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  • il y a 9 minutes
Mettez vous d'accord avec Philippe Bouriachi / Conseiller Municipal d’Orly, Conseiller Régional d’Île-de-France et vice-président de France Écologie, Véronique Chabourine / Analyste stratégique, Eduardo Rihan Cypel / Ancien député

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-08-11##

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Transcription
00:00:00L'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith.
00:00:03Et de retour sur Antenne de Sud Radio pour nos débats de l'été.
00:00:07Il y en a un qui a déjà dormi à la radio la nuit passée, Philippe Bourriacchi, bonjour.
00:00:12Bonjour, il vous manquait un gardien et moi...
00:00:14Voilà, et vous avez décidé de rester conseiller municipal à Orly,
00:00:18également vice-président du parti France Écologie et conseiller régional Île-de-France.
00:00:23Vous avez pas l'impression de cumuler ?
00:00:24J'ai cumulé de manière bénévole, donc ça coûte rien aux contribuables, entre guillemets.
00:00:28Mais sauf conseiller régional, mais je reverse l'intégralité de mes indemnités à des associations.
00:00:33Il est 10h31 sur Sud Radio avec une débatteuse qui a aussi pris sa place autour de la table.
00:00:39Il y en a un qui arrive dans un instant, Véronique Chaborine, bonjour.
00:00:42Bonjour.
00:00:44Un peu plus d'enthousiasme, Véronique.
00:00:46Bonjour.
00:00:47C'est le fait de voir Philippe Bourriacchi autour de cette table, ça vous émeut à ce point ?
00:00:50Je serai ravie de revoir Philippe.
00:00:51Ah, j'ai l'impression que lui aussi.
00:00:54Vous êtes analyste stratégique et vous m'avez dit chez personne.
00:00:56Chez personne.
00:00:57Donc chez vous-même.
00:00:58Chez moi-même, exactement.
00:00:59Bon, très bien.
00:00:59Il arrive dans un instant, Édouard Dorian Sipel, ancien député.
00:01:04Ce sera notre voix de gauche, on va dire ça comme ça.
00:01:07Mais vous aussi, Philippe Bourriacchi, vous êtes un homme de gauche en embuscade.
00:01:11Pas du tout.
00:01:12J'ai vu un commentaire sur...
00:01:15Bonjour, pardon.
00:01:16Bonjour, Édouard Dorian.
00:01:17J'ai vu un commentaire.
00:01:17Alors moi, je ne suis pas du tout de gauche, pas du tout de droite.
00:01:20Je suis écologiste.
00:01:22Et je pense qu'il y a des gens très intéressants.
00:01:24C'est ce que dit Europe Écologie Les Verts.
00:01:26Justement.
00:01:26Ils assument d'être de gauche et tant mieux pour eux.
00:01:28On va parler d'un sujet d'écologie, probablement un sujet de gauche.
00:01:32On va voir ça avec vous dans un instant, Philippe Bourriacchi.
00:01:36Avec ce niveau de sécheresse inédit en France, doit-on envisager un plan Marshall de stockage de l'eau ?
00:01:42Je vais commencer avec vous, Philippe Bourriacchi, justement.
00:01:46Affirmatif.
00:01:48Chaque été et chaque hiver, on a les mêmes catastrophes, les mêmes débats.
00:01:53Et on est là, bon, ok, on se parle, ça nous ferait plaisir de se voir.
00:01:56Mais derrière, il n'y a aucune action concrète.
00:01:58J'ai l'impression qu'on ne tire jamais les leçons des catastrophes.
00:02:03Et c'est ce qui est regrettable.
00:02:04Parce que tu as le droit de tomber.
00:02:07Tu as le droit de tomber une deuxième fois.
00:02:08Mais si tu tombes deux fois de la même manière, c'est que tu es un peu stupide et tu
00:02:11n'en tires pas les leçons.
00:02:12Frankenstein disait faire deux fois la même chose en espérant un résultat différent.
00:02:15C'est le propre de la folie.
00:02:17Mais rappelons-le pourquoi on parle de ce niveau de sécheresse inédit.
00:02:20C'est que les nappes phréatiques sont quasiment vides.
00:02:24Les fleuves s'appauvrissent en eau.
00:02:27Il y a des voies qui étaient navigables et qui ne le sont plus, particulièrement en Allemagne.
00:02:31Il y a des croisiéristes qui ne font même plus circuler leurs bateaux.
00:02:35Alors même qu'ordinairement, à cette période, ils organisent des croisières.
00:02:39Il y a un croisiériste, pour ne pas le nommer, qui a annulé trois croisières.
00:02:45Donc, visiblement, le problème est d'ampleur.
00:02:47Et c'est inédit.
00:02:48A la fois en France comme en Europe.
00:02:49C'est inédit ?
00:02:50Non.
00:02:51Parce que ça se répète.
00:02:53Ça s'accentue, certes.
00:02:55Et à une vitesse impressionnante.
00:02:57Et ça doit nous alerter.
00:02:58Et dire maintenant, il faut vraiment qu'on prenne en compte le dérèglement climatique
00:03:01comme une cause nationale.
00:03:03Parce que derrière, les catastrophes que ça engendre, ça va coûter cher à tout le monde.
00:03:07Alors, soit on se pose la question.
00:03:09Parce que, vous savez, c'est comme le problème dans certains véhicules.
00:03:12Vous avez des airbags défectueux.
00:03:14Et il y a des mecs.
00:03:15Ces fameux airbags Takata.
00:03:17Par exemple.
00:03:18Dont il faut d'ailleurs se prémunir si jamais vous en avez eu.
00:03:21Et au début, on fait juste un calcul.
00:03:24Combien d'accidents ?
00:03:26Combien ça va nous coûter ?
00:03:27Et combien ça nous coûte de les remplacer tous ?
00:03:29Et c'est ça la problématique.
00:03:30C'est que quand vous êtes dans ce cas de figure,
00:03:32vous ne voyez qu'à court terme et jamais à long terme.
00:03:35Si on voit à long terme, il faut un vrai plan Marshall pour que,
00:03:37en hiver, en automne et le printemps, lorsqu'il y a des grosses pluies,
00:03:43on collecte, on stocke cette eau comme un petit peu un barrage.
00:03:48Le même principe qu'un barrage.
00:03:49Et qu'on puisse, au moment où les situations sont difficiles,
00:03:53renvoyer cette eau pour pouvoir éviter...
00:03:55Là, je ne me rappelle plus le nombre de départements qui sont en restriction d'eau.
00:03:59Ce n'est juste pas normal.
00:04:01Sauf que ça ne peut pas se faire juste à l'échelon local.
00:04:03Ça doit se faire avec les maires, les départements, les préfectures de région
00:04:08et, évidemment, impulsés par l'État.
00:04:12Edouardo, Rian Sipel, est-ce que nous devons envisager un plan Marshall du stockage de l'eau ?
00:04:17Parce que, je me rappelle de ces débats qu'il y avait sur les méga-bassines,
00:04:20notamment pour les agriculteurs.
00:04:22Finalement, à l'époque, on disait que c'était une mauvaise idée.
00:04:24Aujourd'hui, on regrette un petit peu cela.
00:04:27Alors, je ne sais pas s'il faut un plan Marshall.
00:04:29C'est toujours des grands mots.
00:04:31Mais il est certain qu'il faut traiter la question de l'eau.
00:04:35On le sait depuis de très nombreuses années,
00:04:38à la fois à cause du dérèglement climatique
00:04:41et aussi à cause des activités humaines depuis des décennies.
00:04:48C'est la combinaison des deux qui provoque les difficultés auxquelles, aujourd'hui, nous faisons face.
00:04:54Je suis donc pour un plan Marshall
00:04:56s'il s'agit de dire par là qu'il faut de grands investissements
00:05:01pour assurer notre société en eau, en eau potable
00:05:06et dans toutes les dimensions dont nous avons besoin de l'eau
00:05:10pour nous nourrir, pour travailler, pour vivre et pour la nature elle-même.
00:05:14Donc, il est certain que cette question-là ne peut plus être ignorée.
00:05:19Je crois qu'il faut changer, si vous voulez, la mentalité et la façon de faire au plan collectif.
00:05:24Nous devons tenir compte des contraintes, des grandes contraintes.
00:05:28Des contraintes de la nature, c'est la question du climat, du dérèglement climatique
00:05:33et des contraintes humaines, des activités humaines.
00:05:37Nous devons changer notre manière de faire.
00:05:39Ce qui est certain, c'est qu'on ne peut plus être dans une attitude collective
00:05:45qui soit, je dirais, prédatrice, consommatrice
00:05:49des éléments fondamentaux, notamment de la nature
00:05:53pour la vie et la vie tout court.
00:05:55Je ne dis même pas la vie des hommes, mais pour la vie tout court.
00:05:58Donc, je crois qu'il faut qu'on aborde cette grande question
00:06:00de notre transformation, de notre mode de vie, de notre société.
00:06:04Et je crois que c'est une très belle question
00:06:06parce qu'elle donne du sens, en réalité, à l'engagement politique.
00:06:09Elle donne du sens, tout simplement, à ce que nous pouvons faire collectivement.
00:06:13On n'est pas simplement des gens dans la société
00:06:16où il ne se passe rien, on consomme, on vient voter de temps en temps,
00:06:19on ne se préoccupe pas du bien collectif.
00:06:21Eh bien, voilà une question, celle de l'eau,
00:06:23mais qui, en réalité, comme toutes les grandes questions qu'on a devant nous,
00:06:26qui nous donne du sens à agir pour qu'on ait, tout simplement, un monde vivable.
00:06:30Et la question qui se pose à nous, elle est très simple.
00:06:32Elle est presque philosophique, si vous me permettez.
00:06:36C'est quelle est la forme de vie que nous voulons
00:06:38et qu'est-ce que nous voulons nous donner comme moyens et conditions
00:06:41pour avoir une forme de vie humaine qui soit acceptable
00:06:44et agréable et, tout simplement, vivable ?
00:06:48Bon, alors, j'ai la réponse, Philippe Bourdiecky.
00:06:5099 départements sur 101 sont concernés par ce niveau de sécheresse.
00:06:5567 d'entre eux sont vus en situation de crise.
00:06:58Si vous-même, vous êtes directement touché, impacté,
00:07:01vous êtes agriculteur, vous n'avez plus d'eau pour la donner à vos bêtes
00:07:04ou vous êtes en système D, appelez-nous au 0826 300 300.
00:07:07Aude vous attend au standard.
00:07:09Véronique Chabourine.
00:07:09Oui, alors, moi, écoutez, je pense que oui à l'échelle Marshall,
00:07:13mais non à la solution unique qui est aujourd'hui envisagée,
00:07:17surtout autour du stockage.
00:07:19Il existe déjà un plan eau qui a été mis en place par le gouvernement en 2023.
00:07:24Oui, mais ça gère de l'appliquer.
00:07:26Si, il y a 53% des mesures qui ont déjà été engagées,
00:07:30dont 77% étaient déjà officiellement atteintes en 2026.
00:07:35En revanche, là où je rejoins l'idée du plan Marshall,
00:07:38c'est que je pense que maintenant, il faut vraiment accélérer
00:07:40et qu'il va falloir, en fait, sur l'étape suivante,
00:07:43aller beaucoup plus loin dans l'adaptation structurelle des usages
00:07:46et qu'effectivement, on ne doit pas simplement financer davantage
00:07:51des infrastructures pour s'adapter à la ressource et à nos usages,
00:07:55mais on doit accélérer, en fait, la transformation de nos usages directement.
00:08:010826 300 300, appelez-nous si vous êtes concerné,
00:08:04si même vous avez des mesures de restriction d'utilisation d'eau
00:08:08sur le remplissage des piscines aussi,
00:08:11qui sont généralement les premiers gestes que prennent les municipalités
00:08:15pour en tout cas préserver l'eau.
00:08:17Philippe Bourriacchi, vous entendez quand Véronique Chabourine
00:08:21nous rappelait ces chiffres, 53% des démarches ont déjà été enclenchées
00:08:24sur ce plan d'eau ?
00:08:26Oui, le résultat, c'est...
00:08:30Merci d'ailleurs pour ces chiffres, Véronique.
00:08:34Au moins quelqu'un qui a travaillé son sujet.
00:08:36Mais attends, mais ce n'est pas qu'elle a travaillé,
00:08:37elle est venue avec un dictionnaire, là.
00:08:39Une encyclopédie.
00:08:40D'ailleurs, vous nous regardez sur YouTube,
00:08:42vous pouvez voir Véronique Chabourine
00:08:44avec toute sa documentation sur la table.
00:08:51D'accord, mais est-ce que c'est les bonnes stratégies qui ont été faites ?
00:08:55Parce que, encore, je ne veux pas opposer les gens,
00:08:58je ne veux pas être celui qui critique en disant
00:09:00que c'est toujours des technocrates dans leur bureau,
00:09:02feutrés, qui prennent des décisions.
00:09:05Les décisions, elles se prennent avec les acteurs du terrain.
00:09:07Si tu les prends sans consulter les agriculteurs,
00:09:10si tu les prends sans consulter...
00:09:12Non, le plan dit précisément de regarder, évidemment,
00:09:16bassine par bassine, territoire par territoire.
00:09:18Et c'est l'adaptation, en fait, effectivement,
00:09:20sur les territoires qui est extrêmement importante.
00:09:22Et c'est le changement d'échelle.
00:09:24Aujourd'hui, je crois que c'est vraiment le changement d'échelle,
00:09:26c'est qu'il faut vraiment accélérer.
00:09:28Et qu'aujourd'hui, le plan n'avait peut-être pas anticipé
00:09:31qu'on aurait des besoins d'accélération aussi importants,
00:09:35puisqu'en mars, il y avait des précipitations qui étaient très importantes,
00:09:40dont, pardonnez-moi, je n'ai pas les chiffres cette fois,
00:09:43mais il y avait un pourcentage extrêmement important d'eau.
00:09:48Et il y a eu, malgré tout, on ne pensait pas qu'il y aurait la sécheresse
00:09:51qui arriverait malgré tout en juin et en juin.
00:09:53Vous ne bougez pas sur Sud Radio.
00:09:55On revient dans un instant avec cette question qu'on vous pose,
00:09:58avec ce niveau de sécheresse inédit en France,
00:10:01mais aussi en Europe.
00:10:02Doit-on envisager un plan Marshall de stockage de l'eau ?
00:10:05On va voir à quel point les questions ne sont pas aussi faciles à trancher.
00:10:09Vous nous appelez au 0826-3300
00:10:11si vous êtes impacté directement par ce niveau de sécheresse,
00:10:14les lappes phréatiques vides,
00:10:16et puis le stockage de l'eau en déficit.
00:10:19Vous nous appelez, on vous attend avec Eau d'Aux Standard.
00:10:23Dans un instant, on revient avec ces chiffres
00:10:25que Véronique Chabourine va nous trouver.
00:10:27Bougez pas sur Sud Radio.
00:10:36Je suis très heureux à 10h42 d'être avec vous
00:10:39sur l'antenne de Sud Radio pour ces débats de l'été
00:10:41avec notre débatteuse en chef
00:10:43qui a trouvé les chiffres qu'elle cherchait.
00:10:46Avec Véronique Chabourine,
00:10:48conseillère stratégique,
00:10:49analyse stratégique, pardon,
00:10:51chez personne, mais chez vous-même.
00:10:52C'est ce que vous nous avez dit tout à l'heure,
00:10:54depuis l'émission.
00:10:55Philippe Bourriaki, conseiller municipal en lit,
00:10:58et également conseiller régional à Île-de-France
00:11:01qui reverse intégralement ces émoluments.
00:11:04C'est ça ?
00:11:04C'est ça.
00:11:05À qui ? Je ne me rappelle plus.
00:11:06À différentes associations dont je partage les valeurs.
00:11:08Souvent, c'est des associations sportives
00:11:09ou de défense de protection des animaux.
00:11:11Alors moi, je soutiens une association,
00:11:12je vous enverrai leur grime.
00:11:14Également, vous êtes vice-président du...
00:11:16Troisième vice-président.
00:11:17Troisième vice-président de France Écologie.
00:11:19Et puis, Edouard Do, Rian Sipel.
00:11:22C'est comme ça que ça se prononce.
00:11:23Je ne fais pas d'erreur.
00:11:25Rian Sipel.
00:11:26Vous êtes libre de prononcer comme vous voulez.
00:11:28Bon, vous êtes libre de m'interrompre si ça ne vous plaît pas.
00:11:31Vous êtes ancien député.
00:11:33Justement, Edouard Do,
00:11:34avec cette question que l'on pose aujourd'hui,
00:11:39la sécheresse d'un niveau inédit.
00:11:41Est-ce qu'on doit envisager un plan Marshall
00:11:42pour le stockage de l'eau ?
00:11:44On le voit qu'il faut finalement mettre
00:11:46tous les acteurs autour de la table.
00:11:47En tout cas, c'est ce que dit Philippe Bourriacchi.
00:11:49Pour avoir une approche raisonnée de l'utilisation de l'eau,
00:11:53on se retrouve en été systématiquement
00:11:55avec ce même questionnement sur la table.
00:11:58Sauf que là, ça apprend des ampleurs complètement dingues.
00:12:01On n'y pense pas en hiver.
00:12:03Ou en tout cas, en hiver,
00:12:04on est sur une forme d'idéologie.
00:12:07Où, principalement,
00:12:09on entend davantage plus
00:12:10ceux qui théorisent la question
00:12:13que ceux qui la vivent,
00:12:14comme les agriculteurs qui, en été,
00:12:16se retrouvent embêtés
00:12:17pour pouvoir arroser leurs exploitations
00:12:19ou donner à boire à leurs bêtes ?
00:12:21Oui, c'est une grande question.
00:12:23Elle touche tout le monde,
00:12:25tous les segments de la société.
