- il y a 22 heures
- #metoomedia
Les débats de l'été avec Jérôme Bayle
éleveur bovin, figure de la contestation paysanne en Haute-Garonne, et Bénédicte Martin, écrivaine, journaliste et ambassadrice de l'association #MeTooMédia, elle-même plaignante contre Patrick Poivre d'Arvor
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##FAIT_DU_JOUR-2026-08-20##
éleveur bovin, figure de la contestation paysanne en Haute-Garonne, et Bénédicte Martin, écrivaine, journaliste et ambassadrice de l'association #MeTooMédia, elle-même plaignante contre Patrick Poivre d'Arvor
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NewsTranscription
00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:05Mais oui, ça y est, c'est parti, de nouveau les débats de l'été, 10h-13h sur Sud Radio,
00:110826 300 300 avec Zach qui vous attend au standard.
00:15Bonjour Zach !
00:16Bonjour Anthony, bonjour à tous et à toutes.
00:18Alors aujourd'hui, vaste programme, vous allez le voir dans un instant, on va saluer l'équipe qui est autour
00:25de la table, Antoine Dizy, bonjour.
00:27Bonjour Anthony, bonjour à tous.
00:28Nos débatteurs du jour.
00:30Avec vous autour de la table aujourd'hui pour débattre, Rodrigo Arenas, député LFI et membre du Conseil de Paris,
00:36William Tep, président du think-tank gaulliste Le Millénaire, Jean-Marie Villain, conseiller régional et ancien maire de Viry-Châtillon.
00:44Et puis vous, 0826 300 300, aujourd'hui Antoine, nous parlerons...
00:48Nous allons parler du contrôle judiciaire allégé pour Patrick Bruel qui peut désormais se rendre à l'étranger alors qu
00:54'il est toujours mis en examen pour viol.
00:55Simple respect de la procédure ou passe de roi pour Patrick Bruel.
01:00Et puis le maintien de sa tournée aussi.
01:02Exactement.
01:03Ensuite, la France emprunte désormais plus cher que l'Italie ou la Grèce.
01:06Comment rétablir la confiance des marchés dans la signature de la France ?
01:10Et enfin, à leur compagne du présumé candidat imminent à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann,
01:16Léa Salamé doit-elle se retirer de toutes ses activités journalistiques ?
01:19Effectivement, me reste à saluer Louis Radanzo...
01:22Randazo, excusez-moi.
01:23Randazo, c'est ça. Bonjour à Teddy, bonjour à tous.
01:25Bonjour, je suis vraiment désolé d'avoir écorché votre nom de la sorte.
01:29Vous programmez évidemment les sujets de notre émission.
01:32On aura notamment dans un instant, Albert Xerra, qui nous rappellera
01:35quels seront les sujets que nous allons aborder dans quelques minutes à peine.
01:39Il me reste aussi à vous dire bonjour, Alexandre Saint-Etienne.
01:43Bonjour Anthony, bonjour à tous.
01:44Vous êtes, vous, en charge de suivre les commentaires sur les réseaux sociaux
01:48avec cette question que nous vous posons sur Patrick Bruel.
01:52Et puis, on retrouve sur Facebook, Instagram, Youtube, les commentaires.
01:57N'hésitez pas à nous écrire, on vous attend.
01:59Est-ce que vous aussi, vous êtes comme les victimes présumées de Patrick Bruel,
02:04choquées de ce contrôle judiciaire allégé ?
02:09Albin Texera.
02:11Bonjour Anthony, bonjour à tous.
02:12Vous allez bien ?
02:13Mais très bien, écoutez.
02:14Est-ce que vous voulez nous dire ce que vous avez sous votre chemise ?
02:16Alors non, non, non.
02:17J'ai un t-shirt, j'ai un magnifique t-shirt.
02:19De l'Euro 2016.
02:20Exactement.
02:21Que vous ne voulez pas montrer à la caméra dessus.
02:23Il y en a entendu que non.
02:24Dites-nous nos sujets dans un instant.
02:26Dans un instant, nous allons parler de la loi d'urgence agricole, Anthony.
02:30Le Conseil constitutionnel qui valide le retour des pesticides néonicotinoïdes.
02:36Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
02:38L'entrée en vigueur, comment ça va se faire ?
02:40Nous serons avec Jérôme Bayle, éleveur bovin, figure de la contestation paysanne en Haute-Garonne.
02:45Et à 10h15.
