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00:00On va parler maintenant de la situation à Ceuta, entre colère et détresse des habitants.
00:05Depuis plus d'une semaine, des milliers de migrants airent dans cette enclave espagnole.
00:10Hier soir, on vous le disait sur CNew, ce sont plusieurs milliers de personnes
00:13qui se sont rassemblées pour une manifestation citoyenne.
00:17Elles dénoncent ce qu'elles considèrent comme un abandon de la part du gouvernement de Pedro Sanchez.
00:21Un reportage sur place de Malo Steiner et Thibaut Marchoto avec le récit de François Tiskevich.
00:28Des drapeaux espagnols, des pancartes et des slogans.
00:37Devant le bâtiment de la délégation du gouvernement,
00:40ils sont plusieurs milliers à avoir répondu à l'appel pour exprimer leur colère.
00:45C'est très difficile. Ma mère et mon père restent enfermés à la maison car ils ne peuvent pas sortir.
00:50Nous ne pouvons même pas aller à la plage ni sortir dans les rues.
00:55Depuis plus d'une semaine, Ceuta est confronté à un influx migratoire sans précédent.
01:00Madrid estime aujourd'hui à environ 2000, le nombre de migrants encore présents dans l'enclave.
01:06Mais les autorités locales avancent une estimation nettement plus élevée,
01:10comprise entre 8000 et 11000 personnes.
01:13Les habitants dénoncent l'absence de réponse du gouvernement central.
01:18Nous ne pouvons pas tous vivre ici. Le gouvernement nous a abandonnés et en premier lieu le président.
01:25À chaque fois qu'il se passe des choses comme ça, je me dis que je vais devoir partir.
01:30Il faut que le gouvernement ramène tous ces gens chez eux.
01:34Le maire de la ville et Pedro Sanchez n'arrivent pas à gérer la situation.
01:37Ces gens qui arrivent ont faim et ils veulent manger, mais nous, nous sommes pris en otage par les politiques.
01:42Mais derrière la colère, il y a aussi la détresse, celle des habitants qui voient leur ville transformée par cette
01:48crise
01:49et celle des migrants arrivés ici dans l'espoir de rejoindre l'Europe, mais désormais bloqués à Ceuta.
01:57Et sur place, on rejoint notre équipe de reporters CNews, Malousteiner et Thibaut Marcheteau.
02:02Bonsoir et merci à tous les deux d'être avec nous.
02:05Thibaut, vous avez pu parler à un certain nombre de migrants depuis que vous êtes arrivés.
02:09Que vous disent-ils ? Est-ce qu'ils souhaitent rester à Ceuta ?
02:13Ou est-ce qu'ils souhaitent passer du côté de l'Europe ?
02:16Et comment comptent-ils s'y prendre ?
02:21Alors oui, Elodie, pour eux, c'est tout bonnement hors de question de rentrer dans leur pays d'origine
02:26parce que même s'ils sont passés par le Maroc, on a rencontré avec Malousteiner
02:29beaucoup de migrants avec des origines différentes.
02:32Certains venaient du Tchad, du Mali ou encore du Soudan, d'autres de Tunisie.
02:36Et tous nous ont dit qu'il était hors de question de faire le chemin inverse.
02:41Alors, évidemment, il y a dans la tête de tous ces migrants la possibilité, l'idée de rejoindre le continent
02:47européen
02:49avec notamment ces passeurs qui sont présents, selon ce que nous ont dit ces migrants,
02:55ils sont présents dans les rues de Ceuta, très discrets.
02:57Évidemment, on a pu les interroger à ce propos.
03:00Je vous propose d'écouter le propos de ces migrants que nous avons recueillis cet après-midi avec Malousteiner.
03:07Oui, dans certains quartiers, ils proposent pour passer en Zodiac, Fantôme, jet-ski avec 1 500 euros, 2 000 euros.
03:16J'ai vécu en Espagne, en Barcelone, la vie d'à l'auca.
03:19Valla, la vie d'à l'auca.
03:21On n'a pas, on ne sait pas.
03:23Oui, parfois, si tu as une chance, tu vas essayer une seule fois, tu vas rentrer.
03:27Mais si tu n'as pas de chance, tu vas essayer d'autres fois.
