00:07Nous sommes en direct sur Europe 1 jusqu'à 13h pour Eliott de Valais-Vous, votre rendez-vous dominical, chers
00:14auditeurs.
00:15Vous avez la parole bien sûr dans cette émission, appelez-nous au 01 80 20 39 21.
00:22Nous reviendrons évidemment sur les toutes dernières informations après ces jours d'émeute.
00:26On va se projeter sur la semaine suivante et on s'inquiète bien sûr de ce qui peut se passer
00:32lundi dans les lycées de France, aux abords des lycées,
00:36mais également mardi avec cette grande manifestation, puisque ça grège à la colère des lycéens, les syndicats et également les
00:43partis politiques.
00:44Tiens, est-ce que les partis politiques, ceux qui participent, alimentent ces violences, est-ce que ces partis doivent être
00:51sanctionnés ?
00:53Eh bien, pour plus de 8 Français sur 10, eh bien, ces incendiaires méritent sanction.
00:58Sondage CSA pour le JDD Europe 1 et CNews à découvrir ce dimanche.
01:04Il est 11h04 sur Europe 1, j'ai le plaisir d'être avec Estelle Lafon.
01:09Chère Estelle, bonjour.
01:09Bonjour Eliott et bonjour à tous.
01:11Georges Fenech est avec nous.
01:13Bonjour Georges.
01:13Bonjour chère Eliott et bonjour Estelle.
01:15Éric Reval est également là.
01:17Georges Fenech, dans cette émission, on parlera du syndicat de la magistrature.
01:21Ah bon ?
01:22Extraordinaire communiqué du syndicat de la magistrature publié ce week-end.
01:26Pas un mot pour les 300 policiers et gendarmes blessés.
01:29Oh si, ce sont eux qui troublent, ce sont eux qui commettent des violences.
01:33Sauf que ces syndicats de la magistrature, ces magistrats, c'est eux qui demain devront,
01:39pour certains, pas tous, puisque ne représentent que 30% des magistrats syndiqués,
01:43mais ce sont eux qui pourraient demain condamner ou non les émeutiers qui seront face à eux.
01:50Oui, mais enfin ils vous expliqueront que ce n'est pas parce qu'ils ont un mandat syndical
01:54qui leur permet de s'exprimer librement selon eux, qu'une fois au tribunal,
01:59ils ne soient pas redevenus impartiels.
02:01Ça s'appelle toujours leur argument, vous voyez ?
02:03Ça ne trompe personne, on voit bien qu'il y a une idéologie derrière,
02:06et que cette idéologie, elle transpire dans les décisions qui sont rendues.
02:09On voit bien du sursis, du sursis, du sursis quoi.
02:13Faut-il poursuivre en justice les responsables politiques
02:15qui encouragent la violence des lycéens pendant le blocus des lycées ?
02:1983% des Français répondent oui, vous répondez quoi vous Georges Fenech ?
02:22T'as quelles questions vous dites ?
02:23Faut-il poursuivre en justice les responsables politiques
02:25qui encouragent la violence des lycéens ?
02:28Écoutez, moi quand j'entends M. Bali Bagayoko devant des poubelles qui brûlent,
02:33les exciter en quelque sorte, en tout cas les soutenir,
02:36c'est quoi sinon un appel à la violence ?
02:39Donc bien sûr, ils ont une responsabilité non seulement politique,
02:42mais ils ont une responsabilité pénale évidente.
02:44Éric Revelle, vous répondez oui ou non à cette question ?
02:46Je réponds oui, c'est déjà prévu, c'est déjà prévu par le code pénal, M. le magistrat.
02:52Oui, mais encore faut-il l'appliquer.
02:53Bien sûr, mais si vous voulez, sur le fond, j'ai du mal quand même à suivre la stratégie de
02:58LFI,
02:59parce qu'en fait, 83% des Français demandent des sanctions.
03:02En fait, on pourrait dire 80% ou une large majorité des Français
03:06demandent que ce pays voit un rétablissement de l'ordre.
03:10Mais LFI, qu'est-ce qu'ils espèrent ?
03:11Ils n'espèrent pas gagner des voix en faisant ce qu'ils sont en train de faire.
