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Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur de Roi.
00:07Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner sur BFM Business,
00:11une demi-heure pour parler de nos logements, de notre immobilier.
00:15Et comme tous les jours, ça démarque par cette séquence qui vous concerne,
00:18ami professionnel de ce secteur de l'immobilier, le pro de l'IMO,
00:21des témoignages terrain de vos métiers qui nous informent, nous aussi, usagers de cet immobilier.
00:27Aujourd'hui, on va parler, tiens, fin de l'été oblige, panneau solaire, l'été caniculaire a porté ce marché.
00:33Mais attention, attention quand même avant de vous lancer, à bien vous assurer,
00:37car les risques d'incendie ne doivent pas être exclus.
00:40Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour et on va faire un point global sur le marché de
00:45l'immobilier de prestige.
00:46À l'achat comme à la location, c'est un marché assez dingue dont on va vous parler,
00:51qui est quand même soumis à tout un tas de pressions,
00:53qu'elles soient géopolitiques, politiques tout court, politiques internes, j'entends.
00:58Mais ce qui est très intéressant sur ce marché, c'est qu'à l'achat comme à la location,
01:02on a un profil de client qui est assez similaire.
01:05Vous allez voir ça dans quelques instants, mais avant cela, c'est l'heure du pro de l'IMO.
01:09Les experts de l'IMO, le pro de l'IMO.
01:13Et on est en ligne avec Baptiste Grillon, courtier en assurance chez Nous Assurons.
01:17Bonjour Baptiste.
01:18Bonjour.
01:19Alors je le disais, vous n'allez nous conseiller pas sur l'achat de panneaux solaires,
01:23mais sur la protection contre les panneaux solaires.
01:26Oui, c'est ça. C'est exactement ça.
01:30Le photovoltaïque connaît aujourd'hui une croissance exceptionnelle.
01:33Donc ça, c'est une bonne chose.
01:35Mais nous, dans le réseau, nous assurons tous les acteurs de cette filiale,
01:41que ce soit les fabricants, les distributeurs, les installateurs, les bureaux d'études,
01:48les sociétés de maintenance, les exploitants, investisseurs,
01:51et aussi les propriétaires de ces exploitations.
01:55Et on assure aussi le...
01:56Oui.
01:57Quand je vous écoute, cet enjeu d'assurance,
01:59est-ce que c'est parce que c'est un objet fragile, le photovoltaïque ?
02:03Parce que je me souviens, je salue mes confrères du Figaro
02:06qui avaient fait un papier, je crois,
02:08c'était à peu près au printemps, début de l'été,
02:11sur ces cas de petits incendies liés à des panneaux solaires, etc.
02:15Est-ce que là, je suis en train de dire à tous nos auditeurs et téléspectateurs,
02:17méfiance, n'installez pas de panneaux solaires ?
02:21Non, il ne faut pas être méfiant pour autant.
02:24Enfin, il faut être plus vigilant, pas méfiant.
02:27La production solaire, oui, c'est un danger,
02:29puisqu'on crée de l'électricité qu'on va réagir dans un réseau.
02:32Pour autant, aujourd'hui, il y a des réglementations
02:35et des produits avec des normes de mise en place
02:39et de mise en place sur le marché de ces produits-là,
02:40sur lesquels il faut être un peu plus vigilant,
02:44les produits et les installateurs,
02:45il faut être un peu plus vigilant là-dessus
02:47et se couvrir aussi par rapport à ces installations
02:51qu'on va installer.
02:54Allez-y, Baptiste, dites-moi comment je me couvre,
02:57justement, au-delà de mes panneaux solaires qui me couvrent,
02:59mais comment je couvre ces panneaux solaires et tous les risques ?
03:02Et surtout, combien ça coûte ?
03:03Parce qu'on rappelle qu'une installation photovoltaïque,
03:05une vraie installation photovoltaïque,
03:07ça coûte déjà un peu d'argent.
03:10Oui, une installation, ça coûte un peu d'argent.
03:14Après, on calcule des retours sur investissement
03:16quand même assez rapides en fonction des profils.
03:19Les assurances qu'il existe,
03:21déjà, les premières choses à vérifier,
03:22c'est l'assurance de nos exploitants,
03:24en fait, de nos artisans,
03:26parce qu'aujourd'hui, en fait,
03:27il existe différentes assurances en fonction des artisans.
03:30Ce n'est pas parce qu'on est assuré en photovoltaïque
03:32qu'on peut faire tout le photovoltaïque.
03:34Ça, c'est une idée reçue et c'est complètement faux.
03:37Il faut déjà vérifier en amont
03:39qu'est-ce qui nous a été proposé et par qui
03:41et comment sont couverts ces exploitants-là.
03:43Et ensuite, il faut assurer notre matériel
03:46puisqu'aujourd'hui, on fait une erreur
03:48de penser que déclarer son matériel à son assureur,
03:50c'est le couvrir.
03:52Ce n'est pas vrai du tout.
03:52Quand on déclare à son assureur
03:54qu'on a posé une installation sur sa maison
03:56ou dans son jardin ou sur son bâtiment,
03:58c'est simplement l'informer qu'on l'a mise en place.
