- il y a 6 semaines
Les débats de l'été avec nos auditeurs !
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NewsTranscription
00:00Anthony Martin Smith
00:02Bonjour, sur l'antenne de Sud Radio, à mes côtés, mon ami Clément Barguin.
00:07Et oui, et je vais vous accompagner pour cette libre antenne.
00:11On attend vos appels 0826 300 300.
00:14Et puis à midi 40, notre face à face, on va revenir sur ces records battus cet été historique.
00:2052 jours de vagues de chaleur.
00:23Quelles leçons en tirer ? Comment s'adapter ?
00:26Qu'est-ce qui nous attend dans les prochaines semaines ?
00:28On va en parler avec Sylvain Chave. Il est directeur scientifique de Prédix Service.
00:32Mais avant cela, Muriel nous appelle au 0826 300 300.
00:36On a aussi Joanne et Romain au standard de Sud Radio.
00:41Bonjour Muriel.
00:42Bonjour tout le monde et bonjour à vos auditeurs.
00:45Merci d'être là avec nous, mon cher Muriel.
00:48Vous nous appelez d'où, Muriel ?
00:49De Béziers, pardon. Béziers, c'est marqué.
00:52Comment allez-vous ?
00:54Écoutez, comme tout le monde, je commence à me niquerfier sérieusement.
00:59Heureusement, j'avais la clim.
01:01Mais quand on sortait le matin, c'était une chape de plomb qui nous tombait dessus.
01:06Et quand on n'est pas très jeune, on a du mal à récupérer.
01:10Voilà.
01:11Mais sinon, ça va bien.
01:14J'entends des...
01:17J'ai suivi tout ce qui s'est passé dans les incendies, puisque ma fille habitait Bordeaux
01:23et je me faisais beaucoup de soucis.
01:26Mon fils habitait dans le Var et je me suis fait beaucoup de soucis.
01:30Bon, même s'ils avaient beau nous dire, t'inquiète pas, on n'est pas tout près.
01:36Mais quand j'ai vu ces garçons, je m'en pleurais tellement, ça m'a tourné-boulée.
01:44Ces pompiers ont été extraordinaires.
01:46Et quand j'entends Mélenchon qui te dit la dette, on va la faire disparaître.
01:53Non, mais franchement, c'est...
01:56C'est surtout qu'il a dit, je vais la foutre au feu.
01:59Oui, voilà.
01:59Non, mais franchement, vous allez voir.
02:01Ce n'est pas le bon moment, peut-être, pour avoir ce genre de sémantique-là.
02:05Voilà.
02:06Est-ce que vous allez faire vos courses dans n'importe quelle enseigne ?
02:10Vous allez à la caisse et vous vous dites,
02:11écoutez, faites-moi disparaître, foutez-la-moi au feu, j'ai fait mes courses, etc.
02:17Non, mais est-ce que ce type est normal ?
02:20Est-ce qu'il s'adresse à des gens qui ont, je ne sais pas, sans sortir de Saint-Cyr,
02:26un intellect quand même modéré, qui comprend les choses ?
02:32Comment voulez-vous faire disparaître une dette ?
02:36On a Johan aussi qui nous appelle au 0826 300 300.
02:40Johan, vous êtes là ?
02:42Bonjour.
02:43Bonjour Johan.
02:44Vous nous appelez d'où ?
02:46De Malmort.
02:47Malmort.
02:49C'est où ça ?
02:51Vous allez bien, vous ?
02:53Vous avez une chape de plomb aussi, comme Muriel, sur la tête ?
02:56Ah, on l'a eu.
02:58Bon, là, aujourd'hui, la pluie est annoncée, donc ça va faire du bien.
03:03Effectivement, on a eu notre vague aussi de belle chaleur,
03:09qui malheureusement, ce n'est pas la première et on commence malheureusement à s'y habitués.
03:19Attendez, on va aussi accueillir Romain.
03:21Bonjour Romain.
03:22Bonjour.
