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  • il y a 3 heures
Retrouvez l’émission le 18h Eco présentée par Aude Kersulec du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:00BFM Business présente
00:05Le 18h éco, Aude Kersulek
00:09Le 18h éco sur BFM Business, une demi-heure d'actualité économique pour ne rien rater de l'infant éco
00:16cet été à la une de ce lundi 10 août.
00:20Révolut décroche sa licence bancaire en France, un grand pas pour la croissance de la néobanque
00:24mais une décision aussi importante pour la place financière parisienne avec l'ouverture de son siège pour l'Europe de
00:31l'Ouest à venir.
00:33On en parle, on sera aussi avec l'expert en banque Guillaume Almeras pour décrypter tout ça.
00:39Les fortes chaleurs, la sécheresse encore toujours en Europe en ce moment, juillet sans surprise, le mois le plus chaud
00:45de l'histoire
00:45et des conséquences en cascade sur l'énergie et sur les agriculteurs, les conséquences sur les vendanges
00:52avec des records de précocité.
00:55Et puis le Royaume-Uni qui s'apprête à taxer les voitures électriques, une taxe au kilomètre pour remplir les
01:00caisses de l'Etat britannique.
01:02Il n'en est pas question en France pour le moment à Surbercy.
01:06On en parle tout de suite dans le 18h éco.
01:10Le 18h éco sur BFM Business.
01:14Et l'actualité banque de ce début de semaine, c'est Révolut qui décroche sa licence bancaire en France.
01:20Révolut qui ambitionne de devenir l'une des plus grandes banques européennes avec déjà 30 millions de clients à son
01:26actif.
01:27Elle opérait jusqu'alors via son entité lituanienne.
01:31Mais son centre névralgique va se déplacer progressivement vers Paris avec l'élargissement des offres proposées aux clients français grâce
01:39à cette licence.
01:40Et l'inauguration aussi de son siège pour l'Europe de l'Ouest l'an prochain à Paris.
01:45On revient sur la croissance fulgurante de Révolut ces dernières années avec Paul Waller.
01:50On en parle juste après.
01:52La direction de Révolut parle d'une étape historique.
01:55Cette licence bancaire française va lui permettre d'élargir son panel de services financiers auprès de ses plus de 7
02:01millions de clients français.
02:02En clair, la néobanque va pouvoir déployer des produits d'épargne, de crédit et d'investissement adaptés au marché français.
02:08Comme par exemple un plan d'épargne-action.
02:11Avec 1 milliard d'euros d'investissement en France, le groupe a fait du pays une priorité.
02:15C'est son premier marché et futur fièvre dans l'Union européenne.
02:19Révolut va ouvrir dès le début de l'année prochaine son site parisien, pensé comme son siège de l'Europe
02:24de l'Ouest, en plein cœur de Paris, non loin du quartier historique des banques.
02:28Il a aussi promis qu'il allait renforcer ses équipes en charge de la conformité.
02:31Ces dernières années, en effet, Révolut a essuyé des critiques sur sa capacité à respecter les réglementations financières.
02:38Il a même été sanctionné en Lituanie l'an dernier pour manquement dans la lutte anti-blanchiment et en Italie
02:44début avril pour pratiques commerciales trompeuses.
02:48Allez, on en parle avec Guillaume Alveras qui est avec nous, spécialiste en actualité bancaire associée chez Score Advisor.
02:55Bonjour Guillaume, première question. On connaît Révolut depuis de nombreuses années maintenant, lancée en 2017 en France.
03:02Alors cette fois-ci, il va y avoir des produits d'épargne, des PEA notamment, des prêts.
03:07On parlait de Néobanque avant, avec maintenant les embauches et tous ces nouveaux produits.
03:12Est-ce qu'on parle encore de Néobanque ou est-ce qu'on n'est plus justement sur une banque
03:15traditionnelle ?
03:17Ni l'un ni l'autre. Vous avez mis le doigt sur la vraie problématique, c'est-à-dire que
03:23Révolut est un géant d'un type tout à fait nouveau.
03:26C'est une banque de détails nativement internationale. C'est-à-dire qu'en fait, on n'a jamais vu
03:32ça jusqu'ici.
03:34Et ça explique d'ailleurs le fait que les autorités prudentielles regardent ce nouveau modèle se développer avec une certaine
03:41appréhension.
03:41parce qu'ils développent énormément de nouveaux produits. On ne sait pas très bien comment les considérer.
03:49Et en fait, l'obtention de cette licence bancaire va surtout les mettre sous l'autorité des autorités prudentielles locales,
03:55en l'occurrence française et européenne. Et c'est ça qui est très important.