03:31Les gens qui essaient 5 fois, 6 fois, parfois 10, parfois plus aussi.
03:38J'ai passé la frontière ici à la ville de Ceuta pour chercher le travail.
03:44Ce qui motive ces migrants, c'est notamment la proximité entre les plages de Ceuta et les côtes espagnoles
03:50que vous allez voir sur ces images que l'on voit ici à Ceuta.
03:54Au fond de l'image, vous voyez les montagnes.
03:56C'est le continent européen avec la ville notamment d'Algeciras en Espagne.
04:01C'est évidemment l'objectif recherché par ces migrants.
04:05Mais en tout cas, on observe ici sur les côtes une présence policière très importante
04:09et notamment sur l'eau avec un bateau de la Guardia Civil qui veille.
04:14On sait que depuis cette crise migratoire, depuis le début et l'arrivée de ces milliers de migrants,
04:19plusieurs interceptions ont eu lieu, des interceptions de ces bateaux illégaux.
04:25Merci beaucoup Thibaut Marcheteau et Malo Steiner pour ce duplex.
04:29Pour en parler, nous sommes avec François Constantini.
04:31Vous êtes géopolitologue.
04:33Bonsoir et merci d'être avec nous sur CNews et sur Europe 1.
04:36Alors, on a entendu ces habitants de Ceuta qui en appellent notamment au président de cette enclave.
04:42Mais on se dit, il a été justement interrogé hier par nos équipes,
04:46Le président de l'enclave de Ceuta, aujourd'hui, il ne peut pas faire grand-chose.
04:50Honnêtement, il est la victime d'une situation qui se joue entre le Maroc et l'Union Européenne.
04:55Lui-même, évidemment, ne peut pas faire grand-chose.
04:58Oui, comme vous l'avez dit, le président de la...
05:01Vous savez, il y a une forte demie des régions,
05:03mais ce n'est pas pour autant qu'ils ont le moindre pouvoir égalien.
05:05Le pouvoir, notamment, c'est celui de Pedro Sanchez, du Premier ministre espagnol,
05:10qui est quand même à l'origine de cette crise,
05:12notamment avec l'appel d'air incroyable,
05:15qui l'a provoquée avec cette régularisation d'un million,
05:18notamment de migrants illégaux.
05:21Et puis, il y a également tout le système Schengen, notamment, qui pose problème,
05:24puisqu'à partir du moment où vous avez, notamment, quelqu'un qui fait un trou dans le système Schengen,
05:29qui fait défaut, c'est le système, notamment, qui me laisse lui-même de s'écrouler.
05:35On voit que l'Italie, notamment, revient à un contrôle des frontières du monde avec l'Espagne
05:38et que, de façon globale, tout ça pose la question de la survie de Schengen
05:43ou du moins d'une refonte considérable.
05:45Oui, parce que ce qu'on voit aussi, c'est que Pedro Sanchez, vous le rappeliez,
05:49il a créé cet appel d'air en annonçant qu'il allait régulariser à minima.
05:54500 000 sans-papiers.
05:55Et maintenant qu'il y a, alors, les chiffres en plus diffèrent,
05:58on nous avait dit 2 000, on serait plutôt entre 8 000 et 11 000 migrants,
06:02toujours dans l'enclave de Ceuta.
06:03Et bien là, il n'y a plus vraiment grand monde, en fait,
06:05pour prendre les choses en main.
06:07De toute évidence, et Thibault le racontait très bien,
06:09ceux qui sont encore dans l'enclave de Ceuta,
06:11ils veulent passer en Espagne, ils veulent arriver dans l'Union européenne, évidemment.
06:15C'est certain, parce que de toute façon, Ceuta, il faut quand même ne pas oublier
06:20que ça fait partie de l'Espagne et également de l'espace Schengen.
06:22Donc, ils ont mis le pied déjà, il ne faut pas l'oublier, sur l'espace Schengen,
06:26avec aujourd'hui quand même une matrice qui les favorise,
06:28qui s'appelle le pacte Asile et Migration,
06:30qui fait que le refoulement est impossible,
06:32ou alors il est rendu possible si on applique la directive retour,
06:36que Emmanuel Macron, d'ailleurs au passage, se refuse à appliquer en France.