03:22Alors vous, on me dit au standard qu'on n'arrive pas à comprendre le nom de votre ville,
03:27mais ce n'est pas grave, vous allez nous le dire.
03:29Vous venez d'où ?
03:30De Gassin.
03:31Pardon ?
03:32De Gassin, dans le Var.
03:34Gassin.
03:34Voilà.
03:35Ah, vous notez bien, les amis, ça se dit Gassin.
03:40Alors, vous aussi, il fait chaud par chez vous, Romain ?
03:44Bon, il fait un peu plus chaud que d'habitude, mais c'est bien la responsabilité du réel climat, quoi.
03:50D'accord.
03:52Alors, bon, on parlait de dette.
03:55En tout cas, Muriel, vous voulez parler de dette.
03:57Et je crois que vous aussi, tous les deux, Johan et Romain.
03:59On va commencer avec Muriel.
04:01Muriel, vous, vous dites, ce n'est pas responsable que de dire qu'on va foutre, je cite Jean-Luc
04:07Mélenchon,
04:08on va foutre au feu une part de la dette détenue par la Banque de France.
04:13Oui, et surtout, ce que je ne veux pas, ça, il faut qu'ils se l'enlèvent de la tête,
04:18tous, tout le gouvernement,
04:20Mme Barbu et compagnie qui étaient dans son transat, ne touchez pas à nos réserves d'argent.
04:27Je vous le dis tout de suite, parce que là, ça va être la révolution totale.
04:31Si on a des livres d'équilibrettes qu'elles épargnent, quels que soient les montants,
04:35je ne vous parle pas de millions, mais pour penser à son enterrement,
04:41que les enfants n'avaient pas à prendre en charge, etc.
04:44S'ils commencent à vouloir taper dans nos économies, c'est hors de question.
04:49Les dettes, c'est eux qui les ont faites, c'est à eux de trouver la solution et c'est
04:54à eux de payer.
04:55Vous ne voulez pas qu'on aille taper dans les retraites ?
04:58Ah bah sûrement pas !
04:59Ah bah sûrement pas !
05:00Et pas sur l'épargne ?
05:02Non, pas du tout !
05:03Demain, on recevra Marc Toiti, d'ailleurs, Clément Barguin.
05:07Oh, je l'adore !
05:08Écoutez, c'est un économiste qui est fantastique, Marc Toiti.
05:12Eh bah on le reçoit demain entre midi 40 et 13h.
05:15C'est vrai que lui, ses perspectives pour cette rentrée économique sont plus qu'alarmantes.
05:20Et on va prendre le temps avec lui de décrypter tout ça et des alertes qui sont lancées.
05:25Je lui demanderais, moi, s'il faut qu'on aille piocher dans l'épargne,
05:28si c'est ça le projet de l'État.
05:30Parce qu'au bout d'un moment, il ne reste plus que ça.
05:32Si on ne peut pas toucher aux retraites,
05:35si on ne peut pas supprimer les crédits d'impôt emploi à domicile,
05:40comme on l'a largement abordé sur Antenne de Sud Radio,
05:44l'étape d'après, ça va être tapé dans les livrets A, non ?
05:47Vous ne pensez pas, Johan, Romain ?
05:50Alors, c'est l'étape du truc, c'est que...
05:52Ah, attendez, pardon, je vous ai lancé en même temps,
05:54mais du coup, on ne vous entend pas.
05:56Alors, Johan, peut-être.
05:58Ah, ok.
06:00Le truc, c'est que le livret A, déjà, sert à soutenir l'activité économique,
06:05puisqu'il sert notamment dans tout ce qui est logements et constructions.
06:09Vous avez raison de le rappeler.
06:10Donc, voilà.
06:12Donc, d'une part.
06:14D'autre part, on est aujourd'hui dans une économie
06:17qui est relativement virtuelle,
06:18qui est, pas relativement, qui est complètement virtuelle.
06:22C'est-à-dire que si tous les Français souhaitent aller retirer leur épargne,
06:26aujourd'hui, ils ne peuvent pas.