04:01Ça ne veut pas dire qu'il y a des garanties
04:03qui sont mises en place pour protéger ce matériel
04:06et ce que ce matériel va représenter dans notre foyer.
04:08La production d'électricité.
04:10Du coup, voilà, si je n'ai pas les garanties,
04:11il va falloir que je les paye.
04:12Elle me coûte combien ?
04:13Vous ne voulez pas me le dire, Baptiste ?
04:14Combien elle me coûte ces garanties ?
04:17En fait, ce n'est pas que je ne veux pas vous le dire.
04:19C'est que ces garanties-là,
04:21je n'ai pas de montant précis d'assurance à ce niveau-là
04:24puisqu'aujourd'hui, une installation sur une maison
04:26n'est pas le même coût qu'une installation
04:28sur un bâtiment industriel
04:29où il y aura de la production dessous.
04:30une installation posée dans un jardin n'aura pas les mêmes coûts.
04:34On a des idées approximatives de bris de machine.
04:37On a des contrats qui démarrent sur, on va dire,
04:3980 euros l'année à 200, 300 produits particuliers.
04:43Et sur du professionnel, on va démarrer sur du 500 jusqu'à 2000.
04:46Oui, j'imagine, tout dépend de la taille de l'installation.
04:48Et voilà, j'imagine bien.
04:50Mais du coup, c'est à moi, entre guillemets,
04:54c'est au client qui a fait installer les panneaux solaires,
04:57le photovoltaïque, de contacter une assurance spécifique
05:00ou on va me la suggérer ?
05:02Enfin, voilà.
05:04Alors, soit on l'a dans notre contrat d'assurance habitation.
05:07Certains assureurs, la grande majorité,
05:09peuvent le proposer dans une assurance habitation.
05:11Mais c'est comme toutes les lignes qu'il y a dans une assurance habitation.
05:14On déclare une installation, ça ne veut pas dire qu'on l'assure.
05:17Tout comme une piscine aujourd'hui,
05:18on peut déclarer à son assureur qu'on a une piscine
05:20et pour autant ne pas la couvrir.
05:22Demain, il est préconisé de prévenir son assureur
05:25qu'on a une installation et de couvrir celle-ci.
05:27Pour la grêle, pour la tempête, les chocs électriques
05:31et surtout le remplacement de matériel
05:33s'il est fragilisé dû à une tempête
05:36ou à un événement qu'il aurait pu recevoir.
05:39Et donc, ça veut dire que c'est à moi, un, d'en faire la demande,
05:41deux, de payer, trois, est-ce que vraiment ça me couvre ?
05:43C'est-à-dire, par exemple, typiquement, on reparle du sujet de départ.
05:46Admettons que j'ai un incendie chez moi
05:48qui est déclaré à cause d'un panneau solaire
05:50peut-être mal installé ou de mauvaise qualité.
05:54Dans ces cas-là, je suis entièrement remboursée par mon assurance ?
05:57Oui, là-dessus, les assureurs sont assez vigilants,
06:01notamment les assureurs spécialisés qui ne font que ça
06:03puisqu'on parle de responsabilité civile de producteur.
06:06Donc, c'est-à-dire qu'on a une responsabilité civile à part sur la production.
06:11Aujourd'hui, quand on met en place ces contrats-là,
06:13on est quand même vigilant.
06:14On va vous demander en amont le contrat, la facture, le devis
06:18pour vérifier que l'installation soit bien conforme
06:20aux règles actuelles de mise en place de ces procédés.
06:25C'est bien pour ça, d'ailleurs, que c'est souvent important
06:28de le présenter avant même de faire intervenir l'artisan
06:31pour qu'on soit sûr que cette installation sera bien couverte.
06:35Après, les garanties, oui, elles couvrent le remplacement et la réparation.
06:38Il y a un autre facteur à part en compte, c'est la perte de production.
06:42Ça, c'est une garantie à part.
06:43C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si on met une installation,
06:46il faut un retour sur l'investissement par la production.
06:47Oui, mais là, vous parlez effectivement pour des installations professionnelles.
06:51J'imagine que c'est plus le cas que pour des installations particulières,
06:53même s'ils espèrent quand même avoir un retour sur l'investissement.
06:56Mais ce ne sont pas les mêmes enjeux, j'imagine.
06:58Non, ce ne sont pas les mêmes enjeux, effectivement.
07:00Merci pour votre témoignage.
07:02Baptiste, Baptiste Grillon, Courtier en Assurance, nous assurons.
07:04Oui, vous voulez faire installer des panneaux solaires
07:07à l'échelle professionnelle ou personnelle.
07:09Effectivement, ça vaut le coup quand même de savoir comment
07:11et si on est bien assuré et combien ça nous coûte.
07:14Merci pour ce témoignage.
07:15Si comme Baptiste, vous avez vous aussi un éclairage à nous apporter
07:18à l'antenne de BFM Business, n'hésitez pas à nous écrire.
07:21On a une adresse mail, lesexpertsdelimo.fr.
07:25Allez, c'est l'heure du débat.
07:31Barnes et Colwell Banker, à chaque fois, quand on parle d'immobilier de prestige,
07:34c'est quand même les plus pertinents.
07:36Laurent Demeur, président de Colwell Banker Europa Realty.