06:39Ensuite, allant dans le continent européen,
06:41à partir de là où vous avez l'admission sur Schengen,
06:43vous avez une admission généralisée sur l'ensemble des pays Schengen,
06:45qui, je rappelle, est encore plus large,
06:47dont le spectre est encore plus large que celui strict des membres de l'Union européenne.
06:51Et là, où est-ce qu'on se dirige ?
06:52On se dirige en général vers les États qui sont les mieux disants
06:56en termes de services sociaux,
06:57et on sait que la France est quand même le pays qui est visé très largement
07:01par les migrants illégaux.
07:02Il suffit d'écouter ce qu'il se dit au Maghreb, en Afrique subsaharienne,
07:06où sont les facilités de régularisation, d'octroi des indemnités,
07:11l'AME plus toutes les aides, etc.
07:13Et également le travail qui fait par les associations dites humanitaires
07:16d'aide à l'immigration illégale.
07:19En effet, poser le pied déjà sur Ceuta,
07:21c'est commencer à poser le pied sur une partie de l'Union européenne,
07:26à partir du moment en plus où le gouvernement national ne fait pas son travail,
07:29qui devrait être celui du refoulement et notamment du rapatriement.
07:32On a parlé du président de Ceuta,
07:34on a parlé de Pedro Sánchez pour l'Espagne,
07:36on va parler maintenant de l'Union européenne,
07:38parce que les habitants de Ceuta en appellent à l'Union européenne problème.
07:42Cette Union européenne, elle n'est d'accord ni sur le diagnostic,
07:45certains nous expliquent qu'il ne faut pas regarder ces images,
07:47qu'elles n'existent pas, et encore moins sur les solutions.
07:51Alors forcément, les passeurs, ils en profitent aussi,
07:53parce qu'ils savent que face à cette Union qui est totalement désordonnée,
07:57c'est autant de chances aussi de laisser passer quelques migrants,
08:00puisqu'il n'y aura pas de réponse ferme et unitaire des membres de l'Union.
08:04– Bien sûr, les passeurs connaissent très bien le travail,
08:08ils sont au courant de pas mal de choses, vous savez,
08:09ce sont des groupes criminels, les groupes criminels,
08:11il ne faut pas croire que ce soit la petite criminalité,
08:14c'est la criminalité organisée, avec des gens qui pensent,
08:17qui organisent tout ça, et en effet,
08:18ils se sont bien introdus dans la brèche,
08:21avec d'un côté notamment ceux qui soutiennent l'Espagne,
08:23alors le Portugal, c'est le pays voisin,
08:25même si c'est un gouvernement centre-droit,
08:26mais il faut quand même parler,
08:27le grand soutien quand même de l'Espagne,
08:29c'est quand même Emmanuel Macron,
08:30il y a une proximité de vue avec Pedro Sanchez
08:33qui est extrêmement resserrée depuis plusieurs années,
08:36et puis vous avez un autre côté,
08:38des gouvernements d'ailleurs de toutes couleurs,
08:40Georgia Melloni, gouvernement de droite,
08:41et puis le gouvernement social-démocrate de centre-gauche
08:44de Mette Frederiksen au Danemark,
08:47qui elle, n'est pas du tout sur la position de Pedro Sanchez,
08:50à partir du moment-là,
08:51c'est la nécessité notamment de doubler Schengen
08:53également par un retour à des contrôles de frontières nationales,
08:57l'Italie le pratique,
08:58elle considère que ce qui se passe en Espagne,
09:01pour elle, elle n'en est pas comptable,
09:03elle ne doit pas payer la note,
09:04notamment des turpitudes de M. Pedro Sanchez,
09:07et elle a rétabli des contrôles au passage,
09:10notamment sur les personnes qui viennent d'Espagne
09:13et qui sont munies de visa Schengen.
09:16Donc à partir de là, ça pose la question de Schengen,
09:18le fait qu'à partir du moment où vous avez un pays
09:21qui ne respectera pas Schengen,
09:22forcément, soit les pays finalement se laissent faire
09:25et se laissent finalement envahir,
09:29et c'est la submersion migratoire pour tous,
09:31si un seul pays fait faillite,
09:33ou alors les pays en reviennent à des contrôles nationaux
09:36et à un côté strict.