03:14Donc, peut-être qu'ils nous montrent, avec cette parenthèse dramatique des émeutes
03:19qui suivent les revendications légitimes des lycéens,
03:22peut-être qu'ils nous démontrent, LFI, ce qu'ils seraient capables de faire dans la rue,
03:27d'organiser le chaos, si tant est que l'élection, la future présidentielle, en 2027,
03:31ne correspondrait pas à leur choix politique.
03:34Pour moi, c'est une sorte d'avertissement sans frais.
03:38D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon a appelé à la convergence des luttes.
03:42Il espère que le mouvement du 6 octobre, qui est le pic de la contestation lycéenne,
03:48qui va enjamber la grande manifestation des fonctionnaires le 17 octobre...
03:53Ce serait une répétition générale, quoi.
03:54Voilà.
03:55Moi, c'est ce que je crois, parce qu'électoralement, LFI va y perdre des plumes.
03:59Et les filles...
04:00C'est pas sûr.
04:01Ils consolident leur base.
04:02Mais ils consolident leur base.
04:04Alors, sauf à imaginer que les gens qui sont en terminale aujourd'hui, qui ont 17 ans,
04:08auront 18 ans en 2027 et qu'ils voteraient LFI.
04:11Mais sinon, c'est un risque politique énorme.
04:13Les Français veulent de l'ordre.
04:15Les Français en ont marre du chaos.
04:16Voilà.
04:17C'est une majorité de Français qui réclament, qui désirent.
04:21Et d'ailleurs, qui le montre, cette France bienveillante, heureuse, enthousiasmante et enthousiasmée.
04:28Regardez le week-end qu'on a passé la semaine dernière avec la visite du pape Léon XIV.
04:34Vous aviez 800 à 900 000 Français samedi sur l'avenue des Champs-Élysées.
04:38Les policiers étaient ovationnés.
04:40Les pompiers également.
04:42Mais on est très rapidement repassés dans cette France qui est minoritaire,
04:46mais ultra bruyante et violente.
04:49Et la France insoumise consolide peut-être cette base-là.
04:54Mais avant d'entendre les responsables politiques,
04:57les cris d'orfraie qui sont poussés aussi par ceux qui ont tapé dans la main de LFI
05:02et qui ont permis à la France insoumise de monter,
05:05qui ont servi de marche-pied à la France insoumise.
05:07Je pense à Gabriel Attal qui, le 4 juillet 2024,
05:10dans le studio de France Inter, au micro de France Inter,
05:15explique qu'il préfère mettre un bulletin dans l'urne LFI plutôt que RN.
05:21Ces responsables politiques ont une responsabilité dans l'avènement.
05:24Il a tenté un peu. Il a changé.
05:27Il a un peu changé depuis, il faut reconnaître.
05:28Les gens ont le droit de changer.
05:30La France émité, elle est là.
05:30Mais avant de parler de ça, je voudrais vous faire écouter,
05:33et pour moi c'est vraiment la déclaration et le témoignage du week-end.
05:37Tout au long de notre été, nos pompiers étaient mis en avant
05:41pour avoir lutté au péril de la vie de quatre soldats du feu
05:44contre des incendies historiques d'ailleurs, rappelez-vous.
05:47Donc on a mis en avant ces pompiers,
05:48on a parlé de leur bravoure, de leur courage, de leur résilience.
05:52Un mois après la rentrée scolaire, vous avez donc des émeutes
05:55où les pompiers sont pris pour cible.
05:58Et il s'appelle Rémi Ragnard.
06:00S'il nous écoute ou s'il a des proches qui nous écoutent,
06:03mais vraiment, et qui souhaitent réagir en direct,
06:05mais il est le bienvenu.
06:06On pourrait parler pendant une heure avec lui.
06:07Qu'il nous appelle au 01 80 20 39 21.
06:11Il est suivi par 2,3 millions de personnes sur Instagram.
06:15Donc on pourrait même lui envoyer un message sur Instagram.
06:18Ce serait extraordinaire de pouvoir échanger avec lui.
06:20Parce que son témoignage, il résume tout ce qu'il vient de se passer cette semaine.
06:25Écoutez Rémi Ragnard.
06:26Franchement, aujourd'hui, je suis dégoûté.
06:28Mais vraiment dégoûté.
