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Les Vraies Voix avec René Chiche, Priscillia Ludosky, Corinne Tapiero

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2026-08-20##

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Transcription
00:00Écoutez, c'est la tendance du moment.
00:01Chez les pays riches, les Etats-Unis affichent un 40 000 milliards de dollars.
00:05Quand la France revendique un 3 500 milliards d'euros,
00:09ces chiffres colossaux sont ceux de la dette publique.
00:12Les Américains paient, entre autres, le coût de leur guerre contre l'Iran.
00:16Les Français, eux, l'ensemble de leur œuvre.
00:18Notre question du soir, hashtag Marine Le Pen qui a proposé des choses,
00:22hashtag Mathilde Panot qui a proposé des choses.
00:25La dette de la France est-elle encore gérable ?
00:29Autour de la table, avant d'avoir notre expert.
00:31Parce qu'on a besoin de repères précis.
00:35Cette dette, elle vous inquiète ?
00:36Elle vous semble gérable ?
00:38Corinne Tapirot, en 2-3 mots.
00:39En 2-3 mots, je pense qu'elle est relativement inquiétante.
00:42Parce que plus il y a de la dette, plus on emprunte.
00:44Plus on emprunte, plus on augmente la dette.
00:46Il faut rembourser les intérêts des emprunts.
00:49Qui finissent par obéir les politiques publiques.
00:52Et donc, bientôt, on va être sous pression.
00:54Et on n'aura plus de choix budgétaire.
00:55René Chiche, ça vous fait peur ?
00:57Elle est inquiétante.
00:59Mais, elle peut être résorbée, comme l'ont fait certains pays.
01:04Comme la Suède, comme le Canada, comme l'Allemagne.
01:07Il y a certaines mesures qui peuvent être prises pour résorber,
01:09non pas pour la suprimer ou l'annuler.
01:11Ce sera impossible.
01:12Mais pour la résorber, c'est possible.
01:13Donc, vous êtes ambitieux.
01:14Et vous, Priscillia, vous êtes du genre à dire, on ne la paye pas, non ?
01:18Je ne dirais pas ça.
01:19En fait, on a vu les mobilisations sociales qu'il y a eu
01:21quand il y a eu la tentative de mettre en place des mesures d'austérité.
01:23Qui va payer ?
01:25C'est la vraie question, avec les mesures qui seraient mises derrière.
01:26Mais, je me pose la question de comment la France se situe par rapport à l'Europe.
01:29Je ne suis pas sûre qu'elle soit si bien placée.
01:30Donc, c'est inquiétant.
01:31Bien.
01:32Alors, pour nous éclairer dans la première partie de ce débat,
01:35Philippe Béchade, économiste et rédacteur en chef des publications Agora.
01:39Bonsoir, Philippe Béchade.
01:42Bonsoir.
01:43Merci d'être avec nous.
01:45Bon, déjà, première question.
01:47On a fait le petit clin d'œil au lancement de l'émission
01:50sur les 40 000 milliards de dollars de dettes pour les Etats-Unis
01:53et les 3 500 milliards pour la France en euros.
01:57Les conséquences ne sont pas les mêmes pour les deux pays ?
01:59Nous sommes en France, par exemple, par rapport aux Etats-Unis,
02:02beaucoup plus dépendants de cette dette ?
02:05Alors, la différence majeure par rapport aux Etats-Unis,
02:09c'est que les Etats-Unis ont leur souveraineté monétaire.
02:13Ils ont donc la maîtrise de leur planche à billets.
02:15Ils peuvent jouer sur divers paramètres pour alléger la charge de la dette,
02:21même si aujourd'hui, elle atteint 1 400 milliards aux Etats-Unis.
02:25C'est du jamais vu.
02:26Mais on fait encore confiance à la signature des Etats-Unis.
02:30La France, elle, dépend du bon vouloir de la BCE,
02:34n'a pas la maîtrise de ses taux, ne l'a plus depuis maintenant 26 ans.
02:39Et c'est probablement ce qui a rendu la France beaucoup moins compétitive
02:43qu'elle n'aurait pu l'être.