09:37Et là, visiblement, il faut totalement remettre en cause Schengen
09:40ou de moins opérer à sa refonte d'un accord
09:42qui, il ne faut quand même pas l'oublier,
09:44a aujourd'hui 41 ans d'existence
09:45et dont l'origine avait été d'ailleurs,
09:47il faut souligner en 1985, plus ou moins occulte.
09:49Merci beaucoup François Constantini pour toutes ces précisions.
09:54On va écouter justement d'autres habitants de Ceuta,
09:57toujours des témoignages recueillis par Malou Steiner
09:59et Thibaut Marchoteau.
10:00Écoutez justement ce qu'ils ont dit à notre équipe sur place.
10:06Il y a trop de gens qui vivaient très bien au Maroc
10:08et qui viennent ici, on ne sait pas pourquoi,
10:11pour voir s'ils reçoivent de l'aide.
10:12Certains voient s'ils peuvent ensuite aller en France,
10:14en Belgique ou rester en Espagne.
10:20Nous sommes là parce qu'on a l'impression
10:22qu'une guerre se prépare.
10:23Et je vous dis une chose,
10:25vous êtes français, non ?
10:28Attention à la France,
10:30parce qu'en France aussi, il y a un vrai danger.
10:34Il s'agit d'une attaque,
10:36une attaque fulgurante envers la protection
10:38de l'Espagne et de l'Europe.
10:44Si nous devons demander des comptes au niveau européen,
10:47nous le ferons.
10:48Parce que Céuta, c'est l'Espagne
10:49et il y a une frontière avec le Maroc.
10:51Mais ça veut dire que l'Europe a une frontière avec le Maroc.
10:58Alors évidemment,
10:59Ophélie, ils disent attention à la France,
11:01attention à l'Europe,
11:02mais personne n'est dupe sur le fait
11:03que les personnes qui restent à Céuta,
11:05donc entre 8 et 11 000 migrants,
11:08selon les chiffres qu'on nous transmet,
11:10de toute façon,
11:10arriveront à minima en Espagne
11:13et sans doute,
11:14notamment en France.
11:15Tous les migrants qu'on rencontrait,
11:16Chibault et Malo le disent,
11:17on n'est pas là pour rester dans cette enclave.
11:19Non, de toute façon,
11:20il n'y a aucun intérêt pour eux
11:21à rester à Céuta.
11:21On voit bien,
11:23il n'y a rien.
11:24C'est une mini-ville,
11:25ils ne trouveront pas d'emploi là-bas,
11:27ils ne pourront pas trouver d'aide.
11:28Ils sont complètement,
11:30même j'ai envie de dire,
11:31laissés comme ça, aérés.
11:33Ce n'est pas envisageable,
11:34même pour eux,
11:35de rester à Céuta.
11:36Je ne pense pas que certains viennent de loin.
11:37Certains viennent au-delà du Maroc.
11:39C'est-à-dire qu'il y en a
11:40qui ont traversé quasiment tout l'Afrique.
11:42Ce n'est pas pour s'arrêter,
11:44si vous voulez,
11:44au bord du continent africain.
11:46Ça n'a pas de sens.
11:47Pour eux,
11:47je pense que ça n'a pas de sens.
11:49Là où, en effet,
11:50ce qui est problématique,
11:51c'est qu'on voit bien
11:52qu'ils ont raison,
11:52ces habitants,
11:53l'Espagne,
11:54le gouvernement espagnol en premier lieu,
11:56n'a pas l'air de tendre une main
11:57sur cette enclave
11:58qui est quand même en terre marocaine,
12:01comme si, en effet,
12:02ils avaient débordé.
12:04Est-ce qu'il y a une forme de débordement ?
12:06Est-ce que c'est une forme de
12:08je m'en foutisme
12:09de la part du gouvernement ?
12:10Est-ce qu'ils attendent
12:11une aide européenne
12:11qui ne viendra probablement jamais ?
12:13Parce qu'encore une fois,
12:14quand on dit l'aide européenne,
12:15c'est bien joli,
12:16l'aide européenne,
12:16mais c'est qui concrètement ?