02:46Et à 10h15, nous avons beaucoup parlé de Patrick Bruel.
02:49Nous allons revenir en longueur sur ce sujet.
02:5232 plaintes qui ciblent le chanteur.
02:55Un contrôle judiciaire qui a été allégé.
02:57Et surtout, une tournée des concerts pour les 35 ans de son album Alors Regarde,
03:03qui est maintenu en octobre.
03:05Nous serons avec Bénédicte Martin, écrivaine, journaliste et ambassadrice de l'association MeToo Media,
03:10qui, bien entendu, est contre cet allègement de ce contrôle judiciaire.
03:15Et pour, bien entendu, je suppose, le report de ces concerts qui commence dans moins d'un mois.
03:22Et puis, nous aurons aussi l'éclaircissement d'un avocat, Maître Juglard.
03:27Il me reste à saluer Marie, à la rédaction, à la réalisation.
03:31Et puis vous, mes chers amis, auditrices, auditeurs de Sud Radio,
03:34qui nous faites l'honneur, le plaisir d'être fidèles chaque jour.
03:36Vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à réagir aux standards chaque jour.
03:41Merci infiniment pour cela.
03:42Allez, les débats de l'été, c'est parti.
03:47Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
03:53Et donc, Jérôme Bayle est avec nous. Bonjour.
03:57Bonjour.
03:58Merci de prendre le temps de venir nous expliquer un petit peu cette loi d'urgence agricole
04:06avec le Conseil constitutionnel qui réintroduit l'utilisation des pesticides néonicotinoïdes.
04:16C'est pas facile à prononcer.
04:18Il est horrible ce mot.
04:20Néonicotinoïdes.
04:21Merci Albin Texera.
04:22Vous ne moquez pas de moi.
04:24Jérôme Bayle, votre première réaction là-dessus, vous vous en satisfaisiez, j'imagine ?
04:29Je ne sais pas si je dois m'en satisfaire, parce que malheureusement,
04:33ce n'est pas juste la réintroduction de deux molécules qui vont sauver l'agriculture française.
04:38Et le problème, alors je ne vais pas dire vous, je vais dire tous la population et les médias,
04:45vous faites un raccourci sur la loi d'urgence agricole, juste avec le retour de ces deux pesticides ou insecticides.
04:54Voilà.
04:55Il y a quand même d'autres choses dans la loi d'urgence agricole,
04:58surtout comme un gros problème qui touche aujourd'hui une grosse partie de la France,
05:02c'est le stockage d'eau.
05:03Voilà, le raccourci sur l'acétamipride, dites-vous que ça va toucher un ou deux pour cent de la production
05:09française.
05:10Et pourtant, c'est spécifique.
05:12C'est ce dont on parle de plus.
05:13Et à base, mais bien sûr, mais bien sûr, quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a
05:16la rage.
05:18Donc là, c'est exactement pareil.
05:20En sachant que certains idéologues font tout simplement un raccourci de la loi d'urgence agricole sur l'acétamipride.
05:28Mais de l'acétamipride, je suis persuadé qu'il y en a plus sous les éviers des Français que dans
05:38les locales phytosanitaires des agriculteurs.
05:41Je vais vous dire un truc.
05:42Tous les insecticides que vous utilisez pour tuer les mouches, les guêpes, les frelons,
05:46il y a de l'acétamipride qui est dosé à 2 mg par litre.
05:51Alors que nous, dans l'agricole, ça va être autorisé à titre dérogatoire qu'à 0,5 mg par litre.
05:57Donc aujourd'hui, quand même, ça, pour moi, ce n'est pas le centre du débat.
06:02Même si pour certains idéologues, ça aide et ça met de l'huile sur le feu.
06:08Moi, ce que je veux constater aujourd'hui, c'est qu'on soit obligé de faire une loi pour sauver
06:13un métier, pour sauver une profession.
06:15Ça, c'est plus grave.
06:16Que vous êtes en accord avec les revendications de la FNSEA qui veut un plan sur la sécheresse
06:23et donc l'introduction de vraies mesures pour le stockage de l'eau ?
06:29Heureusement.
06:29Moi, je vais vous expliquer.
06:30Je peux vous donner un cas concret sur mon exploitation.
06:33Aujourd'hui, le stockage de l'eau, ce n'est pas le combat de la FNSEA.
06:36C'est le combat des agriculteurs français.
06:38Il ne faut pas faire de raccourcis là-dessus.
06:40Moi, je suis un syndiqué.