06:29Pas parce qu'on s'est fait arracher au boulot, non.
06:31Parce qu'on se fait agresser par des gosses de 14, 15 ans.
06:34Nous, pour venir ici, pour travailler, pour porter cet uniforme,
06:36on laisse des familles derrière nous.
06:37Et aujourd'hui, on se fait caillesser par des gosses de 14 ans.
06:40Où sont les parents ?
06:41Vous êtes où ?
06:43Les petits jeunes qui nous regardent, là,
06:45pendant que vous brûlez des poubelles,
06:46qui va sauver votre grand-mère ?
06:48Si votre grand-mère, elle tombe, qu'elle fait un malaise,
06:50qui va la sauver ?
06:50Parce qu'on est en train d'éteindre vos poubelles.
06:52Et encore pire, allez, encore pire.
06:54Pendant que vous brûlez ce camion de pompier.
06:55Le camion de pompier, il a brûlé.
06:56Très bien.
06:57Qui va sauver votre famille si votre maison brûle ?
07:00Qui va la sauver ?
07:00Parce qu'on n'a plus de camion pour aller l'éteindre.
07:02Il faut essayer de comprendre.
07:03Je ne comprends pas.
07:04Vous êtes des gosses, vous êtes des enfants.
07:06Où sont les parents ?
07:07L'éducation, elle est où ?
07:08Là, le problème, j'espère vraiment que vous allez être trouvés
07:10et que vos parents vont être sanctionnés.
07:18Ce n'est pas possible.
07:18Aujourd'hui, ce n'est pas possible.
07:20Avec les temps qui courent, avec toute cette violence,
07:22ce n'est pas possible qu'en France, on en arrive là.
07:23Je ne sais pas où on va, mais on y va.
07:26Jennifer est en direct avec nous.
07:28Elle nous appelle du Centre de la France.
07:29Bonjour, Jennifer.
07:31Oui, bonjour.
07:32Merci d'être en direct avec nous, Jennifer.
07:34Ça fait du bien d'entendre le témoignage de ce pompier, Rémi Ragnard.
07:39Il faudrait plus de Rémi et moins de Louis Boyard sur les plateaux.
07:43Je suis entièrement d'accord avec vous.
07:44C'est quelqu'un, bon, que je ne suis pas particulièrement,
07:46mais qui n'est pas tombé à plusieurs reprises ?
07:49Sur mon fil d'actualité, régulièrement, je le vois passer.
07:53Je rejoins tout ce qu'il peut dire, à une exception près.
07:57L'âge 14 ans, on ne peut pas vous en vouloir.
08:00Moi, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça.
08:03Je pense que, oui, effectivement, on est des millions à le dire.
08:08Effectivement, il y a un problème d'éducation.
08:10Ça, on ne peut pas le contester.
08:11On le voit de plus en plus.
08:13Et on constate aussi une escalade.
08:15Plus le temps passe, et à chaque fois, on constate.
08:17Nos gouvernements constatent.
08:19Ça ne va pas.
08:19Mais j'allais faire, si vous me permettez, Rémi Ragnard, il dit quoi ?
08:24Il dit, à 14 ans, j'en veux plus aux parents qu'à l'adolescent.
08:28Et je suis assez d'accord avec lui.
08:30Ça ne déresponsabilise pas totalement celui qui, à 14 ans,
08:34est capable de lancer des pavés sur un policier.
08:37Mais quand on voit un garçon de 14 ans faire cela,
08:43donc un jeune délinquant,
08:45eh bien, tout de suite, on se dit, mais où sont les parents ?
08:48Qu'est-ce qu'ils font ?
08:49C'est la première question qu'on se pose.
08:50Où sont les parents ?
08:52Et surtout, quelle éducation ?
08:53Quelle valeur ?
08:53Il leur inculte à ces jeunes-là.
08:55Moi, je ne comprends pas.
08:56Moi, j'ai une quarantaine d'années.
08:58Pourtant, je suis bien passée pour savoir.
09:00J'ai un enfant qui a 16 ans qui est lycéen.
09:02J'ai une fille qui a 23 ans qui est étudiante aussi.