12:18C'est qui les gens qu'on envoie ?
12:19Ils viennent d'où ?
12:20Et surtout,
12:21comment vous voulez,
12:23une fois qu'ils ont franchi,
12:24parce que là,
12:25officiellement,
12:25ces gens-là sont déjà
12:26un peu en Europe,
12:27c'est-à-dire que c'est
12:28une enclave européenne,
12:29donc ils sont déjà en Europe,
12:31si vous êtes, en effet,
12:32avec beaucoup de mineurs,
12:34ce qui est encore le cas actuellement,
12:35vous ne pouvez pas
12:36les renvoyer chez eux.
12:38Donc la seule solution
12:39pour ces mineurs-là,
12:40même si ce sont des mineurs
12:40parfois de 17 ans et demi,
12:42ou en tout cas,
12:43le temps que vous fassiez des tests
12:44pour voir si vraiment,
12:44oui ou non,
12:45ils sont mineurs,
12:45vous devez,
12:48vous devez de toute façon
12:49les conserver à Segouta,
12:50mais les centres d'hébergement
12:52pour les jeunes isolés
12:54à Segouta
12:55sont déjà,
12:55mais surchargés
12:56de plus de 3000 %,
12:57c'est-à-dire qu'on n'est même pas
12:59sur des taux d'occupation
13:00du double,
13:00c'est 3000 %,
13:01c'est-à-dire qu'en fait,
13:02on ne sait même plus
13:02où les mettre.
13:03Alors forcément,
13:03ce sont des jeunes
13:04qui restent dans la rue
13:05parce qu'il n'y a pas
13:06d'autre solution.
13:07Le problème,
13:07c'est que c'est aussi
13:08très compliqué
13:08et les gens parlent très bien
13:10de prise en otage
13:11parce que c'est qui
13:15en Segouta,
13:15vous ne pouvez pas décemment
13:16Il y a eu des magasins pillés
13:17parce qu'en fait,
13:18ils cherchent à bouger
13:18même s'évidemment,
13:19on n'a pas à pied des magasins.
13:20En fait,
13:20vous vous êtes confrontés
13:21à la misère tout d'un coup
13:22du monde
13:23alors que vous n'êtes pas censés
13:24vous-même y répondre.
13:25Quand vous êtes habitant de Segouta,
13:26vous ne vous attendez pas
13:27à un moment
13:28à devoir faire oeuvre
13:29finalement presque
13:29de causes sociales
13:32parce que là,
13:32d'une certaine manière,
13:33il y avait la dernière fois
13:35une très très bonne interview
13:36d'une commerçante
13:38qui disait à quel point
13:39elle avait eu peur
13:39mais à quel point aussi...
13:41Celle sans doute
13:41dont le commerce
13:41effectivement avait été pillé.
13:42Oui, tout à fait.
13:43On avait vu les images
13:43sur CNews
13:44et c'était hallucinant
13:46parce qu'en même temps,
13:47elle le disait elle-même.
13:47Moi, je veux bien
13:48leur donner des choses
13:49mais je ne peux pas
13:50tout leur donner.
13:50Et c'est ça que les gens nous disent.
13:52On veut bien leur donner des choses
13:53tant qu'ils sont là
13:53parce qu'on ne peut pas
13:54humainement,
13:55on ne peut pas laisser les gens
13:55comme ça mourir dans la rue.
13:58Ce n'est pas non plus
13:59une solution acceptable.
14:01Le problème,
14:01c'est que c'est à l'État
14:02de tranchant en charge.
14:03En tout cas,
14:04ces gens-là,
14:04ce n'est pas à la population
14:05sur place
14:11de commerçants
14:11dont vous parliez,
14:12on l'a beaucoup entendu
14:13parce qu'ils ont pillé
14:14son magasin
14:15parce qu'ils voulaient chercher
14:16à manger.
14:17Elle disait qu'effectivement,
14:18le problème,
14:18c'est qu'elle ne va pas
14:18pouvoir les nourrir
14:19et en plus,
14:20dans des conditions
14:20d'extrême violence
14:22quand ils ont pillé
14:22son magasin.
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