06:41Vous le savez très bien.
06:42Moi, dans ma région, je peux vous donner un exemple sur mon exploitation que je connais très bien puisque c
06:47'est la mienne.
06:48J'ai semé pour 15 000 euros de semences africaines du sorgho fourragé, donc des plantes qui poussent sous forte
06:56chaleur.
06:56Aujourd'hui, mes 15 000 euros ont été jetés par la fenêtre puisque je n'ai rien qui a poussé
07:01parce que j'ai eu que 8 mm d'eau depuis le mois de mai.
07:04Donc, si j'avais eu un peu d'eau, j'aurais pu arroser ces plantes et mes semis au départ,
07:09tout simplement pour nourrir mes animaux cet été.
07:12Et éviter de taper sur mes stocks et éviter de mettre mon exploitation en AIG, comme énormément d'exploitations aujourd
07:18'hui en Occitanie, même partout en France, puisque la sécheresse sévit aujourd'hui tout le territoire français.
07:25Vous l'avez dit, cette loi d'urgence agricole, c'est quand même un signe que l'État fait.
07:31Il y a une loi qui est mise en place.
07:33Vous, vous demandez quoi concrètement en plus aux politiques, sachant qu'il y a quand même une présidentielle qui arrive.
07:40On sait qu'il n'y reste pas beaucoup de temps, donc le gouvernement ne va pas vraiment bouger grandement
07:44les lignes jusqu'à la prochaine élection présidentielle.
07:47Mais justement, pour cette présidentielle, vous demandez quoi aux candidats ? Comment on peut aider concrètement l'agriculture ?
07:54Des choses à demander, il y en a beaucoup. Il y en a beaucoup par région, il y en a
07:57beaucoup par filière.
07:58Donc c'est quand même assez vaste de demander aujourd'hui des revendications et que les revendications de Jérôme Bayle.
08:03Moi, ce que je peux dire, c'est que vous dites qu'aujourd'hui, rien ne va bouger.
08:07Mais je pense que les élections présidentielles, ça ne va pas être même mi-mai.
08:12Mais d'ici mi-mai, s'il n'y a rien qui se fait pour l'agriculture française, je peux
08:16vous dire que ça va être un désastre.
08:17Il y a une étude qui est sortie, ce n'est pas moi qui l'ai fait, c'est un
08:20sondage.
08:21La Chambre d'agriculture de la Charente a fait un sondage sur 1800 agriculteurs.
08:26Il y a 64% des agriculteurs qui veulent arrêter leur profession, qui veulent arrêter leur activité.
08:32Donc ça, c'est plus grave.
08:33Et malheureusement, on n'aura pas huit mois à attendre qu'il y ait un autre homme politique qui va
08:38être réduit à la tête du pays.
08:39Aujourd'hui, ce qu'il faut faire, c'est que si le président de la République veut sortir par la
08:44grande porte et laisser par la grande porte,
08:46même si elle ne sera pas grande, d'après moi, ça, c'est que mon avis personnel.
08:51Mais ce que je veux dire, s'il veut laisser quand même une trace un peu forte pour l'agriculture,
08:55il faut vraiment qu'il arrive à faire des mesures et qu'il annonce des mesures dès la rentrée pour
09:00l'agriculture,
09:01pour notre souveraineté, pour notre autonomie alimentaire.
09:04Parce que dites-vous un truc, c'est qu'aujourd'hui, sans agriculture française,
09:09on sera dépendant encore plus de la production étrangère.
09:14Et vous savez, quand c'est les autres qui décident pour nous,
09:17souvent, on a juste obligé de se taire et de payer.
09:20Et malheureusement, moi, je crains ça.
09:21Donc aujourd'hui, oui, il faut un plan fort pour l'agriculture.
09:24Moi, je peux vous le dire, je vais rencontrer encore une fois des politiques pour leur expliquer.
09:31Et si aujourd'hui, on n'a pas une mesure, un plan sur 1, 2, 3, 4, 5 ans,
09:37avec des milliards d'euros pour restructurer l'agriculture française,
09:40moi, je peux entendre la population française qui inquiète pour les pesticides,
09:44qui inquiète pour la santé de leurs enfants, pour la qualité de l'eau.
09:48Mais je l'entends très bien et je peux le concevoir.
09:50Mais à côté de ça, il faut aussi arrêter cette hypocrisie de dire,
09:54moi, je ne veux pas que les agriculteurs stockent de l'eau,
09:57mais par contre, je veux me laver ma voiture trois fois par semaine
09:59et je veux continuer à remplir ma piscine une fois par semaine pour qu'elle soit au niveau.
