies de l'entreprise ».
00:52:42Rebelote en ouverture, donc, de ces rencontres des entrepreneurs de France,
00:52:45ces fameuses REF,
00:52:46Patrick Martin a appelé un programme présidentiel, je cite,
00:52:49« de liberté ».
00:52:50Et en parlant de présidentiel,
00:52:52ce devrait être le point d'orgue de ces rencontres.
00:52:54Un débat présidentiel entre sept candidats à l'Élysée en 2027.
00:52:59Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen,
00:53:02Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau,
00:53:05Marine Tondelier,
00:53:05qui devraient aussi donner le coup d'envoi de cette rentrée politique.
00:53:09Louis Decker-Gorlet.
00:53:10Alors, cher Boris Faure, vous, le syndicaliste,
00:53:13ils sont à plaindre, nos grands chefs d'entreprise.
00:53:16Alors, grands chefs d'entreprise,
00:53:17bon, on a pris le terme générique, on en a parlé tous ensemble,
00:53:20c'est-à-dire, bon, les grands patrons, allez.
00:53:21Alors, les grands patrons, ils sont tous colbertistes, en fait, chez nous, en France.
00:53:25C'est-à-dire que, vous l'avez entendu,
00:53:26ils se tournent toujours à un moment vers l'État pour les aider.
00:53:29Et d'ailleurs, l'État les aide beaucoup.
00:53:31Et c'est sur ça qu'a été notamment critiqué François Hollande.
00:53:34Les aides aux entreprises, c'est 50 milliards en France.
00:53:36Donc, en fait, ils ont toujours besoin de l'État.
00:53:39Et on n'est pas, en fait, une grande terre de libéralisme.
00:53:42Regardez l'échec d'Alain Madeleine, par exemple, à droite.
00:53:44On n'a jamais eu de grands, grands, grands politiques libéraux.
00:53:46Et je pense qu'ils ont peu, les grands chefs d'entreprise,
00:53:49ils ont peu de vrais relais libéraux parmi la classe politique, y compris à droite.
00:53:54Donc, en fait, voilà, ils tendent un peu quand même la sébille à l'État.
00:53:58Donc, moi, j'ai une relation neutre, parce que je ne suis pas marxiste, vous voyez.
00:54:04Donc, je ne leur en veux pas d'être riche.
00:54:06Mais je pense qu'ils doivent contribuer, évidemment, à l'effort national par l'impôt.
00:54:10Voilà.
00:54:10Ils le font, Corinne Tapirot, cet effort ?
00:54:12Moi, je pense qu'ils le font.
00:54:13Ils le font de par l'activité de leur groupe, de par la création d'emplois.
00:54:19Parce qu'il faut quand même savoir que dans ce pays, l'essentiel...
00:54:22On fustige les dividendes qui sont donnés aux actionnaires.
00:54:26Mais l'essentiel de l'épargne, elle ne va pas qu'à des grands actionnaires.
00:54:29Elle va beaucoup aux petits épargnants,
00:54:31puisqu'il y a beaucoup d'argent qui est placé sur l'assurance-vie.
00:54:35On a des grands chefs d'entreprise qui, outre le fait de créer des emplois, apportent aussi l'image de
00:54:43la France.
00:54:44Ce qui se passe, c'est qu'on est dans un pays où, malheureusement, il y a des formations politiques
00:54:50qui cherchent des boucs émissaires.
00:54:52Donc, que ce soit... Là, ce sont les chefs d'entreprise.
00:54:55On se croirait au grand soir de la Révolution française.
00:54:58Et c'est extrêmement dommage.
00:55:00On a également, politiquement, une très grande faiblesse en économie.
00:55:04C'est-à-dire qu'on n'a absolument, à peu près, quasiment aucun politique qui soit féru d'économie,
00:55:10qui soit capable de parler économie, de construire un budget.
00:55:14Là, on parle beaucoup du budget.
00:55:15J'ai été très amusée de ce qu'il a dit, puisqu'il fait comme les autres à se tromper.
00:55:19La réalité, ce n'est pas qu'il faut doter la France d'un budget.
00:55:22La réalité, c'est qu'aujourd'hui, on est dans une Assemblée nationale qui est morcelée politiquement
00:55:26et qui ne peut pas s'entendre sur une politique générale à mener.
00:55:30Sous-entendu, un budget cohérent, quoi.
00:55:31Il n'y aura pas de cohérence, puisque de toute façon, il y a des intentions et des intérêts divergents.
00:55:36Donc, ils vont sûrement faire une motion de censure. J'ai peur qu'elle ne passe.
00:55:40Bon. Alors, avant de solliciter notre troisième vraie voix, Nathalie Lebas,
00:55:43vous avez parlé de ces emplois qu'ils génèrent.
00:55:46Alors, peut-être pas autant que les TPE, PME.
00:55:50Et nous avions donc tout à l'heure notre auditeur fil rouge, Jacques,
00:55:53qui s'est retrouvé dans la position de ministre des PME.
00:55:56Jacques Decastre, vous êtes toujours là, Jacques ?
00:55:58Oui, je suis là.
00:56:00Alors, on vous a mis ministre des TPE, PME, mais quel est votre métier ?
00:56:07Moi, j'ai travaillé dans la restauration hôtellerie, tourisme.
00:56:10Donc, vous êtes chef d'entreprise aussi ?
00:56:12Oui.
00:56:13Vous avez l'impression qu'il y a deux poids, deux mesures entre les grands patrons
00:56:16qui ont quand même beaucoup d'avantages et les petits qui n'en ont pas du tout ?
00:56:19Oui. On ne dit pas qu'on n'en a pas du tout. Je pense que les grosses entreprises
00:56:24qui représentent, je dis encore les tissus économiques en emploi, représentent 2-3 %.
00:56:30On distribue énormément d'argent sur 3 %. Il y a 95 % qui sont détenus par les PME.
00:56:37Donc, quand on voit, les grosses entreprises captent 5 à 10 fois plus de nés fiscales qu'une PME.
00:56:44Donc, moi, je veux bien le patron du MEDEF qui pleure, mais bon, au bout d'un moment, il faut
00:56:48arrêter.
00:56:49Il demande toujours des comptes aux partis qui mettent à mal notre régime social,
00:56:55qui mettent à mal tout, en fait.
00:56:56Qui mettent à mal notre gestion au continu de la France, en fait.
00:57:02Donc, moi, pour faire un résumé très rapide, je dis qu'ils captent à peu près entre 5 à 10
00:57:07fois plus de nés fiscales que les PME,
00:57:09tout en payant un IS inférieur à valeur absolue, je parle.