04:00Oui, alors on a 7 millions de clients en France pour Révolut.
04:04Est-ce que ça va changer quelque chose cette licence pour ces clients qui utilisaient Révolut,
04:09notamment pour le change de devise ou alors pour le trading d'actions, mais aussi surtout de crypto-monnaies ?
04:15Non. La seule différence, c'est que la garantie de dépôt sera en France au lieu d'être en Lituanie.
04:22Et par ailleurs, effectivement, derrière, Révolut va pouvoir proposer des produits spécifiquement français.
04:28Vous l'avez évoqué avec le PEA, par exemple.
04:31Alors cette licence, c'était une demande des régulateurs.
04:34La CPR, pour l'autorité de régulation française, la BCE, pour l'autorité européenne,
04:41pour que la Banque britannique soit en mesure de proposer justement ces produits d'épargne au public français.
04:47On sait que la BCE a été très insistante.
04:49Elle avait notamment mis en avant des anomalies de la part de Révolut.
04:56La licence, elle a été obtenue grâce à quel jalon complété par Révolut ?
05:00On sait qu'il y a eu une embauche très importante.
05:02C'était celle de la directrice des risques en provenance de la banque postale,
05:08qui a donc justement mis en place toute une conformité des risques.
05:12Concrètement, qu'est-ce qui a été mis en place par Révolut ?
05:16Un système de contrôle interne qui est calqué sur celui des banques.
05:22Parce qu'il ne faut jamais oublier que Révolut a été créé en 2014.
05:26C'est une banque extrêmement récente.
05:28Et elle ne peut pas avoir toute cette culture du risque qui caractérise les banques traditionnelles.
05:34Pour autant, Révolut est obligée d'aller vers ces produits-là.
05:38Car aujourd'hui, si vous voulez, il y a un effet de ciseau très important
05:42pour comprendre toute la démarche de cette nouvelle banque.
05:46C'est-à-dire qu'elle est très, très profitable par rapport aux banques classiques,
05:51mais elle a une rentabilité par client très faible.
05:54Pour compenser ça, il faut aller vers les produits classiques,
05:57mais elle n'en a pas la culture, parce qu'on n'acquiert pas une telle culture en si peu
06:01d'années.
06:01Donc pour le moment, elle internalise des compétences.
06:04Et finalement, le fait de se soumettre aux réglementations bancaires existantes va pouvoir l'aider.
06:11Oui, donc la licence obtenue sur le marché français.
06:14Avant ça, c'était au Royaume-Uni et en Australie aussi.
06:18Si on regarde la valorisation de Révolut, il y a eu une session d'action secondaire au mois de juillet
06:26qui a valorisé la fintech à hauteur de 100 milliards d'euros.
06:30C'est donc une des fintechs les plus valorisées en Europe.
06:34Elle est forcément regardée de manière méfiante par les banques traditionnelles.
06:38Mais est-ce que c'est aussi... Elle est irratrapable ?
06:42Non. Alors, je pense que Révolut a réussi quelque chose d'exceptionnel,
06:48c'est d'installer une nouvelle marque en matière bancaire.
06:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, quand on pense banque de demain,
06:54on pense prioritairement à Révolut, un peu comme quand on pense voiture électrique,
06:58on pense tout de suite à Tesla.
06:59Et pour ce fait, ils vont continuer, je pense, à conquérir des clients de manière assez massive.
07:06Et donc, cette valorisation, il ne faut non pas dire qu'elle est exceptionnelle,
07:10il faut tout simplement considérer qu'encore une fois, Révolut est déjà un géant.
07:15Et valoriser à 100 milliards ou auparavant à 75 milliards,
07:19il faut comparer ça avec les grandes, grandes institutions, notamment françaises.
07:24Alors, BNP Paribas est au-dessus, à 123 milliards d'euros au dernier chiffrage.
07:30Mais on s'en rapproche.
07:32Et il faut comprendre qu'un géant est né, mais il n'est pas lié à un pays en particulier.
07:38C'est un géant de la Banque de Détail internationale.
07:41On n'avait encore jamais connu ça.
07:42Oui, une banque qui dépasse les frontières.
07:45Merci beaucoup, Guillaume Almeras, pour ce décryptage.
07:47Je rappelle que vous êtes associé chez Score Advisor, au chapitre énergie à présent,
07:52alors qu'on est en plein été et qu'il fait évidemment très chaud.
07:54Les énergéticiens, eux, pensent déjà à comment ils vont passer l'hiver.