00:12:27Et je crois qu'on peut tous mieux faire.
00:12:29Au plan individuel
00:12:30comme au plan collectif.
00:12:31Des choses ont été faites.
00:12:32Véronique les a rappelées
00:12:33avec grande justesse et précision.
00:12:36L'Europe aussi, elle a bougé.
00:12:38Puisqu'à partir, je crois,
00:12:39de 2025,
00:12:40juin 2025,
00:12:41un plan a été adopté en la matière
00:12:43qui permet d'améliorer les choses.
00:12:45Mais l'Europe doit agir là-dessus.
00:12:47Parce que je crois
00:12:47qu'il faut considérer aujourd'hui
00:12:48la question de l'eau
00:12:50comme une question stratégique.
00:12:52C'est une question
00:12:52qui est d'ordre stratégique
00:12:54pour notre vie,
00:12:55notre survie,
00:12:56l'organisation
00:12:57et le fonctionnement
00:12:57de la société
00:12:58et de la vie tout court.
00:12:59Donc, on peut tous mieux faire.
00:13:01Mais il faut aussi
00:13:02se rendre compte
00:13:03des contraintes nouvelles.
00:13:05Je crois que l'une des difficultés,
00:13:07et ça a été rappelé tout à l'heure,
00:13:08c'est que nous avions
00:13:10une sorte d'excès
00:13:11d'eau pendant l'ivraire
00:13:12avec beaucoup de pluie.
00:13:14Oui, vous avez même eu
00:13:15des inondations.
00:13:17Alors, j'ai les chiffres.
00:13:18Je termine là-dessus.
00:13:20Ce qui change aujourd'hui,
00:13:21qui rend les choses très difficiles
00:13:22et ça demande justement
00:13:23ces transformations,
00:13:24plan Marshall ou pas,
00:13:25mais il faut trouver les solutions,
00:13:26c'est la variabilité
00:13:28du changement.
00:13:29C'est la variabilité du climat.
00:13:31On a des périodes,
00:13:31on a des secousses
00:13:32de plus en plus fortes
00:13:33en été, en hiver
00:13:34qui font que, en fait,
00:13:36c'est plus difficile
00:13:36d'avoir quelque chose
00:13:38d'organiser.
00:13:39Donc, oui,
00:13:40question stratégique,
00:13:41celle de l'eau,
00:13:42il faut des investissements,
00:13:43une nouvelle organisation
00:13:44et tout le monde peut mieux faire
00:13:45dans sa consommation
00:13:46comme dans sa réutilisation.
00:13:48Mais il faut que la puissance publique
00:13:50à l'échelle nationale,
00:13:51comme à l'échelle locale,
00:13:52comme à l'échelle européenne,
00:13:53s'en occupe,
00:13:53c'est une évidence.
00:13:55Véronique Chaborine,
00:13:55les chiffres.
00:13:56Pour rebondir
00:13:57sur le point d'Edouard Do
00:13:59et aussi pour donner
00:14:00une précision sur le fait
00:14:02qu'il était quand même compliqué
00:14:03d'anticiper peut-être
00:14:04l'accélération de la sécheresse
00:14:05dans le plan eau
00:14:07qu'on a mis en place
00:14:08en 2023.
00:14:09En mars,
00:14:10donc 67% des points de suivi
00:14:11des nappes
00:14:12étaient au-dessus
00:14:13des normes,
00:14:14des normales,
00:14:14pardon,
00:14:15et au 1er août,
00:14:1563% sont en dessous.
00:14:18Donc,
00:14:19la baisse estivale
00:14:20est en partie saisonnière,
00:14:21bascule vers
00:14:24une conjoncture,
00:14:25en fait,
00:14:25qui était difficilement prévisible.
00:14:27Allez,
00:14:27on va aller au 0826,
00:14:28300,
00:14:29300 du côté du standard.
00:14:30On a Elmas de Genève.
00:14:31Bonjour.
00:14:33Oui,
00:14:33bonjour.
00:14:34Alors,
00:14:34vous,
00:14:35vous êtes pour une réutilisation
00:14:37des eaux usagées.
00:14:38Expliquez-nous votre point de vue.
00:14:40Vous trouvez qu'en France,
00:14:41on est trop catégorique ?
00:14:43Oui,
00:14:44en fait,
00:14:45pour moi,
00:14:47que ce soit dans toutes les problématiques,
00:14:49que ce soit pour l'eau,
00:14:49l'écologie,
00:14:50ou tout,
00:14:51dans tous les sujets,
00:14:52on est très catégorique,
00:14:53même pour la santé.
00:14:54Quand il y a quelque chose
00:14:55qui dérange,
00:14:56on supplie,
00:14:57mais on arrête tout,
00:14:58et c'est dommage.
00:14:58Et je pense que ce serait plus intéressant
00:15:00de changer sa façon de consommer,
00:15:02sa réflexion,
00:15:05que,
00:15:05voilà,
00:15:06de tout arrêter.
00:15:08Donc,
00:15:09vous trouvez qu'on est trop catégorique en France,
00:15:11et que finalement,
00:15:13on n'anticipe pas suffisamment,
00:15:14si je comprends bien.
00:15:15C'est ça.
00:15:17Philippe Bourriacchi.
00:15:18Pardon.
00:15:19Oui, Elmas,
00:15:19excusez-moi.
00:15:20Non,
00:15:20terminez,
00:15:20je pensais que vous aviez terminé.
00:15:22Non,
00:15:23comme vous disiez tout à l'heure,
00:15:24il y a des inondations,
00:15:26et en même temps,
00:15:26il y a sécheresse,
00:15:29nos constructions ne sont pas du tout bonnes,
00:15:32parce que là,
00:15:33on est de plus en plus nombreux,
00:15:34donc on étouffe de plus en plus la terre.
00:15:36Donc,
00:15:36voilà,
00:15:37c'est un serpent qui se mord la queue.
00:15:38Mais c'est vrai ça,
00:15:39Philippe Bourriacchi,
00:15:40d'un côté,
00:15:41on a des inondations,
00:15:42on a l'impression que l'eau,
00:15:43on ne sait même plus correctement la canaliser,
00:15:46si on peut d'ailleurs canaliser des éléments naturels,
00:15:49et puis là,
00:15:50on est en plein été,
00:15:51on n'a plus d'eau.
00:15:52Non,
00:15:52mais,
00:15:53pour les inondations,
00:15:54il y a aussi une cause humaine.
00:15:57Lorsque vous faites des constructions,
00:15:59et que vous impermanalisez les sols,
00:16:01et que vous n'anticipez pas,
00:16:04pardon,
00:16:05n'anticipez pas,
00:16:07pardon,
00:16:08ça c'est le fait de dormir à la radio,
00:16:09ça vous explique pas.
00:16:10La pluviométrie intense,
00:16:12due à des phénomènes qui s'accélèrent,
00:16:14comme je le disais tout à l'heure,
00:16:15sans vouloir être alarmistes,
00:16:16et bien forcément,
00:16:17vous vous retrouvez avec des villes
00:16:19qui se retrouvent sous l'eau,
00:16:22je pense moi aux catastrophes
00:16:23qui a eu l'été dernier dans le Var,
00:16:24où pendant trois jours,
00:16:26il a plu quasiment non-stop,
00:16:27et c'était une catastrophe.
00:16:29Mais encore à nouveau,
00:16:31je cite le système romain.
00:16:33Le système romain,
00:16:34dès qu'ils arrivaient quelque part,
00:16:35ils construisaient une nouvelle cité,
00:16:36la première chose qu'ils faisaient,
00:16:37c'était construire des citernes,
00:16:39pour pouvoir les alimenter via des viaducs,
00:16:42mais aussi par les ruissellements naturels,
00:16:45lorsqu'il pleut.
00:16:46Et ça, je vois qu'aujourd'hui,
00:16:48dans nos villes,
00:16:50un petit peu moins dans nos campagnes,
00:16:51mais en tout cas dans nos villes,
00:16:53rien n'est fait pour pouvoir créer
00:16:55un nouveau système d'alimentation d'eau,
00:16:58pour, vous vous rendez compte,
00:17:00on utilise de l'eau potable,
00:17:01dans nos toilettes.
00:17:02Je sais pas,
00:17:03vous dire,
00:17:03la petite chasse d'eau,
00:17:04c'est 6 litres,
00:17:04la grosse chasse d'eau,
00:17:05c'est 12 litres,
00:17:06alors qu'on pourrait utiliser de l'eau de pluie.
00:17:07Mais pareil,
00:17:08pour l'encyclage et le filtrage de l'eau,
00:17:11ça part directement dans des grandes usines,
00:17:13et après,
00:17:14c'est envoyé automatiquement
00:17:15pour alimenter nos fleuves et nos rivières.
00:17:17Alors que là,
00:17:18on pourrait faire un autre circuit,
00:17:19une fois que ça a été complètement dépollué
00:17:21et décontaminé,
00:17:22retourner dans un circuit traditionnel
00:17:24pour alimenter les machines à laver,
00:17:26pour laver le linge,
00:17:27pour arroser,
00:17:29pour la voirie,
00:17:30pour les espaces publics.
00:17:31Et ça,
00:17:32on est chez les fous.
00:17:33Les bornes d'incendie,
00:17:34par exemple,
00:17:35c'est de l'eau potable.
00:17:36Quand il y a des gamins
00:17:36qui s'amusent à ouvrir les bornes d'incendie
00:17:38en pleine canicule,
00:17:39c'est des milliers de mètres cubes
00:17:40d'eau potable
00:17:41que le contribuable paye,
00:17:42évidemment,
00:17:43qui partent à volo.
00:17:45Donc,
00:17:45aujourd'hui,
00:17:46lorsqu'on a des parcs urbains,
00:17:48par exemple,
00:17:48on devrait avoir
00:17:51des cuves enterrées
00:17:52pour récolter les eaux de pluie,
00:17:53pour pouvoir s'en servir
00:17:54au moment où on a besoin,
00:17:56et y compris,
00:17:57et y compris,
00:17:58sur un grand aménagement
00:17:59et un plan Marshall,
00:18:00avec des oléoducs
00:18:02pour pouvoir alimenter
00:18:05nos paysans
00:18:06qui ont besoin d'eau
00:18:06pour pouvoir nous nourrir.
00:18:08Enfin, c'est...
00:18:09Moi, j'aimerais ajouter
00:18:10quelque chose.
00:18:11Je pense, en fait,
00:18:12qu'il faut changer un peu
00:18:13de paradigme.
00:18:14C'est-à-dire qu'on passe
00:18:15d'une gestion de pénurie
00:18:17à une planification,
00:18:18en fait,
00:18:18de la rareté.
00:18:19Puisque l'eau devient rare,
00:18:20donc il faut adapter les usages.
00:18:22Évidemment,
00:18:23oui,
00:18:23quand vous dites,
00:18:24effectivement,
00:18:25les chasses d'eau
00:18:26avec de l'eau...
00:18:26Véronique Chabourine.
00:18:27L'eau,
00:18:28elle est là toute l'année,
00:18:29finalement.
00:18:30Simplement,
00:18:30on a du mal
00:18:31à correctement la stocker.
00:18:33C'est plutôt ça,
00:18:34le problème, non ?
00:18:35Non,
00:18:36il y a quand même
00:18:37un phénomène de sécheresse.
00:18:38Ça,
00:18:39on ne peut pas le nier.
00:18:40Mais parce qu'on a du mal
00:18:41à réguler
00:18:42ce niveau d'eau
00:18:43et de stockage.
00:18:44Non,
00:18:44il y a quand même
00:18:45un phénomène de sécheresse
00:18:46qui est extrêmement présent.
00:18:48La sécheresse,
00:18:48on n'est pas en train de dire
00:18:49qu'elle n'existe pas.
00:18:50On dit simplement
00:18:50qu'il y a de l'eau
00:18:51parfois en forte abondance.
00:18:53Elle a forcément
00:18:54un impact sur l'eau.
00:18:55Elmas,
00:18:56vous voulez réagir ?
00:18:57Oui.
00:18:58Alors moi,
00:18:58j'avais assisté
00:18:59il y a quelques années
00:19:00de ça,
00:19:00une conférence sur l'eau.
00:19:02Et j'avais appris
00:19:04qu'il y a la même
00:19:05quantité d'eau sur Terre
00:19:06depuis des millénaires.
00:19:08Donc,
00:19:09l'eau se déplace.
00:19:11Oui,
00:19:11il y a des endroits
00:19:12où il y aura
00:19:13des sécheresses
00:19:14et d'autres
00:19:15dénondations.
00:19:16Même chez nous,
00:19:16ça arrive
00:19:17selon la période.
00:19:18Mais c'est vraiment
00:19:19comme vous avez dit
00:19:20tout à l'heure,
00:19:20c'est notre façon
00:19:21de consommer,
00:19:21de construire.
00:19:22Il faut tout revoir.
00:19:24C'est pour ça
00:19:24de ne pas être catégorique
00:19:25dans le sens
00:19:26où il faut supprimer.
00:19:27C'est juste
00:19:28OK,
00:19:29mais différemment.
00:19:30La nature sait faire
00:19:32ce qu'elle sait
00:19:33c'est biodégradable.
00:19:35Elle sait détruire
00:19:36ce qu'elle fait.
00:19:36Mais nous,
00:19:37non.
00:19:38Alors moi,
00:19:38je peux vous en parler.
00:19:39J'ai fait des études
00:19:40justement de sujets
00:19:41qu'effectivement,
00:19:42le niveau d'eau sur Terre
00:19:43reste systématiquement
00:19:44le même.
00:19:45Simplement,
00:19:45c'est son état
00:19:46qui change.
00:19:47Et au fur et à mesure
00:19:47des saisons,
00:19:48la manière dont on l'a,
00:19:50dont on le stocke,
00:19:50soit il est à l'état gazeux,
00:19:52à l'état liquide
00:19:52ou à l'état de glace
00:19:53quand on peut encore
00:19:54avoir des glaciers
00:19:55avec ce cas
00:19:56de réchauffement climatique.
00:19:57Mais Verrénée Chabourine,
00:19:58excusez-moi,
00:19:59je vous ai interrompu.
00:20:00Non,
00:20:01je suis d'accord avec vous
00:20:02mais je pense qu'effectivement
00:20:03il y a deux sujets.
00:20:05Il y a le sujet du stockage
00:20:06et il y a le sujet aussi
00:20:08d'anticiper en fait
00:20:09des nouveaux usages
00:20:11pour s'adapter en fait.
00:20:12Et ça,
00:20:12il faut organiser la société,
00:20:14mettre des normes.
00:20:15Je pense que par exemple,
00:20:16on peut le faire
00:20:16à tout niveau.
00:20:17Je regarde ce que fait
00:20:17par exemple
00:20:20le Grand Lyon.
00:20:21Les premiers mètres cubes
00:20:23sont gratuits
00:20:23et au-delà
00:20:24d'un certain seuil,
00:20:25on commence à taxer,
00:20:27à rendre plus cher
00:20:28pour éviter le gaspillage.
00:20:30donc il y a des apprentissages
00:20:31à nouveau à faire.
00:20:32Il y a aussi
00:20:33tout ce qui peut être fait
00:20:34en réutilisation
00:20:37des eaux
00:20:39usées,
00:20:40absolument,
00:20:41des eaux usées,
00:20:42traitées.
00:20:43Donc je crois
00:20:44que dans tous les domaines
00:20:45des activités
00:20:46des agriculteurs,
00:20:47du bâtiment,
00:20:47de la construction,
00:20:48on doit considérer l'eau
00:20:50comme quelque chose
00:20:51qui a un prix
00:20:52et ce n'est pas
00:20:53une denrée gratuite,
00:20:54disponible,
00:20:57comme ça
00:20:57que de manière magique
00:20:59tout le monde peut utiliser
00:21:00sans savoir
00:21:01qui paye à la fin
00:21:02et de se rendre compte
00:21:02à la fin
00:21:03qu'il y a
00:21:03de la pénurie,
00:21:05qu'il n'y a
00:21:06pas assez d'eau,
00:21:07qu'il y a des difficultés,
00:21:08etc.
00:21:09Donc je crois
00:21:09que c'est un vrai
00:21:10changement,
00:21:11comme disait Véronique,
00:21:12de paradigme,
00:21:13de prise de conscience,
00:21:14de mentalité
00:21:15et il faut,
00:21:16je le dis encore,
00:21:17faire de l'eau
00:21:18une question stratégique
00:21:20au cœur de nos sociétés
00:21:21comme l'énergie.
00:21:22Je veux dire,
00:21:23ça suffit
00:21:23la période
00:21:24où on pensait
00:21:25qu'on était
00:21:26dans la nature,
00:21:27que l'eau était
00:21:29abondante,
00:21:30illimitée,
00:21:31à la disposition
00:21:32à jamais
00:21:33de toutes et tous,
00:21:33on sait que
00:21:34ce n'est pas le cas.
00:21:35Et je pose
00:21:36un autre problème.
00:21:37Tôt ou tard,
00:21:38l'eau doit aussi
00:21:38être considérée
00:21:39comme un bien commun.
00:21:41Parce que si on ne fait rien,
00:21:42elle deviendra
00:21:43la propriété
00:21:44de grandes multinationales
00:21:45privées
00:21:46et ça va coûter cher
00:21:47bonbon
00:21:48pour tous les citoyens
00:21:50du monde.
00:21:50Donc moi,
00:21:51je ne veux pas
00:21:51une grande privatisation
00:21:53de l'eau
00:21:54comme demain,
00:21:55on peut faire de l'air.
00:21:55Donc c'est ça
00:21:56les grandes questions
00:21:57politiques qui se posent.
00:21:58Moi,
00:21:58je crois que la France,
00:21:59elle avance quand même
00:21:59pas mal.
00:22:00On n'a pas à se tirer
00:22:02des balles dans le pied,
00:22:03on n'a pas non plus
00:22:04à se auto-flageller.