00:57:14Donc, à 2 à 5 fois inférieur qu'une PME.
00:57:17Donc, moi, je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'ils pleurent.
00:57:21C'est vraiment une tendance très intéressante parce qu'avant, à l'époque, alors avant, c'est-à-dire dans
00:57:26le siècle précédent,
00:57:28avec le développement de l'économie, il y avait d'un côté les patrons et d'un côté les ouvriers
00:57:32que vous représentiez en tant que syndicaliste, cher Boris Ford.
00:57:35Mais là, aujourd'hui, Nathalie Lebas, on sent bien qu'il n'y a pas d'un côté les patrons.
00:57:40Non, non, il y a certains grands patrons et puis les patrons qui aussi ont des petites structures
00:57:45et qui galèrent et ce n'est pas le même métier, Nathalie.
00:57:47Alors, tout d'abord, il faut distinguer patron et dirigeant d'entreprise.
00:57:52Oui, d'accord, PDG, patron, tout ça.
00:57:53Mais vous avez des tas de gens qui n'ont pas mis leur argent, qui n'ont pas mis leur
00:57:57maison en caution
00:57:58à le patron d'un restaurant.
00:58:02Potentiellement, le banquier lui demande de mettre sa maison en caution.
00:58:06S'il fait faillite, il sera responsable.
00:58:09Un directeur ne l'est pas.
00:58:10Donc, c'est aussi là où il faut faire une différence.
00:58:13En revanche, quand j'entends certains dire qu'il faut encore plus taxer,
00:58:16on est déjà sur le podium de la taxation en France.
00:58:20Aussi, c'est vrai.
00:58:20Donc, il faut faire aussi attention à ce qu'on fait parce que si on a envie que les grosses
00:58:24entreprises partent toutes,
00:58:26il faut faire attention.
00:58:28On a un État qui taxe de plus en plus.
00:58:31Et en parallèle, on a des services publics qui sont de moins en moins performants.
00:58:36Il faut aussi se poser la question de la bonne gestion de cet argent qui est prélevé,
00:58:41surtout dans un pays où l'essentiel de l'argent qui finance l'État,
00:58:47qui finance notre protection sociale,
00:58:50est prélevé sur les emplois, les salaires et les entreprises.
00:58:55Bon.
00:58:55Pas sur tous.
00:58:56Pas sur tous, pardon.
00:58:57Allez-y, Jacques.
00:58:57Oui, allez-y.
00:58:58J'ai désolé.
00:59:00L'exonération de charges sur les SMIC, j'ai désolé, ça représente 30%.
00:59:03Ça représente 30% des gens qui travaillent.
00:59:06Et une fois et demi au SMIC, c'est fait 50%.
00:59:09Donc là, on n'a pas de charge patronale.
00:59:11Donc, je suis désolé.
00:59:11Moi, quand j'entends ça, je ne peux pas dire...
00:59:14Oui, on ne prélève pas assez, justement, de ce côté-là.
00:59:16On nous dit que le coût du travail coûte cher.
00:59:19Pas pour eux.
00:59:20Je veux dire, si vous prenez un entrepreneur qui a besoin d'un peintre,
00:59:23il ne prend pas au SMIC, il ne le trouve pas.
00:59:25Il va payer.
00:59:27C'est-à-dire, vous prenez un SMIC-art, vous payez 18 000 euros.
00:59:29C'est simple.
00:59:30Vous prenez quelqu'un, vous payez 2 000 euros, ça vous coûte 39 000.
00:59:33Il n'y a pas de problème.
00:59:35Donc, il y a l'arrivée.
00:59:36Et à l'arrivée, l'employé ne gagne pas plus le SMIC-art.
00:59:39Donc, il faut arrêter.
00:59:41Bon.
00:59:42Écoutons, justement, ce que disait tout à l'heure Patrick Martin,
00:59:47Louis de Cargorlet.
00:59:48Vous avez retenu un passage très précis.
00:59:52C'est ça, exactement.
00:59:52Où c'est une demande, en fait, qui est faite précisément à l'État
00:59:55et à tous les candidats, du coup, de la présidentielle.
00:59:58C'est demain, travailler non pas contre les patrons, mais vraiment avec les patrons.
01:00:02Bon, écoutez-le.
01:00:03Ce qui nous fait vibrer, c'est créer, investir, innover, embaucher, transmettre
01:00:10et contribuer au bien commun.
01:00:12Ces chiffres lancent surtout un appel très clair à nos décideurs publics.
01:00:16Soyez lucides, soyez courageux.
01:00:20Avancez avec les entrepreneurs, pas sans eux et surtout pas contre eux.
01:00:28Bon, c'est vrai, Boris Ford, c'est important d'inclure tout le monde.
01:00:31Ça, on est d'accord.
01:00:32Alors, c'est marrant parce que le son, ça résonne.
01:00:34On croirait un petit peu le pape qui...
01:00:36Voilà.
01:00:36Mais encore une fois, Patrick Martin appelle l'État.
01:00:41Oui, encore une fois, ça va dans le sens de ce que je disais précédemment.
01:00:43On a du mal à avoir des patrons qui sont de purs, comment dire, preneurs de risques.
01:00:50Et je rejoins totalement, vous voyez, le propos de notre respirateur ministre ce soir.
01:00:54Ça pourrait être le mien, en fait.
01:00:56D'ailleurs, vous voyez, il y a des convergences possibles, qu'on soit syndicaliste ou patron.
01:01:00Effectivement, tout le monde a bien compris qu'en France, les vrais gisements peut-être de richesse,
01:01:05c'est de création de richesse, c'est les PME.
01:01:08Bon, voilà, on a un problème.
01:01:09C'est vrai qu'on a un tissu industriel qui s'est effondré, tout le monde le sait.
01:01:12Ça, on a des grands patrons d'industrie, on en a beaucoup moins qu'avant.
01:01:15C'est peut-être là le problème.
01:01:16Ils sont où, nos patrons d'industrie ?
01:01:19Aujourd'hui, les profits des grandes entreprises, donc les profits de ceux qui les dirigent, augmentent, Corinne Tapiero ?
01:01:27Oui.
01:01:28Alors, c'est heureux, parce que du coup, ça permet...
01:01:29Mais est-ce qu'ils jouent vraiment le jeu ? Est-ce qu'il y a suffisamment d'investissement ?
01:01:33Il y a quand même une grande partie qui est investie.
01:01:36Il y a beaucoup de recherche et développement dans toutes les grandes entreprises qu'on a.