07:58Pour cela, il faut remplir les réserves de gaz.
08:00Et ce n'est pas une mince affaire.
08:02À ce stade, elles ne sont remplies qu'à 57% en France.
08:06C'est 47% en Allemagne.
08:08C'est moins que les années précédentes à la même période.
08:11Et c'est inquiétant.
08:12Dans un contexte de prix du gaz plus cher,
08:15cela va faire un mois que le Deutsche TTF,
08:17la référence de gaz européenne sur les marchés s'affiche au-dessus de 60 euros le mégawatt-heure.
08:23L'amélioration, ce n'est pas pour tout de suite.
08:25Écoutez l'explication de Thierry Brosse, professeur à Sciences Po, Paris, ce matin, sur notre antenne.
08:32Sur le front du gaz, je pense que la situation ne s'améliorera pas au Moyen-Orient
08:36puisqu'il va falloir d'abord débloquer le désordre d'en mousse pour le pétrole
08:40et ensuite pour le gaz.
08:41Et pour le gaz, ça va prendre beaucoup plus de temps
08:44puisque, d'abord, je vous rappelle qu'un méthanier,
08:46c'est un des navires les plus chers au monde qui est sur l'eau.
08:50Donc, vous n'allez pas vous amuser à faire passer des méthaniers
08:52si vous avez un risque d'avoir un drone qui va venir le toucher.
08:56Et puis, deuxièmement, le Qatar, qui est le grand producteur de gaz naturel liquéfié,
09:02a envoyé à ses clients une notice de force majeure jusqu'à fin octobre.
09:07Donc, nous ne savons déjà qu'il n'y aura pas de gaz naturel liquéfié
09:11qui viendra du Qatar d'ici l'hiver.
09:13Donc, cette solution-là, elle n'est plus sur la table.
09:19Thierry Brosse, et si le gaz est moins utilisé en été qu'en hiver,
09:22ce qui pose problème avec les fortes chaleurs,
09:24c'est l'électricité d'origine nucléaire,
09:27dont les centrales sont parfois contraintes d'être mises à l'arrêt.
09:31Tenait, en Hongrie, c'est la seule centrale nucléaire du pays.
09:33Quatre réacteurs qui pourraient être tous mis à l'arrêt
09:37à cause des niveaux historiquement bas du Danube,
09:40l'eau du Danube, qui permet de refroidir les réacteurs.
09:43Actuellement, une seule turbine sur huit fonctionne,
09:46alors que la centrale de Pax fournit quasiment la moitié de l'électricité.
09:51Et de là, on aurait les détails avec Valentina Vy.
09:54Le gestionnaire de l'unique centrale nucléaire hongroise
09:57pilote le système au jour le jour.
09:59Le gouvernement hongrois s'attend à tout moment
10:01à devoir fermer la centrale de Pax par manque d'eau,
10:04une première en 44 ans.
10:06A l'heure actuelle, un seul des quatre réacteurs est opérationnel.
10:09Des pluies tombées en Autriche en amont du fleuve
10:11ont fait remonter le niveau du Danube
10:13et permis de gagner quelques jours de répit.
10:15Mais les chaleurs ne sont pas prêts de redescendre
10:17et le niveau du fleuve reste sous pression.
10:19La centrale fonctionne donc au ralenti.
10:22Un enjeu économique considérable pour Budapest
10:25puisque sans Pax, qui fournit habituellement
10:26un tiers de l'électricité du pays,
10:29la Hongrie doit acheter davantage d'électricité
10:31sur les marchés européens,
10:32alors même que la demande augmente avec la canicule.
10:35Le gouvernement a déjà demandé aux industriels
10:38et aux ménages de réduire leur consommation.
10:40La situation est la même chez sa voisine la Roumanie.
10:43Les autorités tentent de repousser la fermeture
10:45de la seule centrale du pays,
10:47elle aussi refroidie par les eaux du Danube.
10:49Les entreprises roumaines sont appelées notamment
10:51à décaler leur production vers les heures creuses.
10:54Et concernant le Moyen-Orient,
10:55l'Iran affirme toujours qu'un accord sur le passage
10:58dans le détroit d'Hormuz est en voie de finalisation,
11:01mais pas de nouveau développement lié aux négociations directes
11:05qui seraient tenus entre Iraniens et Américains.
11:08Téhéran veut toujours que Washington accepte
11:11toutes ces conditions.
11:12On a quand même le baril de Bren qui est monté
11:14au-dessus de 86 dollars aujourd'hui,
11:1779 dollars pour le baril de WTI.