00:22:06Des choses ont été faites
00:22:07ces dernières années,
00:22:08on ne fait peut-être
00:22:09pas tout bien,
00:22:09peut-être pas à la bonne vitesse,
00:22:11mais moi,
00:22:11je crois que l'intelligence
00:22:12française,
00:22:13et l'intelligence,
00:22:14vous le rappeliez
00:22:15tout à l'heure,
00:22:16qui vient des anciens,
00:22:18antiques,
00:22:18des romains,
00:22:20des vieux paysans,
00:22:21la manière de bien agencer
00:22:22et de travailler
00:22:23avec la nature,
00:22:24c'est cette révolution
00:22:25pratique et dépratique
00:22:27des hommes
00:22:27qui peut être faite.
00:22:28Ce qui est certain,
00:22:29c'est que la société
00:22:30industrielle qui gaspille,
00:22:32qui détruit,
00:22:33qui est prédatrice,
00:22:34ça,
00:22:34ce n'est plus une voie
00:22:36possible pour l'humanité,
00:22:37ce n'est plus une voie
00:22:38possible pour nos sociétés,
00:22:39et je crois que là-dessus,
00:22:40on doit faire travailler
00:22:41toutes les intelligences
00:22:42de France,
00:22:43avec la force des pouvoirs
00:22:45publics en France,
00:22:45pour trouver les solutions.
00:22:46Et moi,
00:22:47je suis sûr qu'on va
00:22:47trouver les solutions,
00:22:48parce que face aux défis,
00:22:50face à des défis,
00:22:54qui posent la question
00:22:55tout simplement
00:22:55de la vie ou de la mort,
00:22:56parce que s'il n'y a pas
00:22:57d'eau,
00:22:57c'est la mort.
00:22:58Donc face à des défis
00:22:59comme ça,
00:22:59la France,
00:22:59elle s'en est toujours sortie.
00:23:01Moi,
00:23:01je prends génie français,
00:23:02mais prenons les choses
00:23:03au sérieux,
00:23:04prenons les choses au sérieux
00:23:05et mettons-nous au travail.
00:23:06Oui,
00:23:06mais pourquoi à chaque fois
00:23:07qu'il a fallu décider
00:23:09et prendre des grandes orientations,
00:23:10moi je me rappelle
00:23:11de ces débats
00:23:11sur les grandes bassines,
00:23:12on n'en voulait pas
00:23:13les politiques.
00:23:14Oui,
00:23:15mais vous ne pouvez pas dire
00:23:15qu'on manque de courage
00:23:16une fois qu'on se retrouve
00:23:19face à la situation
00:23:20telle que nous la connaissons
00:23:21aujourd'hui.
00:23:21Quand vous avez
00:23:22des agriculteurs
00:23:23qui vous disent
00:23:23qu'on manque d'eau
00:23:24en plein été,
00:23:25qu'on veut la stocker
00:23:25et que vous avez des gens
00:23:26comme Europe Écologie Les Verts
00:23:28qui ne veulent pas
00:23:28Je suis en désaccord
00:23:29avec cette position
00:23:30à ce moment-là.
00:23:31je suis de gauche,
00:23:32je suis très écologiste,
00:23:33mais je ne suis pas
00:23:34pour une écologie
00:23:37qui soit contre tout,
00:23:39etc.
00:23:40C'est là où je pense
00:23:41qu'il faut des compromis intelligents.
00:23:42C'est là où je pense
00:23:43que je parlais
00:23:44d'intelligence collective.
00:23:45Il faut mettre
00:23:46les écologies sur la table,
00:23:47il faut mettre
00:23:47les agriculteurs
00:23:48autour de la table
00:23:49et il ne faut pas
00:23:50faire les choses
00:23:50à partir d'une idéologie
00:23:53étriquée.
00:23:54Il ne s'agit pas
00:23:55de sauver la nature.
00:23:56Pardon,
00:23:56je dis une chose
00:23:57très simple.
00:23:57Il ne s'agit pas
00:23:58de sauver la nature.
00:23:59Il ne faut pas
00:23:59s'inquiéter pour la nature.
00:24:00Elle va nous survivre.
00:24:01L'humanité peut disparaître
00:24:03et la nature peut continuer.
00:24:04Elle va s'adapter.
00:24:05Je crois que ce qu'on doit
00:24:06sauver et préserver
00:24:07c'est l'humanité
00:24:08et la possibilité même
00:24:10de la vie
00:24:10parce que ça,
00:24:11c'est très fragile en général.
00:24:12La nature,
00:24:13elle, croyez-moi,
00:24:14elle va nous survivre
00:24:15pendant des millénaires,
00:24:16des centaines de millions d'années.
00:24:17Elle s'en est toujours sortie.
00:24:19Même avec des réchauffements
00:24:21climatiques brutaux
00:24:22ou des aires glaciaires brutales.
00:24:24Nous,
00:24:24nous devons trouver
00:24:25notre forme humaine de vie
00:24:27compatible avec la nature,
00:24:28compatible avec la vie en général.
00:24:30Et c'est un superbe défi.
00:24:32C'est un superbe défi
00:24:33pour nos sociétés.
00:24:34Je crois que vous voulez vous répondre.
00:24:35Oui,
00:24:35c'est un défi évidemment.
00:24:37Après,
00:24:37je crois qu'il y a aussi
00:24:37un phénomène
00:24:38d'anxiété collective
00:24:40en fait.
00:24:40Dès qu'on aborde une crise,
00:24:42il y a une anxiété,
00:24:43on a l'impression
00:24:44d'être face à un problème
00:24:45qui est encore plus gros
00:24:47qu'il ne l'était
00:24:47il y a quelques mois.
00:24:49En fait,
00:24:49je crois qu'une politique
00:24:50d'adaptation structurelle
00:24:52crédible,
00:24:53c'est-à-dire en fait
00:24:54qui va vraiment être
00:24:55dans l'anticipation
00:24:56et qui va pouvoir
00:24:59donner un sentiment
00:25:01de prévisibilité,
00:25:02va aussi rassurer tout le monde.
00:25:04On a un plan haut,
00:25:05peut-être qu'il faut l'accélérer.
00:25:07Je pense qu'il faut arrêter
00:25:08de tout dramatiser
00:25:09et je rejoins un peu
00:25:10ce que disait monsieur
00:25:12sur le fait du défi.
00:25:14En fait,
00:25:14c'est des défis,
00:25:14il faut les adresser
00:25:15et il faut rentrer
00:25:16dans une phase
00:25:17davantage d'adaptation structurelle.
00:25:19Anthony,
00:25:20le vrai souci,
00:25:21alors là,
00:25:21je ne sais pas
00:25:22pour faire l'auto-promotion
00:25:23mais tu l'as dit,
00:25:24il y a des agriculteurs
00:25:25qui s'écoutaient...
00:25:27Mais pas qu'eux !
00:25:27Non, non,
00:25:28mais on va parler
00:25:29du problème des méga-maccines.
00:25:30D'accord ?
00:25:31Parce que c'est un vrai problème
00:25:32et ça a suscité
00:25:33beaucoup de remous
00:25:35dans la société
00:25:36et on a vu
00:25:36ce qui s'est passé
00:25:37à Sainte-Solines
00:25:37avec des camions
00:25:38de gendarmerie
00:25:39complètement incendiés.
00:25:40On accuse les gendarmes
00:25:41d'avoir tenu des propos
00:25:43outranciers
00:25:43mais quand vous faites
00:25:44caillasser,
00:25:45que vous faites défoncer
00:25:46pendant des heures et des heures
00:25:47en plein cagnard
00:25:48par des fous furieux
00:25:49qui ne sont venus
00:25:50que foutre le bordel
00:25:51et donc à un moment donné,
00:25:54il ne faut pas inverser les choses.
00:25:55Sauf que le problème,
00:25:56t'as qui comme l'interlocuteur
00:25:57qui parle de l'écologie
00:25:58hormis Europe Écologie ?
00:26:00Il n'y a personne.
00:26:01On nous refuse,
00:26:02nous, les accès.
00:26:03Moi, à une époque,
00:26:04j'avais interpellé
00:26:06M. Béchut
00:26:06qui était ministre de l'Écologie.
00:26:07Je lui ai dit
00:26:08écoutez, nous,
00:26:08on est prêts à travailler
00:26:09à votre grenelle
00:26:10dans l'environnement
00:26:10et écoutez nos propositions.
00:26:13Je laisse mes coordonnées
00:26:14à son collaborateur,
00:26:15je n'ai jamais été contacté.
00:26:16Donc à chaque fois
00:26:17qu'on parle d'écologie,
00:26:17on parle des caméres verts,
00:26:19des atollats écologistes
00:26:20et donc forcément,
00:26:22ça n'avance pas.
00:26:23La société refuse
00:26:24ce qu'ils disent
00:26:24parce qu'ils sont trop radicaux,
00:26:26trop violents
00:26:26et ils te disent
00:26:27nous, on a raison
00:26:27et vous êtes tous des stupides.
00:26:29Et donc, la problématique,
00:26:30c'est que, si tu veux,
00:26:32ils tirent une balle dans le pied
00:26:33dans le combat
00:26:34de l'environnement
00:26:34et de l'écologie.
00:26:35Il y avait un écolo
00:26:37assez intelligent
00:26:38qui s'appelait Nicolas Léo
00:26:39qu'on a voulu massacrer
00:26:40pour la dernière présidentielle.
00:26:41Il y en a un autre
00:26:42qui s'appelle Yannick Jadot
00:26:43qu'on a complètement brisé
00:26:44et qu'on a dit
00:26:45tiens, il y a une place
00:26:45aux sénateurs arrière
00:26:45et reste bien tranquille.
00:26:46Ils avaient d'autres problèmes.
00:26:48Non, non, mais
00:26:50on va laisser la justice faire
00:26:52et je vous assure
00:26:53que vous êtes un peu surpris
00:26:54sur ce qui s'est passé.
00:26:55Mais je suis en train
00:26:55de vous dire la chose suivante.
00:26:57C'est que tous les écologistes
00:26:58pragmatiques
00:26:59qui sont capables
00:27:00de s'asseoir autour de vous
00:27:01et de parler
00:27:01sans hurler...
00:27:02Et vous en avez d'autres
00:27:03qui sont dogmatiques.
00:27:05Personne ne veut les écouter.
00:27:06Donc, on entend
00:27:07celui qui gueule,
00:27:08celui qui fait du bruit
00:27:09et qui sert
00:27:09des traits humains.
00:27:10Les dogmatiques, justement.
00:27:11Voilà, tout à fait.
00:27:12Moi, c'est une bonne question
00:27:13parce que je crois
00:27:14que le dogmatisme
00:27:15n'est pas la possible...
00:27:16Ce n'est pas une solution.
00:27:17Il est 10h59
00:27:19et il va falloir
00:27:20qu'on passe à la suite.
00:27:21Merci en tout cas,
00:27:22Elmas qui nous appelait
00:27:23de Genève
00:27:24au 0826 300 300.
00:27:26Vous ne bougez pas
00:27:26sur Sud Radio.
00:27:27On continue les débats
00:27:28de l'été
00:27:28avec cette question.
00:27:30Philippe Juvin
00:27:30veut fermer
00:27:31les hôpitaux de proximité.
00:27:32Si ça vous choque,
00:27:33vous nous appelez
00:27:33au 0826 300 300.
00:27:35Les hôpitaux
00:27:36de moyenne capacité
00:27:38et d'une centaine de lits.
00:27:39A tout de suite
00:27:39sur Sud Radio.
00:27:41Sud Radio.
00:27:43Parlons vrai.
00:27:45Anthony Martin Smith.
00:27:4611h.
00:27:46Passée de 3 minutes
00:27:47toujours avec
00:27:48nos deux débatteurs
00:27:50en plateau.
00:27:50Edouard Dorian Sipel
00:27:51et Philippe Bourillacchi
00:27:53et puis notre débatteuse
00:27:54en chef
00:27:55qui a travaillé
00:27:56plein de papiers
00:27:58sur la table.
00:27:58Véronique Chabourine.
00:28:00Vous êtes bien sur Sud Radio.
00:28:02Merci pour votre fidélité
00:28:03de plus en plus nombreuse
00:28:04et nombreux à nous écouter
00:28:05même en ce mois d'août
00:28:07alors que vous êtes
00:28:07probablement sur la plage
00:28:09en vacances,
00:28:10en voiture,
00:28:11chez vous,
00:28:12peut-être en train
00:28:12de préparer
00:28:13même le déjeuner.
00:28:14Peut-être avec cette question
00:28:15qui va vous couper
00:28:16l'appétit.
00:28:17Philippe Juvin,
00:28:18député LR
00:28:20qui veut
00:28:20fermer
00:28:21les hôpitaux
00:28:22de proximité,
00:28:23figurez-vous,
00:28:24jugeant
00:28:25qu'il
00:28:26fragilise
00:28:27notre système
00:28:27de santé.
00:28:28Ces hôpitaux
00:28:28d'une centaine
00:28:29de lits
00:28:30en moyenne.
00:28:30En France,
00:28:30nous sommes à 44
00:28:32hôpitaux
00:28:32pour 1 million
00:28:34d'habitants,
00:28:34là où l'Italie
00:28:35est à 24
00:28:36et puis l'Espagne
00:28:37à 16.
00:28:38Philippe Bourillacchi,
00:28:39ça vous choque
00:28:40cette mesure,
00:28:41en tout cas pour essayer
00:28:41de sauver
00:28:42notre système
00:28:43de santé ?
00:28:44Je ne crois pas
00:28:45que c'est ça
00:28:45qui sera
00:28:46le système
00:28:46de santé
00:28:46parce qu'on a
00:28:47fermé des lits,
00:28:48on a fermé
00:28:48des cliniques,
00:28:49on a fermé
00:28:50des hôpitaux
00:28:50et on est toujours
00:28:51en situation
00:28:52de plus non plus
00:28:53catastrophique.
00:28:54Je disais carrément
00:28:55qu'on ferme
00:28:55et ça me surprend
00:28:56de Philippe Juvin
00:28:57qui est un médecin
00:28:57quand même,
00:28:58un grand médecin.
00:28:59Justement,
00:28:59c'est peut-être pour ça
00:29:00qu'on doit l'entendre.
00:29:01Non,
00:29:02je crois que ce qui met
00:29:03en danger
00:29:03notre système de santé
00:29:04c'est le fait
00:29:05qu'il y ait
00:29:05beaucoup de chômeurs
00:29:06qui ne cotisent pas
00:29:06du coup
00:29:07ou très faiblement
00:29:08et donc par conséquent
00:29:09ça crée un déséquilibre.
00:29:11Elle est là
00:29:12le nerf de la guerre.
00:29:13Vous pensez que c'est budgétaire ?
00:29:14Bien sûr,
00:29:15complètement.
00:29:15Sinon,
00:29:16pour quelle raison ?
00:29:17Et ça veut dire
00:29:18que tu rallonges encore ?
00:29:19Lui avance le fait
00:29:20que moins vous recevez
00:29:22de cas par exemple
00:29:23de cancérologie du sein,
00:29:24un hôpital
00:29:24qui pourrait avoir
00:29:25que 31 cas
00:29:26dans un hôpital,
00:29:27je cite ces chiffres,
00:29:29sur une année
00:29:30forcément
00:29:31et moins performant
00:29:33voire d'ailleurs
00:29:34en termes de mortalité
00:29:35les chiffres sont surprenants.
00:29:38Là où un praticien
00:29:40lui va peut-être
00:29:40en faire 150 dans l'année
00:29:41Véronique Chabourine ?
00:29:42Oui,
00:29:43il y a une réalité
00:29:43en effet.
00:29:45Moi je pense que d'abord
00:29:46ça serait extrêmement risqué
00:29:47de fermer des hôpitaux
00:29:49sur une question
00:29:49de rentabilité
00:29:50et après
00:29:51j'en parlerai plusieurs
00:29:52mais ça pose toute la question
00:29:53aussi par rapport
00:29:54à la démographie
00:29:55etc.
00:29:56Mais en fait
00:29:56il y a un rapport
00:29:57de la Cour des comptes
00:29:59qui est sorti
00:30:00Elle est venue
00:30:01avec toute la bibliothèque nationale
00:30:02et qui recommande
00:30:04en fait la gradation
00:30:06des soins
00:30:06donc peut-être
00:30:07de réorganiser
00:30:08par territoire
00:30:08effectivement
00:30:09et d'optimiser
00:30:10en fait
00:30:10certaines compétences
00:30:12mais à l'échelle
00:30:13du territoire
00:30:13parce que l'idée
00:30:14n'est pas de créer
00:30:15des déserts médicaux
00:30:16enfin il y a déjà
00:30:16des déserts médicaux
00:30:17l'idée n'est pas
00:30:18d'éloigner encore en plus
00:30:19les hôpitaux
00:30:21mais de pouvoir
00:30:21en fait avoir
00:30:22une forme de réorganisation
00:30:24autour d'une gradation
00:30:25en fait.