09:04Je veux dire, mon fils, j'ai été la première à lui dire
09:06qu'il y ait des revendications,
09:08que vous ayez des choses à exprimer,
09:11à revendiquer, que ce soit par rapport à vos conditions,
09:14à l'école, il n'y a pas de problème.
09:16Je veux dire, ça, c'est votre droit.
09:18Mais il y a des façons de le faire.
09:20Et moi, la première, je lui ai dit,
09:22où j'habite, il y a eu des manifestations.
09:24Hier, il y a eu un petit peu de casse.
09:25Mais heureusement, ce n'est pas aussi grave que partout en France,
09:29notamment en Ile-de-France, heureusement d'ailleurs.
09:32Mais j'ai été la première à lui dire,
09:33voilà, il faut faire les choses proprement,
09:36respecter vos professeurs, respecter la police.
09:39Parce que alors là, moi, c'est ce qui me moutre le plus,
09:42ce qui me scandalise le plus,
09:44c'est ce discours anti-police,
09:48tenu par des adultes,
09:49mais tenu par cette génération-là.
09:51Et là où on le voit, d'ailleurs,
09:53c'est on est à la recherche...
09:55En fait, on victimise les étudiants, les élèves,
09:59qui commettent le pire.
10:00Alors, il y a un inversement des rôles,
10:02je trouve ça aberrant.
10:04Et ça fait un moment que ça dure.
10:06C'est-à-dire que même, on est à la recherche,
10:07ils sont filmés en permanence,
10:09vous les voyez, ils sont tous avec les portables.
10:11Filmer la police,
10:13à la moindre recherche,
10:14vous voyez, il y a des pseudo-justiciers,
10:16ou justicières,
10:17qui sont avec leur téléphone,
10:18à filmer la police.
10:20Ils sont où, vos RIO ?
10:21Ils sont où, vos RIO ?
10:22À fliquer la police.
10:23Il y a un inversement des rôles.
10:25Je trouve ça,
10:27mais complètement révoltant.
10:28Enfin, moi, je suis révoltée.
10:30Je ne sais pas quand est-ce que ça va s'arrêter.
10:33Notre État, là,
10:34nos pouvoirs publics,
10:35notre président,
10:36je ne sais pas,
10:37moi, je ne l'entends pas beaucoup
10:38par rapport à ça.
10:39Je ne sais pas vous, mais moi...
10:40Il y a eu une seule déclaration cette semaine
10:41d'Emmanuel Macron.
10:43Et c'est vrai qu'on l'a entendu plus prolixe
10:46sur les violences qui commençaient.
10:48C'était en début de semaine.
10:49Mais c'est vrai qu'on l'a entendu plus prolixe
10:51et bien plus ferme
10:53pour condamner quasi directement
10:56les policiers dans la Fernaëlle.
10:58Ou alors, cette semaine,
11:00condamner directement Jordan Bardella
11:02qui conteste les accusations.
11:04Ça, la Fernaëlle,
11:05je pourrais rebondir là-dessus.
11:07La maman de ce petit jeune homme,
11:09elle n'a pas été interpellée
11:10il n'y a pas longtemps.
11:10Elle ne l'a pas été, justement.
11:12Elle ne l'a pas été.
11:13Son avocat a contesté
11:17les informations qui avaient été
11:18transmises par la presse.
11:1911h40.
11:20Si on teste, tout va bien.
11:2211h14,
11:22Pierre Jénifer.
11:23Merci de nous avoir appelés.
11:24On sera avec Patricia
11:25dans quelques instants.
11:26Je vois que le syndicat
11:27des commissaires de la police nationale,
11:30ce syndicat,
11:31vient de communiquer
11:33et répondre au communiqué
11:35du syndicat de la magistrature.
11:36Je ferai réagir dans quelques instants.
11:39Georges Fenec là-dessus.
11:4011h14 sur Europe 1.
11:41On revient dans un instant.
11:4201-80-20-39-21,
11:44c'est le numéro pour contacter
11:45le standard ou WhatsApp
11:47si vous souhaitez échanger
11:48avec Elliot Deval
11:48et ses invités
11:49sur Europe 1 en direct.
11:51Jusqu'à 13h,
11:51c'était Elliot Deval
11:52et vous, à tout de suite.
11:52Sous-titrage Société Radio-Canada