10:03Je veux bien comprendre qu'ils disent que les agriculteurs français,
10:06il ne faut pas qu'ils utilisent les pesticides.
10:08Il n'y a pas de souci, mais à ce compte-là,
10:10on n'importe plus aucun produit de l'étranger qui ne respecte pas
10:14les normes environnementales, sanitaires et sociales françaises.
10:17Et là, vous verrez que ça sera la famine.
10:19La France des injonctions et puis des réglementations contradictoires,
10:23c'est ça que vous dénoncez aujourd'hui ?
10:25Et c'est l'hypocrisie de tout le monde aussi.
10:27Moi, je suis désolé.
10:29Quand on interdit de faire du poulet semi-industriel,
10:34parce qu'on a 30 000 poulets,
10:36qu'on interdit de le produire en France
10:38et qu'à côté de ça, on importe du poulet d'Ukraine ou de Thaïlande,
10:42où c'est qu'il y a 5-6 millions de poulets dans les bâtiments
10:44qui n'a jamais vu le jour,
10:46c'est quand même se dire qu'au final,
10:52on n'est pas cohérent dans nos propos.
10:54Voilà, moi, c'est ça que je veux dire.
10:55Et aujourd'hui, moi, je peux comprendre l'inquiétude des Français,
10:58je la comprends.
10:59Mais je ne sais pas s'ils ont vu dans les supermarchés,
11:02aujourd'hui, il y a des tomates françaises,
11:04puisque sous l'excuse qu'il n'y a pas eu d'eau
11:06et qu'il y a eu la sécheresse et qu'il y a eu de la chaleur,
11:09il y a des tomates françaises à 8 euros le kilo.
11:11Les Français ne peuvent plus l'acheter.
11:13De quelle couleur politique vous vous sentez le plus proche,
11:16aujourd'hui, dans les revendications agricoles
11:18qui sont celles que vous portez, notamment, aujourd'hui ?
11:22Mais de quelle couleur politique ?
11:24Je vais vous dire un truc,
11:24est-ce que les Français croient en la politique ?
11:26Je ne pense pas.
11:27Et moi, je suis comme les Français,
11:28je n'y crois plus.
11:29Tout simplement, si la politique aurait dû faire changer les choses,
11:32il y a longtemps que ça aurait été...
11:33Pour vous, droite, comme gauche,
11:34il n'y en a aucune, aujourd'hui,
11:36qui est en mesure de relever le défi qui est devant nous,
11:39avec notre agriculture.
11:41Mais je suis très...
11:42Mais même plus que l'agriculture,
11:44je suis très simplement inquiet
11:46pour l'avenir de notre pays.
11:47Si aujourd'hui,
11:48si aujourd'hui,
11:49il n'y a pas des Français qui se réveillent
11:51et qui disent maintenant,
11:53eh bien, il faut que ça change,
11:54moi, je suis très inquiet.
11:55Et je vais vous expliquer pourquoi,
11:56parce qu'aujourd'hui,
11:57je ne suis pas sûr que ce soit les politiques
11:58et nos politiques
12:00qui décident de l'avenir de notre pays.
12:03Moi, je suis persuadé
12:04qu'on a un système administratif
12:06qui a pris du poids
12:06et qui a pris trop de poids là-dessus
12:08et qui donne tout simplement
12:10un peu trop son avis.
12:12Merci.
12:13On va vous remercier.
12:14En tout cas,
12:14ça va être un sujet
12:16pour la présidentielle,
12:17ça on le sait,
12:18et la présidentielle
12:19qui va démarrer dès septembre.
12:20Dès septembre,
12:21on va avoir des débats.
12:22Dès septembre,
12:22ce sujet de l'agriculture
12:24va être sur la table,
12:25ça on le sait,
12:26et on verra ce qu'il va en être
12:28avec tous ces candidats
12:29qui se portent à l'Elysée.
12:32Que vont-ils dire
12:33par rapport à cette colère agricole ?
12:34On va surveiller ça de très près.
12:36Dans un instant.
12:37Merci Jérôme Aylann,
12:38merci à vous.
12:39On vous connaît bien
12:40pour votre franc parler,
12:42et en tout cas,
12:42c'est bien passé sur Sud Radio.
12:44A très vite.
12:45Albin Texer,
12:45dans un instant.