00:30:25Si ça vous choque
00:30:26appelez-nous
00:30:27est-ce qu'on doit
00:30:28fermer vos hôpitaux
00:30:29de proximité
00:30:310826
00:30:31300
00:30:31300
00:30:32Edouard Nour
00:30:33Je ne comprends pas
00:30:34la logique
00:30:35donc je vais me renseigner
00:30:36quand même
00:30:36pour comprendre
00:30:37ce que Philippe Juvin
00:30:38cherche à faire
00:30:39on a d'abord
00:30:41à lutter
00:30:41contre les déserts
00:30:42médicaux
00:30:42C'est le Parisien
00:30:43qui a révélé ça hier
00:30:44Voilà
00:30:44et parce que
00:30:47c'est quand même
00:30:47une priorité nationale
00:30:48je crois qu'il y a
00:30:50près de 80%
00:30:51des territoires français
00:30:52pas loin
00:30:53qui sont concernés
00:30:54par les déserts médicaux
00:30:55et j'en connais
00:30:55quelque chose
00:30:56comme lorsque
00:30:58j'étais élu
00:31:00local
00:31:00et député même
00:31:01sur ma circonscription
00:31:03nous avons fait
00:31:04ce qu'il fallait
00:31:05autour de Torcy
00:31:06et de Marne-la-Vallée
00:31:07pour créer
00:31:08les conditions
00:31:09Vous avez créé
00:31:09notamment une grande
00:31:10unité de soins
00:31:11vous avez un grand
00:31:12hôpital
00:31:12dans le coin
00:31:12On a le grand
00:31:13hôpital de Jossigny
00:31:14qui a posé d'ailleurs
00:31:15au départ
00:31:15beaucoup de difficultés
00:31:17mais bon
00:31:18qui fonctionne
00:31:18mais qui ne suffit pas
00:31:19ce qu'il faut
00:31:20ce sont des pôles
00:31:21de santé locaux
00:31:22des pôles de santé
00:31:23public
00:31:24ou des pôles de santé
00:31:26aidés par la collectivité
00:31:27publique
00:31:27ce n'est pas compliqué
00:31:28à faire
00:31:29il faut simplement
00:31:29que les élus
00:31:30et l'Etat
00:31:30s'en occupent
00:31:31Sans vouloir être son avocat
00:31:32lui ce qu'il avance
00:31:33c'est de dire
00:31:33quand vous avez des praticiens
00:31:35qui traitent plus d'une centaine
00:31:36de cas par an
00:31:37de cancérologie
00:31:39et bien ils sont
00:31:40beaucoup plus aguerris
00:31:41que le praticien
00:31:42qui va en rencontrer
00:31:43seulement une trentaine
00:31:44dans l'année
00:31:44Mais ça je rejoins
00:31:46Ça je rejoins
00:31:47bien entendu
00:31:47on est d'accord
00:31:48on n'est pas en train
00:31:48de parler de choses comme ça
00:31:49je pense que
00:31:50ce type de déclaration
00:31:51fait peur et angoisse
00:31:52les français
00:31:53parce que déjà
00:31:53les français ont des difficultés
00:31:55à trouver
00:31:56l'accès aux soins
00:31:57à des médecins
00:31:59etc.
00:31:59et qu'on leur dit
00:32:00en fait on va vous supprimer
00:32:01encore les hôpitaux de proximité
00:32:03mais qu'est-ce que ça veut dire ?
00:32:04C'est totalement ubuesque
00:32:05C'est la même problématique
00:32:07que l'on a sur les maternités
00:32:08Écoutez
00:32:08peut-être
00:32:09mais je crois qu'aujourd'hui
00:32:10il faut travailler
00:32:11avec les collectivités locales
00:32:13nous avons besoin
00:32:13de structures de santé
00:32:14au plan local
00:32:15et c'est possible
00:32:16quand les élus locaux
00:32:17travaillent
00:32:18en lien avec les ARS
00:32:19avec l'Etat
00:32:20et bien à ce moment-là
00:32:22on peut irriguer
00:32:23les territoires
00:32:24de nouveau
00:32:24avec des accès aux soins
00:32:26avec des médecins
00:32:27toutes les spécialités
00:32:28et je crois
00:32:29qu'il faut aussi
00:32:30désengorger
00:32:31les hôpitaux
00:32:31et les urgences
00:32:32parce qu'on sait
00:32:34à quel point
00:32:34aujourd'hui
00:32:35ils sont frappés
00:32:36par un excès
00:32:39par un trop-plein
00:32:41de gens
00:32:42qui affluent
00:32:43dans des moments
00:32:44notamment difficiles
00:32:44je regardais encore
00:32:45pendant la canicule
00:32:46il y avait des afflux
00:32:47de personnes
00:32:48qui se ruent
00:32:49à l'hôpital
00:32:49parce qu'il n'y a pas
00:32:50d'autre solution
00:32:51donc je crois
00:32:52que ce type de proposition
00:32:53comme ça
00:32:54à l'emporte-pièce
00:32:55participe pas
00:32:56d'un bon débat
00:32:57participe pas
00:32:57de régler la question
00:32:58comment on fait
00:32:59pour irriguer
00:32:59le territoire français
00:33:00de nouveau
00:33:01pour un accès
00:33:02aux soins
00:33:02garantis
00:33:03pour tous les français
00:33:04on est le pays
00:33:05de l'égalité
00:33:05ou on n'est pas
00:33:05le pays de l'égalité
00:33:06ou alors
00:33:07faut pas mentir
00:33:07aux français
00:33:08et à ce moment-là
00:33:09vous savez quoi
00:33:10on barre le mot
00:33:11égalité
00:33:12sur le fronton
00:33:12de la république
00:33:13et puis c'est terminé
00:33:14comme ça
00:33:15il n'y a plus
00:33:16de mauvaise foi
00:33:16vous m'avez énervé
00:33:17Véronique
00:33:17Véronique Chabourine
00:33:19deux choses
00:33:20je pense que
00:33:20première chose
00:33:21on est dans une période
00:33:22quand même
00:33:23de crise à répétition
00:33:24les pandémies
00:33:26les crises climatiques
00:33:27la canicule
00:33:28etc
00:33:28les gens ont de plus en plus
00:33:29besoin quand même
00:33:30d'aller à l'hôpital
00:33:30de plus il y a une augmentation
00:33:32des maladies chroniques
00:33:33et une augmentation
00:33:34c'est-à-dire un vieillissement
00:33:35aussi de la population
00:33:36donc déjà
00:33:37par rapport à ces éléments-là
00:33:39fermer des hôpitaux
00:33:40je ne comprends pas
00:33:41vraiment le raisonnement
00:33:42et ensuite
00:33:44je pense qu'en fait
00:33:45on ne peut pas parler
00:33:46de réarmement démographique
00:33:48et considérer
00:33:49qu'il y a déjà
00:33:50des femmes aujourd'hui
00:33:51dans les territoires
00:33:52qui habitent
00:33:52à plus de 45 minutes
00:33:54d'une maternité
00:33:55donc ça veut dire quoi ?
00:33:56ça veut dire
00:33:56fermer encore
00:33:57des hôpitaux ?
00:33:58la France est 23ème
00:33:58sur 27 dans l'Union Européenne
00:34:00en termes de mortalité infantile
00:34:024 enfants sur 1000
00:34:04meurent avant
00:34:05leur 1 an
00:34:06en France
00:34:0723ème
00:34:08c'est pas un chiffre
00:34:11pour nous rendre fiers
00:34:12non
00:34:12voilà
00:34:13donc ça veut dire quoi ?
00:34:14fermer des hôpitaux
00:34:15va encore probablement
00:34:17accentuer en fait
00:34:18et rallonger
00:34:19des temps de distance
00:34:21pour certaines personnes
00:34:23pour certaines femmes
00:34:23il y a quelque chose
00:34:24qui est entendable
00:34:25dans ce que dit
00:34:25Philippe Bujuvin
00:34:27et moi je le dis
00:34:28la répétition
00:34:29emmène les automatismes
00:34:31quand on dit
00:34:32que quelqu'un
00:34:32qui ne pratique pas beaucoup
00:34:33est moins performant
00:34:34que quelqu'un
00:34:35qui pratique beaucoup
00:34:37il n'y a pas besoin
00:34:37de faire sincère
00:34:38pour l'entendre
00:34:39et le comprendre
00:34:40mais dans ces cas-là
00:34:40ce qu'il faut
00:34:41c'est un rééquilibrage
00:34:42ça veut dire
00:34:43que le professeur
00:34:45en question
00:34:45qui est une pointure
00:34:46il fait deux jours
00:34:48dans un hôpital
00:34:48deux jours dans un autre
00:34:50et le cinquième
00:34:52dans un troisième
00:34:54ce qui permettrait aussi
00:34:55à celui qui ne pratique pas beaucoup
00:34:57de venir dans
00:34:58l'unité spécialisée
00:34:59regardez
00:35:00moi je suis suivi
00:35:00pour des coliques néphritiques
00:35:02à la pitié salpétrière
00:35:03c'est les meilleurs mondiaux
00:35:05sur tout ce qui est
00:35:06néphrologie
00:35:07et urologie
00:35:08d'accord
00:35:09les professeurs
00:35:10qui sont là
00:35:10ne sont pas contenus
00:35:12qu'à la pitié salpétrière
00:35:13et en plus
00:35:13ce qu'ils font
00:35:13c'est des pôles
00:35:14vraiment multimodales
00:35:15où justement
00:35:16ceux qu'ils savent
00:35:17ils le transmettent
00:35:19aux autres
00:35:19et ils prennent
00:35:20d'autres particiens
00:35:21pour pouvoir les former
00:35:22afin qu'ils puissent
00:35:23aller sur ces territoires-là
00:35:24donc c'est au niveau
00:35:25de cette formation
00:35:25qu'il faudrait se battre
00:35:27et pas sanctionner
00:35:29le français
00:35:29qui est déjà sanctionné
00:35:30au maximum
00:35:31où on a des déserts médicaux
00:35:32y compris
00:35:33dans les métropoles
00:35:34donc je ne comprends pas
00:35:36cette demande
00:35:39du docteur
00:35:40et en même temps
00:35:40le député
00:35:41Philippe Juvin
00:35:42je crois que vous touchez
00:35:42du doigt quelque chose
00:35:44parce que je crois
00:35:44que là il y a quand même
00:35:45une déclaration
00:35:46je ne veux pas faire
00:35:46de préjugés
00:35:48et de procès d'attention
00:35:49mais là clairement
00:35:50le premier truc
00:35:51auquel je pense
00:35:51quand j'entends
00:35:52cette déclaration
00:35:52de Philippe Juvin
00:35:53c'est quand même
00:35:53une déclaration
00:35:54de type corporatiste
00:35:55c'est pas possible
00:35:56de dire des choses comme ça
00:35:57quand on est médecin
00:35:58et quand on est
00:35:59qui plus est député
00:36:00donc on s'attèle
00:36:01à l'intérêt national
00:36:02pourquoi je dis ça ?
00:36:03parce que ce que dit
00:36:05Philippe Juvin
00:36:06a l'intérêt
00:36:06sur l'expérience
00:36:08des praticiens
00:36:09mais peut-être
00:36:10qu'il faut des pôles
00:36:11d'expertise
00:36:12mais il faut surtout
00:36:13former des médecins
00:36:14pardonnez-moi quand même
00:36:15de poser le vrai sujet
00:36:15il faut plus de médecins
00:36:17et pas du numéro sclosus
00:36:19c'est la question
00:36:20nous y venons
00:36:21nous y venons
00:36:22merci
00:36:22nous y venons
00:36:23c'est la question
00:36:24du numéro sclosus
00:36:25dont je crois
00:36:25qu'elle a été quand même réformée
00:36:26mais dont les effets
00:36:27ne viendront pas tout de suite
00:36:28parce qu'il faut bien
00:36:29former les gens
00:36:30mais ça pose la question
00:36:31de combien on met
00:36:33sur la table
00:36:33nous la France
00:36:34notre pays
00:36:35pour former des médecins
00:36:37suffisamment
00:36:37pour faire face
00:36:38encore une fois
00:36:38au défi
00:36:39c'est la même question de l'eau
00:36:40on met le pognon
00:36:41sur la table
00:36:41ou on ne le met pas
00:36:42pour qu'on ait un pays
00:36:43qui soit digne
00:36:44du nom de la France
00:36:44pour qu'on ait des hôpitaux publics
00:36:46je crois qu'on investit
00:36:48on investit
00:36:49on a une excellente santé
00:36:50mais aujourd'hui
00:36:50malheureusement
00:36:53malheureusement
00:36:53je dis
00:36:54il y a des territoires
00:36:55qui souffrent
00:36:56et qui sont
00:36:56en situation
00:36:57d'inégalité
00:36:58affrontons le défi
00:36:59formons des médecins
00:37:01créons des pôles
00:37:02publics de santé
00:37:03garantissons
00:37:04l'accès à la santé
00:37:05pour tous
00:37:06comme disait Véronique
00:37:07c'est inacceptable
00:37:08qu'on n'ait pas
00:37:09de maternité
00:37:10à 30 minutes
00:37:10de chez soi
00:37:11c'est entre 10 et 12 ans
00:37:13c'est pour ça qu'on est très content
00:37:14il faut donc voir la longue durée
00:37:16il faut faire les choses
00:37:17sur la longue durée
00:37:18et pas à la petite vue
00:37:20comme Philippe Juguet
00:37:21en disant
00:37:22écoutez
00:37:22on commence par supprimer
00:37:24les hôpitaux de proclimité
00:37:26franchement
00:37:26c'est pas sérieux
00:37:27je suis très content
00:37:28aujourd'hui
00:37:29de voir dans nos hôpitaux
00:37:30et essentiellement
00:37:31dans les urgences
00:37:32ces médecins
00:37:33qui viennent de l'étranger
00:37:34ça c'est une petite pichenette
00:37:35à ceux qui disaient
00:37:36qu'il y a trop
00:37:36mais je suis d'accord avec vous
00:37:39mais il faudrait aussi
00:37:41démocratiser
00:37:43la télémédecine
00:37:44à distance
00:37:45parce qu'aujourd'hui
00:37:47les médecins
00:37:48si vous n'êtes pas
00:37:49dans leur catalogue
00:37:49c'est toujours à distance
00:37:51la télémédecine
00:37:53pardon
00:37:54c'est pas faux
00:37:54c'est pas faux
00:37:55merci pour le tac
00:37:57il est bien propre
00:37:58je ne l'ai pas vu à l'ESVIA
00:37:59il y a des tacs propres
00:38:00on est des joueurs de ballon
00:38:01parfois il y a des tacs
00:38:02le premier page
00:38:02je vais te renvoyer l'appareil
00:38:04ce que je voulais dire
00:38:07c'est qu'aujourd'hui
00:38:08les médecins
00:38:08ne prennent plus
00:38:09de nouveaux patients
00:38:10et s'ils voulaient un rendez-vous
00:38:11ils vous donnent un rendez-vous
00:38:12dans 72 heures
00:38:13il y a des gens
00:38:14qui se lèvent un lundi matin
00:38:15qui ne sont pas très bien
00:38:17et qui ne peuvent pas aller au travail
00:38:17et ils n'ont pas de rendez-vous
00:38:18avant 72 heures
00:38:19donc c'est un peu compliqué
00:38:20ça les met en porte-à-faux
00:38:21par rapport à leur employeur
00:38:22et donc
00:38:23il faut aussi
00:38:24qu'on puisse développer
00:38:26cette télémédecine
00:38:27quasiment 24 heures sur 24
00:38:29pour que des gens
00:38:30qui ont des petites bobologies
00:38:31au lieu d'aller engorger
00:38:32les urgences
00:38:33de mettre nos infirmiers
00:38:34et nos médecins
00:38:35dans des situations de stress
00:38:36et de situations conflictuelles
00:38:38parce qu'il y en a qui s'énervent
00:38:39lorsqu'ils attendent au bout de 8 heures
00:38:40je ne suis toujours pas reçu
00:38:41mais le mot des urgences
00:38:43c'est le mot urgence
00:38:44tout ce qui sera plus urgent que toi
00:38:45sera pris en ligne de compte
00:38:46et donc c'est là-dessus
00:38:47et je pense qu'il ne faut pas
00:38:48faire d'économie sur la médecine
00:38:49Véronique Chabouine
00:38:50il faut que ce soit en déficit
00:38:52En fait je crois qu'il faut être réaliste
00:38:54on est un pays vieillissant
00:38:55et on a plus de 22% des français
00:38:57qui avaient plus de 65 ans
00:38:59au 1er janvier
00:39:00donc partant de là
00:39:02je pense qu'il faut s'adapter
00:39:03et assez rapidement
00:39:04puisque cette tendance-là
00:39:05elle ne va pas se renverser demain
00:39:06surtout que la fécondité
00:39:07elle est très basse
00:39:08Notre débat continue dans un instant
00:39:11sur Sud Radio
00:39:12dans nos débats de vieillissement
00:39:13Voulez-vous voir fermer vos hôpitaux
00:39:15proches de chez vous ?