01:01:40Mais ce qu'on a surtout, c'est qu'on perd de plus en plus les grandes entreprises familiales,
01:01:45comme les Michelins, parce qu'il y a des droits de succession importants à payer
01:01:50lorsque les familles fondatrices disparaissent.
01:01:54Enfin, pas les familles, les fondateurs, pardon, disparaissent.
01:01:57Les ayants droit, donc, se retrouvent à devoir payer des sommes colossales qu'ils ne peuvent pas assumer.
01:02:02Donc, je crois qu'on doit préserver...
01:02:03On n'a plus, en fait, de patrimoine industriel, comme on avait ces grands groupes qui portaient le nom d
01:02:08'une famille.
01:02:08Et c'est vrai que ça manque beaucoup à la France, parce qu'il y avait aussi la possibilité,
01:02:13à l'époque, dans ces groupes qui sont parfaitement différents de ce qu'on connaît aujourd'hui,
01:02:17la possibilité pour ceux qui n'étaient pas allés très loin à l'école,
01:02:20de se former en interne, d'essayer d'avancer.
01:02:22Et ça, l'entreprise, je trouve qu'elle donne de moins en moins la chance.
01:02:25C'est un vrai plaisir d'avoir vos points de vue complémentaires à tous,
01:02:27parce que c'est vrai qu'encore une fois, parmi les grandes entreprises,
01:02:30il y a aussi les grandes entreprises familiales.
01:02:32Vous avez raison de le rappeler, Corinne Tapirot.
01:02:34Il y a quelque chose qui vous a marqué, Nathalie Lebas.
01:02:37Vous étiez donc tout à l'heure, juste à côté de nos studios,
01:02:39donc à Roland-Garros, à cette REF du MEDEF.
01:02:42Et vous avez entendu, Patrick Martin, dire qu'il y avait un risque qu'on n'ait pas assez d
01:02:48'employés.
01:02:49Alors, il y avait le rapport sur la démographie, le choc démographique.
01:02:54Aujourd'hui, on sait que les chiffres de la natalité sont en baisse en France.
01:02:59Alors, pas seulement en France, mais il y a un vrai sujet.
01:03:02On n'a jamais eu des chiffres de la natalité aussi bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
01:03:08Et donc, il s'inquiétait de ne pas avoir suffisamment de main-d'oeuvre à terme.
01:03:11Alors, de main-d'oeuvre, de salariés et tout simplement de travailleurs en France
01:03:18pour faire vivre les entreprises, pour faire vivre notre pays et financer le système social.
01:03:25C'est surprenant.
01:03:29Parallèlement à ce que vous dites, on a quand même Elon Musk qui a annoncé
01:03:33qu'à terme, nous allons avoir des robots qui vont tout faire à notre place
01:03:37et on travaillera plus tard, mais il va falloir créer un revenu universel.
01:03:41Donc, c'est assez paradoxal.
01:03:43Le fait qu'il y ait moins de naissances n'est pas paradoxal,
01:03:46puisque ça, on l'a remarqué depuis un certain temps.
01:03:47Mais ce n'est pas étonnant quand on voit le coût des loyers, le coût de la vie,
01:03:51la difficulté de rester en couple des longues périodes,
01:03:54les recompositions familiales.
01:03:56Il y a beaucoup de choses qui sont en jeu et qu'on n'examine pas du tout et qu
01:03:59'on n'analyse pas.
01:04:00Et si on parle des vases communicants,
01:04:02puisque nous allons être contraints d'allonger le départ à la retraite,
01:04:08la durée de vie s'allonge,
01:04:09et que les plus de 50 ans ont vraiment beaucoup de mal à trouver de l'emploi,
01:04:12ils peuvent aller aussi chercher de la main-d'oeuvre chez les plus de 50 ans,
01:04:15mais ils seront obligés de les payer un peu plus cher.
01:04:16C'est ça le problème aussi.
01:04:17En tout cas, ils travaillaient sur ces sujets-là
01:04:20et ils apportaient des solutions et des propositions aux politiques présents
01:04:26pour peut-être faire bouger les choses, améliorer la vie des Français
01:04:30et puis redonner la confiance chez les jeunes.
01:04:34Puisqu'aujourd'hui, c'est aussi ça qu'on peut nommer et qu'on peut marquer,
01:04:39c'est la confiance.
01:04:40La confiance dans le fait de faire des enfants,
01:04:42la confiance dans la capacité à se relever.
01:04:46Et puis, justement, pour faire des enfants,
01:04:48il faut être bien payé aussi pour pouvoir les nourrir correctement.
01:04:50Bref, dans un instant, le résultat de la consultation.
01:04:53Il est passionnant ce débat.
01:04:54Hashtag Medef, les grands chefs d'entreprise,
01:04:56participent-ils suffisamment à l'effort national ?
01:05:00Quentin Saunier viendra nous dire ce que vous en avez dit.
01:05:03Bravo Jacques, notre ministre, très bon débatteur.
01:05:06Je pense qu'on va le challenger encore pour après,
01:05:09pour le jeu de tout à l'heure.
01:05:10A tout de suite.
01:05:1217h20, les vrais voix Sud Radio.
01:05:15Sud Radio.
01:05:17Parlons Frédéric Brindel.
01:05:19Les grands patrons au cœur du débat, au cœur de la fête à Roland-Garros,
01:05:24aussi avec les rencontres des entrepreneurs de France.
01:05:27Bon, la question qu'on vous a posée,
01:05:29les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ?
01:05:34C'est un débat passionné avec nos trois vrais voix,
01:05:36Corinne Tapirot, Nathalie Lebas, Boris Faure.
01:05:39Alors, Quentin Saunier, que disent les auditeurs de Sud Radio à cette consultation ?
01:05:46Eh bien, écoutez, je rappelle la question,
01:05:47les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ?
01:05:50Vous répondez non à 68% en petite majorité.
01:05:54Et les petits commentaires alors ?
01:05:55Et les petits commentaires en vidéo qui nous disent
01:05:57non, ils payent en proportion moins d'impôts que les TPE.
01:06:00Et on a Jean-Luc qui nous dit à l'inverse,
01:06:01oui, ils y participent suffisamment.
01:06:03Pourquoi toujours taxer ceux qui créent de l'emploi ?
01:06:05Oui, c'est un peu ce que disait Jacques,
01:06:09notre auditeur fil rouge, de Castres aussi.
01:06:12Bon, voilà ce qu'il fallait dire sur les grands chefs d'entreprise.