12:46On va parler de l'affaire Patrick Bruel.
12:48Là, un contrôle judiciaire assoupli
12:50et une 32e plainte
12:53pour tentative d'agression sexuelle.
12:55Patrick Bruel fait toujours autant parler,
12:58mais que va-t-il vraiment en être
13:00de ce contrôle judiciaire assoupli ?
13:02Beaucoup de gens s'en indignent.
13:03Parmi ces personnes,
13:05nous allons retrouver
13:05Bénédicte Martin,
13:07écrivaine,
13:07journaliste et ambassadrice
13:08de l'association MeToo Media.
13:10Et puis,
13:10on aura aussi
13:11un avocat pénaliste,
13:13Maître Mathieu Juglard,
13:15qui nous détaillera un petit peu.
13:17Est-ce que c'est normal,
13:19cet allègement de la procédure,
13:21à ce stade ?
13:22A tout de suite sur Sud Radio.
13:24Les débats de l'été,
13:2610h-13h,
13:27Anthony Martin Smith.
13:2910h18 sur Sud Radio,
13:300826 300 300.
13:32Si ce que vient de dire Jérôme Bail
13:34vous fait réagir,
13:35évidemment,
13:36vous appelez Zach,
13:37qui vous attend.
13:38Albin Texera,
13:39maintenant,
13:40on va revenir sur l'affaire Patrick Bruel.
13:42Oui,
13:43le chanteur est visé désormais
13:45par 32 plaintes pour viol depuis hier.
13:48Tentative de viol,
13:49agression sexuelle
13:50et harcèlement sexuel.
13:52Certains faits sont prescrits,
13:53d'autres non.
13:54Patrick Bruel
13:55est depuis le 10 juin
13:56mis en examen
13:57dans 4 affaires pour l'instant.
13:59Un viol à Neuilly-sur-Seine
14:00en 2008,
14:01un à Bruxelles en 2010,
14:04une affaire d'agression sexuelle
14:05et de harcèlement sexuel
14:06à Perpignan en 2019
14:07et un dossier de harcèlement sexuel
14:08à Ajaccio en 2019.
14:10Ça,
14:10c'est les 4 affaires
14:11pour lesquelles il est mis en examen.
14:13Il est également placé
14:14sous le statut de témoin assisté
14:16dans 4 autres affaires.
14:17Donc,
14:17il est vraiment
14:19face à la justice,
14:20face à un gros problème
14:22et tout de même,
14:24son contrôle judiciaire
14:25a été assoupli.
14:27Il a pu partir en vacances
14:29quelques jours
14:29à l'étranger
14:30et ça a beaucoup fait parler,
14:31notamment Bénédicte Martin,
14:33écrivaine,
14:33journaliste et ambassadrice
14:34de l'association
14:35MeToo Media
14:36qui est avec nous.
14:36Bonjour Bénédicte Martin.
14:37Oui,
14:38bonjour.
14:39Bonjour.
14:39Je rappelle aussi,
14:40vous êtes plaignante
14:41contre Patrick Poivre d'Arvor
14:43et nous accueillons également
14:46Mathieu Juglard.
14:47Bonjour.
14:48Bonjour.
14:49Vous êtes avocat au Barreau de Paris,
14:51avocat pénaliste
14:53et avec vous,
14:53on va aussi essayer
14:54d'y comprendre,
14:56enfin,
14:56de comprendre un peu mieux
14:57ce cas
14:58de cet allègement
15:00du contrôle judiciaire
15:01de Patrick Bruel.
15:02Peut-être déjà avec vous,
15:04Mathieu Juglard.
15:05Est-ce que c'est normal,
15:08là,
15:09de voir
15:09que le contrôle judiciaire
15:10de Patrick Bruel
15:11est allégé
15:12à ce stade
15:13de la procédure ?
15:15Alors,
15:16est-ce que c'est normal
15:17ça serait prendre
15:18une position
15:19sur le dossier,
15:20dossier que je ne connais
15:21que comme vous
15:22par voie de presse ?
15:23Donc,
15:25je ne pourrais pas vous dire
15:26si c'est normal.
15:27Est-ce que c'est possible ?
15:29Oui,
15:29c'est possible.
15:31Le juge d'instruction
15:32a le pouvoir
15:33de modifier
15:35le contrôle judiciaire.
15:37C'est un pouvoir
15:38qui lui est reconnu
15:39par la loi,
15:40ce sont les articles
15:40139 et 140
15:41du Code de procédure pénale.