07:39Et je le dis à chaque fois avec l'accent.
07:40Bonjour Laurent.
07:41Et Jean de Gouvion Saint-Cyr, directeur de Barnes Rental.
07:45Franchement, bonjour Jean.
07:47Mais à un moment, je vous ai dit, il va falloir franchiser tout ça
07:50parce qu'à chaque fois, ça m'oblige à faire preuve d'un accent un peu alambiqué.
07:54Nous, nous sommes un réseau américain.
07:56Oui, quand même.
07:58Oui, mais vous êtes là en France avec moi.
08:01Vous savez que j'ai beaucoup de mal, moi, quand même.
08:03C'est la rentrée.
08:05C'est la rentrée, c'est ça.
08:06Il faut s'y remettre.
08:07Voilà, j'ai peu bossé mon anglais cet été.
08:10Bon messieurs, on s'était dit qu'on allait faire un point global
08:12sur ce marché de l'immobilier de prestige en cette rentrée.
08:15Moi, déjà, je voudrais vous poser la question de savoir,
08:18je sais que Jean, vous êtes beaucoup plus sur ce marché de la location.
08:21Déjà, ce qu'on peut faire, un focus sur ce marché de la location,
08:25parce que je crois que les prix, déjà, les prix stratosphériques à l'achat,
08:27moi, à chaque fois, ça me fait devenir dingue.
08:29Mais sur la location, c'est aussi très rigolo
08:31pour toutes celles et ceux qui, comme moi, sont encore locataires.
08:34Mais de quoi on parle quand on parle location sur cet immobilier de prestige ?
08:40Alors, c'est vrai que pendant des années,
08:42l'allocation est un petit peu le petit de la transaction.
08:45Aujourd'hui, et notamment à Paris, dans les belles villes de France,
08:51on constate ce marché qui évolue,
08:53notamment sur le marché haut de gamme, de plus en plus.
08:56Et c'est vrai que pendant des années, c'était bien distinct.
08:58Et on se rend compte, notamment avec l'arrivée des étrangers à Paris
09:02ou dans les grandes villes de France, sur la Côte d'Azur,
09:05qu'on a un marché qui est en train de se développer
09:07et qu'aujourd'hui, les gens recherchent avant tout une expérience de vie
09:12plutôt qu'un bien immobilier.
09:14Ils ne sont plus dans la possession, forcément, quoi.
09:18Exactement.
09:19On recherche un art de vivre qu'on retrouve bien en France,
09:24et notamment à Paris, avec des biens de prestige,
09:28des adresses très précises,
09:30une éducation, une éducation culturelle,
09:34une éducation gastronomique,
09:36que cette clientèle aujourd'hui va rechercher
09:39et qui va permettre au marché locatif vraiment d'évoluer
09:42et de se dynamiser avec des immeubles de services,
09:48des choses qu'on avait très peu avant,
09:50qu'on voit beaucoup aux Etats-Unis
09:51ou dans les pays à Dubaï, etc.
09:54Et on constate de plus en plus ces nouveaux projets
09:56qui sont passionnants,
09:58qui permettent d'entretenir le patrimoine.
10:01Ce sont des fonds d'investissement,
10:02ce sont des foncières avec des moyens importants
10:06et qui vont effectivement tirer l'immobilier locatif haut de gamme vers le haut.
10:11Mais question, Laurent, vous les voyez souvent,
10:13ces locataires haut de gamme
10:14ou alors ils se transforment très vite en acheteurs ?
10:16Alors en fait, nous, ce qu'on voit très vite,
10:19c'est que la plupart des clients achètent une belle propriété
10:22et quand ils ne vont pas l'utiliser, ils vont la louer.
10:24C'est comme pour les yachts, c'est exactement la même chose.
10:27Et donc, ils vont...
10:27Moi, j'ai des clients qui vont louer leurs propriétés
10:31dans le sud de la France,
10:32mettons dans le golfe de Saint-Tropez,
10:34pendant tout l'été,
10:34et ça va leur générer 300 à 400 000 euros de revenus sur juillet-août.
10:38Non, mais juste, on peut marquer un tout petit temps d'arrêt, Laurent.
10:43Donc, ils vont louer sur juillet-août
10:45et ils vont générer des revenus de 300 à 400 000 euros.
10:49C'est bon, c'était juste pour ça ?
10:50C'était juste pour ça.
10:51Très souvent, ils louent à des copains.
10:54Ils ne sont pas très sympas, en plus, ils louent à des copains.
10:56Il les faut payer, franchement, c'est chez moi.
11:02J'ai souvent, c'est vrai,
11:04on vit quelquefois dans un monde un petit peu différent de tout le monde.
11:08Donc, ils vont louer à des copains.
11:09Et ces copains vont louer une fois, deux fois.
11:11Et en général, la troisième année, les copains vont acheter aussi.
11:13Oui, c'est ça.
11:14Voilà.
11:15Et c'est très souvent ce marché-là de la location très haut de gamme.
11:17Moi, je connais moins le marché de location premium, plus classique, dont ils parlaient
11:23tout à l'heure.
11:24Mais sur le marché de belles résidences dans le sud de la France ou des beaux châteaux,
11:29c'est ce qui se passe traditionnellement.