01:06:18Bon, un mot sur Patrick Martin.
01:06:21Vous l'avez vu aujourd'hui, il est brillant,
01:06:23mais il a tendance à se plaindre beaucoup quand même, Nathalie Lebas.
01:06:26Moi, je pense qu'aujourd'hui, on est dans un pays
01:06:28qui critique beaucoup nos entreprises,
01:06:30qui critique beaucoup nos dirigeants.
01:06:32Donc, il se défend ?
01:06:34Il a raison de se défendre.
01:06:36Et puis, à un moment donné, il faut arrêter de cracher dans la soupe
01:06:39et ceux qui nourrissent le pays.
01:06:41Oui, donc vous êtes plutôt...
01:06:43Vous, Boris Faure, Patrick Martin, il a tendance à...
01:06:47Moi, je viens de découvrir son existence, très honnêtement.
01:06:49Oui, mais c'est parce que vous vous êtes amené à traverser l'Europe.
01:06:53Vous savez, oui, voilà, c'est ça.
01:06:54On m'intéresse plus au patron polonais.
01:06:57Mais c'est vrai qu'il se place souvent en tant que victime, quoi, Patrick Martin.
01:07:00Elle se descend, elle s'indescend.
01:07:02L'extrait, on a un peu envie de lui tourner le dos, en fait.
01:07:06Quand on est syndicaliste, on a aussi besoin de travailler avec les patrons.
01:07:09C'est un bon président du MEDEF, Corinne Tapirou ?
01:07:11Je ne sais pas si on peut mettre président du MEDEF est bon ou pas bon.
01:07:17Ce que je crois, c'est que les entreprises ont besoin d'une représentation forte
01:07:21avec un vrai projet et d'être un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics.
01:07:27Et je veux dire, même pas seulement le MEDEF, les grands patrons, mais aussi les TPE, PME.
01:07:33Donc, il faut que ce soit un groupe homogène, qui ne soit pas un groupe de pression,
01:07:36mais qui soit un groupe qui soit une force de proposition,
01:07:38qui permette d'avancer, des politiques publiques qui aillent dans le sens de produire davantage
01:07:43ou de produire mieux, de plus employer et de mieux former.
01:07:47Constructif, donc, voilà.
01:07:49Nous y reviendrons sans doute demain, puisque demain, c'est le grand débat
01:07:52avec les représentants des différents courants politiques au sein même de cette rêve,
01:07:57donc la rencontre des entrepreneurs de France.
01:07:59L'info en plus.
01:08:03Le rendez-vous de Louis de Kergorlet qui revient.
01:08:06L'info en plus, elles sont trop petites pour faire des frites.
01:08:10Je parle bien sûr des pommes de terre.
01:08:12Là encore, le réchauffement climatique est passé par là, Louis.
01:08:16Exactement.
01:08:16Après cinq épisodes successifs de canicules, un déficit hydrique exceptionnel,
01:08:22les projections de l'Union Nationale des Producteurs de Pommes de Terre
01:08:25anticipent une baisse massive de la production française,
01:08:28de l'ordre de moins 23% sur un an.
01:08:31C'est ce que l'on apprend dans un communiqué publié ce lundi.
01:08:33À l'heure actuelle, on table quand même sur 400 millions d'euros de pertes,
01:08:37le plus faible rendement observé depuis 30 ans.
01:08:40Face à ce constat alarmant, j'accueille mon invité Geoffroy Devry,
01:08:43président justement de l'Union Nationale des Producteurs de Pommes de Terre.
01:08:46Bonsoir.
01:08:48Oui, bonsoir monsieur.
01:08:49Bonsoir, cher président Geoffroy Devry.
01:08:52Vous êtes basé où précisément ?
01:08:53Alors, je ne fais pas un jeu de mots avec votre nom évidemment,
01:08:56mais c'est important aussi d'un point de vue régional.
01:09:00Alors moi, je suis agriculteur entre Compiègne et Soissons,
01:09:04à la limite de l'Aisne et de l'Oise.
01:09:05Je suis dans l'Oise, mais à la limite des deux départements,
01:09:07où je fais de la pomme de terre, polyculture, blé, betterave, pomme de terre, colza.
01:09:11Voilà, je voulais dire ça parce que nous avons parmi nos trois vraies voix ce soir,
01:09:16Nathalie Lebas, qui est donc conseillère régionale dans les Hauts-de-France.
01:09:18Allez-y Louis.
01:09:19Oui, je voulais vous demander, face à cette crise annoncée,
01:09:23ça annonce quoi en fait ?
01:09:24Des producteurs qui mettent la clé sous la porte,
01:09:26une augmentation des prix en grande surface,
01:09:28comme on a pu le voir avec les œufs cette année.
01:09:30Il faut aussi rappeler que la France est le premier exportateur mondial
01:09:34de pommes de terre non transformées.
01:09:36Donc, quelles conséquences à moyen et long terme ?
01:09:40Ça annonce surtout une très grande détresse pour le monde des producteurs.
01:09:46À savoir que déjà, on est producteurs de pommes de terre, mais pas que.
01:09:51Et donc, l'agriculture est dans des temps vraiment faibles en ce moment.
01:09:54Et on n'avait vraiment pas besoin d'avoir une crise climatique
01:09:58qui vienne s'ajouter aux relations et en tout cas aux métiers
01:10:01qui deviennent de plus en plus difficiles,
01:10:04à la fois dans l'acte de production, mais aussi dans l'acte de rémunération.
01:10:08Il est de plus en plus dur aujourd'hui de pouvoir gagner sa vie en agriculture
01:10:12de par des aléas déjà de relations commerciales qui sont compliquées.
01:10:16Ce n'est jamais simple.
01:10:18Mais en plus, lorsque la nature ne vous aide pas,
01:10:20ça vous met vraiment dans le dur.
01:10:22Alors évidemment, les trois vrais voix ont plein de questions pour vous,
01:10:25cher Geoffroy Dévry.
01:10:26Et on commence par votre voisine dans les Hauts-de-France, Nathalie Lebas.
01:10:31Oui, bonsoir.
01:10:32Moi, je voudrais souhaiter savoir qu'est-ce que vous attendez des pouvoirs publics ?
01:10:37De quoi avez-vous besoin ?
01:10:39Alors, en tant que consommatrice, on va, je pense, tous être au rendez-vous
01:10:45pour acheter des pommes de terre françaises et des frites des Hauts-de-France.
01:10:50Mais en tant qu'élu...
01:10:51Oui, ça c'est incontournable.
01:10:52Incontournable.