06:28Il n'y a aucune banque qui a suffisamment de liquidité pour pouvoir servir tout le monde.
06:34Donc, malheureusement, on est dans une situation un petit peu coincée.
06:37Alors, maintenant, ils disent qu'ils vont se servir de l'économie de tous les Français,
06:42qui est à peu près de l'ordre...
06:44Alors, le patrimoine tout confondu, je crois qu'on est à 9 000 milliards.
06:47Et je crois qu'en termes de liquidité, je crois qu'on est au retour des 3 000 ou 4
06:51000 milliards,
06:51ce qui correspond à peu près au montant de la dette actuelle.
06:55Donc, pour pouvoir la rembourser.
06:59En soi, ces effets d'annonce-là commencent à me fatiguer, personnellement,
07:07de même que de dire qu'on va foutre sur la dette,
07:09parce qu'en fait, ce sont des effets d'annonce, plus ou moins,
07:13qui peuvent abonner plus ou moins certaines réactions,
07:16mais qui ne tiennent absolument pas compte, après, des effets de bord que ça peut entraîner.
07:23Si on touche à l'épargne français, vous vous doutez bien qu'au niveau social,
07:26ça va faire réagir, et je pense que là, pour le coup,
07:29vu le ralbois global, ça peut faire réagir assez violemment.
07:33Foutre feu la dette, ça voudrait dire qu'on met l'économie française à plat.
07:37Alors, foutre feu, une part de la dette détenue par la Banque de France.
07:43Oui, sauf que vous avez raison de le préciser.
07:46La Banque de France est uténaire de la Banque Centrale Européenne.
07:51Ce qui veut dire que c'est une part de la dette qui est détenue par l'Europe.
07:57Ce qui veut dire que sur le marché européen,
07:59on se retrouve complètement à poil à devoir emprunter à des taux,
08:03déjà qui sont supérieurs à celui d'Italie et de la Grèce,
08:05qui vont carrément exploser.
08:07Donc, il pourrait être un gros risque non négligeable pour notre économie.
08:11Bon, je sais que c'est l'heure du déjeuner,
08:13mais si vous le voulez bien, Muriel, Johan et Romain,
08:16je vous garde encore un peu et on revient dans un instant.
08:19Ça vous va ?
08:20Bah oui.
08:21Ok.
08:21Allez, bonjour.
08:21Ah, merveilleux.
08:22On va prendre l'apéritif ensemble.
08:24Bougez pas sur Sud Radio.
08:26Sud Radio.
08:2810h-13h, Anthony Martin Smith.
08:31Allez, de retour sur l'antenne de Sud Radio.
08:34Au 0826-300-300, on a toujours Muriel, Johan et Romain
08:38qui sont avec nous pour l'apéritif, d'ailleurs.
08:41Bon appétit si vous nous écoutez, si vous déjeunez.
08:44Eh bien, merci d'être avec nous.
08:47Si vous êtes en voiture, faites attention.
08:49Si vous êtes sur la plage, eh bien, vous êtes bien chanceuse et chanceux.
08:52Clément Barrien, dans un instant, notre face-à-face.
08:55Notre face-à-face, on va revenir sur cet été historique
08:58qui bat tous les records, 52 jours de vagues de chaleur.
09:02Quel enseignement on tirait ?
09:03Qu'est-ce qui nous attend dans les prochaines semaines ?
09:05Comment s'adapter ?
09:06On va en parler avec Sylvain Chave,
09:08qui est directeur scientifique de Prédict Service.
09:10Ce sera dans un peu moins d'une dizaine de minutes.
09:12Bon alors, du coup, je reviens avec vous, Romain,
09:16au standard de Sud Radio.
09:18Sur cette question de la dette,
09:20avec la France qui emprunte plus cher que la Grèce et l'Italie.
09:24On a Marine Le Pen qui dit qu'elle veut nettoyer les écuries d'Ogias.
09:29On a Jean-Luc Mélenchon, d'ailleurs sa ulcère Muriel de Béziers,
09:33quand il dit, je cite,
09:36je vais foutre au feu une part de la dette détenue par la Banque de France.