11:19Justement, on va faire un tour sur les marchés.
11:25Et lundi assez calme sur les marchés tout de même.
11:29Plus 0,13 %, peu d'actualité entreprise,
11:32peu d'actualité marché géopolitique.
11:35Mais c'est tout de même un record pour la Bourse de Paris.
11:3813 petits points qui ont suffi par rapport
11:40au dernier record de vendredi.
11:42Et on termine donc à 8 726 points.
11:45En revanche, on n'est pas allé chercher
11:46de nouveaux records de séance.
11:48C'était bien plus haut, c'était 8 755.
11:50On n'a pas atteint ça aujourd'hui.
11:53On est resté proche de l'équilibre,
11:56soutenu tout de même par le secteur de l'énergie.
11:59Al-Solormittal et Total Energy en hausse de 2%.
12:01Devant des valeurs industrielles ou bancaires
12:04comme Stellantis ou encore Crédit Agricole
12:07du côté des baisses.
12:08Orange, Veolia ou encore Publicis.
12:11Donc des valeurs à profil défensif
12:13du côté des Etats-Unis.
12:16On est passé dans le rouge pour les 3 indices.
12:18Moins 0,3% pour le Nasdaq.
12:20Moins 0,08% pour le Dow Jones et le S&P.
12:25On en parlait dans BFM Bourse.
12:27C'est notamment Apple qui est à la baisse,
12:29qui baisse de 2% à cause d'une dégradation
12:32de recommandations de la part de Jeffree.
12:35C'est assez inédit.
12:36C'est assez peu courant quand même
12:38de passer à sous-performer
12:39pour une recommandation sur Apple.
12:42Et on a aussi Intel qui baisse de quasiment 4%
12:45après avoir annoncé une augmentation de capital
12:48pour financer des investissements
12:50dont les plus.
12:51Mais Intel qui a tellement progressé aussi
12:53depuis le début de l'année.
12:54Plus 150% de hausse.
12:56Là on est à moins 4%.
12:58Rien d'inquiétant nous disait
12:59John Plassard tout à l'heure.
13:02Si on regarde du côté des taux souverains,
13:05on est toujours à 3,97%
13:07pour le taux dix ans français
13:09en dessous des 4%
13:11et 4,7% pour le dix ans américain.
13:15Le 18h éco continue dans quelques minutes
13:17après la pause publicité.
13:28Les canicules, sécheresses, stress, hydriques
13:30des sujets qui reviennent largement
13:32dans l'actualité en ce moment en France
13:34sous l'effet des vagues de chaleur
13:36quasiment deux tiers des nappes phréatiques
13:38sont en dessous de leur niveau normal.
13:40C'est une sécheresse des sols
13:42un record absolu sur quasiment
13:44tout le territoire français.
13:45Ce lundi, le gouvernement indique
13:47que près de 70% du territoire français
13:49fait l'objet de mesures de restrictions d'eau
13:52et une nouvelle réunion de crise
13:53se tiendra à ce sujet mercredi
13:56en soutien aux agriculteurs.
13:58Le président de la FNSEA
13:59est en déplacement en Aveyron.
14:01Arnaud Rousseau demande un choc de réactivité
14:03et plusieurs milliards d'euros
14:04pour aider les agriculteurs
14:05face à la sécheresse.
14:07Sécheresse qui perturbe les récoltes
14:08notamment les vendanges.
14:10Dans certaines régions,
14:12les vendanges ont démarré d'est-week-end.
14:13C'est le cas dans le Var,
14:14en Bourgogne et même en Champagne.
14:16Soit deux semaines d'avance,
14:17c'est un nouveau record de précocité.
14:19Même si les dates de récolte
14:21ne cessent d'avancer depuis 40 ans.
14:23En revanche, dans d'autres régions
14:25comme en Alsace,
14:26l'effet de la météo,
14:27c'est au contraire qu'il est difficile
14:29de prévoir la date des vendanges.
14:31Et en attendant,
14:32il faut tout de même recruter les saisonniers.
14:34Claire Abido avec BFM Alsace.
14:37En Alsace,
14:38le recrutement des vendangeurs est lancé
14:40mais les viticulteurs
14:41ne peuvent pas encore fixer
14:42de date précise.
14:43Une situation inédite
14:45alors que la récolte manuelle
14:46reste essentielle pour certains vins,
14:48explique Pierre-Olivier Baffray,
14:50secrétaire général
14:51de l'Association des viticulteurs d'Alsace.
