- il y a 2 heures
Une heure d'information, d'analyses et de débats en direct du lundi au vendredi, en codiffusion avec CNEWS.
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00:00C'est pas grave, ça arrive les aléas du direct.
00:02Comme on dit, on va revenir sur la question des gens du voyage.
00:06On sera avec un agriculteur, on sera aussi avec un maire.
00:08Mais d'abord, il y a quelques instants sur CNews, si vous nous avez suivis,
00:13Gabriel Attal a fait un certain nombre de propositions
00:15pour lutter contre cette installation illicite des gens du voyage.
00:20Catherine Rambert, vous avez pu écouter ce que disait Gabriel Attal.
00:24C'est vrai qu'une fois de plus, on a un arsenal législatif
00:26qui tend à se renforcer.
00:28Si on écoute les propositions de Gabriel Attal,
00:30avec toujours la question de, toujours des lois nouvelles,
00:33c'est sans doute très bien.
00:34Si on n'applique pas déjà celles qui existent,
00:36est-ce qu'il y a une vraie utilité ?
00:38J'allais dire non, puisqu'ils continuent d'occuper illégalement les terrains
00:43et qu'il ne se passe pas grand-chose pour eux.
00:45Donc Gabriel Attal propose une expulsion en 48 heures.
00:48Pourquoi pas ?
00:49Maintenant, on a tout ce qu'il faut pour faire respecter les lois
00:52et pour leur demander de partir.
00:55s'ils sont sur un terrain d'un paysan, d'une mairie.
00:59Je posais la question à un ancien préfet qui me disait en rentaine
01:04qu'en plus, ils ne paient pas de redevances.
01:06C'est-à-dire que les terrains des collectivités locales mis à leur disposition
01:08sont financés par les collectivités locales et l'État,
01:11arrêtez-moi si je me trompe,
01:12et eux ne paient pas de redevances.
01:14Ils paient bien sûr l'électricité et l'eau qu'ils utilisent,
01:16mais ils ne paient pas de redevances.
01:16C'est comme si on venait dans un appartement
01:19dont on ne payait pas le loyer,
01:21mais on pouvait installer l'eau électricité.
01:23Donc je pense qu'il faut rééquilibrer un petit peu ça,
01:25leur demander peut-être une petite redevance,
01:27il ne s'agit pas de les saigner,
01:28mais leur demander de payer un droit d'occupation.
01:30Et puis quand ils n'ont pas le droit d'y être,
01:32on ne reste pas, là on n'a pas le droit d'y être,
01:34il faut partir rapidement.
01:35En tout cas, c'est ce que propose Gabriel Attal.
01:38Maintenant, est-ce que ce sera suivi des faits ?
01:39Je parlais tout à l'heure de ces propositions sur la baillard
01:42et sur les casseurs.
01:43On voit à quel point elles n'ont pas été suivies des faits.
01:45Donc peut-être que celles-ci,
01:46les promesses de campagne,
01:48n'engagent que ceux qui les reçoivent.
01:50Évidemment, selon l'adage bien connu,
01:52on le disait Michel Aubin,
01:53vous-même vous êtes en ancien préfet,
01:55donc vous connaissez parfaitement ces questions.
01:57Quand vous entendez ces propositions
01:59en termes très pratiques, pragmatiques et professionnels,
02:03si j'ose dire,
02:03qu'est-ce que vous en pensez ?
02:05Alors d'abord, c'est quand même difficile de prendre une mesure
02:08qui ne s'adresse qu'aux gens des voyages,
02:10qui je rappelle sont français.
02:14en évitant de parler de d'autres sujets d'importation.
02:15Non, non, ça ne s'adresse pas aux gens des voyages,
02:16ça s'adresse aux Français qui sont victimes d'une occupation.
02:19Oui, mais là, c'est-à-dire que les mesures
02:21que le met en place, Gabriel Attal,
02:22c'est pour lutter contre les gens de voyage.
02:23D'accord, mais enfin bon,
02:24c'est pour préterger le droit français.
02:25On va laisser parler à Michel Aubin.
02:26Je le dis parce qu'on a dans le même temps
02:28des camps de Rome
02:29qui, eux, s'implantent aussi
02:31beaucoup en région parisienne,
02:33qui sont très difficiles à expulser,
02:35qui sont des gens qui sont
02:36tout autant dans l'illégalité.
02:38On a aussi des rêves partis
02:40qui se multiplient partout
02:41pour lesquels on n'a pas d'intervention non plus, etc.