15:44C'est un pouvoir
15:45qui s'exerce
15:46au vu
15:47des éléments
15:48de la procédure
15:49dont il a connaissance,
15:51c'est-à-dire
15:52de comment
15:53la mise en examen
15:55respecte
15:56son contrôle judiciaire.
15:58Également,
16:00les actes
16:01qui ont pu
16:01rentrer,
16:03l'attitude
16:04du mise en examen
16:05de manière générale.
16:06Alors,
16:06on parle quand même
16:07de quelqu'un
16:08qui est certes
16:09poursuivi
16:10pour des faits
16:11qui,
16:12pour la plupart,
16:12sont assez anciens,
16:14qui,
16:15je pense que
16:16cela a été
16:18une des motivations
16:20profondes
16:21et psychologiques
16:22du juge d'instruction
16:23ou des juges d'instruction
16:24parce qu'ils sont
16:24plusieurs saisies.
16:28Je pense que
16:28la motivation profonde
16:29a été,
16:30finalement,
16:31Patrick Bruel,
16:32tout mis en examen
16:33qu'il soit,
16:35avait tout loisir
16:36d'échapper
16:36à ses responsabilités
16:37si tant est qu'il en est,
16:40à compter,
16:41enfin,
16:41dès qu'il a eu connaissance
16:43des plaintes
16:43déposées contre lui
16:44parce que ça fait
16:45quand même
16:45les gros titres,
16:47il ne l'a pas fait.
16:49À partir de là,
16:51le contrôle judiciaire,
16:52l'interdiction
16:53de quitter
16:53le territoire national
16:54pouvait tout à fait,
16:56d'après les juges...
16:57Mais ça intervient,
16:58si vous voulez.
16:58Il est mis en examen
16:59le 10 juin 2026,
17:01le 21 juillet 2026,
17:03il a cet allègement
17:05de son contrôle judiciaire.
17:08C'est ça qui,
17:09aujourd'hui,
17:10interpelle.
17:10Alors,
17:11c'est vrai
17:12qu'on peut comprendre
17:14la réaction
17:15des partis civils,
17:17que ça aille très vite.
17:20C'est vrai.
17:20Alors,
17:21qu'est-ce que ça veut dire
17:22que c'est vrai
17:23que dans un dossier
17:24où il y avait
17:24des réquisitions
17:25de détention provisoire,
17:26des détention provisoire
17:27qui ont été manifestement,
17:30des réquisitions
17:31qui ont été manifestement rejetées,
17:34ça interpelle beaucoup.
17:37Bon,
17:38je vois là également
17:39dans la presse
17:40que cette décision
17:41fait l'objet d'un appel.
17:42On va voir...
17:43Du parquet,
17:44effectivement,
17:45et la décision
17:46serait rendue
17:46le 16 septembre prochain.
17:48Voilà.
17:49Donc,
17:50bon,
17:50la chambre d'instruction
17:50de la cour d'appel
17:51de Versailles,
17:53va apprécier
17:54ou pas
17:55le bien-fondé
17:56de cette main levée.
17:57Ça veut dire
17:58que le parquet
17:59a fait appel.
18:02C'est vrai
18:02qu'on peut se dire
18:03que ça intervient
18:04très tôt.
18:05Encore une fois,
18:06je pense qu'on est
18:06dans un dossier
18:07assez particulier
18:08de par
18:08les personnalités
18:10des partis,
18:12de par aussi
18:13le fait que...
18:14Oui,
18:14mais il y a
18:1532 plaintes,
18:15si vous voulez.
18:16C'est ça aussi
18:16qui, j'imagine,
18:17choque beaucoup.
18:18On va se tourner
18:18peut-être vers
18:19Bénédicte Martin.
18:20Vous,
18:21de votre côté,
18:22ça vous choque
18:23forcément.
18:25Évidemment,
18:25en quoi c'est trop tôt ?
18:27Ça,
18:27c'est vraiment...
18:27Je me pose la question
18:28et on parle justement...
18:30Vous dites de la particularité
18:34du ministre en cause
18:36et tout ça.
18:37Justement,
18:38je veux dire,
18:38là,
18:38on est vraiment
18:39sur une justice
18:39à deux vitesses.
18:40Pourquoi la personnalité
18:41de Patrick Bruel
18:43influencerait
18:44un allègement
18:46du contrôle judiciaire ?