01:10:53Surtout qu'on a le champion du monde de frites.
01:10:55En plus.
01:10:56Mais cela dit, moi, j'attends de savoir aussi quelles sont vos demandes au pouvoir public.
01:11:05Alors, elles sont de deux ordres.
01:11:08Un premier ordre un peu réglementaire.
01:11:10La plupart, aujourd'hui, des producteurs de pommes de terre produisent sous contrat.
01:11:14Et aujourd'hui, grâce à la loi EGalim, le fait de caractères exceptionnels
01:11:22et notamment de cas de force majeure liés à des incidents climatiques
01:11:26peut nous permettre parfois de revoir ce cadre contractuel
01:11:30afin de ne pas obliger les producteurs à fournir des pommes de terre
01:11:36qu'en réalité, ils n'ont pas dans le champ.
01:11:38Ça, c'est le premier point.
01:11:39De pouvoir desserrer un peu l'étau contractuel
01:11:43pour qu'on n'ait pas la double peine de devoir aller racheter un produit qu'on n'a pas.
01:11:48Ça, c'est le premier point.
01:11:49Le deuxième point, c'est vis-à-vis de la grande distribution.
01:11:53On a vu des annonces il y a trois semaines, un mois,
01:11:56de la part de la grande distribution en disant
01:11:58« On a bien compris la problématique.
01:11:59On va venir aider l'agriculture française et les agriculteurs. »
01:12:05Pour autant, aujourd'hui, le cahier des charges est toujours le même.
01:12:08C'est-à-dire qu'on n'arrive pas à changer le calibre de la pomme de terre.
01:12:12Aujourd'hui, elle a quelques désordres physiologiques
01:12:14au niveau aspect, au niveau taille.
01:12:16Et les acheteurs nous disent « Non, non, non.
01:12:18Nous, pour l'instant, on veut telle qualité de pomme de terre
01:12:22et on ne déroge pas à cette règle. »
01:12:24Donc ça, c'est le premier point.
01:12:25Et puis le deuxième point, vous l'avez cité dans votre préambule,
01:12:28c'est une aide très rapide qu'on a estimée à 400 millions d'euros
01:12:33pour le secteur de la filière pomme de terre.
01:12:36Mais ça, c'est une première estimation en termes de manque de volume.
01:12:41Mais nous, lorsqu'on produit de la pomme de terre,
01:12:43on produit un volume et une qualité.
01:12:45Je vous l'ai dit, un cahier des charges.
01:12:46Les industriels nous imposent un certain nombre de critères de production.
01:12:51Et même si demain, vous allez avoir un petit peu de volume dans vos champs,
01:12:56il n'est même pas sûr que ces volumes puissent répondre aux critères industriels.
01:13:00Et donc là, ça veut dire que c'est du revenu carrément
01:13:05qui ne rentrera pas dans les exploitations.
01:13:08Bon. Alors, un homme qui parcourt beaucoup des pays
01:13:12qui sont aussi producteurs de pommes de terre.
01:13:15Vous avez souvent dans l'Europe de l'Est, Boris Faure.
01:13:18Question aussi à notre avis.
01:13:20Comme la pomme de terre n'a pas la patate, on vient de le comprendre.
01:13:23Est-ce que, monsieur, vous venez de dire qu'il est difficile
01:13:26de travailler sur les variétés, si j'ai bien compris.
01:13:29Est-ce que la science peut vous aider à un moment à créer des variétés
01:13:31qui soient plus résistantes ou pas ?
01:13:35Oui, tout à fait.
01:13:36Alors, on a une loi européenne quand même avec les NBT qui est sortie
01:13:40et là qui va bien nous aider parce qu'on va accélérer le processus de sélection
01:13:45pour essayer de trouver des pommes de terre qui sont plus résilientes
01:13:47et qui puissent justement faire passer ces épisodes un peu caniculaires.
01:13:52Ça va nous faire gagner un paquet d'années.
01:13:54Donc, il faut qu'on continue à investir dans la recherche, le développement
01:13:58pour essayer que l'eau, qui est un vrai sujet aussi,
01:14:01la disponibilité de l'eau, elle soit plus résiliente,
01:14:04qu'elle puisse bénéficier au mieux à la plante.
01:14:06Et pour ça, il faut des fonds.
01:14:08Il faut continuer à investir dans la recherche.
01:14:10La recherche, vous savez, ce n'est pas une dépense.
01:14:12C'est un investissement pour le futur.
01:14:14C'est ça.
01:14:15Il faut voir ça comme ça.
01:14:16Alors, ça coûte au départ, mais à la fin,
01:14:18c'est vraiment pour ramener pour l'ensemble des acteurs,
01:14:20que ce soit les producteurs, les industriels,
01:14:23et à, au final, le consommateur.
01:14:25Question de Corinne Tapirot.
01:14:28Bonsoir.
01:14:28Je voudrais savoir, j'ai entendu que la France
01:14:30était le premier exportateur mondial de pommes de terre
01:14:33et Louis a annoncé une baisse de 23% de la productivité.
01:14:37Je voudrais savoir quelle est la part qui va rester consacrée
01:14:40au marché mondial par rapport à celle du marché intérieur ?
01:14:44Dans le cas de figure, quel vote ?
01:14:46Alors, il y a deux marchés.
01:14:47Oui, oui, tout à fait.
01:14:48J'ai bien compris.
01:14:49Alors, on a deux marchés.
01:14:50On exporte de la pomme de terre,
01:14:52dite de la pomme de terre fraîche.
01:14:53C'est la pomme de terre qu'on retrouve dans les étals
01:14:55avec des clients principaux en Europe du Sud.
01:14:58Et on a la pomme de terre industrielle
01:15:00qui part se faire processer dans les usines
01:15:04qui sont généralement à nos frontières,
01:15:06à l'est et au nord de l'Europe.
01:15:09Concernant la pomme de terre fraîche,
01:15:10tout va dépendre, je vais vous dire,
01:15:13de la capacité de la grande distribution
01:15:14d'entendre nos revendications.
01:15:17Parce que si elles restent fermées
01:15:19sur leur cahier des charges
01:15:21et sur des prix qui sont aujourd'hui flats,
01:15:25la tendance du producteur,
01:15:27ça va être d'aller les vendre à l'export.
01:15:29Et puis, on est sur un marché ouvert
01:15:31et le producteur va essayer de tirer au maximum
01:15:34le peu de revenus qu'il a de sa marchandise.
01:15:37Concernant les industriels, c'est un petit peu différent.