02:43En ce qui concerne notre situation par rapport aux autres pays européens,
02:47aujourd'hui, nous empruntons plus cher que la Grèce, que le Portugal,
02:53mais je peux également vous citer la Slovénie, la Croatie.
02:57Et ce qui est plus inquiétant, c'est que l'écart de coûts de refinancement
03:02entre la France et l'Allemagne s'est nettement creusé ces deux derniers mois.
03:07On avait 60 points, ce qui historiquement est quelque chose d'assez constant
03:11depuis presque 20 ans.
03:13Et on est passé à 85.
03:15Et pour moi, la cote d'alerte se situe plutôt autour de 90.
03:19Il ne nous reste que 5 petits points avant qu'on considère que les créanciers
03:24nous envoient un message.
03:26Ce message, c'est assainissez vos finances coûte que coûte.
03:32Bien, donc il y a de quoi effectivement s'affoler, on l'a bien compris.
03:37Chacune des vraies voix va débattre.
03:39Alors sur l'aspect politique, mais évidemment, sur l'aspect politique de la dette,
03:43encore faut-il avoir tous les repères.
03:45Vous avez des questions, les vraies voix, pour notre invité Philippe Béchade,
03:49qui commence à aller.
03:51Priscilla Ludovski.
03:51Moi, j'allais dire merci pour l'info comparative avec les autres pays d'Europe.
03:55Est-ce que c'est réel qu'on est troisième pays le plus endetté d'Europe ?
03:59Je me posais la question de ce que ça implique par rapport aux mesures qui ont tenté d'être
04:04mises en place l'année dernière.
04:05Je ne sais même plus si c'était vraiment l'année dernière, le temps passe très vite.
04:07et de savoir, est-ce que les mesures qui sont proposées d'aller vers les personnes
04:11les plus riches qui pourraient contribuer ou attaquer la question d'évasion fiscale,
04:15tout ce genre de choses, est-ce que ça peut contrebalancer avec des mesures plutôt
04:18qui consistent à réduire les services publics qui sont plus problématiques ?
04:21Alors, il y a plusieurs volets dans votre question.
04:24C'est vrai, j'allais le dire, c'est une question à tiroir, chère Priscilla.
04:29C'est bon, je vais gérer ça.
04:31Alors, première, sans prendre aux riches, depuis 1981,
04:37c'est, on va dire, la stratégie constante.
04:40C'est presque devenu culturel.
04:42Dès qu'on a un problème, c'est de la faute des riches, il faut fonctionner.
04:45C'est pas ce que je dis.
04:46C'est pas ce que je dis.
04:48Non, non.
04:48En tout cas, écoutez le tout dernier ballon d'essai
04:53qui était de désindexer les retraites
04:56ou de les désindexer à partir d'un certain seuil.
05:003 000 euros, on serait un retraité riche.
05:04Vous comprenez ?
05:05C'est toujours ce...
05:07Il y a toujours un moment où le mot « riche » apparaît.
05:09Voilà.
05:10Donc, celui qui est riche a les moyens.
05:12Bon, sauf que les vrais riches, eux, ont déjà pratiquement tous quitté la France.
05:16Donc, on reste entre petits riches.
05:18Mais le petit riche à 3 000 euros,
05:21on devient un riche au Pays-Baltes ou en Bulgarie,
05:25pour vous donner à peu près l'échelle.
05:27Donc ça, déjà, toujours sans prendre aux riches,
05:30ça ne fonctionne pas, évidemment.
05:33Les mesures consistant à faire de l'assainissement budgétaire,
05:37cela fait 20 ans, voire plus,
05:40que, par exemple, la Cour des comptes le réclame.
05:45Ces préconisations ne sont jamais prises en compte.
05:49Elle a pointé du doigt de nombreuses agences
05:53qui coûtent très cher, certaines au-delà du milliard.
05:58On en compte, en France, près d'un millier.
06:02Et pour la moitié d'entre elles, elles ne sont pas auditées.
06:05Elles coûtent.