18:48En l'occurrence,
18:49je ne vois pas
18:50pourquoi il y a
18:50véritablement
18:51une justice
18:52à deux vitesses
18:53en France
18:54et preuve,
18:54en effet,
18:55encore aujourd'hui.
18:57Faut-il
18:58combien de plaintes
18:59faudra-t-il
19:00pour que la loi
19:01s'applique
19:02de la même manière
19:03pour tout le monde ?
19:04Parce que
19:05ce ne serait pas
19:06Patrick Bruel,
19:06évidemment,
19:07qui serait en préventive.
19:09La présomption d'innocence,
19:11oui,
19:11mais est-ce qu'elle vaut
19:12actuellement
19:12pour tous ceux
19:13qui sont en préventive
19:14pour des faits
19:16même mineurs
19:17contre...
19:18En apparence...
19:19Pour vous,
19:19il n'y a pas
19:20de présomption d'innocence
19:21à partir du moment
19:21où on a 32 plaintes
19:23pour viol,
19:24expression sexuelle,
19:25harcèlement sexuelle ?
19:26La présomption d'innocence,
19:27mais je suis pour.
19:27Mais dans ces cas-là,
19:28je veux dire,
19:30est-ce qu'elle vaut
19:31de la même manière
19:32pour les gens
19:33qui,
19:33pour des faits
19:34mineurs
19:35qui sont
19:37présumés
19:38commis
19:38par Patrick Bruel,
19:40sont actuellement
19:40en détention ?
19:43Peut-être aussi...
19:44On peut se poser la question
19:45qu'effectivement,
19:47il y a une impunité.
19:48Mathieu Juguet...
19:49Non,
19:50non,
19:51c'est totalement faux.
19:53Ah bon ?
19:54C'est totalement...
19:55Non,
19:55ce que vous dites là
19:56est même absolument effrayant.
19:58en réalité,
19:59vous interrogez
20:00l'opportunité
20:01du placement
20:02en détention provisoire.
20:04Effectivement,
20:05là où je vous rejoindrai
20:06volontiers,
20:07c'est que la détention
20:08provisoire aujourd'hui
20:09est utilisée à tort
20:10et à travers
20:11et d'un autre côté,
20:13j'ai eu un certain nombre
20:14de dossiers
20:15entre mes mains
20:16où...
20:16pour rappeler qu'on est
20:17tout de même
20:17sur des crimes.
20:19On n'était pas prononcé
20:19en matière de viol,
20:21même pour des M. Dupont.
20:22Mais le viol
20:23est un crime.
20:24Comment ?
20:25Oui,
20:25non mais Mathieu Juguet,
20:26en quoi est-ce faux
20:28de votre point de vue
20:29ce que dit
20:30Bénédicte Martin ?
20:31Mais parce que
20:32j'ai l'impression
20:33qu'aujourd'hui,
20:34on voudrait faire
20:36d'une instruction
20:36une sanction.
20:37Ce n'est pas ça.
20:38L'objet de l'instruction
20:40n'est certainement pas
20:42d'être une sanction.
20:43L'objet de l'instruction,
20:44c'est une enquête,
20:45une enquête poursuivie
20:46par un juge
20:47sous la direction
20:48d'un juge
20:50et à laquelle
20:51participent les partis.
20:52Mais on peut comprendre...
20:53J'entends volontiers...
20:54Alors oui,
20:55on peut comprendre...
20:57Maître,
20:58on peut comprendre
20:59quand même le discours
20:59de Bénédicte Martin.
21:00Il y a quand même
21:0032 plaintes.
21:02Ce n'est pas une,
21:02ce n'est pas deux.
21:03Déjà une, deux,
21:04c'est une, deux de trop.
21:05Là, il y a quand même
21:0632 plaintes.
21:06On peut comprendre aussi
21:07que les victimes présumées,
21:08que les personnes
21:09qui s'engagent...
21:10Non mais qu'elles en soient
21:12offusquées,
21:13je le comprends.
21:14C'est plus qu'offusquées,
21:15là, c'est blessé.
21:16Là, ce n'est pas entendu.
21:18Mais je pense...
21:19Mais vous avez été entendues.
21:21Toutes ces victimes
21:21ont été entendues.
21:22Elles ont même été
21:23les premières à avoir été entendues.
21:23Vous pensez qu'elles sont entendues
21:25quand elles sont susceptibles
21:26de croiser Patrice Bruel
21:27dans un aéroport
21:29ou à l'étranger ?