02:43Donc, soit on fait une mesure générale
02:45et on dit plus jamais
02:46on s'installe sur un terrain privé
02:48sans autorisation
02:49et on est expulse aussitôt,
02:52soit ça me paraît difficile
02:53de faire un cas particulier
02:54pour les gens du voyage.
02:55Voilà, c'est tout.
02:55Je crois qu'il faut être clair.
02:57Vous avez raison.
02:58Après, pour bien connaître
03:00notre environnement juridique,
03:02je n'imagine pas,
03:03un seul instant,
03:04qu'on puisse faire une expulsion
03:05sans qu'il y ait un recours possible
03:06devant un juge.
03:07Alors, ça serait très bien.
03:09Tous les collègues aimeraient ça
03:10parce que si on pouvait expulser
03:12sans demander l'avis du juge...
03:13C'est la même chose pour les squats,
03:14par exemple.
03:14Oui, voilà.
03:15Ça serait parfait.
03:17Mais, bon, voilà.
03:18Il y a quelques exceptions
03:19qui ont été prises
03:20sur les logements HLM
03:21occupés par des dealers, etc.
03:23C'est assez compliqué.
03:25Les gens du voyage,
03:26les Roms, etc.
03:27Ils ont des avocats
03:28qui sont assez bons
03:29et ils portent
03:31toutes les affaires en justice
03:32et ils gagnent du temps comme ça.
03:33Et souvent, d'ailleurs,
03:34comme ils sont assez malins,
03:36même s'ils savent
03:37que le juge va juger
03:39en quelques jours,
03:40en référé,
03:43les quelques jours
03:44leur suffisent
03:45pour trouver le terrain d'après
03:47où ils vont s'installer ensuite.
03:49Parce que la plupart
03:50sont quand même des nomades.
03:51Il faut bien dire
03:51qu'ils ne restent pas non plus
03:52trois mois sur le même terrain.
03:54C'est vrai qu'il y a
03:55effectivement les propositions,
03:56Catherine,
03:57et il y a ce qu'on peut faire
03:58dans le cadre de notre droit.
03:59Comme le disait Michel Aubouin,
04:00c'est un peu comme les squats.
04:01On nous dit qu'on va expulser
04:02sur un temps de plus en plus court
04:04les squatteurs.
04:05Sauf qu'en réalité,
04:06comme le dit Michel Aubouin,
04:07après, il y a un recours.
04:08Il y a des recours
04:09qui doivent être étudiés.
04:09Il y a toute une lenteur
04:10aussi administrative
04:12qui se met en place
04:12qui fait que donner des délais,
04:14dire qu'on expulse en 48 heures,
04:16ça semble très compliqué
04:17parce qu'on ne peut pas expulser
04:18sans que la personne
04:19puisse proposer un recours
04:21qu'on sera de toute évidence
04:22obligé d'étudier.
04:23Certainement que c'est plus compliqué
04:24que ce qu'on dit.
04:25Néanmoins, je pense que
04:26plus un État réaffirme
04:28la prééminence de la loi
04:29et montre qu'il ne laissera pas
04:32les gens bafouer la loi,
04:34plus on a de chances
04:35que tout le monde
04:37se mette en ordre de marche
04:38et respecte la loi.
04:39Les squatteurs,
04:40vous savez qu'en France,
04:41on ne peut pas expulser
04:42quelqu'un qui s'installe chez vous.
04:43Ça prend deux ans.
04:44En Italie, 48 heures maintenant.
04:46C'est bien.
04:46On voit la différence d'efficacité.
04:49Quelqu'un qui vient chez vous,
04:50moi je suis une de mes amies
04:51à Nîmes
04:52qui a la maison d'à côté
04:53squattée,
04:54inexpulsable.
04:55Avec des enfants,
04:56inexpulsable.
04:58Il y a des choses
04:58qui ne sont quand même
04:59pas normales.
05:00Il ne faut pas s'en prendre
05:01qu'aux gens du voyage.
05:01Vous avez raison de le dire
05:02parce qu'il y a plein de gens
05:03qui sont dans l'égalité.
05:04Souvent, la plupart des gens
05:05du voyage respectent la loi
05:06et c'est toujours pareil
05:07qu'il y a quelques brebis galeuses
05:08qui le tarnissent
05:09la réputation
05:10de braves gens qui voyagent
05:11et qui vivent leur vie
05:12comme ils le souhaitent
05:13et c'est très bien ainsi.
05:14Je pense que
05:16déjà réaffirmer
05:18la prééminence
05:19du droit français,
05:20ce serait déjà beaucoup
05:21ce qu'on ne fait pas.