01:15:39On est encore une fois sur des systèmes de contrat.
01:15:41Donc, les volumes qui sont engagés
01:15:44seront directement fléchés vers les usines
01:15:46pour lesquelles elles étaient produites.
01:15:50Tout ça est évidemment très intéressant.
01:15:53Juste, Geoffrey Desvry,
01:15:55nous avions eu, je crois, l'année dernière,
01:15:57une situation où il y avait une surproduction.
01:16:00C'était ça, au niveau des pommes de terre.
01:16:03En fait, plus que personne,
01:16:05vous êtes soumis aux aléas.
01:16:08Est-ce que ces aléas, un jour,
01:16:09peut-être, je ne sais pas,
01:16:10l'intelligence artificielle,
01:16:12va permettre de vous accompagner
01:16:15dans cette gestion des aléas ?
01:16:18Alors, nous accompagner,
01:16:21c'est un bien grand mot,
01:16:22parce que je défie quiconque
01:16:23de savoir quel temps il fera en 2027.
01:16:26C'est bien le problème,
01:16:27mais allez savoir, allez savoir.
01:16:30Non, alors, bien entendu,
01:16:32on a une veille économique.
01:16:33On essaie de regarder un petit peu
01:16:34ce qui se passe à la fois dans le monde
01:16:36et dans l'Europe
01:16:37sur la production de pommes de terre.
01:16:39On mange de plus en plus de pommes de terre
01:16:41transformées de manière générale.
01:16:43Il y a une dynamique de croissance.
01:16:44On a des usines qui s'installent
01:16:46et qui continuent à être installées en France.
01:16:49Donc, ça, il faut s'en réjouir.
01:16:52Maintenant, le contexte géopolitique
01:16:54a quand même rebattu un ensemble de cartes.
01:16:56Donc, il faut continuer à exporter
01:16:58de la frite vers les pays
01:16:59et notamment les pays du Moyen-Orient
01:17:01qui étaient quand même, pour nous,
01:17:02des gros acheteurs.
01:17:03Donc, il faut qu'on puisse garder
01:17:05cette compétitivité-là.
01:17:08Maintenant, dans les prévisions,
01:17:11on a la capacité de faire
01:17:12une pomme de terre de qualité.
01:17:14Elle est reconnue pour ça.
01:17:15Et c'est bien la raison pour laquelle
01:17:16des industriels étrangers
01:17:19viennent construire des usines
01:17:20en Europe, voire en France
01:17:22pour bénéficier de la qualité
01:17:24de cette pomme de terre.
01:17:25Le risque chez nous, le problème,
01:17:27c'est en effet, vous l'avez signalé,
01:17:28c'est le risque climatique.
01:17:30Et c'est comment on arrive
01:17:31à faire peser,
01:17:33en tout cas à faire partager
01:17:35ce risque-là
01:17:36avec nos clients.
01:17:37Parce que vous comprendrez bien
01:17:38que l'agriculteur,
01:17:40lorsqu'il met tous les moyens nécessaires,
01:17:41quand il met un plan de pomme de terre
01:17:44dans son champ,
01:17:45qu'il met tous les moyens
01:17:46pour essayer de faire la qualité
01:17:47et répondre à la demande
01:17:48lorsqu'il se prend un coup de chaud
01:17:50et un coup de sec,
01:17:51il ne peut pas supporter seul
01:17:54cette misère.
01:17:55Bon, Louis,
01:17:57ainsi va la crise
01:17:57de la pomme de terre.
01:17:59C'était un sujet passionnant.
01:18:01Exactement.
01:18:02Et je crois effectivement,
01:18:04Geoffroy Desvry,
01:18:04que vous aurez les yeux rivés demain
01:18:06sur cette réunion des préfets
01:18:07pour calibrer les aides
01:18:08suite à la canicule
01:18:12qu'il y a eu cet été
01:18:12et les aides agricoles.
01:18:13Vous nous tiendrez au courant demain,
01:18:14Louis, évidemment.
01:18:16Merci beaucoup d'avoir été avec nous,
01:18:18Geoffroy Desvry.
01:18:19Merci,
01:18:21cher Président de l'Union Nationale
01:18:22des Producteurs de Pommes de Terre.
01:18:25Bon,
01:18:27ça donne faim.
01:18:29Vous, vous préférez quoi ?
01:18:30Purée ?
01:18:30Frites ?
01:18:32Vous, frites,
01:18:33vous êtes dans les Hauts-de-France, non ?
01:18:34Oui, forcément,
01:18:35dans les Hauts-de-France,
01:18:36c'est la frite.
01:18:37Je m'étais mis au régime sans frites
01:18:38et c'est vrai en plus,
01:18:39mais là, je culpabilise,
01:18:40je vais m'y remettre.
01:18:41C'est tellement bon.
01:18:42Et vous, Corinne ?
01:18:43J'aime les écrasés de pommes de terre
01:18:44montées à l'huile d'olive.
01:18:45Ah, oui, très bien.
01:18:46Je peux faire une dédicace personnelle ?
01:18:48Oui, vas-y.
01:18:48Ma femme fait peut-être
01:18:49la meilleure purée de toute la France.
01:18:53Bon, on joue dans un instant
01:18:55et on va retrouver notre auditeur
01:18:56fil rouge en plus.
01:18:57On va vous challenger.
01:18:59Sud Radio.
01:19:02Parlons vrai.
01:19:03AXA,
01:19:04premier assureur des entreprises.
01:19:0519h,
01:19:05Frédéric Brindel.
01:19:07Nous vous l'annonçons,
01:19:08finalement,
01:19:09un peu chaque soir
01:19:10en début d'émission
01:19:11des Vraies Voix
01:19:11de 17h à 19h.
01:19:13Nous allons à l'information,
01:19:14nous essayons de la comprendre,
01:19:15mais toujours avec la bonne humeur.
01:19:17Et donc,
01:19:17on ne peut pas terminer
01:19:19sans relier un peu l'actualité
01:19:21au rire,
01:19:22au jeu
01:19:22et à la détente.
01:19:23Nos trois Vraies Voix ce soir,
01:19:25je vous les rappelle.
01:19:25Corinne Tapirot,
01:19:27conseillère d'arrondissement parisienne,
01:19:29présidente de l'Observatoire
01:19:30des parents
01:19:31et de l'école.
01:19:32Nathalie Lebas,
01:19:33conseillère régionale
01:19:34des Hauts-de-France
01:19:34et présidente
01:19:35de l'assurance maladie
01:19:37de l'Oise.