11:30C'est une première expérience avant l'achat immobilier aujourd'hui, Jean.
11:33En fait, c'est je teste le secteur, je teste le bien, je teste et après j'achète.
11:39Alors, il y a deux choses.
11:41On est aussi, on est dans un monde aujourd'hui très mobile où tout va très, très vite.
11:44On l'a vu notamment avec le Covid et tous ces événements.
11:47Donc, les gens veulent être mobiles.
11:50On ne veut plus être ancré dans quelque chose de compliqué,
11:53avec des process compliqués, de l'administratif.
11:55Ils veulent pouvoir partir vite.
11:56C'est ça, l'idée ?
11:57Oui, on veut pouvoir être mobile.
11:59Voilà, on veut pouvoir être mobile.
12:00Et le deuxième élément, c'est vrai qu'aujourd'hui, on va retrouver, il y a quelques années, l'offre
12:06locative.
12:07On n'avait quasiment rien sur ce marché.
12:09Il y avait des choses, mais c'était une minorité.
12:11Aujourd'hui, encore une fois, on voit des professionnels, mais aussi des particuliers,
12:16qui montent des projets.
12:18Alors, sur la Côte d'Azur, dans le golfe de Saint-Tropez, par exemple, effectivement,
12:21des gens qui mettent en location leur résidence secondaire.
12:26Et ça, c'est très intéressant pour payer surtout les charges courantes,
12:29parce qu'il faut savoir que dans le golfe de Saint-Tropez, les rendements ne sont pas...
12:33Ou même sur la Côte d'Azur, les rendements sur les questions secondaires ne sont pas...
12:35Oui, c'est-à-dire que même si les amis de Laurent se sont fait 400 000 euros sur deux
12:38mois,
12:38on ne sait pas combien ils ont payé au démarrage.
12:40En fait, ce qu'on peut bien comprendre, c'est qu'une propriété, elle a des coûts de maintenance.
12:43Oui, c'est ça. Au-delà du prix d'achat.
12:45Voilà. Vous pouvez avoir des propriétés qui, globalement, ont des maintenances de l'ordre d'un million par an.
12:49Parce qu'il faut compter les impôts, il faut compter l'entretien des jardins,
12:54il faut compter l'entretien de la piscine, il faut compter l'entretien de la maison, les réparations.
12:57Donc, il faut avoir des coûts de maintenance.
13:00Et souvent, ces clients ont plusieurs propriétés dans le monde sur lesquelles ils vont passer.
13:03Mais ils les rentabilisent aujourd'hui en les louant pour des périodes courtes.
13:08Et comme ils font avec leur yacht, comme ils font aussi avec leur jet privé.
13:11Oui, bien sûr.
13:12Et donc, le marché du jet privé, du yacht ou de la résidence secondaire de grand luxe
13:16est un marché très similaire, avec des clients qui sont à la fois utilisateurs
13:20et à la fois qui louent ses propriétés pour participer aux coûts de maintenance.
13:24Ils ont une logique économique dans leurs investissements.
13:26Mais est-ce que c'est plus vrai aujourd'hui, messieurs, vous allez voir où je veux en venir,
13:30que ça ne l'était auparavant ?
13:32J'ai envie de dire, est-ce qu'auparavant, peut-être que les grandes fortunes achetaient plus facilement
13:35et qu'aujourd'hui, je ne parle pas de frilosité à acheter,
13:38mais disons, sont très bien aussi à louer, n'ont plus cette envie de posséder forcément.
13:42Et peut-être que ce serait lié, je ne sais pas, je vous tend des perches, au climat géopolitique.
13:48Est-ce qu'il y a une forme de frilosité à l'achat, où on se dit, après tout, c
13:51'est très bien aussi à l'allocation,
13:52et que ce marché coexiste avec celui de la transaction, plus qu'auparavant ?
13:56Oui, tout à fait. Encore une fois, on a cette clientèle mobile qui est prête à, encore une fois,
14:03chercher plutôt une expérience de vie, l'offre étant aujourd'hui adaptée à ses clients.
14:08Mais c'est plus vrai aujourd'hui qu'avant ?
14:09Oui, tout à fait. Avant, il faut savoir qu'avant, il y a une dizaine d'années,
14:12le marché locatif était, notamment parisien, sur de la longue durée,
14:16n'était pas exclusif, mais quasiment exclusif pour des gens en mobilité professionnelle.
14:19Un expat qui arrive à Paris et qui vient travailler 3-4 ans.
14:22Et c'est vrai que nous, il y a 10 ans, on ne faisait que ça.
14:24C'est-à-dire qu'on avait des partenariats avec des sociétés de relocation,
14:27et on était spécialisés sur de l'expatrier.
14:30Aujourd'hui, on voit bien qu'on a un changement assez important de typologie de clientèle.
14:35Donc, sur les étrangers, on a effectivement encore une forte,
14:38notamment à Paris, sur la longue durée, une forte proportion de clients étrangers.
14:42Plus de 67% de nos clients, ce sont des étrangers.
14:45Et dedans, vous avez encore une grande partie qui viennent pour travailler,
14:49mais qui viennent pour travailler avec leur famille,
14:52qui viennent pour travailler, encore une fois, qui recherchent.