05:22C'est-à-dire que nous
05:22on tendance à se coucher,
05:23à ne vouloir pas faire de vagues,
05:24à se cacher derrière les recours,
05:26des lois qui contredisent
05:27les mêmes lois,
05:28à empiler les lois.
05:29C'est pour ça qu'on a
05:30un code pénal,
05:30un code civil et tout
05:31qui déborde de lois
05:32qu'on n'applique pas.
05:33Donc je pense que
05:35déjà réaffirmer
05:36la force de la loi,
05:37c'est un signal
05:38assez fort.
05:39Mais ça vaut dans
05:39tous les domaines d'ailleurs.
05:41On va en parler justement
05:42avec quelqu'un
05:43qui a été confronté
05:44à cette problématique,
05:45c'est Thierry Hock,
05:45vous êtes agriculteur
05:46à Bingt-Tin
05:47et je crois que précisément
05:49vous-même,
05:50vous avez été victime
05:51d'occupations illicites.
05:52Racontez-nous un petit peu
05:53ce qui s'est passé.
05:55Oui, bonjour,
05:56vous m'entendez ?
05:57Je vous entends très bien,
05:58allez-y.
05:59Bien, moi j'ai été confronté
06:04au mois de juillet,
06:07fin juin déjà,
06:0915 jours
06:10d'un premier campement
06:11avec 200 caravanes
06:14à côté de ma ferme
06:15et ensuite
06:16une semaine de répit
06:17au 14 juillet
06:18et un deuxième campement
06:20de 250 caravanes
06:22qui sont parties
06:23la semaine dernière.
06:25Comment vous avez,
06:26est-ce qu'ils sont partis
06:27d'eux-mêmes
06:28ou est-ce que vous avez dû
06:28mettre en place
06:29des mesures
06:30pour parvenir
06:31à les déloger ?
06:32Comment sont-ils partis ?
06:33De toute façon,
06:34ils sont partis d'eux-mêmes
06:35parce qu'en fait,
06:36ça a été dit auparavant,
06:38ces gens-là font ce qu'ils veulent,
06:40quand ils veulent
06:40et où ils veulent.
06:42Donc,
06:43s'ils n'ont pas envie
06:45de partir,
06:45ils ne partent pas,
06:46c'est tout.
06:47Face à une situation
06:48qui s'est donc reproduite
06:49chez vous
06:49deux fois en peu de temps,
06:51on entend beaucoup
06:52d'agriculteurs de mer
06:53qui se sentent
06:54seuls
06:54dans ces situations.
06:55Est-ce que ça a été aussi
06:56votre sentiment
06:57de vous dire
06:58je ne sais pas quoi faire,
06:59j'ai l'impression
07:00de ne rien pouvoir faire en fait,
07:01une sorte de sentiment
07:02d'impuissance ?
07:04De toute façon,
07:05si vous voulez,
07:07ce que j'ai vécu
07:08là au mois de juillet,
07:10ça fait 15 ans
07:10que ça dure.
07:12Ces gens-là
07:12s'installent
07:13sur un terrain public
07:14qui appartient
07:15à la communauté
07:16de communes
07:17de Boulogne-sur-Mer.
07:19Et effectivement,
07:20on est vraiment désespérés
07:22parce que
07:24on ne voit personne,
07:25on ne voit jamais d'élus,
07:27il n'y a personne
07:28qui vient vous voir
07:29pendant
07:29et ni après d'ailleurs
07:32puisque
07:33tous les déchets
07:34qu'ils peuvent causer
07:36ou mettre
07:37sur nos cultures,
07:39tout reste là.
07:42Et nous,
07:43on n'est jamais indemnisés,
07:45on subit les dégâts
07:46et point barre.
07:47Et ça recommence
07:48l'année suivante.
07:49J'allais vous parler
07:50justement des potentiels
07:51dégâts
07:52sur votre exploitation
07:54parce qu'on entend aussi
07:54souvent des dégâts,
07:56des pertes
07:57dans les exploitations
07:58et derrière,
07:59pas franchement,
07:59de réponses
08:00du côté des assureurs.
08:01Est-ce que c'est aussi
08:02ce qui vous est arrivé ?
08:04Ah mais il n'y a jamais
08:04de réponse,
08:06je vous dis,
08:07on ne voit jamais personne
08:08ni pendant
08:09ni après.
08:09Après,
08:10moi j'ai aussi un collègue
08:11dans une autre commune
08:13qui a été confronté
08:14à la même chose que moi
08:15et lui c'est pareil
08:15tous les ans aussi
08:17et de toute façon,
08:17non,
08:18vous ne voyez personne.