06:06On ne sait pas ce qu'elles produisent.
06:08Ce que l'on comprend, c'est que ce sont, en fait,
06:11des pantoufles dorées offertes à certains soutiens politiques.
06:20Vous dites donc, Philippe Béchatte, qu'il y a du gâchis
06:23et que ce gâchis, évidemment, n'incite pas,
06:26enfin, ne permet pas d'assainir les finances de l'État.
06:31Alors, bon, voilà pour l'aspect.
06:32Mais ça, c'est...
06:33On va dire...
06:34On va en débattre après.
06:36Mais sur le mécanisme, René Chiche, question.
06:41Déjà, à vous entendre, j'ai l'impression que cette dette très importante
06:46ne pourra jamais être résorbée.
06:49Moi, j'ai l'impression...
06:50Alors, moi, j'ai une autre question que vous.
06:52La voilà, la question.
06:53Comme je le disais au début, M. Charlet, c'est ça ?
06:56Non, pas du tout, M. Béchatte.
06:57M. Béchatte, excusez-moi.
06:58C'est vrai que ça se ressemble, M. Béchatte et Charlet.
07:01Mes excuses, mes excuses.
07:02Comme vous le savez, il y a certains pays qui ont réussi à résorber leur dette.
07:06Je pense à l'Allemagne, je pense à la Suède, je pense au Canada.
07:11Au-delà des mesures un petit peu précises,
07:14comme là, on parle de la désindexation des pensions de retraités.
07:21Pour moi, c'est un détail.
07:22Est-ce que vous ne pensez pas qu'il faudrait quand même plutôt
07:24une grande politique pour doper la croissance ?
07:28Parce que qui dit croissance, dit recette fiscale qui remonte.
07:31Qui dit recette pour le pays.
07:34Et l'économie, même si ça paraît compliqué,
07:37ce n'est pas si compliqué que ça.
07:38C'est votre côté keynésien, ça.
07:40Réponse de Philippe.
07:44Alors, j'entends très très bien l'argument des recettes fiscales.
07:50Je vais juste faire un petit clin d'œil à la Suède,
07:54qui a décidé effectivement de réduire sa générosité sociale.
07:59Le Canada, lui, il a la manne pétrolière, donc ça va bien.
08:02La Norvège a la manne pétrolière, ça va très bien.
08:06Ils sont 6 millions et eux peuvent se payer un régime des retraites
08:10extrêmement coûteux, plus que le nôtre,
08:13parce qu'ils ont des recettes.
08:14Alors, ce n'est pas de recettes fiscales.
08:16Elles proviennent naturellement de ce qui est prélevé
08:20en partie sur les salaires pour ceux qui payent l'impôt.
08:23Et il y en a maintenant 52% qui ne payent pas l'impôt sur le revenu.
08:29Il y a la CSG, qui est la principale source aujourd'hui de revenus de l'État.
08:34Et puis, il y a les entreprises.
08:37Et alors là, c'est un gros point noir sur lequel peu d'experts osent s'exprimer.
08:44Mais les exemples les plus connus,
08:47c'est, par exemple, la revente de l'exploitation des autoroutes
08:52à des sociétés privées.
08:54Ça a privé l'État de recettes considérables.
08:58Il y a eu la Française des Jeux,
09:00qui a été également vendue à une holding.
09:04Mais maintenant, depuis 10 ans,
09:06plus de 1600 entreprises françaises,
09:09dont certaines étaient de vrais pépites, de jeunes pousses,
09:13ont été vendues à des entités étrangères.
09:16On est le seul pays qui a vendu autant de ces entreprises.
09:20Et ces entreprises,
09:22elles ont été vendues à des gens qui les trouvaient intéressantes.
09:25Donc, en fait, si on les vend,
09:27si on les vend,
09:28elles ne permettent pas de rentrer des recettes fiscales.
09:33C'est comme ça.
09:34Voilà, bien sûr.
09:35Ce sont les nouveaux actionnaires qui encaissent les dividendes.