14:53C'est toujours un sujet, bien sûr,
14:54puisqu'on a besoin,
14:56grosso modo,
14:57sur la période des vendanges,
14:58de 25 000 vendangeurs.
15:01C'est le chiffre qui circule.
15:03Donc effectivement,
15:04c'est une période très intense
15:05où on fait un gros appel
15:08à la main-d'oeuvre
15:08puisque pour les créments
15:13la vendange manuelle est obligatoire
15:15et pour certains vins tranquilles aussi
15:17comme les grandes rues par exemple.
15:18Les plannings doivent donc être revus,
15:20les raisins mûrissent moins vite que prévu
15:22et les entreprises s'adaptent,
15:23constate Agostino Panetta,
15:25directeur général des caves de Bestem.
15:27Toute la complexité qu'on a aujourd'hui,
15:28c'est qu'on s'est préparé.
15:29Moi aujourd'hui,
15:30au niveau de la cave,
15:31on a dit à certains de nos employés
15:33rentrez de vos vacances avant le 15 août
15:35parce qu'on va vendanger le 15 août
15:36et aujourd'hui,
15:36on est en train de leur dire
15:37vous pouvez prendre 2-3 jours de plus.
15:39Donc c'est une organisation difficile
15:40mais on s'adapte.
15:42Dans ce contexte,
15:43attirer les saisonniers
15:44ne se résume plus à proposer un contrat.
15:46Les viticulteurs misent donc sur l'ambiance
15:48et les services
15:48afin de fidéliser leurs équipes.
15:50Détail Gilles Erard,
15:51président de l'association
15:52des viticulteurs d'Alsace.
15:54On propose de l'eau,
15:55on prend un petit-déj ensemble,
15:58petit pain, café, etc.
16:00Le service,
16:00c'est de proposer aussi un repas traiteur.
16:02Chez nous, par exemple,
16:03ils peuvent choisir un menu sur la semaine
16:05avec un plateau repas.
16:07Au total,
16:08les viticulteurs alsaciens
16:09s'attendent à une récolte
16:10d'environ 804 000 hectolitres cette année,
16:12soit une baisse de 4%
16:14par rapport à l'année dernière.
16:16L'Europe occidentale a bien connu
16:18la période de juin-juillet
16:19la plus chaude jamais enregistrée
16:21selon le service européen Copernicus.
16:24France,
16:25Espagne,
16:26mais aussi Royaume-Uni
16:27et Irlande.
16:28Cette fois-ci,
16:28on regarde les conséquences
16:30sur les agriculteurs britanniques
16:32qui doivent s'attendre
16:33à une baisse
16:34des rendements agricoles.
16:35Le récit de Yohan Delra.
16:38Des champs desséchés,
16:39des terres craquelées,
16:40à l'est du Royaume-Uni,
16:41l'exploitation agricole
16:43de la famille Pauzy
16:43subit de plein fouet
16:44les fortes chaleurs.
16:46Ici,
16:46on produit des vestes,
16:47une légumineuse utilisée
16:48notamment comme engrais.
16:50Rufus,
16:50le fils,
16:50se désole de la faiblesse
16:52des récoltes.
16:54Cette année,
16:54il y a eu zéro humidité.
16:56Du coup,
16:56pendant la moisson,
16:57les vestes se sont très vite desséchées.
16:58Je ne vois même pas où je vais.
17:01Car le sol est tellement sec
17:02qu'un nuage de poussière
17:03se soulève au passage
17:04de sa moissonneuse batteuse.
17:06La pluie se fait désirer
17:07depuis deux mois.
17:08Une attente interminable
17:09pour son père John
17:10au beau milieu
17:11d'un terrain en jachère.
17:14Ici,
17:14il devrait y avoir
17:15un champ de quinoa
17:16mais après l'avoir semé,
17:17il n'a pas plu.
17:18Les plants n'ont pas poussé.
17:19Les mauvaises herbes
17:19les ont envahis.
17:20Nous avons dû détruire
17:21la culture.
17:23À cause du réchauffement climatique,
17:25les rendements de la famille
17:25ont baissé de 30%
17:27en 10 ans
17:27et la situation
17:28devrait s'aggraver
17:29à l'avenir.
17:30Pour John,
17:31il faut s'adapter
17:31ou disparaître.
17:35Continuer à travailler
17:36comme nous l'avons toujours fait
17:37n'est plus possible.
17:38Il faut réfléchir
17:39à comment renforcer
17:40la résilience
17:40de notre système.
17:43Ici,
17:44on cultive
17:44plein de variétés différentes.