08:21Les dégâts,
08:22les dégâts,
08:23c'est des dégâts
08:23dans aujourd'hui,
08:24la moisson est terminée
08:25donc c'est des dégâts
08:26dans nos champs de maïs.
08:29C'est des dégâts
08:30dans nos prairies
08:30où de toute façon,
08:32on fait les besoins
08:33où on veut
08:34et on coupe les barbelés
08:36et ainsi de suite.
08:38Aujourd'hui,
08:39le réel problème
08:39que j'ai,
08:40c'est qu'en plus,
08:41on est en sécheresse,
08:43on a un peu de stock,
08:44on sait qu'on va avoir
08:45des maïs calamiteux
08:47ici sur la récolte
08:48de 2026.
08:49Franchement,
08:50on aimerait bien
08:50les garder
08:51pour l'hiver,
08:52mais bon,
08:53toutes les parcelles
08:54qui ont été contaminées
08:55par les déchets humains,
08:58on sait très bien
08:58aujourd'hui
08:59que c'est des prairies
09:00où on ne mettra plus
09:00de bêtes cette année.
09:01Donc,
09:01ces fameuses bêtes
09:02sont aujourd'hui
09:03à l'étable
09:03et il faut les nourrir
09:05autrement
09:06et voilà.
09:08Et c'est toujours
09:09à la charge
09:11de l'agriculteur.
09:13Et on le disait aussi,
09:14malheureusement,
09:15vous n'êtes pas le seul
09:15à qui c'est arrivé
09:16et on a véritablement
09:17l'impression
09:18qu'à chaque fois,
09:19c'est la même chose.
09:20Le risque aujourd'hui,
09:21les élus,
09:21l'État le connaissent,
09:23mais en fait,
09:24ça n'empêche pas
09:24pour l'instant
09:25qu'il y a toujours
09:26ces installations.
09:27Pour vous
09:28qui vivez évidemment
09:29de votre exploitation,
09:30il y a quelque chose,
09:30j'imagine,
09:31d'assez lassant
09:32de vous demander
09:32s'ils reviendront
09:33et dans combien de temps
09:34ils reviendront ?
09:35De toute façon,
09:37bon,
09:37là,
09:37on approche du 15 août.
09:38Moi,
09:38je ne connais pas trop
09:39leur rituel
09:40mais je pense que
09:40pour cette année,
09:41c'est plié.
09:42On sait très bien
09:43que l'an prochain,
09:44ils seront là,
09:45nous.
09:46Et moi,
09:47aujourd'hui,
09:48moi,
09:49si j'en veux à quelqu'un
09:50aujourd'hui,
09:50c'est à tous nos élus
09:52qu'on ne voit pas.
09:54Après,
09:54si dans ce pays,
09:55il y a un problème
09:56d'autorité de l'État
09:59et s'il y a un problème
10:00de loi pour les expulser
10:02ou j'en sais rien,
10:03bon,
10:03c'est tout.
10:04On change la loi,
10:05il y a 177 députés,
10:07c'est leur boulot,
10:08c'est tout.
10:09Merci beaucoup,
10:10en tout cas,
10:10Thierry,
10:11d'avoir été.
10:11Je ne vois pas pourquoi...
10:13Je vous laisse terminer,
10:14allez-y.
10:16Allô ?
10:17Oui ?
10:18Oui,
10:18je ne vois pas pourquoi,
10:20si vous voulez,
10:21ce seraient toujours
10:22les mêmes qui subissent
10:23les dégâts.
10:24Merci beaucoup,
10:24en tout cas,
10:25Thierry Hock,
10:25d'avoir été avec nous.
10:25Je vous dis bien,
10:26on ne va pas.
10:27On va rejoindre maintenant
10:28un maire,
10:29le maire de Saint-Étienne,
10:30les Remirements,
10:31dans les Vosges,
10:32Jean-Charles Tisserand,
10:34puisqu'on parlait à l'instant
10:35avec un agriculteur.
10:36Vous,
10:36vous êtes du côté des élus
10:38et malheureusement,
10:39vous connaissez également
10:41cette problématique.
10:42Racontez-nous ce qui s'est passé
10:43sur votre commune.
10:45Oui,
10:45bonjour à toutes et à tous.
10:47Écoutez,
10:47ça s'est passé
10:48le jeudi 9 juillet,
10:52et un collègue maire
10:53m'a appelé,
10:54j'étais dans une cérémonie
10:55patriotique à Epinal,
10:56m'a appelé pour m'avertir
10:57qu'un convoi de 160 caravanes
10:59arrivait sur ma commune.