09:40Vous, comment vous pensez qu'on peut réussir à rétablir la confiance des marchés
09:44en la signature de la France ?
09:47Alors, moi, c'est un petit peu aux antipodes.
09:49J'entendais tout à l'heure que vous parliez de la dette et de la Banque de France.
09:54La Banque de France n'est pas la Banque de France, c'est une banque privée.
09:58Et la dette, en fait, c'est la création de la dette, le problème.
10:01La création de la dette, ce sont les politiques.
10:03Ce sont la loi Pompidou et toutes les lois qui vont derrière,
10:07qui nous créent la dette.
10:08On a besoin de faire une dette.
10:09Voilà, on est en train de se démarcher.
10:11La France n'a plus la dépendance de sa monnaie.
10:13Elle fait partie de l'Europe.
10:14Les Français ont voté contre l'Europe,
10:16mais ils se sont fait avoir un peu plus tard par Sarkozy, je pense.
10:20Les Français n'ont pas voté contre l'Europe.
10:22Ils ont voté contre une constitution européenne.
10:25Ce qui est normalement été voté contre l'Europe.
10:28Non, parce que le principe de l'Europe, il est acté depuis un moment.
10:32Non, là, c'est vraiment d'avoir une constitution
10:34qui viendrait supplanter les constitutions nationales de chaque pays.
10:37C'était contre ça qu'ils avaient voté en 2005.
10:39Et c'est ce qui est actuellement en cours ?
10:41Oui, bien sûr.
10:42Ça, c'est encore un autre sujet.
10:44Voilà.
10:44Donc, la dette, après, on doit 3 000 milliards, 3 200 milliards.
10:48Je ne sais plus, elle a explosé sous Macron.
10:50Mais je crois qu'on donne 250 milliards par an
10:53d'aides aux entreprises sans grande contrepartie ni vérification.
10:57Bon, ben, pour moi, 250 milliards multipliés par 10,
11:00ça fait 2 500 milliards, quoi.
11:03Donc, déjà, on peut effacer la dette comme ça.
11:05Mais on peut l'effacer tout simplement en disant
11:07on ne vous rembourse pas.
11:08Parce que vous avez créé la dette,
11:10vous nous avez obligés à emprunter sur des marchés
11:11à un taux de 4,75 % à l'époque.
11:15Alors qu'on fabriquait notre monnaie
11:17et on faisait l'inflation, la déflation, l'inflation, la déflation.
11:19Certes, avec le risque d'avoir des brouettes d'argent,
11:22mais toujours avec un retour à la souveraineté.
11:24Et c'est notre problème actuellement, je pense.
11:26On n'est plus du tout souverain.
11:27Redonner le pouvoir au peuple,
11:29c'est quelque chose qui pourrait être facile maintenant
11:31avec l'électronique, avec les ordinateurs,
11:33avec le pouvoir du vote,
11:34et ne pas donner le pouvoir à des gens
11:36qui, finalement, s'occupent très peu du peuple
11:38et s'occupent plutôt de leurs intérêts personnels
11:40et aussi de l'intérêt des puissants.
11:42D'accord, Muriel ?
11:44Écoutez, oui, dans un certain sens, il a raison.
11:50La seule chose, c'est que cet argent,
11:54il faut bien vous emprunter,
11:57vous êtes obligés de rembourser.
11:59Voilà.
11:59C'est les intérêts de la dette qui nous plombent.
12:02Comment ?
12:03Ce sont les intérêts de la dette qui nous plombent,
12:05dit Romain.
12:06Ben, évidemment.
12:07On ne va pas vous prêter gratuitement.
12:09Rappelez-vous la Grèce.
12:10Quand l'Europe a débarqué chez eux,
12:13les pauvres, ils pouvaient même partir.
12:15Ils avaient le droit de retirer 20 euros par jour.
12:18Oui, c'est parce qu'il y a une question de la liquidité,
12:21d'ailleurs, que Johan a exprimé juste avant.