14:54Je veux parler de cette éducation européenne qui est très, très recherchée par cette clientèle américaine.
14:58Oui, il y a beaucoup d'Américains.
14:59Il y en a beaucoup.
15:00On a eu beaucoup d'Américains qui sont arrivés suite au changement de présidence.
15:04C'est un petit peu un climat un peu différent sur le sol américain.
15:08Et donc, on a eu beaucoup d'Américains qui se sont relogés sur l'Europe, et notamment Paris.
15:14Effectivement, ils cherchent des appartements, de beaux appartements clés en main,
15:18c'est-à-dire tout nickel, qui correspondent aux standards US.
15:22Non, vous ne t'inquiétez pas, le micro est-il.
15:25Mais, je dirais, ils sont là parce qu'ils sont dans des situations, entre guillemets,
15:29ils ne savent pas si dans 3-4 ans, ils repartiront.
15:32Le marché sur la location qui avait un petit peu diminué, effectivement,
15:37c'était les expats qui venaient travailler sur Paris,
15:39parce qu'avec les suites au Covid, il y a eu beaucoup de développement du télétravail,
15:44beaucoup de développement des teams, des visioconférences.
15:46Donc, il y a eu moins d'afflux que dans le passé.
15:48Mais la défense reste quand même la première zone de bureau européenne,
15:53est de très loin.
15:54Et les cadres supérieurs qui viennent travailler à la défense,
15:57il faut bien qu'ils se logent quand ils viennent à Paris avec leur famille.
15:59Voilà.
15:59Maintenant, une fois que j'ai dit ça, je ne suis pas, moi, un expert du marché locatif.
16:03Oui, mais alors, c'est intéressant parce que vous êtes quand même vachement complémentaires tous les deux,
16:07parce qu'en l'occurrence, vous vous adressez quand même aux mêmes personnes.
16:09C'est-à-dire, on disait, ceux qui louent aujourd'hui sont sans doute ceux qui achèteront demain.
16:13Et les dynamismes...
16:14Un premier pas.
16:15Voilà.
16:15Toujours un premier pas vers l'achat.
16:16Un premier pas.
16:17Parce que ce que vous disiez tous les deux, c'est l'expérience de la vie en France, à Paris,
16:21sur la Côte d'Azur.
16:22Alors, c'est un peu différent, mais enfin, c'est l'expérience de la vie en France.
16:25Et du coup, ça m'amène à une autre question.
16:26Est-ce que l'enjeu, je l'ai plus ou moins dit tout à l'heure,
16:29mais est-ce que l'enjeu géopolitique,
16:30que ce soit effectivement pour les Américains, avec l'élection de Donald Trump,
16:33que ce soit les différentes guerres des derniers mois, des dernières semaines,
16:37est-ce que tout ça fait qu'il y a, en plus de ce côté sécurité qu'on a en
16:43France et a fortiori dans notre capitale,
16:45c'est encore plus vrai aujourd'hui que ça ne l'était hier ?
16:48Oui, oui, c'est évident.
16:49Pour vous, vous voyez une forme de...
16:51Évidemment, oui.
16:52...de concurrence, en fait, meilleure à l'échelle de la France.
16:55En fait, on voit bien qu'aujourd'hui, toute cette clientèle étrangère qui arrive à Paris,
16:59fuit quelque chose.
17:00Ça, c'est une évidence, que ce soit des pays de l'Est, que ce soit du continent américain,
17:06ou que ce soit du Moyen-Orient,
17:07ce sont des gens aujourd'hui qui fuient quelque chose,
17:11qui, je l'espère, le retrouveront un jour.
17:13Oui, bien sûr.
17:14Mais aujourd'hui, c'est un petit peu effet Brexit qu'on avait connu il y a quelques années,
17:19où d'un coup, on a eu une arrivée massive de Français qui vivaient à Londres et qui sont revenus.
17:25Forcément, avec un très fort pouvoir d'achat,
17:27donc des gens qui sont prêts à mettre de l'argent.
17:29Alors après, attention, il y a un élément aussi qu'on n'a pas évoqué tout à l'heure,
17:31c'est effectivement, aujourd'hui, on aime bien occuper,
17:36de façon assez libre, le logement, donc l'allocation, pour après investir.
17:41Parce que c'est vrai qu'encore une fois, cette expérience de vie,
17:44on a beaucoup de clients qui nous disent, je vais d'abord louer à cette adresse
17:47pour connaître, est-ce que c'est safe, est-ce que les enfants vont être bien scolarisés, etc.
17:52Donc, dans le 17e, dans le 16e, à Neuilly, pour découvrir.
17:56Et puis, au bout d'un an, l'allocation permet de changer assez facilement sa résidence principale,
18:01et du coup, d'acheter.
18:02On a plein, aujourd'hui, de candidats qui finissent par acheter,
18:06faire une offre d'achat à leur bailleur,
18:09pour, derrière, s'installer durablement.
18:12Alors, je suis un peu plus réservé sur le fait...
18:14Le fait de fuir, je vous entends des étiquets.
18:16Il y a toujours des phénomènes conjoncturels, évidemment.
18:19Quand on bombarde les Émirates, forcément, vous avez une cantelle de Dubaï qui arrive.
18:22Vous avez des événements géopolitiques, oui.