17:46Avec de la chance,
17:47toutes les cultures
17:47ne seront pas trop endommagées.
17:50Ainsi,
17:51depuis peu,
17:51l'essai de cultiver
17:52des pois chiches,
17:53une légumineuse
17:53qui a besoin
17:54de peu d'eau
17:54pour se développer.
17:56Le Premier ministre
17:57monte au créneau
17:58pour défendre
17:58la politique économique
17:59des années Macron
18:01en termes d'emploi.
18:02L'INSEE avait publié
18:03vendredi
18:03des chiffres du chômage
18:04en hausse
18:05de 0,2 points
18:06au deuxième trimestre
18:07pour atteindre
18:088,3%.
18:09Un taux de chômage
18:10au plus haut
18:11depuis 2020.
18:12Pas de déni
18:13face à la hausse
18:14du chômage
18:15mais pas de caricature
18:16non plus,
18:17demande Sébastien Lecornu
18:18sur X.
18:19L'explication donnée
18:21par le Premier ministre,
18:22c'est la loi
18:22plein emploi
18:23qui fait maintenant
18:23rentrer
18:24dans ces statistiques
18:25des personnes
18:25qui en étaient
18:26auparavant exclues.
18:27Un accompagnement
18:28vers l'emploi
18:30justifie Sébastien Lecornu.
18:33Et cette information
18:34BFM Business,
18:35il n'y aura pas en France
18:36de taxes kilométriques
18:37sur les voitures électriques.
18:38Interrogé par nos équipes,
18:40Bercy dément
18:41toute réflexion
18:42sur le sujet.
18:43Sujet qui est apparu
18:44après l'annonce
18:45du gouvernement britannique
18:46d'instaurer
18:47une redevance spéciale
18:48voitures électriques
18:49face à la baisse
18:50des recettes
18:51sur les carburants fossiles.
18:53Les détails
18:53avec Marie Cœur de Roi.
18:55Une fake news.
18:56Les services de Bercy
18:57sont clairs.
18:58L'idée de taxer
18:59les voitures électriques
19:00n'a jamais été
19:01dans les tuyaux
19:01contrairement à ce qui
19:02circule sur Internet.
19:04Au ministère de l'économie,
19:05on insiste au contraire
19:06sur le plan d'électrification
19:07et l'élargissement
19:09annoncé du dispositif
19:10de leasing social
19:11qui permettra
19:12à 100 000 conducteurs
19:13de plus
19:13de passer à l'électrique.
19:15Reste la question
19:16du manque à gagner fiscal
19:17car qui dit moins
19:18de voitures thermiques
19:19dit aussi moins de taxes
19:20sur les carburants.
19:21C'est d'ailleurs
19:22l'argument des pays
19:22qui choisissent
19:23de ponctionner
19:24ceux qui roulent à l'électrique
19:25comme la Nouvelle-Zélande,
19:26l'Islande,
19:27une quarantaine
19:28d'États américains
19:29et désormais le Royaume-Uni.
19:30Côté français,
19:31on préfère voir
19:31les gains potentiels
19:32à réduire notre dépendance
19:34aux énergies fossiles.
19:35Nos importations à la matière
19:36coûtent en moyenne
19:37environ 60 milliards d'euros par an.
19:40C'était même deux fois plus
19:41en 2022
19:41lors du déclenchement
19:42de la guerre en Ukraine.
19:44D'ailleurs,
19:44rappelle Bercy,
19:45le bouclier tarifaire
19:46mis en place à l'époque
19:47avait coûté en plus
19:48plus de 70 milliards
19:49à l'État.
19:50En clair,
19:51mieux vaut perdre
19:52quelques milliards d'euros
19:53sur la fiscalité du carburant
19:54si c'est pour en gagner
19:55des dizaines
19:56en nous assurant
19:57plus d'autonomie énergétique.
19:59On reste dans l'automobile
20:00où les équipementiers
20:01ont dévoilé la semaine dernière
20:02leurs résultats semestriels.
20:04Pas de catastrophe.
20:05Au contraire,
20:06des entreprises
20:06comme Forvia
20:07ou Valeo
20:08surmontent la morosité
20:09du marché
20:11grâce à de nouveaux débouchés.
20:13Ils sont allés voir
20:13du côté de la défense
20:15pour profiter
20:15de la hausse
20:17des budgets militaires
20:18en Europe.
20:18Johan Delra.
20:20La défense,
20:21nouvelle voie
20:22de diversification
20:23pour un secteur automobile
20:24à la peine.