01:19:38Et Boris Faure,
01:19:39syndicaliste,
01:19:40souvent sur les routes
01:19:41de l'Est de l'Europe
01:19:42et auteur du livre
01:19:43« Coups de casque »
01:19:44consacré à la violence politique.
01:19:46Tiens donc,
01:19:46il y en avait.
01:19:47Donc,
01:19:48tous trois,
01:19:49vous allez être challengés
01:19:50par celui qui a été brillant
01:19:52tout au long de cette émission.
01:19:53Il a été notre ministre
01:19:54des PME.
01:19:56Il a été notre débatteur
01:19:58sur la question
01:19:59des grands patrons.
01:20:00Il est avec nous,
01:20:01Jacques.
01:20:02Toujours là, Jacques ?
01:20:03Oui, oui.
01:20:04Bon, vous avez peur ?
01:20:05Oui, je vous sens moins serein
01:20:07en préparant le jeu
01:20:09qu'en étant ministre, non ?
01:20:11Je ne sais pas.
01:20:12Oh, je vous entends mal.
01:20:15Vous êtes peut-être
01:20:16sur le haut-parleur,
01:20:17non, Jacques ?
01:20:18Tout va bien ?
01:20:19Ah oui, là, c'est mieux.
01:20:20Ah oui, évidemment.
01:20:21Bien, alors,
01:20:22jeu de l'actualité.
01:20:23Je vous plante tout de suite
01:20:24le décor
01:20:25parce que personne ne sait
01:20:26de quoi il s'agit.
01:20:28Philippe Bouvard
01:20:28nous a quittés
01:20:30et on lui a rendu hommage
01:20:31et c'est l'occasion
01:20:32de dire que tous ces
01:20:33grands animateurs,
01:20:35télévision,
01:20:36de l'histoire,
01:20:37ils nous ont marqués.
01:20:37Eh bien,
01:20:38ça va être l'objet du jeu.
01:20:40Nous allons essayer
01:20:41de retrouver
01:20:42l'animateur qui se cache.
01:20:43Jingle,
01:20:44c'est parti pour le jeu.
01:20:46On y va.
01:20:47Alors, donc, Jingle.
01:20:48Petite musique, hein, Julien ?
01:20:49Petite musique, Julien ?
01:20:50Non, il n'a pas de petite musique.
01:20:52Mais ce n'est pas grave.
01:20:54Voilà.
01:20:55Allez, le jeu.
01:20:56Alors, Jacques,
01:20:57vous allez devoir choisir
01:20:58votre partenaire.
01:21:00Alors, ça sera soit
01:21:01Nathalie,
01:21:02soit Corine,
01:21:03soit Boris.
01:21:04Vous faites équipe
01:21:05tous les deux
01:21:05pour essayer de retrouver...
01:21:07Bon, charge à vous
01:21:08de savoir
01:21:09qui s'y connaît
01:21:10un peu mieux
01:21:10en télévision
01:21:11que d'autres.
01:21:12Et on gagne
01:21:12des pommes de terre.
01:21:13Et vous gagnez
01:21:14des pommes de terre.
01:21:15Alors, Jacques,
01:21:16avec qui vous faites équipe ?
01:21:18Boris, allez.
01:21:19Allez, Boris.
01:21:20Donc, ça fait Jacques et Boris,
01:21:21les garçons,
01:21:22contre les filles,
01:21:24Corine et Nathalie.
01:21:27Merci de votre conscience.
01:21:28Vous allez écouter
01:21:30un extrait
01:21:31et vous devrez
01:21:32retrouver
01:21:33l'animateur
01:21:34ou l'animatrice,
01:21:34évidemment,
01:21:35qui se cache
01:21:36derrière ça.
01:21:38Je vais vous avancer
01:21:38les dates de la tournée
01:21:39de Santa.
01:21:40Non, Nagui.
01:21:41Oh là là là.
01:21:43Ça va vite.
01:21:44C'est Nathalie.
01:21:45C'est Nathalie.
01:21:46On peut continuer
01:21:47d'écouter l'extrait
01:21:48un petit peu, Julien.
01:21:49Là, c'était
01:21:50Taratata.
01:21:50La tournée
01:21:51de Santa.
01:21:52Mais il y a déjà eu
01:21:53plein de concerts.
01:21:54La folie,
01:21:56chaque fois.
01:21:56Grande et belle émission,
01:21:57Taratata.
01:21:58C'est rare d'avoir encore
01:22:00de la musique en direct,
01:22:01des vrais musiciens
01:22:02qui jouent.
01:22:03Bon, Jacques,
01:22:05fan de Nagui ou pas ?
01:22:07Oui, pas trop de temps
01:22:08de regarder la télévision.
01:22:09Ouais, bon.
01:22:11Vous connaissez les paroles
01:22:12en tout cas.
01:22:12J'ai participé
01:22:14à un jeu de Nagui.
01:22:15Ah, vous aviez joué
01:22:16avec Nagui ?
01:22:17Et vous avez gagné, non ?
01:22:18Je suis arrivée
01:22:18dans les deux derniers
01:22:19mais je n'ai pas été
01:22:20assez rapide.
01:22:20Bon, on va voir ce soir.
01:22:21En tout cas, ce soir,
01:22:22vous êtes bien parti.
01:22:23C'est l'équipe,
01:22:24la première qui est arrivée
01:22:25à 5 bonnes réponses
01:22:26qui gagne.
01:22:28À 5 bonnes réponses.
01:22:29Deuxième extrait.
01:22:30Oh !
01:22:31Comment tu peux dire ça
01:22:32à quelqu'un ?
01:22:32Non, bah forcément.
01:22:34Le temps est long.
01:22:36Mais c'est pas possible,
01:22:37il a dit ça.
01:22:38Ah, c'est Sophie Davant.
01:22:39Non.
01:22:40Non.
01:22:41Karine Chéril.
01:22:42Non.
01:22:43Mais alors laquelle,
01:22:43on doit trouver
01:22:44parce qu'elles sont deux
01:22:45là quand même.
01:22:45Il ne va pas cet extrait.
01:22:46C'est une animatrice.
01:22:47Jacques, vous l'avez ou pas ?
01:22:49Karine Lamarchand.
01:22:50Oui !
01:22:54Égalisation un partout.
01:22:55Karine Lamarchand
01:22:55dans L'amour et dans le pré.
01:22:57Elle suffoquait
01:22:59parce qu'il y a
01:23:01deux amoureux
01:23:02qui se rencontraient
01:23:02et il y en avait un
01:23:03qui n'était pas très
01:23:05urbain, on va dire.