18:25Après, on a toujours eu des flux.
18:26Et il y a des flux entrants et des flux sortants.
18:28On a des Français qui quittent Paris et qui vont ailleurs.
18:32On a toujours été sur un marché de flux, sur le niveau du haut de gamme.
18:35Donc, on a des flux entrants qui peuvent être accélérés par des événements conjoncturels.
18:39Il suffit qu'il y ait un conflit dans un pays,
18:41ça déclenche tout d'un coup une arrivée de clients de ce pays.
18:44Et on peut aussi avoir des événements géopolitiques,
18:48mais plutôt des événements politiques internes,
18:50notamment avec une élection présidentielle qui arrive.
18:52On va en parler, Laurent.
18:53Et dans ce cas-là, on va avoir des Français qui partiront dans l'autre sens.
18:55Donc, on a toujours été habitués à gérer des flux entrants et sortants.
18:59Ce qui est l'avantage pour nous, comme le Bunker, d'être un réseau...
19:02Décidément, il n'aime pas ce micro, Laurent.
19:04C'est ma main qui le gêne.
19:05Il faut l'enlever, alors.
19:07Et donc, on a l'habitude de gérer ces flux.
19:10Et traditionnellement, c'est vrai,
19:11on est arrivé aujourd'hui dans une société
19:12où il y a plus de mobilité qu'avant.
19:15Ça me fait penser,
19:17quand j'ai un de mes anciens, tout début de carrière,
19:19c'est vrai qu'on me disait que les personnes faisaient carrière
19:21à la même entreprise pendant 40 ans,
19:23achetaient la même propriété et restaient toute leur vie.
19:25Aujourd'hui, c'est vrai qu'on est beaucoup plus mobile.
19:28On quitte les entreprises.
19:29On passe d'une entreprise à une autre.
19:30On quitte un appartement pour passer à une maison.
19:33Et ainsi de suite.
19:34On est rentré dans une société qui consomme beaucoup plus vite.
19:36Oui, mais c'est vrai que du coup,
19:38sur ce marché et cette clientèle d'immobilier de prestige,
19:41je le concevais plus facilement sur le marché traditionnel
19:47du commun des mortels, j'ai envie de dire.
19:49Et c'est vrai que sur le marché de l'immobilier de prestige,
19:51je me disais, on peut acheter quitte à revendre plus tard.
19:55On sent quand même qu'il y a des arbitrages
19:56qui aujourd'hui, et qu'il existe une offre
19:58qui cohabite entre l'achat et l'allocation.
20:01C'est un vrai sujet quand même.
20:02Oui, mais on est aujourd'hui plutôt dans détenir les actifs de qualité.
20:07D'accord ?
20:07Et donc de les tester avant d'acheter ?
20:09Et donc de les tester avant d'acheter, quoi.
20:11On n'est pas dans une...
20:11La rentrée 2026, la rentrée de demain,
20:14ce qu'on voit, nous, suite à l'été,
20:16c'est qu'on n'est pas dans l'attentisme.
20:17On est dans la sélection.
20:18Et c'est la tendance qui est de plus en plus forte
20:20sur détenir des actifs de grande qualité.
20:23Alors, si on ne peut pas les obtenir tout de suite,
20:25oui, on se reporte sur le marché location.
20:27Et on attend que soit l'opportunité sur le bien que l'on occupe
20:31ou un autre bien arrive.
20:33Mais on est avec des clients internationaux
20:36et des clients nationaux aujourd'hui
20:38qui font vraiment de la sélection,
20:40qui font vraiment...
20:41Ce qu'ils veulent le vrai luxe aujourd'hui,
20:42c'est à la fois l'emplacement,
20:43c'est à la fois la confidentialité,
20:45c'est à la fois la localisation.
20:48Donc c'est un certain nombre de critères.
20:50Il n'y a plus un droit, entre guillemets, à la médiocrité.
20:53S'il y a un défaut majeur,
20:54aujourd'hui, personne ne l'achètera.
20:56Et tant que l'acheteur n'aura pas trouvé
20:58exactement ce qu'il veut,
21:00il préférera des solutions de location,
21:04d'hôtel et autres,
21:05plutôt que d'investir dans un bien
21:07qu'il ne souhaite pas ou qui a un défaut majeur.
21:09Je prends un exemple concret.
21:11Une antenne 5G qui est juste à côté de votre maison.
21:14Une grande antenne.
21:15Oui, bien sûr.
21:16Je dirais que c'est très compliqué de la vendre.
21:18Oui, bien sûr.
21:19Donc ces genres de paramètres,
21:20aujourd'hui, on ne passe plus dessus.
21:22Bon, du coup, petite question.
21:23Quand on voit qu'effectivement, ces deux marchés cohabitent,
21:25et que ça peut être pour ceux qui n'ont pas encore trouvé
21:28pile chaussure à leurs pieds,
21:29le bien exceptionnel et sans défaut,
21:32est-ce qu'il y a ce sujet politique qui nous arrive,
21:35je pense, dès qu'on aura bifurqué en 2027 ?