20:25Fin juillet,
20:26les Français Forvia
20:27et Valeo
20:27annonçaient se lancer
20:28dans les drones militaires.
20:29Les objectifs de production
20:31porteront sur quelques centaines
20:32d'appareils par mois seulement
20:33une partie minime
20:35de leur chiffre d'affaires.
20:36Mais l'intérêt est ailleurs.
20:37Cette incursion
20:38dans le secteur de la défense
20:39leur permet de maintenir
20:40l'activité de leurs usines.
20:42Pour cela,
20:43pas besoin de trop investir.
20:44L'idée n'est pas
20:45de développer
20:46de nouvelles technologies
20:47mais plutôt
20:47de décliner
20:48celles qui existent déjà.
20:50Les capacités de production
20:51des équipementiers automobiles
20:52sont une bénédiction
20:53pour l'Europe
20:54dans sa course effrénée
20:55au réarmement.
20:56En Allemagne,
20:57en Italie,
20:58au Royaume-Uni,
20:58d'autres acteurs
20:59de la filière
21:00profitent également
21:01de la hausse
21:01des dépenses militaires.
21:02Une porte de sortie
21:04pour les groupes
21:04en difficulté
21:05qui auraient besoin
21:06de se réorganiser.
21:07Forvia,
21:07par exemple,
21:08va vendre
21:09une de ses usines
21:09en Allemagne
21:10au géant américain
21:11de la défense
21:11General Dynamics.
21:12L'accord va lui permettre
21:14de faire des économies
21:15et surtout
21:16de sauver 300 emplois.
21:17De la défense
21:18au spatial,
21:19la demande
21:20de lancement
21:21de satellites
21:22explose.
21:22L'Europe
21:23pourrait bien
21:24ne pas en profiter
21:25au maximum
21:26à cause d'une pénurie
21:27de lanceurs.
21:28C'est l'avertissement
21:29du patron
21:30de l'agence spatiale
21:32européenne
21:33face à SpaceX.
21:34Les chiffres européens
21:35ne font pas le figure.
21:36C'est le moins
21:36que l'on puisse dire.
21:37Alexandre Apagé.
21:39Les chiffres
21:40sont éloquents.
21:41L'année dernière,
21:41l'Europe a lancé
21:42huit fusées
21:43SpaceX 170.
21:45Comment dans ces conditions
21:46peut-elle répondre
21:47en 2029
21:48à la fois
21:49au pic
21:49de demandes
21:50de lanceurs
21:50générés par le déploiement
21:51des constellations
21:52Iris,
21:53Galiléo,
21:53Copernicus
21:54et aux besoins
21:55des Allemands,
21:56des Grecs,
21:56des Espagnols
21:57et des Polonais
21:57pour leur propre projet.
21:59En ayant plus
22:00que des velléités
22:01souveraines
22:02européennes
22:02mais une vision
22:04industrielle
22:04compétitive
22:05et unifiée
22:06explique Loïc
22:07Tribolas-Pierre,
22:08président du Cercle
22:09le souverain.
22:10On est pour l'instant
22:11dans une situation
22:12où on est mal barré
22:14parce que tout le monde
22:15veut tirer la couverture
22:16à soi.
22:17L'Europe a décidé
22:18avec un certain nombre
22:19d'acteurs européens
22:20de créer
22:21Iris Carré
22:22une réponse européenne.
22:24Nos Allemands
22:25ont dit non.
22:26Les Allemands
22:26ont décidé désormais
22:27de faire cavalier seul
22:28dans le domaine
22:29des avions de combat,
22:31dans le domaine
22:32des chars
22:33et désormais
22:34dans le domaine spatial.
22:34Les Aps préconisent
22:36que les Etats membres
22:37utilisent des lanceurs
22:38européens
22:38pour leurs satellites.
22:40L'agence a d'ores
22:40et déjà demandé
22:41au programme Ariane 6
22:42et Vega C
22:43d'augmenter les cadences
22:44et de chiffrer le coût
22:46de cette montée
22:46en production.
22:47Elle n'exclut pas
22:48d'accorder des fonds
22:49supplémentaires.
22:50C'est une première
22:51depuis 30 ans.
22:53La Finlande
22:54et la Suède
22:54sont reliées
22:56par une liaison
22:57ferroviaire,
22:58un train
23:00qui part du nord
23:01de l'Europe,
23:02doulu en Finlande
23:04à Aparenda
23:05dans le nord-est
23:06de la Suède.