00:39:16C'est une proposition
00:39:17du député Philippe Juvin
00:39:18qui veut fermer les hôpitaux
00:39:19de proximité d'une centaine de lits
00:39:21en moyenne
00:39:21pour renforcer en tout cas
00:39:23les grands pôles
00:39:24les grands pôles peut-être d'expertise
00:39:25c'était peut-être ça
00:39:26la proposition qui est derrière ça
00:39:28appelez-nous au 0826 300 300
00:39:30appelez-nous vraiment
00:39:31si vous voulez voir vos maternités
00:39:33continuer de fermer
00:39:34vos hôpitaux fermés
00:39:35et bien dites-nous
00:39:36ce que vous en pensez
00:39:37à tout de suite sur Sud Radio
00:39:40Sud Radio
00:39:42Parlons vrai
00:39:42Les débats de l'été
00:39:4410h-13h
00:39:45Anthony Martin Smith
00:39:46Et il se fait diciper
00:39:47nos débatteurs aujourd'hui
00:39:49mais c'est bien
00:39:49on les aime
00:39:50quand ils sont en forme
00:39:51comme cela
00:39:51les débats de l'été
00:39:52continu sur Sud Radio
00:39:53il est 11h17
00:39:54merci de votre fidélité
00:39:55appelez-nous 0826 300 300
00:39:57si vous voulez
00:39:58et bien comme Philippe Juvin
00:40:00voir vos hôpitaux
00:40:01de proximité
00:40:02fermés
00:40:03les hôpitaux
00:40:04dans moyenne
00:40:05centaines de lits
00:40:06en tout cas
00:40:07c'est une proposition
00:40:07qu'il fait
00:40:08pour sauver
00:40:08le système de santé
00:40:10avec Philippe Bourriacchi
00:40:11Edouardo
00:40:12Auréane Cipel
00:40:12et Véronique Chaborine
00:40:14Edouardo
00:40:14juste avant qu'on s'interrompe
00:40:16vous vouliez dire quelque chose
00:40:17je crois
00:40:18non moi je vous livrerai
00:40:21simplement une part
00:40:21de ma vie personnelle
00:40:23puisque moi je suis fils de médecin
00:40:24mon père était psychiatre
00:40:26médecin psychiatre
00:40:27étranger
00:40:28venu du Brésil
00:40:29et d'ailleurs c'est pourquoi
00:40:31nous sommes venus en France
00:40:32pour qu'il soit aussi formé
00:40:34faire son post-doctorat
00:40:36en psychiatrie
00:40:38donc je vous livre
00:40:39cette petite histoire personnelle
00:40:40parce qu'on parlait tout à l'heure
00:40:41des médecins étrangers
00:40:41mon père était de ces médecins
00:40:43psychiatres étrangers
00:40:44donc c'est une question
00:40:45que je connais bien
00:40:46à titre personnel
00:40:48je ne suis pas un spécialiste
00:40:49des questions de médecine
00:40:51mais je peux témoigner
00:40:52en ce sens
00:40:52et pour vous dire aussi
00:40:55qu'il y a la question aussi
00:40:56de la psychiatrie
00:40:57qui doit se poser
00:40:59qui est en décadence
00:41:01en délabrement
00:41:03malheureusement
00:41:03dans notre pays
00:41:04et puisqu'on parle de médecine
00:41:06de la santé mentale aussi
00:41:07de la santé mentale
00:41:08qui est une grande question
00:41:09dans l'année 2025
00:41:10vous savez
00:41:10c'était la grande cause nationale
00:41:12j'entendais aussi
00:41:15dans la presse
00:41:16et à la radio
00:41:17qu'y compris
00:41:18avec la canicule
00:41:19les urgences
00:41:21étaient
00:41:21en grande affluence
00:41:23aussi pour des questions
00:41:25psychiatriques
00:41:25parce que ça posait
00:41:26aussi des troubles
00:41:28psychiques
00:41:29etc
00:41:29or ce n'est pas digne
00:41:30de la France
00:41:31de traiter
00:41:32je crois
00:41:33la santé mentale
00:41:33comme ça
00:41:34de laisser des pénuries
00:41:35en psychiatrie
00:41:36de laisser ce mal-être
00:41:38psychique
00:41:38se développer
00:41:39c'est une question
00:41:40qui est aussi stratégique
00:41:41aussi importante
00:41:42que le reste
00:41:43il faut une grande
00:41:43prise de conscience
00:41:44et puisqu'on parle
00:41:45de médecine
00:41:46puisqu'on parle
00:41:47de proximité
00:41:49d'égalité
00:41:49d'accès aux soins
00:41:50dignes de notre pays
00:41:51qui est un pays
00:41:52d'excellence
00:41:53en matière de santé
00:41:53au plan général
00:41:54on ne peut pas laisser
00:41:55la psychiatrie en particulier
00:41:56dans cet état là
00:41:58voilà
00:41:58c'était un petit peu
00:41:58mon coup de gueule
00:42:00avant l'heure
00:42:01mais je voudrais
00:42:04attirer aussi
00:42:04l'attention là-dessus
00:42:05parce que je crois
00:42:06que la santé
00:42:06il faut la prendre
00:42:07sur un plan global
00:42:07et je la relis aussi
00:42:09à un autre débat
00:42:09que j'ai eu chez vous
00:42:10il y a quelques semaines
00:42:12sur un rapport
00:42:13de l'assurance maladie
00:42:15qui a fait polémique
00:42:16sur la question
00:42:17de l'interdiction
00:42:18du tabac
00:42:19pour une génération
00:42:20née à partir de chez
00:42:21qu'elle née
00:42:21mais en fait
00:42:22moi j'avais relevé
00:42:23que dans ce rapport
00:42:24de l'assurance maladie
00:42:25une autre question importante
00:42:26pour désengorger
00:42:27les hôpitaux
00:42:28pour faire la médecine
00:42:29du 21ème siècle
00:42:30c'est qu'elle nous appelait
00:42:31à un grand changement
00:42:32à une grande transformation
00:42:33en mettant la question
00:42:34de la prévention
00:42:35au coeur de notre stratégie
00:42:37et notre politique
00:42:37de santé publique
00:42:39et générale
00:42:39en France
00:42:40parce que si on met
00:42:41davantage de moyens
00:42:42pour la prévention
00:42:43on aura moins de soins
00:42:45inutiles à guérir
00:42:46à l'avenir
00:42:47et avec le vieillissement
00:42:48de la population
00:42:49je crois que d'ici
00:42:50quelques années
00:42:51ce sera un tiers
00:42:52de la population française
00:42:54qui aura plus de 65 ans
00:42:55c'est une transformation
00:42:57radicale
00:42:58de la structure démographique
00:42:59de notre pays
00:43:00il faut que nous y fassions face
00:43:01c'est pour ça
00:43:02que je suis un petit peu fâché
00:43:03avec cette proposition
00:43:04ça l'on porte pièce
00:43:05du député
00:43:06de Philippe Juvin
00:43:07qui est médecin par ailleurs
00:43:08et qui veut tout concentrer
00:43:10dans les métropoles
00:43:10c'est pas ça
00:43:11c'est pas ça la logique
00:43:13c'est pas la logique
00:43:15de tout concentrer
00:43:15dans les métropoles
00:43:16et dans les grands centres urbains
00:43:18au contraire
00:43:18on doit respecter
00:43:19tous les territoires de France
00:43:20qu'on trouve ensemble
00:43:22les moyens
00:43:22pour garantir l'accès
00:43:24à la santé
00:43:24et à égalité
00:43:25pour tout le monde
00:43:26sans créer des difficultés
00:43:28qui seront très néfastes
00:43:30pour notre pays
00:43:32Philippe Boyacchi
00:43:33que dire après ça ?
00:43:35je suis son mot ?
00:43:37non mais
00:43:37je crois qu'on est d'accord
00:43:39tous sur ce plateau
00:43:41pour dire que
00:43:42sur les frontons
00:43:43de notre maison communale
00:43:46c'est des mairies
00:43:47liberté
00:43:48égalité
00:43:49fraternité
00:43:50je rajouterais
00:43:52solidarité
00:43:52et donc la solidarité
00:43:54des territoires
00:43:55effectivement
00:43:55Edouard Douai de l'Asie
00:43:56c'est pas de tout concentrer
00:43:57en métropole
00:43:58on a tout
00:43:59mais
00:44:01la grande
00:44:02majorité
00:44:03de nos concitoyens
00:44:04n'habite pas en métropole
00:44:05oui mais une réaffectation
00:44:07des moyens
00:44:08des moyens humains
00:44:09des moyens financiers
00:44:10quand vous avez 44
00:44:11c'est ça aussi
00:44:12les chiffres
00:44:13qui l'avancent
00:44:13hôpitaux
00:44:1444 hôpitaux
00:44:15qui sont
00:44:16pour 1 million de personnes
00:44:19là où vous avez l'Espagne
00:44:20qui sont à 16
00:44:21alors
00:44:22il y a des pays
00:44:23ils montrent que
00:44:23le modèle finalement
00:44:24fonctionne aussi
00:44:25que peut-être
00:44:26nos moyens sont mal affectés
00:44:27oui les moyens
00:44:28sont certainement mal affectés
00:44:30oui les moyens
00:44:31doivent être affectés
00:44:32différemment
00:44:33et c'est ce que dit
00:44:33le rapport précisément
00:44:34et je crois
00:44:35qu'aujourd'hui
00:44:36exactement
00:44:37il faut
00:44:38il faut regarder
00:44:39avec
00:44:40la société évolue
00:44:42les besoins évoluent
00:44:43après il faut que ce soit
00:44:44réactualisé
00:44:45je pense
00:44:46de manière assez régulière
00:44:48et oui
00:44:49il y a effectivement
00:44:51certainement
00:44:52une réaffectation
00:44:53de certaines compétences
00:44:54mais encore une fois
00:44:55il faut raisonner
00:44:56par territoire
00:44:57et pas
00:44:57au niveau national
00:44:59pour pas
00:44:59comme vous le disiez
00:45:01défavoriser
00:45:01évidemment les territoires
00:45:02moi je crois
00:45:03qu'on a une vraie
00:45:05difficulté nationale
00:45:06qui est une tradition
00:45:07c'est le
00:45:09surjacobinisme
00:45:09la surcentralisation
00:45:11à partir de Paris
00:45:12il faut aussi
00:45:13qu'on libère
00:45:13les énergies
00:45:14dans les territoires
00:45:15les régions
00:45:16savent très bien
00:45:16travailler
00:45:17les départements
00:45:18savent très bien
00:45:18travailler
00:45:19les municipalités
00:45:21savent très bien
00:45:22travailler
00:45:22et si on travaille
00:45:23ensemble
00:45:24territoire par territoire
00:45:25avec la puissance
00:45:26de l'état
00:45:26on va couvrir
00:45:28correctement
00:45:28notre territoire
00:45:30en accès à la santé
00:45:31parce que
00:45:31tout n'est pas
00:45:32la chirurgie
00:45:33tout n'est pas
00:45:33les cas graves
00:45:34tout ne doit pas
00:45:35se faire à l'hôpital
00:45:35si on arrive
00:45:36à faire des pôles
00:45:37de santé
00:45:38et arriver
00:45:39à faire en sorte
00:45:39que des médecins
00:45:41soient sur
00:45:41l'ensemble
00:45:42de la couverture
00:45:43territoriale
00:45:43géographique
00:45:44française
00:45:44on va relever
00:45:46ce défi
00:45:46j'ajoute aussi
00:45:47que les révolutions
00:45:48technologiques
00:45:49l'intelligence artificielle
00:45:50le numérique
00:45:51sont des opportunités
00:45:52aussi
00:45:53pour changer
00:45:54et améliorer
00:45:55aussi le traitement
00:45:56de beaucoup de choses
00:45:57donc il faut
00:45:58prendre ces leviers
00:45:59il faut prendre ces leviers
00:46:00attendez je ne dis pas
00:46:01qu'il faut
00:46:01déshumaniser
00:46:02robotiser
00:46:04je vais aller
00:46:05au 0826 300 300
00:46:07on a Rémi de Paris
00:46:07qui nous appelle
00:46:09qui lui pense
00:46:10que c'est un faux débat
00:46:11bonjour Rémi
00:46:13oui bonjour
00:46:13merci de nous appeler
00:46:15je vais vous en prie
00:46:16je me permets
00:46:17de vous dire
00:46:17parce que je pense
00:46:17qu'il y a aussi
00:46:18un faux débat
00:46:19on parle de
00:46:20la gestion
00:46:21des hôpitaux
00:46:22on va supprimer
00:46:23des hôpitaux
00:46:24pour faire des économies
00:46:25en gros
00:46:27la question qui se pose
00:46:28on dit
00:46:28on présente
00:46:29la question budgétaire
00:46:30on n'a pas assez de budget
00:46:31pour gérer ça
00:46:32mais le problème
00:46:32c'est pas une question
00:46:33de dire
00:46:34on va faire ci
00:46:35on va pas faire ça
00:46:35le problème
00:46:36c'est une question
00:46:37de fléchage budgétaire
00:46:38parce qu'aujourd'hui
00:46:39il y a de l'argent public
00:46:40qui existe
00:46:41d'accord
00:46:42sauf que
00:46:42moi j'ai déjà discuté
00:46:43avec quelqu'un
00:46:44de la cour des comptes
00:46:45qui m'a dit que
00:46:46des fois
00:46:47au niveau des ministères
00:46:48ils fléchent
00:46:49là où ça va pas
00:46:50là ça va pas
00:46:50mais au niveau
00:46:51de la cour des comptes
00:46:51par exemple
00:46:52ils n'ont pas de moyens
00:46:53de coercition
00:46:53pour dire
00:46:54là vous faites des économies
00:46:55il faut faire des économies
00:46:57ici
00:46:57et aujourd'hui
00:46:58ils n'ont pas des moyens
00:46:59de faire
00:46:59un exemple concret
00:47:01aujourd'hui
00:47:01on va prendre
00:47:02dans le cadre
00:47:03de la gestion des villes
00:47:04au niveau du BTP
00:47:06aujourd'hui
00:47:06un rond-point
00:47:08à quelqu'un
00:47:09qui a un grand
00:47:09ça va coûter
00:47:10un million d'euros
00:47:11est-ce que vous entendez
00:47:12un million d'euros
00:47:13pour un rond-point
00:47:14alors qu'au niveau
00:47:15matière première
00:47:17fourniture
00:47:18au BTP
00:47:18ça coûte pas un million d'euros
00:47:19un million d'euros
00:47:20on va faire un pavillon
00:47:21oui d'accord
00:47:22donc il faudrait
00:47:23reflécher
00:47:24reflécher
00:47:25une partie des budgets
00:47:26de certains ministères
00:47:27pour les flécher
00:47:29là où on a besoin
00:47:30par exemple
00:47:30pour les hôpitaux
00:47:31parce que là
00:47:32avec un million d'euros
00:47:34on va pas
00:47:35écoutez
00:47:35on va pas se mentir
00:47:36il y a beaucoup
00:47:36il y a des malversations
00:47:38qui sont faites
00:47:38à droite à gauche
00:47:39il faudrait quand même
00:47:40que derrière
00:47:40la cour des comptes
00:47:42pointe son nez là-dessus
00:47:43en disant
00:47:43là vous arrêtez vos conneries
00:47:45on va flécher ça
00:47:45et dans ces cas
00:47:46parce que l'exemple
00:47:47du BTP
00:47:48au niveau des ronds-points
00:47:49c'est valable
00:47:49dans toutes les villes de France
00:47:51aujourd'hui par exemple
00:47:52les mairies
00:47:53ils ont oublié
00:47:54le mot malversation
00:47:57n'engage que vous
00:48:00parce que je veux pas
00:48:01me faire l'avocat du diable
00:48:02ce que je peux vous dire
00:48:03c'est que
00:48:03avant de faire
00:48:05un rond-point
00:48:05et vous avez raison
00:48:06parce que la matière première
00:48:07c'est des bordures
00:48:08mais en vérité
00:48:08ce qu'on ne voit pas
00:48:10et moi je l'ai appris
00:48:11à mes dépens
00:48:12parce que moi mon fils
00:48:12fait un CAP
00:48:13de conducteur d'enjeun de chantier
00:48:15et donc j'ai appris
00:48:16des choses grâce à lui
00:48:17il y a tout un nivellement
00:48:18à faire
00:48:18il y a des entreprises
00:48:20qui travaillent en amont
00:48:21pour faire le creusement
00:48:23il y a toute une mise en sécurité
00:48:24il y a des bureaux d'études avant
00:48:25et c'est ça qui augmente le prix
00:48:27alors ça peut paraître énorme
00:48:29et je l'entends
00:48:30moi aussi
00:48:30moi quand je voyais les chiffres
00:48:31je disais
00:48:32c'est surprenant
00:48:33mais il faut vraiment savoir
00:48:34que
00:48:35c'est pas juste
00:48:36la construction
00:48:36de ce rond-point
00:48:37c'est l'aménagement
00:48:38des routes
00:48:39qui sont autour
00:48:40pour pouvoir alimenter
00:48:41ce rond-point
00:48:42et surtout
00:48:42l'analyse d'études
00:48:44au préalable
00:48:45qui fait augmenter
00:48:47ce coût
00:48:47alors après on peut discuter
00:48:49Rémi
00:48:49j'ai bien compris
00:48:52mais au demeurant
00:48:54ok on a compris
00:48:55il y a des études
00:48:55mais moi j'ai travaillé
00:48:56dans l'industrie
00:48:57je peux vous dire
00:48:58que ok d'accord
00:48:58je suis d'accord
00:48:59que dire
00:48:59on va mettre en place
00:49:01aussi des choses
00:49:03pour
00:49:03mais là
00:49:04on fait dans ce cas-là
00:49:05du coquelier-coller
00:49:05on n'a pas besoin
00:49:06de refaire des études
00:49:07à chaque fois
00:49:07pour définir
00:49:09parce qu'il y a un cahier des charges
00:49:09qui est déjà prédéfini à l'avance
00:49:10la problématique
00:49:12c'est la géologie
00:49:13pardon Rémi
00:49:14de vous couper
00:49:15ok d'accord
00:49:15il y a des études biologiques
00:49:17mais en dehors de ça