21:39Du coup, est-ce qu'on peut s'attendre à ce que, justement,
21:41il y ait plus d'attentisme,
21:42que ce soit un petit peu les derniers mois
21:44d'un marché assez équilibré entre l'achat et l'allocation,
21:47et que peut-être que l'an prochain,
21:49ça sera plus compliqué ?
21:49Est-ce que vous avez déjà des clients
21:50qui vous parlent de la perspective politique en France ?
21:54C'est un sujet permanent, la politique en France.
21:57Oui, mais enfin, là, il y a une élection présidentielle, quand même.
21:59Oui, non, non, mais ça va être un sujet.
22:01Alors, je pense plus, effectivement, sur la partie transaction,
22:03parce qu'encore une fois, ça a un impact important sur là où on vit.
22:06Oui, mais précisément, vous pourriez récupérer
22:08tous ceux qui voulaient acheter et qui se disent
22:09« Ouh là là ! » Non ?
22:11Oui, oui, oui.
22:12Alors, de toute façon, la demande, il n'y a pas de problème.
22:14On a une demande conséquence.
22:15La question, c'est l'offre.
22:18La question, c'est l'offre locative aujourd'hui.
22:20Et c'est là où il y a une pénurie.
22:22Alors, je sais que sur le marché locatif standard,
22:24il y a une pénurie colossale.
22:26Colossale, dramatique même.
22:27Mais sur le marché de l'immobilier haut de gamme,
22:29aussi en location, il y a peu de pièces aujourd'hui en location.
22:32C'est vrai ?
22:32Oui, il y a aussi, parce qu'encore une fois,
22:35on a aujourd'hui des contraintes administratives,
22:38des contraintes de rendement, des contraintes...
22:40Beaucoup de contraintes.
22:41Alors, encore une fois, nous, on ne va pas faire de la politique,
22:43mais il y a beaucoup de contraintes aujourd'hui sur ce marché locatif.
22:45Vous êtes moins de 1% de vacances locatives sur ce marché locatif.
22:49Oui, mais parce qu'aujourd'hui, pour vous donner une idée,
22:52on met un appartement de trois chambres sur le marché parisien
22:55aux alentours des 4 000 euros,
22:56j'ai 25 candidats qui tapent à la porte.
22:59C'est complètement fou.
23:03Je suis moins à l'expert là-dessus,
23:05mais ce que j'aime, c'est que nous, par exemple,
23:07on a souvent des demandes qui arrivent par le réseau Call & Banker
23:09d'Américains qui veulent 3 mois, 4 mois, 6 mois,
23:13sur des loyers entre 15 et 25 000,
23:15par mois, et on a du mal
23:17à trouver de la disponibilité.
23:19On a du mal à trouver des biens.
23:20Et ça va être le challenge, je vous propose la question,
23:22est-ce que ça va être le challenge pour l'an prochain,
23:24entre guillemets, compte tenu des enjeux politiques en France ?
23:26On sait que la fiscalité, elle joue quand même.
23:29On a eu une élection en 2017
23:30avec un président qui n'aimait pas du tout l'immobilier,
23:33donc on vient de faire
23:3410 ans de politique
23:36anti-immobilière.
23:39On attend de voir avec impatience le déroulé réellement des programmes.
23:42Et pour l'instant, de ce que je vois,
23:45je n'ai pas vu grand-chose sur le sujet immobilier.
23:47Et surtout, ma question sera,
23:48en fonction de la couleur politique de celui ou celle
23:51qui pourrait accéder au pouvoir,
23:53en attendant de savoir, justement,
23:55est-ce qu'il n'y aurait pas ce moment d'attentisme ?
23:57Alors, il y a toujours eu de l'attentisme,
23:59quel que soit.
23:59Chaque présidentielle, depuis toujours,
24:03j'ai parlé aux anciens de l'immobilier
24:04quand j'ai commencé ma carrière,
24:05qui me disaient la même chose.
24:07Chaque année présidentielle
24:08n'est pas un grand cru de l'immobilier.
24:10En revanche,
24:11pour ceux qui veulent se positionner
24:14dans ces périodes d'attentisme,
24:16c'est le bon moment.
24:17Il y a moins de concurrence.
24:18Il y a de l'opportunité.
24:19Et il y a de l'opportunité sur des biens de qualité.
24:22Et donc, c'est le moment.
24:24Après, c'est toujours à Paris,
24:25une présidentielle,
24:26sur un candidat versus un autre,
24:28un programme versus un autre.
24:30Voilà.
24:31On va avoir beaucoup d'acheteurs,
24:32de futurs acheteurs,
24:33qui forcément se retourneront
24:35vers location durant ces périodes.
24:36Ça, c'est une évidence.
24:37Que ce soit des Français,
24:38des Parisiens ou des étrangers,
24:40on aura à ce moment-là des...
24:41Cet attentisme qui se traduira.
24:43Mais pour le coup...
24:43Vous avez des vendeurs aussi qui se disent...
24:46Quand je vois l'offre politique,
24:47vous avez des vendeurs qui disent
24:48je préfère arbitrer et partir.
24:49Voilà.
24:49Donc, vous avez à la fois toujours
24:51des flux entrant, sortant.
24:53Et vous avez des personnes qui vont faire...
24:54C'est comme en bourse.
24:55Il y a des personnes qui vont
24:56parier sur une politique fiscale
24:58qui va être augmentée
24:59et donc qui préfèrent céder.