01:23:06C'est le cas de le dire.
01:23:07C'est pour ça qu'on fait
01:23:07plus d'enfants
01:23:08en revient au débat
01:23:09en terre.
01:23:10Peut-être.
01:23:11Peut-être.
01:23:12Attention,
01:23:13troisième extrait
01:23:13de qui s'agit-il ?
01:23:14Madame, c'est un commentaire
01:23:15que vous apportez.
01:23:16Oui, c'est mon avis personnel.
01:23:19Vous avez le droit
01:23:20de l'apporter, bien sûr.
01:23:21Je pense qu'il faut
01:23:22en rester à votre question.
01:23:23C'était le jeu de la vérité.
01:23:25Jacques, vous dites qui, Jacques ?
01:23:27Non, c'est pas bon là.
01:23:29Vous l'avez précisé,
01:23:30c'est fait sur
01:23:30un point d'entrée de TF1.
01:23:32Effectivement.
01:23:32Patrick Sabatier.
01:23:36Je le donne à Boris,
01:23:37parce que vous n'avez pas donné.
01:23:39Donc, Boris et Jacques,
01:23:40vous marquez le point.
01:23:41Patrick Sabatier,
01:23:42le jeu de la vérité.
01:23:43C'est pas grave,
01:23:44tu mets l'un sur l'autre.
01:23:46Vous disiez, Jacques ?
01:23:47Non, non,
01:23:48Patrick Sabatier, oui.
01:23:49Oui, oui.
01:23:50Ah non, mais c'est bon,
01:23:50c'est pour vous.
01:23:51Quatrième extrait.
01:23:51Il s'appelle Léopold
01:23:53et c'est pas facile
01:23:54de commencer cette émission.
01:23:57Bravo, Léopold.
01:23:58Bravo.
01:24:00Quel sourire.
01:24:01T'es content ?
01:24:01Tu veux aller voir ta famille ?
01:24:03Oui.
01:24:03Avec la maison.
01:24:05Ah, voilà.
01:24:07Oui, bien.
01:24:08Faustine Bollard,
01:24:10qui présente Prodige.
01:24:11Oui, bien sûr, Jacques.
01:24:13C'est bien.
01:24:13C'est le ministre de la Culture.
01:24:14C'est le ministre de la Culture.
01:24:16C'est vrai qu'il ne regardait pas
01:24:17la télévision,
01:24:18mais en fait,
01:24:18tu les connais tous.
01:24:19C'est pas trop difficile.
01:24:20Les niveaux en ce moment,
01:24:21c'est pas trop difficile.
01:24:22Bon, alors,
01:24:23d'accord.
01:24:253 à 1,
01:24:26cinquième extrait.
01:24:27Mesdames et messieurs,
01:24:28bonsoir,
01:24:28j'espère que vous avez passé
01:24:29une bonne soirée.
01:24:30C'est Nathalie Lebas.
01:24:32Oui, je sais que Boris Faure
01:24:33et tout le monde a dégainé,
01:24:34mais c'est Nathalie Lebas
01:24:35qui permet à son équipe
01:24:37de revenir à 3-2.
01:24:38Extrait numéro 6.
01:24:39Bienvenue et merci
01:24:40puisque la semaine dernière,
01:24:42ensemble.
01:24:43Foucault.
01:24:43Oui, oui, Foucault.
01:24:45Les filles encore,
01:24:46Corine.
01:24:47Voilà,
01:24:473-3,
01:24:48c'est très serré.
01:24:50Septième extrait.
01:24:51Quelle émission de
01:24:52Sport Automobile
01:24:53créée en 75
01:24:54et diffusée dimanche matin ?
01:24:55Je la connais.
01:24:57Celle qui...
01:24:58Autoroto ?
01:24:58Correct.
01:24:59Le maillon 7.
01:25:00Il faut la présentatrice.
01:25:02Je ne me rappelle pas
01:25:03de son nom.
01:25:03C'est Coligny.
01:25:03Oui,
01:25:04Bocoligny.
01:25:054 à 3
01:25:05pour Jacques et Boris.
01:25:07C'est balle de match.
01:25:09Merci.
01:25:10Balle de match
01:25:12pour Jacques et Boris.
01:25:13Si vous avez le suivant,
01:25:14vous avez gagné.
01:25:15De qui s'agit-il ?
01:25:16Qu'est-ce qui se passe ?
01:25:17Mais quoi ?
01:25:18Jacques Marquard.
01:25:19Jacques Marquard.
01:25:20Oh là là là !
01:25:20Égalisation 4 à 4.
01:25:22Nous assistons
01:25:23à la plus belle édition
01:25:24du jeu de l'été ce soir.
01:25:254 à 4.
01:25:26Tout se joue sur le dernier.
01:25:28Alors, c'est qui ?
01:25:29Attention,
01:25:29question maintenant
01:25:30qu'elle le jure.
01:25:31Oh !
01:25:32Il y a des jeux.
01:25:34Non.
01:25:34Non.
01:25:35Alors, attendez.
01:25:36Il y a des jeux sur le visage.
01:25:38Il faut faire un petit test.
01:25:39Les chemins.
01:25:40Oui !
01:25:40Les chemins.
01:25:41Victoire magnifique.
01:25:42Jacques,
01:25:43vous avez été un excellent ministre.
01:25:44Vous avez été un fantastique débatteur
01:25:46et vous permettez
01:25:46aussi avec vous,
01:25:48Boris,
01:25:49de gagner.
01:25:49Bravo Jacques.
01:25:50Vive Castre.
01:25:51Et longue et belle carrière
01:25:53cette année
01:25:53au Castre Olympique.
01:25:55Castre Olympique.
01:25:56Merci beaucoup.
01:25:57Merci.
01:25:58Merci à nos trois prévois.
01:25:59Nathalie Lebas,
01:26:00Corinne Tapirot
01:26:01et bien sûr Boris Fort.
01:26:02C'était un plaisir.
01:26:03Merci à Julien Delmas,
01:26:05notre réalisateur.
01:26:06Comme d'habitude,
01:26:07excellent.
01:26:08Dans un instant,
01:26:08les infos.
01:26:09Vauxfactures.fr
01:26:11Logiciel de facturation en ligne.
01:26:13Procédure PDP.
01:26:14PA engagée.
01:26:15Paypal certifié.
01:26:16Vous a présenté
01:26:17Les Vraies Voix Sud Radio.
01:26:20Sud Radio,
01:26:22la seule antenne
01:26:22où vous pouvez...