00:49:18mais vous avez raison
00:49:19il y a des budgets
00:49:20qui sont déjà
00:49:21mal utilisés
00:49:22aujourd'hui
00:49:23d'accord
00:49:23là on a eu
00:49:25la dernière fois
00:49:25le rapport de la Cour des comptes
00:49:26sur l'utilisation
00:49:27du budget
00:49:28des frais de dépense
00:49:29à France Télévisions
00:49:31qui est incroyable
00:49:32d'accord
00:49:33et qu'on pouvait
00:49:34halluciner
00:49:35par rapport à ce qu'il y a
00:49:37c'est un exemple
00:49:38mais je veux dire
00:49:39qu'il faudrait quand même
00:49:40que derrière
00:49:40il y a
00:49:41par exemple
00:49:42la Cour des comptes
00:49:42leur donner des moyens
00:49:44de dire
00:49:45leur donner des agents publics
00:49:46de contrôle
00:49:46du budget de l'Etat
00:49:47parce qu'aujourd'hui
00:49:49on parle
00:49:49le budget d'Etat
00:49:50c'est de l'argent public
00:49:50c'est le budget pour tout le monde
00:49:52c'est chaque contribuable
00:49:53qui partit
00:49:53et aujourd'hui
00:49:55le problème qui se pose
00:49:56c'est que
00:49:56l'argent
00:49:57on a autant d'argent
00:49:58qu'il y a à peu près
00:49:59il y a une quinzaine d'années
00:50:00mais cet argent
00:50:00est mal utilisé
00:50:01et du coup
00:50:03est mal séché
00:50:04et ce qui fait
00:50:04qu'aujourd'hui
00:50:05on arrive à des gabegies financières
00:50:07alors qu'en fin de compte
00:50:07il y a des sélecteurs d'activité
00:50:08qu'on en a besoin
00:50:09et si on allait arriver
00:50:10à mieux flécher
00:50:11et par exemple
00:50:11à donner des moyens
00:50:12à la Cour des comptes
00:50:13d'avoir des moyens
00:50:14de coercition
00:50:14en disant au niveau des mystères
00:50:15je vais contrôler
00:50:16ce qu'on fait dans le mystère
00:50:17comment vous gérez le budget
00:50:18comment c'est fait
00:50:19ou même dans le cadre
00:50:20de la fonction publique
00:50:21pour qu'en fin de compte
00:50:22cet argent
00:50:23s'utilise mieux
00:50:24parce que c'est pas
00:50:25des fois on manque d'argent
00:50:26dans certains projets
00:50:27mais en même temps
00:50:28des fois
00:50:28l'argent est utilisé
00:50:29n'importe comment
00:50:30mais Anthony
00:50:31Rémi a complètement raison
00:50:32merci
00:50:33merci beaucoup
00:50:33merci infiniment
00:50:34Rémi
00:50:35au 0826
00:50:36300 300
00:50:36vous revenez quand vous voulez
00:50:37Véronique Chabourine
00:50:38et après
00:50:39Juste un point
00:50:41monsieur disait
00:50:41l'argent est mal utilisé
00:50:42je pense qu'il est utilisé
00:50:44de manière
00:50:46pas adaptée
00:50:47plus adaptée
00:50:47c'est plus cette nuance
00:50:49que j'aimerais apporter
00:50:49je pense que c'est juste
00:50:50encore ce qu'on disait
00:50:51et on va pas revenir dessus
00:50:52c'est mal
00:50:54c'est pas mal utilisé
00:50:55c'est plus utilisé
00:50:57avec des priorités
00:50:57c'est mal utilisé
00:50:59la problématique
00:50:59en France c'est
00:51:00coupable
00:51:01mais pas responsable
00:51:01c'est à dire que ça engage
00:51:02aucune responsabilité
00:51:03des personnes
00:51:04qui sont censées
00:51:05gérer les données publiques
00:51:06et ça c'est une vraie problématique
00:51:07Philippe Bourriaki
00:51:08vous gardez la parole
00:51:09votre coup de gueule
00:51:10ce sera sur quoi
00:51:11dans un instant
00:51:12ça sera sur les cambriolages
00:51:14dans les casernes de pompiers
00:51:15Eduardo
00:51:16ce sera quoi
00:51:17ce sera
00:51:18c'est un coup de coeur
00:51:19je crois non
00:51:19c'est un coup de coeur
00:51:20un coup de coeur
00:51:20pour l'odyssée
00:51:21de mer
00:51:22mise à l'écran
00:51:23par Christopher Nolan
00:51:24qui est une beauté absolue
00:51:26et dont le succès
00:51:27est incommensurable
00:51:28il y a déjà débat
00:51:29c'est très bien
00:51:30Véronique
00:51:31chez Mourine
00:51:31moi ça sera un coup de coeur
00:51:32pour la fin du démarchage téléphonique
00:51:34aujourd'hui
00:51:35ça va me manquer ça
00:51:36moi je m'amusais bien avec eux
00:51:37mais je vous inquiétez pas
00:51:39allez bougez pas
00:51:40dans un instant
00:51:40sur Sud Radio
00:51:41on revient
00:51:42Sud Radio
00:51:45Parlons vrai
00:51:4610h13
00:51:46Anthony Martin Smith
00:51:4811h
00:51:49passé de 31 minutes
00:51:50sur Sud Radio
00:51:50les débats de l'été continu
00:51:51vous nous appelez
00:51:52au 0826
00:51:53300
00:51:53300
00:51:54pour le débat
00:51:55que nous allons aborder
00:51:57dans une dizaine de minutes
00:51:59à peu près
00:51:59c'est la question du chômage
00:52:01qui atteint
00:52:018%
00:52:02êtes-vous favorable
00:52:04à ce que nous baissions
00:52:04les charges patronales
00:52:06pour relancer l'embauche
00:52:07peut-être
00:52:07avez-vous du mal
00:52:08à trouver du travail
00:52:09vous nous appelez au 0826
00:52:11300
00:52:11300
00:52:12avez-vous aussi du mal
00:52:13à recruter
00:52:13vous nous appelez
00:52:14là aussi
00:52:15ça nous intéresse
00:52:16c'est un vaste sujet
00:52:18la question de l'embauche
00:52:19et du chômage
00:52:20Emmanuel Macron
00:52:21cherchait à viser
00:52:22le plein emploi
00:52:22je le rappelle
00:52:23le plein emploi
00:52:23c'est 5% de chômage
00:52:25on est à 8
00:52:26c'est probablement
00:52:27un échec de la Macronie
00:52:28on en parlera dans un instant
00:52:29avec nos débatteurs
00:52:30et notre débatteuse
00:52:31Véronique Chabourine
00:52:32Édouardo
00:52:33Rianne Sipel
00:52:33et puis
00:52:34Philippe Boriacki
00:52:35vous gardez la main
00:52:36Philippe
00:52:36on va parler
00:52:37de votre coup de gueule
00:52:39mon coup de gueule
00:52:40il est contre
00:52:41ces voyous
00:52:42ces racailles
00:52:43ces personnes
00:52:45qui se mettent en marche
00:52:46de nos sociétés
00:52:47et qui nous mettent
00:52:47en difficulté
00:52:48au quotidien
00:52:49en s'en prenant
00:52:50à nos anges gardiens
00:52:51je veux parler
00:52:52de nos pompiers
00:52:53alors nos anges gardiens
00:52:54vous savez pour moi
00:52:54c'est toutes les forces de sécurité
00:52:55et qui ont beaucoup souffert
00:52:57ces derniers temps
00:52:57et qui continuent à souffrir
00:52:59en plus
00:53:00qui continuent à souffrir
00:53:01et qui ne se plaignent jamais
00:53:03on ne les entend jamais
00:53:04ce n'est pas des gens
00:53:05qui nous posent problème
00:53:07leur devise
00:53:08c'est sauver et périr
00:53:09et vous avez des mecs
00:53:10des mecs
00:53:11parce que ce n'est pas des nanas
00:53:12c'est des mecs
00:53:12qui vont combrioler
00:53:14nos casernes de pompiers
00:53:15pour voler du matériel
00:53:16pour voler des véhicules
00:53:17et ces mêmes matériaux
00:53:19et véhicules
00:53:20qui interviennent
00:53:21pour sauver
00:53:21nos vies
00:53:23sauver la vie
00:53:23de nos mamans
00:53:24sauver la vie
00:53:25de nos enfants
00:53:25sans distinction
00:53:26ni de race
00:53:27ni de religion
00:53:28ni de couleur
00:53:29ni d'orientation sexuelle
00:53:30et comment on peut
00:53:31s'en prendre
00:53:32à ces gens là
00:53:33à un moment donné
00:53:34je crois qu'il faut avoir
00:53:36une vraie politique
00:53:37de fermeté
00:53:37c'est
00:53:38tu t'en prends
00:53:39un ange gardien
00:53:40tu prends tellement cher
00:53:42que tu vas dissuader
00:53:43les autres
00:53:44alors les fous furieux
00:53:45qui ont des problèmes
00:53:45pathologiques
00:53:46et Edouardo
00:53:47maîtrise mieux
00:53:48le sujet
00:53:48que moi
00:53:49via l'éducation
00:53:51de son père
00:53:52et heureusement
00:53:52qu'il y a
00:53:53des psychiatres
00:53:55je crois que nous avons
00:53:56tous des vrais problèmes
00:53:57et moi le premier
00:53:58sûrement
00:53:58je suis humain
00:53:59trop humain
00:53:59voilà
00:54:00mais on doit être
00:54:02sans aucune pitié
00:54:04et moi c'est bizarre
00:54:05je ne vois aucun tweet
00:54:07de la France Insoumise
00:54:08s'indigner
00:54:09qu'on s'en prenne
00:54:09à nos anges gardiens
00:54:11ce dimanche
00:54:12il y a 5 policiers
00:54:13qui ont été blessés
00:54:15dans une course poursuite
00:54:17avec un délinquant
00:54:18une racaille
00:54:19personne ne s'est ému
00:54:21que nos anges gardiens
00:54:22qui se lèvent le matin
00:54:23qui sont des parents
00:54:24des mères
00:54:25et des pères de famille
00:54:25qui risquent
00:54:26de ne pas rentrer le soir
00:54:27voire quand ils rentrent
00:54:28ils peuvent se retrouver
00:54:28en garde à vue
00:54:29parce qu'on leur a demandé
00:54:30d'assurer notre sécurité
00:54:31donc maintenant
00:54:31ça suffit
00:54:33tolérance zéro
00:54:33sans aucune pitié
00:54:34Véronique Chabourine
00:54:35vous êtes d'accord ?
00:54:37oui moi je suis d'accord
00:54:38en tout cas je suis d'accord
00:54:38sur le diagnostic
00:54:39posé sur LFI
00:54:40il y a toujours
00:54:41une indignation
00:54:42à double standard
00:54:43de la part des LFI
00:54:45ça tout le monde le constate
00:54:47Edouard Dorian
00:54:47en haut d'un mot
00:54:49je dirais que
00:54:49bien entendu
00:54:50qu'il faut dénoncer
00:54:51et faire respecter
00:54:52la justice
00:54:53c'est le droit à l'autorité
00:54:55pour tous ceux
00:54:55qui sont performent
00:54:56en plus
00:54:57à nos forces de l'ordre
00:54:58aux pompiers
00:54:59qui sont là
00:54:59pour sauver les gens
00:55:01mais je crois aussi
00:55:01qu'il faut être attentif
00:55:02à ce que dit la violence
00:55:04même si elle doit être condamnée
00:55:05même si l'ordre
00:55:06et l'autorité
00:55:07doivent être respectés
00:55:08et les personnes
00:55:09qui commettent
00:55:10des actes comme ça
00:55:10doivent être punies
00:55:12je dis aussi
00:55:13qu'il faut comprendre
00:55:13ce qui se passe derrière ça
00:55:15souvent
00:55:15et on revient
00:55:16à la psychologie
00:55:17et notamment
00:55:18à la psychanalyse
00:55:19l'un des plus grands
00:55:20psychanalystes
00:55:21du 20ème siècle
00:55:22Winnicott
00:55:23un anglais
00:55:24avait analysé
00:55:25chez les adolescents
00:55:25ce type de comportement
00:55:27il appelait ça
00:55:27la tendance antisociale
00:55:29et bien
00:55:30la tendance antisociale
00:55:32c'était aussi
00:55:33un message d'alerte
00:55:34quand parfois
00:55:34l'environnement de l'enfant
00:55:35était défaillant
00:55:36quand il souffrait
00:55:37donc il faut que la société
00:55:38puisse aussi régler au fond
00:55:40ces passages à l'acte violent
00:55:41qui ne sont pas gratuits
00:55:42évidemment qu'ils doivent être condamnés
00:55:44mais si on veut prévenir
00:55:45il faut aussi traiter des enfants
00:55:47je dis que c'est un problème global
00:55:49on peut en parler
00:55:51je dis qu'il faut marcher
00:55:52sur nos deux jambes
00:55:53celle du respect de la loi
00:55:54de l'autorité
00:55:55parce qu'il n'y a pas de société
00:55:56sans ce respect là
00:55:57mais quand des gens font ça
00:55:59ils ne font pas ça
00:55:59comme ça
00:56:00parce qu'ils sont méchants
00:56:00par nature
00:56:01les pauvres petits bébés
00:56:02les pauvres petits bébés
00:56:03on devrait leur faire des caresses
00:56:06t'as qu'à yasser
00:56:07un véhicule de pompier
00:56:08j'ai pas dit ça
00:56:09bon
00:56:09ça va pas cette fois-ci
00:56:10mais il ne faut pas le faire
00:56:11non non non
00:56:11chère camarade
00:56:12j'ai dit que
00:56:13tout ça doit être sanctionné
00:56:15clairement
00:56:15il y a des femmes et des hommes
00:56:17qui se lèvent le matin
00:56:18pour nous sauver nos vies
00:56:19et la boule au ventre
00:56:20mais ça c'est déjà trop tard
00:56:21moi ce que j'essaye de dire
00:56:22c'est qu'on peut prévenir
00:56:23et éviter que tout ça arrive
00:56:25il y a des passages à l'acte
00:56:26totalement
00:56:28pour lesquels on peut être
00:56:30dans la prévention
00:56:31on peut agir
00:56:32et je dis qu'une société
00:56:34qui ne traite pas
00:56:35suffisamment du bien-être
00:56:36et du mal-être
00:56:37psychologique de ses enfants
00:56:38c'est une société
00:56:39qui aura affaire
00:56:40à ce type de comportement
00:56:41donc moi je dis qu'on est dans
00:56:43on n'est pas assez
00:56:44pour que les enfants aillent bien
00:56:46c'est tout
00:56:46ils vont dans des camps
00:56:48de vacances
00:56:49avec nos militaires
00:56:50avec nos légionnaires
00:56:51avec nos parachutistes
00:56:52on va leur apprendre
00:56:54qu'ils peuvent faire
00:56:55des choses intelligentes
00:56:56au lieu de casser
00:56:57ils vont réparer
00:56:58et croyez-moi
00:56:59croyez-moi que ça va mieux aller
00:57:01je donne le mot à Véronique
00:57:02oui alors
00:57:04Véronique Bourriac
00:57:05ils allaient vous marier
00:57:06sans vous alors
00:57:06pardon allez-y
00:57:07vous n'êtes pas d'accord
00:57:09et moi il y a un point quand même
00:57:11qui me semble assez intéressant
00:57:12c'est l'efficacité de la justice
00:57:15et l'efficacité de la justice
00:57:17et le fait d'avoir des peines aussi
00:57:19qui dissuadent
00:57:20qui fassent peur
00:57:21et peut-être qu'aujourd'hui
00:57:22on est arrivé à
00:57:23notamment sur des mineurs
00:57:25ou qui commettent des infractions
00:57:27on a peut-être des peines en face
00:57:28qui ne sont pas suffisamment à la hauteur
00:57:30et qui ne dissuadent pas suffisamment
00:57:32parce que c'est pas ce que ça se joue
00:57:33c'est ce que j'essaie de dire
00:57:34à un moment donné
00:57:34si on veut sauver les enfants
00:57:35et éviter qu'ils deviennent des marginaux
00:57:37il faut trouver les moyens
00:57:38de les re-socialiser
00:57:39Eduardo, vous gardez la main
00:57:40ce sera probablement une question
00:57:42qui sera largement débattue
00:57:44lors de l'élection présidentielle à venir
00:57:45vous gardez la main
00:57:46avec votre coup de coeur
00:57:47ce film que Philippe Bourriaki
00:57:49exècre visiblement
00:57:50allez-y
00:57:51mon coup de coeur
00:57:51c'est pour l'Odyssée
00:57:53et son succès
00:57:55au cinéma
00:57:56le film de Christopher Nolan
00:57:58qui non seulement
00:58:00est un succès commercial
00:58:02et du cinéma
00:58:04je crois qu'il a déjà rapporté
00:58:05plus de 1 milliard de dollars
00:58:07ou d'euros
00:58:08c'est du jamais vu
00:58:09pour Christopher Nolan
00:58:10c'est 5 millions d'entrées en France
00:58:12et le plus beau dans tout ça
00:58:14le plus beau
00:58:15le plus magnifique
00:58:16l'une des plus belles nouvelles
00:58:17de l'été
00:58:18on va relire
00:58:18c'est que
00:58:20l'Odyssée d'Homère
00:58:21les livres
00:58:22leur vente
00:58:22repartent à la hausse
00:58:24de manière
00:58:25stratosphérique
00:58:26et ça c'est génial
00:58:27et rien que pour ça
00:58:28c'est un très grand succès
00:58:30et Ulysse
00:58:30l'histoire d'Odyssée
00:58:32Ulysse c'est nous
00:58:33ça parle d'Onous
00:58:34c'est une histoire
00:58:34actuelle très vivante
00:58:36une histoire
00:58:36qui a près de 3000 ans
00:58:38qui a été fixée à l'écrit
00:58:39il y a 2700 ans
00:58:41vers le 8ème siècle
00:58:42avant notre ère
00:58:43et qui parle autant
00:58:45à nos vies
00:58:45c'est extraordinaire
00:58:47Ulysse c'est nous
00:58:47parce que c'est l'histoire
00:58:49de l'identité
00:58:50de la différence
00:58:51de la transmission
00:58:52du retour
00:58:53chez soi
00:58:54du retour
00:58:55à soi
00:58:56de comment faire
00:58:57face à l'imprévisibilité
00:58:58et à l'instabilité
00:59:00du monde
00:59:00comment on fait face
00:59:01à ce qui arrive
00:59:02et qui est Ulysse ?