25:01Et vous avez des personnes
25:02qui vont parier sur une politique
25:03plus dynamique, plus d'investissement
25:05et qui vont acheter.
25:06Ceux qui auraient pu acheter.
25:07Et puis, vous avez aussi
25:07les vendeurs peut-être
25:08qui étaient sur ce marché de l'allocatif,
25:10les bailleurs de votre segment
25:11qui pourraient aussi se dire
25:12ouh là là là là là là.
25:13Mais ça fera plus d'offres.
25:14Et donc, c'est quoi la perspective ?
25:152027, baisse des prix ?
25:17Surtout qu'actuellement...
25:18Ça, c'est un rêve.
25:20Actuellement, il y a déjà
25:21beaucoup d'offres
25:21sur le marché de la transaction.
25:23Même beaucoup.
25:24C'est un marché d'acquéreurs
25:25sur la transaction.
25:26Et alors que sur l'allocation,
25:27on est sur un marché de bailleurs.
25:28On a quand même deux éléments
25:30qui sont très différents.
25:32Donc, oui, effectivement,
25:34je pense que cette période-là,
25:35il va y avoir...
25:36On va un petit peu se regarder
25:37en chaîne de faillance.
25:38Et puis, il va falloir
25:39prendre des décisions.
25:40Et forcément, l'allocation
25:42a cette flexibilité
25:43de pouvoir poser son préavis
25:46et partir très rapidement.
25:48Ouais, mais quand même,
25:492027, baisse des prix.
25:50Non ?
25:51Allez-y, abouez-vous, messieurs !
25:53Les prix ont déjà corrigé
25:54maintenant depuis 2020.
25:55On a eu déjà des corrections.
25:57Ça y est, il est...
25:58On est aujourd'hui
25:59sur des prix
25:59qui se sont plus ou moins stabilisés.
26:02Après, les prix,
26:04quand on parle de baisse des prix,
26:05il faut être réaliste.
26:07Qu'est-ce qu'une baisse des prix ?
26:08Est-ce que c'est parce que
26:09j'ai mis un appartement
26:09avec des défauts trop chers
26:10en mise en vente
26:12que si j'ai baissé le prix,
26:13j'ai simplement ramené
26:14à la réalité du prix ?
26:15C'est pas une baisse des prix.
26:16C'est toujours ça, le sujet.
26:16Voilà, c'est ça, le vrai sujet.
26:17Est-ce que sinon,
26:18est-ce que c'est la pente des prix
26:23ce qu'on voit ?
26:23C'est qu'on voit
26:24qu'il y a un marché
26:25qui est assez équilibré
26:27quand même entre acheteurs et vendeurs
26:28puisque les acheteurs
26:29ont plus la main
26:30qu'ils n'ont eu dans le passé
26:31mais ils ne l'ont pas complètement
26:32parce que les biens de qualité
26:33sont très rares.
26:34Il y en a peu.
26:35Beaucoup de vendeurs
26:37les conservent plutôt
26:38pour que les mettent en vente.
26:39Et on est sur des marchés
26:41où les délais de négociation
26:43sont un peu plus longs qu'avant.
26:44Mais je dirais,
26:45ce que je dis souvent aux commerciaux,
26:46c'est qu'avant,
26:46vous avez peut-être joué
26:47sur tennis sur herbe
26:48et là, vous jouez sur terre battue.
26:50C'est un peu plus long
26:50mais ça ne change pas.
26:51Moi, je préfère la terre battue en plus.
26:52Mais ça ne change pas.
26:53À l'arrivée,
26:53la transaction se fait.
26:552027,
26:56ça peut être
26:56tous ces propriétaires
26:57qui n'arrivent pas à vendre
26:58et ils peuvent les mettre en location.
27:00Ils cherchent du business.
27:02Il est à la recherche.
27:02Ils cherchent du business.
27:06Désespérément.
27:06Encore une fois,
27:07on se rend compte
27:08qu'effectivement,
27:09il y a une telle demande.
27:11Les callbackers
27:11ne les aura vendus avant.
27:12Ah non, vous arrêtez.
27:13Une telle demande.
27:16En plus, le jingle est parti.
27:18Mais oui,
27:18mais de toute façon,
27:18il y aura de tout
27:19pour tout le monde.
27:20Moi, je vous aime tous les deux.
27:22Merci Laurent Demeure,
27:23président de Colwell Banker.
27:25Europa Realty,
27:26toujours avec le meilleur accent du monde.
27:27Et Jean de Gouvion Saint-Cyr,
27:28directeur de Barnes Rental.
27:30Je l'aurais très bien dit.
27:32Merci à tous les deux
27:32d'avoir été avec nous.
27:33Et on refera un point
27:34sur ce marché d'immobilier de prestige.
27:35C'est quand même le plus résilient.
27:37Maintenant, la question,
27:38c'est de savoir effectivement
27:39si on va dans une phase
27:40plus compliquée en 2027.
27:41Vous reviendrez pour en parler
27:42à l'antenne de BFM Business
27:44dans les experts de l'IMO
27:45tous les jours
27:46sur notre antenne.
27:48Les experts de l'IMO
27:50sur BFM Business.
27:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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