09:40Et si ces 1600 entreprises n'avaient pas été vendues,
09:42alors je ne dis pas que les 1600 font des profits phénoménaux,
09:46mais imaginons même qu'il y en ait la moitié qui fasse de jolis profits,
09:50eh bien, si on les avait gardés,
09:52les dividendes, les salaires, etc.,
09:55tout cela contribuerait au budget de la France.
09:58La France vient littéralement de sa substance.
10:01On voit bien, en tout cas, Philippe Béchade,
10:03qu'à travers cette question de la dette,
10:06énormément de sujets politiques sont sous-jacents.
10:09Alors, Corinne Tapirot va arriver dans un instant.
10:12Tenez-vous bien, Philippe,
10:13parce que Corinne, quand elle se lance,
10:15elle se lance.
10:16Et en plus,
10:17on la provoquera un petit peu
10:19parce qu'on écoutera une déclaration de Mathilde Panot.
10:22Donc, restez bien avec nous,
10:24parce que, et vous les auditeurs,
10:25et vous, Philippe Béchade,
10:27vous allez devoir être costauds.
10:28Corinne se prépare.
10:29A tout de suite.
10:29Les Vraies Voix Sud Radio,
10:3117h-19h, Frédéric Brindel.
10:34La question occupe une bonne partie
10:36des discussions politiques en ce moment.
10:39Chacun y va de sa sonnette d'alarme.
10:41Par exemple, David Lysnard,
10:42le maître de Cannes,
10:44c'est pas facile à dire,
10:45le maire de Cannes,
10:46déclare
10:47« Les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français
10:50que le budget de l'éducation nationale. »
10:52Fin de citation.
10:52La question du soir sur la chaîne YouTube,
10:55prononcez-vous,
10:55à l'antenne au 0826 300 300,
10:58hashtag Marine Le Pen,
10:59hashtag Mathilde Panot,
11:00qui ont pris la parole dessus,
11:02on y reviendra,
11:03« La dette de la France est-elle encore gérable ? »
11:06Nos trois vraies voix du soir,
11:07Corinne Tapirot,
11:08René Chiche,
11:08Priscilla Ludovski,
11:09notre expert pour nous éclairer,
11:11Philippe Béchade,
11:12économiste et rédacteur en chef
11:13des publications Agora.
11:15Nous avons déjà charcuté
11:17notre Philippe Béchade
11:19en lui posant
11:20toutes les questions inimaginables.
11:21Il y en avait encore,
11:22Corinne Tapirot.
11:23Oui, moi ce qui m'étonne,
11:25c'est qu'avec une dette aussi importante
11:27et des taux d'intérêt
11:27qui ne cessent d'augmenter,
11:29malgré tout,
11:30que la note de la France
11:31n'ait pas été dégradée
11:32par les agences,
11:34les agences de notation.
11:36Et de la même manière,
11:37on a quand même la Cour des Comptes
11:39qui alerte régulièrement
11:40sur certains dysfonctionnements
11:41et visiblement,
11:42on se demande à quoi elle sert
11:43parce qu'elle n'est pas écoutée.
11:45Donc je trouve ça un peu inquiétant.
11:47Philippe Béchade.
11:48Elle n'est jamais écoutée.
11:50Quand elle a la dette de la France,
11:52elle a bien été dégradée
11:55et jusqu'à fin mai,
11:58en fait,
11:59le coût de refinancement de la France
12:00n'a pas bougé
12:01avec deux dégradations
12:04qui ont eu lieu
12:04au cours des 24 derniers mois.
12:07Ce que regardent les créanciers,
12:09c'est la capacité de la France
12:11à lever l'impôt,
12:13à venir prendre l'argent
12:14dans notre poche
12:15ou à moins le redistribuer.
12:18Parce qu'il y a deux façons
12:18de faire des économies
12:19ou de rééquilibrer.
12:21C'est soit de prendre davantage
12:23et là, 57% de prélèvement,
12:25je pense qu'on est arrivé
12:26un petit peu au bout
12:27ou alors donner moins.
12:30Donner moins aux chômeurs,
12:33rembourser moins les litigaments.