21:30Mais c'est une violation
21:30du contrôle judiciaire.
21:32Ça, ce serait une violation
21:33du contrôle judiciaire.
21:34Et vous savez très bien
21:36que la violation
21:36du contrôle judiciaire
21:37entraîne
21:38l'incarcération immédiate.
21:40Et là, c'est l'incarcération...
21:41Et pourquoi on n'a pas prévenu
21:42les victimes en amont aussi
21:44qu'elles pouvaient être confrontées
21:45à croiser Patrice ?
21:47Elles ont été évidemment prévenues.
21:48Elles ont été prévenues ?
21:49Mais évidemment.
21:50D'accord.
21:50Comment vous le savez ?
21:51C'est une disposition
21:51du code de procédure pénale.
21:53L'interdiction de contact
21:54fait évidemment l'objet
21:56d'une information
21:57à toutes les parties civiles
21:59et plaignantes.
22:00Et l'ordonnance
22:01a été versée
22:03dès le 21 juillet
22:04dans le dossier
22:05de la procédure.
22:06Donc, excusez-moi...
22:08Si je peux me permettre,
22:10on va remettre
22:11quand même les faits en place.
22:12Je le rappelle,
22:1332 plaintes,
22:14c'est beaucoup.
22:1532 plaintes.
22:1732 plaintes, c'est beaucoup.
22:18Il y a 4 mises en examen.
22:20Il est placé
22:20sous le statut
22:21de témoin assisté
22:21dans 4 autres affaires.
22:22C'est quand même
22:23beaucoup de faits.
22:24Et le dossier
22:25est quand même lourd
22:26quand on l'entend comme ça
22:27et quand on le donne
22:28quand même au grand public.
22:30Bénédicte Martin,
22:31vous, vous êtes
22:31ambassadrice
22:32de l'association
22:33MeToo Media.
22:33Quand vous avez appris
22:34concrètement
22:35que ce contrôle judiciaire
22:39était assoupli
22:40et qu'il a pu partir
22:41à l'étranger.
22:42Je rappelle,
22:43c'est un bref séjour
22:43à l'étranger.
22:44C'est ces avocats
22:45qui nous l'ont dit.
22:46Vous, vous sentez
22:46que c'est une agression
22:47puisque certaines plaignantes
22:49se disent en fait
22:50que c'est une deuxième agression
22:51quoi, deux mois après.
22:53C'est surtout qu'il y a eu
22:53deux agressions présumées
22:55en Suisse
22:55et en Belgique.
22:57Donc, à l'étranger.
22:58Oui, ce n'est pas
22:59en l'occurrence,
23:00je vous dirais,
23:00il n'agit pas uniquement
23:01que sur le territoire national.
23:03Alors moi, franchement,
23:03j'ai été effectivement
23:05plus scoutrée
23:06d'apprendre
23:07que Patrie Bruel
23:08part en vacances
23:09part à l'étranger
23:11alors que les victimes
23:12actuelles,
23:13ces victimes souffrent
23:14et notamment,
23:15je veux dire,
23:16le nombre des victimes
23:17s'accumule.
23:18Je trouve que
23:19c'est d'une indécence
23:21la plus totale.
23:24Et qu'est-ce qui nous dit
23:26en fait qu'à l'étranger,
23:27il continue à maintenir
23:29les trois autres points
23:30de son contrôle judiciaire
23:32qui sont
23:33se faire soigner,
23:34ne pas fréquenter
23:35les salons de massage.
23:36Qu'est-ce qu'on sait ?
23:37Déjà, dans quel pays
23:38est-il allé ?
23:39A-t-il fréquenté peut-être
23:40un salon de massage là-bas ?
23:41Je veux dire,
23:42on est en droit
23:42de se poser la question.
23:44Je veux dire,
23:45le fait qu'il reste
23:46sur le territoire national
23:47permet aussi
23:47de beaucoup plus
23:48le contrôler
23:49et de voir justement
23:50qu'il n'outrepasse pas
23:51les points
23:54qui sont prévus.
23:55Donc là,
23:56il passe un peu
23:56sous l'œil du radar.
23:57Bénédicte Martin,
23:58si vous voulez bien,
23:59je vous garde un petit peu
24:01avec Maître Juglard.
24:03On revient dans un instant
24:04sur Sud Radio
24:05parce que je sens
24:05qu'on n'a pas fini
24:06cette discussion.
24:07A tout de suite.
24:09Sud Radio.
24:11Parlons.
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