00:59:03Ulysse c'est
00:59:04l'homme aux ruses
00:59:05nombreuses
00:59:05l'homme aux mille tours
00:59:06Ulysse le polytrope
00:59:08Ulysse qui est fertile
00:59:10en stratagème
00:59:11celui qui toujours
00:59:12face à l'adversité
00:59:13du monde
00:59:13et au changement
00:59:13trouve des solutions
00:59:15pour s'en sortir
00:59:17je crois que
00:59:18c'est un grand message
00:59:19puisque nous discutions
00:59:20de la santé
00:59:21de la délinquance
00:59:23des hôpitaux
00:59:23de l'eau
00:59:24comment on fait face
00:59:25à ces instabilités
00:59:27du monde
00:59:28à ces défis
00:59:28à ces menaces
00:59:29et bien
00:59:29si on a
00:59:30cet esprit
00:59:31d'Ulysse
00:59:32cette polytropie
00:59:33d'Ulysse
00:59:34cette ruse
00:59:35cette intelligence
00:59:36qui doit être
00:59:37une intelligence collective
00:59:38si on est tous
00:59:39fidèles à l'esprit
00:59:40d'Ulysse
00:59:40et bien la France
00:59:41comme le monde
00:59:42va s'en sortir
00:59:45est-ce qu'il a réussi
00:59:46à vous convaincre
00:59:47sur le film
00:59:47c'est que j'ai été le voir
00:59:48moi l'Odyssée
00:59:49et j'ai été le voir
00:59:49deux fois
00:59:50parce que mes enfants
00:59:51voulaient le voir
00:59:53autant la première fois
00:59:54j'ai dit
00:59:54j'ai dû louper quelque chose
00:59:56parce que je me suis endormi
00:59:57pendant le film
00:59:57c'est pour vous dire
00:59:58et la deuxième fois
00:59:59je me suis dit
00:59:59mais non
00:59:59ça n'a rien à voir
01:00:01avec le livre
01:00:02alors effectivement
01:00:02ça reprend
01:00:03des extraits du livre
01:00:05de manière historique
01:00:06etc
01:00:07moi je pense que
01:00:08les ventes aujourd'hui
01:00:09c'est parce que
01:00:10tous les gens
01:00:10qui ont été déçus
01:00:11par le film
01:00:11ils ont dit
01:00:12non il faut que je me fasse
01:00:13mon profond de communion
01:00:13en lisant l'écriture originale
01:00:16un peu comme d'autres sagas
01:00:17type Harry Potter
01:00:17mais effectivement
01:00:18alors effectivement
01:00:19c'est un succès planétaire
01:00:20un milliard de dollars
01:00:22aujourd'hui
01:00:23de bénéfices
01:00:24félicitations
01:00:26bravo pour tous ceux
01:00:27qui ont travaillé dessus
01:00:28et surtout
01:00:28la création
01:00:30des effets spéciaux
01:00:31et moi je salue
01:00:32en tout cas
01:00:33les français
01:00:34qui ont collaboré
01:00:35sur ce film
01:00:36et nous avons
01:00:37des grandes écoles
01:00:38je pense
01:00:38on l'institue
01:00:39Georges Méliès
01:00:41créateurs des effets spéciaux
01:00:42créateurs d'effets spéciaux
01:00:43et de jeux d'animation
01:00:45qui font que
01:00:46les grandes
01:00:48mais le film
01:00:49est plat
01:00:50et long
01:00:52sérieusement
01:00:53je me suis fait
01:00:54excusez-moi
01:00:54mais enquiquiner
01:00:56chier
01:00:56je me suis emmerdé
01:00:57comme pas possible
01:00:58je déconseille le film
01:01:00comme tout le monde
01:01:01j'en ai entendu parler
01:01:01donc je me suis dit
01:01:02waouh
01:01:02magnifique
01:01:03et quand on est sorti
01:01:05de la salle
01:01:05on était nombreux
01:01:06à être complètement déçus
01:01:07alors peut-être
01:01:09que je n'aurais pas dû
01:01:10lire le livre avant
01:01:10quand j'étais petit
01:01:11et pourtant
01:01:12c'est un dyslexique
01:01:13qui vous parle
01:01:13donc j'ai mis
01:01:14je crois
01:01:15trois mois avant
01:01:15de lire
01:01:16dans la traduction
01:01:17par exemple
01:01:17de Philippe Brunet
01:01:18en grec
01:01:19je vais le lire
01:01:19mais en grec
01:01:20excusez-moi
01:01:20les aiguilles de l'orloge
01:01:21tourne
01:01:21Véronique Chabourine
01:01:22votre coup de gueule
01:01:23non c'est un coup de coeur
01:01:24excusez-moi
01:01:25coup de coeur aujourd'hui
01:01:26parce qu'aujourd'hui
01:01:27c'est la fin
01:01:28du démarchage téléphonique
01:01:29et que du coup
01:01:30c'est une réforme
01:01:31qui est assez intéressante
01:01:33puisque du coup
01:01:33elle permet
01:01:34on ne devrait plus recevoir
01:01:35tous ces appels
01:01:36parce que finalement
01:01:37c'est à l'entreprise
01:01:38maintenant
01:01:38qui veut vous contacter
01:01:40d'obtenir préalablement
01:01:42votre consentement
01:01:43et donc évidemment
01:01:44et derrière tout ça
01:01:46il y a aussi
01:01:46évidemment
01:01:46la protection des données
01:01:49et l'utilisation
01:01:50de nos données personnelles
01:01:51après
01:01:52ça pose quand même
01:01:53une question
01:01:54en fait
01:01:54essentielle
01:01:55celle de l'effectivité
01:01:56de la mesure
01:01:57qu'il faudra voir
01:01:58dans les mois à venir
01:02:00Juste un dernier mot
01:02:01pour revenir
01:02:01si vous me permettez
01:02:03à la question
01:02:04de l'Odyssée
01:02:05et de Omer
01:02:05puisque j'ai signé
01:02:06il y a quelque temps
01:02:07Vous vous en fichez
01:02:08vous de
01:02:08Non je suis d'accord
01:02:10je suis très heureux
01:02:10du démarchage
01:02:11de la fin de ce démarchage
01:02:12parce qu'il pollue
01:02:13la vie des gens
01:02:13Est-ce que vous voulez
01:02:13qu'on vous démarche
01:02:14pour l'Odyssée ?
01:02:14Oui démarchez-moi
01:02:15pour l'Odyssée
01:02:16ça n'y a pas de problème
01:02:17appelez-moi tous les jours
01:02:18Alors nous on est dans un dos
01:02:190675
01:02:19Mais juste un dire
01:02:20il y a un peu de militance
01:02:22quand même
01:02:23avec l'héléniste
01:02:24et professeur de grec
01:02:25Caroline Fourgeau-Laville
01:02:27j'ai signé
01:02:27avec des académiciens
01:02:29des professeurs
01:02:29des écrivains
01:02:30une lettre ouverte
01:02:31au ministre de l'éducation nationale
01:02:32pour le rétablissement
01:02:33des points bonus
01:02:34du latin et du grec
01:02:35au baccalauréat
01:02:36parce que je crois
01:02:37qu'avec le succès
01:02:38de l'Odyssée et d'Omer
01:02:39on doit revenir
01:02:40à la question
01:02:41de l'enseignement
01:02:41des lettres classiques
01:02:42et des langues anciennes
01:02:43le grec et le latin
01:02:44qui parfois est menacé
01:02:45donc je dis cela
01:02:47il faut maintenir
01:02:48cette tradition
01:02:49qui fait partie
01:02:50de notre civilisation européenne
01:02:51Appelez-nous
01:02:52venez nous démarcher
01:02:53au 0826
01:02:53300 300
01:02:54sur la question
01:02:55que nous allons aborder
01:02:56dans un instant
01:02:56celle du chômage
01:02:57atteignant plus de 8%
01:02:59doit-on baisser
01:03:00les charges patronales
01:03:01pour relancer l'embauche
01:03:02à tout de suite
01:03:03sur Sud Radio
01:03:05Sud Radio
01:03:07Parlons Vraiment
01:03:07Les débats de l'été
01:03:0910h-13h
01:03:10Anthony Martin Smith
01:03:11Et on continue
01:03:12sur l'antenne de Sud Radio
01:03:13il est 11h passé
01:03:14de 43 minutes
01:03:15avec nos débatteurs
01:03:16en plateau
01:03:17enfin il en manque un
01:03:18il est parti boire un café
01:03:19mais il arrive dans deux secondes
01:03:20Edouardo
01:03:20rien de s'y pelle
01:03:21pour ne pas le citer
01:03:22pour ne pas le balancer
01:03:23mais je l'ai quand même fait
01:03:24avec vous
01:03:25Philippe Bourrietti
01:03:26toujours en plateau
01:03:26vous êtes en forme
01:03:27aujourd'hui
01:03:28ça vous réussit
01:03:29de dormir à la radio
01:03:31Véronique Chabourine
01:03:32également
01:03:32qui est en plateau
01:03:33qui elle est très
01:03:34consciencieuse
01:03:34et sérieuse
01:03:35c'est celle en tout cas
01:03:36qui tient la baraque
01:03:37on va revenir
01:03:40sur cette question
01:03:40qu'on vous pose
01:03:41au 0826-300-300
01:03:43n'oubliez pas
01:03:44la libre antenne
01:03:44d'ailleurs à 12h
01:03:45pour venir débattre
01:03:46des sujets
01:03:47qu'on a abordés
01:03:48aujourd'hui
01:03:48sur celui de la sécheresse
01:03:50un niveau inédit
01:03:51en France
01:03:51doit-on envisager
01:03:52un plan Marshall
01:03:53pour la conservation
01:03:55de l'eau
01:03:56et puis aussi
01:03:57cette question
01:03:57qu'on aborde
01:03:58dans un instant
01:03:58le chômage
01:03:59à plus de 8%
01:04:00doit-on baisser
01:04:01les charges patronales
01:04:02pour relancer l'embauche
01:04:03et puis si vous avez envie
01:04:04d'aborder spontanément
01:04:06un autre sujet
01:04:07on vous attend
01:04:07au 0826-300-300
01:04:08Aude
01:04:09n'arrête pas
01:04:10de vous décrocher
01:04:11et puis de répondre
01:04:13à votre démarchage téléphonique
01:04:15Philippe Bourrietti
01:04:16est-ce qu'on doit baisser
01:04:16les charges patronales
01:04:17pour relancer l'embauche
01:04:18est-ce que nos patrons
01:04:19ne sont pas assommés
01:04:21par des prélèvements obligatoires ?
01:04:24Ils sont assommés
01:04:25parce que c'est l'effet
01:04:26des vases communiquants
01:04:27si vous avez moins de travailleurs
01:04:30forcément vous faites peser
01:04:32la solidarité nationale
01:04:34sur celles et ceux
01:04:35qui travaillent
01:04:36et donc par conséquent
01:04:37vous n'avez pas
01:04:38d'autre marge de manœuvre
01:04:39que d'augmenter les taux
01:04:40et donc forcément
01:04:41quand on augmente les taux
01:04:42un salaire
01:04:43je donne un exemple
01:04:45de 1500 euros
01:04:45les taux
01:04:46ou les taux ?
01:04:48c'est pas la même chose
01:04:49les deux mon camarade
01:04:55parce que du coup
01:04:56un salaire net
01:04:58de 1500
01:04:58ça coûte 3000 euros
01:05:00à l'entreprise
01:05:00parce qu'on va dire
01:05:01il y a les charges salariales
01:05:02et patronales
01:05:03les deux payent des charges
01:05:05et donc par conséquent
01:05:06est-ce qu'il faut
01:05:07les baisser ?
01:05:09oui bien sûr
01:05:10dans la mesure du possible
01:05:11mais est-ce qu'on les baissera
01:05:12ça te permettra
01:05:13d'embaucher plus ?
01:05:14je suis pas sûr
01:05:14mais du coup
01:05:15est-ce qu'il ne faudrait pas
01:05:17réellement faire du protectionnisme ?
01:05:18moi je suis un patriote nationaliste
01:05:21pas un extrémiste
01:05:22je n'ai aucun problème avec les autres
01:05:24mais j'ai envie de défendre
01:05:25les intérêts de la France
01:05:26avant tout
01:05:26et est-ce qu'il ne faudrait pas
01:05:27mettre un protectionnisme
01:05:28français ou européen
01:05:30disons qu'en gros
01:05:31la TVA sur les produits
01:05:32faits en Europe
01:05:33et en France
01:05:34serait de 10%
01:05:35et la TVA
01:05:36sur les produits extérieurs
01:05:37serait de 30%
01:05:38vous avez 5000 euros
01:05:39Philippe Bourriaki
01:05:40vous voulez recruter
01:05:41deux personnes à 3000 euros
01:05:42ça fait 6000
01:05:43vous ne pensez pas
01:05:44que si vous baissez un peu
01:05:44les charges
01:05:45vous pouvez en recruter deux
01:05:46au lieu d'un seul ?
01:05:47est-ce que dans un ennemi ?
01:05:49j'entends
01:05:50je pourrais même en recruter 10
01:05:52si tu divises par 4
01:05:54mais du coup
01:05:55est-ce que j'aurais assez
01:05:57de clients derrière
01:05:58pour absorber
01:05:59ce nombre de personnes ?