12:34Vous connaissez
12:34toutes ces moindisances
12:38qui compliquent le quotidien
12:40des gens
12:40qui ont le moins de moyens.
12:43Alors quand on veut
12:44rééquilibrer le budget,
12:45effectivement,
12:46soit on réduit les dépenses,
12:47soit on augmente les recettes.
12:48L'augmentation des recettes,
12:49on sait qu'on est arrivé
12:50un petit peu au bout.
12:52Donc il faut réduire les dépenses.
12:54Et le problème,
12:54c'est que le logiciel
12:56est toujours le même.
12:58On met en avant
12:59des retraites qui sont déficitaires.
13:01C'est une évidence.
13:02D'ailleurs, notre système
13:03est conçu un petit peu
13:04comme cela.
13:05Et c'est peut-être
13:07notre grand honneur
13:09en France
13:10de soigner les gens gratuitement
13:11et d'offrir une retraite
13:13convenable aux gens
13:14qui ont travaillé.
13:14Et le problème,
13:16c'est qu'on ne s'attaque pas
13:19au gaspillage,
13:20aux prébandes
13:22et aux privilèges
13:23que l'on offre
13:24à certains.
13:25Sauf que quand vous avez...
13:26On a bien compris,
13:27Philippe,
13:28on a bien compris.
13:28Mais concrètement,
13:29par rapport à la question de Corinne,
13:31vous avez répondu
13:31à la première partie.
13:32L'autre partie,
13:35les annotations,
13:36c'est important,
13:37à plus, à moins.
13:37on n'est pas trop sanctionné,
13:40on reste quand même.
13:41Non, non, non, non.
13:43C'est un signal.
13:45Alors, si d'un seul coup,
13:46des agences décidaient
13:48d'abaisser notre notation,
13:50il y a des dates anniversaires,
13:51si vous voulez,
13:52il y a deux fois par an,
13:53il y a une révision.
13:54Les agences peuvent très,
13:55très bien,
13:55à tout moment,
13:56décider de dégrader
13:57notre dette.
13:58Comme ce fut le cas
13:59pour la Grèce,
14:00comme ça a été le cas
14:00pour l'Italie,
14:01ils peuvent envoyer
14:02un signal d'alarme.
14:03Et ça,
14:04ce signal d'alarme,
14:05évidemment,
14:05c'est nos créanciers
14:07qui vont,
14:08au travers de leur relais,
14:10dans les agences,
14:11dire à la France,
14:12là,
14:13il faut prendre,
14:14cette fois-ci,
14:14de vraies mesures d'économie.
14:17Et on va vous faire payer
14:19les intérêts
14:19un peu plus chers
14:21et donc,
14:21c'est le problème.
14:22Alors,
14:22bon,
14:23il faut avancer
14:23parce qu'il y a plein de choses
14:24quand même
14:25et je voulais qu'on écoute
14:26la solution proposée
14:27par certains camps politiques.
14:28Mathilde Pannot,
14:29elle était au micro
14:30de France Inter hier,
14:32évidemment,
14:33elle s'aligne sur les propositions
14:34de Jean-Luc Mélenchon.
14:35Écoutons-la.
14:36Les mêmes qui nous font la morale
14:37sont ceux qui ont créé
14:391000 milliards de dettes
14:40et voire même plus
14:41sous 10 ans d'Emmanuel Macron.
14:43Vous vous rappelez
14:43ce banquier de génie
14:45qu'est Emmanuel Macron.
14:46Et je vais vous dire
14:47sur la question de la dette,
14:48oui,
14:48il est possible d'annuler
14:49une partie de la dette.
14:50C'est tout à fait faisable
14:52et cela permettra
14:53de libérer la France
14:55de ce poids qui est fait.
14:56Personne n'aura rien
14:57puisque c'est une ligne
14:58à effacer
14:58auprès de la banque.
14:59Vous faites paniquer
15:00tout le monde,
15:00les marchés
15:01et donc ça se retourne
15:02contre les Français
15:03à la fin.
15:03Pas du tout.
15:05Bon.