12:23Non, et puis vous êtes un pays,
12:24vous avez une parole.
12:25Voilà.
12:27Bientôt en France.
12:28Les amis, je voudrais qu'on accueille Paul,
12:30qui est producteur de fraises.
12:31Comment allez-vous, Paul ?
12:32Je suis content de vous retrouver à l'antenne de Sud Radio.
12:35Bonjour à Tony, bonjour à tous.
12:38Je ne sais pas si vous m'entendez bien
12:39parce que je suis reparti.
12:40Ah, alors soyez prudents si vous êtes au volant.
12:43Je m'arrête de suite.
12:45Oui, s'il vous plaît, c'est quand même préférable.
12:47Merci de prendre le temps de nous rappeler, Paul.
12:50J'étais très content de vous avoir eu la dernière fois
12:52sur l'antenne de Sud Radio.
12:53Alors, vous ne voulez pas parler d'aide,
12:54je crois que vous voulez plutôt parler
12:55notamment de l'interview qu'on a eue
12:57avec Jérôme Bail tout à l'heure,
12:59producteur, lui, enfin éleveur de bovins.
13:02Le problème de Jérôme Bail,
13:03c'est que lui, il a cru à la parole de Gabriel Attal,
13:06qu'il a reçu sur des bottes de paille
13:08et il s'est fait infumer, quoi.
13:09Aujourd'hui, il faut savoir que la parole des politiques,
13:11elle ne vaut plus rien.
13:12Les gens qui prétendent...
13:13Ah, il a dit la même chose.
13:14Il l'a dit, ça, hein ?
13:16Oui, mais il s'est fait avoir, quoi.
13:17Il s'est fait avoir.
13:18Le problème qu'on a, c'est que les gens
13:20qui prétendent nous aider aujourd'hui,
13:21ce sont les mêmes qui nous mettent des contraintes
13:23et des normes qui sont inapplicables,
13:25qui ont signé tous les accords de libre-échange
13:27qui nous sont défavorables.
13:28Donc, à un moment donné, ce n'est pas crédible.
13:30Aujourd'hui, ce qu'il faudrait,
13:31c'est que les produits français soient en rayon,
13:34bien mis en avant,
13:35et qu'on puisse vendre nos produits à un prix correct,
13:39et on n'aurait pas eu besoin d'aide,
13:40parce que cette année, c'est le coup de grâce.
13:42Ça fait des années qu'on aurait pu aider les agriculteurs.
13:46Le Conseil constitutionnel, là,
13:48il va quand même dans votre sens.
13:49Il vous permet de nouveau de pouvoir,
13:51je vais essayer de le dire cette fois sans me planter,
13:54sans accrocher sur le mot,
13:55mais de réutiliser les néo-nicotinoïdes.
13:58Ah ben voilà.
13:58Oui, ça fait la vitrine d'un autre, oui.
14:00Mais il faut savoir que c'est une aberration de plus.
14:03C'est autorisé partout en Europe.
14:05Oui, mais ça y est.
14:06Tout dans le monde.
14:06Oui, mais ça y est.
14:08On vous autorise.
14:09On vous autorise de nouveau à le faire.
14:10Donc vous allez pouvoir jouer à armes égales
14:12avec les producteurs européens ?
14:14Non, pourquoi ?
14:15Non, parce que moi, dans mes fraises,
14:16vous savez, je fais de la production biologique intégrée.
14:19C'est-à-dire qu'on lâche des auxiliaires
14:21qui mangent les pucerons, les truques,
14:24et autres.
14:25Parce qu'on veut aussi avoir des produits sains.
14:27Ce qu'il ne fallait pas,
14:28c'est mettre les filières dans des impasses.
14:30La noisette était dans une impasse
14:32parce qu'ils n'avaient pas d'insecticides
14:33pour se débarrasser des punaises, notamment.
14:36Et là, ils les ont mis dans une impasse.
14:38Ça fait 4 ans qu'ils galèrent.
14:39Donc c'est bien trop tard.
14:41Le problème qu'on a, pourquoi ?