23:08Des trains
23:08qui circuleront
23:09deux fois par jour
23:10quotidiennement
23:11et qui vont permettre
23:12de rejoindre
23:13le nord de l'Europe
23:15et d'aller même
23:15tout au sud
23:17de l'Europe
23:17par des correspondances
23:18mais jusqu'au Portugal.
23:20Et puis dans l'actualité
23:21des entreprises,
23:22Beyoncé reprend
23:23le contrôle
23:23de son whisky
23:24Sir Davis
23:25lancé en 2024
23:26avec LVMH.
23:28Beyoncé qui rachète
23:29la participation
23:30du géant du luxe.
23:31C'est une tendance
23:31de fond
23:32chez LVMH
23:33depuis l'arrivée
23:34de Jean-Jacques Guillonni
23:35au vin et spiritueux.
23:36Se concentrer
23:37sur les marques fortes
23:38et se désengager
23:39des marques
23:39et partenariats
23:40jugés secondaires,
23:41le média La Lettre
23:42avait annoncé en janvier
23:43que LVMH avait l'intention
23:45de céder Sir Davis.
23:47Aucun détail
23:48lié à cette transaction
23:49n'a été divulgué
23:50par LVMH.
23:51Un peu de football
23:52pour terminer.
23:53Malgré l'abandon
23:54du projet d'entité commerciale
23:55de la FIFA,
23:56les fédérations membres
23:57n'en démordent pas.
23:59Elles n'ont plus confiance
24:00dans le président de la FIFA,
24:01Gianni Infantino,
24:02et l'appel
24:03très clairement
24:04à la démission.
24:05Le dernier développement
24:06de son feuilleton
24:07Gianni Infantino
24:08à la FIFA,
24:09c'est cette lettre ouverte
24:11détaillée
24:11par Valentin Adli.
24:14Un front commun inédit
24:16au sommet du football mondial.
24:17Trois grandes confédérations
24:19qui parlent d'une seule voix
24:20pour mettre directement
24:21en cause la gouvernance
24:22de Gianni Infantino,
24:24le président de la FIFA.
24:25Dans leur lettre ouverte,
24:26elles assurent que l'enjeu
24:27n'est plus seulement l'argent,
24:28mais quelque chose
24:29de plus fondamental,
24:31à savoir l'intégrité du jeu
24:32et l'intégrité de ceux
24:34qui sont élus pour le diriger.
24:35Et elles poursuivent leur attaque
24:37sans jamais directement
24:38nommer le dirigeant.
24:39Elles parlent de confiance brisée
24:40par la tromperie d'individus
24:42qui se placent au-dessus
24:43du collectif
24:44qui lui a confié l'autorité.
24:46Lors d'une réunion de crise
24:47organisée il y a quelques jours
24:48à Rabat,
24:49Gianni Infantino
24:50a obtenu le plein soutien
24:51de la FIFA
24:52qui s'est excusée
24:53pour la gestion de son projet
24:54de faire entrer
24:55des investisseurs privés.
24:56Il garde le soutien
24:57de fédérations en Afrique
24:59et en Amérique latine.
25:00Le rapport de force
25:01devrait se jouer dans les urnes.
25:03Gianni Infantino
25:03est candidat à sa réélection
25:05et le scrutin aura lieu
25:06le 18 mars prochain.
25:08La colère ne s'affaiblit pas
25:09dans le monde du football.
25:11Avant de terminer,
25:12un mot sur la Bourse de Paris
25:14qui a donc terminé
25:15en légère hausse
25:16de plus 0,13%
25:17mais ça a suffi
25:17à inscrire un nouveau record
25:18de clôture
25:19à 8 726 points
25:22plus 0,13%.
25:23C'était très faible
25:25sur les marchés européens
25:26qui ont d'ailleurs tous
25:27clôturé autour
25:28de l'équilibre.
25:30Le DAX
25:30plus 0,02%
25:32a lui aussi d'ailleurs
25:33inscrit un nouveau record
25:34de clôture.
25:3626 323 points
25:37alors qu'en ce moment
25:38les marchés américains
25:41sont plutôt dans le rouge
25:42moins 0,03%
25:43pour le Nasdaq
25:44avec un recul assez marqué
25:45de la part d'Apple
25:46après un abaissement
25:47de recommandations
25:48de la part de Jeffries
25:49et aussi Intel
25:50qui perd quasiment
25:524%.
25:52C'est la fin
25:53de ce 18h éco.
25:55On revient demain.
25:56Tout de suite,
25:56les best-ofs
25:57de l'été continuent.
25:58Je vous laisse en compagnie
25:59de Marie Cœur de Rouen.
26:01Le 18h éco
26:03sur BFM Business
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