15:06Alors,
15:07vous,
15:08réaction,
15:08Priscilla,
15:09ça vous semble une solution ?
15:10Si ça fonctionne comme ça
15:11pour les individus,
15:12c'est super.
15:12Oui,
15:13c'est-à-dire,
15:13en fait,
15:14monsieur le banquier,
15:15j'ai décidé de ne pas vous rembourser.
15:17Ça m'étonne,
15:17je ne suis pas une experte
15:18mais ça m'étonne
15:18que ce soit aussi simple.
15:20Vous,
15:20René Chiche ?
15:21Non mais ce qu'elle dit,
15:22Mathilde Lepano,
15:23c'est ridicule.
15:23On a l'impression
15:24qu'elle vit sur une autre planète.
15:26Franchement,
15:26ce n'est pas pour faire
15:27de l'anti-éléphi
15:28de manière outrancière.
15:29Elle oublie
15:30que la France,
15:31malheureusement ou heureusement,
15:32fait partie
15:33d'un système européen.
15:35Donc,
15:35la France ne peut pas
15:36se permettre n'importe quoi
15:38par rapport à ça.
15:39C'est impossible.
15:40En même temps,
15:41c'est tentant
15:41de dire comme tout le monde
15:42a une dette aussi, non ?
15:43Non mais c'est quand même
15:44un discours qui est très dangereux
15:45parce qu'il y a des gens
15:46qui l'écoutent
15:47et il y a des gens
15:47qui peuvent la croire.
15:48Et donc,
15:49ce qui m'inquiète encore plus,
15:50c'est que cette fille,
15:50elle a fait Sciences Po.
15:51Elle est diplômée
15:52de Sciences Politiques Paris.
15:54Donc déjà,
15:55elle est nulle en géographie.
15:56Elle n'a pas l'air
15:56d'être brillante
15:57en finances publiques.
15:58C'est quand même inquiétant
15:59d'annoncer
16:00qu'on ne va pas
16:00rembourser les dettes.
16:01C'est juste une ligne
16:02à effacer.
16:03Mais formidable,
16:04comme dit Priscilla,
16:05c'est ce qu'on va demander
16:05à nos banquiers.
16:06C'est un banchon
16:06qui a vu
16:07qu'il pouvait mettre
16:07le feu à la dette.
16:09Alors,
16:10Marine Le Pen,
16:10elle déclare aujourd'hui
16:12sur son compte X,
16:13il est grand temps
16:14de nettoyer les écuries
16:15d'Ogias
16:15au sujet de la dette.
16:17Alors,
16:17vous savez,
16:17c'est du temps d'Hercule.
16:18Évidemment,
16:19je suis allé lire
16:19parce que je ne le savais pas.
16:20Je ne sais pas
16:21d'où elle sortait ça.
16:22Donc,
16:22en fait,
16:23ils avaient décidé
16:23après 30 ans
16:25ou je ne sais plus
16:25combien de temps,
16:26ils n'avaient rien,
16:27nettoyer des écuries.
16:28Ils avaient dit,
16:28allez,
16:29on nettoie tout
16:30de fond en comble.
16:31Alors,
16:31Marine Le Pen,
16:32que dit-elle là-dessus ?
16:33Elle,
16:34elle dit déjà
16:35que c'est de la faute de Macron.
16:36Le tableau,
16:37ou plutôt la partition
16:38du Mozart de la finance
16:39est particulièrement dissonante.
16:42La dette atteint
16:43des niveaux records.
16:44Les intérêts
16:45de cette dette
16:45seront bientôt
16:46le premier poste
16:47du budget de l'État.
16:49Et comme cette dette
16:50est détenue
16:50pour moitié
16:51par des non-résidents,
16:52des dizaines
16:53de milliards d'euros
16:54quittent notre pays,
16:55dégradant
16:56notre balance des paiements.
16:57Les défaillances d'entreprises
16:58atteignent aussi
16:59des records.
17:00Le déficit public
17:01reste hors de contrôle.
17:03Bref,
17:04après 8 ans
17:04de macronisme,
17:05la crise budgétaire
17:07est une bien triste réalité.