14:42C'est en dernière année de 15 ans,
14:44que Macron, il prend conscience du tout
14:46et qu'ils veulent tout faire.
14:47Ils n'ont rien fait jusqu'à maintenant
14:49et d'un seul coup, ils veulent tout faire.
14:50Moi, ce qui m'inquiète le plus aujourd'hui,
14:51c'est que les entreprises qui étaient fragilisées
14:54par plusieurs années de mai-20 et autres,
14:57cette année, ça va être le coup de grâce.
14:58Il va y avoir des dépôts, des bilans et des faillites.
15:00Du coup, là, ce qu'il faudrait,
15:03c'est que les Françaises et les Français
15:04se ruent vers les produits français.
15:05Ce serait déjà une première belle chose, non ?
15:09Non, mais ce qu'il faudrait aussi,
15:10c'est qu'aujourd'hui, il faudrait refaire
15:12le cheminement du prix.
15:14Moi, je vois que les coopératives,
15:16par exemple, agricoles,
15:16qui au départ étaient un bon principe,
15:19on mettait en commun nos produits,
15:21la coopérative, elle est vendée et autres.
15:23Aujourd'hui, ces coopératives,
15:24elles vivent toutes au-dessus de leurs moyens.
15:26Elles nous coûtent de l'argent.
15:28Elles nous prennent de l'argent.
15:29Aujourd'hui, ça nous prend du revenu.
15:30On a l'État qui nous prend du revenu,
15:32on a les coopératives
15:33et la grande distribution
15:34qui ne joue pas toujours le jeu.
15:36Nous, en fraise, ils jouent le jeu.
15:38C'est un des seuls produits
15:39où ça joue le jeu
15:40parce qu'on est capable d'aller vider les rayons.
15:41C'est malheureux,
15:42mais c'est que comme ça que ça fonctionne.
15:43Nous, on est dans l'Otégaronne.
15:45Dans l'Otégaronne,
15:46s'il faut sortir, on est capable de sortir.
15:48Mais c'est dramatique d'en arriver là.
15:49Aujourd'hui, il faudrait quand même
15:50se mettre autour d'une table
15:52et faire des choses sérieuses.
15:53Il y a besoin d'un plan de trésorerie,
15:55c'est-à-dire que les gens qui sont endettés,
15:56il faut les désendetter.
15:57Il faudrait que les coopératives
15:59acceptent de vendre sans marge
16:01ou à des marges faibles
16:02chez des gens comme ça.
16:03Parce qu'on ne peut pas aider les gens
16:05en leur mettant des agios de 1% par mois.
16:07Ils ne s'en sortiront jamais.
16:09Et ça, c'est les coopératives françaises
16:10qui font ça.
16:12Muriel, vous entendez Paul ?
16:14Je voulais d'abord le remercier
16:18ainsi que toute sa corporation
16:20qui est venue en aide aux pompiers.
16:23C'est vrai, c'est important de le voir.
16:25C'est important de le dire.
16:26Parce qu'ils sont dans la merde
16:27et ils aident quand même les autres.
16:29Merci Muriel.
16:30Je vous embrasse très fort.
16:31Je rappelle, vous êtes de Béziers.
16:33Merci beaucoup de nous avoir appelés.
16:34Johan, un petit mot de la fin.
16:37Merci à vous.
16:38Bon courage à nos agriculteurs
16:40pour retrouver aussi le chemin
16:42de leur...
16:43Juste un peu qu'ils puissent vivre
16:44de leur travail
16:45et vivre dignement.
16:47Et bon courage
16:48à toutes les corporations de métiers
16:50qui ont pas de saupons de pied
16:51qui ont fait un travail remarquable.
16:53À toutes les professions
16:54qui ne sont pas forcément reconnues
16:56ou alors qui ne le sont
16:57que dans des circonstances graves.
16:59Je vous embrasse aussi très fort.
17:00Merci Johan de nous avoir appelés
17:02au 0826 300 300.
17:03Romain, le petit mot de la fin.