01:06:00les gens ne se retrouvent pas
01:06:01dans cette question
01:06:02de la solidarité nationale
01:06:03ils ont l'impression
01:06:03toujours de payer
01:06:04pour les mêmes
01:06:05mais surtout pas pour eux
01:06:06Véronique Bourriaki
01:06:07qui chabourine
01:06:08c'est une très très bonne idée
01:06:10on en parle tout à l'heure
01:06:11non alors écoutez
01:06:13moi je pense que c'est
01:06:13regarder une seule partie
01:06:14du problème
01:06:15déjà il y a déjà
01:06:16des allégements
01:06:17sur les charges patronales
01:06:18sur les bas et moyens salaires
01:06:20sur le SMIC
01:06:21depuis 30 ans
01:06:22et jusqu'à 3 fois
01:06:23du SMIC
01:06:24pardon
01:06:25donc évidemment
01:06:26oui
01:06:27on peut considérer
01:06:28que si on allège
01:06:29davantage
01:06:30ou qu'on allège
01:06:30sur davantage de tranches
01:06:32évidemment
01:06:32ça va peut-être permettre
01:06:33de faciliter
01:06:34certaines embauches
01:06:35après je crois que c'est regarder
01:06:37qu'une partie du problème
01:06:38la question qu'il faut se poser
01:06:39c'est pourquoi
01:06:39est-ce que l'entreprise
01:06:41a vraiment besoin d'embaucher
01:06:42quel est l'état de la consommation
01:06:44quel est l'état de la croissance
01:06:44de moins en moins
01:06:45a priori avec l'intelligence artificielle
01:06:46mais c'est un autre problème
01:06:47quel est l'état de la croissance
01:06:48et après on parlera aussi
01:06:50d'un sujet qui va être aussi
01:06:51plus conjoncturel
01:06:54notamment peut-être
01:06:55un phénomène d'attentisme
01:06:57qu'on peut repérer aussi
01:06:59l'année qui précède
01:07:00les élections présidentielles
01:07:01par exemple
01:07:02ça c'est vrai que c'est récurrent
01:07:03les français pour information
01:07:05sont dans les
01:07:07parmi la zone euro
01:07:09sont ceux qui épargnent le plus
01:07:12quasiment
01:07:13pas que dans la zone euro
01:07:15d'ailleurs
01:07:15dans le monde entier
01:07:16Edouardo
01:07:17rien ne s'y pèle
01:07:18moi je crois qu'il faut
01:07:19favoriser le travail
01:07:20moi je ne suis pas contre
01:07:23la baisse
01:07:23de certaines cotisations
01:07:25je suis notamment
01:07:26favorable
01:07:27à des baisses
01:07:28de cotisations
01:07:29pour favoriser
01:07:30les salaires
01:07:31et notamment
01:07:31les petits salaires
01:07:33les bas salaires
01:07:33moi je veux bien
01:07:35qu'on pense davantage
01:07:36à la baisse
01:07:36des cotisations patronales
01:07:38mais tout ça doit être
01:07:39équilibré
01:07:41équilibré
01:07:42on doit favoriser
01:07:43le travail
01:07:44on doit favoriser
01:07:45les salaires
01:07:46et notamment
01:07:47le salaire
01:07:48les petits salaires
01:07:50les bas salaires
01:07:50et le salaire
01:07:51des classes moyennes
01:07:52il y a un vrai déséquilibre
01:07:54entre ce qui pèse
01:07:56sur le capital
01:07:57et ce qui pèse
01:07:58sur le travail
01:07:59je pense que ça suffit
01:08:01je pense que ça suffit
01:08:02de favoriser
01:08:03le capital
01:08:04au détriment
01:08:05du travail
01:08:06en règle générale
01:08:07je pense que
01:08:08s'il y a une telle rupture
01:08:09aujourd'hui
01:08:10de confiance
01:08:10s'il y a une telle rupture
01:08:12de confiance
01:08:13chez les français
01:08:14je parle depuis des années
01:08:15de fractures
01:08:16de confiance
01:08:16mais le travail
01:08:17est une forme de capital
01:08:18Edouard Dau
01:08:19en tout cas
01:08:19non pas chez les économistes
01:08:22non mais j'ai bien compris
01:08:23mais moi je parle pas
01:08:23là je prends
01:08:25des définitions
01:08:26des économistes
01:08:27et de l'économie politique
01:08:29il y a deux facteurs
01:08:30de production
01:08:30il y a le capital
01:08:31et le travail
01:08:32et il y a aussi un peu
01:08:32disons le progrès technique
01:08:34mais ça c'est
01:08:34un autre débat
01:08:35donc le capital
01:08:37c'est une chose
01:08:37le travail
01:08:38c'est tout à fait autre chose
01:08:39non seulement pour l'économie
01:08:41mais comme aussi
01:08:42pour la fiscalité
01:08:43donc moi je crois
01:08:44qu'on peut pas favoriser
01:08:45simplement le capital
01:08:46au détriment du travail
01:08:47il faut qu'il y en ait
01:08:48pour tout
01:08:48vous savez quelle est la solution
01:08:50parce que moi je suis un démocrate
01:08:52je suis pas un autocrate
01:08:55je suis pour qu'il y ait
01:08:56des discussions
01:08:57fortes
01:08:58je suis pour une démocratie
01:08:59sociale forte
01:09:00depuis des années
01:09:01on n'a pas de discussion
01:09:02entre le monde du travail
01:09:04et à l'intérieur
01:09:05du monde du travail
01:09:06c'est-à-dire entre patron
01:09:06et organisation de travailleurs
01:09:09je pense que c'est ça
01:09:10qui va bien fonctionner
01:09:11la question de la réforme
01:09:12des retraites
01:09:13elle a échoué pour ça
01:09:13parce qu'il n'y a pas de discussion
01:09:14et qu'on n'a pas voulu écouter
01:09:16la démocratie sociale
01:09:17c'est la question de 2027
01:09:19c'est la question de la présidentielle
01:09:20elle n'a pas échoué
01:09:21que pour ça
01:09:22il y aura un candidat
01:09:24il y aura un président
01:09:25il y aura une majorité
01:09:26mais ceux qui pensent
01:09:27que ça va se décider
01:09:29uniquement d'en haut
01:09:29comme on a voulu le faire
01:09:30ces dernières années
01:09:31se trompent
01:09:32et on ira dans le mur
01:09:33si on veut recoudre
01:09:34la société française
01:09:35si on veut redonner du lien
01:09:38si on veut repartir de l'avant
01:09:39avec confiance
01:09:40il faut mettre tout le monde
01:09:41autour de la table
01:09:43donc toutes ces questions
01:09:44sur qu'est-ce qu'il faut taxer
01:09:45quelle est la part de charge sociale
01:09:47des uns et des autres
01:09:48du capital
01:09:48du travail
01:09:49il faudra le faire
01:09:50dans la discussion
01:09:51dans un grand compromis
01:09:53historique et social
01:09:54sans lequel la France
01:09:55n'avancera pas
01:09:56ce pays n'avance pas
01:09:57uniquement avec un coup
01:09:58de baguette magique
01:09:59d'en haut
01:09:59il s'avance
01:10:00en faisant avancer
01:10:02toutes les forces vives
01:10:03et donc je le dis
01:10:05il faut changer
01:10:05l'état d'esprit
01:10:06et revenir à un état d'esprit
01:10:08qui est celui
01:10:08de la discussion
01:10:09et de la démocratie sociale
01:10:10vous appelez pas
01:10:10Véronique Edouardo
01:10:11elle est Véronique
01:10:12non je crois
01:10:13que le sujet
01:10:14c'est aussi la croissance
01:10:15la croissance
01:10:16est quand même
01:10:16relativement faible
01:10:170,2%
01:10:18elle était à moins 0,1%
01:10:19je crois
01:10:20au début du
01:10:21enfin sur le premier
01:10:23semestre
01:10:23trimestre
01:10:24et donc je crois
01:10:25qu'il y a un sujet
01:10:25en fait avant tout
01:10:26de croissance
01:10:27les entreprises
01:10:27il ne faut pas confondre
01:10:30la possibilité d'embaucher
01:10:31avec le besoin d'embaucher
01:10:32si l'entreprise
01:10:33n'a pas le besoin d'embaucher
01:10:34c'est pas parce qu'on baisse
01:10:35les charges
01:10:35qu'elle va embaucher
01:10:36mais vous savez bien
01:10:37aussi Véronique
01:10:38qu'on peut avoir
01:10:39de la croissance
01:10:40sans nécessité
01:10:41d'embaucher
01:10:41à un moment donné
01:10:42je pense que par exemple
01:10:43c'est le problème
01:10:43que traverse le Maroc
01:10:45c'est le problème
01:10:45que traverse le Maroc
01:10:46ils ont de la croissance
01:10:47mais ça ne crée pas
01:10:48plus d'emplois
01:10:49et ça ne crée pas
01:10:49de la mobilité sociale
01:10:50je crois que pour nous
01:10:52en France
01:10:52il faut qu'on arrive
01:10:54à tenir tous les bouts
01:10:55et donc de la croissance
01:10:56bien sûr
01:10:56produire
01:10:57mais aussi favoriser
01:10:58des dynamiques de travail
01:11:01c'est fou ça
01:11:02c'est le problème
01:11:02des gauchistes marxistes
01:11:06ils ont toujours raison
01:11:07non mais
01:11:07il dit des choses
01:11:08intéressantes à Edouard Dau
01:11:08et puis je sais
01:11:09que c'est quelqu'un
01:11:10globalement pragmatique
01:11:11moi je l'ai suivi
01:11:11dans les différents travaux
01:11:13moi je le dis
01:11:14c'était un très bon député
01:11:15c'est dommage
01:11:16qu'il n'y en ait pas plus
01:11:16d'Edouard Dau
01:11:17et c'est dommage
01:11:18que chez toi
01:11:19tu ne rayonnes pas
01:11:20plus
01:11:21mais c'est le problème
01:11:22des gens brillants
01:11:23et intelligents
01:11:23il faut les mettre de côté
01:11:24parce qu'ils peuvent
01:11:25prendre le pouvoir
01:11:25et ça ne plaît pas
01:11:26aux dirigeants
01:11:27mais ce que je veux dire
01:11:28par là
01:11:28c'est que nous avons
01:11:30je ne veux culpabiliser
01:11:31personne
01:11:32je ne suis pas
01:11:33Europe Écologie Les Verts
01:11:34nous avons tous
01:11:35vous l'avez été
01:11:36je l'ai été
01:11:37mais tu sais
01:11:38comme tous les adeptes
01:11:39d'une secte
01:11:39il te faut du temps
01:11:40pour pouvoir en sortir
01:11:43non je suis méchant
01:11:43en disant ça
01:11:44j'ai passé 28 années
01:11:45magnifiques
01:11:45l'Europe Écologie Les Verts
01:11:47n'est pas une secte
01:11:48non non
01:11:48je plaisante
01:11:48ils le savent
01:11:49mes camarades
01:11:50qui sont encore là-bas
01:11:50mes copains
01:11:51je plaisante
01:11:52j'ai passé 27 années
01:11:53magnifiques
01:11:53l'année dernière
01:11:53était un peu plus compliquée
01:11:54mais sinon
01:11:55je ne regrette pas
01:11:56du tout mon passage
01:11:57j'ai appris beaucoup
01:11:58et j'ai rencontré
01:11:58des gens formidables
01:11:59tu as donné beaucoup
01:12:00la légende le dit
01:12:01mais je l'ai fait
01:12:02avec grand plaisir
01:12:03et quand tu le fais
01:12:03avec plaisir
01:12:03ce n'est jamais du travail
01:12:04en vérité
01:12:06ce que je veux dire
01:12:07c'est que
01:12:07nous avons une responsabilité
01:12:08lorsque nous consommons
01:12:10et nous achetons
01:12:10mais là je m'adresse
01:12:12aux responsables
01:12:13des pouvoirs publics
01:12:14quand je vois
01:12:15des équipes de police
01:12:16avec une Ford Mondeo
01:12:17une très belle voiture
01:12:18magnifique
01:12:19mais ce n'est pas
01:12:20un véhicule français
01:12:21je dis
01:12:22il faut que
01:12:22dans les marchés publics
01:12:25nous mettions au moins
01:12:26fabriqué en France
01:12:27Ford a des usines
01:12:28quand même
01:12:28oui mais je préfère
01:12:30Peugeot
01:12:31parce que la technologie
01:12:32est française
01:12:33c'est du marketing
01:12:33non mais il y a
01:12:34le back office
01:12:35parce que tu as
01:12:36toute la centrale
01:12:36d'intelligence
01:12:37qui est ici
01:12:38sur l'architecture
01:12:39du véhicule
01:12:40et tu as la production
01:12:41et la création
01:12:41par exemple
01:12:42si vous prenez Toyota
01:12:43il n'y a pas plus français
01:12:44que Toyota aujourd'hui
01:12:45en termes de fabrication
01:12:47mais pas en termes
01:12:48de conception
01:12:49c'est vraiment
01:12:50une globalité
01:12:51mais ce que je suis
01:12:52en train de dire
01:12:52j'ai pris un mauvais exemple
01:12:54et je m'excuse
01:12:55pour Ford
01:12:56et pour Toyota
01:12:57mais ce que
01:12:58dans les marchés
01:12:59rappelle-toi
01:12:59à un moment donné
01:13:00dans les radios
01:13:01il y a eu une loi
01:13:02qui a été sortie
01:13:03je crois que c'est
01:13:03Jacqueline
01:13:03où il fallait
01:13:0440% de musique française
01:13:05ça a dopé
01:13:0625
01:13:07c'était 25
01:13:08exception culturelle
01:13:09je vis je vis
01:13:11vraiment ça a dopé
01:13:12et ça a créé
01:13:13en plus
01:13:13de nouveaux artistes
01:13:15enfin ça a permis
01:13:16une nouvelle émergence
01:13:18et bien moi je dis
01:13:19que dans les marchés
01:13:20il faut 6% de personnes
01:13:21en situation de handicap
01:13:21dans les entreprises
01:13:22est-ce que vous croyez
01:13:23pour autant que ça fonctionne
01:13:25globalement
01:13:25je dis bien globalement
01:13:27dans les collectivités
01:13:28c'est fait
01:13:28dans les collectivités
01:13:30oui mais pas dans les entreprises privées
01:13:31vous pouvez
01:13:32probablement pas toujours
01:13:33gérer ça par une notion de quota
01:13:35pas toujours
01:13:36mais je dis que
01:13:37en tout cas
01:13:38pour les marchés publics
01:13:39pour les mairies
01:13:40les départements
01:13:40les régions
01:13:41et l'état
01:13:41ça on peut
01:13:42on peut mettre le quota
01:13:44sans aucun problème
01:13:44un minimum de 50%
01:13:47de produits made in France
01:13:48et c'est comme ça
01:13:50que tu peux relancer
01:13:50la consommation
01:13:52et l'augmenter
01:13:52et donc à ce moment là
01:13:53moi je suis quelqu'un
01:13:54qui fabrique quelque chose
01:13:55et on m'en demande 10 pièces
01:13:57j'ai besoin de 2 personnes
01:13:58on me demande 100 pièces
01:13:59j'ai besoin de 10 fois
01:14:00plus de personnes
01:14:00et je vais les chercher où ?
01:14:02Je vais les chercher ici
01:14:02et donc ça met aussi
01:14:05la formation
01:14:06sur les métiers
01:14:07en tension
01:14:08ou les métiers en devenir
01:14:09tu as parlé de l'IA
01:14:11Edouardo
01:14:11et tu as complètement raison
01:14:12l'IA va supprimer
01:14:13des centaines
01:14:14voire des milliers
01:14:15des centaines de milliers
01:14:17de métiers
01:14:18ceux où on analysait
01:14:20où on donnait
01:14:20une certaine réflexion
01:14:21où on créait la recherche
01:14:22il faut mettre
01:14:24une taxe IA
01:14:25parce que l'IA
01:14:26aujourd'hui
01:14:26qui nous arrive
01:14:27sur les marchés
01:14:28elle est ou américaine
01:14:29ou chinoise
01:14:29elle n'est pas française
01:14:30vous êtes vraiment
01:14:31un homme de gauche
01:14:32vous voulez tout taxer
01:14:33finalement
01:14:33je veux taxer
01:14:35ce qui est la France
01:14:36vous critiquez la gauche
01:14:37non mais je fais
01:14:38du protectionnisme
01:14:39c'est une question
01:14:41moi je crois
01:14:41qu'en tout cas
01:14:42l'Europe est assez naïve
01:14:43là-dessus
01:14:43moi je suis pour une Europe
01:14:44puissante
01:14:45souveraine
01:14:46autonome
01:14:47autant qu'on peut l'être
01:14:48et on n'est pas suffisamment
01:14:49solidaires entre Européens
01:14:50je suis en effet
01:14:51pour un grand cadre
01:14:52pour qu'on favorise
01:14:54l'industrie européenne
01:14:55qu'on arrête de faire
01:14:56de la concurrence
01:14:56bébête et méchante
01:14:57entre Allemands
01:14:58Français
01:14:59Italiens
01:15:00Espagnols
01:15:00Suédois
01:15:02et je pense
01:15:03qu'on doit
01:15:03se favoriser
01:15:04nous-mêmes
01:15:05on doit acheter
01:15:06Européens
01:15:07la bataille
01:15:08est rude
01:15:08il en va
01:15:09de notre modèle
01:15:10de civilisation
01:15:11démocratique
01:15:12il en va
01:15:12de notre modèle
01:15:13de civilisation
01:15:14européenne
01:15:14si on ne veut pas
01:15:15être les jouets
01:15:15et les marionnettes
01:15:16des Etats-Unis
01:15:17d'Amérique
01:15:17et de la Chine
01:15:18demain
01:15:18l'Europe doit être
01:15:19une puissance
01:15:19de production
01:15:20de travail
01:15:21et d'invention
01:15:22vous n'êtes pas
01:15:23pour la baisse
01:15:24des charges patronales
01:15:26pour relancer
01:15:27l'emploi en France
01:15:28non mais attendez
01:15:29moi je n'ai pas
01:15:30de dogme
01:15:30honnêtement
01:15:31je ne suis pas
01:15:32pragmatique
01:15:33j'aimerais l'entendre
01:15:34on ne l'a pas
01:15:34beaucoup entendu
01:15:35avec vous
01:15:35messieurs
01:15:38je suis favorable
01:15:39davantage
01:15:40à des mesures
01:15:41pour la croissance
01:15:41pour la création
01:15:42de richesses
01:15:43je pense que
01:15:44la part
01:15:44une part de réponse
01:15:45au problème
01:15:46elle se situe plus
01:15:47à ce niveau-là
01:15:48qu'à baisser encore
01:15:49des charges patronales
01:15:51et d'autant plus
01:15:52qu'il faudra aussi
01:15:53combler
01:15:54en termes de recettes
01:15:55c'est-à-dire qu'en gros
01:15:56on sait qu'on a
01:15:57aujourd'hui un budget
01:15:58qui est quand même
01:15:58assez compliqué
01:15:59donc je ne vois pas
01:15:59vraiment l'intérêt
01:16:01de prendre d'un côté
01:16:02pour aller chercher
01:16:03de l'autre en fait
01:16:05je lui laisserai le mot
01:16:06de la fin messieurs
01:16:07oui s'il vous plaît
01:16:08merci en tout cas
01:16:09à tous les trois
01:16:10d'être venus
01:16:10autour de cette table
01:16:11des débats de l'été
01:16:12de Sud Radio
01:16:14on se retrouve
01:16:15pour les débats
01:16:16demain
01:16:16on va continuer
01:16:17avec la radio libre
01:16:18dans un instant
01:16:19de 12h à 12h30
01:16:20et puis le face-à-face
01:16:21tout à l'heure
01:16:22on va revenir
01:16:22sur cette lettre
01:16:23de Gérald Darmanin
01:16:24qui a choqué
01:16:25ulcéré même
01:16:26les syndicats de police
01:16:27merci Véronique Chaborine
01:16:29je le rappelle
01:16:29vous êtes analyste stratégique
01:16:31ça a été très précieux
01:16:32vos éclaircissements
01:16:34Edouard Dorian Sipel
01:16:35passionné
01:16:36passionnant
01:16:37un homme de gauche
01:16:37mais un député
01:16:38un ancien député
01:16:39mais je crois qu'on va se députer
01:16:40à vie en tout cas
01:16:41dans l'âme
01:16:42Philippe Boriacki
01:16:43conseiller municipal
01:16:44à Orly
01:16:44conseiller régional
01:16:45Île-de-France
01:16:46et puis
01:16:47troisième vice-président
01:16:48de France Écologie
01:16:49d'ailleurs
01:16:50il donne à votre association
01:16:52ses émoluments
01:16:53donc vous pouvez le contacter
01:16:54directement sur Twitter
01:16:55enfin sur X
01:16:56c'est ça X
01:16:57ouais sur X
01:16:57merci beaucoup
01:16:58vous êtes en Île-de-France
01:16:59et j'espère que vous n'allez pas
01:17:01dormir à la radio cette fois
01:17:03j'espère que je vais dormir
01:17:04à la radio
01:17:06merci en tout cas
01:17:06à tous les trois
01:17:07la radio libre continue
01:17:08dans un instant
01:17:09avec Clément Barguin
01:17:10vous nous appelez
01:17:11au 0826 300 300
01:17:12si vous voulez vous exprimer
01:17:13sur le sujet
01:17:14de la sécheresse
01:17:15d'un niveau inédit
01:17:16en France
01:17:17faut-il un plan Marshall
01:17:18pour la conservation
01:17:18de l'eau
01:17:19ou en tout cas
01:17:20pour une meilleure utilisation
01:17:21une meilleure distribution
01:17:21vous nous appelez
01:17:22on va revenir
01:17:23sur cette question du chômage
01:17:24plus de 8%
01:17:25on en a
01:17:26juste à l'instant
01:17:27discuté
01:17:28est-ce qu'il faut
01:17:29baisser les charges patronales
01:17:30pour relancer
01:17:31l'embauche
01:17:32dans notre pays
01:17:34si vous voulez aussi
01:17:35revenir sur cette question
01:17:36de la suppression
01:17:36des hôpitaux de proximité
01:17:38les hôpitaux
01:17:39d'une centaine de lits
01:17:40proposition de Philippe Juvin
01:17:41ce député
01:17:42qui pour sauver
01:17:43notre système de santé
01:17:44est prêt à sacrifier
01:17:45les hôpitaux près de chez vous
01:17:46vous nous appelez
01:17:47au 0826 300 300
01:17:48à tout de suite
01:17:49avec Clément Barguin
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