00:00Exactement, la revue de presse avec Annalisa Capellini, comme tous les matins dans cette matinale de l'économie.
00:04Ce matin, on part au Royaume-Uni parce que là-bas aussi, les politiques s'adressent au patron d'entreprise,
00:10Annalisa.
00:11Oui, c'est le moment un peu partout.
00:13Oui, visiblement.
00:14Là, c'est Andy Bornham, le Premier ministre britannique, qui s'est adressé au patron dans une interview qu'il
00:19a accordée au Financial Times.
00:21Il est très important cet entretien parce que ça permet d'éclaircir quelques points de la politique économique qu'il
00:27entend mener.
00:28Et justement, si Andy Bornham s'est adressée aux entreprises, c'est parce qu'elle s'inquiète des hausses d
00:34'impôts.
00:34Elle aussi.
00:35Elle aussi.
00:36Oui, évidemment, les entreprises britanniques aussi, c'est la même chose.
00:38Pourquoi ? Parce que le gouvernement d'Andy Bornham a deux priorités.
00:42Augmenter les dépenses de défense et en même temps réduire le coût de la vie.
00:46Donc évidemment, il faut bien récupérer cet argent quelque part.
00:49Et les entreprises britanniques craignent que cet argent ne vienne des hausses d'impôts.
00:53Donc dans cet entretien, Andy Bornham se veut plutôt rassurant pour les entreprises.
00:57Il dit qu'il est parfaitement conscient des difficultés que rencontrent l'environnement opérationnel des entreprises en ce moment.
01:03Mais attention, le diable est dans les détails parce que Bornham refuse de dire si les impôts des entreprises vont
01:10augmenter dans le budget.
01:11En revanche, je vous le disais, ça nous permet quand même cet entretien de comprendre quelques lignes de sa politique
01:17économique.
01:18Il ne veut pas imposer davantage les plus grandes fortunes.
01:20Il ne veut pas nationaliser totalement les services publics.
01:23Ça, c'est des craintes qui avaient existé à un moment dans le débat public britannique.
01:28Il compte avancer le budget au mois d'octobre.
01:30Donc c'est un mois plus tôt par rapport à l'année dernière pour avoir sans doute un peu plus
01:34de marge de manœuvre.
01:35Et un de ses chantiers principaux, ça on le savait, mais le Premier ministre britannique le répète,
01:40va être le renforcement des liens avec l'Union européenne.
01:43Ça commencera en novembre avec un sommet qui est déjà prévu entre Londres et Bruxelles.
01:47Les prochaines semaines, nous dirons un peu plus précisément à quoi va ressembler sa politique économique finalement
01:53et s'il va réussir à faire avec le Royaume-Uni ce qu'il a fait à Manchester.
01:57La presse internationale se concentre aussi, Annalisa, sur la guerre en Ukraine.
02:01Oui, parce que la Russie envisage d'intensifier encore davantage ses attaques contre l'Ukraine.
02:07C'est une info de Bloomberg ce matin.
02:09Bloomberg qui cite des sources proches du Kremlin,
02:12selon lesquelles le président russe compte frapper plus durement l'Ukraine,
02:16notamment Kiev, le centre-ville de la capitale,
02:19et les infrastructures un peu partout en Ukraine.
02:22Alors il y a deux explications à cette volonté de la part des Russes
02:25d'aller encore un peu plus loin dans les frappes.
02:28Tout d'abord, les négociations de paix sont au point mort.
02:30Et ensuite, le Kremlin considère de plus en plus que les frappes ukrainiennes
02:34sont en réalité des frappes menées par l'OTAN,
02:37puisque ce sont des membres de l'OTAN qui arment les Ukrainiens.
02:40Et d'ailleurs, les services des pays occidentaux semblent croire, eux aussi,
02:44que la Russie se prépare à une escalade.
02:46Et il pourrait même s'agir d'une escalade directe contre les pays de l'OTAN.
02:50On a beaucoup parlé, vous savez, ces dernières heures,
02:52de la visite surprise du chef de la CIA John Radcliffe à Moscou.
02:56On sait désormais quel était le but de cette visite,
02:58grâce au Wall Street Journal,
03:00qui nous raconte que ce déplacement visait à avertir la Russie
03:03de ne pas attaquer l'OTAN.
03:05Oui, parce que selon les dernières évaluations des services de renseignement américains,
03:09Vladimir Poutine pourrait décider de lancer une attaque,
03:12une attaque limitée, mais tout de même,
03:14une attaque contre un des pays de l'OTAN,
03:16pour tester la détermination de l'alliance atlantique.
03:19La guerre s'enlise et dure, effectivement.
03:21Ces inquiétudes sont bien prégnantes dans le reste de l'Europe
03:24et sur les pays de l'OTAN.
03:25Merci Anna-Lisa Capellini.