17:05Le petit mot de la fin,
17:06c'est qu'on constate que tous,
17:07on parle de la même chose.
17:08C'est le système
17:09qui nous empêche de vivre.
17:11C'est le système
17:11qui nous empêche
17:12de manger des produits qualitatifs.
17:14Je remercie l'agriculteur
17:15d'avoir dit
17:15qu'il voulait faire
17:16des produits de qualité.
17:17Le système nous amène
17:18à notre destruction.
17:19Le peuple doit reprendre son pouvoir
17:21et éviter tous les parasites
17:24qui, eux, gagnent de l'argent,
17:26font de l'argent,
17:27font des contrats
17:28contre le peuple, etc.
17:30Très beau mot de la fin.
17:31Merci beaucoup Romain.
17:32Je vous embrasse,
17:33vous également, très fort.
17:35Restez bien à l'écoute
17:35de Sud Radio
17:36et au 0826 300 300
17:38comme vous l'avez fait,
17:39vous nous appelez.
17:39Merci beaucoup.
17:41Paul, vous également.
17:42Merci.
17:43Je suis très content
17:44que vous nous ayez rappelé.
17:45Merci Sud Radio
17:46de nous donner la parole.
17:47C'est très important
17:48que Sud Radio
17:48nous donne la parole
17:49et sans censure.
17:50C'est très bien
17:51de laisser dérouler
17:52les arguments des gens.
17:53C'est important.
17:54Je vous en remercie énormément.
17:55On est là pour ça.
17:56Vous savez, Sud Radio,
17:57c'est la radio du Parlez Vrai.
17:58Le Parlez Vrai,
17:59ça veut aussi dire
18:00que parfois on peut être d'accord,
18:01parfois non.
18:02Mais l'essentiel,
18:03c'est de pouvoir parler,
18:04s'exprimer
18:04sans qu'on puisse vous interrompre.
18:06Merci en tout cas, Paul.
18:08Faites attention à vous
18:09sur la route
18:09et prenez bien soin
18:11de votre exploitation.
18:12J'espère qu'on pourra
18:13rapidement vous rencontrer, Paul.
18:16Vous demandez à Philippe David,
18:18il me connaît bien.
18:18C'est vrai.
18:19Les fraises sont très bonnes.
18:20On a eu des échos.
18:21Mais c'est vous,
18:22la cafette de fraises
18:23qu'on a eue à la rédaction
18:24la dernière fois.
18:25Elles étaient délicieuses.
18:26Des fraises, des foins gras aussi.
18:28On essaie de vous gâter aussi.
18:30Vous nous gâtez,
18:31merci infiniment.
18:32Je suis très content
18:32parce que je les ai goûtées.
18:33Elles étaient vraiment très bonnes.
18:35Donc merci infiniment, Paul.
18:37La boucle est bouclée.
18:38Maintenant, je vois qui c'est.
18:40Merci infiniment.
18:41Vraiment, je vous embrasse.
18:42Vous nous appelez
18:43au 0826 300 300.
18:45Voilà, c'est ça,
18:46le direct chez Sud Radio.
18:47Mais moi, j'adore.
18:49Continuez à nous appeler.
18:50Ça nous fait vraiment
18:51très plaisir.
18:53Puis vous êtes notre baromètre.
18:55Voilà, c'est aussi ça.
18:56Est-ce qu'on fait du bon travail ?
18:57Est-ce qu'on n'en fait pas ?
18:58Eh bien, c'est vous
18:58qui nous le dites aussi.
19:00Merci, en tout cas.
19:01Clément Barguin,
19:02dans un instant.
19:02Dans une poignée de secondes,
19:04on reçoit Sylvain Chave,
19:05directeur scientifique
19:06de Predix Service.
19:07On va revenir avec lui
19:08sur cet été historique.
19:0952 jours de vagues de chaleur.
19:12Quelles leçons à tirer ?
19:13Comment s'adapter ?
19:14On en parle
19:15dans un très court instant.
19:16Sous-titrage Société Radio-Canada
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