17:09Donc,
17:09elle,
17:09Marine Le Pen
17:10se sert de ce constat,
17:11évidemment.
17:12Alors,
17:12en plus,
17:12pour associer à ce bilan
17:14les deux anciens
17:14premiers ministres
17:15désormais candidats,
17:16Attal et puis
17:18Edouard Philippe
17:19sans trop proposer.
17:20Alors,
17:20vous allez avoir
17:21le mot de la fin,
17:22cher Philippe Béchade.
17:23Est-ce que
17:24quelqu'un
17:24dans la classe politique
17:26aujourd'hui
17:26peut prétendre
17:27avoir la solution
17:28pour régler le problème
17:29de cette dette ?
17:32Il n'y a pas de solution
17:34simple à un problème
17:37complexe,
17:38à un concept
17:39de financement
17:39des retraites
17:40hérité de l'immédiate
17:41après Seconde Guerre mondiale.
17:43On est au bout
17:44de 80 ans
17:45d'un système
17:46qui est une sorte
17:47de ponzi quand même.
17:49Soit,
17:50c'est la démographie
17:51qui répond
17:53et ça a été le cas
17:54jusqu'à la fin
17:54des années 70-80,
17:56soit
17:57c'est l'augmentation
17:58des budgets,
18:00enfin de la dotation
18:01pour financer
18:02les retraites.
18:03Mais,
18:03j'en reviens moi
18:04à cette histoire
18:04de gaspillage.
18:07Le principal gaspillage,
18:08il n'est pas vraiment audité
18:10et pourtant,
18:11c'est l'éléphant
18:11au milieu du corridor.
18:12Ce sont les 200 milliards
18:14de remises
18:16diverses
18:17accordées aux entreprises.
18:19On ne conteste pas.
18:21Oui,
18:21ça fait partie des choix.
18:23Effectivement,
18:24bien sûr,
18:24il y a des choix,
18:25il y a des options politiques.
18:26Alors,
18:27d'aucuns disent
18:27on gaspille dans l'immigration,
18:29d'autres disent
18:30on gaspille dans les agences,
18:31etc.
18:32Mais vous,
18:34et pour conclure,
18:35Philippe Béchade,
18:36on est bien d'accord
18:37qu'il y a,
18:38et à vous entendre,
18:40il y a
18:40une volonté politique
18:42à avoir
18:43et cette volonté politique,
18:45elle peut s'appuyer
18:46sur des principes
18:47très clairs
18:48qui permettront
18:49de sortir de la dette.
18:49Donc,
18:50vous êtes plutôt ambitieux
18:51si tant est
18:51qu'un candidat
18:52en ait conscience.
18:54Auditer d'abord
18:55les 200 milliards
18:57qui sont remis
18:58aux entreprises,
18:59il y a peut-être
19:01150 milliards
19:02qui sont pleinement justifiés
19:03et peut-être
19:0450 milliards
19:05qui sont totalement inefficaces,
19:06soit pour maintenir l'emploi,
19:09soit pour aider
19:10les entreprises
19:10à rester davantage.
19:11Là,
19:12c'est un programme politique.
19:13200 milliards,
19:14ça se dit,
19:14c'est évident.
19:15Très bien.
19:15Il y a aussi
19:17les cabinets
19:18confinés.
19:19Philippe Béchade,
19:19c'est bon.
19:20Merci.
19:20OK.
19:21Merci pour votre expertise.
19:23C'est clair.
19:24On doit maintenant
19:25passer à autre chose.
19:26Bon,
19:26je vous ai demandé
19:27les mécanismes.
19:28Vous me donnez
19:29des solutions
19:29qui sont politiques
19:30et c'est très intéressant
19:31effectivement.
19:32Mais après,
19:33bien sûr,
19:33on verra
19:33ce que chaque candidat
19:35proposera.
19:36Mais là,
19:36le but,
19:37c'était vraiment
19:37de comprendre.
19:38Et merci encore,
19:39Philippe Béchade,
19:40pour votre expertise.
19:41Merci.

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