11:00Et quand je suis arrivé
11:02sur site,
11:03il y avait déjà
11:0380 caravanes installées.
11:06Donc,
11:06je dois vous dire
11:06que c'est un sacré coup de massue
11:07qu'on se prend sur la tête.
11:09On savait qu'il y avait
11:09des migrations en ce moment
11:11sur le secteur.
11:12La question du site de Damblin
11:14a longtemps été posée
11:16au niveau du département
11:17des Vosges.
11:18Et là,
11:18en tant qu'élu,
11:19on se retrouve face
11:21à 160 caravanes,
11:23à peu près 500 véhicules.
11:25Et je dois vous dire
11:26que c'était une situation
11:27particulièrement tendue.
11:29donc moi,
11:30ma principale inquiétude,
11:31c'est qu'ils se sont installés
11:33dans un pré d'un agriculteur privé
11:35mais en dessous duquel
11:37se trouve la nappe réatique
11:38de la commune
11:38sur laquelle on pompe
11:40en ce moment
11:40à peu près 90%
11:42des besoins en eau
11:42de la commune.
11:43Donc,
11:43vous imaginez un petit peu
11:44la tension et la problématique
11:45que cette installation
11:46a posée.
11:48Ils sont encore présents
11:50sur votre commune
11:51ou il y a pu avoir
11:53un départ,
11:54soit de fête,
11:54soit d'expulsion ?
11:56On a pu,
11:57quand je dis on,
11:58c'est avec les services
11:59de la préfecture.
12:00D'ailleurs,
12:01je tiens à saluer vraiment
12:02le directeur de cabinet
12:03du préfet
12:04qui m'a vraiment épaulé
12:05dans cette affaire
12:06ainsi que notre député
12:07Christophe Neiglène,
12:08député de la 3ème circonscription
12:09des Vosges
12:10avec lequel on a été
12:13en contact permanent
12:15avec la communauté
12:16des gens du voyage,
12:17enfin des citoyens français
12:18itinérants
12:18comme on doit les appeler
12:19désormais.
12:21Et on a pu,
12:22à force de négociations,
12:24je vous assure
12:24que ça n'a pas été simple,
12:25on a été les voir
12:26dans le campement
12:27tous les jours,
12:27on a pu obtenir
12:29un départ
12:30une semaine après
12:32avec un arrêté
12:33de mise en demeure
12:34de la préfecture
12:34qui les exhortait
12:36à quitter les lieux.
12:38D'autant plus paradoxal
12:39que nous,
12:40sur notre territoire
12:40de la communauté
12:41de communes,
12:42on a une aire
12:42de grand passage
12:43qui fait 3 hectares
12:44mais ces gens-là
12:45n'ont pas voulu s'installer
12:46parce qu'ils la jugeaient
12:47trop petite.
12:48Alors qu'on a
12:49une aire adaptée.
12:50On évoquait à l'instant
12:51avec un agriculteur
12:52son sentiment
12:53de solitude
12:55vous certes
12:55cela a pris du temps
12:56à se résoudre
12:57mais on a l'impression
12:58que quand vous avez demandé
12:59de l'aide
13:00les services de l'État
13:00en revanche
13:01se sont mobilisés
13:02et que ça a quand même
13:04fonctionné.
13:04Signe aussi
13:05que les services
13:06ont été attentifs
13:07à cette problématique
13:08sans doute
13:08parce qu'ils la connaissent bien.
13:10Tout à fait.
13:11De toute façon
13:11moi ils m'ont appelé
13:14dans la demi-heure
13:15qui a suivi
13:16l'installation
13:17enfin ils m'ont même appelé
13:18pendant l'installation
13:19pour tout vous dire
13:19et dès le lendemain
13:21un mandataire envoyé
13:24le responsable
13:24des sécurités
13:25de la préfecture
13:25nous sommes allés le matin
13:27à la rencontre
13:28des responsables
13:29donc c'était
13:29quatre pasteurs
13:30avec lesquels
13:30on était en contact
13:31permanent
13:32et dès le départ
13:33on a négocié
13:34une date de départ
13:35ce qui a été
13:36relativement difficile
13:37à obtenir
13:39puisque dans leur tête
13:40eux ils étaient partis
13:41sur 15 jours
13:42voire plus d'occupation
13:43et on a réussi
13:44à obtenir leur départ
13:46en une semaine
13:47non réalité
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